• Le Cerveau magicien - sous-titré " De la réalité au plaisir psychique" - est un ouvrage du psychanalyste Roland Jouvent qui allie des données de cette discipline avec les dernières découvertes en neurosciences !

    Je ne vais pas tourner autour du pot ! Ce livre repose essentiellement sur une métaphore, Le Cerveau magicien - Roland Jouventcelle du cheval et du cavalier !

    Le cheval, c'est notre cerveau primitif, le cerveau limbique, hérité de l'animal au cours de l'évolution. C'est le siège de nos instincts, de nos réflexes et de nos émotions ! Vous avez sans doute entendu déjà parler du "cerveau reptilien" - c'est de cela qu'il s'agit !

    La cavalier, c'est le cortex et ses zones associatives ! C'est le siège de notre intelligence et de notre réflexion ! Il va influer sur le cheval, le cerveau primitif en tentant de "colorer" nos émotions, de leur donner un sens, en réinterprétant. Entre les deux, cheval et cavalier, un intermédiaire, le cortex préfrontal !

    Le cavalier est aussi un magicien car il veut donner du sens, écrire des histoires ! Il donne l'intentionnalité à nos actions.

    Dans son ouvrage, Roland Jouvent revient aussi sur le phénomène de la mémoire qui est un phénomène adaptatif ! La mémoire n'est pas un disque dur ou une bibliothèque car les différents "feuillets" des livres de nos souvenirs se trouvent dans des étagères différentes - pour reprendre la métaphore de la bibliothèque ! Le travail du psychanalyste va être de travailler sur le sens, de réécrire l'histoire, le récit !

    Voilà ! Je ne m'attarderais pas davantage sur ce livre ! De toute façon, je compte à un moment ou à un autre faire des études de psycho dans le cadre de mes recherches en sciences humaines ! Pourvu déjà d'une formation en neurosciences, dans les années 1990, c'est un sujet qui me passionne et lirais sans doute d'autres ouvrages là-dessus dont je ferais ici une recension !

    En attendant, je vous dis à bientôt !


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  • Voici maintenant quelques éléments biographiques sur Isaac Newton, ce génie scientifique anglais, père de la théorie de la gravitation et, avec Leibniz, du calcul différentiel.

    Isaac Newton est né à Woolsthorpe, Lincolnshire, le 25 décembre 1642. Il fut par la suite surtout élevé par sa grand-mère maternelle après le remariage de sa mère, Hannah. Son père, Isaac, est décédé avant sa naissance. Après la mort de son beau-père, en 1653, le jeune Newton retourne vivre chez sa mère et va à l'école à Grantham.

    En 1661, Isaac Newton entre au Trinity College de l'université de Cambridge. Il obtient uneNewton et la science moderne licence. L'épidémie de peste à Londres, en 1665, l'oblige à retourner à Woolsthorpe. En 1666, il développe nombre de ses idées fondamentales dans le domaine mathématique, l'optique, la mécanique et l'astronomie.

    En 1669, Newton est nommé professeur lucasien de mathématiques au Trinity College en remplacement d'Isaac Barrow. Il écrit De analysi.

    En 1672, il entre à la Royal Society où il présente un article majeur sur l'optique qui le conduira par la suite à un affrontement avec un autre membre de la société, Robert Hooke.

    Durant toutes ces années, Newton est très introspectif. Il le devient encore davantage à la mort de sa mère en 1679.

    En 1684, Newton est consulté par Edmund Halley sur les causes du mouvement planétaire. Ceci déclenchera chez le premier le projet des Principes.

    C'est en 1687 que Newton publie les Principes mathématiques de la philosophie naturelle, ouvrage monumentale qui contient la plupart de ses idées sur la mécanique céleste et la gravitation universelle, offrant en outre une explication cohérente du phénomène des marées, de la précession des équinoxes et d'autres phénomènes naturels.

    En 1689, Newton est nommé directeur de la Royal Mint (Monnaie royale) puis en 1703, président de la Royal Society. Un an plus tard, il publie Opticks sur la lumière et ses propriétés.

    Depuis 1684, une querelle opposait Newton à Leibniz sur la paternité de l'invention du calcul infinitésimal. Dans les faits, Leibniz avait publié en premier mais Newton en aurait eu l'idée avant ! La Royal Society tranche en faveur de son président en 1714.

    Isaac Newton meurt en 1727, riche et célèbre, le 31 mars. Il a droit à un enterrement en grande pompe à l'abbaye de Westminster !

    On connaît le Newton de l'attraction universelle avec la légende de la pomme qui lui serait tombé sur la tête mais celui-ci fut aussi un mystique fervent, converti en secret à l'arianisme, lecteur et commentateur de la Bible et alchimiste assidu. Il possédait un caractère assez difficile par ailleurs, passant par des accès de folie plusieurs fois au cours de sa vie. Il était aussi un travailleur intellectuel qui besognait sur ses théories sans relâches, oubliant souvent de manger et de dormir.

    Ces derniers aspects de Newton ont été mis à jour plus tardivement, à l'époque contemporaine, par la lecture de ses correspondances.

    Quelques fois les mythes sont bien différents de la réalité et c'est le travail du chercheur universitaire d'éclairer nos esprits !

    Je reviendrais certainement sur les œuvres de Newton dans un avenir plus ou moins proche ! En attendant, je vous dit comme de coutume à bientôt !


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  • Nous allons nous pencher aujourd'hui sur une question scientifique, celle de l'évolution de la vie et de la répartition des êtres vivants sur la Terre au cours des ères géologiques !

    La Terre a environs 5 milliards d'années depuis que des poussières cosmiques, sous l'effet de la forceEvolution des Espèces vivantes - Généralités gravitationnelle du Soleil s'amalgamèrent en corps céleste ! Passons sur les nombreux phénomènes géologiques de ces changements et venons en directement à l'apparition de la vie !

    A l'origine, la Vie apparait dans la Soupe Primordiale, c'est à dire le milieu aquatique, les océans de la planète. Les molécules organiques - probablement apportées par des météorites - ont précédé les premières cellules procaryotes (sans noyau).

    Des naturalistes ont, au XVIIIème et XIXème siècle, établit la phylogénie des espèces vivantes - leur arbre généalogique, citons Linné, Cuvier, Buffon, Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire et encore Darwin ! Ce ne sera pas cette histoire des sciences qui nous intéressera aujourd'hui !

    Revenons à nos procaryotes qui apparaissent, il y a à peu près 3,5 milliards d'années. Ce sont des algues, des bactéries. Leur cytoplasme ne contient pas de structure spécialisée. Ces organismes rudimentaires sont pour la plupart d'abord autotrophes et réalisent eux-mêmes leur survie en tirant leurs ressource par leur moyens propres du milieu externe ! Ainsi le CO2 - gaz carbonique - résultant de l’activité volcanique va être - par le biais de la photosynthèse, transformé en O2 - oxygène - qui possède un plus grand pouvoir oxydant ! L'atmosphère se transforme peu à peu sous l'influence de la vie !

    Il y a 1 milliard d'années, apparaissent les premiers eucaryotes - des cellules à noyau où l'ADN est sous forme de chromosomes.

    Une extraordinaire prolifération de vie est atteinte il y a 600 millions d'années ! Les organismes multicellulaires sont apparus entre temps ! Ce sont des colonies de bactéries, mais aussi des éponges, des méduses, des vers, bref encore des invertébrés ! Tous ces êtres vivent encore dans l'eau ! Mais bientôt les plantes puis les insectes vont coloniser la terre ferme vers 420 millions d'années !

    Les premiers poissons apparaissent il y a 500 millions d'années, les premiers amphibiens sortent aussi de l'eau il y a 350 millions d'années puis les premiers reptiles vers 300 millions d'années !

