• Le Jeanne d'Arc de Luc Besson, sorti en 1999 (en face de Star Wars - Épisode I : La Menace Fantôme) est une énième relecture du mythe de la Pucelle d'Orléans qui entendait des voix, réalisée cette fois par Luc Besson avec un traitement plus moderne !

    On pourra regretter le côté "terre-à-terre" de ce film, ses passages "crus" - dès le début du métrage avec la sœur de Jeanne d'Arc empalée sur une épée et violée dans cette position par des routiers, des mercenaires anglais démobilisés. Il y a donc une tentative de rationaliser la légende de Jeanne d'Arc - et Besson s’engouffre dans un psychologisme assez naïf !

    En gros, Jeanne d'Arc, selon Besson, construit sa mission autour d'un traumatisme d'enfance ! Et on essaie aussi de faire passer les voix pour la manifestation d'une psychose ! L'héroïne interprétée par Milla Jovovich - confine à l'hystérique !

    Milla Jovovich est la star de ce film, la compagne de l'époque du réalisateur, me semble-t'il, qui avait déjà porté Anne Parillaud au sommet et tente de récidiver ici avec l'ex-mannequin révélée par Le 5ème Élément !

    Le récit débute donc avec le pillage du petit village de Domrémy du duché de Lorraine par un détachement de soldats anglais. De là, un dégoût viscéral de Jeanne pour ce peuple envahisseur.

    La conscience de Jeanne - jouée par Dustin Hoffman, l'imagination fertile de la jeune fille, ses discours intérieurs, son traumatisme, tout cela se mélange dans son esprit et la pousse vers une mission qu'elle veut religieuse ! Jeanne est-elle une impostrice, une "sorcière" ?

    La dernière partie du film tourne autour du procès de Jeanne à Orléans - avec l’Évêque Cauchon ! - et sa mort sur le bûcher le 30 mai 1431 ! Au passage, elle aura redonné de l'influence au Roi Charles VII. Mais bon je ne reviens pas sur le côté historique et consacrerais plus tard des billets sur ce point !

    Un film au casting assez prestigieux - outre Jovovich et Hoffman, on a Faye Dunaway en Yolande d'Aragon, John Malkovich en Charles VII de France, Tchéky Karyo ou Vincent Cassel en Gilles de Rais !

    Bilan mitigé pour ce film qui n'est pas resté dans les esprits comme la version de référence du mythe de Jeanne d'Arc ! Besson y confirme toutefois encore sa maîtrise technique - avec son équipe habituelle ! - mais c'est sur le scénario et la narration que ça pêche !

    A bientôt !


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  • Le personnage de Vidocq, à la fois malfrat et fonctionnaire de police, a marqué les imaginaires, que ce soit avec le film de 1939 de Jacques Vidocq - PitofDaroy, ou la série télévisée de 1967 de Georges Neveux ! En 2001, il est à nouveau adapté au cinéma par Pitof qui nous livre son propre Vidocq, un film qui prétends présenter une nouvelle vision plus dynamique du personnage à base de caméras numériques et de découpage des séquences d'action à la manière d'un jeu vidéo !

    J'ai vu ce film il y a longtemps et il ne m'a pas trop convaincu ! On a trop l'impression de voir un gigantesque clip vidéo !

    Pitof est un spécialiste des effets spéciaux et en use et abuse un peu trop ! Outre ce Vidocq, on lui doit le désastreux Catwoman de 2004 avec Halle Berry. Un réalisateur qui me fait penser un peu à Luc Besson et qui nous livre des films très techniques mais dénués d'âme !

    L'action de ce film se déroule à Paris en 1830. Eugène-François Vidocq - joué par Gérard Depardieu - est sur la piste d'un individu nommé "l'Alchimiste" - qui cache son visage derrière un masque de métal - et est sur le point de l'appréhender. Mais les choses tournent mal et le détective tombe dans le puit en flamme d'une soufflerie de verre.

    Notre point d'entrée dans le film est un jeune journaliste de province, monté à la capitale, Etienne Boisset - joué par Guillaume Canet - qui tient aussi le rôle de "L'Alchimiste". Celui-ci en tant que biographe de Vidocq reprends l'enquête de son modèle à ses risques et périls ! De fait, Vidocq enquêtait sur un triple meurtre !

    Le casting est complété par Ines Sastre - qui joue Préah, une courtisane si j'ai bonne mémoire, André Dussollier en Lautrennes, vieil officier de police et encore Edith Scob, Moussa Maaskri, Jean-Pierre Gos, Isabelle Renauld, Jean-Pol Dubois, André Penvern, Gilles Arbona ou Jean-Marc Thibault...

    A l'origine, Daniel Auteuil devait endosser le rôle de Vidocq mais le timing n'allait pas ! C'est notre Gégé national, devenu depuis infréquentable, qui eut le rôle !

    Pour les mouvements de caméra, Pitof a déclaré s'être inspiré du jeu vidéo Tomb Raider - passerelles entre ses deux arts donc ! Au niveau des innovations techniques, Vidocq a fait une large publicité à l'époque sur le fait qu'il était le premier film en France et dans le monde a être entièrement tourné/filmé avec une caméra numérique haute-définition, la HDCAM24P1 de Sony, un an avec l'Épisode II de la Prélogie Star Wars ! En fait, La Vierge des tueurs de Barbet Schröder, sorti un an avant lui ravi ce titre ou encore les films du dogme 95 néanmoins tournés avec des caméras plus légères ! De même, dans La Menace fantôme, George Lucas avait déjà filmé une seule séquence - la scène nocturne du balcon entre Qui-Gon Jinn et Anakin Skywalker - avec ce type de caméra à titre d'essai !

    Le film de Pitof s'apparente au genre policier et aventures - avec un brin de fantastique ! Il est mené tambour battant mais fait trop artificiel ! Certaines cinématiques de jeux vidéo font bien mieux aujourd'hui ! Bref, ça a pas mal vieilli - et plutôt mal en fait !

    A bientôt !


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  • Le cinéma en perspective : une histoire - Jean-Louis LeutratJe vais maintenant vous parler de théorie(s) du cinéma à travers le livre d'un universitaire, Jean-Louis Leutrat, professeur d'esthétique et spécialisé dans le 7ème art. Dans Le cinéma en perspective : une histoire,  il ne propose pas l'Histoire du cinéma mais une Histoire de celui-ci parmi d'autres... En effet, retracer les évolutions de ce qui relève à la fois de l'art et de l'industrie est une tâche ardue qui prendrait des dizaines de volumes et nécessiterait de vastes encyclopédies !

    L'auteur montre qu'il n'y a pas un mais plusieurs cinémas, plusieurs genres d'une part, là c'est entendu, plusieurs écoles mais aussi plusieurs formes. Il établit qu'il existe un cinéma "primitif",  celui des débuts, des Frères Lumière et de Méliès - mais aussi un cinéma "moderne" et entre les deux un cinéma "classique" qui peut aussi devenir un cinéma "maniériste" quand les procédés sont trop appuyés et dans l'outrance.

    Aujourd'hui, en 2018, on a l'habitude que le cinéma nous raconte des récits. Pourtant le cinéma des débuts n'était pas forcément narratif ! Il était aussi expérimentations visuelles puis sonores - des choses qu'on ne retrouve plus guère désormais que dans le cinéma d'auteur !

    Le cinéma a subit plusieurs morts et plusieurs renaissances tel le Phénix ! Des innovations techniques ont vu le jour tout le long de son existence. Des films ont été perdus à différents moments de son histoire (on estime ainsi qu'on a perdu 90% des films d'avant 1910 - sauf peut-être en Russie puis Union Soviétique qui conservait les films plus à des fins de propagande car il n'y avait pas d'impératifs économiques à l'Est !).

    Le cinéma c'est donc la propagande mais aussi la censure ! L'auteur évoque le cinéma du temps de Hitler, de Mussolini et de Staline. Tous les principaux cinémas par pays sont évoqués : aux USA, en France, en Angleterre, au Japon, en Suède, en Italie, etc,... On croisera aussi bien D.W. Griffith que F. Fellini, R. Bresson ou I. Bergman ! Ce livre brille d'érudition en fait ! Je ne fais vraiment que survoler très rapidement son propos ici !

    Le cinéma, ce sont aussi des corps - et l'auteur évoque le rapport entre cinéma et désir, aboli dans le cinéma pornographique. Il parle aussi des stars, de la façon de les éclairer, de les photographier...

    Tout cela a profondément été modifier par l'arrivée de la télévision ! Il est indéniable que les images - qui prolifèrent désormais (voir l'article que j'ai réalisé à ce sujet !) - ont changé de statut : elles se sont banalisées ! D'où une certaine surenchère, notamment avec les effets spéciaux !

    Voila pour ce billet qui vient compléter de précédents articles ! Je vous renvoie à ma série d'écrits sur les cours concernant l'Histoire du cinéma que j'ai eu à la fac en 2007.

    A bientôt !


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  • La critique cinéma n'est pas toujours tendre avec les films et Julien Magnat en a fait la douloureuse expérience ! En Bloody Mallory - Julien Magnateffet, en 2002, il signe Bloody Mallory - avec Olivia Bonamy dans le rôle titre, film qui fut désigné comme "pire film de tous les temps" par le site web Allociné ! Pourtant, ce film n'en méritait pas tant car ce n'est à la base qu'une petite série Z française sans prétentions ! Je l'ai vu, c'est vrai que ça ne casse pas trois pattes à un canard mais c'est une bonne petite comédie d'action matinée de fantastique !

    En fait, ce Bloody Mallory lorgne furieusement vers une série américaine comme Buffy contre les Vampires ! Mais réalisé avec les moyens de "bouts de ficelles" du cinéma français !

    Pas de Scooby-Gang ici mais une équipe de quatre membres hétéroclites : Bloody Mallory, la leader et meneuse,  Vera Cava - joué par Jeff Ribier, une drag-queen experte en explosifs, Talking Tina - jouée par Thylda Barès  - une mutante préadolescente muette et télépathe capable de contrôler les esprits et Durant - joué par Thierry Perkins-Lyautey, un agent gouvernemental ! On a là un commando d'élite mandaté par le gouvernement français pour combattre goules, vampires et autres créatures démoniaques ! Le film n'en manquera pas ! On est donc en plein dans le fantastique...

    Dans le film, nos héros doivent protéger un couvent et ses religieuses contre des goules mais seront attaqués par des personnages masqués et subiront des pertes et auront des blessés ! Je ne dis pas qui pour ne pas vous spoiler !

    Le véritable antagoniste du film est la secte de l'ange exterminateur Abaddon et ses sbires : Lady Valentine - jouée par Valentina Vargas - une femme-vampire décapitée sous la Révolution française et un succube ! Ceux-ci planifient de capturer le nouveau pape - joué par Laurent Spielvogel ! Mallory devra donc jouer des poings et faire parler ses revolvers et le sang va couler à flots !

    Les méchants parviendront à leurs fins et captureront le pontife ! Heureusement, Mallory aura le renfort du père Carras - joué par Adria Collado - le garde du corps du pape pour se débarrasser des derniers sectateurs !

    Tourné dans un village d'Eure-et-Loir, le film pâtit d'un petit budget ! L'héroïne fait plus penser à un archétype, son pseudonyme évoque Marie Ière d'Angleterre dite Marie la Sanglante et son look fait penser à celui de la protagoniste principale du film allemand de 1998, Cours, Lola, cours ! (cheveux rouges et vêtements moulants !). Sa biographie nous est révélé et notamment le meurtre de son ancien mari - joué par Julien Bosselier - lorsque celui-ci s'est révélé être un démon, la faisant entrer dans le monde du surnaturel et révélant déjà ses capacités à s'y confronter et à se battre !

    Lovecraft est une des inspirations du film ! Son portrait apparaît à un moment - en tant qu'adorateur d'Abbadon  - ainsi que le Necronomicon pour invoquer un démon bien connu de Mallory !

    Parmi les références, citons aussi - outre Lovecraft et Buffy - le film L'Exorciste, cité par Vena Cave et dont le nom du personnage de Carras est un clin d'oeil au prêtre qui y découvre la fillette possédée !

    Le thème musical - c'est très rock et gothique ! - est composé par le Japonais Kenji Kawaï à qui ont doit aussi les B.O. de films comme Avalon ou Ghost in the Shell, tous deux de Mamoru Oshii !

    Ca reste un film divertissant, vite regardé et vite oublié ! Parfait pour une soirée pop-corn ou une séance à minuit, "l'heure des sorcières" !

    "Fuck Evil" !

    A bientôt !


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  • Joyeux troublion, Jean Yanne était un partisan de l'humour absurde à l'image des nombreux anachronismes qu'il porte à l'écran entant que réalisateur de Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, sorte de parodie de péplum improbable, sorti sur les écrans en 1982.

    Dans cette comédie décapante et irrévérencieuse, on suit les démêlés avec l'Histoire de Ben-Hur Marcel, garagiste dans une colonie de l'Empire Romain qui va se retrouver contre son grè, impliqué dans un faux complot contre César.

    C'est Coluche, le cador de l'humour d'alors, qui incarne cet anti-héros tandis que le truculent Michel Serrault revêt la toge de César ! On retrouve au casting pas mal de personnalités d'alors. Jean Yanne s'attribue le rôle de Paulus, Michel Auclair est le consul Demetrius et Françoise Fabian, Laetitia, sa femme. Mimi Coutelier est Cléopâtre ! On a aussi Darryl Cowl, Paul Préboist (en gardien de lion), Michel Constantin,  José Artur, Yves Mourousi et Léon Zitrone (qui incarnent des présentateurs), ou Valérie Mairesse (qui joue une prostituée). Je suis bien conscient cependant que la plupart de ces noms n'évoquerons rien à la jeunesse d'aujourd'hui pourtant il s'agit de figures, dans les années 1980, du Théâtre de Boulevards ou/et de la télévision !

