• La Trilogie de la "Massacrologie" de Deadpool se termine avec l'ultime volet intitulé "Deadpool massacre Deadpool" toujours scénarisé par Cullen Bunn !

    Précédemment, le mercenaire déjanté d'un univers parallèle avait encore plus pété les plombs et s'était rendu compte que l'Univers Marvel était un univers de fiction ! Notre héros est en effet connu pour briser le Quatrième Mur et pour proférer des vérités méta-textuelles ! Après avoir assassiné tous les super-héros classiques puis la archétypes de l'Idéavers, ce "méchant" Deadpool en vient à la conclusion que c'est lui-même qui est à l'origine de tout et il décide de tuer toutes ses propres versions alternatives ! C'est donc encore l'occasion d'un "méga-délire" pour Cullen Bunn !

    Ce Deadpool alternatif va donc réunir tous ses homologues démoniaques et se lancer dans une guerre contre le Deadpool Corps et le Deadpool "principal", celui de la Terre-616 ! Deux camps vont s'affronter et on aura tout un panel de Deadpool tous plus improbables les uns que les autres, issus de l'esprit d'un "scénariste malade" !

    On aura ainsi Lady Deadpool, Kidpool, Dogpool, Pandapool, Deadpool Duck, D.E.A.D.P.O.O.L., Deadpool Dinosaure, Motorpool ou encore Galactuspool ! Tous ce beau monde s'affronte dans un déluge de violence et de tripailles dont l'humour et l'ironie ne sont pas absente - pour désamorcer la violence au premier degré ! Finalement, notre Deadpool "officiel" résous le problème et le méchant" Deadpool que l'on suivait depuis "Deadpool massacre Marvel" est éliminé ! Mais le Deadpool Corps est aussi éradiqué au passage et une autre Storyline se clot avec lui !

    Le dessin est de Salva Espin !

    J'ai bien aimé ce récit - et la "massacrologie" dans son ensemble ! En fait, j'adore le concept de Multivers et la façon dont Marvel l'utilise ! Ca permets aux artistes et aux scénaristes de se "lâcher la bride" ! Un triptyque s'achève et la boucle est maintenant bouclée !

    Voilà ! Je ne manquerais pas de vous présenter bientôt d'autres récits de Deadpool - et de l'Univers Marvel de façon générale ! - car je prends toujours les collections qui vont bien chez Hachette ! Ma passion pour la Maison des Idées s'est ranimée en 2005 - après m'avoir accompagné durant toute mon enfance-  et ne m'a jamais quitté depuis !

    Je dédie ce billet à Benjamin R. alias KGBen, le gars traducteur de comics de son état que j'ai croisé à l'AFPA en 2004 et qui m'a redonné goût à ces BD américaines de qualité !

    A bientôt !


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  • Voilà, ça fait des années que je ne vous avais plus parlé de la série de BD La Geste des Chevaliers dragons car mon ami et voisin Gautier qui me les prêtait a déménagé il y a longtemps ! La série de Ange doit compter environ 25 tomes en 2019 - sauf erreur de ma part ! - et nous reprenons où nous en étions restés, c'est à dire au Tome 14 intitulé "La Première" et réalisé toujours par le duo Ange avec un collectif de dessinateurs et d'auteurs répondant aux noms de Palma, Cossu et Sentenac car les artistes continuent de se succéder sur cette oeuvre donnant des tons différents - à l'image de ce qui se fait avec les arcs des comics US ! - sous un fil rouge et une trame générale constituée de dragons et de guerrières !

    Cette fois-ci une vieille conteuse de l'Ordre des Chevaliers dragons - toujours constitué uniquement de vierges - narre une vieille légende à trois novices ! Il s'agit pas moins de l'Histoire de "la Première", la Première Vierge qui s'est dressée contre le Premier Dragon porteur du Veill !

    On remonte donc à des temps préhistoriques avec des hommes des cavernes ! Sous la Terre, une femme, vierge et désarmée, déploie tous ses efforts pour empêcher un dragon de sortir à la surface en bouchant toutes les sorties ! Mais dehors, une tribu, guidée par un chef et un sorcier, s'établit sur ces terres, inconscientes du danger en-dessous ! Le chef possède en outre une épée de métal, détail très anachronique comme le fait remarquer une des novices !

    Dans la tribu, N'Dala, la fille du sorcier, attire l'attention du lecteur car on devine vite que ce sera elle la "Première" - techniquement la Seconde en fait ! Elle est toujours accompagnée de deux jumeaux, un "qui-parle" et l'autre "qui-ne-parle-pas" et se destine à s'unir au premier des deux !

    Mais le Veill va toucher la tribu et contaminer les corps et pire les esprits ! La femme sous la terre décide alors de forcer le destin et de conduire N'Dala vers le sien de Destin ! Une transmission de pouvoir aura alors lieu et la jeune vierge de la tribu décimée se tourne vers le dragon pour l'affronter !

    Ca reste toujours aussi efficace et "carré" dans la conduite du scénario mais un peu prévisible aussi ! Et cette série continue à accentuer son côté tragique en malmenant son Humanité ! C'est, comme en concluent la conteuse et les novices, le combat de la femme contre la bête, soit le dragon, les créatures transformées par la malédiction du Veill mais surtout pour cette femme, contre la bête en elle-même !

    A bientôt pour le Tome 15 !


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  • Nous allons nous intéresser maintenant à deux héros de l'écurie Marvel, crée dans les années 1990 par Rob Liefeld, à savoir Cable, le fils de Scott Summer et Madelyne Pryor - et Deadpool  - le premier en collaboration avec Louise Simonson et le second avec l'aide de Fabian Nicieza !

    Mais les séries solo de ces deux super-héros atypiques voient progressivement leur succès décliner au fil du temps ! L'idée vient alors de les réunir dans une série en duo en 2004, la bien-nommée "Cable & Deadpool" - pensée en arc de 6 numéros et qui comportera 50 occurences au total ! C'est Fabian Nicieza qui est à la tâche !

    A priori, associer ces deux personnages semblait assez incongru car d'une part, même si elle est assez violente, la série sur Deadpool va largement du côté de l'humour - noir ! - et mets en charpie le Quatrième Mur - la limite entre récit et lecteur ! D'autre part, les aventures de Cable s'inscrivent plus dans un ton tragique ! Néanmoins la "sauce" prends et la série rencontre le succès !

    Le premier récit - des issues #1 à 6 - s'intitule "Le  Culte de la Personnalité" et nous conduit en France et en Allemagne ! Wade Wilson/Deadpool est recruté par l'Eglise de l'Unité - qui veut unir toute l'Humanité, abolir les différences pour mettre fin aux guerres (mais le Mal procède souvent de bonnes intentions !) et charge notre mercenaire en rouge et noir (comme chantait Jeanne Mas !) de dérober le Virus Façade aux laboratoires Sunic Pharmacopoeia, basés en Allemagne et à Singapour !

    Ce virus est en réalité une arme ! Il remodèle les visages et l’Église de l'Unité veut s'en servir pour donner des faces bleues à toute l'Humanité (pas pour en faire des Schtroumpfs ou des Na'vi mais pour gommer les "races", blancs, noirs, jaunes,...). Malheureusement, le virus n'est pas finalisé et fait fondre littéralement ceux qui se l'injectent ! Des anarchistes allemands vont le dérober mais Deadpool le récupère à la barbe de Cable et le livre à l'Eglise qu'il finit par rejoindre !

    On a une mise en parallèle dans ce récit entre les intentions de ces fanatiques religieux de l’Église de l'Unité et celles possibles de Cable ! Ces deux parties souhaitent en effet changer le monde mais le Professeur Xavier mets en garde Nathan Summer quant à ses projets !

    Cable tient ensuite un discours édifiant à Deadpool quant à l’Église de l'Unité ! Certes l'Humanité sera unie mais ce sera au prix des opinions individuelles qui font le sel de l'humain ! Il y a toujours une morale dans ces comics ! Puis Wade et Nathan, tous les deux infectés par le Virus Façade, mettent en commun le Facteur auto-guérisseur de l'un et le virus technoorganique de l'autre pour se tirer d'affaire !

    La fin du récit est assez confuse et n'en ai pas saisi toutes les applications ! Cable affronte le super-vilain Lansky, fait de lumière, à Singapour et déploie le Virus de Sunic à son propre compte sur la planète, contrôle cette souche puis l'annihile pour se poser en Sauveur face à l'Humanité ! Ne s'agit-il pas là d'une manipulation de sa part !? Je me demande bien dans quelle direction va partir la série par la suite et vous en parlerais en temps voulu lorsque j'aurais lu les issues suivantes !

    C'est Mark Brooks et Patrick Zircher qui se succèdent aux dessins !

    Un récit qui se lit bien mais reste assez moyen dans l'ensemble et ne m'a pas convaincu mais je ne suis pas un grand fan de Cable et surtout pas de Deadpool !

    A bientôt !

    PS : L'ai lu dans la Collection Hachette Deadpool mais l'avais déjà en album Panini Comics et l'avais "zappé" à l'époque !


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  • La série Valérian et Laureline de Christin et Mézières est une série atypique, novatrice, pleine de surprises et de rebondissements et qui affiche la volonté de rompre avec les clichés de la SF tels qu'on pouvait en trouver dans les récits américains des années 1950 ! En ce sens, elle est un peu à la BD ce que Star Wars fut au cinéma !

    Le tome 14 s'intitule "Les Armes vivantes", titre étonnant lorsque l'on sait que Jean-Claude Mézières garde un mauvais souvenir de son service militaire ! Explications !...

    Nos deux agents spatio-temporels, suite à l'"effacement" du continuum espace-temps de Galaxity, sont devenus des '"clodos de l'espace" ! Leur vaisseau spatial, en l'absence d'un service de maintenance, commence à connaître de sérieuses avaries ! Ils atterrissent en catastrophe sur la planète Blopik où Valérian doit effectuer une livraison, négociée par un marchand d'armes Katoubien, auprès d'une tribu d'indigènes blopikiens à l'allure de centaures un peu idiots !

    Nos deux héros tombent en chemin sur une troupe de sympathiques artistes ambulants ! Il y a Brittibrit, un transformiste,  Doum A'Goum, un colosse vert qui se nourrit de pierres et Yfisania, une espèce de succube/incube qui possède les gens ! Ces trois-là sont en fait bien plus que des saltimbanques ! En effet, à leur insu, en raison de leurs capacités extraordinaires, ce sont des "armes vivantes" !

    Et le seigneur Blopikien Rompf compte bien faire un bon usage de ce trio, lui qui se pique de philosophie en déclarant vouloir "faire la guerre à la guerre" ! Blopik est en effet traversée par d'incessants conflits dans un décor qui évoque un peu les récits de western tel qu'on en trouve dans la série Blueberry de Jean Giraud !

    Mais ce n'est pas tout, car Valérian transporte dans une valise un Schniarfeur de Brown, un être crachant et jurant, absolument insupportable, la quatrième "arme vivante", né sur une planète hostile et qui "devient un amour" dès qu'on lui enlève sa glande chabounale ! La magie de la série Valérian, ce sont aussi des créatures improbables et à mille lieux du cliché de l'alien hostile qu'on doit exterminer !

    Nos héros accompagnés des trois artistes et du Schniarfeur, finissent par quitter Blopik et se retrouvent sur Terre à la fin du XXème siècle où ils retrouvent leur contact Monsieur Albert et constituent un cirque en Russie qui rencontre un vif succès ! Personne ne semble s'étonner de la nature alien de ces artistes, peut-être trop envoûtés par la magnifique mini-tenue de scène de la jolie Laureline qui présente le spectacle !

    Comme toujours avec ces albums, c'est un concentré d'aventures, d'exotisme et d'humour souvent absurde ! On aime toujours autant !

    A bientôt !


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  • Parlons maintenant, pour ce qui est le centième billet taggué "Marvel" sur ce blog, du Tome 6 de la Collection Hachette consacrée aux plus grand héros de la Maison des Idées, à savoir cette fois-ci Iron Man !

    Le personnage du milliardaire Tony Stark a été crée en 1963 dans l'issue #39 de Tales of Suspense où Stan Lee (R.I.P.) prenait une fois de plus le public à contrepied avec un héros qui avait tout pour être impopulaire : un vendeur d'armes ! Mais le génial scénariste - "The Man" - avait eu la bonne idée de doter son play-boy de défauts qui le rendirent vite attachant, en particulier auprès de la gente féminine ! Plus récemment, en 2008, Tony Stark et son alter-ego Iron Man seront la première pierre du Marvel Cinematic Universe (MCU) !

    Le récit principal de ce Tome 6 est une histoire du début des années 2000 - tirée du Volume 3 des aventures du héros - et qui se nomme "L'Homme au Masque de Fer" - en cinq parties (issues #26 à 30), scénarisée par Joe Quesada, appelé par la suite à devenir l'éditeur en chef de Marvel à la fin de ces mêmes années 2000 C'est dessiné par plusieurs artistes : Sean Chen, Alitha Martinez et Rob Hunter !

    On peut voir ce récit comme une énième version du Mythe de Frankenstein ! Alors qu'il combat le vilain Whiplash, et est touché par la foudre, l'Intelligence Artificielle de l'armure de Tony prends vie ! On sait que plus récemment, dans les années 2010, Stark a doté son armure d'I.A. de plus en plus performantes et sous contrôle calquées sur la personnalité de Jarvis ou de Pepper Potts !

    Les récits du Vengeur doré peuvent être considérés comme à la pointe du transhumanisme (comme le montrera aussi plus tard le récit "Extremis", repris dans le film Iron Man 3 !). Ici, Tony va avoir fort à partir avec cette I.A. qui s'accroche à l'existence et souhaite devenir un Avengers ! Mais le seul Avenger, c'est Tony Stark, même sans l'armure !

    Pour tout ce qui a trait aux I.A. et au transhumanisme, je vous renvoie à mes articles sur Le Mythe de la Singularité et sur le livre de Luc Ferry sur le sujet - sur ce blog !

    Le récit mets un peu de temps à se mettre en place - et comme il n'est qu'un arc dans une trame plus étendue, des éléments sont laissés en suspends, comme les "Fils de Yinsen", ou le cas de Donahue ! On voit que la vie sentimentale de "Tête de Fer" n'est pas de tout repos, notamment ici avec mademoiselle Rumiko Fujikawa ! L'intrigue est d'ailleurs peut-être un peu longue à se mettre en place mais à un moment donné, le récit part en vrille avec la révélation de l'identité secrète d'Iron Man et l'exécution consécutive de tous ses proches par le Mandarin !... Rassurez-vous, une astuce scénaristique rétablit le statu-quo !

    Finalement, si l'Armure devenu "vivante" et autonome grâce à l'I.A. conserve les pires traits de caractère de son concepteur, c'est "l'esprit de sacrifice" de celui-ci aussi présente en elle qui lui sera fatale ! Cet esprit de sacrifice qui fait l'Avenger et dont Tony pensait à tort la machine dépourvue ! Comme dans le Mythe de Frankenstein, la Création se rebelle et se révèle finalement plus humaine !

    Une histoire assez démonstrative et édifiante au final et bien menée au bout du compte ! Le dessin est lui assez nerveux !

    A bientôt pour le Tome 7 Hachette-Collection - sur Captain America - et pour la critique d'Avengers : Endgame, l'événement de fin avril 2019 !


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  • En 1969, paraît le trente-cinquième épisode de la série Lucky Luke - la vingt-sixième histoire du cow-boy solitaire dont Goscinny est le scénariste - après une prépublication dans Pilote - "Le Journal d'Astérix et Obélix" ! Cet album, c'est "Jesse James" !

    On savait déjà que Morris et Goscinny aiment se documenter pour les aventures de leur héros de l'Ouest ! Pour "Jesse James", il se sont inspiré de l'histoire véridique d'un bandit de l'Ouest, Jesse James, son frère Franck, féru de Shakespeare, et leurs cousins, les Frères Younger - dont on ne retrouve que le benêt Cole dans l'album. Jesse James se prenait pour un Robin des Bois de l'Ouest, volant aux riches pour donner aux pauvres ! En vérité, ce coyote gardait tout l'argent pour lui et sa bande !

    L'album reprends des éléments historiques comme la traque du bandit par l'Agence Pinkerton, sa mise en fuite par une troupe d'habitants du Far-West, ici ceux de Nothing Gulch, dans le final du récit ! Dans le vraie vie, Jesse James fut abattu par un de ses comparses alors qu'il dépoussiérait un tableau ! Il était devenu cependant très populaire suite au décès de son jeune frère de 8 ans, à la suite d'une opération de police qui avait mal tourné !

    Jesse James n'est pourtant pas nouveau dans les aventures de Lucky Luke et il apparait ponctuellement dans plusieurs album précédents et une fois pas la suite, notamment dans  "Lucky Luke contre Joss Jamon" ou "Billy the Kid" !

    Dans cet album, Goscinny se moque de la légende de notre bandit, un "Robin des Bois" en cercle/circuit fermé ! Le bandit va vouloir se montrer plus malin que Lucky Luke en s'attirant les bonnes grâces de la population pour duper notre héros qui les tient à l'oeil ! Puis, les hors-la-loi passent à l'action !

    Un fait important dans ce récit est que Jolly Jumper est mis en avant comme jamais ! Le scénariste mets en avant les nombreuses capacités hors-normes de la monture du héros, capable de fumer une cigarette, d'aller chez le maréchal-ferrant tout seul ou de jouer aux échecs !

    Les habitants de l'Ouest sont une fois de plus tournés en ridicule ! Les habitants de Nothing Gulch, au Texas, se montrent particulièrement lâches ! De vrais "foies jaunes" ! Mais à la fin, et cela n'arrive pas si souvent, ils se ressaisissent !

    Un album de bonne facture avec une recette désormais éprouvée ! Tout ceci se lit avec grand plaisir !

    A bientôt !


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  • On retrouve la deuxième saison - ou "Deuxième Cycle" - des aventures de Jason Mac Lane alias XIII, toujours aux prises avec la Fondation aux ramifications tentaculaires et qui a décidé de se réfugier en France chez le Marquis du Préseau et sa chère compagne, l'ancienne SPAD Betty ! Ce Tome 21, intitulé "L'Appât" s'annonce riche en surprises comme à l'habitude !

    Les héros de cette série, on le sait, on d'indéfectibles liens entre eux et viennent aux secours les uns des autres ! C'est ainsi que la Fondation décide de pièger le Colonel Jones à la frontière de l'Afghanistan, dans les montagnes du Banichistan, une zone de non-droit contrôlée par les Talibans et les brigands ! Avec l'aide des agents de sécurité de USafe, la jeune militaire afro-américaine est kidnappée avec un Sénateur américain, quelques soldats et des civils par ces barbares dont les décapitations scénarisées d'Occidentaux sont encore dans toutes les mémoires !

    A côté de cela, on assiste aux obsèques de Big Joe et Steve, deux pécheurs de homards d'une petite ville côtière assassinés dans le tome précédent par Julianne, la dangereuse albinos qui voue une haine féroce à XIII depuis qu'il l'a défigurée ! Sur ces entrefaits, un nouvel acteur entre en scène, un "gangster" du nom de Little Joe, réfugié et revenu du Canada, frère cadet de Big Joe ! Ce type va interférer dans l'enquête du FBI et de la Fondation en se mettant lui aussi sur la piste de Mac Lane et ses amis !

    Betty va fournir une grande aide à XIII dans ce tome en allant récupérer un journal intime du père de celui-ci ainsi qu'une puce mémoriel sur le collier du chat de Jim Drake, l'ami d'enfance lui aussi assassiné au cours du Tome 20, qui cache un secret sur le Mayflower, les Pères Pèlerins et les origines de la Fondation ! Betty, la rousse vénéneuse, n'a pas oublié sa formation de SPAD et enverra ad patres quelques tueurs à gages et autres exécutants !

    De son côté Jason rejoint le général Ben Carrington pour tenter de délivrer Jones et les otages ! Ils tombent en réalité tous dans un piège tendu par Julianne et la Fondation avec Jones comme appât ! Un dernier retournement de situation - qui montre que les méchants de cette histoire sont décidément infiltrés partout ! - et nos trois héros, Jason Mac Lane, Carrington et Jones se retrouvent tous prisonniers !

    La Fondation est vraiment un adversaire redoutable pour nos personnages, encore plus que ne l'était Sheridan, pourtant déjà Président des Etats-Unis ! Quels projets nourrit cette organisation pour XIII ? Nous le découvrirons dans les prochains tomes !

    Le scénario est toujours aussi prenant malgré quelques temps morts - toute la partie avec Little Joe est un peu inutile à mon avis, à voir ce que cela va donner, comment cela va être utilisé par la suite ? On a en effet très envie de connaître la suite car Yves Sente laisse encore trop de question en suspens ! Mais la série XIII a toujours su ménager ses effets et ses révélations, les distillant toujours petit à petit avec les coups de théâtre et autres twists et retournements de situation !

    Au niveau de l'illustration, Jigounov fournit un dessin très soigné, très détaillé, très précis autant dans les personnages les décors ou les véhicules ! On peut aussi saluer le travail de la coloriste, Bérengère Marquebreucq !

    Bref, toujours une excellente série !

    A bientôt !


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  • L'héritage d'Alix se poursuit et de nouvelles histoires paraissent régulièrement après le décès de son créateur, le très érudit Jacques Martin ! Ainsi, de nouveaux albums viennent grossir la série principale Les Aventures d'Alix - mais on sait que Valérie Mangin s'est par ailleurs lancée dans le récit de la vie d'un Alix vieillissant et devenu sénateur romain !

    La famille Martin a donné toute sa confiance au scénariste Marc Bourgne et au dessinateur Laurent Libessart pour partir dans une direction opposée et cette fois-ci nous narrer les événements de l'enfance du jeune Gaulois dans la nouvelle série Alix Origines dont le tome 1 vient de paraitre en ce début 2019 ! Notre héros est cette fois âgé de 7 ans - et cela ne nous laisse pas une fenêtre très large car Alix doit avoir dans les 14 ans dans l'album "Alix l'Intrépide" qui inaugure la série historique en 1948.

    Pour tout vous dire, j'avais quelques inquiétudes avec cette nouvelle série, craignant de tomber sur des histoires par trop enfantines voire un peu "gnan-gnan" ! Mes doutes se sont vite dissipés à la lecture du tome 1 : "L'enfance d'un Gaulois" - avec un récit qui appelle un tome 2 qui s'intitulera "Le Peuple du Feu".

    On est au début de la Guerre des Gaules ! Les peuples gaulois, dont les Eduens, le peuple d'Alix, sont menacés par l'invasion des Helvètes (qui ont brûlé leurs propres maisons pour ne pas reculer !). Les dignitaires du pays, réunis en assemblée, hésitent à demander l'aide des Romains - aide que ceux-ci leur avaient refusée trois ans auparavant lors d'une invasion des Germains ! Ils craignent, comme Astorix, le père de notre jeune héros, que Rome - et Jules César - ne s'installent définitivement en Gaule en contrepartie ! A raison, comme l'Histoire le prouvera ! On est en 58 avant J.-C.

    Ca c'est pour la Grande Histoire et le contexte ! On suit évidemment le jeune Alix qu'on envoie se former chez son oncle ! On découvre sa famille, Astorix son père donc et aussi sa mère Myrdinna et sa sœur Alexia qui ne sont apparues dans la série mère que tardivement, dans les années 2000 - en particulier dans l'album "C'était à Khorsabad" !

    Le plus de cet album, outre le dessin modernisé, est le grand respect des réalités historiques, tout en tenant compte au plus près des dernières découvertes archéologiques ! Il s'agit de "montrer les prémices de la Guerre des Gaules, de révéler des informations sur la famille d'Alix et ses premières années (conformément aux notes parcellaires de Martin sur le sujet) tout en restant distrayant afin/et de toucher autant le jeune public que le vieil afficionados de l’œuvre originelle de Martin" !

    On sait, dès les premiers albums de la série d'origine qu'Astorix a été trahi par son second Aldéric et que sa famille a été vendue comme esclave ! Ici, cette partie de l'intrigue commence à se mettre en place !

    En conclusion, je dirais que ce premier tome est une bonne surprise et annonce une série de qualité, mais plutôt destinée aux adolescents ! Les aventures du jeune Alix n'auront jamais eu autant le vent en poupe et sut se renouveler avec brio ! J'ai hâte de lire la suite !

    Pour infos, en 2018, on a fêté les 70 ans d'Alix !

    A bientôt !


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  • Deapool est un peu à part parmi les super-héros Marvel ! En effet, parcequ'il brise régulièrement la loi du Quatrième Mur (la barrière entre la fiction et le lecteur), il permets une interrogation métatextuelle sur ce qu'est le genre super-héroïque dans les comics. Il est de plus dans l'ultraviolence - ce qui tranche avec l'humour du propos (mais l'humour désamorce la violence) !

    Hachette-Collection lance une nouvelle série de BD Deadpool qui se veut une Intégrale ! J'ai eu eu plaisir de lire les  deux mini-séries Deadpool massacre Marvel et Deadpool massacre les Classiques ! Des récits qui dépotent !

    Dans Deadpool massacre Marvel, notre héros bascule du Côté Obscur ! On sait que Wade Wilson est un peu dérangé dans son ciboulot mais dans ce récit, il vire carrément totalement cinglé ! En effet, Psycho-Man, un méchant du Microvers qui manipule les esprits, grille les neurones à notre mercenaire. Il en résulte que celui-ci se mets en devoir de dessouder tous les super-héros et super-vilains de l'Univers Marvel !

    On a là une interrogation sur le genre ! On part du constat que les super-héros ne meurent jamais et quand ils meurent, il finissent, à l'image de Christs modernes, par ressusciter ! Deadpool s'en est rendu-compte et décide de briser la chaine de la Continuité ! Les 4 Fantastiques y passent, les Avengers, Spider-Man, Hulk etc,... Seul le Maître de Corvée va tenter de stopper Wade, ses services loués par les veuves et les parentes des super-héros derrière Tante May !

    C'est tragique et drôle à la fois ! Le mythe des super-héros est ecorné et cette fois-ci, ceux-ci ne sont plus invincibles ! Deadpool fait preuve d'une inventivité folle pour annihiler nos héros ! C'est assez grand-guignol ! Mais ceci ne résouds pas le problème !

    Car l'Univers Marvel est un Multivers et tout ceci ne se passe pas sur la Terre- 616, la Terre principale où se déroulent les aventures mensuelles de nos héros ! Deadpool passe alors d'une Dimension à une autre mais la tâche semble infini ! Il est alors décidé que la source du problème vient des Classiques, ces personnages du patrimoine littéraire dont Stan Lee se serait inspiré pour créer ses héros !

    Dans Deadpool massacre les Classiques,  Wade Wilson se rends dans le Monde Des Idées, l'IdéaVerse, cher à Platon pour buter les Classiques ! Cette fois, vont y passer Moby Dick, Tom Sawyer, Don Quichotte, Pinocchio, les Quatre Filles du Docteur March, Gregor Samsa, les Trois Mousquetaires, Dorian Gray, le Capitaine Némo, le Docteur Frankenstein, le Cavalier Sans-Tête, Mowgli... Pauvre littérature !

    Seul Sherlock Holmes a conscience de la menace et rassemble de fines lames - parmi lesquelles Mulan ou Beowulf - pour contrer Deadpool !

    Vous aurez compris que c'est hautement sarcastique, assez cruel, mais jouissif ! Deadpool  déploie tous ses efforts pour atteindre les Créateurs et la fin du premier récit nous donne une superbe mise en abyme ! La morale serait que tous ces hérosn sont immortels et que l'écurie Marvel est logée à la même enseigne que nos Classiques ! Les héros et archétypes modernes !

    Les deux histoires sont scénarisées par Cullen Bunn, la première dessinée par Dalibor Talajic et la seconde par Matteo Lolli !

    Ces deux récits seront complétés par une troisième histoire, Deadpool massacre Deadpool où il s'attaquera à ses propres multiples incarnations dans le Multivers !

    A bientôt !


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  • Suite aux événements des tomes précédents, Valérian et Laureline sont orphelins de Galaxity qui a été effacée de l'espace-temps lorsque nos deux héros ont modifié la temporalité en évitant le cataclysme nucléaire ! Le treizième Tome des aventures des deux agents spatio-temporels, nommé "Sur les Frontières", exprime bien cette idée d'errance à travers son titre ! Dans les faits, ça se balade beaucoup dans ce nouveau récit  : cosmos, URSS, Tunisie, Libye, Chine, Ecosse et à nouveau cosmos !

    L'entrée en matière est un peu différentes d'à l'habitude puisque l'on suit deux extra-terrestres, Jal et Kistna, qui mènent une croisière touristique interplanétaire au milieu d'une extraordinaire galerie de voyageurs du cosmos de toutes races, sur un paquebot spatial de luxe ! Mais Jal est en réalité un terrien, sous son armure, et il violente Kistna, dans ce prélude, pour lui voler ses pouvoirs ! Il mets ensuite le cap dans une chaloupe vers la Terre ! Quels sont donc ses buts ?

    Sur Terre, Valérian et Laureline mènent des missions pour de mystérieux commanditaire appartenant aux deux blocs politiques de la Guerre froide pour éviter une catastrophe nucléaire ! Des centrales atomiques sont en effet sabotées - mention est faire de Tchernobyl - l'album date en effet de 1988 ! - des ogives nucléaires ainsi que des déchets radioactifs sont détournés ! Une fois de plus, le scénariste Christin est visionnaire puisqu'il évoque le terrorisme islamiste dans cet opus !

    Derrière ces manoeuvres visant à provoquer un Hiroshima généralisé, il y a en réalité, le mystérieux Jal ! Celui-ci n'est rien d'autres qu'un agent spatio-temporel qui, comme nos deux héros, a survécu à l'"effacement" ! Il ne souhaite rien d'autre - c'est son obsession ! - que provoquer la pluie atomique car dans la précédente boucle temporel, c'est ce désastre qui a conduit à la création de Galaxity à Point Central !

    Valérien et Laureline parviennent à ramener Jal à la raison, le déposent à Point Central - où la présence terrienne a complétement disparu ! Puis, nos deux aventuriers de l'espace partent vers de nouveaux horizons, de nouvelles "frontières" !

    A chaque Tome, Pierre Christin  parvient habilement a renouveler ses récits - aucun album ne ressemble à un autre dans la série et c'est la grande force de celle-ci ! Ici, l'intrigue oscille entre la tragédie et la comédie selon les moments ! Et Jean-Claude Mézières est évidemment toujours à la hauteur de son collègue !

    Vivement le Tome 14 !

    A bientôt !


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  • On retrouve Robert Kirkman et Charlie Adlard pour le tome 31 de Walking Dead avec une action plus calme qu'à l'habitude mais qui prépare peut-être de futures tempête ! Ce tome s'intitule "Pourri jusqu'à l'os" !

    La Civilisation semble regagner du terrain avec ce "Nouvel Ordre Mondial" ! Rick Grimes et les communautés qu'il dirige avec ses partenaires - sur un pied d'égalité - ont été récemment mises en contact, par le biais du génial Eugène, avec la Communauté, dirigée par Pamela Milton ! Comme des alliances sont en jeu, Rick fait faire le tour des villages à la Gouverneuse qui visite donc Alexandria, puis dans ce tome le Sanctuaire, le Royaume et la Colline. Mais nos deux leaders ont un désaccord de fond !

    En effet, Rick pense qu'après l'Apocalypse, tous doivent être considérés sur un pied d'égalité ! Or la Communauté de Milton est loin d'être égalitaire et reproduit les iniquités et les injustices de l'Ancien Monde ! Rick aura aussi un désaccord avec Dwight. Ce dernier pense qu'il faut recourir à l'insurrection pour mettre fin à cette société de privilèges, Rick lui opte plutôt pour une solution réfléchie mais forcément plus lente ! Prise entre les deux, Michonne, toute heureuse d'avoir retrouvé sa fille, réendosse sa robe d'avocate pour défendre les intérêts de Pamela Milton !

    La situation se tends lorsqu'une rixe de rue oppose des "policiers" de la Communauté à des civils autour d'une histoire de tromperie de couple ! Un homme meurt puis d'autres sont plongés dans le coma ! Michonne doit alors faire preuve de talent oratoire pour faire baisser les tensions ! Elle fait cependant de mauvais choix !

    Mercer, le chef de la milice, un ancien marine, pourrait bien constituer un allié inattendu pour Grimes en se retournant contre sa patronne Milton !

    Le tome mènent évidemment son lot d'intrigues secondaires : reconversion du Sanctuaire, reconstruction de la Colline, histoire d'amour entre Mercer et Princesse, projet d'Eugène de remettre en état une locomotive, relation entre Michonne et sa fille Elodie, esseulement amoureux de Sophia, etc,... Il y en a pour tous les goûts !

    A la fin de ce tome 31, Rick commets un geste fatidique et fatal qui risque d'être lourd de conséquences ! Un nouveau conflit est-il inévitable ? Dans ce tome, cela semble en effet mal engagé !

    Nos héros ne risquent-ils pas de perdre gros, tout ce pour quoi ils ont bataillé dur jusqu'à présent ?

    Le succès du comics Walking Dead - en parallèle avec la série télé The Walking Dead - ne se déments pas, et - exploit pour une série indépendante (le comics toujours !) - approche des 200 numéros !

    A bientôt !


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  • J'ai découvert les albums de Léonard alors que je devais avoir 10 ans ! Le personnage de Turk et De Groot officiait par ailleurs dans les pages de Pif Gadget à cette époque, au début des années 1980. Je ne possédais alors que quatre ou cinq albums (la série n'en comptait alors en réalité pas beaucoup plus !) car la vie était chère !

    Il y a quelques années, j'achetais la série complète dans "La Collection Léonard" vendue en kiosques et Points Presse ! Chaque album - publié dans un ordre non chronologique et non numéroté - était en outre pourvu d'un petit "cahier scientifique" assez rudimentaire.

    Nous voilà déjà arrivés au Tome 8 des activités de Léonard, Tome intitulé "Coup de génie" (car chaque titre est un jeu de mots et une variation sur le mot "Génie" qui caractérise notre inventeur forcené !). On retrouve donc le savant et son disciple souffre-douleur Basile !

    On constate dans ces quelques nouveaux gags allant de une à quatre pages que les réveils du disciple sont toujours aussi mouvementés ! Il s'agit à chaque fois pour lui d'assister son maître - à ses risques et périls ! -  et de participer à l'avancée du Progrès ! De nouvelles inventions en perspective : panneaux solaires (inutiles en temps de pluie), système anti-vols, système d'ouverture automatique de porte (pour éviter quelques nouveaux bobos au pauvre Basile !). La série est toujours aussi drôle et verse volontiers dans l'humour noir et le grand-guignolesque !

    Mais quelque fois, le disciple damne le pion à Léonard que ce soit parceque c'est celui-là qui tire celui-ci du lit de manière abrupte à son tour, pour changer ou parce qu'il réalise lui-même des inventions ! Ainsi Basile invente les patins à roulettes, prenant son maitre de vitesse ou encore la planche à fabriquer des billets de banque dont Léonard ne peut contester l'utilité éminente !

    Les gags versent toujours aussi volontiers dans l'outrance ! Parfois les inventions de Léonard ne servent pas à leur but initial comme cette machine à laver le linge qui se transforme en machine à râper du fromage, ce bilboquet géant ou cette machine à faire la vaisselle tous les deux hors de contrôle !

    Parmi les gags que j'ai particulièrement aimé, il y a celui avec la machine à voyager dans le temps qui amène nos deux compères au XXème siècle et qui, par une maladresse du disciple, les piège dans une boucle temporelle ! Aussi, signalons le gag du dressage du chien du voisin, lequel animal se montre très "humain" tandis que le disciple régresse dans l'animalité !

    Pourtant, il arrive que Léonard montre quelques considérations et attentions pour son "associé" comme lorsqu'il lui prépare un gâteau d'anniversaire ! Sauf que là encore, ça tourne mal pour Basile - et ça donne le ressort comique ! On rit toujours sur les gens qui se cassent la figure comme l'avait montré le philosophe Henri Bergson dans son essai sur Le Rire  !

    A bientôt !


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  • L'Incroyable Hulk est un des personnages les plus populaires de l'écurie Marvel - notamment par le biais de la série-télé kitsch des années 1970 avec Bill Bixby et Lou Ferrigno ! Conçu et pensé à l"origine par Stan Lee comme un compromis entre Frankenstein et Docteur Jekyll et Mister Hyde ! De nombreux scénaristes et dessinateurs se sont succédés sur ce personnage, explorant différentes facettes de sa personnalité ! Lorsque Paul Jenkins arrive sur la série The Incredible Hulk, il tire parti de tout cet héritage et confronte notamment les différents aspects du héros, en particulier dans le court story-arc "Les Chiens de Guerre" (en sept parties tout de même !).

    Les épisodes dont je vais vous parler maintenant sont les numéros #12 à #20 du Volume 2 de The Incredible Hulk , scénarisés par Paul Jenkins et dessinés par Ron Garney. Il s'agit donc de l'arc "Les Chiens de Guerre" précédé de l'arc "Les Yeux du Serpent" !

    Le contexte : Bruce Banner vient de perdre son épouse Betty Ross, la fille du Général Thaddeus Ross - celle-ci est décédé et notre héros accuse le coup ! Pire, il apprends qu'il est atteint de sclérose latérale amyotrophique ! L'issue semble inévitable mais pire que tout, ceci entraine un péril plus grand car Hulk risque de reprendre le dessus !

    Banner se rends donc chez le docteur Angela Lipscombe, une amie de fac, neurochirurgien et psychothérapeute ! Il s'agit de confirmer la SLA et plus encore d'empêcher Hulk de ressurgir ! Angela propose alors un procédé qui permet à Bruce de rentrer en son for intérieur !

    Là Bruce Banner rencontre les différentes incarnations de Hulk qui représente des morceaux de sa psyché schizophrène : le Hulk sauvage, le professeur Hulk ou encore Joe Fixit ! Tous ensemble, ils affrontent la bête immonde qui réside en Banner, la part de Diable en lui !

    Par la suite, notre héros est confronté à un militaire retors, le Général Ryker, au centre de bien des théories du complot de l'Histoire contemporaine, un être cruel qui pratique des expérimentations mortelles sur des SDF. Celui-ci veut s'accaparer les secrets de Hulk et utilise mensonges et manipulations. Tout ceci nous amène en Zone 51 ! Les aliens sont-ils derrière tout cela ? La vérité est plus prosaïque et terre-à-terre et constitue la révélation finale !

    On notera une apparition de Doc Samson et de Nick Fury en guest-stars. Le récit se conclut sur un nouveau statut-quo : le Diable est libéré !

    Un récit qui permets donc de montrer différents aspects de Hulk et son atler-ego Banner ! J'ai lu cela dans la collection Hachette : "Les super-héros Marvel" - Tome 5 ! Je vous donne rendez-vous bientôt pour le Tome 6 et une histoire d'Iron Man !

    A bientôt !


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  • XIII Mystery - Tome 1 : La Mangouste - Meyer & DorisonIl est fréquent désormais, dans le monde de la BD,  qu'une série iconique se voit attribuer des séries dérivées - un peu comme pour la mode des spin-offs avec les séries-télé ! On pourrait multiplier les exemples ! On a ainsi les nombreuses séries dans le monde de Troy, Blueberry, Spirou ou Lucky Luke dont on nous raconte la jeunesse, ou au contraire Alix dont on nous relate les vieux jours...

    Jean Van Hamme est un habitué de ces procédés ! En effet, sa série Thorgal a donné lieu à toute une série de récits sur Kriss de Valnor ou sur Louve. Sa série emblématique XIII  n'y échappe pas ! Le premier cycle des aventures de l'Amnésique le plus célèbre de la BD s'étant terminé, Van Hamme et son acolyte Vance se sont accordés un répit. Mais en réalité, le second cycle était déjà en chemin et entre les deux moments, nos artistes ont décidé de produire des épisodes de "transition", qui exploreraient les chemins de traverses et dont les rênes seraient confiés à des scénaristes et des dessinateurs choisis et n'ayant pas l'habitude de travailler ensemble. Le résultat n'était pas garanti !

    La série principale XIII  compte environ une centaine de personnages dont certains ne font que des apparitions fugitives. Il s'agit de développer ces individus dans des récits annexes qui viendraient apporter un nouvel éclairage à la trame principale. Parmi ces personnages, il y a en a un particulièrement fascinant qui ouvre cette série dérivée qui s’appellera XIII Mystery. Le Tome 1 est en effet consacré à la Mangouste, assassin sous contrat particulièrement aguerri et professionnel, qui ne rate - presque ! - jamais sa cible !

    A première vue, ce personnage nous semble froid et dépourvu de sentiments, et dans cet album qui ouvre la série, le scénariste Xavier Dorison (connu notamment pour Le Troisième Testament) nous livre un récit brillant ou notre méchant fait même preuve de sentiments moraux ! On se surprendra même à prendre son parti quand on découvrira les motivations qui ont fait de lui un tueur et aussi le fait que dans l'affaire Sheridan, on a voulu le doubler ! Au dessin, on retrouve Ralph Meyer - dont le style me rappelle par moments un peu celui du grand Jean Giraud/Moebius  -  toutes proportions gardées !

    Tout commence après-guerre, en 1947, dans une Allemagne ravagée où un menuisier, Herr Weber, emploie un apprenti, le jeune Schreiner, 13 ans, et recours aux services de Hans, dit "La Mangouste", un tueur sous contrat formé dans les commandos d'élite de la Wehrmarcht et qui le débarrasse de soldats russes un peu trop autoritaires. Suite à cela, le jeune garçon part pour l'Amérique afin d'être mis à l'abri mais peu après Herr Weber est arrêté par la Stasi et son crime contre l'Armée Rouge est découvert !

    Schreiner va devoir graisser la patte de la Stasi et pour cela va se mettre sous la tutelle de Hans, lui aussi aux Etats-Unis qui va lui apprendre tous les trucs du métier de tueur et notamment l'origine de son sobriquet de "Mangouste" !

    Devenu un jeune homme puis un adulte, l'ex-apprenti menuisier devient un tueur à gages accompli et on suit son évolution. Puis, vers la fin du récit, Kim Rowland croise sa route et lui propose d'assassiner le président William Sheridan. Cet assassinat qui s'inspire fortement de celui de J.F.K. mets en jeu un second tireur comme pour Kennedy. Et notre protagoniste principal a été doublé ! Son entourage le paiera cher !

    En réalité, tout ceci nous est raconté en flashs-backs, sauf la fin qui nous ramène au début du tome 1 de la série XIIII lorsque l'Amnésique échoue sur une plage.  Celui qui va reprendre le pseudonyme de Mangouste raconte son existence à Kim Rowland au large des côtes sur un navire dont il a tué tout l'équipage de gens peu fréquentables. Puis, la Mangouste se voit proposé un contrat sur XIII à la fin !

    Ce premier tome de XIII Mystery est très surprenant ! C'est son attachement à deux figures paternelles et de mentors qui ont fait de la Mangouste ce qu'il est et cela apporte beaucoup de nuances au personnage. C'est de plus très finement exécuté et on ne peut qu'être ému à la fin de cette lecture comme Van Hamme dit qu'il le fut dans une introduction au volume en lisant/découvrant la travail des deux artistes qu'il avait désigné, Dorison et Meyer ! Le passage de flambeau le temps de cet album est donc parfaitement  réussi et cette série dérivée démarre de la meilleure des façons ! Toutefois, il est utile de bien se rappeler l'intrigue et le contexte de la série mère pour apprécier certains moments clés de ce récit hors flashs-backs !

    Bref, j'ai beaucoup apprécié cette lecture de grande qualité et il me tarde de découvrir les albums suivants ! Le Tome 2 est sur "Irina" et la série XIII Mystery  compte à ce jour - février 2019 ! - déjà 13 tomes, le dernier paru fin 2018 étant consacré à Judith Warner !

    Par la suite, Xavier Dorison et Ralph Meyer ont continué leur collaboration sur la série Undertaker !

    A bientôt !


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  • Secret Warriors (2017) - Matthew RosenbergSecret Warriors est une série de comics publiée par Marvel qui a connu plusieurs incarnations. A l'origine, il s'agissait de Surhumains réunis par Nick Fury dans le contexte de l'event "Secret Invasion" et de la Guerre contre l'HYDRA. Déjà, dans cette première "team", on retrouvait la jeune Daisy Johnson alias Quake que les fans de la série-télé Marvel's Agents du SHIELD connaissent bien ! En 2017, la série est relancée mais ne durera que 12 numéros, faute de succès au rendez-vous, scénarisée par Matthew Rosenberg et mis en images par une brochette de dessinateurs secondaires (à ce sujet, j'aime beaucoup le style graphique de l'artiste Javier Garron !). On est cette fois dans le contexte de "Secret Empire" !

    Le dénominateur commun des deux séries est donc Daisy Johnson ! On a cette fois une équipe d'Inhumains. Lors du déroulement de "Secret Empire", l'HYDRA, menée par un Captain America maléfique, a pris le contrôle des Etats-Unis et mets les sujets de Flèche Noire et Médusa dans des camps ! De jeunes Inhumains se rassemblent et on a donc Quake, Miss Marvel (notre chère Kamala Khan !), Dante aka Enfer, Moon Girl et son Devil Dinosaur et aussi Karnak, dernier membre présent de la Famille Royale Inhumaine !

    On a trois arcs dans cette courte série : "Rebâtir le Monde", "Quand les ennuis commencent" et "Sinistre Machination". Notre équipe de héros est sur la défensive, obligée de prendre la fuite, pourchassée par les troupes de l'HYDRA menées par Mister Hyde, le père de Daisy, puis décide de contre-attaquer en délivrant les prisonniers dans les camps. Ils se lancent aussi à la recherche d'un jeune garçon, appelé Leer, qui est en fait le fils de Karnak et qui est un "Survolteur de pouvoirs" !

    Quake et ses compagnons vont croiser la route du Fauve Noir, ce McCoy d'une autre dimension ainsi que des X-Men, retranchés dans la nouvelle cité de New Tian ! Magik/Illyana Raspoutine va se joindre au groupe.

    On explore les motivations des héros et tous ne sont pas d'accord sur le moyen de parvenir à leur fin. Daisy voit-elle uniquement ses alliés comme des pions sacrifiables ? L'empathie de Miss Marvel va-t'elle lui jouer des tours ? Dante est-il trop naïf et manipulable, Karnak trop calculateur et froid ? Moon Girl saura-t'elle utiliser son intelligence phénoménale pour  surmonter les problèmes ?

    L'intrigue tourne autour des tentatives de Karnak, de Moon Girl et de Mister Sinistre de régénérer/reconstituer les Brumes Terrigènes ! Enlèvements d'enfants Inhumains, manipulations génétiques remplissent le récit qui se poursuit après la résolution de "Secret Empire" !

    Une série qui a quelques bonnes idées mais n'a pas rempli ses promesses ! On sent un potentiel bridé ! Ce qui explique sans doute que ce comics n'a pas rencontré son public. Il est intéressant pour les nouveaux personnages qu'il développe davantage dans le cadre des efforts de Marvel de ces dernières années pour renouveler le cheptel de ses super-héros !

    A bientôt !


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  • Lorsqu'il lanca le personnage de Wolverine - Serval en VF ! - dans les pages de The Incredible Hulk #180 et 181, en 1973, Roy Thomas ne se doutait pas qu'il créait là un des personnages qui seraient parmi les plus populaires de Marvel et du comics-book ! En effet, depuis, le héros griffu a intégré l'équipe des X-Men (dès l'année suivante, 1974) puis a commencé à avoir ses aventures solo au début des années 1980 ! Il fait de plus parti de quasiment tous les films X-Men et a eu plusieurs longs-métrages à son nom !

    Logan est un être complexe ! Mutant de son état, il possède un pouvoir auto-guérisseur, des griffes et le Programme Arme X lui a greffé un squelette en Adamantium ! Très vieux car né à la fin du XIXème siècle, ce personnage bourru a une longue expérience de la Nature Humaine et se montrer en réalité très empathique ! Il est de fait, comme la plupart des héros Marvel, un individu parcouru par ses contradictions et exposé à ses faiblesses, la sienne étant de devoir lutter contre une sorte de seconde nature animale !

    En 2009,  Wolverine se confronte à son ancienne alliée devenue ennemie, la célèbre Raven Darkholme plus connue sous le nom de Mystique, une Métamorphe qui ne cesse de trahir tout le monde ! Dans ce récit scénarisé par Jason Aaron (un des Architectes de la Maison des Idées - qui officiera aussi sur Thor, Hulk, plus récemment sur les Avengers et sur Star Wars !) et dessiné par Ron Garney, Logan traque la vilaine fille entre l'Iran et l'Aghanistan car celle-ci a encore trahi les X-Men lors des événements liés au "Complexe du Messie" !

    La traque ne s'avère pas aisée car Mystique utilise tous les subterfuges, s'abrite derrière d'innocents civils, n'hésitant pas à tuer une jeune femme afghane et à faire porter le chapeau à celui qui la chasse ! Elle instrumente aussi les Marines américains ! Cette histoire a la guerre contre le terrorisme islamique en toile de fond et on comprendra ainsi aisément le climat de violence qui s'en dégage ! Le dessin nerveux de Garney sert aussi bien l'intrigue !

    Le scénariste nous emmène, de nos jours, à Téhéran, aux Montagnes de Safed Koh et donc en Iran, en Afghanistan et à la frontière syrienne mais aussi, au cours d'un flash-back (le passé riche de notre héros s'y prête !) à Kansas City en 1921 ! A cette période du passé, Logan avait déjà un contentieux avec Raven car celle-ci dirigeait un groupe de voleurs et autres vides-goussets mais a fini par trahir tout le monde ! Ca c'est terminé dans un bain de sang pour la fine équipe ! Cette super-vilaine a la trahison dans la peau !

    Pour être complet, ce récit qui a pour titre "Cible Mystique" - et a été publié en 2009 donc - couvre les issues 62 à 65 de Wolverine (vol.3) et a été republié il n'y a pas si longtemps en tant que Tome 3 de la Collection Hachette "Le Meilleur des super-héros Marvel" ! Je vous laisse le lire pour découvrir ce qu'il adviendra à la retorse et fourbe Mystique !

    A bientôt !


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  • On retrouve notre cher cow-boy Lucky Luke dans une nouvelle aventure, qui va le confronter une fois de plus aux improbables Frères Dalton aussi méchants que stupides !

    Dans Dalton City, troisième album publié chez Dargaud, en 1969 et quarante-neuvième histoire de la célèbre série, avec toujours Morris au dessin, assisté du talentueux Goscinny, les quatre bandits ont la "folie des grandeurs" puisqu'ils vont ni plus ni moins vouloir fonder une ville à leur nom ! Inutile de dire que cette bourgade sera le repaire et le point de ralliement de tout ce que la région compte de despérados !

    En réalité, le récit commence avec Lucky Luke qui arrive à Fenton Town, ville sans foi ni loi du Texas, en qualité de nouveau shérif ! Notre héros a décidé de mettre un terme aux activités criminelles qui s'y déroulent au quotidien et pour cela, il fait mouche en éliminant directement Dean Fenton, le maitre de la ville puis Luke réalise un joli coup de filet !

    De fil en aiguille, Dean Fenton se retrouve dans le même pénitentier que les Dalton, et ces derniers ont donc vent de l'existence de la ville sans foi ni loi, désormais ville fantôme, et décident de se l'approprier, et de reprendre ce projet à leur compte ! Evidemment, ils ne tardent pas à s'évader en raison de l'incompétence du personnel de la prison, en particulier d'un certain télégraphiste ! Lucky Luke se lance une nouvelle fois à leurs trousses !

    Nos méchants décident de rebaptiser Fenton Town en Dalton City et munis de marteaux et de clous, de la retaper ! Contre toute attente, nos bandits sont obligés de travailler ! Chacun se partage les tâches ! Lucky Luke se pointent sur ces entrefaits et se fait capturer ! Mais la légendaire bétise des Dalton va lui servir une nouvelle fois !

    La ville ne tarde pas à renaitre tel le phénix ! La preuve, une compagnie de danseuses de saloon, sous les ordres de Lulu Carabine est chargée de l'animation ! Mais les despérados de la région ne sont pas là et Luke suggère alors l'idée d'un mariage entre Joe Dalton et Lulu Carabine (évidemment pas mise au courant et déjà mariée à son pianiste !) pour célébrer une noce et attirer du monde !

    Une fois de plus, Luke se joue de nos malfrats et réalise un autre coup de filet ! Avec l'intervention de la Cavalerie, tout ce gratin retourne au pénitentier !

    On ne peut que saluer le talent de Goscinny qui, tout en usant un peu des mêmes ressorts scénaristiques - la bêtise des Dalton ! - parvient à chaque fois à renouveler son traitement ! Dalton City est un nouveau chapitre des aventures du quatuor qui sont aussi essentiels à la série que Jolly Jumper, Rantanplan ou même Lucky Luke et qui souvent lui volent la vedette ! De parfait anti-héros !

    A la fin, la morale est sauve et nos deux auteurs condamnent ici autant sinon plus la bêtise de ces quatre là que leur méchanceté concomitante !

    A bientôt !


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  • Frank Thorne est un artiste du monde des comic-books, surtout connu pour son travail sur le personnage crée à l'origine par Robert Howard, Red Sonja ! Mais avec Iron Devil, conçu au début des années 1990, notre individu livre son récit le plus hard, dans la veine de l'erotic-fantasy !

    Cette histoire est un mélange de récit pornographique et de conte fantastique ! On y croise des démons et des dieux païens, et on s'y livre à des cultes impis de nature sexuel ! Tout tourne autour de deux personnages féminins au fort potentiel érotique, en deux endroits et deux moments de l'Histoire !

    On a d'une part,  Fey Brith, une beauté muette, recueillie par une sorcière et vendue pour une bouchée de pain à un bordel de l’île de Pharos, le "Iron Devil" où elle va assouvir les fantasmes lubriques d'hommes d’Église notamment. On a d'autre part Tristi Joy, une prostituée qui opère dans un des plus fameux bordels de l'Upper West Side, à New York, et qui tourne des pornos avec sa jeune sœur Roxy !

    Ces deux femmes, Fey Brith et Tristi Joy, sont en fait la réincarnation de la même Créature, la fameuse Lilith, première femme d'Adam et maudite, représentante de toutes les femmes qui se livrent au Pêché de la Chair sans but procréatif ! Toutes les deux sont capables d'invoquer les démons !

    Mais Fey Brith connaitra un sort funeste, comme toutes les pensionnaires du "Iron Devil", massacrées par une foule de Croyants ! Tristi Joy recouvrira bientôt la mémoire sur ses incarnations précédentes tandis que des démons se manifestent dans ses rêves puis dans la réalité physique ! De même, Roxy se révélera être Gadreela, la jeune épouse de Satan !

    On a là l'une des BD érotiques  les plus hards et les plus crues que j'ai jamais lues ! C'est même carrément pornographique ! Il y a des chibres énormes et des giclées de liquide séminal à quasiment chaque page ! Mais le but n'est pas tant d'exciter le lecteur que de le choquer ! On retrouve ainsi certaines pratiques classées comme "déviantes" comme la nécrophilie, l'ondinisme ou la baise sous drogues !

    Iron Devil nous est narré via le biais d'une divinité féminine païenne ! Il y a aussi une touche Art-Déco par moments je trouve, notamment  dans certaines illustrations de couvertures !

    Cette BD eut droit à une suite en 1995 avec Devil's Angel où on assiste à la naissance du Fils de Satan ! Ce second récit est inédit en France et fut victime de la censure aux Etats-Unis car qualifiée à tort de "pédopornographique" ! C'était alors une nouvelle résurgence du Comics Code Authority de 1954 !

    Frank Thorne est à n'en pas douter un grand artiste et les femmes qu'il dessinent sont de superbes incarnations de la beauté ! Le scénariste-dessinateur a grandit avec les histoires d'Alex Raymond comme modèles - et son Flash Gordon - ou de Hal Foster - et son Prince Valiant ! J'essaierais dans le futur de vous parler de sa Red Sonja !

    Iron Devil est traduit en français en 2009 au moment où il rejoints la collection "Erotix" des Editions Delcourt ! C'est réédité chez Hachette-Collection dans la gamme "Les Grands Classiques de la Bande-Dessinée Érotique" - tome 80 sur 86 !

    A bientôt !


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  • Valérian - Tome 12 : Les Foudres d'Hypsis - Christin & MézièresLe tome 12 des aventures de Valérian et Laureline s'inscrit dans l'ensemble plus large des quatre albums commencé avec "Métro Châtelet - Direction Cassiopée" ! Dans "Les Foudres d'Hypsis", les intrigues se complexifient et le scénariste Pierre Christin n'est pas à un paradoxe temporel près !

    Dans la trame générale de la série, on le sait, un cataclysme nucléaire est survenu - auquel à fait écho Tchernobyl dans notre réalité ! Là, la catastrophe semble se profiler et au début de l'album, nos deux agents spatio-temporels se réunissent dans la salle à manger de Lord et Lady Seal, en Écosse pour résumer et faire le point sur les récents événements avec le super-intendant de Galaxity, Monsieur Albert, Ralph le Glapum'tien et les trois Shingouz !

    Très vite, sachant que l'explosion nucléaire fatale doit survenir au Pôle Nord, tout ce beau monde embarque sur le navire météo britannique, le Crosswinds et va traquer un mystérieux navire école qui s'avérera être bien plus que ce qu'il parait ! La poursuite continue dans les étoiles !

    Christin abandonne un peu la SF pure et dure pour se lancer en quelque sorte dans la parodie et le registre "métaphysique" ! En effet, nos héros atterrissent sur la planète Hypsis et découvrent les trois puissantes entités qui son responsable du destin de la Terre ! Il ne s'agit ni plus ni moins que de Dieu le Père, du Fils et du Saint-Esprit, respectivement croqués par Mézières sous la forme d'Orson Welles, de Bob Dylan et d'un machine à sous !

    C'est alors que Monsieur Albert use de toute sa sagacité pour modifier le destin de notre planète ! Le Cataclysme est annulé mais du coup, Galaxity, le point d'ancrage de Valérian et Laureline, mégapole spatiale qui était née de cette catastrophe est effacée de la ligne temporelle tandis que la Terre est déplacée dans l'espace ! Nos deux héros se retrouvent "orphelins" !

    L'humour est très présent dans cet album, endossé principalement par les Shingouz ! Ce récit n'est en quelque sorte qu'un long voyage qui rebats les cartes ! Les prochains albums traiteront des conséquences !

    Cette série de BD est décidément très étonnante, atypique et novatrice !

    A bientôt !


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  • Peyo, le Papa des Schtroumpfs avait tout pour être heureux ! Artiste accompli, il avait réalisé une œuvre qui reste une référence de la BD avec ses petits lutins bleus ! Mais hélas, il était de santé fragile et fréquenta les médecins durant plusieurs décennies ! Fatalement, cela devait inspirer une aventure des Schtroumpfs !

    Docteur Schtroumpf est le dix-huitième album de ces sympathiques petits personnages, paru en 1996, après la mort de Pierre Culliford (Peyo) et le troisième album de la série aux Éditions du Lombard. C'est là encore Thierry Culliford, le fils prodigue, qui reprends la série, assisté au scénario de Luc Parthoens (qui est aussi à l'encrage) et avec des dessins d'Alain Maury très fidèles à l’œuvre originale  ! On retrouve donc les artistes des deux précédents albums ! L'esprit et la lettre sont respectés !

    Après avoir croqué le monde de la banque avec Le Schtroumpf financier, c'est cette fois l'univers de la médecine - avec tout ses abus surtout ! - qui est dépeint ici ! Comme souvent dans les récits des Schtroumpfs, le Grand Schtroumpf  est trop occupé pour voir arriver la catastrophe ! Devant les petits bobos qui surviennent à nos héros, un des lutins bleus décide de s'arroger le titre de médecin et de jouir d'une position de notable - mais sans le diplôme et l'expérience bien sûr !

    Très vite, le Docteur gagne de l'ascendant sur le village, embauche la Schtroumpfette comme infirmière - qui ne tardera pas à être surmenée de travail, prodigue potions et remèdes - et n'évite pas la surmédication et les prescriptions abusive ! Il va même conduire à la paralysie de la communauté en distribuant à tout va les arrêts maladie non-justifiés ! On le voit, on est bien dans la satire de nos sociétés une fois de plus !

    Notre médecin a pourtant de bonnes intentions par moment, comme la construction de cet hôpital, mais une fois de plus, les Schtroumpfs pêchent par naïveté !

    Les médecines parallèles et concurrentes vont se développer et je n'en citerais que deux : l'acupuncshtroumpf et  la psychoschtroumpfie !

    La catastrophe finit par arriver lorsque le Grand Schtroumpf tombe malade pour de bon - et est littéralement drogué par notre médecin - et lorsque la Schtroumpfette fait un burn-out ! Les autres héros n'ont alors plus que le seul choix de faire venir un véritable médecin depuis le monde extérieur, le monde des humains, le dénommé Maître Ludovic, un ami d'Homnibus et un collègue de... Gargamel ! Le méchant sorcier va essayer de berner tout le monde en accompagnant le médecin humain dans sa tournée mais ne pourra, une fois seul, retrouver le chemin du village qui semble protéger par un sort  !

    Evidemment, à la fin, les choses reviennent à la normale, la crise est passée et chacun est de nouveau à sa place, dans son rôle !

    C'est un album de bonne facture qui ne dépare pas dans la série ! L'équipe aux manettes fait le taf !

    En 1994, un mini-album, Les Schtroumpfs éclopés - aux thématiques assez similaires, avait été publié dans le cadre de l'Association des Paralysés de France !

    A bientôt !


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  • Avengers : Jusqu'à la mort est l'event 2018 des "plus grands héros de la Terre", une histoire aux proportions épiques et cosmiques rassemblant toutes les équipes de Vengeurs et qui court des numéros 675 à 690, soit 16 issues, pas une de moins ! Ca fait partie de la période "Legacy" chez Marvel, un nouveau point de départ à l'issue de l'événement "Secret Wars" qui avait rebattu les cartes ! L'arc dont il est question ici se nomme No Surrender en VO !

    Pas mal d'artistes sont mobilisés sur cet arc ! Au scénario, on a Mark Waid, Al Ewing et Jim Zub, et aux dessins, pas moins d'une demie-douzaine d'artistes dont Kim Jacinto, Pepe Larraz et Stefano Caselli pour les principaux ! Malgré la multiplicité des dessinateurs, ceux-ci ayant des styles proches, l'ensemble est relativement homogène !

    La Terre est de nouveau menacée et l'enjeu de forces cosmiques ! En effet, deux Doyens de l'Univers ont décidé d'organiser une compétition sur notre planète bleue, n'hésitant pas à la "kidnapper" à l'autre bout de l'Univers ! Le Grand Maître et son Challenger sont à l'origine de ce méfait et nos Avengers se retrouvent pris entre deux camps de vilains dont l'Ordre Noir jadis au service de Thanos !

    Des sortes d'artefacts d'énergie sont le prix à remporter lors de ces combats et le camp qui en récupérera le plus gagnera la compétition ! Les Vengeurs voient le retour d'une de leurs anciennes alliées, la mystérieuse Voyager qui avait été effacée des mémoires (et Marvel de nous refaire le coup de Sentry dans une nouvelle rétro-continuité !) ! Mais pourquoi, Jarvis, blessé pendant les événements, témoins de toutes les époques de l'équipe, n'a-t'il aucun souvenir de cette fille douée du don de téléportation ?

    Les Vengeurs vont devoir une fois de plus sauver la planète des manigances d'extra-terrestres belliqueux et un grand nombre d'effectif est mobilisé ! Il y aura hélas des pertes mais on n'est pas inquiets car le trépas n'est jamais définitif pour les super-héros !

    Un arc rafraîchissant et bienvenu  - peut-être un peu trop long ! Moi, j'ai beaucoup apprécié de le lire en tout cas, la qualité est là tant niveau scénario que dessins !

    Un petit hommage en passant à Stan Lee, décédé en 2018 !

    A bientôt !


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  • Lorsque Stan Lee et Steve Ditko lancent le personnage de Spider-Man fin 1962, dans Amazing Fantasy 15, ils ne se doutent pas encore qu'ils viennent de créer une figure majeure de la pop-culture ! J'ai déjà eu l'occasion de vous parler des débuts du Tisseur dans un article sur sa première "Intégrale" pour 1962 - 1963, parue chez Panini et je vous y renvoie !

    Mais il y a une tradition chez Marvel, c'est de publier chaque année un numéro spécial contenant plus de pages pour chacun de ses héros majeurs, ce que l'on appelle des Annuals ! L'Annual 1 de Amazing Spider-Man parait en septembre-octobre 1964 et mets en scène le groupe de super-vilains, les Sinister Six !

    Au fil de ses aventures précédentes, l'Araignée a affronté toute une panoplie de vilains dont il est parvenu à se défaire ! Ayant tous été vaincus, ces horribles méchants décident, sous l'impulsion du Docteur Octopus de se liguer contre notre héros ! Outre Doc Ock, la team est constituée d'Electro, de Kraven, de Mystério, du Vautour, et de l'Homme-Sable !

    A côté de cela, Peter Parker tombe dans une sorte de dépression qui lui fait perdre temporairement ses pouvoirs (mais cela ne dure pas longtemps et on se demande bien où le scénariste voulait en venir ?!). Les Sinister Six enlèvent Betty Brant et Tante May, mais, contrairement aux 4 Fantastiques, aux Avengers ou aux X-Men, les vilains sont incapables de former une équipe soudée et affrontent un par un le Tisseur qui se joue d'eux à nouveau !

    Spider-Man parvient finalement à stopper Otto Octavius et à délivrer ses deux prisonnières ! Tout est bien qui finit bien !

    Cet Annual est aussi l'occasion pour Stan Lee de montrer des caméos de ses autres personnages (Les FF, Thor, Captain America, Iron Man, Giant-Man et la Guêpe, les X-Men, Doctor Strange) et d'insérer une petite "pub" vers les autres séries de comics ! L'Univers Marvel était alors déjà un "Univers partagé" ! On a en outre droit à six illustrations pleines pages avec chacun des six méchants aux moments culminants des affrontements !

    Voilà, un Annual très divertissant, premier issue d'une longue lignée de hors-séries sur le Tisseur ! C'est comme je l'ai dit, publié en 1964 et j'aurais l'occasion d'évoquer à nouveau ce numéro dans un futur article qui parlera de toute la production Spider-Man de 1964 sous la forme de l'Intégrale Panini de cette année là ! Je tâcherais alors d'élargir le propos pour ne pas faire doublon ! Mais faites moi confiance pour cela !

    A bientôt !


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  • J'ai déjà eu l'occasion de vous le dire, avec les premiers albums Dargaud de Lucky Luke, nous abordons la meilleure période de la série !

    C'est ainsi que l'album Le Pied-Tendre nous offre un récit bien ficelé, cocasse et très drôle et surtout nous dépeints un personnage inoubliable et bien construit comme seul le scénariste René Goscinny a le secret !

    Le Pied-Tendre, c'est Waldo Badmington, fraichement arrivé d'Angleterre, avec tout son flegme britannique,  pour prendre possession du ranch du vieux Baddy après la mort de ce dernier ! Mais comme on s'en doute d'autres convoitent le ranch !

    Un autre problème est que notre homme ne maitrise pas les codes de l'Ouest américain, milieu sauvage et très rude, ce qui lui vaut son surnom de "Pied-Tendre" ! Heureusement de bonnes âmes vont aider Waldo, en premier lieu Lucky Luke mais aussi le majordome Jasper et Sam, le peau-rouge qui servait Baddy ! Tout ceci rendra la tâche plus dure au méchant, un nommé  Jack Ready qui attendait pour racheter le ranch de Baddy et qui va donc rudoyer l'Anglais !

    Mais tout est bien qui finit bien ! Waldo s'adapte assez vite au Far-West et Jack Ready est écarté - au terme d'un duel au pistolet à l'européenne ! Merci Lucky Luke, défenseur des faibles !

    Pour être complet, ajoutons que cette histoire est le quarante-huitième récit des aventures de Lucky Luke ! Prépubliée comme de coutume dans le journal Spirou, elle est finalement éditée en album - le second chez Dargaud donc ! - en 1968 !

    Au niveau des graphismes, on peut mentionner la couverture assez extraordinaire avec ces quatre hommes de main qui font sauter notre Pied-Tendre sur une bâche, et pù Waldo ne se dépare pas de son calme ! Toujours au sujet de Waldo, on notera une certaine ressemblance dans son dessin avec le physique d'Albert Uderzo mais Morris affirmera plus tard que c'est une coïncidence !

    Un très bon album, à l'ambiance un peu funèbre, mais néanmoins très drôle comme toujours !

    A bientôt !


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  • Je vais commencer ici ce qui constitue mon 400ème article "bande-dessinée" (sous réserve que j'en ai oublié !) avec le tome 11 de la série Valérian, Agent spatio-temporel ! Il s'agit là encore d'un diptyque - qui s'ouvre avec "Les Spectres d'Inverloch" et se termine avec "Les Foudres d'Hypsis". Cette fois-ci, l'enjeu est plus grand que jamais puisqu'il s'agit de la disparition de la Terre à la fois au XXème siècle et dans le Futur de Galaxity !

    La dernière fois que Valérian et Laureline étaient en mission ensemble remonte au tome 8 : "Les Héros de l'Equinoxe" ! Ce tome 11 va marquer leurs retrouvailles ! En fait, tous les protagonistes des "Spectres d'Inverloch" vont se retrouver en Écosse, dans le château de lady et lord Seal ! Mais on les suit d'abord séparément...

    Laureline est déjà sur place en Écosse où elle attends son ordre de mission en se livrant à la pratique équestre avec lady Seal ! Pendant ce temps, Valérian est à une autre époque en un autre lieu, à chasser le Glapum'Tien sur la planète Glapum'T. Il va ainsi capturer un indigène local en forme de grosse méduse, doté de pouvoirs télékinésiques et au fort appétit - dont on imagine qu'il est appelé à jouer un rôle par la suite !

    A Londres, le sympathique et débonnaire Monsieur Albert doit se démener avec toutes sortes de grèves pour réussir à prendre son train pour l'Ecosse !

    Dans le Futur, sur la planète mégapolitique Rubanis, les trois Shingouz usent de leurs talents pour obtenir des renseignements ! Galaxity a en effet demandé à ces maitres-espions de localiser la planète Hypsis !

    Lord Seal lui a rendez-vous avec des pointures du renseignement américain qui l'informent que différents généraux en charge des armes nucléaires ont "pété les plombs" ! En sous-texte, la catastrophe atomique survenue en 1986 dans le monde de Valérian, évoquée dans  le premier album "La Cité des eaux mouvantes" se profile ! On remarquera un clin d'oeil à l'album de bande-dessinée Partie de chasse d'Enki Bilal et Pierre Christin qui n'appartient pas à la série Valérian !

    Mais la menace qui se profile - et dans laquelle semble impliqué le monde d'Hypsis ! - ne concerne pas que le XXème siècle ! En effet, des indices indiquent que la temporalité est en train d'être modifiée faisant possiblement disparaître Galaxity dans le Futur ! Ce qui explique la présence du Superintendant des services de l'espace-temps au château de lady et lord Seal à la fin du tome pour poser les enjeux !

    Une histoire assez énigmatique au final et qui n'est là que pour poser les prémices de l'album suivant, "Les Foudres d'Hypsis" ! C'est toujours aussi exotique, dépaysant avec des touches d'humour (comme la chasse au Glapum'Tien ou l'arrivée de Valérian au XXème siècle !).

    Je vous donne donc rendez-vous au tome 12 !

    A bientôt !


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  • Avec le tome 20 des aventures de XIII, nous entamons le deuxième cycle du périple de l'amnésique le plusXIII - Tome 20 : Le jour du Mayflower - Jigounov & Sente célèbre de la bande-dessinée ! Le scénariste Yves Sente et le dessinateur Youri Jigounov prennent le relais des créateurs Vance et Van Hamme !

    "Tome 20", me direz-vous ? Pourtant mon dernier billet sur cette série - qui date de quelques mois, numérote le précédent tome "Le Dernier Round", tome 18 ! Mais ça, c'est selon la numérotation de l'édition en kiosques, ces collections de BD que proposent régulièrement des éditeurs comme Hachette ou le Figaro ! Avec "The XIII Mystery : L'enquête", dispatché à la fin de chacun des 18 tomes, on a en fait 19 albums ! Je reprends en fait ici la numérotation de l'éditeur d'origine - hors-kiosques, Dargaud ! La Saison 2 commence donc bel et bien au Tome 20 !

    Jason Mac Lane alias XIII coule des jours paisibles dans la maison que lui ont légué Abe et Sally Smith, au bord de la mer. Mais l'agitation du monde va bientôt le rattraper ! Notamment, une société de mercenaires, USafe Incorporated, qui tente de le recruter !

    XIII essais, avec l'aide de sa psychiatre, de réveiller sa mémoire et la spécialiste lui propose alors une méthode de stimulation chirurgicale et électrique ! Les souvenirs affleurent alors et notre héros a la vision d'un ami d'enfance, un certain Jim Drake !

    Mac Lane va alors retrouver Drake pour tenter de renouer avec son passé mais le camarade de jeunesse est assassiné par les sbires d'une mystérieuse Fondation ! Il semble que Jim Drake enquêtait sur le Mayflower, ce navire, qui en 1620 amena les Pères Pèlerins sur les côtes de l'Amérique du Nord ! Il y  a un secret autour des ancêtres de Mac Lane, du Mayflower et de la Fondation que cette dernière, qui existe depuis 400 ans et qui est en réalité l'échelon supérieur derrière la Conspiration des XX (ce que personne ne soupçonnait !), ne veut pas voir révéler !

    La Fondation dirige plusieurs équipes ! L'une de ces équipes assassinent tous les détenus et les gardiens du pénitencier de Painted Desert où sont incarcérés les derniers membres de la Conspiration de Wally Sheridan ! Toute cette opération vise à éliminer ces témoins gênants en libérant tout de même l'un d'entre eux, haut placé !

    L'autre équipe est celle de USafe Incorporated, filiale de la Fondation, qui est dirigée par une jeune femme albinos, Julianne, qui n'hésite pas à exécuter de pauvres pécheurs de homards pour faire accuser notre héros ! Acculé, Mac Lane se rends en France chez ses amis, le marquis Du Préseau et sa femme Betty ! Ceux-ci lui raconte l'Histoire du Mayflower, bagage culturel de tout américain, que XIII semble avoir néanmoins refoulé !

    Comment la Fondation, et la redoutable Julianne, défigurée par XIII, vont-elle atteindre notre héros ? Il semblerait que le colonel Jones ait du souci à se faire ?

    Un nouveau cycle qui commence ! Un nouvel ennemi qui se dévoile et qui semble encore plus redoutable puisqu'il s'agit d'une organisation tentaculaire au plus haut niveau de l’État, vieille de plusieurs siècles ! Le départ de ce nouveau récit est très prometteur et je vous dis à bientôt pour la suite !

    Yves Sente inscrit son scénario dans la continuité de celui de van Hamme et le style de Jigounov est conforme à celui de Vance ! On n'est pas trop dépaysé en fait !

    A bientôt !


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  • Valérian - Tome 10 : Station Brookyn - Terminus Cosmos - Christin & MézièresOn retrouve la deuxième partie du diptyque commencé avec "Metro Châtelet - Direction Cassiopée" des aventures de Valérian et qui constitue le tome 10 ! Cet opus se nomme "Brooklyn Station - Terminus Cosmos" et l'action se déplace de Paris à New York où l'intrigue se conclut !

    Valérian est toujours sur la piste des mystérieuses manifestations d'animaux étranges venus du futur dans la France des années 1980. Il est toujours secondé par l'érudit aux méthodes improbables, Monsieur Albert et sa route croise celle d'une certaine blonde pulpeuse, Cynthia Westerley, une Américaine qui travaille en réalité pour la multinationale W.A.A.M. ! Celle-ci va  séduire Valérian - et coucher avec ! - afin de l'espionner l Cette incartade de notre héros jettera un certain froid dans sa relation avec Laureline !

    Car deux multinationales, la W.A.A.M. et  Benson & Gambler, essaient de percer le mystères des apparitions surnaturelles, espérant y trouver là de nouvelles sources d'énergies pour le futur ! On découvrira qu'il s'agit en fait des manifestations des quatre éléments volées dans le futur au peuple Zoms, des éboueurs de l'espace, par deux gredins de l'espace espérant faire du profit !

    Christin et Mézières ne donnent pas dans la surenchère d'effets spéciaux, conscients qu'ils ne pouvaient rivaliser avec le premier film Star Wars - "La Guerre des Étoiles", sorti quelques années plus tôt ! Ils ancrent alors leur récit à contre-pied dans le Paris et le New York de l'année 1980, date de sortie de cet album ! On a droit à une magnifique représentation du Centre Beaubourg que je connais bien pour avoir vécu dans ce quartier de ma naissance à mes 10 ans !

    Notre agent spatio-temporel est toujours en contact avec Laureline laquelle continue son enquête dans la nébuleuse de Cassiopée ! Elle remonte la trace des deux voleurs et finalement mettra fin à cette affaire ! Elle arborera au passage une tenue sexy qui mets bien en valeur sa superbe plastique ! Après avoir vu cela, on ne comprends pas l'écart de conduite de notre héros avec Cynthia !

    Le tome introduit des thématiques qui seront reprises par la suite comme la critique des multinationales ! Rappelons que les années 1980 dans le monde voit l'émergence du néo-libéralisme, de la finance spéculative ! Ce sont les années Reagan et Thatcher ! Notre scénariste ne manque pas de critiquer cette société obsédée par le profit au dépends du salut des hommes !

    Il est aussi fait mention du monde d'Hypsis qui aura un rôle à jouer dans les tomes 11 et 12 !

    Voilà, cette série est vraiment excellente et je la kiffe toujours autant ! Les récits se complexifient tout en restant compréhensibles et abordables même par le jeune public ! Toutefois, les thèmes sont plus adultes !

    Je vous donne rendez-vous pour le tome 11 : "Les Spectres d'Inverloch" !

    A bientôt !

    Compte à rebours -10


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  • La série de comics Walking Dead est une œuvre en constante évolution ! Rappelez-vous le chemin parcouru ! Au départ, Rick Grimes et un petit groupe de survivant vivaient comme des vagabonds allant de refuge improvisé en abri précaire, survivant au jour le jour contre les Rôdeurs ! Puis, nos héros ont rejoint ou bati et consolider des communautés, puis formé des réseaux de ces communautés ! Mais celles-ci restaient toujours de tailles moyennes !

    Dans le tome 30 de la série, intitulé "Nouvel Ordre Mondial !", on passe encore à l'échelle supérieure ! Pendant les événements avec les Chuchoteurs, le scénariste Robert Kirkman a tranquillement mis en place une intrigue secondaire qui est passée au premier plan ! Eugène, le petit génie d'Alexandria réparait une radio-amateur et entrait en contact avec Stéphanie qui vivait dans une communauté plus au Nord ! Par la suite, Rick Grimes dépêchait Eugène et une demi-douzaine de personnes - dont Michonne - pour aller établir le contact avec ces gens ! A la fin du tome 29, nos amis étaient mis en joue par des hommes armés et priés d'obtempérer !

    Dans ce tome 30, nous allons découvrir le Commonwealth (bien que je crois que ce terme n'est pas utilisé dans la VF !?), un réseau de petites villes comptant pas moins de 50000 habitants au total, nombre considérable, avec sa milice très organisée munie d'armures intégrales et formée par un certain Mercer très professionnel et apparemment intègre ! L'ensemble est dirigée par la Gouverneuse Pamela Milton.

    La surprise de ce tome est que Michonne retrouve une de ses deux filles, à savoir Elodie, l'autre Colette n'ayant pas survécu ! Ceci donne lieu à des scènes riches en émotion ou la guerrière noire montre son côté maternel et protecteur.

    Le Commonwealth semble avoir la situation en main et a batit une nouvelle société sur les ruines de l'ancienne civilisation. Du fait de sa taille, cette société a remis en place un système de classes sociales reposant sur le statut que les gens occupaient avant l'apocalypse ! A moyen et long termes, ceci risque de poser problème à Rick et aux gens d'Alexandria où les individus sont tous égaux! Pamela justifie son système en disant que d'une part, chacun est à sa place, vis et boulons dans une grande machine et que d'autre part, cela pousse les gens à vouloir se surpasser pour monter dans la hiérarchie !

    Mine de rien, Kirkman livre ici une réflexion fine sur et une critique acerbe et détournée de nos propres sociétés de plus en plus inégalitaires !

    Hélas, il y a Sebastian Milton, le propre fils de Pamela qui est véritablement un "petit connard" qui abuse de ses privilèges et sera à mon avis l'étincelle qui mettra le feu aux poudres !

    A la fin de ce tome 30, Pamela se rends à Alexandria, avec une escorte armée, pour rencontrer Rick Grimes ! Celui-ci lui fait bon accueil - malgré la démonstration de force de Dwight ! - mais émets des réserves sur le modèle de société - inégalitaire donc ! - mis en place par Pamela ! Celle-ci lui rétorque que c'est inévitable vu la taille de son groupe à elle - et à Rick de conclure qu'il est peut-être temps d'instaurer un "Nouvel Ordre Mondial" ! L'Apocalypse zombie serait alors l'occasion véritablement de repartir à zéro sur de meilleures bases plus solidaires !

    A bientôt !


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  • Nous allons quitter les albums de Lucky Luke d'il y a plus de quarante ans, aux Éditions Dargaud, période faste pour notre héros, pour parler de ses aventures "contemporaines" - écrites après le décès de Morris en 2001 - notamment par divers auteurs, Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benacquista ou encore Jul !

    On peut évidemment s'interroger sur la légitimité de continuer un héros de BD iconique après la mort de son auteur ! Lucky Luke a des continuateurs, de même qu'Alix et même Astérix (bien qu'Uderzo soit encore vivant, il est à la retraite !) mais Hergé s'est toujours opposé à ce qu'on reprenne Tintin (en même temps nul n'égalera jamais Hergé !).

    En novembre 2018 sort donc chez Lucky Comics un nouvel album de Lucky Luke intitulé "Un cow-boy à Paris". Ce sont "Les Aventures de Lucky Luke d'après Morris" ! C'est bien évidemment dessiné par Achdé, fidèle au poste et scénarisé par Jul, l'auteur de la BD Silex and the City - et non pas le chanteur affligeant ! Encore qu'il n'aurait pas fait pire ! Non je plaisante !

    Que penser de cet album? J'avais déjà lu "La Belle Province" de Laurent Gerra et l'avais trouvé "plaisant" ! Ce nouveau récit autour d'une Grande Dame, la Statue de la Liberté de Bartholdi, se laisse lire, a quelques bonnes idées et quelques bons gags mais on est loin du travail de Morris !

    L’intérêt de cet album spécifique est que Lucky Luke quitte pour la première - et seule ? - fois le continent américain pour le Vieux Continent ! C'est l'occasion de rendre hommage à la culture française et notamment à sa littérature ! Évidemment, on n'évite pas les clichés car il ne faut pas attendre beaucoup de subtilité d'une BD destinée avant tout à la jeunesse et au grand public !

    Luke va croiser Bartholdi mais aussi Gustave Eiffel. Emma Bovary, croisée dans un fiacre, s'entichera même de lui ! Et Victor Hugo - la "légende des siècles" rencontrant la "légende de l'Ouest" -  Verlaine et Rimbaud sont aussi de la partie au détour des cases.

    L'intrigue ! Bartholdi veut édifier sa célèbre statue dédiée à la Liberté sur une île en face de New York mais un directeur de prison fou du système pénitentiaire se réserve cette île pour y construire un établissement de haute-sécurité (qui donnera Alcatraz à San Francisco). Il va donc tout faire pour mettre des bâtons dans les roues au Français Bartholdi et à Luke chargé de sa sécurité comme on pouvait s'y attendre.

    Niveau dessins, j'ai vraiment du  mal avec le style d'Achdé plus rond et brouillon que celui de Morris. Si son Lucky Luke est assez réussi, ça se corse pour d'autres personnages notamment le directeur de la prison que j'ai trouvé très bâclé dans son exécution ! C'est assez moche dans l'ensemble !

    Un album qui ne parvient pas vraiment à faire rire comme le faisait les meilleurs albums de Morris et Goscinny mais qui arrache quelques sourires ! Ca reste assez fastidieux dans l'exécution. Et passé l'intérêt de la visite à Paris, que reste-t'il à ce récit ? Pas grand chose à vrai dire !

    A bientôt !


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  • Avec l'album La Diligence - qui contient la quarante-septième histoire de Lucky Luke, on entre dans une nouvelle époque de la vie éditoriale de notre cow-boy d'encre et de papier ! En effet, trouvant que les albums à couverture souple des Editions Dupuis ne rendent pas assez honneur à son héros, Morris passe chez Dargaud, l'éditeur d'Astérix avec ce premier album à couverture dure !

    La Diligence revient sur un autre mythe de l'Ouest, scénarisé par Goscinny et dessiné par Morris, la compagnie de transport Wells Fargo ! On est dans la meilleure période de Lucky Luke - nos deux auteurs sont au sommet de leur art et nous livrent des récits inoubliables - et celui-ci selon un sondage de 2009 des Éditions Lucky Comics est le préféré des lecteurs ! Je plussoie !

    Il faut dire que la personnalité du conducteur de la diligence, Hank Bully, est haute en couleur tout comme celles des passagers ! On a tout une galerie de personnages voyageurs : Scat Thumbs, joueur de poker - et tricheur ! - Jeremiah Fallings, photographe, Digger Stubble, chercheur d'or, Sinclair Rawler, révérend, le couple Annabella et Oliver Flimsy, Claude Pushpull, autre joueur de poker - et tricheur aussi ! Pour épicer le tout, l'un de ces protagonistes n'est pas ce qu'il dit être et est en fait un desperado !

    La réputation de la Wells Fargo est en jeu dans ce récit car ses diligences sont régulièrement attaqués ! Pour prouver sa compétence, une cargaison d'or va être transportée de Denver à San Francisco et c'est - devinez qui ? - Lucky Luke qui va être chargé de sa protection !

    Le trajet est bien sur émaillé de nombreuses péripéties : attaques de bandits ou d'indiens, obstacles naturels, etc,... Et l'occasion de gags fonctionnant sur le comique de répétition comme tous ces relais de la compagnie qui ne servent que du lard et des patates ! Il y a aussi un gag sur les noms des chevaux !

    Mais donc, un brigand se cache parmi les passagers et veut mettre la main sur l'or ! Évidemment, Luke va le démasquer !

    De nombreuses références dans cet album ! Hank Bully  les traits de Wallace Beery, Alfred Hitchcok apparaît sous les traits d'un barman ! Enfin, Morris et Goscinny connaissent les classiques du Western - comment pourrait-il en être autrement ? - et font des références à La Chevauchée fantastique  de John Ford - ainsi le joueur de poker ressemble à John Carradine !  Mais par rapport au célèbre film de Ford, il manque ici le personnage de la prostituée !

    Cet album a bien évidemment fait l'objet d'une prépublication dans le journal Spirou en 1967.

    C'est une histoire qu'on peut lire et relire sans se lasser tant l'exercice est maîtrisé ! Et les albums suivants sont tout aussi au sommet - on y reviendra ! Canyon Apache, Le Pied Tendre, Ma Dalton, Le Grand Duc, Jesse James; Le Cavalier Blanc, Western Circus,...

    A bientôt !


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  • Je vais vous parler ici du héros de Jacques Martin ! Il est blond, jeune, courageux, il se déplace toujours en la présence d'un jeune compagnon et voyage beaucoup ! Il s'agit de... Lefranc (vous pensiez à Alix ? Perdu !) !

    Le journaliste-reporter Guy Lefranc présentait un tout autre défi pour Martin que son héros de l'antiquité car ses aventures se déroulant dans les années 1950, contemporaines de la publication, le regard des lecteurs était plus exigeant ! De plus, les lieux sont moins intemporels et se démodent plus vite ! Tout cela, l'auteur en était conscient et se documentait toujours autant !

    J'ai pu lire le tome 2 de cette série, intitulé "L'Ouragan de feu" par l'entremise de mon camarade Yves L. - à qui je dois de nombreux commentaires sur mon eklablog - qui m'a gentiment fait cadeau de l'album en question ! J'ai hésité à investir dans cette nouvelle Collection Hachette en kiosque pour des raisons de place dans mon modeste appartement et n'ai finalement pas acheté ces BD !

    Au début du récit, Lefranc raccompagne son jeune protégé Jean-Jean à la Gare Montparnasse pour un retour chez le professeur Le Gall, l'oncle du garçon. Mais le journaliste reçoit trop tard une lettre du savant  l'avertissant d'un danger sur sa personne et ses recherches ! Pire que tout, Jean-Jean se fait enlever pour exercer un moyen de pression sur l'oncle qui a fait une découverte d'ampleur !

    Lefranc poursuit les ravisseurs jusqu'au Mont Saint-Michel. Pour avoir moi-même visiter ce haut lieu du tourisme français, je peux vous certifier que les dessins de Martin sont très fidèles à la réalité ! On est véritablement sur le Mont  (la remarque s'applique aussi à Saint-Malo que j'ai aussi visité !). Le héros parvient à délivrer le jeune garçon des griffes des hommes d'Arnold Fisher, un magnat du pétrole qui convoite la découverte de Le Gall !

    Que contient donc la formule du professeur ? Rien de moins que de changer l'eau de mer en pétrole en concentrant et en vieillissant artificiellement le plancton ! A ce niveau, Martin est visionnaire puisqu'il préfigure ici rien moins que nos actuels biocarburants et une découverte similaire à celle de Le Gall a d'ailleurs été effectuée en 2014 par les équipes du Naval Research Laboratory, une unité de la Marine Américaine !

    On s'en doute la découverte du professeur va déclencher sitôt révélée une crise diplomatique et financière ! Dans le même temps, voyant le savant lui échapper, Fisher fait appel à Axel Borg - qui est à Lefranc ce que Arbacès est à Alix, sa Némésis, introduit dès le tome 1, "La Grande Menace" !

    Mais les hommes de Fisher ne sont pas les seuls sur la trace de Le Gall et qui croiseront la  route de Lefranc ! En effet, les équipes de fonctionnaires, gendarmes et douaniers, commandés par l'inspecteur Renard, viendront épauler le héros ! C'est donc une partie à plusieurs joueurs  - au nombre de trois : Lefranc, Le Gall et leurs amis, les sbires de Fisher et le Gouvernement français !

    Ce récit se finit en "bande-dessinée catastrophe" non que sa réalisation soit catastrophique et bâclée vers la fin (bien au contraire !) mais dans le sens où il est est la BD ce que le "film catastrophe" est au cinéma ! La mer est en effet parcourue par un "Ouragan de feu" - celui du titre, dans un final apocalyptique !

    Cet album a paru d'abord dans Le Journal de Tintin - édition belge à la fin de l'année 1959 et sur la presque totalité de l'année 1960 puis en album aux Editions du Lombard en 1961 ! Pour situer les choses, la première aventure de Lefranc, "La Grande Menace" est paru en 1952 là où le premier récit sur Alix date de 1948 - aussi aux Editions du Lombard ! Par la suite, toutes ces séries passeront chez Casterman à partir de 1965! Les aventures de Lefranc étaient - du moins au départ, plus espacées dans leur rythme de parution que celles du jeune citoyen romain puisque sept ans séparent la première escapade du journaliste-reporter de sa seconde aventure !

    J'aime assez cette série Lefranc - même si je préfère Alix ! Ce sont des récits qui vous en donne pour votre argent, récits longs - plus de 60 pages pour cet album - très riches, denses et touffus en dialogues - avec encore une disposition des planches en quatre bandes somme toute assez classique pour les premiers albums !

    A partir du quatrième album, "Le repaire du loup", ces aventures de Lefranc voient le dessinateur Bob de Moor seconder Jacques Martin !

    Voilà, je verrais à emprunter d'autres albums de Lefranc à la bibliothèque municipale - si ils les ont ?! - pour vous en faire des recensions !

    A bientôt !


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