• On va maintenant parler d'un film de 1994 que j'ai détesté et là où certains crient au génie, moi je crie au navet ! Mais pour défendre un peu le film, je dois préciser le contexte peu favorable dans lequel j'ai vu ce film !

    Ce film, c'est Amateur,  film de Hal Hartley, film qu'on peut considérer comme "loufoque" avec des situations qui tournent à la dérision voire au ridicule ! Mais c'est l'intention du film et moi, ça m'a échappé ! Déjà les personnages sont décalés et improbables ! Isabelle Huppert joue le rôle principal d'Isabelle, une femme qui a passé quinze ans au couvent, est toujours vierge et qui écrit maintenant de la pornographie ! ce serait drôle si ce n'était ridicule et pathétique !

    Car, à jouer dans la provoc, à vouloir appâter le chaland en mettant en vis-à-vis bonnes soeurs et actrices pornographiques, autant y aller franco, à la manière d'une Virginie Despentes (qui a dix fois plus de talents que Hal Hartley) et montrer carrément des sexes en érection ! Là, c'est béni-oui-oui et ridicule une fois encore ! On veut choquer le bourgeois du 16ème ! Mais je suis sûr que Télérama a adoré ! C'est le genre de merde qu'ils kiffent !

    Notre Isabelle va secourir Thomas Ludens, joué par Martin Donovan, qui est devenu amnésique après une chute ! La femme de Thomas, Sophia, une actrice porno (décidément !), jouée par Elina Lowensohn, une actrice roumaine, le croyant mort, va faire chanter son ancien patron, Jacques, à partir des renseignements que lui a fourni Edward, le comptable, joué par Damian Young !

    Jacques loue les services de deux voyous qui vont torturer le comptable à la gégène dans une scène mettant plus mal à l'aise qu'elle ne fait rire ! Mais Hal Hartley semble penser que "torturer les gens, c'est rigolo !", preuve que ce pseudo cinéaste ne sait rien de la vie !

    Thomas lui va retrouver la mémoire, en matant avec Isabelle, un porno où joue sa femme Sophia et sur la piste de laquelle sont par ailleurs les deux voyous ! Car c'est bien connu quand vous rencontrez une inconnue qui vous vient en aide, la première chose que vous faites avec elle, c'est de mater un bon porno ! Pfff ! Vous savez déjà ce que j'en pense !

    Finalement, Thomas, Isabelle et Sophia, qui a été elle aussi torturée, sont secourus par Edward qui s'est libéré et a volé un pistolet à une policière et abat les voyous de Jacques, désormais au nombre de quatre, jusque dans le l'ancien couvent d'Isabelle où les bandits se sont réfugiés ! Isabelle consigne le témoignage de Sophia sur Jacques et l'envoie à son éditeur pour démontrer que le monde est pourri (Ah nous y voilà, Hal Hartley est encore un de ces aigris revanchards !). A la fin, parce qu'on est pas à une absurdité près, Thomas se fait abattre par un tireur d'élite de la police parce qu'il a ramassé le pistolet !

    On n'est pas loin du Néant absolu avec ce film qui veut démontrer que "C'est une dure époque pour les êtres humains !". Mais je suis d'une totale mauvaise foi avec ce film car je vois bien en réalité le propos derrière qui n'est pas si idiot que ça !

    Alors pourquoi un tel acharnement de ma part ! Parce qu'à l'époque, j'avais des sentiments amoureux pour une fille, Isabelle B., qui me faisait languir, ne répondait pas à mes avances et s'était spécialisée dans la lettre "anonyme" d'injures et de menaces, envoyée la veille d'événements importants pour moi, comme des partiels, pour bien me déstabiliser mais assez conne pour qu'on puisse retrouver l'expéditeur de la lettre postée à la boite aux lettres en bas de chez elle et contenant des infos sur moi qu'elle seule connaissait  ! Mais bon, comme les personnages d'Amateur, la fille était une paumée, en l'occurrence diagnostiquée schizophrène paranoïde et rencontrée d'ailleurs dans un asile psychiatrique !

    C'était elle qui m'avait emmené voir Amateur et était écroulée de rire pendant les scènes de torture, preuve de son esprit malade ! Comme la fois où on était allé voir Les Visiteurs et qu'elle n'avait là pas rit une seule fois du film hormis pendant la scène avec le postier noir, traité de Sarrasin, la seule scène raciste du film !

    Donc comme cette nana avait Amateur pour film préféré (et Francis Cabrel comme chanteur préféré, que pourtant j'appréciais avant !), depuis je déteste ce film (et ce chanteur !). De l'amour à la haine ! Aujourd'hui la pitié et le dégoût ont succèdé à la haine ! Heureusement qu'elle n'ait pas été fan de Star Wars, ça m'aurait plus posé problème !

    Mais bon, je vous raconte ma vie et ce n'est pas intéressant en soi hormis pour rappeler que toutes les oeuvres d'art que nous voyons sont liés à un contexte émotionnel qui demeure longtemps comme les endroits où on a lu des livres ! C'est surtout pour ça que je raconte tout ça (et un peu par vengeance personnel, pour remettre les pendules à l'heure !) et c'est le but de ma démonstration !

    Pour en revenir au film de Hal Hartley, peut-être lui donnerais-je une seconde chance un jour quand je serais plus apaisé !? Mais l'amateur pour le coup, c'est le réalisateur !

    A bientôt !


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  • Si Star Wars reste le maïtre-ouvrage de George Lucas, on doit également à ce faiseur d'univers le scénario de l'épopée d'heroic-fantasy Willow, sortie sur les écrans en 1988 et réalisée par Ron Howard que Lucas avait précédémment dirigé dans American Graffiti ! Une nouvelle équipée dans le merveilleux avec Warwick Davis, acteur de petite taille dans le rôle de Willow Ufgood et Val Kilmer en aventurier-guerrier Madmartigan !

    Le cruelle reine tyrannique Bavmorda, jouée par Jean Marsh, dirigeante des Daïkinis (les humains) craint, suite à une prophétie, la venue d'une princesse qui mettra fin à son règne. A la manière du roi Hérode et trouvant des échos avec la légende de Moise sauvé des eaux, la despote décide de rassembler les femmes enceinte mais un bébé échappe au supplice.

    Le bébé est recueilli par Willow, un fermier mais qui doit pour éviter que le malheur s'abatte sur son village rapporter celui-ci aux humains ! Par la suite, Willow rencontre et fait équipe avec Madmartigan tandis que la fée Cherlindrea lui révèle le destin d'Elora, la petite princesse. Notre héros doit alors confié le bébé à la magicienne Fin Raziel - jouée par Patricia Hayes, d'autant que Sorsha, jouée par Joanne Whalley - mon personnage préféré du film, la fille de Bavmorda et un général de la Reine, Kael, sont à la recherche du bébé !

    Bavmorda parvient a vaincre Fin Raziel et Willow, Madmartigan et Sorsha qui est tombée amoureuse du beau guerrier et trahi sa mère, font équipe et se rendent au château de Tir Asleen dont toute la population a été congélée par magie ! Ils recoivent l'aide d'Airk Thaughbauer, joué par Gavan O'Herlihy, ancien compagnon d'armes de Madmartigan.  A l'aide de sorts et par le recours à l'épée, le petit groupe finira par vaincre Bavmorda, non sans subir de pertes ! A la fin, Willow développe son potentiel de magicien !

    Un film qui vaut tant pour son histoire, ses personnages attachants et ses rebondissements que pour ses effets spéciaux, mis en oeuvre par Industrial Light & Magic ! Signalons dans ce domaine, les premières expérimentations convaincantes de la technologie du morphing - que Michael Jackson réutilisera quelques années plus tard dans son clip "Black or white" ! Des avancées majeures dans le domaine de l'infographie furent réalisées à l'occasion de ce film par la boite de SFX crée par Lucas !

    La bande originale est composée par James Horner et on retiendra le "Willow's Theme" !

    Présenté au Festival de Cannes en 1988, le film a recut un accueil mitigé ! Il fut nommé dans plusieurs catégories aux Saturn Award en 1990 (meilleur film fantastique, meilleurs SFX, meilleure actrice dans un second rôle pour Jean Marsh et du meilleur acteur pour Warwick Davis) mais ne remporta que celui des meilleurs costumes ! Il fut aussi nommé pour l'Oscar du meilleur montage sonore et celui des meilleurs effets visuels lors de la 61ème Cérémonie des Oscars et pour le prix Hugo du meilleur film en 1989 !

    Un film dans le genre héroic-fantasy qui a part les films tirés de Tolkien et les films autour de Conan ne compte pas autant de films que ça !

    Vous passerez un excellent moment avec Willow !

    A bientôt !


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  • En dehors des films de Baz Luhrmann (Moulin Rouge ! en tête), je ne suis pas trop fan des comédies musicales ! Dans ce genre cinématographique, West Side Story, film de Robert Wise et Jerome Robbins, sorti en 1961 - et qu'on peut voir comme une transposition moderne de Roméo et Juliette de Shakespeare, avec des latinos, ce film donc fait figure d'incontournable ! Sorti avant ma naissance donc, mes parents m'avaient raconté que ce film avait alors été un véritable événement ! Moi, l'ai vu enfant à la télé et m'étais franchement ennuyé, d'autant que ce long-métrage dure pas moins de 2 heures 32 !

    Véritablement, le film en lui-même est de Robert Wise d'après une pièce d'Arthur Laurents, Stephen Sondheim et Leonard Bernstein, mis en scène par Jerome Robbins, comédie musicale du même nom, pièce montée à l'origine à Broadway où elle connut un vif succès ! Une nouvelle adaptation, signée Steven Spielberg, doit sortir cette année au cinéma, en 2020, si la pandémie de Covid le permet !?

    L'intrigue se déroule à New York, dans les années 1950 et raconte les rivalités entre deux gangs de la ville, les Jets (Américains d'origine polonaire, irlandaise et italienne) et les Sharks (immigrés d'origine portoricaine). On sait à quel point les questions de l'immigration sont sensible aux Etats-Unis dans une nation qui s'est batie sur ce phénomène ! Qui est légitime à contrôler les quartiers ? En attendant, Jets et Sharks font la loi dans le quartier West et se provoquent et s'affrontent à l'occasion !

    C'est dans ce contexte que Tony, ex-chef des Jets qui a pris ses distances avec le gang et Maria, la soeur du chef des Sharks tombent amoureux malgré les antagonismes des clans !

    J'ai surtout un titre dans la tête là, la chanson "Maria" de l'Acte 1 d'un film qui en compte deux ! Mais la chanson la plus connue est sans conteste "America" dans ce même Acte 1 !

    On va donc avoir droit à des chansons et des numéros de danse qui ponctuent l'action, principe des comédies musicales ! La problématique du genre est comment ces numéros s’intègrent dans le récit général, assez bien ici !

    Enfant, quand j'ai vu ce film, je n'avais sans doute pas la bonne sensibilité car West Side Story est un spectacle qui mérite le détour, lyrique à souhait, poétique, plein d'énergie et bien exécuté ! Un visionnage adulte de ma part est requis ! A défaut, n'ayant pas trop le temps pour l'instant, me contenterais d'extraits sur Youtube !

    Mais West Side Story, c'est aussi l'éblouissante et iconique Nathalie Wood, chantée par Jil Caplan et dont on a surtout retenu la fin tragique par noyade, qui joue ici Maria au côté de Richard Beymer dans le rôle de Tony ! Précisons que ce ne sont  pas ces acteurs qui chantent mais respectivement  Marni Nixon et Jimmy Bryant, même pas crédités au générique (un comble !) mais mentionnés sur Wikipédia (justice !) !

    A vrai dire, Nathalie Wood est la seule actrice qui était vraiment connue avant ce film, les autres étant de parfaits inconnus et Elvis Presley,  alors débordé de tournages, ayant refusé le rôle de Tony !

    Jerome Robbins est crédité au générique au même titre que Robert Wise alors qu'il n'a réglé que les scènes de danse ! C'est donc avant tout un film de Robert Wise à qui ont devait auparavant une autre comédie musicale La Mélodie du bonheur et qui est aussi connu pour avoir lancé la franchise Star Trek au cinéma entre autre !

