• La série de comics Walking Dead est une œuvre en constante évolution ! Rappelez-vous le chemin parcouru ! Au départ, Rick Grimes et un petit groupe de survivant vivaient comme des vagabonds allant de refuge improvisé en abri précaire, survivant au jour le jour contre les Rôdeurs ! Puis, nos héros ont rejoint ou bati et consolider des communautés, puis formé des réseaux de ces communautés ! Mais celles-ci restaient toujours de tailles moyennes !

    Dans le tome 30 de la série, intitulé "Nouvel Ordre Mondial !", on passe encore à l'échelle supérieure ! Pendant les événements avec les Chuchoteurs, le scénariste Robert Kirkman a tranquillement mis en place une intrigue secondaire qui est passée au premier plan ! Eugène, le petit génie d'Alexandria réparait une radio-amateur et entrait en contact avec Stéphanie qui vivait dans une communauté plus au Nord ! Par la suite, Rick Grimes dépêchait Eugène et une demi-douzaine de personnes - dont Michonne - pour aller établir le contact avec ces gens ! A la fin du tome 29, nos amis étaient mis en joue par des hommes armés et priés d'obtempérer !

    Dans ce tome 30, nous allons découvrir le Commonwealth (bien que je crois que ce terme n'est pas utilisé dans la VF !?), un réseau de petites villes comptant pas moins de 50000 habitants au total, nombre considérable, avec sa milice très organisée munie d'armures intégrales et formée par un certain Mercer très professionnel et apparemment intègre ! L'ensemble est dirigée par la Gouverneuse Pamela Milton.

    La surprise de ce tome est que Michonne retrouve une de ses deux filles, à savoir Elodie, l'autre Colette n'ayant pas survécu ! Ceci donne lieu à des scènes riches en émotion ou la guerrière noire montre son côté maternel et protecteur.

    Le Commonwealth semble avoir la situation en main et a batit une nouvelle société sur les ruines de l'ancienne civilisation. Du fait de sa taille, cette société a remis en place un système de classes sociales reposant sur le statut que les gens occupaient avant l'apocalypse ! A moyen et long termes, ceci risque de poser problème à Rick et aux gens d'Alexandria où les individus sont tous égaux! Pamela justifie son système en disant que d'une part, chacun est à sa place, vis et boulons dans une grande machine et que d'autre part, cela pousse les gens à vouloir se surpasser pour monter dans la hiérarchie !

    Mine de rien, Kirkman livre ici une réflexion fine sur et une critique acerbe et détournée de nos propres sociétés de plus en plus inégalitaires !

    Hélas, il y a Sebastian Milton, le propre fils de Pamela qui est véritablement un "petit connard" qui abuse de ses privilèges et sera à mon avis l'étincelle qui mettra le feu aux poudres !

    A la fin de ce tome 30, Pamela se rends à Alexandria, avec une escorte armée, pour rencontrer Rick Grimes ! Celui-ci lui fait bon accueil - malgré la démonstration de force de Dwight ! - mais émets des réserves sur le modèle de société - inégalitaire donc ! - mis en place par Pamela ! Celle-ci lui rétorque que c'est inévitable vu la taille de son groupe à elle - et à Rick de conclure qu'il est peut-être temps d'instaurer un "Nouvel Ordre Mondial" ! L'Apocalypse zombie serait alors l'occasion véritablement de repartir à zéro sur de meilleures bases plus solidaires !

    A bientôt !


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  • Nous allons quitter les albums de Lucky Luke d'il y a plus de quarante ans, aux Éditions Dargaud, période faste pour notre héros, pour parler de ses aventures "contemporaines" - écrites après le décès de Morris en 2001 - notamment par divers auteurs, Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benacquista ou encore Jul !

    On peut évidemment s'interroger sur la légitimité de continuer un héros de BD iconique après la mort de son auteur ! Lucky Luke a des continuateurs, de même qu'Alix et même Astérix (bien qu'Uderzo soit encore vivant, il est à la retraite !) mais Hergé s'est toujours opposé à ce qu'on reprenne Tintin (en même temps nul n'égalera jamais Hergé !).

    En novembre 2018 sort donc chez Lucky Comics un nouvel album de Lucky Luke intitulé "Un cow-boy à Paris". Ce sont "Les Aventures de Lucky Luke d'après Morris" ! C'est bien évidemment dessiné par Achdé, fidèle au poste et scénarisé par Jul, l'auteur de la BD Silex and the City - et non pas le chanteur affligeant ! Encore qu'il n'aurait pas fait pire ! Non je plaisante !

    Que penser de cet album? J'avais déjà lu "La Belle Province" de Laurent Gerra et l'avais trouvé "plaisant" ! Ce nouveau récit autour d'une Grande Dame, la Statue de la Liberté de Bartholdi, se laisse lire, a quelques bonnes idées et quelques bons gags mais on est loin du travail de Morris !

    L’intérêt de cet album spécifique est que Lucky Luke quitte pour la première - et seule ? - fois le continent américain pour le Vieux Continent ! C'est l'occasion de rendre hommage à la culture française et notamment à sa littérature ! Évidemment, on n'évite pas les clichés car il ne faut pas attendre beaucoup de subtilité d'une BD destinée avant tout à la jeunesse et au grand public !

    Luke va croiser Bartholdi mais aussi Gustave Eiffel. Emma Bovary, croisée dans un fiacre, s'entichera même de lui ! Et Victor Hugo - la "légende des siècles" rencontrant la "légende de l'Ouest" -  Verlaine et Rimbaud sont aussi de la partie au détour des cases.

    L'intrigue ! Bartholdi veut édifier sa célèbre statue dédiée à la Liberté sur une île en face de New York mais un directeur de prison fou du système pénitentiaire se réserve cette île pour y construire un établissement de haute-sécurité (qui donnera Alcatraz à San Francisco). Il va donc tout faire pour mettre des bâtons dans les roues au Français Bartholdi et à Luke chargé de sa sécurité comme on pouvait s'y attendre.

    Niveau dessins, j'ai vraiment du  mal avec le style d'Achdé plus rond et brouillon que celui de Morris. Si son Lucky Luke est assez réussi, ça se corse pour d'autres personnages notamment le directeur de la prison que j'ai trouvé très bâclé dans son exécution ! C'est assez moche dans l'ensemble !

    Un album qui ne parvient pas vraiment à faire rire comme le faisait les meilleurs albums de Morris et Goscinny mais qui arrache quelques sourires ! Ca reste assez fastidieux dans l'exécution. Et passé l'intérêt de la visite à Paris, que reste-t'il à ce récit ? Pas grand chose à vrai dire !

    A bientôt !


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  • Avec l'album La Diligence - qui contient la quarante-septième histoire de Lucky Luke, on entre dans une nouvelle époque de la vie éditoriale de notre cow-boy d'encre et de papier ! En effet, trouvant que les albums à couverture souple des Editions Dupuis ne rendent pas assez honneur à son héros, Morris passe chez Dargaud, l'éditeur d'Astérix avec ce premier album à couverture dure !

    La Diligence revient sur un autre mythe de l'Ouest, scénarisé par Goscinny et dessiné par Morris, la compagnie de transport Wells Fargo ! On est dans la meilleure période de Lucky Luke - nos deux auteurs sont au sommet de leur art et nous livrent des récits inoubliables - et celui-ci selon un sondage de 2009 des Éditions Lucky Comics est le préféré des lecteurs ! Je plussoie !

    Il faut dire que la personnalité du conducteur de la diligence, Hank Bully, est haute en couleur tout comme celles des passagers ! On a tout une galerie de personnages voyageurs : Scat Thumbs, joueur de poker - et tricheur ! - Jeremiah Fallings, photographe, Digger Stubble, chercheur d'or, Sinclair Rawler, révérend, le couple Annabella et Oliver Flimsy, Claude Pushpull, autre joueur de poker - et tricheur aussi ! Pour épicer le tout, l'un de ces protagonistes n'est pas ce qu'il dit être et est en fait un desperado !

    La réputation de la Wells Fargo est en jeu dans ce récit car ses diligences sont régulièrement attaqués ! Pour prouver sa compétence, une cargaison d'or va être transportée de Denver à San Francisco et c'est - devinez qui ? - Lucky Luke qui va être chargé de sa protection !

    Le trajet est bien sur émaillé de nombreuses péripéties : attaques de bandits ou d'indiens, obstacles naturels, etc,... Et l'occasion de gags fonctionnant sur le comique de répétition comme tous ces relais de la compagnie qui ne servent que du lard et des patates ! Il y a aussi un gag sur les noms des chevaux !

    Mais donc, un brigand se cache parmi les passagers et veut mettre la main sur l'or ! Évidemment, Luke va le démasquer !

    De nombreuses références dans cet album ! Hank Bully  les traits de Wallace Beery, Alfred Hitchcok apparaît sous les traits d'un barman ! Enfin, Morris et Goscinny connaissent les classiques du Western - comment pourrait-il en être autrement ? - et font des références à La Chevauchée fantastique  de John Ford - ainsi le joueur de poker ressemble à John Carradine !  Mais par rapport au célèbre film de Ford, il manque ici le personnage de la prostituée !

    Cet album a bien évidemment fait l'objet d'une prépublication dans le journal Spirou en 1967.

    C'est une histoire qu'on peut lire et relire sans se lasser tant l'exercice est maîtrisé ! Et les albums suivants sont tout aussi au sommet - on y reviendra ! Canyon Apache, Le Pied Tendre, Ma Dalton, Le Grand Duc, Jesse James; Le Cavalier Blanc, Western Circus,...

    A bientôt !


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  • Je vais vous parler ici du héros de Jacques Martin ! Il est blond, jeune, courageux, il se déplace toujours en la présence d'un jeune compagnon et voyage beaucoup ! Il s'agit de... Lefranc (vous pensiez à Alix ? Perdu !) !

    Le journaliste-reporter Guy Lefranc présentait un tout autre défi pour Martin que son héros de l'antiquité car ses aventures se déroulant dans les années 1950, contemporaines de la publication, le regard des lecteurs était plus exigeant ! De plus, les lieux sont moins intemporels et se démodent plus vite ! Tout cela, l'auteur en était conscient et se documentait toujours autant !

    J'ai pu lire le tome 2 de cette série, intitulé "L'Ouragan de feu" par l'entremise de mon camarade Yves L. - à qui je dois de nombreux commentaires sur mon eklablog - qui m'a gentiment fait cadeau de l'album en question ! J'ai hésité à investir dans cette nouvelle Collection Hachette en kiosque pour des raisons de place dans mon modeste appartement et n'ai finalement pas acheté ces BD !

    Au début du récit, Lefranc raccompagne son jeune protégé Jean-Jean à la Gare Montparnasse pour un retour chez le professeur Le Gall, l'oncle du garçon. Mais le journaliste reçoit trop tard une lettre du savant  l'avertissant d'un danger sur sa personne et ses recherches ! Pire que tout, Jean-Jean se fait enlever pour exercer un moyen de pression sur l'oncle qui a fait une découverte d'ampleur !

    Lefranc poursuit les ravisseurs jusqu'au Mont Saint-Michel. Pour avoir moi-même visiter ce haut lieu du tourisme français, je peux vous certifier que les dessins de Martin sont très fidèles à la réalité ! On est véritablement sur le Mont  (la remarque s'applique aussi à Saint-Malo que j'ai aussi visité !). Le héros parvient à délivrer le jeune garçon des griffes des hommes d'Arnold Fisher, un magnat du pétrole qui convoite la découverte de Le Gall !

    Que contient donc la formule du professeur ? Rien de moins que de changer l'eau de mer en pétrole en concentrant et en vieillissant artificiellement le plancton ! A ce niveau, Martin est visionnaire puisqu'il préfigure ici rien moins que nos actuels biocarburants et une découverte similaire à celle de Le Gall a d'ailleurs été effectuée en 2014 par les équipes du Naval Research Laboratory, une unité de la Marine Américaine !

    On s'en doute la découverte du professeur va déclencher sitôt révélée une crise diplomatique et financière ! Dans le même temps, voyant le savant lui échapper, Fisher fait appel à Axel Borg - qui est à Lefranc ce que Arbacès est à Alix, sa Némésis, introduit dès le tome 1, "La Grande Menace" !

    Mais les hommes de Fisher ne sont pas les seuls sur la trace de Le Gall et qui croiseront la  route de Lefranc ! En effet, les équipes de fonctionnaires, gendarmes et douaniers, commandés par l'inspecteur Renard, viendront épauler le héros ! C'est donc une partie à plusieurs joueurs  - au nombre de trois : Lefranc, Le Gall et leurs amis, les sbires de Fisher et le Gouvernement français !

    Ce récit se finit en "bande-dessinée catastrophe" non que sa réalisation soit catastrophique et bâclée vers la fin (bien au contraire !) mais dans le sens où il est est la BD ce que le "film catastrophe" est au cinéma ! La mer est en effet parcourue par un "Ouragan de feu" - celui du titre, dans un final apocalyptique !

    Cet album a paru d'abord dans Le Journal de Tintin - édition belge à la fin de l'année 1959 et sur la presque totalité de l'année 1960 puis en album aux Editions du Lombard en 1961 ! Pour situer les choses, la première aventure de Lefranc, "La Grande Menace" est paru en 1952 là où le premier récit sur Alix date de 1948 - aussi aux Editions du Lombard ! Par la suite, toutes ces séries passeront chez Casterman à partir de 1965! Les aventures de Lefranc étaient - du moins au départ, plus espacées dans leur rythme de parution que celles du jeune citoyen romain puisque sept ans séparent la première escapade du journaliste-reporter de sa seconde aventure !

    J'aime assez cette série Lefranc - même si je préfère Alix ! Ce sont des récits qui vous en donne pour votre argent, récits longs - plus de 60 pages pour cet album - très riches, denses et touffus en dialogues - avec encore une disposition des planches en quatre bandes somme toute assez classique pour les premiers albums !

    A partir du quatrième album, "Le repaire du loup", ces aventures de Lefranc voient le dessinateur Bob de Moor seconder Jacques Martin !

    Voilà, je verrais à emprunter d'autres albums de Lefranc à la bibliothèque municipale - si ils les ont ?! - pour vous en faire des recensions !

    A bientôt !


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  • léonard : Y a-t-il un Génie dans la salle ? - Turk & De GrootAvec "Y a-t-il un Génie dans la salle ?", nous abordons le septième tome des péripéties de Léonard et de son disciple Basile ! Notre génie va mettre au point tout une panoplie de nouvelles invention - comme il fait à chaque tome : le canon-anti-aérien, le plongeoir, le réfrigérateur, la planche à voile ! notre homme brasse large !

    Et c'est évidemment le pauvre Basile qui en fait les frais ! Disciples de tous les pays unissez-vous ! Le maître doit par ailleurs déployer mille ruses pour tirer le fainéant du lit et de nouveau l'envoyer à l'hôpital ! Les mésaventures qui arrivent au disciple sont l'un des principaux ressorts comiques de la série et du même coup Léonard passe pour un employeur sadique !

    Mais souvent les inventions de Léonard se retournent contre toute la maisonnée - comme ce capteur solaire ou ce super-engrais qui mettent carrément tous les protagonistes à la rue !

    Des gags qui font entre une et cinq pages servis par un dessin façon cartoon de Turk ! Peut-être une quinzaine de gags dans ce tome 7 ! Ca reste plaisant à lire même si on s'enfonce un peu dans une certaine routine que les récits sur tout un album viennent rompre comme "Léonard Génie en balade" ou "La guerre des Génies" !

    Particulièrement drôle aussi la rencontre avec des soucoupes volantes !

    Voilà ! Je fais court pour ce billet car le mieux est encore de lire l'album qui joue sur le cocasse et le pittoresque - et la surprise ! C'est un album de 1982.

    A bientôt !


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  • Pierre Christin, le scénariste de la série de BD Valérian le confesse lui-même, plus de trois décennies après sa parution en 1980, il aime beaucoup l'album "Métro Châtelet - Direction Cassiopée", qui constitue un récit très élaboré et en même temps lisible par un enfant de douze ans !

    En réalité, ce tome 9 de la série - qui est contemporain dans son action de la date de publication de l'album, les années 1980 et se déroule en France, près de Paris - fait partie du premier diptyque des aventures de Valérian et Laureline avec le tome suivant, le tome 10, " Brooklyn Station -  Terminus Cosmos" !

    Valérian y voyage - vous l'aurez compris ! - dans le temps, avant le grand cataclysme nucléaire survenu en 1986 dans la série et se retrouve au début du récit dans un café de Nation à siroter des blanc-cassis en attendant Monsieur Albert, le contact de Galaxity dans cette époque ! Personnage de vieux monsieur érudit bon vivant et haut en couleur, dont le style vestimentaire s'inspire, du fait de Mézières le dessinateur, de celui du Président Chilien renversé en 1973, Salvador Allende !

    Valérian - Tome 9 - Métro Châtelet - Direction Cassiopée - Christin & MézièresMais Valérian a aussi une sorte de liaison télépathique à travers le temps et l'espace avec sa comparse Laureline qui elle enquête sur la même affaire - nous allons voir de quoi il s'agit, de planète en planète, d'une planète spongieux où les bâtiments s'enfoncent dans le sol et où des Immortels conservent la mémoire du Cosmos à une planète décharge, immense dépotoir où les autochtones vouent un culte aux éléments !

    Nos deux héros enquêtent sur l'apparition de créatures étranges, des géants, des dragons, des baleines, etc... dans l'est de la France, dans le RER et dans le marais Poitevin respectivement ! Valérian, aidé d'Albert cherche la clé du mystère sur les lieux des manifestations même ! Mais, loin de l'espace, de son époque - le futur - et de sa partenaire, il en vient à douter, à se sentir inutile ! Il en viendra même à tromper Laureline avec une autre femme, une intriguante blonde entraperçue à la fin de ce tome 9 !

    Mais d'autres semblent sur le coup, particulièrement deux multinationales concurrentes que nos héros croisent de loin sur les lieux des phénomènes étranges ! Que cela cache-t'il ? Christin ménage ses effets et il est encore trop tôt pour répondre à cette question !

    On  portera une attention spéciale au travail de Mézières ici, qui, à la façon d'un Tardi, s'efforce de représenter au mieux le Paris contemporain et y réussit assez bien ! Cette station Châtelet-Les Halles, c'est en outre le quartier où j'ai grandi, dans ces années là entre 1972 et 1983 ! Et ça fleure bon la nostalgie pour moi ! Ca a quelque chose de fascinant quelque part !

    Le cadre familier du récit ne fait que d'autant ressortir l'intrusion du fantastique !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite de cette duologie !

    A très bientôt !


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  • La série Alix de Jacques Martin est un monument de la BD qui réussit à être à la fois fort divertissante et éducative ! Chaque planche est très documentée, dans les costumes, l'architecture, etc, s'appuyant sur la grande documentation sur l'Antiquité dont disposait l'auteur Jacques Martin !

    L'Île maudit est le troisième album des Aventures d'Alix, publié en 1957 aux Éditions du Lombard.

    Le spectre de Carthage, l'ennemi de Rome dans les trois Guerres Puniques, plane sur cet album et Alix - qui se reposait à Alexandrie après les événements du Sphinx d'or - se rends sur les lieux, en Afrique du Nord pour enquêter sur des événements ayant mené au massacre de plusieurs carthaginois. Par ailleurs, un mage, Lydas, estimé de tous, est enlevé !

    Un nouvel adversaire se fait jour pour notre jeune héros en la personne de Galo, un notable puissant, et son homme de main Ségabal ! Mais Arbacès le grec, l'ennemi récurrent et attitré d'Alix est également présent !

    Par la bouche de Ségabal, Alix apprends l'existence d'une île à l'ouest des Colonnes d'Hercule, dirigée par Sardon, et disposant d'une bonne puissance maritime ! Doit-on y voir là un reliquat de l'Atlantide ? On peut le penser d'autant que l'Île maudite va finir dans un cataclysme ! Évidemment Sardon veut dominer le monde et Alix va défendre les intérêts de Rome, une nouvelle fois !

    Les choses se compliquent lorsqu'Arbacès devient le principal conseiller de Sardon ! Alix, Enak et une petite troupe d'hommes armés se rendent sur l'île ! L'explosion de son volcan va les tirer d'affaire à la fin ! Il était temps car Arbacès tentait de soutirer le secret du feu grégeois au savant Lydas pour le mettre au service de Sardon et de ses adorateurs de Moloch !

    A noter que l'auteur a rajouté le personnage d'Enak comme compagnon d'Alix au milieu du récit car ce personnage introduit précédemment plaisait aux lecteurs qui l'ont sollicité !

    On peut remarquer que le style graphique de la série commence à évoluer avec cet album, est moins scolaire et "bon enfant" ! Jacques Martin tente des trucs un peu plus originaux !

    Finalement, on a là une histoire bien ficelée qui mêle intrigues politiques, intérêts commerciaux, vengeance et alliances ! Il y a évidemment tout un arrière-plan historique même si Martin prends quelques liberté avec l'Histoire et brode dans ses marges !

    Bref, un classique de la BD qu'il faut avoir lu !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke : Tortillas pour les Dalton - Morris & GoscinnyTortillas pour les Dalton  est la quarante-cinquième histoire de Lucky Luke et marque la fin d'une époque puisque c'est aussi le trente-et-unième album paru et le dernier chez l'éditeur Dupuis, publié en 1967 ! Par la  suite, c'est Dargaud qui éditera le héros de Morris et Goscinny à partir de La Diligence ! Chez Dupuis, on cherchera une nouvelle série proche pour remplacer les aventures du cow-boy solitaire dans l'Ouest américain : ce seront Les Tuniques Bleues de Cauvin et Salverius ! On passera aussi d'albums à couvertures souples à des réalisations avec des couvertures cartonnées rigides !

    Mais revenons à Tortillas pour les Dalton ! Du temps de l'Ouest Sauvage, la surpopulation carcérale était déjà un problème et il est décidé de transférer les Dalton dans une prison près du Rio Grande et de la frontière mexicaine ! Seulement voilà, des bandits mexicains attaquent le fourgon de nuit sur le trajet, pensant y trouver de l'argent et délivrent donc les Dalton !

    Le fait que ces quatre bandits soient libres au Mexique ne plaît pas à l'ambassadeur de ce pays ! C'est donc une fois de plus Lucky Luke qui doit ramener les gredins en prison !

    Goscinny s'amuse à jouer avec les clichés touristiques sur le Mexique ! La cuisine bien sûr, les combats de coqs, les sombreros, les Mexicains qui font la sieste toute la journée, la musique, etc,... Il en tire des situations cocasses et souvent absurdes !

    Les Dalton sont "entre les mains" d'un bandit local, un certain Emilio Espuelas, qui pratique avec sa bande les enlèvements contre rançons. Il se demande quel avantage il va pouvoir tirer des Dalton et ceux-ci vont tenter de s'attirer ses bonnes grâces et surtout lui cacher que Lucky Luke serait prêt à payer pour les récupérer !

    En réalité, il n'en est rien car Luke, avec l'aide de Don Doroteo Prieto, le "plus riche ranchero de la région", va aussi tout faire pour coffrer Espuelas et pas seulement les Dalton - et donc ne négociera pas avec le bandit mexicain une éventuelle rançon pour ces quatre là !

    Il faut aussi compter dans ce tome avec la présence du "chien le plus bête de l'Ouest", "le chien plus bête que son ombre" (là où Lucky Luke "tire plus vite que son ombre" !). Ce cabot complétement stupide ne sert vraiment a rien en termes d'efficacité policière mais est un très bon ressort comique ! Heureusement, il sera secondé par un brave chihuahua qui lui, pour le coup, a du flair !

    Un bon album qui termine brillamment une époque ! Par la suite, on entre vraiment dans la période des albums les plus légendaires de Lucky Luke - mais cela je vous en ai déjà parlé ! - et on verra effectivement cela bientôt !

    A la prochaine donc !


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  • Quelle est la définition d'un fantasme ? Il n'y a rien de plus naturel qu'un fantasme à condition qu'il reste dansFantasmes - Tome 1 - Stefano Mazzotti l'inconscient. Cette construction mentale sert en effet de point de mire à la sexualité et n'a pas forcément vocation à être réalisé - sous peine de rentrer dans la surenchère ! Il s'agit d'une "représentation imaginaire traduisant des désirs plus ou moins conscients.". Freud et sa psychanalyse ont écrit des bibliothèques sur le sujet !

    Mais Fantasmes, c'est aussi le nom d'une série d'albums - qui comprends 2 tomes à ma connaissance - du scénariste et dessinateur italien Stefano Mazzotti.

    Stefani Mazzotti est né en 1968, en Italie donc et ne se lança dans la carrière de dessinateur de BD qu'après de longues hésitation, ses parents ne voyant pas ce choix professionnel d'un très bon œil ! Le jeune homme s'orienta d'abord vers des études artistiques aux beaux-arts de Ravenne mais abandonna en raison de trop longs trajets pour se rendre à l'école. Il suivit ensuite des études de géologie mais ne décrocha pas le diplôme puis fut dessinateur de studio dans un cabinet d'architecture.  Sa passion pour la BD éclata suite à sa fréquentation du prestigieux salon dans le genre, de Lucques (où l'on pouvait voir Hugo Prat, Milo Manara, Georges Wolinski ou Umberto Eco !) et son goût particulier pour la BD érotique à la lecture enfant des petits formats érotiques qui inondent l'Italie dans les années 1960 et 70 : Jacula, Biancaneva, Lando ou Zora.

    Le Tome 1 de Fantasmes - dont il est question ici - est paru en version française à l'initiative des Éditions Delcourt, dans sa collection "Erotix", en 2013. C'est un recueil de 15 histoires courtes qui ne font à chaque fois pas plus d'une demie-douzaine de pages. A l'origine, Mazzotti publia ses premiers récits érotiques dans le magazine Selen, consacré à ce genre et dont le titre est un hommage à l'actrice pornographique des années 1990 éponyme, de son vrai nom Luce Caponegro - une blonde volcanique dans mon souvenir ! La revue racontait notamment la supposée vie libertine de l'actrice et fut publié de 1994 à 2002. Selen,  éditée dans le Delta du Pô, était moins "intellectuelle" que sa rivale, la revue Blue, éditée elle à Rome.

    Fantasmes - Tome 1 - Stefano MazzottiLes 15 récits de ce Tome 1 - dont je ne vous dresserais pas la liste des titres - partent de situations à priori "innocentes " et banales : une secrétaire médicale s'apprête à pratiquer une anesthésie locale, des tueurs à gages se pourchassent (déjà moins banal !), une étudiante en jupe plissée révise ses cours sur ma reproduction dans le train, une femme a le fantasme de se faire prendre par un inconnu les yeux bandés sur le lit, des camarades de classe posent pour une photo, une femme au foyer fait du téléphone rose, des jeunes gens se dépucellent mutuellement, un auteur de romans photos pornos trouve des clichés explicites sur son bureau,  un homme se fait sauter dessus pas deux nymphomanes dans un ascenseur, une secrétaire se fait envoyer des fleurs, une voisine reçoit par erreur au courrier des sex-toys qui ne lui sont pas destinés, des cambrioleurs entrent par effraction dans un magasin de costumes de théâtre, des couples en vacances s'échangent, un homme dont ce n'est pas l'anniversaire se le fait souhaiter par tout son entourage, une jeune fille donne des "cours de langue" tandis que son frère se lance dans le cinéma et que ses parents ne sont pas en reste !

    Puis par le jeu de l'imagination qui va trop loin, ces situations sur le terrain sexuel ! C'est souvent drôle, la plupart du temps inattendu et toujours très salace ! Des récits courts mais efficace - et le dessin de Mazzotti par contre est très explicite et laisse peu de place à l'imagination !

    Ce Tome 1 s'intitulait "Les Copines de Classe" chez Delcourt mais l'ai lu dans sa version Hachette-Collection, "Les Grands Classiques de la BD érotique" !

    A bientôt !


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  • On continue la série de BD Thorgal - toujours scénarisée par Jean Van Hamme et dessinée par Grzegorz Rosinski - avec la suite du Cycle qui se déroule en Pays Qâ - l'Amérique du Sud! - dans le tome 12, "La Cité du Dieu Perdu" - après "Le Pays Qâ" et "Les Yeux de Tanatloc".

    Cette fois, Van Hamme ne multiplie pas ses intrigues et, à ce moment culminant du récit, se concentre sur le groupe dirigé par Thorgal et Kriss-de-Valnor ! Ceux-ci sont en effet arrivés à  Mayaxatl, la Cité d'Ogotaï, un naufragé des étoiles qui se prends pour un dieu et est sur le point de lancer ses armées à la conquête du monde ! On délaisse, pour ce tome, les Xinjins et leur nouveau "dieu" Jolan !

    Thorgal découvre bien vite - par l'intermédiaire de  Hog, le chef de l'escadre volante de Mayaxatl  - qu'il doit en réalité tuer  Ogotaï et pas seulement lui voler son casque ! Or il se trouve qu'Ogotaï est en réalité Varth, le père de Thorgal, désireux de se venger de la Terre qui lui a pris tous ses compagnons ! Vous l'aurez compris, le Dieu Perdu est fou !

    Mais Thorgal, Aaricia et Tjall sont capturés, trahis par Kriss-de-Valnor après que le héros, refusant de commettre un assassinat, se soit retirer de la mission ! Ceux-ci sont alors sur le point d'être sacrifiés dans un bain de sang ! Ils parviennent in-extremis à s'échapper mais l'un des quatre membres du groupe trouve la mort !

    Perdu dans un labyrinthe, le sort de Kriss-de-Valnor ne sera guère enviable ! Les pouvoirs de l'esprit de Varth sont grands mais ceux de Thorgal aussi, le fils de Varth, qui réussit à lui tenir tête, lui révélant la vérité sur le fait qu'il est son fils ! Hélas, Varth ne le croit pas et la rencontre s'achève tragiquement !

    Le tome s'achève sur le départ de Thorgal et d'Aaricia pour rejoindre les Xinjins et leur fils Jolan, une fois leur mission accomplie !

    Une bonne histoire même si j'espérais plus de la confrontation Thorgal/Varth ! je l'ai trouvé un peu vite expédiée ! On en apprends aussi un peu plus sur  Haynée, la mère du héros !

    Et ces histoires de sacrifices font de "La Cité du Dieu Perdu" un Tome particulièrement sombre !

    Je vous donne rendez-vous pour le Tome 13 !

    A bientôt !


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  • Avec le tome 18, intitulé "Le Dernier Round", la série de BD de Vance et Van Hamme se termine ! En réalité ce n'est pas le cas car par la suite, le scénariste lui donna une suite sous le forme d'une Saison ou Cycle 2 - tout ce qui précède constituant la Saison 1 ! Mais nous y viendront en temps voulu !

    L'intrigue et le récit se terminent symboliquement là où ils avaient commencé au tome 1, soit sur la plage près de la maison du vieux couple Smith, Abe et Sally ! Mais avant d'en arriver là, il y a encore quelques rebondissements !

    XIII - quelques que soient les identités qu'on lui donne -, est toujours réfugié avec le major Jones, le général Carrington, Sean Mullway et quelques autres au Mexique chez un ancien commandant auquel le vieux général a jadis sauvé la vie ! Frank Giordino est lui aussi en cavale avec Felicity tandis qu'Irina Svetlanova fait le ménage sur ordre des plus hautes instances !

    Giordino, lié à la mafia sicilienne par sa famille, va demander de l'aide au Mexique à la pègre locale, la famille de Don Rigoberto mais se fait éconduire tandis que Felicity, toujours prête à coucher, s'attire les faveurs du parrain local. Finalement, Giordino est arrêté par Jessica Martin et extradé par la CIA pour passer devant la commission d'enquête !

    Par la suite, Jessica retrouve Irina qui lui apprends qu'il y a un contrat sur l'agent Diane, elle, Jessica... Les deux femmes se rendent alors en jeeps, avec des hommes, renseignées par Jessie, sur les lieux où se planquent nos héros - mais, ressort scénaristique improbable et assez tiré par les cheveux, se pointent au même moment où débarquent Don Rigoberto et ses hommes, guidés par Felicity qui a reconnu la côte où elle fut retenue prisonnière. Ces derniers souhaitant mettre la main sur l'or de Maximilien dont on sait qu'il a fini au fond d'un canyon inaccessible ! Ca tourne à la fusillade et nos héros en tirent profits et s'échappent, bien décidé à se rendre devant la commission pour tout tirer au clair, faisant confiance à la justice de leur pays !

    Il y a aussi une mise en abymes dans ce dernier volume puisque l'enquête "Le Mystère XIII" y fait l'objet d'un livre intra-diégétique (dans le récit) de même que le livre "La version irlandaise, d'après le témoignage de Diane, aka Jessica Martin ! Disposant de cette base d'informations solide, nos héros vont pouvoir témoigner et rétablir la vérité durant l'audience finale qui résume assez bien toute la série !

    Figure aussi, dans l'édition que j'ai - qui est celle du Monde ou du Figaro (je ne sais plus ?), dans ce tome 18, encore quelques pages de "XIII - L'enquête" qui nous raconte comment deux journalistes ont payé de leurs vies d'avoir été trop fouiner ! Ce qui donne la matière de "Le Mystère XIII" !

    Voila, les choses ont été rondement menées et ce long voyage de 18 albums s'achève - provisoirement ! - ici !

    Je vous dis à dans quelques temps pour les volumes de "XIII Mystery" et le Cycle 2 !

    A bientôt !

    PS : La collection/édition que j'ai est bien celle du Figaro !


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  • Le Tome 8 de la série Valérian - intitulé "Les Héros de l’Équinoxe" - renoue avec les préoccupations politiques des auteurs - et du scénariste Pierre Christin - puisqu'il est une dénonciation du totalitarisme commun à certaines idéologies qui entend montrer la voie et diriger la vie des individus. Lorsque ces individus refusent de plier, cela conduit à des "épurations" !

    La population de la planète Simlane est vieillissante et sur le déclin ! Pour renouveler cette population, une sorte de concours avec des épreuves est organisé et quatre candidats se présentent, représentants de différentes planètes. Celui qui l'emportera aura la tâche de repeupler Simlane avec une nouvelle génération à son image ! C'est donc l'occasion pour ces concurrents d'imposer leurs modes de vie !

    Parmi ces quatre champions, les "Héros de l’Équinoxe", on a de vrais héros !

    Irmgaal est venu de Krahan, la planète des grands guerriers noirs, casqué et armuré et brandissant Zarkam, son épée invincible. Celui-ci est le représentant d'une forme exacerbée de capitalisme confinant à l'impérialisme expansionniste.

    Ortzog est envoyé en délégué par l'industrieuse Bourgnouf qui suit l'idéologie marxiste et figure le communisme. La production et les moindres aspects de la vie font l'objet d'une planification et l'égalitarisme est de mise !

    Il y a aussi Blimflim, de la chatoyante Malamum, qui promeut une idéologie spiritualiste, une sorte de vision "new age" un peu ridicule et désuète !

    Et pour terminer, nous avons Valérian, le représentant de Galaxity et de la Terre - et qui n'a rien de particulier mais que nous connaissons bien. Valérian est le seul être complexe et réel face à plutôt des archétypes.

    A travers les champions des trois premiers mondes, Christin et Mézières se livre aussi à une parodie et une critique du genre américain  des super-héros, que le scénariste qui a vécu aux USA déteste, le trouvant ridicule (avis qu'évidemment, je ne partage pas !).

    Ces quatre fantastiques là devront traverser une série d'épreuves sur trois jours sur Filène, l’Île des Enfants : la Matière, le Monde Animal et l'Esprit et montrer la vision que chacun propose pour l'avenir de Simlane !

    C'est finalement Valérian qui l'emportera car il propose un avenir ouvert à la prochaine génération de ce monde, où ils seront libres de leurs choix - et pas un futur imposé par une de ces idéologies. Fin de la démonstration.

    Valérian rencontre alors une sorte de déesse-mère et conçoit - hors-champ ! - la nouvelle génération de Simlane et se retrouve très "diminué" tandis que les trois autres héros sont rejetés, amnésiques, sur le rivage par les vagues !

    Notons aussi les magnifiques architectures dessinées par Mézières dans cet album ! De même qu'un hommage rendu par le dessinateur au graphisme d'Alfons Mucha (1860 - 1939) avec la Mère suprême de Filène !

    Un album intéressant - par son propos politique ! - mais pour cette raison, aussi, tout entier tourné vers sa démonstration, j'ai trouvé ce récit "un peu court" ! Un album moins bon que les précédents en fait, à mon avis...

    Qu'importe, la série continue et nous ne sommes pas encore arrivés à la fin, loin de là !

    A bientôt !


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  • En mars 1996, sort le deuxième album des Schtroumpferies qui contient 44 petites histoires des Lutins bleus de Peyo - des gags en une page qui reposent souvent sur l'ironie et la caractère absurde d'une situation et où la plupart du temps "tel est pris qui croyait prendre" !

    Les Schtroumpfs, au fil du temps, mais très rapidement, se sont individualisés ! Même si physiquement, ils se ressemblent tous, ils ont chacun leur personnalité et leur "spécialité" ! On a ainsi le Schtroumpf farceur, le Schtroumpf costaud, le Schtroumpf gourmand, le Schtroumpf paresseux, le Schtroumpf grognon ou le Schtroumpf à lunettes... On a en quelque sorte des archétypes !

    Les Schtroumpfs sont vite devenus le grand succès de Peyo - surtout à partir des années 1980 avec le dessin-animé de Hannah-Barbera - à t'elle point que leur papa, en proie à des soucis de santé, a parfois failli être dépassé par l'ampleur du phénomène ! Peyo accordait une grande importance au merchandising - et je possédais moi-même nombre des figurines Schtroumpfs - même si mon camarade d'école d'alors, Yann G. trouvait que ça faisait gamin ! Les fans des Schtroumpfs sont de tous âges et ont su conservé une âme d'enfant !

    Dans le Schtroumpferies 2, certains Schtroumpfs sont particulièrement mis à l'honneur ! Parmi eux le Schtroumpf Béta - que ce soit quand il se trompe dans la proportion de levure pour un gâteau de la Schtroumpfette, résolve les mots croisés du Schtroumpf à lunettes, enquête sur un vol de gâteau ou prête sa grenouille !

    On a aussi droit aux sermons du Schtroumpf à lunettes ou aux inventions du Schtroumpf bricoleur. La Schtroumpfette est toujours aussi coquette et le Grand Schtroumpf mène le village !

    Voilà, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ces Schtroumpferies ! D'autres albums suivront dans la série mais les gags en une page ont très tôt existé dans le monde des Schtroumpfs - par exemple avec l'album Histoires de Schtroumpfs dès 1972 !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke : Calamity Jane - Morris & GoscinnyL'Ouest américain a ses légendes et parmi celles-ci, il y a celle de la femme la plus célèbre du Far-West, la bien nommée Calamity Jane, un vrai "garçon manqué" !

    Pour ceux qui désireraient en savoir plus sur ce personnage haut en couleurs, je renvoie à la série Deadwood de HBO qui nous raconte la vie de cette femme aventurière auprès du joueur professionnel Wild Bill Hickok dans la ville de pionniers qui a donné son nom à la série ! Sinon, il y a aussi ce trentième album aux Éditions Dupuis, "Calamity Jane", récit paru en 1967, qui aborde le personnage sous l'angle de l'humour cher aux productions de Morris et Goscinny !

    Luke, en partance pour El Plomo pour enquêter sur un trafic d'armes avec les indiens croise la route de Martha Jane Cannary alias Calamity Jane. Celle-ci le tire d'un mauvais pas alors qu'il se baigne dans un lac et est surpris, désarmé par les indiens, habile façon des auteurs de nous montrer du même coup que ceux-ci sont sur le sentier de la guerre !

    Le duo qui a sympathisé débarque dans la ville et s'établit au saloon. Très vite, Calamity s'attire l’hostilité d'August Oyster alias "beau gilet", le patron du lieu qui compte sur Baby Sam, un colosse un peu simplet, pour chasser l'aventurière à l'issue de paris autour d'un bras de fer que la nouvelle venue ne manque pas de gagner !

    Dès lors, Oyster perds son casino - ce qui l'embête beaucoup car l'établissement lui servait de façade, directement relié par des souterrains à une mine d'argent, pour le trafic d'armes dont il est l'instigateur ! Gomino, le chef des sioux, ne tarde pas à faire connaître son mécontentement et Oyster doit se démener pour récupérer son saloon !

    L'album tourne autour de ça : les tentatives pour chasser la nouvelle propriétaire ! La force ne donnant rien, Oyster se replie sur la "Société des Dames de El Plomo" espérant les pousser à chasser la "débauchée" au vocabulaire de charretier qu'est Calamity ! Contre toute attente, ces Dames décident de laisser une chance à la nouvelle amie de Lucky Luke ! Mais le cow-boy solitaire ayant besoin que Calamity conserve le casino le temps de son enquête, il va tout faire pour  que  la pétroleuse réussisse l'examen d'entrée dans la Bonne Société !

    Pour cela, Luke va faire venir un professeur de maintien et de bonnes manières de Houston auquel Morris a donné les traits de l'acteur britannique britannique David Niven - ce professeur aura bien du mal avec son élève qui semble à priori déteindre sur lui plus que lui sur elle !

    Lucky Luke mettra à jour le trafic d'Oyster et mettra celui-ci sous es verrous avec son complice et home de main Baby Sam. Calamity Jane se verra métamorphoser en "femme de bonne compagnie" et dotée d'une grande classe (comme quoi ça "dormait" au fond d'elle ?!). Le lecteur ne peut qu'être ébahi par la transformation de cette femme une fois qu'elle a revêtu une robe de marque ! Mais Calamity reste une baroudeuse et c'est elle  -accompagnée de Luke - qui mets en déroute les indiens lorsqu'ils finissent par attaquer El Plomo !

    Finalement, Calamity pourrait s'établir dans cette bourgade où elle est très bien vue mais comme Luke, elle préfère l'appel de l'aventure ! On ne se refait pas !

    Signalons aussi parmi les gags récurrent du récit, le personnage du journaliste, imprimeur patron du journal local L'Indépendant  qui est employée dans quelques situations assez savoureuse !

    C'est encore une fois un très bon Lucky Luke et j'ai déjà du vous dire qu'on entrait dans l'"âge d'or" de la série !

    A bientôt !


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  • On retrouve les héros d'Arleston, toujours dessinés par Tarquin, dans la deuxième série de l'épopée de Lanfeust, à savoir Lanfeust des Étoiles,  avec le tome 4 "Les Buveurs de Mondes" (sous-titré "Sale temps pour les mouches" sans qu'on sache trop pourquoi !?) ! On a droit au lot habituel d'aventures épiques et de touches comiques, références à la pop-culture qui abondent dans ces albums - même si je trouve que les allusions sont souvent un peu trop appuyées !

    A la fin du tome 3, Lanfeust et ses amis étaient coincés par les armées du Prince Dheluu sur le monde désertique d'Abraxar. Notre héros réussit un tour de force en déplaçant la planète entière à travers une Porte Spatiale mais se retrouve séparé de ses compagnons avec  l'orgnobi Swiip, dans le passé d'Abraxar !

    Dans le présent, Cixi, Hébus et la Rébellion doivent faire face aux troupes ennemies dirigées par Glace et Thanos ! Ce dernier joue un mauvais tour à la petite compagnie de rebelles en enchantant Hébus le troll et en le retournant contre eux ! 

    Lanfeust et Swiip se retrouvent plusieurs millénaires dans le passé sur une planète Abraxar luxuriante de végétation et dotée d'océans immenses. Là ils tombent sur un culte de prêtresses - qui ne tolèrent pas les hommes !  - et vouent un culte aux Ghomos, des créatures marines empathiques qui communiquent par télépathie. Lanfeust se lie contre toute attente avec l'un des Ghomos, un certain M'otha et lui transfère ses pouvoirs qu'il tient lui-même du Magohamoth.

    Lanfeust goûte alors une trêve bien méritée sur la luxuriante Abraxar, finalement accepté par les femmes et les Ghomos et doit gérer la belle Qâm, une des jeunes prêtresse qui a jeté son dévolu sur lui et souhaiterait qu'il lui fasse un enfant ! Elle va l'accompagner un temps dans ses aventures.

    Mais un désastre écologique menace la planète et les Ghomos et en fera un désert dans le futur. L'eau des océans est aspirée à travers un Portail et les Ghomos doivent tous fusionner leurs esprits dans le corps de M'otha pour survivre. Il s'avère que M'otha deviendra plus tard le Magohamoth et la boucle est bouclée ! Arleston livre ici une genesis story ou origin story façon comics et revisite sa propre mythologie !

    Avec l'aide de l'agent secret Oho-Seth - hommage à James Bond, celui de Sean Connery - de Qâm et d'une chèvre et d'une poule, toujours secondé par Swiip, Lanfeust découvre que les pathacelses sont responsables du cataclysme qui touche ce monde. Nos héros vont alors faire sauter le Portail et se retrouver sur ce qui semble être la planète de leurs ennemis. Une occasion de mettre la main sur la bactérie Gawlax, point faible des méchants dont descendent le Prince Dheluu et sa compagne.

    Un tome 4 dans la lignée des précédents mais qui se permets quelques audaces scénaristiques qui apportent un éclairage nouveau (l'origine du Magohamoth !) et donnent envie de lire la suite !

    Parmi les références, James Bond donc mais aussi Pokémon, Casimir de l'île aux enfants, le Marsupilami, Tahiti Douche ou encore Jules Verne et Edgar Poe, Arleston puisant aussi bien dans les classiques littéraires que la pop-culture voire la pub ! Ces allusions sont devenues sa marque de fabrique !

    A bientôt !


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  • Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté un album des gags inénarrables de Gaston Lagaffe ! Nous allons désormais aborder le tome 11 - contenant les gags N°580 à 622, soient les années 1969 et 1970 !

    Lorsque j'étais gamin, je possédais la collection d'un peu moins d'une quinzaine d'albums  qui portaient des titres évocateurs comme "la Saga des Gaffes", "Le Bureau des Gaffes en gros" , "Le géant de la Gaffe" ou "Lagaffe mérite des baffes" - et le fameux album "introuvable" R5 ! Mais, dans les années 2010, ai racheté l'ensemble dans une version plus complète - et avec du contenu rédactionnel - avec des gags inédits chez Hachette-Collection ! Il s'agit vraiment pour le coup d'une intégrale !

    Lagaffe continue de "sévir", dans ce tome 11, dans les bureaux des Éditions Dupuis, au grand malheur de ses "collaborateurs", Prunelle et Lebrac, et aussi Mr De Mesmaeker, mais à la plus grand joie des lecteurs ! Là, il continue de mettre au point des inventions improbables qui, le plus souvent, se retournent contre lui et son entourage ! Gaston est un bricoleur fou qui touche aussi bien à l'électricité, à la plomberie, à la peinture ou à la chimie !

    Le pauvre De Mesmaeker ne parviendra toujours pas à signer les contrats Dupuis mais fera néanmoins affaire avec Gaston pour commercialiser le "Cosmo-Coucou", "l'horloge en avance sur son temps" !

    L'Agent Longtarin fait aussi les frais du comportement de Gaston ! On a dans ce tome 11 quelques bons gags mettant aussi en avant  la voiture unique de Gaston, modèle de lenteur !

    Un pompier venu constater les dégâts occasionnés par Gaston parlera du "gars qui a fait les 400 coups" ! En réalité, il s'agit du 600ème gag que l'on retrouve au milieu de cet album qui donne par la suite une série de mésaventures qui se suivent !

    En effet, on suit sur quelques gags les conséquences du saccage des bureaux de Dupuis par la Gaffophone de Gaston et les réparations nécessaires puis l'initiative malheureuse du dessinateur Lebrac pour se débarrasser de l'"instrument de musique" ! Quelques gags qui se suivent tournent aussi autour de la boule de bowling de Gaston !

    C'est aussi dans ce tome, au gag N°613,  que la Mouette Rieuse et le Chat viennent rejoindre et compléter la ménagerie de Gaston, il me semble ! Ces deux bestioles vont en faire voir de toutes les couleurs aux employés de Dupuis, étendant le pouvoir de nuisance du Gaffeur et provoquant catastrophe même lorsque Gaston est enfermé à double tour dans un placard !

    On constate aussi dans ce tome, et dans la série en général, à travers les inventions de Gaston et les nombreux objets, le goût de Franquin pour le design ! Le dessinateur a commencé véritablement sa carrière dans les années 1950, au moment ou la modernité, architecturale notamment, explosait !

    Je ne dirais rien ici du film Gaston,  sorti en 2017 ! Généralement, les adaptations de BD à la Française par les Français, sont mauvaises (voir aussi le bide du film Valérian et la Cité des Mille-Planètes par Besson qui a plongé sa Cité du Cinéma en faillite !) ! Les Américains s'en sortent mieux avec les adaptations Marvel et DC Comics ! Dans le cas de Gaston, le film est-il mauvais ? Je ne sais pas car ne l'ai pas vu mais la bande-annonce ne laisse pas grand espoir ! La question est qu'apporte de plus le cinéma - et le live-action - au support BD ? Il y a quelques réussites dans le domaine de l'adaptation de BD européenne - même si aucun exemple ne me vient en tête (Si, peut-être Astérix contre Cléopâtre avec Jamel Debbouze ?) mais une formule reste encore à inventer ! Peut-être ne faut-il pas trop coller à l’œuvre et garder la bonne distance ? Mais bon, on parlera de ce film Gaston peut-être un autre jour si j'ai le "courage" de le regarder ?

    En attendant, ce tome 11, c'est du tout bon ! Le ton est à la franche rigolade  et Gaston - et Franquin ! - nous régalent encore une fois !

    A bientôt !


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  • Que donne un auteur du XIXème siècle revisité par un créateur du XXème siècle ! On peut en avoir une petite idée Salammbô - 1er Livre -  Flaubert & Druilletavec Gustave Flaubert revu par Philippe Druillet !

    En 1980, Druillet, auteur de SF réputé, cherche de nouveaux sujets. Son ami Philippe  Koechlin, grand initiateur du magasin "Rock & Folk" lui suggère alors de relire Salammbô de Flaubert ! Le graphiste émérite y trouve son inspiration !

    Pour tout vous dire, si j'ai lu L’Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet et commencé Madame Bovary, je n'ai jamais mis le nez dans le roman de Flaubert qui ne se passe pas à l'époque où il vécut - qui commençait alors à lui faire horreur, l’écrivain détestant la bêtise de ses contemporains, mais qui se déroule deux siècle avant J.-C. sur les côtes de l'Afrique du Nord, autour de Carthage, alors impliquée dans les Guerres puniques contre Rome !

    Je ne vous résumerais pas ici le roman de Flaubert qui fera l'objet un jour d'un autre article, ni ne détaillerais la carrière de Philippe Druillet ! Entrons directement dans le vif du sujet de cette BD!

    Salammbô, la BD, s’étend sur trois tomes - dont hélas, je ne possède pour l'instant que le 1er Livre ! Je l'ai trouvé dans une benne de livres qu'on avait jeté, encore en assez bon état !

    Druillet effectue une transposition de ce récit antique sous la bannière de la SF !  Mâtho, le personnage de Flaubert, obsédé par Salammbô, la fille d'Hamilcar et princesse de Carthage, est en réalité ici associé à Lone Sloane, le personnage célèbre de Druillet ! Celui-ci a quitté l'Empire de Shaan, après la chute du tyran, et qui es devenue une République ! Il parcourt l'espace avec son vaisseau et son équipage, se livrant au pillage !

    Mais un jour, Mâtho/Sloane découvre Carthage et décide de s'y établir, trucidant alors son équipage et faisant exploser son vaisseau ! C'est à ce moment que Sloane devient véritablement Mâtho ! Il se rends alors à Carthage !

    La ville, qui vient de mener une guerre,  est animée par de grandes festivités ! Les mercenaires s'enivrent et se livrent à la débauche ! Se pose le problème de les payer et bien vite, ils en viennent à piller Carthage ! Surgit alors Salammbô - dont la grâce et la beauté époustouflante, calment les esprits ! Les mercenaires finissent par repartirent avec la promesse d'être payés !

    Mâtho, lui, a été soufflé par l'apparition de la jeune femme et n' a pour rivale que Narr'Havas, un prince numide ! Il partage ses impressions avec Spendius, un esclave qui a tout fait dans sa vie et se languit de revoir Salammbô !

    Le tome 1 s'arrête sur le héros qui endure mille souffrances !

    Que dire ? Même si c'est une libre adaptation, Druillet demeure fidèle au texte original de Flaubert qu'il reproduit avec quelques légères modifications dans un contexte de SF - allusions aux planètes et galaxies !

    Niveau graphismes, c'est superbes ! Avec de magnifiques illustrations, très riches et chargées, en pleines pages voire sur deux pages entières ! Ça se lit bien ! Il faut apprécier le texte de Flaubert et aussi de scruter le dessin virtuose de Druillet !

    Voilà pour ce 1er Livret !  Il n'est hélas pas certain que je mettes un jour la main sur les tomes 2 et 3 mais essayerais dans les bibliothèques municipales de ma bonne ville ! Mais comme cette album date un peu et que je ne sais pas quel place ou importance il a dans la bibliographie de Druillet ?

    A bientôt !


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  • Aura l'orpheline - Roberton BaldazziniVous connaissez déjà Roberto Baldazzini si vous êtes un habitué de ce blog car c'est lui qui a dessiné le récit érotique, Chiara Rosenberg , scénarisé par Celestino Pes ! Pour Aura l'orpheline, qui date de 2005, il est seul aux commandes !

    Aura est donc une jeune orpheline, qui fuit les "fantômes de son adolescence" et qui va, après quelques mauvaises rencontres, trouver refuge auprès de travailleurs du sexe ! L'action se déroule dans un quartier mal famé où rôde quelques prédateurs sexuels pour lesquels la jeune fille est une proie facile !

    Parmi les bonnes âmes qui veillent sur Aura, il y a Carlo, un homosexuel, réalisateur de films pornos, qui l'héberge quelques jours chez lui. Il y a aussi Safiria, une jolie "nana" qui est en réalité un transsexuel - et qui effectue des strip-teases dans sa propre boite lorsqu'elle ne se prostitue pas !

    C'est Safiria qui va proposer à Aura de travailler comme serveuse dans con club ! Là, notre jeune héroïne rencontre aussi Tim, une sorte de videur, homme à tout faire, à qui elle va s'offrir.

    Dans la tradition des héros orphelins, Aura ira de mésaventures en mésaventures ! C'est certes un récit érotique mais c'est volontiers glauque par moments ! Non pas du fait qu'il y ait des homos et des trans, mais plutôt par la galerie de pervers que l'on croise comme "l'Ange inséminateur" qui est à deux doigts de violer Aura dans une cabine de peep-show, sauvée par l'intervention Aura l'orpheline - Roberton Baldazzinide Tim ! Il y a aussi dans cette histoire une certaine attirance de l'auteur pour la scatophilie (ça vomit, ça urine et ça défèque à plusieurs reprises !).

    C'est aussi volontiers bavard avec des esquisses de psychologie ! Aura est un personnage angoissé qui prends des anxiolytiques...

    A l"origine, ce récit se dénommait Senza Famiglia, ou Sans Famille en italien - hommage à Hector Malot !

    Voilà, je ne vous ferais pas un topo sur la biographie de Roberto Baldazzini ! Disons simplement que son style de dessin a évoluer du "noir et blanc tranché" à une "ligne claire élégante" ! Après avoir dessiné beaucoup de polars pour les revues Orient-Express et Comic Art, il se tourne vers les récits érotiques, surtout pour la revue Blue !

    J'attendais beaucoup de cet album en raison du dessin de Baldazzini qui convient très bien pour des récits érotiques ! Malheureusement, les maints aspects malsains et déviants de cette histoire m'ont beaucoup déçu !

    Comment les choses se terminent-elles pour Aura ? Elle semble tracer sa route avec un nouvel inconnu "bien sous tous rapports" et soucieux de l'arracher au monde du peep-show ! Le prince charmant ?

    A bientôt !


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  • Nous abordons maintenant ce qui est le 29ème album de Lucky Luke, paru à l'origine aux Éditions Dupuis en 1967 etLucky Luke ; Des barbelés sur la prairie - Morris & Gsocinny qui s'avère pas moins que la 43ème histoire des aventures du cow-boy solitaire redresseur de torts ! Il s'agit de "Des barbelés sur la prairie", récit que j'ai beaucoup apprécié !

    Il nous est rappelé, au début de l'histoire, que le cow-boy est, à la base, celui qui garde les troupeaux de vaches ! Car il va être ici question d'éleveurs et de lutte avec les fermiers pour le partage des ressources de l'Ouest ! Dans une lecture plus moderne, on peut y voir aussi une opposition entre mangeurs de viandes et végétariens/végans !

    Cass Casey est un "gros" éleveur tant par sa physionomie que par la taille de ses troupeaux ! Il est persuadé que les prairies lui appartiennent en totalité et n'est prêt à aucune concession ! Arrive un jour Vernon Felps  - et sa tendre épouse Annabelle (dont la tarte au potiron est réputée !), un fermier, doté d'un titre de propriété en bonne et due forme et bien décidé à faire pousser des légumes sur la prairie ! Mais Casey ne l'entends pas de cette oreille et fait passer ses vaches sur la propriété du nouveau venu, saccageant tout au passage !

    Évidemment, notre héros Lucky Luke se trouve dans les environs et prends, comme à son habitude, fait et cause pour le plus faible ! Les plans de l'éleveur local et de ses hommes sont déjoués un temps grâce à l'habileté au tir de Luke ! Mais la tension monte d'un cran lorsque Felps décide de clôturer sa propriété, bref de briser le tabou qui consiste à mettre "des barbelés sur la prairie" ! Cette fois la guerre est déclarée !

    Ce conflit va opposer les éleveurs menés par Cass Casey - et comptant des "mastodontes" - on ne peut parler de "grosses légumes" ! - comme Meaty Bones, Chops Murphy, Roasty  Rowlings ou Sirloin Waldo - aux noms si folkloriques à, en face d'eux, la communauté des fermiers ! Ces derniers veulent former une milice et Lucky Luke va d'abord refuser de les entraîner pour éviter l'escalade et le bain de sang ! Mais Casey poussant le bouchon un peu trop loin, notre cow-boy va finalement accepter !

    Le coup de force des fermiers qui va finalement faire pencher la balance va être finalement de faire encercler la ville de  Cow Gulch par du barbelé et d'assiéger les éleveurs ! Finalement, Casey et son parti reviennent à la raison et finisse par inclure des éléments végétariens - donc des légumes ! - dans leur régime alimentaire ! Une entente est trouvée et les fermiers feront pousser les salades dont se nourriront les troupeaux ! Tout le monde finit par s'entendre pour le mieux et Lucky Luke peut s'éclipser à nouveau dans le soleil couchant en chantonnant !

    Avec "Des barbelés sur la prairie," on entre selon moi - et de manière plus objective ! - dans la meilleure période de la série ! Les "expérimentations" sont terminées et les marques sont prises, la "recette" du succès est trouvée ! Par exemple, la monture de Luke, Jolly Jumper, a désormais une place à part entière dans les récits et de longues lignes de dialogues, interagit avec le cow-boy, se moquant parfois de son cavalier - comme lorsqu'il saute par la mauvaise fenêtre !

    Bref, c'est du tout bon, un classique du neuvième art et un ouvrage à lire absolument !

    A bientôt !


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  • Valérian - Tome 7 : Sur les terres truquées - Christin & MézièresLe scénariste Pierre Christin sait décidément comment capter l'attention de ses lecteurs ! Ainsi, il ouvre le tome 7 de sa série avec le dessinateur Jean-Claude Mézières, intitulé "Sur les terres truquées" avec une foule d'interrogations !

    On suit en effet une armée coloniale anglaise qui attaque une ville de l'Inde et au milieu de ce chaos, notre héros bien connu, Valérian, sort son désintégrateur et essais de récupérer de bien mystérieuses coordonnées mais finit par... décéder !

    Valérian mort ? Non, en réalité, on s'aperçoit bien vite qu'il s'agit de clones ! Ceux-ci sont envoyés sur les "terres truquées", dans d'autres époques reconstituées du passé de la terre afin de traquer une mystérieuse entité qui est à l'origine de tout ce cirque !

    Laureline ne peut qu'assister aux décès successifs de tous ces clones ! Elle est en effet sous les ordres d'une historienne prénommée Jadna, assez insensible, celle-ci, aux mésaventures de Valérian !

    Notre agent spatio-temporel se retrouve ensuite dans l'Angleterre de Gladstone, puis en France au début du XXème siècle et enfin sur les champs de bataille de la Grande Guerre où tous ses clones se feront massacrer !

    Finalement, Jadna rencontre l'être à l'origine de tout ceci ! Une mystérieuse entité sans forme, amiboïde, qui collectionne les données sur la Terre - car son peuple s'ennuie ! L'historienne est fascinée par les connaissances sans limite de cet être et finira par rester à ses côtés tandis que nos deux héros prennent le large et un congés réparateur bien mérité dans le passé de la Belle-Epoque !

    On ne peut qu'être fasciné par les audaces de cet album - et de cette série de manière générale ! Christin sait entretenir le suspens et délivre les révélations au compte-goutte, ménageant ses effets ! Mézières est un parfait exécutant au service du scénario, livrant même à la fin de l'album un hommage à Auguste Renoir !

    Les influences de ces deux artistes sont multiples ! Aussi bien littéraires - et pas seulement romanesques, cinématographiques, picturales, ou encore architecturales ! Le côté visionnaire doit également être souligné ! On avait déjà vu dans le premier album de la série "La Cité des Eaux mouvantes", la mise en avant d'une catastrophe nucléaire des années avant Tchernobyl, mais ici le terme du clonage - déjà présent en SF mais encore absent des revues médicales en 1977, date de publication de ce "Sur les terres truquées" ! On est des années avant la brebis Dolly !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour un autre tome de cette remarquable série !

    A bientôt !


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  • Le Goût des femmes - Alex VarenneJ'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici d'Alex Varenne, à l'occasion de sa série de BD Erma Jaguar, les aventures sexuelles débridées d'une androgyne sinon d'une transsexuelle ! Avec Erma, on ne sait jamais si on est dans la réalité ou dans le songe tant les deux se mêlent dans le récit

    En effet, Varenne est surtout connu pour ses productions dans le domaine de l'érotisme, avec Carré noir sur dames blanches (1984), les trois volumes de la série Erma Jaguar donc (1988-1992), Corps à corps (1987), Les Larmes du sexe (1989), Amours fous (1991), et les portfolios Erotic Opera (1986) et  Fragments érotiques (1993) ou encore Le Goût des femmes,  album de 2002, publié chez Albin Michel comme la plupart des œuvres précitées et dont il va être question ici !

    Alex Varenne possède par ailleurs une  bonne formation dans le domaine du dessin et de la peinture. Il a été professeur d'Arts Plastiques à Paris, après des études à Lyon. Ces dernières années, il a un peu délaissé la bande-dessinée pour se consacrer davantage à la peinture. Ses portfolios - comme Le Goût des femmes,  qui ne sont pas des mises en récit (si on exclut ce que raconte l'image !) - vont dans ce sens d'un virage vers la peinture !

    De quoi est-il question dans  Le Goût des femmes ? Formellement, on a environ 70 dessins - assez colorés - très sobres cependant - et que l'on peut regrouper en séries : les "Vénus", les "à la façon de tel peintre", les "femmes avec des objets", les "couples", etc,... On n'est pas dans la pornographie même si certains dessins sont assez explicites ! Mais on ne voit quasiment jamais d'acte sexuel dans cet album !

    Le Goût des femmes - Alex Varenne

    La grille de déchiffrage de l'ouvrage nous est fournie par une sorte de texte poétique écrit par Varenne en guise d'introduction.Je vous en résume maintenant la teneur !

    L'auteur part du constat assez évident que le sexe opposé est un mystère mais aussi "un attracteur étrange qui fait perdre le Nord" ! Dans ce cadre, l'amour est un pari, une dépossession de son destin, "entre les mains de l'autre", sans assurance !

    Il y a aussi l'indéniable pouvoir du sexe qui fait naître des désirs chez l'autre ! Mais si tout n'est qu'apparence, Varenne propose de dévoiler la femme, pas pour la connaître, ce qui est impossible, mais justement pour "le plaisir du jeu des illusions" !

    Le Goût des femmes - Alex Varenne

    La femme n'est" ni belle, ni laide" et les apparences sont trompeuses ! C'est là encore un pari et c'est Éros qui guide la main du dessinateur. "Le jeu des formes, aux courbes des femmes, perfection des formes pures" ! N'est-ce pas un défi intéressant pour l'artiste (-peintre), toujours à la recherche de la forme pure ?

    Cette idéalisation de la femme, celle que l'on sublime a pour alternative la dévoration de la femme - le goût - du titre peut s'entendre ainsi dans le sens du goût artistique, de l’appétence ou de l'intérêt pour mais aussi sur un registre culinaire ! Et Varenne cite deux exemples : le nourrisson qui tête le sein de sa mère - on pourrait aussi citer les jeux sexuels des adultes qui en sont le prolongement ! - et aussi Eve qui propose la pomme à Adam, Eve qui est celle qui perds l'Homme ici ! Pauvre Eve ! Mais pas si vite car l'Homme n'est-il pas heureux de succomber au Pêché ? On est loin de tout moralisme !

    Le Goût des femmes - Alex Varenne

    Voilà, le mieux est encore d'admirer les dessins de ce portfolio en prenant le temps de visualiser les courbes et les contrastes de couleurs, la disposition des éléments, la posture du modèle ! Je ne vous en parle pas plus avant car ne suis pas critique d'art ! Mais si vous l'êtes, cet ouvrage devrait vous intéresser car on y sent une grande maîtrise ! Varenne connaît son sujet et ses classiques !

    A bientôt !


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  • On retrouve Jonas Crow, l'Undertaker dans le tome 4 de la série éponyme, tome intitulé "L'ombre d'Hippocrate " et Undertaker - Tome 4 : L'ombre d'Hippocrate - Dorison & Meyerqui conclut l'intrigue lancée dans le tome 3  - il semble que les arc de cette série se déroulent à chaque fois sur deux albums !

    Crow est toujours à la poursuite de Jeronimus Quint, le chirurgien brillant mais machiavélique qui a fait de Rose Prairie sa "police d'assurance" ! L'Undertaker va tout faire pour sauver son amie, lui qui ne voulait pas qu'elle participe, elle et Lin, à la chasse de Quint, pour les protéger !

    Le médecin soigne plusieurs personnes sur son trajet et sème autant d'obstacle sur la route de Crow, son poursuivant ! Doué d'un sens de l'observation et de la déduction aigu, le toubib sait tirer parti de bien des situations  et se sort de tout embarras ! Mais sa chance finira par tourner !

    Ce tome 4 contient différentes révélations sur les personnages, diffusées avec parcimonie par-ci par là et de manière pas trop appuyée ! On en apprends ainsi un peu sur le passé de rebelle à l'Empereur chinois de Lin et aussi le fait que Rose a été marié - ce qu'ignore Jonas Crow !

    Les marshals sont, de plus toujours sur la piste de nos héros, mais grâce à Lin, ces hommes de justice finiront plutôt par arrêter le médecin fou ! C'est la fin de l'"aventure" pour Jeronimus Quint ! Celui-ci se moque d'Hippocrate, le célèbre praticien de l'Antiquité qui fixa une déontologie du métier à travers son fameux "serment" - Pour Quint, le Bien et le Mal ne compte pas, seul importe, l'Utile et l'Inutile et ce médecin-boucher/docteur Frankenstein s'en tirait à chaque fois parce qu'on avait besoin de lui - mais le vent tourne !

    La fin de "L'ombre d'Hippocrate" inaugure des changements pour la suite de la série ! Lin retourne en Chine et prends donc le bateau et Rose se sépare aussi de Jonas Crow car elle s'est rendu-compte qu'il est capable d'accomplir des actes lourds de conséquences rien que pour elle ! Mais je gage qu'on reverra tous ces personnages, Rose, Lin et peut-être même Quint à l'avenir !

    Pour ma part, je n'aime pas trop le personnage de Lin, la chinoise, outre que je la trouve mal dessinée, je la trouve aussi un peu cliché et assez plat ! Je préfère de beaucoup la très chère Rose Prairie !

    Attendons donc de voir ce que donneront les tomes suivants de la série de Xavier Dorison et Ralph Meyer !? C'est assez prometteur pour le moment et il y a du potentiel mais pas encore exploité à fond je trouve !

    Le tome 5 devrait lancer un nouvel arc et s'intitulera "L'indien blanc" !

    A bientôt !


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  • On retrouve notre anti-héros au passé trouble et mystérieux, Jonas Crow alias l'Undertaker, le croque-mort ! Dans le tome 2, "La danse des vautours", on n'avait pas du tout évoqué les antécédents de ce personnage qui semblait impliqué dans quelques massacres durant la Guerre de Sécession ! Cette fois-ci, dans le tome 3, "L'Ogre de Sutter Camp", le scénariste Xavier Dorison lève une partie du voile en faisant revenir des individus qu'a déjà croisé Jonas.

    Précédemment, Jonas a associé mademoiselle Rose Prairie, une gouvernante anglaise et Lin, une émigrée chinoise à sa petite entreprise de pompes funèbres ! Cette fois-ci, comme les affaires ne vont pas fort, le trio acceptent de préparer la cadavre d'une vieille femme, épouse d'un colonel. Or il s'avère que le militaire n'est autre que le colonel Warwick, un supérieur du lieutenant Strikland, l'autre identité de Jonas Crow !

    Warwick apprends à Jonas que "l'Ogre de Sutter Camp", un médecin-chirurgien brillant, qui a commis des atrocités, et supposé avoir été fusillé, est en réalité vivant ! Le colonel a envoyer un homme de main mexicain et son propre fils Danny enquêter sur le monstre. Hélas aucun n'est revenu et on peut supposer que Jeronimus Quint, notre ogre, les a découpé en morceaux ! Jonas, Warwick, Rose et Lin se lancent sur la piste du boucher !

    L'arrêter ne sera pas facile au sein d'une ville qui voit Quint comme le sauveur, le médecin qui guérit tous leurs maux ! Le type est éminemment cinglé et cruel ! Il blesse Rose au poignet et la fracture risque de s'infecter ! La gouvernante se trouve face à un dilemme, aider Jonas à arrêter Quint ou rejoindre ce dernier  qui affirme que lui-même a tué moins de gens que Jonas Crow !

    Pour compliquer le tout, un groupe de marshalls est sur la piste de l'Undertaker depuis le tome 1 " Le mangeur d'or" ! Le tome 3 se termine en plein cliffhanger, le sort de Rose étant dans la balance et Quint parvenant à s'échapper tandis que Warwick décède ! Mais Jonas est bien décidé à sauver sa "collaboratrice" !

    C'est une bonne BD, bien sombre, et désespérée ! On ne sait pas encore tout du fond de l'affaire de Sutter Camp mais on peut espérer que Quint fasse quelques révélations à Rose dans le tome 4 - elle est un peu le point d'entrée du lecteur dans ce récit ! Le dessin de Ralph Meyer et la colorisation de Caroline Delabie sont aussi impeccable et servent bien l'histoire, dans son style noir !

    Un cahier graphique de croquis accompagne cet album - une série qui m'avait été recommandé par un jeune bibliothécaire !

    A bientôt  - très bientôt pour le tome 4 : "L'Ombre d'Hippocrate" !


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  • Walking Dead : Negan - Kirkman & AdlardParallèlement à la série "principale" Walking Dead, en comics, Robert Kirkman a publié dans divers supports des récits "annexes" sur ses personnages ! Il est ici toujours assisté de Charlie Adlard au dessin et cette fois de Cliff Rathburn pour ce qu'on appelle les "niveaux de gris" - le coloriste en quelque sorte !

    Ces récits, rassemblés par Delcourt dans l'album "Walking Dead : Negan" mettent en avant Negan - dans le plus long des récits, Michonne, le Gouverneur et Tyreese ! Voyons le détail maintenant !

    L'histoire sur Negan commence dans son garage où il joue au ping-pong avec trois jeunes "branleurs" - selon ses termes ! On a déjà affaire au langage châtié de cet anti-héros. On découvre que Negan est prof de sport et se comporter en mec vulgaire est le moyen qu'il a trouvé de se faire respecté ! On fait aussi la rencontre de sa femme Lucille qui est alors atteinte d'un cancer !

    Negan a donc d'autres choses à penser quand l'Apocalypse Zombie se déclenche ! Sa femme décède et se transforme ! Puis le psychopathe le plus charismatique de Walking Dead va se démener à survivre et y réussi assez bien ! Il se construit une bulle, rencontre nombres d'autres survivants - mais aucun ne se montre assez apte à échapper à la mort et Negan évite alors de s'attacher à eux ! Jusqu'à ce qu'il rencontre le groupe de Dwight !

    Negan va alors prendre les bonnes décisions et la tête du groupe, y agglomérer d'autres groupes et réduire en charpie avec sa batte de base-ball, Lucille, ses ennemis - ainsi que tout ceux qui ne respecteraient pas leur prochain - comme cet homme qui prends les femmes comme objets sexuels qu'on peut violer à loisir !

    Au final, Negan se montre bien plus humain qu'on ne le pensait ! C'est juste un type qui fait ce qu'il faut pour se préserver, lui et sa communauté naissante dans un monde qui s'écroule ! Quelque part, ça le rends presque sympathique !

    Le second récit est bien plus court et consacré à Michonne ! Il est paru à l'origine dans le numéro de mars 2012 du magazine Playboy aux USA - et est reparu par la suite en France dans le magazine Walking Dead  - comme le récit sur le Gouverneur !

    On voit une Michonne tout juste sorti du bureau, en jupe-tailleur qui essaie tant bine que mal de regagner son domicile ! Là, elle retrouve son petit ami et le meilleur ami de celui-ci mais les deux hommes ne tarderont pas à être mordus et à se transformer en Rôdeurs ! Michonne fait deux choses essentielles : elle trouve ses sabres et ensuite elle mutile le copain et son pote pour s'en faire une "escorte" ! On la retrouvera ensuite dans l'intrigue principale, tenant en laisse ces deux-là !

    Le récit sur le Gouverneur rejoint l'intrigue des romans Walking Dead - en particulier L'Ascension du Gouverneur et surtout La Route de Woodbury. Le Gouverneur, accompagné du jeune Scott, mets la main sur ses aquariums dans lesquels il fera mariner des têtes de Rôdeurs coupées mais "vivantes" - afin de mieux s'insensibiliser ! On connaît le résultat puisqu'il révélera sa nature de sadique pervers ! La tête du pauvre Scott sera la première à orner un des récipients !

    L'histoire sur Tyreese est la moins intéressante des quatre ! Le grand Noir retrouve sa fille Julie et Chris, le copain de celle-ci et affronte quelques zombis en chemin, leur fracasse le crâne à coup de marteau, objet qu'il a trouve en chemin ! On sait par la suite quel sort connaîtront les deux jeunes gens puisqu'ils se suicideront ! Tyreese avait vu juste lorsqu'il dit à sa fille qu'il ne veut pas la laisser seule avec le garçon ! Comme un pressentiment ?

    Voilà ! Ce n'est certes pas aussi intéressant qu'un album de Walking Dead mainstream mais le récit sur Negan a ses bons côtés ! Je recommande surtout pour les complétistes qui veulent avoir toutes les histoires !

    A bientôt !


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  • Les années 1984 et 1985 marquent un tournant dans la carrière de Jean Van Hamme ! En effet, c'est à cette époque Thorgal - Tome 11 : Les Yeux de Tanatloc - Rosinski & Van Hammeque sa série Thorgal  rencontre véritablement le succès - avec une aventure en plusieurs tomes se déroulant en Pays Qâ ! C'est également à cette période que sortent les  premiers albums de la série XIII et enfin, notre scénariste signe l'histoire du film de Jean-Jacques Beineix, Diva. Il commence par ailleurs à donner des cours - cours qu'il donnera pendant dix ans, jusqu'en 1995 - , portant sur l'écriture de scénarios en direction de gens du cinéma, à l'Institut des arts de diffusion de Louvain-la-Neuve ! Mais il ne délaisse pas son héros viking !

    Dans ce tome 11 intitulé "Les Yeux de Tanatloc", on suit d'une part le groupe de Thorgal, accompagné de son épouse Aaricia, de la venimeuse Kriss-de-Valnor et du naïf Tjall-le-Fougueux qui déambulent dans la jungle de l'Amérique centrale, en proie aux crocodiles, moustiques, fourmis rouges et fièvres divers, pour atteindre Mayaxatl, en vue d'occire le tyran Ogotaï - qui n'est autre que Varth le père de notre héros, ce que Thorgal ignore encore !

    Parallèlement, on découvre le sort de Jolan, le fils de Thorgal et de Pied-d'Arbre, retenus comme "motivation" pour nos héros, dans une sorte de "prison dorée". C'est là que le vieux Tanatloc, alors mourant, va découvrir que c'est en réalité Thorgal, son propre petit-fils que Kriss-de-Valnor a recruté pour cette mission ! Dès lors, le vieillard élevé par les Xinjins et leur grand prêtre au rang de dieu, va révéler à Jolan - son arrière-petit-fils, son héritage venu des étoiles et ses pouvoirs mentaux qui consistent à organiser/désorganiser les atomes et la matière !

    Kriss-de-Valnor est décidément retors ! Elle a plusieurs accrochages avec Aaricia et les deux en viennent aux mains ! Puis Thorgal est pris d'une fièvre des marais, manque de succomber - est sauvé à distance par les nouveaux pouvoirs de Jolan et Kriss décide de séduire Tjall afin de le forcer à abandonner Thorgal et Aaricia et poursuivre la quête tous les deux !

    Thorgal mets au point un stratagème pour retrouver la piste de la cité des Chaams - en interceptant une patrouille aérienne et le groupe finit par avoir la ville en ligne de mire à la fin de l'album !

    De son côté, Tanatloc finit par décéder de son grand âge et Variay, le grand prêtre décide de taire le testament de son "dieu" (empêcher Thorgal de tuer son père !) et de nommer Jolan, nouveau guide des Xinjins lors d'une cérémonie de bûcher funéraire où le jeune garçon reçoit le nom d'Hurukan - "celui qui voit" !

    L'album se termine ainsi et l'aventure est appelé à se continuer dans le tome 13 "La Cité du Dieu perdu" !

    La série a maintenant trouvé son rythme de croisière et Van Hamme jongle ici avec brio entre les différents groupes de protagonistes et amène les révélations de manière mesurée !

    A bientôt !


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  • Valérian ( Tome 6 : L'Ambassadeur des Ombres - Christin & MézièresEn 2017, Luc Besson a réalisé l'adaptation de l'univers de Valérian et Laureline dans Valérian et la Cité des mille planètes - qui s'est révélé un fiasco commercial ! A l'origine de ce film, il y a le sixième album de la série, L'Ambassadeur des Ombres, opus très riche en races extraterrestres diverses et improbables car se déroulant sur Point Central, le cœur de la civilisation intergalactique ! Le récit se déroule par ailleurs comme une enquête policière, ce qui est plutôt propice à donner un film !

    Restons en à cet album pour cet article (on parlera du film de Besson, que je n'ai pas encore vu, une autre fois !). Valérian et Laureline, nos agents spatio-temporels, accompagnent l'ambassadeur terrien, l'"Ambassadeur des Ombres" à Point Central, où la Terre doit diriger les affaires pour la première fois depuis l'origine de ce lieu symbolique. L'ambassadeur amène dans ses valises une politique où la Terre doit prendre la tête d'un Fédération de planètes - ce qui arrangera les affaires de la planète bleue ! Mais les choses ne se passent pas comme prévu car l'ambassadeur est kidnappé !

    Dès lors, Valérian - qui suivi l'ambassadeur ! - et Laureline sont séparés la majeure partie de cet album et on suit la belle aventurière de l'espace qui enquête pour retrouver son compagnon et coéquipier ! Des éléments appelés à perdurer dans la BD sont introduits ici tel le Transmuteur Grognon de Bluxte - qui "transmute" et qui "grogne" et le trio de Shingouz - qui sont des informateurs intéressés par l'argent - même si l'un d'eux est amoureux de Laureline ! On peut noter par ailleurs une certaine ressemblance entre le Watoo, Toydarien, de Star Wars - Épisode I - et ces Shingouz, preuve encore de la dette que Lucas a à l'égard de Christin et Mézières (influence que Lucas n'a jamais reconnu !).

    Laureline va donc se balader d'un point à l'autre de Point Central, cet agglomérat de modules qui se sont  ajoutés les uns aux autres au fil des siècles ! On va découvrir maintes races extraterrestres dans une BD qui fait donc la part belle à l'altérité et où les aliens ne sont pas forcément hostiles ! Les maîtres d’œuvre de cet album font donc quelque part un vrai travail d'ethnologue !

    On a ainsi les Kamuniks, des espèces de centaures guerriers,  les Suffuss, des grosses amibes métamorphes, les Zools, des humanoïdes à tout faire de Point Central, omniprésents mais discrets, les Bagoulins, des mercenaires des basses-oeuvres,  les Groubos, des géants aquatiques et les méduses télépathes Zuurs qui sont des sortes de "poissons-pilotes" des premiers, les Gniarfs -rêveurs, qui contrôlent, comme leur nom l'indique, les rêves et enfin une mystérieuse race, les premiers habitants, fondateurs de Point Central, depuis longtemps oubliés, qui ne voient pas d'un bon œil les plans de la Terre et sont à l'origine de l'enlèvement de son ambassadeur ! Laureline va remonter toute cette piste, accompagnée du "Colonel-Protocole" et finalement retrouver Valérian et l'envoyé de la Terre !

    Tout ceci se terminera par la révolte et la prise de pouvoir sur Point Central d'un des peuples mentionnés plus haut et par le rapatriement des Terriens !

    C'est comme toujours une excellente histoire - mais la fin m'a laissé...sur ma faim ! Nul doute que l'intrigue autour de Point Central connaitra des rebondissements dans les prochains albums ! C'est exotique, humaniste et divertissant ! C'est un album de 1975, à l'opposé de la SF de l'époque !

    A bientôt !


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  • Après la mort de Peyo se posait la question de son héritage et du devenir des petits lutins bleus. Ce fut ThierryLe Schtroumpfeur de bijoux - Thierry Culliford Culliford, le fils de Pierre qui reprit le flambeau en s'entourant des artistes formés jadis au Studio Peyo et de nouvelles recrues ! La Saga des Schtroumpfs a en effet vu se succéder quantités de talents !

    Le Schtroumpfeur de bijoux est une aventure de format long - 44 pages - deuxième album à paraître aux Éditions du Lombard mais surtout première histoire imaginée sans Peyo, après son décès le 24 décembre 1992 ! La pression sur les auteurs n'était donc pas négligeable et force est de constater que Luc Parthoens et Thierry Culliford au scénario et Alain Maury au dessin s'en acquittent parfaitement !

    L'univers des Schtroumpfs est bien revisité et enrichi dans ce tome tout en restant dans une certaine tradition ! On fait en effet une incursion dans le monde des humains - ce qui permets de mettre en contraste la petite taille de nos héros - dans la continuité de La Flûte à Six Schtroumpfs !

    Le Grand Schtroumpf a envoyé le Schtroumpf à lunettes et le Schtroumpf farceur au " Gué du Gai Schtroumpfeur" pour lui ramener des tiges de massettes pour la Grande Fête d’Équinoxe. Mais une blague du Schtroumpf farceur tourne mal et celui-ci s'assomme, manque de se noyer et est "capturé" par deux saltimbanques/brigands qui font l'exhiber sur les foires ! Nos deux compères se nomment  Adhémar et Godillot et se rendent au bourg d'Abélagot, une des villes qui entourent le Pays Maudit - dont on découvre la géographie ici !

    Les Schtroumpfs, menés par le Grand Schtroumpfs se lancent à la recherche du disparu ! Le Schtroumpf farceur, lui, est contraint par un troisième individu peu recommandable qui se joint aux deux saltimbanques à cambrioler les maisons des habitants en profitant de sa petite taille ! Il rapporte dès lors diamants et bijoux et se retrouve coincé !

    Ajouter à cela que le fils du seigneur local a été kidnappé ! De fait, le Schtroumpf farceur va tomber par hasard sur le gamin, détenu dans la cave de l'usurier ! Le complot est l'idée de Ganelon, un conseiller du châtelain ! Sur ces entrefaits, les autres Schtroumpfs retrouvent leur comparse et sont capturés à leur tour ! Direction le château où le troisième larron a décidé de commettre un larcin !

    Nos petits héros vont dès lors se montrer plus malin et confondre les voleurs, aidés par un revirement du nain Godillot ! Le méchant Ganelon sera aussi démasqué et le fils retrouvé et libéré sain et sauf ! Tout se finit bien et la fête d’Équinoxe peut avoir lieu !

    Ce récit est plein de rebondissements et mélange à la fois l'ambiance moyen-âgeuse et les personnages de voleurs masqués à la Arsène Lupin ! C'est assez savoureux au final pour une histoire qui fut publié directement en album - sans prépublication dans Spirou comme de coutume - en 1994 !

    A bientôt !


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  • On retrouve William H. Bonney, plus connu sous le nom de Billy the Kid, dans le 28ème album - et la 42ème histoire ! - de la série Lucky Luke, prépubliée en 1965 dans le journal de Spirou et l'année suivante en album - toujours chez Dupuis !

    Cet album, intitulé L'Escorte, du duo Morris et Goscinny, est en quelque sorte la suite du 20ème album, Billy the Kid. Alors qu'il brille dans un rodéo, notre cow-boy solitaire est convoqué par le pénitencier habituel. Luke pense alors que les Dalton se sont encore évadés mais il n'en est rien ! En réalité, le directeur de la prison a reçu un courrier de la petite ville de Bronco Pueblo, au nouveau-Mexique, demandant aux autorités du Texas, d'extrader Billy vers leur ville pour y être jugé ! Le "garnement" a en effet commis plus d'un méfait dans plus d'un État ! La surprise viendra à la fin lorsqu'on découvrira que Lucky Luke a fait tout ce périple pour une simple amende de stationnement de cheval !

    Luke va donc convoyer la "petite terreur" qui tentera évidemment de s'évader à maintes reprises ! Billy terrifie les habitants des villes que le duo traverse - Goscinny aimait bien montrer la couardise de ses congénères - et c'est assez savoureux ! C'est un motif qu'on a déjà vu à propos des Dalton !

    Lors d'un passage par une prison locale, Billy va attirer l'intérêt d'un certain  Bert Malloy, un despérado de troisième classe et lui promettre une part de son butin caché si celui-ci le délivre ! En fait, chacun a pour idée de rouler l'autre ensuite ! Cela donne lieu à un  certain nombre de péripéties lorsque Bert tente de délivrer The Kid ! Il s'adjoint même l'aide d'une bande de criminels, voleurs de grands chemins peu commodes !

    Autre moment savoureux, quand Billy réalise que personne n'a peur de lui à Bronco Pueblo !

    Somme toute, c'est du Lucky Luke assez classique ! Je en crois pas qu'on soit appelé à revoir beaucoup Billy the Kid par la suite - peut-être dans un ou deux autres albums mais n'en suis pas sûr !?

    L'humour, l'absurde, la mise en scène, un découpage des cases méticuleux ! La période de plus grande forme de Morris qui durera 20 ans, jusqu'au moment où le cow-boy troquera sa cigarette pour un brin d'herbe !

    je vous donne rendez-vous bientôt pour un autre album, Des Barbelés sur la prairie !

    A bientôt !


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  • Les premiers volumes d'une série de BD sont toujours ceux où le héros se cherche tant au niveau du scénario que Les Aventures d'Alix - Tome 2 : Le Sphinx d'ordu trait et du dessin. Le personnage principale prends peu à peu son allure définitive et s'entoure progressivement de tous ses comparses !

    Alix n'échappe pas à la règle ! On retrouve le travail documenté de son papa Jacques Martin dans le tome 2 - intitulé "Le Sphinx d'or" et paru en 1956 aux Éditions du Lombard ! C'est dans ce second opus qu'est introduit le personnage d'Enak, jeune Égyptien métissé - qui sera le compagnon de route de toutes les aventures du jeune héros romain d'origine gauloise !

    Il faut rappeler que les premières aventures d'Alix date de 1948 et donc signaler que cette année en 2018, le jeune héros post-adolescent fête ses 70 ans ! Ses aventures continuent d'ailleurs aujourd'hui - avec la série classique et l'autre série plus mature, Alix Sénator par Valérie Mangin ! Enfin, notons que le magazine L'Histoire lui a tout récemment consacré un hors-série !

    Revenons au "Sphinx d'or" ! L'album et le récit peuvent se diviser en deux temps, deux moments !

    Tout d'abord, il est fait référence au siège d'Alésia (voir le billet que j'ai consacré à cet événement !). La cité gauloise est encerclée par les armées de César et la situation de Vercingétorix est désespérée. Le chef gaulois espère néanmoins que des renforts vont arriver ! Cet épisode situe donc l'album en 52 avant J.-C.

    Dans un village voisin, les divers clans et leurs leaders tergiversent quand arrive Alix, fils de l'ancien chef Astorix, qui vient en quelque sorte revendiquer sa lignée et surtout intercéder au près de César pour faire parvenir des vivres aux assiégés. Là, Alix rencontre aussi son cousin Vanic. Pendant ce temps, un émissaire de Vercingétorix qui porte un message requérant d'envoyer des combattants supplémentaires est intercepté ! La neige tombe et s'accumule, bloque tout et finalement Vercingétorix dépose les armes aux pieds de César !

    Alors que César fête sa victoire, il reçoit un petit sphinx en or accompagné d'un message qui l'avertit que de graves événements se préparent en Égypte ! Or le pays est stratégique car c'est le grenier à blé de l'Empire. Le chef de guerre et consul romain décide alors d'envoyer Alix en ces terres lointaines pour enquêter !

    On suit donc les premiers voyages d'Alix de la Gaule à l’Égypte. En Égypte, Alix va découvrir un homme qui se fait appeler "Sphinx" et qui a levé une armée. Le jeune héros se rends au temple d'Efaoud avec le chef des archers royaux Sénoris ainsi qu'avec Enak. Ce récit réintroduit aussi le personnage d'Arbacès, un Grec retors qui va devenir un des pires ennemis du héros !

    Un album parsemé de scènes épiques de combats, batailles de masses, duels, chevauchées, parsèment le récit et allègent une histoire assez bavarde !

    Voilà, un des premiers albums qui augure d'une magnifique série !

    A bientôt !


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  • On connaît l'histoire de Peter Parker alias Spider-Man, personnage crée dans les années 1960. Tant d'histoire on été écrite sur ce héros que c'est encore un miracle que les auteurs de comics arrivent à se renouveler sur ce thème !

    Pourtant, dans les années 2000, la Maison des Idées - Marvel Comics ! - décide de lancer un univers alternatif rajeuni - avec des versions différentes de ses principaux héros ! C'est l'univers Ultimates - que je connais bien mal et dont je ne suis pas vraiment fan ! Les principaux artisans de cet univers sont, au scénario, Brian Michael Bendis et Mark Millar et au dessin, Bryan Hitch et Mark Bagley.

    Cet univers va connaître de multiples évolution ! Ce qui nous intéresse ici, c'est la mort du Spider-Man/Peter Parker Ultimates - mort provisoire ? - qui sera remplacé par un autre Spider-Man nommé Miles Morales - qui a la particularité d'être afro-américain. Ce nouveau héros apparaît pour la première fois en août 2011 et est le fruit du travail de Bendis et de Sara Pichelli ! Notre nouveau héros a quasiment les mêmes pouvoirs que l'original, avec quelques différences ; super-venin et camouflage !

    Se pose alors la question de "quand la Terre-616 et l'univers Ultimates vont-ils se croiser ?". La "confrontation" a lieu en 2013 dans le cross-over Spider-Men - avec Bendis au scénario et Pichelli au dessin ! Le Peter Parker "classique" croise Miles Morales, son alter-ego en quelque sorte, dans une histoire de voyage entre les dimensions ! La fin est ouverte et appelle une suite !

    En 2017, sort Spider-Men II, avec toujours Bendis et Pichelli - assistée de Mark Bagley ! Entre temps, les univers sont entrés en collision et le Multivers a été réorganisé ! L'Univers Ultimates a notamment été détruit ! Nos deux Spider-Men se retrouve sur la même Terre, la Première Terre ! C'est là que commence Spider-Men II !

    Ce comics interroge sur l'identité du Miles Morales de l'Univers "classique" originel. On sait que le Miles Morales de l'Univers Ultimates est notre nouveau Spider-Man et bien sur la Terre-616, devenue la Première Terre, il est en fait une sorte de gangster, ami de Wilson Fisk, le Caïd ! Il s'agit aussi d'une version adulte - et donc maléfique de notre héros - mais sans pouvoirs ! Après je ne connais pas assez l'Univers Ultimates pour pouvoir pousser plus loin  al comparaison.

    Ce Miles Morales adulte a une compagne, une certaine Barbara - qui porte le même prénom de la fille que le Miles Morales jeune a en vue ! - dont il est très amoureux et qui malheureusement va disparaître trop tôt ! Le gangster Morales, inspiré par des propos de Fisk, va explorer le Multivers - ou plutôt le faire explorer par le Maître de Corvée - pour trouver une autre version de sa Barbara ! A la fin, il ira la retrouver dans ce qui est... l'Univers Ultimates ressuscité ! Ceci présage donc de futures aventures dans ce monde rajeuni où Miles Morales ne figure plus - si ce n'est la version adulte et gangster qui y émigre à la fin pour retrouvé sa bien-aimée !

    La morale de ce récit est que les méchants gagnent parfois et qu'il n'y a jamais de fin heureuse dans l'existence qui n'est qu'un flux continu et qu'y voir un dénouement à un certain moment n'est qu'une construction de l'esprit humain !

    Mon verdict sur cette BD maintenant ! Sara Pichelli est une artiste vraiment au top et ses dessins sont tout bonnement magnifique ! Bendis est habituellement un assez bon scénariste, très en vue, un des Architectes de Marvel - passé à la Distinguée Concurrence - DC Comics - récemment, auteur que j'apprécie beaucoup. Mais ici, j'ai l'impression qu'il n'a pas poussé ses idées jusqu'au bout. On reste sur sa faim ! Je me demande vraiment ce qu'apporte le personnage du jeune Miles Morales, si ce n'est un peu de diversité ethnique et éditoriale - en même temps, je connais très mal, comme je l'ai dit, ce héros ! Si je devais donner une note à ce Spider-Men II, je donnerais un 11/20 pour le scénario et un 14/20 pour le dessin ! Moyenne à 12,5/20 donc !

    J'espère dans le futur vous faire une review du premier cross-over, Spider-Men, qu'il faut que je relises et qui m'avait paru bien meilleur !

    A bientôt !


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