• Leonardo DiCaprio au sommet de sa carrière joue un jeune baroudeur dans La Plage, film réalisé par Danny Boyle et sorti en 2000. C'est unLa Plage - Danny Boyle film sur le Paradis Perdu, le Principe de Plaisir face au Principe de Réalité, la fuite de l'Eden !

    Richard - joué par DiCaprio - atterrit en Thailande sans regarder derrière lui et découvre le dépaysement. Il est à la recherche d'Absolu hors des sentiers balisés mais pour le moment  échoue dans un hôtel miteux. Là il fait des rencontres, un jeune couple de touristes français formé de Françoise - jouée par Virginie Ledoyen - et Etienne - joué par Guillaume Canet, deux comédiens français donc. Mais surtout Richard a un drôle de voisin de chambré, un brin barjot et avec un faux passeport du nom de "Daffy Duck" - rôle tenu par Robert Carlyle ! Daffy donne une carte censée mener à un mythe urbain, une île paradisiaque cachée - avant de s'ouvrir les veines et de répandre du sang partout !

    Richard rameute Françoise - pour qui il aura des sentiments - et Etienne et ils se lancent à la recherche de l'ile ! Ils la trouvent mais découvrent vite qu'il y a en effet deux communautés sur l'ile : des paysans armés qui cultivent une plantation secrète de cannabis - et un groupe d'une trentaine de "beatniks" qui ont crée une petite société autarcique et idyllique ! Sal - interprétée par Tilda Swinton- est la cheffe de cette communauté et elle accueille le trio dans son groupe !

    S'ensuit une période de bonheur et d'insouciance autour de la plage et du lagon ! Ce Paradis Perdu peut être vu comme un retour à la matrice originelle, le ventre de la mère car c'est un milieu liquide et clot. On peut aussi faire une analogie évidente avec le Mythe d'Adam et Eve. Ce lieu est aussi en totale opposition avec la Civilisation qui "se goinfre sur la planète" !

    Mais la Mort rattrape ce Paradis Perdu et préservé jusque là avec une attaque de requin qui fait une victime trépassée et un blessé  - blessé que la communauté, désireuse de ne pas voir son bonheur égoiste troublé, finit par abandonner dans la jungle, signant ainsi une sorte de Péché Originel qui va justifier ce qui leur arrive à la fin du film : ils ne sont plus dignes du lieu ! Mais on se doute qu'avec la mise en place des trafiquants de drogue comme éléments du récit se prépare le drame final ! Cette Utopie est en péril !

    Car Richard a commis une grave erreur qu va mettre le feu aux poudres et lancer une série d'évènements qui va transformer cet Eden en Enfer ! Il a en effet fait une copie de la carte de Daffy qu'il a laissé à deux touristes qui lui ont offert une bière ! Les deux gars rappliquent avec deux nanas et connaitront un sort tragique au moment où Richard sombre carrément dans une forme de folie temporaire !

    Je ne vous dévoile pas le final ! Comment tout ceci va-t'il se terminer ? Les paysans armés vont-ils faire passer de vie à trépas les insouciants dans un déluge de feu et de sang ? La communauté va-t'elle devoir s'exiler ? Ou est-ce que ça va être le statu-quo ? A vous de voir !

    La musique du film mérite d'être signalée avec de nombreuses chansons des années 1990 - 2000 dont la plus mise en avant est "Pure Shores" du groupe éphèmère All Saints. La musique est ici un parfait complément aux images tantôt idylliques tantôt dramatiques !

    Un propos écologique dans La Plage ? Le film a été tourné dans le Sud de la Thailande, à l'Hôtel On On de Phuket et sur l'île de Koh Phi Phi Lee (au sud de Koh Phi Phi Don) dont l'écosystème aurait été fortement affecté par le tournage. L'acheminement du matériel de tournage sur l'île aurait fait de nombreux dégâts à sa faune, sa flore et son récif. L'information a été démentie par la production, qui, après le tournage, entama une opération de dépollution du site. La plage et ses abords furent totalement nettoyés. Cependant, une tempête quelques mois plus tard ramena autant de déchets qu'il en avait été enlevé. Tout ceci jette un peu une ombre sur le projet !

    Ah et j'ai oublié de vous dire et j'ajoute à la fin pour être complet que c'est une adaptation d'un roman d'Alex Garland qui comporte certaines différences avec le film ! Le film a eu un très bon accueil commercial ! Moi j'ai su apprécier !

    Défi Film N°3.

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Stupid Planet - Idiocracy est une excellente comédie satirique de science-fiction, grincante et acerbe, qui n'a pas eu la sortie cinéma qu'elle Stupid Planet - Idiocracy - Mike Judgeaurait mérité en 2006, restant assez confidentielle. Néanmoins ce film de Mike Judge est devenu culte avec sa sortie en DVD qui a généré 20 fois plus de profits que ses entrées cinéma.

    L'idée de base est géniale et repose sur le dysgènisme. Et si les mauvais gènes - ici ceux de la bêtise - se répandaient plus facilement que les bons gènes ? La vidéo d'intro du film nous montre un couple de HPI qui conscient de l'état du monde hésitent à avoir un enfant  et une famille de cassos dont la femme multiplie les grossesses ne sachant pas utiliser la pilule ! On ne gachera pas notre plaisir en accusant le film de promouvoir involontairement l'eugénisme et le mépris de classe !

    Joe Bauers  - joué par  Luke Wilson - est l'archétype de l'Américain moyen et c'est un bibliothécaire de l'armée qui va l'utiliser pour une expérience de cryogénie censée ne durer qu'un an. Il est congelé avec une civile, Rita - jouée par Maya Rudolph - une vulgaire pute mais pleine de ressources et de débrouillardise.

    Mais ça ne se passe pas comme prévu et Joe et Rita se réveillent cinq siècles plus tard dans une société remplie uniquement d'abrutis et de crétin. La bêtise, la vulgarité, le sexe - et la violence et la saleté - règnent en maitre dans ce futur !

    Joe est très désappointé et tente d'argumenter logiquement mais les indigènes sont trop cons pour le comprendre ! Puis il va utiliser son intelligence pour se dépatouiller, finit à la Maison Blanche comme l'homme "le plus intelligent du monde" et est chargé par le président des USA, Camacho - joué par Terry Crews - de résoudre le problème de la production agricole.

    Le film nous montre bon nombre de situations cocasses même si cette bétise crasse a aussi quelque chose d'angoissant ! D'ici 50 ans, au train où l'on va  - avec la téléréalité, les réseaux sociaux, l'Education Nationale détruite,... - il y a fort à parier qu'Idiocracy devienne un documentaire ! Cette bétise systémique touché déjà en France notre personnel politique, il n'y a qu'à voir la stupidité d'un Macron et de ses députés LREM/Renaissance !

    Joe nourrit l'espoir d'utiliser la machine à remonter le temps dont lui a parlé Frito, un autre crétin - joué par Dax Shepard - avant de s'apercevoir à la fin qu'il s'agit d'un manège et qu'il est coincé en 2505. Mais comme il parvient à redresser un peu ce monde en déclin, il devient président des USA et épouse Rita qui lui donne 3 enfants, les "plus intelligents du monde" !

    On rigole bien avec ce film, en espérant que la réalité ne dépasse pas un jour la fiction ! Une critique de nos société qui a pris de l'audience avec l'élection de Donald Trump !

    Toutefois on peut se demander comment cette bande de crétins du film arrive encore à faire marcher une technologie du futur ?

    Défi Film N°2.

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Plongée dans une cité dans un contexte d'émeutes, dans les années 1990,  le film La Haine de Mathieu Kassovitz, sorti sur les écran en 1995 et tourné en N&B nous montre que la police n'a pas attendu les Gilets jaunes pour faire des abus de pouvoir. On va suivre trois jeunes de cité, Vinz le Juif, joué par Vincent Cassel aux accents DeNiroesques, Said l'Arabe joué par Said Taghmaoui et Hubert le Noir joué par Hubert Koundé, aux milieu de leurs familles, des petits caids, dealeurs de shit, taggeurs, rappeurs et breakers que viennent régulièrement déranger des flicaillons qui jouent les cow-boys !

    La Haine est considérée comme un film culte du cinéma français qui a lancé les carrières de Kassovitz et Cassel. Un film adulé par toute la génération Skyrock et plus vrai que nature. Les trois personnages se complètent trop bien. Said est un peu le naif là où Vinz est la tête brûlé et Hubert le modéré.

    La cité s'embrasse car un jeune du quartier a été blessé par un policier et est dans le coma. Certains planifient des projets de vengeance en brûlant des voitures, des salles municipales ou en agressant des flics ! Là dessus les journalistes charognards se font rembarrés. Triste réalité !

    Des personnages en errance, au parler fleuri mais maladroits et attachants ! Un film au ton acerbe et grincant ! Un instantané de notre monde contemporain et une référence ! Des personnages qui restent des "petits cons" très réalistes !

    Le film a été tourné à Chanteloup-les-Vignes. Le film s'appuie très peu sur la musique là où on aurait pu s'attendre à un déballage de rap - on a bien DJ Cut Killer au début qui mixe Sound of da police de KRS-1 !

    Le film se termine mal pour nos trois protagonistes avec une bavure policière et une fin ouverte où on ne sait pas qui tire le dernier coup de feu ?

    Lorsque le film a été projeté à Cannes en mai 1995, notre Police Nationale a encore une fois de plus montré sa légendaire bêtise en tournant  le dos à l'équipe de La Haine lors de la montée des marches !

    Le film a reçu un bon accueil en salles et de bonnes critiques ! Toutefois lors de projections en cités, les avis ont été plus partagés, suscitant parfois des émeutes. Certains ont dit que le film avait dix ans de retard sur la réalité et donnait une image trop caricatural et d'autre que c'était un reflet fidèle des choses ! "L'attitude des policiers est vraisemblable" !

    La Haine a obtenu le César du Meilleur Film en 1996.

    "Ce qui compte, c'est pas la chute, c'est l'atterrissage !" !

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • En 2018, le premier film Black Panther a été un véritable carton et ouvrait la porte à un cinéma de la diversité avec un casting presque entièrement afro-américain. Une suite est immédiatement envisagée, réalisée par la même personne, Ryan Googler, et qui sera Wakanda Forever, film qui vient clore la Phase IV du MCU ! Hélas un drame vient ternir ce projet, le décès de l'acteur principale, le très apprécié Chadwick Boseman d'un cancer du côlon en 2020 alors que le film est sur les rails !

    Ce Black Panther 2, sorti en novembre 2022, doit donc s'entendre comme un film hommage et je trouve personnellement que Marvel Studios a trouvé le ton juste, n'en faisant ni trop, ni trop peu et ne voyant aucun calcul mercantile dans cette entreprise !

    Le film rejoint la réalité et au-début de ce nouveau récit, le Roi T'Challa meurt d'une maladie fulgurante sans que sa soeur Shuri  - interprêtée par Letitia Wright - ne parvienne à resynthétisé l'herbe-coeur dont Killmonger a précédemment incendié la ressource, fleur qui pourrait sauver T'Challa ! On assiste donc aux obsèques du Roi, l'actuel Black Panther !

    La réécriture en cours de processus du scénario a donc orienté le film autour de la thématique du deuil  - surtout qu'il n'y en a pas qu'un seul dans ce film et la Famille Royale du Wakanda est durement frappée à plusieurs reprises.

    Un film tout en émotions donc mais aussi avec son lot d'action ! L'antagoniste est aussi très nuancé puisque qu'il s'agit de Namor, le Sub-Mariner des comics, le premier super-héros Marvel dont la génèse remonte à 1939 de la plume de Bill Everett - et qui nous est aussi présenté comme un "Mutant" (afin d'introduire plus tard les X-Men). Ce n'est pas vraiment un méchant, ni dans les comics ni dans le MCU disons qu'il défend son peuple et ses intérêts avec des moyens expéditifs et critiquables ! Le rôle est tenu à l'écran par Tenoch Huerta. La différence avec les comics est que  - pour se différencier du Aquaman de la Distinguée Concurrence - le personnage a été réécrit sous l'angle de la culture méso-américaine maya. Agé de 500 ans, K'uk'ulkan règne sur Talocan.

    Les nations du monde essaient de mettre la main sur le vibranium du Wakanda et pense à tort cette nation affaiblie ! Mais la Reine Ramonda - jouée par une Angela Bassett magistrale - et son armée de Dora Milaje, guerrières impitoyables menées par Okoye  - interprêtée par Danai Gurira - veillent ! Il se trouve qu'une jeune Américaine précoce et surdouée a mis au point un détecteur de vibranium à partir de pièces de rebuts. En faisant cela, la jeune Riri Williams, la future Ironheart (qui aura aussi bientôt sa propre série où elle affrontera The Hood) - Dominique Thorne endossant le rôle - ne sait pas encore qu'elle est devenue une cible !

    En effet du vibranium a été découvert en plein coeur de l'Océan Atlantique, menacant la cité de Talocan et le peuple de Namor. Celui-ci propose alors une alternative au Wakanda et à la Reine Ramonda : soit lui livrer Riri afin qu'il l'élimine (car dans le MCU, la rétro-ingénierie on connait pas ?) soit s'allier avec lui pour attaquer les nations de la surface ! Dilemme inacceptable que nos héroines vont bien sûr refuser !

    S'ensuit une série de batailles, attaque du Wakanda et contre-attaque ! Que va faire la Wakanda sans son Black Panther ? Mais la technologie de Shuri trouve la solution et grâce à l'aide involontaire de Namor, elle synthétise l'herbe-coeur avec son imprimante 3D et prend la succession de T'Challa comme Black Panther ! Elle peut aussi compter sur la nouvelle armure de Riri et le soutien de M'Baku, joué par Winston Duke, excellent aussi ! Signalons aussi la présence de Nakia, l'amour de T'Challa - jouée par Lupita Nyong'o qui va perpétrer aussi son  héritage à travers la descendance qu'elle lui laisse !

    Ludwig Goransson délaisse The Mandalorian  pour signer la musique de ce Black Panther 2  et Rihanna en chante la chanson-phare : "Lift Me Up".

    Le film dure plus de 2 heures 40 mais on ne les voit pas passer ! J'ai passé un excellent moment devant ce Wakanda Forever que je suis allé voir dans le cadre d'une "sortie ciné" avec une encadrante de mon Foyer et les membres de mon Atelier Cuisine (prochain Atelier Cuisine ce mardi 6 décembre 2022 à propos !) ! Je recommande ! Si la Phase IV du MCU a connu des ratés, semblant ne pas choisir de direction précise, force est de constater qu'elle se termine bien ! Et comme Thor à la fin de Thor 4, "Black Panther will return !".

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Un mois avant Noel, le service Disney + nous offre un téléfilm de 44 minutes intitulé Les Gardiens de la Galaxie - Joyeuses Fêtes ! , réalisé par James Gunn, en attendant Les Gardiens de la Galaxie - Volume 3 en 2023. C'est donc un programme pour les fêtes et le deuxième Special télévisé de l'Univers Cinématographique Marvel après Werewolf by Night !

    Qu'en dire ? Un petit programme dont il ne faut rien attendre et qui reste cependant sympathique ! Noel approche et Peter Quill - joué par Chris Pratt - déprime toujours de la perte de son amour Gamora. C'est pourquoi Mantis - jouée par Pom Klementieff - et Drax - interprété par David Bautista - décident de lui remonter le moral en réanimant la magie et l'esprit de Noel ! Ils savent que Star Lord est un fan de Kevin Bacon et ils se mettent en tête d'aller sur Terre ramené l'acteur de Footlose qui joue ici son propre rôle.

    Ca donne lieu à une escapade joyeuse au coeur d'Hollywood avec en prime une petite scène d'action contre des représentants de la police. Le show contient tout ce qu'on peut attendre d'un Special à l'image du célèbre Star Wars Holiday Special  de 1978, c'est à dire petit film d'animation mélé aux séquences live-action, tours de chants, etc,...

    Evidemment, Peter Quill retrouve le moral grâce à ses amis et une célébration à lieu sur NoWhere ! N'espérez pas qu'on vous tease le Volume 3 des Gardiens de la Galaxie, le seul élément qui fait avancer l'histoire ici est Mantis qui révèle à Quill qu'elle est vraisemblablement sa soeur (sa demi-soeur techniquement) du même père Ego vu dans le Volume 2 !

    Voilà pour ce programme qui doit aussi faire partie de la Phase 4 et la conclut donc ! Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures dans le MCU !

    On se voit plus tard !

     


    votre commentaire
  • On reste dans le Marvel ! Beaucoup de choses ont été dites sur ce Thor 4 réalisé comme le précédent par Taika Waititi et nommé Thor  : Love & Thunder. Le film s'est littéralement fait basher au même titre que la série She-Hulk : Avocate laissant présager un déclin de Marvel Studio. Ce film de 2022 tire beaucoup sur la corde "humour" dans le genre coussin péteur et désamorce tout le propos sérieux du film plus encore que Thor : Ragnarok.

    Chris  Hemsworth réendosse donc une nouvelle fois le costume de Thor et brandit sa hache magique, Stormbreaker. Ce film s'inspire du run de Jason Aaron en introduisant le personnage de Gorr, le Boucher des dieux créé par ce scénariste et interprété ici par Christian Bale. Gorr a connu un drame et a juré de se venger de tous les dieux de l'Univers en les traquant avec sa Necrosword et en invoquant des Ombres. Il va même pour attirer Thor et ses compagnons dans un piège kidnapper les enfants asgardiens.

    Ce Thor 4 marque le retour de Natalie Portman, actrice expérimentée, qui joue de nouveau Jane Foster. Celle-ci a contracté un cancer au dernier stade et est proche de son trépas ! Elle va alors s'imaginer que son salut viendra de Mjollnir, le marteau de Thor précédemment brisé par Héla. Elle va le reconstituer et deviendra Lady Thor ou plutôt Mighty Thor dans une inspiration direct des comics aussi !

    Les retrouvailles ont lieu entre les deux Thor et on poursuit la romance entre le dieu du Tonnerre et Jane. Hélas l'issue sera fatale pour la jeune femme !

    On découvre également New Asgard, dirigé par la Reine Valkyrie - jouée par Tessa Thompson, sorte de parc à thèmes viking dans les pays nordiques où règne une véritable magie. On visitera Omnipotence City, la Cité des Dieux tirée aussi des comics. On y rencontrera Nanani Nananère, le dieu des Kroniens ou Pao, le dieu des raviolis mais surtout Zeus l'Olympien joué par Russell Crowe venu toucher son chèque !

    Grosse déconnade parfois malaisante dans ce film mais comme je m'attendais au pire, ai été agréablement surpris par ce film et ne suis plus d'accord avec tous les arguments contre comme par exemple les critiques sur la bataille des enfants mis en parallèle avec les faits divers sordides aux USA - totalement hors de propos ! On a tout de même une magnifique séquence en N&B - avec un clin d'oeil appuyé à Mélies - qui est de toute beauté !

    Au final, un film qui aurait être pu bien meilleur et qui déconstruit le personnage de Thor, je suis mitigé et en voyant ce Thor : Love & Thunder de Taika Waititi, ai quelques craintes pour son futur Star Wars ! Voilà, je suis à jour sur le MCU jusqu'à Black Panther : Wakanda Forever qui sort demain, qui devrait être bien plus intéressant que ce Thor 4 et que j'irai peut-être voir ce week-end peut-être avec mon pote Anthony L. ?

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • La Grande Muraille de Chine est si considérable qu'elle est visible depuis l'espace. Dans ses tentatives pour conquérir le marché chinois, Hollywood a choisi de mettre en avant ce monument de gloire nationale dans un film réalisé par Zhang Yimou (que je connaissais pour le film Hero), La Grande Muraille.

    Casting en grande partie chinois mais avec quelques acteurs occidentaux pour épouser le point de vue de l'étranger ! On suit au début deux mercenaires européens, William (joué par Matt Damon) et Tovar (joué par Pedro Pascal avant Game of Thrones et The Mandalorian) venus en Orient dans l'espoir de rapporter de la poudre noire. On est au tournant du Moyen-âge et de la Renaissance. Très vite, poursuivis par des barbares et confrontés à des monstres, le duo se retrouve face au plus prodigieux dispositif défensif de la planète, la Grande Muraille.

    La Grande Muraille abrite une immense armée, celle de l'Ordre sans Nom dont la belle Lin Mae est la commandante (jouée par la sublime Jing Tian vue dans Kong : Skull Island  et dans Pacific Rim : Uprising) qui sera bientôt promue générale et en assure la défense. Le film devient épique et spectaculaire à ce stade avec un grand nombre de figurants en armures colorées, ce qui rend du meilleur effet et est conforme à une certaine tradition du cinéma asiatique. La Muraille regorge également de dispositifs meurtriers !

    Tout ce dispositif n'a qu'un but : stopper l'avancée des hordes innombrables des Taotie, des monstres amenés par une météorite et très voraces qui attaquent une fois par génération ! Seule la mort de leur Reine pourra arrêter cette masse !

    William et Tovar devront gagner la confiance des Chinois et c'est la leçon que Lin Mae enseigne à William ! Le bel archer d'élite va se joindre à la défense de la Muraille renoncant à ramener la poudre noire devant la menace que les Taotie font peser sur la Chine puis sur le monde ! Il se désolidarise de aovar qui lui s'allie avec Ballard (joué par Willem Dafoe), un autre occidental retenu captif depuis 25 ans dans ce lieu !

    La catastrophe est évitée de peu car les monstres qui se montrent très intelligents parviennent à creuser un tunnel jusqu'à la capitale ! Mais William et Lin Mae vont sauver le monde ! Ca a d'ailleurs fait naitre encore une polémique débile en 2016 à l'époque de la sortie du film, des accusations de whitewashing  comme quoi c'est encore l'homme blanc qui sauve le monde ! C'est à se demander si ce ne sont pas ceux qui lancent ce genre de polémiques débiles qui sont les plus racistes ? Je le crois ! Et ca ne respecterait pas la "vérité historique" ? Qu'y a -t'il d'historique dans ce film ? On est dans un récit fantastique ! On marche sur la tête !

    Un bon film, spectaculaire mais assez convenu et avec une fin prévisible : l'utilisation de la poudre noire pour tuer la Reine et le héros qui réalise un tir de flèche crucial. William n'épouse pas Lin Mae à la fin et repart vers l'Ouest ! Peut-être dans un La Grande Muraille 2 ?