    Les dix premières minutes du film, qui s'ouvre par un survol inédit de la ville de New York, sont totalement muettes, avec seulement la musique et la danse, ce qui donne d'entrée le ton !

    Le film a fait un carton aux Oscars en 1962 puisqu'il en a raflé dix ! Dont Meilleur film et Meilleur réalisateur !

    Un classique du cinéma au-delà du genre comédie musical !

    A bientôt !


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  • Avec le Réchauffement climatique, qui a pris le relais du péril nucléaire de la Guerre Froide, l'avenir nous sembleSoleil vert - Richard Fleischer bien incertain si ce n'est bouché ! Les oeuvres de Science-Fiction qui nous dépeignent des sociétés du futur au bord de la catastrophe sont légions et c'est la cas de Soleil vert, film de Richard Fleischer de 1973 inspiré du roman de Harry Harrison de 1966 qui porte le même titre en français ! Il s'agit en fait d'une adaptation libre du roman !

    L'action se déroule en 2022 (on n'en est donc plus loin !) et décrit une dystopie où le monde est menacé par la surpopulation et les problèmes d'approvisionnement en nourriture que cela pose ! Par ailleurs, le désastre écologique est aussi présent car les océans sont mourants et la canicule continuelle et permanente en raison de l'effet de serre.

    Les ressources naturelles s'épuisent - ce qui rejoint les conclusions et prédictions du Club de Rome en 1972 ! - la pollution , la pauvreté, la surpopulation et l’euthanasie volontaire sont la règle ! Et des émeutes ont lieu où les manifestants sont carrément ramassés par des gros bulldozers (les "dégageuses")  - on n'avait pas fait pire depuis la répression des Gilets Jaunes ! C'est donc une société moralement à la dérive !

    Dans ce contexte, Charton Heston incarne le détective Frank Thorne, un policier "de premier ordre" de la ville de New York, devenu une mégalopole de 44 millions d'habitants. Soleil vert et en effet un film hybride entre la SF et le film policier et notre détective enquête sur le meurtre d'un riche homme d'affaires, assisté par le vieux professeur "Sol" Roth, véritable mémoire du temps passé, joué par Edward G. Robinson dont ce sera le dernier rôle.

    Le riche industriel assassiné n'est autre que William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent Corporation, multinationale qui a résolu les problèmes de famines avec son aliment "Soleil vert" ('"Soylent Green"), produit à partir de plancton marin. Pourquoi l'a-t'on assassiné ? Thorn va enquêter et rapidement découvrir que ce n'est pas un crime crapuleux mais que le dirigeant s'apprêtait à révéler un secret ! On va évidemment mettre de plus en plus de bâtons dans les roues du policier au fur et à mesure qu'il s'approche de la vérité !

    "Sol" Roth va lui comprendre pourquoi Williamson a été tué. Le vieillard va alors se faire euthanasier pour mener le détective sur la voie de la vérité ! En effet, Thorn suit le camion qui emporte le corps de son vieil ami et des autres vieillards vers le crématorium pour découvrir que les cadavres sont en fait... recyclés en l'aliment "Soleil vert", ce que Williamson s'apprếtait à révéler ! Une fin particulièrement glaçante ! Les individus se nourrissant sans le savoir des cadavres des anciennes génération ! Ca s'apparente à du cannibalisme ! Car en effet le plancton a cessé d'exister !

    Le roman de Harry Harrison (Soleil vert en français et Make room ! Make room ! dans son titre original) est un plaidoyer en faveur de la contraception et du contrôle des naissance, à une époque, les années 1960, où la dénatalité n'avait pas encore remplacé le Baby-Boom, et donc contre certains conservatisme

    Le premier rôle féminin du film, le personnage de Shiri, est incarné par Leigh Taylor-Young.

    Ce fut la dernière apparition d'Edward G. Robinson à l'écran. Alors qu'il interprète cette terrible scène d'euthanasie, il est déjà très malade. Atteint d'un  cancer, l'acteur meurt peu de temps après la fin du tournage, le 26 janvier 1973. Charlton Heston a déclaré plus tard qu'il pleure vraiment dans la scène où le personnage de Thorn découvre qu'il ne peut plus arrêter le suicide de Sol.

    Il s'agit du dernier film tourné aux studios MGM. Le film a reçu d'assez bonnes critique et a bien marché en salles. Il est considéré comme un "monument du cinéma d'anticipation". il reçut plusieurs nominations et prix dont le plus marquant fut le Grand prix du Festival International d'Avoriaz 1974 qu'il remporta !

    Dans le film apparaît le tout premier jeu vidéo commercialisé en série, Computer Space, créé en 1971 par Nolan Bushnell, aussi créateur d'un autre jeu célèbre, Pong.

    À sa sortie en France, en juin 1974, le film était interdit aux moins de douze ans.

    L'action du film se déroule durant l'année 2022, comme dans les films Absolom 2022 (1994) et American Nightmare (2013) qui décrivent, eux aussi, un univers dystopique.

    Dans la pop-culture, on trouve des références à Soleil vert dans le film Cloud Atlas  et dans les séries télé Futurama Les Simpsons et South Park !

    A bientôt !


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  • Ceux de ma génération se souviennent du raz de marée, à la surprise de tout le monde, que fut le film de Luc Besson de 1988, Le Grand Bleu où Jean-Marc Barr incarnait le plongeur rêveur idéaliste Jacques Mayol, version très enjolivée de la réalité d'après ce dernier ! Ce film fut le porte-étendard de la jeunesse de cette époque prise entre SIDA, Crise économique, chômage et montée du Front National ! Un film qui incarne l'inspiration à la liberté de cette génération ! Je vous renvoie à l'article que j'ai fait dessus !

    A la fin du Grand Bleu, Jacques Mayol ne résiste pas à l'appel des profondeurs, laisse femme et enfant et suit un dauphin qui l'attend au bout du filin de plongée, s'enfonçant dans les ténèbres ! Si Atlantis, autre film de Luc Besson auquel ce billet est consacré n'en est pas la suite, on peut néanmoins imaginer, et l'argument avait été formulé à l'époque, que ce documentaire, inspiré du Monde du Silence de Jacques-Yves Cousteau, retrace le voyage de Jacques Mayol dans les fonds marins des sept océans du globe, des Tropiques aux Pôles !

    Si vous attendez une intrigue construite, vous allez vous ennuyer ferme devant Atlantis mais si vous avez décidé de vous laissez bercer par les images de ce film de 78 minutes, sans commentaires, avec uniquement la magnifique musique d'Eric Serra (dont c'est la sixième collaboration avec le réalisateur), alors vous allez passer un moment de pure évasion.

    Il y a toutefois des thématiques qui parcourent ce film, citons-en quelques unes : la lumière, l'esprit, la grâce, la foi, l'amour et la haine. Le dernier tableau du "Dernier Jour" est la naissance, comme si le spectateur émergeait de ce milieu liquide, les océans où est effectivement née la vie !

    L'accent est mis sur la beauté et la diversité de la faune sous-marine - très menacée de nos jours ! Engageons-nous et faisons en sorte que cette Nature survivent et ne subsiste pas uniquement sur la pellicule ! On contemplera sur l'écran les pieuvres géantes de Vancouver, les raies mantas du Pacifique (Nouvelle-Calédonie) et les requins gris de Tahiti parmi tant d'autres !

    Le film a du demander une "logistique de dingue" et il faut reconnaitre que Luc Besson est un superbe technicien (les mauvaises langues diront qu'il n'est que ca et que ça pêche plutôt du côté de ses scénarios et sur ce point, je les approuve !).

    A bientôt !


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  • On continue notre série sur les "films catastrophes" avec un troisième billet, cette fois sur le récent film de 2017, Geostorm, de Dean Devlin. Cette fois-ci, c'est la prochaine catastrophe écologique du réchauffement climatique qui fournit le cadre de ce récit ! Un sujet qui selon moi ne prête pas à divertissement mais plutôt à une prise de conscience et je ne pense pas que ce soit le but de ce film spectaculaire !

    En 2019, une succession de catastrophes climatiques frappe la Terre et laisse la planète endeuillée. C'est alors qu'une vingtaine de pays parmi les plus avancés technologiquement se regroupent et lance le projet Dutch Boy. Le plan pour garantir la sécurité climatique consiste en un réseau de centaine de satellites en orbites capable de réguler le temps et contrôler depuis la Station Spatiale Internationale.

    Tout se passe pour le mieux pendant des années puis un jour des "dérèglements " surviennent. On retrouve tout un village congelés en plein désert d'Afghanistan ! C'est à Jake Lawson, joué par Gerard Butler (qui a plutôt l'air d'un ivrogne que d'un génie scientifique sans vouloir être méchant !), le concepteur du projet Dutch Boy, qu'incombe la tâche d'enquêter en orbite. Au sol, son frère, Max Lawson, joué par Jim Sturgess, aidé par Sarah Wilson, agent du Secret Service, la fille blonde de service trop canon, jouée par Abbie Cornish, se rendent vite compte qu'il s'agit en réalité d'un complot ourdi au plus haut niveau du gouvernement des Etats-Unis, pays qui doit passer prochain le contrôle du réseau de satellites à la Communauté Internationale.

    Entre les séquences de catastrophes naturelles qui se succèdent, on a donc droit à des phases d'enquête sur l'I.S.S. et à Washington. Mais le climax du film consiste en une "Geostorm" ou "GéoTempête" soit un cataclysme géant à la taille de la planète ! On a alors des "incidents" dramatiques aux quatre coins du globe ! J'ai déjà du dire que je détestais les scènes de décès de masse dans les films et là je suis servi : chute de grêlons de la taille d'une voiture à Tokyo, cyclones par douzaine à Mumbai, fournaise à Moscou, tsunami à Dubai, vague de froid à Rio de Janeiro et avalanche d'éclairs à Orlando.

    Evidemment, celui qui est derrière le complot est arrêté et appréhendé, la Géotempête stoppée et l'Humanité, réconciliée et unie, relance le projet Dutch Boy consolidé et sécurisé à la fin du film !

    Au casting, on a aussi l'excellent Ed Harris que j'ai déjà vu dans de meilleurs rôles !

    Le film a eu un "succès" très moyen et a recueilli des critiques assez peu élogieuse ! Le genre de film qu'on verrait volontiers en "Direct-To-DVD" à vrai dire !

    Ce film repose aussi sur la Foi qu'on certains que la Science saura résoudre tous les problèmes de l'Humanité ! Attitude irresponsable qui ne doit pas nous empêcher de réagir à la catastrophe annoncée, dans la réalité, pas au cinéma, dès maintenant !

    Voilà pour ce film qui surfe sur l'air du temps mais qui moi me laisse froid (sans mauvais jeu de mots !).

    A bientôt !


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  • On avait déjà eu Pearl Harbor de Michael Bay, en 2001, on aura Midway, de Roland Emmerich en 2019. Deux films assez similaires dans leur traitement qui retracent tous les deux les combats les plus cruciaux de la Seconde Guerre Mondiale et de la Bataille du Pacifique entre les USA et le Japon !

    Pourtant Midway est considéré comme un échec commercial ! Le film ne lésine pas, comme on peut s'y attendre sur les effets pyrotechnique et c'est très spectaculaire mais le public s'est-il lassé de ce genre de métrage déjà vu ou y a-t'il un désintérêt pour la Seconde  Guerre mondiale, événement du XXème siècle qui ne touche plus les jeunes générations du XXIème siècle qui sont soit dans l'insouciance soit engagées dans d'autres combats ?

    Le film de Roland Emmerich exalte les héros américains ! Il est clairement dit que les Japonais avaient un avantage numérique et matériel sur les forces de l'Oncle Sam mais "évidemment" les Boys étaient plus vaillanst, plus combatifs et plus courageux ! On n'échappe pas à la propagande, 77 ans après et j'y verrais une forme de racisme si le film n'était pas dédié aussi aux soldats japonais !

    Des héros, on en a dans Midway qui commence avec l'Attaque de Pearl Harbor, se poursuit avec le Raid de Doolittle et se termine par la Bataille de Midway qui marqua un tournant pour les Alliés ! Jamais on n'avait vu une aussi grande bataille aéronavale et je crois qu'on n'en a jamais revu depuis !

    Roland Emmerich salut au passage les "casseurs de codes" qui avaient su déterminer que la bataille décisive se déroulerait à Midway ! Restait ensuite aux pilotes à faire leur office et parmi eux, Richard - "Dick" - Best qui coula à lui seul deux portes-avions ennemis mais ne devait plus voler par la suite, ayant respiré des gaz ! Ce pilote chevronné et risque-tout, avec un vrai sens de l'héroîsme et du devoir, est joué par Ed Skrein.

    Au casting, on retrouve aussi l'excellent Woody Harrelson, clairement pas ici dans son meilleur rôle, celui de l'Amiral Chester Nimitz. On a aussi Etsushi Toyokawa qui interprête l'Amiral nippon Isoroku Yamamoto ! Hélas, j'ai regardé ce film dans une version sans sous-titres et n'ai pu comprendre un traître mot des passages avec des Japonais !

    Un film viril dont et la seule présence féminine est  Mandy Moore qui joue Anna Best, l'épouse sagement à la maison de Richard ! On a aussi Luke Evans dans le rôle du commandant Wade McClusky, détenteur de la Navy Cross pour son rôle dans la Bataille de Midway !

    Un film spectaculaire mais sans doute sorti sur les écrans pas au bon moment, avec quelques années de retard ! La mode n'est plus aux films de guerre semble-t'il ? Mais pour les amoureux de films de guerre, ça  reste un très bon film qui si le public n'était pas dans les salles, a obtenu pourtant de bonnes critiques !

    A bientôt !


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  • On continue le cycle "films catastrophes" mettant en scène différentes catastrophes naturelles avec un second film, le film de 1997 de Mick Jackson, Volcano. Les années 1990, fin de millénaire oblige (?) virent un retour de ce genre de films à l'écran. C'est aussi dans cette période que l'on découvrit l'acteur Tommy Lee Jones, notamment dans Le Fugitif avec Harrison Ford et la franchise Men In Black avec Will Smith !

    Dans Volcano, sorti la même année que Le Pic de Dante, autre film sur les volcans, un de ces phénomènes sismique se réveille et va jaillir en plein Los Angeles, réputé pour son activité sismique et la Faille de San Andreas !

    Tommy Lee Jones joue Mike Roark, évidemment un responsable de la sécurité urbaine et le dernier rempart contre la catastrophe à venir ! Et bien sûr, le désastre, personne ne le voit venir, juste après un séisme si ce n'est la très éclairée  Amy Barnes, jouée par Anne Heche, qui est ici une géologue.

    Le film suit un schéma assez classique dans ce genre de films : signes annonciateurs que l'on néglige (des égoutiers brûlés vif, un métro qui déraille) et des mini-catastrophes allant crescendo et préfigurant le désastre final ! Ajouter à cela l'inévitable fille de 13 ans que se trimballe le héros qui doit concilier vie privée et bien public, fille jouée ici par Gaby Hoffmann, rien de bien surprenant dans ce film pop-corn ! A croire que les scénaristes d'Hollywood écrivent leurs histoires à la chaîne en appliquant une recette et un cahier des charges ? Non ?

    La suite, elle, tombe dans le ridicule quand le volcan émerge car il s'agit alors de détourner la lave et là pas de problèmes, les gars s'approchent de pans de lave à des températures extrêmes sans que ca leur pose de soucis ! Ils essaient alors tout pour détourner le flux, disposent des blocs de béton, creusent des tranchées vers la mer, pas très réaliste tout cela !

    Et évidemment, la bêtasse de fille du héros se retrouve coincée dans l'immeuble que l'on va démolir à la fin pour solutionner définitivement le problème - d'où dilemme ! Les ficelles sont un peu grosses ! Débrancher vos cerveaux !

    Petit détail amusant tout de même repris sur Wikipédia : La lave était principalement constituée de méthylcellulose, l'agent d'épaississement utilisé par les fast-food pour leurs milk-shakes, tandis que la cendre était faite à partir de vieux journaux.

    Bref pas un film transcendant vous l'aurez compris ! Sans être un total navet, il ne m'aura pas laissé un souvenir impérissable ! Certes le film donne dans la débauche d'effets spéciaux mais ca n'en fait pas un bon film !

    A bientôt !


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  • Ces derniers années, Disney s'est lancé dans la production de film "live-action" de ses grands classiques autour de personnages comme la méchante enchanteresse Maléfique, ou encore Dumbo, Le Livre de la Jungle ou Mulan.

    Mais la tradition de films avec acteurs chez la firme aux grandes oreilles (Disney, pas la NSA !), en parallèle aux films d'animation remonte à plus loin? Dès les années 1970 ou 1980 voire avant (mais n'étais alors pas né !). A côté des séries télé comme Davy Crockett  ou Zorro, on eut la série des Coccinelles (à Monté-Carlo, etc, la célèbre Wolkswagen), Le chat qui venait de l'espace ou encore Condorman. C'est de ce dernier film, de Charles Jarrott, sorti en 1981, que j'avais alors vu avec ma Maman, dont il va être question ici !

    Condorman est un film très bon enfant, pas extraordinaire dans sa réalisation et qui obtint un succès mitigé. Néanmoins, c'est un étrange ovni, mix entre un film de super-héros (des décennies avant le MCU !) et un film de James Bond ! Le public visé est clairement le public enfant.

    Woody, un dessinateur américain - donc de comics ! -  joué par Michael Crawford -  imagine les aventures de son personnage, Condorman, doté de nombreux gadgets - mais soucieux de réalisme, notre artiste n'hésite pas à tester le matériel de son personnage allant jusqu'à sauter du haut de la Tour Eiffel !

    Mais le réel va le rattraper en la personne de son ami Harry qui bosse pour la CIA pour lui demander, lui un civil hors de soupçons,  de passer des documents à Istanbul ! Rappelons qu'en 1981, c'est encore la fin de la Guerre Froide, la fin certes mais on y est encore ! On croise donc les "affreux" du  KGB !

    Woody va rencontrer l'amour en la personne de la belle Natalia, jouée par Barbara Carrera dont Jean-Pierre Dionnet écrira dans Métal hurlant qu'elle ferait une excellente James Bond Girl ! Ce sera le cas en 1983 dans  Jamais plus jamais , le dernier 007 avec Sean Connery.

    Le film multiplie les séquences du film d'espionnage : de mémoire, poursuites en voitures ou en hors-bord ! Woody, civil catapulté dans le milieu des services secrets, enfile sa tenue jaune et orange de Condorman et déploie ses ailes !

    Par la suite, Woody fera passer Natalia à l'Ouest !

    A l'origine, Condorman est vaguement inspirée du roman L'Espion du dimanche (The Game of X) de l'auteur de science-fiction américain Robert Sheckley, publié en 1965. Henri Mancini, l'auteur du thème de La Panthère Rose composa la musique du film qui ne fut édité qu'en novembre 2012 ! Enfin, il y eut une novelisation dès 1981, illustrée de 21 photographies en N&B et 3 photographies couleur du film .

    Pour anecdote, on a aussi une allusion à Robert Redford en agent de la CIA et au film Les Trois Jours du Condor de 1975.

    La première scène du film Kick-Ass (2010) où l'apprenti-super-héros se jette du haut d'un gratte-ciel est un hommage au film de Charles Jarrott.

    Je garde un excellent souvenir d'enfance de ce film qui ne casse pourtant pas trois pattes à un canard, à un condor en l'occurrence !

    A bientôt !


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  • En cette année 2020, j'ai décidé d'inaugurer des cycles sur mes blogs et nous commencerons par un cycle "films catastrophe"  en ces temps où la collapsologie a pignon sur rue ! Notre premier film sera une oeuvre de 1972 (année de ma naissance), réalisée par Ronald Neame, L'Aventure du Poséidon.

    Un film qui est un "chemin de rédemption" vers le salut mais clairement à déconseiller à tous les claustrophobes ! Il s'agit de l'adaptation du roman du même nom de Paul Gallico, paru en 1969. Cela nous donnera l'un des premiers '"films catastrophe" de l'Histoire du Cinéma ! Je l'avais vu enfant à la télé et il m'avait notablement impressionné !

    Au casting, on retrouve Gene Hackman qui joue le Révérend Franck Scott et Ernest Borgnine dans le rôle du Sergent Mike Rogo, policier de la mondaine. On retrouve aussi Leslie Nielsen et enfin Carol Lynley pour les rôles féminins dans la peau d'une chanteuse.

    Le Poséidon est un immense navire de croisière.Mais, hélas pour lui, son équipage et ses passagers, il va être pris dans une tempête comme on en n'a jamais vu et une vague gigantesque va le retourner !

    Dès lors les passagers vont être divisés sur la marche à suivre pour se sortir de ce péril ! Un groupe se forme derrière le Révérend Scott et va se décider à traverser le navire sens dessus-dessous, avec tous ses périls, pour se frayer un chemin jusqu' à la coque ! Ceux qui ne suivront pas l'homme d’Église vont connaître une fin rapide et tragique !

    Une dizaine de passagers vont suivre Gene Hackman qui finira par faire le sacrifice de sa vie pour sauver ses semblables ! Un film un brin angoissant donc !

    Le film multiplia les prouesses techniques lors de son tournage mais c'est pour sa bande originale qu'il reçut l'Oscar de la Meilleure Chanson originale en 1973 !

    Une suite est sortie en 1979, intitulée Le Dernier Secret du Poséidon d'Irwin Allen avec Michael Caine, Sally Field et Telly Savalas.

    A bientôt !


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  • Les duos ont marqué l'Histoire du cinéma comique, que ce soit depuis Laurel et Hardy jusqu'aux plus récents Omar Sy et François Cluzet du film Intouchable en passant par Bourvil et De Funès. Chaque membre du duo à sa fonction et c'est aussi vieux que le clown blanc et l'Auguste au cirque ! Tout se joue dans le contraste !

    Dans les années 1990, on eu Jean Reno et Christian Clavier dans Les Visiteurs mais une décennie plus tôt, dans les années 1980, on n'a pas oublié le binôme formé par Pierre Richard et Gérard Depardieu, associés à trois reprises dans La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs !

    On va parler ici du premier de ces trois films, La Chèvre, sorti sur les écrans en 1981 et réalisé par Francis Veber.

    Au départ de l'intrigue, il y a la fille du grand PDG Alexandre Bens, très malchanceuse, qui se fait enlever au Mexique ! Elle est incarnée à l'écran par la chanteuse Corynne Charby. L'industriel va donc mettre un détective privé sur le coup, un certain Campana joué par Gérard Depardieu aux méthodes musclées mais il va lui adjoindre un comparse qui va faire office d'appât, la fameuse "chèvre" du titre !

    Pierre Richard, célèbre pour son rôle du Grand Blond avec une chaussure noire, rôle de crétin par excellence, baignant dans l'humour absurde, endosse ici les habits de François Perrin. Ce type est poursuivi par une poisse légendaire et est aussi un employé de Bens. Ce dernier espère que cette déveine va mener Perrin et Campana sur la trace de sa fille Marie, les deux, Perrin et Marie, subissant les mêmes aléas du destin !

    Il faut savoir que Francis Veber est aussi connu comme étant le scénariste du Grand Blond et aussi de L'Emmerdeur  avec Lino Ventura et Jacques Brel. Il privilégie le burlesque et les mécanismes du théâtre de boulevard dans ses films aussi bien comme scénariste que comme réalisateur !

    Évidemment Campana est sceptique mais va voir sa rationalité mise à mal en constatant qu'en effet mille tuiles arrivent à son compère ! Le détective va devoir sortir son acolyte de certaines situations périlleuse mais qui plus est, il va endosser une partie de sa poisse ! Là est le ressort comique de ce film où les deux acteurs sont parfaitement dans leurs rôles !

    Pour la petite histoire, Francis Veber a l'habitude de faire revenir dans ses films un type de personnage un peu crétin, incarné par différents acteurs et répondant à chaque fois au patronyme de François Pignon ! Ici, François Perrin en est une variante !

    A l'origine, les deux rôles devaient être endossés par Lino Ventura et Jacques Villeret (ce dernier sera dans Le Diner de cons de Veber en François Pignon !) mais Ventura ne souhaitait pas tourner avec Villeret !

    C'est le deuxième long-métrage de Veber qui avait déjà dirigé Pierre Richard dans le premier film qu'il réalisa, Le jouet, en 1976n, là aussi avec un François Perrin mais cette fois journaliste au chômage !

    Depardieu voulait à l'origine jouer le rôle de Perrin et perturba le plateau.

    Un remake américain de La Chèvre - avec Veber comme consultant, et intitulé Danger public sorti en 1991.

    Enfin, la musique du film de 1981 est composée par Vladimir Cosma.

    A bientôt !


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  • Cela fait quasiment une semaine que je n'ai pas publié d'article sur ce blog et me voila de retour avec un classique de l'animation, Le Monde de Nemo, film des Studios Pixar, conduit par Andrew Stanton et Lee Unkrich et sorti en 2003.

    Rappelons qu'à l'origine, la société Pixar est une création de George Lucas qui souhaitait mener des recherches dans le domaine de l'animation numérique, en parallèle des travaux d'ILM. Par la suite, le studio a été vendu, racheté encore ensuite par Disney plus récemment ! Il n'a jamais cessé d'enchaîner les succès.

    Le Monde de Nemo est le cinquième film de Pixar et il a connu un très vif succès tant critique que public.  Nemo est un jeune poisson-clown élevé par son père Marin. Mais un jour, il se fait enlever par un plongeur !

    Marin va dès lors se lancer dans une quête pour retrouver son rejeton et vivra tout un tas d'aventures et fera autant de rencontres avec une foule de personnages interlopes, différents poissons, dont des requins, des tortues et surtout la fameuse Dory !

    Dory est un des ressorts comiques du film ! C'est un poisson-chirurgien qui souffre de "troubles de la mémoire immédiate" (et l'humour nous rappelle les quelques secondes légendaires de mémoires qu'on attribue généralement aux poissons rouges - ne dit-on pas une "mémoire de poisson rouge" pour dire qu'on en a pas ?). En réalité, Dory compense son handicap car elle est extrêmement volontaire et elle va accompagner Marin dans son périple !

    En 2016, le Studio Pixar va nous concocter un spin-off qui sort cette année là et qui s'appelle Le Monde de Dory, consacré à la compagne de Marin !

    Marin est doublé, dans la VF, par Franck Dubosc et Dory a la voix française de Julia Robert puisque qu'elle est doublée par Céline Monsarrat !

    On retrouve en effet toute une foule d'espèces marines exotiques dans ce film, toutes très bien modélisées ! Jugez plutôt :  poisson-hérisson tacheté, zancle cornu, gramma royal, crevette nettoyeuse, raie léopard,  poisson-pincette à long bec,  poisson-demoiselle, hippocampe doré, grand requin blanc, requin-marteau,  requin mako, baudroie des abysses, etc,...

    La gageure de ce film est qu'il se passe entièrement sous l'eau hors l'eau a longtemps été un problème à modéliser en animation ! Mais Pixar aime se donner des défis et ici le résous haut-la-main !

    Ce film a eut un tel succès qu'il a eu des conséquences inattendues ! Chaque gamin voulait avoir sa peluche Nemo mais pire que ça, il y eu un véritable engouement pour les poissons-clown allant jusqu'à générer un trafic et menacer l'espèce ! La bêtise humaine !

    Le film comporte de nombreuses références au monde du cinéma, aux autres productions Pixar naturellement mais pas seulement ! On trouve par exemple des clins d'oeil à la Saga Indiana Jones, à Psychose d'Alfred Hitchcock, aux Dents de la Mer,  à Wallace & Gromit ou encore à Pinocchio !

    Le film a donné lieu à des jeux vidéo mais surtout à tout un tas de parcs d'attractions ! Il a obtenu pléthores de nominations et de récompenses dont on ne mentionnera ici que la plus prestigieuse, l'Oscar 2004 du Meilleur Film d'Animation !

    A voir en famille ! Mais aussi bien pour les enfants que pour les adultes car, comme souvent, il y a plusieurs niveaux de lectures !

    A bientôt !


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  • Dans les années 1990, la carrière de Gérard Depardieu - notre "Gégé" national ! - est à son point culminant et il multiplie les tournages et les apparitions. Il apparaît aussi bien dans des drames que dans des comédies, semble à l'aise dans tous les genres.

    Depardieu est aussi présent dans nombre de comédies qui ont été des succès, les films avec Pierre Richard notamment mais aussi d'autres films plus modestes mais sympathique comme Mon père, ce héros (titre emprunté à un poème de Victor Hugo de La Légende des siècles), film de Gérard Lauzier de 1991.

    Dans ce film, Gérard Depardieu incarne un père qui a fort à partir avec sa fille, une adolescente exubérante et un brin rebelle sans oublier un peu mythomane.  André est en effet le père de Véronique, 14 ans, qu'il emmène à l'Île Maurice lors des fêtes de fin d'années. Mais la gamine va jouer un tour à son père pour les beaux yeux d'un garçon.

    Ce film voit la première apparition à l'écran de Marie Gillain dans le rôle de la fille, Véronique Arnel. C'est également le premier film d'Eric Berger et Patrick Mille - qui joue Benjamin le garçon pour qui la gamine a de l'attirance.

    Quelle embrouille va-donc monter Véronique ? Elle va en réalité faire croire à Benjamin qu'André est son amant, lui cachant en réalité qu'il est son père ! Elle le présente de plus comme un agent secret. On imagine la suite de quiproquos et d'imbroglios qui vont suivre, André passant pour le vieux pédophile de service pour le coup (mais le film n'est pas aussi scabreux !).

    André/Depardieu va donc connaître ici mille mésaventures ! Mais il demeurera au fond le héros de sa fille, un aventurier sans peur ! Le ressort comique vient de ces péripéties et du décalage entre la réalité et le récit qu'en donne Véronique !

    Un film sympathique qui ne dépare pas dans les filmographies des acteurs/actrices. On évoquera aussi la bande originale de ce film composée de différentes chansons elles aussi sympathiques - c'est d'ailleurs Marie Gillain qui interprète la chanson du générique "Sans mensonges" qui annonce la thématique du film. Depardieu pousse aussi la chansonnette sur "Ca va", un titre bossa nova.

    Le film eut un petit succès, la preuve en est que les Ricains en firent un remake en 1994, intitulé My Father, ce héros toujours avec Depardieu mais avec Katherine Heigl (qu'on verra par la suite dans les séries Roswell puis Grey's Anatomy  où sa carrière décollera vraiment !) qui remplace Marie Gillain.

    A bientôt !


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  • On retrouve bien l'humour acerbe et un peu cruel qui caractérise la culture britannique dans le film de Charles Crichton, Un poisson nommé Wanda, sorti en 1988. J'avais vu ce film quelques années après en VHS au vidéo-club du coin puis l'avais revu en VO en 2004 dans la cadre d'un cours d'anglais lors d'une formation à l'AFPA !

    Dans ce film, on retrouve une bande de pieds-nickelés, quatre malfrats qui font une attaque à main armée et dérobent des diamants. Mais le chef, George Thomason, joué par Tom Georgeson, est arrêté ! Deux de ses complices, des Américains, vont tenter de doubler le reste de la bande et de mettre la main sur les diamants,  soient Wanda Gershwitz - interprétée par Jamie Lee Curtis, excellente dans le rôle, et son amant, Otto West, un psychopathe qui se prend pour un intellectuel parce qu'il a lu Nietzsche (mais qui est en réalité complétement con ) ! - joué par Kevin Kline !

    Le vol est exécuté à merveille mais une vieille femme, Madame Coady, a été témoin de la scène et risque de faire condamner George en attente de son procès ! Le chef de la bande confie alors à Ken Pile, un brave type doté d'un bégaiement qui en fait la risée d'Otto - et joué par Michael Palin - d'éliminer la vieille. Tout au long du film, le dévoué Ken tente d'éliminer la grabataire mais ne parvient qu'à éliminer un à un les petits toutous de la retraitée ! A son grand désarroi, lui l'amie des animaux qui a appelé son poisson rouge Wanda du nom de sa complice dont il est secrètement amoureux (d'où le titre du film) !

    George soupçonne Otto et Wanda et vouloir le trahir ! Ce sont en effet eux qui ont dénoncé leur chef à la police sans se douter qu'il a caché le magot ailleurs et donné la clé d'un coffre au brave Ken !

    Wanda essaie aussi de doubler Otto et va se rapprocher d'Archibald Leach, joué par John Cleese (ex-Monty Python, une "institution" en Angleterre) qui est l'avocat de George, espérant qu'il sache quelque chose !

    Wanda va tenter de séduire Archie qui lui va véritablement tomber amoureux d'elle, ne se doutant pas de son jeu et provoquant la jalousie d'Otto ! Le film n'est que cela tout du long, une suite de quiproquos et de duperies !

    Ken finit par liquider Madame Coady et Otto apprends en torturant Ken et en mangeant ses poissons où se trouvent le butin et la clé. Wanda parvient à obtenir la clé !

    Archie dévoile publiquement l'amourette qu'il a avec Wanda, délivre Ken séquestré par Otto et les deux partent retrouver Otto et Wanda. Cette dernière trahit Otto sur lequel Ken roule ensuite avec un rouleau compresseur, pour se venger, l'embourbe dans du ciment frais !

    Wanda tombe finalement amoureuse d'Archie et les deux s'envolent pour Rio avec le butin !

    Un poisson nommé Wanda a connu un vif succès au cinéma, et obtenu de très bonnes critiques à l'époque ! Les quatre acteurs, John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael Palin referont équipe en 1997 dans une autre comédie qui n'est pas la suite du présent film et qui se nommera Créatures féroces.

    Kevin Kline reçut l'Oscar en 1989 du meilleur acteur dans un second rôle tandis que John Cleese et Michael Palin furent récompensés cette même année par des BAFTA Awards !

    C'est une excellente comédie qui préfigure des œuvres comme The Full Monty et avec laquelle vous êtes sûrs de passer un bon moment de bien vous "bidonner" !

    A bientôt !


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  • Les films de David Cronenberg ont une ambiance assez cauchemardesque sinon malsaine et La Mouche, sa réalisation de 1986, remake d'un film de Kurt Neumann de 1958, La Mouche noire, ne déroge pas à la règle !

    Outre que ce film a révélé l'acteur Jeff Goldblum qui incarne ici le scientifique obstiné, brillant mais excentrique, Seth Brundle, il s'agit là d'une excellente oeuvre de Science-Fiction qui a fait date, qui commence comme de la SF et qui s'achève dans l'horreur totale, avec notre héros transformé en monstre, en mouche à taille humaine !

    Au début du film, Seth rencontre la journaliste Veronica Quaife - incarnée par Geena Davis (qui vivait alors avec Jeff Goldblum dans le civil). Il lui présente son invention, un télépod qui transport quasi-instantanément d'une cabine à l'autre tout objet ou être vivant ! Par la suite, notre savant aura une liaison avec la journaliste !

    Mais les choses vont mal tourner car il reste encore à faire des essais du télépod avec un être humain et donc Seth n'a pas d'autre choix que d'être son propre cobaye. La tentative a lieu et l'essai semble concluant. En réalité, il y a eu un événement indésirable !

    Notre savant observe bientôt qu'il subit des transformations physique. Seth commence par se sentir en pleine forme, avec plus de force et d'endurance et pense que la machine, son invention, a eu un effet rajeunissant et purificateur sur son organisme en le restructurant. Mais la vérité est tout autre !

    En effet, à un moment, notre héros finit par comprendre l'horrible vérité ! Une mouche s'est glissée dans le télépod en même temps que lui et l'appareil a fusionné leurs structures moléculaires et leurs ADN - de manière irréversible semble-t'il ?

    Seth Brundle va alors sombrer dans la folie et le film dans l'horreur ! Il se mets en tête de fusionner en se téléportant avec des êtres humains afin de restaurer son ADN humain et va se muer en criminel alors qu'il se transforme en monstre !

    Veronica elle aussi n'est pas au bout de ses peines car elle a couché avec Seth durant sa transformation et en est tombée enceinte. Ceci donne lieu à une scène où elle cauchemarde, s'imaginant donner naissance à un asticot géant ! Le bébé sera humain dans un premier temps puis en grandissant se transformera à son tour en mouche géante, mais ça, ce sera le sujet de la suite, le film La Mouche 2.

    A la fin du film présent, le monstre qu'est devenu Seth Brundle, n'ayant plus beaucoup de lucidité, tente de fusionner dans les télépods avec Veronica mais finira finalement encastré dans le décor et achevé d'un coup de fusil par son amante vengeresse !

    Voila ! Un film un peu glauque par certains aspects ! Angoissant aussi ! Pour parler de quelques anecdotes, le projet failli être proposé à un certain Tim Burton encore méconnu et Michael Keaton fut un temps pressenti pour le rôle de Seth Brundle mais il refusa !

    Le réalisateur David Cronenberg demanda au duo Jeff Goldblum et Geena Davis (alors aussi débutante !) de s'inspirer de leur vie de couple à la ville pour leurs performance à l'écran. J'ignore comment ils l'ont vécu ?

    La musique est du spécialiste du genre, Howard Shore. Le film a obtenu de bonnes critiques et un certain succès commercial encourageant une suite, réalisée par Chris Walas en 1989, de nettement moins bonne qualité et un peu redite ! Ce second film eu à son tour une suite en comics, plus tardivement, en mars 2015, chez l'éditeur IDW en 5 issues. Il y eut également une adaptation à l'opéra en 2008 du premier film.

    La Mouche  doit aussi son succès à la qualité de ses effets spéciaux et en particulier de son maquillage. Il obtint d'ailleurs plusieurs récompenses dont une pour le maquillage, l'Oscar du meilleur maquillage en 1987 pour Chris Walas (réalisateur de la suite mais ici oscarisé pour les effets spéciaux du premier film) et Stephan Dupuis. Entre autres prix, ce film de 1986 décrocha le Prix spécial du jury au Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1987.

    On se souvient aussi de l'affiche évocatrice du film,reflétant particulièrement son climat d'horreur ! Une patte géante de mouche qui sort du télépod !

    A bientôt !


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  • Les guerres sont toujours des traumatismes pour les peuples ! Une fois le conflit terminé, un retour à la normal est Le Mur de l'Atlantique -  Marcel Camusespéré et le cinéma peut faire œuvre de mémoire. Après la Seconde Guerre mondiale, des films comme La Bataille du Rail ou Le Père tranquille entretinrent, à des fins de réconciliation le mythe d'une France en grande partie Résistante.

    Par la suite, les tensions s'apaisant et la génération de Baby Boomers nés après guerre prenant le pouvoir, on aborda ce conflit par le biais de l'humour avec notamment les aventures de la Septième compagnie ou La Grande Vadrouille. Pour certains conflits plus récents comme la Guerre d'Algérie, les plaies restent ouvertes !

    Déjà présent dans La Grande Vadrouille, l'emblématique Bourvil est à nouveau tête d'affiche dans Le Mur de l'Atlantique, film de Marcel Camus, sorti en 1970, par ailleurs, l'avant-dernier film de Bourvil - avant Le Cercle Rouge  - qui meurt la même année d'un cancer.

    Rappelons que le Mur de l'Atlantique est l'ensemble des défenses des ces françaises dressées par les Allemands pour contrer un éventuel débarquement allié !

    On y suit, durant la Seconde Guerre mondiale évidemment, les péripéties que rencontre le brave et débonnaire Léon Duchemin - joué donc par Bourvil, un paisible restaurateur, quitté par sa femme vingt ans plus tôt et qui vit avec Maria, sa sœur un brin farfelue - jouée par Sophie Desmarets - et sa fille Juliette, devenue une jeune femme - et jouée elle par Sara Franchetti. Sa clientèle va du chauffeur de Rommel aux trafiquants du marché noir ! On est peu avant la Bataille de Normandie.

    Mais Jeff,un aviateur britannique, joué par Peter McEnery, va se retrouver parachuté quasiment dans la chambre de Juliette ! Suite à un quiproquo, Léon est pris pour le peintre qui doit repeindre la Kommandantur et repars par erreur  avec un plan secret concernant les redoutables V1. Jeff comprends l'intérêt de la découverte fortuite du restaurateur et le pousse à rejoindre la Résistance qui fait passer le duo en Angleterre.

    Léon se retrouve dans un camp d'entraînement de l'armée britannique, sous les ordre de l'officier Jeff, dont il ignore qu'il a mis enceinte sa fille Juliette et qu'il sera son futur gendre !

    Notre "maitre-espion" Léon sera mêlé à un projet d'assassinat du général Rommel !

    Au casting aussi, la présence de Jean Poiret !

    Un film qui repose sur des quiproquo ou un simplet inoffensif - type de rôles où Bourvil excelle ! -  se retrouve malgré lui au cœur d'événements qui le dépasse, dans la grande Histoire et qui s'en tire avec la chance des innocents, ridiculisant en cela les méchants nazi ! Et comme dans les autres comédies du genre, on a l'officier britannique prêt à se sacrifier et faisant preuve d'abnégation qui emmène notre héros dans l'aventure, lui qui n'avait rien demandé ! C'est un peu la même recette à chaque film !

    L'histoire où Léon emporte les plans des V1 est basée sur des faits véridique, où un certain René Duchez, peintre en bâtiment et résistant français, du réseau Centurie, subtilisa une carte du Cotentin ou figurait toutes les défenses de la région jusqu'au plus petit abri.

    Pour une autre anecdote, l'acteur John Eppler qui tient le rôle du Maréchal Rommel, a été l'aide de camp du vrai Rommel durant le conflit ! Ca ne peut qu'aider à son interprétation !

    Une bonne petite comédie franchouillard où Bourvil nous fait en quelque sorte ces adieux avant de donner dans le registre dramatique dans Le Cercle Rouge.

    On retiendra la petite mélodie du film que siffle Bourvil, musique qui a marqué les esprits !

     A bientôt !


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  • En 1992, Bertrand Tavernier sort sur les écrans son long-métrage L-627  qui est bien plus qu'un film policier. Réalisé à partir du scénario écrit par Michel Alexandre, un ancien policier, le film, même si il reste un récit de fiction, se veut très réaliste et presque documentaire.

    L-627  nous immerge en effet dans le quotidien de la brigade des stups, de son commissaire, de ses inspecteurs et simples policiers, Le titre fait référence à un article du code de santé publique français qui interdit la consommation et le trafic de stupéfiants.

    On va suivre les policiers de terrain dans un monde interlope et notamment Lucien Marquet dit "Lulu", un enquêteur de seconde classe. Celui-ci est passionné par son travail, au dépends même de sa vie de famille mais suite à une altercation avec un supérieur, il est changé de brigade et affecté aux stups ! Au fil du quotidien et des missions, la personnalité de chacun de ses nouveaux collègues va se révéler ! "Lulu" est un peu le point d'entrée du spectateur dans ce monde particulier ! "Lulu" est interprété par Didier Bezace.

    Le casting comporte des acteurs chevronnés mais pas vraiment de tête d'affiche - comme un Gérard Depardieu - qui risquerait de tirer la couverture à lui ! Les acteurs du film ont certainement des filmographies étoffés avant, pendant et après L-627 mais je ne suis pas assez cinéphile pour les connaître et je préfère le cinéma américain au cinéma hexagonal pour tout vous dire ! On notera néanmoins la présence du très connu et authentique Philippe Torreton qui joue, Antoine dit "Looping", "Antonio" ou "la Belette" et aussi dans le rôle de Marie, une certaine Charlotte Kady, jusque là connue pour son passé d'animatrice jeunesse dans Récré A2 dont la carrière est restée assez confidentielle il me semble mais qui livre ici une belle prestation.

    Beaucoup de ces acteurs sont surtout connus pour avoir joué dans des séries télés françaises (P.J. , Navarro, Julie Lescaut pour rester dans le seul registre policier !) comme Lara Guirao qui dans le film de Tavernier joue Cécile, une prostituée toxico amie de "Lulu".

    Le film se place du point de vue exclusif des policiers mais montre néanmoins le monde des toxicomanes et des dealers. Il tient un propos politique et déplut à l'époque au Ministre de l'Intérieur d'ailleurs, le socialiste Paul Quilès, qui exigea une enquête sur les conditions de réalisation du film accusé de "véhiculer des choses fausses" ! Les ministres et autres politiciens étaient déjà déconnectés des réalités à cette époque !

    Bertrand Tavernier et Michel Alexandre plus encore y dénonce les aberrations du système comme la "politique du chiffre", le manque de moyens, la paperasserie administrative et le décalage entre la formation théorique de l'Ecole de Police et la réalité du terrain ! C'est toujours d'actualité !

    Le film obtint  des récompenses - principalement pour la "révélation" Charlotte Kady - et quatre nominations aux Césars 1993 (mais dans ce cas, ne remporta aucune statuette !).

    Un film surprenant - qui rejette toutes les techniques classiques de réalisation du film policier pour coller à la réalité façon documentaire ! - et très intéressant ! Un film qui plaide pour la police alors qu'en 2019, les "milices gestapistes" (pour reprendre les termes de Verdi, un Youtubeur pro-Gilets Jaunes !) de Castaner ont très mauvaise presse ! Dernier rempart d'un pouvoir illégitime (mis en place par 1 électeur sur 5 et donc par défaut !) et qui agit contre les intérêts des Français, nos braves "Robocop" vont peut-être se rendre compte un jour que leurs donneurs d'ordres (Lallement, Castaner, Macron) se moquent d'eux, notamment en ne leur payant pas leurs heures supplémentaires ! On peut toujours espérer !  Fin de l'aparté politique !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'un long-métrage qui fait partie intégrante du Patrimoine culturel américain, datant de la grande époque du Western car sorti en 1952, il s'agit de Le train sifflera trois fois, réalisé par Fred Zimmenann avec la légende Gary Cooper.

    Ce film se déroule pratiquement en temps réel, comme l'indique l'horloge de la gare, comme pour accroitre à la tension du récit. L'action se déroule de 10 heures 40 à peu après midi.

    Dans la petite bourgade d'Hadleyville, le shérif Will Kane (joué par Gary Cooper) vient d'épouser la jeune quaker Amy Fowler (jouée par Grace Kelly). Mais un ancien hors-la-loi que l'homme de loi avait contribué à arrêter par le passé, un certain Frank Miller, finalement libéré de prison, revient à ce moment là en ville avec la ferme intention de se venger et alors que Will Kane est sur le point de rendre son étoile ! Miller doit arriver par le train de midi à la gare où trois de ses complices l'attendent.

    Le shérif va alors devoir une dernière fois accomplir son sens du devoir et il tente de recruter des aides parmi les villageois. Ceux-ci refusant tous par lâcheté, le héros se retrouvera seul et même sa femme est sur le point de l'abandonner.

    Mais Amy Fowler finit, grâce à l'intervention de la maîtresse de son époux, par comprendre quel rôle elle a à jouer et abattra même un des hors-la-loi. Le couple, ayant triomphé, quitte alors la ville.

    Ce western repose au final sur une certaine tension psychologique et montre un homme face à ses responsabilités et proprement héroïque, qui semble aller à l'abattoir mais s'en sort grâce à celle qu'il aime. La morale est sauve !

    Dans cette histoire, le héros doute, a gros à perdre et a même peur - on est loin du cow-boy monolithique et invincible d'alors ! Ce western se démarque aussi par sa bande-son dépouillée et son image très sobre. On peut même y voir un "anti-western" et John Wayne détestait ce film. Son film Rio Bravo (1959), avec son héros courageux, sera une réponse au train sifflera trois fois.

    Ce film est le premier grand rôle d'une jeune Grace Kelly appelé à devenir par la suite Princesse de Monaco? Lee Van Cleef y fait aussi sa première apparition au cinéma dans un rôle muet.

    Le train sifflera trois fois vit par chez nous, sa chanson titre, en forme de ballade, interprétée par John William sous l'appellation "Si toi aussi tu m'abandonnes" avec des paroles françaises de Henri Contet

    C'est aussi le genre de film qui a fait les beaux jours de l'émission La Dernière Séance d'Eddy Mitchell dans les années 1980, sur FR3. Il peut aussi être vu comme une parabole sur Hollywood et le maccarthysme. Enfin, il a été largement récompensé à la 25ème Cérémonie des Oscars avec des statuettes pour le meilleur acteur (Gary Cooper), le meilleur montage, la meilleure musique (pour Dimitri Tiomkin) et la meilleure chanson - et aussi lors de la 10ème Cérémonie des Golden Globes dans les catégories meilleur acteur dans un film dramatique (Gary Cooper encore), meilleure actrice dans un second rôle (pour Katy Jurado) et enfin pour la meilleure photographie noir et blanc (car le film est en N&B).

    De nombreuses autres oeuvres culturelles rendent hommages à ce film : un épisode de  Chapeau melon et bottes de cuir (sur le mode parodique), l'album de Lucky Luke, "Les Dalton à la noce", paru en 1993, le film de SF, Oultand... loin de la terre,  film de 1981 avec Sean Connery en transpose la trame dans l'espace et enfin, on eu même un film porno en 1975 qui parodie le titre du western de Zinnemann, L'arrière-train sifflera trois fois - avec un scénario sans aucun rapport avec le film original.

    Moi, c'est un de mes westerns préférés !

    A bientôt !


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  • Force est de constater que les films d'animation de ces dernières années sont très bons ! Qu'est-ce qui fait un bonTous en scène - Garth Jennings film d'animation, me direz-vous ? Et bien je pense que c'est, outre évidemment une bonne animation (et dans ce domaine, on a fait bien des progrès avec les perfectionnements de l'informatique !), un scénario intelligent et des films à plusieurs niveaux de lecture pour plaire aussi bien aux enfants qu'aux adultes (ça s'applique aussi aux intemporels de la bande-dessinée !) !

    Or le scénario de Tous en scène (Sing en VO !) est suffisamment étoffé - avec son lot à foison de rebondissements et de péripéties (de "complications" !) pour garantir un bon moment de divertissement ! C'est un certain Garth Jennings qui signe en 2016 cette comédie musicale avec toute une troupe d'animaux anthropomorphes et pleins de talents !

    Buster Moon est un koala qui a réalisé son rêve, diriger un théâtre et donner des spectacles musicaux, grâce au labeur d'une vie de son père, laveur de voitures ! Le rejeton veut donc se montrer à la hauteur mais hélas ses représentations ne rencontrent pas le succès et les finances sont au plus bas ! Il va donc tenter son va-tout : un radio-crochet censé dénicher les nouveaux talents et attirer le public !

    Le film nous présente toute une ribambelle d'animaux attachants, interprétants les standards modernes de la chanson US et plus largement anglo-saxonne avec notamment des titres de Elton John et Frank Sinatra ou encore Lady Gaga pour les plus marquants !

    On a ainsi Rosita, une truie mère d'une famille nombreuse qui a jadis abandonné son rêve de devenir chanteuse pour les tâches ménagères et qui fera un duo avec Gunther un cochon allemand survolté et excellent danseur.

    On a ensuite Ash une porc-épic rockeuse qui se fait rabaisser par son petit ami égocentrique et qui finira par s'émanciper et écrire ses propres chansons !

    Il faut aussi compter avec Johnny, un jeune gorille à la voix d'or dont le père est un gangster qui ne reconnaît pas le talent de son fils et pire essaie de l'entraîner dans ses combines !

    Puis il y a Mike, une souris blanche à la voix de crooner mais imbue d'elle-même et sûre de remporter le radio-crochet !

    Et pour terminer, on a Meena, une éléphante timide qui parviendra à surmonter sa peur d'être sur scène pour donner le meilleur d'elle-même !

    Tous ce petit monde va se préparer pour un spectacle qui du radio-crochet initial se transformera en concert bénévole afin d'aider Buster à rebondir après la destruction de son théâtre au milieu du film !

    Au casting, donnent de la voix, Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Seth MacFarlane, Scarlett Johansson, Joh C. Reilly, Taron Egerton ou encore Tori Kelly, dans la Version Originale s'entend !

    On se surprends à rire et sourire en regardant ce film assez réussi mais un brin moralisateur ! Et on ne s'attend pas à certains rebondissements comme la destruction catastrophique du théâtre ! En clair, j'ai passé un très bon moment au visionnage de ce Tous en scène !

    Une histoire chaleureuse qui a reçu un bon accueil à la fois critique et public  - et mérités !

    A bientôt !


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  • Keanu Reeves est resté associé à la Trilogie Matrix et souvent ce genre de succès vous colle à la peau au point que John Wick - Leitch & Stahelskiles carrières des acteurs ne rebondissent plus ensuite ! Pourtant, en 2014, avec le film d'action John Wick, l'acteur qui incarnait Neo est de nouveau au sommet, cette fois dans la peau d'un tueur de légende !

    John Wick est l'oeuvre du duo David Leitch et  et Chad Stahelski et le film verse dans l'ultraviolence - mais désamorcée par le caractère un peu cartoon de l'ensemble ! - à travers un grand nombre de gun-fights !

    Pourtant au début du film, Wick est devenu un honnête citoyen qui a raccroché pour une femme, Helen et qui sera bien vite dévasté après la mort de celle qu'il aimait emportée par le destin et une maladie foudroyante. Celle-ci, comme cadeau d'adieu lui fait livrer Daisy, une jeune chienne beagle !

    Mais un certain Josef  Tarasov - interprété par Alfie Allen (surtout connu pour son rôle de Théon Greyjoy dans Game of Thrones) - lorgne sur sa Mustang, sa voiture de sport et comme Wick refuse de la vendre, il s'introduit chez lui avec ses comparses, bat à tabac le tueur retiré et tue sa petite chienne ! Evidemment, John Wick va voir rouge et se lancer sur le chemin de la guerre !

    Mais Josef n'est autre que le film de  Viggo Tarasov, le parrain de la mafia russe de New York  - joué par Michael Nyqvist - et le chef mafieux se rends vite compte de la bévue de son rejeton et lance un contrat ouvert de plusieurs millions de dollars sur la tête du héros.

    On va découvrir le milieu fantasmé de la Pègre à New York avec ses Cercles comme l'hôtel Continental, établissement réservé aux assassins où l'exécution des contrats est interdite, le Cercle Rouge (Red Circle), boite de nuit des gangsters ou encore une église qui sert de couverture au blanchiment d'argent et à la comptabilité de la mafia russe.

    Dans la distribution, on retrouve Willem Dafoe qui joue Marcus, un autre tueur à gages, ami de Wick, qui va couvrir ses arrières, la vénéneuse Melle Perkins, jouée par Adrianne Palicki (vue dans la série Z Légion et dans la série télé Marvel's Agents of Shield dans le rôle de Mockingbird) et qui est prête à enfeindre les règles du Continental ! Apparition rapide aussi de John Leguizamo en garagiste qui refourgue les voitures volées !

    John Wick atteint sa cible, élimine Josef mais doit faire ensuite face à Viggo lui-même tandis que les règlements de compte se succèdent entre les assassins, Marcus et Melle Perkins ! Le crédit de ces deux là est soldé ! Les Nettoyeurs entrent en scène et Winston, le patron du Continental, résilie aussi des cartes de membres !

    Il s'agit ici du premier film des deux réalisateurs qui ont auparavant travaillé avec Keanu Reeves sur la Trilogie Matrix dans le domaine des cascades ! Ca s'en ressent dans John Wick. On assiste à des "chorégraphies funèbres" !

    Baba Yaga, comme on surnomme John Wick, laisse une traînée de morts derrière lui ! Ambiance comics pour ce film et règlements de comptes ! Le film a obtenu un bon succès en salles et deux suites ont rapidement été réalisées, en 2017 et 2019.

    Certains fans de John Wick et de Matrix ont été jusqu'à élaborer une théorie selon laquelle le tueur sans pitié serait en fait Neo dans une nouvelle incarnation de la Matrice ! Il fallait oser !

    Et à la fin du récit, on s'aperçoit que tout le film n'était qu'un long flash-back car il s'est ouvert avec un John Wick blessé suite à son affrontement avec Viggo !

    A bientôt !


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  • Les années 1990 ont vu la multiplication de films racontant les démêlés d'un héros solitaire au prise avec des bandes de terroristes généralement dans des lieux-clos. On pense bien sûr à l'étalon du genre, Die Hard - Piège de cristal - avec Bruce Willis mais aussi les films avec Jean-Claude Van Damme ou Steven Seagal (ai commis des articles sur plusieurs de ces films !). En 1997, c'est Harrison Ford qui joue les redresseur de torts dans une coproduction germano-américaine de Wolfgang Petersen, surtout connu pour Das Boat !

    Ford interprète ici James Marshall, président des Etats-Unis, dans un film à la gloire des USA ! Marshall est, à l'instar du président du film Indépendance Day, un de ces surhommes capables de jouer des muscles et de sauver le monde civilisé ! Bref, c'est bien caricatural et on pouvait espérer mieux de Wolgang Petersen que ce film visiblement de commande.

    L'intrigue se déroule donc à huit-clos dans le "mythique" Air Force One, l'avion présidentiel. Les méchants sont ici les Républiques de l'ex-URSS et le dictateur fictif, le général Ivan Radek et son homme de main, Ivan Korshunov (ils s'appellent tous Ivan dans ce film ?), joué par Gary Oldman, très à la mode dans les rôles de méchants dans les années 1990 (Dracula, Léon, le Cinquième Elément,...). On ne peut évidemment pas ne pas penser à la Tchétchénie !

    Car au début du film, les services secrets et les forces spéciales russes et américaines capturent Radek et tandis que Marshall se rends à un diner à Moscou pour fêter cette collaboration fructueuse, Korshunov et un groupe d'une demi-douzaine de terroristes, se faisant passer pour des journalistes, montent à bord d'Air Force One et vont tenter d'en prendre le contrôle afin de faire du président américain et de sa famille leurs otages pour négocier la libération de Radek.

    Donc le scénario est au final assez classique voire basique !

    Au casting, on retrouve aussi Glenn Close (à l'aise dans le rôle qui lui va très bien de vice-présidente), Dean Stockwell et Xander Berkeley (avant 24 heures chrono,  série pleine de terroristes !) qui joue un traitre !

    Harrison Ford, bien que vieillissant, est à l'aise dans les scènes d'action ! L'acteur qui prête ses traits à Indiana Jones et Han Solo, est un vrai aventurier dans la vraie vie, posant même des avions en atterrissage catastrophe ! Dans ce film, il n'aura de cesse de faire mettre les otages et sa famille à l'abri pour ne pas céder à l'odieux chantage du régime terroriste !

    En conclusion, un film assez "formaté" mais efficace et qui se regarde bien et avec plaisir !

    Dans les années 1990, alors que je séjournais chez ma grand-mère, ma chère Mémé, j'empruntais de nombreuses VHS à mon Tonton Dédé (techniquement le frère de ma grand-mère, mon grand-oncle !), qui avait un abonnement Canal + et y enregistrait pas mal de films, principalement des films d'action (avec Jean-Claude Van Damme !) dont il était fan mais aussi ce Air Force One !

    A bientôt !


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  • Sylvester Stallone repasse devant et derrière la caméra en 1982 en ajoutant un opus de plus à la saga de son boxeur opiniâtre, à savoir Rocky III : L'œil du tigre. Cette fois, Rocky Balboa, devenu au terme du film précédent Champion du monde des poids lourds en battant Apollo Creed, doit remettre son titre en jeu, va le perdre et tout faire pour le reconquérir !

    On peut voir ces films comme des métaphores de nos existences ! Rocky doit lutter âprement contre les épreuves et les coups du sort, et faire preuve d'une indéfectible volonté. Sa route va croiser celle de Clubber Lang, un boxeur de Chicago, élevé dans la rue, et joué par le fameux Mister T (Laurence Tureaud de son vrai nom !) de L'Agence tout risques au look si unique. Ce nouveau venu sur le circuit va défier le champion !

    Seulement voilà, parce qu'il s'est "embourgeoisé", Balboa va perdre son combat et son titre ! Il n'a plus cette étincelle de combativité acharnée dans le regard, ni cet esprit de ténacité, bref il n'a plus "l'œil du tigre" - que Clubber, individu violent et cruel, a par contre !

    Un malheur n'arrivant jamais seul, Mickey, l'entraineur adulé, le père d'adoption du héros, meurt de vieillesse (ou de tristesse ?) dans cet opus et c'est Apollo Creed, l'adversaire d'hier, devenu l'ami du champion déchu, qui va entraîner Rocky et le remettre sur les rails, un Rocky en proie au doute et à la peur !  

    Comme pour les opus précédents, les combats sont filmés de manière très réaliste, en caméra portée, et ça cogne dur ! Stallone a subit une intense préparation physique, comme précédemment là encore, pour ce rôle et il se donne à fond !

    C'est un film sur les bouleversements apportés par la célébrité et ses effets destructeurs sur la personnalité, un thème que Stallone connaît bien et a expérimenté en tant qu'acteur "bankable".

    On retrouve le casting habituel : Talia Shire (Adrian), Burt Young (Paulie), Carl Weathers (Apollo Creed) et Burgess Meredith (Mickey Goldmill).

     

    Le film est aussi connu pour sa bande-thème : "Eye of the Tiger" du groupe Survivor. J'aime beaucoup de film qui est le "petit bébé" du réalisateur. D'autres films vont suivre même si le succès va s'atténuer mais au moment de ce Rocky III, le succès de la franchise est au plus haut.

    On pourrait aussi dresser une liste de parallèles avec les thématiques du salut, de l'engagement ou de la rédemption du dogme chrétien… C'est un film très religieux en un sens, sur le sacrifice de soi et assez édifiant.

    A moins que l'on voit la saga Rocky comme un hymne au culte du corps et au développement personnel si typiques  des années 1980, ère de l'individualisme, du self-made man, de al compétition généralisée et du néolibéralisme ?

    A bientôt !


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  • Quand on regarde un film de John Carpenter, on est à peu près sûr que ça va dépoter !  Et le réalisateur donne dans le film d'action dès 1981 avec New York 1997 qui est aussi un film de Science-fiction dans un futur dystopique !

    On est dans un avenir proche et le crime est devenu endémique à tel point que l'Île de Manhattan, à New York, a été transformée en prison de haute sécurité mais où les prisonniers sont en fait livrés à eux-même et font régner leurs lois !

    Mais voilà qu'Air Force One vient, suite à un attentat, à se crasher pile sur Manhattan avec le Président des Etats-Unis, joué par Donald Pleasance, à son bord ! Il faut alors recourir aux services d'un homme à la hauteur de la situation, un gars qui ne fait pas dans la délicatesse, le dénommé Snake Plissken, joué par Kurt Russell, légendaire fugitif et ancien soldat, le parfait "bad boy" !

    Suite au succès de La Nuit des Masques, John Carpenter gagne en visibilité et se lance, avec l'aide de Nick Castle, dans l'écriture de New York 1997 et en s'inspirant au passage du scandale du Watergate.

    Snake Plissken a moins de 24 heures pour sauver le Président en échange du pardon de ses crimes ! Les commanditaires de notre héros lui injectent des micro-capsules explosives pour être sûr qu'il ne s'enfuira pas d'où le délai pour sauver sa cible et neutraliser les mini-bombes !

    C'est assez cocasse de revoir le World Trade Center, dont on connaît le sort, dans ce film ! Dans Manhattan, Snake va découvrir  toute une faune interlope, Cabbie, Brain, Maggie et le caïd du secteur, le "Duc" ! Le film ne fait pas dans la dentelle car la plupart des alliés de circonstances que se fait notre héros meurent de manières tragiques et brutales !

    Evidemment, les plus pourris ne sont pas les prisonniers de Manhattan mais bel et bien les commanditaires de Snake et en particulier le Président. Notre héros parvient à être plus malin que les méchants et les dupe à leur propre jeu, en intervertissant une certaine cassette censée contenir des secrets nucléaires avec une cassette de jazz à la fin !

    Au casting, on notera le présence aussi de Lee Van Cleef, d'Ernest Borgnine, d'Harry Dean Stanton ou encore Jamie Lee Curtis prêtant sa voix à certains moments du film.

    En tout cas, c'est un film culte qui fit de Kurt Russell une star ! Le thème musical principal du film est aussi célèbre avec ses quelques notes au synthétiseur !

    Une ambiance crépusculaire pour ce métrage dont aucun studio ne voulait au départ, le jugeant "trop sombre et trop bizarre", puisant aussi son inspiration dans Un justicier dans la ville, film emblématique et très populaire à l'époque, avec Charles Bronson ! Alors oui, ce film de Carpenter est très violent ! Mais dans la même période, on a eu les Mad Max ! Deux styles de cinéma populaires s'opposent à la fin des années 1970 aux USA, d'un côté des films très sombres, dans le contexte Watergate/Guerre du Viet-Nam, et d'autres part des films plus faits pour rêver comme Star Wars (même si les vaisseaux spatiaux et équipements y font "usés" !) et tous les films "pop-corns" qui ont suivi !

    A bientôt !


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  • Au début des années 1990, la carrière de Sylvester Stallone est dans le creux car l'acteur vient de subir plusieurs échecs après s'être essayé à la comédie. Avec le film de Renny Harlin sorti sur les écrans en 1993, Cliffhanger : Traque au sommet, l'interprête de Rocky et Stallone renoue avec le film d'action et avec le succès !

    Le film raconte l'histoire de Gabe Walker - joué par Stallone - qui est un alpiniste et secouriste dans les montagne Rocheuses. Dans le prologue, il va se lancer au secours de son ami Hal Tucker - joué par Michael Rooker - et Sarah, la petite amie de celui-ci - jouée par Michelle Joyner - coincés au sommet d'un pic mais Sarah tombe et meurt sur le coup, d'où le traumatisme initial du héros qui se retire alors du métier !

    C'est donc encore une énième variation sur un héros blessé qui doit affronter ses démons et se reconstruire dans l'épreuve ! L'épreuve, c'est huit mois plus tard quand un avion fédéral transportant des fonds monétaires est attaqué par une bande de mercenaires menée par Eric Qualen - rôle tenu par John Lithgow. Évidement, l'appareil va s'écraser dans la montagne !

    C'est Hal qui est contacté par les survivants - qui sont donc en fait les mercenaires qui ont pris d'assaut l'avion si vous suivez ? Gabe qui est retourné chez sa copine Jessie - jouée par Janine Turner, une autre experte de la montagne, est mis au courant et part aider Hal ! Les deux vont donc avoir affaires aux dangers naturels des pics et hauts sommets et à la menace plus humaine des mercenaires. Et donc Gabe va se racheter en sauvant son copain !

    A la manière d'un Piège de Cristal, Gabe va profiter du terrain pour éliminer un à un les mercenaires puis leur chef, Qualen, forcément plus coriace et qui tient à récupérer des valises d'argent !

    C'est donc à la fois un film spectaculaire - dont on s'imagine que le tournage a du être compliqué !? - et avec de magnifiques paysages de montagnes à couper le souffle ! C'est très sportif et on est bien dans le registre de l'action pure et dure ! Mais ça reste un film assez mineur dans la carrière de Stallone. L'avais vu au cinéma à l'époque et avais bien aimé mais sans plus !

    Des grimpeurs professionnels, américain, allemand et français, ont conseillé l'équipe pour le tournage et il est amusant de signaler que Stallone est sujet au vertige ! Un comble ! C'est filmé, non dans les Rocheuses mais dans les Dolomites, en Italie. L'acteur vedette a d'ailleurs failli se tuer en manquant d'oublier de se sangler lors d'un saut !

    Enfin, un film qui ne manque pas de cliffhangers, de rebondissements !

    Et donc, ce film a obtenu un bon succès public et a été présenté en avant-première hors compétition au Festival de Cannes à l'époque, en 1993 donc !

    A bientôt !


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  • Le personnage d'Hellboy s'est déjà vu décliné trois fois au cinéma, en 2004, 2008 et 2019. Le film Hellboy de 2004Hellboy - Guillermo del Toro est une réalisation de Guillermo del Toro habitué aux ambiances gothiques et décalées.  A l'origine, ce héros est un démon invoqué des Enfers qui a été déchu (on lui a coupé les cornes !) est un personnage de comics crée par Mike Mignola (dont c'est l'oeuvre la plus connue !) et il a épousé la cause du Bien au sein du BRDP (Bureau pour la Recherche et la Défense Paranormales).

    Hellboy reprends grosso-modo l'intrigue du premier tome de la BD à savoir "Les Germes de la Destruction" et c'est donc une origin-story. L'action débute à la fin de la Seconde Guerre mondiale quand des occultistes nazis, membres de la Société de Thulé et du projet Ragnarok, acculés à la défaite, décident de jouer leur dernier va-tout et d'invoquer un démon. Un Hellboy juvénile - et doté d'une main de pierre ! - arrive donc Terre tandis que les G.I. dessoudent les méchants. Ce sont les Américains - et un certain Trevor Bruttenholm, un occultiste allié - qui vont finalement recueillir la jeune créature et en faire leur instrument contre le mal.

    Soixante ans plus tard, Hellboy, travaille au sein du BRDP avec une créature aquatique nommée Abe et Liz Sherman, une jeune télékinésiste très puissante, momentanément mise à l'écart dans un asile psychiatrique. On découvre ce monde étrange par le biais de John Myers, un agent du FBI, transféré au BRDP. Liz est le "love interest" de Hellboy qui l'a prise sous sa protection.

    Mais les méchants nazis sont aussi de retour en la personne de Raspoutine qui est celui qui a ouvert le portail dimensionnel pour l'invocation jadis, espérant en réalité commander à une créature nommée l'Ogdru Jahad. L'occultiste russe qui avait disparu en 1945 dans le portail est de retour et espère terminer son œuvre, aidé en cela par Ilsa von Haupstein, sa disciple et par un assassin d'élite du nom de Kroenen. Les méchants reçoivent l'appui de démons, notamment une bestiole nommé Sammael qui a la sale habitude de proliférer !

    Beaucoup d'actions et d'effets spéciaux dans ce film ! L'affrontement est épique et Hellboy devra faire des choix notamment entre être celui qui détruira le monde ou celui qui le sauvera ! Après bien des péripéties, Raspoutine parviendra à invoquer le Behemoth mais notre héros causera une "indigestion" au monstre. Ca se termine par un baiser entre Hellboy et Liz ! Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

    L'ambiance de ce film fait évidemment penser à Lovecraft qui est une des influences reconnues de Mignola et une inspiration pour del Toro.

    C'est Ron Perlman qui tient le rôle d'Hellboy sous le maquillage, Selma Blair est Liz Sherman, John Hurt endosse le costume de Bruttenholm tandis que Rupert Evans joue le rôle de Myers.

    Un bon film mais on préferera la BD/le comics. On retrouve bien ici la patte caractéristique de del Toro et l'adaptation de Mignola est assez fidèle ! Y avait-il besoin de rebooter cette franchise en 2019 - pour le bide que l'on sait ?

    A bientôt !


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  • Dans la carrière du réalisateur Sam Raimi, entre la série des Evil Dead et celle des Spider-Man, il y a des filmsMort ou vif - Sam Raimi comme Mort ou vif, production de 1995 où notre homme s'amuse à jouer avec - tout en les cassant ! - les codes du western ! De plus le film bénéficie d'un beau casting !

    Le duel aux pistolets est l'une des images d'Epinal du genre où entre deux cow-boys, ce sera à celui qui dégainera le plus vite ! Mort ou vif - qui tire par ailleurs son titre français de la phrase que l'on trouve sur les avis de recherche pour chasseur de prime(et s'intitule The Quick and the Dead en VO !) - joue sur ce cliché en nous proposant d'assister à un concours de duels sur trois jours ! C'est l'occasion de nous montrer une belle galerie de figures de l'Ouest : le Kid, Lady, Cheval moucheté, Cort, le Danois, le Sergent Cantrell, ou encore l'As - tous engagés dans la compétition organisée par le redoutable Herod - joué par Gene Hackman, diabolique à souhait !

    Lady, c'est Sharon Stone qui nous montre ici qu'elle est aussi dangereuse avec un pistolet qu'avec un pic à glace ! La jeune femme surgit du désert vient en fait assouvir une vengeance, mener sa petite vendetta personnel et reprendreune ville - qui se nomme à point Redemption ! - au terrible Herod qui règne en maître des lieux, taxant les habitants contre sa protection. Ces derniers n'hésiteront pas à recruter un tueur à cages en espérant que le tireur d'élite parvienne à abattre leur tortionnaire lors du concours !

    On est aussi ici dans une histoire de filiations ! Herod a un fils, le Kid - joué par Leonardo Di Caprio -, un petit voyou très habile de la gachette mais méprisé par son paternel et bien décidé à faire tomber son géniteur de son piédestal lors de la compétition. Mais Herod a préféré se choisir une sorte de "fils spirituel" en la personne de Cort - joué par un jeune Russell Crowe, ancien homme de main du hors-la-loi qui est devenu prêtre et a fait vœu de non-violence après qu'Herod l'ait forcé à tuer un homme d'Eglise ! Ce Cort cherche clairement sa rédemption et se rapprochera de Lady avec qui il nouera alliance contre Herod, l'homme à abattre décidément !

    Ca va donc sévèrement jouer de la gâchette dans ce film : Colt, Remington et Smith &Wesson sont de sortie et la poudre va parler plus d'une fois ! C'est une véritable épreuve pour Lady ! Et Herod est protégé par ses "hommes en noir" (dans leurs imperméables noirs !) et le bandit fixe les règles ! Les perdants sont eux littéralement dépouillés !

    Un film tout en symbolique ! Le scénario est très élaboré. Lady figure un modèle d'émancipation féminine à l'image de Sharon Stone, femme maîtresse de son destin qui a su gérer sa carrière avec brio et intelligence ! Mais Lady va-t'elle perdre son âme dans l'épreuve comme jadis Cort ?

    En réalité, Lady est la fille de l'ancien Marshall - joué par Gary Sinise - que Herod a assassiné pour prendre la ville, il y a des années ! On comprends donc mieux ses motivations.

    Bref, j'ai beaucoup aimé ce film et Sam Raimi réussit bien l'exercice de se frotter au western !

    A bientôt !

    PS : Ce film constitue mon 450ème "Coup de coeur" sur Overblog !


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  • Le Prix du danger, film d'anticipation et de critique sociale franco-yougoslave d'Yves Boisset, sorti sur les écrans en 1983 m'avait scandalisé à l'époque. Basé sur une nouvelle éponyme de Robert Sheckley, ce long-métrage préfigure la télé-réalité avec 30 ans d'avance et est aussi un ancêtre de films comme Battle Royale  ou Hunger Game.

    Le Prix du danger mets sous notre regard ce qu'il y a de plus noir dans la nature humaine. Dans une société déshumanisée, un jeu-télé à succès propose à cinq traqueurs de chasser un chômeur qui doit leur échapper et rejoindre un endroit secret si il veut gagner un million de dollars et accessoirement avoir la vie sauve !

    Ce jeune chômeur, c'est François Jacquemard, incarné à l'écran par Gérard Lanvin. Le présentateur de la chaine CYV qui retransmets en direct le show meurtrier, c'est Michel Piccoli qui campe avec efficacité un personnage très irritant et tout en cynisme dans ce qui est un retour à la barbarie canalisée des jeux du cirque de l'Antiquité !

    Au casting, signalons aussi Marei-France Pisier, Bruno Cremer, Andréa Ferréil, Jean-Claude Dreyfys et Gabrielle Lazure !

    A l'époque, ce film m'avait scandalisé par sa cruauté et aussi par l'image qu'il donnait des chômeurs, ici inutiles, désespérés et "chair à canon bonne à tuer", mon propre père étant alors au chômage ! Mais je n'avais pas perçu que c'était une analyse assez fine de sociétés qui amorçaient alors leur tournant néolibérales avec Reagan, Thatcher et Mitterrand, obsédées par le fric et le paraître !

    Pour la petite histoire, c'est un vrai désespéré de la vie qui aurait du tenir le rôle principal si il ne s'était suicidé. Le film avait été diffusé aux Dossiers de l'écran  en février 1987 suivi d'un débat ayant pour thème "Quelle télévision pour demain ?". Aujourd'hui, le monde de la télévision, sorti des séries-télé elles-même souvent violentes, n'est guère reluisant entre Cyril Hanouna et Les Anges de la téléréalité. Ce qui fait que j'ai remisé mon poste dans un carton depuis 4 ou 5 ans ! Sans regrets !

    Ce film possède aussi une ambiance 1984 d'Orwell ou encore lorgne vers Orange mécanique. Mais plus qu'un film d'action, un film qui questionne et fait réfléchir !

    Voilà, je signe ici avec cette article mon 500ème billet "Cinéma" sur Overblog - sous réserve que je n'ai pas oublié de taguer des articles et en ne comptant pas mes articles sur des films X du Skyblog secret ! A venir, 500 autres films !?

    A bientôt !


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  • Au début des années 1990, l'emblématique réalisateur Francis Ford Coppola va nous donner une nouvelle version du "mythe" de Dracula. En effet, en 1992, sort sur les écrans Bram Stoker's Dracula qui se veut résolument plus fidèle à l'oeuvre originale du romancier britannique. Ca nous donne un petit chef d'oeuvre d'inspiration gothique - courant qui est alors à la mode ! - et le film est servi par les acteurs montants du moment, Keanu Reeves, Winona Ryder, Gary Oldman et le vétéran Anthony Hopkins !

    Coppola s'est échiné à nous restituer la légende originale de Vlad Tepes l'Empaleur, ce seigneur cruel du Moyen âge qui rejeta Dieu et devint un vampire ! il y a évidemment derrière l'acte de reniement de Vlad Dracul une histoire d'amour qu s'est mal terminée !

    Car ce Dracula de Coppola contient une bonne dose de romantisme, de romantisme tragique, ce qu'on appelait dès l'Ere Victorienne, le romantisme noir, qu'on retrouve aussi dans les oeuvres d'Edgar Poe.

    Ce film rompt donc avec la tradition des films de la Hammer. Un Dracula présenté ici comme torturé, pour qui on pourrait presque ressentir de l'empathie ! C'est lui le vrai "héros" du film et le vampire croit retrouve un peu de son amour perdu en la personne de Mina Murray qui pourrait être la réincarnation de sa femme.

    Je ne vous détaille pas l'histoire qui débute en Transylvanie où Jonathan Harker, un jeune clerc de notaire joué par Keanu Reeves au début de sa carrière, se rends pour finaliser la vente d'une abbaye avec un mystérieux comte ! Il ne s'agit d'autre que de Dracula, joué par Gary Oldman qui en fait des tonnes et est à fond dans le rôle ! Le client du notaire se rends alors compte, en aperçevant une photo, que Mina, la fiancée de Harker, n'est autre que le sosie de sa défunte femme ! Il va alors gagner l'Angleterre pour l'approcher !

    On saluera aussi les effets spéciaux de ce film, notamment au niveau du maquillage ! Dracula endosse différentes apparences, du monstre à la créature charmeuse.

    On mentionnera les passages cultes de ce film, comme les apparitions des trois servantes/femmes vampires de Dracula, les interventions du Professeur Van Helsing - joué par Anthony Hokins ou le destin tragique de Lucy.

    Notre vampire retrouvera-t'il son âme et le repos ? La conclusion du film est à cet égard exemplaire !

    On signalera aussi la chanson "Love Song for a Vampire" interprétée par Annie Lennox.

    A bientôt !


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  • En 2017, le légendaire King Kong, icône du Septième Art, refait une apparition sur les écrans avec Kong : Skull Island, un film signé Jordan Vogt-Roberts ! Le gorille géant est devenu célèbre en 1933 lorsqu'il escaladait l'Empire State Building dans un film alors en N&B ! On le retrouva par la suite, en couleurs, dans d'autres longs-métrages dans les années 1970 et 1980 et enfin dans les années 2000 sous la caméra de Peter Jackson !

    Mais désormais, sous l'égide de Legendary Pictures, les monstres ont droit aux meilleurs effets 3D !  Le film Kong : Skull Island s'inscrit dans un projet plus vaste des producteurs, un univers partagé sur le modèle du Marvel Cinematic Universe, le "MonsterVerse", et ses films de Kaijus, initié en 2014 avec le film Godzilla.

    Les monstres régnaient autrefois sur la Terre et sont sur le point de revenir ! C'est pourquoi le projet MONARCH les traque. C'est la raison de vivre de William "Bill" Randa, joué par le débonnaire John Goodman.

    Au casting, on retrouve aussi la délicieuse Brie Larson (Captain Marvel par la suite !) qui joue une reporter- photographe de guerre, nommée Mason Weaver, hostile à la violence. Et Samuel L. Jackson dans le rôle du Colonel Preston Packard, le vrai "méchant" du film qui règle tout par le feu !

    De la violence, de la fureur, du feu et de l'acier, il y en aura lorsque, l'action se déroulant en 1973, dans le contexte de la Guerre du Viet-Nam, les héros débarquent dans un défilé d'hélicoptères, façon "Apocalypse Now", sur l'Île du Crâne, déstabilisant tout l'écosystème et l'équilibre des lieux !

    Ce lieu, isolé du reste du monde, depuis la nuit des temps, est sous la protection du dieu Kong qui veille sur les indigènes et combat les "Rampants" venus des profondeurs de la Terre Creuse. Le scénario mets donc en place toute une mythologie de l'Ïle !

    L'endroit est en effet infesté de divers monstres outre Kong et les "Rampants" : buffles préhistoriques géants, araignées et phasmes géants, nuées de ptérodactyles, kraken... L'horreur et l'action culminent lors du combat final entre Kong et le Mastodonte !

    Pour compléter le casting, signalons aussi la présence dans le film de Tom Hiddleston, Jonh C. Reilly ou Corey Hawkins ! Mais j'ai trouvé que pas mal de personnages étaient sous-exploités dans ce film (comme la biologiste, personnage secondaire, là c'est évident mais même des personnages principaux !).

    Et à la fin, Kong sauve la Belle ! Kong est donc un "gentil" mais comme l'Homme a peur de ce qu'il ne connait pas !...

    Voilà, un film avec de gros moyens mais pas sur que la sauce du "MonsterVerse" de Legendary Pictures prenne ? On aura par la suite Godzilla 2 : Roi des monstres en 2019 et Godzilla vs Kong, prévu pour 2020 !

    A bientôt !


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  • L'Enfer - Claude ChabrolClaude Chabrol peut être considéré comme un maitre français du polar, dans la lignée d'un Alfred Hitchcock. Il excelle aussi dans les études de moeurs et quand il s'agit de filmer les comportements avec une caméra qui emprunte une posture clinique.

    Sartre disait "L'Enfer c'est les autres", or force est de constater que dans L'Enfer, film de 1994 de Claude Chabrol, c'est le personnage principal qui se créer son propre enfer, sa propre prison mentale, s'enfermant peu à peu dans la jalousie maladive et la paranoïa jusqu'aux hallucinations !

    De manière plus pragmatique, L'Enfer peut être considéré comme la description d'un tableau clinique, entre bouffée délirante et schizophrénie !

    Paul - magistralement interprété par François Cluzet - réalise enfin ses rêves ! Il devient propriétaire d'une auberge et épouse Nelly - interprétée par la non moins belle Emmanuelle Béart, la femme la plus belle de la région. Mais très vite les nuages s'accumulent ! Paul subit la concurrence, est au bord du burn-out, se mets à boire et ne voit pas d'un bon oeil ce playboy - joué par Marc Lavoine - qui tourne autour de son épouse ! Première bouffée délirante ! Première alerte !

    On ne sait jamais réellement si Nelly trompe son mari dans ce film mais on peut supposer que non ! On suit les événements à travers le point de vue déformé de Paul et Claude Chabrol est sans pitié avec son personnage.

    Au fond, ce film est assez glaçant car Paul semble, au dénouement, sombrer définitivement ! Plusieurs fins se succèdent et on ne sait pas ce qui relève du rêve, de l'hallucination ou du cours réel des événements ! Au choix, soit Paul se suicide en s'ouvrant les veines, soit les infirmiers viennent sonner en bas de sa porte ! En tout cas, l'attitude du médecin à la fin qui laisse repartir un patient en pleine bouffée délirante et potentiellement dangereux est irresponsable et irréaliste ! Mais bon, il faut ça pour le scénario et la démonstration de Chabrol !

    A priori, Chabrol n'est pas un réalisateur que je suis mais son Enfer est un film qui m'a subjugué ! La descente aux enfers d'un homme en contraste avec l'affiche idyllique du long-métrage qui est une peinture d'un mariage heureux !

    A bientôt !


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