• Je vous parle régulièrement ici des albums de Lucky Luke par Morris et Goscinny - mais il existe aussi toute une flopée d'histoires courtes du cow-boy solitaire - dont certaines ont été reprises en albums dans la célèbre collection de ce héros (par exemple dans La Corde du Pendu, Le Ranch maudit ou encore La ballade des Dalton entre autre) ou qui restent inédites. La plupart du temps, ces récits courtes voyaient le jour dans des magazines et des revues tels Super Pocket Pilote et à partir de mars 1974 dans le magazine Lucky Luke.

    Les six récits dont il va être présentement question ici datent pour la plupart de 1968 et 1969 et ont été publiés à l'origine dans ce Super Pocket Pilote puis dans un album, La Bataille du riz, offert en 1972 (année de ma naissance) par le réseau des stations-services Total. Pour ma part, j'ai connu ces histoires par un petit album de la collection anthologique de BD de Dargaud intitulée "16/22", dans un album Pocket donc ayant pour titre "Défi à Lucky Luke" du nom du premier récit !

    Ces histoires sont assez simplistes mais efficaces, toutefois le trait de Morris y est parfois moins assuré et moins travaillé que d'habitude (mais bon ça reste moins pire que ce que fera Achdé par la suite !).

    Commençons avec "Défi à Lucky Luke" qui donne son titre à l'album Dargaud où on voit un apprenti despérado qui tente de faire son chemin dans le métier et pour cela d'acquérir une notoriété en se confrontant à Lucky Luke. Mais celui-ci le remarque à peine, pire le couvre d'amabilités et finalement Omer Marshmallow retournera "à la ferme de Papa". Comment être pris au sérieux avec un nom pareil ? Le récit commence par un clin d'oeil aux Dalton, à Phil Defer, Billy the Kid et Joss Jamon vus dans de précédentes histoires.

    Puis avec "Arpèges dans la vallée, Lucky Luke, toujours prêt à secourir son prochain, vient en aide à Sean O'Flanagan, un Irlandais têtu qui veut à tout prix ramener un piano mécanique dans le bar dont il est propriétaire pour y mettre de l'ambiance - mais de l'ambiance, c'est sur le trajet qu'il y en aura, entre les attaques d'indiens, les montagnes, les précipices et les torrents !

    Goscinny joue sur les clichés du folklore américain et les détourne comme dans "Promenade dans la ville" ou Luke tente d'appréhender Buck Flagdown et en vient aux mains  avec lui, occasion de nous faire visiter la petite ville de Yucca Gulch au fur et à mesure que les deux adversaires jouent des poings, d'une enseigne à l'autre. Tout y passe ! On a le saloon, le barbier, la société des femmes, l'armurier, le croque-mort, le blanchisseur chinois, l'école,  l'épicerie fine et l'imprimeur-éditeur ! Mais évidemment, tout ça se termine chez le shérif et à la prison ! Bien vu ! Un récit mené avec beaucoup d'astuce !

    "La Bonne Parole" est un peu au-dessous et anecdotique, tant du point de vue du scénario que du dessin. Notre héros y croise Asbestos Misbeliever, un prédicateur qui ne s'exprime que par citations des Ecritures et se retrouve attaché avec Lucky Luke à des poteaux de torture entourés  par les indiens que l'homme de Foi s'est juré d'évangéliser ! Rien de particulier à dire sur ce récit donc !

    "Le despérado à la dent de lait" est plus réjouissant et très amusant (et c'est un récit qui est repris aussi dans l'album grand format 7 Histoires de Lucky Luke, je crois, album que je chroniquerai bientôt, pour rester dans les récits courts - car après la mort de Goscinny en 1977, il y eut un temps mort et on raclait les fonds de tiroirs !). Notre cow-boy est aux prises avec un gosse, un sacré galopin, qui va lui attirer un tas d'ennui comme le sale mioche refuse d'aller au dentiste ! On voit ici le caractère entêté de certains adultes qui se posent en bons samaritains !

    Le dernier des six récits de "Défi à Lucky Luke" s'intitule "La Bataille du riz" et joue sur le cliché du Chinois démobilisé de la construction des Chemins de Fer et qui ouvre un restaurant en ville. On joue sur le caractère légendairement affable et aimable de ce peuple mais ici on a une rivalité mouvementée et bruyante entre deux Chinois qui veulent ouvrir des établissements concurrents  en face à face et qui sous un aspect poli se montrent impitoyables ! L'humour vient de ce décalage et de l'aspect outrancier du récit ! La paix est conclue à la fin mais arrive alors un restaurateur japonais !

    Voilà pour cette recension de quelques récits annexes et méconnus. J'avoue que je ne sais pas trop où - hormis 2 ou 3 - on peut lire ces récits en 2021 ? Et je m'en excuse !

    A bientôt !


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  • J'ai vraiment du mal avec ceux qui ont repris les rênes de la destinée de notre célèbre "cow-boy solitaire". Ai déjà dit que le trait d'Achdé était plus rond que celui de Morris (si on fait exception du Morris des début !) mais sur le Tome 9 des "Nouvelles Aventures de Lucky Luke - d'après Morris" (prend-t'on soin de nous préciser!), son dessin fait carrément "pas terminé" par moment, limite si on voit encore les crayonnés et les ébauches en dessous ! Quant au scénario de Jul, si il nous  arrache parfois un sourire, ce ne sont plus les fous rires de la période Goscinny !

    Ce nouvel album - qui est sorti fin 2020 - a pour titre  "Un cow-boy dans le coton". Le sujet n'avait jamais été abordé nous dit-on dans la série, à savoir l'esclavage et la condition des Noirs dans les terres du Sud Américain. Sujet grave si il en est, qui colle à l'actualité du Black Lives Matter - sans doute dans un grand élan d'opportunisme de la part des deux auteurs. Ca donne une tonalité particulière à l'album, à la limite du drame, un ton qui selon moi ne colle pas à la série ! Comme ici  l'humour n'est pas à la hauteur, ca ne fait pas contrepoids, ça ne désamorce pas le côté pesant !

    On retrouve les ressorts qu'on avait déjà eu à l'époque dans "L'Héritage de Rantanplan", à savoir qu'un des personnages, ici Luke, hérite d'un bien immobilier. Il s'agit de la plantation d'esclave Pinkwater et notre héros se rend sur place en Louisiane avec la ferme intention de distribuer les biens aux Noirs affranchis. Les Dalton sont de la partie !

    On n'évite pas les clichés ! Le Ku Klux Klan, l'aristocratie du sud, le méchant Q.Q. alias Quincy Quarterhouse (qui connaitra un sort funeste (pas de pitié pour les esclavagistes !), la jeune Noire nommée Angela, maitresse d'école. L'éducation revient plusieurs fois dans les thèmes abordés dans ce récit car le racisme est avant-tout une question d'éducation. On croise aussi Tom Sawyer et Huckleberry Finn, un clin d'oeil est fait par rapport à la remontée du Mississipi qu'avait effectué le héros dans un des premiers albums de Goscinny et Morris ! Plus perturbant, une case quasi pleine page, ce qui n'était pas un procédé de Morris hormis pour présenter des décors comme des rues de ville de l'Ouest mais pas un gros plan de Lucky Luke sur trois quart de pages pointant du doigt une tornade !

    On retrouve aussi la culture cajun, les Blancs Français descendus du Canada, le Bayou et plus intéressant, on nous présente le personnage de  Bass Reeves, un shérif noir qui arrêta plus de 3000 Coyotes. C'est le point historique de la fin d'album qui nous dit qu'en réalité 25% des cow-boys étaient des Noirs et que c'était une activité misérable, le reste étant hispanique et pas blond aux yeux bleus (comme  Terence Hill qui interpréta Lucky Luke au cinéma).

    Ce n'est pas du Goscinny et même pas à la hauteur d'un Morris seul mais c'est finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais - mais bon, je continue de les acheter pour la collection.

    Morris nous a quitté en 2001, vingt ans cette année déjà, lui qui était né en 1923, la même année que mon défunt grand-père !

    Et ne vous inquiétez pas, je continue de chroniquer les albums "classiques" dans l'ordre de parution ! Le prochain sera "7 Histoires de Lucky Luke" !

    A bientôt !


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  • L'arc narratif autour de Moro, le nouveau méchant surpuissant, dit aussi "évadé de la Prison Galactique", continue dans le Tome 13 du manga Dragon Ball Super. Ces évènements prennent place après le Tournoi du Pouvoir et sont inédits par rapport à l'anime dont on ignore encore à sa jour la date de nouvelle diffusion.

    Le titre de ce Tome 13 est "Combats divers" et il n'y aura pas grand chose à en dire car ça résume bien : de la baston, plus de baston et encore de la baston ! Je ne suis pas assez spécialiste de manga et même du dessin pour vous dire si l'action est bien retranscrite par le style de Toyotaro (mais ça m'a l'air correct !). On est dans le déjà-vu mis à part peut-être la séquence du combat des auras entre Son Goku et Moro (quoi qu'il me semble qu'on ait un moment similaire au début de l'affrontement entre Son Gohan et Cell ?).

    Moro et son armée débarque sur Terre ! On comprend bien vite que le grand méchant, sorte de Galactus dévoreur de planètes a boosté les capacités de ses guerriers et la Z-Team va avoir fort à faire tandis que Goku et Vegeta ne sont pas encore arrivés. Des combats ont lieu en divers endroit contre ces sbires, en guise de prélude au véritable affrontement entre Goku et Moro.

    Cela donne l'occasion de décrire toute une flopée de personnages, que ce soit un metalman, une sorte de panda, ou le trio de filles composé de Kikaza, Miza et Iwaza bien entendu confrontées au toujours libidineux Maitre Roshi (dit Tortue Géniale ne VF - très  upgradé récemment, qui a beaucoup trop gagné en puissance !).

    La Z-Team (composée de Piccolo, Gohan, Krilin, Yamsha, Ten-Shin-Han, Chaoz et les deux cyborgs C-17 et C-18) parvient à neutraliser la plupart des sous-fifres  - confiés alors à la garde de la Patrouille Galactique - mais tombe sur un os en la personne de Saganbo, le chef des bandits en cavalier et lieutenant de Moro ! Ce Saganbo est une vraie brute et même en s'y mettant à quatre (Gohn, Piccolo et les deux cyborgs), nos héros sont à la peine.

    C'est alors que Goku débarque ! Moro finit par booster trop son lieutenant dont le corps finit par lâcher suite à ce trop fort afflux d'énergie. Le combat qui devrait être le combat final s'engage alors.

    On ne cesse aussi de nous dire que le niveau de Goku s'est bien accru, créant un fossé avec ses amis !

    Mais Goku, bien que s'étant entrainé avec Merus, ne maitrise pas encore le Réflexe Transcendantal - dit aussi "Ultra-Instinct", juste les prémisses ! Il semble sur le point de perdre ! Débarque alors à son tour Vegeta qui a acquis la téléportation des Yardrats et aurait aussi maitrisé une autre technique de ce peuple qui devrait avoir raison du grand méchant bouc, Moro. Vegeta parait sûr de lui mais le Prince des Saiyans est réputé pour avoir toujours été un peu roublard. La suite dans le Tome 14.

    Voilà, cet arc "Moro" s'achemine vers sa fin et force est de constaté que ça retombe un peu comme un soufflet ! il y avait tant de possibilités qui s'offrait en creusant le passé de Moro mais les maitres d'oeuvres, Toriyama et Toyotaro n'ont hélas pas choisi cette voie et ça se réduit une fois de plus à des combats !  Même si c'est l'essence de Dragon Ball, un peu de complexité serait la bienvenue ! On préfère assurer les ventes que d'effectuer une "prise de risques" !

    A bientôt !


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  • Quarante-sixième tome des aventures de Lucky Luke, Le Fil qui chante est peut-être mon album préféré du cow-boy solitaire. Ce récit fut publié en album en 1977 après avoir agrémenté les pages de Paris-Match. 1977 est une année marquante dans l'Histoire du 9ème art puisque c'est cette année-là que sortent notamment le premier tome de la série Léonard  par Turk et De Groot ainsi que le premier volume de Thorgal par Rosinski et Van Hamme (deux séries chroniquées sur mes blogs).

    Mais Le Fil qui chante est hélas le dernier album du cow-boy scénarisé par René Goscinny - avec toujours bien sûr Morris, le papa spirituel du héros au dessin ! En effet, le destin a voulu que le papa d'Astérix décède le 5 novembre 1977 lors d'un banal test d'effort chez son cardiologue ! Que de merveilles de scénarios nous ont été confisquées par ce cruel coup du sort ! Par la suite, quelques autres récits du génial inventeur d'histoires qu'était Goscinny, autour de Lucky Luke, seront exhumés des tiroirs et encore publiés, je ne mentionne ici que La corde du pendu ou Daisy Town.

    Ce quarante-sixième album se présente comme un road-movie et reprend un schéma plein de péripéties et très didactique, déjà mis en oeuvre dans Des Rails sur la prairie (1957) ou La Diligence (1968). Goscinny part de faits réels, la mise en chantier de la liaison télégraphique entre l'Ouest et l'Est de la jeune Nation américaine, entre Carson City dans le Nevada et Omaha dans le Nebraska. Bien entendu, Goscinny agrémente l'histoire à sa sauce en y ajoutant maints détails pittoresques.

    On croise dans cet album des personnalités comme Abraham Lincoln (en 1961, juste à la veille de la guerre de Sécession), Brigham Young, chef de la communauté mormone de Salt Lake City où les deux équipes de télégraphistes, celle  partie de l'Ouest - à laquelle se joint Lucky Luke - et celle venue de l'Est - convergent et se rejoignent. On a aussi Washakie, chef des Indiens Shoshones, Hiram Sibley, dirigeant de la Western Union, la maitresse d'oeuvre du télégraphe ou encore Stephen J. Field, président de la Cour Suprême de Californie. Goscinny travaille comme toujours sur une solide base documentaire et se montre d'ailleurs pédagogue au début du récit en nous rappelant l'Histoire des communications entre les deux côtes des USA.

    Lucky Luke accompagne James Gamble - qui prend les traits de Robert Redford (du moins il me semble ?), l'ingénieur de l'équipe de Carson City. Le récit est une suite de mésaventures où les ouvriers du télégraphes vont face à maints accidents naturels (sables mouvants, feux de prairies, éboulements, torrents, attaque des indiens ou sols rocailleux) et à d'autres problèmes causés par la main de l'homme !

    Car en effet, quelqu'un a eu la mauvaise idée de proposer au départ du projet une prime de 100.000 dollars à la première des deux équipes qui atteindrait Salt Lake City - ce qui inquiète Luke qui comprend que ceci va susciter des convoitises  - et il n'a pas tort car si Edward Creighton, ll'ingénieur de l'Est est un type intègre et honnête, on ne peut guère en dire autant de Willard Bradwell, le vilain de l'album, caricaturé d'après l'acteur britannique de l'Entre-deux-guerres (années 1920 - 1930), Brian Donlevy, spécialisé dans les rôles de méchants. Celui-ci engage un saboteur qui va intégrer l'équipe de Gamble et Lucky Luke et leur causer tout un tas de problèmes ! Son identité reste secrète dans l'histoire jusqu'à ce qu'il soit démasqué - ce qui est assez bien vu de la part du scénariste !

    Le Fil qui chante est le nom que les indiens donnent au télégraphe car il "chante" lorsque le vent l'anime.

    Voilà comme toujours une excellente BD qui demeure un grand classique et marque la fin d'une époque ! La qualité de la série va baisser par la suite tout en restant honorable ! Mais l'époque Goscinny, c'est la "Grande Epoque" de notre célèbre cow-boy ! Une page se tourne ! Il y a encore plus d'une cinquantaine d'albums après celui-là et la série se poursuit encore en 2021 (avec un récit sur la condition des esclaves noirs !).

    A bientôt !


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  • Pour être honnête - et au risque d'en choquer certains, la série de BD Twenty - qui raconte le périple d'une jeune blonde obsédée par le sexe - serait plus à ranger du côté de la pornographie que de l'érotisme ! Au fil de ces pages, en effet, tout y passe : dépucelage de vierges, clubs de strip-tease, clubs échangistes, bordels, sodomie, triolisme, exhibitionnisme (sur une scène ou un parking), plaisirs saphiques, sado-masochisme, double pénétration, films pornos, glory holes ! Âmes sensibles s'abstenir ! Je ne suis pas prude mais là Erich von Gotha, l'auteur, y va fort ! Le tome 1 est paru en 1999.

    Twenty est une jeune fille qui vient d'avoir 18 ans et intègre suivant les dernières volontés de ses parents, disparus dans un accident, un établissement leur ayant appartenu. Les cours qui sont dispensés à Cliffords ne concernent qu'une discipline : l'éducation sexuelle et cela va bien changer Twenty du couvent de bonnes soeurs où elle était précédemment !

    Vous avez compris que la série n'évite pas les clichés du genre ! A l'Institut, Twenty va rencontrer Gilbert qu'elle épousera, un libertin comme elle ! Si elle accepte et raffole de ce mode de vie où elle s'offre à tous les hommes qui passent, elle comprend assez vite que son mari, par ailleurs producteur de film X ne l'aime pas et elle se détourne aussi de David, son jeune amant !

    Au début du récit - qui est en grande partie un flash-back -, Twenty se confie à sa camarade de l'Institut, Mandy, aussi dépravée qu'elle ! Puis la vérité se fait jour, Gilbert ne l'a épousé que pour la priver sa sa fortune, héritée de ses parents qui possèdaient quantités de club libertins et qu'il a assaissiné avec l'aide de Miss Palmer, la directrice de Clifford ! Mais grâce à ses amis David et Mandy, Twenty pourra s'échapper tandis que le duo de méchants périra dans l'explosion de leur yacht !

    La série Twenty est donc l'oeuvre d'Erich von Gotha, un auteur de BD érotiques dont la véritable identité est longtemps restée mystérieuse ! Il est né en 1930 à Londres, de son véritable nom Robin Ray. Voulant devenir artiste-peintre, il a suivi pendant quatre ans les cours de la Saint Martins college of Art and Design où il apprend les techniques académiques de dessin. Il débute sa carrière ensuite en tant que portraitiste mais il a durant sa formation acquis une solide connaissance du corps humain qu'il mettra à profit dans ses BD interdites aux moins de 18 ans !

    Le graphisme de Twenty se caractérise par une profusion de petites cases de BD ! C'est assez minutieux dans le détail et il faudrait même parfois recourir à une loupe  sans exagérer ! Et donc c'est très cru ! Excitant  ? Je ne sais pas ? Sans doute un peu ?

    On lui doit outre Twenty, et dans le même genre, la série Les Malheurs de Janice et les illustrations du Sex Maniac's Diary, un guide de tous les lieux "chauds" des grandes villes d"Europe pour les libertins !

    Je vous donne rendez-vous pour le tome 2 ! Dans quelques temps, le temps de me remettre de mes émotions !

    A bientôt !


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  • Franchise à succès de l'éditeur Marvel, les X-Men et les mutants stagnaient depuis quelques années ! Or voilà qu'avec ses deux séries House of X  et Powers of X, Jonathan Hickman apporte une véritable Révolution aux enfants de l'atome !

    Pendant longtemps, le rêve de Charles Xavier a été que les mutants s'intègrent aux humains et se fassent aimer par eux. Mais il a finit par comprendre que c'était un rêve vain ! Désormais, les mutants vont devenir une véritable nation, avec une culture, une technologie, des lois et un conseil dirigeant. Tous les Homo superior se retrouvent alors que l'île-mutante de Krakoa et propose à l'Humanité des médicaments miracles issues d' île en échange de la reconnaissance par l'ONU.

    Jonathan Hickman nous livre ici un récit circulaire, sophistiqué et avec de nombreux flash-backs ! Il s'était déjà illustré précédemment sur les Fantastic Four, les Secret Warriors et les Avengers dans autant de récits géniaux qui avaient fait date en leurs temps ! Son scénario brillant est excellemment mis en images par Pepe Larraz et R.B. Silva qui donnent ici le meilleur d'eux-mêmes. C'est novateur dans tous les sens du terme - avec des planches conceptuelles explicatives et une très bonne traduction que KGBen que j'ai eu l'occasion de rencontrer personnellement par le passé alors qu'il traduisait Superman.

    Une des grandes surprises de ce récit est le rôle central donné  à Moira MacTaggert qui est en réalité une mutante possédant le pouvoir de réincarnation et qui en est à sa dixième vie ! Elle est même plus importante que Xavier et Magneto voire l'initiatrice de la Nation Mutante. L'histoire se déroule sur différente temporalités et utilise de nombreux concept de la science-fiction, mettant par exemple le principes des robots tueurs de mutants Sentinelles en phase avec les éléments venus du transhumanisme. On se retrouve ainsi aussi 100 ans dans le futur où les derniers mutants luttent contre l'alliance entre les hommes et les machines et encore 1000 ans plus loin où la Terre fusionne avec un collectif d'I.A. de dimension cosmique, l'Hégémonie !

    Les humains comprenant qu'ils risquent l'extinction vont réagir en lançant le protocole Orchis en orbite autour du Soleil et des X-Men mourront en voulant les stopper ! Mais qu'importe car la bio-technologie de Krakoa permet désormais de ressusciter chaque mutant à l'infini ! Avec aussi une technologie de portails permettant de se rendre aux quatre coins du globe et même sur la Lune et Mars et un langage spécifique crée par Cypher, le Krakoan !

    Tous les mutants sont désormais unis dans leur nouvelle nation, même les super-vilains ! Mais des zones d'ombre demeurent ! Pour n'en citer qu'une, quel est ce membre du Conseil Krakoan dont l'identité reste secrète et n'est connu que d'Emma Frost ? Tout cela va-t'il prendre fin si Moira venait à mourir ? De belles pistes pour la suite, les séries réunies dans les volumes de Dawn of X ! On voit en tout cas que le travail d'Hickman procède ici, comme d'habitude, d'une intense réflexion !

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette série passionnante mais je veux vous laisser la surprise ! Je vous conseille de vous procurer tous les numéros et de les lire d'une traite deux ou trois fois pour bien apprécier l'oeuvre ! En tout cas, moi, j'ai adoré !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant aborder Sex in the Comix, la BD érotique, un documentaire très intéressant et instructif de 50 minutes de la plateforme Prime Video. Il y est question de la BD 100% érotique où chaque auteur a son univers et des canons de beauté !

    Le « maitre incontesté du genre » reste Milo Manara !  Ses filles ont l’allure de déesses mais il « dessine toujours la même fille". Clairement un dessin qui s’inspire de la Renaissance italienne (Botticelli, Raphael,..).

    Pourtant l’Italie possède un grand nombre de talents dans le genre de la BD érotique tels Crepax, Magnus, Serpieri, Baldazzini, mais le summum, le « pape » du genre, reste tout de même Manara.

    Robert Crumb, un des fondateurs de la BD « Underground » US, dessine un type de femme qui l’obsède depuis la puberté, des femmes bien en chairs, avec des formes.

    Le Japonais Suehiro Maruo dessine des hommes-animaux ou des hommes-machines, ses travaux mêlent érotisme, macabre et grotesque et il aime user de métaphores. Mélange pervers entre beauté et horreur !

    Maruo cherche à dépeindre des émotions de plus en plus forte et la cruauté, mêlant plaisir et douleur, sont un de ses fantasmes ! Qui a dit sado-masochisme ?

    L’érotisme dans sa dimension sociale est la transgression des normes et des interdits à l’image de l’héroïne Claudia dans la série Le Déclic de Manara. Une situation érotique très forte peut faire perdre les pédales ! La raison mise entre parenthèses !

    Aude Picault, jeune artiste française n’est pas dans la performance érotique et dans son premier album du genre, son héroïne a une libido qui va progressivement envahir tout son univers !

    Au Japon, les mangas érotiques, les fameux Hentai, rencontrent un grand succès et il s’en vend près de 250.000 par jour à l’époque de Pornhub et Youporn sur internet. Il est moins honteux d’acheter des BD érotiques car le dessin ne connait pas les mêmes limites que la photo ou la vidéo. Le film porno donne tout et ne mets pas en jeu l’imagination, l’échange entre l’auteur et le lecteur. Le lecteur n’est pas juste voyeur, il participe à la scène.

    « Dessiner du cul » provoque des émois érotiques chez les auteurs, du moins au début ! Le pouvoir du dessin !

    Bastien Vives dessine dessine Magalie une héroïne entre 14 et 16 ans, à la poitrine opulente, avec une certaine vision romantique. Il est aussi le Papa de Petit Paul un gamin au sexe démesuré !

    Les premières BD érotiques aux USA commencent à paraitre dans les années 1930, moyen de se distraire en pleine période de crise.

    Dans les années 1960 apparaissent les Fumetti en Italie, bandes-dessinées populaires et bon marché, truffées de jeux de mots ! Les années 1970 furent l’âge d’or de la BD érotique !

    Zep, artiste suisse connu pour son héros pour enfants Titeuf est l’auteur de Happy Sex, une BD humoristique sur le sexe ! Le sexe humanise les héros de BD, à contrario de personnages asexués comme Tintin ou Lucky Luke qui vivent des décennies « sans tirer un coup » et auxquels in ne croit plus ! Il a eu plus d’échos de femmes que d’hommes sur cet album iconique qui a eu un vif succès ! S’amuser de sa sexualité est aussi le propos de Zep !

    Ralf König, dessinateur allemand, doté d’un humour vif et amateur des hommes poilus, veut dessiner le sexe tel qu’il est dans la vie dans son aspect impulsif et animal – et pas mignon, tendre et drôle !

    Pour Robert Crumb, dessiner le sexe de façon humoristique est la seule façon de faire ! Et pas de manière romantique ! Mais le sexe qui fait rire n’est pas toujours excitant sauf dans Péchés mignons - d'Arthur de Pins -  où il est les deux !

    Il y a aussi des albums autobiographiques qui parlent de sexe soit tout du long de l’album, soit de manière plus anecdotique ! On ne peut pas raconter sa vie sans évincer le sexe. La BD de Crumb est aussi largement autobiographique et il raconte ses secrets !

    La BD érotique est en outre le reflet de la société comme Rank Xerox qui témoigne à sa façon de la violence des années 1970. C’est aussi un bon moyen de parler politique : Sida, racisme, revendications homosexuelles, féminisme, … Elles peuvent être militantes et parfois, sans le vouloir, faire évoluer la société ! Howard Cruse a ainsi œuvré pour la cause gay dans ses BD.

    Dans les années 1960, les femmes ont investi le domaine de la BD érotiques pour appuyer leurs revendications féministes. Epoque de libération sexuelle ! Les femmes dessinent aussi des BD érotiques ! Mais dans les récits, ce sont souvent les femmes qui mènent les jeux sexuels !

    En BD, on peut aussi dessiner des choses qui ne seraient pas acceptables au cinéma ! La distance du dessin permet de montrer n’importe quoi, déclare Zep. Et donner corps à des choses farfelues et impossibles à filmer ! L’expression de fantasmes que le cinéma n’autoriserait pas, comme des éléments fantastiques, à moins de recourir désormais à des trucages numériques !

    La zoophilie et la pédophilie pourraient aussi être abordées mais ne le sont pas car il y a tout de même des lois ! La pédophilie est aussi évoquée dans le roman comme chez Nabokov dans Lolita car ça reste un concept dans ce cas ! Il est ici question de censure et on pense à certaines cases de Manara ou à Filles perdues d’Alan Moore et Melinda Gebbie où l’on voit des mineures !

    Concernant cette censure, on pense aussi au « Comics Codes » aux USA en 1954 qui signa la mort de la BD érotique pour un temps ! En France, ce fut la Loi de 1949 ! Ceci conduira la pornographie – au nom de l’outrage aux mœurs et de la protection des mineurs – à être clandestine jusque dans les années 1960 et 1970. Ensuite, toujours dans le domaine de la BD érotique, on eut la BD « Underground » ! Le seul moyen pour ces œuvres d’éviter la censure est de démontrer qu’elles ont une utilité morale. La dernière vague de censure fut l’ « Exposition de l’Horrible » de Charles Pasqua en 1987.

    De nos jours, les artistes de BD – mais c’est vrai pour tous les arts ! - peuvent se faire connaitre par le biais du net.

    « Oubliez vos préjugés et plongez dans le grand bain de l’érotisme ! » Je vous donne rendez-vous pour mes articles réguliers sur « Les Grands Classiques de la BD érotique » de Hachette-Collection (et sur mon Skyblog secret) !

    A bientôt !


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  • La série de BD Valérian s'est arrêtée au bout d'une vingtaine d'albums, une fois toutes les intrigues conclues mais on n'en avait pas fini avec les aventures de nos deux agents spatiotemporels, Valérian et Laureline ! On a eu par la suite des romans, et une autre série de BD, Valérian vu par...

    Christin et Mézières ne se sentaient pas d'attaque pour repartir sur une nouvelle grande saga de leurs héros mais, le passé, le présent et le futur étant relatifs dans leur univers de science-fiction décalé, ils nous ont livré quelques numéros hors-séries dont les deux tomes d'histoires courtes intitulés "L'Avenir est avancé" dont le premier tome est sorti en 2013 et le second plus récemment !

    A la manière de deux historiens qui n'en finissent pas de gloser, nos deux auteurs présentent des petits récits de 4 à 6 pages qui reviennent sur les aventures de leurs deux héros, en dévoilent des aspects méconnus, comme l'arrivée de Valérian dans la forêt d'Arelaune où il rencontra sa compagne, sur une romance et infidélité de l'agent spatio-temporel dans le New York apocalyptique de 1986, sur la première fois où les Shingouz aperçurent nos deux aventuriers de l'espace,... On revient aussi sur Alflolol, on se confronte une nouvelle fois aux Oiseaux du Maitre, aux Héros de l'Equinoxe et on parcourt une fois de plus les Terres Truquées ou à Point Central ! Vous l'aurez compris, l'heure est au bilan et à la nostalgie !

    Et nos deux auteurs multiplient les clins d'oeil  tant dans le texte (avec une référence à Dark Vador) que dans le dessin (avec le Bain Truc d'Ingres) !

    En plus, Mézières nous gratifie de superbes illustrations pleines pages en double pages en ouverture de chaque petit récit façon pastel !

    On a en tout neuf histoires dans ce premier tome appelé à l'origine "Souvenirs de futurs" !

    Voilà, n'ai pas grand chose de plus à en dire sinon qu'on retrouve la qualité qui a fait la série et que ça nous fait aussi ici réviser nos "classiques" sur cet univers très original !

    A bientôt !


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  • L'un des attraits des aventures de Lucky Luke est de nous présenter régulièrement des personnages hauts en couleurs, voire complétement loufoques et souvent inspirés d'authentiques légendes du Far-West ! C'est le cas dans "L'Empereur Smith", le quarante-cinquième album de Lucky Luke (et le dernier scénarisé par Goscinny), paru en 1976, toujours chez Dargaud !

    Comme toujours avec Goscinny, par derrière l'aspect "divertissement et franche rigolade" du récit, il y a une critique sociale - ce qui fait que ces différents niveaux de lectures peuvent intéressés aussi bien les enfants que les adultes (et c'est vrai aussi pour les albums d'Astérix !). Ici, le génial scénariste se livre à une dénonciation des dérives du pouvoir et de tous ceux qui se laissent abuser par les avantages que celui-ci procure !

    De quoi retourne-t'il ici ? Luke va croiser la route de "L'Empereur Smith" qui est en fait un ancien éleveur à qui la richesse soudaine a fait perdre l'esprit et qui se prend désormais pour "l'Empereur des Etats-Unis" (pensez aux clichés de tous ces fous dans les asiles censés se prendre pour Napoléon !). Avec sa fortune, le nouveau monarque s'est acheté une petite armée de gardes impériaux et des dizaines de canons des rebuts de la guerre de Sécession ! Les habitants de Grass Town, amusés par cet excentrique, se plient au jeu et lui font parvenir des lettres des souverains d'Europe qu'en fait ils rédigent eux-mêmes !

    Ceci ne porterait pas à préjudice si l'armée de notre Smith n'était pas opérationnel et un bandit du nom de Buck Ritchie a vent de cette information et ça ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd ! Le desperados va alors manipuler le bon et innocent Smith - et son aide de camp, un certain Gates, ancien cuisinier, pour "reprendre le contrôle du pays" et au passage faire sauter les banques des alentours !

    Grass Town est remise au pas et une folie collective s'empare alors des notables de la ville qui assument ensuite des rôles de plénipotentiaires dans le gouvernement de Smith - oubliant à la fin du récit leur moment d'égarement !

    Lucky Luke parviendra à ramener les choses en ordre, en conduisant certains à l'asile et les autres en prison ! C'est le manque d'argent, nerf de la guerre, qui provoquera la chute de l'"Empire" !

    Pour la petite anecdote, le personnage de Smith s'inspire donc d'une vraie figure de l'Ouest, un dénommé Joshua A. Norton qui, comme le personnage de la BD, péta un câble et se prit pour l'Empereur Norton Ier. Ca se passait en Californie, à San Francisco, au milieu du XIXème siècle ! Là aussi, ce personnage - historique ! - était inoffensif et provoquait l'amusement et la sympathie (mais jamais la moquerie  !).

    Voilà pour cet album ! Je signale qu'en ce moment, résidant dans un Foyer et comme nous avons un cas de Covid, je suis de nouveau confiné et compte en tirer profit pour vous faire quelques comptes-rendus de lectures effectuées à cette occasion contrainte !

     A bientôt !

    PS : Par ailleurs, je vous remercie tous les fidèles lecteurs ce mon eklablog, car sur cette plateforme, où j'avais atteint il y a peu les 400.000 pages vues, je viens de dépasser les 200.000 lecteurs/visiteurs là ! J'avais oublié de signaler le passage aux 100.000 lecteurs et aux 200.000 pages vues mais le fait pour ces deux nouveaux caps qui_représentent le double de ces chiffres ! Merci à vous tous !


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  • En 2014, Dan Slott écrit une histoire assez révolutionnaire  - comme tout ce qu'il a fait sur son Run ! - pour les récits sur Spider-Man à savoir Spider-Verse ! Le postulat est de se faire rencontrer les Spider-Men de différentes dimensions du Multivers pour les faire affronter les Héritiers, des sortes de vampires qui chassent nos héros arachnéens ! Au coeur de tout ceci, il y a une gigantesque Toile !

    On retrouve alors différentes incarnation de Spider-Man, celui de la Terre-616 ainsi que Miles Morales, Spider-Gwen, May Parker, Spider-Cochon, Silk, Spider-Man Punk, Superior Spider-Man, le Spider-Man Indien, Spider-Man Noir, Spider-Madame, Léopardon (le Spider-Man de la télé japonaise des années 1970 façon Bioman !), le Spider-Man du dessin-animé US des années 1970 aussi et les clones,... Cela peut se décliner à l'infini ! Au cinéma, ça a donné Spider-Man : Into the Spider-Verse,  traduit par chez nous en Spider-Man :New Generation ! je vous renvoie à mon billet spécifique sur ce film d'animation qui a remporté un très vif succès chez Sony !

    Le comics original a donné aussi lieu à des sequels dont notamment Spider-Geddon, une sorte de match retour contre les Héritiers et fin 2019/début 2020 sort une mini-série en six issues, scénarisée par Jed MacKay et mise en images par différents dessinateurs qui se succèdent, cette nouvelle sequel étant intitulée Spider-Verse : Spider-Zéro.

    Alors qu'il est occupé à entoiler un super-vilain de seconde zone, Miles Morales est happé par la toile d'un autre Spider-Man, à savoir Spider-Zéro qui le tire à travers les branes et les réalités, nous faisant découvrir quelques mondes et déclinaisons supplémentaires ! Finalement, Spider-Zéro est une jeune femme, une Spider-Woman qui montre à Miles Morales que la Toile, qui avait été détruite, puis reconstituée et réparée par la Tisseuse Annie May, la Toile donc est désormais corrompue et sa gardienne a disparu.

    Spider-Zéro envoie donc notre jeune héros à travers différents lieux, ce qui donne l'occasion aux lecteurs de suivre autant de différentes aventures où Miles Morales file un coup de main, à Spider-Madame, au robot piloté, SP//dr, au Web-Slinger de l'Ouest et au Spider-Man Noir des années 1930 revenu d'entre les morts ! Je  ne vous en dévoile pas plus sur ces quatre récits enchâssés mais dirait juste qui pourraient chacun donner lieux à des développements ultérieurs.

    A la fin, Spider-Zéro comprend enfin où est passé Annie May et d'où vient la corruption de la Toile qui s'est emmelée et souffre ! Tout finira par s'arranger et on gage que ça ne s'arrêtera pas là ! Le monde du Tisseur a décidément pris une autre dimension (sans mauvais jeux de mots !) ces dernières années même si Dan Slott a souvent suscité la polémique par ses choix scénaristiques audacieux (comme transformer tout Manhattan en Spider-Man dans Spider-Island, tuer Peter Parker et le remplacer par Otto Octavius, introduire le personnage de Silk,... Que sais-je d'autres ?).

    Aux dessins, on retrouve notamment les artistes Ryan North, Pepe Pérez (qui a débuté dans la BD érotique, aurais peut-être l'occasion de vous en parler un jour !?) ou encore Juan Gedeon pour les principaux dessinateurs impliqués !

    Mais le petit bonus de ce récit est le simili-concours qui a été lancé en même temps qui demandait aux "artistes en herbe" du monde entier d'inventer leur spidersona ! Les lecteurs ne manquent pas d'imagination et les contributions vinrent des USA, de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, du Japon, du Canada (mais surtout des Etats-Unis, il faut bien l'avouer !). Et ces propositions de héros tels Hallow, Ren, la Fileuse, Garden-Spider, White Widow, L'Araignée de Mer, Spidair, Spider-Ramen (un Spider-Man en forme de bol de nouilles ! L'imagination est sans limites !), Spider-Spy, la Sorcière de la Toile, V, Spider-Requiem et tant d'autres interviennent dans le dénouement du récit en formant une petite armée de Spider-Men qui vient épauler nos deux héros principaux !

    J'ai beaucoup aimé cette nouvelle BD mais suis fan du concept de base qui est très original ! Le Multivers est une mine d'or, spécialement chez Marvel et DC Comics ! Je n'attends plus qu'à le voir - pas avant 2021 désormais, à cause de cette saleté de Covid, - dans le MCU !

    A bientôt !


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  • Toutes les bonnes choses ont une fin et avec leur vingt-et-unième album, intitulé L'OuvreTemps, Christin et MézièresValérian - Tome 21 - L'Ouvretemps - Christin & Mézières décident de conclure les aventures de Valérian et Laureline  ! Un véritable album "feu d'artifices" qui fait intervenir tous les protagonistes des précédents tomes de la saga !

    Le combat final contre les Wolochs et l'Ordre des Pierres se profile et nos héros se rassemblent ! Ces terrifiants monolithes ont entamé leur phase de destruction de l'univers et ravagent les planètes les unes après les autres, ne laissant que des ruines. L'Empire des Mille Planètes en fait les frais de même que le monde de Simlane où jadis Valérian s'est confronté aux Héros de l'Equinoxe.

    Tout ce que l'espace compte de profiteurs et de créatures avides de pouvoir est prêt à se rallier au panache noir des Wolochs : Triumvirat de Rubanis, Califat d'Iksaladdam, Blopikiens menés par leur chef Rompf, Sat, l'archange déchu...

    Mais la Résistance s'oganise et va rassembler les bonnes volontés de Syrte à Shimbalil, de la planète creuse Akbar à Aflofol. On retrouve autour de nos deux héros pas mal de figures : Monsieur Albert, les Shingouz, la Mère Suprême, Elmir, le Schniarfeur et Ky-Gai, Ralph le Glapum'tien, le Califon, Jal et Kistna, Schroeder et SunRae ou encore Sül, Chal'Darouine, la commandante Singh'a Rough'a et Molto Cortese ! Les dieux d'Hypsis font même une apparition mais se tiennent à l'écart du conflit dans une certaine neutralité !

    Les adversaires de Valérian et Laureline iront jusqu'à engager le Quatuor Mortis pour les éliminer ! L'univers est en péril, subissant les attaques des Wolochs, des pillards opportunistes ou des oiseaux-folie !

    Je vous laisse jouer au petit jeu de savoir de quel album vient chacun des personnages mentionnés plus haut ! Nos deux agents spatio-temporels rassemblent une armada qui s'aventure dans le Grand Rien où les Limboz activent l'OuvreTemps qui finit par "libérer" la Terre et anéantir les Wolochs ! Une manipulation temporelle a lieu et tout rentre dans l'ordre !

    La fin est ouverte lorsque Valérian et Laureline se retrouvent au XXIème siècle sous la forme de deux enfants surdoués que Monsieur Albert prend sous sa tutelle ! Ainsi se termine le cycle !

    Mais il y aura encore par la suite quelques albums hommages, encyclopédies, recueils d'illustrations et dans les hommages, nos héros vus par d'autres artistes invités comme Manu Larcenet, Wilfrid Lupano et Mathieu Lauffray !

    Une page se tourne !

    A bientôt !


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  • La série de BD L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu est des plus réjouissantes ! Nous avions laissé Maître Byron Peck et son secrétaire danois, Knut Hoggaard en bien mauvaise situation, blessés au milieu du désert après s'être confrontés à des bandits mexicains ! Un certain document précieux leur filait entre les doigts du fait d'un indien Navajo que tout le monde avait pris pour un crétin jusque là ! Nos deux aventuriers avaient par ailleurs eu de la chance que Margot de Garine, épouse du premier et maîtresse du second, ne décide pas de les achever ! Au début de ce tome 2 intitulé "Sur la piste de Madison", nos deux héros retrouvent des forces dans un saloon avant de se lancer sur la piste de "la femme-araignée" et du vieil indien !

    En fait, tout ce second volume est un gigantesque flash-back qui nous ramène six mois en arrière et nous expose le fond de l'affaire ! On a aussi l'explication du titre de la série ! On avait vu au tome 1 que Byron Peck ne rechignait pas à utiliser des pistolets mais en réalité, il s'apprête à faire sauter le Deuxième Amendement de la Constitution Américaine, celui qui donne le droit à chacun de porter une arme à feu, rédigé par James Madison, grâce aux documents de Hoggaard, une correspondance de Madison à l'ancêtre du Danois qui était ambassadeur de Scandinavie !

    Mais Maître Peck n'a pas toujours été un défenseur de la veuve et de l'orphelin. Le début de ce tome 2 montre comment il spolie un brave pauvre cultivateur de ses terres, usant d'un vice de forme, au profit d'une riche entreprise de chemin de fer ! La famille du pauvre homme, qui finit par se suicider, entend alors le faire payer à l'avocat véreux qu'est Peck et ce dernier achète alors une arme à feu pour se protéger et sombre dans la paranoïa !  Son épouse Margot le quitte. Les choses rentrent dans l'ordre avec l'arrivée de Hoggaard qui fait fuir la famille du citoyen spolié !

    Margot réintègre alors le domicile familial et Byron Peck engage Knut comme secrétaire ! L'avocat examine alors des documents du danois qui étaient la cause de sa visite et découvre la correspondance de Madison qui ferait exploser le Second Amendement ! Il décide alors de passer à l'Acte et de changer la face des Etats-Unis !

    Mais Margot ne l'entend pas comme ça et réalisé qu'il y a de l'argent à se faire en pagaille en vendant les lettres aux fabricants d'armes pour qu'ils les détruisent ! Elle séduit alors Knut Hoggaard qui va finalement tenter d'assassiner le mari puis Margot double son amant en lui tirant une balle dans la tête qui le laissera handicapé ! Elle prends alors la fuite avec les lettres mais croise la route de Manolo Cruz et ses bandits mexicains qui lui dérobent les précieux papiers ! La suite est dans le tome 1 !

    On voit dans cet album à quel point Margot de Gracie est une femme calculatrice, manipulatrice qui use impunément de ses charmes pour arriver à ses fins. Salomone la dessine souvent dans des postures sensuelles mais sans vulgarité ni avilissement et montre que c'est aussi une femme cultivée en la représentant aussi fréquemment avec un livre à la main !

    L'édition que j'ai eu entre les mains de ce tome 2 de la série de Lupano et Salomone, chez Delcourt, possède un beau port-folio à la fin avec différentes esquisses et ébauches de dessins très soignées !

    On se retrouve bientôt pour le tome 3 !

    A bientôt !

    PS : Ceci est mon 500ème article "Bandes dessinées" sur Overblog !


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  • Nous nous retrouvons au milieu de nulle part, en plein désert de l'Arizona, en 1899 pour une série de BD àL'Homme qui n'aimait pas les armes à feu - Tome 1 : Chili con carnage - Lupano & Salomone l'ambiance western-spaghettis peuplé d'une foule de personnage qui essaient de sortir des archétypes traditionnels du genre sans vraiment y parvenir : l'escroc, la brute, le jeune, l'indien, l'aventurière ou le desperado. Cette BD, c'est L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu, titre mensonger car le héros Byron Pack, avocat crapuleux au barreau de Los Angeles manie très bien les Colts et les Smith &Wesson !

    Le tome 1 s'intitule "Chili con carnage" en hommage à la bande de hors-la-loi mexicains qui dévalisent les trains dans ses pages ! Au scénario, c'est Wilfrid Lupano qui office et le dessin est de la main de Paul Salomone tandis que l'on doit les couleurs à Lorenzo Pieri.

    Manolo Cruz est un brigand qui opère depuis une hacienda en ruines au fond du désert à la tête d'une douzaine de bandits de grands chemins. Sa route croise un jour celle de Margot de Garine, une belle rousse venimeuse et ambitieuse d'origine franco-russe qui va lui proposer de se mettre en affaire avec lui. Selon elle, ils devront continuer de piller les trains mais Margot se chargera de repérer les lettres de créances et les bons au porteur pour en tirer tout le bénéfices, Manolo et ses sbires ne pouvant le faire car tous illettrés !

    Pendant ce temps, Jason Peck s'aventure aussi dans le désert accompagné de Knut Hoggaard, un Danois rendu aphasique depuis qu'il s'est pris une balle dans le crâne (qui y est toujours !). Il se trouve que c'est Margot qui a tiré le coup de feu, Knut étant son amant et Jason son mari ! Ces deux là ont donc une revanche à prendre et espère disperser l'aventurière aux quatre vents façon puzzle avec un bâton de dynamite !

    Car la femme intriguante se joue de tous et a dérobé des papiers d'une grande importance "pour le sort de l'Amérique" au Danois puis se les ai fait braqué par Manolo et sa bande lors d'un précédent voyage en train ! Elle essaie donc en vérité de doubler le bandit pour récupérer ses papiers !

    Le tome 1 se termine par nos deux héros, Jason et Knut, qui prennent d'assaut l'hacienda et font un carnage (d'où le titre de l'album !). Margot n'a la vie sauve que par l'intervention  d'un jeune homme, un bagagiste du nom de Tim "Pretty Face " Bishop qui assomme Jason par derrière tandis que Knut git aussi à terre blessé par les bandits ! Ce Tim, personnage très naïf et manipulable, s'est épris de Margot qu'il a juste aperçue à la précédente gare et l'a suivi depuis tout ce temps.

    Mais twist final, tout le monde se fait doubler par un vieil indien que l'on prenait pour le benêt de service qui a dérobé et exfiltré le butin des brigands - dont les précieux papiers -  via un tunnel ! Margot et Tim se lancent donc à sa poursuite ! Fin du tome 1 !

    J'ai trouvé que c'était une assez bonne histoire, pour une bonne BD et ai hâte de découvrir la suite ! C'est dynamique et le suspens et les rebondissements sont bien gèrès et l'ensemble se tient ! Côté dessins et couleurs, rien à redire non plus !

    A bientôt !


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  • Avec "La Guérison des Dalton", Morris et Goscinny donnent un nouveau ton aux aventures de Lucky Luke, résolument plus adulte en abordant à nouveau le thème de la rédemption au sujet du quatuor de Dalton, thème qui avait déjà été évoqué dans les albums "Les Collines noires" et "Les Dalton se rachètent". Qu'en est-il dans ce récit de 1975, prépublié dans Le Nouvel Observateur ?

    Un certain savant européen, le professeur Otto von Himbeergeist, psychanalyste autrichien, bouleverse les débats au New York Scientific Institute avec ses théories révolutionnaires. L'homme est présenté comme un précurseur de Sigmund Freud et les deux auteurs puisent à nouveau dans leur amour du cinéma classique en lui donnant les traits sérieux et un peu porcins de l'acteur allemand Emil Jannings (1884 - 1950) vu dans L'Ange bleu.

    Ce savant hétérodoxe affirme qu'il est possible de réhabiliter les pires criminels en les traitants comme des malades et en expliquant leurs actes par des traumatismes dans leur enfance, le fameux "Monsieur le juge, mon client a eu une enfance malheureuse" ! von Himbeergeist décide de prouver ses théories en les mettant à l'épreuve avec d'indécrottables criminels de l'Ouest américain et son choix va se porter sur les Dalton au pénitentier de Nothing Gulch !

    Le personnage du professeur, si il use de ressorts comiques, n'en demeure pas moins un peu inquiétant ! Il a dans ses cases un véritable talent pour percer à jour la psychologie de ses interlocuteurs, qu'il s'agisse d'un pilier de comptoir ou de directeurs de banques ! Lucky Luke va en faire les frais et notre cow-boy, d'habitude si calme, va sortir plusieurs fois de ses gonds quand le psychanalyste va insister sur son goût pour la solitude ou encore l'attrait pour les armes à feu qu'il partage avec les criminels (sorte de substitut phallique).

    Les Dalton vont évidemment se prêter au jeu de la "guérison" afin de bénéficier d'une libération et raconte leur passé familial sur le divan ! Même le stupide chien Rantanplan va se faire psychanalyser ce qui donne lieu à un running gag de l'album ou le cabot évoque ses parents et sa fratrie et lui provoque un accès d'intelligence dont il ne se remettra pas ! Il faut noter que le traitement ne fonctionnera réellement que sur Averell !

    "La Guérison des Dalton" pose la question "Est-il possible de rendre honnête des malfrats ?" - ce qui confère son côté sérieux, adulte à l'album ! Dans le récit, c'est en réalité Otto von Himbeergeist qui finit par tomber de l'autre côté de la loi et devenir un criminel, renforçant son côté inquiétant ! L'interrogation évoquée est ici menée à son paroxysme par rapport aux précédents albums mentionnés qui avaient aussi pour thème la rédemption. Un récit plus amer, moins gaguesque et probablement plus désenchanté où dans un Far-West à peine civilisé, celui qui est du bon côté du pistolet a toujours raison ! Un monde manichéen mais qui l'est moins avec ce récit en réalité ! Ici aussi, la psychanalyse, très à la mode en ces années 1970, est vue avec distanciation voire avec un côté sarcastique !

    Si cette histoire fait la part belle aux dialogues de Goscinny (deux ans avant la crise cardiaque qui lui sera fatale), il faut aussi signaler quelques trouvailles et audaces graphiques qui viennent accentuer l'impact des ces dialogues ! Deux astuces particulièrement ! On a d'abord un magnifique cadrage en plongée lorsque les Dalton suivent une thérapie de groupe avec des éléments de symétrie avec le psychanalyste au centre de la case. On a enfin des codes couleurs dans de aplats de couleurs monochromes : violet pour exprimer l'emportement du psychanalyste, bleu sombre pour figurer la relative pénombre du saloon et rouge vif pour représenter la fureur de Lucky Luke !

    Un récit très adulte donc et rondement exécuté à tous les niveaux par deux artistes au sommet de leur art !

    A bientôt !


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  • Au lieu d'Univers Marvel, on devrait plutôt parler de Multivers Marvel ! Multiplier les dimensions permet de créer des versions alternatives des différents super-héros ! Ca donne la série What If ? ou encore la série Exilés mais aussi des events comme Spider-Verse.

    Maintenant, imaginez une équipe de Deadpool ! Scénarisée par Victor Gischler, il s'agit d'une série en 12 issues où une équipe composée de Lady Deadpool, Kidpool, Dogpool et Têtepool et dirigé par notre Deadpool de la Terre-616 affronte une menace contre le Multivers ! Ca a donné deux Tomes par chez nous dont je vous parlerais en temps voulu ! Et c'est sorti en 2010 (déjà !) !

    Pour le moment, il va être question d'une série de 2009 en cinq chapitres qui se nomme "Prelude to Deadpool Corps" (sous-titrée "Le club des cinq" en VF) et qui raconte comment notre Wade Wilson rassemble ses coéquipiers à travers les dimensions ! Un chapitre est consacré à chacune des recrues puis un cinquième chapitre où les Deadpool rassemblés par le Contemplateur affronte une équipe de Bisounours du Grand Maiîre pour être l'équipe qui ira sauver les Réalités !

    On avait déjà rencontré Lady Deadpool dans un récit précédent et Têtepool provient de l'univers Marvel Zombies ! Kidpool et Dogpool sont inédits ! On peut se demander comment une tête équipe va pouvoir fonctionner car ses membres sont tous clairement déjantés et individualistes ! Deadpool n'aime pas à la base travailler en équipe (il fera pourtant partie de X-Force par la suite !). Et pourtant ça fonctionne !

    Ce Prélude est aussi scénarisé par Gischler !

    Dans le premier récit, on retrouve Lady Deadpool opposée au Général America dans une Amérique en pleine guerre civile entre Loyalistes et Rebelles ! Elle affronte et descend à tour de bras soldats, tanks et hélicoptères et se confronte à cette version alternative et fascisante de notre Captain America ! Notre Deadpool arrive pour lui sauver la mise et la recrute ! C'est illustré par Rob Liefeld, le dessinateur d'origine de Deadpool !

    Puis on découvre Kidpool dans l'Orphelinat Xavier avec des versions enfants de nos X-Men prêts à se livrer à toutes les cachotteries dans le dos d'un Professeur Xavier libidineux près à tout pour se taper la "chaudasse" Emma Frost ! Notre Kidpool, dessiné par Whilce Portacio, star des X-Men des années 1990, n'est pas très appréciée des versions miniatures de Scott Summers et de Logan ! Deadpool viendra à la fin débarrasser tout ce public de l'insupportable avorton en l'embarquant dans sa mission !

    C'est l'artiste britannique Philip Bond, avec son style bien à lui, qui illustre l'origin-story de Dogpool. Un pauvre chien qui sert de cobaye à des expériences, ici non pas pour en faire l'Arme X mais pour tester le Mascara X pour l'industrie cosmétique. Le pauvre cleb est jeté dans une poubelle puis se découvre invulnérable et devient artiste de cirque ! Il affronte par la suite une version canine de Wolverine puis franchit à son tour le portail dimensionnel avec Wade Wilson !

    Paco Medina est aux crayons sur la chapitre sur Têtepool qu'on avait laissé précédemment sur une barque au milieu de l'océan et qui est "recueilli" par des pirates qui amène la curiosité qu'est cette tête zombie parlant au Docteur Killcraven sur l'Ile du Crâne de Chèvre, avec sa fille, la pulpeuse et érotomane Béatrice, et ses expériences dignes du Docteur Moreau auxquelles le savant fou se livre entre deux parties de chasse à l'homme ! Notre Wade Wilson débarque pour secourir et recruter Têtepool et en profite pour dessouder les pirate et le Docteur et fait profiter de sa virilité à une Béatrice nymphomane !

    Des récits qui, vous l'aurez compris, font une large place à l'humour et à la "déconnade" !

    Enfin, dans le cinquième chapitre, nos recrues, qui à ce stade n'ont pas reçu leurs noms et s'appellent toutes Deadpool (ça viendra en fait par la suite  !), participent à une course aux drapeaux contre une bande de Nounours de l'Espace, pour montrer qu'ils sont les plus qualifiés pour sauver le Multivers ! Cette fois c'est Kyle Baker qui est à l'oeuvre au dessin et avec un style très cartoonesque et fait à l'ordinateur façon "images de synthèse". Il ne faut pas se leurrer, l'ordinateur est utlisé par tous les dessinateurs, encreurs et coloristes dans l'industrie des comics mais ici, le dessin de Baker fait vraiment et intentionnellement jeu vidéo et palette graphique !

    Voilà  ! Je vous retrouve prochainement dans deux autres billets cette fois sur la mini-série "Deapool Corps" véritablement ! On entrera dans le vif du sujet mais ce Prélude est prometteur, pourtant je n'aime pas spécialement Deadpool mais comme par contre, je raffole des histoires de Multivers, la pilule passe !

    A bientôt !


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  • Tranquillement mais sûrement, le duo Christin et Mézières nous acheminent vers le dénouement de leur Saga Valérian qui s'annonce déjà surprenante, avec l'introduction des Wolochs, ces monolithes noirs et titanesques, incarnation du Mal Absolu et aussi hommage avoué à 2001, l'Odyssée de l'Espace  de Stanley Kubrick ! Nous en sommes en effet déjà au Tome 20 : "L'Ordre des Pierres" !

    Valérian et Laureline ont laissé leur astronef légendaire "au garage" sur Syrte, Capitale de l'Empire des Mille Planètes, aux bons soins de Jal et ils se sont embarqués pour l'Inconnu avec l'équipage de l'exploratrice "rugueuse"  Singh'a Rough'a avec d'autres compagnons tels que Rott Otto, Bras-de-Fer, Molto Cortès et le Docteur Chal'Darouine ! Durant le voyage, chacun des protagonistes décrit ce qu'il imagine trouver dans le Grand Rien !

    Très vite, la situation va dégénérer car nos héros se retrouvent confrontés aux mystérieux et énigmatiques, insondables Wolochs et leurs agents, le Triumvirat de Rubanis ! Les Wolochs ne font pas de quartiers et écrasent littéralement une grande partie de l'équipage de la capitaine Singh'a Rough'a puis réduisent son astronef en charpie !

    Le message est clair ! Il ne fait pas bon traîner dans le Grand Rien ! Et surtout, la présence d'humanoïdes n'est pas tolérée par les cruels monolithes ! Mais nos agents spatio-temporels ne sont pas près de renoncer à leur quête dont ils espèrent qu'elle les mettra sur les traces de leur chère planète Terre disparue ! Avec l'équipage d'explorateurs et avant d'être décimés, ils ont le temps d'aborder une trentaine de planètes de cet immense vide sidéral !

    Pendant ce temps, la jeune Ky-Gaï, couturière de son état, rencontrée dans le Tome précédent, le Tome 19, et accompagnée par le Schniarfeur, mènent leur petite entreprise capitaliste de fabrication de scaphandres spatiaux mais ne peuvent s'empêcher de s'inquiéter pour leurs amis, l'intrépide Valérian et la belle Laureline ! Ils vont découvrir l'OuvreTemps, un artefact puissant - et pas utilisé au summum de ses capacités ! - de la tribu Limboz dont le monde a jadis été détruit pas les Wolochs !

    Grâce à l'OuvreTemps, "capable de montrer ce que l'on désire", Ky-Gaï et son grognon petit compagnon se portent au secours de nos héros qu'il tirent du pétrin ! A la fin, l'espoir renaît lorsque Laureline a une vision de la Terre par le biais de l'OuvreTemps !

    La suite et la conclusion dans le Tome 21 qui s'appelle précisément "L'OuvreTemps" !

    A bientôt dans les étoiles !

    PS : Ce billet est le 100ème billet dans la sous-rubrique SF sur Overblog !


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  • En Droit anglo-saxon, il est possible de faire d'un animal son héritier ,testamentaire ! Ceci fournit le pitch de départ à l'album de Lucky Luke : "L'Héritage de Rantanplan" où un certain Oggie Svenson, joueur et tricheur invétéré, propriétaire d'une immense fortune et présumé mort va tout léguer à Rantanplan "le chien le plus stupide de l'Ouest" ! De cette situation absurde de départ, Goscinny crée tout un festival de gags dont il a le secret, illustrés avec brio par Morris !

    L'action se déroule à Virginia City dans le Nevada et Rantanplan loge désormais l'Hôtel International dont il est propriétaire, protégé par Lucky Luke contre Joe Dalton ! Car en effet, Svenson a eu la mauvaise idée de faire du bandit l'héritier supplétif si le clébard venait à décéder ! On imagine alors la suite ! Pour la petite histoire, l'Hôtel International est un très grand édifice qui a réellement existé à Virginia City et tel que le dessine Morris ! C'était le premier hôtel avec ascenseur mais il a brûlé en 1914. Outre l'hôtel, Rantanplan détient des mines, des saloons et les maisons du quartier chinois !

    Mark Twain qui était alors journaliste à cette époque à Virginia City fait une apparition brève en forme de clin d'oeil dans le récit ! Le dessin de Morris est assez ressemblant aux photos qu'on a de l'écrivain et on le reconnaît facilement !

    Car la communauté chinoise nord-américaine est dépeinte avec réalisme dans cet album où Goscinny dénonce le raciste dont ce peuple a alors été victime ! On a fait venir les Chinois en nombre pour construire la ligne de chemin de fer du Transcontinental dès 1861, dans des conditions très difficiles. Puis par la suite, les émigrés ont batit des commerces, le cliché de la blanchisserie dans les albums de Lucky Luke et aussi le restaurant ! A Virginia City comme à San Francisco, les Chinois ont édifié leur Chinatown avec leurs sociétés secrètes. Dans le récit, comme ils sont oppressés par des loyers trop chers, ils vont fournir de l'aide aux Dalton, en les cachant notamment, pour éliminer Rantanplan ! En réalité, tout ceci part d'un malentendu !

    Les animaux sont aussi à l'honneur dans cet album : Gouttière, le chat "au caractère difficile", Oreilles, l'âne du prospecteur. Goscinny a crée à l'origine Rantanplan en réaction au personnage de Rintintin, chien qui sait tout faire, même ouvrir des boites de conserve avec ses pattes (ce qui en devient ridicule !), icône canine qui énervait le scénariste de Lucky Luke et Astérix !

    Evidemment, dans le récit, Rantanplan ne comprend, comme toujours, rien à la situation, imaginant que Joe Dalton qu'il garde au pénitencier est son maître et qu'on veut le séparer de lui ! Ca donne lieu a pas mal de gags !

    Tout rentre dans l'ordre quand il s'avère qu'Oggie Svenson n'est pas mort ! Lucky Luke lui suggère alors de ne plus faire de testament farfelu et de revoir les loyers des Chinois .

    Un très bon album comme d'habitude ! Par la suite, Rantanplan aura droit à sa propre série d'albums, de gags en une page, d'une vingtaine de titres à ce jour ! Orthographié à l'origine "Ran-Tan-Plan", puis "Ran Tan Plan", le nom du cabot deviendra définitivement "Rantanplan" en 1987 !

    A bientôt !


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  • On retrouve le deuxième cycle des aventures du plus célèbre amnésique de la BD, Jason Mac Lane ou XIII dans une machination encore plus énorme que "la Conspiration des XX" puisqu'elle remet en question la Fondation de l'Amérique par les Pères Pèlerins !

    Abordons ce Tome 22 intitulé " Retour à Greenfalls" - scénarisé par Yves Sente et dessiné par Youri Jigounov - et qui commence par un drame ! Jason Mac Lane, le Major Jones et le Général Carrington sont tombés dans un pièce lors du Tome précédent "L'Appat" et sont dètenus en Afghanistan ! La Fondation Mayfloyer espère sous-tirer un secret à notre héros et pour être sûr que XIII collabore, provoque un massacre d'innocents gamins dans un bus scolaire à Harrisville dans le Mississippi !

    Contraint et forcé, Mac Lane collabore et est rapatrié clandestinement - avec toutes les relations de la puissante Fondation - aux Etats-Unis puis amené dans  la clinique Wahsburne où la psychiatre Suzanne Levinson va utiliser l'hypnose pour tenter de raviver sa mémoire enfouie.

    Pendant ce temps Betty Barnowsky mène sa propre enquête et la rousse piquante est sur la trace du parrain de Mac Lane et d'un Indien dénommé "Trois Sources" qui protègent un ancien document juridique.

    La mystérieuse présidente de la Fondation Mayflower révèle à Jason qu'en réalité, il y avait deux groupes d'émigrés à bord du Mayflower, les ancêtres de la présidente, des puritains hollandais, et les ancêtres de Mac Lane, un groupe d'aventuriers anglais. L'entente n'était pas parfait entre les deux groupes qui une fois en Amérique signèrent un contrat d'entente et de partage des ressources de la colonie pour quatre siècles ! Mais les aventuriers firent signer un acte de renonciation aux puritains et cachèrent le document ! Ce sont ces papiers que la Fondation recherche pour revendiquer ses droits !

    Jason Mac Lane est donc le dernier descendant d'une des branches de colons mais en réalité d'un troisième groupe, la Branche 3 !

    Pendant ce temps, Betty retrouve la trace de David Rigby et de la pharmacienne Judith Warner et se pointe à Greenfalls et dans l'ancien chalet abandonné de trois sources ! Elle suit la piste jusqu'aux documents tandis que le docteur Levinson parvient à réveiller des souvenirs chez notre amnésique !

    La mystérieuse "Julianne" et son acolyte interceptent Betty, qui s'est faite interpellée par le shérif local, en se faisant passer pour des agents du FBi et, accompagnés de Betty et de Jason, les deux exécutants de la Fondation tentent de remonter jusqu'à" "Trois Sources". Nos deux héros parviennent à neutraliser temporairement leurs géoliers et gardes-chiourme et XIII retrouve l'indien qui, avant de décéder du fait de bikers revanchards et racistes, lui révèle quelques maigres secrets, lui confie un dessin et lui indique la piste suivante ! Pendant ce temps, Julianne a retrouvé ses esprits et blesse d'une balle au ventre Betty avant de prendre la fuite à l'arrivée du vrai FBI ! Le Tome 22 se conclut sur Jason encore dans la nature et la dernière image sur Betty sur la table d'opération entre la vie et la mort !

    Un scénario toujours aussi complexe et élaboré, un dessin somptueux et détaillé, et j'avoue qu'il n'est pas toujours évident de se rappeler tous les détails de l'intrigue quand, comme moi, on lit un tome tous les 6 mois ! Des relectures s'imposent donc ! La série révèle une dimension didactique, nous délivrant des leçons d'Histoire revisitées par la pure fiction ! On a hâte de lire la suite !

    A bientôt !


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  • Retrouvons Conan le Cimmérien dans le Tome 6 de The Savage Sword of Conan, chez Hachette-Collection ! Cette fois-ci, ce sont les issues #15 à 18 de la série régulière soit un premier récit "Le Démon de Fer" puis les trois premières parties d'un long récit qui se continuera sur le Tome 7. En bonus, une adaptation illustrée d'un essai de Robert E. Howard sur l'Âge Hyboréen et un article sur "Les Amazones de Conan" !

    Dans "Le Démon de Fer", Conan dirige une horde de pillards Kozaki près de la Mer Intérieure du Vilayet.  Le Roi Yesdigerd de Turan pris son vassal le Seigneur de Khawarizm, Jehungir Aga, d'en finir avec le barbare. Pour cela, le noble va se servir d'Octavia , une jolie esclave némédienne qui a plu au Cimmérien pour l'attirer seul sur l'île de Xapur, inaccessible et cernée de falaises et le tuer avec sa troupe d'hommes de main.

    Mais ce que Jehungir Aga ignore, c'est qu'un pécheur a réveillé par erreur un Ancien Mal Ce Mal, c'est Khosatra Khel, une entité difforme qui a pris l'apparence d'un géant de fer jadis et a bâti sur Xapur une puissante civilisation, depuis retombée à l'état de ruines ! Réveillé, ce "démon de fer" réinstaure sa cité, peuplé de fantômes qui somnolent tout le jour et agissent la nuit ! Conan va donc devoir affronter à la fois Khosatra Khel qui semble indestructible et Jehungir Aga, si il veut sauver sa vie et celle d'Octavia !

    Finalement, le"démon de fer" va occire toute la troupe du dirigeant de Khawarizm et Conan vaincra ce monstre avec un poignard enchanté et tuera aussi celui qui lui a tendu le piège ! Il terrassera aussi un ophidien géant !

    Le récit suivant est constitué de trois issues, à savoir "Les Hommes du Cercle Noir", "La Route de Yimsha" et "La Bataille des Tours". Bhunda Chand, le Roi de Vendhya se meurt, victime d'un sortilège des sorciers de Yimsha,  en réalité par le biais de Khemsa, un de leurs élèves au service de Kherim Shah.

    La soeur du roi, la devi Yasmina, n' a d'autres choix que de "suicider" son frère pour ne pas que l'âme de celui-ci soit aspirée par des démons, suite au sortilège. Elle jure de se venger et se rend dans la province du  Peshkhauri, dirigé par le gouverneur Chunder Shan qui détient dans ses geôles sept hommes faisant partie de la horde des Afghulis, dirigé là encore par Conan (qui a dirigé de nombreux groupes de pillards décidément durant sa vie, avant de devenir roi !). Yasmina souhaite engager Conan pour occire les sorciers de Yimsha. Elle est accompagnée de sa suivante Gitara, qui est en réalité la maîtresse de Khemsa.

    Mais les choses se précipitent et Conan arrive sur ces entrefaits et enlève Yasmina espérant en faire une monnaie d'échange contre les sept Afghulis prisonniers. Il prend la fuite avec elle tandis que Khemsa tue avec sa magie les prisonniers !

    Dans les montagnes, Conan rencontre les nomades Wazulis, menés par Yar Afzal qui a une dette envers Conan et va donc l'héberger lui et sa captive ! Mais Khemsa frappe à nouveau et tue le chef des Wazulis qui décident alors d'en finir avec Conan et de le passer par le fil de l'épée !

    Conan s'échappe encore avec Yasmina sur un cheval noir, échange les vêtements de la devi avec ceux d'une paysanne pus se confronte à Khemsa et Gitara. Mais quatre sorciers de Yimsha arrivent dans un tourbillon et élimine le duo maudit, c'est à dire l'élève sorcier rebelle et sa courtisane, car il voulait prendre la place de leur maître. La quatuor repart en dépossédant Conan de Yasmina !

    La pauvre Yasmina est ensuite confrontée à l'horrible maître des sorciers de Yimsha, vieux de plusieurs millénaires, dans sa forteresse en haut d'un pic ! Conan va tout faire pour la délivrer quitte à s'associer avec Kherim Shah et sa troupe réduite. Le groupe va affronter les Hommes du Cercle Noir, mais seulement les disciples tout d'abord. Ils déjoueront chien de l'enfer, aigle meurtrier et divers pièces mais les effectifs de l'équipe de Conan se réduisent fortement à la fin de la troisième partie de ce long récit qui se poursuivra et s'achèvera donc dans le tome 7 !

    Ces quatre épisodes sont toujours scénarisés, adaptés de Howard, par Roy Thomas et dessinés par John Buscema et Alfredo Alcala. Je ne peux que saluer l'inventivité de Howard pour avoir créer des récits si pleins de surprises et de péripéties pour un personnage qui sur le papier n'est qu'un tas de muscles avec une épée ! En réalité, ça regorge d'intrigues politiques qui auraient eu leur place dans Game of Thrones !

    Pour compléter le tout, on a un récit illustré, par Walt Simonson, sur l'Âge Hyboréen, cette fois, les invasions pictes et la chute de l'Aquilonie et comment tous ces peuples sont devenus les peuples de l'Antiquité, l'Egypte, Sumer, etc... Ultime bonus, une carte sur deux pages du Monde de Conan par Tim Conrad. Et pour clore le tout, un article sur "les Amazones de Conan" au nombre de quatre : Valéria, Yasmina, Bélit et Sonia la Rousse (Red Sonia) !

    Une très belle collection avec des récits prenants, en N&B !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke avait déjà découvert le monde du spectacle avec le cirque d'Erasmus Milligan dans l'album "Western Circus", cette fois-ci dans un autre album, datant de 1975, "Le Cavalier Blanc"- et avant l'autre aventure "Sarah Bernhardt", notre héros de l'Ouest rencontre la troupe de théâtre itinérante de Whittaker Baltimore, qui parcourt les étendues sauvages en jouant un mélodrame de sa composition "Le Cavalier Blanc".

    Dans la troupe, outre Baltimore qui la dirige, on a la "jeune première" Gladys Whimple, Barnaby Float qui joue le méchant de service et le machiniste Francis Lusty. Là, ils se rendent à Nothing Gulch où se rend aussi Luke pour donner le prix de la vente de ses vaches à son ami Andy Devine !

    Mentionnons tout de suite le fait que pour croquer ces acteurs, Morris, sur les recommandations de Goscinny, s'est inspiré d'acteurs réels comme il fait souvent ! On a donc, pour Baltimore,  John Barrymore qui a joué dans Roméo et Juliette  de George Cukor (1936) et Twentieth Century de Howard Hawks (Train de nuit en VF, 1934) notamment, pour Float, l'inspiration vient de John Carradine acteur de westerns, et pour son rôle de vampire dans La Maison de Dracula de Erle C.Kenton (1945). Lusty, lui, a les traits de Dustin Hoffman. Enfin, Andy Devine, le pote rigolard et grassouillet de Luke est inspiré de l'autre acteur Hank Wallys, vue notamment dans L'homme qui tua Liberty Valance, film de John Ford (1962). Bonne inspiration très variée qui témoigne d'une bonne culture des deux auteurs !

    L'intrigue de la pièce tourne autour de Linda et de son petit frère qu'un méchant homme en noir menace d'enlever pour forcer la jeune fille à l'épouser mais heureusement le Cavalier Blanc arrive à temps ! Tout se passerait pour le mieux si chaque ville visitée par la troupe n'avait sa banque ou sa caisse de dépôt systématiquement dévalisée pendant la représentation ! Évidemment, Lucky Luke a très vite des soupçons mais ne peut rien prouver ! Alors il ne va plus lâcher la petite troupe !

    Baltimore va s'arranger pour faire peser les soupçons sur notre cow-boy solitaire qui échappe plusieurs fois à la pendaison ou à la prison dans ce récit ! Notre héros montre même des signes d'exaspération et même de colère comme dans les albums "Le Grand Duc", "La Guérison des Dalton" ou "L'Empereur Smith", un trait de caractère qu'on lui découvre ! Il se révèle aussi avoir le trac sur scène, ce qui est très cocasse !

    Finalement, c'est grâce à l'honnête Gladys Whimple, qui est la seule de la troupe à ne pas marcher dans la combine, que les trois autres crapules vont être démasqués et envoyés dans un célèbre pénitencier du Texas où croupissent déjà les Dalton !

    Un des ressorts comiques, historiquement véridique, est que les spectateurs de ce théâtre populaire avait souvent du mal à faire la différence entre la fiction et le réel !

    Le récit est rondement mené avec son lot de surprises, de rebondissements et de gags qui usent de plusieurs ficelles toujours renouvelées :  comique visuel, comique de répétition, ironie, situations absurdes ou décalées !... C'est comme toujours un vrai bonheur ! Avec "Le Fil qui chante", "Le Cavalier Blanc" est peut-être mon album de Lucky Luke préféré !?

    Un bon moment de lecture en ces temps de confinement ! Du grand art comme toujours ! Une valeur sûre de la BD !

    A bientôt !


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  • Valérian et Laureline, nos deux agents spatio-temporels, semblent avoir changer de profession au début du tome 19 de leurs aventures, tome intitulé "Au bord du Grand Rien". Les voilà en effet devenus commerçants ambulants à l'extrême-limite de la civilisation, le Grand Rien, ce grand vide spatial totalement inconnu, qui ne renferme ni étoiles, ni planètes.

    Mais ces deux-là, qui ont laissé leur habituel spationef au garage, ont du mal à mener des affaires, même si le Schniarfeur bien goupillé et la petite Ky-Gaï, une humaine venue d'une usine locale de confection de scaphandres spatiaux en faillite, vont les aider. En vérité, nos deux héros sont ici pour enquêter sur le Grand Rien car ils recherchent toujours la Terre disparue et pensent qu'elle se cache dans le Grand Rien !

    Tout ceci ne plaît pas aux space-flics locaux, aux ordres des autorités de Rubanis ! Et surtout une nouvelle menace se fait jour, les mystérieux Wolochs, qui se présentent sous la forme de grand monolithes noirs (façon 2001, l'Odyssée de l'Espace) mais bien vivants ! Légèrement angoissants donc !

    Christin s'explique sur le changement de ton de la série devenue plus sombre au début des années 2000. C'est du au climat général de la société où les choses sont devenues plus embrouillées ! Fini, en effet, les Trente Glorieuses et la Conquête Spatiale du début de la série ! Désormais crises sociales, terrorismes, crises écologiques sont le lot de tous et ceci se ressent dans la BD Valérian. Toutefois, il faut nuancer car la série garde une bonne dose d'humour (femme à trois seins, créatures originales voire colériques,...).

    Valérian et Laureline enquêtent notamment auprès des Limboz, des éboueurs de l'espace venu du Grand Rien ! Ce que soupçonne aussi Valérian, c'est que le Triumvirat de Rubanis a passé un pacte avec les Wolochs ! Dans quel but ?

    A la fin du tome, nos deux compagnons d'aventures embarquent dans le vaisseau de l'exploratrice, vaillante et robuste, Singh'a Rough'a appuyée par ses deux aides, Chal'Darouine et Molto Cortés (habillé comme Corto Maltese). Ces deux aides de camp sont amenés à jouer un plus grand rôle dans le tome suivant, le tome 20, "L'Ordre des Pierres". Pendant ce temps, le Schniarfeur, convertit par ses lectures au Libéralisme et Ky-Gaï, reprennent l'usine en faillite !

    Mine de rien, on s'achemine vers la fin de la série ! Les éléments se mettent progressivement en place et la série bâtit toujours sur ce qui a précédé, avec beaucoup d'intelligence !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler de la série Amazing Spider-Man de 2018 à travers son arc "Chassés" ("Hunted") qui court des épisodes 16 (Prélude) et de 17 à 22 ! Peter Parker y est confronté à un de ses ennemis les plus redoutables, l'impitoyable Kraven le Chasseur !

    Kraven a mal vécu sa résurrection et a par la suite tué sa famille, à l'exception de sa fille ! Il a ensuite forcé le Maître de l’Évolution a lui fournir des clones mais un de ses fils finira par éliminer tous ses frères, se revendiquant seul héritier de Serguei Kravinoff.

    Dans "Chassés", Kraven et son fils restant s'associent au psychopathe maître des jeux, Arcade pour organiser une chasse à l'homme mortelle ! Le chasseur engage le Maitre de Corvée et la Fourmi Noire pour capturer tous les super-vilains rattachés à des animaux, des totems ! Ceux-ci seront les proies de la chasse qui doit se dérouler dans Central Park couvert d'un champ de force !

    Les organisateurs de ce plan funèbre et funeste convient toutes sortes de milliardaires, adeptes de safaris, fusils à la main, à participer à la traque. Ceci est possible par le biais de robots télécommandés à la manière de drones ! Ces machines surpuissantes vont traquer les totems !

    Spider-Man, Felicia Hardy alias la Chatte Noire, Curt Connors alias le Lézard et son fils Billy font parties de ceux qui ont été kidnappés  - ce qui donne à l'occasion quelques numéros spéciaux ! Parmi les vilains, le pauvre Gibbon subit une mort atroce, trahi par Adrian Toomes alias le Vautour qui prend la tête d'une coalition de méchants qui de proies deviennent à leurs tours chasseurs et tuent quelques milliardaires qui ne parviennent plus à couper la connexion avec les robots-drones !

    Car tel était le vrai but de Kraven, tuer quelques richards assoiffés de sang ! Ce plan ne plait pas à son fils qui finalement ira confronter Spider-Man et le tuera ! Sauf que ce n'était pas Peter Parker sous le masque ! Spidey donnera une leçon de vie à Kraven qui retiendra la leçon, comprendra le message sur ce qu'est un vrai héros, et le dénouement peut avoir lieu !

    Un arc assez angoissant, avec des moments poignants comme la mort du Gibbon ! On se surprend à avoir de la pitié pour ces canailles de super-vilains, acculés comme des bêtes ! A la fin, l'Héritage de Kraven prend une direction nouvelle !

    Et pendant ce temps, une menace pèse sur Mary-Jane Watson ! A suivre dans les prochains numéros/issues !

    Le maître d'oeuvre de cette nouvelle série est Nick Spencer et le dessinateur principal de cet arc est Humberto Ramos - au style si reconnaissable, accompagné d'autres artistes du crayon tels  Ryan Ottley, Cory Smith ou Gerardo Sandoval !

    A bientôt !


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  • Nous retrouvons la Collection Hachette "The Savage Sword of Conan" avec le Tome 5 qui regroupe trois récits, les issues  12 à 14 de juin à septembre 1976. Notre fier Barbare joue encore des muscles et de l'acier, souvent pour secourir des donzelles en détresse !

    Dans "Les Hantises de Castel-Pourpre", Conan chevauche vers la cité de Kizil-Bezzin, dans le Triangle entre Zamboula, Touran et les Kothin, et entre dans la ville au moment où les Zuagirs, vagabonds du désert, font une razzia. Là, il va sauver la vie de Zuleika, une ravissante esclave.

    Par la suite, Conan et Zuleika se rendent dans une ancienne forteresse kothien, Castel-Pourpre, dont le Seigneur n'est autre que Malthom de Nemedie, un ancien compagnon d'armes du Cimmérien. Celui-ci les accueille et leur raconte la légende de la crypte caché où reposeraient les restes de cent défenseurs du château, trahis jadis par un gradé/conseillé et exécuté lors d'un siège. Le château est donc bel et bien hanté même si la position de la crypte n'a jamais été découverte.

    Mais Malthom et Conan remarquent la ressemblance de Zuleika avec Corma, fille d'Aballah Bin Khor, chef nomade du désert, enlevé lors de son voyage en vue d'épouser Khelru-Shan, un autre chef puissant pour forger une alliance. Les deux amis décident d'exploiter cela et Conan va rendre visite au futur époux pour demander une rançon en échange de Zuleika qui se fera passer pour Corma.

    Khelru-Shan débarque avec son armée mais entre temps, Malthom est tombé amoureux de Zuleika/Corma et ne veut plus la livrer ! Une bataille s'ensuit durant laquelle Mordek, le conseiller de Khelru-Shan, qui n'est autre que le traître de Castel-Pourpre de jadis, kidnappe la jeune femmee. C'est alors que les fantômes du lieu vont se manifester et réclamer vengeance !

    Tout se termine bien avec l'arrivée d'Aballah Bin Kor et son armée et le mariage de Malthom et Corma, la jeune femme y ayant consenti ! A la fin du récit le doute sur la véritable identité de Zuleika/Corma subsiste (pour ma part, je pense que la jeune esclave est bien la princesse).

    Le second récit se nomme "Les Dieux de Bal-Sagoth" où Conan et un Vanir nommé Fafnir échouent sur une île brumeuse, où se trouve la civilisation et la cité de Bal-Sagoth. Là, ils secourent Kyrie, une jeune femme, également Vanir, rescapée d'un précédent naufrage et que les locaux ont pris pour Aala, leur déesse de la mer.

    Hélas Gothan le grand-prêtre a exilé Kyrie sur une île voisine, livrée à un dieu-reptile dont nos deux héros vont tirer des griffes au début du récit. Conan et Fafnir vont alors la replacer sur le trône et ce sera l'occasion pour le Barbare d'affronter Vertorix le champion de Gothan et divers autres monstres.

    Mais une prophétie annonce que la venue par la mer de deux étrangers signera un grand cataclysme et tandis que Aala décide de trahir ses deux "sauveurs" un volcan se réveille et engloutit l'ïle ! Nos deux alliés de circonstance repartent sur un autre navire.

    Le dernier mets encore en avant une femme aux multiples identités, comme les deux précédents. Dans "Ombres à Zamboula", Conan est d'abord aux prises avec Akam Baksh, un aubergiste monstrueux qui livre ses clients la nuit à des cannibales à la peau d'ébènes, les Darfars, les esclaves de la ville. Le Cimmérien échappe alors au piège en jouant du glaive et secours une jeune danseuse des même mangeurs d'homme.

    La belle est cependant au prise avec un plus grand péril puisque le Grand Prêtre Totrasmek, au service d'Hanuman, l'horrible dieu-singe a jeté son dévolu sur elle lorsqu'il l'a vue danser. Le vilain a rendu son fiancé, un jeune soldat touranien fou et l'a poussé a attaqué la jeune fille. Conan assomme le malheureux.

    Conan et la fille se rendent au Temple d'Hanuman et le Barbare y vainc tous les obstacles, en particulier Baal-Ptéor, un colosse noir, un Etrangleur qui aura la nuque brisée par Conan. Nos héros tuent Totrasmek et récupèrent un antidote !

    Mais Conan a bien compris que la fille lui manquait et qu'elle était en réalité Nefertari, la favorite de Jungir Khan, le monarque touranien, qui n'est autre que le "jeune soldat" ! Le Cimmérien a bien évalué que ce qui intéressait en fait la fille était une bague magique qui permets d'ensorceler les gens. A la fin, Conan prends le large en emportant la bague !

    Voilà pour ce Tome 5 ! Ces récits sont complétés par trois autres courts récits faits de textes et d'illustrations (lesquelles sont signés de Walt Simonson). qui adaptent un essai de Robert Howard et qui présentent la chronologie de "l'Ere Hyboréenne" !

    Pour les crédits, la totalité des récits de "Savage Sword of Conan" sont toujours ici signés Roy Thomas.  "Les Hantises de Castel-Pourpre" sont dessinées par John Buscema et Alfredo Alcala, "Les Dieux de Bal-Sagoth" par Gil Kane, Relph Reese et Dan Adkins et "Ombres à Zamboula" par Neal Adams et The Tribe.

    A bientôt (?) pour le Tome 6 !


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  • Valérian et Laureline errent toujours aux commandes de leur spationef entre les étoiles dans le tome 18 de la série, tome intitulé "Par des Temps Incertains" et paru en 2001. L'album s'ouvre et se conclut par une vue sur le dit vaisseau spatial mais entre temps, il se passe bien des choses dans la cinquantaine de pages qui constituent le récit !

    Force est de constater que l'intrigue de la série se complexifient introduisant des réalités parallèles entre la Galaxity du Futur d'après la cataclysme de 1986 et une version de la réalité où ce cataclysme n'a jamais eu lieu et où la métropole de l'Empire terrien n'a pas d'ambassade sur Point Central. Un autre aspect est l'ensemble des références multiples à un grand nombre d'albums précédents qui assure la cohérence de la série.

    Dans ce tome 18, Pierre Christin se livre à une critique de la mondialisation et du système capitaliste qui sont proprement diaboliques ici ! La première multinationale de la planète Terre, Vivaxis, se livre à des manipulations génétiques et à des modifications psychiques sur les clones ainsi produit afin de générer une race d'humains à l'égal des dieux !

    Evidemment, cela ne plaît pas à la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui quittent donc leurs pénates depuis la planète Hypsis et menacent le conseil d'administration de Vivaxis, les sommant d'arrêter leurs expérimentations ! Dans le même temps, dans les profondeurs de Point Central, Sat, un ange déchu, décide de passer à l'action, se rends sur Terre pour parvenir à devenir le premier actionnaire de Vivaxis !

    On retrouve ici l'humour et l'ironie habituels de la série. Christin réinterprête à sa sauce le dogme biblique de manière assez ludique et nullement blasphématoire. Dieu montre ici toute sa puissance, même si il ressemble à un gros détective en pardessus des années 1930.

    Dans cette intrigue, Valérian et Laureline ont leurs places et enquêtent. On retrouve aussi Monsieur Albert, le trio de Shingouz, les détectives siamois,  les trois "héros de l'Equinoxe",  un certain chauffeur de taxi, Schroeder et Sun Rae.

    Le dessin de Jean-Claude Mézières est fidèle à lui-même et sert bien l'intrigue, reprenant par moments certains classiques de la peinture biblique !

    Accrochez-vous car on nous annonce que l'intrigue va se complexifier par la suite ! Il n'y a qu'à regarder la Timeline complexe donnée en fin des albums Hachette-Collection pour s'en convaincre !

    A bientôt !


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  • A côté de la série régulière Avengers, la Maison des Idées nous livre une histoire annexe dans laquelle est réintroduit le personnage de Voyager, vue pour la première fois dans  Avengers : No Surrender (chroniqué ici par ailleurs !).

    Dans Avengers : No Road Home, scénarisé par Mark Waid et dessiné par Paco Medina, accompagné de tout un panel de co-scénaristes et d'autres dessinateurs invités (que je ne détaille pas), une nouvelle menace se fait jour et pèse sur le destin de l'Univers. Une des conséquence de l'event précédent est que la Déesse grecque de la Nuit a été libérée de sa prison où elle avait été enfermée par Zeus.

    Nyx va dès lors faire disparaitre la Lumière et les Etoiles dans tout l'Univers ! Elle veut mettre la main sur les trois sombres cristaux qui renferment son âme afin de retrouver sa pleine puissance. Elle est épaulée pour ça par ses nombreux enfants, tous aussi maléfiques qu'elle et elle commence par frapper un grand coup en décimant tout le panthéon de Zeus.

    Voyager, consciente du danger, réagit et réunit les héros ! On retrouve donc derrière la fille du Grand Maître à la peau blanc, un groupe de sauveurs constitué de Clint Barton, de Rocket Raccoon, de Hulk, de la Sorcière Rouge, de Monica Rambeau, de Vision et de Hercule, bien décidé à venger les siens !

    Mais parmi les rangs des héros, on retrouve un personnage plus étonnant et qui est là parce que Marvél a récupéré les droits éditoriaux sur lui ! Il s'agit de Conan le Cimmérien, le barbare de Robert E. Howard, qui commence ici un périple qui se prolongera par la suite dans la série Savage Avengers ! Assez inattendu donc !

    Le dernier recours de l'Humanité et des peuples de l'Univers, nos Avengers se confronte donc en différents lieux aux enfants de Nyx puis à la déesse noire elle-même. On va s'affronter dans le Royaume de Cauchemar, dans la Bibliothèque des Dieux, dans l'antique Âge Hyborien, sur la planète Euphorie et à Long Island.

    Tout se termine bien sur une morale édifiante - la création nait de la Lumière, la création de l'Esprit humain dont font parties tous les super-héros de la Maison des Idées dans une sorte de final métatextuel !

    Un récit assez plaisant, qu'il faut prendre comme un bonus, et qui fait en outre évoluer les héros impliqués, développant leurs histoires personnelles dans de nouvelles directions !

    En outre, le dessin de Paco Medina et de Sean Isaakse est fort agréable et n'abîme pas les yeux !

    A bientôt !


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  • L'Histoire du cinéma possède aussi son lot de "films maudits" et Le Rendez-vous des Quais fait partie de cette catégorie, film de 1955, réalisé par Séraphin - "Paul" - Carpita, un instituteur de Marseille, militant communiste et féru de cinéma. Le film mèle documentaire et fiction et raconte les amours d'un docker et d'une ouvrière sur fond de grève dans la Cité Phocéenne !

    Séraphin Carpita, "Paul" étant son nom de résistant durant la Seconde Guerre mondiale, est né en 1922. Il découvre le 7ème Art lors d'une projection organisée par son instituteur et chope dès lors de le virus. Il va créer après la guerre sa propre boite de production, Ciné-Pax, et tourne d'abord des documentaires, suivant notamment le mouvement de grèves des dockers en janvier 1950, en pleine Guerre d'Indochine.

    Très vite, il va s'orienter vers la fiction et commence la réalisation du Rendez-vous des Quais  qui s'intitule d'abord Le Printemps a besoin des hommes et qui se tourne un peu à l'arrachée dans des conditions techniques, économiques et esthétiques pas toujours optimales d'autant qu'il faut déjouer les Renseignements Généraux car le tournage n'a pas reçu l'autorisation du pouvoir !

    Carpita peut compter sur son équipe, les habitants du quartier et de vrais dockers. Il  est épaulé par Marguerite Tonietto, une jeune infirmière, qui deviendra sa femme et par ses acteurs principaux,  Roger Manunta, André Maufray,  Jeannine Moretti, Georges Pasquini et Florent Munoz. Mais il doit aussi composer avec les désidérata du PCF qui a sa propre ligne directrice sur l'Art !

    Mais le "drame" de ce film, c'est que son exploitation se verra interdite par la censure, une interdiction totale, suivie d'une saisie des pellicules ! La réalisation de Carpita fut accusé de tenir des propos anti-coloniaux, dans un contexte de nouvelles grèves en France. Pendant 35 ans, le film ne sera pas visible et il faudra attendre l'élection de François Mitterrand en 1981 et l'intervention de son ministre de la culture, Jack Lang, pour que Le Rendez-vous des Quais  soit exhumé et encensé par la critique, lors de ses projections en 1988 et 1989, qualifié de "chainon manquant entre le Réalisme poétique à la Renoir des années 1930 et la Nouvelle Vague de Truffaut et Godard des années 1960".

    Paul Carpita montre l'esprit de lutte des ouvriers dans son film. En tant qu'instituteur, il pensait qu'on devait donner sa chance même aux cancres et il était donc véritablement un humaniste. Les évènements de Budapest en 1956 entamèrent sa foi dans le Parti communiste mais il ne renia pas ses idéaux et ne démissionna pas !

    Mais je ne suis pas ici pour vous parler du film mais plutôt de la BD que lui ont consacré Pascal Génot, scénariste,  Bruno Pradelle, scénariste et coloriste et Olivier Thomas, dessinateur, BD qui s'intitule Le Printemps des Quais et qui est assez classique dans sa réalisation, bien carré et reposant sur un gros travail de documentation. Le récit alterne le présent de la réalisation du film, des flash-backs sur la Guerre contre Hitler et tire ensuite une ellipse jusqu'à la "renaissance" du film ! La passion de Paul Carpita pour le cinéma et les gens modeste est bien mise en avant !

    Ce récit montre aussi que la République n'a pas attendu Macron pour être scélérate et se moquer du combat des gens !

    A la fois divertissant et instructif !

    Séraphin Carpita s'est éteint en 2009. il a continué à tourné après 1955 jusqu'à sa mort !

    A bientôt !

    PS : Je dédie ce billet à Didier A. notre "réalisateur raté" !


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  • Le Grand Duc est le 40ème album des aventures de Lucky Luke, publié en 1973 chez Dargaud. Dans cet opus, Goscinny s'inspire comme souvent d'un vrai fait historique, la venue aux USA du grand duc Alexis Alexandrovitch Romanov de Russie, fils du Tsar Alexandre II, en 1971 - 1872.

    Ici, notre Grand Duc s'appelle Léonide et est accompagné de son aide de camp et interprête , Fedor Mikhaïlovitch Boulenkov alias Fedia. Son altesse est venue aux Etats-Unis pour signer un important traité commercial mais souhaite avant cela découvrir l'Ouest Sauvage ! Washington convoque alors son meilleur serviteur, Lucky Luke, pour offrir à l'invité de marque un parcours "édulcoré" !

    Goscinny n'est jamais tant à l'aise que quand il s'agit de dépeindre des personnages originaux ! Le Grand Duc est inspiré de l'acteur anglais Sydney Greenstreet, vu dans Le Faucon Maltais ou Casablanca. C'est un véritable colosse qui ne s'exprime qu'en russe et d'une voix forte. Fedia, son aide de camp, est clairement inspiré de cet autre acteur, David Niven, aisément reconnaissable. Ce dernier, en tant qu'interprête qui n'a appris les langues étrangères que dans les livres, a une façon un peu décalé de s'exprimer !

    Comme jadis il avait accompagné des savants dans Les Collines noires puis un lord anglais dans Le Pied-Tendre, Lucky Luke escorte ici le Grand Duc et Fedia ! Il va ruser et reconnaitre les lieux visités afin de se mettre les cow-boys dans la poche et éviter des ennuis à son altesse russe ! Il ira même jusqu'à mobiliser le 7ème de cavalerie qui se grimera en peaux-rouges pour simuler une guerre indienne !

    Notre Grand Duc sera très satisfait de son périple dans l'Ouest où il aura rencontré des personnages typiques de ce monde dont la charmante chanteuse de saloon, Laura Legs (à laquelle il fait le baise-main sur la couverture de l'album) !

    Un album très bien conçu, Goscinny et Morris sont au sommet de leur art ! Mais je l'ai trouvé un peu en deça d'autres histoires ! On a de très belles cases de Morris, par exemple pour les péripéties nocturnes de nos héros et cela accroit le plaisir à la lecture !

    Il y a enfin un gag récurrent qui passe inaperçu de la vigilance de Lucky Luke en la personne de l'anarchiste russe qui pose des colis piégés et des bombes partout qui font péter calèche, pont, diligence et hôtel mais loupent à chaque fois leur cible ! Rappelons qu'historiquement, le Tsar Alexandre II sera bel et bien assassiné par ces anarchistes en 1881 !

    Voilà pour mon compte-rendu de cet album !

    A bientôt !


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  • L'année 2008 est un peu une année de passage à vide pour la série de comics Deadpool qui ne connaît alors aucun moment marquant. Mais  reprise ensuite en mains par des artistes talentueux tel Daniel Way, elle connait un rebond en 2009 - alors que l'Univers Marvel est dans sa période "Dark Reign".

    C'est à cette période que Victor Gischler est sollicité par Axel Alonso pour écrire aussi sur le mercenaire déjanté et, avec  Bong Dazo, décédé en 2018, il nous donnera la mini-série Deadpool : Merc with a Mouth en six issues, traduite chez nous sous le titre Deadpool : Mercenaire provocateur - que j'ai pu lire dans "Deadpool - La collection qui tue", tome 32, chez Hachette-Collection.

    Deadpool y est engagé par l'A.I.M. cette organisation de savants du mal pour récupérer une arme biologique en Terre Sauvage (il y croisera brièvement son Seigneur, Ka-Zar !). Il s'agit en fait d'un virus zombie qui est dans une tête d'une version alternative de notre héros, le malsain Tête-Pool qui vient de l'Univers "Marvel Zombies" et qu'on a vu dans les tomes 3 et 4 de la série éponyme. Tête-Pool a transité dans l'Univers 616 depuis les marais de l'Homme-Chose et a finit en Terre Sauvage après un long périple qui nous a été raconté ailleurs !

    Deadpool va affronter anthropophages vénérant Tête-Pool et T-Rex zombifié et éprouver de la gène, lui le tueur impacable, devant la belle plastique du Docteur Betty Swanson, son contact de l'A.I.M., une pin-up blonde, courte vétue et qui remplit la fonction de bimbo de service, ce qui a l'air d'amuser Bong Dazo qui joue avec tous les clichés de cet exercice, mettant en avant sa poitrine proéminente à la moindre occasion !

    Tout en se débarrassant des antagonistes de l'Hydra, Deadpool ramène la tête en orbite à l'A.I.M et un combat dans l'espace s'engage avec l'Hydra ! Notre héros se rends compte que répandre un virus zombie sur Terre n'est pas la meilleure des idées et il mets les voiles avec Tête-Pool, Betty Swanson et Bill, un trouffion de l'organisation de scientifiques, équivalent de son ami Bob de l'Hydra.

    Le quatuor se rends dans le fameux marais de Floride à la recherche du portaiil interdimensionnel et croise notamment l'Homme-Chose - qui fait juste un caméo. Deadpool affronte et bats Lord Falcon au service de l'Hydra, une espèce de noble guerrière un brin arrogant qu'il fera taire ! A la fin du tome, Deadpool et son équivalent zombie très diminué franchissent le portail dans la dernière case/image !

    Une BD qui ne fait pas dans la dentelle mais dont la violence est, comme toujours dans cette série, désamorcé par l'humour, le côté outrancier et grand-guignol ! Pour ma part, je suis curieux de savoir ce qu'il advient de Tête-Pool par la suite ! Il me semble qu'on le revoit dans Deadpool Team-Up et Deadpool Corps ?

    A bientôt !


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  • Milo Manara est véritablement le pape de l'érotisme en BD. De son trait assuré, il revisite dans la BD Gulliveriana les Voyages de Gulliver, conte du XVIIIème siècle de Jonathan Swift qui parle d'utopies et célèbre pour son Royaume de Lilliput ! Mais le récit de Swift nous fait visiter d'autres lieux improbables : pays des géants, pays des chevaux qui parlent, île volante,...

    Manara reprends ici une bonne partie de ces éléments mais a remplacé le solide gaillard navigateur par une jeune donzelle aux formes affriolantes et qui, allez-savoir pourquoi, se retrouve les trois quarts du temps en tenue d'Eve ! Ces contes de Gulliveriana là ne sont pas réservés aux enfants sages !

    Notre conte philosophique, "voluptueusement revisité", commence avec Gulliveriana qui bronze sur une plage de sable fin ! Elle décide bien vite d'aller se baigner et d'ôter son maillot de bain pour profiter du beau soleil ! Mais elle se retrouve sur un bateau abandonné qui se révèle un bateau pirate qui semble dater de l'époque de Swift et qui arbore l'Union Jack.Là elle trouve aussi un tricorne et un livre qui n'est autre que l'ouvrage Les Voyages de Gulliver de Swift dont elle entame la lecture. Dès lors on peut se demander si la suite est réalité ou rêveries ?

    Notre héroïne va donc dériver et aborder en tout premier les rivages de Lilliput où elle se fera saucissonner, emmailloter par une armée de "nains monarchiques". Le roi de ce pays voit bien l'avantage qu'il peut tirer d'un tel trophée et fait défiler ses armées sous les jambes - et accessoirement les parties intimes ! -  de la belle ! Puis la jeune femme mets en déroute une flotte d'envahisseurs pirates et sauve la reine de l'incendie de son palais... en urinant sur elle ! Lassé devant tant d'ingratitude, notre héroïne reprends le large !

    Elle aboutira ensuite sur une ïle de géants et se retrouvera dans la situation inverse à la précédente mais à nouveau bête curieuse ! Puis, elle découvre l'île aux chevaux qui parlent mais des chevaux un peu fripons ! Enfin, les femmes de l'Île volante, "abandonnées" par leurs savants de compagnons trop occupés par les sciences, la font monter dans leur citadelle aérienne par une échelle de cordes. Là encore, Gulliveriana a une nouvelle déconvenue lorsqu'elle découvre que ces femmes sont d'authentiques perverses qui s'adonnent aux jeux de Lesbos et au sado-masochisme !

    A la fin, notre héroïne comprends que ses "ennuis" sont advenus dès qu'elle a enfilé le tricorne et dès lors qu'elle le retire les choses reviennent à la normal et elle redécouvre son "chez-elle" !

    Un bon récit, une adaptation fidèle avec des libertés dans la forme mais pas dans le fond ! Le graphisme de Manara est toujours au top, évidemment pour les représentations du corps féminin (un peu moins pour les gros plans des visages de femmes je trouve, qui font un peu trop "asiatique" !) mais aussi pour les décors, les architectures, etc,... C'est comme toujours grandiose ! Bref j'adore !

    J'ai eu l'occasion de lire ce récit dans sa version en anglais dont le titre de Gulliveriana devient Gullivera ! Si je ne dis pas de bêtises, ce récit est paru en 2007, chez Les Humanoïdes Associés,  et j'avais eu l'occasion alors de le lire en prépublication dans les fascicules de la collection "Figurines Manara" !

    Un mythe littéraire classique revisité en somme, un peu à la façon de Pinocchio avec la BD Pinocchia de Gibrat et Leroi dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici !

    A bientôt !


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  • Le héros Marvel qu'est Nova est à l'origine une variation de l'adolescent qui endosse des responsabilités façon Peter Parker. Le Nova d'origine, c'est Richard Rider, doté des pouvoirs du corps des Nova qui lui permet notamment d'aller dans l'espace. C'est un peu l'équivalent Marvel d'un Green Lantern chez DC Comics.

    Seulement voilà, Richard Rider est décédé dans de récents événements, lors du récit Thanos Imperative. Mais la Maison des Idées pense déjà à un nouveau héros pour reprendre le flambeau.

    Dans les années 2010, Marvel a lancé toute une vague de nouveaux personnages, plus jeunes et représentatifs de la diversité : Kamala  Khan, Amadeus Cho, Riri Williams, Miles Morales et aussi Sam Alexander qui nous intéresse aujourd'hui.

    Sam Alexander est un jeune latino, lycéen à Carefree, qui vit avec sa mère et sa petite soeur, abandonnés suite à la disparition de son père, un technicien de surface rongé par l'alcool. Sam ne croit pas un mot des récits que le brave père raconte à ses enfants pour les endormir, comme quoi il faisait partie du Nova Corps et sillonnait la galaxie en compagnie d'un raton-laveur qui parle et d'une femme verte !

    La série Nova dont je vous parle ici, constitue le volume 5 des aventures du héros et le récit est initié par Jeph Loeb au scénario et Ed McGuiness au dessin. Je vais vous parler plus précisément de l'arc "Nova Corps" qui est constitué des épisodes 11 à 16 de ce volume 5.

    Sam Alexander ne tarde pas à tomber sur le casque de Nova qui donne ses pouvoirs à un membre du Nova Corps. Il apprends que son père a disparu en mission et va tout faire pour le retrouver. Le casque dessine une carte stellaire en 3D qui le mets sur la trace de différents Nova morts.

    C'est ainsi que notre jeune héros va secourir un vaisseau du Nova Corps, piloté par le capitaine Skaarn. Il ne le sait pas encore mais en réalité Skaarn est un pirate qui transporte une cargaison d'esclaves. Sam doit alors rendre des comptes à Béta Ray Bill puis le duo va se mettre à la poursuite de Skaarn jusque sur la station de Nulle Part, dans la tête d'un Céleste. Sam devra donc réparer sa bourde !

    On assiste donc aux premières aventures du jeune héros qui commets quelques erreurs dues à son inexpérience mais au final tout s'arrange !

    La dynamique de cette récit est intéressante puisqu'on suit le parcours de Sam Alexander depuis l'origine et la quête pour retrouver son paternel augure de bons récits.

    Ah oui ! J'ai oublié de préciser que l'arc "Nova Corps" est l'oeuvre de Gerry Dugan au scénario et de Paco Medina et David Baldeon au dessin, Loeb et McGuiness ayant en effet passé la main.

    A bientôt !


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