• Avec le tome 18, intitulé "Le Dernier Round", la série de BD de Vance et Van Hamme se termine ! En réalité ce n'est pas le cas car par la suite, le scénariste lui donna une suite sous le forme d'une Saison ou Cycle 2 - tout ce qui précède constituant la Saison 1 ! Mais nous y viendront en temps voulu !

    L'intrigue et le récit se terminent symboliquement là où ils avaient commencé au tome 1, soit sur la plage près de la maison du vieux couple Smith, Abe et Sally ! Mais avant d'en arriver là, il y a encore quelques rebondissements !

    XIII - quelques que soient les identités qu'on lui donne -, est toujours réfugié avec le major Jones, le général Carrington, Sean Mullway et quelques autres au Mexique chez un ancien commandant auquel le vieux général a jadis sauvé la vie ! Frank Giordino est lui aussi en cavale avec Felicity tandis qu'Irina Svetlanova fait le ménage sur ordre des plus hautes instances !

    Giordino, lié à la mafia sicilienne par sa famille, va demander de l'aide au Mexique à la pègre locale, la famille de Don Rigoberto mais se fait éconduire tandis que Felicity, toujours prête à coucher, s'attire les faveurs du parrain local. Finalement, Giordino est arrêté par Jessica Martin et extradé par la CIA pour passer devant la commission d'enquête !

    Par la suite, Jessica retrouve Irina qui lui apprends qu'il y a un contrat sur l'agent Diane, elle, Jessica... Les deux femmes se rendent alors en jeeps, avec des hommes, renseignées par Jessie, sur les lieux où se planquent nos héros - mais, ressort scénaristique improbable et assez tiré par les cheveux, se pointent au même moment où débarquent Don Rigoberto et ses hommes, guidés par Felicity qui a reconnu la côte où elle fut retenue prisonnière. Ces derniers souhaitant mettre la main sur l'or de Maximilien dont on sait qu'il a fini au fond d'un canyon inaccessible ! Ca tourne à la fusillade et nos héros en tirent profits et s'échappent, bien décidé à se rendre devant la commission pour tout tirer au clair, faisant confiance à la justice de leur pays !

    Il y a aussi une mise en abymes dans ce dernier volume puisque l'enquête "Le Mystère XIII" y fait l'objet d'un livre intra-diégétique (dans le récit) de même que le livre "La version irlandaise, d'après le témoignage de Diane, aka Jessica Martin ! Disposant de cette base d'informations solide, nos héros vont pouvoir témoigner et rétablir la vérité durant l'audience finale qui résume assez bien toute la série !

    Figure aussi, dans l'édition que j'ai - qui est celle du Monde ou du Figaro (je ne sais plus ?), dans ce tome 18, encore quelques pages de "XIII - L'enquête" qui nous raconte comment deux journalistes ont payé de leurs vies d'avoir été trop fouiner ! Ce qui donne la matière de "Le Mystère XIII" !

    Voila, les choses ont été rondement menées et ce long voyage de 18 albums s'achève - provisoirement ! - ici !

    Je vous dis à dans quelques temps pour les volumes de "XIII Mystery" et le Cycle 2 !

    A bientôt !

    PS : La collection/édition que j'ai est bien celle du Figaro !


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  • Le Tome 8 de la série Valérian - intitulé "Les Héros de l’Équinoxe" - renoue avec les préoccupations politiques des auteurs - et du scénariste Pierre Christin - puisqu'il est une dénonciation du totalitarisme commun à certaines idéologies qui entend montrer la voie et diriger la vie des individus. Lorsque ces individus refusent de plier, cela conduit à des "épurations" !

    La population de la planète Simlane est vieillissante et sur le déclin ! Pour renouveler cette population, une sorte de concours avec des épreuves est organisé et quatre candidats se présentent, représentants de différentes planètes. Celui qui l'emportera aura la tâche de repeupler Simlane avec une nouvelle génération à son image ! C'est donc l'occasion pour ces concurrents d'imposer leurs modes de vie !

    Parmi ces quatre champions, les "Héros de l’Équinoxe", on a de vrais héros !

    Irmgaal est venu de Krahan, la planète des grands guerriers noirs, casqué et armuré et brandissant Zarkam, son épée invincible. Celui-ci est le représentant d'une forme exacerbée de capitalisme confinant à l'impérialisme expansionniste.

    Ortzog est envoyé en délégué par l'industrieuse Bourgnouf qui suit l'idéologie marxiste et figure le communisme. La production et les moindres aspects de la vie font l'objet d'une planification et l'égalitarisme est de mise !

    Il y a aussi Blimflim, de la chatoyante Malamum, qui promeut une idéologie spiritualiste, une sorte de vision "new age" un peu ridicule et désuète !

    Et pour terminer, nous avons Valérian, le représentant de Galaxity et de la Terre - et qui n'a rien de particulier mais que nous connaissons bien. Valérian est le seul être complexe et réel face à plutôt des archétypes.

    A travers les champions des trois premiers mondes, Christin et Mézières se livre aussi à une parodie et une critique du genre américain  des super-héros, que le scénariste qui a vécu aux USA déteste, le trouvant ridicule (avis qu'évidemment, je ne partage pas !).

    Ces quatre fantastiques là devront traverser une série d'épreuves sur trois jours sur Filène, l’Île des Enfants : la Matière, le Monde Animal et l'Esprit et montrer la vision que chacun propose pour l'avenir de Simlane !

    C'est finalement Valérian qui l'emportera car il propose un avenir ouvert à la prochaine génération de ce monde, où ils seront libres de leurs choix - et pas un futur imposé par une de ces idéologies. Fin de la démonstration.

    Valérian rencontre alors une sorte de déesse-mère et conçoit - hors-champ ! - la nouvelle génération de Simlane et se retrouve très "diminué" tandis que les trois autres héros sont rejetés, amnésiques, sur le rivage par les vagues !

    Notons aussi les magnifiques architectures dessinées par Mézières dans cet album ! De même qu'un hommage rendu par le dessinateur au graphisme d'Alfons Mucha (1860 - 1939) avec la Mère suprême de Filène !

    Un album intéressant - par son propos politique ! - mais pour cette raison, aussi, tout entier tourné vers sa démonstration, j'ai trouvé ce récit "un peu court" ! Un album moins bon que les précédents en fait, à mon avis...

    Qu'importe, la série continue et nous ne sommes pas encore arrivés à la fin, loin de là !

    A bientôt !


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  • En mars 1996, sort le deuxième album des Schtroumpferies qui contient 44 petites histoires des Lutins bleus de Peyo - des gags en une page qui reposent souvent sur l'ironie et la caractère absurde d'une situation et où la plupart du temps "tel est pris qui croyait prendre" !

    Les Schtroumpfs, au fil du temps, mais très rapidement, se sont individualisés ! Même si physiquement, ils se ressemblent tous, ils ont chacun leur personnalité et leur "spécialité" ! On a ainsi le Schtroumpf farceur, le Schtroumpf costaud, le Schtroumpf gourmand, le Schtroumpf paresseux, le Schtroumpf grognon ou le Schtroumpf à lunettes... On a en quelque sorte des archétypes !

    Les Schtroumpfs sont vite devenus le grand succès de Peyo - surtout à partir des années 1980 avec le dessin-animé de Hannah-Barbera - à t'elle point que leur papa, en proie à des soucis de santé, a parfois failli être dépassé par l'ampleur du phénomène ! Peyo accordait une grande importance au merchandising - et je possédais moi-même nombre des figurines Schtroumpfs - même si mon camarade d'école d'alors, Yann G. trouvait que ça faisait gamin ! Les fans des Schtroumpfs sont de tous âges et ont su conservé une âme d'enfant !

    Dans le Schtroumpferies 2, certains Schtroumpfs sont particulièrement mis à l'honneur ! Parmi eux le Schtroumpf Béta - que ce soit quand il se trompe dans la proportion de levure pour un gâteau de la Schtroumpfette, résolve les mots croisés du Schtroumpf à lunettes, enquête sur un vol de gâteau ou prête sa grenouille !

    On a aussi droit aux sermons du Schtroumpf à lunettes ou aux inventions du Schtroumpf bricoleur. La Schtroumpfette est toujours aussi coquette et le Grand Schtroumpf mène le village !

    Voilà, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ces Schtroumpferies ! D'autres albums suivront dans la série mais les gags en une page ont très tôt existé dans le monde des Schtroumpfs - par exemple avec l'album Histoires de Schtroumpfs dès 1972 !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke : Calamity Jane - Morris & GoscinnyL'Ouest américain a ses légendes et parmi celles-ci, il y a celle de la femme la plus célèbre du Far-West, la bien nommée Calamity Jane, un vrai "garçon manqué" !

    Pour ceux qui désireraient en savoir plus sur ce personnage haut en couleurs, je renvoie à la série Deadwood de HBO qui nous raconte la vie de cette femme aventurière auprès du joueur professionnel Wild Bill Hickok dans la ville de pionniers qui a donné son nom à la série ! Sinon, il y a aussi ce trentième album aux Éditions Dupuis, "Calamity Jane", récit paru en 1967, qui aborde le personnage sous l'angle de l'humour cher aux productions de Morris et Goscinny !

    Luke, en partance pour El Plomo pour enquêter sur un trafic d'armes avec les indiens croise la route de Martha Jane Cannary alias Calamity Jane. Celle-ci le tire d'un mauvais pas alors qu'il se baigne dans un lac et est surpris, désarmé par les indiens, habile façon des auteurs de nous montrer du même coup que ceux-ci sont sur le sentier de la guerre !

    Le duo qui a sympathisé débarque dans la ville et s'établit au saloon. Très vite, Calamity s'attire l’hostilité d'August Oyster alias "beau gilet", le patron du lieu qui compte sur Baby Sam, un colosse un peu simplet, pour chasser l'aventurière à l'issue de paris autour d'un bras de fer que la nouvelle venue ne manque pas de gagner !

    Dès lors, Oyster perds son casino - ce qui l'embête beaucoup car l'établissement lui servait de façade, directement relié par des souterrains à une mine d'argent, pour le trafic d'armes dont il est l'instigateur ! Gomino, le chef des sioux, ne tarde pas à faire connaître son mécontentement et Oyster doit se démener pour récupérer son saloon !

    L'album tourne autour de ça : les tentatives pour chasser la nouvelle propriétaire ! La force ne donnant rien, Oyster se replie sur la "Société des Dames de El Plomo" espérant les pousser à chasser la "débauchée" au vocabulaire de charretier qu'est Calamity ! Contre toute attente, ces Dames décident de laisser une chance à la nouvelle amie de Lucky Luke ! Mais le cow-boy solitaire ayant besoin que Calamity conserve le casino le temps de son enquête, il va tout faire pour  que  la pétroleuse réussisse l'examen d'entrée dans la Bonne Société !

    Pour cela, Luke va faire venir un professeur de maintien et de bonnes manières de Houston auquel Morris a donné les traits de l'acteur britannique britannique David Niven - ce professeur aura bien du mal avec son élève qui semble à priori déteindre sur lui plus que lui sur elle !

    Lucky Luke mettra à jour le trafic d'Oyster et mettra celui-ci sous es verrous avec son complice et home de main Baby Sam. Calamity Jane se verra métamorphoser en "femme de bonne compagnie" et dotée d'une grande classe (comme quoi ça "dormait" au fond d'elle ?!). Le lecteur ne peut qu'être ébahi par la transformation de cette femme une fois qu'elle a revêtu une robe de marque ! Mais Calamity reste une baroudeuse et c'est elle  -accompagnée de Luke - qui mets en déroute les indiens lorsqu'ils finissent par attaquer El Plomo !

    Finalement, Calamity pourrait s'établir dans cette bourgade où elle est très bien vue mais comme Luke, elle préfère l'appel de l'aventure ! On ne se refait pas !

    Signalons aussi parmi les gags récurrent du récit, le personnage du journaliste, imprimeur patron du journal local L'Indépendant  qui est employée dans quelques situations assez savoureuse !

    C'est encore une fois un très bon Lucky Luke et j'ai déjà du vous dire qu'on entrait dans l'"âge d'or" de la série !

    A bientôt !


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  • On retrouve les héros d'Arleston, toujours dessinés par Tarquin, dans la deuxième série de l'épopée de Lanfeust, à savoir Lanfeust des Étoiles,  avec le tome 4 "Les Buveurs de Mondes" (sous-titré "Sale temps pour les mouches" sans qu'on sache trop pourquoi !?) ! On a droit au lot habituel d'aventures épiques et de touches comiques, références à la pop-culture qui abondent dans ces albums - même si je trouve que les allusions sont souvent un peu trop appuyées !

    A la fin du tome 3, Lanfeust et ses amis étaient coincés par les armées du Prince Dheluu sur le monde désertique d'Abraxar. Notre héros réussit un tour de force en déplaçant la planète entière à travers une Porte Spatiale mais se retrouve séparé de ses compagnons avec  l'orgnobi Swiip, dans le passé d'Abraxar !

    Dans le présent, Cixi, Hébus et la Rébellion doivent faire face aux troupes ennemies dirigées par Glace et Thanos ! Ce dernier joue un mauvais tour à la petite compagnie de rebelles en enchantant Hébus le troll et en le retournant contre eux ! 

    Lanfeust et Swiip se retrouvent plusieurs millénaires dans le passé sur une planète Abraxar luxuriante de végétation et dotée d'océans immenses. Là ils tombent sur un culte de prêtresses - qui ne tolèrent pas les hommes !  - et vouent un culte aux Ghomos, des créatures marines empathiques qui communiquent par télépathie. Lanfeust se lie contre toute attente avec l'un des Ghomos, un certain M'otha et lui transfère ses pouvoirs qu'il tient lui-même du Magohamoth.

    Lanfeust goûte alors une trêve bien méritée sur la luxuriante Abraxar, finalement accepté par les femmes et les Ghomos et doit gérer la belle Qâm, une des jeunes prêtresse qui a jeté son dévolu sur lui et souhaiterait qu'il lui fasse un enfant ! Elle va l'accompagner un temps dans ses aventures.

    Mais un désastre écologique menace la planète et les Ghomos et en fera un désert dans le futur. L'eau des océans est aspirée à travers un Portail et les Ghomos doivent tous fusionner leurs esprits dans le corps de M'otha pour survivre. Il s'avère que M'otha deviendra plus tard le Magohamoth et la boucle est bouclée ! Arleston livre ici une genesis story ou origin story façon comics et revisite sa propre mythologie !

    Avec l'aide de l'agent secret Oho-Seth - hommage à James Bond, celui de Sean Connery - de Qâm et d'une chèvre et d'une poule, toujours secondé par Swiip, Lanfeust découvre que les pathacelses sont responsables du cataclysme qui touche ce monde. Nos héros vont alors faire sauter le Portail et se retrouver sur ce qui semble être la planète de leurs ennemis. Une occasion de mettre la main sur la bactérie Gawlax, point faible des méchants dont descendent le Prince Dheluu et sa compagne.

    Un tome 4 dans la lignée des précédents mais qui se permets quelques audaces scénaristiques qui apportent un éclairage nouveau (l'origine du Magohamoth !) et donnent envie de lire la suite !

    Parmi les références, James Bond donc mais aussi Pokémon, Casimir de l'île aux enfants, le Marsupilami, Tahiti Douche ou encore Jules Verne et Edgar Poe, Arleston puisant aussi bien dans les classiques littéraires que la pop-culture voire la pub ! Ces allusions sont devenues sa marque de fabrique !

    A bientôt !


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  • Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté un album des gags inénarrables de Gaston Lagaffe ! Nous allons désormais aborder le tome 11 - contenant les gags N°580 à 622, soient les années 1969 et 1970 !

    Lorsque j'étais gamin, je possédais la collection d'un peu moins d'une quinzaine d'albums  qui portaient des titres évocateurs comme "la Saga des Gaffes", "Le Bureau des Gaffes en gros" , "Le géant de la Gaffe" ou "Lagaffe mérite des baffes" - et le fameux album "introuvable" R5 ! Mais, dans les années 2010, ai racheté l'ensemble dans une version plus complète - et avec du contenu rédactionnel - avec des gags inédits chez Hachette-Collection ! Il s'agit vraiment pour le coup d'une intégrale !

    Lagaffe continue de "sévir", dans ce tome 11, dans les bureaux des Éditions Dupuis, au grand malheur de ses "collaborateurs", Prunelle et Lebrac, et aussi Mr De Mesmaeker, mais à la plus grand joie des lecteurs ! Là, il continue de mettre au point des inventions improbables qui, le plus souvent, se retournent contre lui et son entourage ! Gaston est un bricoleur fou qui touche aussi bien à l'électricité, à la plomberie, à la peinture ou à la chimie !

    Le pauvre De Mesmaeker ne parviendra toujours pas à signer les contrats Dupuis mais fera néanmoins affaire avec Gaston pour commercialiser le "Cosmo-Coucou", "l'horloge en avance sur son temps" !

    L'Agent Longtarin fait aussi les frais du comportement de Gaston ! On a dans ce tome 11 quelques bons gags mettant aussi en avant  la voiture unique de Gaston, modèle de lenteur !

    Un pompier venu constater les dégâts occasionnés par Gaston parlera du "gars qui a fait les 400 coups" ! En réalité, il s'agit du 600ème gag que l'on retrouve au milieu de cet album qui donne par la suite une série de mésaventures qui se suivent !

    En effet, on suit sur quelques gags les conséquences du saccage des bureaux de Dupuis par la Gaffophone de Gaston et les réparations nécessaires puis l'initiative malheureuse du dessinateur Lebrac pour se débarrasser de l'"instrument de musique" ! Quelques gags qui se suivent tournent aussi autour de la boule de bowling de Gaston !

    C'est aussi dans ce tome, au gag N°613,  que la Mouette Rieuse et le Chat viennent rejoindre et compléter la ménagerie de Gaston, il me semble ! Ces deux bestioles vont en faire voir de toutes les couleurs aux employés de Dupuis, étendant le pouvoir de nuisance du Gaffeur et provoquant catastrophe même lorsque Gaston est enfermé à double tour dans un placard !

    On constate aussi dans ce tome, et dans la série en général, à travers les inventions de Gaston et les nombreux objets, le goût de Franquin pour le design ! Le dessinateur a commencé véritablement sa carrière dans les années 1950, au moment ou la modernité, architecturale notamment, explosait !

    Je ne dirais rien ici du film Gaston,  sorti en 2017 ! Généralement, les adaptations de BD à la Française par les Français, sont mauvaises (voir aussi le bide du film Valérian et la Cité des Mille-Planètes par Besson qui a plongé sa Cité du Cinéma en faillite !) ! Les Américains s'en sortent mieux avec les adaptations Marvel et DC Comics ! Dans le cas de Gaston, le film est-il mauvais ? Je ne sais pas car ne l'ai pas vu mais la bande-annonce ne laisse pas grand espoir ! La question est qu'apporte de plus le cinéma - et le live-action - au support BD ? Il y a quelques réussites dans le domaine de l'adaptation de BD européenne - même si aucun exemple ne me vient en tête (Si, peut-être Astérix contre Cléopâtre avec Jamel Debbouze ?) mais une formule reste encore à inventer ! Peut-être ne faut-il pas trop coller à l’œuvre et garder la bonne distance ? Mais bon, on parlera de ce film Gaston peut-être un autre jour si j'ai le "courage" de le regarder ?

    En attendant, ce tome 11, c'est du tout bon ! Le ton est à la franche rigolade  et Gaston - et Franquin ! - nous régalent encore une fois !

    A bientôt !


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  • Que donne un auteur du XIXème siècle revisité par un créateur du XXème siècle ! On peut en avoir une petite idée Salammbô - 1er Livre -  Flaubert & Druilletavec Gustave Flaubert revu par Philippe Druillet !

    En 1980, Druillet, auteur de SF réputé, cherche de nouveaux sujets. Son ami Philippe  Koechlin, grand initiateur du magasin "Rock & Folk" lui suggère alors de relire Salammbô de Flaubert ! Le graphiste émérite y trouve son inspiration !

    Pour tout vous dire, si j'ai lu L’Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet et commencé Madame Bovary, je n'ai jamais mis le nez dans le roman de Flaubert qui ne se passe pas à l'époque où il vécut - qui commençait alors à lui faire horreur, l’écrivain détestant la bêtise de ses contemporains, mais qui se déroule deux siècle avant J.-C. sur les côtes de l'Afrique du Nord, autour de Carthage, alors impliquée dans les Guerres puniques contre Rome !

    Je ne vous résumerais pas ici le roman de Flaubert qui fera l'objet un jour d'un autre article, ni ne détaillerais la carrière de Philippe Druillet ! Entrons directement dans le vif du sujet de cette BD!

    Salammbô, la BD, s’étend sur trois tomes - dont hélas, je ne possède pour l'instant que le 1er Livre ! Je l'ai trouvé dans une benne de livres qu'on avait jeté, encore en assez bon état !

    Druillet effectue une transposition de ce récit antique sous la bannière de la SF !  Mâtho, le personnage de Flaubert, obsédé par Salammbô, la fille d'Hamilcar et princesse de Carthage, est en réalité ici associé à Lone Sloane, le personnage célèbre de Druillet ! Celui-ci a quitté l'Empire de Shaan, après la chute du tyran, et qui es devenue une République ! Il parcourt l'espace avec son vaisseau et son équipage, se livrant au pillage !

    Mais un jour, Mâtho/Sloane découvre Carthage et décide de s'y établir, trucidant alors son équipage et faisant exploser son vaisseau ! C'est à ce moment que Sloane devient véritablement Mâtho ! Il se rends alors à Carthage !

    La ville, qui vient de mener une guerre,  est animée par de grandes festivités ! Les mercenaires s'enivrent et se livrent à la débauche ! Se pose le problème de les payer et bien vite, ils en viennent à piller Carthage ! Surgit alors Salammbô - dont la grâce et la beauté époustouflante, calment les esprits ! Les mercenaires finissent par repartirent avec la promesse d'être payés !

    Mâtho, lui, a été soufflé par l'apparition de la jeune femme et n' a pour rivale que Narr'Havas, un prince numide ! Il partage ses impressions avec Spendius, un esclave qui a tout fait dans sa vie et se languit de revoir Salammbô !

    Le tome 1 s'arrête sur le héros qui endure mille souffrances !

    Que dire ? Même si c'est une libre adaptation, Druillet demeure fidèle au texte original de Flaubert qu'il reproduit avec quelques légères modifications dans un contexte de SF - allusions aux planètes et galaxies !

    Niveau graphismes, c'est superbes ! Avec de magnifiques illustrations, très riches et chargées, en pleines pages voire sur deux pages entières ! Ça se lit bien ! Il faut apprécier le texte de Flaubert et aussi de scruter le dessin virtuose de Druillet !

    Voilà pour ce 1er Livret !  Il n'est hélas pas certain que je mettes un jour la main sur les tomes 2 et 3 mais essayerais dans les bibliothèques municipales de ma bonne ville ! Mais comme cette album date un peu et que je ne sais pas quel place ou importance il a dans la bibliographie de Druillet ?

    A bientôt !


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  • Aura l'orpheline - Roberton BaldazziniVous connaissez déjà Roberto Baldazzini si vous êtes un habitué de ce blog car c'est lui qui a dessiné le récit érotique, Chiara Rosenberg , scénarisé par Celestino Pes ! Pour Aura l'orpheline, qui date de 2005, il est seul aux commandes !

    Aura est donc une jeune orpheline, qui fuit les "fantômes de son adolescence" et qui va, après quelques mauvaises rencontres, trouver refuge auprès de travailleurs du sexe ! L'action se déroule dans un quartier mal famé où rôde quelques prédateurs sexuels pour lesquels la jeune fille est une proie facile !

    Parmi les bonnes âmes qui veillent sur Aura, il y a Carlo, un homosexuel, réalisateur de films pornos, qui l'héberge quelques jours chez lui. Il y a aussi Safiria, une jolie "nana" qui est en réalité un transsexuel - et qui effectue des strip-teases dans sa propre boite lorsqu'elle ne se prostitue pas !

    C'est Safiria qui va proposer à Aura de travailler comme serveuse dans con club ! Là, notre jeune héroïne rencontre aussi Tim, une sorte de videur, homme à tout faire, à qui elle va s'offrir.

    Dans la tradition des héros orphelins, Aura ira de mésaventures en mésaventures ! C'est certes un récit érotique mais c'est volontiers glauque par moments ! Non pas du fait qu'il y ait des homos et des trans, mais plutôt par la galerie de pervers que l'on croise comme "l'Ange inséminateur" qui est à deux doigts de violer Aura dans une cabine de peep-show, sauvée par l'intervention Aura l'orpheline - Roberton Baldazzinide Tim ! Il y a aussi dans cette histoire une certaine attirance de l'auteur pour la scatophilie (ça vomit, ça urine et ça défèque à plusieurs reprises !).

    C'est aussi volontiers bavard avec des esquisses de psychologie ! Aura est un personnage angoissé qui prends des anxiolytiques...

    A l"origine, ce récit se dénommait Senza Famiglia, ou Sans Famille en italien - hommage à Hector Malot !

    Voilà, je ne vous ferais pas un topo sur la biographie de Roberto Baldazzini ! Disons simplement que son style de dessin a évoluer du "noir et blanc tranché" à une "ligne claire élégante" ! Après avoir dessiné beaucoup de polars pour les revues Orient-Express et Comic Art, il se tourne vers les récits érotiques, surtout pour la revue Blue !

    J'attendais beaucoup de cet album en raison du dessin de Baldazzini qui convient très bien pour des récits érotiques ! Malheureusement, les maints aspects malsains et déviants de cette histoire m'ont beaucoup déçu !

    Comment les choses se terminent-elles pour Aura ? Elle semble tracer sa route avec un nouvel inconnu "bien sous tous rapports" et soucieux de l'arracher au monde du peep-show ! Le prince charmant ?

    A bientôt !


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  • Nous abordons maintenant ce qui est le 29ème album de Lucky Luke, paru à l'origine aux Éditions Dupuis en 1967 etLucky Luke ; Des barbelés sur la prairie - Morris & Gsocinny qui s'avère pas moins que la 43ème histoire des aventures du cow-boy solitaire redresseur de torts ! Il s'agit de "Des barbelés sur la prairie", récit que j'ai beaucoup apprécié !

    Il nous est rappelé, au début de l'histoire, que le cow-boy est, à la base, celui qui garde les troupeaux de vaches ! Car il va être ici question d'éleveurs et de lutte avec les fermiers pour le partage des ressources de l'Ouest ! Dans une lecture plus moderne, on peut y voir aussi une opposition entre mangeurs de viandes et végétariens/végans !

    Cass Casey est un "gros" éleveur tant par sa physionomie que par la taille de ses troupeaux ! Il est persuadé que les prairies lui appartiennent en totalité et n'est prêt à aucune concession ! Arrive un jour Vernon Felps  - et sa tendre épouse Annabelle (dont la tarte au potiron est réputée !), un fermier, doté d'un titre de propriété en bonne et due forme et bien décidé à faire pousser des légumes sur la prairie ! Mais Casey ne l'entends pas de cette oreille et fait passer ses vaches sur la propriété du nouveau venu, saccageant tout au passage !

    Évidemment, notre héros Lucky Luke se trouve dans les environs et prends, comme à son habitude, fait et cause pour le plus faible ! Les plans de l'éleveur local et de ses hommes sont déjoués un temps grâce à l'habileté au tir de Luke ! Mais la tension monte d'un cran lorsque Felps décide de clôturer sa propriété, bref de briser le tabou qui consiste à mettre "des barbelés sur la prairie" ! Cette fois la guerre est déclarée !

    Ce conflit va opposer les éleveurs menés par Cass Casey - et comptant des "mastodontes" - on ne peut parler de "grosses légumes" ! - comme Meaty Bones, Chops Murphy, Roasty  Rowlings ou Sirloin Waldo - aux noms si folkloriques à, en face d'eux, la communauté des fermiers ! Ces derniers veulent former une milice et Lucky Luke va d'abord refuser de les entraîner pour éviter l'escalade et le bain de sang ! Mais Casey poussant le bouchon un peu trop loin, notre cow-boy va finalement accepter !

    Le coup de force des fermiers qui va finalement faire pencher la balance va être finalement de faire encercler la ville de  Cow Gulch par du barbelé et d'assiéger les éleveurs ! Finalement, Casey et son parti reviennent à la raison et finisse par inclure des éléments végétariens - donc des légumes ! - dans leur régime alimentaire ! Une entente est trouvée et les fermiers feront pousser les salades dont se nourriront les troupeaux ! Tout le monde finit par s'entendre pour le mieux et Lucky Luke peut s'éclipser à nouveau dans le soleil couchant en chantonnant !

    Avec "Des barbelés sur la prairie," on entre selon moi - et de manière plus objective ! - dans la meilleure période de la série ! Les "expérimentations" sont terminées et les marques sont prises, la "recette" du succès est trouvée ! Par exemple, la monture de Luke, Jolly Jumper, a désormais une place à part entière dans les récits et de longues lignes de dialogues, interagit avec le cow-boy, se moquant parfois de son cavalier - comme lorsqu'il saute par la mauvaise fenêtre !

    Bref, c'est du tout bon, un classique du neuvième art et un ouvrage à lire absolument !

    A bientôt !


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  • Valérian - Tome 7 : Sur les terres truquées - Christin & MézièresLe scénariste Pierre Christin sait décidément comment capter l'attention de ses lecteurs ! Ainsi, il ouvre le tome 7 de sa série avec le dessinateur Jean-Claude Mézières, intitulé "Sur les terres truquées" avec une foule d'interrogations !

    On suit en effet une armée coloniale anglaise qui attaque une ville de l'Inde et au milieu de ce chaos, notre héros bien connu, Valérian, sort son désintégrateur et essais de récupérer de bien mystérieuses coordonnées mais finit par... décéder !

    Valérian mort ? Non, en réalité, on s'aperçoit bien vite qu'il s'agit de clones ! Ceux-ci sont envoyés sur les "terres truquées", dans d'autres époques reconstituées du passé de la terre afin de traquer une mystérieuse entité qui est à l'origine de tout ce cirque !

    Laureline ne peut qu'assister aux décès successifs de tous ces clones ! Elle est en effet sous les ordres d'une historienne prénommée Jadna, assez insensible, celle-ci, aux mésaventures de Valérian !

    Notre agent spatio-temporel se retrouve ensuite dans l'Angleterre de Gladstone, puis en France au début du XXème siècle et enfin sur les champs de bataille de la Grande Guerre où tous ses clones se feront massacrer !

    Finalement, Jadna rencontre l'être à l'origine de tout ceci ! Une mystérieuse entité sans forme, amiboïde, qui collectionne les données sur la Terre - car son peuple s'ennuie ! L'historienne est fascinée par les connaissances sans limite de cet être et finira par rester à ses côtés tandis que nos deux héros prennent le large et un congés réparateur bien mérité dans le passé de la Belle-Epoque !

    On ne peut qu'être fasciné par les audaces de cet album - et de cette série de manière générale ! Christin sait entretenir le suspens et délivre les révélations au compte-goutte, ménageant ses effets ! Mézières est un parfait exécutant au service du scénario, livrant même à la fin de l'album un hommage à Auguste Renoir !

    Les influences de ces deux artistes sont multiples ! Aussi bien littéraires - et pas seulement romanesques, cinématographiques, picturales, ou encore architecturales ! Le côté visionnaire doit également être souligné ! On avait déjà vu dans le premier album de la série "La Cité des Eaux mouvantes", la mise en avant d'une catastrophe nucléaire des années avant Tchernobyl, mais ici le terme du clonage - déjà présent en SF mais encore absent des revues médicales en 1977, date de publication de ce "Sur les terres truquées" ! On est des années avant la brebis Dolly !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour un autre tome de cette remarquable série !

    A bientôt !


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  • Le Goût des femmes - Alex VarenneJ'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici d'Alex Varenne, à l'occasion de sa série de BD Erma Jaguar, les aventures sexuelles débridées d'une androgyne sinon d'une transsexuelle ! Avec Erma, on ne sait jamais si on est dans la réalité ou dans le songe tant les deux se mêlent dans le récit

    En effet, Varenne est surtout connu pour ses productions dans le domaine de l'érotisme, avec Carré noir sur dames blanches (1984), les trois volumes de la série Erma Jaguar donc (1988-1992), Corps à corps (1987), Les Larmes du sexe (1989), Amours fous (1991), et les portfolios Erotic Opera (1986) et  Fragments érotiques (1993) ou encore Le Goût des femmes,  album de 2002, publié chez Albin Michel comme la plupart des œuvres précitées et dont il va être question ici !

    Alex Varenne possède par ailleurs une  bonne formation dans le domaine du dessin et de la peinture. Il a été professeur d'Arts Plastiques à Paris, après des études à Lyon. Ces dernières années, il a un peu délaissé la bande-dessinée pour se consacrer davantage à la peinture. Ses portfolios - comme Le Goût des femmes,  qui ne sont pas des mises en récit (si on exclut ce que raconte l'image !) - vont dans ce sens d'un virage vers la peinture !

    De quoi est-il question dans  Le Goût des femmes ? Formellement, on a environ 70 dessins - assez colorés - très sobres cependant - et que l'on peut regrouper en séries : les "Vénus", les "à la façon de tel peintre", les "femmes avec des objets", les "couples", etc,... On n'est pas dans la pornographie même si certains dessins sont assez explicites ! Mais on ne voit quasiment jamais d'acte sexuel dans cet album !

    Le Goût des femmes - Alex Varenne

    La grille de déchiffrage de l'ouvrage nous est fournie par une sorte de texte poétique écrit par Varenne en guise d'introduction.Je vous en résume maintenant la teneur !

    L'auteur part du constat assez évident que le sexe opposé est un mystère mais aussi "un attracteur étrange qui fait perdre le Nord" ! Dans ce cadre, l'amour est un pari, une dépossession de son destin, "entre les mains de l'autre", sans assurance !

    Il y a aussi l'indéniable pouvoir du sexe qui fait naître des désirs chez l'autre ! Mais si tout n'est qu'apparence, Varenne propose de dévoiler la femme, pas pour la connaître, ce qui est impossible, mais justement pour "le plaisir du jeu des illusions" !

    Le Goût des femmes - Alex Varenne

    La femme n'est" ni belle, ni laide" et les apparences sont trompeuses ! C'est là encore un pari et c'est Éros qui guide la main du dessinateur. "Le jeu des formes, aux courbes des femmes, perfection des formes pures" ! N'est-ce pas un défi intéressant pour l'artiste (-peintre), toujours à la recherche de la forme pure ?

    Cette idéalisation de la femme, celle que l'on sublime a pour alternative la dévoration de la femme - le goût - du titre peut s'entendre ainsi dans le sens du goût artistique, de l’appétence ou de l'intérêt pour mais aussi sur un registre culinaire ! Et Varenne cite deux exemples : le nourrisson qui tête le sein de sa mère - on pourrait aussi citer les jeux sexuels des adultes qui en sont le prolongement ! - et aussi Eve qui propose la pomme à Adam, Eve qui est celle qui perds l'Homme ici ! Pauvre Eve ! Mais pas si vite car l'Homme n'est-il pas heureux de succomber au Pêché ? On est loin de tout moralisme !

    Le Goût des femmes - Alex Varenne

    Voilà, le mieux est encore d'admirer les dessins de ce portfolio en prenant le temps de visualiser les courbes et les contrastes de couleurs, la disposition des éléments, la posture du modèle ! Je ne vous en parle pas plus avant car ne suis pas critique d'art ! Mais si vous l'êtes, cet ouvrage devrait vous intéresser car on y sent une grande maîtrise ! Varenne connaît son sujet et ses classiques !

    A bientôt !


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  • On retrouve Jonas Crow, l'Undertaker dans le tome 4 de la série éponyme, tome intitulé "L'ombre d'Hippocrate " et Undertaker - Tome 4 : L'ombre d'Hippocrate - Dorison & Meyerqui conclut l'intrigue lancée dans le tome 3  - il semble que les arc de cette série se déroulent à chaque fois sur deux albums !

    Crow est toujours à la poursuite de Jeronimus Quint, le chirurgien brillant mais machiavélique qui a fait de Rose Prairie sa "police d'assurance" ! L'Undertaker va tout faire pour sauver son amie, lui qui ne voulait pas qu'elle participe, elle et Lin, à la chasse de Quint, pour les protéger !

    Le médecin soigne plusieurs personnes sur son trajet et sème autant d'obstacle sur la route de Crow, son poursuivant ! Doué d'un sens de l'observation et de la déduction aigu, le toubib sait tirer parti de bien des situations  et se sort de tout embarras ! Mais sa chance finira par tourner !

    Ce tome 4 contient différentes révélations sur les personnages, diffusées avec parcimonie par-ci par là et de manière pas trop appuyée ! On en apprends ainsi un peu sur le passé de rebelle à l'Empereur chinois de Lin et aussi le fait que Rose a été marié - ce qu'ignore Jonas Crow !

    Les marshals sont, de plus toujours sur la piste de nos héros, mais grâce à Lin, ces hommes de justice finiront plutôt par arrêter le médecin fou ! C'est la fin de l'"aventure" pour Jeronimus Quint ! Celui-ci se moque d'Hippocrate, le célèbre praticien de l'Antiquité qui fixa une déontologie du métier à travers son fameux "serment" - Pour Quint, le Bien et le Mal ne compte pas, seul importe, l'Utile et l'Inutile et ce médecin-boucher/docteur Frankenstein s'en tirait à chaque fois parce qu'on avait besoin de lui - mais le vent tourne !

    La fin de "L'ombre d'Hippocrate" inaugure des changements pour la suite de la série ! Lin retourne en Chine et prends donc le bateau et Rose se sépare aussi de Jonas Crow car elle s'est rendu-compte qu'il est capable d'accomplir des actes lourds de conséquences rien que pour elle ! Mais je gage qu'on reverra tous ces personnages, Rose, Lin et peut-être même Quint à l'avenir !

    Pour ma part, je n'aime pas trop le personnage de Lin, la chinoise, outre que je la trouve mal dessinée, je la trouve aussi un peu cliché et assez plat ! Je préfère de beaucoup la très chère Rose Prairie !

    Attendons donc de voir ce que donneront les tomes suivants de la série de Xavier Dorison et Ralph Meyer !? C'est assez prometteur pour le moment et il y a du potentiel mais pas encore exploité à fond je trouve !

    Le tome 5 devrait lancer un nouvel arc et s'intitulera "L'indien blanc" !

    A bientôt !


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  • On retrouve notre anti-héros au passé trouble et mystérieux, Jonas Crow alias l'Undertaker, le croque-mort ! Dans le tome 2, "La danse des vautours", on n'avait pas du tout évoqué les antécédents de ce personnage qui semblait impliqué dans quelques massacres durant la Guerre de Sécession ! Cette fois-ci, dans le tome 3, "L'Ogre de Sutter Camp", le scénariste Xavier Dorison lève une partie du voile en faisant revenir des individus qu'a déjà croisé Jonas.

    Précédemment, Jonas a associé mademoiselle Rose Prairie, une gouvernante anglaise et Lin, une émigrée chinoise à sa petite entreprise de pompes funèbres ! Cette fois-ci, comme les affaires ne vont pas fort, le trio acceptent de préparer la cadavre d'une vieille femme, épouse d'un colonel. Or il s'avère que le militaire n'est autre que le colonel Warwick, un supérieur du lieutenant Strikland, l'autre identité de Jonas Crow !

    Warwick apprends à Jonas que "l'Ogre de Sutter Camp", un médecin-chirurgien brillant, qui a commis des atrocités, et supposé avoir été fusillé, est en réalité vivant ! Le colonel a envoyer un homme de main mexicain et son propre fils Danny enquêter sur le monstre. Hélas aucun n'est revenu et on peut supposer que Jeronimus Quint, notre ogre, les a découpé en morceaux ! Jonas, Warwick, Rose et Lin se lancent sur la piste du boucher !

    L'arrêter ne sera pas facile au sein d'une ville qui voit Quint comme le sauveur, le médecin qui guérit tous leurs maux ! Le type est éminemment cinglé et cruel ! Il blesse Rose au poignet et la fracture risque de s'infecter ! La gouvernante se trouve face à un dilemme, aider Jonas à arrêter Quint ou rejoindre ce dernier  qui affirme que lui-même a tué moins de gens que Jonas Crow !

    Pour compliquer le tout, un groupe de marshalls est sur la piste de l'Undertaker depuis le tome 1 " Le mangeur d'or" ! Le tome 3 se termine en plein cliffhanger, le sort de Rose étant dans la balance et Quint parvenant à s'échapper tandis que Warwick décède ! Mais Jonas est bien décidé à sauver sa "collaboratrice" !

    C'est une bonne BD, bien sombre, et désespérée ! On ne sait pas encore tout du fond de l'affaire de Sutter Camp mais on peut espérer que Quint fasse quelques révélations à Rose dans le tome 4 - elle est un peu le point d'entrée du lecteur dans ce récit ! Le dessin de Ralph Meyer et la colorisation de Caroline Delabie sont aussi impeccable et servent bien l'histoire, dans son style noir !

    Un cahier graphique de croquis accompagne cet album - une série qui m'avait été recommandé par un jeune bibliothécaire !

    A bientôt  - très bientôt pour le tome 4 : "L'Ombre d'Hippocrate" !


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  • Walking Dead : Negan - Kirkman & AdlardParallèlement à la série "principale" Walking Dead, en comics, Robert Kirkman a publié dans divers supports des récits "annexes" sur ses personnages ! Il est ici toujours assisté de Charlie Adlard au dessin et cette fois de Cliff Rathburn pour ce qu'on appelle les "niveaux de gris" - le coloriste en quelque sorte !

    Ces récits, rassemblés par Delcourt dans l'album "Walking Dead : Negan" mettent en avant Negan - dans le plus long des récits, Michonne, le Gouverneur et Tyreese ! Voyons le détail maintenant !

    L'histoire sur Negan commence dans son garage où il joue au ping-pong avec trois jeunes "branleurs" - selon ses termes ! On a déjà affaire au langage châtié de cet anti-héros. On découvre que Negan est prof de sport et se comporter en mec vulgaire est le moyen qu'il a trouvé de se faire respecté ! On fait aussi la rencontre de sa femme Lucille qui est alors atteinte d'un cancer !

    Negan a donc d'autres choses à penser quand l'Apocalypse Zombie se déclenche ! Sa femme décède et se transforme ! Puis le psychopathe le plus charismatique de Walking Dead va se démener à survivre et y réussi assez bien ! Il se construit une bulle, rencontre nombres d'autres survivants - mais aucun ne se montre assez apte à échapper à la mort et Negan évite alors de s'attacher à eux ! Jusqu'à ce qu'il rencontre le groupe de Dwight !

    Negan va alors prendre les bonnes décisions et la tête du groupe, y agglomérer d'autres groupes et réduire en charpie avec sa batte de base-ball, Lucille, ses ennemis - ainsi que tout ceux qui ne respecteraient pas leur prochain - comme cet homme qui prends les femmes comme objets sexuels qu'on peut violer à loisir !

    Au final, Negan se montre bien plus humain qu'on ne le pensait ! C'est juste un type qui fait ce qu'il faut pour se préserver, lui et sa communauté naissante dans un monde qui s'écroule ! Quelque part, ça le rends presque sympathique !

    Le second récit est bien plus court et consacré à Michonne ! Il est paru à l'origine dans le numéro de mars 2012 du magazine Playboy aux USA - et est reparu par la suite en France dans le magazine Walking Dead  - comme le récit sur le Gouverneur !

    On voit une Michonne tout juste sorti du bureau, en jupe-tailleur qui essaie tant bine que mal de regagner son domicile ! Là, elle retrouve son petit ami et le meilleur ami de celui-ci mais les deux hommes ne tarderont pas à être mordus et à se transformer en Rôdeurs ! Michonne fait deux choses essentielles : elle trouve ses sabres et ensuite elle mutile le copain et son pote pour s'en faire une "escorte" ! On la retrouvera ensuite dans l'intrigue principale, tenant en laisse ces deux-là !

    Le récit sur le Gouverneur rejoint l'intrigue des romans Walking Dead - en particulier L'Ascension du Gouverneur et surtout La Route de Woodbury. Le Gouverneur, accompagné du jeune Scott, mets la main sur ses aquariums dans lesquels il fera mariner des têtes de Rôdeurs coupées mais "vivantes" - afin de mieux s'insensibiliser ! On connaît le résultat puisqu'il révélera sa nature de sadique pervers ! La tête du pauvre Scott sera la première à orner un des récipients !

    L'histoire sur Tyreese est la moins intéressante des quatre ! Le grand Noir retrouve sa fille Julie et Chris, le copain de celle-ci et affronte quelques zombis en chemin, leur fracasse le crâne à coup de marteau, objet qu'il a trouve en chemin ! On sait par la suite quel sort connaîtront les deux jeunes gens puisqu'ils se suicideront ! Tyreese avait vu juste lorsqu'il dit à sa fille qu'il ne veut pas la laisser seule avec le garçon ! Comme un pressentiment ?

    Voilà ! Ce n'est certes pas aussi intéressant qu'un album de Walking Dead mainstream mais le récit sur Negan a ses bons côtés ! Je recommande surtout pour les complétistes qui veulent avoir toutes les histoires !

    A bientôt !


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  • Les années 1984 et 1985 marquent un tournant dans la carrière de Jean Van Hamme ! En effet, c'est à cette époque Thorgal - Tome 11 : Les Yeux de Tanatloc - Rosinski & Van Hammeque sa série Thorgal  rencontre véritablement le succès - avec une aventure en plusieurs tomes se déroulant en Pays Qâ ! C'est également à cette période que sortent les  premiers albums de la série XIII et enfin, notre scénariste signe l'histoire du film de Jean-Jacques Beineix, Diva. Il commence par ailleurs à donner des cours - cours qu'il donnera pendant dix ans, jusqu'en 1995 - , portant sur l'écriture de scénarios en direction de gens du cinéma, à l'Institut des arts de diffusion de Louvain-la-Neuve ! Mais il ne délaisse pas son héros viking !

    Dans ce tome 11 intitulé "Les Yeux de Tanatloc", on suit d'une part le groupe de Thorgal, accompagné de son épouse Aaricia, de la venimeuse Kriss-de-Valnor et du naïf Tjall-le-Fougueux qui déambulent dans la jungle de l'Amérique centrale, en proie aux crocodiles, moustiques, fourmis rouges et fièvres divers, pour atteindre Mayaxatl, en vue d'occire le tyran Ogotaï - qui n'est autre que Varth le père de notre héros, ce que Thorgal ignore encore !

    Parallèlement, on découvre le sort de Jolan, le fils de Thorgal et de Pied-d'Arbre, retenus comme "motivation" pour nos héros, dans une sorte de "prison dorée". C'est là que le vieux Tanatloc, alors mourant, va découvrir que c'est en réalité Thorgal, son propre petit-fils que Kriss-de-Valnor a recruté pour cette mission ! Dès lors, le vieillard élevé par les Xinjins et leur grand prêtre au rang de dieu, va révéler à Jolan - son arrière-petit-fils, son héritage venu des étoiles et ses pouvoirs mentaux qui consistent à organiser/désorganiser les atomes et la matière !

    Kriss-de-Valnor est décidément retors ! Elle a plusieurs accrochages avec Aaricia et les deux en viennent aux mains ! Puis Thorgal est pris d'une fièvre des marais, manque de succomber - est sauvé à distance par les nouveaux pouvoirs de Jolan et Kriss décide de séduire Tjall afin de le forcer à abandonner Thorgal et Aaricia et poursuivre la quête tous les deux !

    Thorgal mets au point un stratagème pour retrouver la piste de la cité des Chaams - en interceptant une patrouille aérienne et le groupe finit par avoir la ville en ligne de mire à la fin de l'album !

    De son côté, Tanatloc finit par décéder de son grand âge et Variay, le grand prêtre décide de taire le testament de son "dieu" (empêcher Thorgal de tuer son père !) et de nommer Jolan, nouveau guide des Xinjins lors d'une cérémonie de bûcher funéraire où le jeune garçon reçoit le nom d'Hurukan - "celui qui voit" !

    L'album se termine ainsi et l'aventure est appelé à se continuer dans le tome 13 "La Cité du Dieu perdu" !

    La série a maintenant trouvé son rythme de croisière et Van Hamme jongle ici avec brio entre les différents groupes de protagonistes et amène les révélations de manière mesurée !

    A bientôt !


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  • Valérian ( Tome 6 : L'Ambassadeur des Ombres - Christin & MézièresEn 2017, Luc Besson a réalisé l'adaptation de l'univers de Valérian et Laureline dans Valérian et la Cité des mille planètes - qui s'est révélé un fiasco commercial ! A l'origine de ce film, il y a le sixième album de la série, L'Ambassadeur des Ombres, opus très riche en races extraterrestres diverses et improbables car se déroulant sur Point Central, le cœur de la civilisation intergalactique ! Le récit se déroule par ailleurs comme une enquête policière, ce qui est plutôt propice à donner un film !

    Restons en à cet album pour cet article (on parlera du film de Besson, que je n'ai pas encore vu, une autre fois !). Valérian et Laureline, nos agents spatio-temporels, accompagnent l'ambassadeur terrien, l'"Ambassadeur des Ombres" à Point Central, où la Terre doit diriger les affaires pour la première fois depuis l'origine de ce lieu symbolique. L'ambassadeur amène dans ses valises une politique où la Terre doit prendre la tête d'un Fédération de planètes - ce qui arrangera les affaires de la planète bleue ! Mais les choses ne se passent pas comme prévu car l'ambassadeur est kidnappé !

    Dès lors, Valérian - qui suivi l'ambassadeur ! - et Laureline sont séparés la majeure partie de cet album et on suit la belle aventurière de l'espace qui enquête pour retrouver son compagnon et coéquipier ! Des éléments appelés à perdurer dans la BD sont introduits ici tel le Transmuteur Grognon de Bluxte - qui "transmute" et qui "grogne" et le trio de Shingouz - qui sont des informateurs intéressés par l'argent - même si l'un d'eux est amoureux de Laureline ! On peut noter par ailleurs une certaine ressemblance entre le Watoo, Toydarien, de Star Wars - Épisode I - et ces Shingouz, preuve encore de la dette que Lucas a à l'égard de Christin et Mézières (influence que Lucas n'a jamais reconnu !).

    Laureline va donc se balader d'un point à l'autre de Point Central, cet agglomérat de modules qui se sont  ajoutés les uns aux autres au fil des siècles ! On va découvrir maintes races extraterrestres dans une BD qui fait donc la part belle à l'altérité et où les aliens ne sont pas forcément hostiles ! Les maîtres d’œuvre de cet album font donc quelque part un vrai travail d'ethnologue !

    On a ainsi les Kamuniks, des espèces de centaures guerriers,  les Suffuss, des grosses amibes métamorphes, les Zools, des humanoïdes à tout faire de Point Central, omniprésents mais discrets, les Bagoulins, des mercenaires des basses-oeuvres,  les Groubos, des géants aquatiques et les méduses télépathes Zuurs qui sont des sortes de "poissons-pilotes" des premiers, les Gniarfs -rêveurs, qui contrôlent, comme leur nom l'indique, les rêves et enfin une mystérieuse race, les premiers habitants, fondateurs de Point Central, depuis longtemps oubliés, qui ne voient pas d'un bon œil les plans de la Terre et sont à l'origine de l'enlèvement de son ambassadeur ! Laureline va remonter toute cette piste, accompagnée du "Colonel-Protocole" et finalement retrouver Valérian et l'envoyé de la Terre !

    Tout ceci se terminera par la révolte et la prise de pouvoir sur Point Central d'un des peuples mentionnés plus haut et par le rapatriement des Terriens !

    C'est comme toujours une excellente histoire - mais la fin m'a laissé...sur ma faim ! Nul doute que l'intrigue autour de Point Central connaitra des rebondissements dans les prochains albums ! C'est exotique, humaniste et divertissant ! C'est un album de 1975, à l'opposé de la SF de l'époque !

    A bientôt !


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  • Après la mort de Peyo se posait la question de son héritage et du devenir des petits lutins bleus. Ce fut ThierryLe Schtroumpfeur de bijoux - Thierry Culliford Culliford, le fils de Pierre qui reprit le flambeau en s'entourant des artistes formés jadis au Studio Peyo et de nouvelles recrues ! La Saga des Schtroumpfs a en effet vu se succéder quantités de talents !

    Le Schtroumpfeur de bijoux est une aventure de format long - 44 pages - deuxième album à paraître aux Éditions du Lombard mais surtout première histoire imaginée sans Peyo, après son décès le 24 décembre 1992 ! La pression sur les auteurs n'était donc pas négligeable et force est de constater que Luc Parthoens et Thierry Culliford au scénario et Alain Maury au dessin s'en acquittent parfaitement !

    L'univers des Schtroumpfs est bien revisité et enrichi dans ce tome tout en restant dans une certaine tradition ! On fait en effet une incursion dans le monde des humains - ce qui permets de mettre en contraste la petite taille de nos héros - dans la continuité de La Flûte à Six Schtroumpfs !

    Le Grand Schtroumpf a envoyé le Schtroumpf à lunettes et le Schtroumpf farceur au " Gué du Gai Schtroumpfeur" pour lui ramener des tiges de massettes pour la Grande Fête d’Équinoxe. Mais une blague du Schtroumpf farceur tourne mal et celui-ci s'assomme, manque de se noyer et est "capturé" par deux saltimbanques/brigands qui font l'exhiber sur les foires ! Nos deux compères se nomment  Adhémar et Godillot et se rendent au bourg d'Abélagot, une des villes qui entourent le Pays Maudit - dont on découvre la géographie ici !

    Les Schtroumpfs, menés par le Grand Schtroumpfs se lancent à la recherche du disparu ! Le Schtroumpf farceur, lui, est contraint par un troisième individu peu recommandable qui se joint aux deux saltimbanques à cambrioler les maisons des habitants en profitant de sa petite taille ! Il rapporte dès lors diamants et bijoux et se retrouve coincé !

    Ajouter à cela que le fils du seigneur local a été kidnappé ! De fait, le Schtroumpf farceur va tomber par hasard sur le gamin, détenu dans la cave de l'usurier ! Le complot est l'idée de Ganelon, un conseiller du châtelain ! Sur ces entrefaits, les autres Schtroumpfs retrouvent leur comparse et sont capturés à leur tour ! Direction le château où le troisième larron a décidé de commettre un larcin !

    Nos petits héros vont dès lors se montrer plus malin et confondre les voleurs, aidés par un revirement du nain Godillot ! Le méchant Ganelon sera aussi démasqué et le fils retrouvé et libéré sain et sauf ! Tout se finit bien et la fête d’Équinoxe peut avoir lieu !

    Ce récit est plein de rebondissements et mélange à la fois l'ambiance moyen-âgeuse et les personnages de voleurs masqués à la Arsène Lupin ! C'est assez savoureux au final pour une histoire qui fut publié directement en album - sans prépublication dans Spirou comme de coutume - en 1994 !

    A bientôt !


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  • On retrouve William H. Bonney, plus connu sous le nom de Billy the Kid, dans le 28ème album - et la 42ème histoire ! - de la série Lucky Luke, prépubliée en 1965 dans le journal de Spirou et l'année suivante en album - toujours chez Dupuis !

    Cet album, intitulé L'Escorte, du duo Morris et Goscinny, est en quelque sorte la suite du 20ème album, Billy the Kid. Alors qu'il brille dans un rodéo, notre cow-boy solitaire est convoqué par le pénitencier habituel. Luke pense alors que les Dalton se sont encore évadés mais il n'en est rien ! En réalité, le directeur de la prison a reçu un courrier de la petite ville de Bronco Pueblo, au nouveau-Mexique, demandant aux autorités du Texas, d'extrader Billy vers leur ville pour y être jugé ! Le "garnement" a en effet commis plus d'un méfait dans plus d'un État ! La surprise viendra à la fin lorsqu'on découvrira que Lucky Luke a fait tout ce périple pour une simple amende de stationnement de cheval !

    Luke va donc convoyer la "petite terreur" qui tentera évidemment de s'évader à maintes reprises ! Billy terrifie les habitants des villes que le duo traverse - Goscinny aimait bien montrer la couardise de ses congénères - et c'est assez savoureux ! C'est un motif qu'on a déjà vu à propos des Dalton !

    Lors d'un passage par une prison locale, Billy va attirer l'intérêt d'un certain  Bert Malloy, un despérado de troisième classe et lui promettre une part de son butin caché si celui-ci le délivre ! En fait, chacun a pour idée de rouler l'autre ensuite ! Cela donne lieu à un  certain nombre de péripéties lorsque Bert tente de délivrer The Kid ! Il s'adjoint même l'aide d'une bande de criminels, voleurs de grands chemins peu commodes !

    Autre moment savoureux, quand Billy réalise que personne n'a peur de lui à Bronco Pueblo !

    Somme toute, c'est du Lucky Luke assez classique ! Je en crois pas qu'on soit appelé à revoir beaucoup Billy the Kid par la suite - peut-être dans un ou deux autres albums mais n'en suis pas sûr !?

    L'humour, l'absurde, la mise en scène, un découpage des cases méticuleux ! La période de plus grande forme de Morris qui durera 20 ans, jusqu'au moment où le cow-boy troquera sa cigarette pour un brin d'herbe !

    je vous donne rendez-vous bientôt pour un autre album, Des Barbelés sur la prairie !

    A bientôt !


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  • Les premiers volumes d'une série de BD sont toujours ceux où le héros se cherche tant au niveau du scénario que Les Aventures d'Alix - Tome 2 : Le Sphinx d'ordu trait et du dessin. Le personnage principale prends peu à peu son allure définitive et s'entoure progressivement de tous ses comparses !

    Alix n'échappe pas à la règle ! On retrouve le travail documenté de son papa Jacques Martin dans le tome 2 - intitulé "Le Sphinx d'or" et paru en 1956 aux Éditions du Lombard ! C'est dans ce second opus qu'est introduit le personnage d'Enak, jeune Égyptien métissé - qui sera le compagnon de route de toutes les aventures du jeune héros romain d'origine gauloise !

    Il faut rappeler que les premières aventures d'Alix date de 1948 et donc signaler que cette année en 2018, le jeune héros post-adolescent fête ses 70 ans ! Ses aventures continuent d'ailleurs aujourd'hui - avec la série classique et l'autre série plus mature, Alix Sénator par Valérie Mangin ! Enfin, notons que le magazine L'Histoire lui a tout récemment consacré un hors-série !

    Revenons au "Sphinx d'or" ! L'album et le récit peuvent se diviser en deux temps, deux moments !

    Tout d'abord, il est fait référence au siège d'Alésia (voir le billet que j'ai consacré à cet événement !). La cité gauloise est encerclée par les armées de César et la situation de Vercingétorix est désespérée. Le chef gaulois espère néanmoins que des renforts vont arriver ! Cet épisode situe donc l'album en 52 avant J.-C.

    Dans un village voisin, les divers clans et leurs leaders tergiversent quand arrive Alix, fils de l'ancien chef Astorix, qui vient en quelque sorte revendiquer sa lignée et surtout intercéder au près de César pour faire parvenir des vivres aux assiégés. Là, Alix rencontre aussi son cousin Vanic. Pendant ce temps, un émissaire de Vercingétorix qui porte un message requérant d'envoyer des combattants supplémentaires est intercepté ! La neige tombe et s'accumule, bloque tout et finalement Vercingétorix dépose les armes aux pieds de César !

    Alors que César fête sa victoire, il reçoit un petit sphinx en or accompagné d'un message qui l'avertit que de graves événements se préparent en Égypte ! Or le pays est stratégique car c'est le grenier à blé de l'Empire. Le chef de guerre et consul romain décide alors d'envoyer Alix en ces terres lointaines pour enquêter !

    On suit donc les premiers voyages d'Alix de la Gaule à l’Égypte. En Égypte, Alix va découvrir un homme qui se fait appeler "Sphinx" et qui a levé une armée. Le jeune héros se rends au temple d'Efaoud avec le chef des archers royaux Sénoris ainsi qu'avec Enak. Ce récit réintroduit aussi le personnage d'Arbacès, un Grec retors qui va devenir un des pires ennemis du héros !

    Un album parsemé de scènes épiques de combats, batailles de masses, duels, chevauchées, parsèment le récit et allègent une histoire assez bavarde !

    Voilà, un des premiers albums qui augure d'une magnifique série !

    A bientôt !


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  • On connaît l'histoire de Peter Parker alias Spider-Man, personnage crée dans les années 1960. Tant d'histoire on été écrite sur ce héros que c'est encore un miracle que les auteurs de comics arrivent à se renouveler sur ce thème !

    Pourtant, dans les années 2000, la Maison des Idées - Marvel Comics ! - décide de lancer un univers alternatif rajeuni - avec des versions différentes de ses principaux héros ! C'est l'univers Ultimates - que je connais bien mal et dont je ne suis pas vraiment fan ! Les principaux artisans de cet univers sont, au scénario, Brian Michael Bendis et Mark Millar et au dessin, Bryan Hitch et Mark Bagley.

    Cet univers va connaître de multiples évolution ! Ce qui nous intéresse ici, c'est la mort du Spider-Man/Peter Parker Ultimates - mort provisoire ? - qui sera remplacé par un autre Spider-Man nommé Miles Morales - qui a la particularité d'être afro-américain. Ce nouveau héros apparaît pour la première fois en août 2011 et est le fruit du travail de Bendis et de Sara Pichelli ! Notre nouveau héros a quasiment les mêmes pouvoirs que l'original, avec quelques différences ; super-venin et camouflage !

    Se pose alors la question de "quand la Terre-616 et l'univers Ultimates vont-ils se croiser ?". La "confrontation" a lieu en 2013 dans le cross-over Spider-Men - avec Bendis au scénario et Pichelli au dessin ! Le Peter Parker "classique" croise Miles Morales, son alter-ego en quelque sorte, dans une histoire de voyage entre les dimensions ! La fin est ouverte et appelle une suite !

    En 2017, sort Spider-Men II, avec toujours Bendis et Pichelli - assistée de Mark Bagley ! Entre temps, les univers sont entrés en collision et le Multivers a été réorganisé ! L'Univers Ultimates a notamment été détruit ! Nos deux Spider-Men se retrouve sur la même Terre, la Première Terre ! C'est là que commence Spider-Men II !

    Ce comics interroge sur l'identité du Miles Morales de l'Univers "classique" originel. On sait que le Miles Morales de l'Univers Ultimates est notre nouveau Spider-Man et bien sur la Terre-616, devenue la Première Terre, il est en fait une sorte de gangster, ami de Wilson Fisk, le Caïd ! Il s'agit aussi d'une version adulte - et donc maléfique de notre héros - mais sans pouvoirs ! Après je ne connais pas assez l'Univers Ultimates pour pouvoir pousser plus loin  al comparaison.

    Ce Miles Morales adulte a une compagne, une certaine Barbara - qui porte le même prénom de la fille que le Miles Morales jeune a en vue ! - dont il est très amoureux et qui malheureusement va disparaître trop tôt ! Le gangster Morales, inspiré par des propos de Fisk, va explorer le Multivers - ou plutôt le faire explorer par le Maître de Corvée - pour trouver une autre version de sa Barbara ! A la fin, il ira la retrouver dans ce qui est... l'Univers Ultimates ressuscité ! Ceci présage donc de futures aventures dans ce monde rajeuni où Miles Morales ne figure plus - si ce n'est la version adulte et gangster qui y émigre à la fin pour retrouvé sa bien-aimée !

    La morale de ce récit est que les méchants gagnent parfois et qu'il n'y a jamais de fin heureuse dans l'existence qui n'est qu'un flux continu et qu'y voir un dénouement à un certain moment n'est qu'une construction de l'esprit humain !

    Mon verdict sur cette BD maintenant ! Sara Pichelli est une artiste vraiment au top et ses dessins sont tout bonnement magnifique ! Bendis est habituellement un assez bon scénariste, très en vue, un des Architectes de Marvel - passé à la Distinguée Concurrence - DC Comics - récemment, auteur que j'apprécie beaucoup. Mais ici, j'ai l'impression qu'il n'a pas poussé ses idées jusqu'au bout. On reste sur sa faim ! Je me demande vraiment ce qu'apporte le personnage du jeune Miles Morales, si ce n'est un peu de diversité ethnique et éditoriale - en même temps, je connais très mal, comme je l'ai dit, ce héros ! Si je devais donner une note à ce Spider-Men II, je donnerais un 11/20 pour le scénario et un 14/20 pour le dessin ! Moyenne à 12,5/20 donc !

    J'espère dans le futur vous faire une review du premier cross-over, Spider-Men, qu'il faut que je relises et qui m'avait paru bien meilleur !

    A bientôt !


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  • Retournons en 12 avant J.-C., sous le règne d'Auguste, retrouver le noble sénateur et quinquagénaire toujours vaillant Alix, flanqué de son fils Titus et du fils d'Enak, Kephren, adolescent plus problématique !

    Cette fois-ci, Alix est en Grèce pour accomplir une mission que lui a confié son empereur et ami Auguste, à savoir remettre la main sur les livres sibyllins qui sont donc, par définition des livres de prophéties, en particulier de la Pythie de Delphes !

    Ce tome 4  - "Les Démons de Sparte" - toujours scénarisé par Valérie Mangin - qui se fonde sur de solides bases historiques - et illustré avec autant de rigueur par Thierry Démarez, poursuivant l'héritage de Jacques Martin et amenant ses personnages dans de nouvelles directions inédites, ouvre un nouveau cycle de trois tomes. Au début du récit, Alix, accompagné de ses fils et d'une compagnie de légionnaires romain, est à Athènes, sur l'Acropole, auprès de son ami Numa Sadulus - personnage de la série originale (de L'Enfant grec je crois ?) croqué d'après l'érudit contemporain Numa Sadoul.

    La tâche de ramener les livres sibyllins a d'abord été confiée à Marcus Atilius mais celui-ci et sa petite escorte ont été interceptés par des hommes se présentant comme des "Spartiates", descendant des 300 de Léonidas ! Alix doit récupérer ces livres  et il découvre que le plus précieux des ouvrages n'a pas été récupéré par les agresseurs mais serait en possession du "Boiteux" - un livre qui contient un secret très important et donc très précieux !

    Ce tome nous mets en perspective les événements qui ont conduit à la conquête de la Grèce par Rome et qui ont eut lieu pour l'essentiel au IIème siècle avant J.-C. La Ligue achéenne fut en effet battue par les légions romaines ! De nombreux personnages - au premier chef Heraklion, alors enfant et apparu pour la première fois dans le volume de la série originale, Le Dernier Spartiate (voir mon billet !) - regrettent le déclin de ce qui fut autrefois la Grande Grèce, berceau de la culture et qui n'est plus que ruines, campagnes désertes, musées et terres exploitables par les riches patriciens romains !

    Heraklion est Spartiate et se porte garant pour les siens : ils n'ont pas agressé Atilius, ni repris les livres tant convoités ! Et il affirme ceci même en détestant Euryclès, le dictateur actuel de Sparte, allié d'Auguste !

    Un important passage du récit se passe à Delphes, où les enfants d'Alix vont consulter la Pythie. La question de la filiation de Titus est posée et les réponses de l'Oracle sont évidemment mystérieuses et bien inquiétante pour le jeune garçon qui se demande qui est sa mère ! Kephren pose aussi une question qui ne sera dévoilée qu'à la fin de ce tome !

    Finalement, l'affrontement dans des gorges entre la soldatesque d'Alix et les "Spartiates" a lieu ! Ils ne sont en réalité, comme on s'en doutait, des mercenaires mais qui les a engagé ? Et où sont les livres ? Alix obtient des réponses et doit se dépêcher de rentrer à Athènes pour confronter les commanditaires ! Toutefois le dernier livre, celui qui contient le secret si important, n'est pas retrouvé !

    Kephren semble devoir poser problèmes à l'avenir ! Il entretient une rancœur secrète contre Alix, son tuteur, et Enak, son père, reparti en Égypte ! On sait depuis la fin du tome 3 qu'il est un espion de Livie. Il s'acquitte bien de ce dernier rôle ici d'ailleurs et en sait quelque peu sur le livre sibyllin manquant !

    Il reste à lire les tomes suivants pour connaître le fin mot de l'histoire !

    C'est toujours aussi excellent et prenant ! Le ton n'est certes pas le même que la série original ! Là, on est plus dans la couleur de séries actuelles comme Game of Thrones à la télévision, c'est à dire plus violent et plus cru aussi - et plus réaliste ! Le dessinateur Thierry Démarez nous livre un travail nickel tout en détails et précisions ! Bref, c'est une série que je suis - et continuerais à suivre ! - avec intérêt et qui ne m'a jamais déçu ! J'étais déjà fan de la série original de Jacques Martin que m'offrait mon grand-cousin Alain P. lorsque j'étais enfant !

    J’appréciais déjà aussi beaucoup Valérie Mangin, ancienne élève de l’École des Chartes et vivant à Bayeux, pour ses travaux antérieurs notamment sa série de BD Abymes - dont le tome 3 conclusif m'avait bluffé (voir sa critique ailleurs sur Eklablog et Overblog !)

    A bientôt !


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  • XIII - Tome 17 : La Version irlandaise -  Giraud & Van HammeCe tome 17 des aventures de XIII, intitulé La Version irlandaise, est en quelque sorte un flash-back qui fait retour sur un événement précis du passé du héros. Durant ses études universitaires, Jason Fly se lia d'amitié avec Kelly Brian, en réalité un jeune activiste de l'IRA du nom de Seamus O'Neil. Les deux hommes devaient se rencontrer une dernière fois lors d'un séjour en montagne puis un seul des deux devait en revenir et usurper l'identité de l'autre ! Fly avait-il tué Brian et assumé son rôle ? Cet album plein de surprises nous révèle en fait que cela ne s'est pas passé comme ça !

    Un excellent récit qui montre une fois de plus que Jean Van Hamme maîtrise son sujet et sait nous concocter des intrigues élaborées ! Cette fois-i, chose notable, William Vance cède la place à la légende de la BD, Jean Giraud, auteur notamment de la série Blueberry (chroniquée ailleurs !) et aussi connu sous le nom de Moebius ! On reconnaît bien son trait expert si caractéristique !

    Le début de l'album nous montre les débuts du parcours du vrai Kelly Brian ou plutôt de Seamus O'Neil en Irlande du Nord et son engagement progressif au sein de l'IRA Provisoire, la branche qui a décidé de recourir au terrorisme, là où le Sinn Fein a opté pour l'action politique ! Van Hamme nous livre d'ailleurs au début du récit un long texte qui résume le contexte politique compliqué depuis l'invasion de l'Irlande au XIIème siècle par les armées d'Henri II Plantagenet, les premiers sursauts d'indépendance à la fin du XVIIIème siècle, jusqu'à l'amnistie au début des années 2000. C'est utile pour s'y retrouver bien que très sommaire évidemment !

    Seamus O'Neil va se retrouver impliqué dans le combat de L'IRA Provisoire, et même connaître l'amour pour le perdre aussitôt ! Il sera arrêté et on organisera son évasion puis sa fuite aux USA, sous la fausse identité de Kelly Brian ! C'est là qu'il rencontrera Jason Fly et c'est là, au début du récit qu'il raconte son passé à son ami !

    On a la surprise de retrouver Franck Giordino dans cet album - qui est alors à la tête de la CIA et non de la NSA - pas encore du moins ! Plus surprenant encore est la présence de Jessica Martin, amante de Giordino et qui travaille pour lui comme agent ! Elle sera chargée d'approcher Kelly Brian et aura une liaison avec lui. Évidemment, XIII, devenu amnésique entre temps, ne se souvient plus de ces événements !

    Kelly Brian est alors contacté à nouveau par son oncle, un des chefs de l'IRA, qui décide de l'envoyer à Cuba contacter Fidel Castro pour récupérer des armes mais avant cela le jeune activiste - par ailleurs de plus en plus dégoûté de la violence et tenté par la négociation politique - doit éliminer son ami Jason Fly qui en sait trop sur lui  - au cours d'une randonnée !

    Mais Seamus ne peut s'y résoudre et raconte tout à Jason ! Finalement, celui qui est connu sous le faux nom de Kelly Brian est abattu mais pas par Jason Fly ! Jessica fait aussi son apparition au moment cruciale et finalement, celui qui aura maintes identités avant de devenir XIII, l'amnésique le plus célèbre du Neuvième Art, se voit proposer de reprendre l'alias de Kelly Brian et sa mission à Cuba ! On ne lui laisse guère le choix !

    Et où on découvre que Giordino sait des choses sur le passé de notre héros que celui-ci même ignore ! Confondant !

    Comme toujours une excellente histoire pour une série d'exception ! On attends maintenant la confrontation finale entre XIII et le directeur de la NSA dans le présent !

    A bientôt !


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  • Nous retrouvons la série épique The Savage Sword of Conan  - avec le tome 4 intitulé "Le Conquérant" et toujours édité en kiosques par Hachette-Collection ! Force est de constater tout d'abord, que, scénarisés toujours par Roy Thomas, d'après Howard, les récits de Conan ne se limitent pas à des combats à l'épée - même si le héros règle souvent ses problèmes par le fer !  - mais mettent aussi en jeu des intrigues politiques compliquées et des complots à multiples niveaux ! La magie est aussi très présente !

    Ce tome 4 contient les issues 8 à 11 du comics original des années 1970, avec six récits datés de fin 1975 - début 1976.

    "Le Flacon d’Éternité" est dessiné par Tim Conrad. C'est un récit très court qui nous est narré par l'entremise d'un sorcier immortel. Celui-ci raconte comment un certain barbare qui nous est bien connu, Conan donc, déjoue tous ses pièges et parvient jusqu'à lui pour lui asséner un coup de hache mortel ! Notre sorcier aspirait en fait à la mort, qui le délivre des Dieux Anciens, et voit à l'ultime moment le Cimmérien comme son libérateur ! Court, simple, mais efficace !

    "Chant de mort de Conan le Cimmérien" est encore plus court puisqu'il s'agit d’un poème écrit par Lin Carter, un des plus célèbre adepte de Howard et illustré par Jess M. Jodloman, un dessinateur philippin qui a notamment aussi illustré Ivanhoé et L’Odyssée  pour Marvel dans les années 1970.

    "Corsaires contre Stygiens", dessiné par Gil Kane et Yong Montano et "Conan le Conquérant", illustré par John Buscema "et sa Tribu", font partie d'un même très long récit où Conan est Roi d'Aquilonie mais a été provisoirement destitué par un conglomérat de traîtres. Pour retrouver son trône, le Roi Barbare doit remettre la main sur un puissant talisman, le Cœur d'Ahriman, que l'on a transporté jusqu'en Stygie, pays maudit où règnent le maléfique Seth et ses prêtres !

    La route est longue jusqu'en Stygie et Conan doit d'abord se défaire du capitaine Démétrio, qui commande le condotierre,  et de son équipage de corsaires ! Notre héros vainc le chef en combat singulier puis délivre les esclaves noirs que lui-même a jadis dirigé en tant que Amra. Il peut ensuite débarqué dans une petite barque dans le pays maudit des Stygiens !

    Là Conan devra éviter d'autres dangers dont des serpents sacrés ou encore la reine vampire immortelle Akivasha qui tentera de l'étreindre. Il assiste ensuite à une cérémonie impie entreprise par les Stygiens pour ressusciter un très ancien sorcier, mort il y a des millénaires, avec le talisman tant convoité par Conan ! La cérémonie échoue partiellement car surviennent des Khitians venus aussi récupérer le Cœur d'Ahriman ! C'est finalement Conan qui parvient à son but !

    Dans la suite du récit, Conan fait face à la conjuration qui l'a destitué ! Il y a Amalric, Baron de Tor, Tarascus, roi de la Némédie voisine et Valerius pantin et chancelier d'Aquilonie. Oraste le quatrième conspirateur vient les mettre en garde contre Xaltotun de l'ancien Empire maléfique et puissant d'Achéron, empire disparu il y a des millénaires - 3000 ans ! , et dont le dernier représentant, Xaltotun, ressuscité par nos quatre types et le Coeur d'Ahriman, veut libérer les démons ! Très prévisiblement, Xaltotun tue Oraste devant le reste de l'assemblée pour montrer son pouvoir !

    Conan aura fort à faire pour défaire tous ces vilains ! Il s'appuiera sur les révoltes intérieures au pays et ses propres armées restées fidèles ! Finalement, tous les conspirateurs seront vaincus de même que Xaltotun avec l'aide d'un prêtre d'Asura !

    On retrouve les pillards zuagirs dans le récit suivant ! Conan est toujours à leur tête et a quelques difficultés à tenir Fazal un de ses lieutenant qui attaque un convoi de prêtre ! Les Zuagirs récupèrent une statuette en forme de femme à tête de chatte qui murmure son influence à l'oreille de Conan et le fiat déraisonner, le poussant à des raides de plus en plus audacieux qui mèneront à la fin des Zuagirs ! Par la suite, Conan se libère de son emprise tandis qu'elle s'empare de l'esprit de Fazal.  Notre héros finira par jeter l'effigie au loin qui sera recouverte par les sables ! C'est illustré par Pablo Marcos

    Le dernier récit se nomme "Le Repaire des Damnés', dessiné par John Buscema et Yong Montano à nouveau ! Conan, qui a perdu ses Zuagirs, prends l'identité de Shrikuh natif de Zamora et tente d'infiltrer les Tigres Noirs, un groupe de voleurs qui vivent dans la cité appelée le Repaire des Damnées et dirigés par Abdel Khafir leur prince. Or Khafir est en fait un espion turanien, nommé Nikolav Yvonn que Yesdigerd le dirigeant turanien a chargé de prendre le contrôle des Tigres Noirs pour mieux mes conduire à leur perte ! Mais voila, le nouvel émir, Khafi alias Yvonn suit son propre agenda, a trahi son chef, et veut se tailler son propre royaume avec la petite nation de voleurs !

    Conan arrive dans l'idée de semer la zizanie et de renverser Khafir en nommant un nouvel émir à sa place ! Il peut pour cela compter sur Mellanie, une ancienne courtisane dont le frère Darami a été assassiné après avoir volé les Tigres Noirs. La jeune femme connaît le secret de Khafir et pour cette raison l'émir veut l'éliminer après l’avoir réduite en esclavage tandis qu'elle recherchait vengeance !

    A cela s'ajoute une histoire d'étrange amulette qui est en fait un être vivant  fait de brumes qui va finir par s'étendre en dévorant tout : humains, pierres et joyaux - et pouvant possiblement s'étendre au monde si il n'était arrêté par trois être étranges à l'aspect identiques, maîtres du contrôle mental et de forces obscures ! Le récit s'arrête avec la cité des voleurs réduite en cendres qui lui vaut bien alors son titre de "Repaire des Damnés" !

    Des récits au final très élaborés et bien construits pour une collection vraiment épatante ! Nous ne sommes pas près d'en voir le bout puisqu'elle compte 55 tomes ! Je vous donne donc rendez-vous au tome 5 ! Bientôt !

    A très bientôt !


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  • On arrive au tome 10 de la série Thorgal, avec un récit assez dépaysant puisque dans Le Pays Qâ, les auteurs, Van Hamme et Rosinski nous emmènent par delà l'Océan Atlantique, dans un Yucatan fantasmé !

    Tandis que Thorgal et sa petite famille, Aaricia et Jolan, rejoints par Pied-d'Arbre et Tjall-le-Fougueux coulent des jours paisibles sur une petite île, réparant la maison des héros ou s’entraînant au tir à l'arc, surgissent des brigands qui enlève Jolan et Pied-Arbre ! C'est alors qu'une certaine Kriss-de Valnor, apparue pour la première fois dans l'album Les Archers, fait son retour, cette fois-ci en "maîtresse-chanteuse" !

    Le "deal" est le suivant : Thorgal et son épouse ne reverront leur fils et leur ami que si le héros accompagne la garce dans une aventure par-delà l'océan ! Thorgal n'a donc pas le choix et se plie aux volontés de la traîtresse - mais Aaricia et Tjall l'accompagnent !

    La série prends alors un tour résolument fantastique quand surgit des airs un aérostat, un navire volant mu par des ballons gonflés à bloc ! Une fois monté sur cet étrange bateau, Thorgal et ses compagnons sont contactés par l"émissaire du peuple Xinjins, au service du "dieu" Tanatloc, un vieillard aux immenses pouvoirs mais mourant !

    Les Xinjins sont l'une des seules tribus du Pays Qâ qui s'oppose et résiste encore au peuple des Chaams. Ceux-ci,depuis leur cité de Mayaxatl, se sont lancé dans une politique de conquêtes, sous le commandement de leur propre dieu, Ogotaï, surgit un jour nu des eaux et doté d'un seul casque en or ! Les Chaams pratiquent les sacrifices humains de masse et font régner la terreur !

    Il va s'agir pour nos héros de renverser Ogotaï en s'emparant de son casque, la source de son pouvoir ! Kriss-de-Valnor est motivé par l'attrait de l'or qu'on lui a promis et nos héros, Thorgal, Aaricia et Tjall, espèrent eux revoir Jolan et Pied-d'Arbre qui sont - ils l'ignorent encore - à l'abri dans la cité des Xinjins !

    Mais surtout Thorgal va être confronté à son passé dans ce cycle intitulé "Entre les faux dieux". Car Ogotaï n'est autre que Varth, cet être des étoiles qui s'était rebellé contre Xargos, lui aussi originaire des étoiles et père de Thorgal sur leur vaisseau spatial ! En apprendra-t'on bientôt plus sur les origines de Thorgal ? Probablement ! Le récit va en effet se poursuivre dans le tome 11 - Les Yeux de Tanatloc !

    En attendant, on assiste, dans ce tome, à une épique scène de bataille rangée entre navires aériens avec son lot de perte ! A la fin, nos héros sont livrés à eux-mêmes dans la jungle ! En territoire hostile, leur mission ne s'annonce pas simple mais c'est de tels ingrédients que sont faites les grandes aventures !

    A bientôt !


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  • Valérian est une série de BD qui a vu le jour juste après mai 68 ! Il n'est donc pas étonnant de trouver dans les premiers albums - dès les premiers albums dirons nous ? - à voir si ça se confirme dans cette voie par la suite, un propos politique !

    C'est ainsi que le Tome 5, "Les Oiseaux du Maître" - paru en 1973 (et prépublié dans Pilote) parle de tyrannie, de domination et de résignation. On y retrouve l'ombre de Karl Marc - pourtant Christin n'a jamais été communiste, adhérant plutôt au Parti Socialiste Unifié de Michel Rocard ! On a donc un album " à message", ce qui pourrait être lourd et rasoir si le scénario n'était pas mâtiné d'humour et allégé par le dessin de Mézières !

    Au début du récit, nos deux agents spatio-temporels, Valérian et Laureline, se sont échoués sur un astéroïde géant ou encore une petite planète, manquent de se noyer et sont recueillis par des pêcheurs d'algues ! Ceux-ci - et toute la planète en fait ! - travaillent au service du Maître que personne n'a jamais vu et craignent ses Oiseaux-Folie (dont le morsure rends fou précisément) !

    Nos deux héros sont mis à la tâche malgré eux et enquêtent sur ce Maître ! Ils rencontrent Sûl, un jeune homme énervé, en butte à la dictature, tandis que tout le monde prépare un repas pour le Maître ! Une cérémonie ne tarde pas à avoir lieux et certains - dont Sül ! - sont victimes des Oiseaux-Folie (dont le lecteur observateur aura remarqué qu'ils forment par deux fois une croix gammée dans le ciel !) et jetés dans une fosse !

    Valérian et Laureline se portent au secours des malheureux fous - dont on peux se demander si ils sont vraiment fous - pas plus que le reste des habitants qui triment ? - et c'est l'occasion d'avoir une belle galerie de personnages : l'homme-oiseau, le philosophe, le marxiste, le prospecteur, etc...

    La troupe s'échappe et suit le Klaar, le conduit à nourriture, sur les terres interdites du Maître - pour découvrir la vraie nature de celui-ci ! Le Maître tire partie des peurs et du désespoir des gens et le seul moyen de le vaincre est de s'unir ! Finalement, il est vaincu - mais peut-être pas définitivement comme le laisse penser la dernière case ?

    C'est un album de BD du niveau habituel de cette série, c'est à dire très bon à excellent ! On a hâte de lire la suite mais pour moi cela devra attendre un peu car ai tant à faire, surtout en ce moment avec mes examens de fac !

    A bientôt !


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  • Attention, voilà un album de Lucky Luke "historique" ! Du moins pour moi car c'est l'un des premiers de la série que j'ai lu étant enfant entre 5 et 8 ans  - et qui paraissait aussi dans le magazine féminin Nous Deux !  que me gardait ma Tata Georgine !

    En réalité, Le 20ème de cavalerie - puisque que c'est de cette histoire qu'il s'agit ! - est le quarante-et-unième récit des aventures du cow-boy solitaire et de sa monture Jolly Jumper - toujours écrit par Goscinny et dessiné par Morris et paru en 1965 en album aux éditions Dupuis (après l'habituelle prépublication dans le journal Spirou !). Il nous relate les grandes heures de la cavalerie !

    Le Wyoming est une terre pacifiée - au terme de traités avec les indiens Cheyennes ! Malheureusement, un certain Derek Flood, un sale type, un renégat de la cavalerie va semer le désordre et abattre des bisons, faisant porter le chapeau aux migrants blancs, pour lancer une guerre ! Le 20ème de cavalerie, stationné à Fort Cheyenne, et dirigé par l'inflexible et droit colonel McStraggle est aux premières loges.

    Le gouvernement des Etats-Unis décide de mandater Lucky Luke comme éclaireur auprès de McStraggle - en fait notre héros est investit des pleins pouvoirs pour négocier avec les indiens, lui qui a ouvert la région, le Wyoming, à la colonisation dans l'album précédent, Les collines noires  ! Il retrouve Chien Jaune !

    Mais les tribus indiennes se liguent et partent en guerre ! A cause des manigances du perfide et retors Flood ! Le fort est assiégé ! On découvre au passage des personnages atypiques : le colonel mais aussi son fils, Grover, qui a droit à un "régime spécial" fait de brimades ! , le blanchisseur chinois Ming Li Foo, Jeremiah Bowler, un chapelier, rien que pour le 20ème de cavalerie ! Il y a aussi une galerie d'indiens hauts en couleurs !

    Le tout est ponctué de son lot de gags habituels et toujours aussi bien pensés ! Finalement, Luke et Grover iront quérir l'aide du général Swanson, à Frontier Gulch au quartier général de la cavalerie, ce qui sauvera la mise de tout le monde !

    C'est un bon album - le 27ème chez Dupuis - et bientôt nous allons aborder d'excellents récits comme La Diligence, Canyon Apache, Le Pied Tendre, Western Circus ou encore Le Cavalier blanc ! La grande époque et un Goscinny et un Morris à leurs apogées !

    A bientôt !


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  • On connaît la série principale des Schtroumpfs - qui compte à ce jour, en mars 2018, 36 albums ! Mais il existe desSchtroumpferies 1 - Peyo séries dérivées comme la série des Schtroumpferies ! Traditionnellement, les récits des Petits Lutins Bleus de Peyo sont des récits entre 20 et 40 pages mais notre artiste belge a depuis toujours aussi produit des gags en une page,même si ce n'était pas sa spécialité, comme peut le faire un autre artiste comme Franquin avec son Gaston Lagaffe. On avait ainsi eu l'album "Histoires de Schtroumpfs" en 1972, Peyo récidive avec ce "Schtroumpferies 1" - sur un total à ce jour de 5 albums.

    "Schtroumpferies 1" parait en 1994, au Lombard et plus chez Dupuis ! Il contient 44 gags en une page, 44 "histoires de Schtroumpfs". Ces planches à gag ont été publiées dans différents supports - principalement les mensuels Schtroumpf ! de Cartooon Creation et l'édition allemande du magazine nommée Die Schlumpfe.

    Peyo, au fil du temps, au sein de la structure informelle nommée "Studio Peyo", s'est entouré de jeunes artistes, ses assistants - comme Pierre Walthéry - qui créera plus tard sa propre série Natacha, la blonde hôtesse de l'air - jeunes gens à qui il ne propose pas de CDI mais qu’il forme au métier. Le Papa des Schtroumpfs garde cependant un très fort contrôle sur ses créations s'assurant que ses jeunes prodiges ne s’écartent pas trop de la ligne imposée.

    Sur Schtroumpferies 1, on retrouve une bonne partie de ces jeunes plumes : Alain Maury  -déjà à l’œuvre sur "Le Schtroumpf financier",dernier album scénarisé par Peyo avant son décès - Luc Parthoens, Pascal Garray, Philippe Delzenne ou encore Jeroen De Coninck !

    Les 44 gags de cet album sont assez amusants avec des chutes souvent inattendues ! c'est légèrement naïf et bon enfant  ! On retrouve les blagues du Schtroumpfs farceur, plusieurs blagues autour du Schtroumpf bricoleur, immanquablement autour de la Schtroumpfette et plus surprenant autour du Schtroumpf grognon.... Tout l'univers de ce petits bonhommes attachants est présent.  On croise même le Cosmoschtroumpf !

    L'album a donc été commercialisé, pour la première fois en 194, dans une valisette en plastique avec deux VHS et une figurine !

    C'est une bonne alternative aux histoires longues mais pour ma part, je préfère quand même les récits longs !

    A bientôt !


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  • The Savage Sword of Conan - Tome 3 : La Citadelle au coeur du tempsJe continue ici à vous proposez des reviews de l'excellente série Hachette-Collection des "Savage Sword of Conan" avec le tome 3 - "La Citadelle au cœur du temps" qui propose quatre récits de Roy Thomas, et différents dessinateurs, sortis entre avril et août 1974 dans le comics Marvel éponyme !

    On commence avec une histoire assez longue et consistante, de Roy Thomas donc et illustrée par John Buscema et Le Tribe qui s'intitule "Naîtra une Sorcière" ! Dans la cité de Khauran, la reine Taramis apprends le retour de sa sœur jumelle Salomé, qu'on pensait morte à la naissance mais qui a en réalité été exilée car elle possédait la marque de la Sorcière ! Salomé usurpe donc le trône de Taramis et dès lors multiplie les exactions, les actes de débauches, procède à des rites sacrificiels à quelques monstres impies, épaulé par Constantius, le chef kothien des Franches Compagnies et ses mercenaires shémites !

    Seul Conan et quelques soldats fidèles s'opposent encore à Taramis ! Mais Conan a vite le dessous face à la garde de Constantius très nombreuse ! Il est condamné à mourir sur une croix dans le désert - une figure christique ? - dévoré par les vautours - tel Prométhée ?

    Conan doit alors sa survie à sa grande résistance et à l'arrivée de Olgerd Vladislav, le chef des pilleurs Zuagirs ! Conan rejoints ses bandits des sables et ne tarde pas à faire tomber Olgerd de son commandement et à prendre sa place ! Dès lors, il va pouvoir se venger de Salomé et de Constantius !

    Ce récit se termine par une bataille rangée devant la ville ou Conan use de ruse puis aidé par le fidèle soldat de Taramis, Marcios, parvient à délivrer la reine légitime, et à éliminer la sorcière et son monstre des enfers ! Et Conan dirige désormais les Zuagirs !

    L'histoire suivante se nomme "Le Dormeur des Sables" et est un peu un prolongement du récit précédent puisqu'on y suit Olgerd Vladislav dans son exil dans le désert qui est à son tour sauvé de la mort par Ahmed Mullah et sa fille, la belle Dhira. Ceux-ci se rendent au tombeau du "Dormeur des Sables" - dont on peut dire sas trop se tromper qu'il s'agit d'un de ses Grands Anciens cher à Lovecraft, le collègue d'Howard ! - afin de pratiquer un rituel pour le maintenir endormi  ! Les plans d'Olgerd vont  quelque peu perturber le rituel car le vil personnage trahi l'hospitalité dont il a bénéficié et tue Mullah ainsi qu'un émissaire zuagir de Conan !

    Le "Dormeur" se réveille et Conan a fort à faire ! Heureusement, Dhira connaît quelques prières utiles à réciter ! Ce récit, là encore de Thomas, est illustré par Sonny Trinidad !

    Le troisième récit, intitulé "Le Peuple de l'Ombre", est aussi un récit lovecraftien - de Roy Thomas et dessiné superbement par Alex Nino !  Jim O'Brien se rends dans la grotte de Dagon, muni d'un pistolet dans le but d'abattre son rival,  Richard Brent pour obtenir les faveurs d'Eleanor Rand.

    Mais O'Brien glisse sur une pierre et se cogne la tête, ce qui  réveille une réminiscence ! Il est alors Conan de Cimmérie qui poursuit dans les grottes, après le sac d'une forteresse aquilonienne, la jeune femme nommée Taméra, défendue  par Gaeric,  son amant gondarien ! Là, le trio se retrouve confronté à un culte d'hommes reptiliens et Conan  est séparé des deux amants et assiste à leur perte des mains des affreuses créatures non humaines !

    Puis, O'Brien se réveille et constate que Richard et Eleanor sont aux prises, de nos jours, avec le dernier représentant des hommes-reptiles ! Il donne alors sa vie pour payer une vieille dette ! Quand passé et présent se font écho dans un récit rondement mené et très bien écrit !

    Le quatrième et dernier récit de ce tome 3 se nomme " La Citadelle au cœur du temps" et donne son titre au volume ! Il se déroule lui aussi pendant la période ou Conan est chef des pillards zuagirs et intercepte une caravane qui transporte un monstre venu de la préhistoire ! Intrigué, Conan a vent par une servante de l'histoire du sorcier Shamash-Shum-Ukin, qui vient en réalité d'une autre époque, celle de Babylone des siècles plus tard ! Notre barbare décide de se rendre à  Akbitana, la ville où se trouve la forteresse !

    Hélas il est trahi par Alhambra, une danseuse et courtisane qui le livre au sorcier ! Là il découvre le Puits au Cœur du Temps qui livre régulièrement des spécimens de créatures d’autres temps au sorcier !  Spécimens qui constituent sa collection et son trésor !

    Shamash-Shum-Ukin décide de livrer Conan - et accessoirement Alhambra dont il s'est lassé - au Puits mais le Cimmérien parvient à s’échapper avec la fille ! Au final, la forteresse s'écroule et le nécromant tente sa chance dans le Puits ! Pour finir, Conan sauve la ville de l'attaque d'un dragon - en fait un Tyrannosaure - à l'aide d'une arme de destruction massive ! Un récit mis en œuvre par Roy Thomas - toujours ! - John Buscema et Alfredo Alcala que j'avais eu au début des années 1980 en album grand format des Éditions LUG !

    Tous ces récits sont en N&B puisque c'est le principe de cette réédition !

    C'est excellent et je suis très fan de cette série !

    A bientôt !


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  • On ne se lassera jamais de la bêtise et de la méchanceté des Dalton et cela, Morris et Goscinny l'ont bien compris ! Lucky Luke : Les Dalton se rachètent - Morris & GoscinnyLa quatuor infernal est encore au centre de la quarantième histoire de Lucky Luke, Les Dalton se rachètent, publiée en album en 1965 ! Une nouvelle variation sur les péripéties rocambolesques qui adviennent à ces autres là !

    Cette fois, un certain sénateur nommé Jonas O'Joice décide de réformer le système pénitencier américain en donnant aux prisonniers la possibilité de s'amender ! Mais avant de voter la loi, la Cour Suprême du pays décide de mener une expérience-test en mettant à l'épreuve les pires despérados - en l’occurrence les Dalton - et que confier le suivi de la chose à Lucky Luke ! Contre toute attente, les Dalton sont libérés !

    Nos quatre lascars sont bien décidés à se jouer du système en se tenant à carreaux pendant leur mois de probation, pour ensuite recommencer leurs exactions le délai écoulé !

    Goscinny insiste une fois de plus sur le caractère poltron et borné de la population de l'ouest de base ! Le quatuor s'installe dans la ville de Tortilla Gulch. La réputation des Dalton les précédant et il ne va pas être facile de convaincre les gens de leur honnêteté ! Puis dans un second temps, le quidam de la rue va manifester un certain mépris vis-à-vis des repentis qui ne peuvent se défendre ! Mais Lucky Luke veille !

    Les Dalton décident de devenir d’honnêtes hommes d'affaires en devenant... banquiers !

    Un autre groupe de crapules, mené par un certain Sam qui tente de se faire une réputation sur le dos des Dalton , va commettre des exactions en signant leurs méfaits du nom des quatre "ex"-taulards. Lucky Luke et les Dalton vont arrêter ces apprentis-desperados et dès lors, Joe, Jack, William et Averell vont fréquenter le Gotha de Tortilla Gulch... en rongeant leur frein !

    La période de probation arrivant à son terme, le naturel revient au galop et Lucky Luke, accompagné du sénateur O'Joice, en voyage dans l'Ouest doit se résoudre à remettre les Dalton sous les verrous !

    A noter la présence du chien Rantanplan dans cet album ! t Le stupide et inoffensif cabot, tout le long du récit,  passe son temps à essayer de se remémorer le nom de Lucky Luke et pour se faire passe en revue toutes les légendes de l'Ouest américain !

    Un bon album dans la moyenne ! Drôle et loufoque à souhait !

    A bientôt !


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  • On arrive bientôt à la trentaine de tomes - en VF - et 180 issues du comics en VO ! - de la BD à succès de Robert Walking Dead - Tome 29 : La ligne blancheKirkman et Charlie Adlard, Walking Dead ! Les choses se sont stabilisées pour les communautés de survivants qui ont sécurisé tout le voisinage ! Il y a désormais moins  d 'humains qui passent de vie à trépas dans chaque tome par rapport à l’hécatombe des premiers numéros ! Est-ce que cela va durer ? Personnellement, je l'espère car nos héros en ont bavé pour construire leur situation actuelle !

    Kirkman continue de construire, patiemment son intrigue générale et en même temps prends du temps pour narrer les développements de ses personnages même secondaires :  évolution de Carl, romance gay entre Jésus et Aaron ou entre Magna et Yumiko,  doutes de Dwight, peine  de Rick suite à la mort d'Andréa, etc,... Ça rends cette BD avec des zombies paradoxalement très "vivante" !

    Précédemment, les communautés ont été attaquées par les Chuchoteurs et la Colline a même été détruite ! Dans ce tome 29, intitulé, précisons-le "La ligne blanche", Maggie mène la reconstruction avec l'aide d'Alexandria et surtout du Royaume !

    Le prochain arc qui arrive bientôt est celui - en VO - du "New World Order" - qui nous fera découvrir le Commonwealth ! C'est la suite de l'intrigue de cibistes et radio-amateur entre Eugène et une certaine Stéphanie ! Rick a vent qu'il existe un autre réseau de communautés plus au nord, dans l'Ohio et envoie un groupe dirigé par Michonne pour les contacter en terrain neutre ! On n'en saura pas plus dans ce tome 29 ! En chemin, le groupe croise cependant un nouveau personnage, une petite latina débrouillarde qui se fait surnommée "Princesse" et qui se joint à eux et manie la lance avec dextérité !

    Enfin, on a droit à une sorte d'interlude autour de Negan qui vit désormais en ermite et regrette ses choix passés ! Maggie va chercher à se venger de lui avant de décider qu'il n'en vaut pas la peine !

    Au rayon des intrigues secondaires, le sort de Bêta, le bras droit d'Alpha, la chef des Chuchoteurs se règle dans ce volume ! Mais comme vous avez du le comprendre, il y a énormément de choses dans ce récit très dense ! Kirkman est toujours autant inspiré et semble avoir atteint une certaine maîtrise et sérénité dans son écriture avec le succès !

    Je dirais quelques mots pour finir sur les différences avec la série-télé qui en est à sa huitième Saison ! Des différences majeures comme la relation entre Rick et Michonne - en place d'Andrea ! - ou la mort de Carl dans le show télé... Mais aussi dans des petits détails ! Ainsi, sur le petit écran, nos héros circulent toujours en voitures et camionnettes alors que dans le comics, ils ont recours aux chevaux - ce qui est plus logique ! Chez AMC, visiblement, pas de pénurie d'essence !

    Voilà, c'est toujours aussi excellent ! Et le dessin d'Adlard, qui, si il ne peut être qualifié de "joli", restitue très bien l'ambiance et sert le récit !

    A bientôt !


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