• L'Art de DC : L'Aube des Super-héros - Musée d'Art LudiqueLors d'un séjour récent - juillet 2017 - à Paris, j'ai fait un petit tour par le Musée d'Art Ludique. C'est un musée consacré à l'art contemporain dans ses incarnations jeux vidéo, comics, manga ou encore animation.

    En 2017, se tient dans ce lieu l'exposition : "L'Art de DC : L'Aube des Super-héros" ! On y retrouve le fameux trio de DC Comics  : Superman, Batman, Wonder Woman et quelques autres, depuis leur genèse dans les années 1930 jusqu'aux récents développement du DCEU au cinéma !

    Vous trouverez dans cette expo - qui m'a un peu rappelé, dans le style, "l'Expo Star Wars" d'il y a quelques années qui s'était tenue à la Cité du Cinéma ! - plus de 250 planches originales historiques - de Detective Comics, d'Action Comics, de Superman, de Batman, de World's Finest, etc, jusqu'a des arcs plus récents comme The Dark Knight Returns de Frank Miller ou Kingdoms Comes d'Alex Ross.

    Le cinéma est aussi abordé avec près de 280 dessins de recherche ou de magnifiques concept arts, des costumes, des maquettes, des vidéos des cinéastes et des producteurs (Geoff Johns, Christopher Nolan, Zack Snyder...), des dessinateurs de comics (Jim Lee) ou des costumières (Michael Wilkinson, Cindy Hemming).

    On a ainsi des documents sur le Superman de 1978 de Richard Donner, le Batman de 1989 et sa suite de  de  1992 par Tim Burton, les suites de 1995 et 1997, le projet de Superman avorté de Tim Burton de 1999 avec Nicholas Cage, le Superman Returns de  2006, la trilogie Batman  de Nolan et les films du DCEU : Man of Steel, Batman vs Superman : L'aube de la justice, Suicide Squad, Wonder Woman et Justice League. Par contre, on ne trouve aucune allusion au film Supergirl ou au film Catwoman  avec Halle Berry, ou encore au film Green Lantern, ce qui n'est pas plus mal vu les échecs artistiques et commerciaux de ces derniers films !

    Enfin, il est aussi question des super-héros à la télé ! On retrouve la série d'animation Superman de Richard Fleischer de 1942, le Batman & Robin des années 1960, de Batman : The Animated Series de Bruce Timm de 1992 ou encore la série Wonder Woman des années 1970 avec la pétillante Lynda Carter.

    Côté télévision, certains remarqueront  -et regretteront - que ne figure pas Lois & Clark : les nouvelles aventures de Superman, la série Flash des années 1990, les autres séries animées, Teen Titans en tête, Smallville bien évidemment et surtout toutes les séries récentes : Flash, Green Arrow, Legends of Tomorrow, Supergirl  ou Gotham.

    On le voit les super-héros "diffusent" dans tous le transmédia, comics, films, séries-télé - citons l'influence dans le domaine plus général de l'art  - influence art-déco etc,...

    L'Art de DC : L'Aube des Super-héros - Musée d'Art Ludique

    Un autre reproche que je ferais à l'expo est certes de nous dire que ces héros ont 75 ans d'existence derrière eux et de multiples interprétations mais de ne pas nous expliquer qu'il y a plusieurs Superman, plusieurs Batman bref plusieurs Terre dans un multivers, de ne pas expliquer ce que recoupe l'"Age d'or, "l'Age d'argent", d'éluder certaines histoires emblématiques comme Crisis on Infinite Earths ou Flashpoint (et là encore de passer sous silence le multivers. J'aurais aussi aimé des plaquettes sur les principaux artistes de comics !

    Mais bon, ne boudons pas notre plaisir et rappelons nous que c'est une expo grand public. il m'a fallu 1 heure 30 pour en faire le tour !

    Ces super-héros DC constituent des mythologies modernes. Superman possède le profil body-buildé des héros grecs et incarne en même temps la modernité - et aussi les peurs du temps comme la montée du fascisme à l'époque de sa création !

    Superman, c'est aussi l'American Way of Life et l'espoir des millions  d'immigrés polonais, italiens, irlandais à Ellis Island. Comme eux, Superman est un réfugié - de la planète Krypton - et à ce titre aussi une figure biblique, un nouveau Moise, récupéré dans un "radeau de sauvetage" ! Superman est le surhomme de Nietzsche, qui repousse ses limites. Il est comme chacun sait une création  - d'abord dans un fanzine - de Jerry Siegel et Joe Shuster puis dans Action Comics #1 en 1938.

    Le héros crée par Bob Kane et Bill Finger, Batman, s'inscrit dans la lignée des justiciers masqués comme Zorro ou Fantomas. Il n'a pas de super-pouvoirs comme Superman mais possède une fortune personnelle, une grande intelligence et il s'est entraîné intensément aux sports de combat. Après un traumatisme dans l'enfance, Bruce Wayne décide le crime dans Gotham City qui est le pendant nocturne de la Métropolis de Clark Kent/Superman ! Bruce Wayne/Batman décide en effet d'agir la nuit ! Son monde est beaucoup plus torturé que celui de l'Homme d'Acier et ces personnages - Batman et ses ennemis - flirtent avec la folie.

    Il fallait bien une super-héroïne parmi tous ces homes. Wonder Woman est "la meilleure d'entre nous" et permets aux jeunes filles de s'identifier aux protagonistes de ce genre héroïque - encore que Diana Prince soit trop parfaite !? Avec elle, les codes des personnages féminins sont repensés - exit la petite amie - encore qu'elle formera souvent un triangle amoureux avec Superman et Batman !?

    Wonder Woman montre que la femme peut s'imposer dans un monde tenu par les hommes et en même temps, son sexe est indifférent pour incarner la justice et la liberté ! Je vous parlerais prochainement du film Wonder Woman de 2017 de Patty Jenkins et du comics de 2010, Wonder Woman : L'origine de J. M. Straczynski.

    Cette exposition nous montre la richesse du genre super-héroique ! A quand l'équivalent pour Marvel ! Une richesse à peine effleurée ici !

    Je vous invite à lire mes billets passés et à venir sur DC comics et les films avec Warner Bros. Ces héros n'ont cessé d'être réinterprétés - avec un socle commun à chaque réécriture ! Avec The Dark Knight Returns de Frank Miller en 1986, un virage vers plus de réalisme - et plus de noirceur ! - époque oblige : - est amorcé dont on peut voir l'apogée dans la trilogie de Nolan, The Dark Knight, de 2005 à 2012 et les récents développements du DCEU !

    Un héritage de 75 ans derrière nous mais et encore de nombreuses décennies devant nous si le réchauffement climatique ne nous tue pas !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La figure de Jeanne d'Arc reste attachée à la ville de Rouen où elle mourut sur le bûcher le 30 mai 1431, capitale du Historial Jeanne d'Arc de Rouendûché de Normandie alors possession anglaise. Il est bien dommage que ce personnage quasi mythique se soit vu confisqué par un certain parti d'extrème-droite, le Front National, pour ne pas le nommer dans une démarche de la plus grande malhonnêteté intellectuelle !

    Car Jeanne appartient à tous les Français, ne défendrait sûrement pas les valeurs d'intolérance du FN et est une figure internationale ! C'est ce qu'entends démontré l'Historial Jeanne d'Arc de Rouen; inauguré le 21 mars 2015,  dans l'ancien archevêché de la ville qui lui est consacré !

    J'ai bénéficié d'un tarif de groupe de 6 euros 50 et pour ce prix là, la visite en vaut la peine ! La scénographie en sons et lumières est intéressante, œuvre de Clémence Farrell ! Diverses salles se succèdent et une présentation animée s'allume et s'éteint au fur et à mesure que vous passez d'une pièce à l'autre : la crypte gothique, les anciennes cuisines, les combles etc...

    Le thème du "spectacle" tourne autour des deux procès de la Pucelle, celui de 1431, à Rouen, dirigé par l'évêque Pierre Cauchon (ça ne s'invente pas !), à la solde des Anglais - procès truqué et orienté donc où Jeanne fut accusée de crime d'hérésie ! Il était en effet inenvisageable pour les ennemis de Charles VII de postuler que Dieu guidait cette jeune fille de 19 ans car cela aurait voulu dire avoir Dieu contre son camp et aurait entraîné des désertions de masse !

    Vingt-cinq ans plus tard, il y eut un second procès où Jeanne fut réhabilitée ! Ce second procès, en 1456 donc, fut à l'initiative de Charles VII - qui s'était affirmé entre temps et du pape Calixte III. Ce procès fut instruit par Juvénal des Ursins et c'est lui que nous suivons dans la scénographie, sous les traits d'un comédien.

    Ces deux actes juridiques furent amplement documenté et la visite reconstruit la vie de Jeanne à partir du travail des historiens !

    On a donc un rappel de l'enfance de celle qui porta Charles VII sur le trône, enfance à Domrémy, point de résistances aux Bourguignons et aux Anglais dans le nord-est de la France, en Lorraine plus précisément. Là Jeanne, fille de laboureur, entendait des voix, celles de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite ! La jeune enfant était particulièrement pieuse !

    Historial Jeanne d'Arc de RouenLe 25 février 1429, la Pucelle rencontre le Dauphin à Chinon et le convainc de la doter d'une armée pour aller délivrer Orléans ! Elle lui fait plusieurs promesse dont celle de délivrer Orléans et Paris, aux mains des Anglais, et de le faire couronner à Reims ! Elle tiendra toutes ses promesses et ce n'est pas une flèche reçue dans l'épaule lors de la prise de bastilles assiégeant Orléans qui ralentiront sa détermination !

    Jeanne venait accomplir une ancienne prophétie qui avait dit qu'une femme perdrait le Royaume de France et qu'une Pucelle viendrait le reconquérir ! Jeanne dut aussi subir maints examens de théologiens - qu'elle impressionna au final ! - et démontrer sa virginité, qu'elle n'avait pas copulé avec le Diable telle une sorcière ! Jeanne passa dont tous les tests, obtint son armée et pris l'habit d'homme pour partir en guerre !

    Jeanne d'Arc fit couronner Charles VII avec la Sainte Ampoule à Reims, le 17 juillet 1429 - après avoir "mis la pâté" aux Anglais à Patay ! Elle échoua à reprendre Paris où elle fut de nouveau blessée le 8 septembre 1429.

    Dans les faits, il est établi que le nouveau Roi de France se montra trop timoré, prêt à des compromis sinon à des compromissions  et "lâcha" Jeanne, celle qui avait tant fait pour lui ! La Pucelle fut capturée à Compiègne par les Bourguignons, le 23 mai 1430 et livrée aux Anglais contre une rançon ! La suite fut le procès à Rouen évoqué plus haut !

    Une très belle exposition donc ! Je regrette toutefois de n'avoir vu que trop rapidement les deux dernières salles - sur la postérité de Jeanne d'Arc ! - car des comparses de mon groupe ne pouvaient véritablement pas se priver de leur dose de nicotine plus d'une heure trente durée de la visite ! Je me suis rattrapé en achetant à la boutique de souvenirs trois Folio sur la Pucelle, un de Michelet, une étude des Duby sur les procès et un roman de Michel Tournier sur sa relation avec Giles de Rais (un compagnon de Jeanne pas évoqué durant la visite !).

    Voilà ! Il est dommage - et dommageable ! - que la Pucelle ait fait de toujours objet de récupérations politiques ! De même, elle n'a pas eu de sœur violée par les Anglais sous ses yeux comme le prétends le très prétentieux film de Luc Besson ! Enfin, il n'est pas prouvé que ses derniers mots sur le bûcher ait été : "messieurs les Anglais, vous ne m'avez pas cru alors vous m'aurez cuite !". (OK je sors !).