    Mais revenons à notre modeste carrossier de chars, Ben-Hur Marcel qui se retrouve nommé malgré lui représentant syndical contre l'armée romaine ! Heureusement qu'il peut compter sur son ami Paulus (Jean Yanne donc), coincé entre un César homosexuel et préoccupé de sa toge (clin d'oeil à La Cage aux folles) et une Cléopâtre avec l'accent des faubourgs parisiens !

    En 1981, on s'en souvient, Coluche s'était présenté à l’élection présidentielle qui porta finalement François Mitterrand au pouvoir. L'humoriste avait du faire marche arrière devant les pressions d'une certaine classe politique déjà mafieuse à l'époque ! Il prends en quelque sorte sa revanche avec le film de Jean Yanne, d'un certaine façon puisque Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ  est une satire en règle du pouvoir étatique qui est présenté - sans surprises ! - comme menteur, cynique, manipulateur, méprisant et haineux mais aussi froussard ! Le peuple, présenté comme lâche et soumis, n'est pas mieux loti de même que les révolutionnaires à la petite semaine !

    Mais tout le monde se réconcilie à la fin devant les images de la naissance d'un enfant dans une étable à Beethlem qui "ne va pas changer la face du monde" selon notre anti-héros ! Ne chercher par la vérité historique dans ce film (déjà au niveau des dates du "règne" de César !).

    J'ai déjà évoqué les anachronismes mais aussi les placements de produits, pour les stations essence Shell, pour le fromage Boursin - "panem, vinum, boursinum" (mix entre "du pain et des jeux" et du "pain, du vin, du Boursin"), le chocolat Banania, les poêles Tefal, etc,... Ca ajoute encore un peu plus de cocasse à cette grosse "déconnade" qu'est ce film !

    Le film connut un bon succès  - troisième au box-office de cette année là, derrière E.T. l'Extraterrestre de Spielberg et L'As des as  avec Belmondo, et relança la carrière de Jean Yanne des deux côtés de la caméra, après quelques échecs précédent ! Ca ne se voit pas à l'écran heureusement, mais les rapports entre Coluche et le réalisateur furent exécrables sur le tournage, Serrault servant de médiateur. tout cela étant partie d'une évocation injurieuse de l'animateur Jacques Martin, grand ami de Jean Yanne par Coluche !

    Pourtant ce n'était pas gagné car, à l'époque, la critique, ne comprenant pas les nombreux clins d'oeil à l'époque moderne, avait crié au navet ! Mais le film gagna ses lettres de noblesse par ses multiples rediffusions à la télévision !

    A bientôt !


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  • Martin Scorsese aime bien raconter l'ascension et la chute d'hommes d'exception et montrer comment ils sont en proie avec leur démons ! Ce fut le cas avec Casino ! Aviator, son film de 2004, ne déroge pas non plus à cette lubie et Scorsese y dirige à nouveau Leonardo DiCaprio, dont la carrière s'est envolée depuis des films comme Romeo + Juliette, Titanic ou La Plage. Le jeune acteur était déjà en effet passé devant la caméra du réalisateur en 2002 pour Gangs of New York !

    Le personnage d'exception ici, c'est Howard Hughes ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un homme d'affaires qui nourrit de multiples passions dont les avions  - il est aviateur et constructeur aéronautique ! - et le cinéma qui est alors encore à ses débuts et entre à peine dans son âge d'or dans ces années 1920 ! Hughes était aussi réalisateur et alliait ses deux passions notamment en tournant des films comme Les Anges de l'enfer qui narre l'histoire de trois amis qui se battront dans des camps opposés durant la Première Guerre mondiale.

    Le film de Scorsese nous narre la vie d'Howard Hughes depuis le début du tournage de son film précité, Les Anges de l'enfer donc, jusqu'au vol de son avion fétiche, le Spruce Goose !

    Pour mener à bien ses différents projets, Hughes dut faire face à de nombreuses difficultés - ce qui ne l'arrêta guère car il était obstiné voir entêté - et même nous le verrons carrément obsessionnel (les fameux "démons").

    On assiste ainsi dans ce film de 2004 à de très belles et spectaculaires séquences de voltiges aériennes, notamment les combats simulés pour le film de Hughes - et les essais de son avion.

    Au casting, on retrouve aussi, comme acteurs et actrice notables : Cate Blanchett - qui joue Katharine Hepburn - , Alec Baldwin et Kate Beckinsale - qui joue Ava Gardner. On a aussi Jude Law en Errol Flynn, et la chanteuse de No Doubt, Gwen Stefani, ici au cinéma dans le rôle de Jean Harlow.

    Le jeu de l'acteur principal est impressionnant et il campe un homme dévoré par ses lubies et ses angoisses ! Hughes souffrait ainsi de TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) et obsédé par la propreté et les microbes, pouvait se laver les mains jusqu'au sang. Tout cela est très bien retranscrit par DiCaprio !

    Le film obtint de nombreuses récompenses  : 4 BAFTA Awards 2005 - dont meilleur film et meilleure actrice pour Cate Blanchett,  5 Oscars 2005 - dont à nouveau un prix pour Mrs Blanchett - et aussi 3 Golden Globes 2005 - dont à nouveau meilleur film dramatique ! Et d'autres nombreuses nominations dans ces prix notamment pour Scorsese et DiCaprio.

    Scorsese n'était pas le seul à envisager, au début des années 2000, un biopic sur Hughes, Christopher Nolan également.

    La bande originale a été composée par Howard Shore, déjà là sur Gangs of New York, le film précédent de Scorsese. Ce ne sera par leur dernière collaboration.

    Le film présente un style graphique propre et assez particulier basé sur le Technicolor bichrome des années 1920. Avec une dominante des rouges et des verts. Puis vers la fin du film, on se rapproche du standard cinématographique des années 1930, à savoir le Technicolor trichrome.

    Aviator est un film prenant, qui se veut une fidèle retranscription de l'atmosphère de l’Entre-deux Guerres et y réussit assez bien ! On est à la fois fasciné et horrifié par Hughes, être ambivalent et complexe ! Mais visionnaire !

    A bientôt !


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  • Maintenant que les gamins des années 1980 ont passé la quarantaine (dont moi !) - et ont du pouvoir d'achat, diront Pixels - Chris Columbusles cyniques, la production cinématographique, les films, les séries-télé, surfent sur la nostalgie de ces années- là ! A la télé, ça nous donne des trucs comme Stranger Things - et aussi la vague de reboots et assimilés, comme Ghostbusters, nouvelle version, les nouveaux Star Wars, etc,...

    Pixels  est un film réalisé par Chris Columbus et sorti en 2015 (à qui on doit des Harry Potter et Percy Jackson !). Le réalisateur nous livre un petit film sympatoche et sans prétention autre que celle de divertir ! On est dans l'évocation du début des années 1980 et du monde des jeux vidéo d'alors essentiellement les jeux d'arcades - car les consoles commençaient à peine à se démocratiser !

    L'Humanité décide en 1982 d'envoyer une sonde dans l'espace avec des messages enregistrés notamment des parties de jeux vidéo ! Des extra-terrestres reçoivent le message mais l’interprètent mal et le prennent pour une déclaration de guerre ! Trente ans plus tard, ces aliens attaquent la Terre en utilisant des personnages de jeux vidéo d'antan.  Un défi est lancé que l'Humanité devra relever !

    Dans ce film sur les jeux vidéo, on retrouve bien sûr son lot de nerds, à savoir Sam Brenner, le héros - joué par Adam Sandlers - qui a perdu à une partie de Donkey Kong trente ans plus tôt face à Eddie Plant - joué par Peter Dinklage. On découvrira à la fin du film qu'Eddie avait en réalité triché et que Sam est le véritable champion du monde !

    Pour compléter la fine équipe, on a aussi Ludlow Lamonsoff, dit le "surdoué" - joué par Josh Gad -  qui voit des théories du complot partout et fantasme sur Lady Lisa, un personnage de jeu vidéo qui s'incarnera sous les traits de la belle blonde Ashley Benson. On a aussi Michelle Monaghan dans le rôle du lieutenant-colonel Violet Van Patten, récemment divorcée, qui deviendra la copine du héros !

    Ces nerds là vont sauver le monde car ils ont assimilés les "patrons", les schémas et les cycles de jeux tels que Pac-Man, Centipede, Galaga, Asteroids, Space Invaders, Frogger,  et tant d'autres comme Paper Boy, Stampede, Burger Time, Tetris, etc... Le spectateur qui a connu ces années-là s'amusera à reconnaître tous les clins d'oeil ! Et aussi si Sam, Ludlow et Eddie sauvent le monde, c'est parce qu'ils sont introduits dans les petits papiers de Will Cooper, président des Etats-Unis et ami d'enfance de Sam - et joué par Kevin James !

    Les aliens pixelisés vont-ils l'emporter ? Chaque camp dispose de trois vies et les ennemis l'emportent sur Galaga et Breakout mais perdent à Centipede et Pac-Man ! Tout ce jouera sur Donkey Kong avec comme trophées le fils de la lieutenant-colonel ou Q-Bert !

    Ce film est très divertissant mais sera vite oublié ! Il n'a pas très bien marché de par le monde et a même été qualifié de flop aux Etats-Unis où il a d'ailleurs été nommé pour des Razzie Awards, les prix qui "récompensent" les "pires films" - ce qui me fait dire qu'une partie des geeks sont devenus des gros cons aigris qui crachent dans la soupe !

    Ce film s'est donné pour mission d'évoquer une certaine époque et il y réussit très bien ! J'ai su apprécier ce visionnage pour ma part et redemande de ce genre de films pop-corn à l'ancienne ! Un film qui mélange aussi les genres : science-fiction, action, comédie,... Avec une nostalgie qui s'exprime aussi dans des extraits d'émissions-télé - que les aliens utilisent pour communiquer - ou dans la B.O. !

    A bientôt !


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  • Transformers : The Last Knight - Michael BayLe souhait des producteurs était de créer avec les Transformers une franchise cinématographique, un univers partagé aussi juteux que le Marvel Cinematic Universe ! Avec ce cinquième opus des aventures des robots, intitulé Transformers : The Last Knight, toujours réalisé par Michael Bay et sorti en 2017, ce bon projet sur la comète s'est un peu cassé la figure à l'image du film qui a été un flop artistique et commercial !

    Comme l'opus précédent, on a ici un film un peu brouillon, hyper speed où les explosions ne font pas tout ! Il y a cependant quelques bonnes idées comme celle selon laquelle les Transformers sont là de toute éternité et ont accompagné l'Histoire de la Terre, avec une société secrète, les Witwiccans, qui protègent l'"Histoire secrète des Transformers" !

    En effet, dès l'époque du Roi Arthur, des Transformers se sont alliés aux humains autour de la Table Ronde ! Ils confièrent à Merlin, alors un ivrogne, un "Bâton" qui conférait de grands pouvoirs ! L'Ordre des Witwiccans - dont faisait partie Sam Witwicky, le précédent héros - sont les descendants de Merlin !

    Ce Bâton est évidemment très convoité ! Non seulement par Megatron mais aussi par Quintessa, qui se dit la "Créatrice des Transfomers", maintient Optimus Prime sous son emprise et dirige la planète Cybertron vers la Terre pour anéantir le monde des humains dans une gigantesque collision !

    On retrouve Mark Wahlberg dans le rôle de Cade Yeager, qui protège ses amis Autobots traqués par la TRF (Transformers Reaction Force). De nouveaux personnages vont se joindre à lui comme la jeune Izabella - jouée par Isabela Moner  - et par la suite, quand il sera temps de chercher le Bâton de Merlin, Cade sera aidé par Vivian Wembley, une professeur à Oxford - interprétée par Laura Haddock - et Sir Edmund Burton, rôle tenu par la légende Anthony Hopkins dont on se demande ce qu'il vient faire dans cette galère !?

    Voilà, le film se résume à une quête pour retrouver le Bâton puis empêcher un cataclysme planétaire ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler !

    De nombreux robots sont présents tout au long de ce Transfomers 5  - et contrairement au dessin(-animé d'origine, il y a des morts parmi ces robots ! Les humains ont aussi une large part dans le film  - car difficile d'avoir de l'empathie pour une machine !

    Le film s'appuie sur les précédents opus même si personnellement, j'ai perdu le fil de l'intrigue générale de la série !

    Reverra-t'on les Transformers au cinéma ? Rien n'est certain à ce sujet !

    A bientôt !


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  • On le sait, Martin Scorsese est fan des films de gangsters ! Il avait déjà signé Les Affranchis en 1990. Il récidive en Casino - Martin Scorsese1995 avec Casino, film dont la matière narrative est tirée d'un ouvrage de Nicholas Pileggi qui cosigne le scénario du film avec notre réalisateur !

    Un casting trois étoiles pour ce film avec Robert De Niro et Joe Pesci (qui étaient déjà tous les deux ensemble devant la caméra de Scorsese dès le film Raging Bull !) et aussi la star montante du moment depuis Basic Instinct, à savoir Sharon Stone dans son registre habituel de "femme fatale" ! La star féminine du film obtint d'ailleurs avec cette oeuvre le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique en 1996.

    Scorsese a pas mal travaillé avec De Niro puisque ce Casino  - qui est le seizième film du réalisateur est sa huitième collaboration avec l'acteur iconique et emblématique ! Il ne devait recollaborer ensemble que 22 ans plus tard, en 2018 avec le long-métrage The Irishman. Je vous renvoie aussi à mon article sur Les Nerfs à vif.

    Dans Casino, on suit un homme de main, un exécutant, Sam "Ace" Rothstein - joué par De Niro - , commandité par la mafia, dans les années 1970, pour diriger un de ses casinos à Las Vegas, l'hôtel-casino Tangiers, qui sert de façade à l'organisation criminelle et est financé en sous-main par le puissant syndicat des camionneurs.

    La gestion menée par Sam Rothstein se révèle efficace, l'homme ne plaisantant pas et se montrant ferme et inflexible, l'argent coule alors à flots. Sam devient le "grand manitou" de Las Vegas, secondé par son ami d'enfance, Nicky Santoro - interprêté par Joe Pesci -  dont on appréciera au passage la façon dont il "manie le stylo" !

    Mais les relations de Rothstein vont lui compliquer la vie car Santoro va s'engager dans une voie "plus sombre" ! De plus, notre gestionnaire, qui veut tout contrôler va voir un paramètre lui échapper, la prostituée Ginger McKenna, rôle tenu par Sharon Stone, à la beauté insolente et monteuse d'arnaques de hautes-volées dont il va s'éprendre.

    Sam va épouser Ginger et lui faire un enfant mais ceci est comme la ville perdue au milieu du désert du Nevada, brillante en façade mais pourri à l'intérieur car l'ancienne prostituée reste sous la dépendance de son souteneur, un certain Lester Diamond - joué par James Wood, acteur que j'adore !

    Un film qui se veut un drame implacable ! L'étau va se resserrer autour de Sam Rothstein et Nicky Santoro  - avec excursion dans le désert et coups de pelles derrière la tête puis atterrissage au fond d'une tombe qu'on a soit-même creusé conformément à la tradition des gangsters !

    Pour ce film, Scorsese retrouve Robert De Niro, Joe Pesci et le scénariste Nicholas Pileggi, ayant déjà travaillé avec les trois sur Les Affranchis. Un film qui nous fait rentrer dans les rouages de la mafia et nous rappelle que c'est toujours le casino qui gagne et rafle la mise ! C'est aussi l'histoire de l'ascension et de la chute d'un héros - avec un brin de misogynie car "évidemment" c'est une femme qui cause sa perte !

    Il y a donc pas mal de similitudes avec Les Affranchis au dire de pas mal de critiques mais ne confirmerais, ni n'infirmerais cette théorie car n'ai pas vu cet autre film de 1990.

    Casino s'appuie sur l'histoire réelle de Frank Rosenthal qui dirigeaient plusieurs casinos à Las Vegas dans les années dépeintes par le film, les années 1970, pour le compte de la mafia de Chicago ainsi que le parcours d'Anthony Spilotro dit " Tony la fourmi" qui avait pour mission de le protéger et qui finira comme le personnage de Joe Pesci, massacré à coups de batte de baseball et enterré vivant avec son frère.

    Les prises de vues n"eurent pas lieux en studios mais dans le casino Riviera, à Las Vegas donc, Scorsese cherchant le réalisme avant tout. Au niveau de la garde-robe, De Niro porte 70 costumes différents durant le film et Sharon Stone dispose de 40 robes différentes et n'est donc pas en rester à ce niveau là ! Tout cela doit suinter le luxe et l'opulence !

    Nicole Kidman, Kim Basinger, Melanie Griffith, Traci Lords (l'ex-pornstar) et Madonna furent envisagées un temps pour le rôle de Ginger McKenna mais ce fut finalement Shaorn Stone qui l'emporta et obtint son Golden Globe pour ce film.

    A bientôt !


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  • Starfighter - Nick CastleLes jeux vidéo ont été longtemps associés à un univers masculin où la plupart des joueurs sont de jeunes adolescents, geek, et en majorité des garçons !

    Cette image a été véhiculée au début de l'industrie vidéoludique par la culture populaire et en particulier des films tels que Wargames ou Starfighter (et aussi par la publicité pour les premiers jeux !).

    Starfighter  (nommé encore en VO The Last Starfighter) est un film de Nick Castle, sorti en 1984 et parfaitement représentatif de son époque ! La console Atari VCS 2600 domine alors encore le marché mais est en fin de carrière, l'Amstrad CPC, le Commodore 64 et le ZX Spectrum sont apparus  et beaucoup de jeux vidéo appartiennent au genre shoot them up !

    Car Starfighter puise beaucoup de son inspiration du côté du shoot them up et il faut voir aussi que l'on est juste après la sortie, en 1983, du Retour du Jedi - et donc l'imaginaire des gens est encore beaucoup encombré de guerres galactiques !

    Alex Rogan est un jeune homme - on dirait un geek aujourd'hui - qui vit avec sa mère et son petit frère dans un trailer park, le Starlite, Starbrite ! Il est interprété par le jeune acteur Lance Guest qui, à ma connaissance n'a pas laissé de traces dans le septième art ! Alex est en quelque sorte un déraciné qui vit dans un mobile home. Il est aussi un peu le garçon à tout faire et est très débrouillard !

    Les loisirs et la passion d'Alex, quand il n'est pas avec sa petite amie Maggie Gordon, est de jouer à Starfighter, un jeu vidéo de shoot them up sur borne d'arcade qui l'accueille avec une voix synthétique qui déclare : "Salut Starfighter, vous avez été recruté par la ligue stellaire pour défendre la frontière contre Xur et l'armada Ko-Dan".

    Ce qu'Alex ignore, c'est que ce jeu sert en réalité à des extraterrestres pour procéder à un véritable recrutement dans une guerre stellaire bien réel ! Or, voila qu'un soir, devant toute la population du caravaning, Alex bat le record du jeu ! Débarque alors dans un étrange véhicule, une fois Alex seul, Centuri, un homme qui se présente comme le créateur du jeu et lui explique toute la vérité ! Quand on dit que les jeux vidéo sont des ouvertures vers des mondes imaginaires, on est bien loin de la vérité ici !

    La menace de Xur et de l'armada Ko-Dan est bien réelle et Alex devient Bétadroide Alex et s'engage dans la guerre ! Au pilotage d'un vrai Starfighter, il se lance dans l'espace et affronte les légions ennemis !

    Les dernières séquences du film ont  un caractère d'innovation puisqu'entièrement réalisé en images de synthèse, soit près d'une vingtaine de minutes de film, ce qui est un exploit pour l'époque ! On a ainsi le vaisseau du héros entièrement généré par ordinateur ! Le film reste donc proche de l'imagerie des jeux vidéo dont il s'inspire ! Évidemment, comme on en était aux balbutiement de l'image de synthèse, l'aspect "synthèse" et polygones est encore très visible, saute même aux yeux ! Pour vous dire, les premières cinématiques des jeux vidéo, dans les années 1990, feront mieux (sans parler des cinématiques actuelles !). On n'est pas encore dans une image photoréaliste qui nous bluffe !

    Starfighter  est donc un petit film sympathique ! Au début de mon adolescence, j'avais été le voir au cinéma et l'avais bien apprécié ! J'avais d'ailleurs récupéré deux photos promotionnelles du film - car à cette époque, il y avait encore des photos tirées des films à côté des affiches dans mon cinéma de Ouistreham, Le Cabieu - et dans les cinéma en général ! Internet a un peu tué de type de promotion !

    A bientôt !


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  • Nous allons parler aujourd'hui d'un film resté un monument dans l'Histoire du Cinéma et qui résume à lui seul le talent de Francis Ford Coppola ! Ce film, tourné et monté quelques années à peine après la fin de la Guerre du Viet-Nam, sorti donc en 1979, c'est Apocalypse Now !

    L'intrigue se place principalement à bord d'une corvette fluviale qui remonte un cours d'eau viet-namien à la recherche d'un colonel devenu fou et qui représente le mal dans ce conflit ou personne n'est tout blanc, ni tout noir ! C'est en réalité une libre adaptation de la longue nouvelle de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres qui se déroule aussi sur une rivière, à la recherche d'un colonel Kurtz, directeur d'un comptoir et collecteur d'ivoire - cette fois en Afrique Noire !

    Ce sont John Milius - à qui on devra par la suite le film sur Conan, Coppola lui-même et Michael Herr qui signent cette transposition du scénario !

    Ce film fut un événement lors de sa sortie et porta Coppola aux cimes ! Il obtint en 1979 la Palme d'or du Festival de Cannes ! Il est resté célèbre pour sa séquence de l'assaut des hélicoptères de le cavalerie aéroportée sur fond de "Chevauchée des Walkyries" de Wagner - "guerre psychologique" - et levé de soleil ! Mais ce n'est pas la seule récompense que le film décrocha car en réalité il obtint les prix par demi-douzaines !

    En 2001, un nouveau montage du film est édité sous le titre Apocalypse Now Redux - de plus de 3 heures ! Avec des scènes supplémentaires donc comme la "plantation française" ! Un documentaire sur le tournage du film - tournage qui avait failli être confié un temps à un jeune George Lucas - a également été produit !

    Apocalypse Now  - comme la plupart des films sur la Guerre du Viet-Nam, dénonce l'absurdité et la barbarie du conflit que les USA avaient perdu dans l'opinion (publique) ! Le colonel Kurtz, le méchant du film, a pris conscience des erreurs de l'armée américaine et a choisi une voie plus radical ! Dans ce rôle emblématique, on retrouve le magistral Marlon Brando !

    L'officier chargé de le retrouver - et de l'éliminer - au fin fond de la jungle est le capitaine Willard - joué par un jeune Martin Sheen ! Celui-ci va étudier le dossier militaire de Willard et s'imprégner de sa psychologie !

    Au casting, on retrouve des acteurs qui ont fait du chemin - un jeune Harrison Ford est le colonel Lucas, un des commanditaires de Willard, Robert Duvall est le lieutenant-colonel Bill Kilgore, celui qui mène la Chevauchée des Walkyries et aime surfer. On a aussi des apparitions de Laurence Fishburne et Dennis Hopper !

    La remontée du fleuve, jusqu'au Cambodge, est l'occasion de différents épisodes : assaut des hélicos sur un fief des Viet-Congs, spectacle des armées au camp militaire avec trois playmates, massacre de paysans vietnamiens, scène du pont, etc,... Tout le "folklore local" !

    Puis, l'équipage atteint le repaire de Kurtz et de sa bande de maraudeurs dévoués et illuminés ! Les morts s'accumulent parmi nos protagonistes principaux ! Pourtant Willard mènera au bout sa mission !

    Le tournage fut particulièrement éprouvant, à Manille, aux Philippines, débuté en mars 1976. Mais le résultat fut particulièrement impressionnant ! C'est du cinéma grand spectacle mais pas uniquement - avec un vrai parti pris esthétique et une vrai réflexion !

    J'ai pour ma part visionné la version Apocalypse Now Redux !

    Donc un monument du cinéma !

    A bientôt !


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  • Qu'il était attendu ce Avengers : Infinity War qui arrive finalement en avril 2018 pour les 10 ans de Marvel Studios et Avengers : Infinity War - Russo Brothersdu MCU ! Pour vous donner une idée de l'attente, le film a fait autant de préreservations aux USA que pour les sept plus gros Marvel ! En fait, ce film nous est teasé depuis le premier film de la franchise, Iron Man en 2008 - et surtout le premier Avengers de 2012 qui introduisait le personnage de Thanos. Thanos, c'est la grande réussite du film et le personnage central de l'intrigue !

    Patiemment, pendant 10 ans, les pontes de Marvel derrière Kevin Feige, nous ont bâtit un univers partagé sans équivalent au cinéma (à part Star Wars mais Star Wars, c'est aussi des romans et des comics !). Contrairement à DC Comics et la Warner qui se sont  plantés avec leur Justice League, Marvel Studios mène sa barque à bon port ! A la réalisation de ce Avengers : Infinity War de 2 heures 30, on retrouve les Frères Russo, Joe et Anthony, de Captain America : Civil War.

    Ce film est donc une réussite et on ne s'ennuie pas des 2 heures 30 qu'il dure ! C'est un subtil mélange de scènes d'action et d'émotion et les Russo savent très bien filmer les moments épiques - on n'est jamais perdu !

    Dans un premier temps, je livrerais une critique sans spoilers puis je spoilerais en mettant une balise car il est difficile d'entrer dans le vif du sujet sans spoiler !

    Avengers : Infinity War  est le film qui réunit tous les héros des films précédents - hormis Ant-Man et Hawkeye !  On retrouve donc les Avengers : Captain America, Thor, Iron Man, Black Widow, Hulk, Falcon, War Machine, mais aussi Spider-Man, Docteur Strange, Black Panther, le Soldat de l'Hiver, les Gardiens de la Galaxie et tous les personnages secondaires qui leur sont liés : Pepper Potts, Wong, le Collectionneur, Loki, Heimdall, Shuri, Nebula etc,... C'est un casting étoffé et pléthorique et je vous renvoie à mes billets sur les films précédents pour les noms des interprètes !

    Thanos est à la recherche des six Pierres d'Infinité : l'Espace, la Réalité, l'Esprit, le Pouvoir, le Temps et l'Âme ! Une fois ces gemmes rassemblées sur son Gant de l'Infini, il compte effacer la moitié des habitants de l'Humanité d'un simple claquement de doigts ! La menace est donc extrême ! Pour le seconder, il peut compter sur les membres de son Ordre Noir : Proxima Midnight, Ebony Maw, Corvus Glaive et Black Dwarf !

    Nos héros vont devoir faire front d'un seul bloc ! Enfin pas tout à fait car on suit plusieurs groupes en différents lieux  - les bandes-annonces révélaient déjà en fait pas mal de choses sur ce film et notamment les lieux visités ! On pouvait ainsi déduire qu'une partie se passe à New York, une autre en Écosse. On va aussi au Wakanda et sur Titan, le monde natal désormais désolé de Thanos ! Le risque était, avec autant de personnages, de se disperser dans les intrigues secondaires et de ne pas leur donner le traitement approprié ! En fait, on évite cet écueil !

    Thanos, personnage très réussi - encore plus que Killmonger dans Black Panther, c'est dire ! - porte le film sur ses épaules ! Ce n'est pas juste un vilain pas beau qui veut faire régner le mal de plus mais un antagoniste fouillé à la fois humain et monstrueux ! Ce n'est pas vous spoiler que de vous dire que son but est d'éradiquer la moitié des êtres pensants de l'Univers avec les Pierres afin de ne pas épuiser les réserves limitées en ressources dont ils disposent ! C'est donc un but "noble" mais le moyen pour y parvenir est tout simplement affreux ! Mais Thanos assume ses choix et poursuit son entreprise funeste ! Y parvient-il ? Voir la partie spoilers !

    Mention spéciale à Josh Brolin dans le rôle de Thanos !

    Ce concept des Pierres d'Infinité nous vient de Jim Starlin, l'architecte du "délire cosmique" de Marvel ! Chez Marvel, dans les comics, on mélange allégrement SF, magie, mythologies et espionnage ! On tends vers cela aussi désormais avec les films Marvel Studios ! Ce film, c'est un "rêve de fan devenu réalité" !

    Passons maintenant à la partie SPOILERS !

    Les scènes de combat tout d'abord sont épiques ! Le premier combat avec Iron Man, Docteur Strange et Spider-Man contre deux membres de l'Ordre Noir dans les rues de New York montre d'entrée que "Ça ne rigole pas !" ! A la fin, ces trois là sont emmenés dans l'espace !

    En Écosse, deux autres membres de l'Ordre Noir affrontent Vision et Wanda Maximoff ! Nos deux héros ont le dessous ! Heureusement Steve Rogers, Black Widow et Falcon débarquent ! L'entrée de Captain America est très réussie à ce propos, quand il sort de l'ombre, avec sa belle barbe !

    Sur la fin du film, la bataille au Wakanda qui réunit une douzaine de super-héros contre les troupes de Thanos, est un moment d'anthologie ! Dans le même temps, nos trois héros embarqués dans l'espace, alliés aux Gardiens de la Galaxie, tentent de contrecarrer Thanos qui a déjà quatre gemmes ! Contre toute attente, Docteur Strange - qui a vu les futurs possibles - , lui donne la Pierre du Temps ! Le Titan est presque au summum de sa puissance en faisant tomber une lune sur la planète !

    L'émotion maintenant ! Il y en a ! La relation entre Wanda et Vision en fait partie et celle entre Thanos et Gamora, sa fille adoptive ! Si on mets les deux relations en parallèle, on comprends que le méchant du film prends des décisions graves tandis que la Sorcière Rouge n'a pas le courage d'assumer ses choix ! La défaite des héros s'ensuivra !

    Car c'est la grande surprise de ce film, Thanos gagne à la fin et éradique la moitié des habitants de l'Univers ! Beaucoup de super-héros disparaissent ! Si les fans de comics s'y attendaient un peu, le grand public risque d'être choqué ! Et même le fan sera secoué ! D'autant plus étonnant pour un film Disney !

    FIN DES SPOILERS !

    Des tas de bonnes scènes donc dans ce film qui est un petit "miracle" ! Il faut absolument le voir car c'est peut-être le meilleur film Marvel de tous les temps ! Avengers 4  est supposé résoudre les questions posées à la fin de cet opus 3 !

    Dans le film adapté de comics, il y aura un avant et un après Avengers : Infinity War !

    A bientôt !


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  • La Guerre des mondes - Steven SpielergMinority Report ayant été une franche réussite, Steven Spielberg décide, de nouveau, en 2005, de collaborer avec l'acteur bankable Tom Cruise, une fois de plus dans l'adaptation d'une pointure de la SF - après Philip K. Dick, ce sera H.G. Wells et sa Guerre des mondes - dont l'action sera transposée en ce début de XXIème siècle !

    La Guerre des mondes est un savant mélange de SF et d'action avec ses scènes de massacres collectifs de foules anonymes - réduites à l'état de cendres ! - que j'affectionne tant (j'ai déjà eu l'occasion de vous mentionner mon aversion pour les massacres de masse au cinéma !).

    Lorsque les Martiens débarquent - à l'allure de poulpes munis de becs et réalisés en images de synthèse, c'est la panique et Ray Ferrier, un père divorcé - interprété par Tom Cruise, vivant dans le New Jersey, doit se démener pour protéger ses deux enfants des horribles envahisseurs ! On a d'une part Robbie Ferrier  - joué par Justin Chatwin - et la très jeune Rachel Ferrier - jouée par Dakota Fanning  que Spielberg avait déjà fait tourné dans la sérié-télé Taken, une autre histoire d'extraterrestres et d'abductions !

    Notre trio va devoir se rendre à Boston au milieu du chaos ! L'armée est impuissante à contenir les Martiens et leurs tripodes projetant des lasers destructeurs et de la brume mortelle ! Il ne vous échappera pas que ce film est sorti peu de temps après le 11-septembre 2001 - quelques années après du moins - dans le contexte aussi des guerres de représailles en Afghanistan et en Irak ! C'est donc une façon de critiquer l'arrogance des Etats-Unis et du monde occidental qui sont ici mis à mal par l'ennemi ! Pas de terroristes salafistes mais des Martiens !

    Dans la même optique, H.G. Wells était un ferme opposant au colonialisme et avec son roman, il mettait les colonisateurs dans une position inverse de colonisés. Post-11- septembre, juste après les événements, aborder les attentats était encore délicat et ne pouvait se faire que par le biais de la fiction !

    Tom Cruise est aussi pris à contre-emploi ! Le film montre la terreur et notre "héros", le surhomme de Top Gun et de Mission : Impossible, perds ici son assurance et montre sa vulnérabilité comme une Amérique déstabilisée, un géant aux pieds d'argile !

    Tim Robbins fait également partie du casting dans une scène de huit-clôs culte et oppressante !

    Bien évidemment, la musique est de John Williams, le compositeur attitré de Spielberg et Lucas !

    On pourra regretter cependant le happy end où toute la famille se retrouve à Boston ! On est à Hollywood, il ne faut pas l'oublier ! Ce film va néanmoins lancer toute une vogue d’œuvres autour du tête des invasions - on pense en premier lieu aux invasions de zombies !

    Ça reste un excellent film, mais pas le meilleur de Spielberg à mon avis - et comme j'apprécie moyennement Tom Cruise en raison de ses liens avec la Scientologie !...

    A bientôt !


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  • Autant le premier film de la série Taxi pouvait être amusant, autant ce Taxi 2 - réalisé par le tâcheron Gérard Taxi 2 - Gérard KrawczykKrawczyk, produit et écrit par Luc Besson et sorti en 2000 - est pour moi sans conteste la pire expérience de cinéma qu'il m'ait été donné de connaître ! C'est une immonde bouse ! Pire encore que Les Visiteurs ou La Captive du désert avec Sandrine Bonnaire (pour d'autres raisons) !

    On retrouve Daniel Morales - joué par Samy Naceri (qui a fait de la prison par la suite mais aurait déjà du être envoyé en taule suite à ce film !) - qui pousse toujours à fond les pédales au volant de sa Peugeot 406, son taxi  ainsi que Émilien Coutant-Kerbalec, le jeune inspecteur incarné par Frédéric Diefenthal ! Ce dernier obtient enfin de guerre lasse son permis de conduire.

    La police de Marseille - car cela se passe toujours à Marseille, la cité phocéenne ! - et le commissaire Gibert - joué par le lourdingue Bernard Farcy !  - s'apprête à recevoir le ministre de la Défense japonais pour voir la protection anti-gang de la ville ! Cela donne à l'occasion un certain nombre de "bonnes" blagues racistes bien grasses contre les Asiatiques qui ne m'ont pas du tout fait rire pour le coup ! On est déjà dans la Beaufitude dès le début du film !

    Les Yakusas sont bien décidés à faire échouer la collaboration France-Japon en matière de sécurité ! Bonjour les clichés et les facilités scénaristiques ! On voit donc débarquer des ninjas dans les rues de Marseille ! Ceci donne l'occasion de faire travailler les Yamakasis !

    Le ministre japonais ainsi que la bombasse de service, la dénommée Petra - jouée par le mannequin Emma Sjoberg - sont kidnappés par les Yakusas !

    L'action se déplace ensuite à Paris  - car c'est bien connu hormis Paris et Marseille, il n'y a pas de villes en France ! Les Yakusas préparent un attentat durant le 14 juillet pour jeter un froid avec le Japon. On a alors droit à une scène qui a provoqué chez moi un gros malaise, le parachutage du taxi - littéralement  ! - sur la capitale ! C'est con, débile et tout ce que vous voulez ! Bref totalement ridicule et surtout pas drôle ! A tel point que j'avais envie de me lever, de quitter la salle et de demander à être rembourser de ma place !

    Côté racolage, on a aussi droit à une scène ou une Petra qui a enlevé sa culotte exécute des prises de karaté où par ses grands jeux de jambes, on peut voir par arrêt sur image qu'elle n'a en effet pas de culotte ! Là encore pitoyable !

    Besson n'a jamais été un grand scénariste - il est juste un technicien un peu doué et encore ! Un producteur certes ! - mais là c'est le summum de la médiocrité ! Si des films comme Nikita ou Le Cinquième Eléments avait encore des qualités - mais déjà le côté racoleur ! - ici, on touche le fond !

    Il est inutile de dire qu'après ce fiasco, n'ai plus jamais remis les pieds dans une salle pour voir les films suivants de la série Taxi,  j'ai été vacciné !

    Si le seul intérêt de ce film, c'est à la limite sa bande originale où pour cet opus le collectif One Shot - avec Disiz, Faf Larage, Nuttea et Jalane - succède à Akhénaton !

    Signalons enfin la présence de Marion Cotillard, alors jeune et innocente, en Lilly Bertineau, la petite amie de Daniel, bref un rôle de potiche !

    A oublier très vite !

    A bientôt !


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  • Le Fugitif - Andrew DavisIl est rare que les adaptations de séries-télé sur le grand écran soient des réussites ! Qu'on se souvienne du désastreux Chapeau Melon et Bottes de Cuir ou de X-Files : Fight the Future ! Bilan mitigé aussi pour la franchise Mission : Impossible !

    Par contre, Le Fugitif, la série de Roy Huggins, développée et produite par Quinn Martin, diffusée de 1963 à 1967 aux USA, sur ABC, fut l'objet d'un film Le Fugitif - en 1993 - réalisé par Andrew Davis et qui connut plus de succès ! C'est une adaptation de qualité pour un récit assez prenant !

    Peut-être ce film de 1993 doit-il aussi son succès à son casting !? En effet, Harrison Ford reprends le rôle du Docteur Richard Kimble, l'homme traqué du titre, tandis que Tommy Lee Jones - dont la carrière allait bientôt décoller (Men In Black, Volcano,...) est le marshall Samuel Gerard qui le traque !

    On notera qu'Andrew Davis retrouve ici Tommy Lee Jones qu'il avait déjà dirigé dans Piège en haute mer !

    Le Fugitif, c'est l'histoire d'un notable qui est accusé à tort d'un meurtre qu'il n'a pas commis, celui de son épouse ! Un mystérieux manchot en serait l'auteur ! Kimble est condamné à la peine de mort ! Pas cool ! Un film qui pointe ainsi les erreurs d'un système judiciaire implacable que les hommes essaient de corriger !

    Car cela va être au bon docteur parfaitement innocent de corriger le tir - et de prouver son innocence en retrouvant le vrai coupable ! Il va en avoir l'occasion car lors du transfert en bus vers son lieu d'incarcération le véhicule se renverse suite à une bagarre et Kimble s'échappe ! Il va devoir traquer le manchot et être lui même traqué !

    Un film donc avec une bonne dose de suspens et d'action ! Dans ces années-là, l’interprète d'Indiana Jones se spécialisait dans les films d'action - certes pas dans le même registre que ceux d'un Van Damme mais avec pas mal de courses-poursuites et de bagarres quand même ! Que l'on songe aussi à Air Force One !

    Un film dans la lignée des productions hitchcockiennes ! Le film obtint un beau succès en salles et Tommy Lee Jones - en marshall avec des principes mais juste ! - décrocha notamment l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1994 ainsi que le Golden Globe dans la même catégorie la même année !

    Un spin-off fut produit par la suite, U.S. Marshals,  toujours avec Tommy Lee Jones, traquant cette fois Wesley Snipes, sorti en 1998 ! Le film comique Le Détonateur est une parodie du Fugitif !

    A bientôt !


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  • William Shakespeare est peut-être l'auteur anglo-saxon le plus célèbre - ne dit-on pas "la langue de Shakespeare" !?Roméo + Juliette - Baz LuhrmannLes nombreux drames qu'il a écrit pour la scène ont une portée universelle et résonnent encore aujourd'hui : Othello, Hamlet, Le Songe d'une nuit d'été et bien sûr Roméo et Juliette !

    D'autre part, Baz Luhrmann est un réalisateur de talent qui a l'habitude de sortir des sentiers battus - j'avais adoré son Moulin Rouge ! Le film de 1996, Roméo + Juliette allait être une confrontation entre le côté classique d'un Shakespeare et la tendance iconoclaste de Luhrmann ! En fait, notre petit génie du cinéma allait proposer une réécriture contemporaine du mythe tragique des deux amants maudits de Vérone - se déroulant à notre époque, sur fond de musique rock ! Luhrmann est en effet aussi un habitué des comédies musicales et les siennes comptent parmi ce qu'il y a de meilleur dans le genre !

    Dans le rôle de Roméo, on retrouve un jeune Leonardo DiCaprio - alors entamant sa carrière - pas encore auréolé du succès de Titanic - mais déjà avec une image de sex-symbol ! Le rôle de la jolie Juliette qui fait tourner le cœur du jeune premier, on retrouve Claire Danes - que pour ma part, je connais surtout pour son rôle principal dans la série Homeland !

    Je ne reviendrais pas sur l’intrigue de la pièce de Shakespeare ! Elle est connue et aurait l'occasion de m'attarder dessus si un jour je produis un article plus spécifique sur la dramaturgie du maître ! Rappelons qu'à Vérone, deux familles s'opposent, les Capulet et les Montaigu ! Dans ce contexte, Juliette, une Capulet, et Roméo, un Montaigu, tombent éperdument amoureux ! Mais la rivalité de leurs familles respectivement va avoir raison d'eux et ils vont même y perdre la vie au terme d'un quiproquo tragique !

    Dans le film de Luhrmann, qui fait partie avec Ballroom Dancing et Moulin Rouge, de la "Trilogie du Rideau Rouge", l'"action" est transposée dans un quartier chaud des Etats-Unis, à Verona Beach, de nos jours ! Les meurtres et les règlements de compte y sont légions !

    Le moment crucial du film est lorsque Mercutio se rends à un duel adressé à Roméo, à la place de celui-ci ! L'ami de Roméo est tué et Roméo le venge en tuant à son tour Tybalt, son meurtrier ! Hélas, Mercutio a eut le temps de proférer une malédiction : "Le peste soit sur vos deux familles !". Et la malédiction s'accomplira !

    La scène de la rencontre entre les deux jeunes amants - classiquement autour d'un balcon - est remplacé ici - si j'ai bonne mémoire par une scène, dans une soirée déguisée, autour d'un aquarium et dans un ascenseur - toujours la verticalité donc ! Elle est en ange et lui en chevalier !

    De même, le signe "+" du titre qui remplace la conjonction de coordination "et" fait penser à ces messages que les amoureux gravent sur les troncs des arbres !

    Juliette - qui n'a que 13 ans ! - est promise au Comte Paris ! Roméo lui est exilé ! Juliette feint alors la mort en utilisant un poison, voulant signifier son refus d'épouser Paris ! Trouvant son corps inerte, Roméo se donne alors la mort puis la jeune fille se réveille et constatant la mort qui n'est pas feinte de son amoureux, elle se suicide par balle ! A la fin, les Montaigu et les Capulet se réconcilient car leur rivalité à tué leurs enfants ! Malheureusement, il est trop tard !

    La bande originale du film de Luhrmann est évidemment primordiale ! Lors de la scène du bal masqué, on voit notamment la chanteuse Des'ree interpréter sa chanson "Kissing You" - de circonstances ! La musique du film contient par ailleurs des titres de Garbage, Radiohead, ou The Cardigans - pour ceux que je connais ! Deux versions de cette B.O. sont disponibles. A signaler aussi une reprise de "When Doves Cry" de Prince !

    Ewan McGregor, pour le rôle de Roméo, Natalie Portman et Sarah Michelle Gellar (Buffy) pour celui de Juliette, avaient été pressentis pour figurer au casting mais cela ne se fit pas pour diverses raisons (trop jeune, refus du rôles, etc...).

    Enfin, la carrière de DiCaprio fut lancée avec ce film puisqu'il reçut l'Ours d'Argent du Meilleur Acteur au Festival de Berlin !

    En ce qui me concerne, je trouve ce film très réussi ! L'émotion ressort très bien et vous prends à la gorge ! Le film oscille entre drame et réjouissances - avec la musique endiablée !  Les acteurs sont excellents, tout en intensité ! Je vous le recommande fortement donc !

    A bientôt !


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  • La Couleur pourpre - Steven SpielbergEn ce mois de mars 2018, sort un numéro spécial de "Tout Savoir - Arts & Média" - excellent magazine ! - qui revient sur la carrière de Steven Spielberg de manière exhaustive ! Je vais donc me reposer sur cet ouvrage - plutôt que sur Wikipédia - pour écrire présentement un article sur La Couleur pourpre, film de 1985 de Spielberg qui s'attarde sur un sujet peu traité alors, la condition de la femme noire peu après la fin de l'esclavage aux USA ! Film que j'ai par ailleurs vu il y a une vingtaine d'années !

    A l'origine, La Couleur pourpre  est un roman d'Alice Walker, première femme noire a remporter, en 1983,  le Prix Pulitzer et la National Book Award. Le livre aborde des thèmes délicats tel la violence contre les femmes ou l'homosexualité féminine avec une représentation sans détour du sexe ! Rapidement, ce livre devient un symbole pour la culture afro-américaine et sa communauté !

    C'est Kathy Kennedy - oui, celle-là même qui est actuellement en charge de Star Wars et Lucasfilm chez Disney et qui a longtemps été l'"assistante" de Spielberg - qui propose l'idée au réalisateur de faire une adaptation du roman d'Alice Walker. - "pas en tant que productrice à un réalisateur mais en tant que femme à un homme" ! Notre homme est emballé par ce livre si révolutionnaire et emprunt d'authenticité !

    Dans ce film qui lança la carrière de Whoopi Goldberg, on retrouve Celie - joué par Goldberg donc - , au début du XXème siècle, dans une plantation de coton de Georgie. A 14 ans, la jeune femme noire est abusée sexuellement par son père, même après la mort de sa mère. De cette relation incestueuse, elle a deux enfant que le paternel lui prends pour les faire adopter.

    La seule consolation de Celie est la relation qu'elle entretient avec sa jeune sœur,Nettie. C'est alors qu'Albert Johnson, dit Monsieur - joué par Dannt Glover - , un autre noir, père de quatre enfants et veuf pour avoir tué sa femme, jette son dévolue sur Nettie. Mais le père de Celie et Nettie parvient à convaincre Johnson d'épouser plutôt Celie, celle qui a perdu sa virginité !

    Monsieur dispose donc avec Celie d'une nouvelle épouse soumise à ses ordres, qu'il traite comme sa bonniche, bref qu'il maltraite ! Le calvaire de la pauvre Celie continue donc aux mains des hommes !

    De son côté, épuisée par les avances de son père, Nettie demande à vivre avec sa sœur et Monsieur, ce qui est un réconfort pour Celie ! Nettie apprends alors à sa sœur à lire mais le fait que la nouvelle venue refuse ses avances déplaît à Albert qui finit par la chasser !

    Nettie promets alors d'écrire à Celie mais aucune lettre ne parvient à cette dernière dans une boite aux lettres qu'elle n'a pas le droit d'ouvrir par ailleurs ! Le seules lettres sont celles de Shug Avery, une femme noire libérée, chanteuse dans un club de Memphis - jouée par Margaret Avery.

    De son côté,  Harpo, le fils ainé d'Albert prends pour femme la très volontaire Sofia - jouée par Oprah Winfrey - qui ne se laisse pas dicter sa conduite par les hommes ! On devine la tempête qu'elle va apporter sous ce toit !

    Ce sont en fait cette Sofia et Shug Avery qui vont montrer à Celie comment redresser la tête et résister à la vindicte des hommes ! c'est donc une histoire d'émancipation féminine ! Il est assez marrant de voir comment Albert est soumis à Shug qui ne s'en laisse pas non plus compter ! Les rôles sont inversés !

    Le musicien noir, Quincy Jones, s'est aussi impliqué dans ce film dont il a composé la musique.

    Et avec ce film, Spielberg qui n'avait jusque là réalisé que des films "pop-corn" mâtinés de SF et de fantastique acquiert ici sa réputation de réalisateur capable de tourner des films sur des "sujets sérieux" - ce qui lui demanda de changer complétement sa méthode ! Ceci lui permit aussi de tourner pas mal des films qui allaient suivre en commençant par La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan  ou encore Munich !

    Le film suscita de vives critiques de la communauté afro-américaine n'acceptant pas qu'un réalisateur blanc s'approprie ce sujet et l'accusant de dénaturer le livre (ainsi la relation homosexuelle entre Celie et Shug Avery est complétement gommée !). On pointa aussi la caricature d'un homme noir immoral sans parler des conditions de vie du peuple noir de cette époque ! Le petit génie du cinéma de SF venait de filmer un drame de société et quelque part, on n'était pas habitué !

    Malgré ces critiques et réserves, le film rencontra un vif succès en salles ! Spielberg avait gagné son pari  ! La Couleur pourpre  est aussi nominé dix fois aux Oscars 1986. Ni leçon d'Histoire, ni critique sociale, c'est là le récit d'une survivante qui nous laisse penser que même dans les heures les plus noires, il reste de l'espoir ! De plus, cette fois-ci, avec Whoopi Goldberg, la femme noire passe du statut de rôle secondaire au cinéma au premier rôle, ce qui constitue en soi une petite révolution !

    Concernant  mon avis personnel, j'avais beaucoup aimé ce film il y a vingt ans qui contient une certaine dose de jubilation dans une intrigue particulièrement dramatique ! Je me souviens d’ailleurs très bien de ce film marquant si longtemps après !

    Spielberg est décidément un grand et c'est pourquoi j'ai traité beaucoup  de ses films sur ce blog !

    A bientôt !


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  • Les jeux vidéo possèdent leurs panthéons de personnages emblématiques, depuis Pac-Man jusqu'à Jaina PortVaillant - en passant par Mario ou Sonic the Hedgehog !

    En novembre 1996, est lancé la longue série de jeux Tomb Raider  - par Core Design (voir le billet que j'ai déjà fait sur le sujet !) - qui mets en avant, dans ces récits d'explorations de vieux temples en 3D, l'héroïne Lara Croft, une aventurière archéologue dans la lignée d'Indiana Jones, mais terriblement plus sexy ! Puis les jeux s’enchaînent et le succès ne se dément pas !

    Très vite, lors des conventions de jeux vidéo, se pose la question de trouver un avatar humain à la jeune Lara Croft, pour la personnifier sur les stands et dans les médias ! Un certain nombre de top-models vont endosser le petit haut moulant, le short tout aussi moulant et brandir les guns/pistolets de l'aventurière ! Les plus connues et parmi les premières sont l'actrice britannique Rhona Mitra ou Neil McAndrew (qui posera dans le plus simple appareil dans le Playboy US mais pas en tant que Lara !). Des comics sont publiés et Hollywood s'empare aussi du phénomène !

    Les jeux vidéos portés à l'écran n'ont jamais donné rien de fameux, que l'on pense au film sur Super Mario Bros. ou Street Fighter. Tomb Raider est donc adapté au cinéma dans une Dilogie - incarnée par la magnifique Angelina Jolie - et dont le premier des deux films, Lara Croft : Tomb Raider, sort en 2001 sous l'égide de Simon West !

    Dans ce film, Angelina Jolie retrouve d'ailleurs son père à l'état civil, Jon Voight qui joue le père de Lara dans le récit ! On retrouve les mêmes recettes que dans les jeux vidéo et -pour le cinéma, dans les Indiana Jones !

    Lara se mets sur la piste d'un trésor ancien, gardé par maints pièges et embûches ! Elle devra résoudre des énigmes et allier le physique au mental. .Il y a bien sûr un antagoniste et ici ce sont les Illuminatis, très à la mode depuis les années 1990 et la vague X-Files ! Lara hérite d'une mystérieuse horloge de la part de Lord Richard Croft, son père et cet objet étrange doit la mener sur un trésor ancien permettant de contrôler l'espace et le temps !

    Le film débute en Égypte où Lara affronte un robot géant ! Puis, au Cambodge et à Venise ! Au casting, Daniel Craig - notre James Bond ! -  joue Alex West, un allié de l’héroïne tandis que Iain Glen - le Jorah Mormont de Game of Thrones - est Manfred Powell, le méchant du film et chef des Illuminatis ! Un bon film d'énigmes et d'action !

    Comment conclure sur ce film ? Ce n'est pas une catastrophe comme la plupart des films tirés de jeux vidéo mais ce n'est pas un chef d'oeuvre non plus ! Un film honnête mais assez moyen et pas l'équivalent d'un Indiana Jones ! A noter qu'en 2018, Angelina Jolie étant trop "vieille", un reboot est tenté avec la jeune actrice suédoise Alicia Vikander ! Je ne l'ai pas encore vu mais vous en parlerais dès que ce sera le cas, en tant voulu ! Mais ce n'est pas ma priorité !

    La licence Tomb Raider pourrait avoir du potentiel au cinéma pour peu qu'on sorte des sentiers battus et de l'attendu !

    A bientôt !


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  • Piège à grande vitesse, film d'action et de castagne américain sorti en 1995 et réalisé par Geoff Murphy est la suite de Piège en haute mer ! C'est ce qui constitue en VO la saga des Under Siege ! Par la suite, Steven Seagal a joué dans divers téléfilms de piètre qualité qui ont parfois repris en VF le titre "Piège en..." même si je ne pense pas qu'il y ait de lien !

    On retrouve donc Seagal dans la peau du très dangereux Casey Ryback qui cette fois prends le train, alors qu'il a pris sa retraite de marine et se rends, en train, à travers les Rocheuses, à Los Angeles avec sa nièce Sarah Ryback pour se recueillir sur la tombe de son frère, le père de Sarah ! La jeune fille est jouée par Katherine Heigl dont c'est là l'un des premiers rôles principaux !

    Mais un hélicoptère se pointe et dépose des terroristes sur le train qui va donc stopper. Marcus Penn, leur chef - joué par Everett McGill abat les conducteurs et prends le contrôle du convoi ! En fait, il obéit à Travis Dane - joué par Eric Bogosian -, un génie de l'informatique qui a été licencie du Ministère de la Défense U.S. Dane ne fait pas de cadeau puisqu'il commence par assassiner un couple d'employés de son ancien ministère qui ont une liaison secrète afin de récupérer les codes de "Grazer One" un satellite muni d'une arme laser dont il veut faire usage pour ses nouveaux clients et pour se venger de Washington !

    On remarque au passage que les armes satellitaires étaient depuis cette époque des années 1990 très à la mode dans les scénarios hollywoodiens puisque la même année, 1995, on retrouve les satellites Goldeneye dans le James Bond éponyme !

    Dane menaçant de détruire Washington, Casey, encore embarqué dans une histoire de fou, se retrouve le dernier rempart ! Le Pentagone est impuissant car le train constitue une base mobile et l'informaticien a conçu des "satellites-fantômes" ! Ryback senior va devoir jouer des coudes pour neutraliser les terroristes un par un dans l’exiguïté des rames et sans tomber du train !

    Penn va alors se servir de Sarah pour exercer un odieux chantage ! Casey va pouvoir compter sur Bobby Zachs, - joué par Morris Chestnut - un porteur du personnel du train qui va lui servir de porte-messages !

    On aura droit au lots de bastons et de rebondissements ! C'est un film d'action de facture assez classique et qui se regarde bien - quoi qu'est un peu de mal avec Steven Seagal, accusé depuis des années d'être un prédateur sexuel, scandale qui a éclaté de nouveau avec l'Affaire Wenstein !

    Penn et Dane auront le sort que ces deux affreux méritent puisque Casey Ryback leur réglera leurs comptes !

    Voilà, je n'en dit pas plus sur ce film dont le gros défi est d'arriver à maintenir le rythme tout du long, ce qu'il réussit fort bien !

    A bientôt !


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  • Duel - Steven SpielbergDuel, long-métrage de Steven Spielberg, à l'origine un téléfilm diffusé sur ABC en 1971 - et par la suite exploité en salles, est le film qui fit connaître le nom de son réalisateur ! Il y avait déjà là des ingrédients de ses futures œuvres ! Je ne citerais que Les Dents de la Mer, de 1975, où ici le requin est remplacé par la menace du camion !

    Duel est inspiré d'une nouvelle de Richard Matheson et c'est un film qui s'inscrit résolument dans le genre suspens ! David Mann, un représentant en informatique, joué par Dennis Weaver, parcourt, au volant de sa voiture, les étendus vides de monde du désert de Californie et ne croise qu'un camion poids lourd !

    Or pour son plus grand malheur, ce camion est conduit par un psychopathe qui a très mal pris le fait que le représentant l'ai doublé sur la route ! Le film est donc tout du long une course-poursuite entre la voiture et la camion et l'horreur vient du fait qu'à aucun moment on ne voit le visage du conducteur du poids lourd ! On subodore que ce dernier a très mal pris une action du représentant au volant de sa voiture mais en réalité, on ne sait pas pourquoi il s'en prends aussi "gratuitement" - et avec un tel acharnement ! - à cet automobiliste ! Un film sur la folie de nos contemporains et du monde moderne !

    Ça talonne, ça percute, ça zigzague et David Mann retrouve le camion dans toutes les stations services  et peine à s'en débarrasser ! D'autant que le monstre transporte des matières inflammables !

    L'histoire originale de Richard Matheson est tirée d'un fait divers qui est réellement arrivé à l'écrivain, le jour ou submergé par la nouvelle à la radio de l'assassinat de J.F.K. il fait une embardée avec sa voiture, devant un routier, qui par vengeance, essaie alors de l'écraser avant de disparaître ! "On dirait du Hitchcock !" s'exclamera Spielberg à la lecture de cette anecdote et de la nouvelle qui en fut tirée !

    Ce téléfilm fit connaître Spielberg ! Il fut pourtant tourné en treize jours avec un budget ridicule de 375.000 dollars ! Ce fut  filmé sur des routes telles la Highway 5, la Route 14, la Sierra Highway, l'Indian Canyon Road et la Soledad Canyon Road  ! La présence du désert, si empli de vacuité, fait d'autant ressortir le climat d'angoisse du film ! David Mann est en effet livré à lui-même, dans la plus profonde solitude, face au routier fou et ne peut guère bénéficier de l'aide de la civilisation !

    Duel remporta le Grand Prix International au Festival d'Avoriaz 1973, grande messe du cinéma fantastique et fut du coup adapté pour les salles de cinéma ! Le temps du métrage fut rallongé à 90 minutes - avec donc des scènes supplémentaires et une rallonge de budget !

    Succès d'audience et donc aussi succès critique pour ce film ! Du côté des références, Spielberg lorgne du côté du western spaghetti alors très en vogue ! Un récit aussi de proie et de chasseur !

    Pour l'anecdote, le camion est un vieux Peterbilt des studios Universal !

    Par la suite, des téléfilms assez pitoyables tenteront de faire des remakes avec la formule de Duel ! Je me rappelle notamment un téléfilm dans les années 1980 ou un camion était carrément possédé par un esprit ! Rien de bien folichon donc ! Il y a Spielberg, génie et gloire du cinéma - et les suiveurs !

    Je vous renvoie à toutes les autres critiques que j'ai pu faire des films de ce réalisateur emblématique : Jaws, E.T. l'Extraterrestre, Indiana Jones, Amistad, Lincoln, Minority Report, Rencontres du troisième type, Le Terminal, Jurassic Park, La Liste de Schindler - que je cite ici dans le désordre comme il me vient !

    A bientôt !


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  • Un justicier dans la ville, film d'action de Michael Winner, sorti en salles en 1974, est le premier opus d'une série de Un justicier dans la ville - Michael Winnerfilms autour de l'autodéfense mettant en vedette l'austère Charles Bronson !

    On y suit Paul Kersey, un homme sans histoire, travaillant dans un cabinet d'architectes ! Non violent, ex-objecteur de conscience pendant la guerre de Corée, le pacifiste Kersey va devoir remettre en question tout ce à quoi il croit le jour où le destin se fait violent autour de lui !

    En effet, trois voyous vont agresser violemment la femme et la fille de Kersey ! Son épouse, Joanna, en décédera et sa fille, Carol, violée, en sera profondément perturbée ! Kersey noie alors son chagrin dans son travail sachant que la police et la justice ne feront pas leurs offices !

    Notre architecte va alors connaître un changement radical ! Il s'équipe d'une arme à feu et parcourt les rues, les parkings et le métro semant la mort parmi les voyous et autres délinquants ! Celui qui pratique alors la loi du Talion se verra surnommé par la presse, le "Justicier" ! Un inspecteur va alors se lancer sur sa piste sanglante !

    Que dire de ce film ? Sinon que c'est assez édifiant ! Le personnage principal, un pacifiste, devient un pratiquant des armes à feu ! On sait qu'aux Etats-Unis le port d'armes est un droit constitutionnel et que les lobbies associés - la NRA - y sont puissants ! Mais que dire des mass-murders et des fusillades qui surviennent régulièrement de ce fait, encore récemment, en Floride, en ce début 2018 ?

    Si on ajoute à cela le fait que les voyous de cette série de films sont souvent des Noirs ou des basanés, doit-on voir dans la série des Death Wish (titre en VO) des films fascistes ? Sur une ligne droitière en tout cas à telle point que la série qui va se prolonger dans d'autres métrages par la suite, devient une caricature d'elle-même avec un Bronson vieillissant et bedonnant dans des films tout juste dignes du marché de la vidéo !

    Pourtant à l'époque, dans les années 1980, lorsque j'ai vu ces films pour la première fois, je les aimais bien et les voyais plus comme des sortes de westerns urbains !

    A signaler que ce film est librement adapté d'un roman de Brian Garfield publié en 1972.

    La BO signée par Herbie Hancock fut nommée aux Emmy Awards en 1975 et possède donc certaines qualités !

    Avec Un justicier dans la ville, Charles Bronson devint une icône du film d'action tandis que Jeff Goldblum faisait ses débuts au cinéma dans le rôle d'un des voyous agressant Joanna et Carol et enchaînera les figuration avant la consécration avec La Mouche en 1986.

    Un film qui laisse une impression mitigée du fait de son sujet, de son message sous-jacent, volontaire ou non ? - et de son extrême violence !

    Un remake de ce film a été réalisé et est sorti en 2017 avec Bruce Willis, autre star du film d'action !

    A bientôt !


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  • Il arrive souvent au cinéma que l'on mélange les genres et c'est le cas de ce World Invasion : Battle Los Angeles, film de Jonathan Liebesman, sorti sur les écrans en 2011 - qui mêle la SF et le film de guerre !

    Il est certain que de montrer de courageux soldats - Américains bien entendu ! - se battre contre des extra-terrestres est plus "politiquement correct" que de les montrer en train de guerroyer contre des Arabes en Irak ou en Afghanistan, avec tous les dommages collatéraux qui surviennent ! La contrepartie est que dans ce film, on se bats dans les rues de nos métropoles et pas dans un pays lointain !

    Les aliens sont de retour, après La Guerre des Mondes et Independance Day ! Ils sont une fois de plus hostiles et veulent nous exterminer avec leurs armées ! Ils en veulent aussi à nos ressources, en particulier l'eau ! Le dernier rempart : les Marines des Etats-Unis d'Amérique qui ne "reculent jamais" telle est leur devise !

    Un film qui fait donc l'apologie de l'armée ! On n'y trouvera donc aucun propos anti-militariste, on n'est pas dans Full Metal Jacket ! Par contre, évidemment, beaucoup d'action ! Et des combats dont la réalisation retranscrit bien le chaos !

    A l'été 2011, la Bataille pour Los Angeles est engagée au moment où des "météores" s'écrasent dans les eaux, au large des principales métropoles côtières, un peu partout dans le monde ! Dans ce contexte, on suit une compagnie de Marines, sous le commandement du sous-lieutenant, tout frais émoulu et major de promo de l'école militaire, William Martinez - joué par Ramon Rodriguez ! Devant l'ampleur de la menace, tout le monde est mobilisé, même le sergent-chef  senior Michael Nantz - joué par Aaron Eckhart - qui était sur le point d'être mis sur la touche après une opération qui a mal tourné !

    Nantz se retrouve sous les ordres de Martinez ! On nous dresse les portraits de la plupart des soldats de la petite troupe sous leur commandement - mais il faut être attentif pour s'y retrouver vu la multiplicité des protagonistes un peu tous identiques (des soldats !). Nantz est de plus précédé de sa "mauvaise réputation" !

    La troupe doit se rendre dans un commissariat de Los Angeles récupérer des civils avant un bombardement de la zone ! Ils vont encaisser des pertes bien naturellement et l'ennemi - dont on en sait rien au départ ! - se révèle retors !

    Au casting, signalons aussi la présence de l'actrice latina Michelle Rodriguez - vue dans la Saison 2 de Lost et dans Resident Evil ou Fast &Furious, habituée aux séries B et Z semble-t'il -  qui joue une militaire spécialisée dans les communications et le repérage et chargée de localiser le HQ - ou QG - des aliens !

    Le plan va changer au fil du déroulement des opérations ! Les Terriens essuient des revers mais Nantz et ses hommes se révèlent plein de ressources et très combatifs ! Ils vont parvenir à détruire le centre de commande de l'ennemi dans une opération de la dernière chance !

    Que dire de ce film ? Sinon qu'on est dans l'action pure ! Mais certainement pas un film mémorable ! Ça aurait pu sortir tout aussi bien en "Direct-To-DVD" ! Un éloge des militaires !

    A bientôt !


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  • Tatie Danielle - Etienne ChatillezÉtienne Chatiliez avait fait un carton en 1988 avec son premier film La Vie est un Long Fleuve Tranquille et sa célèbre chanson "Jésus revient !". Il avait alors déjà montré son goût pour l'humour caustique !

    En 1990, Chatiliez récidive avec Tatie Danielle, l'histoire d'une mamie insupportable, avec un vrai fond de méchanceté, qui va tyranniser sa famille et ses proches. La vieille peau est jouée par Tsilla Chelton. On est là encore à fond dans l'humour noir !

    Le réalisateur sait bien croquer les mœurs du temps et les petits et gros travers des gens ! Pour ma part, j'avais moyennement aimé ce film à l'époque, n'appréciant pas qu'on se réjouisse à propos d'un personnage foncièrement antipathique ! Il y a notamment une scène où la Tatie et son acolyte abandonne un pauvre chien ! La cruauté n'est pas un spectacle qui m'amuse ! Et Chatiliez n'est pas Desproges !

    Mais bon, on a parfaitement le droit, pour une fiction, de concevoir des personnages avec des travers du moment que cela sert l'intrigue !

    En fait, ai un peu de mal avec ce réalisateur ! Déjà la bêtise de la famille Groseille dans le premier film - avec une pauvre gamine qui n'a rien demandé qui en fait les frais ! On a parfois l'impression avec lui que les anti-héros sont glorifiés, ne sont jamais puni en tout cas ! Tatie Danielle est insupportable et le côté jugement et donneur de leçons de son autre film Tanguy m'insupporte aussi ! Et oui, les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents - et en quoi cela te dérange imbécile ?

    Au départ de sa carrière, Chatiliez faisait des pubs pour la marque de chaussures Eram. Il est d'ailleurs possible que j'ai été, au début des années 1980, dans la même école primaire que sa fille qui se vantait d'avoir un père qui "faisait les publicités pour les chaussures Eram" !

    Revenons à Tatie Danielle ! Danielle Billard, 82 ans, est la veuve sans enfant d'un colonel ! Elle vit dans sa maison à Auxerre avec sa bonne Odile très âgée aussi ! Or Odile a un accident domestique et décède - accident provoqué par la vieille bique aigrie ! Ça commence fort !

    La cruelle Danielle n'a alors plus que sa grande-nièce Jeanne et son grand-neveu Jean-Pierre chez la famille duquel elle va vivre à Paris. La famille va vite se rendre compte que derrière ses airs aimables, la grande-tante est une vraie saloperie ! Dans le rôle de Jean-Pierre Billard et sa femme Catherine, on retrouve Eric Prat et Catherine Jacob !

    Mais la famille décide de partir en vacances - en Grèce - sans Tatie Danielle et la confie aux soins de Sandrine Vonnier - jouée par Isabelle Nanty. La vieille acariâtre va alors tomber sur un os car la jeune femme se révèle forte tête et aussi revêche qu'elle. Pire elle lui tient tête ! La jeune et la vieille vont alors se jauger, se lancer des défis et finalement développer une relation bizarre de respect entre amour et haine !

    La vieille est un temps placée en maison de retraite - pendant que ses proches sont en procès/jugement pour "défaut de soins" - mais sont acquittés ! Dans l'établissement, elle se montre à nouveau infecte - envers le personnel et les résidents - et finit par fuguer pour rejoindre Sandrine.

    Trois nominations aux Césars en 1991 - pour Tsilla Chelton, Catherine Jacob et Isabelle Nanty mais aucune statuette de décrochée !

    Au final, un film assez bizarre dont je vous livre la chronique et dont je en vous cache pas que je ne l'ai pas trop apprécié, pas vraiment détesté mais bon !... Et évidemment Tsilla Chelton est probablement une personnage très gentille à la ville - rôle de composition ! Elle est décédée en juillet 2012.

    La chanson La complainte de la vieille salope conclut le film et est interprétée par Catherine Ringer à la voix aisément reconnaissable !

    A bientôt !


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  • Black Panther, crée en 1966, chez Marvel, est le premier super-héros noir des comics, deux ans avant le Faucon ! On Black Panther - Ryan Cooglerl'avait déjà vu à l'écran, lui et son royaume d'Afrique fictif du Wakanda dans Avengers : Age of Ultron et Captain America : Civil War ! Mais le film de 2018 de Ryan Coogler - le réalisateur de Creed - était très attendu et a battu les records de réservations de places de cinéma aux USA !

    Ce film, Black Panther, a une particularité qui saute tout de suite aux yeux ! Son casting est presque entièrement afro-américain. Dans le rôle du roi T'Challa, on retrouve Chadwick Boseman, très convaincant et très charismatique. Il est assisté de sa famille et ses proches :  Lupita Nyong'o est Nakia, l'amour de sa vie, Danai Gurira (Michonne dans The Walking Dead - que je n'avais pas reconnue !) est Okoye, la commandante des Dora Milaje, la force spéciale entièrement féminine du Wakanda, Letitia Wright apporte de la légèreté au film dans le rôle de Shuri, la géniale férue de technologie de cette nation d'Afrique.

    Complétons le casting ! On a aussi Angela Basset dans le rôle de Ramonda, la mère de T'Challa. Forest Whitaker, lui, est Zuri, le gardien de l'herbe sacrée qui donne tous ses pouvoirs à la Panthère Noire ! Martin Freeman est l'un des seuls blancs du film qui joue Everett K.Ross, un agent de la CIA qu'on a déjà vu précédemment dans le MCU !

    Il faut évidemment de bons méchants ! Ici, c'est Michael B. Jordan - qui collabore à nouveau avec Ryan Coogler - qui est Erik "Killmonger" Stevens, en fait le cousin de T'Challa ! On a ici un méchant très nuancé et très bien développé - avec une psychologie et une backstory intéressantes ! Un méchant réussi comme l'était le Caid dans le série Daredevil  sur Netflix !

    Et enfin, on retrouve Andy Serkis dans le rôle d'Ulysses Klaue qui hérite ici de son bras sonique mais qui diffère beaucoup de sa version comics !

    Le Wakanda est une nation qui repose sur un gisement de vibranium, le métal le plus solide de l'univers, capable de résister à tout et d'emmagasiner l'énergie ! Des tribus se sont battus pour lui et la Panthère Noire / Black Panther les a unies et a formé le Wakanda ! La technologie de cette nation - qui vit cachée pour protéger son trésor, en se faisant passer habilement pour de pauvres éleveurs ! - repose sur le vibranium. Ce pays africain semble en réalité le plus développé de la planète !

    Au début du film, T'Challa succède à son père, mort durant un attentat dans Captain America : Civil War  ! La tâche est ardue et le nouveau roi va devoir "tuer le père" en quelque sorte quand il se rends compte que celui-ci a commis une faute presque 30 ans avant ! Il va falloir assumer les "Péchés du Père" ! Un secret d’État longtemps caché !

    Le film parle de déracinement, du désir de rester à l'écart des affaires du monde, d'engagement... "Killmonger" souhaite apporter la technologie militaire du Wakanda à tous les Noirs opprimés du monde alors que T'Challa poursuit la politique d'isolement de son père !

    Un film qui est aussi dépaysant ! Les paysages africains sont magnifiques ! Cela déborde de couleurs et le Wakanda est un mix entre traditions africaines et technologie ultra-futuriste.

    Niveau scénario, c'est très bien construit ! On voit l'ascension de T'Challa puis sa chute et le moment où il se relève. Les acteurs sont tous très bons !

    Black Panther, le personnage, et la nation du Wakanda sont appelés à jouer un rôle central dans le futur Avengers : Infinity War, à sortir en mai 2018 ! Les courageux guerriers wakandais seront-ils le dernier rempart contre Thanos et son Black Order ?

    Voila pour ma part ! Je vous conseille ce film qui propose une nouvelle variation sur le genre super-héroïque et amène aussi des réflexions fortes intéressantes et assez inattendues précisément dans ce type de films de pur divertissement !

    La bande musicale du film est signée Kendrick Lamar et a fait beaucoup parler d'elle.

    A bientôt !

    PS : Seul point négatif, ma salle Pathé connaissait des problèmes de son durant la séance - des coupures ! Mais bon, on a eu droit à une place gratuite ! Alors on ne va pas se plaindre !


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  • Kingsman : Services secrets - Matthew VaughnLes grands noms du monde des comics nous pondent régulièrement de petites merveilles en dehors des écuries Marvel et DC Comics ! Puis, des réalisateurs talentueux nous les adaptent au cinéma !

    C'est ainsi qu'après Kick-Ass, le même Matthew Vaughn adapte une BD du même Mark Millar à savoir The Secret Service publié à l'origine avec Dave Gibbons ! Cela donne le film Kingsman : Services secrets, sorti en 2015 ! Il s'agit d'une histoire d'agents secrets assez atypique et largement grand-guignolesque qui renouvelle le genre - en donnant toutefois un peu dans l'ultraviolence !

    Au casting, on retrouve Colin Firth qui interprète Harry Hart/Galahad, qui va chapeauter le jeune Gary "Eggsy" Unwin - joué par Taron Egerton  ! -  pour que ce dernier devienne un "Kingsman" sur les traces de son père !

    Qu'est-ce que le Kingman ? C'est une agence d'espionnage internationale et indépendante, ultra-secrète, qui dispose de larges moyens, fondée après la Première Guerre mondiale par les tailleurs du roi d'Angleterre qui avaient perdu leurs héritiers durant le conflit, disposait d'immenses fonds et bien décidés à en plus voir se reproduire pareille boucherie !

    C'est aussi un groupe de gentlemen qui reprends l'imagerie de la Table Ronde et dispose de tout un arsenal technologique et des gadgets chers à tout bon James Bond : parapluie bouclier, briquet grenade, chevalière à impulsions électriques, chaussures à pointe empoisonnée, stylo à poison activable, etc,...

    Dans ce premier film, les Kingsmen luttent contre le richissime Valentine - joué par Samuel L. Jackson - une sorte de Steve Jobs maléfique (comment ça Steve Jobs était déjà maléfique ?) qui a décidé de résoudre le problème du réchauffement climatique en procédant à une drastique réduction de populations ! Il conçoit ainsi une sorte d'Arche de Noé où seuls les riches survivront !

    Évidemment, cela ne va pas se passer comme ça ! Les Kingsmen vont agir ! Il y aura des trahisons, des retournements inattendus - comme dans tout bon film d'espionnage ! On suit en parallèle la formation de "Eggsy" pour devenir un Kingsman et la sélection du prochain de ces élus !

    Pas mal de scènes appelées à devenir cultes dans ce film - ainsi que nombres de répliques ! On retiendra la scène du massacre à l'église qui serait tragique si elle n'était tournée façon grand-guignol - donc avec exagération ! - et si il en s'agissait pas en l’occurrence d'une bande de fondamentalistes religieux haïssant "les pédés, les nègres et les débauchés" ou voyant le SIDA comme une punition divine ! Le genre de consanguins qu'on trouve hélas de nos jours au fin fond des États américains les plus intégristes et arriérès ! Les voir se massacrer est donc assez jouissif en fait !

    Et des personnages bien caractérisés forment l'ossature de ce film ! Qui dit génie du mal dit un second couteau/porte flingue digne de ce nom, ici, c'est Sofia Boutella qui interprète Gazelle aux jambes de métal coupantes comme des rasoirs !

    Pour compléter le casting, on a Michael Caine qui joue Chester King/ Arthur, Mark Strong qui est Merlin et la charmante Sophie Cookson qui joue Roxy ! Mark Hamill fait aussi une apparition clin d'oeil aux geeks !

    Beaucoup d'action - des passages qui font penser un FPS dans la base du méchant, pas mal d'humour, et un peu de propos politique forment l'essence de ce film ! Pour ma part, j'ai adoré ! C'est agréablement "déjanté" et outrancier !

    A bientôt !


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  • Les films catastrophe se veulent des divertissements à grand spectacle ! Ils étaient à la mode dans les années 1970 San-Andreas - Brad Peyton- je ne reviens pas sur les modèles du genre d'alors (La Tour infernale, L'Aventure du Poséidon, Airplane...), firent un come-back dans les années 1990 (Volcano, Twister, Armageddon,...) et reviennent encore une fois sur le devant de la scène après 2010 (2012 par exemple !). San Andreas de Brad Peyton, film de 2015 s'inscrit dans cette logique !

    Un ami bibliothécaire, Jean-Philippe, m'avait parlé de ce San Andreas comme d'un horrible nanar plein de clichés ! Il est vrai qu'il les accumule et les personnages sont très caricaturaux ! Pour ma part, il y a un autre problème, je n'aime pas trop les films qui montrent des morts de masse ! c'est montrer un mépris pour la vie humaine que de l'afficher ainsi en spectacle à mon avis ! Mais bon, c'est ce que fait le journal télévisé tous les jours et là, ce n'est pas de la fiction hélas !

    Dans le rôle principal, on retrouve le monolithique Dwayne Johnson qui incarne Ray Gaines, un sauveteur, modèle de courage et de probité ! Mais Ray est en instance de divorce car l'une de ses deux filles est morte par noyade dans un accident et il n'a pas pu la sauver !  Sa femme, Emma, jouée par Carla Gugino, est en passe de se remettre en couple avec l'homme d'affaires Daniel Riddick, joué par Ioan Gruffudd (plus héroïque en Reed Richard dans les films des 4 Fantastiques !). Pour compléter le tableau, il y a la débrouillarde Blake, jouée par la jolie Alexandra Daddario - qui tient bien de son héroïque sauveteur de père et qui est fille unique depuis la mort de sa sœur Mallory.

    La Faille de San Andreas est comme une Épée de Damoclès au dessus de la Côte Ouest des Etats-Unis entre Los Angeles et San Francisco qui dans le film va être secouée par un tremblement de terre d'amplitude 9,6 sur Richter ! Avec toutes les joyeusetés qui l'accompagne, tsunami, scènes de pillages et incendies ! La famille Gaines va se retrouver prise au cœur de la tourmente !

    Et c'est bien là le côté "manichéen" du film ! Évidemment, le nouveau compagnon de la femme de Gaines se révèle un lâche et meurt misérablement tandis que Ray est un véritable Superman qui sauve tout le monde - mais surtout sa famille ! Il est censé être le chef des secouristes et pourtant il ne se préoccupe que des siens ! Déjà, cela c'est très discutable ! Il retrouve assez vite sa femme et les deux se mettent en quête de Blake qui ne se débrouille pas si mal pour sa part !

    Un tsunami survient et Blake manque de finir noyée comme sa sœur ! Ray rejoue donc la scène tragique avec son autre fille ! Parviendra-t'il à la sauver cette fois ? Ce n'est pas un scénario, c'est une démonstration !

    A part cela, il y a des scènes de destructions massives avec moults effets spéciaux pas trop ratés pour le coup ! Les villes sont complétement détruites et à la fin du film, la famille Gaines, à nouveau réunie, contemple les secours qui s'organisent sous le soleil couchant ! Ray déclare alors " nous allons reconstruire !" tandis que flotte la bannière étoilée ! Ce qui est un peu "too much" je vous l'accorde ! Je pourrais même dire carrément risible mais je suis dans un bon jour !

    Ce film est bien comme me l'avait dit Jean-Philippe, un "gros cliché" ! Cependant je m'attendais à pire, ayant été bien "conditionné" par mon ami ! Ça se regarde mais cela s'oublie vite !

    A bientôt !


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  • Jumanji : Bienvenue dans la jungle - Jake KasdanCe dimanche, je me suis fait une séance de cinéma avec un petit groupe de connaissances et nous sommes allés voir Jumanji : Bienvenue dans la jungle, film de 2017 de Jake Kasdan, une comédie d'aventures calibrée au millimètre !

    Il s'agit de la suite du film Jumanji de 1995, de Joe Johnston avec Robin Williams à l'époque qui racontait comment un groupe de jeunes se retrouvait embarqué dans un jeu de société magique et exotique. A la base, c'est tiré du livre pour enfants du même nom de Chris Van Allsburg publié en 1981.

    Dans la version de 2017 - qu'on peut voir aussi comme un reboot ! - c'est à peu près la même formule ! Du moins il me semble car n'ai jamais vu le film de 1995 ! Des jeunes adultes se retrouvent embrigadés dans une aventure dans la jungle mais cette fois pas de jeu de plateau et il est remplacé par un jeu vidéo !

    Au début du film, on a quatre lycéens, un peu clichés, les deux introvertis, Spencer, le nerd solitaire et Martha la fille mal assurée, Bethany la fille populaire accro au téléphone et Fridge la star du football américain qui finissent placés en retenue. Ils tombent alors sur le jeu vidéo Jumanji et ont la mauvaise idée de lancer une partie ! Ils se retrouvent alors aspirés dans la console !

    Le musclé Dwayne Johnson interprète le Dr Bravestone, l'avatar de Spencer, le génial Jack Black est celui de Bethany, le docteur Sheldon Oberon, un cartographe. Fridge lui devient "Mouse" Finbar, le zoologue - joué par Kevin Hart et Martha entre dans la peau de Rudy Roundhouse, beauté sensuelle et experte en arts martiaux - interprétée par Karen Gillan (Nebula dans Les Gardiens de la Galaxie ) ! Le coup de génie du film est de propulser nos quatre ados dans des corps à l'opposé de leurs personnalité  - mention pour la bimbo superficielle qui se retrouve dans le corps d'un petit gros intello ! Une grande partie de l'humour du film repose sur cette situation !

    Comme dans un jeu vidéo, chaque avatar a ses points forts et ses points faibles ! Désunis au départ, les "héros" devront agir en équipe !

    Nos quatre "aventuriers" vont devoir rapporter un joyau dans l'oeil d'une statue de jaguar géante ! Ils leur faudra passer un certain nombre de "niveaux" comme dans un jeu vidéo. Il est vrai qu'à Hollywood désormais industrie du video game et cinéma convergent et les codes du premier monde se retrouve sur le grand écran (voir Ready Player One ! le prochain film de Spielberg si vous n'êtes pas convaincu !). C'est particulièrement vrai ici et nos héros ont un nombre de "vies" limité.

    Le jeu leur fait traverser une jungle hostile avec son lot d'hippopotames mangeurs d'hommes, de serpents, des hordes de mercenaires motorisés.Un cinquième "joueur" les rejoints - joué par Nick Jonas pour Jefferson "Seaplane" McDonough qui est l'avatar d'Alex, un jeune qui a disparu dans le jeu vingt ans plus tôt !

    Ces épreuves vont révéler ce qu'il y a de meilleurs en nos quatre ados qui vont devenir des héros et seront désormais liés par une solide amitié ! Un film très optimiste sur ce que l'on décide de faire de sa vie !

    Bref, j'ai passé un très bon moment ! C'est, comme je l'ai dit du divertissement efficace !

    Ceci constitue mon 1000ème billet sur mes Skyblogs (public et secret confondus !) ! Il me reste toutefois plus d'un autre millier d'articles écrits entre 2009 et 2015 à rapatrier sur la plateforme de Skyrock depuis Overblog et eklablog !

    Je vous souhaite enfin aussi une bonne année 2018 - en vous faisant remarquer qu'en septembre 2018, nous fêterons les dix ans du blog !

    A bientôt !


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  • Gremlins 2 : La Nouvelle Génération - Joe DanteEn 1990, Joe Dante donnait une suite à son succès de 1984 avec le film Gremlins 2 : La Nouvelle Génération. Les affreuses petites bestioles hargneuses sont de retour !

    On retrouve Billy et Kate qui habitent maintenant New York. Mr Wing, le propriétaire du mogwai Gizmo décède et Billy récupère la sympathique créature au potentiel si dangereux. Le cadre de vie de nos jeunes héros a donc changé  et désormais ils travaillent pour de grandes sociétés du CAC 40 dans un immeuble de Manhattan, la tour Clamp. 

    Gizmo atterrit dans cet immeuble et se retrouve mouillé par le réparateur de fontaines à eau. Les nouveaux mogwai se transforment vite en gremlins et partent à l'assaut du gratte-ciel. Ils vont même jusqu'à utiliser le laboratoire de génétique ultra-sophistiqué que recèle le bâtiment pour s'upgrader en une nouvelle génération de gremlins mutants et OGM !

    Comme pour le premier film, on a dans ce second opus une critique en bonne et due forme de la société moderne - mais cette fois-ci on change d'échelle ! Exit la petite ville de province avec ses bouseux et bonjours la mégalopole avec ses cadres dynamiques !

    Au casting figurent à nouveau Zach Galligan  - qui ne fit pas une grande carrière par la suite ! La jolie Phoebe Cates est également présente ! Parmi les acteurs notables, on n'a véritablement que Christopher Lee - avec références appuyées à son personnage de Dracula - qui joue un savant généticien fou ! Hulk Hogan, le catcheur, fait aussi une apparition !

    La bande sonore, très dynamique, est signée Jerry Goldsmith ! Le film est assez désarçonnant à la moitié du récit qui présente une comédie musicale ! A tel point qu'à l'époque, cela fit dire en pleine séance à mon camarade Thomas : "Qu'est-ce que c'est que ce film ?!". Mais bon Thomas n'était pas très malin et il ne faut pas l'être pour planquer des pierres dans des boules de neige et sa carapater ensuite comme un lâche - fin de la digression (et du règlement de compte !).

    Il y a aussi d'intéressantes mises en abyme et destruction du quatrième mur dans ce film !

    Contrairement à mon camarade, j'avais trouvé ce film plaisant mais certes pas aussi réussi que le premier ! On murmure qu'un troisième opus serait en production pour avant 2020 ! Gremlins 2 eut un accueil critique assez favorable mais fut un échec commercial, rapportant moins en Amérique du Nord que ce qu'il avait coûté !

    De nombreuses références sont visibles ! Daniel Clamp est une caricature de Donald Trump, qui deviendra le 45ème  -et actuel  ! - Président des Etats-Unis ! Mise en abymes du premier film, allusion à E.T. l'extra-terrestre, à Rambo 2, à Batman, à King Kong, au Magicien d'Oz, à Marathon Man, à SOS Fantômes ou encore à L'Aventure intérieure, à Blanche-Neige et les Sept Nains - la liste n'est évidemment pas exhaustive ! Un film assez riche donc !

    Pour être complet, j'avais, à cette époque-là, 1990 à 1992, le jeu Gremlins 2 : The New Batch sur Game Boy et c'était très divertissant ! J'en ferais sans doute la critique ailleurs sur ce blog !

    Un classique de la culture pop et geek !

    A bientôt !


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  • J'avais entendu le plus grand bien sur Christopher Nolan, à propos de ses films Inception ou Interstellar ou encore saDunkerque - Christopher Nolan Trilogie Batman ! Mais jusqu'à présent, je n'avais vu aucune de ses œuvres ! C'est chose faite avec Dunkerque, film de 2017 ! Verdict ! C'est très réussi mais je suis mitigé sur certains points de détails !

    Dunkerque  est une grosse production américano-britannico-franco-néerlandaise ! C'est aussi accessoirement, au moment de sa sortie, le plus grand succès mondial de tous les temps pour un film de guerre, en termes de recettes !

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1940, les Allemands, pratiquant la Blietz-Krieg - la "Guerre-Eclair", piègent les armées britannique, canadienne, française et belge dans la poche de Dunkerque ! Ce sont au total 400000 soldats alliés qui sont encerclés. On mets alors en place l'Opération Dynamo pour évacuer par mer le Corps Expéditionnaire Britannique depuis les plages, sous le feu ennemi !

    Passons d'entrer sur un point qui a fait polémique, en 1940, déjà et à propos du film de Nolan ! Les troupes françaises sont les grandes oubliées de l'Histoire ! Les Français se sont en effet dévoués pour permettre aux Britanniques de prendre la mer en retardant les troupes allemandes. 200000 Britanniques seront évacués in-extremis et 140000 soldats français ! 40000 soldats alliés seront capturés, là encore en grande partie des Français à 90 pourcents ! Le journal Le Monde a parlé de trahison à propos du film de Nolan car justice n'est pas rendu aux Français et à leur rôle crucial et on a trop l'impression que les Anglais se sont débrouillés tous seuls !

    Le film n'en reste pas moins intéressant même si parcellaire - un défaut du aussi à la narration hachée, point sur lequel je vais aussi revenir ! On suit en effet trois sous-histoires différentes qui s'entremêlent. On a ainsi un récit sur l'Embarcadère qui débute une semaine avant la conclusion du film, une autre histoire sur un petit bateau de plaisance réquisitionné avec son équipage à J moins un Jour et enfin le récit de trois pilotes de la RAF qui couvre le désastre militaire des Alliés à J moins une Heure ! Il faut donc être attentif pour ne pas perdre le fil et c'est un reproche que je ferais au film ! C'est une façon hyper-moderne de raconter des histoires mais je ne suis pas sur que tout le monde comprennent la dynamique du film, comme mes parents de l'ancienne génération par exemple !

    Le premier récit nous fait suivre Tommy, un soldat du CEB, joué par Fionn Whitehead. Qui ça ? Et oui, il y a en effet dans ce film de nombreux jeunes acteurs de la nouvelle génération  britannique. On retrouve pêle-mêle un soldat français qui dépouille - et enterre ! -  le cadavre d'un soldat britannique pour essayer de sauver sa peau, des soldats des Argyll & Sutherland Highlanders, un commandant de la Royal Navy - joué par Kenneth Branagh, un acteur confirmé donc, ou encore un colonel du CEB - joué par James D'Arcy. Et parmi les jeunes acteurs, citons encore Harry Styles, chanteur de One Direction, Aneurin Barnard, Elliott Tittensor, Jack Lowden, Kevin Guthrie, Barry Keoghan, Brian Vernel ou Tom Glynn-Carney !

    Le second récit nous montre un courageux capitaine dans le civil qui mets le cap sur Dunkerque, accompagné de son fils et d'un ami pour sauver ce qu'ils peuvent de soldats. En effet, l'Amirauté décida de réquisitionner le plus de navires - de plaisance notamment  - pour évacuer le plus d'hommes afin de mener la Bataille d'Angleterre et les combats de la revanche qui allaient suivre !

    Le troisième récit nous montre une formation de Spitfire qui combat au-dessus de la Manche préfigurant là encore ce qui allait suivre !

    La reconstitution historique a été la plus soignée possible ! Nolan a essayé le plus possible de tourner dans les vrais décors d'époque - même si il n'a pu éviter quelques anachronismes comme la présence d'immeubles et de maisons construits après-guerre ! Le plus grand soin a surtout été apporté aux navires prenant part aux opérations ainsi qu'aux avions ! Plus d'un millier de figurants et des rôles pour la famille de Nolan !

    L'image de ce film est de plus superbe ! La façon dont l'ensemble est filmé fait ressentir l'angoisse du moment où le sort de l'Europe est en jeu ! La musique de Hans Zimmer contribue beaucoup à cette ambiance ! Nolan revendique de nombreuses influences : Alfred Hitchcock, Henri-Georges Clouzot, Robert Bresson, le cinéma muet mais aussi littéraires comme Franz Kafka avec l'aspect bureaucratique de l'évacuation ou encore Joseph Conrad et son Au cœur des Ténèbres.

    Bref, c'est du très grand cinéma ! Seules réticences donc, le flou sur la situation des Français et aussi la narration entrecoupée entre trois chronologies, qui fait des retours en arrière et des bonds en avant inopinés, technique qui est à la fois la grande faiblesse et la grande force et originalité du film pour peu qu'on arrive à suivre !

    A bientôt !


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  • La Trilogie Retour vers le Futur a marqué son époque et on ne saurait concevoir histoire plus alambiquée concernant les voyages dans le temps !

    On retrouve Michael J.Fox et Christopher Lloyd qui reprennent respectivement leurs rôles de Marty McFly et "Doc" Emmett Brown dans le troisième et dernier opus, Retour vers le Futur 3 qui cette fois nous emmène du temps de la Conquête de l'Ouest et de la fondation de Hill Valley !

    En effet, à la fin du film précédent, la foudre frappait la DeLorean volante, ce qui d'une part bloquait Marty en 1955 et d'autre part, envoyait "Do"c au temps du Far West ! Mais notre jeune héros va découvrir la pierre tombale de son vieil ami et en conséquence demander à la version 1955 de Doc de l'expédier au siècle où notre savant loufoque s'est reconverti maréchal-ferrant !

    Ce troisième volet est un peu à part - et moins trépidant à mon avis ! On explore une nouvelle époque, le Far West - alors que les deux précédents films tournaient autour de 1955 tous les deux et assuraient ainsi une certaine continuité ! Cette fois-ci, on croisera donc des cow-boys et quelques crapules dont les ancêtres de Biff Tannen ! Il y a donc des motifs qui se répètent d'un film à l'autre !

    Le volume 3 des aventures de nos héros se termine par un périple en train ! La fin est ouverte et pourrait appeler une quatrième opus un jour ! Il en a été question à un moment d'ailleurs ! On le voit la nostalgie des années 1980 fonctionne à plein avec tous les reboots de franchises de ces années-là et des séries-télé comme Stranger Things ou Mindhunter !

    Signalons l'adjonction d'un personnage féminin aux périples de nos deux héros, à savoir Mary Steenburgen qui joue l'institutrice Sarah Clayton !

    Ce Retour vers le Futur 3 a été tourné la même année que l'opus 2, les scènes ont été filmées à Monument Valley. Le film est sorti en 1990 et je l'avais vu au cinéma avec mon pote Franck M.

    On passera sur les paradoxes temporels que ces films n'ont pu éviter et on profitera du spectacle !

    A bientôt !


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