• Jaden Yuki perpétue, au sein de la Duel Academy, dans la série spin-off Yu-Gi-Oh ! GX, l'héritage de Yugi Muto ! Il Yu-Gi-Oh ! GX - Saison 2triomphe de tous ses adversaires - parmi les plus atypiques ! - grâce à son jeu "Héros des Éléments" ! Jaden possède en réalité un lot de créatures, tels Sparkman, Bullman ou Burstinatrix - puis ensuite Néos - qu'il peut faire fusionner pour créer des combinaisons de héros plus puissants comme Aile-de-Feu par exemple ! Comme Pharaon, Jaden croit en l'"âme des cartes" !

    Des Héros, Jaden va en avoir besoin dans la Saison 2 ! Cette fois, il est confronté au Prophète Sartorius et sa Société de Lumière ! Sartorius est un personnage maléfique qui débarque à la Duel Academy et convertit petit à petit tous les amis de Jaden à sa cause, notamment Chad ou Alexia ! Jaden devra tous les affronter en duels pour les ramener à la raison !

    La Lumière est une énergie qui s'est répandue sur la Terre et est à la source de tous les conflits ! Elle a pris possession de Sartorius ainsi que du Docteur D, le père adoptif d'Aster Phoenix, un jeune duelliste réputé qui devient un allié de Jaden !

    Le père d'Aster a crée jadis une carte surpuissante, nommée "Plasma" - et le Docteur D se faisant passer ensuite pour le bienfaiteur d'Aster a dérobé cette carte, investie de la Lumière et s'est vu aussi possédé par elle ! Il a ensuite provoqué la disparition du créateur de la carte !

    Sartorius avance donc ses pions et pour répandre la Lumière sur toute l'Humanité doit s'emparer d'un satellite ! Mais le Bien qui sommeille encore en Sartorius trompe sa partie maléfique et confie les deux clés de l'engin spatial à Jaden et Aster ! Des duels contre le Maître de la Lumière se profilent donc !

    Maximilien Pegasus fait une apparition dans cette Saison 2 et assure le lien avec le passé !

    Jaden l'emportera t-il sur la Lumière ? Il vous faudra suivre les épisodes 53 à 104 pour le savoir !

    Une bonne série pour initier les plus jeunes aux jeux de cartes à collectionner ! Dans la lignée de Magic : L'Assemblée et de Pokémon, le jeu de cartes Yu-Gi-Oh ! connaît un vif succès et de nombreuses extensions ! On pourra reprocher à la série le ton résolument - trop ! - enfantin ! Mais c'est la cible visée !

    A bientôt !


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  • Emile Durkheim est le père fondateur de la sociologie française, le terme ayant été des décennies plus tôt inventé par Auguste Comte ! Après la Seconde Guerre mondiale, cette sociologie durkheimienne est tombé en désuétude...

    Mais au début du XXème siècle, Emile Durkheim était la figure d'autorité. Les Leçons de sociologie est un ouvrage qui regroupe dix-huit cours dispensés entre 1890 et 1900. Entrons tout de suite dans le vif du sujet !

    L'objet d'étude de Durkheim dans ces cours est la morale qu'il classifie en plusieurs sous-catégories de morales ! Il y a la morale individuelle, la morale domestique et la morale civique. Et entre ces morales, il y a la morale professionnelle.

    Leçons de sociologie - Emile Durkheim

    Tout acte social entraîne une conséquence qui est l'adéquation de cet acte avec ce qui est permis ou prohibé ! Les actes individuels sont régis par la pression collective. si dans le cas de la morale civique, c'est toute la société qui fait pression avec ses lois, il y par contre autant de morales professionnelles, il y a la morale industrielle or l'économie et l'industrie se développe du temps de Durkheim, au début du XXème siècle et le sociologue constate que les liens entre les sociétés qui forment le tissus économique sont lâches - au grès des contrats et des affaires. L'auteur a conclut à un relâchement de la morale dans la sphère économique qui contamine la morale individuelle des acteurs.

    En résumé, toutes les formes de l'activité sociale ont une discipline sociale qui leur est propre ! La discipline morale empêche l'industrie d'attenter aux intérêts collectifs, la problématique de Durkheim : société contre individus ! Pour Durkheim, la société prime !