    Il y eu au cours des quatre grandes périodes géologiques, six vagues importantes d'extinction - dont la plus connue est celles des dinosaures - et dont la sixième serait en cours du fait de l'Homme et de ses activités économiques : l'Anthropocène !

    Les Vertébrés apparurent avec deux variétés de poissons, les Dipneustes pourvus à la fois de branchies et de poumons fonctionnels et les Cœlacanthes aux nageoires pentadactyles - à cinq doigts - préfigurant les membres !

    Il y a 300 millions d'années, l’œuf est une grande innovation qui permet aux reptiles de s'affranchir de la reproduction dans les eaux - comme c'est encore le cas pour les batraciens qui retournent dans des mares donner naissance à leurs têtards !

    Les Reptiles dominèrent toute l'ère Secondaire - entre 230 et 70 millions d'années avec les Dinosaures - dont la disparition longtemps imputée à la chute d'un astéroïde sur l'actuel Yucatan - pourrait avoir été plus progressive !

    Par la suite, les reptiles se différencient en oiseaux avec l'Archaeopterix découvert dans des couches vieilles de 100 millions d'années. Pendant ce temps, les végétaux ont aussi évolués : lichens, mousses, fougères, gymnospermes, plantes à fleurs etc...

    Un autre embranchement évolutif va survivre à la disparition des dinosaures - qui subsistent encore chez les crocodiles et les tortues - ce sont les premiers mammifères, d'abord des petits rongeurs qui vont incroyablement se diversifier, aboutissant en bout de chaine aux primates, hominidés et enfin à l'Homme ! Les Primates apparaissent il y a 70 millions d'années et les premiers hominidés il y a 7 millions d'années. Leur évolution continue ensuite à partir de 3 millions d'années (habilis, pithécanthrope, erectus, sapiens, Neandertal, puis Cro-Magnon) !

    On pourrait aussi considérer ces phénomènes sur les plans anatomiques - les plus simples comme le nombre de dermes, ou les plus complexes comme l'évolution du systèmes nerveux, de simples neurones, puis ganglions jusqu'à la chorde neurale et les cinq parties du cerveau chez les mammifères les plus développés ! Et ceci débouche sur la naissance de la conscience, conscience d'un monde qui ne nous a pas attendus !

    Voilà, c'est un sujet inépuisable dont je vous livre ici seulement quelques prémices !

    A bientôt !


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  • Sur bibliothèque-éclectique - le présent blog - on s’intéresse à tous les domaines du savoir ! Y compris scientifique ! Et la vulgarisation est une de mes passions - moi qui en 2000 et 2001 ai travaillé pour "Relais d'Science" et "Les Petits Débrouillards" qui animent des ateliers découvertes !

    Je vais ici parler du livre de Claude Allègre - un homme que je n’apprécie pas particulièrement notamment pour son climatoscepticisme et ses "retournements de veste" politiques - mais qui a au moins le mérite de fournir un bon travail de vulgarisation !

    Un peu de science pour tout le monde - Claude AllègreDans Un peu de science pour tout le monde, ouvrage paru en 2003, Allègre aborde différents domaines de la science - il est rappelons-le un géologue de renom et accessoirement un ancien ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche sous Lionel Jospin ! - en particulier dans la discipline de la physique, de la chimie mais aussi de la biologie et de sa spécialité la géologie, disciplines qui découlent les unes des autres ! Entrons dans le détail - mais pas trop non plus !

    Le chapitre 1 aborde la question des atomes, depuis Démocrite jusqu'à nos jours - et les découvertes du début du XXème siècle - sur lesquels l'auteur revient dans le chapitre 8 : "La révolution atomique" !

    Puis, le chapitre 2 s'arrête sur ce génie des sciences - au caractère réputé difficile - , Isaac Newton, sa fameuse pomme - dans la continuation de Copernic (Révolution Scientifique de la Renaissance), Brahé, Kepler et Galilée et avant Einstein et sa Relativité. C'est l'Héliocentrisme puis la loi de la Gravitation ! La bagage scientifique de base de l’honnête citoyen !

    La question de la lumière - onde ou particule ? - est l'objet du chapitre 3 ! Le chapitre suivant parle des triangles magiques ! On expose à chaque fois la théorie et des expériences célèbres !

    Un des grands mystères de la physique est celui de l’Énergie - qui a permit la Révolution Industrielle avec le développement de la machine à vapeur. On parle au passage de Chimie !

    S'ensuit après cela la présentation des phénomènes électriques - la Seconde Révolution Industrielle - et l'électromagnétisme, la radio etc... Sont évoqués les noms d'Ampère, de Faraday, de Maxwell, de Hertz - j'ai déjà commis un billet sur ce sujet !

    Le chapitre 7 pose la question du hasard dans les phénomènes physiques et l'élaboration de la science statistique. Le déterminisme - le dessein ? - de la Nature n'est pas si évident - surtout à l'échelle atomique !

    La chapitre 8 - je l'ai déjà mentionné - parle de la "Révolution Atomique" avec Thomson, Rutherford, Becquerel, la famille Curie, Bohr - puis sa suite la mécanique quantique avec Schrodinger, Heisenberg, Dirac, Pauli parmi tant d'autres !

    Enfin, on ne peut pas ne pas aborder Einstein et la Relativité - dans un chapitre 9 étrangement assez court !

    Des notions sur la biologie - avec l’Évolution de Lamarck à Darwin, la Génétique de Mendel, l'ADN, la biochimie, la biologie moléculaire - suivent ! Le livre se conclut sur des données de géologie !

    Un ouvrage intéressant pour l'"Honnête Homme" - qui fournit un savoir de base qu'on approfondira selon ses envies ! Cependant, je soupçonne Allègre de se faire prosélyte et de plaider pour sa "paroisse", de vouloir recruter de futurs étudiants en sciences !...

    Je vous conseille, pour ma part, de ne pas vous faire d'illusions concernant les débouchés des filières scientifiques - particulièrement pour les "faqueux" ! André Brahic, l'astronome, avec son sourire enjôleur, fait régulièrement la même propagande lors de ses passages télé pendant la "Nuit des Étoiles filantes". Mais comme m'a dit un jour un prof de biologie de ma Fac de Caen, il y a beaucoup de "déchets" dans les cursus scientifiques - c'est en effet de cette manière odieuse qu'on qualifie les courageux étudiants refoulés aux portes du Troisième Cycle - avec parfois 16/20 de moyenne générale - et qui finissent manœuvres, caissières, dans l’Éducation Nationale ou les médecines parallèles - mais en tout cas hors de la voie considérée comme "Royale" qu'est la Recherche - avec sa forteresse inexpugnable, le CNRS !

    J'avais pourtant tenté de dénoncer cet état d’hypocrisie par un courrier poli et bien tourné et argumenté à une prof de maths qui se lamentait dans Ouest-France du désamour des jeunes pour les filières scientifiques mais cette "femme admirable" n'a jamais daigné me répondre !

    D'un autre côté, les crédits à la Recherche sont constamment à la baisse, ce qui explique le peu de place ! Il est aussi vrai que les directeurs de laboratoire cherchent des bêtes rares - genre " j'ai eu mon bac à 12 ans et mon Master à 15 ans" - on nage en plein délire ! - et je regrette aussi ces dynasties de chercheurs et de médecins qui recrutent en priorité leurs propres enfants dans leurs équipes - où les fils de préfets pour obtenir une autorisation d'expérimenter sur l'animal (j'ai vu le cas et le directeur en question ne s'en est même pas caché !).

    Ou si vous persistez à faire une carrière scientifique, partez plutôt à l'étranger (USA, Asie...) si vous le pouvez !

    Sur ces mots qui viennent du coeur, je vous dis "à bientôt !".


