• Camping est une comédie à la Française, sortie sur les écrans en 2006, un des gros cartons de cette année-là, une sorte de satire sociale Campong - Fabien Onteneinteplus subtile qu'elle n'en a l'air et qui repose sur le principe de la rencontre des opposés, le chirurgien guindé et le prolétaire jovial ! C'est aussi le film qui a propulsé l'humoriste Frank Dubosc - alors déjà en plein succès - vers les sommets !

    A première vue, je n'ai pas été emballé par ce film - c'est sympa mais pas à se rouler par terre ! - puis en avancant dans le film en ai compris le message et vu que c'est plus intéressant qu'il n'y parait !

    Tout se déroule au camping des Flots bleus où se retrouvent chaque été plusieurs familles à la mentalité simple, de ces gens que les "élites", Macron et ses sbires, les éditorialistes méprisent ! Les familles Gatineau et Pic, ce sont à la fois ceux qui ont dit "Non" au référendum de 2005, les Gilets jaunes et ceux qui s'opposent, à juste titre, au Pass sanitaire, ces gens que des sombres connards traitent d'"illettrés" mais qui ont de vraies valeurs, qui se dénigrent à longueurs de journées mais sur qui on peut compter en cas de coups durs et qui ne sont pas rongés par le conformisme, le fric et la corruption (hein Macron ?) !

    Au casting, Franck Dubocs est Patrick Chirac, un playboy, beauf un peu grande gueule, une sorte de grand gamin naïf et attachant et que sa femme a quitté . On a aussi Mathilde Seigner qui est Sophie Gatineau qui avec son mari Paul, joué par Antoine Duléry - qui l'a trompé pour une passade - vient de Nantes. Enfin, les Pic, Jacky, retraité, joué par feu Claude Brasseur et sa femme Laurette - jouée par Mylène Demongeot - qui viennent de Melun et le retraité qui va user de mauvais coups pour récupérer sa place de camping et sera puni en quelque sorte par les attributs divins à la fin du film !

    Tout ce monde se retrouve aux Flots bleus dans un film qui fleure bon les vacances et la Nostalgie avec ses phrases cultes et ses éléments iconiques : le Benco, les Choco BN, le slip moule-burnes, le groupe "Début de soirée", la Chenille en soirée et l'élection de Miss Camping ! Evidemment à la manière d'une enquête anthropologique, il faut introduire un élément extérieur dans ce petit monde, ce sera  Michel Saint-Josse, chirurgien esthétique des stars, un Parisien pur jus, joué par Gérard Lanvin - qui suite à une panne de voiture - la "voiture de James Bond" - se retrouve bloqué avec sa fille, Vanessa, une ado empathique, jouée par Armonie Sanders !

    Nos campeurs ont bien le coeur sur la main et aide le snobinard ! Patrick, totalement désintéressé lui ouvre sa tente et essaye de l'initié aux joies du camping - mais notre praticien garde ses distances ! on sait qu'à un moment on atteindra le point de rupture où chacun assénera ses vérités à l'autre - et après s'être moqué de Patrick - dont il ignorait qu'il était dans la tente à côté, Michel se fait remettre en place par le playboy naif, soutenu par Vanessa ! Michel se trouve qualifié d'égoiste, aveugle aux sentiments des autres, qui n'a même pas remarqué que sa fille qui passe les meilleures vacances de sa vie, était amoureuse d'un garçon du camping !

    Le chirurgien semble alors avoir compris la leçon et aide une femme du camping à accoucher par un temps orageux puis part le coeur plus léger souhaitant bonne continuation  à tout le monde et offrant même un emploi à Patrick aussi au chômage !

    Une caricature grossière ? Peut-être, en tout cas un éloge de la simplicité ! Saint-Josse va s'humaniser au contact de ces gens ! Un film aussi inspiré - de loin - d'un sketch de Franck Dubosc. Devant le succès de ce premier opus, on aura par la suite un Camping 2 en 2010 et un  Camping 3 en 2016 !

    Au final, un très bon film, très plaisant, et porteur de messages et de valeurs positives ! Humaniste quelque part ! Je n'ai pas besoin de vous le recommander car ce film a déjà été vu par plus de 5 millions de Français lors de sa sortie !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Je ne sais plus qui a dit : "mettre le concept du voyage dans le temps dans un récit de SF, et vous êtes sûr d'avoir, dans 90% des cas, un scénario de merde.". C'est une chose qui n'est pas facile à manier en effet. Alors The Tomorrow War de Chris McKay à la réalisation, sur un scénario de Zach Dean, sorti en juillet 2021 directement sur Prime Video, parvient-il à être crédible ?

    Le film est ambitieux mais selon moi rate un peu son objectif à cause de facilités scénaristiques, de quelques naivetés (pour plaire au jeune public) et incohérences - mais il y a des moyens en jeu. Je n'irais pas jusqu'à dire, comme certains Youtubeurs (Regelegorila pour ne pas le nommer !) que je me suis ennuyé (ces Youtubeurs sont blasés) ! N'attendant pas grand chose, je n'ai pas été déçu et le spectacle n'est pas un naufrage comme l'a pu l'être Cosmic Sin par exemple !

    En décembre 2022 (alors que le monde a vaincu le Covid ?), un groupe de voyageurs temporels, un bataillon de soldats, arrive en plein milieu de la Coupe du Monde de Foot, porteurs de mauvaises nouvelles. D'ici 30 ans, l'Humanité sera sur la voie de l'extinction - avec à peine 500.000 humains survivants - sous les attaques de créatures extra-terrestres terrifiantes et voraces, les Whitespikes ! Nos voyageurs du futur viennent recruter des combattants dans le passé.

    Le héros est Daniel "Dan" Forester, un ancien membre des forces spéciales devenu prof de biologie - et interprété par Chris Pratt - qui reste donc dans le registre de la Science-Fiction après le MCU. Pour protéger sa femme et sa fille, il va accepter de s'enrôler et partir par le portail temporel pour 2051.

    Là en 2051, la déroute des humains est complète et Dan découvre bien vite que c'est la Colonelle Muri Forester, jouée par Yvonne Strahovski - qui est en réalité la fille de notre héros qui l'a fait venir pour ses compétences en biologie afin de développer une toxine contre les femelles Whitespikes.

    Vous aurez compris que le thème de la famille est très présent dans ce film - avec la relation entre Dan et Muri - mais aussi entre Dan et James Forester, son père  - joué par J.K. Simmons (le J. Jonah Jameson des Spider-Man), et donc grand-père de Muri, un ancien du Viet-Nam.

    Les Whitespikes sont réellement coriaces et bien servis par les effets spéciaux. Ce The Tomorrow War m'a fait penser à Edge of Tomorrow par certains aspects mais il lorgne également du côté de la franchise Alien (les monstres du film sont en fait une arme biologique d'une autre race extra-planétaire). Le film devait initialement être distribué au cinéma par Paramount Pictures mais avec la pandémie de Covid, Amazon Prime a fini par le racheter, ce qui n'est pas si mal car je trouve que les programmes de cette plateforme de SVOD sont un peu en-dessous niveau intérêt de ceux de Netflix et Disney + (mais ce n'est que mon avis très subjectif !).

    Ayant perdu la guerre du futur, une équipe de baroudeurs menée par le héros va essayer d'empêcher la catastrophe dans le présent en 2022, et est introduit au passage un propos écologique (sur la fonte des glaces).

    Voilà pas un chef-d'oeuvre assurément mais pas non plus une catastrophe industrielle ! A voir si vous avez du temps superflu mais pas en priorité !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Chronicle, film de 2012, est le premier long-métrage de Josh Trank. C'est un film de science-fiction avec de jeunes "super-héros" qui usent et abusent de leurs pouvoirs. Ce qui commence au départ comme un amusement de jeunes gens va se transformer en drame et en jeu de massacre quand l'un des "héros" perd les pédales !

    Le titre du film, Chronicle, vient du fait qu'un des protagonistes vient d'acquérir une caméra et décide de se filmer au quotidien, de dresser une "chronique". Andrew Detmer - joué par Dane DeHaan - notre jeune "caméraman", n'a pas la vie facile, entre sa mère gravement malade et son père alcoolique et tyrannique. C'est un lycéen perturbé qui manque de confiance en lui. Il n'a pour seul ami que Matt Garetty - joué par Alex Russell - qui est son cousin et l'emmène dans des soirées étudiantes afin d'élargir ses horizons !

    Lors d'une de ces soirées, le duo, accompagné de Steve Montgomery - joué par un jeune Michael B. Jordan - fait une découverte dans la forêt non loin, en pleine nuit, et tombent sur une drôle de structure, visiblement extra-terrestre qui va avoir des effets inattendus sur eux !

    Dès lors, les trois lycéens se mettent à développer des pouvoirs télékinésiques dont la puissance va aller en augmentant. Ils se révèlent même capables de voler et Andrew continue ses vidéos filmant les exploits du trio. Il a même son heure de gloire lors d'une soirée de découverte de nouveaux talents, tout en cachant bien sûr l'origine de leur don, faisant passer ça pour des "trucs de magicien".

    Mais comme je vous l'ai dit la vie d'Andrew n'est pas rose et, en proie aux brimades de son père et dévasté par l'état de sa tendre mère qui décline de plus en plus, il va franchir la ligne rouge, tuer des gens puis complément péter un cable quand sa génitrice décède et que son père l'accuse de l'avoir tuée.

    Le film s'achève sur une séquence de dévastation de ville où Andrew se prenant pour un "super-prédateur" détruit les alentours, envoyant valdinguer dans le décor, voitures, camions et hélicoptères, faisant exploser des immeubles, blessant des innocents et les forces de l'ordre ! L'issue fatale est inévitable !

    A la fin, un seul membre du trio a survécu et il se rend au Tibet pour trouver des réponses.

    Ce qui était au départ un amusement va donc devenir une question de vie ou de mort et on voit une fois de plus que l'adage de l'Oncle Ben se vérifie : "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités".

    Un film au scénario assez basique - avec de nombreux effets spéciaux -  mais qui aborde néanmoins des thèmes comme le sens des responsabilités donc, mais aussi le pouvoir de l'amitié et plus largement la question du Bien et du Mal ! Le personnage de Matt notamment se pose tout le long du film des questionnements philosophiques et c'est par lui que l'on atteindra la résolution de l'intrigue.

    Sans être un méga-blockbuster, ce Chronicle a obtenu des avis critiques honorables et un nombre satisfaisant d'entrées en salles. La fin laisse la porte ouverte à une suite éventuelle. Mais Josh Trank ira se perdre dans le film Les 4 Fantastiques de 2015 qui sera un bide monumental avant d'être débarqué par la suite du projet d'un autre spin-off de Star Wars (possiblement sur Boba Fett je crois ?).

    Un film de super-héros sans costumes, ni capes qui prouve une fois de plus que ce genre est très vivace et diversifié !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Succéder à quelqu'un d'aussi iconique qu'Angelina Jolie n'est pas gagné d'avance ! C'est pourtant le défi que doit relever en 2018 Alicia Vikander, jeune comédienne suédoise, qui est la seconde actrice à endosser la panoplie d'aventurière de Lara Croft - en dehors de toutes ses incarnation, donc par des mannequins de chairs et d'os, pour les campagnes promotionnelles des jeux vidéo ! C'est en effet en 2018 que sort Tomb Raider, reboot réalisé par Roar Uthaug, toujours d'après el célèbre jeu vidéo.

    Comme on peut s'y attendre, on va retrouver des jungles, des îles perdues, des temples abandonnés et des catacombes et tombes infestés de pièges mortels. Sans oublier les mercenaires qui sont ici au service des méchants de l'Ordre de la Trinité qui bien entendu veut dominer le monde ! Un bon petit film d'action donc !

    Contrairement aux deux précédents films, on a ici une sorte d'origin-story, les tous débuts d'une jeune Lara Croft, là où Angelina Jolie incarnait déjà une pilleuse de tombes vétérante, pardon une archéologue !

    Au début du film, Lara a renoncé à son avenir suite à la disparition de son père, Lord Richard Croft, chercheur de trésors, joué par Dominic West et dont elle ne veut pas croire au décès ! C'est en lisant finalement et en acceptant de signer le testament qu'elle tombe sur un puzzle que lui a légué son géniteur qui va ouvrir une piste permettant de remonter sa trace !

    Direction la Mer du Diable au Sud du Japon, sur les traces de la Reine Himiko et de sa tombe, reine maudite qui pouvait tuer des foules d'un simple toucher ! La jeune femme échoue sur une île perdue et retrouve finalement son père mais aussi les sbires de la Trinité dirigés par Mathias Vogel, joué par Walton Goggins.