    Ce musée, très immersif, est selon moi une véritable réussite qui vaut le coup d'oeil !

    On détaillera tous ces épisodes et la Guerre de Cent un dans de futurs billets - un jour !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Une nouvelle sortie pour moi et des amis en ce mardi 1er novembre 2016 ! Nous nous La Fonderie Cornille Havarde de Villedieu-les-poêlessomme rendu à Villedieu-les-Poêles dans la Manche pour visiter un lieu de savoir-faire spécifique de la ville : la Fonderie de cloches Cornille Havard !

    Cette Fonderie - qui est une entreprise familiale - est l"héritière d'une longue tradition qui remonte au Moyen-âge ! Dans un pays chrétien aux milliers de clochers, la demande en cloche doit être satisfaite ! A l'origine, ceux qui fabriquaient les cloches étaient itinérants et se rendaient sur les lieux où l'objet - plutôt massif et encombrant ! - devait être livré - donc au pied des églises et des cathédrales ! Puis, à la fin du XIXème siècle, avec le développement des chemins de fer, ces entreprises purent se sédentariser - les cloches pouvant alors être livrées partout dans le pays grâce aux trains et même à l'étranger depuis les ports ! L'Atelier Cornille Havard - qui emploie actuellement huit ouvriers - a été fondé en 1865, date de la création de la ligne de train Granville-Paris !

    Ces ateliers - il n'y en a que deux en France, l'autre étant à Annecy ! - sont des lieux où les Compagnons exécutent leur savoir-faire ! Tradition et technologie y sont associées dans leur meilleur !

    La Fonderie Cornille Havarde de Villedieu-les-poêlesChaque cloche possède un son spécifique qui est en fait la résultante du rapport entre son épaisseur et son diamètre ! Elles sont en bronze (donc un alliage de cuivre et d'étain) et plus la cloche est grosse, plus son son sera grave - et à diamètre égal, plus l'épaisseur est grande, plus le son est grave - si je ne dit pas de bêtises !

    La visite à Villedieu-les-Poêles est bien sympathique ! En attendant votre guide - qui vous fera visiter l'atelier - vous aurez à disposition quelques petites énigmes ainsi que des cloches de tailles variables sur lesquelles vous pourrez tinter !

    Notre guide était la très agréable Lorna - une jeune anglaise qui s'exprime dans un Français impeccable - et qui connaît bien son sujet ! J'ai cru comprendre qu'il y avait trois guides en tout.

    Vous visiterez donc l'atelier - comptez une heure ! - et verrez donc ainsi les fours en briques dont le plus grand est là depuis 1865 - le tout sur une cheminée visible de l'extérieur avec ses 22 mètres ! La température de fusion du métal est de 1150°C et celui-ci, une fois fondu, s'écoule dans un moule dans une fosse ! Mais avant il faut fabriquer le moule !

    Pour cela, on calcule le son que doit donner la cloche - sa note ! - pour d'abord former La Fonderie Cornille Havarde de Villedieu-les-poêlesdeux gabarits, un externe et un interne ! Puis, à partir de ces gabarits qu'on fait tourner tout autour du futur moule, on réalise ce moule en un mélange d'argile, de crottin de cheval et de poils de chèvre, une recette qui nous vient de l'Antiquité et des Egyptiens ! Le moule se compose de plusieurs parties emboitées les unes dans les autres, puis on va retirer la partie centrale et couler le bronze à l'intérieur !

    A la Fonderie que nous avons visitée, on coule pas mal de cloches - j'ai retenu 500 kg pour déjà une bonne cloche mais certaines - et ce n'est pas rare, feront plusieurs tonnes ! Une cloche a une durée de vie de 250 ans et la cloche la plus grosse du monde est en Birmanie et elle marche encore contrairement à une autre cloche de même taille qui est en Russie !

    On fabrique des cloches pour les rites chrétiens mais aussi des cloches pour l'Asie qui relèvent d'autres confessions et sont plus en forme de "bol de riz" !

    Voilà ! Il y a toujours quelques sorties intéressantes à faire pas loin de chez soi !

    Bientôt, je vous parlerais de la Tapisserie de Bayeux !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Lors du week-end qui vient de s'écouler - en juillet 2016 - j'ai eu l'occasion de faire une virée à Paris et de visiter le Château de Versailles avec un groupe ! C'est un des lieux les plus touristiques de France et le reflet d'une époque, celle de la Monarchie Absolue de Droit Divin !

    Parlons un peu de l'Histoire de Versailles ! A l'origine, Louis XIII décide, en 1623 - 1624, d'édifier un petit pavillon de chasse sur ses terres de Versailles ! Mais le bâtiment est rapidement moqué ! Le Roi a alors recours aux service de son architecte Philibert Le Roy à qui il ordonne la construction d'une demeure plus grande. Le résultat a toujours l'apparence d'une grande demeure seigneuriale et donc rien d'exceptionnel ! Le "petit château de cartes", selon les termes de Saint-Simon, n'évoluera plus jusqu'à la mort du souverain en 1643.

    Par hasard, le futur Louis XIV découvre Versailles pour la première fois en 1641 car son Le Chateau de Versailles et ses Jardins Musicauxpère l'y avait envoyé avec son frère pour échapper à une épidémie de petite vérole qui sévissait à Saint-Germain. Louis XIV y retournera dix ans plus tard pour goûter les plaisirs de la chasse puis régulièrement pour s'y divertir.

    C'est véritablement à Louis XIV que revient la création de Versailles ! Le domaine est idéalement situé, ni trop proche de Paris, toujours prompte à se révolter, ni trop éloigné ! Versailles deviendra la résidence du pouvoir royal de 1682 à 1789 - avec une brève interruption entre 1715 et 1722.

    Dans la Monarchie Absolue, le pouvoir émane du Roi. Louis XIV est le maître absolu, le Roi-Soleil ! A Versailles, tout tourne autour de lui ! Habilement, il va mettre au pas la noblesse qui est passée progressivement du modèle du seigneur féodal guerroyant à l'homme de cour, au courtisan ! La vie à Versailles est réglée selon des rites précis très codifiés, ce que l'on appelle l'étiquette ! Le Roi régule l'accès à sa personne, dispense les faveurs ! Tout est fondé sur le prestige et la représentation dans cette société du XVIIème siècle. Au summum de ce système, Versailles accueille entre 3000 et 10000 personnes, courtisans, ministres, fonctionnaires, valets etc...

    En 1661, au début de son règne personnel, Louis XIV vient se distraire dans le relais de chasse de son père et ordonne les premiers aménagements de ce qui deviendra un immense ensemble ! Les travaux d'aménagements intérieurs sont confiés à Charles Le Brun et extérieurs à André Le Notre et ses fameux Jardins à la Française tout en régularité géométrique ! Le domaine est immense, s'étend sur plus de 830 hectares, et les Jardins sont agrémentés de nombreuses fontaines décorées de statues à Apollon, omniprésent et symbole du Roi ! On trouve aussi un peu partout des Dianes et des Hercules, des dragons et des chevaux...

    La cour se fixe à Versailles mais aussi le gouvernement. Des dizaines de milliers d'hommes ont travaillé sur ce chantier et l'endroit est encore "envahi de maçon" lors de l'"inauguration" en 1682 ! L'ensemble architecturale s'organise autour de la chambre du Roi, laquelle est située en position centrale ! Versailles est aussi célèbre pour sa Galerie des Glaces, dispose de cinq chapelles et bientôt d'un Opéra (sous Louis XV) !

    Le Chateau de Versailles et ses Jardins MusicauxLouis XV succède à son bisaïeul, s'éloigne un temps de Versailles pour Vincennes puis y revient en 1722. Versailles est un "espace public" et l'on peut y croiser le roi lors de ses déplacements et même accéder à sa chambre lorsqu'il en est absent ! L'étiquette qui parait alors surannée devient alors trop lourdes aux successeur du Roi-Soleil ! Louis XV et plus encore Louis XVI et Marie-Antoinette, vont avoir tendance à se retirer en petits cercles dans leurs appartements privés les coupant peu à peu de la noblesse et des courtisans ! Marie-Antoinette va disposer de ses résidences personnelles un peu à l'écart, le Grand et le Petit Trianon !

    A la Révolution, le château est vidé de ses meubles tandis que ses peintures partent au musée du Louvre. L'entretien laisse alors à désirer jusqu'à ce que Napoléon Ier puis les Rois Louis XVIII et Charles X restaurent l'endroit sans cependant en faire le siège du pouvoir ! On pense même détruire le château mais il est sauvé par Louis-Philippe qui, en 1833, le transforme en musée dédié "à toutes les gloires de la France" !

    Versailles sera aussi le lieu ou sera déclarée l'Indépendance des États-Unis d'Amérique, où les députés de la Troisième République se réuniront dans la salle du Congrès pour élire le président de la République jusqu'en 1953, où sera signé le Traité de Versailles qui conclut la Première Guerre mondiale, Élisabeth d'Angleterre y sera reçue en 1957 puis le président Kennedy en 1961, un G7 s'y tiendra en 1982...

    Voilà, je ne rentre pas dans le détail de la description des différentes ailes du château ni des espaces des Jardins pour vous laisser la surprise lors de la visite que ce billet vous a probablement donné envie de faire !

    Le Château de Versailles est classé depuis 30 ans au patrimoine de l'Unesco.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le cinéma circulaire "Arromanches 360" vous propose un expérience immersive dans la réalité de la Seconde Guerre mondiale et les événements dramatiques qui se produisirent en Normandie - "Les 100 jours de Normandie", depuis le Débarquement sur les plages jusqu'à la prise de la "Poche" de Falaise, il y a 72 ans !

    Arromanches 360 - Cinéma circulaire

    Le complexe est situé sur les hauteurs d'Arromanches d'où vous avez une vue imprenable sur les vestiges d'un des deux ports artificiels installés par les Alliés. Constitué de caisson Phoenix immergés au large pour former une digue, ce port permettait aux navires de décharger à l'abri de la houle. Il y avait aussi des chaussées flottantes et des plate-formes suivant les mouvements de la marée.

    Les premiers déchargement commencèrent le 14 juin 1944. En 100 jours, vont arriver à "Port Winston", 400000 soldats, 4 millions de tonnes de matériel et 500000 véhicules. On réalise alors l'ampleur de l'Opération Overlord et de ce qui a suivi !

    Le port reste en service jusqu'au 1er décembre 1944 puis Cherbourg prend le relais ! Il reste encore aujourd'hui quelques caissons Phoenix immergés !

    Le cinéma en lui-même propose une expérience à 360°, en qualité HD et son stéréo qui pulse ! Le documentaire en lui-même est constitué d'images d'archives et est l’œuvre de Daniel Costelle et Isabelle Clarke qui sont bien connus pour les magnifiques et puissants films de la série "Apocalypse". Il est émaillé de discours des grands hommes de l'époque, Churchill, Roosevelt ou De Gaulle et les bruitages y jouent une large part pour vous faire plonger dans cette reconstitution !

    Ce film vous fera toucher l'intensité des combats et les pertes dramatiques que subirent les militaires et les civils de l'époque ! Inimaginable aujourd'hui ! Des villes comme Caen et Saint-Lô furent entièrement détruites !

    Participèrent à ces opérations les Américains, les Britanniques, les Français, les Canadiens, les Polonais et bien d'autres Alliés. Les différentes unités alliées finirent par encercler les forces allemandes dans la poche de Falaise, en les contournant puis mi-août 1944 foncèrent, derrière les blindés du Général Leclerc, vers Paris !

    Ce film, coproduit par le Mémorial de Caen, est un hommage aux combattants de toutes les nations et aux 20000 civils tués pendant cette bataille de libération de l'Europe occidentale qui a suscité tant d'espérances ! A n'en pas douter ces images sont poignantes et l'émotion sera au rendez-vous !

    Les dernières images s'attardent sur le présent et rappellent ce que nous devons au sacrifice de ces hommes !

    Voila! J'aurais l'occasion d'y revenir dans le futur dans le cadre de romans ou de films de fiction traitant de ces événements, ou encore lorsque je reprendrais ma longue série sur la Seconde Guerre mondiale pas à pas !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On dit que le cheval est la plus belle conquête de l'homme ! C'est en effet un animal magnifique, racé, dont la relation avec homo sapiens remonte au néolithique. Si vous êtes amoureux de chevaux, une visite au Haras national du Pin, le plus ancien haras français, dans l'Orne, s'impose !

    Les Haras nationaux furent crées en 1665, sous Colbert, pour remédier à la pénurie de Le Haras national du Pinchevaux du royaume et promouvoir les races françaises. Le Haras national du Pin vit le jour en 1714 sur un site idéal avec des pâturages et un bon approvisionnement en eau. Les premières écuries sont construites en 1715 et les premiers étalons arrivent en 1717. Les plans sont de Robert de Cotte et le Haras du Pin est surnommé le "Versailles des chevaux" ! Le tout est réalisé dans la tradition des Jardins à la Française !

    Le Haras du Pin s'étend sur plus de 1000 hectares. Aujourd’hui, la mission de reproduction est transférée au secteur privé mais maintenue au Haras du Pin grâce à une coopérative d'éleveurs privés, la SCIC.

    Le Domaine est géré par l'EPA (Établissement Public Administratif) Haras national du Pin, l'IFCE, l'ONF (office national des forêts) et l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique) avec une ferme expérimentale avec plus de 1000 bovins.

    Le Haras du Pin accueille plusieurs dizaines de milliers de touristes tous les ans ! Il propose des visites guidées, un Musée dans l’Écurie N°1 et un spectacle équestre - et aussi les célèbres jeudi du Pin. Certes le prix de l'entrée - 16 euros pour un adulte - commence à être conséquent mais cela les vaut largement !

    Le Haras national du PinUn mot sur le spectacle équestre dans le Manège de l'Aure ! Il est des plus réjouissants ! Présenté par le débonnaire Loïc, il se compose de numéros de dressage, de défilé, de numéros comiques, de voltige cosaque ! En ce moment, les artistes à résidence sont Laure Têtard (dressage de poney) et Morgan (voltige). A voir car cela vaut le détour ! Il dure 45 minutes environs !

    A côté de cela, le Haras du Pin organise bien évidemment des compétitions - notamment en 2015 dans le cadre des Jeux Équestres mondiaux - propose des formations - en sellerie, maréchalerie, cavalier jeunes chevaux et attelages - et de la recherche génétique !

    Un dernier mot sur ce qu'il y a à voir au Haras du Pin ! Les terrasses du château tout d'abord ! Puis la sellerie d'honneur et les voitures hippomobiles ! Enfin, les chevaux bien évidemment ! On trouvera de nombreuses races : le percheron - jadis utilisé dans les fermes comme animal de trait avant les tracteurs -, le pur sang arabe, l'anglo arabe, le selle français, le lipizzan, l'hanovrien, le trotteur français, le pur-sang anglais, le pure race espagnol... Au Haras du Pin se trouve également la tombe de Furioso, chef de race, pur sang anglais né en 1939, présent au Haras du Pin de 1946 à 1967, date de sa mort.

    Pour la petite anecdote amusante, on trouve au Haras du Pin, Kheir le barbe arabe gris de huit ans, offert par le Président algérien Abdelaziz Bouteflika en 2007 au Président français,Nicolas Sarkozy, né au haras national de Chaouchaoua, à Tiret, en Algérie.

    Bref, vous l'aurez compris la visite au Haras du Pin constitue un excellent moment. Je ne peux que vous la recommander !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Voici une nouvelle idée de sortie, si vous êtes en Normandie, le Château de Vendeuvre, près de Saint-Pierre-Sur-Dives !

    Pour 10 euros 90, vous aurez accès à 5 "visites" : le Château lui-même, le Musée desLe Château de Vendeuvre meubles miniatures, les cuisines du Château, la collection de niches et les Jets d'eau "surprises".

    Le Château de Vendeuvre est un témoin de la vie au XVIIIème siècle. Il a en effet conservé tout son mobilier. Alexandre de Vendeuvre fut le descendant d'une des plus vieilles familles de Normandie, issue des comtes de Flandre. Il entreprend en 1741 la construction d'une "maison des champs" au goût du jour. Il s'octroie les services du célèbre architecte Jacques-François Blondel pour lui édifier sa résidence d'été.

    Blondel va concevoir une décoration intérieure particulièrement raffinée. Le Château de Vendeuvre est le prototype des grandes demeures aristocratique de cette période.

    Vous pourrez visiter les pièces du rez de chaussée, agrémentées de nombreux meubles d'époques : le vestibule, l'escalier, la Salle à manger, le Grand Salon, le Bureau, le Fumoir, les chambres... Durant la saison 2015 a lieu une exposition temporaire dans le Château : l'Orient à Vendeuvre qui montre toute la passion qu'eurent les gens du Siècle des Lumières pour l'orientalisme !

    Au sous-sol, vous pourrez aussi visiter la cuisine sous son plafond voûté en pierre. Il y a tout pour la cuisson : tourne-broche rôtissoire, four de ménage, four à pâtisseries.

    Dans la pièce à côté, figure la collection de niches d'époque pour animaux familiers, chiens et chats ! Ce fut aussi une mode qui pris son élan à la période moderne, celle des compagnons à quatre pattes. Mais l'Odyssée - avec le chien d'Ulysse, narre déjà la fidélité dont sont capables nos amis à poils !

    Parcourez ensuite les nombreux jardins du château ! Jardins à l'anglaise, à la française, jardin exotique, labyrinthe, plan d'eau et laissez-vous surprendre pas les jets d'eau qui vous arroserons inopinément !

    Il y a aussi la première collection mondiale de meubles miniatures ! Je ne vous en parlerais pas car ne l'ai pas vu n'ayant pris que le ticket pour 4 "visites" !

    Intéressant donc mais peut-être un peu cher !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Mémorial de Caen est le plus illustre des musées des plages du Débarquement, inauguré en 1988 par François Mitterrand et Jean-Marie Girault. Il est un témoin de la mémoire et un jalon pour la paix !

    Il y a trois thématiques abordées au musée : la Seconde Guerre mondiale d'un point de vue global, le Débarquement et la Bataille de Normandie et l'après-guerre : la Guerre Froide ! Je vous renvoie par ailleurs aux articles que j'ai déjà produits sur ces sujets !

    Le Mémorial de Caen - Cité de l'Histoire pour la PaixLa Seconde Guerre mondiale a été une guerre totale qui fit 60 millions de morts dont plus de la moitié furent des civils ! C'est une première dans l'Histoire de l'Humanité. Le Musée revient sur les causes qui ont mené de la fin de la Première Guerre mondiale au début de la Seconde (Traité de Versailles considéré comme un "Diktat", crise économique...) puis montre l'extension du conflit de l'Europe au monde (avec les théâtres en Afrique du Nord, en Russie, dans le Pacifique). Il y a une très riche iconographie et de nombreuses pièces pour illustrer tout cela !

    Une page poignante de cette exposition est le sort dramatique réservé aux Juifs par les nazis : la Solution Finale. La France de Vichy a sa part de responsabilités là-dedans et ce n'est que dans les années 1990 que le Président Jacques Chirac a reconnu celles-ci ! Là encore des objets témoignent, des extraits de discours d'Hitler etc... Bref, c'est glaçant et on peine à imaginer l'horreur qu'ont vécu nos grands-parents dans ce temps-là ! C'est aussi cela le but du musée : transmettre aux plus jeunes et notamment aux lycéens !

    On nous parle aussi bien évidemment de l'effort de guerre, en particulier des Alliés qui finiront par reconquérir le terrain perdu, notamment à partir de 1943 et Stalingrad. Il est aussi question de la Résistance, de De Gaulle et de Jean Moulin !

    Enfin, un bilan de la guerre est dressé : pertes humaines et dégâts matériels mais aussi redécoupage du monde - à Yalta - et création de l'ONU, droit de vote des femmes en France.

    A vrai dire, j'ai effectué une visite du Mémorial de Caen dans le cadre de mes études de Philo, entre étudiants et lycéens ! En 1 heure 30, nous n'avons pu visiter que cette partie consacrée proprement au conflit - et encore en sautant de nombreuses pancartes tant ce musée est riche ! Je ne parlerais donc pas de l'expo sur la Guerre Froide qui fait suite à la WW2, ni celle sur le Débarquement proprement dit - mais j'aurais l'occasion de revenir sur tout cela dans le futur à l'occasion de films, de documentaires et de romans !

    Ma série sur ce conflit n'est par ailleurs pas terminée et reprendras un jour !

    A bientôt !


    1 commentaire
  • Où peut-on observer un papillon comète de Madagascar, une collection de fémurs (humain, vache, chimpanzé...), des Nummulithes, des Ammonites - géantes ! - datant de 10000 ans, des Nautiles de 165 millions d'années, des Masques Fang du Gabon, des tambours, des Ichtyosaures, des restes d'Auroch, des Trilobites, des cerfs-volants, des flèches, des haches, bref autant des objets naturels que des objets artificiels ?!

    Réponse au Muséum d'Histoire naturelle du Havre !

    Ce musée a ouvert en 1881. Il regroupe aussi bien des collections d'archéologie, de paléontologie que des trésors issus de l'ethnologie, l'ethnographie ou la minéralogie ! Ce Musée est un hymne à la science et au savoir si utile à notre époque qui voit un retour de l'obscurantisme religieux !

    Ce Musée a aussi subit des temps difficile car la totalité de ses possessions fut détruite lors des bombardements alliés en 1944 ! On fit alors, lors des décennies suivantes appel à des donateurs et le musée fut reconstruit pour finalement réouvrir en 1973 ! Il possède actuellement 250000 objets - tous ne sont évidemment pas exposés !

    Lorsque j'ai visité ce musée, début janvier 2016, il y avait l'exposition "coulisses" qui s'axe sur une demi-douzaine de thématiques !

    Il y a d'abord l'opposition "Visible/ Invisible". Dès l'entrée du Musée, vous êtes accueilli par un squelette de rhinocéros et un fossile de Campanule giganteum. La nature se donne déjà "à voir" !

    Muséum d'Histoire naturelle du Havre

    Puis, c'est la thématique "Petit/ Grand" soit du Boson de Higgs jusqu'aux Galaxies. On vous présente des microfossiles. Continuez votre visite et vous découvrirez un Scarabée Goliath d'Afrique Centrale, le plus gros insecte connu, un lion d'Afrique empaillé (qui consomme 7 kilos de viande par jour et dont le cri porte à 8 km - du moins de son vivant !). Il y a aussi un python molure - que j'avais observé vivant au Zoo de Jurques ! - originaire d'Inde, de Birmanie et du Viet-Nam. plus proche de chez nous, la Taupe d'Europe, la Musaraigne (qui se nourrit de vers de terre et d'escargots), le Roitelet (un petit oiseau commun par chez nous !). Dans le domaine du petit, enfin, des Ostracodes et des Foraminifères ! Dans le domaine du grand, un squelette suspendu d'une variété de dauphin !