     A bientôt !

     


    votre commentaire
  • L'Année des méduses est un drame psychologique français de 1984, réalisé par Christopher Frank et adapté du roman sulfureux éponyme du même Christopher Frank. A la distribution, on a une jeune Valérie Kaprisky, Bernard Giraudeau, Caroline Cellier et Jacques Perrin.

    Une mère, Claude Rivaut, jouée par Cellier, passe les vacances d'été à Saint-Tropez avec sa fille, Chris, 16 ans, jouée par Kaprisky. Très vite, on comprend que la fille a un problème, est perturbée et se venge de manière destructrice sur son entourage en se montrant manipulatrice !

    Une certaine tension sexuelle se dégage de ce film - ce sont les années 80 et la mode du bronzage intégral - et les années Newlook et Playboy ! Chris semble en réalité en compétition avec sa mère et n'a pas réglé son complexe d'Electre. A Saint-Tropez, le duo-mère fille va se déchirer autour d'un unique objet de désir, le dandy maquereau sur les bords, Romain Kalides, joué par Bernard Giraudeau qui drague laborieusement la mère avant d'attendre son but et de la mettre dans son lit mais se moque de la fille qu'il a percé à jour !

    Chris fait des dégats comme quand elle allume Vic Lamotte, joué par Jacques Perrin, homme marié et plus âgé qu'elle, ami et associé de ses parents qui est en réalité quelqu'un de très faible dont la jeune fille fait ce qu'elle veut ! Pour se persuader à quel point, Chris est diabolique, il faut voir comment elle brise le ménage de ce jeune couple d'Allemands de manière totalement gratuite car eux savent ce qu'elle ignore, ce qu'aimer et être aimé veut dire !

    Romain va révéler à Chris à quel point elle est pathétique et celle-ci va se venger de manière cruelle envers le dandy.

    Un film sulfureux à l'époque, un peu désuet maintenant ! Le cinéma et la littérature nous ont offert quantités de récit avec des individus perturbés et a problème !

    La musique du film nous permet d'entendre la voix si particulière de Nina Hagen. Caroline Cellier a  obtenu le César de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle pour ce film !

    Quant aux méduses, ce sont l'instrument de la vengeance de Chris, le poignard qui va occire Romain à la manière d'une Salomé qui se livre à une dernière danse de séduction !

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Netflix, fort de son succès, se lance dans de grosses productions avec de gros budgets. C'est ainsi que la plateforme confie à Joe et Anthony Russo, les réalisateurs de Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame, une histoire d'espionnage moderne bardée d'effets pyrotechniques et de bastons entre gros muscles ! Ce film, c'est The Gray Man, sorti en 2022, avec Ryan Gosling dans le rôle de l'Homme de l'Ombre !

    Le récit commence en 2003 ou Court Gentry - joué par Gosling - est incarcéré dans une prison fédérale pour parricide envers un géniteur maltraitant. Donald Fitzroy, de la CIA - joué par Billy Bob Thornton - voit du potentiel en lui et le recrute comme assassin en marge de l'Agence et durant 20 ans, celui qui est devenu "Six" est un des tueurs les plus réputés du gouvernement !

    Mais le nouveau supérieur de "Six" se révèle être un pourri qui mène des opérations sales. Denny Carmichael -  interprété par Regé-Jean Page - fait liquider un autre tueur qui a des preuves contre lui par "Six" et dès lors c'est notre héros qui hérite de la puce contenant les dites preuves incriminantes - s'ensuit une course poursuite à travers l'Europe de l'Est avec les pires mercenaires du monde.

    "Six" peut bénéficier du soutien de Daniella "Dani" Miranda, un autre agent, interprétée par Ana de Armas (vue récemment dans A couteaux tirés et dans Mourir peut attendre, le dernier James Bond en date). Mais en face pour mener la traque il y a Chris Evans dans le rôle de Lloyd Hansen, un psychopathe sans la moindre morale, qui bute ses propres hommes, torture des gens et menace des enfants comme la nièce de Donald, Claire, jouée par Julia Butters et détenue dans un château classé monument historique ! Il est amusant de voir que Chris Evans est utilisé dans un rôle à contre-emploi du Captain America du MCU - c'est un peu trop évident et ce rôle demeure très caricatural ! Les Russo ont par ailleurs déjà dirigé Evans dans deux films Captain America !

    On a donc droit à de belles bagarres et fusillades pour récupérer la puce puis délivrer Donald et Claire ! Notamment une scène époustouflante à Prague ! Mais néanmoins, j'ai trouvé que ce film manquait cruellement d'âme ! Il aurait fallu creuser la thématique des opérations secrètes de Carmichael et du gouvernement de l'ombre derrière lui !

    De plus, le film se termine en queue de poisson ! "Six" sauve Claire et part avec elle mais passe une sorte de deal avec l'aide de Carmichael, Suzanne Brewer - jouée par la geekette Jessica Henwick (Star Wars - Le Réveil de la Force, Game of Thrones, Iron Fist, Love & Monsters,...) et Carmichael est blanchi ! Doit-on comprendre qu'il y a une suite dans les cartons ?

    Un film avec de l'action à gogo mais des ressorts classiques vus et revus et un scénario assez mince ! On reste sur sa faim !

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Sur une amorce tragique, la maladie incurable de Babeth, La liberté si je veux,  le film de Laurent Brard et Marc Rapilly de 2017, nous offre une comédie douce-amère sous forme de road-trip déjanté.

    Babeth, malade donc, convainc trois de ses amis de réaliser son rêve avec elle : découvrir New York et la statue de la Liberté. L'équipe s'embarque dans une vieille guimbarde à travers les routes de la Normandie vers l'Ouest et l'Amérique, horizon inatteignable.

    Un film modeste mais authentique, avec une sorte d'humour un peu absurde mais avec des vraies gens. Les acteurs sont pour la plupart amateurs, mentionnons Brigitte Charles dans le rôle de Babeth qui est une collègue de travail. Elle a de ses répliques qui valent le détour !

    En réalité, le voyage ne dépassera jamais le Mont Saint-Michel. Un film plus profond qu'il n'en a l'air, plein de tendresse avec des personnages qui cherchent leur chemin - métaphore de la vie !

    La liberté si je veux a eu un très bon accueil - notamment dans ma région - et les réalisateurs vont nous sortir à la fin de l'été 2022 leur deuxième film avec une  partie du casting, dont l'actrice qui joue Babeth - mais ce sera une histoire entièrement nouvelle et sans lien avec ce premier film !

    C'est visible en DVD ou à la location sur Viméo.

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Nous allons maintenant parler d'une page d'Histoire du cinéma à propos de l'industrie des effets spéciaux à l'origine de tant de blockbusters et incontournables aujourd'hui ! Disney + nous propose le documentaire Light & Magic - avec une Saison 1 de six épisodes (en attendant une Saison 2 ?). Nous allons assister à l'évolution des techniques du légendaire studio ILM / Industrial Light & Magic dont George Lucas est à l'origine !

    Tout commence à la fin des années 1970 où un jeune génie visionnaire nommé George Lucas à l'idée d'un film qui va changer l'Histoire du cinéma, ce film, c'est Star Wars ! Mais ce projet ambitieux exige des SFX tels qu'on n'en a encore jamais vu à l'époque et aucun studio au monde n'est capable de réaliser ces effets. Lucas réunit alors une bande hétéroclite de bricoleurs passionnés et touches-à-tout.

    Retranché dans un hangar à Van Nuys à Los Angeles, le groupe se réunit au début autour de John Dykstra qui a été l'assistant de John Trumbull à qui on doit les effets spéciaux de 2001, l'Odyssée de l'espace et Silent Running. Dans l'équipe, on retrouve aussi Richard Edlund, Joe Johnston, Phil Tippett, Ken Ralston ou Dennis Muren, des gens extrémement talentueux.

    Le documentaire nous montre les moments de bravoure du Star Wars de 1977 niveau effets spéciaux, la conception du système de caméras Motion Control qui enregistre les mouvements de l'appareil et la Dykstraflex. Au final, Star Wars va casser la baraque en 1977.

    Puis c'est le défi de faire encore mieux en 1980 avec L'Empire contre-attaque qui nous montre la Bataille de Hoth, une poursuite dans un champ d'astéroides ou la Cité des Nuages.

    Par la suite, le temps d'écrire le scénario du Retour du Jedi, Lucas prête son studio d'effets spéciaux multi-oscarisé à ses amis cinéastes, tout d'abord à Steven Spielberg pour Les Aventuriers de l'Arche perdue et E.T. l'Extraterrestre. Dans cette période, on aura aussi Rencontres du Troisième Type, Le Dragon du Lac de Feu  ou Poltergeist !

    Par la suite, ILM entame la Révolution Numérique avec des films comme Le Secret de la Pyramide et son Chevalier en vitrail, le légendaire pseudopode d'Abyss de James Cameron, le morphing dans Willow et le T-1000 en images de synthèse, personnage entièrement animé par ordinateur dans Terminator 2 ! Puis un pas de plus est franchi avec le T-Rex de Jurassic Park qui ouvre la voie au cinéma d'aujourd'hui !

    Je vous laisse découvrir cette formidable série documentaire très dense et très complète sur Disney + !

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Envieuse du succès du Marvel Cinematic Universe, Legendary Pictures a lancé en 2014, avec beaucoup moins de talent et de succès son MonsterVerse, univers partagé de tous les grands monstres du cinéma à commencer par le Godzilla de la Toho (et donc son film Reboot de 2014) et de King Kong !

    En 2019, sort le troisième opus de ce MonsterVerse à savoir Godzilla 2 : Roi des monstres ! Il est réalisé par Michael Dougherty à grands renforts d'effets spéciaux ! Pour la petite histoire, c'est le 32ème film en prises de vue réelles mettant en scène Godzilla qui retrouve ici Mothra, Rodan et King Ghidorah ! C'est véritablement le "Choc des Titans" !

    On suit l'organisation de crypto-zoologistes Monarch qui dispose de moyens conséquents et a isolé et confiné pas moins de 17 Titans ! Les Titans sont un peu le système immunitaire de le Terre qui développe une grosse fièvre avec la prolifération exponentielle des humains ! Avec le Réchauffement climatique, le message initial de la franchise Godzilla au Japon - qui portait sur l'écologie (et aussi la menace nucléaire) - n'a jamais été autant d'actualité !

    La paléobiologiste Emma Russell - jouée par Vera Farmiga -, traumatisée par la mort de son fils Andrew en 2014 (dommage collatéral du combat entre Godzilla et les Mutos) est persuadée que les Titans sont la clé pour assainir la planète et la revigorer. Elle a développé avec son mari Mark Russell, joué par Kyle Chandler- fermement anti-Titans et pour qu'on les extermine, le système de communication Orca pour parler aux Titans, les calmer voire à contrario les énerver ! Emma s'associe à l'éco-terroriste britannique Alan Jonah - joué par Charles Dance - et entraine sa fille Madison - jouée par Millie Bobby Brown (Eleven dans Stranger Things) dans cette entreprise.

    Les terroristes vont libérer King Ghidorah, une sorte de terrible dragon à trois têtes, d'origine extraterrestre  - qui va réveiller l'ensemble des Titans et tous vont semer le chaos ! Seul Godzilla est de taille à prétendre prendre son titre de mâle Alpha, de  "Roi des monstres" à Ghidorah et des luttes épiques entre Titans s'ensuivent sur une Terre dévastée !

    Les humains vont aider Godzilla et le Dr Ishiro Serizawa - joué par Ken Watanabe, une pointure de Monarch, ne va pas hésiter à se sacrifier pour assurer la victoire de Godzilla, son "vieil ami" !

    Finalement, Godzilla l'emporte et on ne voit pas qui pourra lui ravir son titre ? Peut-être Kong (King Kong ?) dans le prochain film, Godzilla VS. Kong ?

    Le MonsterVerse s'inspire vraiment du MCU puisqu'il reprend la pratique de la scène post-générique ! Mais j'ai peur qu'on tourne assez vite en rond et qu'il n'ait pas autant de possibilités de récit que l'univers de Marvel Studios ! On verra bien ! L'élément Monarch est intéressant en tout cas !

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Il y a deux sortes de films de guerre : ceux qui dénoncent l'absurdité du recours à la violence, comme Full Metal Jacket  ou Outrages et à l'opposé, ceux qui exaltent et commémorent l'héroisme des soldats à travers leur abnégation et leur sens de la fraternité. Assiégés, film de Rod Lurie de 2020 fait partie de cette seconde catégorie.

    Inspiré donc de faits réels et adapté du livre de Jake Tapper, The Outpost : An Untold Story of American Valor, le film de Rod Lurie nous montre l'Afghanistan en 2009 et nos "bons soldats américains qui sont là-bas, bronzés à la vitamine D, nourris aux fibres équilibrés" qui occupent et défendent l'avant-poste Keating - ou Fort Kamdesh - dans la province de Kamdesh au Nouristan. Mais les officiers et le commandement a créé là une base "indéfendable" car logée dans une cuvette cernée par trois montagnes desquelles les Talibans harcèlent les Américains tous les jours.

    On suit donc ces soldats jusqu'à la Bataille de Kamdesh, le 3 octobre 2009 qui sera un déferlement de violence et un déluge de feu où 54 Américains et 140 soldats afghans vont repousser 300 Talibans en ayant très "chaud aux fesses" !

    On s'y perd un peu au niveau du casting avec ce film et tous ces personnages ! J'ai retenu les figures du sergent-chef Romesha (joué par Scott Eastwood, le fils de l'Inspecteur Harry),  Callegos, Carter ou Mace mais pour les autres, dans le feu de l'action difficile de savoir qui est qui si on est pas attentif ! Et je n'avais pas reconnu Orlando Bloom  - qui a pris un coup de vieux ! - qui joue le capitaine Keating et qui se fait tuer au début du film ! Et on a aussi Milo Gibson, le fils de Mel Gibson qui joue le capitaine Yllescas. Enfin, petite anecdote, Daniel Rodriguez, un ancien soldat qui a participé aux événements joue son propre rôle.

    La guerre est l'une des expériences les plus intenses et les plus traumatisantes qui soit et cet aspect n'est pas éludé à la fin, ce que j'ai étudié cette année dans mes cours de Psychologie et qui s'appelle le PTSD (Post-Traumatic Stress Disorder). L'Afghanistan aura été un bourbier et pour quel résultat aujourd'hui puisque la vermine talibane est finalement revenue au pouvoir au début des années 2020 !

    Le générique de fin du film apporte un bonus qui nous ancre et nous ramène dans la réalité avec les photos des 8 morts dans l'armée américaine (contre 75 talibans occis - le film nous donne l'impression d'un plus gros carnage chez l'ennemi !) et des témoignages face caméra. On a aussi l'énumération des médailles remises à ces "héros" : Silver Stars,  Bronze Stars, Médailles d'Honneur,...

    Un film qui peut se regarder comme un document historique ou de manière plus basique comme un divertissement guerrier mais qui ne traite pas du fond du conflit juste d'une péripétie !

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Je ne sais pas trop quoi penser de Lucy,  film de science-fiction français de Luc Besson dans nos salles en 2014. Faut-il y voir une réflexionLucy - Luc Besson philosophique ou une suite d'esbrouffes et d'épates tape-à-l'oeil ? J'aurais tendance à pencher pour la deuxième option ! Quoi qu'il en soit en 2014, c'était le plus gros succès pour un film français à l'étranger !

    Un casting de premier ordre pour ce film avec Scarlett Johansson qui interprète Lucy Miller, une jeune femme vivant à Taiwan qui va se retrouver impliquée dans un trafic de drogue en tant que mule, et Morgan Freeman qui est Samuel Norman un professeur spécialiste du cerveau.

    Lucy va se retrouver à transporter malgré elle du CPH4, une nouvelle drogue de synthèse expérimentale mais le sachet va se rompre dans son abdomen et la substance diffuser dans son organisme è- ce qui va faire exploser ses capacités physiques et mentales.

    Le film part du postulat qu'on entend parfois dans certaines oeuvres de fiction - qui est en réalité une théorie fumeuse relayée entre autres dans les prospectus de la Scientologie pour vous escroquer avec des kits de développement personnel - que l'Humain n'utilise que 10% de son cerveau ! C'est encore heureux car que se passerait-il si dans une IRM toutes les zones étaient en rouge ? Personnellement, ce postulat idiot m'a toujours profondément agacé mais bon passons...

    Lucy va donc développer tout une panoplie de pouvoir surhumains et tout y passe : dons des langues, sens accrus, mémoire absolue, télékinésie, transformation de son corps, télépathie, contrôle mental, manipulation des champs électriques, savoir absolu, prescience, téléportation, et même voyage dans le temps à la fin. Il y a un côté effrayant dans ce film car Lucy n'est plus humaine et se rapproche d'un Dieu, omniscient et omnipotente. La fin est très frustrante et pose tout un tas de questions sans réponses !

    On est donc ici un peu dans le film de super-héros, mais pas dans la style de Black Widow ! Il y a aussi un côté film de gangsters asiatiques. La musique enfin est comme presque toujours avec Besson signé Eric Serra et mêle tonalités électroniques et symphoniques ! Des effets spéciaux assez sophistiqués aussi !

    Voià, bref je n'ai pas été conquis même si c'est distrayant ! L'aspect métaphysique n'est pas assez poussé car Besson n'est pas Kubrick et Lucy  n'est pas 2001, l'Odyssée de l'espace ! Pour tout vous dire, je préférais le Besson des débuts et je l'avais un peu délaissé depuis Jeanne d'Arc, film qui  a plus de 20 ans !

    Le mieux pour vous, c'est encore de mater le film pour vous faire vous-même votre avis.

    A bientôt !

     


    votre commentaire
  • Plusieurs films portent le titre de Sans issue, il y a un film de 1986, un autre de 2012, un épisode de Buffy contre les vampires mais le film qui nous intéresse présentement est le Sans issue  de Damien Power (No Exit en VO), sorti en 2022. Il s'agit d'un thriller qui se passe en huis-clôt par une tempête de neige au coeur des USA, entre des protagonistes pas tous bien intentionnés dans un Office du Tourisme !

    Thriller qui mélange action et suspense et se termine par un bain de sang, ce film met en avant la jeune Darby Thorne - interprétée par la jeune actrice Havana Rose Liu - qui au début du récit suit une cure de désintoxication à la drogue. Mais alors qu'elle semble lassée et blasée, elle reçoit un appel l'informant que sa mère a fait un AVC et est hospitalisée à Salt Lake City. N'attendant ni une ni deux, Darby prend la tangente pour aller voir sa génitrice malgré la désapprobation de sa famille ! Voilà pour l'héroïne du film !

    Darby se retrouve bloquée par une tempête de neige sur la route et rejoint un Office du Tourisme ou quelques-uns prennent déjà leur mal en patience ! Il y a Ed, un afro-américain, ancien Marine - joué par Dennis Haysbert (que je connais surtout sur ce blog pour son rôle de David Palmer dans 24 Heures Chrono) et sa femme Sandi - jouée par Dale Dickey - qui est infirmière. Il y a aussi le très perturbé  Lars - joué par David Rysdhal - et le "beau gosse" séducteur Ash - joué par Danny Ramirez. A première vue, la tempête va durer et l'ennui guette !

    Mais on ne s'ennuiera pas car en cherchant des "barres" pour son Smartphone près du séquoia, Darby découvre qu'une gamine - qui se nomme  Jay - jouée par Mila Harris  - a été kidnappée et est détenue dans un van sur le parking ! Que va faire Darby ? Elle comprend vite que tous les résidents du gite improvisé sont suspectés d'être le ou les kidnappeurs ! Elle va devoir  la jouer fine si elle ne veut pas faire tuer tout le monde !

    Une première partie du film est une sorte de bluff où il s'agit de savoir qui est le kidnappeur et le mystère est assez vite levé ! Mais ce n'est pas si simple car qui dit que le kidnappeur a agi seul ?

    La seconde partie du film est plus orientée action et connait des retournements de situation. On n'est pas au bout de nos surprises avec ce film ! Ca finit dans un déchainement de violences après s'être regardé en chiens de faïence !

    Un thriller assez classique comme sait nous en pondre Hollywood ! C'est bien sûr tiré d'un roman, ici en l'occurrence le livre No Exit de Taylor Adams paru en 2017. Ca se regarde volontiers mais ça s'oubliera vite !

    C'est sorti directement sur la plateforme Hulu puis chez nous sur Disney + où je l'ai visionné.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Vous voulez un film d'animation plein de malice et qui décoiffe pour regarder avec vos enfants (ou pour regarder tout seul comme moi vieux célibataire sans enfants !), je ne saurais alors trop vous conseiller de visionner Ralph 2.0, long-métrage de 2018 et 57ème "Classique d'animation" des Studios Disney - qui se prête à plusieurs niveaux de lectures. Le film est chapeauté par Rich Moore et Phil Johnston.

    Ralph La Casse et Vanellope von Schweetz sont deux personnages de jeux d'arcades que le public a découvert dans le film de 2012 Les Mondes de Ralph. Cette fois-ci ils passent à la dimension supérieure puisque Mr. Litwak vient d'installer une connexion internet dans sa salle d'arcades. Suite à une boulette le volant du jeu de Vanellope "Sugar Rush" est cassé et le jeu menacé de quitter les lieux. Mais eBay est la solution car un volant de rechange est en vente ! C'est le début du voyage du duo de personnages faits de bits vers la Toile !

    Internet est ici matérialisé allégoriquement comme une grande mégalopole aux flux incessants. Ralph La Casse va-t'il briser Internet ! Ca finira par se produire suite à une bévue du bon gros costaud et son amitié indéfectible avec la jeune pilote de courses sera mise à mal. Ralph se montre en effet trop possessive car il manque de confiance en lui et un virus de vulnérabilité saura en tirer parti !

    En attendant, on se balade entre eBay, Amazon, BuzzTube et Google avec même une immersion dans le Dark Web ! Un grand moment très amusant du film et métanarratif est la visite que Vanellope rend au site de Disney qui est l'occasion de voir des personnages de Star Wars et du MCU de Marvel ! On croise aussi plus d'une douzaine de Princesses Disney, entre Blanche-Neige, Cendrillon, Raiponce, Mulan, la Reine des Neiges, la Belle ou la Ariel la Petite Sirène.

    C'est un film très plaisant à regarder qui montre tous nos tics et nos tocs par rapports aux usages du web comme les "J'aime" sur les vidéos ou la déferlante de haine dans les commentaires. Au niveau du casting vocal, je voulais juste signaler la présence de Gal Gadot - en Shank, une pilote casse-cou, d'Alan Tudyk en JeSaisTout, Ming-Na Wen en Mulan ou de Pierre Molina - qui parleront aux geeks ! Tim Allen reprend la voix de Buzz l'Eclair et Vin Diesel est Baby Groot ! Quant aux deux héros, ce sont  John C. Reilly et Sarah Silverman qui font leur voix - tout ça pour la VO évidemment !

    C'est Imagine Dragons qui interprête "Zero" la chanson du générique de fin.

    Bref un très bon film sur l'amitié avant tout et pas seulement sur les mondes virtuels et le net !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • James Cameron chapeaute Robert Rodriguez et ça nous donne en 2019 l'adaptation en live-action du manga Gunnm  de Yukito Kishiro avec le film Alita : Battle Angel avec son héroïne interprétée en motion-capture par Rosa Salazar, une jeune fille au visage d'ange mais aux redoutables capacités de guerrière hors du commun !

    Tout commence en l'an 2563, lorsque le Docteur Dyson Ido, qui rafistole des cyborgs, trouve le corps de l'une de ces créatures en piteux état dans une décharge d'Iron City la ville industrieuse, véritable enfer urbain dont le ciel est envahi par Zalem, la cité céleste ! Ido - joué par Christoph Waltz -  a vécu un drame personnel avec sa femme, Chiren - jouée par Jennifer Connelly, des années plus tôt lorsqu'on les a chassés de Zalem, leur fille étant tombée malade avant de finalement décéder ! Le savant prodigue qui est aussi une sorte de chasseur de primes va donner le corps cybernétique qu'il construisait pour sa fille Alita à la créature de la décharge qu'il rebaptise Alita qui semble d'abord être une innocente jeune fille qui connaitra une amourette avec Hugo, un garçon des rues - joué par Keean Johnson.

    Mais tout n'est pas si simple dans ce monde, car nous sommes 300 ans après l'Effondrement, la fin de la Guerre entre la Terre et Mars et Alita va se révéler être une Berseker, une cyborg surpuissante qui a pris part dans le conflit pour une de ces deux coalitions. Soucieuse de se remémorer son passé et de protéger Hugo, la jeune cyborg va devoir se confronter à Vector qui dirige les matchs de Motorball  - et qui est joué par Maheshala Ali - et son armée de machines à tuer de métal !

    Mais en réalité, quelqu'un d'autre, un certain Nova, supposé immortel, tire les ficelles depuis Zalem. Alita va aligner les combats, pour protéger sa nouvelle famille dans une véritable épopée pleine de rebondissements et d'émotions. Elle possède un coeur pur - et alimenté à l'anti-matière - mais est une redoutable tueuse !

    Le film est bluffant par ses effets spéciaux même si on a souvent l'impression d'être dans une série d'animation. Les yeux de Rosa Salazar agrandis par ordinateur évoquent évidemment les personnages de manga typiques ! Certains critiques ont déploré une pauvreté du scénario mais pour ma part ai vu pire dans ce domaine et ai passé un bon moment à visionner ce film sur Disney +.

    En plus, j'ai droit à la chanson du générique "Swan Song" interprétée par Dua Lipa, ma chanteuse favorite du moment ! Le film a été un relatif succès, relatif car il  a couté tellement cher qu'il n'est pas rentré dans ses frais ! Un bon film cyberpunk pour notre époque transhumaniste ! J'adore cette gamine cyborg attendrissante !

    La fin est ouverte et on n'attend plus qu'un Alita : Battle Angel 2 !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • "On n'est pas sérieux quand on a 20 ans !", cet adage pourrait s'appliquer à la jeune Isabelle, l'héroïne de Jeune et jolie, film dramatique écrit et réalisé par François Ozon et sorti en 2013 - d'autant qu'elle n'a en réalité que 17 ans, l'âge des premières expériences.

    Isabelle est interprêtée ici par Marine Vacth, alors jeune comédienne de 22 ans, très talentueuse et introvertie à la ville, n'accordant que peu d'interviews. La jeune héroïne mène une vie rangée auprès de sa mère Sylvie (jouée par Géraldine Pailhas), de Patrick, son beau-père (joué par Frédéric Pierrot) et son petit frère Victor (avec Fantin Ravat dans le rôle). On devine qu'elle s'ennuit mais en tout cas, sa libido s'éveille et elle vit ses premiers émois allant se faire dépuceler par un garçon allemand sur la plage de ses vacances. Le film la suit sur une année, divisée en saisons et en autant de chansons.

    C'est donc un portrait de jeune femme que l'on a là mais d'une jeune femme qui va choisir de se prostituer. François Ozon n'est ni moralisateur, ni juge, n'essaie pas d'analyser les choses, mais dresse juste une sorte d'étude naturaliste. Certes on pourra lui reprocher de montrer un certain côté romantique de la prostitution...

    On ne sait jamais quelles sont les motivations d'Isabelle ! Victor dit à un moment qu'elle est "une obsédée du cul" (il faut certes aimer le sexe un minimum pour faire le vieux métier du monde) et sans doute l'argent facile a-t'il un attrait pour Isabelle. Rien n'est explicite dans ce film et chacun pourra y coller sa propre interprétation. Quand les parents découvrent par le biais de la police que leur fille se prostitue, ils l'envoient aussitôt chez un psy qui lui, pose l'hypothèse d'un besoin de compenser l'absence du père. Bien que faisant des études de psychologie, je ne me prononcerai pas car on a bien trop peu d'éléments. Il est toutefois indéniable qu'il y a dans cette expérience un attrait de l'inconnu et un goût du risque pour Isabelle et en dépit des dangers !

    Pour ceux que le sujet intéresserait, il existe de très bon ouvrages de sociologie sur le sujet comme le Sociologie de la prostitution que je lis en ce moment, qui renverse un certain nombre d'affirmations et de chiffres peu scientifiques donnés aussi bien par les partisans que les abolitionnistes de la prostitution. Et pour ma part, je pense que ce ne sont pas les prostitué(e)s, ni les clients qu'il faut pénaliser mais il faut taper fort sur les proxénètes et donner de meilleures conditions de vie aux gens dans la société car après chacun fait ce qu'il veut de son cul !

    Isabelle va rencontrer tout type de clients durant son activité, du client peu sympathique et tyrannique au client gentil qui finit presque par tomber amoureux comme Georges, un vieux monsieur joué par Johan Leysen qui trouve de la chaleur humaine avec Léa (le pseudo du métier) et se montre protecteur. Hélas l'âge et le Viagra auront raison de son coeur durant l'acte et Isabelle prendra la fuite avant d'être retrouvée par la police ! Affectée par le décès de ce vieux monsieur tendre, elle quitte le métier, se trouve un temps un petit copain puis retourne en " pélerinage" avec l'épouse de Georges dans la chambre de son trépas, Alice, la veuve étant jouée par Charlotte Rampling.

    Un film tout en subtilités, un peu cru par moment mais qui vaut le coup d'oeil ! Ce film a été présenté au Festival de Cannes en « compétition officielle » en mai 2013 et au Festival Paris Cinéma en juin 2013. La jeune actrice en tête d'affiche a par ailleurs été primée pour ce film en d'autres occasions : Prix Romy-Schneider, Révélation féminine aux Lumières de la presse internationale et César du meilleur espoir féminin, tout en 2014 !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • J'aime assez le genre steampunk, ce mélange d'Ere Victorienne et de technologie à la vapeur à la Jules Verne, parfois matinée de Féérie - que j'avais découvert avec le jeu de rôles Château Falkenstein. J'étais donc très intéressé par Mortal Engines, film réalisé par Christian Rivers, sorti en 2018, d'après un storyboard/script de Peter Jackson et tiré du premier tome de la saga romanesque de Philip Reeve, Tom et Hester.

    Pourtant le film fut un échec retentissant au box-office avec des critiques mitigées ! Les gens sont blasés de nos jours. Moi j'ai bien aimé ce Mortal Engines ! Scénario simple mais d'intéressants parti-pris visuels !

    Toute la trame repose sur l'idée que dans un monde post-apocalyptique, après "la Guerre des 60 minutes" qui vit les armes quantiques se déchainer, les survivants vivent dans des cités qui ont la particularité originale d'être des cités mobiles - comme si on avait placé une ville entière à la manière d'une pièce montée, sur un char d'assaut ! La dimension de ces trucs est tout simplement épique !

    La Cité de Londres a décidé un jour de franchir le Pont et de s'aventurer sur le continent, avalant les plus petites cités et les bourgades. Il y a quelque chose de sale dans l'esthétique de ce film avec des inventions faites de bouts de ficelles et de scotch. C'est un monde où les ingénieurs font la loi ! C'est aussi une métaphore de la confrontation entre l'Ouest, mercantile, matérialiste et consumériste, et l'Est plus spirituel et en harmonie avec la Nature.

    Dans les hautes sphères de Londres, on trouve Thaddeus Valentine, chef de la guilde des historiens et Seigneur-maire adjoint de Londres qui est dévoré par l'ambition et fait tout pour mettre au point une arme qui lui ouvrira les portes de l'Est en en fracassant la Muraille. Il est interprété par Hugo Weaving, décidément abonné aux rôles de méchants. Il y a aussi sa fille,  Katherine Valentine, une historienne, jouée par Leila George dont on se demande à quoi sert le rôle tant il est sous-exploité !

    Mais les héros de ce récit, ce sont Tom Natsworthy, apprenti historien de Londres, joué par Robert Sheehan et surtout Hester Shaw, interprétée par Hera Hilmar, une jeune femme dont Thaddeus a jadis assassiné la mère lorsque celle-ci a fait une découverte archéologique d'importance, pour se l'approprier. Il a aussi défiguré et abandonné Hester - et sous-entend à un moment qu'il est peut-être son père, à moins que ce soit une ruse ? Celle-ci a été recueillie par  Shrike, un assassin, joué par Stephen Lang grimé par les effets spéciaux, une sorte de cyborg cauchemardesque mais en réalité au grand coeur.

    Au début du film, Hester veut se venger de Thaddeus et tente de l'assassiner mais n'y parvient pas et est contrecarrée par Tom qui croit bien faire ! Le deux jeunes gens se font balancer de la cité de Londres par Valentine qui veut cacher ses méfaits passés et vont dès lors devoir changer leurs plans .

    Par la suite, Tom et Hester se rapprochent, rejoignent la ligue Anti-Tractionniste menée par la rebelle et opposante Anna Fang - jouée par Jihae -et vont tout faire pour arrêter la cité de Londres qui déboule à toute vitesse sur l'Est.

    Finalement, dit comme ça le scénario est assez simple mais le film, je ne sais pas vous, mais moi ça m'a donné envie de lire la saga de Philip Reeve et surtout les tomes suivants !

    A mon avis, un film largement sous-estimé !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Il est établi que DC Comics et la Warner Bros. se sont foirés dans la mise en place de leur univers partagé de super-héros comme a réussi à le faire Marvel Studios avec le MCU. Ils ont voulu rassembler trop vite les différents éléments dans le film Justice League et n'ont pas pris le temps de les présenter dans plus de films comme a fait le concurrent.

    Néanmoins, certains films du DCEU sont de beaux petits succès comme le premier Wonder Woman  de Patty Jenkins ou encore Aquaman. D'ailleurs ce super-héros des océans était déjà présent dans Justice League notamment.

    C'est James Wan qui réalise ce film sorti sur les écrans en 2018 avec un beau casting comprenant Temuera Morrison dans le rôle de Thomas Curry le père du héros et Willem Dafoe dans celui du vizir d'Atlantide  Nuidis Vulko. Je n'avais pas reconnus tout de suite Nicole Kidman qui joue Atlanna, mère d'Aquaman et ancienne reine de l'Atlantide ni Dolph Lundgren qui est Nérée, le roi de Xebel. C'est Jason Momoa - qui a fait bien du chemin depuis la série Stargate Atlantis - qui interprête Arthur Curry alias Aquaman.

    Au début de ce film pas avare sur les effets spéciaux, la reine Altanna fuit un mariage arrangé avec le roi Orvax d'Atlantide (personnage seulement évoqué et jamais montré à l'écran) et échoue littéralement au pied du phare ou Tom Curry est gardien. Ces deux-là vont alors vivre une histoire d'amour et prouver que le rapprochement entre leurs deux mondes, la Terre et la Mer est possible ! Ils auront un fils, Arthur. Mais la reine doit se sacrifier pour protéger sa famille et retourner vers son mariage arrangé.

    Des années plus tard, une fois Arthur atteint l'âge adulte, il est devenu un "beau bébé" doté de pouvoirs, capable de soulever un sous-marin dans l'eau, de se propulser telle une torpille, de communiquer avec les poissons et presque indestructible. Il affronte notamment David Kane - joué par  Yahya Abdul-Mateen II - un pirate des mers, provoque le décès du père de celui-ci et se fait un ennemi mortel.

    Pendant ce temps, en Atlantide, le roi Orm Marius - joué par Patrick Wilson, le fils légitime d'Atlanna et du roi Orvax - a des plans pour partir à la conquête des terres des Surfaciens et simule une attaque de ceux-ci avec un sous-marin en fait volé par Kane. Afin de convaincre le roi Nérée de se joindre à lui et unifier les Sept Royaumes ! Le stratagème semble fonctionner !

    Mais c'est compter sans  Mera - jouée par Amber Head, la princesse de Xebel, fille de Nérée et promise d'Orm qui va chercher Aquaman et le prier de venir réclamer le titre de Roi d'Atlantide pour lequel il est légitime en tant qu'ainé d'Atlanna malgré sa bâtardise - et ainsi empêcher la guerre ! Mais Arthur est très réticent, finit par affronter Orm en duel de succession puis par prendre la fuite avec Mera.

    Le film se transforme alors en une chasse au trésor à la recherche du Trident légendaire du roi Atlan tout en affrontant David Kane, ivre de vengeance et devenu entre-temps Black Manta grâce à la technologie atlante ! Pendant ce temps, Orm noue ses alliances.

    Après une séquence digne de Lovecraft dans la Fosse, Arthur et Mera retrouvent une personne que l'on pensait disparue et Aquaman défie le Karathen (déclinaison du Kraken) qui protège le Trident puis récupère l'arme et rallie le monstre.  Cette séquence ou Arthur décroche le Trident rappelle évidemment un autre Arthur, roi lui aussi, qui s'appropriait Excalibur ! Notre héros brandissant le Trident acquiert aussi son iconique combinaison or et verte.

    On a ensuite droit à la bataille finale à grands renforts d'effets numérique mais un peu brouillonne puis tout se termine bien pour cette origin-story.

    Au final, un film qui remplit bien le cahier des charges et se regarde sans déplaisir !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • C'est arrivé près de chez vous - Rémy BelvauxC'est arrivé près de chez vous est un documentaire parodique belge à la réputation sulfureuse qui suit le parcours d'un type qui fait profession de tueur en série pour "gagner" sa vie. Le monstre qui se révèle au départ un type cultivé et à l'humour fin est en réalité un salopard cynique, odieux et sans humanité, tel qu'on le découvre au fur et à mesure du film.

    Ce gars qui s'appelle Ben - Benoit Patard - est interprété par Benoit Poelvoorde dont c'est le premier rôle au cinéma et qui l'a révélé.  Il est en roue libre dans ce film qui est au départ le film de fin d'études de Rémy Belvaux additionné de scènes que les profs ont rejeté ! Film de début de carrière qui montre toute l'immaturité du réalisateur et de son équipe ! Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé ! J'ai trouvé ça pipi-caca-vomi !

    On pourra toujours argumenter que c'est une critique de la société violente ! Ben est suivi par une fausse équipe de documentaristes qui tournent un film sur lui et finissent par participer aux meurtres ! Est-ce que c'est une raison pour filmer des viols et des infanticides ? Je ne crois pas ! Mais si on a 4 ans d'âge mental, éventuellement ce film peut plaire ! Moi, j'ai juste trouvé ce long-métrage - trop long en plus- simplement irrespectueux et facile !

    On est donc dans la critique des merdias à la BFMerde qui se délectent de faits-divers sanglants et font caisse de résonnance - c'est le seul point positif du film, cette dénonciation ! Après il faut supporter, se farcir le réalisme des scènes de meurtres !

    A l'origine, c'est une parodie de Strip-tease, l'émission de reportages trashs des années 1990. C'est arrivé près de chez vous, film en N&B et 16 mm poussé en 35 mm pour le Festival de Cannes,  est sorti en 1992. Et a beaucoup plus aux gens cyniques et amoraux ! Film qui a provoqué des scandales, par rapport à sa référence douteuse à l'Affaire Gregory et accusé d'avoir encourager le "tueur fou de Mouscron" (ce qui est faux). Scandale aussi autour de l'affiche d'origine qui montre un bébéicide avec une tétine ensanglantée.

    Les motivations de Ben sont donc vénales. Pour être honnête, quelques séquences m'ont fait rire, celles quand les documentaristes se font dézinguer à leur tour !

    La mère et les grands-parents de Benoit Poelvoorde ont été interviewés pour ce film, en leur faisant croire qu'on tournait un documentaire sur leur fils et petits-fils.

    Vingt ans après la sortie du film, Jean-Baptiste Baronian dans son Dictionnaire amoureux de la Belgique note, avec le recul, que C'est arrivé près de chez vous est « bien trop décalé, trop fou et trop brindezingue » pour constituer une réelle apologie de la violence. Il y voit plutôt « une Belgique qui a totalement pété les plombs »

    Bref regarder ce film est un calvaire ! Au bout de 10 minutes, on a compris le propos ! Dispensable !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Tiré des romans de Michael Crichton, la Saga Jurassic Park, initiée par Steven Spielberg, se poursuit et s'étend avec la Trilogie Jurassic World. Tous les gamins férus de dinosaures adorent ces films !

    Dans Jurassic World : Fallen Kingdom, réalisé par Juan Antonio Bayona et sorti en 2018, Isla Nublar l'île des dinosaures du précédent film est menacée par une éruption volcanique ! Des mercenaires viennent alors embarquer le maximum de spécimens mais en réalité ils obéissent à Eli Mills, joué par Rafe Spall, l'associé de Benjamin Lockwood, ce dernier étant un des instigateurs de la renaissance des dinosaures avec John Hammond !

    Eli Mills souhaitent créer de nouvelles espèces de prédateurs qu'il maintiendrait sous contrôle pour les vendre à des richissimes acheteurs ou en faire des armes ! Mais Claire Dearing est aussi de la partie  - jouée par Bryce Dallas Howard qui contacte Owen Grady, le spécialiste en comportement animal - joué par Chris Pratt - pour venir en aide aux dinos !

    Nos deux héros s'embarquent alors pour l'île avec les mercenaires dont ils ignorent encore le vrai dessein. Ils sont accompagnés de la paléo-vétérinaire Zia Rodriguez, jouée par Daniela Pineda et l'informaticien Franklin Webb - interprété par Justice Smith.  Sans oublier la Raptor empathique Blue !

    Claire et Owen finissent dans le repaire des méchants apprentis sorciers et assistent à une vente aux enchères surréalistes dont les objets sont les différents dinosaures ! Et c'est là qu'est présenté l'Indoraptor, fruit de manipulations génétiques, croisement entre le T-Rex et le Vélociraptor ! Qu'arriverait-il si un tel monstre était relaché dans la nature ?

    C'est ce qui survient à la fin du film  ! Les dinosaures s'échappent dans la forêt près du château de Lockwood ! Des vestiges des temps préhistoriques vont se trouver confronté à l'Homme dans le troisième et dernier film de la Trilogie : Jurassic World : Le Monde d'après - en 2022 (avec le court-métrage Battle at Big Rock qui s'insère entre les deux) !

    On se retrouve finalement avec un film très divertissant, avec des bonnes séquences d'action et qui bascule même par moments dans l'horreur ! Animatroniques et effets spéciaux numériques sont mis à contribution bien sûr ! Pour notre plus grand plaisir ! Le film multiplie en outre les références aux autres films de la franchise et à des grands classiques du film d'Horreur comme Dracula  et Frankenstein !

    J'ai bien aimé mais ne suis pas plus fan que cela de cette série de films !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le réalisateur Francis Lawrence retrouve l'actrice Jennifer Lawrence (avec qui il n'a aucun lien de parenté) dans le film de 2018 Red Sparrow - après l'avoir dirigée dans la Saga Hunger Games. L'histoire de ce Moineau Rouge est une adaptation du roman du même nom de Jason Matthews. Ici on nage dans des récits de barbouzes dans ce qui est une réactivation de la Guerre Froide.

    L'Ecole des "Moineaux" est un peu l'équivalent de la Chambre Rouge dans le MCU - sauf qu'ici on n'apprend pas vraiment les techniques de combat mais davantage la manipulation mentale sur fond de chantage sexuel. Les recrues y sont même amenées à se prostituer et sont clairement déshumanisées. Notre héroine,  Dominika Egorova, qui est jouée par Jennifer Lawrence, est une jeune danseuse étoile russe du Bolchoi à la carrière brisée qui va en passer par là du fait d'un oncle machiavélique, Vanya "Ivan" Egorov, interprété par Matthias Shoenaerts.

    Suite à son renvoi du Bolchoi du fait d'un accident orchestré par une rivale jalouse, Dominika n'a comme seule solution que de se tourner vers son oncle pour fournir des soins médicaux à sa pauvre mère ! L'oncle malveillant ne va pas hésiter à prostituer sa nièce pour la Bien de la Nation et pour être bien vu de son supérieur le Général Vladimir Andreievich Korchnoi - joué par un Jeremy Irons qui prend l'accent russe. Ces deux-là sont les huiles du SVR qui a succédé au KGB.

    Dominika assiste à un assassinat pour raison d'Etat et deviens donc un témoin génant à éliminer. Son oncle ne lui laisse qu'une alternative : rallier l'Ecole des "Moineaux" et devenir une manipulatrice. Dans le reste du film, elle est aussi recrutée par la CIA et devient un agent double. Elle a si bien retenu les leçons de manipulations qu'elle joue parfaitement sur les deux tableaux et on ne sait plus à qui elle est loyale - sans doute à elle-même - dans ce monde cruel et dans ce film assez cru qui nous montre les côtés les plus noirs de l'âme humaine.

