• Le Schtroumpf financier, album paru en 1992, contenant une seule longue histoire de 44 pages ! - est le seizième Le Schtroumpf financier - Peyoalbum des Schtroumpfs et de fait le dernier réalisé par Peyo lui-même, le grand artiste, en proie depuis des années à de graves problèmes de santé, devant s'éteindre en décembre de cette année-là d'une crise cardiaque !

    Peyo renouait ainsi avec les albums des premiers temps ! Il fut un peu dépassé par l'aspect merchandising toujours grandissant de ses Petits Lutins Bleus ! Sa société, Cartoon Créations gérait alors 2000 contrats de licence ! Peyo était exténué et avec le dessin-animé d'Hanna-Barbera - sur lequel il n'avait pas un contrôle total - les Schtroumpfs étaient devenus un produit pour les enfants au dépends des 7 à 77 ans des origines ! Avec Le Schtroumpf financier, nos petits héros retrouvaient leur public du début !

    Dans cet album, brillant et moins enfantin que les deux ou trois albums précédents - et d'un très bon cru ! - la discorde est introduite une nouvelle fois dans le village des Schtroumpfs ! Le Grand Schtroumpf est victime d'un accident de labo et de fil en aiguille, un de nos petits ami va trouver le mage humain Homnibus pour qu'il concocte un remède pour le chef du village alité ! L'émissaire du village de nos héros se rends alors dans une ville avec Olivier, le valet d'Homnibus ! Il est assez plaisant de voir des humains - ce qui est, en aussi grand nombre, la première fois dans un album des Schtroumpfs hors des albums Johan et Pirlouit !

    Notre émissaire Schtroumpf va découvrir l'argent chez les humains ! Revenu au village - où tout repose sur la notion mal comprise de gratuité, celui qui devient le Schtroumpf financier fabrique de la monnaie et instaure l'argent ! Désormais tout s'achète et se vends et nos lutins découvrent le travail  - ce qui ne plait évidemment pas au Schtroumpf paresseux !

    Évidemment, tout va aller de travers pour la petite société jadis idyllique ! Certains s'enrichissent et d'autres s'appauvrissent ! Le boulanger, le bricoleur ou le paysan font du bénéfice mais pas le musicien ou le poète ! Et la Schtroumpfette n'est même pas payée pour ses tâches ménagères et médicales ! Peyo explore tous les aspects - comme l'endettement, le pot de vin ou le prêt à usure ! - du capitalisme dont il livre une féroce critique !

    Au bout du compte, les Schtroumpfs reviennent à la raison et rejettent l'argent ! La morale de l'histoire revient au Grand Schtroumpf qui déclare que '"l'argent est une invention des humains pour les humains !" Et tout se termine par un concert avec des pièces de monnaie refondues en instrument de musique !

    Je découvre actuellement ces "nouveaux" albums des Schtroumpfs ayant lâché la série en 1984 ou par là ! Ce seizième album est une très bonne surprise pour moi et/car il est d'une grande qualité ! Peyo était assisté au dessin et à l'encrage par Alain Maury et Luc Parthoens ! J'espère que les albums suivants - sans Peyo- ne verront pas une baisse de qualité ! Apparemment , les Schtroumpfs ont su négocier ce virage car des dizaines d'albums sont sortis depuis ce fatidique mois de décembre 1992 !

    A bientôt !


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  • Dans le tome précédent des aventures de Thorgal, le héros parti sur le continent avait laissé femme et enfant seul Thorgal - Tome 9 : Les Archers - Rosinski & Van Hammesur une île ce qui fallu à la famille quelques mésaventures ! Cette fois, on suit l'époux et chef de la famille Aegirsson qui veut regagner son foyer ! Malheureusement, il se retrouve pris dans une tempête et perds son bateau !

    Thorgal fait alors la connaissance du jeune Tjall-le-Fougueux qui lui vient en aide et l'emmène ensuite chez son oncle, Argun Pied-d'Arbre. Argun est armurier, spécialisé dans la fabrication d'arcs et de flèches de tout types.

    Thorgal a cependant un problème ! Il a perdu son bateau, son or et ses armes et se retrouve dans l'obligation - et l'impossibilité ! - de racheter une embarcation ! Or Argun lui apprends que le seigneur d'Umbria, maître de ces terres de Britannia, l'actuelle Angleterre, organise un tournoi pour les archers doté d'un prix de cent marcs d'argent ! Thorgal, Tjall et Argun comptent alors y participer !

    Mais la concurrence sera rude et la moindre n'est pas en la présence de la belle et vénéneuse Kriss-de-Valnor à cet événement ! La jeune femme est experte en tir à l'arc comme nos héros. Elle chevauche en compagnie de Sigwald-le-Brûlé, son unique ami ! Après quelques mésaventures avec des brigands - épisode à l'occasion duquel Kriss montre toute la cruauté et la rage dont elle est capable dans un accès de vengeance ! -  les aventuriers arrivent au tournoi de tir à l'arc ! Tjall et son oncle font équipe tandis que Thorgal s'associe à Kriss qui semble déjà le détester !

    Avec Kriss-de-Valnor - qui aura droit à sa propre série dans "Les Mondes de Thorgal" par la suite, Van Hamme confesse avoir crée la seule figure de vilain réussi de sa carrière (La Mangouste dans XIII est pas mal non plus !)? Il s'est inspiré du modèle de Milady dans Les trois Mousquetaire d'Alexandre Dumas. Kriss est l'archétype de la "parfaite salope". Elle vouera une haine envers Thorgal mais est en réalité amoureuse de lui ! Mais nous n'en sommes pas encore là avec Les Archers !

    La compétition de tir bats son plein et les épreuves sont de plus en plus difficiles ! Pourtant blessé à la main, Thorgal se révèle - et de loin ! - le meilleur archer ! Il est un tireur hors -pair ! Je vous laisse deviner qui gagnera l'épreuve ! Au final, Kriss-de-Valnor jouera un mauvais tour !

    Mais surgissent alors les Calédoniens - des Écossais ! - auxquels Kriss a volé un talisman sacré au début de ce neuvième album ! Il faudra compter sur la ruse de Thorgal pour tirer la jeune femme de ce mauvais pas ! Tout le monde s'en sort à bon compte au final- à part peut-être le pauvre Sigwald ! Thorgal va pouvoir acheter son embarcation !

    Cet album inaugure un cycle de cinq albums qui se déroulera en grande partie au Pays de Qa, de l'autre côté de l'Atlantique !

    La série Thorgal est toujours aussi intéressante ! Van Hamme sait renouveler ses intrigues à chaque album et fait preuve d'une grande inventivité ! Il crée des personnages marquants comme Jolan dans le tome précédent ou comme Kriss-de-Valnor ici ! Et Rosinski fournit toujours de même un crayonné impeccable et inspiré !

    La série a maintenant atteint son rythme de croisière et sa pleine renommée avec cet album paru en 1984 !

    A bientôt !


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  • Maria de Los Santos, la présidente du Costa Verde, est soumise à la fin du tome 14 de la série XIII à un cruel dilemme et à un affreux chantage de la part des USA ! Elle doit en effet leur livrer XIII, le Major Jones, le Général Carrington et le Colonel Amos si elle veut éviter un embargo économique. Ces quatre là ont trouvé refuge dans son pays et se sentent donc trahis !

    Mais en réalité, la présidente la joue fine et fait croire qu'un groupe de fidèles à l'ancien dictateur Ortiz a intercepté les prisonniers - ce sont évidemment des hommes de Maria qui libèrent et cachent XIII et ses amis. Tel est le début de ce tome 15, "Opération Montecristo" !

    Nos héros recroisent au passage la route de la vénéneuse Felicity Brown car les Etats-Unis ont aussi demandé l'extradition de l'ancienne maîtresse d'Ortiz pour le meurtre qu'elle a commis aux USA - c'était dans le tome 2 il me semble. Sean Mullway, le père supposé de XIII, est également de la partie.

    Les compagnons décident de contre-attaquer contre Frank Giordino, le chef de la puissante NSA qui passe outre les ordres du président des Etats-Unis. Notre méchant suit en effet ses intérêts personnels et ne sera pas facile à battre. L'or de Maximilien, caché au Mexique, aiderait bien nos amis... Or Sean Mullway a découvert l'emplacement de la troisième et dernière montre de ses grands-oncles qui contient les coordonnées de la cache du magot !

    Celle-ci est enterrée dans le monastère de MonteCristo qui repose sous 50 mètres d'eau suite à l'édification d'un barrage par les Russes sous de Los Santos Père. XIII et Jones vont devoir s'équiper et plonger. La tâche est compliquée par l'arrivée d'une équipe des opérations illégales de la CIA qui veut faire sauter le barrage, tuer nos héros et discréditer la politique de Maria - tout cela sans l'aval de la Maison Blanche évidemment !

    Les gentils vont évidemment l'emporter, Maria sauvera la face, les USA voulant éviter le scandale de leurs opérations secrètes mais un des héros de longue date sera tué. L'intervention de Felicity aura été déterminante.

    Le petit groupe se rends ensuite au Mexique, à la fin de ce tome 15, dans le jet privé de De Préseau. Le message dans la montre laisse cependant Mullway fort perplexe !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke - La Caravane - Morris & GoscinnyLa trente-huitième histoire - qui constitue le vingt-quatrième album, paru en 1964 - des aventures de Lucky Luke, intitulée "La Caravane", est un bon cru ! On y retrouve les péripéties et les blagues habituelles d'une bonne aventure de notre cow-boy solitaire ! C'est une histoire ancrée dans la légende du  Far-West puisqu'on y suit une caravane, c'est à dire un groupe de pionniers qui se dirigent en chariots vers l'Ouest pour y trouver une vie meilleure !

    Un des grands talents de Goscinny, le scénariste, est de créer des personnages hauts en couleurs ! On a ici toute une galerie de protagonistes, les membres de cette caravane dirigée par Monsieur Boston mais guidée à travers les vastes étendues désertes par Lucky Luke suite au "renvoi" de l'escroc Frank Malone.

    Parmi ces personnages, on a Ugly Barrow, le conducteur de mule qui ne fait que jurer comme un charretier - et qui se révèle au final un poète, Phinéas, le gamin un tantinet chenapan,  Miss Littletown, la maitresse d'école et garante des bonnes mœurs,  Soufflerie Johns, le trompette, Monsieur Pierre, le coiffeur français, Zacharie Martins, l'inventeur farfelu, ainsi que le croque-mort et deux prospecteurs d'or qui se joindront en chemin à la caravane.

    La route vers l'Ouest - et Hollywood qui n'"a jamais vu un seul cow-boy" s'annonce longue et semée d'embûches ! D'autant que des "incidents" ne cessent de survenir ! Il y a en réalité un traître dans l'équipée qui cherche à empêcher tout ce beau monde d'atteindre sa destination ! Luke saura-t'il le démasquer ?

    Il y a donc une trame générale parsemée de nombreux gags et péripéties ! 'humour et l'ironie sont comme toujours très présent ! Des gags récurrents aussi autour de certains personnages (l'inventeur, le croque-mort, les chercheurs d'or...) - en fait autour de tous les protagonistes qui sont exploités avec brio et de manière équilibrée ! Niveau dessin, Morris est au sommet de son art ! Signalons enfin que Jolly Jumper est un peu effacé dans ce tome ! Il y a  bien assez à faire avec tous ces personnages !

    Désert à traverser, menace des Sioux, les obstacles ne manqueront pas dans cette aventure mais la caravane atteindra finalement bon port !

    A bientôt !


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  • En 1994, trois ans après la parution du deuxième tome du Déclic, Milo Manara décide de produire un nouvel opus de Le Déclic 3 - Milo Manarasa série best-sellers. Cinq épisodes paraissent d'abord dans L’Écho des Savanes, nouvelle formule. Au total, les quatre tomes du Déclic, parus entre 1984 et 2001 se seront écoulés à plus d'un million d'exemplaires en langue française !

    Le Déclic 3 ne débute pas avec Claudia, notre nymphomane préférée mais introduit les personnages d'Anna Rita qui a la particularité de localiser des choses, des objets ou des personnes lorsqu'on lui fait un lavement dans les fesses avec une infusion chamanique ! Le ton décalé et cocasse est donc présent dès les premières pages de cette BD ! Le sinistre  Culorva mets à profit ce don de la jeune femme pour dénicher une pépite d'or de 32 kg dans la Serra Pelada, n'hésitant pas à trucider sa compagne Celo !

    Ce n'est pas Claudia qui passe par là, pour faire un reportage sur l'Amazonie qui pourra sauver Anna Rita ! Le tortionnaire trouve sa pépite et Anna Rita s'enfuit et tombe sur un jeune homme qui a pris la journaliste en filature ! Il a avec lui le boîtier magique et Faust va encore frapper !

    Claudia arrive sur le site où réside une étrange secte - inspirée du mouvement de l'indien Rajneesh alias Osho dans les années 1970 - qui rappelle aussi le mouvement Raélien - et dont la doctrine est de pousser les femmes au bord de l'orgasme et d'utiliser l'"énergie" libérée pour communiquer avec les extraterrestres ! A défaut de communiquer, le gourou passe donc son temps à "niquer" ! Dans cette BD, nos femmes sont des victimes et les hommes de sales types !

    Le Déclic 3 - Milo ManaraClaudia assiste à une "scène dégoûtante"' où une jeune femme à peine majeure est poussée à se donner du plaisir toute seule en public ! Notre nymphomane se pose alors en "Mère-la-Pudeur", ce qui là encore n'est pas sans humour lorsque l'on donnait ses antécédents ! La redresseuse de torts - et pas que de torts ! - qu'est notre héroïne se retrouve vite sans ses habits et prends la fuite aidé par un jeune adepte un peu niais pourvu d'une érection permanente ! Les deux sont pris en chasse par des indiens d'Amazonie et atterrissent sur le steam-boat de Culorva désormais riche et entouré d'un harem, et toujours à la recherche d'Anna Rita ! Claudia et son nouvel ami arrivent ensuite à la Serra Pelada !

    Mais le gourou n'a pas renoncé à mettre la main sur Claudia, d'autant qu'on lui a vendu le boîtier de Faust ! Il s'associe à Curlova qui capture Claudia à Los Angeles et l'amène devant le gourou et les 50000 chercheurs d'or qui n'ont pas vu une femme depuis des années !

    Le gourou finit enseveli avec le boîtier sous un éboulement et les mineurs se prosternent devant une Claudia nue qui montre les signes de son orgasme ! Finalement  les méchants sont vaincus et lâchent la partie, le boîtier est neutralisé !

    A moins qu'Anna Rita ne permette de remettre la main dessus !?

    On le voit, dans ce récit, aux dessins d'un érotisme débridé, Manara manie aussi la veine de l'humour ! Le sexe trop cru peut en effet choquer certaines personnes et le rire permets de "dédramatiser", de rendre les choses plus légères ! L'auteur a en effet eu une production humoristique, notamment dans la publication italienne Telerompo qui prenait pour cible la publicité et la télévision du pays - avant Berlusconi !

    Le petit boîtier magique a encore fait de siennes et l'impudique Claudia en a fait les frais ! Pour sa honte ou pour son plaisir ? Difficile de trancher ! La fille est double, puritaine à la ville et déchaînée lorsque le bouton est poussé ! Dans le monde réel, ce boîtier est devenu une réalité avec notamment les œufs vibrants avec télécommande vendus désormais à la Redoute, aux Galeries Lafayette ou même par Sonia Rykiel ! Se masturber est devenu chic !

    Je vous donne rendez-vous dans quelques temps pour la critique du tome 4 - le dernier !

    A bientôt !


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  • Les Aventures de Kroc le Bô - Chevalier & SégurKroc le Bô est un personnage de BD, un faible gobelin en l’occurrence, dont les aventures parurent chaque mois - à raison d'une planche à chaque fois ! - dans le magazine phare d'alors de la communauté des Rôlistes, à savoir Casus Belli - première édition !

    Cette bande-dessinée, scénarisée par Bruno Chevalier et illustrée par Thierry Ségur - est clairement de nature parodique et dresse les travers de la communauté des adeptes de jeux de rôles dans l'univers de Donjons & Dragons ! Chaque planche - en N&B - voit notre gobelins rivaliser d'astuce pour échapper aux aventuriers férus du porte/monstre/trésor ! On retrouve régulièrement dans les aventures de notre anti-héros des Gros-Bills à l’œuvre, c'est à dire ces personnages-joueurs qui sont dans la course à la puissance et dénaturent l'esprit du jeu !

    Bruno Chevalier joue ainsi avec tous les poncifs du médiéval-fantastique , le sorcier maléfique, le dragon qui garde systématiquement un trésor, la demoiselle en détresse, le paladin modèle de vertu, les Épées +3, +4,+5 au THACO, les Jets de Sauvegarde (les initiés me comprendront !), etc,...

    Kroc le Bô se prends des volées à la pelle ! Il a cependant une particularité ! Sa mère était une Muse dont il a hérité la beauté - le "Bô" - l'intelligence - peu utile dans sa condition ! - et d'un point de vie indestructible ! C'est aussi un grand joueur de violon !

    Vous l'aurez compris, dans cette BD, on a surtout le point de vue des monstres ! Ceux-ci en ont plus qu'assez de se faire étriper... Mais ils y sont contraints par les règles du jeu et aussi par Sauron !

    Les Aventures de Kroc le Bô - Chevalier & Ségur

    Ces petites historiettes parurent donc dans le magazine précité - dans les années 1990 - puis furent rassemblées en un seul album : Les Aventures de Kroc le Bô ! Puis, hélas, il y eut les années Pradel et Dumas  -dont j'ai déjà parlé et Casus Belli mit périodiquement la clé sous la porte avant de "ressusciter" tout aussi régulièrement ! On en est à la quatrième édition si je ne m'abuse !? Mais parait-elle encore ?

    On trouvait aussi dans Casus Belli les ravissantes "Bellaminettes" de Bruno Bellamy et les "Crapougnats" de Didier Guiserix ! C'était le bon temps !

    A bientôt !


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  • Les Dalton sont encore les antagonistes de la trente-sixième histoire de la série Lucky Luke, "Les Dalton courent toujours" et du trente-septième récit, "les Dalton sur le sentier de la guerre" qui donnent lieu à un vinLucky Luke : Les Dalton courent toujours - Morris & Goscinnygt-troisième album, paru initialement chez Dupuis en couverture souple !

    Le récit se déroule donc en deux temps ! Tout d'abord les Dalton bénéficient d'une amnistie présidentielle et sont libérés puis dans la seconde partie de l'album, les Apaches attaquent le pénitencier de Chico-chico que les quatre bandits ont fini par réintégrer entre temps grâce à Lucky Luke !

    Un nouveau président a été élu à la tête des Etats-Unis, qui prononce aussitôt une amnistie ! Ils vont donc pouvoir reprendre leurs entreprises criminelles et notamment le braquage de banques et de diligences ! Dès lors, un nouvelle avis de recherche est émis contre eux et notre cow-boy solitaire - qui ne fait que cela ! - peut se lancer à leur poursuite !

    La traversée d'un désert sera fatale à nos bandits et Lucky Luke les cueille comme des fleurs et les ramène au pénitencier mais déjà, de nouveaux ennuis se profilent !

    En effet, les Apaches du chef Tichose sont sur le sentier de la guerre ! Les indiens ne tardent pas à attaquer la prison et les gardiens et les prisonniers sont tous armés pour défendre les murs ! Les Dalton profitent du désordre pour se faire la belle mais ils sont capturés par les indiens ! Au pénitencier, Lucky Luke et la Cavalerie arrivent à la rescousse !

    Contre toute attente, les Dalton se sortent de ce guêpier par un heureux hasard qui fait croire aux Apaches qu'Averell est un grand sorcier capable de faire pleuvoir simplement en éternuant ! Les Dalton prennent donc l'ascendant sur la tribu et Luke venu parlementer ne parviendra pas à convaincre Tichose de lui livrer les malfrats !

    S'ensuit une série de braquage ou les quatre gredins commettent de nouveaux méfaits avec l'aide des Apaches ! Aidé de Rantanplan, Luke retrouve les indiens et parvient cette fois à les convaincre de lui livrer les Dalton ! Les bandits réintègrent donc le pénitencier et un accord est conclu avec Tichose et le siens pour ramener la paix !

    On retrouve Morris au dessin et Goscinny au scénario pour un album un peu en deçà du niveau habituel je trouve ! Rantanplan est bien mis en avant dans ce récit et il acquiert désormais son rang dans cette série et son statut de "chien le plus bête de l'Ouest" ! Luke lui tire comme d'habitude profit de la bêtise des Dalton !

    A bientôt pour de nouvelles aventures dans l'Ouest sauvage !


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  • Finalement, j'aurais mis un peu de temps - 4 ans ! - avant d'emprunter à ma Bibliothèque municipale, le tome 3 de Sur les Terres d'Horus - Tome 3 : Tiasatré ou le jugement d'AnubisSur les Terres d'Horus ! C'est pourtant une bonne série, d'Isabelle Dethan, qui se déroule en Égypte à l'époque de Ramsès II !

    Avec ce tome 3, on laisse tomber les adorateurs de Seth et on se concentre sur une nouvelle intrigue, encore une fois policière ! On retrouve Meresankh et le prince Khâ !

    Un événement tragique secoue l'un des lieux les mieux gardés d’Égypte, le harem de Ramsès II ! Une concubine et une fille de Pharaon ont été assassinées ! Pire, un chien noir, avatar du dieu Anubis, a été aperçu à chaque fois sur les lieux,avant les crimes ! Crime surnaturel ou conspiration ?

    Le prince Khâ, en tant qu'enquêteur officiel de la cour est chargé de résoudre cette énigme ! ll fait appel à son ancienne scribe Meresankh, qui peine à se remettre de la mort d'Imeni, quelques mois auparavant !

    En tant que femme, Meresankh va pouvoir infiltrer le palais des courtisanes, et, malgré ses réticences, elle se plonge dans un intrigue complexe à démêler !

    Il semble en effet que quatre des femmes du harem, Dame Touy et Dame Kedmeret, les deux premières victimes, ainsi que Dame Nebetiounet, une autre victime et Dame Tiasatré, une Keftiou (Crétoise) qui finira comme ses consœurs, partagent un lourd secret lié au passé et que quelqu'un cherche à exercer une vengeance ! Toutes finiront empoisonnées !

    La tension monte au palais des femmes et une jeune servante innocente le paie même de sa vie ! Meresankh et Khâ progressent néanmoins dans leurs investigations mais n'empêche pas la mort des quatre femmes ! La suite nous en révélera sans doute un peu plus - le fin mot de l'histoire ! - dans le tome 4 !

    Un récit habilement mené qui nous montre au passage ce qu'était l’Égypte antique et dont Isabelle Dethan est une spécialiste ! Je vous donne donc rendez-vous au tome 4 et n'attendrais pas - j'espère !? - 4 ans pour le lire !

    C'est édité chez Delcourt !

    A bientôt !


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  • Voici venu le temps de chroniquer le tome 14 - le tome 15 en réalité si on prends en compte "XIII - L'Enquête" (mais XIII - Tome 14 : Lâchez les chiens ! - Vance & Van Hammedans mon édition Le Figaro, c'est bien le tome 15, "L'Enquête" étant dispatchée ne fin de chaque tome !) ! Ce tome s'intitule "Lâchez les chiens ! " et est l'histoire d'une cavale !

    XIII alias Jason Mac Lane alias Seamus O'Neil alias Kelly Brian a été précédemment mis au secret par Frank Giordino, chef de la NSA et assassin de la mère du héros ! Des hommes de Giordino tente de le liquider durant un transfert mais XIII est enlevé par l'organisation d'assassins Executor, dirigée par sa vieille ennemie Irina Svetlanova !

    Par la suite, XIII est traqué par Jessica Martin, agent double d'Irina et de la NSA ! Il lui échappe et s'embarque dans un train de nuit pour San Diego - comptant rejoindre ses alliés chez le marquis Armand de Préseau ! C'est là que reprends l'histoire au début de ce tome 14 !

    Jessica reçoit le renfort d'une équipe de tueurs de la NSA ! Mais XIII s'échappe encore en sauvant au passage la vie à Jessica ! Il se retrouve en cavale avec elle et les deux ne tardent pas à "fraterniser", XIII lui sauvant de nouveau la vie ! Après une balade en montgolfière, le duo échappe à la mort et aux missiles d'un avion Bronco - de la NSA encore ! Puis Jessica récupère une voiture de location et amène XIII à l'aérodrome d'un certain Spike, un vieil ami du Général Ben Carrington ! Mais l'équipe de tueurs de la NSA attends XIII - qui est sauvé par Jessica qui se sacrifie !

    Le pilote Spike a en réalité été tué et XIII démasque l'agent de la NSA qui a usurpé son identité ! Il décide de ne plus se rendre à San Miguel mais opte pour la Costa Verde ! Mais là-bas les choses ne s'arrangent pas car sa vieille amie, Maria, la présidente du pays est sous la menace d'un embargo économique des Etats-Unis si elle ne leur livre par XIII et ses alliés, Carrington et Jones en tête ! Comment XIII va-t'il se sortir de cette "prison dorée" ? Et aura-t'il l'occasion de demander des explications à Sean Mullway - dont la maison a brûlé entre temps et qui a disparu - concernant ses origines et son identité ?

    Ce tome 14 - comme le tome 13 - est moins bavard sur le complot et les origines de XIII / contient moins de révélations ! - et se concentre plus sur l'action ! XIII est dans la position de l'individu traqué - la proie ! - et on a hâte de voir comment il va retourner le situation pour se venger des crapules que sont Giordino et Wittaker qui ont le pouvoir avec eux et en abuse !

    Une bonne série avec toujours le graphisme au top de Vance - dont on appréciera au passage les belles cases qui nous livrent la jolie plastique de Jessica Martin !

    A bientôt !


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  • The Savage Sword of Conan - Tome 1 : Les Clous RougesHachette-Collection lance une nouvelle série à laquelle je vais m'abonner, l'intégrale des récits du barbare crée par Robert E. Howard, dans les années 1920 - 1930, à savoir Conan, dans Savage Sword of Conan qui regroupent des récits parus entre 1970 et 1996 par Marvel Comics !

    Je ne vais pas faire ici un résumé des débuts de Conan, de sa création ! Il faut juste savoir que Robert E. Howard se fit connaître en publiant des récits de ce qui allait devenir l'Héroic-Fantasy et la Sword & Sorcery dans ce que l'on appelait en 1920 des pulps, des revues bon marché qui nous faisait découvrir des récits d'aventures livrés sur du mauvais papier ! Lovecraft, Smith et Howard furent alors les trois piliers de Weird Tales, échangeant par lettres entre eux - d'où des influences réciproques !

    En réalité, le récit du guerrier combattant avec sa seule épée, remonte aux origines de la littérature avec Hercule ou Beowulf ! Plus près de nous, on eu aussi Lord Dunsany qui propose ce genre de récit d'aventures !

    Au début des années 1970, suite à la demande de lecteurs, Marvel se lanca dans l'adaptation de héros de pulps : Tarzan, John Carter de Mars, Doc Savage et Conan ! Ce fut Roy Thomas l'architecte de l'arrivée du Cimmérien en comics ! Il fut publié dans deux revues en noir et blanc : Savage Tales et Savage Sword of Conan !

    Pourtant, Howard n'a pas écrit tant d'aventures de son barbare que cela ! Thomas adapte donc aussi des récits des continuateurs de l'écrivain texan et des récits de son propre cru ! Conan est une épée à louer, tout en muscles, avec un certain sens de la justice, qui vit dans un monde de saleté, de sang et de sueur !

    Le tome 1 de la collection chez Hachette regroupe  des récits de Savage Tales # 1 à 5 et un article de fond du Savage Sword of Conan  #2. Il porte le titre du plus long de ces récits à savoir "Les Clous Rouges" ! Ces histoires se déroulent à différentes époques de la vie de Conan dont il m'est personnellement difficile de reconstituer la chronologie pour l'instant ! Les artistes qui officient ici sont donc Roy Thomas au scénario et au dessin se succèdent Barry Windsor-Smith, Gil Kane, Neal Adams, Jim Starlin et Al Milgrom. Ce sont des récits  des années 1971, 1973 et surtout 1974 ! Passons les en revue rapidement !

    Dans "La Fille du Géant du Gel", Conan qui sort d'un combats contre des Vanirs et des Hyperboréens, rencontre une étrange et belle jeune fille, quasi nue dans ce pays de glace qui tente en fait de le séduire et de l'attirer dans les griffes de ses deux frères géants ! A moins que Conan n'ait rêvé tout ceci !

    "Cimmérie" est un court poème de Howard mis en images !

    "Les Clous Rouges" est un long récit en trois parties où Conan est en chemin vers les royaumes noirs avec la pirate experte au sabre Valéria. Les deux compagnons échappent à un dragon et trouve refuge dans une étrange ville fantôme où s'affrontent deux factions ! Valéria est alors menacée par une reine cruelle et Conan affronte un spectre doté d'un sceptre magique !

    Dans "Dieu de Ténèbres", Conan délaisse les filles de joies, se souvenant d'une amie d'enfance de son pays, Mala, et part la retrouver ! Hélas, la jeune femme amoureuse de con compatriote a été enlevée par des Vanirs du Nord ! Conan se lance alors à sa rescousse mais arrive trop tard, la demoiselle préférant se poignarder devant l'assemblée des Hommes du Nord que de devenir la femme de leur chef ! A cela, s'ajoute l'histoire d'une tribu picte venu récupérer une de leurs idoles !

    "Hôte de la nuit" montre Conan qui entre au service de la cruelle et jalouse reine Fatima, après avoir tué son précédent capitaine et amant ! Il partage donc la couche de la souveraine mais est en réalité prisonnier du palais ! Celle-ci se retourne alors conte le barbare et sa camériste Yaïla et les livre à l'Hôte de la nuit, un monstre tentaculaire qui fut jadis humain ! Évidemment, Conan triomphera comme toujours grâce à son épée !

    Le dernier récit de ce tome 1 se nomme "Le Secret de la Rivière au Crâne" et Conan vient en aide à des villageois contaminés par la source qui alimente le village, laquelle a été corrompue par le sorcier Anaximandre au service du châtelain Sophos ! Conan va donc régler son compte au duo et se voit remercié par les villageois qui lui offre alors ce qu'il désir, à savoir un cheval plutôt que l'accoste fille du seigneur bailli !

    Des récits globalement très plaisants ! J'aurais l'occasion de vous présenter les 75 tomes de cette prestigieuse et magnifique collection ! Nous n'avons pas fini de voyager et de croiser le fer avec Conan !

    A bientôt !


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  • linoé est le tome 7 des aventures de Thorgal, scénarisé par Van Hamme et dessiné par le Polonais Rosinski ! Enfin,Thorgal - Tome 8 : Alinoé - Rosinski & Van Hamme des aventures de Thorgal, c'est vite dit car dans ce récit Thorgal s'absente sur le continent et laisse sa femme Aaricia et son jeune fils Jolan, la famille Aegirsson, sur l'île tranquille où la famille s'est installée après l'épisode de Brek Zarith !

    Avec cette histoire, prépubliée dans le Journal Tintin en 1984 puis l'année suivante, 1985, au Lombard en album, la série décolle véritablement et rencontre un vif succès auprès des lecteurs de plus de 16 ans ! C'est donc un tournant !

    Aaricia et Jolan restent donc seuls sur leur île tandis que le héros et parti chercher de la farine et des vêtements ! Cela aurait pu ressembler à un récit sans péripéties, la femme de Thorgal, faisant la cuisine, maternant son fils unique mais en fait cela va se transformer en un huis-clôs angoissant avec l'apparition d'Alinoé, un enfant aux cheveux verts très étrange !

    Dans les faits, Jolan a hérité du sang d'enfant des étoiles de son père et semble développer d'étranges pouvoirs comme celui de "matérialiser ses rêves", le désir d'avoir un ami de son âge. Mais est-ce vraiment l'explication de la venue d'Alinoé ? N'est-ce pas plutôt une hallucination collective ? A moins que ce soit du à ce mystérieux bracelet que Jolan a trouvé ?

    Ce tome 7 s'inscrit parfaitement dans la tradition des récits d'horreur des années 1980, les romans et les films qui ont été tirés des histoires de Stephen King !

    Alinoé fait monter le niveau d'angoisse de la femme et du fils de Thorgal qui arrive à temps pour les sauver ! Le gamin aux cheveux verts peut se multiplier en plusieurs individus, contrôler les personnes en les touchant et il échappe vite au contrôle de Jolan !

    Peut-être aura-t'on de plus amples explications sur les pouvoirs supposés de Jolan dans les tomes suivants ? Je pense que oui !

    Effectivement un des meilleurs albums de la série jusqu'à présent avec un récit simple mais efficace avec très peu de personnages !

    A bientôt !


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  • Walking Dead - Tome 28 : VainqueursLa série de comics Walking Dead de Robert Kirkman, dessinée par Charlie Adlard, continue d'être publiée en France chez Delcourt avec 4 à 6 mois de décalage avec les Etats-Unis ! Mine de rien, on en est déjà au tome 28 - "Vainqueurs" chez nous !

    Précédemment, les communautés - principalement Alexandria, la Colline et les Sauveurs - ont affronté les Chuchoteurs, des humains "déshumanisés" qui se vêtaient de peaux de Rôdeurs et se mêlaient aux hordes de morts-vivants ! Les gentils l'ont finalement emporté et les méchants sont en déroute !

    Cependant, Bêta, le colosse qui mène les Chuchoteurs après que Negan ait tué Alpha a réussi un dernier mauvais coup en détournant la plus grosse horde jamais vue de mémoire d'homme vers Alexandria ! La petite ville est donc de nouveau assiégée et bientôt ses grilles cèdent ! Ce tome nous montre comment les héros vont gérer cette horde et parvenir, au prix de maints efforts, à la détourner !

    On constate une évolution importante du personnage de Negan - méchant charismatique mais détesté - et aussi dans la série -télé qui reprends la guerre Rick/Negan en ce moment dans la Saison 8 qui vient de débuter !, Negan devient carrément sympathique dans ce tome puisqu'ayant médité sur ses mauvaises actions, il a radicalement changé et sauve d'ailleurs plusieurs fois la mise - et la vie ! - à Rick dans ce tome ! Negan doit négocier avec ses anciens compagnons Sauveurs - qui sous l'impulsion de Sherry - veulent se retirer du réseau de communautés !

    Petit détail anecdotique dans le volume : des habitants d'Alexandria se réfugient, devant l'invasion de la horde, chez Eugène et découvre son installation de Cibi et le fait qu'il est en contact avec une femme d'une autre communauté lointaine ! Cela aura des implications dans les prochains tomes à n'en pas douter puisque Rick va être mis au parfum !

    Mais pour sauver Alexandria, un gros sacrifice va être consenti ! En effet, Andrea, la compagne et âme-sœur de Rick donne sa vie pour sauver un camarade, est mordue et décède ! On assiste à son agonie et aux adieux de Rick et de la communauté à la blonde tireuse d'élite qui a tant fait pour le groupe ! Rick finira par "tuer" l'Andrea devenue une Rôdeuse avec déchirement ! Mais le combat continue et Grimes ne peut démissionner ! Un moment du récit hautement émouvant !

    Voilà ! Un tome dans la moyenne ! Il y a de bonnes surprises ! On voit que désormais nos survivants sont plus que des survivants et ils gèrent assez bien cette crise avec un minimum de pertes ! Rick Grimes a réellement bâti quelque chose de solide pour l'avenir !

    A bientôt !


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  • L’Étrange Réveil du Schtroumpf Paresseux est le quinzième album des aventures des petits personnages de Peyo - en fait un recueil de cinq récits de huit pages chacun parus entre avril et août 1990 dans le magazine Schtroumpf !. C'est aussi le aussi le deuxième album de la série-mère des Lutins Bleus édité par Cartoon Creation, la maison d'édition managé par Thierry Culliford, le fils de Peyo, avec l'aide de son père.

    Le point de départ de toutes ces aventures était d'adapter des épisodes de la série d'Hanna-Barbera ! Ce fut Jean-Claude De La Royère qui s'y colla ! Il dessinait les planches au fur et à mesure et les soumettait à Peyo qui apportait tellement de modifications qu'au final, cela ne ressemblait plus au dessin animé américain à succès ! La tâche fut compliquée par les gros problèmes de santé de Peyo qui faisait des crises d'hypoglycémie de plus en plus graves.

    On pourra trouver ces récits un peu ingénus, voire simplistes et enfantin ! C'est à dessein car Peyo ne s'adressait plus à des lecteurs de 7 à 77 ans mais visait désormais les 3 à 4 ans qui apprenaient à lire, comme son petit-fils John.

    Le récit qui donne son titre à l'album s'appelle L’Étrange Réveil du Schtroumpf Paresseux, un temps nommé Le Grand Sommeil du Schtroumpf Paresseux en hommage à Raymond Chandler ! Pourtant, aucun rapport avec le polar ! Le récit lorgne plus vers la logique du CosmoSchtroumpf ! Les Schtroumpfs décident de jouer un tour au Schtroumpf Paresseux en se grimant en petits vieux pour lui faire croire qu'il a dormi 200 ans ! Comme cela, il peuvent le mettre à la tâche ! Mais le Schtroumpf Paresseux découvre le pot aux roses et fait à son tour une farce ! Les choses manquent de tourner mal à base d’élixir de jouvence et d'élixir de vieillissement mais ce n'est finalement que Gargamel qui en fait les frais !

    La seconde histoire se nomme Le Petit Train des Schtroumpfs.Les Schtroumpf Bricoleur bricole une locomoschtroumpf pour aider ses congénères à ramener des vivres de la forêt ! Mais il est connu que les trains se font facilement attaquer, ici pas par les indiens mais encore un fois par Gargamel qui fabrique une déviation de rails ! Mais le Schtroumpf Bricoleur a tout prévu !

    Dans Le Schtroumpf et son dragon, on suit le Schtroumpf timide qui se désole d'être le seul à ne pas avoir de compagnon animal ! Il va alors tomber sur un petit dragon et le ramener au village, ce qui va provoquer des catastrophes en chaîne ! Il se résous alors à le ramener à ses parents ! Heureusement que la famille dragon est là lorsque le pont sur la Rivière Schtroumpf menace de céder suite à de fortes intempéries !

    L'avant-dernier récit nous fait découvrir Les Schtroumpfs pompiers - qui se montrent un peu trop zélés, allant même jusqu'à éteindre la "flamme" du Schtroumpf Poète pour la Schtroumpfette ! Mais ils ont leur baptême du feu lorsque Gargamel - encore lui ! - mets le feu à la forêt ! Heureusement, le Grand Schtroumpf sauve le village grâce à un objet magique !

    On termine avec Une taupe chez les Schtroumpfs  où le Schtroumpf Farceur chipe ses lunettes au Schtroumpf à lunettes ! Les binocles seront bien utiles à nos héros lorsqu'une taupe complétement myope déboule dans le village puis chez Gargamel en lui rendant la vue ! Une fois encore, l'affreux sorcier est le dindon de la farce !

    Voila ! Cet album applique la même recette que l'album précédent L'Aéroschtroumpf avec ses récits multiples et courts ! Peyo passait progressivement la main et son œuvre allait ainsi se pérenniser et lui survivre ! J'ignore encore quelle est la configuration des albums suivants n'ayant jamais mis le nez dedans ! Mais je vous tiens au courant !

    A bientôt !


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  • Avengers (V3) : Ultron Unlimited - Busiek & PerezJe fais ici régulièrement des chroniques sur les bandes-dessinées que je reçois par le biais de Hachette-collections : Lanfeust, les Schtroumpfs, Bandes-dessinées érotiques, du Star Wars... Mais je suis aussi abonné au "meilleur du comics Marvel" qui dédie des anthologies héros par héros ! Je vais ici vous parler du tome 1, une BD de 1996 par Kurt Busiek au scénario et George Perez au dessin, le Avengers - Volume 3 (V3), numéros 19 à 22, à savoir "Ultron Unlimited" !

    Ultron est une intelligence artificielle crée par le docteur Henry Pym - alors qu'au cinéma, dans le MCU, c'est Tony Stark qui crée Ultron ! Donnant naissance à cet androïde, Pym commit une grave erreur et Ultron va menacer régulièrement l'Humanité qu'il veut éradiquer et remplacer par des machines ! Sa plus récente tentative dans les comics date de "Age of Ultron" et ses paradoxes temporels ! Mais déjà, dans "Ultron Unlimited", comics dont la violence m'a surpris, la maléfique I.A. éradique la population d'un pays entier, hommes, femmes, enfants, un pays balte fictif, la Slorénie !

    Les Avengers vont se mobiliser ! L'équipe, au lendemain de son combat contre Onslaught, l'entité issue du cerveau de Charles Xavier, se compose alors de Captain America, d'Iron Man, de Thor, de la Sorcière Rouge, de Wonder Man, de Vision, de la Guêpe, de la Panthère Noire, de Firestar et de Justice ! Un mystérieux adversaire déclenche des attaques préliminaires contre des institutions publiques (hôpital où est soigné et confiné le Moissonneur, usine des Quinjet, labo de Hank Pym, etc...). Des Avengers sont kidnappés par un ennemi qui s'avère être Ultron !

    Ultron a donné lieu à toute une descendance dont la Vision ! Si Ultron est calqué sur les schémas cérébraux de Pym - avec ses problèmes psychologiques en l’occurrence, la Vision est conçue d'après l'esprit de Wonder Man ! Deux autres I.A., féminines cette fois, ont été conçues : Jocaste et la redoutable Alkhema ! Celle-ci poursuit son propre agenda - en bonne rivale d'Ultron ! - et mène ses propres attaques !

    Les Avengers vont prendre la tête des troupes de l'ONU et mener la contre-attaque en Slorénie contre la population transformé en zombies cybernétiques, des nécro-zombies ! Les pertes seront nombreuses parmi les humains et c'est ce qui m'a surpris dans cette BD pas du tout édulcorée !

    Nos héros vont affronter de nombreuses versions d'Ultron mais finiront pas le vaincre ! Parallèlement, les personnalités des Avengers sont développées ! C'est une règle depuis le premier épisode des 4 Fantastiques en 1961 : à côté de leurs aventures trépidantes, on suit les tracas des héros dans leur vie quotidienne ! Ici, Wanda Maximoff doute encore après sa séparation d'avec Vision, Justice a du mal à trouver sa place dans l'équipe, d'autant qu'il a été blessé et Firestar doit vivre avec une maladie chronique !

    Le scénario remplit sa part du contrat, de même que le dessin de Perez, dynamique et coloré ! Ce volume 3 des Avengers est intéressant à plus d'un titre et démarre bien notre collection Hachette !

    A bientôt !


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  • On retrouve le génie Léonard et son disciple dans le quatrième album de ses gags, paru en 1980, toujours par Turk Léonard : Hi-Fi Génie - Turk & De Grootet De Groot !

    La recette est globalement la même ! Une vingtaine/trentaine de gags entre une et quatre pages qui nous montrent de nouvelles inventions de Léonard qui ont toutes en communs d'être anachroniques !

    L'humour - souvent noir ! - est omniprésent ! On rit de l'égo enflé de notre génie et de la paresse de son disciple, toujours prêt à tirer au flanc ! Basile se montre toujours aussi difficile à tirer du lit et son maître use de différents stratagèmes, la plupart violents, pour le sortir de ses draps afin de le faire participer à quelques expériences dont le pauvre disciple fera les frais dans son intégrité physique !

    Car le "malheureux" finit souvent couvert de bandages sinon à l'hôpital, établissement de soins où Léonard va mettre une sacré pagaille dans un des gags ! Quand il n'"abîme" pas son disciple, Léonard fait tout simplement exploser sa maison !

    Mais Basile se montre malicieux et quelques fois, rivalise de génie avec son maître, surpassant même celui-ci ! Ainsi, il invente la moto lorsque Léonard invente le vélo ou un papier tue-mouche lorsque le maître conçoit une combinaison de vol façon mouche ! Ou encore une '"machine à voyager dans le présent" là où le duo voyage dans le passé dans une autre invention de Léonard !

    Léonard conçoit, perfectionne de vieilles inventions ! Il utilise pour cela une machine à penser ou encore une machine à rêves qu'il teste là encore sur Basile et qui dévoile le fond de la pensée de son serviteur, ce qui est peu flatteur pour Léonard !

    Voilà, un album divertissant qui s'inscrit dans la droite file des précédents tomes !

    A bientôt !


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  • Morris et Goscinny sont à nouveau à l’œuvre sur la trente-cinquième histoire de Lucky Luke intitulée "Les Dalton dans le blizzard" ! Le récit a, comme d'habitude, été prépublié dans Spirou avant de constituer le vingt-deuxième album de la série paru en 1963 !

    Avant même l'album "La Belle Province"' des "Nouvelles Aventures de Lucky Luke", plus près de nous, par Laurent Gérard - qui nous emmène au Québec, Lucky Luke se rends au Canada, sur la piste des Dalton qui se sont à nouveau évadés du pénitencier !

    Les quatre bandits ont décidé de recommencer une nouvelle carrière criminelle de l'autre côté de la Frontière Nord des USA, dans les vastes étendues du Canada ! Luke va quant à lui rencontrer le policier monté, Winston Pendergast, figure de l'autorité et qui patrouille ces larges contrées ! On peut dire que le "mountie" sait se faire obéir de ses concitoyens aux noms folkloriques comme Rocherluisant, Largeroute, Grostas, Minceruisseau ou encore Grospierre pour n'en citer que quelques uns ! Avec Luke, Pendergast se lance sur la piste des Dalton !

    Joe, Jack, William et Averell - "imbécile" - qui se font un temps rebaptiser les Jones ne tardent pas à se faire une sinistre réputation de ce côté de la frontière aussi ! Mais notre héros et le policier monté à leur trousses, ils sont obligés de fuir à nouveau et se retrouvent à se cacher dans la forêt, par grand froid, et se joignent à une communauté se solides et gentils bûcherons qu'ils comptent bien aussi détrousser à la fin ! ils finissent par dégringoler d'une cascade et montent encore plus au nord, au pays des prospecteurs d'or !

    Finalement, c'est par une course en traîneau que se terminent les aventures canadiennes des quatre bandits ! Retour à la case pénitencier !

    Un album plaisant mais que j'ai trouvé "un peu en dessous" ! On a quelques moments intéressants comme lorsque Jolly Jumper confesse à un collègue cheval que lui, Jolly Jumper, a du sang indien ou lorsque le héros nous explique pourquoi il s'appelle Lucky "le chançard" !

    Je vous donne rendez-vous pour le vingt-troisième album - toujours avec les Dalton !

    A bientôt !


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  • A partir du tome 2 de la série Valérian, alors que la civilisation humaine s'est reconstruite à Galaxity, cette Valérian - Tome 2 : L'Empire des mille planètes - Christin & Mézièrescivilisation envoie ses agents spatio-temporels explorer les confins de l'espace, notamment pour prendre la mesure de potentielles menaces ! C'est ainsi que Valérian et Laureline se rendent sur Syrte-la-Magnifique, capitale de l'Empire des mille planètes !

    Dans l'album qui nous intéresse aujourd'hui, L'Empire des mille planètes, publié en 1971, la série prends véritablement sa dimension exotique ! Syrte regorge de merveilles depuis son gigantesque palais de style vénitien, ses pierres vivantes d'Arphal, ses rarissimes Spiglics télépathes, animaux de compagnies, ses métaux rares, mets raffinés, bizarreries climatiques !

    Mais la société de Syrte cache des secrets et nos deux héros ne sont pas loin de frôler l'"incident diplomatique" en se baladant avec une montre ! Cette société est sous l'influence d'une religion pas si ancienne et sa caste de "prêtres", les Connaisseurs !  Ceux-ci vont devenir des ennemis de nos deux explorateurs !

    Valérian et Laureline vont connaître différente aventures sur la capitale de l'Empire, voyageant dans les marais, sous des pluies de grêle, dans les bas-fond de la ville, au cœur du palais impérial ou dans l'espace ! Ils peuvent compter sur l'aide de la Guilde des Marchands qui veut faire reculer l'obscurantisme prôné par les Connaisseurs !

    Finalement, sur un satellite de l'Empire, nos héros découvrent une épave de vaisseau spatial, se confrontent une nouvelle et dernière fois aux Connaisseurs et apprennent l'origine de l'aversion de ces derniers pour la planète Terre ! En réalité, les "prêtres" sont liés au passé de la planète bleue ravagée jadis par un cataclysme nucléaire comme on a pu le voir dans le premier album !

    Au bout du compte, la menace potentielle est écartée et nos deux agents spatio-temporels, ayant soutenu une petite révolution sur Syrte au passage, peuvent rentrer à Galaxity, nous ayant offert un bon dépaysement au passage !

    L'Empire des mille planètes fut mon point d'entrée dans la série Valérian, il y a plus de 30 ans lorsque mon Tonton Dédé me rapporta cet album offert lors d'une promotion des stations essence Shell ! C'était avant les parutions Hachette-Collection !

    A bientôt !


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  • XIII - Tome 13 : Secret Défense - Vance & Van HammeAbordons maintenant le tome 13 de la série d'espionnage et d'aventures, XIII ! Il est intitulé "Secret Défense" !

    Précédemment, le numéro 1 de la Conspiration des XX, le Président Walter - "Wally" - Sheridan a été démasqué et est mort suite à l'explosion d'une bombe posée par Frank Giordino, le chef de la NSA ! Celui-ci va essayer de sauver ses arrières car XIII a été capturé et donc le patron de l'espionnage va lui faire porter le chapeau !

    On assiste encore à un revirement dans l'intrigue et les multiples identités de XIII ! XIII ne serait pas Jason Fly mais aurait emprunté l'état civil du fils de Sean Mullway mais un certain Seamus O'Neil, activiste de l'IRA ! Le prétexte est tout trouvé pour en faire un ennemi des USA qui aurait voulu assassiner Wally Sheridan ! XIII est donc placé sous le "Secret Défense" et condamné à croupir au fond d'un pénitencier retiré, avec les instigateurs de la Conspiration des XX ! En réalité Giordano et le Général Wittaker, tous deux mouillés jusqu'au cou, planifient une exécution sommaire sur le trajet du pénitencier !

    C'est ici qu'intervient Jessica Martin, une belle mais venimeuse agent de la NSA et une équipe de tueurs ! Tout ce beau monde travaille en réalité pour Irina Svetlanova, une vieille ennemie de XIII, qui lui tient rigueur d'avoir perdu un oeil ! Miss Martin joue en réalité sur deux tableaux et conduit XIII au navire en eaux extraterritoriales au large de la Californie du Nord, le Resurreccion, ou Irina a repris le business d'assassinats commandités de la Mangouste mort en même temps que Walter Sheridan !

    Ce tome 13 va donc être très orienté action car Svetlanova veut savourer sa vengeance et organise une chasse où trois tueurs-postulant et Jessica Martin vont le traquer sur la côte ! Pour compliquer les choses, XIII est menotté à  Danny Finkelstein, un parent d'un des auteurs de The XIII Mystery : L'Enquête ! Mais notre héros a de la ressource, on le sait et se débarrasse des tueurs ! Jessica Martin en réchappe et réendosse sa tenue d'agent de la NSA et appelle Giordino pour qu'il lui envoie du renfort ! XIII, lui, contacte ses amis au San Miguel, dont le Général Carrington !

    A la fin du tome, XIII prends le train à Dunsmuir pour la frontière mexicaine ! Mais Jessica a le temps de monter dans les rames avant le départ ! Le récit s'arrête là et promets encore de l'action !

    Au final, un tome moins dense que les précédents en raison de la prépondérance de l'action ! La nouvelle identité de XIII en activiste irlandais, Seamus O'Neil, est un peu de trop ! Combien de fois va-t'on encore nous faire le coup de la substitution d'identité ? C'est sans fin et XIII a déjà plus d'une demi-douzaine d'alias !

    Côté dessins, c'est toujours aussi top ! Mention spéciale pour la plastique de Jessica Martin, l'amante lesbienne de Svetlanova !

    Je vous donne rendez-vous au Tome 14 tandis qu'on arrive à la fin de ce premier cycle ou première Saison !

    A bientôt !

    PS : Selon que l'on prenne en compte, The XIII Mystery : L'Enquête ou pas, il s'agit du tome 14 et non du tome 13 de la série mais comme je me réfère à la collection Le Figaro, on considérera dorénavant un tome en moins dans la numérotation !


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  • Dans le tome 8 de la série Trolls de Troy,  on peut voir encore une fois à quel point Arleston est friand de jeux de Trolls de Troy - Tome 8 : Rock'N Troll Attitude - Arleston & Mouriermots et de parodies... Cette fois-ci, il s'attaque au Rock'N'Roll - qui donne dans le Monde de Troy, le "Rauque" !

    L'album ouvre dans le vif du sujet avec le groupe les Groaring Trolls qui est une adaptation maison de nos Rolling Stones et on n'aura pas de mal à reconnaître les titres de chansons qui se cachent derrière "Peins-le en noir", "Sucre marron", "Commence moi dessus" ou encore "Angine"  Ces trolls là sont bien évidemment enchantés et déclenchent l'hystérie ! Malheureusement , le leader, Ynghston, a la mauvaise idée de faire le "saut de l'ange" - ce qui, avec sa constitution de troll, provoque huit morts !  Sang de Gelles, leur impresario est donc obligé de fuir Eckmul, lieu du concert, avec ses "prodiges trolls" ! Mais il a eu l'idée - qu'il estime bonne ! - d'enregistrer leur performance sur des six-podes, des petites bêtes qui retransmettent et diffuse la musique -vous l'aurez compris, caricatures de nos i-pods !).

    De son côté, le Vénérable Rysta Fuquatou, le méchant de la série, mène des expériences de magie pour trouver un enchantement permanent pour la race trolle, sacrifiant nombre d'étudiants à ses recherches puis il transmets aussi l'incantation sur un six-podes !

    Plus tard, Waha et Profy observent, près de leur village, le passage des dragons dans le ciel et ont l'idée d'en capturer un en usant de ruse ! Ils y parviennent et récupèrent les six-podes précédents que deux hommes transportaient sur le dragon abattu ! Dès lors, Rysta va vouloir remettre la main sur son propre six-podes, sachant que cela le compromettrait !

    C'est la qu'on retrouve la seconde réussite de cet album - et le deuxième registre parodique  - après le Rauque, c'est l'intervention de l'équipe de Dgÿm, à savoir la MPPP - ou MP3 - "Mission Presque Pas Possible", parodie savoureuse cette fois de la série des années 1960, Mission impossible  ! On retrouve donc les versions Troyennes de Peter Graves, Greg Morris, Martin Landau - décédé récemment ! - ou encore Barbara Bain !

    L'intervention échoue et la moitié de la MP3 est décimé ! Dgÿm et Rysta changent de plan, décidés à se venger des trolls et organisent un concert des Groaring Trolls pour attirer le village complet de nos trolls ! Les humains tentent alors de réitérer l'enchantement permanent mais Waha, Profy et Tétram, vont faire encore une fois échouer l'entreprise du grand méchant - un peu ridicule ! - de la série !

    Et tout se termine par des chansons !

    Comme d'habitude, c'est excellent et si on se demande ou Arleston et Mourier vont chercher toutes leurs idée, on comprends le pourquoi du succès de cette série très inventive et assez unique dans le paysage de la BD franco-belge !

    On se retrouve prochainement pour la critique d'un nouveau tome de Lanfeust des Étoiles  !

    Et ce billet se termine ici mais je crois bon de préciser au passage qu'il constitue le 800ème article de mes deux Skyblogs confondus - qui se subdivisent en 705 billets publics et 95 billets secrets !).

    A bientôt !


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  • Druuna est une créature aux formes de rêve dans un monde de cauchemar, une femme brune à la plastique sculpturale qui survit dans un monde de mutants et de prêtres robots fous en se déshabillant à la moindre occasion et en usant de ses charmes !

    Mais Druuna et sa série de BD éponyme, Druuna, est une création du scénariste et dessinateur italien Paolo Eleuteri Serpieri qui a réalisé ses aventures érotico-horrifiques à partir de l'un de ses propres cauchemars où un escalier s'enfonçait dans un monde souterrain peuplé de monstres !

    Le tome 1 se nomme Morbus Gravis  - "maladie mortelle" - et la série, qui a vu le jour en 1985 dans Charlie Mensuel, est un traitement métaphorique du SIDA ! Il règne une ambiance de peur et de folie dans le monde de Druuna, dans la Ville qui comprends un niveau moyen où vivent les citoyens, un nouveau inférieur peuplé de mutants carnivores et un niveau supérieur bien mystérieux ! L'album complet sort en 1986 puis est repris aux Éditions Bagheera en 1991, 1996 et 2000 avant de passer chez Glénat en 2016 !

    C'est donc un futur apocalyptique qui sert de cadre au récit. Une mystérieuse infection contamine les êtres humains, les changeant en mutants et faisant "vivre" les survivants sous le coup de la peur et de la haine ! Alors qui sont les monstres ? La barbarie règne et au milieu de cela, Druuna donne son corps pour du sérum ou pour le plaisir !

    Paolo E. Serpieri est né à Venise le 26 février 1944 mais très tôt sa famille déménage à Rome. Il y étudie le dessin au lycée artistique puis entame des études d'architecture à l'Institut des arts de Rome. Dans cette école, il rencontre le fameux peintre réaliste Renatto Guttoso et va bien vite abandonner l'architecture pour la peinture !

    Mais, en 1975, Serpieri mets un terme à sa carrière d'artiste-peintre et revient au dessin qui est sa première passion ! Le style de l'artiste se caractérise par un hyperréalisme après des recherches personnelles dans l'expressionnisme et l'abstraction. Serpieri dessinateur va alors rejoindre les revues de BD de son ancien camarade Michele Mercurio, à savoir Lanciostory et Skorpio  qui publient alors surtout des auteurs sud-américains !

    Avant de se consacrer à a BD érotique, Serpieri s'est fait connaitre dans le genre Western ! Il signe les récits Storie del West et Il Grandi Miti del West. Ces récits sont repris en France par la SAGE (société anonyme générale d'édition spécialisée dans le petit format) sous des titres tels que Le Sentier des squaws, Une étoile pour un Sioux ou encore Le tambour indien. Dans ses histoires de Western, Serpieri est loin des décors imaginaires de Druuna puisqu'il dessine de vrais lieux et s'est documenté lors d'un voyage aux Etats-Unis ! Il contribuera aussi au début des années 1980 à L'Histoire du Far-West en bande-dessinées par les Editions Larousse !

    Puis ce sera la BD érotique et nous aurons l'occasion d'y revenir dans un prochain billet ! A la fin du tome 1 de ses aventures sexuelles débridées, Druuna, grâce à son compagnon Schastar,  découvre la vérité sur le Seigneur et sur Delta le puissant ordinateur qui dirige la Ville et la nature véritable de cette Ville nous est révélée à la dernière page et c'est pour le moins surprenant et inattendu ! On est bien dans la SF !

    A bientôt !


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  • Relire "Les Collines noires", el vingt-et-unième album des aventures de Lucky Luke ne me rajeunit pas ! Je me Lucky Luke : Les Collines noires - Morris & Goscinnyrappelle je l'avais lui la première fois dans le magazine féminin Nous Deux que nous ramenait ma Tata Georgine !

    "Les Collines noires" est la trente-quatrième histoire de notre célèbre cow-boy (les enfants le reconnaissent maintenant dans la rue dans le dit album !) et ce sont toujours Morris et Goscinny qui officient ! Il relate un épisode de la Conquête de l'Ouest - car comme souvent Goscinny s'inspire de fait réels.... Ici, c'est l'expédition des Black Hills de l'été 1874.

    Le Sénat des Etats-Unis, à Washington, a décidé d'ouvrir les terres du Wyoming à la colonisation ! Mais, ces territoires, situés derrière les Collines noires sont des espaces sauvages et inexplorés peuplés de redoutables Cheyennes ! D'autant que ce projet ne fait pas l'affaire d'un sénateur, un certain Stormwind, qui fait des "affaires" avec les Indiens en leur vendant des armes et de l'alcool !

    Le Sénat monte donc une "expédition scientifique" qui regroupe quatre savants un peu déconnectés des réalités pratiques car tout à leurs études ! Il y a  le professeur Simeon Gurgle, le biologiste, le professeur Ira Doublelap , géologue, Darryl Bundlofjoy, géomètre et le docteur Gustav Frankenbaum, anthropologue ! Ce bon monde doit être escorté par Lucky Luke et son inséparable Jolly Jumper (le cheval de Luke ayant désormais une place non négligeable dans ses aventures !).

    Mais Stormwind engage aussi un gangster, le triste Bull Bullet qui va tout faire pour leur pourrir la vie et le voyage ! Il fait accuser les quatre éminences grises de tricherie au poker dans le train pour les débarquer, puis va jusqu'à voler la locomotive ! S'ensuit alors une course poursuite ferroviaire mouvementée qui chamboule les habitudes des chefs de gare !

    C'est ensuite le même tour que leur joue Bull Bullet avec la diligence - ce qui oblige nos explorateurs à voyager en corbillard ! A Omaha, prochaine ville sur le trajet, Bullet engage lui-même un sous-fifre, une brute épaisse - et sentimentale ! - nommée Nebraska Kid, mais contre toute attente, ce n'est pas Luke qui neutralise l'homme de main mais le docteur Frankenbaum qui mets en pratique ses cours de fleuret à Vienne !

    Les péripéties continuent pendant la traversée même des Collines noires où Bullet trouve d'autres stratagèmes, tous mis en échec, le plus souvent involontairement par nos héros - ce qui génère l'effet comique !

    La dernière carte de Bull Bullet est de soulever les Cheyennes contre Luke et les savants mais là encore la science sauvera nos héros car ceux-ci prouvent alors aux Cheyennes - avec l'aide de Petit Roquet, le fils du chef indien que l'"eau-de-feu" est nocive pour la santé ! C'en est fini des affaires de Stormwind et lui et son sbire finissent l'album au pénitencier avec les Daltons et Billy The Kid !

    Voilà ! Les albums de Lucky Luke entrent dans leur période faste ! La mécanique est bien rodée ! On s'amuse ici de gags subtiles et on rit au dépends de la figure de l'homme de science universitaire ! Je recommande vivement cette saine lecture !

    A bientôt !


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  • L'Aéroschtroumpf - PeyoNous allons aborder aujourd'hui le quatorzième album des Schtroumpfs, L'Aéroschtroumpf, paru en 1990 et qui comporte en tout cinq récits de taille moyenne !

    A la fin des années 1980, Peyo transforme le Studio Peyo qui s'appellera désormais Cartoon Creation. Il s'entoure plus que jamais de collaborateurs avec lesquels il se montre très exigeant, composant pour eux des découpages de planches qu'il doivent ensuite dessiner !  Bernard Swysen, dessinateur sur le récit L'Aéroschtroumpf en lui-même, se rappelle du haut niveau d'exigence du Papa des Schtroumpfs et des difficultés que lui, collaborateur, rencontra !

    Il s'agit pour Peyo et cie d'alimenter des magazines autour des Schtroumpfs dont la revue Schtroumpfs ! - dont le numéro 1 parait en novembre 1989. Les cinq récits dont il est question aujourd'hui sont parus dans les cinq premiers numéros de ladite revue !

    L'Aéroschtroumpf  - en raison de retards ! - parait dans le numéro 2 ! Il s'agit en réalité d'une reprise de l'histoire The Smurf Plane, récit paru en comics en décembre 1982, par... Marvel ! Et oui, je ne le savais pas mais la Maison des Idées a publié trois numéros d'un comics consacré aux Smurfs, Smurfs, entre décembre 1982 et mars 1983 - suite à la diffusion de la série d'animation de Hanna-Barbera à partir de 1981 qui avait alors connu un succès fulgurant aux Etats-Unis ! Mais l'éditeur de Spider-Man, des 4 Fantastiques, des Avengers et des X-Len connut un vrai flop avec sa série Smurf qui tenait par ailleurs très peu compte des exigences de Peyo !

    Dans L'Aéroschtroumpf, on retrouve le Schtroumpf Volant qui n'a pas renoncé à voler et qui à l'idée d'une machine volante ! Il la fait réaliser par le Schtroumpf Bricoleur et prends son envol ! Mais il fait des dégâts et ravage le jardin de la Schtroumpfette en volant trop bas ! Dépitée, celle-ci s'éloigne du village et se fait capturer par l'affreux Gargamel ! Mais notre Schtroumpf Volant parvient à la délivrer et s'ensuit un combat aérien contre le méchant sorcier qui a conçu sa propre machine volante ! Au final, la morale sera sauve !

    Le second récit, La Gourmandise chez les Schtroumpfs, montre que la gourmandise est un vilain défaut et qu'elle ne concerne pas que le Schtroumpf Gourmand ! Six petits Schtroumpf se font piégés dans la forêt par un gâteau "empoisonné" laissé là par Gargamel ! Comme souvent, il faudra l'intervention du Grand Schtroumpf pour sauver la situation !

    Le récit suivant tourne autour d'un mystérieux Schtroumpf vengeur qui n'est pas sans rappeler les fameux "attentats pâtissiers" qui ont lieu en Belgique depuis 1969 - et dont le philosophe BHL fait régulièrement les frais ! Qui est donc ce personnage qui "sème la terreur" dans Le Schtroumpf Masqué ? Là encore, ce sera l'astuce du Grand Schtroumpf qui va confondre le coquin !

    La série d'Hanna-Barbera a souvent pris des libertés par rapport à l'oeuvre de Peyo ! Ainsi, au début de la cinquième Saison, elle introduit un chien chez les Schtroumpfs. On le retrouve ici, croisement entre un basset artésien et un beagle dans Puppy et les Schtroumpfs ! Celui qui réussira à ouvrir le médaillon porté par ce chien de l'enchanteur Homnibus deviendra son véritable maître ! Et je vous laisse deviner qui y parviens ? Non, pas le Grand Schtroumpf ! Et encore une fois, Gargamel, quasiment présent dans ces cinq récits,  menace le village !

    Les Farces du Schtroumpf Farceur  complète et termine cet album où les Petits Lutins Bleus en ont marre des sempiternelles pitreries - et autres cadeaux explosifs de leur congénère ! Pourtant, notre farceur va leur sauver la mise, là encore face à Gargamel !

    Un album assez diversifié ! Certaines histoires sont plus réussies que d'autres ! Moi, par exemple, le premier récit, L'Aéroschtroumpf - qui donne son titre à l'album ne m'a pas convaincu, de même que l'histoire centrée autour de la Gourmandise ! Ai préféré les histoires autour du Schtroumpf Masqué et du Schtroumpf Farceur, deux récits qui ont un dénominateur commun - mais je ne veux pas vous spoiler !

    Je vous dis à bientôt !


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  • En ce jour, le mercredi 26 juillet 2017, sort au cinéma le nouveau film de Luc Besson,Valérian et la Cité des Mille Valérian - Tome 1 : La Cité des eaux mouvantes  - Christin & MézièresPlanètes. Le réalisateur risque gros et les premières critiques sont mauvaises ! Le film s'est fait massacré aux Etats-Unis ! Il est vrai qu'une partie des journalistes rêvaient de "se payer" Luc Besson et que les Américains n'aiment pas que des étrangers réalisent des films de SF ! Nous parlerons de ce film une autre fois !

    La série de BD Valérian, agent spatio-temporel, rebaptisée par la suite Valérian et Laureline  - qui compte 23 albums ! - est l’œuvre du scénariste Pierre Christin et du dessinateur Jean-Claude Mézières. Ces deux-là se sont connus dans l'enfance - j'ai lu quelques part qu'ils s'étaient réfugiés dans la même cave durant des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, dans les années 1960, lassés de la France, les deux amis se rendent chacun de leur côté aux Etats-Unis.

    Christin anime alors des séminaires sur la "Nouvelle Vague" et les Surréalistes à l'Université de Salt Lake City dans l'Utah. Mézières a lui un visa qui l'autorise à travailler comme stagiaire industriel dans une entreprise de charpentes métalliques. Toutefois il ne dessinera jamais la moindre charpente car il préfère se consacrer à la vie de cow-boy à l'ouest du Pecos. Mais le travail se fait rare dans les ranch à cause de chutes de neige et Mézières décide de rendre visite à son ami Christin ans l'Utah qui l'hébergera.

    C'est Christin qui va convaincre son ami Mézières de se remettre à la BD car celui-ci avait réalisé quelques petits récits dessinés quelques années plus tôt. Pour le pousser, le professeur de l'Utah scénarise un petit récit de huit pages, Le Rhum du Punch qui sera publié par Jean Giraud, le papa de Blueberry dans Pilote.

    Ce n'est que de retour en France que les deux amis se consacreront véritablement à la BD et en viendront à créer Valérian, une série de SF. Le style de Mézières, proche de celui de Franquin ne semble alors pas forcément le plus adapté pour ce genre de récit pourtant la "sauce" va prendre !

    Le premier récit des aventures de Valérian et Laureline commence à paraître dans le numéro 420 de Pilote, du  9 novembre 1967 et s'intitule Les Mauvais rêves.  Mais ce ne sera pas le premier récit à sortir en album, ce privilège revenant, en 1970, à La Cité des eaux mouvantes - prépubliée dans pilote en 1968.

    Valérian est un agent du service spatio-temporel, basé à Galaxity, capitale galactique de l'empire humain. il mène des missions avec la jeune Laureline, une femme au caractère bien trempée. Alors qu'il profite d'un repos avec sa collègue, il est convoqué par son intendant pour une mission qui l'amènera à voyager dans le temps - cette technologie étant maîtrisée à son époque, le XXIVème siècle - et à se rendre en 1986 pour empêcher que Xombul, le seul prisonnier politique de Galaxity, ne modifie le passé !

    en effet, en 1986 a eut lieu sur Terre un grand cataclysme nucléaire qui a plongé l'humanité dans la chaos, fonte des glaces, montée du niveau des eaux, typhons, tremblements de terre et éruptions volcaniques ! Puis en trois siècle, les hommes se sont relevés et ont fondé Galaxity. Au passage, dans le monde réel, rappelons que 1986 est l'année de la catastrophe de Tchernobyl ! Visionnaires, Christin et Mézières ?

    Valérian débarque donc en 1986, dans une ville de New York sous les eaux, la "cité des eaux mouvantes" ! Il est d'abord confrontés à des pillards, menés par un certain Sun Rae - qui deviendra un allié ! Il retrouve vite la trace de Xombul et est rejoints par Laureline, toujours aussi tête brûlée et venue en renfort !

    La BD possède un aspect tragique ! On voit bien que l'Humanité est dévastée ! C'est l'anarchie la plus totale ! Valérian, Laureline et leurs alliés d'occasion parviendront-ils à défaire Xombul ! Un récit bien mené même si je trouve le dessin assez "moche" pour ce premier album ! Nul doute que le style de Mézières évoluera par la suite - comme pour tous les dessinateurs (j'avais déjà signalé les évolutions stylistiques d'un Morris ou d'un Franquin !). J'attends donc de voir la suite de la série qui s'avère en tout cas prometteuse au niveau du scénario qui est remplie de nombreux paradoxes temporels et retournements de situations !

    A bientôt !

    PS ! La collection reparaît en ce moment en kiosque, encore chez Hachette-Collection !


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  • Avec le tome 10 de ses gags, Gaston Lagaffe voit sa série entrer dans son rythme de croisière, tant au niveau du dessin, des personnages ou des gags désormais en une page entière ! Je me propose ici de repérer les différents motifs et thèmes de cette série de BD !

    Gaston "travaille" au journal Spirou ! Enfin, travailler, c'est un bien grand mot car en vérité, il se la coule douce, se repose, s'amuse ou teste de nouvelles inventions, tout ceci engendrant inévitablement des catastrophes dont Prunelle, Lebrac ou occasionnellement un De Mesmaeker en visite pour signer des contrats font les frais !

    Les inventions de Gaston - dont il dit qu'elles lui viennent durant son sommeil - touchent à l'électronique, la mécanique et aussi la chimie ! Notre gaffeur répare réveils, radios, téléviseurs, teste des aérosols aux effets imprévisibles et détonants !

    Gaston bricole enfin sa voiture, la munit de roue anti-neige ou carrément d'un déblaie-neige ! Mais à chaque fois, cela tourne mal et se retourne contre notre anti-héros et son passager - Fantasio ou Lebrac !

    Enfin, le Gaffeur ne fait pas que des gaffes au bureau chez Dupuis ! Il "frappe" aussi sur la voie publique - avec ses mouche géante plus vrai que nature, avec une simple noix ou avec un bilboquet "trafiqué" ! L'Agent de Police Longtarin - assez retors ! - en fait aussi les frais !

    Outre la voiture légendaire de Gaston, il y a aussi son Gaffophone - dont on suit les "aventures" dans ce tome 10 notamment dans un texte écrit - une sorte de courte chronique : "Le petit monde du gaffophone", texte comme on en a eu dans les albums précédents !

    Pendant ce temps, le travail n'avance pas car outre les contrats jamais signés, il y a aussi le courrier en retard qui s'accumule, s'accumule...

    Et Gaston peut compter sur ses amis des autres boites pour faire des gaffes, comme Jules-de-chez-Smith en face par exemple !

    Bref, la carrière du Gaffeur se poursuit ! C'est toujours aussi plaisant et réjouissant à lire !

    A bientôt !

    PS : Je ne sais plus si je l'ai déjà dit - deux fois valent mieux qu'aucune - mais c'est ma jeune institutrice de CM1, assez Rock'N'Roll qui nous a fait découvrir Gaston Lagaffe, à sa classe lorsque j'avais 10 ans ! Et il y a quelques années, ai racheté toute la série chez Hachette-Collection dans une édition "ultime" !


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  • Lucky Luke : Billy the Kid - Morris & GoscinnyMorris est toujours au dessin et Goscinny au scénario de la trente- troisième histoire de la série Lucky Luke dans un album de 1962 - après prépublication dans le journal Spirou - intitulé "Billy the Kid" !

    Goscinny nous introduit ici à une autre légende de l'Ouest, une figure de despérado supplémentaire - après les Dalton et avant Calamity Jane et Jesse James ! Il s'agit de Billy the Kid !

    Notre terreur "règne" sur une petite bourgade américaine, la petite ville de Fort Weakling, ayant tout ascendant sur ses habitants ! Billy the Kid est dépeint comme une menace mais aussi, à travers le regard de Lucky Luke, comme un "sale gosse" !

    Lucky Luke va se pointer dans la ville et tenir tête à Billy le plus naturellement du monde, allant jusqu'à le ridiculiser ! Ceux qui sont ridicules aussi, ce sont les habitants terrorisés de Fort Weakling ! Aucun n'ose témoigner contre la petite crapule, et lui font même des courbettes ! On atteint ici des sommets de lâcheté dans le portrait savoureux que donne Goscinny de ces citoyens du Far-West !

    Josh Belly, propriétaire du journal local et le seul qui n'a pas peur du Kid, recrute Luke pour qu'il le débarrasse du sale gamin ! Mais notre héros ne trouve personne pour témoigner contre le bandit ! Ni les passagers de la diligence, ni un pauvre épicier terrifié ! Mais Luke a un plan !

    Lucky Luke va alors feindre de se transformer en despérado à son tour et monter des mises en scènes de braquages - tout dans l'exagération  ! Les habitants doivent se rendre à l'évidence : Lucky Luke est pire que Billy the Kid !

    L'inattendu se produit ! Les citoyens de Fort Weakling se tournent vers la petite racaille pour les protéger de Luke ! A son corps défendant, Billy devient un sauveur ce qui le conduit à "craquer" en pleine rue lors d'un duel ! Dès lors, Luke peut lui asséner une bonne fessée en sale môme gâté qu'il est !

    Au bout du compte, les habitants de la ville surmontent leurs peurs et témoignent - sans haine et sans peur ! - contre Billy ! A l'avenir, ils ne craindront plus aucun bandit et recouvriront de goudron et de plumes le moindre détrousseur qui aurait la mauvaise idée de se pointer ! Luke peut alors quitter la ville et chantonner son "poor lonesome cow-boy" !

    Un album excellent ! Le comique de Goscinny tourne à plein régime ! Billy the Kid fera son retour dans quelques albums - mais d'ici là le duo d'artistes nous a préparé quelques histoires savoureuses ! Il en sera question ici sur ce blog dans un proche avenir !

    A bientôt !


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  • Sylvain et Sylvette est une série de BD "à l'ancienne" puisque cela déjà, dans les années 1950, ma Maman, qui approche aujourd'hui desSylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier et Jean-LLouis Pesch 70 ans, se faisait offrir ces albums à l'italienne par ma grand-mère !

    Sylvain et Sylvette, les héros éponymes de la série, sont deux enfants qui vivent en autarcie dans une chaumière au cœur de la forêt. Leur mode de vie est rustique, agricole et forestier comme en témoigne leurs tenues, inspirées du monde rural de la fin du XIXème siècle, constituées d'un bonnet, chemise et pantalon de travail rapiécé pour Sylvain, bas en laine et jupe avec tablier pour Sylvette, et les inévitables sabots ! Ils vivent en réalité comme un frère et une sœur et veillent sur toute une ménagerie qu'ils protègent !

    Mais revenons aux origines ! Cette série voit le jour en 1941, sous le crayon de Maurice Cuvillier et est reprise à sa mort en 1956 par Jean-Louis Pesch qui, jusqu'en 1980, travaille avec le scénariste et dessinateur Claude Dubois, sur 94 titres !

    La ménagerie de Sylvain et Sylvette est vaste et ne cessera de s'agrandir : Gris-Gris, l'âne, Barbichette, la chèvre, Cui-cui, l'oiseau, Raton, le rat blanc, Poulette, la poule, Moustachu, le chat; Mignonne, l'agneau, Coin-Coin, le canard, Cloé, la tortue, Sidonie, l'oie, Alfred, le chien et Olga, la corneille.

    Pour troubler la sérénité de nos héros et de leurs animaux, on peut compter sur les Compères, quatre animaux sauvages, bêtes et méchants, vivant dans une grotte et qui ne rêvent que de "boulotter" les animaux de Sylvain et Sylvette ou leur voler leurs provisions ! Il y a le renard, l'ours, le loup et le sanglier !

    A côté de cela, il y a toute une ribambelle d'autres personnages, amis et autres, Bastien, un autre ours, cousin du premier, Basile, son fils et donc le neveu, M. Tartalo, un vieux savant, l'ami Jean-Claude un jeune citadin, Monsieur Grégoire, un photographe animalier et plein d'autres "acteurs" de cette fresque animalière et rurale ! Les personnages, ce n'est pas ce qui manque dans cet univers de BD !

    Concernant les albums, on compte une demi-douzaine de "séries" !

    Sylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier et Jean-LLouis PeschLa première série, les albums Fleurette à l'italienne, réalisée par Maurice Cuvillier et rééditée par les Éditions du Triomphe, compte 84 albums. Puis Cuvillier passe le relais à Jean-Louis Pesch et Claude Dubois aux alentours des albums N°25 et 27, N°31 et 32 puis à partir du N°37 ! Au départ, les Compères constituent un danger réel !

    Il y a ensuite les "Nouvelles Aventures de Sylvain et Sylvette" qui compte 10 albums puis la Nouvelle Série Fleurette (97 albums) et la Deuxième Série Fleurette (30 albums) - moment où moi-même enfant, découvrais ces héros !

    Il y a aussi la collection Séribis, écrite par Jean-Louis Pesch seul à partir de 1973 qui compte elle 61 albums !

    Sans compter des rééditions, des albums pour tout-petits - aux Editions P'tit Louis et quelques romans plus récents à partir de 2015 !

    Voilà un univers qui plaira aux plus petits, aux amoureux de la nature et de la simplicité et aux adultes nostalgiques !

    A bientôt !


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  • Un ex-libris érotique est un tiré à part destiné aux livres licencieux ! C'est aussi le nom d'une série de bandes-Ex-libris eroticis - Tome 1 - Massimo Rotundodessinées érotiques, Ex-libris eroticis - dont chaque album compile des récits courts sans lien entre eux - de Massimo Rotundo.

    Présentons d'abord l'auteur, Massimo Rotundo,  artiste italien qui s'inscrit dans la veine d'un Milo Manara ou d'un Magnus ! Il est né à Rome en 1944 et a fait l'Académie des Beaux-Arts dont il conserve un pseudonyme de peintre, Max Grecoriaz. Il fait ses débuts dans la BD en collaborant à Lancio Story et Skorpio, deux hebdomadaires pas à proprement parlé versés dans l'érotisme mais néanmoins avec de belles pin-ups en couvertures !

    Rotundo apporte très tôt une touche de sensualité féminine dans ses BD. il se fait remarquer avec la publication de Il Pescatore - Le Pêcheur de Brooklyn - dans le prestigieux mensuel de BD, Orient-Express, en 1983, sur un scénario de Ricardo Barreiro - et traduit et publié en France par Glénat ! Ce premier succès est destiné à un public adulte et est bien dans l'esprit des années 1980, de RanXerox  ou de Judge Dredd, avec une humanité qui a atteint le point de non-retour, écologique, politique et social Son héros pêche des crocodiles mutants dans la baie de New York pour nourrir sa femme Marilyn.

    Parmi les autres œuvres de Rotundo, à la même époque, on a Il Detective senza nome, un polar en noir et blanc au temps de la Prohibition, écrit par Luigi Mignacco, jeune scénariste des publications Disney ! Là encore traduit en France sous le titre Pas de pitié pour le privé chez L’Écho des Savanes ! Il y eut aussi un récit rétrofuturiste, scénarisé par Giuseppe Ferrandino, I Padroni del silenzi - Les Maîtres du silence, en 1985 pour le mensuel Comic Art !

    Rotundo passe ensuite à l'érotisme à proprement parlé avec sa série - toujours pour Comic Art et toujours avec Ferrandino, en 1987, intitulée Sera Torbara. Cette série est publié en France par le groupe Dargaud mais  Georges Dargaud vend alors sa maison d'édition au groupe Ampère, qui en raison de son militantisme catholique, retire vite fait la série de Rotundo - ainsi que la Druuna de Serpieri ! - de son catalogue !

    Voici venir ensuite les Ex-libris eroticis ! Ces albums contiennent des récits courts qui évoquent les curiosa, les anciens romans de pornographie clandestine ! L'ex-libris, apposé dans un livre indique qui est son propriétaire et augmente potentiellement sa valeur !

    Le premier tome d'Ex-libris eroticis contient cinq nouvelles érotiques ! Celle qui ouvre le recueil porte le même titre que l'album et est une sorte de mise en abyme où un collectionneur d'images érotiques - tandis que sa femme le trompe ! - contemple les nombreuses estampes et vignettes qu'il possède ! D'une certaine façon, l'épouse infidèle se mêle aux personnages des images et se confondent ! On a des références par ailleurs à des artistes japonais, Kitagawa Utamaro et Suzuki Harunobui, tous deux de l'époque Edo connus pour leur "mages du monde flottant" ! Une allusion aussi au Français Edouard Henri-Avril, artiste de la seconde moitié du XIXème siècle, aussi spécialisé dans la gravure érotique et qui a illustré Salammbô de Flaubert et Gamiani ou deux nuits d'excès, un roman licencieux de Musset ! Enfin, le collectionneur a les traits de - et manie un ouvrage de -  Gabriele d'Annunzio, en un hommage appuyé !

    Ex-libris eroticis - Tome 1 - Massimo RotundoDans le second récit, "97 promesses d'amour", il est question d'une femme frigide et de zoophilie !  Mademoiselle Halebas " a quitté Montbéliard" pour un lieu retiré et veille à l'éducation de ses trois nièces qu'elle confie à Mademoiselle Marguerite, une jeune institutrice qui a un fort penchant pour les amours saphiques et va "initier"/ pervertir selon le point de vue les trois jeunes demoiselles ! Mademoiselle Halebas sévit et fait prendre l'institutrice par son danois, doté "d'attributs si impressionnants qu'ils auraient fait envie à un homme" ! Marguerite va ensuite se venger en découvrant le secret de la femme frigide et en utilisant à son tour le chien qui va délivrer à sa maîtresse les "97 promesses d'amour" !

    Le récit suivant , "Gymnase audace" contient peu de bulles et se déroule, comme son titre l'indique, dans un gymnase où une jeune femme vient trouver le couple de professeurs de gymnastique pour une longue séance de bondage où s'enchaînent les positions et les postures les plus improbables !

    La quatrième histoire, "Sens de l'observation" raconte l'existence d'un jeune homme qui se passionne précisément pour l'observation celle de ses contemporains, pour la botanique, pour la photographie érotique ou pour la pratique de la lunette astronomique ! Mais Miro ne fait pas que regarder les étoiles car il mate aussi en cachette sa belle voisine d'en face dont il est secrètement amoureux ! Hélas, il découvre que celle-ci a un amant - ce qui déplaît aux deux frères de la belle qui ont jurer à leur père sur son lit de mort de protéger l'honneur de leur soeur, et savent jouer du couteau !  L'amant finit par être trucidé par les deux gars et Miro forcé d'épouser la belle pour sauver l'honneur de celle-ci ! Ce qui ne lui déplaît pas au fond !

    Tous ces récit,vous l'aurez remarqué, se déroulent dans la seconde moitié du XIXème siècle et le début du XXème siècle ! C'est encore le cas du dernier récit, "28 centimètres" (mais de quoi s'agit-il ?) qui, outre qu'on y croise vite fait Marcel Proust, mets en scène un jeune Pablo Picasso, désargenté, dans sa "Période Noire" et dont, au début du récit, n'arrive pas à vendre ses toiles, à Madame Gregoriaz, une bourgeoise qui trouve obscène ses représentations de taureaux possédant des femmes, dans un style cubique ! Mais Picasso, qu'on savait très porté sur la chose, aura sa revanche car la bourgeoise obtue a vent de l'existence d'un certain "Minotaure", un homme aux forts attributs virils, au masque de taureau et qui sait honorer ces dames ! Madame Gregoriaz aura recours au service de cette "bête" dont l'identité la surprendra ! Vous aurez évidemment compris de qui il s'agissait !

    Tout cela est paru aux Éditions L’Écho des Savanes et chez Albin Michel donc ! Ces histoires ont été prépubliées à l'origine, en Italie dans la revue Diva, dans Playmen, puis dans Blue ! Lors de la parution en France, à l'époque, en 1987- 1988,  L’Écho et Albin Michel étaient dans le collimateur de la censure derrière Charles - " La Pudeur" - Pasqua, ministre de l'Intérieur et son "exposition de l'horrible" ! On mis alors les revues sous plastique et on y adjoignit des autocollants " plus de 18 ans" ! La censure a un peu reculé depuis - notamment avec internet ! - mais peut toujours faire son retour à tout moment ! Restons vigilants contre ceux qui veulent limiter - au delà même du plaisir des autres ! - la liberté d'expression !

    A bientôt !


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  • Les P'tits Schtroumpfs - PeyoCe soir, j'ai effectué la lecture du treizième album des Schtroumpfs, intitulé "Les P'tits Schtroumpfs " et qui date de 1988 ! A vrai dire, c'est pour moi le début, avec cet album !  - d'une série d'albums inédits ! En effet, j'avais arrêté la collection des récits des Schtroumpfs avec l'album "Le Bébé Schtroumpf" lorsque j'étais au collège - me passionnant alors davantage pour les jeux vidéo sur Amstrad CPC puis Atari ST (chroniqués aussi sur ce blog !). "Le Bébé Schtroumpfs" est un album de 1984 ! Et moi, ai redécouvert les Schtroumpfs avec Hachette-Collection !

    Il y eut donc un intervalle de 4 ans entre "Le Bébé Schtroumpf" et "Les P'tits Schtroumpfs" ! De plus, en 1988, ce sont les trente ans de l'existence des petits lutins bleus de Peyo aux Éditions Dupuis ! Depuis 1983, les albums se font plus rares et c'est surtout à la série animée chez Hannah-Barbera que se consacre Peyo qui continue par ailleurs à avoir des soucis de santé ! "Le Bébé Schtroumpf" était adapté de plusieurs épisodes du dessin- animé, il en est de même des "P'tits Schtroumpfs" ! Cette BD accompagne en effet la sortie d'un film !

    En 1988, le dessin-animé des Schtroumpfs en est à sa huitième saison et les scénaristes de Hannah-Barbera prennent de plus en plus de libertés par rapport aux concepts et aux idées originales de Peyo qui a du mal à garder le contrôle sur son œuvre ! Il commence à baisser les bras ! Les scénaristes donneront même un chien, Puppy, aux Schtroumpfs !

    "Les P'tits Schtroumpfs" correspond à un épisode de la cinquième saison ! Dans la BD, le Grand Schtroumpf envoie le Schtroumpf colérique (à ne pas confondre avec le Schtroumpf grognon !), le Schtroumpf nature et le Schtroumpf mollasson chercher un sablier chez le Père Temps ! Mais nos trois lutins - très curieux ! -  se retrouvent dans une horloge qui se mets à tourner à l'envers et subissent un coup de rajeunissement ! On se retrouve alors avec trois jeunes Schtroumpfs qui se plaisent très bien dans cette situation et n'hésitent pas à qualifier leurs congénères de "grands", voire de "vieux" ! C'est donc une histoire sur le "choc des générations" !

    Plus encore, nos trois "djeuns" vont fabriquer une compagne à la Schtroumpfette qui se sent seule ! Pour cela, il vont dérober à Gargamel la formule qu'il avait utilisée pour créer l’égérie des Schtroumpfs ! Une deuxième "Schtroumpfette", rajeunie, va voir le jour et se nommera Sassette ! Elle est - après la Schtroumpfette, le Bébé Schtroumpf, le 103ème Schtroumpf !

    Cet album marque un "changement d'époque" ! En effet, en 1988, le fils de Peyo, Thierry, s'apprête à succéder à son père à la tête du Studio Peyo ! Monopolisé par la série télé et le merchandising, Peyo s'est peu à peu éloigné du monde de la BD ! De plus, entre temps, les Éditions Dupuis ont été vendues et ce treizième album est le dernier qui sortira jamais chez cet éditeur !

    L'album contient un second récit qui se nomme "Le Schtroumpf robot" où le Schtroumpf bricoleur crée un Schtroumpf robot ! On retrouve là des éléments d'une BD de 1980, "Benco et les Schtroumpfs" lorsque le robot verse de la soupe à la salsepareille - à la place du Benco ! - par son bonnet !

    Gargamel capture le Schtroumpfs bricoleur et son robot et remplace le robot par un robot maléfique qui lui distribue du poison - de la soupe à la fausse salsepareille ! - à la place de la bonne soupe ! Mais nos petits héros vont une fois encore se tirer d'affaire et bien punir le méchant sorcier !

    Voilà ! C'est avec plaisir que j'ai retrouvé les Schtroumpfs et découvert leurs "nouvelles" aventures ! Je vous donne rendez-vous avec le tome 14 : "L'Aéroschtroumpf" !

    A Schtroumpf !


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  • La série de BD Thorgal est décidément une oeuvre bien étrange ! En tout cas atypique ! Elle mêle en effet Thorgal - Tome 7 : L'Enfant des Etoiles - Rosinski & Van Hammemythologie nordique, dieux, démons, fées bref fantastique et Science-fiction !

    Dans le tome 7 intitulé "L'Enfant des Etoiles", le scénariste et papa de Thorgal revient sur les origines - et l'enfance - du héros au cours de trois récits respectivement de 10, 18 et 20 planches, toutes publiées, entre 1981 et 1983, dans divers numéros de Super Tintin, la revue des Éditions du Lombard puis dans cet album en 1984, chez ces mêmes éditions !

    Dans le premier récit, "Le Drakkar perdu", on assiste à la découverte du "radeau" dans lequel se trouve un bébé, en réalité une sorte de capsule venue des étoiles ! Mais cela, Leif Haraldson et ses hommes, qui font la découverte, et à la limite du naufrage, ne peuvent le savoir ! Le chef viking, déjà en opposition à Gandalf le fou qui convoite sa place, décide d'appeler le nourrisson du nom de Thorgal Aegirsson !

    Le second récit, "Le métal qui n'existait pas" est en quelque la première aventure chronologique dans al vie de Thorgal qui a alors 6 ans ! Parce que le roi des Nains a perdu une partie d'échecs contre le serpent maléfique Nidhogg, il risque aussi de perdre son nom si il ne confectionne pas au gagnant un bijou dans le "métal qui n'existe pas" ! Le Nain Tjahzi, se mets alors en recherche de ce métal à travers le vaste monde et a mille ans pour le trouver ! Alors que le délai touche à sa fin, il tombe sur le jeune Thorgal qui possède un curieux bijou autour du cou ! Les deux êtres devenus compagnons et amis vont alors rapporter le métal, croiser le géant Hjalmgunnar, , les chats ailés de Frigg ou les serpents-vampires ! On a bien là un échantillon du côté baroque - et déjanté quelque part ! - de cette BD !

    Le troisième et dernier récit, , "le Talisman", se passe alors que Thorgal a 10 ans et se mets à la recherche d'un "dieu" pour lui poser la question de ses propres origines -qui l'a déposé dans le "radeau" ? On assiste alors à la rivalité entre Xargos et Varth, respectivement grand-père et père de Thorgal, depuis les étoiles ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas déflorer la surprise !

    Il y a aussi un côté merveilleux et onirique à toutes ces histoires ! en effet, le second et le troisième récit se concluent sur l'image de Thorgal enfant comme s'éveillant d'un rêve ! Pourtant, certains indices ne trompent pas !

    Une série assez différente de XIII, l'autre succès de Van Hamme, ce qui montre bien le talent de cet auteur !

    Bref, c'est brillant et assez original ! J'aime beaucoup cette série et devrait me résoudre à enchaîner plus rapidement la lecture des différents tomes ! Mais que voulez-vous, il y a tant à lire, voir, écouter !

    A bientôt !


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  • Voici aujourd'hui la trente-deuxième aventure de la série Lucky Luke, prépubliée dans le journal Spirou avant de devenir le 19ème album aux Editions Dupuis, paru en 1962.

    C'est un récit particulièrement cocasse qui joue sur la bêtise des protagonistes qui se comportent de manière infantile ! les O'Timmins et les O'Hara !

    Luke chevauche dans l'Ouest sur Jolly Jumper - qui prends désormais pleinement la parole dans les histoires - lorsqu'il est interpellé par un individu au gros nez et armé d'un fusil et qui veut voir les oreilles du cow-boy solitaire ! Puis, c'est un type aux grandes oreilles, dans la même configuration , qui veut voir son nez sous son foulard !

    Derrière tout cela, il y a, à Painful Gulch, une vieille rivalité entre deux familles de locaux, les O'Timmins et les O'Hara donc, et dont les motifs sont oubliés ! Mais les patriarches de ces deux clans se montrent bornés ! C'est ce qu'explique le patron du salon puis le maire à Luke ! Pire, les deux tribus font sauter à l'explosif tous les bâtiments publics pour que les rivaux n'en profitent pas ! Têtus et stupides ! Le "conflit" dure car en plus les deux familles ne comportent que les pires tireurs de l'Ouest !

    Les O'Timmins sont ceux qui ont les gros nez rouges et les O'Hara ceux qui ont les grandes oreilles !

    Lucky Luke va se trouver contre son gré propulsé maire et on retrouve un motif qu'on avait déjà dans les tomes précédents, la couardise des autorités locales et des administrés ! La moutarde va vite monter au nez de Luke ! Et, comme avec les Dalton, notre héros va ruser et mettre à profit la stupidité des "adversaires" !

    Le héros décide d'organiser une fête avec des concours truqués pour récompenser alternativement une famille puis l'autre ! Peine perdu ! De plus en plus énervé, Luke va alors mettre sous les verrous tous ces "voyous" et ce ne sera finalement que parce que chez les deux clans, ce sont les femmes qui "portent la culotte", que tout va se résoudre et que les patriarches deviendront les meilleurs amis !

    C'est très savoureux et très drôle ! C'est aussi une caricature qui se veut critique et dénonciatrice - par le bais de l'humour ! - de toutes les histoires de vendetta entre couleurs de peaux différentes, religions différentes, partis politiques opposés ! L'histoire est inspirée de la querelle entre les familles McCoy et Hatfield, nous indique Wikipédia, qui fit douze morts en 1878, à la suite d'une dispute qui avait démarré à propos d'un cochon !

    Morris et Goscinny font une fois de plus des merveilles ! A l'aune du 20ème album, on va aborder une série d'histoires de plus en plus intéressantes ! La meilleure période de cette BD !

    A bientôt !


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