    On passe ensuite au premier étage et la thématique "Connu/ Inconnu". En effet, certain objets qui arrivent au Muséum ont une origine qui demeure inconnue alors que tous les items sont dûment documentés par des savants ! Dans cette salle, une place est accordée largement à l'ethnographie ! Mais on trouve aussi des fossiles de poissons et de crocodiliens. On a également des ouvrages de plantes séchées, des herbiers ! une carte d'Australie de 1800. Pour l'ethnologie, on a des Statuettes Moai ( de l'Île de Pâques) et Baman (du Mali) et des Îles Salomon (dans le Pacifique), des Masques originaires aussi d'Afrique sont exposés, tels ces Masques Lwalwa (du Congo belge). Mais vous l'aurez compris, ce Musée parcourt en réalité les 5 continents !

    On trouvera aussi des dessins exécutés par des Aborigènes, des Masques Wé et Bété de Côte d'Ivoire, une selle de dromadaire Touareg, des lames du Paléolithique moyen ! C'est aussi dans cette salle que l'on trouve une ruche ouverte sur l'extérieur !

    Concernant la paléontologie, elle illustre le chapitre "Apparition/ Disparition" avec des fossiles de Stegosaures, une mâchoire d'Ours des cavernes (du Paléolithique moyen) et une dent de Mammouth. Ne soyez pas effrayé par un saisissant faux-gavial d'Afrique !

    Il y a aussi une thématique "Sacré/Profane" qui concerne les objets artificiels ! On verra des Biface, des Grattoirs, un Poignard à Silex, un Couteau à Moissonner, datant du Paléolithique jusqu’au Néolithique moyen et final ! Citons pêle-mêle un Brassard du Vanuatu, une Herminette cérémonielle des Îles Cook, un Boomerang, des Fruits de Palmiers, une Proue de pirogue Maori finement ouvragée !

    Enfin, il y a la thématique "Complet / Incomplet" car ces objets ne résistent pas toujours à l'épreuve du temps ! On trouvera des céramiques, une Météorite, de la Magnétite, des Dents de Mégalodon, de la Vannerie, un Salafon du Mali (instrument de musique), une Hache de l'Age de Bronze, une Antilope Bongo.

    J'allais oublier le chapitre "Ici/Ailleurs" avec son Ara et son Butor et une collection d'Estampes si chères aux naturalistes !

    Bref, en résumé, ce Musée vous sensibilise à ses problématiques à travers 7 jeux d'oppositions ! C'est intéressant et bien conçu ! C'est ouvert le dimanche et la visite est gratuite alors si vous aimez la science et êtes dans les parages ne vous privez pas !

    J'en ai profité pour acheter à la boutique un livre de poche sur les révolutions scientifiques dont je vous ferais un compte-rendu prochainement !

    En espérant ne pas vous avoir saoulé avec mon "inventaire à la Prévert", je vous dis ...à bientôt !


    votre commentaire
  • En ce dimanche 11 octobre 2015, j'ai fait une petite descente à Villers-sur-Mer pour visiter le Musée L’Odyssée ou encore le Paléospace de Villers -sur-Mer !

    Un musée qui n'occupe pas une grande surface mais qui est bien rempli ! La visite vous prendra une heure et demie environ et il y a quatre espaces différents !

    Il y a d'abord un espace consacré aux Vaches Noires, ces falaises de marnes, d'argiles et de calcaires entre Villers-sur-Mer et Houlgate. On s’intéressera donc ici aux fossiles, Ammonites, Bivalves et autres et à la stratigraphie. Il y a 160 millions d'années, au moment du Jurassique, ces terres étaient sous l'eau et on trouve donc des roches sédimentaires, des pliosaures, des ichthyosaures, des "crocodiles marins " et même des restes de dinosaures !

    Tout ceci vous est exposé à travers de nombreux panneaux, films, objets, documents audio. Il est notamment question de la dispute entre Georges Cuvier (partisan du "fixisme") et Geoffroy Saint-Hilaire (défenseur du "transformisme" avant la Théorie de l’Évolution !). On verra aussi des squelettes reconstitués à l'image du Musée de l'Homme de Paris !

    Le Paléospace L'Odyssée de Villers-sur-Mer

    Une autre partie du musée parle du Marais de Villers-sur-Mer - qui a bien évolué sous l'influence de l'Homme depuis l'Antiquité. C'est une Zone Protégée à la fois pour sa faune et sa flore et on y pratique désormais l'éco-tourisme ! Dès l'Antiquité, on y extrayait du sel.

    Il y a aussi une intéressante exposition sur le Méridien de Greenwich, déterminé avec le système de longitudes, au XIXème siècle alors que l'économie mondiale et la navigation prennent leur essor de plus belle ! Vous y apprendrez ce qu'est un gnomon ou l'Horloge atomique !

    Jusqu'au 1er novembre 2015, il y a enfin une exposition temporaire sur les premiers oiseaux, qui descendent des dinosaures, en particuliers des Théropodes. Très instructif là encore !

    En résumé une exposition pour large public aussi bien touristes de passage qu'amateurs et initiés sans oublier les enfants ! Une visite guidée des marais est aussi possible à certaines heures !

    Et j'ai fait un détour par la boutique pour acheter un T-shirt "Dinosaure" du Paléospace !

    A bientôt !

    PS : Au passage, cet article est le 100ème de la version Skyblog de mon blog si on compte les 13 articles "secrets" !


    votre commentaire
  • Le Château de Balleroy est une merveille architecturale du Grand Siècle, près de la forêt de Cerisy. Il a été construit de 1631 à 1636, sur ordre de Jean de Choisy, conseiller du Roi Louis XIII puis chancelier auprès du Duc Gaston d'Orléans, le frère de celui-ci.

    La conception est du fait de François Mansart, fil d'un charpentier et petit-fils de deux maîtres-maçons (né à Paris, formé à Rennes et Toulouse, architecte également du Château de Blois et du Château de Maisons-Laffitte dans les Yvelines et s'inspirant du Louvre, des Tuileries et du Luxembourg !).

    Le village de Balleroy s'est peu à peu "monté" autour du château vers 1650 - tirant son nom de la "Forêt de Bur" , ancien nom de la forêt de Cerisy avant le rattachement de la Normandie à la France en 1204 ! On constate les symétries et la perspective depuis le sapin en haut de la colline en face. Il s'agit d'un trompe-l'oeil qui fait paraitre le château plus grand du haut de la dénivellation ! Une chapelle en croix grecque s'est aussi élevée en 1650.

    Le Château de Balleroy et son Musée des BallonsL'ensemble du domaine comprend deux tours dont une tour de garde et un colombier - les pigeons constituaient un privilège et une viande de luxe, des messagers potentiels et des fournisseurs de guano. Il y a ensuite deux écuries - une abritant le Musée des Ballons, la boutique, et l'autre la salle d'exposition Choisy où en juin 2015 on peut voir les toiles de Thérèse Jean -T.-J. Toulard !

    Les jardins devant le château sont des ensembles à la Française,  avec des parterres de buis,  créés par Henri Duchêne, paysagiste, au début du XXème siècle. En 1789, lors de la Révolution Française, la famille De Balleroy perdit le château - deux frères De Balleroy furent guillotinés - et le reprit en 1827 et deux paysagistes conçurent des jardins à l'Anglaise pour le vaste parc !

    Il y a aussi une douve qui ne contient pas d'eau car cela aurait été perçu par le Roi comme un "acte de guerre" et deux pavillons, logements de fonction pour les domestiques en schiste du bocage normand et en Pierre de Caen.

    L'entrée de la demeure comprend un escalier suspendu avec un système de clé de voute qui a été récemment entièrement restauré !

    Jean de Choisy était un grand chasseur et il exposait son gibier dans une salle au sol d'ardoise aujourd'hui décorée de tableaux peints par Albert De Balleroy, ami de Manet, de Baudelaire, de Fantin Latour et de Delacroix.

    En 1699, le noble Choisy légua le château à sa cousine,  la princesse d'Harcourt qui fut en 1704 anoblie en marquise par Louis XIV. Cette famille prit le nom de De Balleroy et tint le château durant trois siècles - hormis l'épisode de la Révolution - mais en 1970, Myriam De Balleroy, à court d'argent, le met en vente !

    En 1944, Malcom Forbes, le patron du prestigieux magazine Forbes débarque lors du D-Day . C'est un passionné de Montgolfières et il achète le château en 1970. En 1973, il lance la première manifestation de montgolfières du château, dans le parc, puis il meurt en 1990 et cela marque la fin de l'évènement après que ses héritiers - dont Christopher Forbes - se soient rendus compte des coûts importants. La Mairie de Balleroy organisera un temps la manifestation dans les années 2000.

    Parmi les pièces du château, on a un fumoir, décoré de meubles Second Empire, une salle à manger avec un parquet de Versailles, des boiseries du XIXème siècle représentant les fables de la Fontaine, un service de porcelaine de Sèvres et un chandelier de Murano ainsi qu'un buste en terre cuite de Malcom Forbes.

    La passion de Christopher Forbes étant le XIXème siècle, les chambres d'amis sont décorées des thèmes de la Reine Victoria, de Louis-Philippe et de la Bataille de Waterloo. Il y a aussi un salon d'honneur. Le château fut épargné par les bombardements alliés de 1944 et servit d’hôpital aux Allemands !

    Dans une des anciennes écuries, à l'étage, on trouve le Musée des Aérostiers, passion de Malcom Forbes ! Un petit musée extrêmement bien conçu qui rappelle le rêve d'Icare, qui faillit être concrétisé par les croquis de Léonard de Vinci puis le fut par les Frères Joseph-Michel et Jacques Etienne Montgolfiers, fabricants de papiers à Annonay. Les deux hommes conçurent le ballon à air chaud qui effectua un vil de 2000 mètres en dix minutes sans passager le 4 juin 1783.

    Puis Jacques Alexandre César Charles, à la demande de l'Académie des Sciences, fit voler un ballon àLe Château de Balleroy et son Musée des Ballons hydrogène sans passager à Paris le 27 août 1783.

    Le 19 septembre 1783, les Mongolfiers firent s’élever un ballon à air chaud avec à son bord, un coq, un canard et un mouton qui selon la légende finit ses jours au petit Trianon !

    Le 21 novembre 1783, Jean-Francois Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes firent un vol, qui fut commémoré plus officiellement comme étant le premier vol avec passager. Jean-François Pilâtre de Rozier perdit la vie quelque temps plus tard lorsque sa rozière, aérostat hybride constitué d'un ballon à gaz enfermé dans une enveloppe de montgolfière (la chaleur du foyer dilate le gaz et évite ainsi l'emport de lest), prit feu et chuta.

    Le 1er décembre 1783, Charles et Noël Robert firent le premier vol habité avec un ballon à gaz !

    Et le 15 septembre 1784, Vincent Lunardi, un italien, fit voler le premier ballon à Londres !

    Les exploits allaient se succéder : première traversé - épique ! - de la Manche par Jefferies et Blanchard le 7 janvier 1785 puis traversé de l'Atlantique en 33 jours en 1844. Le ballon fut l'objet d'une nouvelle d'Edgar Poe avec le personnage de Hans Pfall et de Voyages extraordinaires de Jules Verne !

    Par la suite, le ballon fut détrôné par l'avion. Il y eut le désastre du Hindenburg en 1937 ! Les aérostats devaient jouer un rôle dans les deux Guerres mondiales - pour l'observation et la protection !

    Toute cette aventure est brillamment retracée - avec de nombreux documents d'époque - par ce petit musée !

    Une très belle sortie pour une très belle journée !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • J'ai eu l'occasion en ce 8 mai 2015 de visiter le Musée des Impressionnismes de Giverny qui consacrait une exposition temporaire à Degas avec des collections venues du Musée d'Orsay ! Petite présentation du lieu !

    Le Musée des Impressionnismes succède en 2009 au Musée d'art américain de Giverny, crée en 1992. L'endroit étudie lesMusée des Impressionnismes de Giverny suites du mouvement de peinture initié dans la deuxième partie du XIXème siècle par Manet, Renoir, Monet et Degas parmi tant d'autres, privilégiant les paysages extérieurs vus sous une certaine lumière !

    Le musée est géré par la Fondation Terra et possède une salle intitulée "Autour de Monet" qui expose des œuvres impressionnistes et post-impressionnistes.

    Le batiment qui abrite les collections est entouré d'un jardin où vous pouvez admirer - et sentir - des essences de fleurs de toutes les couleurs. Il est également possible de se restaurer !

    Les villes entre Trouville, Rouen et Paris, les bords de Seine, sont en effet un haut lieu de ce courant de peinture qu'est l'Impressionnisme !

    En fait, toute la ville de Giverny est un lieu dédié à la peinture, galeries, jardins et aussi - et surtout ! - la maison de Claude Monet, son jardin initial et son jardin d'eau ! De nombreuses boutiques de souvenirs vous permettront d'acquérir des objets décorés d’œuvres dédiées ou des ouvrages instructifs sur le sujet !

    Concernant l'exposition temporaire Degas - j'aurais l'occasion de commettre dans le futur des billets sur tous ces peintres, Degas, Monet... - elle est très bien conçue, intéressante et bourrée d'informations ! Vous y trouverez évidemment les danseuses de l'Opéra, les paysages mais aussi les premières esquisses, des fusains, l'influence sur le peintre des classiques et des italiens ! C'est -je l'ai dit ! - très intéressants mais d'autant plus si vous vous y connaissez déjà un peu sur le sujet - sinon une petite recherche préalable s'impose !

    Dans le musée, des activités pour les enfants, pour les adultes, pour les groupes sont également organisées !

    Une très bonne journée pour moi et mes amis - avec un temps radieux !

    A bientôt !


    1 commentaire
  • Lors d'un séjour à Paris, j'en ai profité pour visiter l'exposition Star Wars Identities - à la Cité du Cinéma dans le département de Seine-Saint-Denis, une exposition très bien conçue et très intéressante - pour le fan (dont je suis) comme pour le néophyte !

    Star Wars Identities - L'ExpositionCette exhibition est le fruit de la collaboration entre Lucasfilm et X3Productions, gage de sérieux. L'expo se tient en région parisienne jusqu'à la fin des prolongations - le 5 octobre 2014 - puis déménage à Lyon avant de probablement faire le tour du monde !

    Le concept consiste à présenter, dans des vitrines, des objets, des costumes, des maquettes, des croquis, des storyboards ayant servis aux tournages des deux trilogies Épisodes I à VI - et même des documents de la série d'animation The Clone Wars.

    Mais le tout s'articule autour d'un fil rouge - l'identité ! On nous explique que nous sommes le fruit de nos gènes et de l'environnement. On suit ainsi différentes étapes : nos origines qui découlent de l'espèce, des gènes, de nos parents, de notre éducation. Il y a aussi nos influences issues de notre culture, de nos mentors, de nos amis.

    Enfin, il y a nos choix : occupations, personnalité et valeurs. Le visiteur assiste à une dizaine de petits films avec explications scientifiques (génétiques et psychologiques), illustrés par des exemples venus de la saga cinématographique - notamment les vies d'Anakin et de Luke !

    Parmi les objets présentés, on verra le podracer d'Anakin, Han Solo dans la carbonite, les costumes d'Amidala, les armures de Boba Fett, des Stormtroopers, de Dark Vador, R2D2 et C3PO, le costume de Chewbacca, les maquettes du Faucon Millenium, des Destroyers impériaux, des Tie Fighters...

    De nombreux croquis sont visibles : de Ralph McQuarrie, de John Mollo, de Joe Johnston, de Terry Whitlatch, de Dave Filoni...Bref, il y a tellement de pièces - avec un commentaire précis et exact - garantie offerte par la participation de Lucasfilm !

    L'expo vous permet donc de (re)découvrir la genèse de la saga et en même temps de "composer" votre personnage Star Wars - le résultat vous est envoyé par e-mail !

    C'est ainsi que j'ai le plaisir de vous présenter "Syric", Jedi Twi'lek, né sur Coruscant et ayant eu Yoda pour mentor, le parfait intellectuel - un peu mon alter-ego starwasien quoi !

    Une expo qu'il est bon de voir d'autant qu'il existe un beau catalogue d'exposition - et des T-shirts - qui valent le détour !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Souterroscope est un ensemble muséal à Caumont-L'éventé qui tire profit d'une ancienne mine d'ardoise du XIXème siècle pour présenter une exposition sur les temps géologiques, les mondes souterrains de la spéléologie et les roches et minéraux.

    Le Souterroscope des Ardoisières de Caumont-L'éventéLa visite se fait de manière automatique par des jeux de lumières et de sons qui guident le visiteur ! Il faut néanmoins être très attentif pour bien suivre le parcours... J'ai été surpris de voir qu'en ce dimanche pluvieux de juillet 2014, il y avait pas mal de visiteurs !

    Le parcours commence par des panneaux et des enregistrements sonores qui présentent très sommairement les grandes étapes de l'Histoire de la Terre : formation, il y a 4,5 milliards d'années, refroidissement, formation des océans, apparition de la vie. Puis on entre dans le complexe souterrain.

    Il y a quatre salles à visiter. La première est au bout d'un long tunnel creusé à l'origine par les mineurs. Cette première salle abrite une étendue d'eau et explique par un petit film la formation des nappes phréatiques, les eaux de pluies étant filtrées progressivement par les roches.

    La deuxième salle s'ouvre à ciel ouvert sur un puit - le gouffre - qui jadis permettait la sortie des mineurs. Il y a là un spectacle de jets d'eau et de couleurs qui a été mis en place. La vue est assez magnifique !

    La troisième salle explique l'Histoire de l'Ardoise : l'Or Bleu de Caumont dont on décida l'exploitation à partir de la Guerre de Cent ans mais qui ne fut vraiment effectif qu'au XIXème siècle. L'ardoise - argileuse - est imperméable et sert à fabriquer des tuiles. Là encore un petit film sensibilise à ce sujet !

    La quatrième et dernière salle montre le "métier" -on devrait plutôt parler d'une "passion" - de spéléologue et les merveilles du monde souterrain. Là encore au moyen d'un film. Il y a dans la même salle une belle et riche collection de minéraux du monde entier : pyrites, quartz, améthyste etc... d'Inde, de Namibie, des USA, Du Maroc, du Pakistan, de Sibérie. La collection complète du musée comprends 3500 pièces !

    Prière de se munir d'un casque pour une visite qui dure une heure. Visite intéressant et instructive... à condition d'être bien synchro avec les jeux de lumières et de sons qui vous guident dans les tunnels !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Nous allons aujourd'hui faire une sortie à Falaise, à "Automates Avenue" où une exposition permanenteLe Musée des Automates de Falaise vous présente des jouets mécaniques dans une demi-douzaine de vitrines.

    Les automates se développent au XVIIIème siècle - même si on en trouve déjà dès l'antiquité. On connait l'automate de Vaucanson, un canard mécanique capable de digestion.

    La famille Decamp se lança au XIXème siècle dans la fabrication d'automates. En 1909, le commandant Peary atteint le Pole Nord et il est décidé de relater, de "reconstituer" cette aventure dans les vitrines du magasin "Le Bon Marché" à Paris.

    Ce sont les premières vitrines animées, une attraction florissante entre les années 1920 et 1950 et même au delà !

    La visite du Musée des Automates vous prendra entre 45 minutes et 1 heure. On y voit des vitrines, des reconstitutions d'un atelier de fabrication de jouets mécaniques - les cinq étapes essentielles - des affiches de pub de l'époque etc...

    Le musée abrite également une exposition André Lemaitre, un peintre de Falaise qui peignit plus de 4000 toiles, ne faisant jamais de croquis préalables.

    En ce moment - été 2014 - il y a aussi une exposition temporaire présentant une cinquantaine d'hommes et de femmes originaires de la Normandie : Guillaume le Conquérant, Corneille, Charlotte Corday , Gustave Flaubert, Maupassant, Pierre-Simon de Laplace, Jacques Prévert, Jacques Anquetil etc...

    Bref, trois petites expositions bien sympathiques, à voir par temps pluvieux comme aujourd'hui !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Musée de Vieux-la-RomaineCe dimanche, j'ai défié la pollution pour aller visiter le Musée archéologique de Vieux-la-Romaine. Il s'agit d'une muséographie d'objets autour de sites gallo-romains du peuple des Viducasses qui habitaient la Plaine de Caen au début de l'ère chrétienne/ fin de l'Antiquité.

    Vieux-la-Romaine est bâtit sur une ville encore plus ancienne qui se nommait Aregenua et était une capitale de l'Empire romain, peuplée de 3500 à 6000 habitants et qui connu son apogée du I au IIIème siècle après JC, avant de décliner au IVème siècle. C'était la capitale du peuple des Viducasses (je vous renvoie à mon billet récent sur "La Normandie durant l'Antiquité").

    Le territoire de la ville est estimé entre 23 et 40 ha et la cité présentait un réseau de voies, de monuments publics (thermes, théâtre,forum...), de nombreux quartiers d'habitat (dont la Maison du Grand Péristyle) de commerce et d'artisanat.

    Le plus célèbre des Viducasses demeure Titus Sennius Sollemius, un aristocrate et délégué de ses compatriotes à l'Assemblée des Trois Gaules à Lyon. Il fit reconstruire des thermes et les habitants d'Aregenua lui élevèrent une statue dont on retrouva le socle, le Marbre de Thorigny,en 1580.

    Les recherches archéologiques sur le site de Vieux-la-Romaine commencèrent vraiment en 1697 à l'initiative de Nicolas Foucault, un riche collectionneur, et son secrétaire Antoine Galland. Ils feront dégager entre 1702 et 1705 le vaste ensemble des Thermes Sud.

    La création de la Société des Antiquaires de Normandie en 1824 relance la recherche archéologique à Vieux. C'est là que l'érudit Arcisse de Gaumont entre en scène. Un Musée est ouvert à Caen en 1855 et les découvertes faites sur le site rejoignent cet ensemble.

    La cité d'Aregenua décline dès le IVème siècle. Au VIIème siècle, un village se développe à l'emplacement de l'ancienne ville romaine. Naissent alors le quartier Sainte-Marie puis le quartier Saint-Martin constitués d'un ensemble de petites cabanes. Les habitants tirent leurs ressources de l'agriculture. La nécropole, d'abord localisée à l'écart des habitations, va être remplacée par un cimetière autour d'une église nouvellement construite. Les coutumes d'origines germaniques succèdent aux coutumes romaines puis sont remplacées à leurs tours.

    En 1987, on lance un nouveau programme de recherche. Un Musée présente actuellement plus d'un millier d'objets dans une salle d'exposition permanente de 600 m2 en cinq séquences : la ville, la maison, la vie quotidienne, l'archéologie à Vieux et la passage de la ville romaine au village médiéval.

    Une bonne petite visite pour un dimanche culturel !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Dans le roman de François-Michel Dupont, Mémoire à bout portant, il est question d'un livre piégé. Livres Le Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcelpiégés, stylo-pistolet sont autant d'"armes" improvisées et bricolées par la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. On mentionne aussi dans le livre un Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel, bâti autour de la mémoire d'un célèbre maquis qui participa à l'Opération Overlord.

    De quoi retourne-t-il ?

    Le Maquis de la Résistance Bretonne s'organisa dans le Morbihan autour de Saint-Marcel. Ce groupe a été crée en février 1943 pour recevoir des parachutages d'armes. En mars 1944, il subit le contrecoup de plusieurs arrestations.

    Le 5 juin 1944, veille d'Overlord, le colonel Morice, chef départemental F.F.I. ordonne le rassemblement du maquis - 2500 hommes - à la Nouette, une ferme près de Saint-Marcel. Ces Résistants seront d'une précieuse aide pour les parachutages de SAS qui auront lieu par la suite ! Le 18 juin 1944 aura lieu un combat mémorable !

    Aujourd'hui, le Musée de la Résistance Bretonne à Saint-Marcel célèbre la mémoire de ces héros autour de collections diverses - c'est dans ce cadre que l'on retrouve les armes improvisés par ces combattants ! Ce Musée a été inauguré le 24 juin 1984.

    Les objets sont rassemblés dans six salles complétés par des documents audiovisuels et des maquettes, le tout dans un arrangement muséologique étudié, au total 1500 m2 d'expositions. Le Musée abrite également les collections des parachutistes de la France Libre !

    Voilà - je n'ai pas eu l'occasion de visiter ce musée - mais à l'avenir en visiterait certainement d'autres autour des Plages du Débarquement dont on va célébrer cet été 2014 les 70 ans - et ceci rentre dans un projet de site sur Mémoire à bout portant dans le cadre du Salon du Livre de Caen 2014 - Passage de témoins.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Musée d'Alençon est, au départ, un cabinet d'histoire naturelle fondée en 1794, dans le prolongement des cabinets de curiosités du Siècle des Lumières.

    Sous l'impulsion d'alençonnais tels Léon de la Sicotière, nourri par des prêts comme ceux de Charles-Philippe Marquis de Chennevieres-Pointel ou Pierre François Godard composés de sculptures, dessins, gravures etc... le Musée d'Alençon va se développer.

    A la Révolution française, de nombreux tableaux, livres et autres œuvres d'arts sont confisqués et mis dans des dépôts. Pour les exploiter, on mettra en route des projets de bibliothèques (municipales) et de musées comme à Alençon.

    La création du Musée d'Alençon a lieu proprement dit en 1857 - année des Fleurs du Mal - d'abord logé dans l’Hôtel de Ville puis à la Maison d'Ozé et enfin au Collège des Jésuites en 1981.

    Actuellement, le Musée comporte trois expositions permanentes : l'exposition sur la dentelle et le Point d'Alençon, la collection cambodgienne d'Adhémare Leclère et une collection de Beaux-Arts !

    Le Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d'AlençonLa dentelle d'Alençon est une dentelle à l'aiguille, véritable travail d'art, par des ouvrières hautement qualifiées, travaillant jusqu'à 1000 heures sur une seule pièce !

    Le Point de France est développé par Madame La Perrière (1605 - 1677) et imite le Point de Venise. En 1665, Colbert accorde un privilège d'installer une manufacture à Alençon pour promouvoir le Point de France qui devient le Point d'Alençon. Cette dentelle d'hiver est alors très prisée à Versailles ! Dans le courant du XVIIIème siècle, on compte 80 manufactures en France et près de dix mille ouvrières ! Par la suite, avec les crises, la production s'amenuise mais le savoir de la dentellerie est toujours conservé de nos jours !

    Depuis 1976, les dentellières de l'Atelier National du Point d'Alençon pérennisent ce savoir-faire.

    Une collection d'objets venus d'Asie du Sud-Est est présentée au Musée d'Alençon. C'est une donation d'Adhémard Leclère (1853-1917), administrateur colonial en Indochine entre 1886 et 1911 et originaire d'Alençon. Ancien ouvrier typographe, foncièrement humaniste et à l'esprit curieux, il fait partie de ces pionniers à s'être résolument tourné vers ceux que l'on appelait les « indigènes » et à apprendre la langue khmère. Des masques, des sculptures, des figurines, des armes, des photos défileront sous vos yeux !

    Enfin, il y a aussi une collection de peintures, des XVIIIème et XIXème siècles, de l'école française et flamande, des portraits, des paysages ou des natures mortes. Assez classique finalement !

    Voilà ! Un bon musée est toujours un moment agréable à passer surtout en ces jours de pluies !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • J'ai mis à profit ce jour férié du 11 novembre pour faire une fois de plus un peu de tourisme local ! Escapade qui m'amena à Etretat - là où a grandi mon paternel - dans le Pays de Caux.

    Nous allons donc une fois de plus explorer la Normandie des temps anciens et des traditions - quelque part entre 1800 et 1950.

    La Maison des Traditions Normandes de Saint Maclou La Brière s'est bâtit autour de la collection d'un La Maison des Traiditions Normandes de Saint Maclou La Brièreparticulier avide de connaissances (Mr Bernier si j'ai bien compris !) et est gérée par une association Loi 1901 - de bénévoles donc - rassemblant des passionnés du patrimoine. C'est un musée qui ne paie pas de mine mais beaucoup plus intéressant que pas mal d'endroits plus tape à l’œil. De plus, les guides et les encadrants sont très accueillants et compétents !

    Que peux-t-on voir dans cette bâtisse du XVIème siècle, sur un espace de 700 mètres carrés ?

    Plusieurs choses - en 4 ou 5 salles plutôt vastes et bien remplies - au sein de scènes du temps jadis reconstituées !

    Il y a d'abord une riche collection de voitures à cheval - une d'entre elle a d'ailleurs été utilisé récemment pour le tournage d'un film d'époque ! C'était au temps de Maupassant que ces véhicules français aux noms anglais arpentaient les rues des grandes villes. C'était avant les années 1870, la Seconde Révolution industrielle, les premiers prototypes de voitures à moteur, l'exploitation de l'or noir (jusque là sous-utilisé pour l'éclairage) puis la production en masse début 1910, la Bataille de la Marne gagnée grâce aux taxis...

    On peut aussi voir des ustensiles pour ramasser les pommes, des pressoirs et apprendre la fabrication du cidre et du calvados, bien que le terme soit réservé à la Basse-Normandie et non à la vallée de Seine ou on doit parler plutôt d'alcool de pomme ! Distilleurs, alambics, pressoirs... les bouilleurs de cru ne sont pas loin !

    Il y a ensuite deux types de reconstitutions.

    D'une part, l'habitat au XIXème siècle d'une famille modeste : cuisine et chambre.

    D'autre part, les métiers traditionnels tels que bucheron, tonnelier, la collecte du lait et la culture du lin, certes pratiquée depuis la Haute-Antiquité mais dont la Normandie produit la meilleure qualité au monde.

    Vous l'aurez compris, il est possible - sur renseignements - de faire des visites guidées où maintes explications vous seront fournies !

    Bref un très bon moment ! Et non loin de là passez saluer l'Aiguille d'Etretat qu'on dit creuse et abritant le trésor d'Arsène Lupin !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Après un billet sur les bibliothèques municipales et, plus récemment un article sur la BMVR de Caen, je vais maintenant vous introduire à une bibliothèque du début du XXème siècle, assez atypique, la Bibliothèque Warburg.

    La Bibliothèque WarburgAby Warburg est né en 1866 à Hambourg au sein d'une dynastie de banquiers juifs. Mais la finance n'intéresse pas le jeune Aby. Sa passion, ce sont les livres. Dans cette optique, assouvir sa fièvre pour les livres, il aurait vendu son droit d'ainesse à un de ses frères en échange à ce qu'on lui fournisse toujours tous les livres qu'il désirait ! Il s'inscrit ensuite en Histoire de l'Art à l'Université de Bonn où il rencontre Mary, une jeune fille protestante qu'il épouse.

    Aby Warburg pratique, dans ses études, la transdisciplinarité (qui est actuellement, en ce début de XXIème siècle le dada de nombreux universitaires sans qu'ils aient réellement le bagage intellectuel pour la pratiquer !). Aby Warburg se passionne ainsi pour les cours de philologie d'Hermann Usener à Bonn, professeur qui rêve d'une "morphologie des idées religieuses" et mélange mythes antiques, psychologie et anthropologie.

    Parmi les autres cours appréciés par Warburg, il y a celui de Jacob Burckhardt, historien de l'art, auteur en 1860 de La Civilisation de la Renaissance en Italie, ainsi que les théories de l'évolutionniste Charles Darwin (1809 - 1882) et l'anthropologie naissante avec Edward Burnett Tylor.

    En 1893, Aby Warburg publie une thèse sur le peintre florentin Botticelli et prépare ainsi sa méthode de travail. Puis ce sont des essais sur la Renaissance florentine et flamande. Warburg s'intéresse au caractère anthropologique de l'image qui doit être étudiée selon le contexte social, spirituel et symbolique (croisement de disciplines donc !). Son approche de l'art ne se préoccupe donc pas de la seule beauté des œuvres ! Il baptisera cette méthode"iconologie".

    Aby Warburg se caractérise par son esprit encyclopédique. En 1895 - 1896, il se rends dans les pueblos, les villages indiens du sud-ouest des États-Unis où vivent les Hopi pour étudier leurs croyances ancestrales. Il en rapporte nombre de notes, de photos et d'objets qu'il donne au musée ethnographique de Hambourg

    C'est à son retour en Allemagne qu'il décide de transformer sa bibliothèque qui compte alors près de 20000 volumes ! Il va l'ouvrir aux chercheurs et la finance par la banque familiale. La Bibliothèque Warburg ouvre à Hambourg en 1919. Il voit dans cette institution un résultat positif de l'emploi de l'argent et du capitalisme.

    Mais cette bibliothèque est atypique. Les livres ne sont ni classés chronologiquement, ni par auteur mais selon un rapport de "proximité de sujet". Il y a donc une organisation thématique des étagères qui est censée procurer au chercheur ce qu'il recherche. Les livres sont à cette fin rangés par catégories : Image, Langage, Action... Warburg est fidèle à sa théorie de l'interdisciplinarité. On note aussi la présence de disciplines "méprisées" comme l'alchimie ou la divination !

    Mais l'esprit - brillant - d'Aby Warburg va s'égarer dans ces labyrinthes : il devient paranoïaque, voit des bolcheviks et des antisémites partout, se croit responsable de la défaite de l'Allemagne en 1918. Après une crise de folie, il est interné dans un hôpital psychiatrique et est transféré en 1921 à Bellevue, la clinique de Ludwig Binswanger, un des premiers à avoir introduit la méthode psychanalytique en clinique. Aby Warburg vit son internement comme un enfer !

    Pourtant Binswanger encourage les travaux intellectuels de Warburg et fait établir un journal de son évolution mentale. Le 21 avril 1923, le patient Aby Warburg présente même une conférence sur les indiens Hopi à l'intérieur de l’hôpital, conférence ou il analyse le rôle de l'irrationnel dans les croyances de ce peuple, au moment où lui-même lutte contre ses démons intérieurs ! Cette communication est une victoire mais il ne sortira toutefois de Bellevue que quelques mois plus tard.

    Par la suite, Warburg continuera à écrire malgré sa fragilité, multipliant les pistes de recherches. Il meurt en 1929 en laissant de nombreux projet inachevés comme une Histoire des religions.

    Sa postérité se fait jour chez Ernst Cassirer, Erwin Panofsky ou encore Ernst Gombrich qui reprennent sa méthode "iconologique". Sa bibliothèque est toujours ouverte aux chercheurs à Londres, après son transfert en 1930, à Woburn, au coeur de Bloomsbury où elle compte actuellement près de 400000 volumes !

    A bientôt !

    Source : Article de Sophie Pujas dans "Le Point Références" N°35 - Septembre/Octobre 2011


    votre commentaire
  • Cette année - 2013 - un nouveau chantier a été lancé sur la presqu'ile de Caen, entre le centre commercial Une Bibliothèque Multimédia pour Caende la ville et la Gare SNCF. Il s'agit de construire une nouvelle Bibliothèque Multimédia à Vocation Régionale (BMVR). L'ancienne bibliothèque, non loin de l'Abbaye aux Hommes et de la mairie est en effet devenue trop vétuste !