    La nouvelle espionne doit aborder le héros masculin du film, un certain Nathaniel Nash, agent de la CIA travaillant à Moscou mais qui se fait démasquer en protégeant son contact. Nash est joué par Joel Edgerton (vu notamment, pour ma part, dans les Episodes II et III de la Prélogie Star Wars et à qui je trouve une ressemblance avec Kurt Russell) et Dominika est chargée de l'approcher pour découvrir qui est le contact. Il va retourner la jeune femme et celle-ci saura manier habillement !

    Le final de ce film est particulièrement bluffant quand on apprend qui est le contact, qui est la taupe ! Les plus perspicaces auront deviné ? Pas moi ! Et on n'a qu'un souhait  : voir Ivan récolter ce qu'il mérite !

    Un film assez dur où Jennifer Lawrence donne de toute sa personne dans tous les sens du terme ! Elle confirme le succès de Hunger Games et qu'elle est une actrice qui compte ! Ca ne plaisante pas dans le monde de faux-semblants des services de renseignements ! Sexe et violence au programme de ce film interdit aux moins de 12 ans voire 16 ans ! Le final du film est assez bluffant quand on nous révèle qui est la taupe ! Mais les plus perspicaces l'auront peut-être deviné ? Pas moi en tout cas ! Et on n'a qu'un seul désir : qu'Ivan récolte le sort qu'il mérite !

    Red Sparrow a eu un succès critique assez mitigé et a fait de bonnes entrées lors de sa sortie, des scores honorables pour une sortie dans la période où Black Panther et Ready Player One, des "mastodontes", étaient à l'affiche !

    Etonnamment, ce film, qui est loin d'être un divertissement familial, est visible sur Disney + (Star).

    Après le Geai Moqueur, le Moineau Rouge, Jennifer Lawrence reste dans les noms d'oiseaux et les interprétations de femmes pleines de ressources !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Marginal - Jacques DerayEn ce début du mois de septembre 2021, nous apprenons avec tristesse le décès d'une des dernières légendes du cinéma français, Jean-Paul Belmondo, Bebel, est parti !

    Pour marquer le coup et faire un article, je viens de visionner sur Netflix, Le Marginal, un film de Jacques Deray, sorti en 1983 de la période baroudeur justicier de Bebel qui enchainait alors les films musclés dans lesquels il s'impliquait totalement, réalisant lui-même - à l'instar d'un Tom Cruise aujourd'hui - ses cascades sous la supervision du professionnel Remy Julienne.

    Dans Le Marginal, Belmondo est l'inflexible commissaire Jordan, flic au grand sens de la justice et au grand coeur, sorte de cow-boy et justicier solitaire, anticonformiste et aux méthodes peu orthodoxes. Mais bon comme on dit "la fin justifie les moyens". Jordan pratique aussi une "justice expéditive" évitant ainsi les longs procès de Barons de la drogue aboutissant à des non-lieux du fait d'avocats véreux. On n'évite certes pas les clichés dans ce film, c'était une certaine époque où les frontières entre le Bien et le Mal étaient encore claires mais commencaient à se brouiller !

    Belmondo est un acteur généreux qui délivre un cinéma populaire. Mais on peut aussi le trouver un peu cabot et répétitif dans les films de cette période : Le Professionnel, Peur sur la ville, L'As des As,... Des films qui reposent un peu sur l'esbrouffe et avec des scénarios plutôt minces, suites de péripéties où le héros montre son grand coeur et fait parler ses poings ou son flingue ! On discute après !

    On se laissera donc emporter dans ce film sur la musique d'Ennio Morricone avec le commissaire Jordan, mis dans un placard à Paris suite à un "excès de zèle" à Marseille pour tenter de coincer le Baron de la drogue, protégé en haut-lieux,  Sauveur Meccaci - joué par Henry Silva qui pour le coup a vraiment une gueule de truand, sur des dialogues de Michel Audiard qui sonnent très bien dans la bouche de Bebel ! Un flic hors des clous !

    Un casting trois étoiles pour ce film ! Carlos Sotto Mayor est la prostituée Livia Maria Dolores Monteblanco et un jeune Tcheky Karyo en début de carrière est Francis Pierron, ami et protégé du héros.  Claude Brosset est Antonio Baldi, un homme de main, Jean-Hughes Lime  - dit "Lime" (de la Troupe du Petit Théâtre de Bouvard) est "Speed", un drogué, Laetitia Gabrielli (vue en copine de Vic/Sophie Marceau dans les films La Boum) est Catherine, une "demoiselle en détresse", Jean-Claude Dreyfus joue un travesti de manière anecdotique mais réjouissante,  Maurice Barrier est "Tonton", Michel Robin est "Freddy le chimiste", Ysabelle Lacamp incarne une prostituée et la liste des acteurs et actrices reconnus de cette époque présents dans le film n'est pas exhaustive !

    J'ai adoré la scène dans un club gay où Bebel joue avec son image de gros dur viril !

    On passe un bon moment en regardant ce film même si ce n'est pas à la hauteur de films emblématiques comme A bout de souffle  ou Pierrot le Fou. Ici, on est en quelques sortes face à un western moderne qui se termine par un duel épique entre le héros et le méchant !

    R.I.P. Belmondo (1933 - 2021)

    A bientôt !


    votre commentaire
  • En 2018, sort Sans un bruit qui est un thriller horrifique de John Krasinski. Par les postulats de son scénario, le film reprend un peu le même exercice qu'un épisode de la Saison  4 de Buffy contre les vampires à savoir "Un silence de mort" ("Hush" en VO), un épisode "muet" !

    Nous sommes dans une énième variation d'un monde post-apocalyptique dont on ne nous dit pas comment on en est arrivé là ! Des créatures de cauchemars, super-prédateurs (aliens ou démons) ont envahi la planète et surgissent pour vous éventrer dès que vous émettez le moindre bruit. Et comme on n'a donc pas de son, pas de dialogues dans ce film où les protagonistes gardent  le silence pour leur propre survie, pas de longue scène d'exposition sur le pourquoi du comment, juste quelques coupures de journaux fragmentaires !

    En réalité, en cherchant l'info sur le net, j'apprends que les monstres sont d'origine extraterrestre, arrivés via une pluie de météorites, mais ce n'est pas trop mis en avant ou dit explicitement dans le film ou alors un détail m'a échappé ?

    On suit une famille du Midwest, les Abbott, constituée des parents, Evelyn - jouée par Emily Blunt - et Lee - joué par John Krasinski, des enfants, leurs fille Regan - jouée par Millicent Simmonds, fille sourde de naissance - et leurs fils Marcus - avec Noah Jupe dans le rôle -  et Beau - joué par Cade Woodward. Casting minimal dans une planète désertée !

    John Krasinski est à la fois réalisateur et acteur principal de son film et est marié à Emily Blunt à la ville ! On reste en famille.

    Le film s'ouvre par un drame initial ! En effet, un des enfants, du fait de la négligence d'un autre, commet une imprudence et est emporté par un des monstres.

    Puis la famille s'établit dans une ferme et garde le silence. Or Evelyn attend un enfant et vous voyez comme moi les problèmes qui s'annoncent, un bébé ça crie fatalement. Mais la famille a tout un système D pour parer aux éventualités.

    On découvre donc tout au long du film les règles de ce monde bizarre ! J'ai trouvé qu'il se dégageait une certaine poésie de ce silence contraint. Evidemment à un moment tout dérape avec une issue fatale mais la famille, les survivants, découvrent finalement le point faible des monstres et va pouvoir contre-attaquer.

    On doit admettre que ce film repose sur un postulat original et est un vrai exercice de style. Ce scénario inventif et brillant est signé par Scott Beck et Bryan Woods. L'actrice Millicent Simmonds est réellement sourde dans la vraie vie car le réalisateur ne voulait pas d'"une actrice entendante faisant la sourde".

    Le film a reçu de très bonnes critiques et met nos nerfs à rudes épreuves. Plus qu'un "Alien campagnard" ! Succès en salles aussi !

    Cet article est le 600ème que je réalise sur Overblog dans la catégorie "Cinéma" - donc 600 films sans compter les films X du Skyblog secret !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Roland Emmerich est connu pour adorer et abuser des effets pyrotechniques. White House Down, son film de 2013 ne déroge pas à la règle ! On retrouve la recette qui a fait fureur depuis Piège de Cristal, un quidam se retrouve au milieu d'une prise d'otages à la Maison-Blanche et va buter à lui tout seul les terroristes un à un !

    La recette est là même à tel point qu'elle en reprend le cahier des charges ! Une équipe de télé qui s'avère être en fait des terroristes, le flic ou le garde du corps en congés, le membre de la famille innocente pris parmi les otages, la bande de mercenaires qui exige une rançon mais fait en réalité diversion, le petit génie de l'informatique qui épaule les terroristes...

    John Cale postule pour entrer au Secret Service du Président des Etats-Unis. C'est Channing Tatum qui endosse la peau de cet agent de choc et est chargé de protéger le président James W. Sawyer - joué par Jamie Foxx en chef d'état "baroudeur". Cale a mal choisit son moment pour faire visiter la Maison-Blanche à sa fille Emily Cale - jouée par Joey King car des néo-nazis, infiltrés par Martin Walker, le chef du Secret Service, joué par James Woods, qui a trahi ainsi sa collègue Carol Finnery, jouée par Maggie Gyllenhaal.

    Le chef des assaillants, c'est Emil Stenz - joué par Jason Clarke et ces gars-là ne plaisantent pas mais Jason Cale va vite leur rabattre leur caquet ! Notre héros doit protéger le président et sauver sa fille et les otages ! Tâches difficiles !

    Evidemment, ça pète de partout, le genre de divertissement à grand spectacle qu'on regarde pour se vider l'esprit ! Un défouloir en quelque sorte ! De la bonne baston sur fond de complot du complexe militaro-industriel américain ! Avec rien moins que comme enjeu, une apocalypse nucléaire par un des protagonistes mourants qui n'a plus rien à perdre !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • L'acteur martial Jean-Claude Van Damme, en plus d'être "aware" s'est toujours surinvestit dans ses films pensant le moindre geste, la moindre mimique, la moindre cascade - et sur la fin de sa carrière, il se lance plutôt dans le genre autoparodique et la comédie. Exit Bloodsport, Universal Soldier, Full Contact, Kickboxer  et autres films cultes et place au nanard Le Dernier Mercenaire de David Charhon, arrivé directement sur Netflix.

    Je m'attendais à une comédie pas très fine mais là on bats les sommets de balourdises ! Ce film est d'une nullité abyssale ! Avec un Van Damme sans expression, des dialogues à s'étouffer de gêne, des clichés à foisons (sur les services secrets, la République, les "racailles" de Banlieue). Ce navet ne m'a pas arraché un sourire ! Netflix avec des films pareils s'enfonce dans la médiocrité !

    Van Damme est Richard Brumère, surnommé "la Brume", un mercenaire légendaire, insaisissable et invincible qui suite à une opération foirée au Soudan négocie une immunité pour son fils qui vient de naitre. Le fils, des décennies plus tard, c'est Archibald Al Mahmoud, joué par Samir Decazza, qui suite à une "bavure" d'un fonctionnaire zélé voit ses privilèges sauter or une crapule utilise l'identité et donc l'immunité d'Archibald pour faire du traffic de drogues et d'armes ! Brumère va devoir protéger son fils et renouer les liens avec lui puis démasquer le criminel !

    "Que sont-il allé faire dans cette galère ?". On se pose la question pour Patrick Timsit,Valérie Kaprisky, Miou-Miou et Eric Judor ! C'est poussif et bancal ! Pour compléter le casting, on a la jeune actrice Assa Syla, qui joue une "racaille" et Alban Ivanov, le fonctionnaire "zélé".

    J'espérais une bonne surprise mais suis grandement déçu ! Rien à retirer, à garder de ce flop ! Comme Bruce Willis, les fins de carrières de nos légendes des années 1990 font peine à voir ! Je n'ai regardé ce Dernier Mercenaire jusqu'à la fin que par conscience professionnelle pour ce blog mais aurais tout aussi bien pu m'en dispenser ! Van Damme est cependant toujours aussi en forme dans les scènes d'action qu'on pourrait à la limite sauvées !?

    Je ne m'appesantit pas plus longtemps car ce "film" n'en vaut pas la peine !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Dwayne Johnson est l'acteur "bankable" du moment et il avait déjà collaboré avec le réalisateur Brad Peyton dans le nanar San Andreas. On retrouve le duo, en 2018,  dans Rampage : Hors de contrôle, qui tient à la fois du genre SF, aventure-action et film de kaijus, inspiré d'un jeu vidéo de 1986 du même nom, Rampage (voir le billet que j'ai consacré à ce jeu vidéo !). Nos monstres attaquent la ville et détruisent hélicos, tanks et avions dans la ville de Chicago comme dans la borne d'arcade - Chicago à nouveau ravagée comme elle l'était déjà dans la saga Transformers !

    Davis Okoyé - joué par notre monsieur muscle - est un primatologue, ancien militaire et chasseur de braconniers, qui a jadis sauvé George, un gorille albinos des machettes d'une bande de tueurs. Davis n'a guère de sympathie depuis pour le genre humain et a créé une sorte de relation fraternelle avec son animal protégé préféré avec qui il communique par la langue des signes. Tout va désormais bien dans le meilleur des mondes !

    Mais une famille de milliardaires, les Wyden, le frère Brett et la soeur Claire  - joués respectivement par Jake Lacy et  Malin Akerman, des Elon Musk maléfiques (comment ça Elon Musk est maléfique !?) mènent des expériences de génétique avancée pour créer des armes biologiques à bord d'une station spatiale notamment ! La station explose et des échantillons se retrouvent sur Terre, contaminant un loup (Ralph), un alligator (Lizzie) et notre bon George !

    Les animaux vont alors attendre une taille gigantesque accompagnée d'une férocité sans bornes ! Davis perd vite le contrôle de George mais bénéficie de l'aide du Dr Kate Caldwell, jouée par Naomie Harris, une généticienne et biochimiste dont les Wyden ont détourné les travaux.

    Ajoutez à cela Jeffrey Dean Morgan (Negan dans The Walking Dead bien sûr !) qui joue l'agent Harvey Russell, d'une "Autre Agence Gouvernementale" ! Un allié de notre duo de héros, Davis et Kate !

    Les Wyden vont tout faire pour récupérer leur précieux matériel génétique et c'est ce qui causera leur perte ! Bien sûr un antidote existe et George reviendra du "Côté Lumineux de la Force" ! Le gorille affrontera les deux autres monstres dans un duel de titans !

    On a comme résultat un film sans prétentions et assez fun ! Du bon divertissement avec des effets spéciaux au top et un bon suspense à la fin ! Finalement une bonne surprise, bien meilleur que le fastidieux et oubliable San Andreas !

    Un film pouvant "satisfaire le public de bonne humeur pour un blockbuster sans cervelle" !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Camping est une comédie à la Française, sortie sur les écrans en 2006, un des gros cartons de cette année-là, une sorte de satire sociale Campong - Fabien Onteneinteplus subtile qu'elle n'en a l'air et qui repose sur le principe de la rencontre des opposés, le chirurgien guindé et le prolétaire jovial ! C'est aussi le film qui a propulsé l'humoriste Frank Dubosc - alors déjà en plein succès - vers les sommets !

    A première vue, je n'ai pas été emballé par ce film - c'est sympa mais pas à se rouler par terre ! - puis en avancant dans le film en ai compris le message et vu que c'est plus intéressant qu'il n'y parait !

    Tout se déroule au camping des Flots bleus où se retrouvent chaque été plusieurs familles à la mentalité simple, de ces gens que les "élites", Macron et ses sbires, les éditorialistes méprisent ! Les familles Gatineau et Pic, ce sont à la fois ceux qui ont dit "Non" au référendum de 2005, les Gilets jaunes et ceux qui s'opposent, à juste titre, au Pass sanitaire, ces gens que des sombres connards traitent d'"illettrés" mais qui ont de vraies valeurs, qui se dénigrent à longueurs de journées mais sur qui on peut compter en cas de coups durs et qui ne sont pas rongés par le conformisme, le fric et la corruption (hein Macron ?) !

    Au casting, Franck Dubocs est Patrick Chirac, un playboy, beauf un peu grande gueule, une sorte de grand gamin naïf et attachant et que sa femme a quitté . On a aussi Mathilde Seigner qui est Sophie Gatineau qui avec son mari Paul, joué par Antoine Duléry - qui l'a trompé pour une passade - vient de Nantes. Enfin, les Pic, Jacky, retraité, joué par feu Claude Brasseur et sa femme Laurette - jouée par Mylène Demongeot - qui viennent de Melun et le retraité qui va user de mauvais coups pour récupérer sa place de camping et sera puni en quelque sorte par les attributs divins à la fin du film !

    Tout ce monde se retrouve aux Flots bleus dans un film qui fleure bon les vacances et la Nostalgie avec ses phrases cultes et ses éléments iconiques : le Benco, les Choco BN, le slip moule-burnes, le groupe "Début de soirée", la Chenille en soirée et l'élection de Miss Camping ! Evidemment à la manière d'une enquête anthropologique, il faut introduire un élément extérieur dans ce petit monde, ce sera  Michel Saint-Josse, chirurgien esthétique des stars, un Parisien pur jus, joué par Gérard Lanvin - qui suite à une panne de voiture - la "voiture de James Bond" - se retrouve bloqué avec sa fille, Vanessa, une ado empathique, jouée par Armonie Sanders !

    Nos campeurs ont bien le coeur sur la main et aide le snobinard ! Patrick, totalement désintéressé lui ouvre sa tente et essaye de l'initié aux joies du camping - mais notre praticien garde ses distances ! on sait qu'à un moment on atteindra le point de rupture où chacun assénera ses vérités à l'autre - et après s'être moqué de Patrick - dont il ignorait qu'il était dans la tente à côté, Michel se fait remettre en place par le playboy naif, soutenu par Vanessa ! Michel se trouve qualifié d'égoiste, aveugle aux sentiments des autres, qui n'a même pas remarqué que sa fille qui passe les meilleures vacances de sa vie, était amoureuse d'un garçon du camping !

    Le chirurgien semble alors avoir compris la leçon et aide une femme du camping à accoucher par un temps orageux puis part le coeur plus léger souhaitant bonne continuation  à tout le monde et offrant même un emploi à Patrick aussi au chômage !

    Une caricature grossière ? Peut-être, en tout cas un éloge de la simplicité ! Saint-Josse va s'humaniser au contact de ces gens ! Un film aussi inspiré - de loin - d'un sketch de Franck Dubosc. Devant le succès de ce premier opus, on aura par la suite un Camping 2 en 2010 et un  Camping 3 en 2016 !

    Au final, un très bon film, très plaisant, et porteur de messages et de valeurs positives ! Humaniste quelque part ! Je n'ai pas besoin de vous le recommander car ce film a déjà été vu par plus de 5 millions de Français lors de sa sortie !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • A partir des années 1990, Disney commence à adapter en long-métrages live-action ses classiques de l'animation, habitude qui se poursuit en 2020 avec Mulan. Les 101 Dalmatiens est ainsi transposé de la celluloid aux acteurs en chairs et en os - avec parmi ces interprètes  Glenn Close qui vole la vedette aux chiens dans le rôle de l'hystérique et machiavélique créatrice de mode, Cruella d'Enfer (qu'on reverra en 2021 dans un préquel sur sa jeunesse avec Emma Stone dans le rôle-titre).

    Le film de 1996, réalisé par Stephen Herek reprend presque scène pour scène le classique de l'animation de 1961 ! Outre Glenn Close, Jeff Daniels incarne le nonchalant Roger et Joely Richardson est la brave Anita. Chacun de ces jeunes gens, qui ne se sont pas encore rencontré, ont un dalmatien, Pongo pour Roger et Perdita pour Anita. L'intrigue se déroule à Londres ! Nos deux citadins vont se croiser par l'entremise de leurs compagnons familiers et avoir le coup de foudre ! Bien vite, Perdita attend des chiots et ce sont 15 petits êtres qui naissent, vite convoités par Cruella !

    Car Cruella raffole de fourrures et Anita qui travaillait auparavant pour la virago lui a designé une gamme de manteaux et de vêtements tâchetés en noir et blanc. Elle veut donc mettre la main sur les chiots. Force est de constater que la lutte contre la fourrure a bien avancé dans le monde réel de nos jours, milieu où on recours à des animaux d'élevage et où on n'est pas supposé kidnapper les animaux domestiques ! Dédicace en passant à ma grand-mère Ginette, âgé de 95 ans bientôt,  qui était couturière, spécialisée dans la fourrure !

    Deux hommes de main au service de Cruella et de son "écorcheur", Skinner, deux nigauds nommés Jasper et Horace - joués respectivement par Hugh Laurie et Mark Williams - enlèvent les chiots et les gardent avec d'autres dalmatiens - au nombre total de 99 au final - avant de les transformer en manteau de fourrure ! Mais Pongo et Perdita aidés de la solidarité animale, se lancent à la rescousse ! On peut saluer au passage le travail des dresseurs car pas d'images de synthèse ici mais des animatroniques ! 230 chiots dalmatiens et 20 dalmatiens adultes ont été utilisés pendant le tournage !

    Quelques différences avec le dessin-animé toutefois ! L'intrigue du film se déroule en 1996 et pas en 1961 et Roger est concepteur de jeux vidéo et pas compositeur de musique. Dans le dessin-animé, Anita ne travaille pas.

    Cruella, si elle est la méchante, est cependant une femme libre au contraire d'Anita qui ne rêve que d'être femme au foyer. Je crois que cet aspect de D'Enfer est mis en avant dans le film-préquel de 2021 ! (?) Et il est vrai que Disney n'assume pas ses méchants !

    Les tenues de Cruella ont été crées par le couturier Anthony Powell et la musique est de Michael Kamen.

    Les 101 Dalmatiens est un film familial, à destination des plus jeunes. Une suite Les 102 Dalmatiens verra le jour en 2001 suite au succès de ce premier opus !

    A bientôt !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique