• On retrouve le génie Léonard et son disciple dans le quatrième album de ses gags, paru en 1980, toujours par Turk Léonard : Hi-Fi Génie - Turk & De Grootet De Groot !

    La recette est globalement la même ! Une vingtaine/trentaine de gags entre une et quatre pages qui nous montrent de nouvelles inventions de Léonard qui ont toutes en communs d'être anachroniques !

    L'humour - souvent noir ! - est omniprésent ! On rit de l'égo enflé de notre génie et de la paresse de son disciple, toujours prêt à tirer au flanc ! Basile se montre toujours aussi difficile à tirer du lit et son maître use de différents stratagèmes, la plupart violents, pour le sortir de ses draps afin de le faire participer à quelques expériences dont le pauvre disciple fera les frais dans son intégrité physique !

    Car le "malheureux" finit souvent couvert de bandages sinon à l'hôpital, établissement de soins où Léonard va mettre une sacré pagaille dans un des gags ! Quand il n'"abîme" pas son disciple, Léonard fait tout simplement exploser sa maison !

    Mais Basile se montre malicieux et quelques fois, rivalise de génie avec son maître, surpassant même celui-ci ! Ainsi, il invente la moto lorsque Léonard invente le vélo ou un papier tue-mouche lorsque le maître conçoit une combinaison de vol façon mouche ! Ou encore une '"machine à voyager dans le présent" là où le duo voyage dans le passé dans une autre invention de Léonard !

    Léonard conçoit, perfectionne de vieilles inventions ! Il utilise pour cela une machine à penser ou encore une machine à rêves qu'il teste là encore sur Basile et qui dévoile le fond de la pensée de son serviteur, ce qui est peu flatteur pour Léonard !

    Voilà, un album divertissant qui s'inscrit dans la droite file des précédents tomes !

    A bientôt !


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  • Morris et Goscinny sont à nouveau à l’œuvre sur la trente-cinquième histoire de Lucky Luke intitulée "Les Dalton dans le blizzard" ! Le récit a, comme d'habitude, été prépublié dans Spirou avant de constituer le vingt-deuxième album de la série paru en 1963 !

    Avant même l'album "La Belle Province"' des "Nouvelles Aventures de Lucky Luke", plus près de nous, par Laurent Gérard - qui nous emmène au Québec, Lucky Luke se rends au Canada, sur la piste des Dalton qui se sont à nouveau évadés du pénitencier !

    Les quatre bandits ont décidé de recommencer une nouvelle carrière criminelle de l'autre côté de la Frontière Nord des USA, dans les vastes étendues du Canada ! Luke va quant à lui rencontrer le policier monté, Winston Pendergast, figure de l'autorité et qui patrouille ces larges contrées ! On peut dire que le "mountie" sait se faire obéir de ses concitoyens aux noms folkloriques comme Rocherluisant, Largeroute, Grostas, Minceruisseau ou encore Grospierre pour n'en citer que quelques uns ! Avec Luke, Pendergast se lance sur la piste des Dalton !

    Joe, Jack, William et Averell - "imbécile" - qui se font un temps rebaptiser les Jones ne tardent pas à se faire une sinistre réputation de ce côté de la frontière aussi ! Mais notre héros et le policier monté à leur trousses, ils sont obligés de fuir à nouveau et se retrouvent à se cacher dans la forêt, par grand froid, et se joignent à une communauté se solides et gentils bûcherons qu'ils comptent bien aussi détrousser à la fin ! ils finissent par dégringoler d'une cascade et montent encore plus au nord, au pays des prospecteurs d'or !

    Finalement, c'est par une course en traîneau que se terminent les aventures canadiennes des quatre bandits ! Retour à la case pénitencier !

    Un album plaisant mais que j'ai trouvé "un peu en dessous" ! On a quelques moments intéressants comme lorsque Jolly Jumper confesse à un collègue cheval que lui, Jolly Jumper, a du sang indien ou lorsque le héros nous explique pourquoi il s'appelle Lucky "le chançard" !

    Je vous donne rendez-vous pour le vingt-troisième album - toujours avec les Dalton !

    A bientôt !


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  • A partir du tome 2 de la série Valérian, alors que la civilisation humaine s'est reconstruite à Galaxity, cette Valérian - Tome 2 : L'Empire des mille planètes - Christin & Mézièrescivilisation envoie ses agents spatio-temporels explorer les confins de l'espace, notamment pour prendre la mesure de potentielles menaces ! C'est ainsi que Valérian et Laureline se rendent sur Syrte-la-Magnifique, capitale de l'Empire des mille planètes !

    Dans l'album qui nous intéresse aujourd'hui, L'Empire des mille planètes, publié en 1971, la série prends véritablement sa dimension exotique ! Syrte regorge de merveilles depuis son gigantesque palais de style vénitien, ses pierres vivantes d'Arphal, ses rarissimes Spiglics télépathes, animaux de compagnies, ses métaux rares, mets raffinés, bizarreries climatiques !

    Mais la société de Syrte cache des secrets et nos deux héros ne sont pas loin de frôler l'"incident diplomatique" en se baladant avec une montre ! Cette société est sous l'influence d'une religion pas si ancienne et sa caste de "prêtres", les Connaisseurs !  Ceux-ci vont devenir des ennemis de nos deux explorateurs !

    Valérian et Laureline vont connaître différente aventures sur la capitale de l'Empire, voyageant dans les marais, sous des pluies de grêle, dans les bas-fond de la ville, au cœur du palais impérial ou dans l'espace ! Ils peuvent compter sur l'aide de la Guilde des Marchands qui veut faire reculer l'obscurantisme prôné par les Connaisseurs !

    Finalement, sur un satellite de l'Empire, nos héros découvrent une épave de vaisseau spatial, se confrontent une nouvelle et dernière fois aux Connaisseurs et apprennent l'origine de l'aversion de ces derniers pour la planète Terre ! En réalité, les "prêtres" sont liés au passé de la planète bleue ravagée jadis par un cataclysme nucléaire comme on a pu le voir dans le premier album !

    Au bout du compte, la menace potentielle est écartée et nos deux agents spatio-temporels, ayant soutenu une petite révolution sur Syrte au passage, peuvent rentrer à Galaxity, nous ayant offert un bon dépaysement au passage !

    L'Empire des mille planètes fut mon point d'entrée dans la série Valérian, il y a plus de 30 ans lorsque mon Tonton Dédé me rapporta cet album offert lors d'une promotion des stations essence Shell ! C'était avant les parutions Hachette-Collection !

    A bientôt !


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  • XIII - Tome 13 : Secret Défense - Vance & Van HammeAbordons maintenant le tome 13 de la série d'espionnage et d'aventures, XIII ! Il est intitulé "Secret Défense" !

    Précédemment, le numéro 1 de la Conspiration des XX, le Président Walter - "Wally" - Sheridan a été démasqué et est mort suite à l'explosion d'une bombe posée par Frank Giordino, le chef de la NSA ! Celui-ci va essayer de sauver ses arrières car XIII a été capturé et donc le patron de l'espionnage va lui faire porter le chapeau !

    On assiste encore à un revirement dans l'intrigue et les multiples identités de XIII ! XIII ne serait pas Jason Fly mais aurait emprunté l'état civil du fils de Sean Mullway mais un certain Seamus O'Neil, activiste de l'IRA ! Le prétexte est tout trouvé pour en faire un ennemi des USA qui aurait voulu assassiner Wally Sheridan ! XIII est donc placé sous le "Secret Défense" et condamné à croupir au fond d'un pénitencier retiré, avec les instigateurs de la Conspiration des XX ! En réalité Giordano et le Général Wittaker, tous deux mouillés jusqu'au cou, planifient une exécution sommaire sur le trajet du pénitencier !

    C'est ici qu'intervient Jessica Martin, une belle mais venimeuse agent de la NSA et une équipe de tueurs ! Tout ce beau monde travaille en réalité pour Irina Svetlanova, une vieille ennemie de XIII, qui lui tient rigueur d'avoir perdu un oeil ! Miss Martin joue en réalité sur deux tableaux et conduit XIII au navire en eaux extraterritoriales au large de la Californie du Nord, le Resurreccion, ou Irina a repris le business d'assassinats commandités de la Mangouste mort en même temps que Walter Sheridan !

    Ce tome 13 va donc être très orienté action car Svetlanova veut savourer sa vengeance et organise une chasse où trois tueurs-postulant et Jessica Martin vont le traquer sur la côte ! Pour compliquer les choses, XIII est menotté à  Danny Finkelstein, un parent d'un des auteurs de The XIII Mystery : L'Enquête ! Mais notre héros a de la ressource, on le sait et se débarasse des tueurs ! Jessica Martin en réchappe et réendosse sa tenue d'agents de la NSA et appelle Giordino pour qu'il lui envoie du renfort ! XIII lui contacte ses amis au San Miguel, dont le Général Carrington !

    A la fin du tome, XIII prends le train à Dunsmuir pour la frontière mexicaine ! Mais Jessica a le temps de monter dans les rames avant le départ ! Le récit s'arrête là et promets encore de l'action !

    Au final, un tome moins dense que les précédents en raison de la prépondérance de l'action ! La nouvelle identité de XIII en activiste irlandais, Seamus O'Neil, est un peu de trop ! Combien de fois va-t'on encore nous faire le coup de la substitution d'identité ? C'est sans fin et XIII a déjà plus d'une demi-douzaine d'alias !

    Côté dessins, c'est toujours aussi top ! Mention spéciale pour la plastique de Jessica Martin, l'amante lesbienne de Svetlanova !

    Je vous donne rendez-vous au Tome 14 tandis qu'on arrive à la fin de ce premier cycle ou première Saison !

    A bientôt !

    PS : Selon que l'on prenne en compte, The XIII Mystery : L'Enquête ou pas, il s'agit du tome 14 et non du tome 13 de la série mais comme je me réfère à la collection Hachette-Collection, on considérera dorénavant un tome en moins dans la numérotation !


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  • Dans le tome 8 de la série Trolls de Troy,  on peut voir encore une fois à quel point Arleston est friand de jeux de Trolls de Troy - Tome 8 : Rock'N Troll Attitude - Arleston & Mouriermots et de parodies... Cette fois-ci, il s'attaque au Rock'N'Roll - qui donne dans le Monde de Troy, le "Rauque" !

    L'album ouvre dans le vif du sujet avec le groupe les Groaring Trolls qui est une adaptation maison de nos Rolling Stones et on n'aura pas de mal à reconnaître les titres de chansons qui se cachent derrière "Peins-le en noir", "Sucre marron", "Commence moi dessus" ou encore "Angine"  Ces trolls là sont bien évidemment enchantés et déclenchent l'hystérie ! Malheureusement , le leader, Ynghston, a la mauvaise idée de faire le "saut de l'ange" - ce qui, avec sa constitution de troll, provoque huit morts !  Sang de Gelles, leur impresario est donc obligé de fuir Eckmul, lieu du concert, avec ses "prodiges trolls" ! Mais il a eu l'idée - qu'il estime bonne ! - d'enregistrer leur performance sur des six-podes, des petites bêtes qui retransmettent et diffuse la musique -vous l'aurez compris, caricatures de nos i-pods !).

    De son côté, le Vénérable Rysta Fuquatou, le méchant de la série, mène des expériences de magie pour trouver un enchantement permanent pour la race trolle, sacrifiant nombre d'étudiants à ses recherches puis il transmets aussi l'incantation sur un six-podes !

    Plus tard, Waha et Profy observent, près de leur village, le passage des dragons dans le ciel et ont l'idée d'en capturer un en usant de ruse ! Ils y parviennent et récupèrent les six-podes précédents que deux hommes transportaient sur le dragon abattu ! Dès lors, Rysta va vouloir remettre la main sur son propre six-podes, sachant que cela le compromettrait !

    C'est la qu'on retrouve la seconde réussite de cet album - et le deuxième registre parodique  - après le Rauque, c'est l'intervention de l'équipe de Dgÿm, à savoir la MPPP - ou MP3 - "Mission Presque Pas Possible", parodie savoureuse cette fois de la série des années 1960, Mission impossible  ! On retrouve donc les versions Troyennes de Peter Graves, Greg Morris, Martin Landau - décédé récemment ! - ou encore Barbara Bain !

    L'intervention échoue et la moitié de la MP3 est décimé ! Dgÿm et Rysta changent de plan, décidés à se venger des trolls et organisent un concert des Groaring Trolls pour attirer le village complet de nos trolls ! Les humains tentent alors de réitérer l'enchantement permanent mais Waha, Profy et Tétram, vont faire encore une fois échouer l'entreprise du grand méchant - un peu ridicule ! - de la série !

    Et tout se termine par des chansons !

    Comme d'habitude, c'est excellent et si on se demande ou Arleston et Mourier vont chercher toutes leurs idée, on comprends le pourquoi du succès de cette série très inventive et assez unique dans le paysage de la BD franco-belge !

    On se retrouve prochainement pour la critique d'un nouveau tome de Lanfeust des Étoiles  !

    Et ce billet se termine ici mais je crois bon de préciser au passage qu'il constitue le 800ème article de mes deux Skyblogs confondus - qui se subdivisent en 705 billets publics et 95 billets secrets !).

    A bientôt !


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  • Druuna est une créature aux formes de rêve dans un monde de cauchemar, une femme brune à la plastique sculpturale qui survit dans un monde de mutants et de prêtres robots fous en se déshabillant à la moindre occasion et en usant de ses charmes !

    Mais Druuna et sa série de BD éponyme, Druuna, est une création du scénariste et dessinateur italien Paolo Eleuteri Serpieri qui a réalisé ses aventures érotico-horrifiques à partir de l'un de ses propres cauchemars où un escalier s'enfonçait dans un monde souterrain peuplé de monstres !

    Le tome 1 se nomme Morbus Gravis  - "maladie mortelle" - et la série, qui a vu le jour en 1985 dans Charlie Mensuel, est un traitement métaphorique du SIDA ! Il règne une ambiance de peur et de folie dans le monde de Druuna, dans la Ville qui comprends un niveau moyen où vivent les citoyens, un nouveau inférieur peuplé de mutants carnivores et un niveau supérieur bien mystérieux ! L'album complet sort en 1986 puis est repris aux Éditions Bagheera en 1991, 1996 et 2000 avant de passer chez Glénat en 2016 !

    C'est donc un futur apocalyptique qui sert de cadre au récit. Une mystérieuse infection contamine les êtres humains, les changeant en mutants et faisant "vivre" les survivants sous le coup de la peur et de la haine ! Alors qui sont les monstres ? La barbarie règne et au milieu de cela, Druuna donne son corps pour du sérum ou pour le plaisir !

    Paolo E. Serpieri est né à Venise le 26 février 1944 mais très tôt sa famille déménage à Rome. Il y étudie le dessin au lycée artistique puis entame des études d'architecture à l'Institut des arts de Rome. Dans cette école, il rencontre le fameux peintre réaliste Renatto Guttoso et va bien vite abandonner l'architecture pour la peinture !

    Mais, en 1975, Serpieri mets un terme à sa carrière d'artiste-peintre et revient au dessin qui est sa première passion ! Le style de l'artiste se caractérise par un hyperréalisme après des recherches personnelles dans l'expressionnisme et l'abstraction. Serpieri dessinateur va alors rejoindre les revues de BD de son ancien camarade Michele Mercurio, à savoir Lanciostory et Skorpio  qui publient alors surtout des auteurs sud-américains !

    Avant de se consacrer à a BD érotique, Serpieri s'est fait connaitre dans le genre Western ! Il signe les récits Storie del West et Il Grandi Miti del West. Ces récits sont repris en France par la SAGE (société anonyme générale d'édition spécialisée dans le petit format) sous des titres tels que Le Sentier des squaws, Une étoile pour un Sioux ou encore Le tambour indien. Dans ses histoires de Western, Serpieri est loin des décors imaginaires de Druuna puisqu'il dessine de vrais lieux et s'est documenté lors d'un voyage aux Etats-Unis ! Il contribuera aussi au début des années 1980 à L'Histoire du Far-West en bande-dessinées par les Editions Larousse !

    Puis ce sera la BD érotique et nous aurons l'occasion d'y revenir dans un prochain billet ! A la fin du tome 1 de ses aventures sexuelles débridées, Druuna, grâce à son compagnon Schastar,  découvre la vérité sur le Seigneur et sur Delta le puissant ordinateur qui dirige la Ville et la nature véritable de cette Ville nous est révélée à la dernière page et c'est pour le moins surprenant et inattendu ! On est bien dans la SF !

    A bientôt !


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  • Relire "Les Collines noires", el vingt-et-unième album des aventures de Lucky Luke ne me rajeunit pas ! Je me Lucky Luke : Les Collines noires - Morris & Goscinnyrappelle je l'avais lui la première fois dans le magazine féminin Nous Deux que nous ramenait ma Tata Georgine !

    "Les Collines noires" est la trente-quatrième histoire de notre célèbre cow-boy (les enfants le reconnaissent maintenant dans la rue dans le dit album !) et ce sont toujours Morris et Goscinny qui officient ! Il relate un épisode de la Conquête de l'Ouest - car comme souvent Goscinny s'inspire de fait réels.... Ici, c'est l'expédition des Black Hills de l'été 1874.

    Le Sénat des Etats-Unis, à Washington, a décidé d'ouvrir les terres du Wyoming à la colonisation ! Mais, ces territoires, situés derrière les Collines noires sont des espaces sauvages et inexplorés peuplés de redoutables Cheyennes ! D'autant que ce projet ne fait pas l'affaire d'un sénateur, un certain Stormwind, qui fait des "affaires" avec les Indiens en leur vendant des armes et de l'alcool !

    Le Sénat monte donc une "expédition scientifique" qui regroupe quatre savants un peu déconnectés des réalités pratiques car tout à leurs études ! Il y a  le professeur Simeon Gurgle, le biologiste, le professeur Ira Doublelap , géologue, Darryl Bundlofjoy, géomètre et le docteur Gustav Frankenbaum, anthropologue ! Ce bon monde doit être escorté par Lucky Luke et son inséparable Jolly Jumper (le cheval de Luke ayant désormais une place non négligeable dans ses aventures !).

    Mais Stormwind engage aussi un gangster, le triste Bull Bullet qui va tout faire pour leur pourrir la vie et le voyage ! Il fait accusé les quatre éminences grises de tricherie au poker dans le train pour les débarquer, puis va jusqu'à voler la locomotive ! S'ensuit alors une course poursuite ferroviaire mouvementée qui chamboule les habitudes des chefs de gare !

    C'est ensuite le même tour que leur joue Bull Bullet avec la diligence - ce qui oblige nos explorateurs à voyager en corbillard ! A Omaha, prochaine ville sur le trajet, Bullet engage lui-même un sous-fifre, une brute épaisse - et sentimentale ! - nommée Nebraska Kid, mais contre toute attente, ce n'est pas Luke qui neutralise l'homme de main mais le docteur Frankenbaum qui mets en pratique ses cours de fleuret à Vienne !

    Les péripéties continuent pendant la traversée même des Collines noires où Bullet trouve d'autres stratagème, tous mis en échec, le plus souvent involontairement par nos héros - ce qui génère l'effet comique !

    La dernière carte de Bull Bullet est de soulever les Cheyennes contre Luke et les savants mais là encore la science sauvera nos héros car ceux-ci prouvent alors aux Cheyennes - avec l'aide de Petit Roquet, le fils du chef indien que l'"eau-de-feu" est nocive pour la santé ! C'en est fini des affaires de Stormwind et lui et son sbire finissent l'album au pénitencier avec les Daltons et Billy The Kid !

    Voilà ! Les albums de Lucky Luke entrent dans leur période faste ! La mécanique est bien rodée ! On s'amuse ici de gags subtiles et on rit au dépends de la figure de l'homme de science universitaire ! Je recommande vivement cette saine lecture !

    A bientôt !


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  • L'Aéroschtroumpf - PeyoNous allons aborder aujourd'hui le quatorzième album des Schtroumpfs, L'Aéroschtroumpf, paru en 1990 et qui comporte en tout cinq récits de taille moyenne !

    A la fin des années 1980, Peyo transforme le Studio Peyo qui s'appellera désormais Cartoon Creation. Il s'entoure plus que jamais de collaborateurs avec lesquels il se montre très exigeant, composant pour eux des découpages de planches qu'il doivent ensuite dessiner !  Bernard Swysen, dessinateur sur le récit L'Aéroschtroumpf en lui-même, se rappelle du haut niveau d'exigence du Papa des Schtroumpfs et des difficultés que lui, collaborateur, rencontra !

    Il s'agit pour Peyo et cie d'alimenter des magazines autour des Schtroumpfs dont la revue Schtroumpfs ! - dont le numéro 1 parait en novembre 1989. Les cinq récits dont il est question aujourd'hui sont parus dans les cinq premiers numéros de ladite revue !

    L'Aéroschtroumpf  - en raison de retards ! - parait dans le numéro 2 ! Il s'agit en réalité d'une reprise de l'histoire The Smurf Plane, récit paru en comics en décembre 1982, par... Marvel ! Et oui, je ne le savais pas mais la Maison des Idées a publié trois numéros d'un comics consacré aux Smurfs, Smurfs, entre décembre 1982 et mars 1983 - suite à la diffusion de la série d'animation de Hanna-Barbera à partir de 1981 qui avait alors connu un succès fulgurant aux Etats-Unis ! Mais l'éditeur de Spider-Man, des 4 Fantastiques, des Avengers et des X-Len connut un vrai flop avec sa série Smurf qui tenait par ailleurs très peu compte des exigences de Peyo !

    Dans L'Aéroschtroumpf, on retrouve le Schtroumpf Volant qui n'a pas renoncé à voler et qui à l'idée d'une machine volante ! Il la fait réaliser par le Schtroumpf Bricoleur et prends son envol ! Mais il fait des dégâts et ravage le jardin de la Schtroumpfette en volant trop bas ! Dépitée, celle-ci s'éloigne du village et se fait capturer par l'affreux Gargamel ! Mais notre Schtroumpf Volant parvient à la délivrer et s'ensuit un combat aérien contre le méchant sorcier qui a conçu sa propre machine volante ! Au final, la morale sera sauve !

    Le second récit, La Gourmandise chez les Schtroumpfs, montre que la gourmandise est un vilain défaut et qu'elle ne concerne pas que le Schtroumpf Gourmand ! Six petits Schtroumpf se font piégés dans la forêt par un gâteau "empoisonné" laissé là par Gargamel ! Comme souvent, il faudra l'intervention du Grand Schtroumpf pour sauver la situation !

    Le récit suivant tourne autour d'un mystérieux Schtroumpf vengeur qui n'est pas sans rappeler les fameux "attentats pâtissiers" qui ont lieu en Belgique depuis 1969 - et dont le philosophe BHL fait régulièrement les frais ! Qui est donc ce personnage qui "sème la terreur" dans Le Schtroumpf Masqué ? Là encore, ce sera l'astuce du Grand Schtroumpf qui va confondre le coquin !

    La série d'Hanna-Barbera a souvent pris des libertés par rapport à l'oeuvre de Peyo ! Ainsi, au début de la cinquième Saison, elle introduit un chien chez les Schtroumpfs. On le retrouve ici, croisement entre un basset artésien et un beagle dans Puppy et les Schtroumpfs ! Celui qui réussira à ouvrir le médaillon porté par ce chien de l'enchanteur Homnibus deviendra son véritable maître ! Et je vous laisse deviner qui y parviens ? Non, pas le Grand Schtroumpf ! Et encore une fois, Gargamel, quasiment présent dans ces cinq récits,  menace le village !

    Les Farces du Schtroumpf Farceur  complète et termine cet album où les Petits Lutins Bleus en ont marre des sempiternelles pitreries - et autres cadeaux explosifs de leur congénère ! Pourtant, notre farceur va leur sauver la mise, là encore face à Gargamel !

    Un album assez diversifié ! Certaines histoires sont plus réussies que d'autres ! Moi, par exemple, le premier récit, L'Aéroschtroumpf - qui donne son titre à l'album ne m'a pas convaincu, de même que l'histoire centrée autour de la Gourmandise ! Ai préféré les histoires autour du Schtroumpf Masqué et du Schtroumpf Farceur, deux récits qui ont un dénominateur commun - mais je ne veux pas vous spoiler !

    Je vous dis à bientôt !


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  • En ce jour, le mercredi 26 juillet 2017, sort au cinéma le nouveau film de Luc Besson,Valérian et la Cité des Mille Valérian - Tome 1 : La Cité des eaux mouvantes  - Christin & MézièresPlanètes. Le réalisateur risque gros et les premières critiques sont mauvaises ! Le film s'est fait massacré aux Etats-Unis ! Il est vrai qu'une partie des journalistes rêvaient de "se payer" Luc Besson et que les Américains n'aiment pas que des étrangers réalisent des films de SF ! Nous parlerons de ce film une autre fois !

    La série de BD Valérian, agent spatio-temporel, rebaptisée par la suite Valérian et Laureline  - qui compte 23 albums ! - est l’œuvre du scénariste Pierre Christin et du dessinateur Jean-Claude Mézières. Ces deux-là se sont connus dans l'enfance - j'ai lu quelques part qu'ils s'étaient réfugiés dans la même cave durant des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, dans les années 1960, lassés de la France, les deux amis se rendent chacun de leur côté aux Etats-Unis.

    Christin anime alors des séminaires sur la "Nouvelle Vague" et les Surréalistes à l'Université de Salt Lake City dans l'Utah. Mézières a lui un visa qui l'autorise à travailler comme stagiaire industriel dans une entreprise de charpentes métalliques. Toutefois il ne dessinera jamais la moindre charpente car il préfère se consacrer à la vie de cow-boy à l'ouest du Pecos. Mais le travail se fait rare dans les ranch à cause de chutes de neige et Mézières décide de rendre visite à son ami Christin ans l'Utah qui l'hébergera.

    C'est Christin qui va convaincre son ami Mézières de se remettre à la BD car celui-ci avait réalisé quelques petits récits dessinés quelques années plus tôt. Pour le pousser, le professeur de l'Utah scénarise un petit récit de huit pages, Le Rhum du Punch qui sera publié par Jean Giraud, le papa de Blueberry dans Pilote.

    Ce n'est que de retour en France que les deux amis se consacreront véritablement à la BD et en viendront à créer Valérian, une série de SF. Le style de Mézières, proche de celui de Franquin ne semble alors pas forcément le plus adapté pour ce genre de récit pourtant la "sauce" va prendre !

    Le premier récit des aventures de Valérian et Laureline commence à paraître dans le numéro 420 de Pilote, du  9 novembre 1967 et s'intitule Les Mauvais rêves.  Mais ce ne sera pas le premier récit à sortir en album, ce privilège revenant, en 1970, à La Cité des eaux mouvantes - prépubliée dans pilote en 1968.

    Valérian est un agent du service spatio-temporel, basé à Galaxity, capitale galactique de l'empire humain. il mène des missions avec la jeune Laureline, une femme au caractère bien trempée. Alors qu'il profite d'un repos avec sa collègue, il est convoqué par son intendant pour une mission qui l'amènera à voyager dans le temps - cette technologie étant maîtrisée à son époque, le XXIVème siècle - et à se rendre en 1986 pour empêcher que Xombul, le seul prisonnier politique de Galaxity, ne modifie le passé !

    en effet, en 1986 a eut lieu sur Terre un grand cataclysme nucléaire qui a plongé l'humanité dans la chaos, fonte des glaces, montée du niveau des eaux, typhons, tremblements de terre et éruptions volcaniques ! Puis en trois siècle, les hommes se sont relevés et ont fondé Galaxity. Au passage, dans le monde réel, rappelons que 1986 est l'année de la catastrophe de Tchernobyl ! Visionnaires, Christin et Mézières ?

    Valérian débarque donc en 1986, dans une ville de New York sous les eaux, la "cité des eaux mouvantes" ! Il est d'abord confrontés à des pillards, menés par un certain Sun Rae - qui deviendra un allié ! Il retrouve vite la trace de Xombul et est rejoints par Laureline, toujours aussi tête brûlée et venue en renfort !

    La BD possède un aspect tragique ! On voit bien que l'Humanité est dévastée ! C'est l'anarchie la plus totale ! Valérian, Laureline et leurs alliés d'occasion parviendront-ils à défaire Xombul ! Un récit bien mené même si je trouve le dessin assez "moche" pour ce premier album ! Nul doute que le style de Mézières évoluera par la suite - comme pour tous les dessinateurs (j'avais déjà signalé les évolutions stylistiques d'un Morris ou d'un Franquin !). J'attends donc de voir la suite de la série qui s'avère en tout cas prometteuse au niveau du scénario qui est remplie de nombreux paradoxes temporels et retournements de situations !

    A bientôt !

    PS ! La collection reparaît en ce moment en kiosque, encore chez Hachette-Collection !


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  • Avec le tome 10 de ses gags, Gaston Lagaffe voit sa série entrer dans son rythme de croisière, tant au niveau du dessin, des personnages ou des gags désormais en une page entière ! Je me propose ici de repérer les différents motifs et thèmes de cette série de BD !

    Gaston "travaille" au journal Spirou ! Enfin, travailler, c'est un bien grand mot car en vérité, il se la coule douce, se repose, s'amuse ou teste de nouvelles inventions, tout ceci engendrant inévitablement des catastrophes dont Prunelle, Lebrac ou occasionnellement un De Mesmaeker en visite pour signer des contrats font les frais !

    Les inventions de Gaston - dont il dit qu'elles lui viennent durant son sommeil - touchent à l'électronique, la mécanique et aussi la chimie ! Notre gaffeur répare réveils, radios, téléviseurs, teste des aérosols aux effets imprévisibles et détonants !

    Gaston bricole enfin sa voiture, la munit de roue anti-neige ou carrément d'un déblaie-neige ! Mais à chaque fois, cela tourne mal et se retourne contre notre anti-héros et son passager - Fantasio ou Lebrac !

    Enfin, le Gaffeur ne fait pas que des gaffes au bureau chez Dupuis ! Il "frappe" aussi sur la voie publique - avec ses mouche géante plus vrai que nature, avec une simple noix ou avec un bilboquet "trafiqué" ! L'Agent de Police Longtarin - assez retors ! - en fait aussi les frais !

    Outre la voiture légendaire de Gaston, il y a aussi son Gaffophone - dont on suit les "aventures" dans ce tome 10 notamment dans un texte écrit - une sorte de courte chronique : "Le petit monde du gaffophone", texte comme on en a eu dans les albums précédents !

    Pendant ce temps, le travail n'avance pas car outre les contrats jamais signés, il y a aussi le courrier en retard qui s'accumule, s'accumule...

    Et Gaston peut compter sur ses amis des autres boites pour faire des gaffes, comme Jules-de-chez-Smith en face par exemple !

    Bref, la carrière du Gaffeur se poursuit ! C'est toujours aussi plaisant et réjouissant à lire !

    A bientôt !

    PS : Je ne sais plus si je l'ai déjà dit - deux fois valent mieux qu'aucune - mais c'est ma jeune institutrice de CM1, assez Rock'N'Roll qui nous a fait découvrir Gaston Lagaffe, à sa classe lorsque j'avais 10 ans ! Et il y a quelques années, ai racheté toute la série chez Hachette-Collection dans une édition "ultime" !


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  • Lucky Luke : Billy the Kid - Morris & GoscinnyMorris est toujours au dessin et Goscinny au scénario de la trente- troisième histoire de la série Lucky Luke dans un album de 1962 - après prépublication dans le journal Spirou - intitulé "Billy the Kid" !

    Goscinny nous introduit ici à une autre légende de l'Ouest, une figure de despérado supplémentaire - après les Dalton et avant Calamity Jane et Jesse James ! Il s'agit de Billy the Kid !

    Notre terreur "règne" sur une petite bourgade américaine, la petite ville de Fort Weakling, ayant tout ascendant sur ses habitants ! Billy the Kid est dépeint comme une menace mais aussi, à travers le regard de Lucky Luke, comme un "sale gosse" !

    Lucky Luke va se pointer dans la ville et tenir tête à Billy le plus naturellement du monde, allant jusqu'à le ridiculiser ! Ceux qui sont ridicules aussi, ce sont les habitants terrorisés de Fort Weakling ! Aucun n'ose témoigner contre la petite crapule, et lui font même des courbettes ! On atteint ici des sommets de lâcheté dans le portrait savoureux que donne Goscinny de ces citoyens du Far-West !

    Josh Belly, propriétaire du journal local et le seul qui n'a pas peur du Kid, recrute Luke pour qu'il le débarrasse du sale gamin ! Mais notre héros ne trouve personne pour témoigner contre le bandit ! Ni les passagers de la diligence, ni un pauvre épicier terrifié ! Mais Luke a un plan !

    Lucky Luke va alors feindre de se transformer en despérado à son tour et monter des mises en scènes de braquages - tout dans l'exagération  ! Les habitants doivent se rendre à l'évidence : Lucky Luke est pire que Billy the Kid !

    L'inattendu se produit ! Les citoyens de Fort Weakling se tournent vers la petite racaille pour les protéger de Luke ! A son corps défendant, Billy devient un sauveur ce qui le conduit à "craquer" en pleine rue lors d'un duel ! Dès lors, Luke peut lui asséner une bonne fessée en sale môme gâté qu'il est !

    Au bout du compte, les habitants de la ville surmontent leurs peurs et témoignent - sans haine et sans peur ! - contre Billy ! A l'avenir, ils ne craindront plus aucun bandit et recouvriront de goudron et de plumes le moindre détrousseur qui aurait la mauvaise idée de se pointer ! Luke peut alors quitter la ville et chantonner son "poor lonesome cow-boy" !

    Un album excellent ! Le comique de Goscinny tourne à plein régime ! Billy the Kid fera son retour dans quelques albums - mais d'ici là le duo d'artistes nous a préparé quelques histoires savoureuses ! Il en sera question ici sur ce blog dans un proche avenir !

    A bientôt !


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  • Sylvain et Sylvette est une série de BD "à l'ancienne" puisque cela déjà, dans les années 1950, ma Maman, qui approche aujourd'hui desSylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier et Jean-LLouis Pesch 70 ans, se faisait offrir ces albums à l'italienne par ma grand-mère !

    Sylvain et Sylvette, les héros éponymes de la série, sont deux enfants qui vivent en autarcie dans une chaumière au cœur de la forêt. Leur mode de vie est rustique, agricole et forestier comme en témoigne leurs tenues, inspirées du monde rural de la fin du XIXème siècle, constituées d'un bonnet, chemise et pantalon de travail rapiécé pour Sylvain, bas en laine et jupe avec tablier pour Sylvette, et les inévitables sabots ! Ils vivent en réalité comme un frère et une sœur et veillent sur toute une ménagerie qu'ils protègent !

    Mais revenons aux origines ! Cette série voit le jour en 1941, sous le crayon de Maurice Cuvillier et est reprise à sa mort en 1956 par Jean-Louis Pesch qui, jusqu'en 1980, travaille avec le scénariste et dessinateur Claude Dubois, sur 94 titres !

    La ménagerie de Sylvain et Sylvette est vaste et ne cessera de s'agrandir : Gris-Gris, l'âne, Barbichette, la chèvre, Cui-cui, l'oiseau, Raton, le rat blanc, Poulette, la poule, Moustachu, le chat; Mignonne, l'agneau, Coin-Coin, le canard, Cloé, la tortue, Sidonie, l'oie, Alfred, le chien et Olga, la corneille.

    Pour troubler la sérénité de nos héros et de leurs animaux, on peut compter sur les Compères, quatre animaux sauvages, bêtes et méchants, vivant dans une grotte et qui ne rêvent que de "boulotter" les animaux de Sylvain et Sylvette ou leur voler leurs provisions ! Il y a le renard, l'ours, le loup et le sanglier !

    A côté de cela, il y a toute une ribambelle d'autres personnages, amis et autres, Bastien, un autre ours, cousin du premier, Basile, son fils et donc le neveu, M. Tartalo, un vieux savant, l'ami Jean-Claude un jeune citadin, Monsieur Grégoire, un photographe animalier et plein d'autres "acteurs" de cette fresque animalière et rurale ! Les personnages, ce n'est pas ce qui manque dans cet univers de BD !

    Concernant les albums, on compte une demi-douzaine de "séries" !

    Sylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier et Jean-LLouis PeschLa première série, les albums Fleurette à l'italienne, réalisée par Maurice Cuvillier et rééditée par les Éditions du Triomphe, compte 84 albums. Puis Cuvillier passe le relais à Jean-Louis Pesch et Claude Dubois aux alentours des albums N°25 et 27, N°31 et 32 puis à partir du N°37 ! Au départ, les Compères constituent un danger réel !

    Il y a ensuite les "Nouvelles Aventures de Sylvain et Sylvette" qui compte 10 albums puis la Nouvelle Série Fleurette (97 albums) et la Deuxième Série Fleurette (30 albums) - moment où moi-même enfant, découvrais ces héros !

    Il y a aussi la collection Séribis, écrite par Jean-Louis Pesch seul à partir de 1973 qui compte elle 61 albums !

    Sans compter des rééditions, des albums pour tout-petits - aux Editions P'tit Louis et quelques romans plus récents à partir de 2015 !

    Voilà un univers qui plaira aux plus petits, aux amoureux de la nature et de la simplicité et aux adultes nostalgiques !

    A bientôt !


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  • Un ex-libris érotique est un tiré à part destiné aux livres licencieux ! C'est aussi le nom d'une série de bandes-Ex-libris eroticis - Tome 1 - Massimo Rotundodessinées érotiques, Ex-libris eroticis - dont chaque album compile des récits courts sans lien entre eux - de Massimo Rotundo.

    Présentons d'abord l'auteur, Massimo Rotundo,  artiste italien qui s'inscrit dans la veine d'un Milo Manara ou d'un Magnus ! Il est né à Rome en 1944 et a fait l'Académie des Beaux-Arts dont il conserve un pseudonyme de peintre, Max Grecoriaz. Il fait ses débuts dans la BD en collaborant à Lancio Story et Skorpio, deux hebdomadaires pas à proprement parlé versés dans l'érotisme mais néanmoins avec de belles pin-ups en couvertures !

    Rotundo apporte très tôt une touche de sensualité féminine dans ses BD. il se fait remarquer avec la publication de Il Pescatore - Le Pêcheur de Brooklyn - dans le prestigieux mensuel de BD, Orient-Express, en 1983, sur un scénario de Ricardo Barreiro - et traduit et publié en France par Glénat ! Ce premier succès est destiné à un public adulte et est bien dans l'esprit des années 1980, de RanXerox  ou de Judge Dredd, avec une humanité qui a atteint le point de non-retour, écologique, politique et social Son héros pêche des crocodiles mutants dans la baie de New York pour nourrir sa femme Marilyn.

    Parmi les autres œuvres de Rotundo, à la même époque, on a Il Detective senza nome, un polar en noir et blanc au temps de la Prohibition, écrit par Luigi Mignacco, jeune scénariste des publications Disney ! Là encore traduit en France sous le titre Pas de pitié pour le privé chez L’Écho des Savanes ! Il y eut aussi un récit rétrofuturiste, scénarisé par Giuseppe Ferrandino, I Padroni del silenzi - Les Maîtres du silence, en 1985 pour le mensuel Comic Art !

    Rotundo passe ensuite à l'érotisme à proprement parlé avec sa série - toujours pour Comic Art et toujours avec Ferrandino, en 1987, intitulée Sera Torbara. Cette série est publié en France par le groupe Dargaud mais  Georges Dargaud vend alors sa maison d'édition au groupe Ampère, qui en raison de son militantisme catholique, retire vite fait la série de Rotundo - ainsi que la Druuna de Serpieri ! - de son catalogue !

    Voici venir ensuite les Ex-libris eroticis ! Ces albums contiennent des récits courts qui évoquent les curiosa, les anciens romans de pornographie clandestine ! L'ex-libris, apposé dans un livre indique qui est son propriétaire et augmente potentiellement sa valeur !

    Le premier tome d'Ex-libris eroticis contient cinq nouvelles érotiques ! Celle qui ouvre le recueil porte le même titre que l'album et est une sorte de mise en abyme où un collectionneur d'images érotiques - tandis que sa femme le trompe ! - contemple les nombreuses estampes et vignettes qu'il possède ! D'une certaine façon, l'épouse infidèle se mêle aux personnages des images et se confondent ! On a des références par ailleurs à des artistes japonais, Kitagawa Utamaro et Suzuki Harunobui, tous deux de l'époque Edo connus pour leur "mages du monde flottant" ! Une allusion aussi au Français Edouard Henri-Avril, artiste de la seconde moitié du XIXème siècle, aussi spécialisé dans la gravure érotique et qui a illustré Salammbô de Flaubert et Gamiani ou deux nuits d'excès, un roman licencieux de Musset ! Enfin, le collectionneur a les traits de - et manie un ouvrage de -  Gabriele d'Annunzio, en un hommage appuyé !

    Ex-libris eroticis - Tome 1 - Massimo RotundoDans le second récit, "97 promesses d'amour", il est question d'une femme frigide et de zoophilie !  Mademoiselle Halebas " a quitté Montbéliard" pour un lieu retiré et veille à l'éducation de ses trois nièces qu'elle confie à Mademoiselle Marguerite, une jeune institutrice qui a un fort penchant pour les amours saphiques et va "initier"/ pervertir selon le point de vue les trois jeunes demoiselles ! Mademoiselle Halebas sévit et fait prendre l'institutrice par son danois, doté "d'attributs si impressionnants qu'ils auraient fait envie à un homme" ! Marguerite va ensuite se venger en découvrant le secret de la femme frigide et en utilisant à son tour le chien qui va délivrer à sa maîtresse les "97 promesses d'amour" !

    Le récit suivant , "Gymnase audace" contient peu de bulles et se déroule, comme son titre l'indique, dans un gymnase où une jeune femme vient trouver le couple de professeurs de gymnastique pour une longue séance de bondage où s'enchaînent les positions et les postures les plus improbables !

    La quatrième histoire, "Sens de l'observation" raconte l'existence d'un jeune homme qui se passionne précisément pour l'observation celle de ses contemporains, pour la botanique, pour la photographie érotique ou pour la pratique de la lunette astronomique ! Mais Miro ne fait pas que regarder les étoiles car il mate aussi en cachette sa belle voisine d'en face dont il est secrètement amoureux ! Hélas, il découvre que celle-ci a un amant - ce qui déplaît aux deux frères de la belle qui ont jurer à leur père sur son lit de mort de protéger l'honneur de leur soeur, et savent jouer du couteau !  L'amant finit par être trucidé par les deux gars et Miro forcé d'épouser la belle pour sauver l'honneur de celle-ci ! Ce qui ne lui déplaît pas au fond !

    Tous ces récit,vous l'aurez remarqué, se déroulent dans la seconde moitié du XIXème siècle et le début du XXème siècle ! C'est encore le cas du dernier récit, "28 centimètres" (mais de quoi s'agit-il ?) qui, outre qu'on y croise vite fait Marcel Proust, mets en scène un jeune Pablo Picasso, désargenté, dans sa "Période Noire" et dont, au début du récit, n'arrive pas à vendre ses toiles, à Madame Gregoriaz, une bourgeoise qui trouve obscène ses représentations de taureaux possédant des femmes, dans un style cubique ! Mais Picasso, qu'on savait très porté sur la chose, aura sa revanche car la bourgeoise obtue a vent de l'existence d'un certain "Minotaure", un homme aux forts attributs virils, au masque de taureau et qui sait honorer ces dames ! Madame Gregoriaz aura recours au service de cette "bête" dont l'identité la surprendra ! Vous aurez évidemment compris de qui il s'agissait !

    Tout cela est paru aux Éditions L’Écho des Savanes et chez Albin Michel donc ! Ces histoires ont été prépubliées à l'origine, en Italie dans la revue Diva, dans Playmen, puis dans Blue ! Lors de la parution en France, à l'époque, en 1987- 1988,  L’Écho et Albin Michel étaient dans le collimateur de la censure derrière Charles - " La Pudeur" - Pasqua, ministre de l'Intérieur et son "exposition de l'horrible" ! On mis alors les revues sous plastique et on y adjoignit des autocollants " plus de 18 ans" ! La censure a un peu reculé depuis - notamment avec internet ! - mais peut toujours faire son retour à tout moment ! Restons vigilants contre ceux qui veulent limiter - au delà même du plaisir des autres ! - la liberté d'expression !

    A bientôt !


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  • Les P'tits Schtroumpfs - PeyoCe soir, j'ai effectué la lecture du treizième album des Schtroumpfs, intitulé "Les P'tits Schtroumpfs " et qui date de 1988 ! A vrai dire, c'est pour moi le début, avec cet album !  - d'une série d'albums inédits ! En effet, j'avais arrêté la collection des récits des Schtroumpfs avec l'album "Le Bébé Schtroumpf" lorsque j'étais au collège - me passionnant alors davantage pour les jeux vidéo sur Amstrad CPC puis Atari ST (chroniqués aussi sur ce blog !). "Le Bébé Schtroumpfs" est un album de 1984 ! Et moi, ai redécouvert les Schtroumpfs avec Hachette-Collection !

    Il y eut donc un intervalle de 4 ans entre "Le Bébé Schtroumpf" et "Les P'tits Schtroumpfs" ! De plus, en 1988, ce sont les trente ans de l'existence des petits lutins bleus de Peyo aux Éditions Dupuis ! Depuis 1983, les albums se font plus rares et c'est surtout à la série animée chez Hannah-Barbera que se consacre Peyo qui continue par ailleurs à avoir des soucis de santé ! "Le Bébé Schtroumpf" était adapté de plusieurs épisodes du dessin- animé, il en est de même des "P'tits Schtroumpfs" ! Cette BD accompagne en effet la sortie d'un film !

    En 1988, le dessin-animé des Schtroumpfs en est à sa huitième saison et les scénaristes de Hannah-Barbera prennent de plus en plus de libertés par rapport aux concepts et aux idées originales de Peyo qui a du mal à garder le contrôle sur son œuvre ! Il commence à baisser les bras ! Les scénaristes donneront même un chien, Puppy, aux Schtroumpfs !

    "Les P'tits Schtroumpfs" correspond à un épisode de la cinquième saison ! Dans la BD, le Grand Schtroumpf envoie le Schtroumpf colérique (à ne pas confondre avec le Schtroumpf grognon !), le Schtroumpf nature et le Schtroumpf mollasson chercher un sablier chez le Père Temps ! Mais nos trois lutins - très curieux ! -  se retrouvent dans une horloge qui se mets à tourner à l'envers et subissent un coup de rajeunissement ! On se retrouve alors avec trois jeunes Schtroumpfs qui se plaisent très bien dans cette situation et n'hésitent pas à qualifier leurs congénères de "grands", voire de "vieux" ! C'est donc une histoire sur le "choc des générations" !

    Plus encore, nos trois "djeuns" vont fabriquer une compagne à la Schtroumpfette qui se sent seule ! Pour cela, il vont dérober à Gargamel la formule qu'il avait utilisée pour créer l’égérie des Schtroumpfs ! Une deuxième "Schtroumpfette", rajeunie, va voir le jour et se nommera Sassette ! Elle est - après la Schtroumpfette, le Bébé Schtroumpf, le 103ème Schtroumpf !

    Cet album marque un "changement d'époque" ! En effet, en 1988, le fils de Peyo, Thierry, s'apprête à succéder à son père à la tête du Studio Peyo ! Monopolisé par la série télé et le merchandising, Peyo s'est peu à peu éloigné du monde de la BD ! De plus, entre temps, les Éditions Dupuis ont été vendues et ce treizième album est le dernier qui sortira jamais chez cet éditeur !

    L'album contient un second récit qui se nomme "Le Schtroumpf robot" où le Schtroumpf bricoleur crée un Schtroumpf robot ! On retrouve là des éléments d'une BD de 1980, "Benco et les Schtroumpfs" lorsque le robot verse de la soupe à la salsepareille - à la place du Benco ! - par son bonnet !

    Gargamel capture le Schtroumpfs bricoleur et son robot et remplace le robot par un robot maléfique qui lui distribue du poison - de la soupe à la fausse salsepareille ! - à la place de la bonne soupe ! Mais nos petits héros vont une fois encore se tirer d'affaire et bien punir le méchant sorcier !

    Voilà ! C'est avec plaisir que j'ai retrouvé les Schtroumpfs et découvert leurs "nouvelles" aventures ! Je vous donne rendez-vous avec le tome 14 : "L'Aéroschtroumpf" !

    A Schtroumpf !


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  • La série de BD Thorgal est décidément une oeuvre bien étrange ! En tout cas atypique ! Elle mêle en effet Thorgal - Tome 7 : L'Enfant des Etoiles - Rosinski & Van Hammemythologie nordique, dieux, démons, fées bref fantastique et Science-fiction !

    Dans le tome 7 intitulé "L'Enfant des Etoiles", le scénariste et papa de Thorgal revient sur les origines - et l'enfance - du héros au cours de trois récits respectivement de 10, 18 et 20 planches, toutes publiées, entre 1981 et 1983, dans divers numéros de Super Tintin, la revue des Éditions du Lombard puis dans cet album en 1984, chez ces mêmes éditions !

    Dans le premier récit, "Le Drakkar perdu", on assiste à la découverte du "radeau" dans lequel se trouve un bébé, en réalité une sorte de capsule venue des étoiles ! Mais cela, Leif Haraldson et ses hommes, qui font la découverte, et à la limite du naufrage, ne peuvent le savoir ! Le chef viking, déjà en opposition à Gandalf le fou qui convoite sa place, décide d'appeler le nourrisson du nom de Thorgal Aegirsson !

    Le second récit, "Le métal qui n'existait pas" est en quelque la première aventure chronologique dans al vie de Thorgal qui a alors 6 ans ! Parce que le roi des Nains a perdu une partie d'échecs contre le serpent maléfique Nidhogg, il risque aussi de perdre son nom si il ne confectionne pas au gagnant un bijou dans le "métal qui n'existe pas" ! Le Nain Tjahzi, se mets alors en recherche de ce métal à travers le vaste monde et a mille ans pour le trouver ! Alors que le délai touche à sa fin, il tombe sur le jeune Thorgal qui possède un curieux bijou autour du cou ! Les deux êtres devenus compagnons et amis vont alors rapporter le métal, croiser le géant Hjalmgunnar, , les chats ailés de Frigg ou les serpents-vampires ! On a bien là un échantillon du côté baroque - et déjanté quelque part ! - de cette BD !

    Le troisième et dernier récit, , "le Talisman", se passe alors que Thorgal a 10 ans et se mets à la recherche d'un "dieu" pour lui poser la question de ses propres origines -qui l'a déposé dans le "radeau" ? On assiste alors à la rivalité entre Xargos et Varth, respectivement grand-père et père de Thorgal, depuis les étoiles ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas déflorer la surprise !

    Il y a aussi un côté merveilleux et onirique à toutes ces histoires ! en effet, le second et le troisième récit se concluent sur l'image de Thorgal enfant comme s'éveillant d'un rêve ! Pourtant, certains indices ne trompent pas !

    Une série assez différente de XIII, l'autre succès de Van Hamme, ce qui montre bien le talent de cet auteur !

    Bref, c'est brillant et assez original ! J'aime beaucoup cette série et devrait me résoudre à enchaîner plus rapidement la lecture des différents tomes ! Mais que voulez-vous, il y a tant à lire, voir, écouter !

    A bientôt !


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  • Voici aujourd'hui la trente-deuxième aventure de la série Lucky Luke, prépubliée dans le journal Spirou avant de devenir le 19ème album aux Editions Dupuis, paru en 1962.

    C'est un récit particulièrement cocasse qui joue sur la bêtise des protagonistes qui se comportent de manière infantile ! les O'Timmins et les O'Hara !

    Luke chevauche dans l'Ouest sur Jolly Jumper - qui prends désormais pleinement la parole dans les histoires - lorsqu'il est interpellé par un individu au gros nez et armé d'un fusil et qui veut voir les oreilles du cow-boy solitaire ! Puis, c'est un type aux grandes oreilles, dans la même configuration , qui veut voir son nez sous son foulard !

    Derrière tout cela, il y a, à Painful Gulch, une vieille rivalité entre deux familles de locaux, les O'Timmins et les O'Hara donc, et dont les motifs sont oubliés ! Mais les patriarches de ces deux clans se montrent bornés ! C'est ce qu'explique le patron du salon puis le maire à Luke ! Pire, les deux tribus font sauter à l'explosif tous les bâtiments publics pour que les rivaux n'en profitent pas ! Têtus et stupides ! Le "conflit" dure car en plus les deux familles ne comportent que les pires tireurs de l'Ouest !

    Les O'Timmins sont ceux qui ont les gros nez rouges et les O'Hara ceux qui ont les grandes oreilles !

    Lucky Luke va se trouver contre son gré propulsé maire et on retrouve un motif qu'on avait déjà dans les tomes précédents, la couardise des autorités locales et des administrés ! La moutarde va vite monter au nez de Luke ! Et, comme avec les Dalton, notre héros va ruser et mettre à profit la stupidité des "adversaires" !

    Le héros décide d'organiser une fête avec des concours truqués pour récompenser alternativement une famille puis l'autre ! Peine perdu ! De plus en plus énervé, Luke va alors mettre sous les verrous tous ces "voyous" et ce ne sera finalement que parce que chez les deux clans, ce sont les femmes qui "portent la culotte", que tout va se résoudre et que les patriarches deviendront les meilleurs amis !

    C'est très savoureux et très drôle ! C'est aussi une caricature qui se veut critique et dénonciatrice - par le bais de l'humour ! - de toutes les histoires de vendetta entre couleurs de peaux différentes, religions différentes, partis politiques opposés ! L'histoire est inspirée de la querelle entre les familles McCoy et Hatfield, nous indique Wikipédia, qui fit douze morts en 1878, à la suite d'une dispute qui avait démarré à propos d'un cochon !

    Morris et Goscinny font une fois de plus des merveilles ! A l'aune du 20ème album, on va aborder une série d'histoires de plus en plus intéressantes ! La meilleure période de cette BD !

    A bientôt !


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  • La saga XIII continue et semble s'approcher du dénouement avec ce tome 12 "Le Jugement" où l'étau se resserre XIII - Tome 12 : Le Jugement - Vance & Van Hammeautour de Wally Sheridan, le chef de la Conspiration, qui a fait assassiner son frère, le président William Sheridan pour tenter d'installer un régime néo-fasciste aux USA !

    A la fin du tome 11, on apprenait avec stupeur que le général Ben Carrington avait "perdu la raison" ! On découvre maintenant qu'il n'en est rien et que le vieux chef d'état-major interarmes n'a jamais été aussi lucide ! Mais il a commis un acte "répréhensible" ! Il a en effet enlevé le président Wally Sheridan et la valise des codes nucléaires ! Il exige alors de n'avoir pour seuls interlocuteurs, notre bon Mac Lane alias XIII et le major Jones ! Giordano, le chef de la NSA, contacte alors nos jeunes héros !

    Car Ben Carrington, allié au colonel Amos, chef de l'espionnage, a une idée bien précise en tête : tenir le procès de Wally Sheridan depuis une base équipée en matériel VHS et imprenable ! XIII et Jones vont devoir réunir les "témoins" de ce jugement, en particulier la Mangouste ! Mais ce ne sera pas facile car le vieux tueur redoutable est retiré sur une île déserte sous la protection de ses hommes et d'Irina Svetlanova !

    Le procès de Wally aura-t'il lieu ? Sheridan sera-t'il confondu ? Lui et la Mangouste passeront-ils aux aveux ? La fin de ce tome est surprenante et en un sens assez ironique !

    Mais encore une fois, nos héros se retrouvent en mauvaise posture ! Ben Carrington et le major Jones en fuite, XIII arrêté, emprisonné et prêt à être jugé à son tour !

    Avec ces derniers tomes de XIII chroniqués ici, l'intrigue devient plus claire ! Le scénario est toujours aussi élaboré et riche en rebondissements et surprises ! Le dessin de Vance est de même toujours au top - mettant notamment en valeur les belles plastiques du major Jones et d'Irina (mais cela, c'est un détail !) - à l'aise aussi quand il s'agit de dessiner des véhicules, hélicoptères, chars d'assaut ou des paysages ! Un duo d'artistes épatants !

    A suivre.... une nouvelle fois !

    A bientôt !


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  • Le Bébé Schtroumpf - PeyoLe Bébé Schtroumpf est le douzième album des petits lutins bleus de Peyo et, outre le récit éponyme qui ouvre l'ouvrage, contient trois autres histoires !

    L'album sort dans le commerce en 1984, durant la période de Noël - en même temps qu'un film d'animation aussi intitulé Le Bébé Schtroumpf. De fait, l'histoire de ce bébé Schtroumpf est la première qui sort directement en album sans passer par une prépublication dans Spirou - ce qui n'est pas le cas des trois autres récits !

    En effet, depuis 1981, les Schtroumpfs font l'objet d'une série d'animation chez Hanna-Barbera, laquelle remporte un vif succès ! Peyo regrette alors de délaisser le format BD pour ce format dessin-animé ! Il travaille moins sur les albums mais va toutefois continuer à s'entourer de collaborateurs, pour produire ce douzième album, à savoir Daniel Desorgher, François Walthéry et Marc Wasterlain, le fameux "Studio Peyo" ! Mais si hélas, Peyo est moins sur sa table à dessins, c'est aussi parce que son diabète s'est aggravé !

    Le film d'animation qui sort au cinéma cette année là regroupe en fait trois épisodes ! Le Bébé Schtroumpf y a des pouvoirs magiques, choses qu'il n'a pas dans l'album ! L'album, lui, se fait un peu à la va-vite et se révèle pour cette raison d'une grande naïveté - je l'ai ressenti fortement à la lecture d'ailleurs !

    Un cigogne amène un bébé Schtroumpf, le 102ème Schtroumpf donc, par une nuit de lune bleue ! Cet élément étranger va tout de suite fédérer le village et même le Schtroumpf Grognon qui n'aime rien , va aimer le bébé Schtroumpf au point de le kidnapper lorsque la cigogne viendra le réclamer suite à une erreur de livraison !

    Les trois autres récits ont en commun de mettre en valeur le Schtroumpf Bricoleur !

    En effet, dans Le Schtroumpf Bricoleur, celui-ci invente une perceuse bio et gène la Schtroumpfette qui veut confectionner un gâteau pour les 542 ans du Grand Schtroumpf ! Non le belle n'apprécie pas d'avoir une nouvelle passoire !

    Dans La Peinture schtroumpf, le même Schtroumpf Bricoleur invente un pistolet à peinture car le Grand Schtroumpf a décrété que le village était sale et nécessitait un coup de pinceau ! Gargamel, lui, invente une peinture qui rends invisible et atteint le village qui n'est sauvé que par l'invention du Schtroumpf Bricoleur !

    Enfin, dans Une fête schtroumpfante, Gargamel récidive et se déguise en lapin crétin avant l'heure comptant que les lutins bleus l'invitent à leur fête en ne l'ayant pas reconnu ! Mais les Schtroumpfs ne sont pas dupes et vont jouer un mauvais tour au sorcier retors témoignant eux aussi d'une certaine cruauté ! Les choses tournent mal et le Schtroumpf Bricoleur sauve encore tout le monde avec une de ses inventions ! Les Schtroumpfs, habitants d'un village pourtant figé dans un éternel présent, partisans du Progrès ?

    Voilà pour ce douzième album ! Avec le prochain album, je découvrirais la suite de la série et des albums inédits que je n'ai jamais lu étant enfant !

    A Schtroumpf !


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  • A l'ombre des derricks est la trente-et-unième histoire de la série Lucky Luke par Morris et Goscinny. Cette série a Lucky Luke : A l'ombre des derricks - Morris & Goscinnymaintenant atteint son rythme de croisière ! D'abord prépubliée dans le journal Spirou, cette histoire donne lieu à un album en 1962.

    Souvent Morris s'inspire de la légende de l'Ouest pour ses récits - et cette fois-ci, il s'intéresse à une ruée, pas celle de l'or, mais celle quelques années plus tard pour le pétrole, l'"or noir", en 1859.

    Comme cela nous est bien expliqué dans l'album, au départ, le pétrole était considéré comme sans valeur ! Mais ceci changea lorsqu'on découvrit ses propriétés comme combustible ! Néanmoins, on prospectait alors au "petit bonheur la chance" !

    Ceci change, en 1859, avec le colonel Drake, un des personnages et allié de Lucky Luke dans ce récit - qui invente le derrick ! Dès lors, les hommes vont devenir fous !

    Un des gags récurrents de cet album est le fait que tout le monde laisse tout tomber - les juges, les hôteliers, les croque-morts... - pour aller prospecter !

    Tout album de Lucky Luke possède son méchant emblématique ! Ici, c'est Barry Blunt, un ex-avocat radié du barreau qui veut s'approprier tous les champs de pétrole de Titusville - par des moyens "légaux" - mais tout de même en usant de l'intimidation par les armes ! Dans les personnages secondaires, on a aussi Bingle, une grosse brute décérébrée qui fera pourtant tomber son patron, le dit Blunt !

    Car Luke va user de la loi contre le méchant, ayant été nommé shérif au début du récit ! Il se montrera au final, encore une fois, plus malin ! Blunt cherchera alors à se venger de manière plus expéditive !

    Un bon album de Lucky Luke - dans la moyenne !

    A bientôt !


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  • Chiara Rosenberg est un album de bande-dessinée érotiques, scénarisé par Celestino Pes et Roberto Baldazzini, Chiara Rosenberg - Baldazzini & Pesparu en 2003 aux éditions La Musardine puis plus tard dans la collection "Erotix" de Delcourt !

    Qui est Chiara Rosenberg ? C'est la fille d'un riche industriel juif qui a fait chavirer le coeur et a épousé Angelo Ferri, un écrivain à succès timide. Leur relation est complexe car pour compenser sa timidité, l'écrivain pratique la domination dans ses rapports sexuels avec sa femme, laquelle est soumise !

    Mais un jour, Chiara rencontre Michel, un jeune photographe qui va l'idolâtrer ! Dès lors, les rapports s'inversent et de maso, Chiara devient sado avec Michel ! Pour ma part, le sadomasochisme, ce n'est pas trop ma "tasse de thé" et c'est pourquoi, j'ai très moyennement apprécié cet album ! Outre le fait que se retrouver tout nu à égorger des poulets frise le ridicule pour moi, certaines de ces pratiques peuvent se révéler dangereuses !

    C'est le hic dans cet album ! Car la pulsion de mort n'est jamais loin ! Chiara, à plusieurs reprises, rêve de "démolir" Michel et à un autre moment, Angelo,en colère, boxe littéralement sa femme !

    Qui Chiara va-t'elle choisir entre le sadique et la masochiste ? L'amant ou le mari cocu ?

    Le scénariste est donc Celestino Pes, né à Parme en 1958. Il a commencé sa carrière dans l'industrie musicale, produisant artistes et concerts jusqu'en 1994. Puis, Fancisco Coniglio, un éditeur de BD qui partage sa passion pour la musique, lui propose d'écrire des textes pour la revue Blue.

    Blue est une revue érotique italienne, fondée en 1991, à une date où les fumetti per adulti voient leurs ventes fortement baisser ! Elle se pose en  "revue de résistance intellectuelle et érotique". C'est d'abord un mensuel puis in bimestriel ! Y participeront Manara, Serpieri ou Casotto pour les Italiens et des étrangers tels que Ralph Konig, Wolinski ou Pichard.

    Chiara Rosenberg - Baldazzini & PesPour Blue, Celestino Pes va donc concevoir articles puis des histoires. Il crée pour cette revue Chiara Rosenberg et récidivent en 2002 avec Inès la fille gonflable, la gloire puis la décadence d'une jeune femme.

    Roberto Baldazzini est né à Modène la même année que Pes, soit en 1958. Il découvre très tôt - à huit ans en fait ! - la bande-dessinée érotique avec Satanik de Magnus puis réalise ses premiers récits en images à 14 ans. N'ayant pas accès à des cours de dessin, il expérimente et se rallie à la Ligne Claire de Saint-Ogan ou Hergé ! Avec une différence par rapports aux aplats de Hergé, la présence d'ombres !

    Finalement, Baldazzini accède à l'Académie des Beaux-Arts et co-fonde le fanzine Pinguino avec Daniele Brolli qui scénarise Les Aventures d'Alan Hassad, la première BD de Baldazzini, qui parait dans le magazine Orient-Express.

    Puis à la disparition d'Orient-Express en 1985, notre dessinateur publie pour l'autre magazine Comic Art. Sa production non-érotique parait dans le même temps en France chez les Humanoides Associes puis chez Albin Michel. C'est donc au début des années 1990 que Baldazzini travaille pour Blue et s'oriente vers l'érotisme !

    Retrouvailles de Baldazzini et Brolli en 1996 sur Trans/Est, une histoire avec des "femmes membrées", goût pour les transexuelles qu'il réaffirmera par la suite dans  Casa HowHard à la fin des années 1990. Le succès est au rendez-vous pour Baldazzini qui se fera même connaître Outre-Atlantique !

    Le sado-masochisme est à l’œuvre dans Chiara Rosenberg avec notamment le motif des accoutrements militaires ! En effet, après la Seconde Guerre mondiale, il était de coutume de retrouver dans certains fumettis des récits de tortionnaires nazis brutalisant de pauvres prisonnières - un peu limite comme fantasme ! Mais bon, dans ce domaine...

    Voilà, la lecture de cet album est laissé à votre appréciation et même si le dessin très "clair" et coloré de Baldazzini est assez réjouissant, je suis beaucoup^plus mitigé sur le reste ! En effet, cela ne correspond pas à mon registre habituel de fantasmes ! Bref...

    A bientôt !


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  • Walking Dead - Tome 27 : Les ChuchoteursOn poursuit notre review de la série de comics Walking Dead qui a toujours quelques arcs d'avance sur la série-télé ! C'est le temps de la menace des "Chuchoteurs", ces survivants implacables qui revêtent des peaux de morts et voyagent en dirigeant les hordes  ! C'est aussi l'arc "The Whiperer War" en VO qui donne ce tome 27 chez Delcourt : Les Chuchoteurs !

    Alexandria se prépare à la guerre ! Depuis quelques temps, Rick Grimes prépare les communautés à cette éventualité ! C'est Dwight, ancien Sauveur du Sanctuaire, qui mène les troupes sous la planification de Rick !

    Ce tome marque aussi le grand retour de Negan - qui à la fin du tome 26, a commis un coup d'éclat contre les Chuchoteurs ! La guerre est désormais inévitable ! Negan regagne un peu de confiance et fait ses grandes retrouvailles avec Lucille, sa batte favorite - dont l'origine et la symbolique nous sont un peu dévoilées ! Un imprévu va cependant causer une grande peine à notre anti-héros Negan ! Le meilleur personnage de la série depuis le Gouverneur ! Plus ambigüe qu'il n'y parait !

    Alexandria joint ses forces avec la Colline - de Maggie- et le Royaume - qui rechigne un peu ! Le Sanctuaire marque par contre des velléités de rébellion - ce qui augure de l'arc qui suivra cette "Whisperer War" !

    Le moment de tension - outre les premières anicroches contre la horde et les Chuchoteurs - et où Dwight se montre un tacticien de génie - est l'assaut nocturne de la Colline - qui, au petit matin, n'est plus que ruines ! Maggie et les siens ont-ils survécus ? La couverture vous en donne un avant-goût !

    Un tome tout en action mais avec sa part de charactérisation  ! Le dessin de Charlie Adlard n'est pas le plus beau qui se fasse sur le marché mais sert très bien l'intrigue, est très dynamique !

    Je vous dis à bientôt pour le tome 28 - sachant que l'édition US n'a que 5 ou 6 numéros d'avance !

    A bientôt !


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  • La Vision est un super-héros un peu atypique ! En effet, il n'est pas humain et est en réalité un synthézoïde, une La Vision - Tome 1 : Un peu moins qu'un hommesorte d'androïde perfectionné de la famille d'Ultron, de Wonder-Man ou du Moissonneur ! L'album, La Vision, paru en 2016, scénarisé par Tom King, un romancier ancien agent de la CIA après le 11 septembre et dessiné par Gabriel Hernandez Walta, montre à quel point il est difficile de s'intégrer dès lors qu'on est différent !

    En effet, dans cet album - qui est un tome 1 intitulé " Un peu moins qu'un homme", la Vision a décidé de s'installer en Virginie, près de Washington, en tant que relais des Avengers avec le Président des USA ! Il s'est dès lors doté d'une petite famille, des synthézoïdes comme lui !

    Ce récit est donc en quelque sorte une parabole des minorités, Juifs, Musulmans, Noirs, Asiatiques, homosexuels etc, qui tentent de s'intégrer mais qui ne le peuvent pas ! En effet,très vite les choses tournent mal et Madame Vision va se retrouver avec un cadavre dans le placard - qu'elle cache à son époux - et un chantage sur le dos ! Petit à petit, les choses vont lentement mais sûrement déraper !

    A cela s'ajoute une vision du futur d'Agatha Harkness, la sorcière, comme quoi la Vision tuerait les Avengers et raserait le monde pour protéger sa famille ! Mais cela, ce sera pour le tome 2 dont je vous parlerais en temps voulu !

    Ce récit est donc tragique dans son fond où comment des êtres de bonnes volontés sont rattrapés par la malchance et le destin, condamner à commettre l'irréparable et en cela s'enfonçant un peu plus dans une logique funeste et implacable !

    Je vous donne donc rendez-vous dans quelques temps pour la suite !

    A bientôt !


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  • Parlons maintenant de l'album "Les Sables d'Abraxar" - Tome 3 de Lanfeust des Etoiles !

    Lanfeust des Etoiles - Tome 3 : Les Sables d'Abraxar - Arleston & TarquinLanfeust de Guinin et ses compagnons, la belle Cixi, le troll Hébus et l'ognobi Swiip ont rejoint la planète Dezunge qui est en fait le monde d'Abraxar, le refuge secret des Rebelles qui s'opposent à Dheluu et aux princes-marchands ! En réalité, à cause du champ magnétique, le seul spatioport de la planète se trouve au pôle et nos héros doivent s'y rendre en caravane pour rallier la base des Rebelles sur l'Île de Dheb.

    Pour cela, il leur faut traverser la mer de sable et c'est là une source de périls et de péripéties ! La terrible rage crépusculaire connue sous le nom de l'Orhleil a raison de leur expédition et seuls nos quatre héros y survivent !

    Ils constatent alors que la logique fiscale de Port Peebo, un repaire de pirates et de marchands, leur échappe puis rencontrent le capitaine Grundwund qui les prends à bord au cours d'une chasse au Rorskal - ce qui donne à Arleston, friand de clins d'oeil, l'occasion de verser une référence appuyée à Moby Dick de Robert Louis Stevenson !

    Finalement, nos compagnons arrive sur l'Île de Dheb et on entre dans une phase plus "bavarde" et moins "aventureuse" du roman, sorte d'interlude avant une grande bataille ! J'ai apprécié au passage la référence à Dark Maul de Star Wars !

    Les Rebelles et la "vraie" Princesse Ophredla - appréciez le jeu de mots au passage ! - en apprennent plus à Lanfeust sur ses origines ! il est un être exceptionnel - cela on le savait déjà depuis la saga précédente, Lanfeust de Troy - mais plus encore qu'on l'imagine et est en lien avec les Dolphantes !

    On apprends qu'une autre race mystérieuse à laquelle appartient Dheluu menace l'Univers  - les Pathacelses, des métamorphes cruels ! Il est aussi question d'une certaine bactérie et de la Crypte Tonique de Lanfeust qui fait de nouveau la démonstration de ses pouvoirs !

    Débarquent alors sur Abraxar Thanos et Glace avec une flotte spatiale et une armée conséquentes ! Une trahison a en effet eut lieu ! Le combat s'ensuit et Lanfeust tente un "gros coup" qui a des conséquences inattendues !

    Disons simplement que l'album se termine sur un gros cliffhanger qui n'est pas sans évoquer Retour vers le Futur ! Bref un voyage temporel - vers le passé ! En effet, le destin de Lanfeust, comme on le verra dans les tomes suivants est en fait une sorte de boucle temporelle autogénérée !

    A bientôt !


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  • Les Schtroumpfs Olympiques est un album des petits lutins bleus de Peyo - le onzième album ! - qui fut à l'origine Les Schtroumpfs Olympiques - Peyoune commande publicitaire ! En effet, en 1979, à un an des Jeux Olympiques de Moscou, le comité belge souhaita avoir les petits personnages de Peyo comme mascottes - en accord avec la filiale belge de Coca-Cola ! Peyo réalisa - ou plutôt fit réalisé par ses collaborateurs car il souffrait d'un diabète - l'album Le Schtroumpf Olympique qui ne prendra la déclinaison plurielle que plus tard !

    Le récit ressorti en 1983 dans un autre album regroupé avec deux autres histoires : Pâques Schtroumpfantes - récit de 1968 et Le Jardin des Schtroumpfs, histoire de 1982. Entre temps, les J.O. de Moscou avaient eut lieu, boycottés par plus de 50 pays suite à l'invasion soviétique de l'Afghanistan !

    Dans Les Schtroumpfs Olympiques, le Schtroumpf Costaud décide d'initier les petits Schtroumpfs au sport et suit l'idée du Grand Schtroumpf d'organiser des Schtroumpfs Olympiques - avec baiser de la Schtroumpfette à la clé - qui fait son grand retour !

    Deux équipes vont se constituer, les Jaunes et les Rouges, sans compter le Schtroumpf Chétif qui constitue l'équipe Verte à lui tout seul ! L'entraînement ne va pas sans mal car les Petits Lutins Bleus rechignent un peu mais finissent par se "mettre à la tâche" pour ne pas décevoir le Schtroumpf Costaud !

    Les Jeux ont alors lieu et c'est celui qu'on attendait pas qui remporte toutes les épreuves ! Tout est question de confiance en soi ! Pauvre Schtroumpf Chétif qui me rappelle à bien des égards ma position vis-à-vis du sport à l'école !

    Pâques Schtroumpfantes raconte un sacré méli-mélo ! Le Schtroumpf à Lunettes, le Schtroumpf Patissier et le Schtroumpf Farceur ont décidé tous les trois, chacun de leur côté, d'offrir un oeuf au Grand Schtroumpf pour Pâques ! Mais malicieux, les uns et les autres substituent leurs cadeaux à l'insu des autres ! Au final, on ne sait plus quel oeuf est quoi et le quiproquo est garantie !

    Le Jardin des Schtroumpfs voient nos petits amis unis comme un seul Schtroumpf et vont pique-niquer ! Ils décident de s'aménager un coin de verdure mais Gargamel les devance et leur construit durant la nuit un "Jardin des Plaisir" qui s'avère ne fait un ensemble de chausses-trappes pour les capturer ! Mais heureusement, "l'Union fait la Force !" .

    Voilà, pour ma part j'arrive bientôt à des albums "inédits" pour moi des Schtroumpfs - chez Hachette-Collection ! En effet, gamin, j'achetais tous les albums - jusqu'au Bébé Schtroumpf, suivait le dessin-animé dans Récré A2 et possédait même quelques unes des figurines en plastique mou - ce qui me valut quelques railleries de mon pote Yann ! En 1984, je passais à autre chose et arrêtais l'achat des albums ! Ai repris la collection courant 2016  - collection qui se continue !

    A bientôt !


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  • Histoires inavouables - Ovidie & Jérôme d'AviauHistoires inavouables est un album de bande-dessinée érotique, publié en 2013 par Delcourt suite au succès d'un premier album - d'auteurs différents mais dans le même registre - Premières fois ! On trouve dans ce nouvel album une dizaine d'histoires courtes - faites pour émoustiller le lecteur - ou la lectrice - et qui sont l'oeuvre d'Ovidie au scénario et de Jérôme d'Aviau au dessin - lui déjà présent sur Premières fois  - dont je vous parlerais une autre fois !

    Pour commencer, disons d'abord qui est Ovidie ! C'est une femme aux multiples talents, auteur, scénariste, ancienne actrice porno et réalisatrice de films X - elle est aussi une féministe revendiquée qui milite pour une sexualité épanouie pour tous et toutes, loin de la production porno bradée sur le net ! Elle est née Eloise Becht le 25 août 1980 et a choisi son pseudonyme d'après la rate Ovidie dans la BD Destin farceur de Ptiluc ! Des études de philo lui valurent le titre de l'"intello du porno" ! Elle a publié un manifeste féministe intitulé Porno Manifesto ou elle lutte contre les clichés et la domination masculine dans le milieu du X ! Sa réalisation la plus notable dans ce domaine est le film de 2000, Orgie en noir, inspiré d'un film américain des années 1960, lui-même tiré d'un roman d'Ed Wood. Enfin, Ovidie a aussi tourné dans des films plus traditionnels comme La nuit des horloges de Jean Rolin.

    Jérôme d'Aviau - dont j'apprécie le dessin aux lignes très épurées, en noir & blanc et assez agréable ! - est né le 2 novembre 1970. Il a débuté par une carrière de graphiste dans le jeu vidéo dans les années 1990. Puis, il se lance dans un blog de BD, Poipoipanda, puis publie dans les magazines Psikopat  et Tchô. Il contribue en 2007 à la réalisation en tant que dessinateur, de la BD Nous n'irons plus ensemble au Canal Saint-Martin qui vise à expliquer la Shoah aux enfants. Il est également impliqué sur le feuilleton en bande-dessinée Les Autres gens, initié par le scénariste Thomas Cadène ! Enfin, il participe à la demande de l'éditeur Delcourt, en 2008 et 2013, aux deux albums Premières fois et Histoires inavouables.

    Que sont donc ces Histoires inavouables ? Dans "L'inconnue du Lyon-Paris", deux inconnus se donnent rendez-vous Histoires inavouables - Ovidie & Jérôme d'Aviaudans un train afin de se livrer à des jeux sexuels avant de se séparer pour ne plus jamais se revoir. Dans "Brandon", un serial-dragueur emmène deux filles chez lui en pensant que la nuit sera chaude mais se fait bien rouler !

    Dans "Metrosexuelle", Jolène, une étudiante américaine se procure du plaisir dans le métro parisien en frottant son entrejambes partout ! Dans "Tel est pris..." un couple s'essaie à l'échangisme mais le mari va se révéler jaloux alors que c'était sa femme qui était d'abord réticente ! Voilà pour quelques unes des historiettes dont certaines sont basées sur des expériences vécues par Ovidie ! Lesquelles ? On ne sait pas !

    La technologie est au cœur de "Sexting", d'après la pratique éponyme qui consiste à envoyer à ses amants/maîtresses des photos de soi nu(e), via téléphone portable, assorties de commentaires bien salaces ! Hélas, l’héroïne se trompe ici de destinataire à sa plus grande confusion !

    Dans "Franche amitié virile", une soirée film X entre deux potes dérape en jeux homosexuels, une manière pour Ovidie de dénoncer l'homophobie encore très présente dans nos sociétés si on en juge par l'hypocrisie de la "Manif pour tous" !

    Le safe-sex est à l'ordre du jour dans les récits d'Ovidie - dont l'usage du préservatif n'est qu'un des aspects ! Capote anglaise de rigueur donc, aussi bien dans les productions Dorcel que dans les histoires "A la Belle Etoile" où une femme mure se fait lutiner par le fils de sa meilleure amie, dans "Tel est pris..." dont il est question plus haut ou enfin dans "Raziel" du nom du bulldog qui a avalé la capote utilisée par l'amant et animal auquel la femme est obligé de promener pour faire ses besoins afin que son mari ne découvre le pot aux roses !

    Histoires inavouables - Ovidie & Jérôme d'Aviau

    Il y a aussi la nouvelle "Déjeuner dominical" où on voit que ça trompe et couche à tout-va dans les familles entre beau-frère et belle-sœur n'en déplaise au patriarche !

    "Coincée" enfin où une nana voulant se donner du plaisir en solitaire est bien embêtée lorsqu'elle coince son sex-toy improvisé dans son intimité !

    Un très bon album, très varié, avec des traits d'authenticité ! Très réjouissant en fait ! Merci Ovidie !

    A bientôt !


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  • On retrouve le tome 3 des aventures de Léonard, notre génie déjanté et son disciple Basile, dans un album intitulé "Léonard, c'est un quoi, déjà ?" - ouvrage qui me rappelle mes lectures de Pif Gadget  de mon enfance ! Cet album est sorti en 1979.

    Une nouvelle série de gags donc - peut-être une vingtaine, je n'ai pas compté ! Léonard, toujours aussi farfelu et pas Léonard, c'est un quoi, déjà ? Turk & De Grootmoins égocentrique, mets au point de nouvelles inventions ! Mais avant de se livrer à sa tâche, il doit tirer du lit son "fainéant" de disciple qui va encore essuyer les pots cassés !

    On commence avec la "ceinture métaphysico-sinusoidale" qui permet de voyager à l'intérieur des livres où notre duo maître/disciple constate que les contes pour enfants ne sont plus ce qu'ils étaient ! Puis une autre Invention tout aussi extraordinaire ensuite qui donne la parole aux animaux et entraîne là encore de nouvelles mésaventures pour nos deux compères !

    Léonard sait aussi prendre des risques en inventant le fil de fer barbelé puis de manière moins dangereuse, invente le tourne-disque au cours d'une promenade !

    Notre pauvre Basile n'a pas retenu la leçon et doit "patiner" pour servir son maître puis apprends que la curiosité est un vilain défaut - ce qui est l'occasion d'un schéma de gag récurrent - au mois trois fois dans cet album !

    Basile est aussi prêt à défendre l'honneur de son maître qui le transforme en "Super-Disciple" ! Hélas, l"invention" n'est pas au point ! Et c'est encore Basile qui en fait les frais !

    Pourtant Léonard a parfois de bonnes intentions envers son disciple comme lorsqu'il envisage de le cloner pour alléger sa charge de travail - ce qui donne lieu à un remake de La Mouche de Cronenberg (en réalité le film est sorti après !). Enfin, Léonard veille sur Basile lorsqu'il s'aperçoit que celui-ci est somnambule !

    Léonard apprends ensuite qu'un sérum de vérité n'est peut-être pas une invention souhaitable ! De même qu'une potion de super-force inventée par hasard ! De même, la machine à morse a encore besoin de régler ainsi que le robot-peintre !

    Bref, voilà un album rempli de gags, tant visuels que de situations ! On est dans la démesure et le cartoony ! Je vous dis à dans quelques temps pour un autre album !

    A bientôt !


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  • Alors qu'il se trouve encore au Costa Verde, XIII/ El Cascador/ Jason Mac Lane/ Kelly Brian, l'homme aux multiples identités fait la connaissance de celui qui semble bien être son véritable père, un certain Sean Mullway d'ascendance irlandaise.

    XIII - Tome 11 : Trois montres d'argent - Vance & Van HammeL'homme, Sean Mullway, lui raconte alors l'histoire de sa famille qui commence avec trois amis âgés de vingt ans qui quitte l'Irlande au début du XXème siècle pour les Etats-Unis où ils finissent par travailler pour Henry "Daddy" O'Keefe, patron d'une chaîne de quincaillerie et dont ils épousent les trois filles !

    La Grande Histoire rejoints donc l'histoire familiale de XIII dans ce tome 11 - "Trois montres d'argent". La famille O'Keefe se retrouve en rivalité avec la mafia new-yorkaise et les drames se succèdent ! Des gens meurent, d'autres s'exilent ! La Grande Histoire donc car il est question du Krach de 1929, de la Seconde Guerre mondiale, de la Guerre Froide et avant cela de la Révolution Zapatiste au Mexique !

    Mais la famille de XIII cache un secret ! Trois des aïeuls ont mis la main sur un trésor appartenant à Diaz et l'on caché quelque part dans le pays, gravant leur secret à l'intérieur des trois montres des trois amis ! Sean essaye de récupérer ces montres mais il lui en manque une ! Affaire à suivre donc !

    Retour dans le présent, au Costa Verde, où un colonel d'Ortiz tente de reprendre le pouvoir. El Cascador, aidé du père Jacinto, doit faire sauter un pont pour bloquer Péralta et sa colonne de blindés !

    Le tome se conclut alors que le président Sheridan, ennemi de XIII, l'oblige à rejoindre les Etats-Unis pour lui "rendre un service" : le général Carrington est devenu fou !

    A suivre donc !

    Vous savez déjà tout le bien que je pense de cette série ! Les éléments du puzzle se mettent en place et le tableau se dessine ! Et toujours, félicitations à Vance pour son superbe style graphique !

    A bientôt !


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  • Sur la piste des Dalton est la trentième histoire de Lucky Luke - toujours par Morris et Goscinny - d'abord prépubliée dans Spirou puis dans ce qui sera le 17ème album chez Dupuis en 1962 !

    Il y a quelques changements et nouveautés au niveau des éléments de l'intrigue dans cette histoire - et des Lucky Luke :  Sur la piste des Dalton - Morris & Goscinnyconstantes ! Parmi les choses qui ne changent pas, on retrouve les Frères Dalton - qui s'évadent une nouvelle fois du pénitencier ! Les bandits "les plus méchants et les plus bêtes de l'Ouest" vont encore faire des leurs et notre brave Lucky Luke se remets une nouvelle fois sur leur piste ! Il va bénéficier d'un allié inattendu pour remonter cette piste !

    La nouveauté de cet album est l'introduction du "chien le plus stupide de l'Ouest", le très cabot Rantanplan ! Ce chien, certes plein de bonne volonté, n'a pas inventé la poudre et, comme ce qui se ressemble s'assemble, le toutou va même se trouver des affinités avec Averell ! De plus, notre Rantanplan - qui a un moment donné semble tout de même avoir un peu de flair, malgré son "rhume des foins chronique" - pense avec son ventre et n'hésite pas à voler des gigots ! Si notre chien réussit des coups d'éclats  - comme arrêter Averell - c'est toujours par un coup de chance non prémédité !

    Une autre évolution dans cet album concerne la monture de Luke, Jolly Jumper ! Le fidèle cheval se voit en effet doté ici de davantage de phylactères - pour exprimer son monologue intérieur - et souvent, il faut bien l'avouer, son hostilité et son mépris à l'égard du stupide cabot !

    Sinon, ce sont un peu les ressorts habituels des albums de Lucky Luke ! Le cow-boy à la chemise jaune traque le quatuor de desperados, rencontre des habitants peureux et des shérifs démissionnaires ! Et Luke use de ruse contre la légendaire bêtise des Dalton !

    C'est du tout bon pour ce classique indémodable de la BD qui installe ses derniers éléments ! Hormis peut-être Billy The Kid et Calamity Jane, tous les protagonistes récurrents de la série humoristique sont désormais en place ! Et Luke de continuer ses aventures !

    A bientôt sous le ciel de l'Ouest !


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  • La Soupe aux Schtroumpfs est un album des Petits Lutins Bleus qui parait en 1976 chez Dupuis - après comme de coutume une prépublication dans le journal Spirou ! Mais comme l'album précédent, Schtroumpf vert et vert Schtroumpf était sorti en 1973, l'attente aura été de 3 ans pour les lecteurs ! Plutôt long !

    Dans les faits, Pierre Culliford, Peyo, s'est retrouvé débordé car accaparé par la réalisation et la production d'un dessin-animé durant cette période, La Flûte à six Schtroumpfs ! Les Petits Lutins Bleus rencontrent de plus en plus de succès et la demande s'accroît notamment publicitaire (je me rappelle à ce sujet de la campagne pour le chocolat Benco !).

    Peyo va donc s'entourer à nouveau d'assistants à partir de l'album qui mets en scène Grossbouf ! Ce seront François Walthéry et Marc Wasterlain, des anciens du studio ! Le résultat, La Soupe aux Schtroumpfs, déçoit et fait un peu figure de "pétard mouillé" car les styles différents des collaborateurs diverses est particulièrement visible dans les dernières pages et se marient mal !

    Venons-en à l'histoire maintenant ! La Soupe aux Schtroumpfs fait intervenir un personnage extérieur au Pays Maudit, le Géant Grossbouf - qui, comme son nom l'indique, est toujours affamé ! Personnage un peu niais, potentiellement dangereux, il va se faire duper tour à tour par Gargamel puis par le Grand Schtroumpf !

    Car Gargamel, pour se débarrasser du Géant, l'a convaincu de se mettre sur la piste des Schtroumpfs afin de manger une "soupe aux Schtroumpfs" ! Contre toute attente, Grossbouf trouve le village champignon et c'est le Grand Schtroumpf qui va devoir ruser pour retourner la situation ! Au final, il va bien lui servir une soupe aux Schtroumpfs !

    L'album contient ensuite aussi 9 pages de "Schtroumpferies" - des gags en une planche plus une histoire - en 4 pages, "La Schtroumpfette et la Lune" où la Schtroumpfette revient au village et déclare qu'elle épousera "celui qui lui décrochera la Lune" ! Elle est bien en ce sens un "élément perturbateur " - qui introduit la sexualité ! - dans le village !

    Voilà, je vous laisse sur ces mots sur le monde des Schtroumpfs !

    A bientôt !


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  • X-Men : Jeunes filles en fuite - Chris Claremont & Milo ManaraMilo Manara a le don pour dessiner des femmes terriblement sexy et séduisantes - toute en paraissant réelles ! J'ai déjà eu l'occasion sur ce blog de parler du maitre de l'érotisme italien. En 2010, par le biais de l'éditeur italien Panini Comics, Manara va réaliser une collaboration avec Marvel !

    Les super-héroïnes sont souvent dessinées comme des fantasmes pour geek - retranscrites soit comme d'éternelles adolescentes soit comme des bimbos à forte poitrine ! Les X-Women figurent parmi les femmes les plus belle de la Maison des Idées ! Milo Manara allait pouvoir se faire la main sur elles !

    L'album X-Men : Jeunes filles en fuite est le produit de cette collaboration de Manara ! Mais il fallait un scénariste à la hauteur ! Ce fut la légende Chris Claremont - à qui on doit les épisodes mythologiques des X-Men dans les années 1980 qui s'y colle ! Claremont a mis de la distance avec Marvel en 1991, sorte de "divorce" - mais il est revenu en 1998 - pour notre plus grand plaisir !

    L'histoire racontée ici tourne autour de six héroïnes : Malicia, Tornade, Shadowcat, Rachel Summers, Emma Frost et Psylocke. L'une d'elle est kidnappée et ses amies vont se lancer à sa rescousse : solidarité féminine oblige ! Nos X-Women vont se retrouver à Madripoor, l'île criminelle fictive en Indonésie et devoir contrecarrer les plans de la Baronne qui veut précipiter un conflit entre la Chine et l'Inde pour s'enrichir dans la vente d'armes ! L'équipe de sauvetage se retrouve un temps privée de ses pouvoirs mais ne se laisse pas abattre pour autant !

    Evidemment, le grand plus de cet album n'est pas le scénario - même si il est correct ! - mais le graphisme, la plastique irréprochable, mise en valeur par le dessin de Milo Manara ! On ne trouvera pas d'actes sexuels ou de vue coquines explicites mais pas mal de situation suggestives ! Il s'agit de faire fantasmer le mâle moyen au final ! C'est comme toujours avec notre dessinateur très efficace ! Très réussi sur le plan visuel !

    X-Men : Jeunes filles en fuite - Chris Claremont & Milo Manara

    Voilà, je vous recommande la lecture de cette curiosité qui s'intègre parfaitement dans l'œuvre de Manara ! Je vous parlerais prochainement du Déclic 3 et/ou de Candide Caméra !

    A bientôt et en vous souhaitant un joyeux Noel 2016 !


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