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  • On pense généralement lorsque par malheur quelqu'un apprend qu'il a un cancer, que cet évènement survient brutalement. En réalité, l'apparition de la maladie - les maladies tant il existe de cancers différents - est le résultat de modifications délétères progressives. Ces phénomènes se jouent au niveau cellulaire et résultent de mutations ! Voyons de quoi il ressort !

    La cellule est le lieu où se déclenchent les mécanismes du cancer qui modifie cette cellule. Il s'agit généralement de mutations dans des gènes qui vont faire que cette cellule devient proliférante, indifférenciée (immature) et immortel. Ces mutations touchent l'ADN - qui par le biais des ARN va donner des protéines qui ont une action cellulaire mais des accidents peuvent aussi avoir une origine épigénétique -touchant à l'"environnement" de l'ADN - par exemple touchant les histones, ces protéines qui compactent l'ADN ou les facteurs de réplication et de traduction.

    Généralités sur les mécanismes du cancerLa prolifération cellulaire "normale " est déclenchée par des facteurs externes : environnement des autres cellules, facteurs de croissance qui se fixent à des récepteurs sur la membrane de la cellule et activent à l'intérieur une phosphokinase qui fixe un atome de phosphore sur diverses molécules-enzymes qui, de cascade en cascade, vont conduire à la mitose (duplication de la cellule mère en deux cellules filles). Dans les cellules cancéreuses, cette phophokinase est sans cesse active et les cellules ne cessent de se multiplier, formant des tumeurs !

    La cellule cancéreuse est immature. Au cours du cycle normal d'un organisme, les cellules se différencient pour remplir des fonctions précises. A partir des cellules embryonnaires, on aura des globules blancs, des hépatocytes, des cellules cardiaques, des cellules reproductrices, des hématocytes etc... La cellule cancéreuse est immature, en ce sens qu'elle peut encore devenir toutes ces cellules - elle garde toutes ses potentialités mais en réalité, ne se spécialise pas et donc ne peut remplir aucune fonction dans l'organisme !

    Enfin, la cellule cancéreuse est immortelle. La cellule normale a la possibilité de se suicider - en réponse à un dérèglement par exemple ! On nomme ce phénomène "apoptose". Les mitochondries, des organites intracellulaires, liées à la respiration et qui fournissent l'énergie de la cellule, l'ATP, vont se fragmenter, l'ADN va être cisaillé etc.. Dans les cellules cancéreuses, les enzymes qui provoquent l'apoptose sont inhiber !

    Le plus dramatique est la possibilité des cellules cancéreuses à former des métastases. Ces cellules anormales croisent et se multiplient, forment des tumeurs dont parfois des cellules se détachent, rejoignent la circulation sanguine et forment des tumeurs secondaires dans d'autres organes ! Ces métastases sont bien référencés : Les tumeurs mammaires ou de la prostate métastasent dans les os, les tumeurs du foie dans le tube digestif et celles du poumon dans les testicules... Les tumeurs prennent la place des tissus normaux et affaiblissent l'organisme.

    On parle d''oncogène pour les gènes qui favorisent l'apparition de cancers et d'anti-oncogènes dans le cas contraire. Un oncogène qui mute provoque un cancer et un anti-oncogène produit une protéine qui ralentit la formation d'une tumeur.

    Il existe des molécules qui réparent l'ADN lorsqu'il subit des mutations. Parmi les agents cancérigènes, il y a les rayons ultraviolets, les goudrons dans les cigarettes, l'amiante, certains produits chimiques et colorants. On en a recensé plus de 400 ! Il y a ceux qui provoquent des mutations et ceux qui permettent ensuite le développement de la maladie, respectivement cancérigènes et cancérogènes ! La molécule P53 joue un rôle centrale dans les mécanismes de l'oncogénèse car elle régule la division cellulaire ! Les virus peuvent aussi déclencher des cancers d'où l'utilité de se vacciner quand c'est possible !

    Il existe heureusement de plus en plus de traitements pour freiner, voire guérir d'un cancer ! Les classiques : chirurgie, chimiothérapie (qui touche hélas aussi les cellules "normales" - d'où la perte des cheveux !), radiothérapie. On mets de plus en plus au point des traitements plus ciblés, plus "personnels". On peut aussi agir sur le réseau de vaisseaux sanguins (angiogenèse) que forment les tumeurs pour s'alimenter en nutriments ! De nombreuses voies de recherches sont en exploration constante !

    A bientôt !


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  • De chasseur-cueilleur pendant près de trois millions d'années, l'humain devient au Néolithique producteur. Auparavant, il a vécu de prédation sur son environnement et sa population n'a sans doute jamais dépassé le million d'individus.

    Mais par la suite, des populations vont se concentrer dans des zones très riches en gibier et peu à peu se sédentariser. On a notamment étudié ces processus au Moyen-Orient et au Japon, nés il y a 20000 ans en dépit d'une ère glaciaire qui atteint son summum.

    Introduction à la Préhistoire - La Révolution NéolithiquePuis la Terre connait un réchauffement planétaire vers - 9000 et la steppe recule pour céder la place à une forêt fertile. Le Sahara verdoie ! Le Moyen-Orient se couvre de céréales. Il y a également une montée des eaux dues à la fonte des glaciers qui oblige à se réfugier à l'intérieur des terres. Il y a donc déplacements de populations et sédentarisation autour des grands fleuves.

    L'homme commence à sélectionner ses plantes par glanage et domestique des animaux même si certains, comme le loup gris, ont été mis à son service plus tôt, il y a 100000 ans !

    Entre - 10000 et les débuts de notre ère, la population mondiale serait passée de 2,5 millions de personnes à 250 millions ! Seul le XXème siècle connait une multiplication par un facteur comparable entre 50 et 100. Le taux de fécondité dans les sociétés agricoles est en effet plus élevé. Il y a toutefois une forte mortalité infantile !

    Les sociétés qui ont fait le choix de l'agriculture connaissent une complexification croissante : administration, pouvoir central en sont les aboutissements les plus évolués. On invente aussi la poterie, l'irrigation, la métallurgie, la comptabilité et l'écriture. Néolithique puis age du bronze puis du fer, à des moments différés au Moyen-Orient et en Europe !

    Ce processus néolithique se développe fort dans le Croissant Fertile, zone allant de la Mésopotamie à l’Égypte en passant par l'est méditerranéen. il n'y a en effet dans ces zones pas de barrières naturelles ! Les peuples d'Asie et d'Europe échangent également en contournant l'Himalaya par le nord (Asie centrale) ou le sud (Inde). Les mouvements de populations et de bien se font, en Amérique, davantage selon un axe nord-sud. L'agriculture est un phénomène mondial !

    On distingue alors deux types de civilisations, celles des grands travaux et des céréales - qui suppose une hiérarchisation du pouvoir - et les sociétés de jardiniers - plus égalitaires - comme en Afrique équatoriale et en Amazonie.

    Plus tardivement, vers - 1250, apparaissent en Europe/ Afrique/ Asie des centres d'urbanisations. Je vous renvoie à mes séries de billets sur l’Égypte Antique et bientôt sur la Mésopotamie !

    Parmi les conséquences de cette révolution néolithique agricole, on note une chute de la biodiversité, l'apparition de maladies, une réduction de la stature moyenne, l'apparition de traces de violences, une complexification de l'organisation sociale, l'élaboration de religions - et de mythes qui prescrivent des règles de vie, une urbanisation naissante et une multiplication des innovations !

    C'est donc la première révolution de l'histoire de l'Humanité !

    A bientôt !

    Source :  Les grands Dossiers des Sciences humaines - Hors-série Histoire N°3 - Décembre 2014 - Janvier 2015 : La nouvelle histoire du monde


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  • Le monde de la recherche est empli de figures et de personnalités atypiques, en tout cas de gens passionnés (du moins, il faut l'espérer !). Cédric Villani, et son apparence de dandy, est un génie des maths - même s'il conteste cette appellation - et quelqu'un d'assez attachant. Il est connu du grand public depuis qu'il a décroché la Médaille Fields, en 2010, l'équivalent du Prix Nobel pour les Mathématiques. Il est aussi le directeur de l'IHP, Institut Henri Poincaré, haut-lieux des Mathématiques dans l'Hexagone.

    Théorème vivant - Cédric VillaniThéorème vivant retrace le parcours d'un chercheur et le cheminement d'une recherche fondamentale. Villani et son collègue Clément Mouhot vont "s'attaquer" à la "régularité pour Boltzmann inhomogène" et à l'"amortissement de Landau" - entre autres complexité incompréhensible pour le commun des mortels !

    Ce livre est donc quelques part une autobiographie, à base de retranscriptions de mails, d'extraits d'articles et d'équations, de portraits de personnalités de la discipline.Certes le propos ne sera pleinement compréhensible - et encore ce n'est même par sûr - par des experts dans ce domaine de recherche. Mais est-il nécessaire de "connaitre le latin pour apprécier la messe en ut de Mozart" ? Il n'est donc pas plus nécessaire de s'y connaitre en Maths pour apprécier la poésie de ce langage et le côté "aventure" de cette recherche.

    Le livre pose par ailleurs la question qui occupe toujours des générations d'épistémologues, le langage mathématiques exprime-t-il le réel ? Comment le communiquer ? Par delà ce mode de communication, c'est la question de la transmission d'idées qui se pose !

    Parfois, notre génie retombe dans le quotidien : histoires à ces enfants, chansons occupant son esprit etc...

    On voyage aussi dans ce livre, à Lyon, à Princeton où à Tokyo !

    J'avoue que depuis quelques temps, je me suis plongé dans la discipline mathématique (programme de lycée et de prépas) mais là, on est à 15000 années lumières de ce contenu basique !

    Un très bon livre - un peu ésotérique - où les équations sont les nouveaux hiéroglyphes de Champollion. Le but n'est pas tant de comprendre la théorie sous-jacente mais d'apprécier la démarche !

    A bientôt !


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  • Max Planck est l'un des plus grands physiciens de tous les temps, père de la révolutionnaire "Théorie des Quanta". Il a par ailleurs rédigé maints ouvrages de "vulgarisation" de bonne tenue dont ce Initiations à la Physique en 1934. Je tenterais d'en rapporter quelques points !

    Planck retrace en douze chapitres l'histoire et la démarche de la science contemporaine. Il appuie le proposInitiations à la Physique - Max Planck sur l'importance de nos sensations et notre pensée, entre monde sensible et monde réel - dont découle l'opposition entre métaphysiciens et positivistes.

    L'Univers est en effet d'abord perçu par nos sens - c'est "notre Univers" - mais, dégagé du solipsisme - il existe en dehors de nous - au-delà de notre "horizon". Le projet d'une bonne science est donc de dresser des modèles universellement valables en tout temps et en tout lieux, d'établir des critères de vérité. Notre imagination doit nous y aider, en formant des "images de l'Univers" autrement dit des hypothèses de travail !

    Planck prend acte d'un fait indubitable : l'essor de la science expérimentale à l'époque contemporaine - qui a ses exigences et ses contraintes comme la nécessité de réajuster la théorie - dans un sens de confirmation ou de réfutation. C'est précisément ce caractère réfutable - comme le montrera Karl Popper - qui fait la "scientificité " d'une théorie.

    La science contemporaine connait une évolution significative - vers la complexité - avec l'apparition de lois sur le modèle statistique, la probabilité d'un évènement par rapport à de grandes populations - avec une certaine indécision.

    Autre problématique : la loi de causalité empêche-t-elle le libre-arbitre ? Dans les faits, l'enchainement des évènements est médié par nos perceptions - encore les sens ! - et construit par l'esprit.

    Le physicien dresse un panorama des écoles philosophiques traitant d’épistémologie : les rationalistes, les empiristes, Kant et le positivisme. Il analyse aussi la réalité de la causalité en Physique, en Biologie, en Sciences humaines... Et l'éventuel pouvoir de prévision qui en découle. Planck conclut que même pour l'esprit le plus brillant, il est impossible de connaitre toutes les causalités.

    La science repose sur des axiomes et la tâche du scientifique est de "bricoler les axiomes" - ou bien d'en inventer de nouveaux !

    On trouve évidemment dans ce livre une "Histoire de la Physique", considérée comme achevée à la fin du XIXème siècle (thermodynamique et électromagnétisme), est révolutionné par la découverte de la radioactivité, des rayons X, de la relativité générale et de la physique quantique.

    L'imagination permet d'élaborer des hypothèses. La science recours à la méthode inductive - et via des expériences - qui mettent en jeu nos sens ! De là, on établira des lois. Rappelons l'étymologie du mot "intelligence" : qui consiste "à relier" des idées éloignées (de là, la grande vogue de l'interdisciplinarité au jour d'aujourd'hui !). Les théories sont ensuite soumise à la critique et les construction théoriques provisoires peuvent alors devenir permanente. Les mathématiques sont également primordiales car une loi est avant tout une formule mathématique - avec des phénomènes réversibles et irréversibles - et l'introduction des statistiques, d'abord utilisées dans les Sciences humaines !

    Il y a bien d'autres choses dans ce livre de Max Planck qui demande, à la lecture, une certaine dose minimum de concentration - et qui est pour moi une occasion supplémentaire de vous parler de sciences et de Physique !

    A bientôt !


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  • Restons dans le domaine de l'histoire naturelle avec ce petit ouvrage d’Étienne Klein, directeur d'études au CEA et titulaire d'un doctorat de philosophie des sciences.

    Discours sur l'origine de l'univers est un ouvrage de vulgarisation qui reste néanmoins un peu ardu par les sujets qu'il aborde : la cosmologie relativiste, la physique quantique ou encore la théorie des cordes !

    L'Origine de l'univers reste une énigme à notre stade de la science. en effet, à, moins de 10 exposant -43 seconde, le "mur de Planck", on ignore ce qui a pu se passer et les lois de la relativité générale et de la physique quantique demeurent impuissantes car inconciliables.

    On connaît - à ce jour - quatre grandes forces fondamentales, la loi de la gravitation, modélisée par Newton, l'interaction électromagnétique (voir les travaux de Maxwell), et les forces nucléaires faible et forte. Si on arrive à concilier les trois dernières, la gravitation qui s'applique sur des échelles immenses et non microscopiques demeure rétive à l'échelle de Planck. Au delà du mur de Planck, l’espace était ponctuel et l’énergie infinie. A température infinie, les lois concernant la physique demeurent donc un mystère car le chaos semble dominer !

    Peut-on parler de naissance de l'univers ? Y a-t-il un moment t zéro à partir duquel débute le temps et apparaît l'espace ? On n'en est pas sûr !

    Si on pense depuis les travaux de Lemaitre et les observations de Hubble que l'univers a une histoire, certains comme Gabriele Veneziano imaginent un univers d'avant le Big Bang - nom donné par dérision par l’astrophysicien Fred Hoyle après-guerre à la BBC.

    Les scientifiques doivent penser de nouveaux modèles cosmologiques et donc de nouveaux outils mathématiques très puissants. Des théories - qu'hélas rien de concret expérimentalement ne vient encore confirmer -ou infirmer selon le principe de réfutabilité de Karl Popper - voient le jour : la théorie des supercordes, la théorie quantique à boucles... avec autant de variantes !

    De même, on s'étonne que les constantes physiques de l'univers soient si bien "ajustées" ! Si le rapport des masses en proton et neutron avait été très légèrement différent, les galaxie se seraient effondrées et la vie n'aurait pu apparaitre Et ce n'est qu'un des milliers de paramètres finement réglés ! De là, certains scientifiques ont spéculé l'existence d'un "multivers" ! Pari scientifique ou... métaphysique ?

    Reste aussi le mystère de la matière noire et de l'énergie noire. Ainsi qu'une autre question, les lois physiques sont-elles immanentes - compris dans la matière - ou transcendante - "écrite" à part quelque part ? Ceci ramène Dieu dans le débat ainsi que l'idéalisme platonicien. Klein aborde ces problèmes car je vous l'ai dit il est aussi philosophe des sciences - un domaine qui m'intéresse vivement par ailleurs !

    Voilà, toutes ces questions restent ouvertes !

    A bientôt !


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  • La plus belle histoire du monde est un ouvrage qui se présente sous la forme d'interviews par le journaliste La plus belle histoire du monde - Reeves, de Rosnay & CoppensDominique Simonnet de trois spécialistes dans leurs disciplines : l'astrophysicien Hubert Reeves, le biologiste Joel de Rosnay et le paléontologue Yves Coppens. Ce sont tous les trois des spécialistes de la vulgarisation.

    A tour de rôle, chacun des trois savants présente un moment de l'histoire de l'univers, de la vie et de l'homme.

    C'est Hubert Reeves qui entame les hostilités avec l'évocation du Big Bang il y a 15 milliards d'années, la formation des galaxies il y a 12 milliards d'années, puis la "naissance" du système solaire - et de la Terre - il y a 4,5 milliards d'années. La question d'une finalité, d'un déterminisme, se pose rétrospectivement.

    Puis Joel de Rosnay évoque l'apparition de la vie depuis les prémices de la chimie organique - dévoilée par l'expérience de Miller en 1952 - l'apparition des acides aminés dans la soupe primitive, puis celle des premières "gouttes" - pas encore des cellules. Ensuite, il y a 3 milliards d'années, l'apparition de la vie s'amorce et le vivant se diversifie, se complexifie. c'est le sujet du livre - et des trois parties du livre - depuis l'inerte, le vivant et la conscience !

    Enfin, Yves Coppens clôt le livre avec l'histoire des hominidés, l'apparition des Australopithèques il y a 7 millions d'années puis les homo, habilis, erectus et sapiens. Je n'y reviens pas - j'en ai parlé dans un billet récent sur le paléolithique !

    Nos trois auteurs livrent ensuite chacun leur conclusions provisoires sur l'avenir de l'homme, les défis de demain et la constitution d'un "évolution culturelle". Bref l'avenir reste ouvert !

    A bientôt !


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  • Vous vous souvenez peut-être de mon billet sur "Blériot traverse la Manche" ! Je vais ici "survoler" l'Histoire de l'Aviation et y reviendrais surement plus tard sur tel ou tel épisode précis !

    Le rêve d'Icare - voler - est un vieux rêve de l'Humanité. C'est chose possible à l'aube du XXème siècle.Histoire de l'Aviation

    Les frères Wright effectuent le premier vol soutenu et motorisé à bord d'un engin plus lourd que l'air en 1903. Il faut aussi compter avec Clément Ader en France. Dans le même temps, les essais de Zeppelin se multiplient.

    En juillet 1909, le Français Louis Blériot survole pour la première fois le détroit du Pas-de-Calais dans un appareil fait de toile et de bois. Ce vol Calais-Douvre dure 37 minutes. Les premiers avions disposent d'appareils de bord peu fiables : anémomètre, altimètre et thermomètre.

    L'avion est utilisé de manière nouvelle et rend de grands services (reconnaissances, bombardements) durant la Première Guerre Mondiale où il finit par s'imposer. Des milliers de pilotes sont formés et les appareils sont construits dans des usines spécialisées.

    Nouvelle exploit des "Faucheurs de Marguerites" en mai 1927 lorsque l'Américain Charles Lindbergh effectue le premier vol transatlantique entre New York et Paris dans le Spirit of St Louis !

    L'accident du Hindenburg met fin à l'aventure Zeppelin !

    L'aviation est utilisée de façon encore plus intensive lors du Second Conflit Mondial. Le Messerschmitt 109 de l'armée allemande est un des avions qui ont changé le cours de la guerre. On doit penser aussi aux pilotes de la RAF dans la défense de la Grande-Bretagne où aux évènements de Pearl Harbor. Un avion va lâcher les premières bombes atomiques.

    En 1930, Louis Bréguet développe les premiers prototypes d'hélicoptères. en 1940, le premier modèle est fabriqué industriellement !

    La Seconde Guerre Mondiale permet des avancées décisives. En 1952, le de Havilland Comet est le premier avion à réaction transportant des passagers. C'est le passage au turboréacteur. L'English Electric Camberra est l'un des premiers avions à réaction à usage militaire. Il possède une vitesse de pointe de 920 km/h, bombardier ou avion de reconnaissance.

    La guerre froide va stimuler l'industrie aéronautique. C'est notamment la lutte pour l'espace avec Spoutnik, Youri Gagarine du côté de l'URSS et les missions Apollo côté US.

    L'aviation civile connait un prodigieux développement depuis les années 1970. Le globe est sillonné de part en part. Les distances raccourcissent. Dans ces années 1970 (en 1976), un consortium franco-britannique lance le Concorde. Cependant, la recherche s'oriente plutôt vers l'économie de carburant et la sécurité.

    L'année 2007 voit l'entrée en service de l’Airbus A380, biréacteur géant pouvant contenir 853 passagers.

    On le voit, même si elle est remplie de drames, l'aventure de l'aviation est la preuve d'un certain génie de l'Homme.

    A bientôt


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  • La possibilité d'explorer le vide spatial, bien avant de devenir une réalité scientifique fut d'abord un rêve de philosophes et de littérateurs.

    Ainsi, dans Histoire comique des Etats et Empires de la Lune, Cyrano de Bergerac imagine une nacelle aux voiles poussées par la rosée. On trouve de même un carrosse tiré par quatre chevaux dans le Roland furieux de l'Arioste.

    Mais ce fut la fusée, basée sur le principe action/réaction et inventée par les chinois qui allait rendre ce rêve possible. Les Italiens imagineront une application des fusées en feux d'artifices, cependant l'emploi, guerrier est aussi une réalité, comme ce fut le cas lors du bombardement de Boulogne par 2000 fusées anglaises en 1807.

    Les cieux éloignés continuent pendant ce temps de fasciner les écrivains tel Jules Verne et son De la Terre à la Lune  en 1865 suivi par Autour de la Lune qui est le récit de l'expédition des messieurs Nicholl, Barbicane et Ardan.

    Le véritable précurseur de la conquête spatiale fut un jeune instituteur russe passionnée de mathématiques et de physique, à moitié sourd, Konstantin Tsiolkovski (1857 - 1935) qui découvrit qu'une fusée pouvait fort bien se déplacer dans le vide et donc que l'on pouvait propulser un engin spatial hors de l'atmosphère pourvu qu'on ait une poussée suffisante.

    Mais Tsiolkovski travaillait seul, loin de tout centre scientifique dans la région forestière de Kalouga. Il élabora pourtant  -seul - les principes des fusées modernes avec leurs réservoirs à propergol liquide, théoricien et visionnaire. Pour lui, l'avenir de l'humanité était dans l'espace, hors de son "berceau" la Terre ! Il exposa ses vues dans deux romans de science-fiction.  L'importance de ses travaux ne sera reconnue qu'après 1917 et la Révolution Russe dans l'URSS naissante. Plus tard, à partir de 1933, des groupes d'études soviétiques tels le GIRD auront à leur tête Serguei Pavlovich Korolev qui jouera un rôle de premier plan dans le programme spatial soviétique.

    Le père des premières fusées opérationnelles est américain et se nomme Robert Goddard (1882 - 1945), c'est aussi un travailleur solitaire et un expérimentateur. Il déposa 200 brevets utilisés plus tard par la NASA dans les années 1960. Goddard ne disposait pourtant dans les années 1920, années de ses tests , d'aucun soutien officiel ! Il était professeur de physique dans une université et craignait la publicité.

    Les précurseurs de l'astronautiqueDans le même temps, en Allemagne, Hermann Oberth lui se veut propagandiste et est l'auteur d'un ouvrage fondamental, paru en 1922, La fusée dans l'espace interplanétaire. Il fut même le conseiller technique du cinéaste Fritz Lang sur le film  Une femme sur la Lune.

    Il faut aussi signaler l’ingénieur français Robert Esnault-Pelterie (1881 - 1957), lui aussi expert dans ce domaine précurseur.

    Au début des années 1930, on procède toujours à des lancements de fusées aux USA et en URSS mais c'est en Allemagne qu'un pas décisif est franchi avec un jeune disciple d'Oberth, Wernher von Braun (1912 - 1977) qui convainc l'armée Allemande, en 1932, de l'intérêt militaire des fusées : les premiers missiles. Ce seront les V1 puis le 8 septembre 1944 le premier tir de V2 - surnommé Vergeltungswaffe, "arme de la vengeance" par Hitler sur l'Angleterre.

    Après la chute de Berlin et des nazi, von Braun sera rapatrié aux États-Unis et participera au programme spatial américain.

    Ce seront pourtant les soviétiques qui  lanceront Spoutnik et enverront le premier homme dans l'espace en 1961, Youri Gagarine ! Les américains se rattraperont avec le programme Apollo et un alunissage resté un "Grand pas pour l'Humanité" en 1969 !

    Je développerais ces points plus tard !

    A bientôt !


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  • En guise de 700ème billet de ce blog, je vais vous dévoiler l'introduction et la conclusion d'un mémoire deNeuropeptides et Mémoire biochimie que je rédigeais en 1997 (et qui sera prochainement mis en ligne sur ILV !) Ceci entre dans le cadre de mes articles des "Chroniques des Voyageurs de la Science" !

    Les premiers neuropeptides isolés comme hormones neurohypophysaires furent caractérisés chimiquement dans les années 1950 pas Du Vigneau : l'ocytocine et la vasopressine. Les neuropeptides échappèrent ensuite à l'hypothalamus; en effet, la Substance P initialement caractérisée dans cette structure par Leeman, pouvait être l'un des transmetteurs de la douleur dans la moelle épinière. En 1975, à partir de leur capacité à se lier aux récepteurs opiacés, Hughes et Kosterlitz découvrirent deux pentapeptides opioïdes endogènes d'origine cérébrale : la leucine et la methionine-enkephaline.

    Depuis cette date, il ne se passe pas une année sans que l'on découvre de nouveaux neuropeptides. Leur nombre avoisine maintenant la centaine.

    La diversité des neuropeptides et leur distribution souvent ubiquiste dans l'organisme font que de nombreux neuropeptides sont impliqués dans les processus mnésiques. La mémoire est un phénomène complexe, subdivisible en plusieurs phases qui ne reposent pas toutes sur les mêmes mécanismes sous-jacents et qui n'impliquent pas les mêmes molécules, ni les mêmes réseaux de neurones.

    Les neuropeptides étant nombreux, ils ne vont pas tous agir de la même façon, au même endroit ou au même moment. C'est pourquoi leurs mécanismes d'action demeurent mal connus d'autant plus que la plupart interviennent dans d'autres fonctions physiologiques autres que cognitives et il est difficile de séparer les différents effets d'un neuropeptide donné et dans ce cas de dire si celui-ci à un effet sur les processus mnésique, si cet effet est un effet direct ou du à une action périphérique comme par exemple une action sur la pression sanguine comme dans le cas de la vasopressine ou de la galanine. Le débat reste ouvert et la question divise les spécialistes.

    A bientôt !


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  • Les oeuvres perdues d'EuclideOn sait peu de choses de la vie d'Euclide ! Proclus (412 - 485), une figure importante du néoplatonisme, raconte qu'il exerça une activité à Alexandrie, ville fondée par Alexandre le Grand (356 - 323 avant JC).

    A Alexandrie se trouvait la célèbre Bibliothèque de Ptolémée Ier Soter.

    Toujours selon Proclus, Euclide étudia à l'Académie de Platon et connaissait toute l’œuvre d'Aristote.

    Les Éléments serait un ouvrage de maturité mais il existe d'autres ouvrages du célèbre géomètre.

    Dans ses Commentaires, Proclus attribue d'autres traités à Euclide, ce qui, ajouté à des informations que livre Pappus d'Alexandrie (290 - 350) dans le livre II de la Collection mathématique, nous donne une liste en mathématiques et en physique.

    La plupart de ces œuvres sont perdues !

    En mathématiques, nous avons de la géométrie, de l'astronomie et de la musique et en physique, de la mécanique et de l'optique !

    En géométrie, nous avons les Élémentaires : Données, De la division des figures et Faux raisonnements, ou Supercheries. Puis, les Supérieures : Les Lieux à la surface, Porismes et Sections coniques.

    En astronomie, nous avons Des phénomènes... Et en musique : Des éléments de musique avec Introduction harmonique et Section du canon.

    En mécanique, nous avons Du léger et du lourd et Du levier. Et en optique : Optique et Catoptrique !

    Tous ces ouvrages mettent en évidence un plan mathématique d'enseignement assez précis à large spectre d'intérêts !

    Il faut enfin rappeler que la géométrie est née de la mesure des champs inventée par les Égyptiens et que la connaissance des nombres passe par le commerce des Phéniciens.

    Ces théories mathématiques passèrent d’Égypte à l'Hellade par Thalès. Pythagore transforma ensuite la doctrine en enseignement puis Euclide énonça ses Éléments !

    A bientôt !


     


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  • Archimède et la Couronne de HiéronAu IIIème siècle avant JC, Hiéron, tyran de Syracuse, veut se faire élaborer une couronne d'or. Il confie une certaine quantité de métal précieux à un joaillier et reçoit son bijou. Cependant, il est persuadé que l'artisan n'a pas utilisé tout l'or dans son œuvre. Il demande conseil à son ami Archimède.

    Archimède se rend alors aux bains publiques et en voyant l'eau déborder du bassin lorsqu'il y entre, s'écrie "Eurêka" ("j'ai trouvé") et déambule ensuite, selon la légende, tout nu dans les rues.

    Quelle est donc l'idée géniale du premier physicien mathématicien ? Archimède a l'intuition de la "Poussée d'Archimède" ! Tout corps plongé dans un liquide déplace une quantité d'eau égale à son volume et subit une poussée de bas en haut - qui l'allège en apparence donc - poussée proportionnelle au volume d'eau déplacée.

    Archimède procède alors comme suit : il place un kilo d'or, puis un kilo d'argent puis la couronne dans un récipient d'eau et mesure le volume déplacé. Il constate que l'argent - moins dense que l'or déplace plus de liquide que l'or et de même la couronne déplace un volume d'eau compris entre le volume déplacé par l'or et le volume déplacé par l'argent !

    Archimède en déduit alors que le joaillier a inclus de l'argent dans la couronne !

    En réalité, c'est bien plus compliqué que cela ! Les volume d'eau déplacées dans l'expérience sont trop faible pour être perçues ! Archimède aurait vraisemblablement utiliser une balance hydrostatique comme le démontrera plus tard Galilée.