    La vie économique relève-t'elle de l'anarchie morale ? En rapport avec la "main invisible" d'Adam Smith, d'un monde qui s'autorégule ! Or les fonctions économiques agissent sur le reste de la vie sociale, sur le bonheur de la communauté sociale. Elles peuvent être sources de conflits or la société recherche la paix. L'économie ne serait productive qu'en troublant la paix sociale.

    Dans le deuxième cours, Durkheim se livre à un long exposé sur les corporations de métier,  actives au Moyen-âge, abolies à la Révolution française mais remontant en fait à l'Antiquité. Ces corporations avaient, au delà des aspects utilitaires, un caractère unificateur : "une grande fraternité régnait dans leur sein". Ce sont donc des milieux moraux ! Elles fixaient des règles de vie.

    A notre époque, dans un troisième cours, Durkheim plaide pour des "corporations nationales" alors que jusque là elles étaient liées à la commune ! Doit-on faire un parallèle avec les !syndicats qui apparaissent au début du XXème siècle ?

    Après la morale individuelle, la morale familiale et professionnelle, dans les cours suivants, Durkheim se penche sur la morale civique qui est en rapport avec le groupe politique : l’État. Or qu'est-ce qu'une organisation gouvernementale ? Ce n'est pas comme on a pu le croire en lien avec un espace, un territoire, mais c'est en réalité un ensemble qui lie entre eux plusieurs groupes secondaires, des familles, des corps de métier, etc,.  Durkheim réfute en passant le modèle.. de la société patriarcale que rien n'atteste historiquement.

    Notre auteur pose ensuite que tout un ensemble de mythes, de légendes, une sorte de "conscience collective" parcourt la société des gouvernés mais que dans le même élan, les gouvernants - l’État - génère aussi une pensée, une conscience - dont il est précisément le plus conscient. L’État pense et l'administration exécute.

    L’État est le garant des droits  de l'individu. Il a toutefois, note Durkheim d'autres rôles à remplir ! Le culte de la Cité, en rapport avec le religieux, le besoin pour l’État d'accroître son propre prestige est historiquement important ! Mais la vie individuelle a pris de plus en plus d'importance ! Les individus  deviennent des fins et non plus des moyens pour la gloire du collectif ! Culte de la cité et culte de l'individu !

    Par ailleurs, l’État concentre son action sur l'"intérieur" et délaisse peu à peu l'"extérieur" et la guerre. Une manière de réconcilier patriotisme et cosmopolitisme ?

    Durkheim rappelle ensuite la classification des régimes politiques en monarchie, aristocratie et démocratie - d'après Aristote et aussi Montesquieu qui les classe en fonction du nombre de gouvernants. Le père de la sociologie ajoute qu'en démocratie, le peuple réfléchit sur les décisions des gouvernants, réflexions qui réagissent en retour sur les milieux gouvernementaux - ce qu'on a appelé au XVIIIème siècle, la naissance de l'opinion publique ! C'est ce critère, pour Durkheim, communications entre gouvernants et gouvernés, champ d'action de l’État, qui est pertinent plus que le nombre des gouvernants !

    L’État est capable d'agir parce qu(il a conscience de comment est la société. Et à l'avenir, la sociologie, que fait Durkheim et son école, doit le renseigner pour guider l'action de l’État !

    La réflexion et l'esprit critique caractérisent les démocraties modernes. Il y a toutefois nécessité d'intermédiaires entre les gouvernants et le peuple - sans interrompre la communication !

    Comme intermédiaires, Durkheim pressent une fois de plus les corporations de métier  plus que les collectivités locales ! Il propose un modèle d'organisation politique démocratique ! Ces organes secondaires empêchent en outre l’État de tyranniser les individus !

    Dans son dixième cours, Durkheim étudie un devoir moral qui ne dépends pas de groupes, ni de la famille, de la corporation, ni de l’État : l'interdit de l'homicide ! Je ne m'attarderais pas sur ce point mais disons que l'homicide a régressé à la période moderne car la valeur de l'individu a augmenté et les motifs qui poussaient au meurtre ont reculé car ils étaient liés au sentiment du collectif (défense de la religion,de la nation, de l'honneur d'un clan, etc,...) ou encore liés au "niveau passionnel de la vie publique" !