    Les bibliothèques de Caen-La-Mer forment un réseau entre une vingtaine de communes. La BMVR va être le nouveau poumon de l'activité bibliophile de la région bas-normande. Cette bibliothèque devrait ouvrir ses porte en 2016 (initialement 2015 !)

    On pourra y consulter des livres mais aussi des CD, des DVD, des cédéroms, des livres électroniques et accéder à de nombreux accès internet pour des recherches documentaires. Caen étant aussi ville universitaire, ce dernier point devrait être un atout pour les 30000 étudiants du coin.

    Le bâtiment en lui-même occupera une superficie de 12000 mètres carrés, sur 4 niveaux, avec des grandes baies vitrées pour laisser entrer la lumière. Vu du ciel, l'ensemble aura la forme d'un X (croix de Saint-André).

    Il y aura 4 pôles thématiques : Arts, Littérature, Sciences humaines et Sciences et techniques. Signalons la présence d'un auditorium de 150 places assises pour rencontres, débats et colloques, d'un espace exposition de 321 mètres carrés, 2 salons de lectures, un café restaurant, un kiosque presse, des places de travail cablé et un espace Enfant.

    Rappelons que le rôle traditionnel de toute bibliothèque est au moins double : favoriser l'accès du public à la lecture et préserver et conserver le patrimoine - diffusion et archivage. C'est notre mémoire qui est en jeu à une époque où le temps ne se conçoit plus de la même façon, sinon dans l'instantanéité !

    Le prix de cet ensemble est estimé à 51 millions d'euros. Il y aura sur place plus d'un million de documents dont 120000 à destination du public en "libre accès".

    Enfin, nommons l'architecte du projet qui est Rem Koolhaas qui a déjà reçu plusieurs prix d'architecture dont le prix Pritzker en 2000 !

    Bonnes lectures en prévision dès 2016 !


    votre commentaire
  • J'ai, à ce jour, consacré trois billets aux œuvres d'arts du Musée du Louvre - il y en aura d'autres ! Mais en attendant, revenons un peu, dans les grands traits sur l'Histoire de ce château qui a connu bien des évolutions depuis le XIIème siècle !

    En 1190, le roi Philippe II dit Philippe Auguste s’apprête à partir pour la troisième croisade afin de reprendre les lieux saints à Saladin. Mais, il ne souhaite pas laisser, Paris, la capitale de son royaume sans défense face aux Anglo-Normands, les Plantagenêts (rappelons que le roi d'Angleterre est l'égal du roi de France mais que le duc de Normandie est son vassal et que la Normandie ne sera conquise et intégrée à la France qu'en 1204 !). Philippe Auguste décide alors de faire ceindre le centre névralgique des Capétiens d'un rempart qu'il flanque extérieurement, à l'ouest, sur la rive droite de la Seine d'une forteresse : c'est l'apparition du Louvre !

    L'étymologie de cette construction n'est pas certaine : léproserie, chenil pour la chasse aux loups; les spécialistes s'interrogent encore !

    A cette époque, le Louvre est donc une place-forte militaire davantage qu'un palais; son donjon domine la ville, et si Philippe le Bel y fit donner des festins, le caractère palatial n’apparait qu'au XIVème siècle !

    Les fortifications de Paris sont étendues à partir de 1356 et le Louvre perd son rôle de bastion avancé de défense. Puis, c'est l'épisode de la révolte des marchands avec à leur tête Etienne Marcel qui menacent le futur Charles V dans son palais de la Conciergerie. Charles V abandonne la Conciergerie aux magistrats et fait transformer le Louvre en château de plaisance. Dès 1360, une armée de maçons est à l’œuvre !

    C'est ainsi que l'ancienne tour de la Fauconnerie devient la tour de la Librairie aménagée pour recevoir les 917 manuscrits de Charles V (ce sont les débuts de la Bibliothèque Royale, ancêtre lointain de la BnF !).

    En 1420, Charles VI, roi dément, livre le royaume aux Plantagenêts. On fait mains basse sur les manuscrits et le Louvre devient prison. Il faudra attendre François Ier pour voir le Louvre se relever !

    François Ier, revenu de sa captivité madrilène en 1527, fait à son tour aménagé le Louvre pour le rendre moins austère, enlever tout ce qui pourrait rappeler la prison. Mais François Ier a de nombreux châteaux : Blois, Chambord, Fontainebleau, Villers-Cotterets, Saint-Germain-en-Laye et il partage son temps entre toutes ses demeures. il délaisse donc le Louvre mais fait toutefois démolir le donjon pour plaire aux Parisiens.

    Henri II, son fils, fait aménager la salle des Cariatides, la salle des Gardes... Cadre somptueux pour donner des fêtes toutes aussi somptueuses ! C'est le faste des Valois !

    Tout ceci est malheureusement entaché par la tristement célèbre Saint-Barthélémy; la nuit du 24 août 1572 ( je vous renvoie à mon billet sur Charly 9 de Jean Teulé !).

    Catherine de Médicis fait alors construire, à l'ouest, le Palais des Tuileries. C'est Henri IV qui va faire rattacher la partie est du Louvre à ce nouveau palais. Comme il n'a pas le droit d'exproprier le voisinage, il se contente de faire bâtir une "galerie de jonction".

    Louis XIII reprend les travaux du Louvre en 1624 et Louis XIV mène à terme le quadruplement de la cour Carrée et dote le palais de la Colonnade face à Saint-Germain-en-Laye. Le Roi Soleil abandonne pourtant le Louvre pour Versailles en 1978 où la cour s'enracinera ! Ce sont alors les Académies royales qui s'installent dans le palais vacant et non terminé.

    En 1789, la famille royale quitte Versailles pour Paris, non pour le Louvre mais pour les Tuileries ! Durant tout le XVIIIème siècle, Voltaire a longuement dénoncer la déchéance du palais, devenu l'asile des hiboux !

    C'est alors que le Louvre entame sa vocation de Musée d'Arts. La Révolution Française y crée le Muséum central de la République, qui par décret de la Convention du 10 août 1793, est ouvert dans la Grande Galerie ! Sous Napoléon Ier, les travaux reprennent ! Ceux-ci seront achevé par son neveu, Napoléon III. Le "Nouveau Louvre" est inauguré le 14 août 1857 : l'intérieur est éblouissant !

    Les Tuileries connaissent un sort funeste ! La Commune de Paris y organise des fêtes et les brûle le 23 mars 1871. En 1882, Charles Garnier est chargé de démolir ce qui reste du palais de Catherine de Médicis !

    Histoire du LouvreLe Louvre commence à prendre sa forme définitive, qu'on lui connait aujourd'hui. Il a beaucoup bénéficié , dans sa vocation de Musée, de la Révolution et de l'Empire, notamment des "prises de Guerre" de Napoléon Ier !

    Le dernier épisode en date est la construction de la "Pyramide du Louvre" en 1989 , à l'impulsion de François Mitterrand, oeuvre du sino-américain Leoh Ming Pei.

    Bonne visite ! Et à bientôt !


    votre commentaire
  • Le Musée de la Mine du Molay-Littry se situe en Basse-Normandie, près de la forêt de Cerisy, entre BayeuxLe Musée de la Mine du Molay-Littry et Saint-Lô.

    Tout commence il y a 280 millions d'années... On trouvait alors une forêt tropicale à Littry. Les végétaux qui poussaient en bordure des lacs s'accumulèrent ensuite à leur mort au fond de ceux-ci et se transformèrent lentement en charbon.

    Des éons plus tard, un paysan découvre un affleurement de charbon à Littry en 1741.

    Ces terres appartenaient alors à Jacques de la Cour, marquis de Balleroy, qui pour des raisons politiques fût prier de quitter la cour de Louis XV et d'aller s'occuper de sa propriété. En 1744, il reçoit la concession de la mine de Littry, dont le charbon, de mauvaise qualité en raison de présence de schiste, sert pour alimenter les forges mais surtout par la suite pour fabriquer de la chaux.

    Mais en 1747, le marquis de Balleroy vend sa concession à une compagnie nouvellement crée, la Compagnie des Mines de Littry.

    De 1749 à 1756, on installe une pompe à feu à Littry.

    Progressivement, plusieurs gisements sont découverts : en 1759, on ouvre la fosse Frandemiche à l'emplacement du musée actuel puis en 1763, la fosse Sainte-Barbe du nom de la patronne des mineurs. Ensuite, en 1784, on ouvre la fosse Saint-Georges au moment ou Pierre-Olivier Noël prend la direction de la Compagnie.

    Avec l'invention de la vapeur à la fin XVIII ème - début du XIXème siècle, on installe la première machine à vapeur à rotation sur la fosse Saint-Georges. Dans le même temps, Louis Héricart de Thury, élève-ingénieur présente son Mémoire sur la houillière de Littry à l'Ecole des Mines de Paris.

    En 1804, on fonde la chapelle des mineurs, dédiée à Sainte-Barbe.

    En 1836, Pierre-Olivier Noël décède et est remplacé par son gendre, Philippe Guillaume Lance en tant que directeur de la Compagnie.

    L'activité bat encore son plein en 1844 avec le début de la remontée de la houille à Saint-Martin-de-Blagny au lieu-dit Fumichon mais la houille française est sévèrement concurrencé par la houille anglaise. Les puits de Fumichon seront les seuls qui demeureront en 1864. La Compagnie cesse ses activités, face à la concurrence et des coûts trop importants et une activité pas assez rentable en 1880.

    Une reprise d'activité aura lieu provisoirement durant la Seconde Guerre Mondiale, de 1941 à 1949, sous l'égide de la Compagnie des Mines de Soumont et la Société Metallurgique Normande (SMN).

    Le Musée de la Mine existe depuis 1907 et est l'un des plus anciens musées d'Histoire des mines en France sur l'emplacement de la fosse Frandemiche, inauguré alors dans les mêmes batiments que l'Ecole de dentellerie construits grâce aux dons de messieurs Labbey et Durand. Il a connu une rénovation et des fouilles archéologiques qui ont permis d'exhumer un puit de mine en 1996 - 1997.

    C'est un très beau musée dont je vous recommande fortement la visite.On peut y voir la machine à vapeur à rotation, une galerie de mine reconstituée et une maquette de la mine de Bruay-en -Artois exposée en 1900 à l'Exposition Universelle parmi les pièces maitresses mais pas les seules exposées.

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur le travail et la vie des mineurs mais vous pourrez découvrir tout cela lors d'une visite ou en vous procurant "le Charbon en Normandie" aux éditions OREP par Philippe Bernouis, par ailleurs directeur de ce musée et aussi du musée du Moulin de Marcy non loin de là !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Un petit interlude touristique pour changer un peu ! Découvrons les trésors de la Normandie !L'Île de Tatihou - Saint-Vaast-la-Hougue

    J'ai eu l'occasion de visiter Saint-Vaast-la-Hougue, sur la côte est du Cotentin (Manche) à au moins trois reprises dans ma vie : les premières fois à la fin des années 1990 pour observer la faune et la flore locales dans le cadre de mes études de biologie et plus récemment, en 2012, je me suis "aventuré" sur Tatihou !

    Bien entendu, rien ne remplacera la visite que vous pourriez faire un jour en ces lieux !

    L'île de Tatihou est à la fois un jardin naturel, un site ornithologique, un lieu calme et reposant. Le lieu recèle aussi des témoignages d'Histoire : musée maritime, fortification de Vauban

    On accède à l'île grâce à une navette de bateaux qui part du port de Saint-Vaast. Les horaires varient selon la saison. Le mieux est encore de vous renseigner à la Billeterie Tatihou Quai Vauban 50550 Saint-Vaast-la-Hougue (02-33-23-19-92). Il y a possibilité de se restaurer à Saint-Vaast ou, là encore selon les saisons sur l'île elle-même à l'ombre du fort Vauban.