    Archimède est le premier a associé mathématiques et physique. Il procède de la méthode déductive des Grecs mais additionne la méthode inductive tirée de l'expérience. Il est aussi connu pour son levier "capable de soulever la Terre". Il faut y voir là une métaphore bien entendu ! Et enfin, Archimède est connu pour ses machines de guerre lors du siège de Syracuse en 213 avant JC.

    Les applications de la Poussée d'Archimède sont multiples : les poissons et leur vessie natatoire qui se gonflent de gaz issues de réactions biologiques, les sous-marins et leurs ballasts, ou les icebergs qui flottent du fait que la densité de l'eau douce est plus faible que celle de l'eau de mer.

    Archimède connu une fin tragique en 212 avant JC lors du sac de Syracuse !

    A bientôt !


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  • Le visage de Dieu - Igor et Grichka BogdanovJe vais maintenant vous livrer un billet qui fait complément à ma série "Histoire de la cosmologie", une présentation succincte d'un des derniers livres des frères Bogdanov, Le visage de Dieu.

    Je suis bien conscient que les Bogdanov sont, comme d'autres personnalités -parceque ? - médiatiques comme Michel Onfray en philosophie ou Lorant Deutsch en Histoire - très controversés dans leurs domaines, l'astrophysique et les mathématiques.

    Il y a peut-être dans cette controverse une part de fondement - tout scientifique ou plus largement tout intellectuel peut voir ses idées battues en brèche ou discutées - mais sans doute aussi une part de jalousie ! Je connais moi-même un peu les milieux universitaires et je peux vous dire que ce n'est pas le monde des Bisounours - il y a aussi des rivalités et des sentiments bassement humains !

    Mais bon je m'égare... Le livre des Bogdanov commence par l'exposition des travaux de George Smoot et John C. Mather (prix Nobel de physique 2006). Lors d'une conférence, Smoot présente une "photographie" de l'univers 380000 ans après le Big Bang, le fond diffus cosmologique (prédit initialement par Gamow puis détecté par Penzias et Wilson) prise par le nouveau satellite ultra perfectionné COBE. Mais il a le malheur de dire qu'on peut y "voir le visage de Dieu". Cette simple métaphore va lui valoir d'être qualifié de créationniste. Or on sait que créationnisme et sciences ne font pas bon ménage !

    On ne peut guère observer avant ces 380000 premières années -moment du découplage entre la matière et les photons - néanmoins afin d'en savoir plus, les hommes ont envoyé dans l'espace deux autres satellites encore plus fabuleux :WMAP et PLANCK. Le dernier satellite est parti en 2009 et les résultats arriveront sous peu !

    Qu'y avait-il avant le mur de Planck, cet instant à 10 puissance moins 43 secondes ? Les satellites nous indiquent que l'Univers était en équilibre thermique au moment du découplage mais il existe de petites variations, des "rides de temps". Les équations -celles de Stephen Hawking - nous permettent de remonter du découplage au mur de Planck. Mais avant, on ne sait pas ce qui se passe ! Les lois de la physique quantique et de la Relativité ne s'appliquent plus. Il existe cependant toute sorte de théories telle la théorie des cordes.

    Les Bogdanov proposent l'idée avant le temps réel et l'énergie, d'un temps imaginaire et de l'information. Il utilise la métaphore du DVD qui ne contient que des 0 et des 1 et fait vivre un monde dès qu'on le met en mode "lecture". Les théories et les explications des Bogdanov sont quelquefois ardus et quelquefois me laissent sceptique. Si il y a un Univers pré-Big Bang fait d'information comparé à un DVD qui a mis en route le DVD ? Dieu ?

    On pourrait croire que les évènements pré-Big-Bang relèvent plus du champ de la théologie. En fait, cette idée est absurde car la science est de moins en moins démunie !

    Enfin, j'ai oublié de dire l'étonnement des scientifiques devant tous ces paramètres du cosmos qui permirent l'apparition de l'univers, de la vie, de la conscience. Une infime variation quelque part et l'Univers aurait avorté ! Doit-on imaginer une infinité d'Univers dont seuls quelqu'un uns ont aboutis ? Un multivers ?

    J'aime bien les Bogdanov - et je me souviens de mes jeunes années fasciné devant Temps X. Ils ont un véritable don de vulgarisateurs. Néanmoins comme pour la théorie des cordes et une soixantaine d'autres théories cosmologiques actuelles, on est dans la spéculation. Quand aura-t-on les preuves ?

    A bientôt !


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  • Le XXème siècle voit encore croitre le cadre dans lequel on pense l'Univers. C'est le moment où Einstein pense et formule ses théories de la Relativité, Relativité restreinte en 1905 et Relativité générale en 1915.

    La Grande Avancée est que l'on découvre que l'Univers a une Histoire ! Certes, il en a déjà une dès l'Antiquité mais pensée selon les récits d'Hésiode ou de la Genèse - donc d'un point de vue théologique.

    Certes, Einstein n'allait pas dans ce sens ! Lui pensait un Univers Stationnaire mais ses équations démontraient pourtant le contraire ! C'est ainsi qu'il introduit la Constante Cosmologique pour compenser la contraction de l'Univers du fait de la gravitation avec une valeur qui pousse à son accroissement et donc équilibre le tout. Il le regretta pas la suite. Cependant, ironie de l'Histoire, l'Univers s'accroit plus vite que prévu du fait de l’Énergie Noire - donc la Constante Cosmologique pourrait se référer à l’Énergie Noire !

    Mais revenons au début du XXème siècle, avant toutes ces théories ! A l'époque, les étoiles stimulent les imaginations et des vocations se sont sans doute créer lors de la projection, en 1902, du Voyage dans la Lune deHistoire de la Cosmologie - L'Ere de la Relativité Méliès : les aventures du professeur Barbenfouillis et de ses acolytes livrant une version féérique du cosmos !

    Puis, comme on l'a dit, Einstein et De Sitter établissent le modèle de la Relativité générale dès 1915 tandis que le monde s'entretue dans la Première Guerre Mondiale. Ces théories sont confirmées par la preuve qu'apporte Arthur Eddington lors d'une éclipse solaire : la gravitation déforme l'Espace-Temps et la masse d'une étoile dévie la lumière !

    L'Histoire de l'Univers se forme à partir de l'"atome primitif". C'est en, effet à partir de là que le chanoine Georges Lemaitre imagine un univers "évolutif", dès 1927.

    En 1929, Edwin Hubble observe la fuite des galaxies, preuve d'un Univers en expansion !

    Cependant, des philosophes restent attachés à la Terre et en 1934, Edmund Husserl, dans La Terre ne se meut pas, contre la doctrine copernicienne affirme que la Terre doit être considéré comme le sol originaire de notre ancrage corporel.

    Côté scientifique, les théories continuent à s'affiner et en 1948, le Russe Georges Gamow prédit l'existence d'un rayonnement "fossile" - issu d'un lointain passé de l'Univers. Ce n'est qu'en 1965 que Penzias et Wilson découvrent accidentellement un bruit de fond en réparant une antenne Bell. Ils observent en fait le rayonnement fossile prédit par Gamow, vers 3°K. ils publient un article et obtiennent un Prix Nobel - contrairement à Gamow décédé entre temps d'une cirrhose du foie !

    Cette origine de l'Univers est nommée dès 1950 par Fred Hoyle, lors d'une émission radiophonique à la BBC, "Big Bang" en la dénonçant car celui-ci défendait un Univers stationnaire.

    Dans le champs de la philosophie, on continue de constater cet éloignement de la Terre et l'homme comme un simple -point de l'Espace-Temps - la perte de son enracinement premier dans la Terre. Hannah Arendt, dans Condition de l'homme en 1958, considère que cette distance théorique nous confère un pouvoir technique qui "risque même de mettre en danger le processus naturel de la vie". Que l'on songe aux dérives de la Raison - et de la Science /du progrès - et à ses perversions avec la planification de la Shoah et des génocides et Hiroshima et Nagasaki !

    Je ne parlerais pas dans ce billet de la conquête spatiale, de la rivalité dans ce domaine entre USA et URSS (Spoutnik, Gagarine, le programme Apollo, MIR, les navettes etc...). Cependant, en posant le pied sur la Lune, l'homme rejoint Méliès et relève un temps la tête !

    De l'Univers infini, on passe dans la deuxième moitié du siècle au multivers ! Ainsi en 1956, Hugh Everett, dans sa thèse à Princeton (le campus d'Einstein à partir des années 1930 et sa fuite d'Allemagne), évoque un multivers d'origine quantique. Cependant Relativité et physique quantique restent par ailleurs toujours inconciliables et Einstein qui pensait que "Dieu ne joue pas aux dès" contre l'avis de Niels Bohr, ne parviendra jamais à la théorie du Tout unissant les 4 forces fondamentales !

    Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Les années 1950 voient pulluler les films hollywoodiens d'invasions extraterrestres - issus de la littérature de SF - en vérité allusion à la menace bien réelle elle d'invasion soviétique - et dans ce cadre, en 1961, Frank Drake établit une équation permettant d'estimer le nombre de civilisations extraterrestres avec lesquelles nous pourrions entrer en contact !

    L'Univers n'en finit pas de faire rêver en même temps que son infinité peut nous angoisser. L'imaginaire de l'homme est alors entre Star Trek et Alien !

    A bientôt !

    PS : Il y aurait encore beaucoup à détailler sur de nombreux points évoqués ici. J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir dans l'avenir !


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  • La découverte de l'électromagnétismeLe XIXème siècle, moment de grandes découvertes, peut être qualifier de "Siècle de l'électricité". Mais en réalité, les phénomènes électrostatiques sont connus depuis l'Antiquité !

    L'étymologie du mot électricité provient du mot grec de l'ambre, elektron. L'invention de la boussole, en Chine, remonte à la dynastie Han, deux siècles environs avant J.C.

    Mais ce n'est qu'au XIXème siècle - dans sa deuxième moitié, que l'on maitrisera vraiment la Fée Electricité à l'origine de la Seconde Révolution industrielle, après celle de la vapeur.

    La théorie avance avec le Français Charles-Augustin Coulomb (1736 - 1806) qui donne le coup d'envoi et énonce le principe suivant : "l'attraction ou la répulsion entre deux charges électriques est directement proportionnelle au produit de ces charges et inversement proportionnelle au carré de la distance". Il y a là un air de famille avec le travail de Newton sur la gravitation !

    En 1800, en observant la raie, poisson qui produit de l'électricité, Alessandro Volta a idée de la pile électrique. Dès lors qu'on peut produire et stocker de l'électricité, de nouvelles expériences peuvent se dérouler ! La technique de l'électrolyse et ses applications industrielles sont dès lors possibles !

    C'est alors que l'on découvre que l'électricité et le magnétisme ont partie liée ! Le passage d'un courant, tel que démontré par le Danois Hans Christian Oersted (1777 - 1851), fait dévier l'aiguille d'une boussole.

    Ceci stimule les travaux d'André-Marie Ampère (1775 - 1836) qui montre que deux courant électriques peuvent interagir entre eux par le biais de forces de nature magnétique. Il établit de nouvelles formules mathématiques à l'instar de Coulomb avant lui.

    Mais les forces électromagnétiques dépendent non seulement de la distance mais aussi de la vitesse et de l'accélération. Dès qu'elles se mettent en mouvement, les particules ont plus de mal à être mise en équations. On va s'éloigner des similitudes avec les théories de Newton sur la gravitation !

    En effet, les savants s'appliquent à englober la dynamique des charges dans une théorie unique avec la gravitation. L'Anglais Michael Faraday (1791 - 1867) va se pencher sur ces problèmes. Le cas de Faraday est exceptionnel car il grandit dans des conditions de pauvreté qui à priori lui barre la voie scientifique. Mais, relieur de métier, il apprend la physique et la chimie en lisant les livres qu'il relie ! Ce savant va explorer l'induction électromagnétique à l'origine de nos centrales nucléaires, thermiques, hydroélectriques ou éoliennes ! Le principe de base est qu'un aimant au voisinage d'un câble y fait circuler un courant électrique ! Faraday parvient ainsi à générer un courant au moyen d'un aimant ! Il établit par ailleurs la très importante notion de champ ou "lignes de forces" !

    James Clerck Maxwell est né à Édimbourg en 1831, l'année ou Faraday ébauche ses "lignes de force". Contrairement à Faraday, sa famille est apparentée à la noblesse et il a étudié aux université d’Édimbourg et de Cambridge et dirige le prestigieux laboratoire Cavendish. Il va prendre très au sérieux les idées de Faraday. Il précise la géométrie des lignes de champ en se servant de limailles de fer. Maxwell va réaliser une synthè_se des travaux de Coulomb, Faraday et Oersted, bref rédige le précis mathématique qui rendra possible la réalisation de moteurs, magnétophones, appareils électroménagers, téléphone, téléviseurs et radios !

    Bref tout un parcours d'effervescence intellectuelle !

    A bientôt !


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  • Gilles-Eric Séralini a été un des mes professeurs lorsque j'étais en études de biologie/biochimie (voie qui devait s'avérer une impasse L'évolution de la matière - Gilles-Eric Séralinicomme je l'ai dit dans un Trajectoire éclectique !). Un prof brillant qui a par ailleurs été le directeur de thèse de ma sœur ! Il est spécialisé en biologie moléculaire et se penche sur les OGM envers lesquels il est très critique, en pointant les dangers, ce qui lui vaut d'être "trainé dans la boue" par les firmes comme Monsanto et leurs lobbies ! Ne venez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenu lorsqu'il y aura un nouveau scandale sanitaire ! La vérité contre le pouvoir de l'argent !

    J'avais trouvé ardu son livre Ces OGM qui changent le monde ! Son autre petit digest, L'évolution de la matière est plus accessible et constitue un bon survol de l'Histoire du Cosmos et de la Vie !

    Tout commence avec le Big Bang - qui est encore assez mystérieux - et fascinant ! Séralini nous mène des quarks à l'ADN mais on aurait pu prolonger cette ligne plus loin, jusqu'à la vie, les bactéries, les eucaryotes, les plantes, les animaux, l'homme et les sociétés ! Le niveau de complexité de l'Univers - pourtant livré à l'Entropie : - ne cesse d'augmenter !

    Le Big Bang donc où dès les premiers instants, les quarks s'assemblent pour former des noyaux, capturent des électrons pour devenir des atomes ! Hydrogène, Hélium... Puis des amas de poussières vont former des galaxies, des étoiles où les autres atomes sont crées par les réactions nucléaires ! Jusqu'à l'atome de Fer !

    La Physique traite de ces questions ! Les irréconciliables Physique quantique et Théorie de la Relativité ! Les quatre interactions primordiales aussi qu'on tente d'unifier : interactions nucléaires forte et faible, interaction électrostatique, interaction gravitationnelle !

    Puis, apparaissent les premières molécules par liaisons covalentes, mise en commun d'électrons en deux atomes ! L'eau, l'oxygène, le gaz carbonique, le méthane puis les sucres, les protéines, les lipides jusqu'à l'ADN ! Bref les prérequis pour l'apparition de la vie !

    Le livre de Séralini est un ouvrage de vulgarisation qui retrace toutes ces étapes ! C'est clair, très didactique et abondamment illustré ! Donc à conseiller !

    A bientôt !


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