    Puis vient encore un cours sur un autre de ces devoirs moraux "indépendants", celui qui a trait aux attentats contre la propriété - ce qui pose la question de la propriété. Passons...

    Trois leçons sont consacré à la propriété qui en montrent notamment le caractère sacré dans l'Antiquité ! Le sol est en effet peuplé de "principes divins" et pour se l'approprier, il faut procéder à une cérémonie sacrificielle qui se reporte sur la périphérie du champ : les termes. Ces principes religieux ne sont que l'expression métaphorique de réalités sociales qui les sous-tendent !

    Durkheim termine sur le droit contractuel et repose que le culte de l'individu a à voir avec la propriété ! Et là encore les formules juridiques ne sont qu'un succédané du formalisme religieux. Le contrat est ce qui lie deux volontés. Par la suite, il devient plus flexible, loin du contrat solennel. C'est le contrat consensuel !

    Il est ensuite question de morale contractuelle et de droit contractuel - ce qui nous conduit au contrat équitable.

    Ces leçons se concluent  en effet sur la dix-huitième leçon qui traite du contrat équitable, établi sans aucune pression manifeste. Il est aussi évoqué en conclusion le problème du déséquilibre entre riches et pauvres, accentué par les héritages. A l'époque moderne, comme l'a montré Tocqueville, le besoin d'égalitarisme est fort et c'est sur cette problématique que Durkheim termine ici ses/ces dix-huit leçons très érudites !

    A bientôt !


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  • Il y a du changement dans mes blogs !

    Je me suis lancé dans l'aventure du blogging fin 2008 avec pour objectif de couvrir le plus large domaine de cultures et de connaissances et en les rendant accessible à tous !

    Au départ, j'utilisais la plateforme Overblog dans sa version 2. Or voila que récemment on est passé à la version 3 et à vrai dire elle ne me donne pas entièrement satisfaction !

    Voila pourquoi, j'ai décidé de migrer biblio-drizzt et biblio-drizzt 2.0 sur eklablog ! Le transfert s'est passé sans problèmes !

    J'en ai profité pour fusionner biblio-drizzt avec historia-drizzt (mon blog sur l'Histoire) et "Chroniques des voyageurs de la science". Du coup, le nombre total de billets s'en est trouvé augmenté et le décompte de ces billets que je faisais régulièrement pour biblio-drizzt : 100ème billet, 200ème billet, 300ème billet est donc caduque, des billets venant s'interposer !

    Par ailleurs, Drizzt do'Urden étant un personnage de R.A. Salvatore de laTrilogie de l'Elfe noir et donc dont les droits ne m'appartiennent pas, j'ai rebaptisé la fusion de ces 3 ou 4 blogs : "la Bibliothèque éclectique" qui correspond plus à sa visée !

    Je terminerais en disant que cette mise au point est le 334ème billet de "La Bibliothèque éclectique" !


    A bientôt !


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  • Junta - West End GamesQuand j'étais petit, j'aimais assez  - comme tous les gamins je pense ! - jouer à des jeux de société ou jeux de plateau : La Bonne Paye, Destin, , l'incontournable Monopoly, Cluedo, plus tard le Scrabble ou les éditions du Trivial Pursuit ! Il est d'ailleurs possible que je consacre des articles un jour sur plusieurs de ces jeux avec leurs variantes ! Plus tard, à 14 - 15 ans, je découvrit les LDVELH (Livres dont vous êtes le Héros) puis à la fin de l'adolescence, les jeux de rôles proprement dits !

    Je fréquentais des clubs de jeux de rôles - la MJC de Caen avec son association Chimères (chapeautée par Jean-Luc Bizien que je n'appréciais guère pour différentes raisons - en particulier son côté cynique !), puis le club Pentacle de Ouistreham et entre les deux, le club Sortilèges de la commune de Bénouville ! C'est au club Sortilèges que de temps en temps, nous retrouvions la joie des jeux de plateaux ! Il n'y avait en effet pas que des RPG mais aussi des jeux de cartes à collectionner - JCC - Magic évidemment qui venait de paraître dans ses années 1990 - et des jeux de figurines comme la série des jeux Warhammer et Warhammer 40.000 !

    Mais c'est à Bénouville que je découvrit le jeu sur les Républiques Bananières, j'ai nommé Junta - publié par West End Games et traduit en France par Jeux Descartes, deux éditeurs à qui l'on doit le premier jeux de rôles Star Wars, T.O.R.G. ou encore Paranoïa (jeux de rôles auxquels j'ai consacré des articles !) Je ne fis qu'une seule partie de Junta  mais elle fut très intense et marquante - dura quelques bonnes heures et surtout je remportait la victoire à la fin !

    Junta est un jeu de Vincent Tsao, publié originellement aux USA en 1979. Il s'agit pour les représentants d'une République bananière de mettre le plus d'argent sur leur compte en Suisse avant que l'aide internationale ne soit coupée ! Je me rappelle que j'avais gagné car avais caché pléthore de billets sous mon popotin tout du long de la partie !

    Il est aussi possible de déclencher un coup d’État - mais c'est en réalité un objectif secondaire ! Objectif secondaire Junta - West End Gamesqui en fonction du nombre de ses occurrences peut faire durer la partie jusqu'à 6 heures ! Il y a bien sur un plateau de jeu qui représente ce pays imaginaire d'Amérique Latine avec une demie-douzaine de lieux à contrôler au moyen de troupes, générant conflits entre Loyalistes et Insurgés !

    Les joueurs incarnent des responsables de ce pays où la corruption règne ! Ils forment le cabinet avec le Ministre de l'intérieur, les Généraux des 1ère, 2ème et 3ème brigade, le commandant des forces aériennes et l'amiral ! Si vous savez compter, vous aurez compris que ça se joue généralement à six joueurs - avec possibilité dans certaines versions/variantes, d'ajouter des postes de ministres et donc des joueurs ! Lorsqu'un joueur rate son coup d'Etat, il peut être exécuté ! La seule conséquence est qu'il perds tout son argent et un autre membre de sa famille prends sa place. Il y a aussi le président - donc sept joueurs et pas six en fait ! - qui peut être assassiné, être renversé ou démissionner ! si vous êtes moins de six ou sept,il y a possibilité d'attribuer plusieurs postes à un même joueur !

    Chaque tour de jeu représente un an et se déroule en plusieurs phases ! Le jeu se termine lorsque l'aide internationale se tarit, atteint un certain seuil minimal critique (moins de huit billets d'argent du jeu !). Il y a des cartes politiques à tirer, des votes à faire pour le choix du président ou du budget, des troupes à commander dans un coup d’État et son argent à gérer !

    Pour les assassinats, il faut être capable de trouver la localisation de sa cible parmi cinq pour que le meurtre soit effectif ! Les cinq cartes de localisation sont -avec chacune leur caractéristiques et avantages conférés : Résidence, Garçonnière, Night-Club, quartier général et Banque ! L'argent du joueur assassiné va au joueur commanditaire sauf l'argent qui a été placée en Suisse (le fameux argent que j'avais conservé sous mes fesses pur gagner !) !

    Il faut toutefois des "excuses" pour déclencher un coup d’État ! La suite constitue alors un  "jeu dans le jeu". Les centres de pouvoir à prendre sont le palais présidentiel, la station de radio, la banque centrale, la chambre des députés et la gare ferroviaire ! Le plateau de jeu pour cette phase d'affrontement fait un peu penser à l'autre jeu, Risk.

    Bref, c'est un excellent jeu, qui demande de la réflexion, un peu de roublardise et qui possède une bonne dose d'auto-dérision - et je ne dis pas ça parce que j'ai gagné la seule partie que j'en ai jamais fait ! Ça me changeait de mes parties de Diplomacie où toute la bande de petits-bourgeois de province se liguaient systématiquement contre moi et mon ami Yann G. parce que nous étions les seuls enfants d'ouvriers ou de classes modestes à jouer avec eux !

    Un bon jeu de stratégie !

    A bientôt !


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