    Au casting, parmi les personnalités notables, on a aussi Kristin Scott Thomas qui joue Ana Miller, la tutrice de Lara qui découvre à la fin du film qu'elle est en fait la dirigeante de Trinity ! Une fin ouverte  - avec une sorte de scène post-générique - où l'aventurière acquiert ses deux flingues légendaires là où d'autres archéologues préfèrent le fouet !

    Parmi les thématiques du film est exploré le rapport entre mythes et réalité, Lord Croft pensant que le mythe a un fondement de vérité là où Vogel adopte l'approche rationaliste ! Le pouvoir de la Reine maudite est en réalité une maladie très contagieuse dont elle était porteuse saine !

    Un bon divertissement avec une fin ouverte donc qui suppose la possibilité de suites ! Vikander fait le taff mais c'est un film de franchise qui sera vite oublié ! Un Tomb Raider : Obsidian de Misha Green, la suite, est d'ores et déjà en projet - mais repoussée pour cause de Covid - toujours avec la belle Alicia Vikander qui a déjà accumulé les prix et les éloges mais davantage dans le cinéma indépendant que dans les blockbusters, un acteur complet s'essayant aux deux formats !

    Ce Tomb Raider de 2018 a toutefois reçu d'assez bons accueils critique et public - on n'est pas dans le nanar à la Cosmic Sin (pour référer à un autre film que j'ai vu sur Amazon comme le présent film avec Vikander et chroniqué tout récemment sur mes blogs !).

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Je vais maintenant aborder le dernier film de la saga pour jeunes adultes Hunger Games dans sa déclinaison cinéma avec le film de Francis Lawrence, sorti en 2015 et deuxième partie d'un diptyque : Hunger Games - La Révolte : Partie 2.

    L'Etat de Panem est en proie à la guerre civile et les Rebelles du 13ème District ont décidé de marcher sur le Capitole pour destituer voire éliminer physiquement le cruel, manipulateur et sanguinaire Président Snow - toujours joué par Donald Sutherland, perfide à souhait. La Révolte s'appuie sur la figure devenue presque mythique de Katniss Everdeen, interprétée par Jennifer Lawrence, victorieuse des deux dernières sessions en date des Hunger Games, ces jeux cathartiques où la dictature en place sacrifie la jeunesse du pays.

    Mais c'est bien là le problème ! Katniss est devenu un symbole et à ce titre, elle ne doit plus s'exposer dans les combats or Katniss veut prendre sa part et n'entend pas devenir une martyre ! Une figure de femme puissante qui prend en main son destin et un modèle ! Tandis que les Rebelles s'avancent sur le centre du Pouvoir, faisant face aux Pacificateurs, à une multitude de pièges installés par les concepteurs même des Hunger Games et même à des mutants qu'on dirait tout droit sortis d'Alien de Ridley Scott, la chef des Rebelles, Alma Coin, jouée par Julianne Moore envoie le Geai Moqueur sur le terrain mais avec une équipe de cinéastes-reporters pour réaliser des films de propagande un peu à l'écart du véritable centre des combats. Une équipe est constituée et je ne reviens pas sur la distribution et vous renvoie sur mon article Hunger Games - La Révolte : Partie 1 ou "au pire" à Allociné ou Wikipédia où vous trouverez toutes les infos.

    Katniss et une douzaine d'autres combattants avancent dans les rues désertées des faubourgs du Capitole - pour des scènes tournées en France (Cocorico !), en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans les Yvelines (on reconnait d'ailleurs à un moment l'ensemble urbain des Espaces d'Abraxas où fut tourné aussi, entre autres, le clip de "Parisien du Nord" de Cheb Mami). Tandis que le groupe progresse et subit hélas des pertes, l'héroïne s'interroge sur la marche à suivre et si elle n'est pas au fond complétement manipulée ? Elle doit de plus gérer le lavage de cerveau qu'à subit Peeta, l'homme qu'elle aime, joué par Josh Hutcherson. Pour reprendre la main, elle décide d'investir en solo le palais de Snow et de le tuer ! Après maintes confrontations à des pièges en surface et des mutants dans les souterrains !

    Finalement les choses ne vont pas du tout se passer comme elle l'espérait et tourner au pire des tragiques quand Snow fait bombarder une foule d'enfants, faisant de nombreuses jeunes victimes innocentes dont sa soeur Primrose pour laquelle à l'origine,  Katniss s'était portée volontaire pour ses premiers Hunger Games ! Un beau gâchis dont le seul bénéfice est qu'il fait s'écrouler le pouvoir de Snow par le revirement des Pacificateurs qui ont aussi perdu leurs enfants !

    Par la suite, Katniss rencontre un Snow maintenu en résidence par le nouveau pouvoir de transition et qui en bon être machiavélique qu'il demeure même dans la défaite, instille le doute dans l'esprit de la jeune fille ! Ce serait la Présidente Alma Coin qui aurait en fait manipulé tout le monde et ordonné le bombardement ! Au final, il semble que l'on passe d'un dictateur à un autre ! Mais Katniss saura remettre les pendules à l'heure lors de la Cérémonie d'Ouverture de nouveaux Hunger Games, décidés par Coin et ses plus fervents suivants avec les enfants du Capitole qui devront s'affronter ! Katniss décoche alors une flèche fatal de son arc légendaire et la vie d'un dirigeant s'achève !

    La fin du film nous montre une Katniss - avec une Jennifer Lawrence magnifiquement coiffée et maquillée - dans un paysage idyllique, la paix et la sérénité enfin acquises, plus que revenues, dans cette société de Panem qui au fond ne les a jamais vraiment connues - avec une photographie magnifique et où l'héroïne retirée goûte une nouvelle vie d'un bonheur chèrement acquis et amplement mérité mais sur lequel planent les fantômes du passé ! Une vie partagée avec Peeta et après une ellipse temporelle avec leurs deux enfants !

    Ainsi s'achève la Saga Hunger Games  sur grand écran !

    Que dire ? Qu'est-ce que j'en ai pensé ? Dans la forme, c'est soigné, indéniablement, et Jennifer Lawrence porte la Saga avec une belle performance mais moi, ça ne m'a pas touché ! J'ai trouvé que ça faisait un peu SF/Anticipation du pauvre ! C'est sans doute parce que ces Sagas, qu'il s'agisse de Hunger Games, Twilight où même avant Harry Potter de Rowling ne sont pas les récits de ma génération ! Ma génération, c'est plus Star Wars (bien que "transgénérationnelle" !). Pour tout vous dire, me suis même un peu ennuyé en visionnant cet opus final, supposé être le climax et l'apogée de ce long récit, pour les raisons que je viens d'évoquer ! Reste que ces films auront eu le mérite de révéler Jennifer Lawrence appelée à devenir une grande actrice qui compte et qu'on retrouve dans les films X-Men ou dans Red Sparrow !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Vous savez tout le bien que je pense des Studios Pixar ! Tous leurs films d'animation sont quasiment des chefs-d'oeuvres et Vice-versa, film de 2015 - avec Pete Docter aux commandes - ne déroge pas à la règle ! Le succès de ces films, c'est bien entendu l'aspect technique parfait - avec une animation maitrisée - mais plus encore les scénarios - des bijoux d'inventivité à la portée souvent philosophique - et qui savent toucher nos émotions.

    Dans Vice-versa, on rentre de manière allégorique dans le cerveau de Riley, une jeune fille de 12 ans, aimée de ses parents, qui voue une passion pour le hockey sur glace et n'est pas la dernière pour faire des bêtises. Dans son esprit, cinq petites entités, qui personnifient la Joie, la Tristesse, la Peur, le Dégout et la Colère, dirigent son comportement et archivent ses souvenirs en leur donnant la couleur des émotions (ce qui scientifiquement parlant est très juste, on assigne des connotations affectives à nos souvenirs !). La première partie du film nous montre, à travers le quotidien de Riley, comment tout ce mécanisme cérébral fonctionnent notamment en constituant cinq ilots : les bétises, l'amitié, le patinage, l'honnêteté et la famille.

    Mais tout ceci va bientôt partir sens-dessus-dessous - car les parents de Riley ont décidé de quitter le Minnesota où la gamine a grandi et a tous ses amis pour aller s'installer dans une maison un peu vétuste à San Francisco. Riley va très mal le vivre et "Tristesse" va faire des siennes dans sa boite crânienne (on comprendra plus tard que tout ceci est normal !). Rien ne va pour le mieux et Joie - la meneuse - et Tristesse, le "boulet" se retrouvent expulsées par accident du siège de la Mémoire Centrale et finissent dans le labyrinthe de la Mémoire à long terme.

    Le film nous explique de manière ludique sa version de notre fonctionnement psychologique ! Ainsi, on voit comment les vieux souvenirs disparaissent et s'éteignent, on rencontre l'ami imaginaire de Riley, on visite les "Pays de l'Imaginaire" ou les plateaux de tournage digne d'Hollywood où sont conçus les rêves de la gamine, la prison du subconscient où sont exilés ses expériences traumatiques, le tunnel de l'abstraction où les idées son décomposées et analysées. Tout ceci est très inventif, brillant et pas totalement dénué de fondement scientifique ! Bien entendu, on est plus dans le symbolique que dans le biologique.

    Riley va donc très mal vivre son déménagement et comme Joie n'est plus aux commandes, devient apathique et va même penser à fuguer pour retourner dans le Minnesota, tandis que dans son esprit, les cinq îles s'écroulent  à la suite les unes des autres !

    Mais en fait, ceci est normal et marque en quelque sorte la sortie de l'enfance de Riley et son passage à l'adolescence. Elle redéfinit son système de valeurs et ses centres d'intérêt et construit de nouvelles îles à la fin du film tandis que tout rentre dans l'ordre. Et on comprend que "Tristesse" n'est pas qu'un boulet, elle est même essentielle car elle colore les souvenirs de notre enfance de l'amertume et de la nostalgie des bonheurs perdus qui ne reviendront plus ! Et elle permet d'éprouver de l'empathie pour les autres. On remarquera que chez la mère de Riley, dans son esprit, c'est une "Tristesse" mesurée qui commande et pas Joie !

    Voilà, un excellent film comme toujours avec Pixar, je ne saurais donc que vous le recommander !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Il aura fallu attendre 2021 pour que Zack Snyder donne une sorte de suite qui n'en est pas une à son film L'Armée des morts (Dawn of the Dead) de 2004 et cette "suite", c'est Army of the Dead, sorti fin mai sur Netflix ! Film fleuve de presque 2 heures 30, très réussi visuellement, avec des scènes de combats et de fusillades à couper le souffle et un ton assez acerbe et ironique. Traditionnellement, le genre "film de zombies" est une critique en règle du capitalisme et de l'individualisme de nos sociétés et quoi de mieux que de faire de Las Vegas, la cité des zombies et même temps que celle de l'argent ! Ca offre aussi une  touche de couleurs et de toc dans un univers apocalyptique !

    Le film est de plus parti pour devenir une franchise - avec un autre film, Army of Thieves, à venir sur le personnage du cambrioleur de Army of the Dead, une série d'animation sur la chute de Las Vegas aux mains des morts-vivants et probablement aussi un Army of the Dead 2 car ici pas de happy-ending et le virus zombie se propage à d'autres villes à la fin !

    Tout part de la Zone 51, dans le Nevada, où un convoi militaire a un accident et laisse s'échapper dans la nature, le zombie originel  - l'"Alpha" ! Snyder montre de l'originalité par rapport aux schémas classiques en introduisant ces Alpha, intelligents, rapides et capables de procréer ! Ils vont constituer un antagoniste de taille pour nos héros.

    La ville de Las Vegas se retrouve alors totalement zombifiée et les cinq premières minutes du film qui nous montrent les combats de rues et nous présentent les "survivants compétents" sont tout bonnement hallucinantes - et très gores aussi !

    Army of the Dead n'est pas qu'un film de zombies ! C'est aussi un film de casse de banque où The Walking Dead aurait rencontré Ocean's Eleven et Les 12 Salopards. On joue sur cette double thématique dans le dernier trailer où les zombies ne sont amenés qu'après la présentation du braquage!