    Tatihou témoigne de 300 ans d'évènements militaires et de vocations commerciales, scientifiques et éducatives.

    Le musée de Tatihou comprends plusieurs expositions. Lorsque j'y suis allé en 2012, il y avait une histoire du yachting, un panorama des techniques de pêche et de conservation du poisson et une présentation des vestiges archéologiques de La Hougue, les restes d 'un navire de La flotte du Roi-Soleil (1692) retrouvé il y a quelques décennies.

    Aux alentours du musée, vous trouverez des jardins floraux agrémentés de plantations d'ici et d'ailleurs. Un lieu propice à la sérennité !

    A une extrémité, il y a la tour Vauban, construction du célèbre architecte de Louis XIV (je vous renvoie par ailleurs à mes billets sur "les guerres de Louis XIV !).

    Il y a aussi alentours des colonies de goélands et d'aigrettes !

    Enfin, signalons qu'à la mi-août, il y a un festival des musiques du large, les "Traversées Tatihou" !

    Bonne promenade et à bientôt !


    votre commentaire
  • Maison Jacques Prévert - Omonville-La-PetiteJ'ai eu l'occasion en ce jour de Fête Nationale de visiter la dernière demeure du vivant d'un grand célébrant de la Langue Française, idole de nos écoles primaires et de nos collèges (mais plus rare dans nos universités), à savoir Jacques Prévert !

    Pour vous parler de cette visite, je me bornerais à paraphraser la brochure touristique du Musée qui contient les principaux éléments biographiques. J'aurais la possibilité dans l'avenir de vous parler plus en détail de l’œuvre, livre par livre, film par film ou chanson par chanson (éventuellement !). Je vais tout de même vous dire mon ressenti : une visite que j'aurais pu placer dans la catégorie "Coups de coeur" plutôt que Musée. Prévert est un personnage attachant, anticonformiste et velléitaire. Sa maison respire son âme ! J'ai aussi signé le livre d'or d'un -certes pas très original - "un voyage dans la littérature et l'histoire - Très intéressant !".

    Jacques Prévert donc ! Il est né en 1900 à Neuilly et découvre le Cap de la Hague dans les années 1930. Il habitera tour à tour Paris et la Province (suite à l'Exode de 1940). Il acquiert à 70 ans une demeure campagnarde non loin de celle de son vieil ami, le décorateur de cinéma Alexandre Trauner. Il y finit ses jours en 1977, victime d'un cancer du poumon (pour mémoire, on le voit quasiment toujours une cigarette à la bouche).

    Dans sa jeunesse, il fréquente les surréalistes : Breton, Eluard, Aragon, Desnos, Ernst, et les peintres : Picasso, Braque. Mais fatigué du caractère "despotique" de Breton, il fait comme beaucoup et rompt dans les années 1930. Il fait partie des signataires de "Un cadavre".

    Toujours dans les années 1930, il se lance dans l'écriture pour le théatre et le Groupe Octobre, troupe de théatre issu du milieu ouvrier en réaction à la montée du fascisme et qui se dissoudra en 1936 après la désillusion du Front Populaire. Il se lance aussi dans le cinéma, beaucoup avec Marcel Carné : Drôle de drame, Le Quai des brumes, Les visiteurs du soir, les enfants du Paradis...

    Mais Prévert est révélé en 1946, à un moment où la société aspire à se débarrasser des tensions des années précédentes, avec le recueil Paroles (composé pourtant de textes d'avant-guerre pour la plupart). Il rencontre aussi le succès dans la chanson avec Kosma (Barbara, Les feuiilles mortes) et ses interprètes sont Juliette Greco, Mouloudji, Montand...

    A la fin de sa vie, il se met aux collages (qu'il a découvert à la suite d'une chute d'une fenêtre de la maison de la Radio en 1948 !) qui constituent pour lui, habitué de l'image, une autre forme de poésie.

    Ce que l'on retiendra de Jacques Prévert, c'est qu'il a mis la façon de parler des gens dans ses poèmes (nombreux calembours par exemple). Il avait un goût pour le burlesque, la bouffonnerie et une sympathie pour les gens du peuple (il a été le premier à introduire des héros ouvriers - interprétés par Gabin - au cinéma). Enfin, il détestait la guerre et était irrespectueux de tous les pouvoirs (dont les abus religieux).

    Je vous invite à (re)découvrir son œuvre qui est facile (du moins en apparence) d'accès (et n'en est pas moins pourvue de profondeur !).

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Je profite de mon nouveau PC pour reprendre des séries d'articles sur ce blog !

    Cette fois-ci, je vous parlerais de l'aventure océanographique car j'ai eu l'occasion le week-end dernier de visiter la cité de la Mer à Cherbourg.

    Je commence par ailleurs à bien connaitre la Manche : Tatihou, Granville... Je vous renvoie également à mon billet sur le Mont Saint-Michel sur historia-drizzt.

    L'exposition permanente de la Cité de la Mer s'organise autour de trois parcours : la visite du Redoutable, l'exposition proprement dite sur le monde marin autour de l'aquarium géant et enfin l'attraction interactive "On a marché sous la mer" qui ravira petits et grands !

    A ceci, il faut ajouter l'ouverture d'un quatrième pavillon au printemps 2012 sur "l'Histoire du Titanic et de l'émigration". Je rappelle que le célèbre paquebot transatlantique a effectué son unique voyage au départ de Cherbourg en 1912.

    Parlons d'abord du sous-marin de la force de dissuasion nucléaire, j'ai nommé le Redoutable ! Il a été construit à l'arsenal de Cherbourg, nécessitant 12 millions d'heures de travail, et a été mis à l'eau en 1967, admis en service actif en 1971. A la Cité de la Mer, où il a été placé le 4 juillet 2000, après son retrait du service actif en 1991, on peut le visiter de la poupe à la proue.

    La Cité de la Mer de CherbourgSa mission consiste d'une part à la dissuasion nucléaire au moyen de ses 16 missiles balistiques (qui s'ils avaient du être lancés - avec une charge atomique et pas à vide lors de manœuvres d'essais -l'auraient été tous en même temps !). D'autre part, ce sous-marin remplit des missions de surveillance stratégiques des fonds marins et des océans. Pour cela, la discrétion est nécessaire et tout a été étudié pour que le sous-marin fasse le moins de bruit possible. Les opérateurs qui écoutent les bruits sous-marins sont appelés des "oreilles d'or". Chaque engin marin laisse en effet une signature audio unique ! Le commandant se trouve au P.C.N.O (poste central navigation opération), tout proche de ce local vital, il y a les quartiers des officiers, très spartiates. L'équipage comporte deux équipes (désignées par Bleu et Rouge pour ne pas établir de hiérarchie), chacune de 114 personnes qui se relaient à bord par tiers temps. Il y a une salle de mess, une cuisine et même un bloc opératoire. Les missions sont longues pour les naviguants qui durant ce temps ne peuvent communiquer avec leurs familles. La moyenne d'âge est de 24 ans ! Des règles de bord sont nécessaires.

    Enfin, j'ajouterais que la propulsion est aussi générée par un réacteur nucléaire !

    Je signale aussi que pour des raisons de sécurité, la visite du sous-marin n'est pas permise aux enfants de moins de cinq ans.

    Passons maintenant à l'Aquarium abyssal sur trois niveaux. On apprend dans cet espace de nombreuses La Cité de la Mer de Cherbourgchoses et on en a vraiment pour son argent ! Des panneaux explicatifs, nombreux, sont disposés un peu partout, des objets dans des vitrines, des films vidéos. L'exposition part des légendes antiques sur les fonds marins (kraken, Léviathan du Livre de Job, sirènes...) et va jusqu'à aborder l'exploitation de la mer par les compagnies pétrolières, en passant par toute l'histoire de l'exploration océanographique ! On croise évidemment Cousteau mais pas que lui... Il y a aussi évocation de l'aquarium de Monaco.

    La mer est vraiment détaillée sous tous les angles : caractéristiques physico-chimiques, faune et flore (essentiellement faune d'ailleurs en particulier les animaux improbables et terrifiants des abysses !).

    En vérité, on comprend que les océans, qui représente 70 % de la surface de la Terre, sont en très large partie inexplorés et constituent un défi aussi attractif que la conquête spatiale !

    Je termine enfin sur "On a marché sous la mer" en restant volontairement laconique pour préserver la surprise ! Disons juste que c'est une expérience ludique qui se présente sous la forme d'une simulation. Et pour la modique somme de 5 euros, vous pourrez immortaliser cette instant magique !

    Pour se restaurer, la Cité de la Mer dispose également d'un restaurant avec un menu de base de 13 euros 50 qui comprend entrée, plat et dessert au choix. Moi, j'ai choisi un velouté de potiron en entrée, une joue de bœuf au cidre en plat de résistance et une poire en sauce aux épices pour terminer.

    Bref une très bonne journée et un des musées à thématique scientifique les plus complets que j'ai visité cette année !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le chateau ducal de Guillaume le Conquérant abrite le Musée de Normandie d'archéologie et d'ethnologie qui contient des collections permanente et temporaire notamment dans l'Ancien Logis des Gouverneurs.

    J'ai eu l'occasion de le visiter récemment dans le cadre d'un parcours avec un guide. Je ne m'attarderais dans ce billet que sur le rez-de-chaussé qui contient des objets allant du paléolithique jusqu'au IXème siècle et les incursions vikings.

    J'entame par ailleurs avec ce billet une rubrique "Musées" sur historia-drizzt.

    189BN.jpgCe Musée, par son intitulé, s'attarde bien évidemment sur la Normandie. C'est près de Fermanville, dans la Manche, que l'on retrouve des traces des premiers feux qui datent de 220000 ans avant J.C. Les hommes, venus d'Afrique, se sont répandus à cette époque, période où se succédèrent plusieurs glaciations, des changements du niveau de la mer, du climat.

    Vers 5500 avant notre ère, ces populations se sédentarisent. Les hommes développent alors l'agriculture et l'élevage et améliorent leur outillage. On passe de l'âge du paléolithique au néolithique, de la pierre taillée à la pierre ponce. On exploite alors des mines de silex. Plus tard, viendront l'âge du Bronze puis l'âge du Fer. Un commerce du métal se développe, importé depuis les iles Britanniques.

    Vers 450 - 50 avant JC, les populations qui se déplacent dans ce qui sera nommé plus tard la Normandie sont les celtes, appelés Gaulois par les Romains. Puis, César mène la Guerre des Gaules.  L'intelligence des Romains a été d'intégrer de manière douce les populations indigènes que l'on nomme alors gallo-romains.

    La Normandie gallo-romaine couvre une période allant jusqu'au IVéme siècle après JC.  C'est à ce moment que Rome va s'effondrer, ne laissant subsister que l'Empire byzantin. Ceci est le fait des invasions barbares venues de l'est , Francs, Wisigoths, Ostrogoths, Vandales, eux-mêmes poussés par l'avancée d'Attila et des Huns.

    La Normandie est ensuite la proie des attaques des pirates saxons qui harcèlent les côtes. Poussons jusqu'aux IXème et Xème siècles. Les Vikings venus du Danemark et de Norvège poussent même jusqu'a Rouen en 841.

    Le roi carolingien, pour mettre fin à ces raids et ces pillages, donne un territoire au roi viking Rollon en 911, territoire axé sur la Basse-Seine. C'est la naissance de la Normandie qui fête en 2011 ses onze siècles !

    Voilà, je ne saurais trop vous conseiller la visite de musées !

    A bientôt !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique