• Les duos ont marqué l'Histoire du cinéma comique, que ce soit depuis Laurel et Laurel et Hardy jusqu'au plus récent Omar Sy et François Cluzet du film Intouchable en passant par Bourvil et De Funès. Chaque membre du duo à sa fonction et c'est aussi vieux que le clown blanc et l'Auguste au cirque ! Tout se joue dans le contraste !

    Dans les années 1990, on eu Jean Reno et Christian Clavier dans Les Visiteurs mais une décennie plus tôt, dans les années 1980, on n'a pas oublié le binôme formé par Pierre Richard et Gérard Depardieu, associés à trois reprises dans La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs !

    On va parler ici du premier de ces trois films, La Chèvre, sorti sur les écrans en 1981 et réalisé par Francis Veber.

    Au départ de l'intrigue, il y a la fille du grand PDG Alexandre Bens, très malchanceuse, qui se fait enlever au Mexique ! Elle est incarnée à l'écran par la chanteuse Corynne Charby. L'industriel va donc mettre un détective privé sur le coup, un certain Campana joué par Gérard Depardieu aux méthodes musclées mais il va lui adjoindre un comparse qui va faire office d'appât, la fameuse "chèvre" du titre !

    Pierre Richard, célèbre pour son rôle du Grand Blond avec une chaussure, rôle de crétin par excellence, baignant dans l'humour absurde endosse ici les habits de François Perrin ? Ce type est poursuivi par une poisse légendaire et est aussi un employé de Bens. Ce dernier espère que cette déveine va mener Perrin et Campana sur la trace de sa fille Marie, les deux, Perrin et Marie, subissant les mêmes aléas du destin !

    Il faut savoir que Francis Veber est aussi connu comme étant le scénariste du Grand Blond et aussi de L'Emmerdeur  avec Lino Ventura et Jacques Brel. Il privilégie le burlesque et les mécanismes du théâtre de boulevard dans ses films aussi bien comme scénariste que comme réalisateur !

    Évidemment Campana est sceptique mais va voir son rationalisme mis à mal en constatant qu'en effet mille tuiles arrivent à son compère ! Le détective va devoir sortir son acolyte de certaines situations périlleuse mais qui plus est, il va endosser une partie de sa poisse ! Là est le ressort comique de ce film où les deux acteurs sont parfaitement dans leurs rôles !

    Pour la petite histoire, Francis Veber a l'habitude de faire revenir dans ses films un type de personnage un peu crétin, incarné par différents acteurs et répondant à chaque fois au patronyme de François Pignon ! Ici, François Perrin en est une variante !

    A l'origine, les deux rôles devaient être endossés par Lino Ventura et Jacques Villeret (ce dernier sera dans Le Diner de cons de Veber en François Pignon !) mais Ventura ne souhaitait pas tourner avec Villeret !

    C'est le deuxième long-métrage de Veber qui avait déjà dirigé Pierre Richard dans le premier film qu'il réalisa, Le jouet, en 1976n, là aussi avec un François Perrin mais cette fois journaliste au chômage !

    Depardieu voulait à l'origine jouer le rôle de Perrin et perturba le plateau.

    Un remake américain de La Chèvre - avec Veber comme consultant, et intitulé Danger public sorti en 1991.

    Enfin, la musique du film de 1981 est composée par Vladimir Cosma.

    A bientôt !


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  • Cela fait quasiment une semaine que je n'ai pas publié d'article sur ce blog et me voila de retour avec un classique de l'animation, Le Monde de Nemo, film des Studios Pixar, conduit par Andrew Stanton et Lee Unkrich et sorti en 2003.

    Rappelons qu'à l'origine, la société Pixar est une création de George Lucas qui souhaitait mener des recherches dans le domaine de l'animation numérique, en parallèle des travaux d'ILM. Par la suite, le studio a été vendu, racheté encore ensuite par Disney plus récemment ! Il n'a jamais cessé d'enchaîner les succès.

    Le Monde de Nemo est le cinquième film de Pixar et il a connu un très vif succès tant critique que public.  Nemo est un jeune poisson-clown élevé par son père Marin. Mais un jour, il se fait enlever par un plongeur !

    Marin va dès lors se lancer dans une quête pour retrouver son rejeton et vivra tout un tas d'aventures et fera autant de rencontres avec une foule de personnages interlopes, différents poissons, dont des requins, des tortues et surtout la fameuse Dory !

    Dory est un des ressorts comiques du film ! C'est un poisson-chirurgien qui souffre de "troubles de la mémoire immédiate" (et l'humour nous rappelle les quelques secondes légendaires de mémoires qu'on attribue généralement aux poissons rouges - ne dit-on pas une "mémoire de poisson rouge" pour dire qu'on en a pas ?). En réalité, Dory compense son handicap car elle est extrêmement volontaire et elle va accompagner Marin dans son périple !

    En 2016, le Studio Pixar va nous concocter un spin-off qui sort cette année là et qui s'appelle Le Monde de Dory, consacré à la compagne de Marin !

    Marin est doublé, dans la VF, par Franck Dubosc et Dory a la voix française de Julia Robert puisque qu'elle est doublée par Céline Monsarrat !

    On retrouve en effet toute une foule d'espèces marines exotiques dans ce film, toutes très bien modélisées ! Jugez plutôt :  poisson-hérisson tacheté, zancle cornu, gramma royal, crevette nettoyeuse, raie léopard,  poisson-pincette à long bec,  poisson-demoiselle, hippocampe doré, grand requin blanc, requin-marteau,  requin mako, baudroie des abysses, etc,...

    La gageure de ce film est qu'il se passe entièrement sous l'eau hors l'eau a longtemps été un problème à modéliser en animation ! Mais Pixar aime se donner des défis et ici le résous haut-la-main !

    Ce film a eut un tel succès qu'il a eu des conséquences inattendues ! Chaque gamin voulait avoir sa peluche Nemo mais pire que ça, il y eu un véritable engouement pour les poissons-clown allant jusqu'à générer un trafic et menacer l'espèce ! La bêtise humaine !

    Le film comporte de nombreuses références au monde du cinéma, aux autres productions Pixar naturellement mais pas seulement ! On trouve par exemple des clins d'oeil à la Saga Indiana Jones, à Psychose d'Alfred Hitchcock, aux Dents de la Mer,  à Wallace & Gromit ou encore à Pinocchio !

    Le film a donné lieu à des jeux vidéo mais surtout à tout un tas de parcs d'attractions ! Il a obtenu pléthores de nominations et de récompenses dont on ne mentionnera ici que la plus prestigieuse, l'Oscar 2004 du Meilleur Film d'Animation !

    A voir en famille ! Mais aussi bien pour les enfants que pour les adultes car, comme souvent, il y a plusieurs niveaux de lectures !

    A bientôt !


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  • Dans les années 1990, la carrière de Gérard Depardieu - notre "Gégé" national ! - est à son point culminant et il multiplie les tournages et les apparitions. Il apparaît aussi bien dans des drames que dans des comédies, semble à l'aise dans tous les genres.

    Depardieu est aussi présent dans nombre de comédies qui ont été des succès, les films avec Pierre Richard notamment mais aussi d'autres films plus modestes mais sympathique comme Mon père, ce héros (titre emprunté à un poème de Victor Hugo de La Légende des siècles), film de Gérard Lauzier de 1991.

    Dans ce film, Gérard Depardieu incarne un père qui a fort à partir avec sa fille, une adolescente exubérante et un brin rebelle sans oublier un peu mythomane.  André est en effet le père de Véronique, 14 ans, qu'il emmène à l'Île Maurice lors des fêtes de fin d'années. Mais la gamine va jouer un tour à son père pour les beaux yeux d'un garçon.

    Ce film voit la première apparition à l'écran de Marie Gillain dans le rôle de la fille, Véronique Arnel. C'est également le premier film d'Eric Berger et Patrick Mille - qui joue Benjamin le garçon pour qui la gamine a de l'attirance.

    Quelle embrouille va-donc monter Véronique ? Elle va en réalité faire croire à Benjamin qu'André est son amant, lui cachant en réalité qu'il est son père ! Elle le présente de plus comme un agent secret. On imagine la suite de quiproquos et d'imbroglios qui vont suivre, André passant pour le vieux pédophile de service pour le coup (mais le film n'est pas aussi scabreux !).

    André/Depardieu va donc connaître ici mille mésaventures ! Mais il demeurera au fond le héros de sa fille, un aventurier sans peur ! Le ressort comique vient de ces péripéties et du décalage entre la réalité et le récit qu'en donne Véronique !

    Un film sympathique qui ne dépare pas dans les filmographies des acteurs/actrices. On évoquera aussi la bande originale de ce film composée de différentes chansons elles aussi sympathiques - c'est d'ailleurs Marie Gillain qui interprète la chanson du générique "Sans mensonges" qui annonce la thématique du film. Depardieu pousse aussi la chansonnette sur "Ca va", un titre bossa nova.

    Le film eut un petit succès, la preuve en est que les Ricains en firent un remake en 1994, intitulé My Father, ce héros toujours avec Depardieu mais avec Katherine Heigl (qu'on verra par la suite dans les séries Roswell puis Grey's Anatomy  où sa carrière décollera vraiment !) qui remplace Marie Gillain.

    A bientôt !


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  • On retrouve bien l'humour acerbe et un peu cruel qui caractérise la culture britannique dans le film de Charles Crichton, Un poisson nommé Wanda, sorti en 1988. J'avais vu ce film quelques années après en VHS au vidéo-club du coin puis l'avais revu en VO en 2004 dans la cadre d'un cours d'anglais lors d'une formation à l'AFPA !

    Dans ce film, on retrouve une bande de pieds-nickelés, quatre malfrats qui font une attaque à main armée et dérobent des diamants. Mais le chef, George Thomason, joué par Tom Georgeson, est arrêté ! Deux de ses complices, des Américains, vont tenter de doubler le reste de la bande et de mettre la main sur les diamants,  soient Wanda Gershwitz - interprétée par Jamie Lee Curtis, excellente dans le rôle, et son amant, Otto West, un psychopathe qui se prend pour un intellectuel parce qu'il a lu Nietzsche (mais qui est en réalité complétement con ) ! - joué par Kevin Kline !

    Le vol est exécuté à merveille mais une vieille femme, Madame Coady, a été témoin de la scène et risque de faire condamner George en attente de son procès ! Le chef de la bande confie alors à Ken Pile, un brave type doté d'un bégaiement qui en fait la risée d'Otto - et joué par Michael Palin - d'éliminer la vieille. Tout au long du film, le dévoué Ken tente d'éliminer la grabataire mais ne parvient qu'à éliminer un à un les petits toutous de la retraitée ! A son grand désarroi, lui l'amie des animaux qui a appelé son poisson rouge Wanda du nom de sa complice dont il est secrètement amoureux (d'où le titre du film) !

    George soupçonne Otto et Wanda et vouloir le trahir ! Ce sont en effet eux qui ont dénoncé leur chef à la police sans se douter qu'il a caché le magot ailleurs et donné la clé d'un coffre au brave Ken !

    Wanda essaie aussi de doubler Otto et va se rapprocher d'Archibald Leach, joué par John Cleese (ex-Monty Python, une "institution" en Angleterre) qui est l'avocat de George, espérant qu'il sache quelque chose !

    Wanda va tenter de séduire Archie qui lui va véritablement tomber amoureux d'elle, ne se doutant pas de son jeu et provoquant la jalousie d'Otto ! Le film n'est que cela tout du long, une suite de quiproquos et de duperies !

    Ken finit par liquider Madame Coady et Otto apprends en torturant Ken et en mangeant ses poissons où se trouvent le butin et la clé. Wanda parvient à obtenir la clé !

    Archie dévoile publiquement l'amourette qu'il a avec Wanda, délivre Ken séquestré par Otto et les deux partent retrouver Otto et Wanda. Cette dernière trahit Otto sur lequel Ken roule ensuite avec un rouleau compresseur, pour se venger, l'embourbe dans du ciment frais !

    Wanda tombe finalement amoureuse d'Archie et les deux s'envolent pour Rio avec le butin !

    Un poisson nommé Wanda a connu un vif succès au cinéma, et obtenu de très bonnes critiques à l'époque ! Les quatre acteurs, John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael Palin referont équipe en 1997 dans une autre comédie qui n'est pas la suite du présent film et qui se nommera Créatures féroces.

    Kevin Kline reçut l'Oscar en 1989 du meilleur acteur dans un second rôle tandis que John Cleese et Michael Palin furent récompensés cette même année par des BAFTA Awards !

    C'est une excellente comédie qui préfigure des œuvres comme The Full Monty et avec laquelle vous êtes sûrs de passer un bon moment de bien vous "bidonner" !

    A bientôt !


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  • Les films de David Cronenberg ont une ambiance assez cauchemardesque sinon malsaine et La Mouche, sa réalisation de 1986, remake d'un film de Kurt Neumann de 1958, La Mouche noire, ne déroge pas à la règle !

    Outre que ce film a révélé l'acteur Jeff Goldblum qui incarne ici le scientifique obstiné, brillant mais excentrique, Seth Brundle, il s'agit là d'une excellente oeuvre de Science-Fiction qui a fait date, qui commence comme de la SF et qui s'achève dans l'horreur totale, avec notre héros transformé en monstre, en mouche à taille humaine !

    Au début du film, Seth rencontre la journaliste Veronica Quaife - incarnée par Geena Davis (qui vivait alors avec Jeff Goldblum dans le civil). Il lui présente son invention, un télépod qui transport quasi-instantanément d'une cabine à l'autre tout objet ou être vivant ! Par la suite, notre savant aura une liaison avec la journaliste !

    Mais les choses vont mal tourner car il reste encore à faire des essais du télépod avec un être humain et donc Seth n'a pas d'autre choix que d'être son propre cobaye. La tentative a lieu et l'essai semble concluant. En réalité, il y a eu un événement indésirable !

    Notre savant observe bientôt qu'il subit des transformations physique. Seth commence par se sentir en pleine forme, avec plus de force et d'endurance et pense que la machine, son invention, a eu un effet rajeunissant et purificateur sur son organisme en le restructurant. Mais la vérité est tout autre !

    En effet, à un moment, notre héros finit par comprendre l'horrible vérité ! Une mouche s'est glissée dans le télépod en même temps que lui et l'appareil a fusionné leurs structures moléculaires et leurs ADN - de manière irréversible semble-t'il ?

    Seth Brundle va alors sombrer dans la folie et le film dans l'horreur ! Il se mets en tête de fusionner en se téléportant avec des êtres humains afin de restaurer son ADN humain et va se muer en criminel alors qu'il se transforme en monstre !

    Veronica elle aussi n'est pas au bout de ses peines car elle a couché avec Seth durant sa transformation et en est tombée enceinte. Ceci donne lieu à une scène où elle cauchemarde, s'imaginant donner naissance à un asticot géant ! Le bébé sera humain dans un premier temps puis en grandissant se transformera à son tour en mouche géante, mais ça, ce sera le sujet de la suite, le film La Mouche 2.

    A la fin du film présent, le monstre qu'est devenu Seth Brundle, n'ayant plus beaucoup de lucidité, tente de fusionner dans les télépods avec Veronica mais finira finalement encastré dans le décor et achevé d'un coup de fusil par son amante vengeresse !

    Voila ! Un film un peu glauque par certains aspects ! Angoissant aussi ! Pour parler de quelques anecdotes, le projet failli être proposé à un certain Tim Burton encore méconnu et Michael Keaton fut un temps pressenti pour le rôle de Seth Brundle mais il refusa !

    Le réalisateur David Cronenberg demanda au duo Jeff Goldblum et Geena Davis (alors aussi débutante !) de s'inspirer de leur vie de couple à la ville pour leurs performance à l'écran. J'ignore comment ils l'ont vécu ?

    La musique est du spécialiste du genre, Howard Shore. Le film a obtenu de bonnes critiques et un certain succès commercial encourageant une suite, réalisée par Chris Walas en 1989, de nettement moins bonne qualité et un peu redite ! Ce second film eu à son tour une suite en comics, plus tardivement, en mars 2015, chez l'éditeur IDW en 5 issues. Il y eut également une adaptation à l'opéra en 2008 du premier film.

    La Mouche  doit aussi son succès à la qualité de ses effets spéciaux et en particulier de son maquillage. Il obtint d'ailleurs plusieurs récompenses dont une pour le maquillage, l'Oscar du meilleur maquillage en 1987 pour Chris Walas (réalisateur de la suite mais ici oscarisé pour les effets spéciaux du premier film) et Stephan Dupuis. Entre autres prix, ce film de 1986 décrocha le Prix spécial du jury au Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1987.

    On se souvient aussi de l'affiche évocatrice du film,reflétant particulièrement son climat d'horreur ! Une patte géante de mouche qui sort du télépod !

    A bientôt !


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  • Les guerres sont toujours des traumatismes pour les peuples ! Une fois le conflit terminé, un retour à la normal est Le Mur de l'Atlantique -  Marcel Camusespéré et le cinéma peut faire œuvre de mémoire. Après la Seconde Guerre mondiale, des films comme La Bataille du Rail ou Le Père tranquille entretinrent, à des fins de réconciliation le mythe d'une France en grande partie Résistante.

    Par la suite, les tensions s'apaisant et la génération de Baby Boomers nés après guerre prenant le pouvoir, on aborda ce conflit par le biais de l'humour avec notamment les aventures de la Septième compagnie ou La Grande Vadrouille. Pour certains conflits plus récents comme la Guerre d'Algérie, les plaies restent ouvertes !

    Déjà présent dans La Grande Vadrouille, l'emblématique Bourvil est à nouveau tête d'affiche dans Le Mur de l'Atlantique, film de Marcel Camus, sorti en 1970, par ailleurs, l'avant-dernier film de Bourvil - avant Le Cercle Rouge  - qui meurt la même année d'un cancer.

    Rappelons que le Mur de l'Atlantique est l'ensemble des défenses des ces françaises dressées par les Allemands pour contrer un éventuel débarquement allié !

    On y suit, durant la Seconde Guerre mondiale évidemment, les péripéties que rencontre le brave et débonnaire Léon Duchemin - joué donc par Bourvil, un paisible restaurateur, quitté par sa femme vingt ans plus tôt et qui vit avec Maria, sa sœur un brin farfelue - jouée par Sophie Desmarets - et sa fille Juliette, devenue une jeune femme - et jouée elle par Sara Franchetti. Sa clientèle va du chauffeur de Rommel aux trafiquants du marché noir ! On est peu avant la Bataille de Normandie.

    Mais Jeff,un aviateur britannique, joué par Peter McEnery, va se retrouver parachuté quasiment dans la chambre de Juliette ! Suite à un quiproquo, Léon est pris pour le peintre qui doit repeindre la Kommandantur et repars par erreur  avec un plan secret concernant les redoutables V1. Jeff comprends l'intérêt de la découverte fortuite du restaurateur et le pousse à rejoindre la Résistance qui fait passer le duo en Angleterre.

    Léon se retrouve dans un camp d'entraînement de l'armée britannique, sous les ordre de l'officier Jeff, dont il ignore qu'il a mis enceinte sa fille Juliette et qu'il sera son futur gendre !

    Notre "maitre-espion" Léon sera mêlé à un projet d'assassinat du général Rommel !

    Au casting aussi, la présence de Jean Poiret !

    Un film qui repose sur des quiproquo ou un simplet inoffensif - type de rôles où Bourvil excelle ! -  se retrouve malgré lui au cœur d'événements qui le dépasse, dans la grande Histoire et qui s'en tire avec la chance des innocents, ridiculisant en cela les méchants nazi ! Et comme dans les autres comédies du genre, on a l'officier britannique prêt à se sacrifier et faisant preuve d'abnégation qui emmène notre héros dans l'aventure, lui qui n'avait rien demandé ! C'est un peu la même recette à chaque film !

    L'histoire où Léon emporte les plans des V1 est basée sur des faits véridique, où un certain René Duchez, peintre en bâtiment et résistant français, du réseau Centurie, subtilisa une carte du Cotentin ou figurait toutes les défenses de la région jusqu'au plus petit abri.

    Pour une autre anecdote, l'acteur John Eppler qui tient le rôle du Maréchal Rommel, a été l'aide de camp du vrai Rommel durant le conflit ! Ca ne peut qu'aider à son interprétation !

    Une bonne petite comédie franchouillard où Bourvil nous fait en quelque sorte ces adieux avant de donner dans le registre dramatique dans Le Cercle Rouge.

    On retiendra la petite mélodie du film que siffle Bourvil, musique qui a marqué les esprits !

     A bientôt !


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  • En 1992, Bertrand Tavernier sort sur les écrans son long-métrage L-627  qui est bien plus qu'un film policier. Réalisé à partir du scénario écrit par Michel Alexandre, un ancien policier, le film, même si il reste un récit de fiction, se veut très réaliste et presque documentaire.

    L-627  nous immerge en effet dans le quotidien de la brigade des stups, de son commissaire, de ses inspecteurs et simples policiers, Le titre fait référence à un article du code de santé publique français qui interdit la consommation et le trafic de stupéfiants.

    On va suivre les policiers de terrain dans un monde interlope et notamment Lucien Marquet dit "Lulu", un enquêteur de seconde classe. Celui-ci est passionné par son travail, au dépends même de sa vie de famille mais suite à une altercation avec un supérieur, il est changé de brigade et affecté aux stups ! Au fil du quotidien et des missions, la personnalité de chacun de ses nouveaux collègues va se révéler ! "Lulu" est un peu le point d'entrée du spectateur dans ce monde particulier ! "Lulu" est interprété par Didier Bezace.

    Le casting comporte des acteurs chevronnés mais pas vraiment de tête d'affiche - comme un Gérard Depardieu - qui risquerait de tirer la couverture à lui ! Les acteurs du film ont certainement des filmographies étoffés avant, pendant et après L-627 mais je ne suis pas assez cinéphile pour les connaître et je préfère le cinéma américain au cinéma hexagonal pour tout vous dire ! On notera néanmoins la présence du très connu et authentique Philippe Torreton qui joue, Antoine dit "Looping", "Antonio" ou "la Belette" et aussi dans le rôle de Marie, une certaine Charlotte Kady, jusque là connue pour son passé d'animatrice jeunesse dans Récré A2 dont la carrière est restée assez confidentielle il me semble mais qui livre ici une belle prestation.

    Beaucoup de ces acteurs sont surtout connus pour avoir joué dans des séries télés françaises (P.J. , Navarro, Julie Lescaut pour rester dans le seul registre policier !) comme Lara Guirao qui dans le film de Tavernier joue Cécile, une prostituée toxico amie de "Lulu".

    Le film se place du point de vue exclusif des policiers mais montre néanmoins le monde des toxicomanes et des dealers. Il tient un propos politique et déplut à l'époque au Ministre de l'Intérieur d'ailleurs, le socialiste Paul Quilès, qui exigea une enquête sur les conditions de réalisation du film accusé de "véhiculer des choses fausses" ! Les ministres et autres politiciens étaient déjà déconnectés des réalités à cette époque !

    Bertrand Tavernier et Michel Alexandre plus encore y dénonce les aberrations du système comme la "politique du chiffre", le manque de moyens, la paperasserie administrative et le décalage entre la formation théorique de l'Ecole de Police et la réalité du terrain ! C'est toujours d'actualité !

    Le film obtint  des récompenses - principalement pour la "révélation" Charlotte Kady - et quatre nominations aux Césars 1993 (mais dans ce cas, ne remporta aucune statuette !).

    Un film surprenant - qui rejette toutes les techniques classiques de réalisation du film policier pour coller à la réalité façon documentaire ! - et très intéressant ! Un film qui plaide pour la police alors qu'en 2019, les "milices gestapistes" (pour reprendre les termes de Verdi, un Youtubeur pro-Gilets Jaunes !) de Castaner ont très mauvaise presse ! Dernier rempart d'un pouvoir illégitime (mis en place par 1 électeur sur 5 et donc par défaut !) et qui agit contre les intérêts des Français, nos braves "Robocop" vont peut-être se rendre compte un jour que leurs donneurs d'ordres (Lallement, Castaner, Macron) se moquent d'eux, notamment en ne leur payant pas leurs heures supplémentaires ! On peut toujours espérer !  Fin de l'aparté politique !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'un long-métrage qui fait partie intégrante du Patrimoine culturel américain, datant de la grande époque du Western car sorti en 1952, il s'agit de Le train sifflera trois fois, réalisé par Fred Zimmenann avec la légende Gary Cooper.

    Ce film se déroule pratiquement en temps réel, comme l'indique l'horloge de la gare, comme pour accroitre à la tension du récit. L'action se déroule de 10 heures 40 à peu après midi.

    Dans la petite bourgade d'Hadleyville, le shérif Will Kane (joué par Gary Cooper) vient d'épouser la jeune quaker Amy Fowler (jouée par Grace Kelly). Mais un ancien hors-la-loi que l'homme de loi avait contribué à arrêter par le passé, un certain Frank Miller, finalement libéré de prison, revient à ce moment là en ville avec la ferme intention de se venger et alors que Will Kane est sur le point de rendre son étoile ! Miller doit arriver par le train de midi à la gare où trois de ses complices l'attendent.

    Le shérif va alors devoir une dernière fois accomplir son sens du devoir et il tente de recruter des aides parmi les villageois. Ceux-ci refusant tous par lâcheté, le héros se retrouvera seul et même sa femme est sur le point de l'abandonner.

    Mais Amy Fowler finit, grâce à l'intervention de la maîtresse de son époux, par comprendre quel rôle elle a à jouer et abattra même un des hors-la-loi. Le couple, ayant triomphé, quitte alors la ville.

    Ce western repose au final sur une certaine tension psychologique et montre un homme face à ses responsabilités et proprement héroïque, qui semble aller à l'abattoir mais s'en sort grâce à celle qu'il aime. La morale est sauve !

    Dans cette histoire, le héros doute, a gros à perdre et a même peur - on est loin du cow-boy monolithique et invincible d'alors ! Ce western se démarque aussi par sa bande-son dépouillée et son image très sobre. On peut même y voir un "anti-western" et John Wayne détestait ce film. Son film Rio Bravo (1959), avec son héros courageux, sera une réponse au train sifflera trois fois.

    Ce film est le premier grand rôle d'une jeune Grace Kelly appelé à devenir par la suite Princesse de Monaco? Lee Van Cleef y fait aussi sa première apparition au cinéma dans un rôle muet.

    Le train sifflera trois fois vit par chez nous, sa chanson titre, en forme de ballade, interprétée par John William sous l'appellation "Si toi aussi tu m'abandonnes" avec des paroles françaises de Henri Contet

    C'est aussi le genre de film qui a fait les beaux jours de l'émission La Dernière Séance d'Eddy Mitchell dans les années 1980, sur FR3. Il peut aussi être vu comme une parabole sur Hollywood et le maccarthysme. Enfin, il a été largement récompensé à la 25ème Cérémonie des Oscars avec des statuettes pour le meilleur acteur (Gary Cooper), le meilleur montage, la meilleure musique (pour Dimitri Tiomkin) et la meilleure chanson - et aussi lors de la 10ème Cérémonie des Golden Globes dans les catégories meilleur acteur dans un film dramatique (Gary Cooper encore), meilleure actrice dans un second rôle (pour Katy Jurado) et enfin pour la meilleure photographie noir et blanc (car le film est en N&B).

    De nombreuses autres oeuvres culturelles rendent hommages à ce film : un épisode de  Chapeau melon et bottes de cuir (sur le mode parodique), l'album de Lucky Luke, "Les Dalton à la noce", paru en 1993, le film de SF, Oultand... loin de la terre,  film de 1981 avec Sean Connery en transpose la trame dans l'espace et enfin, on eu même un film porno en 1975 qui parodie le titre du western de Zinnemann, L'arrière-train sifflera trois fois - avec un scénario sans aucun rapport avec le film original.

    Moi, c'est un de mes westerns préférés !

    A bientôt !


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  • Force est de constater que les films d'animation de ces dernières années sont très bons ! Qu'est-ce qui fait un bonTous en scène - Garth Jennings film d'animation, me direz-vous ? Et bien je pense que c'est, outre évidemment une bonne animation (et dans ce domaine, on a fait bien des progrès avec les perfectionnements de l'informatique !), un scénario intelligent et des films à plusieurs niveaux de lecture pour plaire aussi bien aux enfants qu'aux adultes (ça s'applique aussi aux intemporels de la bande-dessinée !) !

    Or le scénario de Tous en scène (Sing en VO !) est suffisamment étoffé - avec son lot à foison de rebondissements et de péripéties (de "complications" !) pour garantir un bon moment de divertissement ! C'est un certain Garth Jennings qui signe en 2016 cette comédie musicale avec toute une troupe d'animaux anthropomorphes et pleins de talents !

    Buster Moon est un koala qui a réalisé son rêve, diriger un théâtre et donner des spectacles musicaux, grâce au labeur d'une vie de son père, laveur de voitures ! Le rejeton veut donc se montrer à la hauteur mais hélas ses représentations ne rencontrent pas le succès et les finances sont au plus bas ! Il va donc tenter son va-tout : un radio-crochet censé dénicher les nouveaux talents et attirer le public !

    Le film nous présente toute une ribambelle d'animaux attachants, interprétants les standards modernes de la chanson US et plus largement anglo-saxonne avec notamment des titres de Elton John et Frank Sinatra ou encore Lady Gaga pour les plus marquants !

    On a ainsi Rosita, une truie mère d'une famille nombreuse qui a jadis abandonné son rêve de devenir chanteuse pour les tâches ménagères et qui fera un duo avec Gunther un cochon allemand survolté et excellent danseur.

    On a ensuite Ash une porc-épic rockeuse qui se fait rabaisser par son petit ami égocentrique et qui finira par s'émanciper et écrire ses propres chansons !

    Il faut aussi compter avec Johnny, un jeune gorille à la voix d'or dont le père est un gangster qui ne reconnaît pas le talent de son fils et pire essaie de l'entraîner dans ses combines !

    Puis il y a Mike, une souris blanche à la voix de crooner mais imbue d'elle-même et sûre de remporter le radio-crochet !

    Et pour terminer, on a Meena, une éléphante timide qui parviendra à surmonter sa peur d'être sur scène pour donner le meilleur d'elle-même !

    Tous ce petit monde va se préparer pour un spectacle qui du radio-crochet initial se transformera en concert bénévole afin d'aider Buster à rebondir après la destruction de son théâtre au milieu du film !

    Au casting, donnent de la voix, Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Seth MacFarlane, Scarlett Johansson, Joh C. Reilly, Taron Egerton ou encore Tori Kelly, dans la Version Originale s'entend !

    On se surprends à rire et sourire en regardant ce film assez réussi mais un brin moralisateur ! Et on ne s'attend pas à certains rebondissements comme la destruction catastrophique du théâtre ! En clair, j'ai passé un très bon moment au visionnage de ce Tous en scène !

    Une histoire chaleureuse qui a reçu un bon accueil à la fois critique et public  - et mérités !

    A bientôt !


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  • Keanu Reeves est resté associé à la Trilogie Matrix et souvent ce genre de succès vous colle à la peau au point que John Wick - Leitch & Stahelskiles carrières des acteurs ne rebondissent plus ensuite ! Pourtant, en 2014, avec le film d'action John Wick, l'acteur qui incarnait Neo est de nouveau au sommet, cette fois dans la peau d'un tueur de légende !

    John Wick est l'oeuvre du duo David Leitch et  et Chad Stahelski et le film verse dans l'ultraviolence - mais désamorcée par le caractère un peu cartoon de l'ensemble ! - à travers un grand nombre de gun-fights !

    Pourtant au début du film, Wick est devenu un honnête citoyen qui a raccroché pour une femme, Helen et qui sera bien vite dévasté après la mort de celle qu'il aimait emportée par le destin et une maladie foudroyante. Celle-ci, comme cadeau d'adieu lui fait livrer Daisy, une jeune chienne beagle !

    Mais un certain Josef  Tarasov - interprété par Alfie Allen (surtout connu pour son rôle de Théon Greyjoy dans Game of Thrones) - lorgne sur sa Mustang, sa voiture de sport et comme Wick refuse de la vendre, il s'introduit chez lui avec ses comparses, bat à tabac le tueur retiré et tue sa petite chienne ! Evidemment, John Wick va voir rouge et se lancer sur le chemin de la guerre !

    Mais Josef n'est autre que le film de  Viggo Tarasov, le parrain de la mafia russe de New York  - joué par Michael Nyqvist - et le chef mafieux se rends vite compte de la bévue de son rejeton et lance un contrat ouvert de plusieurs millions de dollars sur la tête du héros.

    On va découvrir le milieu fantasmé de la Pègre à New York avec ses Cercles comme l'hôtel Continental, établissement réservé aux assassins où l'exécution des contrats est interdite, le Cercle Rouge (Red Circle), boite de nuit des gangsters ou encore une église qui sert de couverture au blanchiment d'argent et à la comptabilité de la mafia russe.

    Dans la distribution, on retrouve Willem Dafoe qui joue Marcus, un autre tueur à gages, ami de Wick, qui va couvrir ses arrières, la vénéneuse Melle Perkins, jouée par Adrianne Palicki (vue dans la série Z Légion et dans la série télé Marvel's Agents of Shield dans le rôle de Mockingbird) et qui est prête à enfeindre les règles du Continental ! Apparition rapide aussi de John Leguizamo en garagiste qui refourgue les voitures volées !

    John Wick atteint sa cible, élimine Josef mais doit faire ensuite face à Viggo lui-même tandis que les règlements de compte se succèdent entre les assassins, Marcus et Melle Perkins ! Le crédit de ces deux là est soldé ! Les Nettoyeurs entrent en scène et Winston, le patron du Continental, résilie aussi des cartes de membres !

    Il s'agit ici du premier film des deux réalisateurs qui ont auparavant travaillé avec Keanu Reeves sur la Trilogie Matrix dans le domaine des cascades ! Ca s'en ressent dans John Wick. On assiste à des "chorégraphies funèbres" !

    Baba Yaga, comme on surnomme John Wick, laisse une traînée de morts derrière lui ! Ambiance comics pour ce film et règlements de comptes ! Le film a obtenu un bon succès en salles et deux suites ont rapidement été réalisées, en 2017 et 2019.

    Certains fans de John Wick et de Matrix ont été jusqu'à élaborer une théorie selon laquelle le tueur sans pitié serait en fait Neo dans une nouvelle incarnation de la Matrice ! Il fallait oser !

    Et à la fin du récit, on s'aperçoit que tout le film n'était qu'un long flash-back car il s'est ouvert avec un John Wick blessé suite à son affrontement avec Viggo !

    A bientôt !


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  • Les années 1990 ont vu la multiplication de films racontant les démêlés d'un héros solitaire au prise avec des bandes de terroristes généralement dans des lieux-clos. On pense bien sûr à l'étalon du genre, Die Hard - Piège de cristal - avec Bruce Willis mais aussi les films avec Jean-Claude Van Damme ou Steven Seagal (ai commis des articles sur plusieurs de ces films !). En 1997, c'est Harrison Ford qui joue les redresseur de torts dans une coproduction germano-américaine de Wolfgang Petersen, surtout connu pour Das Boat !

    Ford interprète ici James Marshall, président des Etats-Unis, dans un film à la gloire des USA ! Marshall est, à l'instar du président du film Indépendance Day, un de ces surhommes capables de jouer des muscles et de sauver le monde civilisé ! Bref, c'est bien caricatural et on pouvait espérer mieux de Wolgang Petersen que ce film visiblement de commande.

    L'intrigue se déroule donc à huit-clos dans le "mythique" Air Force One, l'avion présidentiel. Les méchants sont ici les Républiques de l'ex-URSS et le dictateur fictif, le général Ivan Radek et son homme de main, Ivan Korshunov (ils s'appellent tous Ivan dans ce film ?), joué par Gary Oldman, très à la mode dans les rôles de méchants dans les années 1990 (Dracula, Léon, le Cinquième Elément,...). On ne peut évidemment pas ne pas penser à la Tchétchénie !

    Car au début du film, les services secrets et les forces spéciales russes et américaines capturent Radek et tandis que Marshall se rends à un diner à Moscou pour fêter cette collaboration fructueuse, Korshunov et un groupe d'une demi-douzaine de terroristes, se faisant passer pour des journalistes, montent à bord d'Air Force One et vont tenter d'en prendre le contrôle afin de faire du président américain et de sa famille leurs otages pour négocier la libération de Radek.

    Donc le scénario est au final assez classique voire basique !

    Au casting, on retrouve aussi Glenn Close (à l'aise dans le rôle qui lui va très bien de vice-présidente), Dean Stockwell et Xander Berkeley (avant 24 heures chrono,  série pleine de terroristes !) qui joue un traitre !

    Harrison Ford, bien que vieillissant, est à l'aise dans les scènes d'action ! L'acteur qui prête ses traits à Indiana Jones et Han Solo, est un vrai aventurier dans la vraie vie, posant même des avions en atterrissage catastrophe ! Dans ce film, il n'aura de cesse de faire mettre les otages et sa famille à l'abri pour ne pas céder à l'odieux chantage du régime terroriste !

    En conclusion, un film assez "formaté" mais efficace et qui se regarde bien et avec plaisir !

    Dans les années 1990, alors que je séjournais chez ma grand-mère, ma chère Mémé, j'empruntais de nombreuses VHS à mon Tonton Dédé (techniquement le frère de ma grand-mère, mon grand-oncle !), qui avait un abonnement Canal + et y enregistrait pas mal de films, principalement des films d'action (avec Jean-Claude Van Damme !) dont il était fan mais aussi ce Air Force One !

    A bientôt !


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  • Sylvester Stallone repasse devant et derrière la caméra en 1982 en ajoutant un opus de plus à la saga de son boxeur opiniâtre, à savoir Rocky III : L'œil du tigre. Cette fois, Rocky Balboa, devenu au terme du film précédent Champion du monde des poids lourds en battant Apollo Creed, doit remettre son titre en jeu, va le perdre et tout faire pour le reconquérir !

    On peut voir ces films comme des métaphores de nos existences ! Rocky doit lutter âprement contre les épreuves et les coups du sort, et faire preuve d'une indéfectible volonté. Sa route va croiser celle de Clubber Lang, un boxeur de Chicago, élevé dans la rue, et joué par le fameux Mister T (Laurence Tureaud de son vrai nom !) de L'Agence tout risques au look si unique. Ce nouveau venu sur le circuit va défier le champion !

    Seulement voilà, parce qu'il s'est "embourgeoisé", Balboa va perdre son combat et son titre ! Il n'a plus cette étincelle de combativité acharnée dans le regard, ni cet esprit de ténacité, bref il n'a plus "l'œil du tigre" - que Clubber, individu violent et cruel, a par contre !

    Un malheur n'arrivant jamais seul, Mickey, l'entraineur adulé, le père d'adoption du héros, meurt de vieillesse (ou de tristesse ?) dans cet opus et c'est Apollo Creed, l'adversaire d'hier, devenu l'ami du champion déchu, qui va entraîner Rocky et le remettre sur les rails, un Rocky en proie au doute et à la peur !  

    Comme pour les opus précédents, les combats sont filmés de manière très réaliste, en caméra portée, et ça cogne dur ! Stallone a subit une intense préparation physique, comme précédemment là encore, pour ce rôle et il se donne à fond !

    C'est un film sur les bouleversements apportés par la célébrité et ses effets destructeurs sur la personnalité, un thème que Stallone connaît bien et a expérimenté en tant qu'acteur "bankable".

    On retrouve le casting habituel : Talia Shire (Adrian), Burt Young (Paulie), Carl Weathers (Apollo Creed) et Burgess Meredith (Mickey Goldmill).

     

    Le film est aussi connu pour sa bande-thème : "Eye of the Tiger" du groupe Survivor. J'aime beaucoup de film qui est le "petit bébé" du réalisateur. D'autres films vont suivre même si le succès va s'atténuer mais au moment de ce Rocky III, le succès de la franchise est au plus haut.

    On pourrait aussi dresser une liste de parallèles avec les thématiques du salut, de l'engagement ou de la rédemption du dogme chrétien… C'est un film très religieux en un sens, sur le sacrifice de soi et assez édifiant.

    A moins que l'on voit la saga Rocky comme un hymne au culte du corps et au développement personnel si typiques  des années 1980, ère de l'individualisme, du self-made man, de al compétition généralisée et du néolibéralisme ?

    A bientôt !


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  • Quand on regarde un film de John Carpenter, on est à peu près sûr que ça va dépoter !  Et le réalisateur donne dans le film d'action dès 1981 avec New York 1997 qui est aussi un film de Science-fiction dans un futur dystopique !

    On est dans un avenir proche et le crime est devenu endémique à tel point que l'Île de Manhattan, à New York, a été transformée en prison de haute sécurité mais où les prisonniers sont en fait livrés à eux-même et font régner leurs lois !

    Mais voilà qu'Air Force One vient, suite à un attentat, à se crasher pile sur Manhattan avec le Président des Etats-Unis, joué par Donald Pleasance, à son bord ! Il faut alors recourir aux services d'un homme à la hauteur de la situation, un gars qui ne fait pas dans la délicatesse, le dénommé Snake Plissken, joué par Kurt Russell, légendaire fugitif et ancien soldat, le parfait "bad boy" !

    Suite au succès de La Nuit des Masques, John Carpenter gagne en visibilité et se lance, avec l'aide de Nick Castle, dans l'écriture de New York 1997 et en s'inspirant au passage du scandale du Watergate.

    Snake Plissken a moins de 24 heures pour sauver le Président en échange du pardon de ses crimes ! Les commanditaires de notre héros lui injectent des micro-capsules explosives pour être sûr qu'il ne s'enfuira pas d'où le délai pour sauver sa cible et neutraliser les mini-bombes !

    C'est assez cocasse de revoir le World Trade Center, dont on connaît le sort, dans ce film ! Dans Manhattan, Snake va découvrir  toute une faune interlope, Cabbie, Brain, Maggie et le caïd du secteur, le "Duc" ! Le film ne fait pas dans la dentelle car la plupart des alliés de circonstances que se fait notre héros meurent de manières tragiques et brutales !

    Evidemment, les plus pourris ne sont pas les prisonniers de Manhattan mais bel et bien les commanditaires de Snake et en particulier le Président. Notre héros parvient à être plus malin que les méchants et les dupe à leur propre jeu, en intervertissant une certaine cassette censée contenir des secrets nucléaires avec une cassette de jazz à la fin !

    Au casting, on notera le présence aussi de Lee Van Cleef, d'Ernest Borgnine, d'Harry Dean Stanton ou encore Jamie Lee Curtis prêtant sa voix à certains moments du film.

    En tout cas, c'est un film culte qui fit de Kurt Russell une star ! Le thème musical principal du film est aussi célèbre avec ses quelques notes au synthétiseur !

    Une ambiance crépusculaire pour ce métrage dont aucun studio ne voulait au départ, le jugeant "trop sombre et trop bizarre", puisant aussi son inspiration dans Un justicier dans la ville, film emblématique et très populaire à l'époque, avec Charles Bronson ! Alors oui, ce film de Carpenter est très violent ! Mais dans la même période, on a eu les Mad Max ! Deux styles de cinéma populaires s'opposent à la fin des années 1970 aux USA, d'un côté des films très sombres, dans le contexte Watergate/Guerre du Viet-Nam, et d'autres part des films plus faits pour rêver comme Star Wars (même si les vaisseaux spatiaux et équipements y font "usés" !) et tous les films "pop-corns" qui ont suivi !

    A bientôt !


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  • Au début des années 1990, la carrière de Sylvester Stallone est dans le creux car l'acteur vient de subir plusieurs échecs après s'être essayé à la comédie. Avec le film de Renny Harlin sorti sur les écrans en 1993, Cliffhanger : Traque au sommet, l'interprête de Rocky et Stallone renoue avec le film d'action et avec le succès !

    Le film raconte l'histoire de Gabe Walker - joué par Stallone - qui est un alpiniste et secouriste dans les montagne Rocheuses. Dans le prologue, il va se lancer au secours de son ami Hal Tucker - joué par Michael Rooker - et Sarah, la petite amie de celui-ci - jouée par Michelle Joyner - coincés au sommet d'un pic mais Sarah tombe et meurt sur le coup, d'où le traumatisme initial du héros qui se retire alors du métier !

    C'est donc encore une énième variation sur un héros blessé qui doit affronter ses démons et se reconstruire dans l'épreuve ! L'épreuve, c'est huit mois plus tard quand un avion fédéral transportant des fonds monétaires est attaqué par une bande de mercenaires menée par Eric Qualen - rôle tenu par John Lithgow. Évidement, l'appareil va s'écraser dans la montagne !

    C'est Hal qui est contacté par les survivants - qui sont donc en fait les mercenaires qui ont pris d'assaut l'avion si vous suivez ? Gabe qui est retourné chez sa copine Jessie - jouée par Janine Turner, une autre experte de la montagne, est mis au courant et part aider Hal ! Les deux vont donc avoir affaires aux dangers naturels des pics et hauts sommets et à la menace plus humaine des mercenaires. Et donc Gabe va se racheter en sauvant son copain !

    A la manière d'un Piège de Cristal, Gabe va profiter du terrain pour éliminer un à un les mercenaires puis leur chef, Qualen, forcément plus coriace et qui tient à récupérer des valises d'argent !

    C'est donc à la fois un film spectaculaire - dont on s'imagine que le tournage a du être compliqué !? - et avec de magnifiques paysages de montagnes à couper le souffle ! C'est très sportif et on est bien dans le registre de l'action pure et dure ! Mais ça reste un film assez mineur dans la carrière de Stallone. L'avais vu au cinéma à l'époque et avais bien aimé mais sans plus !

    Des grimpeurs professionnels, américain, allemand et français, ont conseillé l'équipe pour le tournage et il est amusant de signaler que Stallone est sujet au vertige ! Un comble ! C'est filmé, non dans les Rocheuses mais dans les Dolomites, en Italie. L'acteur vedette a d'ailleurs failli se tuer en manquant d'oublier de se sangler lors d'un saut !

    Enfin, un film qui ne manque pas de cliffhangers, de rebondissements !

    Et donc, ce film a obtenu un bon succès public et a été présenté en avant-première hors compétition au Festival de Cannes à l'époque, en 1993 donc !

    A bientôt !


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  • Le personnage d'Hellboy s'est déjà vu décliné trois fois au cinéma, en 2004, 2008 et 2019. Le film Hellboy de 2004Hellboy - Guillermo del Toro est une réalisation de Guillermo del Toro habitué aux ambiances gothiques et décalées.  A l'origine, ce héros est un démon invoqué des Enfers qui a été déchu (on lui a coupé les cornes !) est un personnage de comics crée par Mike Mignola (dont c'est l'oeuvre la plus connue !) et il a épousé la cause du Bien au sein du BRDP (Bureau pour la Recherche et la Défense Paranormales).

    Hellboy reprends grosso-modo l'intrigue du premier tome de la BD à savoir "Les Germes de la Destruction" et c'est donc une origin-story. L'action débute à la fin de la Seconde Guerre mondiale quand des occultistes nazis, membres de la Société de Thulé et du projet Ragnarok, acculés à la défaite, décident de jouer leur dernier va-tout et d'invoquer un démon. Un Hellboy juvénile - et doté d'une main de pierre ! - arrive donc Terre tandis que les G.I. dessoudent les méchants. Ce sont les Américains - et un certain Trevor Bruttenholm, un occultiste allié - qui vont finalement recueillir la jeune créature et en faire leur instrument contre le mal.

    Soixante ans plus tard, Hellboy, travaille au sein du BRDP avec une créature aquatique nommée Abe et Liz Sherman, une jeune télékinésiste très puissante, momentanément mise à l'écart dans un asile psychiatrique. On découvre ce monde étrange par le biais de John Myers, un agent du FBI, transféré au BRDP. Liz est le "love interest" de Hellboy qui l'a prise sous sa protection.

    Mais les méchants nazis sont aussi de retour en la personne de Raspoutine qui est celui qui a ouvert le portail dimensionnel pour l'invocation jadis, espérant en réalité commander à une créature nommée l'Ogdru Jahad. L'occultiste russe qui avait disparu en 1945 dans le portail est de retour et espère terminer son œuvre, aidé en cela par Ilsa von Haupstein, sa disciple et par un assassin d'élite du nom de Kroenen. Les méchants reçoivent l'appui de démons, notamment une bestiole nommé Sammael qui a la sale habitude de proliférer !

    Beaucoup d'actions et d'effets spéciaux dans ce film ! L'affrontement est épique et Hellboy devra faire des choix notamment entre être celui qui détruira le monde ou celui qui le sauvera ! Après bien des péripéties, Raspoutine parviendra à invoquer le Behemoth mais notre héros causera une "indigestion" au monstre. Ca se termine par un baiser entre Hellboy et Liz ! Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

    L'ambiance de ce film fait évidemment penser à Lovecraft qui est une des influences reconnues de Mignola et une inspiration pour del Toro.

    C'est Ron Perlman qui tient le rôle d'Hellboy sous le maquillage, Selma Blair est Liz Sherman, John Hurt endosse le costume de Bruttenholm tandis que Rupert Evans joue le rôle de Myers.

    Un bon film mais on préferera la BD/le comics. On retrouve bien ici la patte caractéristique de del Toro et l'adaptation de Mignola est assez fidèle ! Y avait-il besoin de rebooter cette franchise en 2019 - pour le bide que l'on sait ?

    A bientôt !


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  • Dans la carrière du réalisateur Sam Raimi, entre la série des Evil Dead et celle des Spider-Man, il y a des filmsMort ou vif - Sam Raimi comme Mort ou vif, production de 1995 où notre homme s'amuse à jouer avec - tout en les cassant ! - les codes du western ! De plus le film bénéficie d'un beau casting !

    Le duel aux pistolets est l'une des images d'Epinal du genre où entre deux cow-boys, ce sera à celui qui dégainera le plus vite ! Mort ou vif - qui tire par ailleurs son titre français de la phrase que l'on trouve sur les avis de recherche pour chasseur de prime(et s'intitule The Quick and the Dead en VO !) - joue sur ce cliché en nous proposant d'assister à un concours de duels sur trois jours ! C'est l'occasion de nous montrer une belle galerie de figures de l'Ouest : le Kid, Lady, Cheval moucheté, Cort, le Danois, le Sergent Cantrell, ou encore l'As - tous engagés dans la compétition organisée par le redoutable Herod - joué par Gene Hackman, diabolique à souhait !

    Lady, c'est Sharon Stone qui nous montre ici qu'elle est aussi dangereuse avec un pistolet qu'avec un pic à glace ! La jeune femme surgit du désert vient en fait assouvir une vengeance, mener sa petite vendetta personnel et reprendreune ville - qui se nomme à point Redemption ! - au terrible Herod qui règne en maître des lieux, taxant les habitants contre sa protection. Ces derniers n'hésiteront pas à recruter un tueur à cages en espérant que le tireur d'élite parvienne à abattre leur tortionnaire lors du concours !

    On est aussi ici dans une histoire de filiations ! Herod a un fils, le Kid - joué par Leonardo Di Caprio -, un petit voyou très habile de la gachette mais méprisé par son paternel et bien décidé à faire tomber son géniteur de son piédestal lors de la compétition. Mais Herod a préféré se choisir une sorte de "fils spirituel" en la personne de Cort - joué par un jeune Russell Crowe, ancien homme de main du hors-la-loi qui est devenu prêtre et a fait vœu de non-violence après qu'Herod l'ait forcé à tuer un homme d'Eglise ! Ce Cort cherche clairement sa rédemption et se rapprochera de Lady avec qui il nouera alliance contre Herod, l'homme à abattre décidément !

    Ca va donc sévèrement jouer de la gâchette dans ce film : Colt, Remington et Smith &Wesson sont de sortie et la poudre va parler plus d'une fois ! C'est une véritable épreuve pour Lady ! Et Herod est protégé par ses "hommes en noir" (dans leurs imperméables noirs !) et le bandit fixe les règles ! Les perdants sont eux littéralement dépouillés !

    Un film tout en symbolique ! Le scénario est très élaboré. Lady figure un modèle d'émancipation féminine à l'image de Sharon Stone, femme maîtresse de son destin qui a su gérer sa carrière avec brio et intelligence ! Mais Lady va-t'elle perdre son âme dans l'épreuve comme jadis Cort ?

    En réalité, Lady est la fille de l'ancien Marshall - joué par Gary Sinise - que Herod a assassiné pour prendre la ville, il y a des années ! On comprends donc mieux ses motivations.

    Bref, j'ai beaucoup aimé ce film et Sam Raimi réussit bien l'exercice de se frotter au western !

    A bientôt !

    PS : Ce film constitue mon 450ème "Coup de coeur" sur Overblog !


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  • Le Prix du danger, film d'anticipation et de critique sociale franco-yougoslave d'Yves Boisset, sorti sur les écrans en 1983 m'avait scandalisé à l'époque. Basé sur une nouvelle éponyme de Robert Sheckley, ce long-métrage préfigure la télé-réalité avec 30 ans d'avance et est aussi un ancêtre de films comme Battle Royale  ou Hunger Game.

    Le Prix du danger mets sous notre regard ce qu'il y a de plus noir dans la nature humaine. Dans une société déshumanisée, un jeu-télé à succès propose à cinq traqueurs de chasser un chômeur qui doit leur échapper et rejoindre un endroit secret si il veut gagner un million de dollars et accessoirement avoir la vie sauve !

    Ce jeune chômeur, c'est François Jacquemard, incarné à l'écran par Gérard Lanvin. Le présentateur de la chaine CYV qui retransmets en direct le show meurtrier, c'est Michel Piccoli qui campe avec efficacité un personnage très irritant et tout en cynisme dans ce qui est un retour à la barbarie canalisée des jeux du cirque de l'Antiquité !

    Au casting, signalons aussi Marei-France Pisier, Bruno Cremer, Andréa Ferréil, Jean-Claude Dreyfys et Gabrielle Lazure !

    A l'époque, ce film m'avait scandalisé par sa cruauté et aussi par l'image qu'il donnait des chômeurs, ici inutiles, désespérés et "chair à canon bonne à tuer", mon propre père étant alors au chômage ! Mais je n'avais pas perçu que c'était une analyse assez fine de sociétés qui amorçaient alors leur tournant néolibérales avec Reagan, Thatcher et Mitterrand, obsédées par le fric et le paraître !

    Pour la petite histoire, c'est un vrai désespéré de la vie qui aurait du tenir le rôle principal si il ne s'était suicidé. Le film avait été diffusé aux Dossiers de l'écran  en février 1987 suivi d'un débat ayant pour thème "Quelle télévision pour demain ?". Aujourd'hui, le monde de la télévision, sorti des séries-télé elles-même souvent violentes, n'est guère reluisant entre Cyril Hanouna et Les Anges de la téléréalité. Ce qui fait que j'ai remisé mon poste dans un carton depuis 4 ou 5 ans ! Sans regrets !

    Ce film possède aussi une ambiance 1984 d'Orwell ou encore lorgne vers Orange mécanique. Mais plus qu'un film d'action, un film qui questionne et fait réfléchir !

    Voilà, je signe ici avec cette article mon 500ème billet "Cinéma" sur Overblog - sous réserve que je n'ai pas oublié de taguer des articles et en ne comptant pas mes articles sur des films X du Skyblog secret ! A venir, 500 autres films !?

    A bientôt !


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  • Au début des années 1990, l'emblématique réalisateur Francis Ford Coppola va nous donner une nouvelle version du "mythe" de Dracula. En effet, en 1992, sort sur les écrans Bram Stoker's Dracula qui se veut résolument plus fidèle à l'oeuvre originale du romancier britannique. Ca nous donne un petit chef d'oeuvre d'inspiration gothique - courant qui est alors à la mode ! - et le film est servi par les acteurs montants du moment, Keanu Reeves, Winona Ryder, Gary Oldman et le vétéran Anthony Hopkins !

    Coppola s'est échiné à nous restituer la légende originale de Vlad Tepes l'Empaleur, ce seigneur cruel du Moyen âge qui rejeta Dieu et devint un vampire ! il y a évidemment derrière l'acte de reniement de Vlad Dracul une histoire d'amour qu s'est mal terminée !

    Car ce Dracula de Coppola contient une bonne dose de romantisme, de romantisme tragique, ce qu'on appelait dès l'Ere Victorienne, le romantisme noir, qu'on retrouve aussi dans les oeuvres d'Edgar Poe.

    Ce film rompt donc avec la tradition des films de la Hammer. Un Dracula présenté ici comme torturé, pour qui on pourrait presque ressentir de l'empathie ! C'est lui le vrai "héros" du film et le vampire croit retrouve un peu de son amour perdu en la personne de Mina Murray qui pourrait être la réincarnation de sa femme.

    Je ne vous détaille pas l'histoire qui débute en Transylvanie où Jonathan Harker, un jeune clerc de notaire joué par Keanu Reeves au début de sa carrière, se rends pour finaliser la vente d'une abbaye avec un mystérieux comte ! Il ne s'agit d'autre que de Dracula, joué par Gary Oldman qui en fait des tonnes et est à fond dans le rôle ! Le client du notaire se rends alors compte, en aperçevant une photo, que Mina, la fiancée de Harker, n'est autre que le sosie de sa défunte femme ! Il va alors gagner l'Angleterre pour l'approcher !

    On saluera aussi les effets spéciaux de ce film, notamment au niveau du maquillage ! Dracula endosse différentes apparences, du monstre à la créature charmeuse.

    On mentionnera les passages cultes de ce film, comme les apparitions des trois servantes/femmes vampires de Dracula, les interventions du Professeur Van Helsing - joué par Anthony Hokins ou le destin tragique de Lucy.

    Notre vampire retrouvera-t'il son âme et le repos ? La conclusion du film est à cet égard exemplaire !

    On signalera aussi la chanson "Love Song for a Vampire" interprétée par Annie Lennox.

    A bientôt !


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  • En 2017, le légendaire King Kong, icône du Septième Art, refait une apparition sur les écrans avec Kong : Skull Island, un film signé Jordan Vogt-Roberts ! Le gorille géant est devenu célèbre en 1933 lorsqu'il escaladait l'Empire State Building dans un film alors en N&B ! On le retrouva par la suite, en couleurs, dans d'autres longs-métrages dans les années 1970 et 1980 et enfin dans les années 2000 sous la caméra de Peter Jackson !

    Mais désormais, sous l'égide de Legendary Pictures, les monstres ont droit aux meilleurs effets 3D !  Le film Kong : Skull Island s'inscrit dans un projet plus vaste des producteurs, un univers partagé sur le modèle du Marvel Cinematic Universe, le "MonsterVerse", et ses films de Kaijus, initié en 2014 avec le film Godzilla.

    Les monstres régnaient autrefois sur la Terre et sont sur le point de revenir ! C'est pourquoi le projet MONARCH les traque. C'est la raison de vivre de William "Bill" Randa, joué par le débonnaire John Goodman.

    Au casting, on retrouve aussi la délicieuse Brie Larson (Captain Marvel par la suite !) qui joue une reporter- photographe de guerre, nommée Mason Weaver, hostile à la violence. Et Samuel L. Jackson dans le rôle du Colonel Preston Packard, le vrai "méchant" du film qui règle tout par le feu !

    De la violence, de la fureur, du feu et de l'acier, il y en aura lorsque, l'action se déroulant en 1973, dans le contexte de la Guerre du Viet-Nam, les héros débarquent dans un défilé d'hélicoptères, façon "Apocalypse Now", sur l'Île du Crâne, déstabilisant tout l'écosystème et l'équilibre des lieux !

    Ce lieu, isolé du reste du monde, depuis la nuit des temps, est sous la protection du dieu Kong qui veille sur les indigènes et combat les "Rampants" venus des profondeurs de la Terre Creuse. Le scénario mets donc en place toute une mythologie de l'Ïle !

    L'endroit est en effet infesté de divers monstres outre Kong et les "Rampants" : buffles préhistoriques géants, araignées et phasmes géants, nuées de ptérodactyles, kraken... L'horreur et l'action culminent lors du combat final entre Kong et le Mastodonte !

    Pour compléter le casting, signalons aussi la présence dans le film de Tom Hiddleston, Jonh C. Reilly ou Corey Hawkins ! Mais j'ai trouvé que pas mal de personnages étaient sous-exploités dans ce film (comme la biologiste, personnage secondaire, là c'est évident mais même des personnages principaux !).

    Et à la fin, Kong sauve la Belle ! Kong est donc un "gentil" mais comme l'Homme a peur de ce qu'il ne connait pas !...

    Voilà, un film avec de gros moyens mais pas sur que la sauce du "MonsterVerse" de Legendary Pictures prenne ? On aura par la suite Godzilla 2 : Roi des monstres en 2019 et Godzilla vs Kong, prévu pour 2020 !

    A bientôt !


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  • L'Enfer - Claude ChabrolClaude Chabrol peut être considéré comme un maitre français du polar, dans la lignée d'un Alfred Hitchcock. Il excelle aussi dans les études de moeurs et quand il s'agit de filmer les comportements avec une caméra qui emprunte une posture clinique.

    Sartre disait "L'Enfer c'est les autres", or force est de constater que dans L'Enfer, film de 1994 de Claude Chabrol, c'est le personnage principal qui se créer son propre enfer, sa propre prison mentale, s'enfermant peu à peu dans la jalousie maladive et la paranoïa jusqu'aux hallucinations !

    De manière plus pragmatique, L'Enfer peut être considéré comme la description d'un tableau clinique, entre bouffée délirante et schizophrénie !

    Paul - magistralement interprété par François Cluzet - réalise enfin ses rêves ! Il devient propriétaire d'une auberge et épouse Nelly - interprétée par la non moins belle Emmanuelle Béart, la femme la plus belle de la région. Mais très vite les nuages s'accumulent ! Paul subit la concurrence, est au bord du burn-out, se mets à boire et ne voit pas d'un bon oeil ce playboy - joué par Marc Lavoine - qui tourne autour de son épouse ! Première bouffée délirante ! Première alerte !

    On ne sait jamais réellement si Nelly trompe son mari dans ce film mais on peut supposer que non ! On suit les événements à travers le point de vue déformé de Paul et Claude Chabrol est sans pitié avec son personnage.

    Au fond, ce film est assez glaçant car Paul semble, au dénouement, sombrer définitivement ! Plusieurs fins se succèdent et on ne sait pas ce qui relève du rêve, de l'hallucination ou du cours réel des événements ! Au choix, soit Paul se suicide en s'ouvrant les veines, soit les infirmiers viennent sonner en bas de sa porte ! En tout cas, l'attitude du médecin à la fin qui laisse repartir un patient en pleine bouffée délirante et potentiellement dangereux est irresponsable et irréaliste ! Mais bon, il faut ça pour le scénario et la démonstration de Chabrol !

    A priori, Chabrol n'est pas un réalisateur que je suis mais son Enfer est un film qui m'a subjugué ! La descente aux enfers d'un homme en contraste avec l'affiche idyllique du long-métrage qui est une peinture d'un mariage heureux !

    A bientôt !


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  • On a retrouvé la septième compagnie - Robert LamoureuxSuite au succès, en 1973 de Mais où est donc passée la septième compagnie ?, le comédien et réalisateur Robert Lamoureux s’attelle à une suite qui sortira deux ans plus tard, en 1975 et qui s'intitule  a retrouvé la septième compagnie. L'action repart pile au moment où elle s'était arrêté dans le premier film !

    On retrouve Pierre Mondy et Jean Lefebvre qui reprennent leurs rôles de bidasses, respectivement le sergent-chef Chaudard et le soldat Pithivier. Dans le rôle du soldat Tassin, Henri Guybet remplace Aldo Maccione.

    Nos "héros" improbables ont dérobé une dépanneuse allemande et continuent leurs exploits ! Ils parviennent, contre toute attente, à faire s'échapper la septième compagnie. Par la suite, l'explosion d'un pont provoque la destruction de la dépanneuse et nos trois pieds-nickelés se retrouvent habillés par la mère Crouzy en officiers français.

    Les mésaventures et les quiproquos continuent et les trois nigauds se retrouvent prisonniers dans un château en compagnie de l'Etat-Major français. Ils sont alors sur le point de faire s'évader tous ces officiers par un souterrain déserté mais un éboulement a lieu et nos officiers se retrouvent bien contrit.

    On rigolera dans ce film de ce qui arrive à Chaudard, Tassin et Pithivier, "haros malgré eux" qui bénéficient d'une chance insolente ! Le film se déroule pendant la Débâcle et parvient à faire rire sur ce qui demeure un moment noir de l'Histoire de France. Avec le recul des événements, passés dès lors depuis trente ans, il est permis de rire de tels sujets. On remarquera que ce n'est pas toujours le cas, par exemple la Guerre d'Algérie demeure encore tabou !

    En réalité, ce second film de ce qui constitue une trilogie, s'insère entre l'action principale et la scène de toute fin du premier film qui a trait au Débarquement en Normandie ! Le troisième film, La septième compagnie au clair de lune, expliquera d'ailleurs comment nos trois protagonistes se retrouvent en Angleterre ! On comble les vides !

    Le scénario de ce deuxième film est de Robert Lamoureux et de Jean-Marie Poiré qui signent là une bonne vieille "comédie à la française" !

    Ca reste un classique qui a fait les beaux jours de la télévision ! Comique de situations ! Avec des scènes cultes comme "le fil rouge sur le bouton rouge et le fil vert sur le bouton vert" ! Les initiés comprendront !

    A bientôt !


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  • La formule Marvel ne semble pas montrer de signes d'essouflements ! C'est Jon Watts qui est aux manettes pour la réalisation de Spider-Man : Far From Home  qui constitue l'épilogue de la Phase 3 du MCU. Un film bien sympathique où Tom Holland surpasse Andrew Garfield et même Tobey Mc Guire.

    Iron Man s'est sacrifié précédemment dans Avengers : Endgame pour contrer Thanos. Et il a fait de Peter Parker son héritier. L'enjeu pour ce dernier est de se montrer à la hauteur.

    Notre jeune héros revient dans le monde ainsi que ses amis, Ned et M.J. après l'effacement par Thanos ! Et leur lycée a décidé d'organiser un voyage éducatif en Europe. Peter pense donc se détendre et en profiter pour déclarer sa flamme à M.-J. mais un vilain va en décider autrement !

    Nick Fury est de retour et confie à Spider-Man la mission d'arrêter des Elémentaires venus d'une Terre parallèle de ce qui est un Multivers ! Les actions de Thanos ont en effet ouvert une brèche dimensionnelle. Mais en réalité, Spider-Man ne fera qu'épauler Quentin Beck alias Mystério - joué par Jake Gyllenhaal, un rescapé de la Terre dévastée par ces Elémentaires !

    Le voyage conduira nos personnages à Venise, Prague, Berlin et Londres ! De superbes destinations bien mises en valeur dans ce film qui sort un peu des cadres habituels américains. Peter et Quentin luttent âprement et vainc les monstres. Pensant alors avoir trouvé un mentor en la personne de Mystério, Peter lui cède Edith, un système informatique sous la forme d'une paire de lunettes connectées que lui a confié le défunt Tony Stark !

    ATTENTION SPOILERS à partir d'ici ! Mais Mystério n'est pas ce qu'il parait ! On sait si on lit les comics que c'est en fait un vilain et un maître de l'illusion ! Tout cela n'est qu'un leurre à base d'hologrammes et de drones destructeurs camouflés. Peter doit alors rattrapé sa "bourde" et arrêter Mystério ! Le final se déroule à Londres près du London Bridge !

    Un film qui se présente comme un teen-movie, un film d'ado mais qui contient de nombreux clins d'oeil au reste du MCU ! De nombreuses surprises et un film enthousiasmant qui se présente aussi comme un méta-discours sur le pouvoir d'illusion du cinéma !

    Au casting, on retrouve aussi le réalisateur Jon Favreau (Iron Man, The Mandalorien...) dans le rôle de "Happy" Hogan , l'ami de Tony Stark et la belle Zendaya dans celui de M.-J. le béguin de Peter !

    J'ai adoré ce film et j'attends avec impatience l'annonce du programme de la Phase 4 cet été à la Comic-Con de San Diego et à la D23 de Disney.

    Il contient en plus d'intéressantes scènes post-génériques dont une avec J.K. Simmons de retour dans le rôle de J.J. Jameson - dans une séquence concernant l'identité secrète de Spider-Man ! Et une autre scène avec Fury, des Skrulls, sur une station spatiale !

    A bientôt !


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  • Ivan Reitman avait rencontré un beau succès dans les années 1980 en jouant la carte de l'humour et du fantastique avec ses deux films Ghostbusters. On a un peu l'impression qu'il tente de nous reservir la même recette en 2001 avec Evolution, une comédie de science-fiction assez déjantée et portée sur l'exagération !

    Ici, exit les fantômes et autres spectres puisque dans le long-métrage de 2001, c'est une météorite qui est la source de tous les problèmes des héros ! La théorie de la panspermie postule que la vie viendrait de l'espace et des météores et ici notre aérolithe va provoquer des mutations à la chaîne dans la flore et la faune locales !

    Le professeur de collège Ira Kane - joué par un David Duchovny qui retrouve les menaces extraterrestres, en prenant le contre-pied de l'Agent Mulder des X-Files - et le professeur de géologie Harry Block - joué par Orlando Jones vont découvrir un étrange météore dont suinte un liquide bleu qui contient des cellules proliférant à une vitesse faramineuse ! Dans une grotte contaminée par cette pierre de l'espace des formes de vie vont se multiplier reparcourant en quelques heures des millions d'années d'évolution ! Nos deux profs, celui de collège et le géologue, comprennent alors vite qu'il y a un problème !

    Par la suite, l'armée intervient et mets le site en quarantaine suite aux ordres du général Russell Woodman - joué par Ted Levine ! La maladroite Dr Allison Reed, jouée par Julianne Moore, est également de la partie tandis que la grotte est devenue une véritable forêt tropicale !

    Avec l'aide de Wayne Grey, joué par Seann William Scott, Ira Kane et Harry Block, à qui l'armée à interdit de poursuivre l'enquête sur la grotte, découvrent que les créatures engendrées par la météorites parviennent à s'échapper à la surface dans la ville de Glen Canyon, dans l'Arizona où l'intrigue se passe ! Mais les bestioles meurent car elles ne sont pas adaptées à l'oxygène ! Pourtant bien vite naît une espèce de dragon avec une mutation qui lui permet de survivre !

    Apparaissent ensuite des primates tandis qu'Allison Reed prophétise qu'en deux mois, les aliens auront envahis et engloutis l'ensemble des Etats-Unis ! L'armée décide alors de tout bombarder au napalm mais ce feu de l'enfer concentre toute la faune et la flore extraterrestres en une unique masse organique gigantesque qui menace de détruire la ville !

    Nos héros découvrent bien entendu la solution en concoctant une sorte de shampoing au sélénium toxique pour les aliens ! L'Humanité est sauvée et Harry, Ira et Wayne peuvent se reconvertir dans la publicité pour Head & Shoulders  ! La marque parraine d'ailleurs le film de Reitman !

    Le film joue à fond sur l'humour - qui vole souvent bas, à base par exemple de toucher rectal ! - et le bizarre ! C'est, comme dans Ghostbusters, une équipe de bras cassés/pieds-nickelés qui sauve le monde !

    Mais ce film reste assez anecdotique ! On retiendra qu'il est l'une des tentatives de David Duchovny, alors au faite de sa carrière avec la série de Chris Carter, de percer au cinéma ! Evolution donna lieu à un dessin-animé qui prolonge le film et à un jeu vidéo sur Game Boy Advance, toujours au début des années 2000 !

    A bientôt !


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  • Alors que sort X-Men : Dark Phoenix - avec ces acteurs en fin de contrat, cela pourrait signifier la fin d'une époque, celle des films X-Men sous le contrôle exclusif de la Twentieth Century Fox, après le rachat de celle-ci par Disney ! Une histoire qui avait commencé au début des années 2000 !

    Force est de constater que la chronologie des films X-Men, c'est un peu le gros bordel ! Mais le film X-Men : Apocalypse, sorti en 2016 et réalisé par Bryan Singer, troisième opus d'une seconde trilogie, a pour principal intérêt de retconner certains éléments et de lier les films précédents, ceux des années 2000 et ceux des années 2010 entre eux ! Entre X-Men et X-Men : Le Commencement  !

    Cette fois-ci est introduit le grand méchant des comics, Apocalypse, qui va vouloir dominer le monde et recruter ses quatre Cavaliers parmi nos héros ! Trahisons et retournements de situations à prévoir ! Le personnage est incarné à l'écran par Oscar Isaac, notre Poe Dameron par ailleurs !

    L'action se déroule dans les années 1980 - sous l'Ere Reagan ! On découvre les origines de Scott Summer aka Cyclope de Diablo et de Tornade, on retrouve Mystique - jouée par Jennifer Lawrence, Jean Grey (qui tente déjà de contenir le Phoenix en elle !) jouée par Sophie Turner (qui quitte ici Game of Thrones !).

    La caractérisation des personnages est assez excellente. Notamment Erik Lehnsherr alias le "criminel" Magneto - joué par Michael Fassbender -  qui se débat tout le long du film avec des dilemmes moraux assez intéressants !

    Quelques apparitions intéressantes aussi ! Notamment une scène avec l'Arme X qui fait un carnage dans le complexe du projet de Stryker ! Là encore et toujours le lien avec les autres films ! Et à la fin un caméo des Sentinelles dans la Salle des Dangers !

    Apocalypse est un ennemi redoutable dont l'un des pouvoirs est de manipuler la matière, transformant tout ce qu'il voit en poussière ! il est épaulé par Tornade, Archangel, Psylocke et... Magneto - ses quatre Cavaliers ! Au Caire détruit et rebati à l'image du tyran, la bataille va faire rage !

    Les X-Men bénéficient de 50 ans de continuité Comics ! Il y a de quoi forger des intrigues intéressantes sur cet héritage, en en reprenant et en en modulant des éléments ! Ce sont les héros de la Mythologie Moderne !

    Je crois savoir que le film a eu un accueil plutôt mitigé, le public étant de plus en plus exigeant mais en fait de plus en plus blasé ! J'ai regardé ce film et l'ai trouvé plutôt intéressant ! Que nous réserve l'avenir avec des Mutants revenu au sein du MCU - d'ici 4 - 5 ans nous promets Kevin Feige, l'architecte de l'ensemble, face aux Avengers ?

    A bientôt !


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  • Le Passage est un film de 1986, signé René Manzor qui peut se voir comme un conte fantastique ou une fable tragique ! C'est aussi en quelque sorte une réécriture du Mythe d'Orphée, le héros, Jean Diaz, remontant tout seul du Territoire de la Mort !

    J'avais vu ce film à l'époque au cinéma de Ouistreham Le Cabieu en compagnie de ma mère et de ma sœur !  La chanson qui accompagne le film, intitulée "On se retrouvera" est l’œuvre du si excentrique Francis Lalanne qui a encore fait parler récemment de lui en essayant de récupérer les Gilets Jaunes ! A l'époque, en 1986, il se contentait encore de chanter et si ma mémoire ne me joue pas des tours, il me semble que cette chanson avait été un tube, finissant quelques semaines durant numéro 1 du TOP 50 d'alors  ! Oui, c'était en mars 1987 ! La bande musicale, la bande originale complète, est signée du frère de Francis Lalanne, Jean-Félix Lalanne !

    Le Passage, c'est aussi une aventure familiale, René Manzor n'étant autre que l'autre frère de Francis Lalanne ! Un Alain Delon vieillissant et en fin de carrière prends part à l'épopée en incarnant créateur de dessins-animés désillusionné Jean Diaz dont la Mort personnifiée a programmé le trépas "sur son grand ordinateur" à la grande peine de son petit garçon ! Le gamin est d'abord plongé dans le coma et la Mort exerce un chantage à travers lui sur le père ! L'enfant est joué par Alain Musy qui n'est autre que le fils de René Manzor ! Aventure familiale donc !

    Le film essaie d'avoir une orientation philosophique, la Mort étant au fond la seule question philosophique qui importe et qui du coup restera à jamais sans réponse ! Le Passage est un film sombre, un peu maladroit et grandiloquent et finalement assez déprimant ! Pourtant à l'époque, j'avais  bien aimé bien que je n'apprécie pas trop Alain Delon qui connaît là un de ses derniers grands succès mais en deçà des précédénts toutefois !

    La Mort est représentée sans grande originalité en Grande Faucheuse et notre artiste qui mets le monde en dessins est emporté dans un accident de voiture, selon un procédé à la Destination finale ! Je n'aime pas trop cette représentation de la Mort étant moi-même phobique de la Mort !

    Au fond, Jean Diaz fait le procès de l'Humanité et tente de se réconcilier avec lui-même, de regagner un peu de Foi ! Une fois ce chemin moral accompli, pourra-t"il seulement regagner la lumière du jour ! Il y a toute une dimension symbolique, métaphorique et allégorique dans ce film ! Un large recours est ausi fait aux séquences animées  du fait du métier du protagoniste ! La Mort lui demande en effet de dessiner pour elle,  de traduire le désespoir du Monde en images ! N'est-ce pas ce que faisaient déjà des artistes comme Francesco Goya ou Picasso !? Qu'on songe à Saturne dévorant un de ses fils ou à Guernica, deux oeuvres portant toutes les deux sur la Guerre, en Espagne en l'occurrence, à deux époques différentes et un siècle d'écart - mais bon je m'éloigne du film ! Il y a aussi une réflexion sur le pouvoir de l'Art dans le métrage de René Manzor !

    Le dessin-animé, envisagé comme une "arme de destruction massive" par la Mort que réalise Jean Diaz est en réalité un véritable court-métrage de René Manzor, datant de 1984, qui a pour titre Le Sang ou le Testament d'un Vieux Fou  !

    A bientôt !


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  • Toute bonne Trilogie cinématographique doit trouver une fin satisfaisante ! Matrix Revolutions conclut la Trilogie Matrix et sort la même année que l'opus 2, Matrix Reloaded, en 2003! Le bilan est mitigé car beaucoup de spectateurs n'ont pas retrouvé la "magie" du premier film sorti en 1999, "magie" peut-être du aussi à l'effet de surprise tant les Wachowski avaient réalisé là un film novateur - tant sur le fond que sur la forme !

    On se serait attendu à un moment que Matrix devienne une franchise juteuse à la Star Wars, déclinable sur plein de supports, mais en fait le soufflé est vite retombé !

    Dans Matrix Revolutions - qui reprends là ou le précédent film s'était arrêté, Néo et ses amis, Morphéus, Trinity, Niobé, Kid et consorts, doivent sauver la dernière cité des humains, Scion, d'un assaut imminent de la part d'une armée de machine ! L'affrontement aura lieu à la fois dans le monde réel et dans la Matrice ! Un compte à rebours est lancé !

    Les événements dans le monde réel sont l'occasion de montrer une espèce de bataille de Méchas à grande renforts d'armures cybernétiques et de robots ! Ca flingue dans tous les sens ! Dans ce dernier film de la Saga, on a d'ailleurs beaucoup plus de scènes dans le monde réel ! C'est une bonne chose et ça permets de varier un peu les plaisirs d'autant que les derniers développement dans la Matrice - avec l'Agent Smith qui essaie de prendre le contrôle de l'ensemble des logiciels - ne m'a guère convaincu !

    On retrouve le casting des films précédents sans vraiment qu'il y ait de nouveaux protagonistes ! On a donc encore Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving et Jada Pinkett Smith pour les rôles principaux !

    On retrouve l'Oracle, le Mérovingien, le Maitre des Clés et l'Architecte, ces archétypes de la Matrice tous assez énigmatiques !

    Et toujours une photographie dans les tons de verts !

    Et ce film laisse une arrière-faim à l'estomac ! On n'est pas vraiment satisfait ni repu car la conclusion de la Saga laisse entendre que Néo n'était qu'une péripétie, un élément destiné à "rebooter" la Matrice qui l'a déjà été de nombreuses fois ! Néanmoins, une ère de paix semble s'ouvrir entre les humains et les machines ! L'Humanité a échappé à l'éradication totale grâce à Néo !

    Evidemment, ce film vaut beaucoup pour ses effets spéciaux, essentiellement, pour une bonne partie, numériques - mais aussi des maquettes à l'ancienne ! Le tournage a eut lieu pour une bonne partie en Australie. Don Davis signe la musique du film ! Une sortie simultanée dans le monde eut aussi lieu, une première pour un film, dans l'Histoire du cinéma, à la minute près !

    L'accueil fut mitigé car même si Matrix Revolutions a engrangé presqu'un demi milliard de dollars dans le monde (somme qui parait dérisoire à l'heure actuelle face aux succès de films comme Avengers : Endgame !), il fut nommé à la fois, en 2004, pour un Saturn Award comme "meilleur film de SF" et pour un Razzie Award pour les Wachowski comme "pires réalisateurs" ! Chez certains fans, la déception fut grande !

    A bientôt !


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  • Robin des Bois - Walt DisneyNous allons maintenant parler d'un film d'animation des Studios Disney de la "Grande Epoque", sorti en 1973, soit quasiment après ma naissance ! Je devais découvrir ce film des années et des années plus tard lors de sa diffusion sur M6 ! Il s'agit de Robin des Bois qui compte les aventures du célèbre vaurien/brigand de la Forêt de Sherwood, qui, au contraire de Macron, vole aux riches pour donner aux pauvres (notre président que je déteste au plus haut point, lui, fait l'inverse mais bon ce n'est pas le sujet et je m'égare !...) !

    La légende de Robin des Bois a maintes et maintes fois été adaptée sur Grand Ecran ! Errol Flynn, Kevin Costner, ne sont que quelques uns de ceux qui l'ont incarné ! Mais Walt Disney opte lui pour une version animale anthropomorphisée ! Ici, dans cette réalisation sous l'égide de Wolfgang Reitherman, à qui l'on doit les grands succès des années 1950 à 1970 de Disney comme  Peter Pan, La Belle et le Clochard (chroniqué ailleurs sur ce blog !), La Belle au bois dormant, Les 101 Dalmatiens, Merlin l'Enchanteur, Le Livre de la jungle ou encore Les Aristochats !, Reitherman donc, donne ici à Robin l'allure d'un renard - animal connu pour être rusé ! - et à son comparse Petit-Jean, la carrure d'un ours débonnaire !

    A l'origine, Disney voulait adapter le Roman de Renart dans les années 1930 et on peut donc supposer que de nombreuses idées de ce projet initial ont été reprises dans le film de 1973 !

    L'histoire est connue ! Le Prince Jean (Sans-Terre) a usurpé le Trône de son frère le Roi Richard Coeur-de-Lion, parti pour et fait prisonnier à la Croisade ! Il opprime le pays d'Angleterre et seul Robin - qui se meurt d'amour pour la belle Marianne, fait face au Tyran ! C'est le grand acteur Peter Ustinov qui donne sa voix et ses intonation au Prince Jean !

    On suit les "exactions" (pour la bonne cause) de Robin contre le Sherif de Nottingham ! Le point culminant du film est le tournoi et la compétition de tir-à-l'arc où le héros, habile archer, va risquer de se faire démasquer pour remporter la mise/la finale ! Pour cette occasion, Robin se déguise en cigogne ! C'est un piège tendu par le shérif !

    Ivre de colère, le méchant Prince Jean fera emprisonner toute la population qui refuse de payer des impôts ! Mais, évidemment, Robin vient à la rescousse !

    Le dessin-animé s'écarte un peu de la légende originale en peignant Robin et son acolyte Petit-Jean comme des nouveaux Butch Cassidy et le Kid !

    On retrouve là la qualité et l'efficacité des meilleurs Disney, à une époque où le Studio à la Souris aux Grandes Oreilles ne se reposait pas sur Pixar, La Reine des Neiges, le MCU ou le rachat des Star Wars ! Mais déjà un Studio de légende !

    Enfin, Robin des Bois, comme les autres réalisations de Reitherman que j'ai citées, fait partie des Classiques !

    A noter que la bande musicale de ce film - les chansons en particulier ! - sont assez remarquables et ont décroché une Nomination aux Oscars en 1974 !

    A bientôt !


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  • Avengers : Endgame - Anthony & Joe RussoLe Marvel Cinematic Universe - ou MCU - est une expérience de cinéma qui dépasse les canons classiques puisqu'il s'agit d'une saga qui s'étend sur un nombre incroyable de films - 22 métrages et trois "Phases" pour ce qu'on appellera désormais le "Cycle des Gemmes de l'Infini" ! Du jamais vu ! Une grande fresque qui s'est commencée il y a onze ans, en 2008, avec le Iron Man  de Jon Favreau !

    Les Frères Russo, Anthony et Joe, qui avaient auparavant réalisé trois films dans cette franchise, ont la lourde tâche de "boucler la boucle" ! Ce Avengers : Endgame, récit de trois heures, est la suite directe de Avengers : Infinity War  qui s'était conclu sur une fin tragique : le grand méchant Thanos avait éradiqué la moitié des habitants de l'Univers ! Nos héros étaient vaincus et ne s'en remettaient pas, la moitié d'entre eux ayant aussi disparu !

    Dans la suite de cet article, je vais SPOILER à mort ! Alors n'allez pas plus loin si vous ne l'avez pas vu ! Le film est un immense succès public et cumule déjà 1,2 milliard de recettes mondiales en moins d'une semaine d'exploitation ! On retrouve les héros survivants - qui sont quasiment les tout premiers Vengeurs introduits dans les films et ceux-ci dès le début de Avengers : Endgame se mettent à traquer Thanos !

    Le Titan Fou s'est retiré sur un monde isolé pour cultiver des légumes - comme dans les comics ! - et les héros le retrouvent vite et Thor se charge de le décapiter! Aucun retour en arrière n'est plus possible car Thanos a détruit les Gemmes d'Infinité !

    Dans ce nouveau film, de nouveaux héros - qui n'étaient pas dans Avengers : Infinity War - se joignent à l'équipe ! On a Clint Barton devenu Ronin, dévasté par la disparition de toute sa famiile dans le "Snap" de Thanos, Captain Marvel, toujours aussi "cheatée" qui sauve la mise à Tony Stark /Iron Man et Nebula au début du film - et qui fait office de deus ex machina et surtout Ant-Man qui apporte la solution pour ramener les disparus du "génocide galactique" du méchant !

    Car la solution, ce seront les Voyages dans le Temps, après une ellipse de cinq ans ! On en avait déjà eu une évocation dans Ant-Man & la Guêpe ! Nos héros vont revenir dans le passé pour y récupérer les Pierres - avant de les remettre dans leur époque d'origine par la suite - pour les ramener dans le Futur ! Marvel adore user des Voyages temporels dans ses comics et c'est assez bien traité ici !

    C'est donc l'occasion d'un immense "fan-service"!  Nos héros se séparent en petits groupes et se rendent sur les lieux des évènements passés comme la Bataille de New York contre les Chitauris du film Marvel's Avengers de Joss Whedon de 2012 ! Ce sont, vous l'aurez compris, des missions d'infiltrations !

    Des péripéties qui donnent lieu à de grands moments comme Captain America prononçant un "Hail Hydra" dans un ascenseur pour duper ses ennemis, Hulk - devenu "Professeur Hulk" (le cerveau de Banner et la force de Hulk ensembles !) se confrontant à l'Ancien (le mentor de Docteur Strange !), Black Widow faisant l'ultime sacrifice, Tony Stark rencontrant son père Howard !

    Evidemment, le jeu ici est de reconnaitre des moments clés des 21 précédents films ! Les fans de Marvel vont grandement adorer ces moments et ce film de manière générale ! Bien que le film comporte quelques défauts et incohérences, on ne boudera pas notre plaisir ! C'est un film généreux, avec de grands moments d'émotions et de l'humour, parfois survenant un peu à contre-emploi !

    Parmi les choses déroutantes du film, il y a "Professeur Hulk" et aussi Thor devenu plus alcoolique que Tony Stark - dans des séquences dans un village nordique, que l'on peut voir comme des moments parodique du film Aquaman  de DC Comics et Warner Bros. (film que je n'ai pas encore vu pour l'instant !).

    Finalement, nos héros parviennent à leurs fins et on a droit à un climax de fou, une bataille de proportions épiques encore plus démesurée que dans Avengers : Infinity War mais un peu plus fouillie ! "Vengeurs, Rassemblement !". Les super-héros disparus sont de retour, ce qui nous laisse augurer d'un Spider-Man : Far From Home déjà annoncé, d'un potentiel Docteur Strange 2, d'un Black Panther 2 et d'un Gardiens de la Galaxie Volume 3  ! La Phase 4 va en effet bientôt commencer sur de nouvelles bases ! Mais Kevin Feige, le chef d'orchestre de tout ceci arrivera-t'il à faire mieux !?

    On a même droit lors de la Bataille finale au retour de la Walkyrie, de la Guèpe, de Shuri, une apparition de Pepper Potts dans l'armure de Rescue, à un Giant-Man, des Chitauris du côté des méchants,etc... Bref c'est grandiose !

    Voilà, par contre je choisis de ne pas vous spoiler concernant le sort de Iron Man et Captain America mais quand même un peu en disant que leurs arcs narratifs semblent ici trouver leurs conclusions - et d'assez fort belle manière !

    Bref, j'ai adoré ce film tout comme j'adore le MCU et Marvel en comics de manière générale !

    Filez le voir si vous ne l'avez pas encore fait mais alors vous ne devriez pas être arrivé à ce moment de ce billet !

    A bientôt !

    PS : Pas de Caméo de Stan Lee dans ce film ! Une page s'est décidément tournée !

    PPS : Ah si ! Il semble qu'il y ait un caméo de The Man, en hippie dans une version rajeunie des années 1970, mais à vrai dire, ne l'ai même pas repéré ! J'ai du être distrait !


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  • A priori, je n'aime pas beaucoup les films de Stuart Gordon ! En effet, son premier succès Ré-Animator - tiré d'après les récits sur le personnage de Herbert West par H. P. Lovecraft m'avait franchement donner envie de vomir quand je l'avais vu à l'âge de 15 ans ! En 1993, il reste dans le genre de la Science-Fiction avec une histoire de dystopie cauchemardesque avec au casting un Christophe Lambert déjà sur la pente descendante !

    Fortress  est un film qui dépeint une société du futur autoritaire et qui joue avec nos pires craintes pour cet avenir ! En effet, dans ce monde surpeuplé, la loi ne permets aux couples de n'avoir qu'un seul enfant. Or  John Brennick, ancien Béret Noir - joué par Lambert - et sa femme Karen ont enfreint cette règle en raison de la mort de leur premier enfant ! Ils sont donc promptement arrêtés et expédiés manu-militari dans une prison de haute-sécurité !

    Le philosophe Michel Foucault - mais aussi Gilles Deleuze je crois bien !? - ont théorisé sur les "sociétés de contrôle" ! Ici, ça donne lieu à un film assez anxiogène où notre Christophe Lambert se retrouve dans l'établissement géré de main de fer par M. Poe qui n'hésite pas à faire abattre les réfractaires !

    La prison est un ensemble souterrain, vertical, où les détenus se voient mettre des implants qui peuvent exploser à la moindre occasion ! L'évasion semble impossible pourtant, John Brennick, qui a pris 31 ans de réclusion, va tout faire pour s'échapper ! Une sorte de remake de Papillon version 2050 ! Les prisons ont de plus été privatisées et celle-ci est la propriété de la société Men-Tel !

    En réalité, l'action ne se déroule pas en 2050 mais en 2018 ! La vision des scénaristes de ce film ne s'est donc pas réalisée même si nos sociétés actuelles sont bien inhumaines en bien des points (laisser mourir les SDF dans nos rues, nos vieillards dans les EHPAD et rejeter les migrants à la mer... ) ! Mais la SF pousse souvent le trait un peu loin pour appuyer le propos ! Il faut rappeler que le film date de 1993 ! Si je me souviens bien, c'était mon Tonton Dédé qui m'avait prêté la VHS - car il m'en prêtait beaucoup à cette époque-là ! - à moins que je sois tout de même allé au cinéma le voir et l'ai revu ensuite en VHS !

    Au niveau de la photo, je crois me rappelle qu'on est surtout dans les teintes de bleu et de gris ! C'est de plus assez oppressant !

    Mais ce film reste une sorte de série Z, un film sans grande ambition et un peu "bricolé" ! Mais ca se laisse regarder !

    A bientôt !


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  • En presque 60 ans de carrière, le background de la plupart des super-héros de la Maison des Idées, Marvel, a largement eut le temps de s'étoffer ! Mais ces dernières année, le très controversé scénariste Dan Slott a apporté par mal de concepts ébouriffants à la mythologie du Tisseur de Toiles ! Spider-Man a ainsi vécu les événements de Spider-Island, de Superior Spider-Man ou encore de Spider-Verse !

    Plus étonnant encore, notre héros s'est vu décliné en de multiples incarnations ! Si on comptait déjà deux clones de Spidey et une Spider-Woman, on eut le Spider-Man 2099, le jeune afro-américain/latino Miles Morales, Spider-Man Noir, Spider-Man India, Silk, Spider-Gwen, May Parker et tant d'autres ! Il faut rappeler qu'en fait d'Univers Marvel, on est davantage devant un Multivers qui permet de raconter autant de récits alternatifs !

    Au cinéma, le Tisseur reste sous la propriété de Sony Pictures et en 2015, les responsables de la firme décident de rajeunir Spider-Man ! Le projet et le film Spider-Man : Into the Spider-Verse - qui deviendra en France Spider-Man : New Generation est lancé !

    Je viens de regarder ce film d'animation, sorti à Noêl 2018, cet après-midi et je dois dire que je n'en reviens pas ! Ce film est une pure merveille ! On est pas loin de la perfecfion ! L'équipe du film comprends Phil Lord et Rodney Rothman au scénario à qui viennent s'ajouter Peter Ramsey et Bob Persichetti.

    Visuellement, on se prends une grosse claque avec ce film ! C'est extrêmement bien réalisé, animé, découpé, monté, avec des tonnes et des tonnes d'inventions et des styles graphiques mélangés ! La bande sonore, composée du meilleur du rap américain actuel "tue sa race" !

    Au niveau de l'intrigue, le film a aussi tout pour lui et atteint des sommets aussi bien dans l'humour que dans l'émotion et la tragédie ! C'est extrêmement dense aussi mais jamais confus. Avec plein de références à l'Univers du Tisseur !

    Stan Lee et Steve Ditko auraient été fiers du résultat si ils avaient été encore de ce monde au moment de la sortie de ce Spider-Man : New Generation ! Un hommage leur est d'ailleurs rendu !

    On suit le jeune Miles Morales qui acquiert, comme jadis Peter Parker, les pouvoirs d'une araignée radioactive ! Il rencontre d'ailleurs l'original mais très brièvement car le héros vétéran succombe aux machinations du Caïd qui a conçu un appareillage pour voyager entre les dimensions pour poursuivre un but personnel !

    D'autres versions de Spider-Man vont donc traverser vers la dimension de Miles ! On a Peter B. Parker, une espèce de "vieux" Spider-Man qui a pris pas mal de coups du sort, Spider-Gwen, Spider-Man Noir (une version des années 1930 façon polar et roman noir !), Spider-Ham (une version Toon !) et Peni Parket (une fillette dans un Meca façon animation japonaise !). Ces cinq-là et Morales vont donc s'allier pour contrer Wilson Fisk et ses hommes de main et renvoyer tout le monde chez soi !

    Voilà, je n'en dirais pas plus car je ne veux pas vous déflorer la surprise de ce métrage ! La critique ne s'y est pas trompée qui lui a décerné l'Oscar 2019 du Meilleur Film d'Animation.

    Du même coup, puisqu'on est dans un Multivers, on peut imaginer que les versions du Tisseur de Tobey McGuire, Richard Garfield et Tom Holland existent quelque part dans un recoin de ce film ! C'était en projet mais cela n'a pas été retenu dans la version finale ! Avengers : Endgame pourrait fort bien nous ramener encore dans ce Multivers !

    Dans les scènes post-génériques, on a aussi droit au Spider-Man 2099 et au Spidey/l'Homme-Araignée du dessin animé de 1967 !

    On attends avec impatience la suite - en l'occurrence un second film d'animation ! - qui sera apportée à ce film !

    Courez voir ce film dès qu'il sera sorti en DVD ! Sinon, il y évidemment le streaming...

    A bientôt !


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