    Un patron de casino japonais engage une équipe d'une dizaine de personnes pour atteindre le coffre de son établissement et récupérer le magot ! Tout cela en pleine zone infectée et infestée et avant qu'une bombe nucléaire ne soit larguée ! Le groupe est mené par  Scott Ward, un ex-militaire désargenté, joué par Dave Bautista (qui est assez convaincant dans le rôle ! Vu dans  Les Gardiens de la Galaxie bien sûr !). Il est une sorte de père dysfonctionnel pour sa fille Kate Ward, jouée par Ella Purnell - et on peut voir dans cette relation un écho de celle du réalisateur/scénariste Zack Snyder avec sa propre fille qui s'est suicidée durant le tournage de Justice League. Effet cathartique pour Snyder !

    Je ne vais pas m'attarder sur chaque membre de l'équipe qui va faire le "casse" mais disons que les personnages sont volontairement caricaturaux : le leader, le traitre, l'innocent, le frimeur, le fumier, etc... Parmi les têtes que je connais, on a Theo Rossi (vu dans la série Marvel's Luke Cage) et Garret Dillahunt, déjà habitué des zombies dans Fear the Walking Dead  ! On a aussi l'actrice française Nora Arnezeder qui joue "Coyote". Casting international en réalité !

    On passe un excellent moment à regarder ce film malgré quelques incohérences et des choix scénaristiques prévisibles ! Parmi les trucs qui clochent, Martin, joué par Dillahunt, l'homme de main du commanditaire qui accompagne l'équipe, cache le véritable but de la mission qui aurait été bien plus facile si il l'avait révélé (et le film aurait alors duré 50 minutes !) mais enfin bref...

    Voilà, je vais m'arrêter là pour cette présentation, même si il y aurait beaucoup plus à dire (le tigre zombie, les deux camps opposés avec leurs deux meneurs, les zombies "lyophilisés", les survivants comme agresseurs, la solidarité contre l'argent, etc,...). Je vous souhaite un bon visionnage !

    L'aspect grand-guignolesque de ce film ne vous échappera pas même si certains reprochent à Snyder d'écrire comme un ado de 14 ans ! Un film qui d'ores et déjà divise - entre chef-d'oeuvre et nanar nullissime ! Faites-vous votre propre opinion ! Moi, j'ai bien aimé, pas adoré, mais bien aimé !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Tom Clancy est le spécialiste du techno-thriller et du roman militaro-politique dans le contexte de fin de Guerre Froide et on lui doit les personnages de Jack Ryan et de  John Clark. C'est ce John Clark, rebaptisé John Kelly que l'on retrouve dans le film de 2021 de Stefano Sollima, Sans aucun remords - diffusé sur Prime Vidéo et pas en salles en raison de la pandémie de Covid. Un film d'action et de complots politiques qui n'évite pas les clichés du genre - comme l'analyste de la CIA qui se comporte comme un gros connard ou le ministre corrompu qui joue un double jeu (avec aussi des scènes vues et revues comme le guet-apens dans les toilettes d'un hôtel).

    J'aurais l'occasion de reprocher à Tom Clancy son patriotisme exacerbé qui vire au chauvinisme quand je vous parlerai de son roman Code SSN. Même si son monde est fait de trahisons, de faux-semblants, de manipulations et autres manigances, ça reste dans le fond très manichéen !

    C'est Michael B. Jordan, acteur afro-américain "bankable" (vu dans Creed  et Black Panther) qui incarne John Kelly,  qui au début du film opère en Syrie, en tant que SEAL sous les ordres de Karen Greer (jouée par Jodie Turner-Smith). Son équipe libère un membre de la CIA et débusque une planque de mercenaires russes (autre cliché  : "les Russes, ces grands méchants" - héritage de la Guerre froide !). La mission manque de mal tourner en raison du double jeu de l'agent Robert Ritter de la CIA qui n'a pas fourni toutes les infos dont il disposait - celui-ci qui nous est présenté assez lourdement comme un sale type (mais c'est une diversion du scénario en réalité car ce n'est pas lui le méchant !) est joué par Jamie Bell qui plus jeune  incarnait Billy Elliot dans le film éponyme en 2000.

    Tout le monde rentre au pays et les membres de l'équipe se font assassiner un par un ! John Kelly y perd son épouse enceinte, Pam - jouée par Lauren London. Rien de très original dans le scénario ! Les militaires cibles d'une vengeance, assassinés hors du théâtre des opérations et le survivant qui veut se venger, c'est du déjà vu aussi ! John Kelly n'est donc pas très content ! Ce genre de situation a notamment été vu dans 24 : Legacy, la série télé pour le seul exemple qui me revient à l'esprit pour le moment ! Mais le roman de Clancy datant de 1994, c'est peut-être lui qui a lancé ce motif scénaristique ?

    Je ne vous détaille pas le film ! John, sous l'autorité de la CIA, va monter une équipe pour se venger, partir à l'étranger, tomber dans des traquenards, occasion de fusillades pour se rendre compte qu'il n'est qu'un pion sur un échiquier et le but de la partie est de provoquer des conflits internationaux afin d'unir le pays derrière son drapeau et accessoirement d'engraisser les marchands d'armes !

    L'histoire de la production du film est intéressante car les droits furent achetés quasiment dès la sortie du roman de Clancy . "Tom Clancy présente" est devenu une marque à défaut d'un label de qualité ! Keanu Reeves fut un temps pressenti pour le rôle de John Kelly lors des premiers projets ! Un autre film, Rainbow Six, est prévu !

    Le plus intéressant est la scène post-générique - où John Kelly présumé mort, se cache sous l'identité de John Clark et va créer la Brigade antiterroriste internationale connue sous le nom de "Rainbow" - d'où l'équipe d'intervention "Rainbow Six" rendue célèbre par les jeux vidéo d'infiltration/ First Person Shooter ! Naissance d'une nouvelle franchise au cinéma ?

    Depuis le 11 Septembre 2001, ce genre de films a le vent en poupe mais il est à peu près certain que le public ressent aussi de la lassitude car vivre constamment dans la peur et se défouler sur grand écran n'est pas sain !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Love and Monsters est une variation de plus sur le thème de l'Apocalypse ! Cette fois-ci, ce ne sont pas des zombies mais des insectes Love and Monsters - Michael Matthewsgéants, bref des Kaijus ! Film réalisé par Michael Matthews et dont la sortie en salles en 2020 a été perturbée par la pandémie de Covid - et qui a finalement été racheté par Netflix, cette histoire qui relève de la comédie post-apocalyptique s'adresse plutôt à des teenagers et n'apporte pas réellement de surprises ou de traitement inattendu ! Son réalisateur est un débutant et il nous livre un film convenu mais qui se regarde sans déplaisir !

    Agatha-616 est un astéroïde qui menace de détruire la Terre alors l'Humanité fait ce qu'"elle sait faire de mieux", elle balance tout ce qu'elle a de missiles nucléaires sur le "caillou" ! Pas très malin car toutes les ogives vont asperger la planète de retombées radioactives qui ont fait muter les insectes, mollusques, lézards, bref tous les animaux à sang froid - les transformant en monstrueux Kaijus friands de chair humaine ! L'Homme se retrouve en bas de la chaine alimentaire !

    Joel Dawson est un des survivants de cette catastrophe - incarné par Dylan O'Brien (vu précédemment dans la Trilogie Le Labyrinthe, d'autres films pour ados !). L'acteur livre ici une prestation assez honnête ! Joel vit avec d'autres rescapés au fond d'un bunker et tremble de peur ! Puis finalement l'appel de l'aventure le prend - motivé par l'amour et l'idée de retrouver son ancienne copine, Aimee - jouée par Jessica Henwick (vue dans Game of Thrones, Star Wars - Le Réveil de la Force et Iron Fist) ! Mais notre jeune homme inexpérimenté pourra-t'il survivre seul une semaine entière dans une nature hostile ?

    Le film raconte donc ce voyage et les rencontres avec les monstres se succèdent ! Ca ne fait pas vraiment peur et ce n'est pas non plus un film gore ! Le registre est même davantage vers la comédie ! Joel va donc vivre son aventure, croiser un chien errant, un duo de "chasseurs" constitué d'un vieux briscard, Clyde Dutton - joué par Michael Rooker ("aperçu" dans The Walking Dead et Les Gardiens de la Galaxie) - et d'une gamine d'à peine 8 ans, Minnow - jouée par la pétillante Ariana Greenblatt (duo qui va lui apprendre la survie) et enfin d'une sorte de robot dernière génération abandonné et au bout de sa batterie !

    Finalement Joel retrouve Aimee - mais celle-ci est trop accaparée par la survie de son groupe dont elle est l'épine dorsale - et l'amour qui devait renaitre n'est pas au rendez-vous ! Après une confrontation avec une bande de pirates et l'aide inattendue d'un Kaiju, Joel prend une décision et clame dans toutes les alentours au moyen d'une radio que l'Homme ne doit plus avoir peur de sortir au grand jour et d'affronter son destin ! Car il est possible de résister et de se réapprporier le monde face aux insectes géants et autres monstres ! Une morale à méditer en ces temps de Covid où les merdias nous sommes de vivre dans la peur, ferment du pouvoir de gouvernements dévoyés et illégitimes, soumis aux intérêts des riches !

    Un film qui appelle une suite ? La porte n'est pas fermée en tout cas !

    Un film qui vaut aussi pour ces effets spéciaux qui mêlent  technologies "traditionnelles" et technologies numériques et qui fit que ce Love & Monsters  obtint une nomination aux Oscars des Meilleurs Effets visuels en 2021 !

    Pas un film extraordinaire, comme j'ai dit au début, mais du travail propre et agréable à regarder ! Il manque juste la touche d'originalité et de génie qui nous ferait adorer cette oeuvre, nous "publics blasés" !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Depuis 2016, la pénalisation des clients de prostituées à cours en France ! Totale hypocrisie quand on sait que nos politiques aiment bien frayer avec ces filles à l'image d'un DSK ! Mais bon, le prolo n'a pas le droit à ses petits plaisirs !

    Liens entre sexe et pouvoir sont exposés dans le film  Madame Claude, de Sylvie Verheyde, de 2021, disponible sur Netflix, sur la "Maquerelle de la République" dans les années 1960. Un film qui se veut sulfureux mais est tout juste conventionnel et convenu !

    Fernande Grudet, petite femme de province désargentée monte à Paris et finit par devenir une bourgeoise, gérant un "cheptel" de filles, leur enseignant les secrets de la séduction et menant les hommes par le sexe, les "amis" et non pas les clients, des hommes d'influence de la République !

    Car Claude fraye aussi bien avec les criminels, les gangsters, les "pires malfrats du grand banditisme" qu'avec les politiques, avec la complicité de la police et des Renseignements Généraux ! Elle flirte aussi avec le scandale comme quand le garde du corps d'Alain Delon, Markovic, est assassiné.

    Le succès de Claude vient du fait qu'elle a su réinventer les codes de la prostitution. "500 francs pour 2 heures" pour des clients parfois violents, pervers,  ou des stars comme Marlon Brando.

    Une Légende entoure Madame Claude, on dit qu'elle n'existe pas ou qu'elle est un homme. Le film nous présente aussi la femme derrière la maquerelle, ses histoires d'amour et de sexe aussi bien avec des hommes qu'avec des femmes. Dans le film, on nous montre sa relation avec Sidonie, une jeune femme ambitieuse, une putain qui n'a pas froid aux yeux, qui a besoin d'être "cadrée" et dont le père travail au Quai d'Orsay !

    Femme de pouvoir dans un milieu masculin et misogyne, Madame Claude dérange ! Elle en sait de plus beaucoup sur les affaires d'Etat !

    Mais dans le film, Madame Claude va finalement s'apercevoir qu'elle a fini par s'attacher à quelqu'un et quand le sentiment se mêle au sexe, c'est peut-être là le début des vrais problèmes pour elle !

    Un film assez convenu donc, sans surprises - avec des scènes de sexe pour ceux qui veulent se rincer l'oeil ! - mais qui évite de porter des jugements moraux de manière explicite !

    Fernande Grudet est interprétée par Karole Rocher et Sidonie par Garance Marillier. Au casting, on a aussi Roschdy Zem et Benjamin Biolay.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • En 2011, Michel Hazanavicius, en tant que scénariste et réalisateur fait un pari sacrément osé ! Pensez ! Sortir de nos jours un film en N&B et de surcroit muet ! Pourtant The Artist est le succès fracassant que l'on sait - et lance au passage la carrière de Jean Dujardin, le "Gars" de " Un Gars, une Fille", sur le grand écran.

    Car ce film que l'on peut effectivement qualifier de chef-d'oeuvre raconte, en plein "Roaring Twenties", le passage du cinéma muet au cinéma parlant, innovation technique réalisée avec Le Chanteur de Jazz en 1927 ! C'est alors l'Âge d'Or du cinéma notamment à Hollywood. Mais cette rupture dans la façon de faire les films va pousser un grand nombre d'artistes de l'époque vers une retraite anticipée, ceux qui savaient faire usage de mimiques pour mener leurs récits et dont la voix ne passait pas bien dans les salles !

    C'est le cas de George Valentin, mégastar fictive de cette époque - interprété magistralement par Jean Dujardin aussi à l'aise pour jouer les cabots - accompagné d'un cabot (le message est clair !) que les hommes torturés. George est la vedette de la Kinoscope, la société de production de Al Zimmer - joué par la légende John Goodman.

    Chose amusante, tout ce film est une mise en abyme : un film muet et en N&B sur l'Histoire du cinéma muet et en N&B. George, le héros, tente bien de sauver le cinéma muet en réalisant sur ses deniers un ultime chef-d'oeuvre mais c'est en réalité The Artist qui ramène ses titres de gloire à ce cinéma de nos arrières-grands-parents !

    Et évidemment, en parallèle au déclin de George, on a la montée de la nouvelle star, acquise au parlant ! Ici, c'est la pétulante Peppy Miller - interprétée par Bérénice Bejo. Celle-ci est amoureuse de George - et dépitée pour lui - mais l'Artiste est marié à Doris - jouée par Penelope Ann-Miller.

    Le film a une remarquable mise en scène et fait bien passer son message. Parmi les scènes marquantes et emblématiques, la scène d'introduction, la diffusion devant une foule en liesse du dernier succès de Valentin, Une affaire russe où le héros joue un espion soumis à la torture et où, par les cartons de dialogue, il "clame" qu'il "ne parlera en aucune façon". Message on-ne-peut-plus-clair et programmatique. Parmi les scènes symboliques, on a aussi la dispute entre George et son épouse qui lui hurle "il faut qu'on parle !" Ou encore la scène où George et Peppy se croisent dans les escaliers de la Kinoscope, lui qui descend et en plongée et elle qui grimpe en contre-plongée ! Là aussi c'est emblématique de la Chute de l'un et de l'Ascension de l'autre, je ne vous fais pas un dessin ! Il y en aurait pour des heures d'analyses filmiques en écoles de cinéma !

    Et si finalement, George Valentin redevenait un simple spectateur et appréciait à nouveau le cinéma ! C'est en réalité un autre genre naissant de ces innovations, et un autre moment d'Histoire, la comédie musicale qui va le sauver !

    Amusant aussi, le chien du film à qui une spectatrice dit "il ne lui manque que la parole !" - clin d'oeil évident à Pathé Marconi - dont un chien de la même race était le symbole - et pionnière dans les innovations du parlant !

    Succès international, on a également un autre acteur américain au casting, à savoir James Cromwell, dans le rôle de Clifton, le dévoué majordome de Valentin.

    Pour revenir sur le succès du film, il a raflé plus d'une centaine de récompenses et rencontré un beau succès public ! Certes le monde du cinéma aime bien se regarder le nombril et s'autoglorifier sur ses succès passés - mais le film a de réelles qualités ! Il a démarré sa carrière au Festival de Cannes, en 2011 où Jean Dujardin a obtenu le Prix d'Interprétation masculine puis ça a été la razzia : trois Golden Globes, sept BAFTA, six Césars, un Goya et cinq Oscars.. - et parmi ces Oscars celui du Meilleur Film et celui du Meilleur Acteur pour Jean Dujardin, choses qui sont arrivées que trop rarement (la seconde fois pour un film non entièrement produit par des Américains et première fois pour un acteur français !).

    Carton plein pour le film produit entièrement par Thomas Langmann, film puisant ses influences notamment dans les films de Charlie Chaplin qui a vécu cette transition, Les Temps modernes ou Les Lumières de la ville. Ou encore à Chantons sous la pluie qui traitait déjà de façon humoristique ce moment "douloureux" de l'Histoire du 7ème Art ! Et bien évidemment, j'ai adoré ce film, visible notamment sur Disney + !

    Le film se conclut, sur des mots de parlant, quand Valentin et les autre acteurs retrouvent enfin leurs voix !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Avec la série Le Jeu de la Dame sur Netflix, les échecs sont à la monde et dans ce même thème, il y a le film de 1993 de Steven Zaillian,  A la recherche de Bobby Fischer - qui raconte le parcours d'un jeune prodige de 7 ans de ce jeu - cet "Art" diront les spécialistes ! - qu'est le champion américain Joshua Waitzkin.

    L'histoire de Josh est authentique car ce n'est pas un personnage imaginaire comme l'héroïne tourmentée du Jeu de la Dame. D'ailleurs le film - qui met en avant la figure du père du jeune héros - se base sur l'autobiographie écrite par ce dernier qui raconte les débuts de son fils aux échecs.

    Un film hollywoodien qui reste finalement assez convenu ! Le récit se place sous le patronage de Bobby Fischer, ce champion d"échecs américain sans pareil  qui disparaissait périodiquement de la circulation après chaque coup d'éclat. Une légende s'est batie - et dans le titre il faut donc voir à la fois la recherche du champion disparu mais aussi la quête pour lui trouver un successeur.

    Josh - joué par Max Pomeranc - reste avant tout un gamin - avec des jeux et des préoccupations de gosse ! Il est particulièrement gentil et aimable - ce qui va lui poser problème face à des champions d'échecs pour qui "mépriser voire hair son adversaire" est la règle ! Tout se passe bien pour lui jusqu'à ce qu'il croise la route de Jonathan Poe, un autre gamin prodige  et dès lors, Josh va "avoir les pétoches" ! L'autre gosse, Poe, est particulièrement arrogant !

    Pour Josh alors, le plaisir s'efface devant la pression et il commence à perdre. Il a peur de ne plus être aimé de son père, Fred, joué par Joe Mantegna - et reçoit l'appui de son professeur, Bruce Pandolfini (un personnage lui aussi réel) - joué par Ben Kingsley - et les conseils de Vinnie, un drogué champion d'échecs qui joue dans la rue - interprété par Laurence Fishburne !

    Cette idée de "détester son adversaire" est pour moi véritablement détestable et c'est un aspect des échecs qui me dérange profondément et qui fait que pendant longtemps je n'ai pas voulu y jouer ! Comme si il n'y avait pas assez de compétition dans nos sociétés ? C'est pour ça que le monde va si mal ! Mais bon ça colle bien avec la logique néolibérale ! Enfin dans mon Foyer, des joueurs comme Gilles ou Damien P.  restent bienveillants !

    On a deux "écoles" dans le film, celle orthodoxe des tournois et de Pandolfini (la compétition) et celle des "échecs de rue" de Vinnie plus basée sur le plaisir - Josh va puiser aux deux sources pour remporter sa partie de fin de film contre Poe (personnage imaginaire aussi, la vraie partie s'étant déroulée contre Jeff Sarwer et s'étant terminée par un match nul !).

    Enfin, dernier point, c'est James Horner qui signe la musique du film !

    On passe un bon moment mais il n'y a pas de réelle surprise ! Je préfère Le Jeu de la Dame !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Ridley Scott revient à ses premières amours avec la Saga Alien. Les scénaristes à Hollywood n'ont-ils plus d'inspiration pour ressortir les vieilles recettes - même si elles ont fait leurs preuves.

    Alien : Covenant  est sorti sur les écrans en 2017 et c'est le sixième film de la franchise, et le troisième que réalise Ridley Scott. C'est aussi une suite directe à Prometheus. Un mélange de SF et de film d'horreur !

    Un des côtés intéressants du film est la vision du futur qu'il offre ! Il anticipe sur ce que seront peut-être les voyages spatiaux dans un avenir plus ou moins lointain ! Sinon, le film reprend les schémas classiques de la série : une équipe de colons intercepte un appel de détresse, se pose sur une planète perdue, trouve un vaisseau des Ingénieurs et est contaminée par un parasite ! Puis le massacre peut  commencer !

    On retrouve donc les affreux Xénomorphes et ces saletés de Facehuggers.  Si il est fait mention de Elizabeth Shaw, l'héroïne de Prometheus qui était jouée par Noomi Rapace, on a une nouvelle héroïne dans cet opus, le personnage de Daniels - "Dani" - Branson, officier de terraformation du vaisseau de colonisation "Covenant" ! Elle est jouée par Katherine Waterston - dans la grande tradition des héroines de la saga depuis Ripley et Sigourney Weaver !

    Mais on retrouve surtout Michael Fassbender dans un rôle multiple de deux androïdes, David 8 et Walter One. Le thème de l'androîde est abordé de nouveau. Et la question de savoir si les androïdes peuvent créer - ce que fait David mais l'androide du film précédent est devenu maléfique et ses créations sont en fait différents Xénomorphes !

    On enchaine donc les tueries et les massacres des pauvres colons ! Avec un David bien décidé à détruire l'Humanité ! La fin est ouverte et appelle une suite ! Et ça ne s'annonce pas bien !

    L'Homme, via l'androïde, a donc tenu un rôle dans la création de l'Alien."'Un film qui se veut ludique tout en ne perdant pas en noirceur." Et on évite le nanard ! Un film qui s'inscrit dans une mythologie tout en divertissant.

    La Saga Alien se poursuit donc 40 ans après !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La Mission est un film de 2020, réalisé par Paul Greengrass, tenant à la fois du western et du road-movie où un vieux capitaine et une jeune fille jadis capturée par les Indiens traverse le Far-West au lendemain de la Guerre civile.

    Ce film, sorti sur Netflix, chez nous en France le 10 février 2021, est adapté du roman de Paulette Jiles, News of the World, publié en 2016.

    On est à peu près certain de voir un spectacle intéressant quand l'acteur vétéran Tom Hanks est au casting ! Il joue ici le capitaine texan Jefferson Kyle Kidd qui gagne sa vie en allant de ville en ville pour lire les nouvelles des journaux. L'intérêt de ce récit est de nous montrer un Sud - qui a perdu la Guerre de Sécession - qui est brisé, humilié, sous occupation des soldats du Nord et qui rêve de se rebeller mais hormis quelques comtés ne le peut pas.

    La révélation du film est la jeune actrice allemande, Helena Zengel, nommée notamment comme Meilleure actrice dans un second rôle au Golden Globes 2021. Née en 2008 et donc âgée de seulement 12 ans, elle endosse très bien le rôle de Johanna, une fillette de 10 ans dont la famille a été jadis massacrée par les Indiens du coin, les Kiowas, et qui a été "adoptée" par eux. Notre capitaine fait sa rencontre après qu'elle ait été libérée des Indiens et devant être acheminée par un esclave noir - affranchi ? - à ses derniers parents allemands ! Hélas, son chaperon a été pendu par les racistes du coin et la gamine se retrouve donc seule quand le héros croise sa route.

    Comme notre vétéran a bon coeur, il va parcourir l'énorme distance pour la ramener chez elle en dépit des dangers sur la route. Ils croiseront des bandits qui voudront acheter la gamine pour la mettre sur le trottoir, sur un notable autoproclamé dirigeant d'un bled local puis enfin sur les Indiens, les survivants de la tribu qui avait enlevé la jeune fille. Johanna dite Cigale va-t'elle rester chez les Indiens ? Ou comme on s'y attend un peu/beaucoup le héros va-t'il l'adopter ? A-t'elle encore de la famille à Castroville ?

    Sur la route aussi, Jefferson va repasser par une ville qui contient les fantômes de son passé, son épouse, et devoir s'y confronter ! Johanna sera sa rédemption !

    Le tournage a eu lieu au Nouveau-Mexique. Au casting aussi, Elizabeth Marvel que j'avais déjà vue dans les dernières Saisons de la série Homeland.

    Un film intéressant - avec de bons acteurs et des moments d'émotions -  mais assez conventionnel ! La peinture sociale du Sud est le point fort du film. Ca se regarde mais ça ne fera pas date même si Helena Zengel est très bien et fait le boulot sans se laisser impressionner par Tom Hanks.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Depuis Les Dents de la Mer (Jaws) de Spielberg, on ne compte plus les films autour d'histoire de requins au cinéma (jusqu'à l'improbable série de longs-métrages Sharknado !). En Australie, on ne compte plus les faits-divers concernant des attaques de requins sur des surfeurs ! Mais si ce sont quelques dizaines de nageurs qui sont blessés ou tués par des squales, ce sont des centaines de milliers de requins qui périssent chaque année du fait de la pêche à outrance ! Mais bon la psychose est là et le grand requin blanc a sa réputation de "tueur des mers" !

    Instinct de survie est un film de 2016 de Jaume Collet-Serra, à qui on doit par ailleurs le thriller de 2014, Non-Stop avec Liam Neeson (chroniqué ailleurs sur ce blog !). Classé dans le genre film d'horreur, Instinct de survie est une histoire assez angoissante !

    Nancy est une jeune étudiante américaine - incarnée par Blake Lively - qui décide d'aller faire du surf la plage cachée sur laquelle allait sa mère au moment de sa naissance ! Elle a retrouvé ce petit coin de Paradis - mais qui va bientôt se transformer en enfer pour elle !

    On apprécie d'abord les magnifiques images de décors paradisiaques et la magnifique plastique de la belle Blake Lively (on apprécie aussi son jeu de comédienne évidemment !). Puis on a ensuite des séquence ou l'horreur prend le pas sur le plaisir !

    Car alors qu'elle s'attarde sur la plage, après le départ de deux autres surfeurs, Nancy est attaquée et blessée par un Grand Blanc attiré per la cadavre d'une baleine qui s'est échouée sur les récifs ! Elle se réfugie in-extremis sur le cadavre de la baleine puis sur un rocher et enfin sur une bouée de balisage !

    Les morts vont s'enchainer et sont assez spectaculaires et gores (quoi que j'ai vu bien pire au cinéma  ! Les Destination finale ou les Saw pour ne pas les nommer !).

    Le titre français du film met en avant l'instinct de survie, capacité héréditaire et innée de l'homme et des animaux ! On peut y voir une allégorie de l'existence à l'image du sort de la mère de l'héroîne ! En effet alors que la vie de cette maman était idyllique, le cancer, comme le requin dans la vie de Nancy, a surgit sans crier gare ! La mère s'est certes battue mais a fini par succomber !

    Quel sort attend Nancy ? Va-t'elle s'accrocher jusqu'au bout ou finalement capituler elle aussi ? Je vous laisse voir le film, disponible notamment sur Netfli,x pour le découvrir !

    Initialement confié au Français Louis Leterrier, sur un script autour d'une histoire de requin intitulé In the Deep écrit par Anthony Jaswinski. c'est finalement suite à un différent artistique avec le réalisateur initial que le film a été confié à Jaume Collet-Serra ! Le titre en VO est The Shallows !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La pandémie de Covid est un vrai cataclysme pour le monde culturel et c'est ainsi que Soul, le dernier-chef d'oeuvre de Pixar, sort directement sur Disney + en ce jour de Noel 2020 ! C''est un véritable petit bijou que nous ont concocté Pete Docter et Kemp Powers et qui propose une réflexion intéressante et profonde sur ce qui donne sens à la vie, propos servi par une animation irréprochable et tout en nuances !

    Le titre Soul joue à la fois sur le sens "âme" et sur la référence à la musique soul ! Le parall-le est que c'est ici la musique qui est la "petite flamme" de Joe Gardner, un Afro-Américain, protagoniste principal de ce film

    Joe Gardner - doublé en VF par Omar Sy à la voix si reconnaissable - est un prof de musique de  lycée qui rêve de percer sur scène et s'en voit un jour donner l'opportunité ! Il va être le pianiste de la grande Dorothea Williams. Mais Joe est si ébloui par la nouvelle qui ne regarde pas où il marche et se tue en tombant dans une bouche d'égout !

    Notre héros ne peut se résoudre à aller dans l'Au-Delà et le monde de l'Après ! Alors il prend la fuite et échoue dans le Grand Avant où les jeunes âmes se voient dotées de leurs traits de caractère avant de s'incarner ! Par le plus grand hasard, Joe devient un mentor et a comme élève, "22", une âme qui a toujours refusé de s'incarner et découragé ses milliers de mentors précédents, parmi les plus célèbres !

    La description de l'Au-Delà dans le film est particulièrement savoureuse et inventive ! On a aussi droit à un quatuor de mystiques ! Joe n'a qu'un souhait : pouvoir se réincarner et il recourt aux services de ces mystiques, croisant aux passages quelques âmes égarée ! Mais les choses vont foirer et "22" se retrouve dans le corps de Joe, tandis que ce dernier atterrit dans le corps d'un chat !

    "22" découvre alors ce qu'est la vie sur Terre et les sensations d'avoir un corps ! Il obtient finalement sa "petite flamme". D'autres péripéties surviennent que je vous laisse découvrir et autant de situations cocasses et drôles !

    La morale du film est que la vie n'a pas besoin d'avoir un sens, qu'il n'est pas nécessaire de vivre sa passion, qu'il suffit en réalité de vivre, de profiter de chaque petit moment de plaisir : sentir le sable sous ses pieds sur la plage, partager avec son père, manger un bon plat, sentir le vent à vélo... La vie n'a pas de sens, elle est le sens !

    Je n'hésiterai pas à parler de "chef-d'oeuvre" pour ce film - tout comme pour les précédents films d'animation de Pete Docter, un des meilleurs artistes de Pixar, sans aucun doute ! Rappelez-vous La-haut et Vice-versa !

    Soul est un film qu'il vous faut absolument visionner ! C'est un long-métrage d'une finesse rare et très bien réalisé ! 20/20 !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Je vous propose maintenant d'entamer une très longue série de billets sur Walt Disney et son empire du divertissement, un phénomène culturel qui sera centenaire en 2023 ! Je puise mes infos dans l'excellent numéro du magazine encyclopédique "Pop Up" (numéro 3) consacré aux "mondes de Disney", depuis les débuts jusqu'à Disney +.

    Walt Disney peut être vu comme un utopiste mais un utopiste qui a force de talent et de volonté a concrétisé ses rêves et sa vision d'une "société des loisirs". Père de cinq enfants, Elias Disney était un homme rude et austère, religieux et autoritaire, imperméable à l'amusement ! Il connut de nombreux déboires professionnels notamment lorsque que son entreprise de construction à Chicago, "ville du crime", périclita ! Il se rapprocha alors de son frère Robert et s'établit en 1906 avec sa famille dans une ferme à Marceline, dans le Missouri.

    Walt est né en 1901. Le déménagement, à l'âge de 5 ans, dans la ferme de Marceline permet au jeune enfant de vivre près de la nature - les animaux auront une grande importance dans sa vie ! Walt trouve refuge auprès des pensionnaires de la ferme. Trompant sa solitude, il humanise ses compagnons à poils et à plumes.

    A partir de 1910, quittant la ferme, Elias s'établit dans la distribution de journaux à Kansas City. Walt se lève tôt le matin avec son frère Roy pour aider dans cette tâche. L'activité bourdonnante de la ville fait aimer encore plus la Nature à Walt ! Il devient ami avec le jeune Walter Pfeiffer qui lui communique la passion de sa famille pour le cinéma et le théâtre. Les deux gamins s'essaieront même ensemble à un numéro de vaudeville. En 1910, le cinéma a beaucoup changé ! Les petits nickelodéons à 5 cents ont laissé la place à de vraies salles. Une version de Blanche-Neige avec Marguerite Clark impressionne fortement le futur papa de Mickey. Il aurait pu "revoir ce film des centaines de fois".

    Mais au début du XXème siècle, la fantasy sans limites s'expriment surtout dans les pages de BD, les "Sunday Comics" des journaux ! L'inventivité y est folle avec les progrès de l'impression à quatre couleurs. Walt veut alors devenir dessinateur de BD. Il entame donc des cours par correspondance, des classes au Kansas City Art Institute et illustre le journal de son école où ses dessins sont très appréciés.

    La famille Disney retourne à Chicago en 1917 et Walt obtient miraculeusement de son père de s'inscrire aux cours du soir du Chicago Art Institute. Parallèlement à ses nombreux petits jobs alimentaires. Il dessine dans The Voice, le journal de son lycée. Mais en juin 1917, son frère Roy est appelé sous les drapeaux et Walt se procure un faux passeport pour le rejoindre sur le Front en tant qu'ambulancier de la Croix-Rouge après l'Armistice. Il peint alors le camouflage de casques allemands pour 10 francs pièce pour un ami collectionneur !

    Nous évoquerons la prochaine fois les débuts de Walt Disney en tant qu'animateur.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Mulan - Niki CaroDepuis quelques années, Disney ressort tous ses grands classiques d'animation en films en prises de vue réelles. On a eu ainsi Le Livre de la Jungle, Aladdin et Dumbo entre autres. Le film Mulan, sorti en 2020, réalisé par la Néo-zélandaise Niki Caro, et qui reprend un personnage légendaire chinois, la fantastique guerrière Hua Mulan, a aussi un autre objectif : conquérir le marché chinois (à l'instar du personnage de Shang-Chi bientôt dans le MCU).

    Disney a toutefois eu ses plans "légèrement" contrariés avec la pandémie de Covid qui a fait fermer les cinémas du monde entier et le film de Niki Caro a fini par sortir directement sur la plateforme Disney + (en France ce début décembre 2020, soient deux mois après les USA je crois ?) - faisant dire à certains que la firme aux grandes oreilles allait tuer le cinéma dans les salles !

    On peut dire que visuellement, ce film est très beau ! Les paysages naturels, les décors, les costumes, on a mis des moyens ! Un casting entièrement chinois ou asiatique avec notamment dans le rôle principal l'actrice Liu Yifei qui joue Mulan et qui a suscité la polémique en soutenant le gouvernement chinois lors des émeutes de Hong-Kong ! Je trouve ce genre de polémiques déplacées et nous les Occidentaux, devrions nous occuper de nos fesses au lieu de faire de l'ingérence comme tous ces Social Justice Warriors (SJW) de merde ! Si la Chine est une dictature, déclarons-lui la guerre alors ? Ah oui ils sont plus forts que nous militairement et nous soutiennent écnomiquement, j'oubliais ! Revenons au film !

    Noon, pas tout de suite, car une autre polémique qui a aussi créé un appel au boycott du film, plus grave est le fait que Disney a remercié la province chinoise du Xinjiang où ont été massacrés les Ouighours, faisant que certains ont accusé Disney de complicité de génocide, rien que ça ! Bandes de crétins, Disney n'a évidemment pas remercié pour le génocide !

    Le film maintanent ! J'avais beaucoup apprécié le film d'animation, à l'époque, que j'avais vu en l'an 2000 (allant même jusqu'à verser une petite larme !). On ressent moins l'émotion dans ce film live-action sauf à la fin du récit.

    Mulan est une jeune fille qui possède des talents martiaux et rechigne à n'être qu'une simple épouse là où elle se verrait bien grand guerrier ! C'est un film assez féministe sur la reconnaissance du Sexe dit "Faible". On a d'ailleurs dans le film, le personnage d'une sorcière (dont je ne me souviens pas si elle était dans le dessin- animé, il me semble que non ?) qui a été rejétée par la société ! La figure de la Sorcière, étant connue comme une femme de pouvoir, a toujours fait peur aux hommes et c'est pour ça qu'on les brûlait !

    Pour éviter à son vieux père qui n'a pas eu de garçon de se réenrôler dans l'armée, Mulan va lui dérober son sabre, son armure et son cheval et se rendre au camp de l'armée impériale qui est mobilisée pour protéger la Route de la Soie et la Cité Impériale des hordes d'envahisseurs du Nord. Mulan va donc adopter un pseudonyme et se faire passer pour un garçon dans le camp.

    Mais la bataille survient et Mulan est forcée de se révéler, elle qui avait son Chi entravé par ce mensonge jusque là ! Elle fait la rencontre de la sorcière Xian Lang (jouée par Gong Li) et refuse de trahir l'Empire et l'Empereur envers qui elle est attaché par le serment de sa famille et de sa patrie, gravé sur son sabre : "Loyauté Courage et Sincérité".

    Mulan est donc disgraciée mais parvient à convaincre le commandant Tung (joué par Donnie Yen, que j'ai adoré dans Rogue One) de la laisser conduire une petite force de frappe dans la Cité Impériale.

    La vie de l'Empereur (incarné par le légendaire Jet Li) est menacée ! Mais la jeune femme qui désormais assume ce qu'elle est va révéler tout son potentiel et le sauver.

    Un bon film, un peu en-deça de ce que j'espérais mais assez plaisant tout de même ! Disney continue à mettre en avant les femmes et la diversité et ça, ça devrait faire fermer leurs grandes gueules à tous les SJW, toxiques ! Mais apparemment non ! Beaucoup d'action, dans la tradition du film de Samourais !

    Au casting, on a aussi Yoson An, Jason Scott Lee et Jimmy Wong.

    A bientôt et rendez-vous fin décembre 2020 sur Disney + pour les reviews du film Pixar Soul et de la Saison 2 de The Mandalorian (très réussie malgré les avis que quelques aaytollahs chipoteurs qui se prétendent fan de la Saga Star Wars).


    votre commentaire
  • La Mort est de retour ! Le cinquième opus de la franchise horrifique aligne les cadavres ! Le macabre est au rendez-vous dans Destination finale 5 de Steven Quale, sorti en 3D sur les écrans en 2011.

    Le postulat est toujours le même ! Un groupe de gens, généralement jeunes, échappe à une catastrophe (accident d'avion, accident routier, dans un Grand Huit ou sur un circuit de Formule 1) suite à la prémonition qu'à l'un d'entre eux ! Mais "on ne ne trompe pas comme ça la Mort !", "elle n'aime pas se faire berner !" et elle vous rattrape. Les survivants vont périr les uns après les autres dans des circonstances grand-guignolesques.

    Cette fois-ci, c'est un pont auto-routier qui s'écroule, ce qui occasionne un grand nombre de décès - dont les membres d'une entreprises qui sont en séminaire, dans leur bus ! Sam Lawton (joué par Nicholas d'Agosto) a bien entendu la vision de ce drame et sauve sa vie et celles de six de ses compagnons !

    L'échéance fatale n'est en réalité que retardée pour lui et Peter Friedkin (joué par Miles fisher), Olivia Castle (jouée par la bombasse Jacqueline MacInnes Wood d'Amour, Gloire et Beauté), Candice Hooper (jouée par Ellen Wroe), Isaac Palmer (joué par P.J. Byrne, Nathan Sears (joué par Arien Escarpeta) et Dennis Lapman (joué par David Koechner).

    Candice est la première à succomber car ces morts repoussées ne font que reproduire l'ordre chronologique des trépas qui auraient du se produire sur le pont et elle décède lors d'un entrainement de gym. Puis, c'est Isaac qui meurt dans un salon de massage. Le mort d'Olivia est aussi particulièrement horrible !

    Nos personnages survivants se posent des questions dès la mort d'Isaac et un croque-mort leur apporte des réponses. La Mort va les rattraper et pour survivre, il leur faudra tuer un innocent, quelqu'un qui ne devait pas mourir sur le pont telle Moly Harper jouée par Emma Bell), la copine de Sam qu'il avait réussi à sauver durant l'effondrement de la structure avant de succomber lui-même en dernier. Ceci afin de récupérer les années de vie de cette innocent !

    C'est ce qui semble arriver par accident à Nathan qui tue malencontreusement un ouvrier dans son usine. Mais Dennis n'a pas cette chance et c'est son tour qui survient aussitôt après.

    Peter ne peut se résoudre à mourir et décide de tuer Molly. Il abat en réalité l'agent fédéral Jim Block (joué par Courtney B. Vance) et solde ainsi ses comptes avec la Mort. Mais il veut supprimer tout de même Molly devenue témoin génant. Sam le tue et récupère ainsi, par Peter interposé, les années de vie de Jim Block.

    On se rend compte à la fin du film que ce Destination finale 5 se déroulait en fait avant le premier opus car Sam et Molly meurent dans d'horribles circonstances dans le vol 180 du premier film. Et Nathan fait de même car, ironie du sort, et oeuvre de scénaristes sadiques, l'ouvrier qui est mort à sa place aurait dû avoir un AVC d'un jour à l'autre !

    Voilà un film particulièrement horrible ! On est partagé entre dégout et fascination devant un tel spectacle ! Eros et Thanatos ! Les morts sont particulièrement abracadabrantesques, ce qui leur ôte, sinon de leur réalisme, du moins de leur crédibilité !

    La Mort concerne tout un chacun ! Mais dans ce film, elle fait du zèle !

    Un gros BEURK pour ce film !

    Et le générique final récapitule la quasi-totalité des morts de la franchise ! En attendant un Destination finale 6 ! Mais la formule commence à être un peu éculée !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La chanson comique des Charlots sert d'enrobage musical au film documentaire satirique réalisé par François Ruffin et début 2016 - Merci Patron ! - en plein contexte de la Loi El  Khomri ! On peut dire que la contestation sociale n'est jamais retombée en France depuis même si  les gouvernements Hollande et Macron usent de toutes les perfidies pour museler le peuple qui demande seulement le droit de vivre ! Ah, ces "sans-dents" !

    Dans cette comédie documentaire, Ruffin, qui manie tout du long l'ironie, va piéger le staff de Bernard Arnault, ce milliardaire qui a poussé tant de gens dans la misère ou au suicide et qui lui et ses collaborateurs font preuve d'un cynisme sans borne ! Comme le dit une syndicaliste dans le film, il est écrit dans l'Evangile " Tu choisiras d'adorer Dieu ou l'argent" et on sait pertinemment quel est le choix de Bernard Arnauld qui n'a que mépris pour son prochain et pour les "gueux" qui ont fait sa fortune ! Ces patrons-là exploitent la misère du monde avec la complicité des politiciens qui leur mange dans la main

    Ai déjà eu l'occasion de vous parler de François Ruffin, patron de Fakir (un journal d'"agitateurs") et député de la France Insoumise lorsque je vous ai présenté son livre Ce pays que tu ne connais pas, consacré à Macron.

    Ici, c'est "L'arnaque en version lutte des classes ! François Ruffin porte ici auprès de Bernard Arnault la voix de la famille Klur dont le père et la mère ont été licencies comme des malpropres de l'entreprise Ecce, sous-traitant de LVMH à la suite d'une délocalisation de la production ! Le père parle même de faire "exploser sa baraque" sur le point d'être saisie !

    Si les petits actionnaires n'ont pas leur mot à dire dans les Conseils d'administration de LVMH, Arnault et ses sbires tiennent à leur image et fiinissent par lâcher 35.000 euros à la famille Klur - des miettes en échange d'aucune publicité ! C'est finalement  le groupe LVMH qui brisera la clause de confidentialité, ce qui protège nos braves Ch'tis de toute poursuite !

    Lee film a eu u bon accueil critique hormis dans les feuilles de chou et autres torchons du groupe LVMH qui a tenté d'exercer des pressions. Lors de la 42ème cérémonie des Césars en février 2017, Merci Patron !  a obtenu le César du meilleur film documentaire.

    Un film tonique et grinçant, facétieux ! Triomphe de la Fraternité sur l'argent-roi ! Le film prend même un côté film de barbouzes sur la fin !

    François Morel, dans son billet, sur France Inter a estimé que tous les acteurs interprétant leur rôle devraient rafler les palmes de Cannes tant leur jeu est réaliste : « Je ne sais pas si Serge Klur a fait le conservatoire, s’il a pris des cours chez Blanche Salan ou Jean-Laurent Cochet, s’il a plutôt suivi la méthode Stanislavski ou Strasberg mais dans le rôle de cet homme du peuple, qui a perdu son emploi après que son entreprise a été délocalisée en Pologne, ouvrier au bout du rouleau, prêt à mettre le feu à sa maison dont il n’arrive pas à payer les traites, Serge Klur est quasiment aussi crédible que Vincent Lindon… ».

    Le sociologue Jean-Pierre Garnier, les économistes hétérodoxes Jean Gadrey et Frédéric Lordon, le couple Pinçon-Charlot et l'ancien inspecteur  du travail Gérard Filoche ont apporté leur soutien au film !

    François Ruffin semble être un gars "clean" mais je sais par expérience qu'on ne peut accorder sa confiance à aucun politique ! AUCUN !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Sur Netflix, on trouve aussi d'intéressants documentaires ! On a par exemple Hot Girls Wanted, un documentaire sur l'industrie du porno aux USA et toutes ces jeunes filles, de 18 à 20 ans, qui rêvent de gloire en tournant des films pour adultes.

    De nos jours, "tout le monde mate du porno" et pourtant c'est encore tabou ! De nos jours, les films X sont facilement accessibles, souvent gratutement, via internet dont ils représentent une large part des bénéfices !  Les filles qui nous sont présentées dans ce reportage sont des "filles normales" nourries au porno, sanjs tabous et qui veulent sortir de la routine. Sont-elles pour autant des filles déboussolées ? On a souvent l'image d'une industrie qui détruit et qu'en est-il ? Comme pour le handicap, le regard sur les "travailleuses du sexe" doit changer !

    Ce documentaire, présenté au Festival de Sundance 2015, a suscité la polémique dès sa sortie en salles ! Banalisation du porno et filles prêtes à tout son au programme alors que les  réalisatrices comptaient à l'origine tourner un film sur la consommation de pornographie sur les Campus de Floride et de Californie !

    Le film donne la parole directement à ces filles et les commentaires sont réduits au maximum, pas de jugement de valeur mais le spectateur se fera sa propre opinion - et ces commentaires se résument à des faits.

    L'objectif de ce documentaire est de dénoncer cette tendance qui touche de plus en plus les États-Unis. On y découvre de jeunes filles, tout juste sorties de l'adolescence, avec des rêves plein la tête. Elles veulent à tout prix connaitre la célébrité. Afin d'y parvenir, elles répondent à des annonces postées sur le site américain Craiglist, l'ancêtre du Bon Coin. Rapidement, elles vont déchanter.

    Ces filles ne sont payées qu'une poignée de dollars. Les images sont parfois choquantes, dures, à tel point que les deux réalisatrices Jill Bauer et Ronna Gradus racontent : "On ne pouvait même pas regarder, alors on a demandé à notre monteuse de regarder pour nous et de faire les choix”.

    Parmi les actrices amatrices X qui témoignent, on retrouve Belle Knox, Ava Taylor et surtout Stella May. Les candidates et aspirantes dans ce succès ne manquent pas ! Etoiles filantes et "stars" éphèmères !...

    Plus de gens consultent des sites pornos chaque mois "que Netflix, Amazon et Twitter réunis" ! Ceux qui jugent sont les mêmes qui matent du porno ! Hypocrisie ?

    À travers ce documentaire, ces deux anciennes journalistes veulent dénoncer les pratiques qui ont lieu dans l'industrie de la pornographie qui profite de ces jeunes filles. Hot Girls Wanted, le nom du long-métrage correspond au titre d'une petite annonce postée sur le site américain. Elles espèrent ainsi changer la loi et la façon dont sont traitées les actrices dans le milieu.

    Il existe aussi une série qui prolonge ce film  : Hot Girls Wanted : Turned On !

    Et l'amour dans tout ça ? L'argent d'abord oui ! Argent facile mais à quel prix ?

    A voir donc !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Les Princesses, c'est le grand truc, le grand fonds de commerce de Disney ! Mais depuis quelques années, avec le rachat de Marvel et le lancement du MCU, ce sont aussi les super-héros qui font tourner la boutique ! Alors un cadre génial de la firme aux grandes oreilles a du se dire un beau matin : "Et si on mélangeait les princesses et les super-héros ?". Ca donne le téléfilm Société Secrète de la Royauté, sorti en 2020 sur Disney + et réalisé par Anna Mastro.

    Il y avait peut-être moyen de faire quelque chose de bien avec ce pitch de départ mais le résultat est assez décevant ! C'est trop guimauve à mon goût, prévisible et plein de clichés ! Mais il est vrai que je ne suis certainement pas le public visé et les enfants de 10 - 12 ans pourront y trouver leur compte ! Ca reste un bon divertissement dans le cadre familial néanmoins.

    On va suivre un groupe d'adolescents outsider, des cadets des familles royales, à commencer par Sam, jouée par Peyton Lee. Seconde fille de la Reine d'une toute petite monarchie imaginaire d'Europe, la jeune fille, qui a perdu son père autrefois, est en pleine crise de rebellion contre la monarchie. Elle est envoyée dans un cours qui a lieu l'été et qui est en réalité la couverture de la fameuse mais secrète "société secrète des cadets de la royauté". Il se trouve que tous les cadets des familles royales ont un gène spécial qui leur donne des super-pouvoirs et ceux-ci se regroupent dans l'ombre pour protéger le monde !

    Dans cette classe à l'ambiance de Poudlard sur le mode super-héros, dans ce qui est un énième récit initiatique, Sam rencontre quatre autres jeunes dotés de talents spéciaux dont Tuma, joué par Niles Fitch ou January, jouée par Isabelle Blake-Thomas. Les pouvoirs sont eux assez classiques comme invisibilité, supersens ou copie de pouvoirs par contact !

    Les acteurs viennent de l'écurie Disney comme Peyton Elizabeth Lee. On est un peu dans la même veine que l'autre série Disney Descendants - dont je vous parlerai une autre fois ! C'est avec plaisir que j'ai retrouvé aussi Elodie Yung - qui incarnait Elektra Natchios dans la série Netflix Daredevil dont je vous ai entretenue tout récemment !

    On suit l'entrainement de nos jeunes ! Ceux-ci deviennent bien vite amis puis affrontent le  Détenu 34, un super-vilain qui rêve de détruire les monarchies pour donner le pouvoir au peuple ! Un des cinq jeunes de l'équipe est en réalité un traitre et va aider ce méchant ! C'est le seul vrai rebondissement du film et ne l'ai pas vu venir !

    A la fin, la soeur de Sam, l'héroïne, décide de réformer son royaume une fois devenue Reine en créant un parlement !

    Du divertissement pop-corn à la Disney, pour les plus jeunes et si on n'est pas trop regardant ou exigeant !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • En 2011, on retrouve Martin Campbell, réalisateur de Absolom 2022 et de deux James Bond, aux commandes du film Green Lantern qui met en scène le juticier intergalactique de DC Comics, pourvu de son anneau magique de Volonté ! Le scénario est de Greg Berlanti, Michael Goldenberg, Michael Green et Marc Guggenheim, la plupart étant amenés à travailler par la suite sur les séries de l'Arrowverse ! Ce Green Lantern ne fait toutefois pas partie du DCEU, l'équivalent du MCU chez la Distinguée Concurrence !

    Ici, c'est Ryan Reynolds qui endosse le costume vert ! Il est Hal Jordan et la charmante Blake Lively est Carol Ferris, son love-interest qui même si on nous la présente comme une pilote de chasse n'en reste pas moi une faire-valoir voire une potiche ! Au casting, on a aussi Peter Sarsgaard, Mark Strong, Tim Robbins, Temuera Morrison et Taïka Waititi ! Beaucoup de personnages mais le film ne prend pas vraiment le temps de les développer !

    Dans le comics et dans le film, le Corps des Green Lantern, au service des Gardiens de l'Univers veillent sur la Création en se partageant le maintien de l'ordre dans les 3600 secteurs de l'espace ! Or une ancienne menace, Parallax - dont on apprendra qu'il est un Gardien qui s'est fait dévoré par la pouvoir de la Peur - s'est délivré de sa prison ! L'entité provoque le décès prématuré de Abin Sur - joué par Temuera Morisson - et l'alien s'écrase sur Terre. Son anneau désigne un nouveau porteur qui ne doit pas connaitre la peur et c'est Hal Jordan, pilote de chasse pour la société Ferris qui est l'Elu !

    Un tel film nécessite bien sur des effets spéciaux en quantité et ici on est servi même si il n'y a vraiment rien d'extraordinaire ! Hal Jordan/Green Lantern affronte Parallax et évidemment le vainc. On a droit a tout un discours édifiant sur l'Humanité qui doit surmonter sa peur et qui est pleine de promesses ! Ca reste un film assez conventionnel, qui se regarde avec plaisir mais sans vraiment de surprises !

    Le film a d'ailleurs reçu d'assez mauvaises critiques, beaucoup pointant les faiblesses et incohérences du scénario ou la représentation caricaturale des méchants et aussi donc les défauts des effets spéciaux à une époque où on fait beaucoup mieux !

    Green Lantern est parfait pour une séance du dimanche matin sur Netflix mais il n'y a guère plus à en attendre ! On pouvait espérer tellement mieux avec ce super-héros ! Un manque d'ambition flagrant !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On nous l'aura décidément servi à toutes les sauces l'histoire de l'invasion extraterrestre et Invaders, film de science-fiction autralien, écrit et réalisé par Luke Sparke et sorti en 2018 - nommé Occupation en VO - n'apporte vraiment rien de nouveau au genre !

    Comme le dit l'affiche française, le film lorgne du côté de L'Aube rouge ou de la série V.

    Il faut donc être indulgent pour apprécier ce énième récit ressassé même si la réalisation est potable, ça manque d'inventivité ! Et la morale à deux balles à la fin - "l'homme a pollué la planète !" - merci bien !

    "Des vaisseaux d’origine inconnue se tiennent en position stationnaire au-dessus des mégalopoles. Dans un déluge de feu, les navires de guerre venus de l’espace transforment les cités en champs de ruine et annihilent les derniers bastions des défenses terriennes. Les humains prisonniers sont envoyés dans des camps de travaux forcés. Mais à l’autre bout du monde, en Australie, une poignée de survivants organise un réseau de résistance. La riposte peut commencer."

    C'est ainsi qu'on nous présente le film mais en réalité on ne verra rien de ces grandes batailles et le film va se résumer à des actes de guerillas entre une bande de "bouseux" et des aliens qui font penser à la créature de la Zone 51. Un petit groupe de gens, au début décontenancés, va reprendre du poil de la bête et reprendre du terrain en harcelant l'ennemi - remportant victoires sur victoires contre un ennemi plus puissant qui prépare son invasion "depuis des siècles" ce qui n'est guère réaliste !

    Au casting, on a des stars locales comme le Maori Temuera Morrison - qui joue un personnage assez violent et en fait un "connard" sur les bord ! On a une dizaine de personnages centraux qui forment notre petite cellule de résistance ! Evidemment  le film exhale le patriotisme et le sacrifice de soi mais pour voir ça, je préfère regarder un documentaire sur la Seconde Guerre mondiale qu'un nanar avec des extraterrestres !

    Parmi les acteurs, on a d'illustres inconnus (du moins pour moi !) tels que Dan Ewing, Charles Mesure ou Stephany Jacobsen !

    C'est fastidieux et on s'ennuie aussi par moments,  bref je déconseille ! Pas folichon l'offre Amazon Prime Video !? Le genre de films Direct-To-DVD !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Après Scarlett Johansson, on reste dans les femmes d'action qui prennent en main leur destin avec Kate Beckinsale, alias Selene dans le film de 2006, suite de la franchise qui voit s'affronter la lignée de Vampires et celles des Lycans à savoir Underworld 2 : Evolution signé toujours Len Wiseman.

    En fait, il semble que dans l'opus 1, on n'ai eu affaire qu'aux sous-fifres, Viktor, Kraven et Lucian - et les derniers méchants du premier films sont vite éliminés au début de ce nouveau récit qui en est dans la parfaite continuité ! De l'action et des complots millénaires sont au programme !

    A l'origine du conflit entre les deux lignées de monstres, si on remonte au début du XIIIème siècle, il y a les deux fils d'Alexander Corvinus, Markus le premier Vampire et William le premier Lycan, sortes de Abel et Cain surnaturels. Aux premiers temps, William et sa meute faisaient des ravages et Viktor et Amélia le capturent alors et m'enferment en un lieu secret que seuls des médaillons peuvent ouvrir ! Markus n'est pas trop d'accord mais ronge son frein !

    Des siècles plus tard, Markus décide de passer à l'action de nos jours et de délivrer son frère ! Il se met en quête des médaillons et c'est là que Selene intervient car le secret qui entoure la mort de sa famille et la transformation de la jeune femme en vampire à trait à ces clés et au conflit originel !

    Selene et Michael Corvin - joué par Scott Speedman, le premier hybride vampire/lycan vont donc devoir contrecarrer Markus ! Le film n'est qu'une suite  de scènes d'action et de révélations ! A la fin, nos deux héros, accompagnés d'un commando de nettoyeurs vite balayé, affrontent le duo de frangins !

    Que dire ? C'est du pure divertissement et les héros l'emportent à la fin ! Ceux qui aiment des univers comme ceux d'Anne Rice ou du jeu de rôles Vampire : La Mascarade,  y trouveront peut-être leur compte mais pas certain vu qu'il ne s'agit là que d'une succession de combats ! Ca n'a pas empêché la sortie par la suite d'au moins deux opus supplémentaires !

    Voilà, pas grand chose de plus à en dire ! Passable et vite oublié ! Reste le joli minois et la jolie plastique de l'actrice principale qui enchaine les pirouettes et les sauts dans le vide avec classe !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Japon est indéniablement un pays de haute technologie, à la pointe de l'informatique et demain du transhumanisme et il était inévitable que cette culture cyberpunk inspire des auteurs  de manga dans le genre science-fiction ! C'est ainsi que Masamune Shirow publia son oeuvre emblématique Ghost in the Shell  en 1989. J'avais vu l'animé qui en avait été produit et réalisé par Mamori Oshii en 1995, premier film d'une longue franchise. Mais là il va être question du film de Rupert Sanders, adaptation américaine de 2017 du récit du Japonais.

    Un film qui mèle à la fois action et reflexions philosophiques sur ce qui fait de nous des êtres humains, la question de notre identité qui réside dans notre âme, ce que le film appelle le Ghost.

    L'interprète principale du film est Scarlett Johansson, qui endosse un rôle aussi musclé que Black Widow. L'actrice a déjà fait ses preuves dans ce genre de rôle tout en muscle mais qui endosse ici une vraie personnalité !

    Il va donc être question des relations entre humains et technologie dans un XXIème siècle que les Laurent Alexandre nous annoncent déjà ! Une époque d'humain augmentés. Mais hybridé à la machine, l'humain conserve-t'il encore son identité ?

    Le Major Mira Killian est la première de son espèce : un esprit humain dans un corps entièrement robotique ! Cette jeune femme, interprétée par Johansson, a été sauvé du trépas en transférant son cerveau dans un robot sophistiqué pour le compte de la société Hanka. Mais suite à ça, elle a a tout oublié de son passé.

    Le Major devient alors une arme au service de la Section 9 pour lutter aux côtés de Batou, un colosse au grand coeur, joué par Pilou Asbaek, contre les terroristes.

    C'est ainsi qu'elle va se mettre sur la piste de Hideo Kuze, un hackeur joué par Michael Pitt - et qui assassine les ingénieurs d'Hanka ! En réalité, Mira va en apprendre plus sur son propre passé qui va ressurgir car elle et Kuze sont tous les deux des marginaux qu'on a arrachés à la rue, puis charcutés pour en faire ce qu'ils sont, le futur des humains mi biologie, mi machine.

    A partir de là, le Major va partir dans une quête personnelle, récupérer sa mémoire et réclamer justice, notamment contre Cutter, joué par Peter Fernandino, l'initiateur du projet !

    Le film donne dans le grandiose conernant la société du futur avec ses villes à la Blade Runner, portées à l'écran en images de synthèse. Un peu au dépens du scénario mais ça reste satisfaisant !

    Au casting, on retrouve aussi la présence de Takeshi Kitano et  Juliette Binoche !

    Mira Killian va-t'elle se perdre dans le Réseau en y noyant son âme, d'où le Ghost in the Shell du titre !

    Un bon film pour rentabiliser mon abonnement forcé à Amazon Prime !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Steven DeKnight a la lourde tâche de succéder à Guillermo del Toro pour la suite de Pacific Rim, surprise et succès de l'année 2013 qui mèle deux figures de la culture japonaise, les Kaijüs à la Godzilla et les robots géants à la Goldorak/Gundam !

    Dans Pacific Rim : Uprising, sorti sur les écrans en 2018, une nouvelle génération de pilotes de  robots géants jaeger  reprends le combat, dix ans après la fin de la guerre contre les Kaijüs envoyés depuis le Pré-Univers par les Précurseurs à travers une Brèche qui a finalement été scellé par le sacrifice du Marshall Stacker Pentecost . On suit ici les aventures de son fils, Jake Pentercost qui a raccroché mais va reprendre du service ! Jake est joué par John Boyega, lancé par le rôle de Finn dans la Postlogie Star Wars sur laquelle il a allégrement craché tout récemment au nom de ces conneries de théories racialistes qui ont cours en ce moment pour faire diversion sur les questions essentielles des inégalités de revenus... Mais je m'égare !

    La bataille n'est pas finie car l'ennemi a infiltré l'esprit du Docteur Newton Geiszler (joué par Charlie Day) et celui-ci mets au point pour Zhao Industries une série de drones censés remplacer à terme les jaeger, drone qu'il a doté d'une sous-routine et qui vont se mettre à dérailler et attaquer les bases militaires puis à ouvrir de nouvelles Brèches !

    Jake, lui, va former de nouveaux cadets, en particulier la jeune Amara Namani (jouée par la chanteuse de pop et actrice Cailee Spaeny). On a tout une équipe de jaegers, quatre en réalité, portant chacun leur nom propre et ayant leur style de combat ! Mako Mori est une des rares rescapées du premier film, toujours interprété par Rinko Kikuchi, une actrice japonaise.

    On retrouve donc les combats urbains entre robots géants et monstres encore plus titanesques que d'habitude - qui vont même jusqu'à fusionner grâce à de la nanotechnologie ! On a aussi droit à des affrontements entre jaeger, enfin plutôt entre jaegers et des jaegers renégats hybridés avec des tissus de Kaijüs ! A chaque fois, il faut s'attendre à des destructions massives ce qui rapproche un peu ce genre de film du film catastrophe !

    En France, ce Pacific Rim : Uprising  a reçu un accueil critique et public plutôt mitigé, Télérama parlant même de "combats abrutissants" ! Il a réalisé un nombre d'entrées bien inférieur à celui du premier opus !

    La fin laisse entendre un Pacific Rim 3 où nos héros iraient mener le combat sur le monde des Précurseurs ! On verra ce qu'il en sera !?

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Steven Spielberg est vraiment à lui seul représentatif d'une époque, le cinéma de divertissement et la culture geek à son apogée dans les années 1980. Il s'en donne à coeur joie avec ses joujoux dans Ready Player One, film de science-fiction de 2018, d'après le roman Player One d'Ernest Cline, paru en 2011.

    En 2045, le monde est en proie à de nombreuses crises : changement climatique, famine, pauvreté et guerre. Pour échapper à un quotidien morose, la population trouve refuge dans l'Oasis, qui est un monde de réalité virtuelle. On joue dans l'Oasis avec des combinaisons, des gants et un casque de VR à la manière d'un MMORPG. C'est devenu un exutoire et les gens y investissent toutes leurs économies pour équiper leur avatar !

    Le jeu a été crée par un geek en puissance nommé James Halliday (joué par Mark Rylance) durant les années 2020. Associé à James Ogden Morrow (joué par Simon Pegg), Halliday a conçu l'Oasis mais a toujours regretté par la suite de s'être séparé de son compagnon de route ! Puis le concepteur est décédé mais il a caché un oeuf de Pâques dans le monde virtuel auquel on parvient par trois clés cachées dans l'Oasis ! Personne n'a jamais trouvé aucune de ces clés pour le moment !

    Wade Owan Watts (joué par Tye Sheridan) est un jeune homme élevé dans les "piles" de Colombus dans l'Ohio. Sous le pseudonyme de Parzival, il cherche à résoudre l'énigme et va finalement parvenir à mettre la main sur la première clé au terme d'une course qu'il mène dans la De Lorean de la Trilogie Retour vers le Futur, échappant à King Kong en utilisant une astuce ! Là il croise la route d'Art3mis qui est en réalité dans le monde réel Samantha Evelyn Cook (jouée par Olivia Cooke) dont Wade va tomber amoureux, dans les deux mondes !

    Pour compléter la fine équipe, on a Aech/Helen (jouée par Lena Waithe), Daiton/Toshiro (joué par Win Morisaki) et Sho/Xo, un gamin de onze ans (joué par Philip Zhao).

    Il est important de préciser que celui qui mettra la main sur l'oeuf se verra confier l'entière propriété et responsabilité de l'Oasis et une fortune s'élevant à un demi-billion de dollars (mille milliards de dollars, la fortune qu'aura bientôt Jeff Bezos dans notre monde). Cela attire la convoitise du concurrent de Gregarious Games, la société  IOI - innovative Online Industries et son dirigeant Nolan Sorrento (joué par Ben Mendelsohn, le Orson Krennic de Rogue One) qui envoie ses armées de Sixers dans le monde virtuel pour essayer de trouver l'oeuf et faire une OPA hostile sur la concurrence !

    Le film peut se voir comme un immense jeu vidéo avec son lot d'épreuves et de niveau ! La deuxième clé s'obtient à l'issue d'une épreuve qui est un hommage à Shining, le film de Stanley Kubrick d'après Stephen King (et là je regrette de n'avoir pas vu ce film pour pleineement apprécier cette séquence !). La troisième et dernière clé utilise une référence au jeu vidéo Adventure de la console Atari 2600 qui est le premier jeu dans l'Histoire à inclure un easter egg !

    Le grand plaisir du jeu est de s'amuser à en découvrir toutes les références à la culture geek ! Elles sont innombrables : films, séries-télé, musiques, livres, romans et BD, jeux de société, jeux vidéo, nourritures, vêtements ! Je ne pourrais pas toutes les cités ! Disons outre les quelques unes que j'ai déjà mentionnées : Star Wars évidemment, Star Trek, Batman et Superman, le Géant de Fer, Alien, Mortal Kombat, Mario Kart, Thriller de Michael Jackson, Duran Duran, le Rubik's Cube, Doom, Halo, Jurassik Park, Battlestar Galactica, Gundam, Godzilla, Donjons & Dragons, etc,... Un film d'une grande richesse et un brin nostalgique !

    L'autre point fort du film est le futur qu'il décrit avec ses casques de VR, ses drones et toute la technologie qui est très crédible ! On y est déjà un peu ! Et évidemment, il y a la morale qui en découle à savoir que le monde virtuel est très bien et tous les geeks mal à l'aise avec le monde réel ont tendance à s'y réfugier mais rien ne vaut la réalité car elle est réel et c'est là qu'on s'y fait des ami(e)s !

    Un grand Spielberg pour un film événement avec des prouesses niveaux effets spéciaux ! Spielberg s'est visiblement fait plaisir et on prend plaisir avec lui !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La littérature a ses héros mais King Kong, le gorille géant, lui, est un personnage spécifique au cinéma, apparu sur les écrans en 1933. Il fait son retour dans les années 1970 et encore plus récemment dans Kong : Skull Island.

    Mais en 2005, le génial et créatif Peter Jackson donne sa propre version, son propre King Kong, film qui rompt avec la version précédente, moderne de Kong et nous ramène aux origines dans les années 1930 à grands renforts d'effet spéciaux ! Le film possède un charme certain !

    Peter Jackson renoue donc avec l'esprit porté par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Tout part du projet d'artistes New Yorkais, Carl Denham, une réalisateur ambitieux et mafieux, joué par Jack Black de tourner un film d'aventures dans une île légendaire de l'Océan Indien. Il monte donc une expédition et embarque son équipe sur un navire. La comédienne au chômage, Ann Darrow, interprétée par Naomi Watts, doit trouver là l'occasion de briller à nouveau sur les écrans !

    En réalité, le projet initial de Denham a tourné au fiasco et il recrute Ann pour remplacer une autre comédienne et vole des bobines avant d'embarquer en catastrophe avec Jack Driscoll, le scénariste, joué par Adrien Brody, qui n'a en fait qu'une ébauche d'intrigue ! Les choses démarrent mal et vont aller de mal en pis ! Preston -  joué par Colin Hanks - et le Capitaine Englehorn -  joué par Thomas Kretschmann - sont du voyage : destination Singapour !

    Il y a cependant duperie car le bateau ne se dirige pas vers Singapour et Carl fait faire route à l'équipage vers une mystérieuse île au large de Sumatra dont un naufragé à mentionné précédemment qu'une gigantesque créature, mi-homme, mi- animal, se trouvait derrière une immense muraille ! Kong se profile ! Le navire va l'accoster mais hélas finir ensablé !

    Sur l'île, le péril commence ! Confrontation avec les indigènes, armés de lances, qui vénèrent Kong et vont être fascinés par Ann Darrow ! Comme dans le film de 1933, celle-ci est "offerte" à Kong qui va déambuler dans la jungle avec elle tout en la protégeant d'une galerie de monstres, divers sauriens, dinosaures, insectes géants et plantes carnivores, absents de la version des années 1970, le film de John Guillermin de 1976 avec Jessica Lange ! Dans ces séquences, on peut admirer la maestria des effets spéciaux !

    Le film continue de suivre l'intrigue originale de 1933 ! L'équipage suit Kong à la trace, subissant des pertes et parvient à secourir Ann qui dans le même temps découvre l'humanité de Kong ! Le gorille géant est capturé, ramené à New York pour devenir le centre d'une attraction ! Il parvient à s'échapper et finit abattu au sommet du l'Empire State Building par l'aviation ! Comme dans le tout premier film en N&B !

    Même scénario, fidèle aux sources mais traitement résolument moderne et remis au goût du jour ! Mentionnons aussi la performance d'Andy Serkis dans le rôle de Kong en motion capture (après sa performance en Gollum et avant celle de Snoke !) !

    Peter Jackson s'est donné les moyens de sa réalisation ! Un des plus gros budgets de l'Histoire du cinéma avec 207 millions de dollars investis !).

    Le compositeur Howard Shore réalise la bande originale du film et est connu pour être une référence en la matière !

    Un film en trois parties qui se font échos ! Un film où les humains sont déshumanisés, dévorés par le profit et l'appât du gain et l'animal humanisé, fidèle aux vraies valeurs.

    Déjà dans son premier film BrainDead, Peter Jackson faisait une référence à l"'Île du Crâne" du King Kong de 1933 ! La boucle est bouclée ! Peter Jackson est véritablement un amoureux et un fin connaisseur du cinéma et de son Histoire !

    Le film de 2005 fut nommé à de nombreuses récompenses et décrocha notamment trois Oscars techniques en 2006 :  meilleur mixage de son, meilleur montage et meilleurs effets visuels ainsi que le BAFTA Award la même année des meilleurs effets visuels !

    On passe un excellent moment à visionner cette version moderne de King Kong, parfaitement réalisée !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Avec Tandem,  film sorti sur les écrans en 1987, Patrice Leconte nous livre une comédie dramatique douce amère qui est l'occasion pour deux acteurs à succès, Gérard Jugnot et Jean Rochefort de partager l'affiche !

    Le film s'inspire de la carrière de l'animateur radio Lucien Jeunesse et sa célèbre émission "Le jeu des mille francs" et nous montre la relation entre un animateur radio un peu ringard, Michel Mortez - incarné par Jean Rochefort, très aristocratique - et son ingénieur du son, Rivetot - joué par Gérard Jugnot !

    On assiste ici à une sorte d'Odyssée où notre "couple" sillonne la France depuis 25 ans pour son jeu radio "La Langue au chat". Mais c'est une époque qui se tourner car Rivetot apprend que l'émission  va être supprimée!

    Le pauvre Mortez est une sorte de dinosaure du passé, à la vie assez insignifiante. Pour le protéger, Rivetot va lui cacher la vérité sur l'arrêt du programme, par pure amitié et affection allant jusqu'à simuler une fausse émission !

    Finalement, le vieil animateur d'un autre âge découvre la supercherie ! Et il demande à Rivetot de cesser ce simulacre ! Il négocie alors une nouvelle tranche horaire pour l'émission - tous les deux jours au lieu de quotidienne ! - mais finit par craquer et s'enfuit en direct.

    Plus tard, les deux hommes se retrouvent dans un supermarché où Rivetot fait ses courses et Mortez fait des animations commerciales ! Les deux amis décident de repartir sur les routes.

    Un film sur la nostalgie, le temps qui passe, la décrépitude et le vieillissement ! Sur l'amitié aussi et sur les petits rien de la vie ! Les acteurs jouent remarquablement juste et ce film est très touchant !

    Tandem n'a remporté que le César de la meilleure affiche aux Césars 1988. Grosse déception pour l'équipe du film lors de cette cérémonie où cette année-là, le film de Louis Malle, Au revoir les enfants, remporte sept statuettes alors que le film de Patrice Leconte avait été nommé dans dix catégories ! Rochefort commentera cette soirée  par un "Quand même, quelle branlée !". Le film de Louis Malle est intéressant mais quelle injustice pour Patrice Leconte !

    Le personnage de Moretz est complexe, passe par différents nuances du spectre des émotions, tantôt rock-star, tantôt ringard ! Il fallait un acteur de la carrure de Jean Rochefort pour l’interpréter ! il y a une réflexion aussi sur le personnage public, sous les projecteurs, qui porte un masque et l'homme dans le privé qui vit un drame humain. Rivetot est le témoin de tout cela et un peu notre point/porte d'entrée dans le film !

    Richard Cocciante interprète la chanson du film "Il Mio Rifugio"/"Le Refuge" composée et écrite par François Bernheim en 1976 qui ouvre et ferme le film !

    Lucien Jeunesse n'a pas apprécié le film, s'estimant "ridiculisé" par la caricature. Il refusa par la suite de rencontrer Jean Rochefort ! Patrice Leconte fait un caméo dans son film, en candidat malheureux, sans être crédité au générique.

    Enfin, il est important de signaler qu'il s'agit là du premier rôle dramatique important de Gérard Jugnot après son parcours au sein de la Troupe du Splendid, dans des rôles comiques. Pour l'occasion, l'acteur s'est rasé la moustache !

    Voilà, un film à regarder sauf si vous êtes en pleine dépression !

    A bientôt !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique