• La série Thorgal est un des grands succès de la bandes-dessinées, vendu à plus de 16 millions d'exemplaires, traduit dans 18 langues et s'écoulant encore à 400.000 albums chaque année, un best-seller au même titre que XIII  et Largo Winch (du même scénariste Van Hamme), ou que les classiques Astérix et Lucky Luke.

    En 1989, alors qu'on fête les dix ans de la série, le quatorzième tome paraît et se centre à nouveau sur un personnage particulier du récit, la courageuse et débrouillarde Aaricia, l'épouse du héros Thorgal, présentée ici dans quatre histoires qui se déroulent durant ses jeunes années. De manière plus anecdotique, la prépublication de ces quatre récits ne se fait plus dans Le Journal de Tintin  mais désormais dans Hello Bédé.

    Le premier des récits s'intitule "La Montagne d'Odin" et Aaricia y a 6 ans et refuse de croire que sa maman a rejoints le Walhalla. Elle s'enfuit donc à la recherche de celle-ci et rencontre des nixes, des créatures malicieuses et menteuses qui se font passer pour des elfes des bois pour tromper la pauvre gamine.  Un jeune Thorgal sauvera son amie, abandonnée sur une montagne enneigée par les petits démons et Aaricia finira par admettre que sa mère est morte et ne reviendra plus !

    Le second récit a pour titre "Première neige" et commence par le décès d'un autre des parents des héros. L e chef viking Leif Haraldson, père adoptif de Thorgal est mort et les honneurs funéraires lui sont rendus. Mais Gandalf-le-fou, aperçu dans les premiers tomes de la série, lui succède et Thorgal doit s'exiler volontairement si il ne veut pas subir sa foudre.

    Aaricia, pour éviter à son ami de mourir dans le froid, force son père Gandalf et ses hommes a retrouver le jeune garçon en inventant une histoire de trésor dont Haraldson aurait confié le secret à son fils adoptif. Un représentant des autorités vikings sauve finalement la mise à Thorgal. En effet, Hiérulf-le-Penseur exige que le nouveau roi protège les faibles et les enfants pour obtenir sa couronne. Gandalf épargne alors, contraint, le jeune garçon mais l'oblige à vivre à l'écart.

    Dans "Holmganga", on découvre un rite ou un guerrier viking offensé peut demander réparation pour son honneur au cours d'un duel. C'est ainsi que Bjorn, le fils ainé de Gandalf et donc frère d'Aaricia provoque, à la demande de son père, une dispute avec Thorgal et le défie. Tout ceci est bien entendu une machination pour se débarrasser du Bâtard et Bjorn - qui périra, adulte, dans le tome 2 "L'Île des mers gelées"  - n'entends pas l'emporter à la loyale. Mais une fois de plus, Thorgal devra sa survie à sa jeune amie Aaricia qui saura une fois de plus ruser !

    L'album se termine avec "Les Larmes de Tjahzi" où Aaricia vit une aventure qui pourrait être un réve mais n'en est pas un ! Comme Thorgal dans le tome 7, "L'Enfant des Etoiles", Aaricia rencontre des êtres mythologiques et vient même en aide au dieu poète  Vigrid qui a quitté Asgard pour Mitgard en quête d'aventures et d'exploit. Hélas ça tourne mal pour lui ! Un dernier récit largement orienté vers le fantastique et le merveilleux qui est aussi le propre de cette série !

    En conclusion, un album très bon comme à l'habitude ! On appréciera cette volonté de revenir sur le passé des personnages principaux afin d'étoffer leurs biographies et leurs personnalités. Ces récits confirment ce que l'on savait déjà sur l'héroïne Aaricia comme femme volontaire et intelligente.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On y est ! Robert Kirkman mets un point final à sa série phare qui trouve sa conclusion avec l'issue #193 ! En France, Delcourt a choisi de regrouper la conclusion dans le Tome 32 intitulé "La fin du voyage" et dans un Tome 33 à paraître en janvier 2020 et nommé "Épilogue" qui regroupe la seule issue #193 qui est un épisode spécial d'environs 70 pages ! Pour ma part je suis très satisfait de cette fin !

    Kirkman avait un temps envisagé une fin pessimiste et très sombre où les derniers humains auraient succombé ! Il s'est ravisé et l'Apocalypse a été surmontée et a donné lieu à un monde restauré ambiance "Conquête de l'Ouest" !

    Attention, maintenant je vais révéler un Spoiler majeur, ne continuez de lire que si vous avez lu le Tome 32 (ou si vous vous en fichez !). L'auteur de Walking Dead a toujours dit que Rick Grimes, que l'on suit depuis le début et sa sortie du coma suite à une altercation, était le héros principal de l'histoire ! Force est de constater que c'est un personnage fort et volontaire qui aura regroupé plusieurs communautés autour de lui et contribué à un mieux-vivre dans ce monde de cauchemar envahi par les "Rôdeurs" !

    Au fil des 32 Tomes, on aura suivi son parcours et son évolution, de la survie pure à la reconstruction méthodique du monde. Dans ce Tome 32, Rick fait face à la Gouverneure Milton qui a bâti la Communauté (ou Commonwealth en VO !), une société de taille conséquente - ce qui est un exploit en soi ! - mais qui repose sur un système de classes et des inégalités. La révolte gronde et la venue de Rick et ses amis mets le feu aux poudres. Pourtant Rick ne veut pas souffler sur les braises et tente de calmer le jeu !

    Ces revendications sociales dans le Commonwealth me font par ailleurs penser à la révolte qui gronde un peu partout en ce moment sur la planète concernant les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, que ce soit avec les Gilets jaunes, à Hong Kong, au Chili, en Irak, en Équateur, en Algérie ou où sais-je encore ? Kirkman est donc bien dans l'air du temps et Rick Grimes et ses compagnons ont la possibilité, après la tabula rasa que fut l'Apocalypse zombie, de bâtir une société plus juste et égalitaire, avec "à chacun selon ses moyens et ses besoins" !

    Au bout du compte, avec la contribution de Mercer, le chef de la sécurité, Pamela sera destituée sans violence et des élections organisées bientôt ! De plus, tous s'unissent pour repousser une Horde - ce qui montre que les morts-vivants ne sont plus vraiment un problème ! Rick fait un discours éloquent déclarant que l'Humanité s'est désormais relevée et prends acte de ce fait !

    Mais cela ne plaît pas à tout le monde et Sebastian Milton,  le fils de Pamela, lequel déçu de perdre ses "privilèges", s'introduit de nuit dans la chambre de Rick et l'abats de plusieurs balles à bout portant, ne lui laissant aucune chance !

    Et oui ! Rick est mort ! Celui qui était devenu une quasi légende pour beaucoup, aimé et respecté, voire adulé, n'est plus et ne verras donc pas le monde meilleur qu'il a tant contribué à construire ! Son fils Carl le trouve déambulant en Rôdeur au petit matin et lui donne le coup de grâce d'une balle dans la tête !

    L'Histoire de Walking Dead étant perçue du point de vue de Rick Grimes, la série en comics peut donc s'arrêter ! Encore un épilogue conclusif quelques décennies plus tard et rideau ! Par contre, la série télé elle, AMC tenant un trop bon filon qui a fait ses plus belles audiences par le passé même si désormais elles baissent constamment, n'est pas près de renoncer à la franchise The Walking Dead et aura bientôt trois séries de front à l'antenne ! Du Walking Dead à longueur d'année ! Pour combien de temps encore ? Comme pour Game of Thrones, les auteurs de l'adaptation télévisée sont désormais en roue libre ! Rappelons qu'on note de grosses différences entre les deux médias, comics et série-télé !

    C'est toujours illustré par Charlie Adlard !

    Voilà, je vous donne rendez-vous dans quelques mois, en 2020, pour l'"Epilogue" !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Au vu de la qualité de la série de BD Les Passagers du vent,  et quand on sait que François Bourgeon, né en 1945 etLes Passagers du vent - Tome 1 : La Fille sous la dunette - François Bourgeon formé à l'Ecole des métiers d'art (qui plus est dyslexique !), est le seul à la tâche sur cette œuvre, à la fois scénariste, dessinateur et coloriste, on réalise à quel point cet artiste est doué !

    Bourgeon s'est spécialisé dans les récits historiques ultradocumentés et on lui doit aussi notamment Les Compagnons du crépuscule - saga qui se déroule au Moyen Âge (et dont j'avais acheté par erreur deux fois le tome 1 au début des années 1990 !). Il a tendance à mettre en avant principalement des héroïnes et ajoute à cette occasion une touche d'érotisme très classe à ses récits !

    Dans Les Passagers du vent, son plus grand succès et qui l'a fait connaître (et dont j'avais le jeu vidéo, réalisé par Infogrames qui en avait été adapté !), l'auteur nous dépeint une grande fresque historique au XVIIIème siècle qui ont pour cadre la mer et nous raconte les aventures à la fois pleines de péripéties et de tragique d'une jeune fille nommée Isabeau de Marnaye dite Isa, une noble dont on a volé l'identité !

    On retrouve Isa dans le premier tome, paru en 1979, et intitulé "La Fille sous la dunette". Il y a du Alexandre Dumas dans cette histoire ! On est quelques années après la Révolution française, période agitée si il en est et Isa se cache sur un navire  de la Marine Royale avec son amante Agnès de Roselande dont Benoît de Roselande, le frère, est le commandant du navire. Elle va sauver la vie d'un jeune  membre d'équipage, Hoel Tragan, qui a cru apercevoir deux filles sous la dunette (Isa et Mary) et va être fusillé pour s'etre rendu dans une zone interdite du navire.

    Isa rends visite à Hoel déguisée en garçon et lui raconte son histoire où comment à la suite d'un stupide jeu dans l'enfance, elle a échangé son identité avec une amie et s'est ainsi faite duper ! Entre Isa et Hoel une idylle va bientôt naître !

    Mais les mers sont des lieux de dangers et un affrontement a bientôt  cours avec la Royal Navy et Hoel est capturé tandis que Isa parvient à rester libre en usant d'un stratagème ! Le tome 2 au titre de Le Ponton verra la jeune femme s'évertuer à faire évader son jeune compagnon et amant !

    Isa est une figure de femme et d’héroïne forte, volontaire, séductrice, un brin manipulatrice, possédant d'exceptionnelles aptitudes au tir et aux mœurs libérées.  C'est véritablement elle qui mène le récit et tout tourne autour d'elle ! Une héroïne dont on pourrait s'éprendre, tomber amoureux à l'instar de ses compagnons, Agnès et Hoel ! Qui plus est, elle fait front dans un monde dominé par les hommes !

    Les Passagers du vent - Tome 1 : La Fille sous la dunette - François BourgeonNiveau scénario, c'est du solide - bien documenté donc, et au niveau du dessin, c'est du grand art avec notamment des rendus de navires ultradétaillés et précis ! Pas d'approximation ici et on imagine le travail de titan et d'orfèvre que ça a du demander ! Possédant un diplôme de maître-verrier, Bourgeon livre ici une BD qui est un chef-d'oeuvre d'artisanat ! Le public et la critique ne s'y trompèrent pas, qui céèbrent Les Passagers du vent dès sa sortie ! C'est aussi un récit très dur et donc réaliste et des personnages connaissent des sorts funestes dès ce tome 1 comme la pauvre Agnès - qui si ma mémoire est bonne finie écrasée par un lourd canon, baignant dans son sang ! Les scènes érotiques  qu'elle contient risquèrent aussi d'attirer un temps les foudres de la censure sur cette oeuvre dont un responsable politique débile et ignare osa demandé - heureusement sans suite ! - qu'elle soit vendue uniquement en sex-shop !

    Un classique à lire - et relire ! - absolument ! C'est à l'origine publié chez Glénat, qui s'est fait une spécialité des récits historiques ! Puis Casterman a pris le relais par la suite ! l

    Ca sent bon le sel et les embruns à chaque page ! Par la suite, Bourgeon nous emmènera en Afrique, au Dahomey, au cours des 8 tomes qui composent ce monument du 9ème art qu'est la BD ! C'est un récit pareil qui élève précisément la BD au rang d'art/artisanat dans son étymologie première !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • En passant des pages de Spirou  à celles de Pilote, les récits de Lucky Luke sont devenus plus matures, en tout cas plus ambitieux et les albums des années 1970 sont parmi les meilleurs de la série ! Dans le trente-huitième album intitulé "Ma Dalton", Morris et Goscinny mettent de nouveau en avant un personnage féminin qui donne son titre au volume - après l'album "Calamity Jane" et avant "Sarah Bernhardt" et "Belle Starr".

    Par le plus grand des hasards, Lucky Luke, se rendant à Cactus Junction, découvre que les quatre Frères Dalton ont une mère (on avait déjà aperçu un portrait d'elle au mur dans un récit précédent !). Or pour le quatuor de despérados, la famille, c'est important et on s'aperçoit bien vite qu'ils ont de qui tenir !

    Un des ressorts comiques de l'histoire est que l'on est partagé dans nos sentiments envers Ma Dalton car même si c'est une canaille comme sa descendance, c'est aussi une vieille dame "à qui on doit le respect" et ce sera toujours l'attitude de notre cow-boy solitaire au long de ces pages de ne jamais considérer Ma Dalton comme une vraie criminelle, détournant même le regard à la fin pour qu'elle puisse mettre les voiles !

    Evidemment, Joe, Jack, William et Averell vont de nouveau s'évader du pénitencier - suivis par Rantanplan une fois de plus ! Averell s'avère être le "chouchou" de Ma Dalton, à la façon du grand benêt qu'il est, ce qui suscite la jalousie des trois autres ! Ma Dalton n'est pas contre un bon braquage de banque mais n'hésite pas à laver la bouche de ses fils au savon dès qu'ils profèrent des jurons ! Et elle a aussi une certaine autorité sur Rantanplan, lequel ne cesse de cavaler après le pauvre Sweetie, le chat de la vieille dame !

    Les Dalton vont avoir recours à un stratagème : se faire passer pour leur mère en s'habillant comme elle, pour dévaliser les banques de la région ! Ma Dalton découvrira la supercherie mais loin d'être en colère, s'associera à sa progéniture, allant même jusqu'à les diriger, ne dressant par exemple le planning des braquages !

    Comme d'habitude, c'est très drôle et il y a encore pleins de trouvailles scénaristiques et visuelles dans cet album !

    Pour la petite histoire, Goscinny s'est probablement inspiré de l'histoire véridique de Kate "Ma" Baker, une vieille dame qui braquait les banques avec ses quatre fils au début du XXème siècle ! Elle a finit mal, abattue par le FBI en janvier 1935 avec son fils Fred ! Ca a aussi donné un film au cinéma, en  1970, intitulé Bloody Mama avec Robert De Niro dans le rôle de Lloyd Baker, sorte d'alter-ego de Joe Dalton !

    Voilà, je vous donne rendez-vous une prochaine fois pour la suite de la série et un autre album !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Gerry Duggan au scénario et Mike Deodato Jr. au dessin ont eu la lourde tâche en 2018 de s'atteler à poursuivre les intrigues du pan cosmique de l'Univers Marvel en comics ! On retrouve donc dans Infinity Wars les éléments habituels auxquels nous a familiarisé précédemment un certain Jim Starlin : Thanos, les Pierres d'Infinité et des entités cosmiques ! Bien évidemment, ces BD font échos à l'événement cinéma de 2018, Avengers : Infinity War (sans "s").

    Les Pierres de l'Infini sont d'incommensurables sources de pouvoir et c'est pourquoi précédemment, on les a réparti entre six héros de la Terre ! Le comics commence par une bataille entre Wolverine et des aliens pour protéger la Pierre de l'Espace puis Loki, le Dieu du Mensonge, entre en scène et l'intrigue s'enclenche !

    Cet event de 2018 (disponible en 2019 en France !) a été précédé, précisons-le, d'une autre mini-série intitulée infinity Wars Countdown dont il ne sera pas question ici mais qui place le décor et situe les protagonistes et pose les enjeux - de même que tout un tas de numéros qui explorent les a-côté voire servent d'épilogues ! On s'intéresse ici à la série Infinity Wars en elle-même qui compte six issues !

    Gerry Duggan parvient à commencer son récit en nous surprenant puisqu'il ne fait pas moins que tuer un méchant d'importance, un certain Titan Fou ! Le personnage de Requiem - qui n'est autre qu'un protagoniste bien connu - fait son apparition et constitue, lui (ou plutôt elle !) le vilain de ce récit ! Elle affronte ensuite les super-héros de la Terre pour s'emparer des Gemmes et dans la foulée crée une nouvelle dimension appelée le "Monde Plié" !

    Dans ce "Monde Plié", les individus ont fusionné deux par deux et c'est ainsi qu'apparaissent des super-héros inédits ! C'est ainsi que Captain America et le Docteur Strange donnent le "Soldat Suprême" pour ne donner qu'un seul exemple !

    Pendant ce temps, Loki s'adjoint les services d'une bibliothécaire de nature divine et enquête sur l'origine de l'Univers principal aux Catacombes de la Création !

    Pendant ce temps, dans le "Monde Plié" certains super-héros réagissent et découvrent qu'une créature nommée Devondra menace cette nouvelle réalité ! L'alliance est de mise et finalement, après maintes péripéties, les héros vont être dupliqués pour donner les versions habituelles et les versions fusionnées - ce qui aboutira à la coexistence de deux univers ! Pour ma part, j'ai trouvé ce passage un peu bavard et que le seul prétexte est de donner naissance à une nouvelle gamme de comics nommée Infinity Warp avec les héros fusionnés comme protagonistes ! Pure stratégie marketing pour inonder le marché !

    Différents épilogues suivent qui annoncent de futurs prolongements ! Dans l'ensemble, je suis un peu déçu par cet event, surtout par sa conclusion ! Il y a tellement mieux à faire avec le Cosmique dans l'Univers Marvel !

    Après, ce n'est que mon avis et c'est à vous de juger par vous-même !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Pour mon deux-centième billet "comics" sur ce blog, nous allons parler du mercenaire loquace à savoir Deadpool dans un récit imaginé par Cullen Bunn, déjà auteur de la "Massacrologie Deadpool".

    Cette histoire est la suite d'une autre histoire du mercenaire en tenue rouge, histoire nommée "La Nuit des Morts-Vivants " et aussi œuvre de Bunn. Cette histoire, c'est "Le Retour du Deadpool-vivant", titre en forme de clin d'oeil au maître dans ce domaine, George A. Romero !

    Les zombies sont décidément très à la mode dans les années 2010 - avec notamment Robert Kirkman et son Walking Dead, thermomètre de sociétés qui vont mal et poussent à la consommation - dont la figure du zombie est une personnification/métaphore. Manger de la chair humaine ou consommer toujours plus (d'objets inutiles !).

    Dans le précédent récit, "La Nuit des Morts-Vivants" donc, le monde était envahi de zombies et Deadpool combattait ces hordes de monstres. A la fin, il se présentait comme le remède et répandait sa personnalité chez tous les Rôdeurs. Ici, on découvre l'existence d'une société de "Pools" à l'esprit de ruche. En effet, lorsqu'un Deadpool est mordu par un zombie, ce dernier zombie devient un nouveau Deadpool.

    Cette société de Deadpool gagne en importance et veut dominer le monde selon le cycle humains qui deviennent des zombies qui deviennent ensuite des "Pools" ! Seul le Deadpool original qui a conservé son autonomie s'oppose au massacre des derniers humains,devenus du bétail. Il va rencontrer une adolescente qui tente de survivre, la jeune Liz.

    On appréciera au passage la parti pris graphique de l'illustrateur, Nik Virella qui a choisi de tout représenter en N&B hormis les Deadpool qui ont droit à la couleur - le rouge en l'occurrence.

    Ce récit semble clôturer le cycle "Deadpool et zombies" de Bunn car à la fin, le mercenaire se sacrifie. Mais une personne se lève pour le remplacer et la lutte continue.

    Un bon récit qui ne fait pas dans la dentelle - assez gore mais avec aussi la bonne dose d'humour - noir ! - habituelle ! Récit qui est présenté dans le même album que "La Nuit des Morts-Vivants" dans la collection de l'intégrale Deadpool chez Hachette (en kiosques).

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Dans le tome 16 de la série Valérian, intitulé "Otages de l'Ultralum", nos deux explorateurs du cosmos, Valérian et sa Valérian - Tome 16 : Otages de l'Ultralum - Christin & Mézièrescompagne Laureline évoluent de l'univers idyllique d'une croisière de luxe aux champs boueux d'Ultralum, ce carburant qui permets les voyages spatiaux.

    L'univers scénarisé par Christin et mis en images par Mezières a maintenant des bases solides et a connu un constant développement, s'étoffant petit à petit au cours des quinze albums précédents. Les auteurs réutilisent donc des éléments des opus antérieurs et en ajoutent de nouveaux. On retrouve bien évidemment le trio de Shingouz, ces informateurs  vénaux, le Transmuteur Grognon de Bluxte et pour notre plus grand plaisir, Point Central dont Mézières nous gratifie de superbes panoramas ! Parmi les retours, on a aussi le Schniarfeur - l'"Arme vivante" du tome éponyme et la princesse Kistna, pourtant assassinée dans le tome "Sur les Frontières". A cette galerie de personnage, s'adjoignent le richissime Grand Calife d'Iksaladam et son insupportable héritier, le califon - qui rappelle le jeune Abdallah dans l'univers de Tintin. On a aussi le Quatuor Mortis, des mercenaires, assassins, chasseurs de primes et terroristes et un duo de détectives siamois.

    Signalons au passage qu'avec les milliers d'aliens que contient l'univers de Valérian, l’œuvre de Christin et Mézières et un plaidoyer pour l'Autre et contre le racisme.

    Valérian et Laureline effectuent donc leur croisière cosmique lorsque le Quatuor Mortis surgit avec un Schniarfeur et kidnappe le califon et Laureline. Tous se mettent sur la piste des ravisseurs : Valérian et Kistna, les Shingouz, , les détectives Harry et Frankie ! Le Grand Calife a promis une récompense de  100 Billiards de Poutibloks pour motiver les plus vénaux à retrouver sa progéniture.

    Ce sont en fait les extralums, les mineurs de l'Ultralum, qui ont commandité l'enlèvement, en échange de lois et de droits sociaux. Le monarque d'Iksaladam n'est pas sans évoquer nos émirs du Koweit et d'Arabie Saoudite, les pétromonarchies et l'Ultralum, notre pétrole, l'Or Noir.

    Mais ici, Christin ne livre pas une BD à thèse ! Ses maîtres-mots sont davantage l'humour et l'action. On a droit au lot habituel de rebondissements ! Un tome qui mets en avant de nombreux éléments d'intrigues et personnages et parviens à nous divertir !

    On a même droit à un joli aperçu de la superbe plastique de l'héroïne, Laureline !

    Une série toujours aussi excellente !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Voici peut-être un des albums les plus fameux de Lucky Luke, toujours par Morris et Goscinny, le très réussi "Canyon Apache", cinquante-sixième histoire de la série, publiée en album en 1971 !

    Lucky Luke est mandaté par le Bureau des Affaires indiennes pour savoir pourquoi le chef Apache Patronimo ne cesse de harceler les militaires du Fort Canyon commandés par le colonel O'Nollan.

    En réalité, notre colonel nourrit une haine féroce envers les tribus locales qui mènent une guerre de harcèlement faite d'expéditions punitives des deux côtes et de replis des indiens derrière la frontière mexicaine. Est-ce parce que, comme ses hommes, il est d'origine irlandaise que O'Nollan est si têtu?

    En cuisinant le chef de Fort Canyon, Luke va apprendre l'origine de sa rancoeur ! Son cher fils a disparu lors d'une attaque menée par Bisteco, le père de Patronimo, l'actuel chef des Apaches ! Notre cow-boy solitaire décide alors d'user d'un stratagème pour enquêter chez les indiens et savoir si un homme blanc n'a pas jadis intégré la tribu !

    Notre héros va alors se faire accepter par les indiens en passant des épreuves assez "folkloriques", occasions d'autant de brefs gags très efficaces dont Goscinny a le secret ! Nos indiens ont des moeurs assez étranges ! Comme cette méthode de torture à base de miel et de fourmis !

    Luke trouve un allié inattendu alors qu'il est en difficulté - car la confiance accordée par les indiens est fragile ! - en la personne du papoose Coyotito ! "LuckyLuko" tombe en disgrâce et retrouve le colonel puis les deux hommes sont capturés !

    C'est alors un twist final assez cocasse que nous a préparé Goscinny ! O'Nollan retrouve son fils parmi les indiens grâce à un signe de reconnaissance et on apprends que Patronimo n'est pas si "indien" qu'il le prétends ! Des liens se reforment et un terme est mis à la guerre !

    Le titre "Canyon Apache" vient de ce passage étroit, ce canyon,  où O'Nolan s'obstine à faire passer ses caravanes qui sont alors la cible de pluie de rocher ! L'histoire démarre avec ce gag !

    Un très bon album que je lis et relis avec toujours autant de plaisir !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Dans le tome 6 de la série de BD Alix Senator, Valérie Mangin continue de développer son intrigue plus dans la veine réaliste d'un Game of Thrones que dans l'esprit de l'oeuvre originale de Jacques Martin, sans renier évidemment cette dernière ! Khephren, le fils adoptif d'Alix se rêve toujours aussi puissant qu'Alexandre le Grand dans "La Montagne des Morts", titre de ce volume 6 !

    Le jeune garçon trop impétueux et qui l'a payé dans le tome précédent, en devenant eunuque, souhaite toujours mettre la main sur la Statue de Cybèle tandis que Titus a ramené les livres Sybillins à Auguste à Rome, lequel les fait brûler pour protéger l'Empire ! Mais, se tenant en retrait, Livie compte bien, comme son protégé Kephren, trouver la Statue et le pouvoir qu'elle est supposée donner ! Elle peut compter pour ca sur son fidèle serviteur Barbarus à Alexandrie !

    Alix, Khephren et quelques soldats romains de leur garde personnelle décident de se rendre à l'Oasis de Zeus-Ammon, principalement pour plaire à Kephren qui pense y trouver la Statue de Cybèle tandis qu'Alix est conscient que l'artefact précieux n'y est probablement plus et qu'il s'agit d'une légende ! Enak les rejoints peu après leur départ d'Alexandrie.

    Dans le désert, la troupe essuie l'attaque des Siwis, un peuple barbare qui occupait ses lieux avant les Romains et même avant les Grecs et les Egyptiens et qui révèrent la forme originale du dieu Amon. Puis le groupe arrive à l'Oasis qui est harcélée par ces mêmes Siwis et Alix rencontre Ounas le Grand Prêtre.

    Tout de suite, Kephren s'intéresse à la Nécropole, sous l'Oasis, lieu interdit et qui est l'objectif véritable des Siwis car leurs ancêtres y sont enterrés. Alix tente de quérir des renforts à Cyrène mais les Siwis le contrent et les habitants égyptiens de l'Oasis sont massacrés par les barbares.

    Finalement, nos héros fuient par la Nécropole et apprennent la vérité ! Les Siwis les capturent et les enterrent vivants et ils ne doivent leur survie que par l'arrivée impromptu de Barbarus qui avait un accord secret avec les Siwis. Cependant, Enak semble destiné à connaitre un sort funeste lors de ces événements tragiques !

    Une ultime révélation a lieu et il semble que la Statue de Cybèle soit en fait détenue par un autre protagoniste de l'histoire de manière assez inattendue ! A suivre dans le Tome 7 !

    Un scénario palpitant, des rebondissements, servis par un dessin  - toujours du à Thierry Démarez - toujours aussi superbe ! Bref, c'est mené de manière magistrale sur tous les tableaux ! Je recommande cette BD même si vous n'êtes pas fan de l'oeuvre originale de Martin ! Gautier si tu me lis !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Arthur & Janet est un album de bandes dessinées érotique avec une approche résolument moderne, notammentArthur & Janet - Jean-Luc Cornette & Karo dans sa description d'un jeune couple libertin, qui s'aime mais n'hésite pas à vivre d'autres expériences et à pratiquer l'échangisme. "Amours libres" comme on dit !

    Arthur et Janet forment donc un couple libre et très porté sur la chose. Ils font l'amour de façon décomplexée, partout, dans des couloirs d'hôtel, dans des parcs, etc,... et tout le temps ! En vacances, avec des amis, des amies et même à distance lors d'un échange téléphonique que n'aurait pas détesté Emmanuel Carrère !

    C'est là un album au dessin assez '"mignon" de la jeune illustratrice Karo, qui fait un peu penser au manga ! Le scénario de Jean-Luc Cornette qui se donne à voir dans de courtes histoires de 4 ou 5 pages laisse une grande place à l'humour - toujours pour dédramatiser le sexe et le rendre ludique.

    Arthur & Janet a été conçu en 2008 pour la revue d'humour cochon L'Echo des Savanes (dont j'étais particulièrement fan du "Strip-tease des copines" !). Les épisodes de la série sont d'abord sous -titrés "A fleur de peaux" puis sont repris sous la forme d'album dans la collection "Drugstore" aux Editions Glénat en 2009.

    Karo et Jean-Luc Cornette se sont rencontrés par l'entremise d'Yvan Delporte dont on connait les travaux, entre autre sur Les Schtroumpfs. La dessinatrice d'origine belge a alors tout juste une vingtaine d'année et sort à peine diplômée de l'Institut Saint-Luc de Liège. Elle commence sa carrière au sein du Journal de Spirou.

    Les premières collaborations entre Cornette et Karo ne sont pas dans le domaine de l'érotisme mais dans la bande dessinée d'humour pour la jeunesse : Ouistitiland, Pépito  ou encore Cucaracha. Mais très vite, Karo s'aventure dans les "domaines interdits" avec Osez le Kâmâ-Sutrâ  et Osez pimenter votre sexualité aux Editions La Musardine, nourris de ses propres expériences en la matière ! Elle livre aussi une exposition licencieuse dans le cadre de "Fleur de femmes".

    Arthur & Janet - Jean-Luc Cornette & KaroCornette a lui débuté dans la BD dans les années 1990, comme coloriste puis en illustrant ses propres scénarios. On lui doit en tant qu'auteur la série des Enfants terribles, Visite guidée ou encore La Nuit du papilllon.

    Mais Cornette écrit surtout pour les autres comme lorsqu'il conçoit Chlorophylle et le monstre des trois sources illustré par René Hausman ou encore la série Démons et son chercheur névrosé adepte de plantes carnivores.

    En 2006, Karo et Cornette assure la rédaction en chef de Spirou pour un numéro spécial sur le Viet-Nam intitulé "Nhoc". L'année suivante les deux produisent leur premier album érotique. Cornette écrit en effet Calinée sous X pour Karo. Publié aux Editions Carabas en 2007, c'est le premier album de la dessinatrice. En 2008, L'Echo des Savanes  est racheté par Glénat et Didier Tronchet nommé rédacteur en chef qui propose alors à notre duo de réfléchir à une BD érotique. C'est ainsi que naîtra Arthur & Janet qui paraissent en épisodes dans la revue dès juin 2008.

    Une des particularités de cette BD est aussi le rôle attribué aux femmes qui sont ici mise en avant et assument leurs personnalité, leurs corps et leurs sexualité ! Une approche résolument moderne et progressiste comme je disais en entame !

    A bientôt !

    PS : Rendons à César... L'essentiel de cet article à été rédigé en m'appuyant sur les infos données dans le dossier en fin du tome Arthur & Janet de la collection "Les Grands Classiques de la BD érotique" (dont c'est l'un des derniers albums), dossier que l'on doit à Vincent Bernière, Lauren Triou et Aurore Jannin.


    votre commentaire
  • A priori, Le Sang du Dragon s'annonce comme une série de BD dépaysante ! Cette œuvre scénarisée par Jean-Luc Istin et dessinée par Guy Michel (qui nous offre de superbes vues de monuments célèbres en autant de panoramas !) nous entraîne dès son Tome 1 intitulé "Au-delà des brumes", précisément au delà du Voile, dans les Royaumes féeriques.

    L'essentiel de l'"action" de ce premier volume se déroule en Bretagne ! On part du Mont-Saint-Michel et on finit à Saint-Malo en plein Siècle des Lumières ! Siècle de la piraterie aussi puisqu'on suit les aventures du capitaine écumeur des mers, Hannibal Mériadec,  qui semble cacher bien des secrets, même à son propre équipage !

    Notre homme recherche un trésor - car toute bonne histoire de pirates à son trésor, comme Luffy a son One Piece, et ce butin là a été caché par un Korrigan, le capitaine Mell-Talec. Celui-ci possédait une carte des Royaumes des Sidhs qui permettait à lui et à son navire de disparaître et réapparaître comme bon leur semble.

    Mériadec doit donc mettre la main sur cette carte et pour cela s'aventure dans la légendaire Forêt de Scissy qui s'étends par delà la réalité entre le Mont et l'île de Chausey. C'est le territoire des Elfes et le pirate a capturé deux d'entre eux, la fille et le fils de la Reine de ce peuple. Il devront aussi affronter les Vohreens d'affreux petits lutins anthropophages !

    Le capitaine pirate se rends ensuite à Saint-Malo tandis que certains membres de son équipage, qui ont entendu sa déclaration à la Reine des Elfes, lancent la rumeur que c'est la vengeance - et nul trésor  ! - qui motive le vieux loup de mer !

    Sur ces entrefaits, les soldats du Roi de France coulent le navire du pirate et celui-ci décide de se rendre avec ses hommes, "simple contretemps".

    Les dernières pages sont bien énigmatiques puisqu'on y voit un jeune Mériadec, bouleversé par l'execution d'un vieille femme sur un bûcher devant  Notre-Dame de Paris !

    Au niveau des personnages, on a un équipage qui accompagne notre "héros" constitué de figures de durs-à cuirs ou de marins expérimentés tels Thorn, Mael ou Mac-Law, tous recrutés ans une taverne du Mont-Saint-Michel au début du récit !

    On baigne en pleines légendes celtiques puisqu'il est aussi question à un moment de Vivianne et son amant Merlin !

    Je lirais la suite avec impatience.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le "Cycle du Pays Qâ" - ce Yucatan de fantaisie ! - se termine dans le tome 13 des aventures de Thorgal, "Entre terre et lumière", paru en 1988, directement en album, une première pour la série. Toujours scénarisé par Van Hamme et illustré par Rosinski.

    Thorgal, Aaricia et leur fils Jolan, accompagnés de Pied d'Arbre, résident toujours chez les Xinjins après avoir mis fin au règne d'Ogotaï,le tyran venu des étoiles aux extraordinaires pouvoirs. Mais la famille souhaite retourner dans le Nordland d'autant que Jolan est désormais considéré comme un dieu, Hurukan, "celui -qui-voit" par les indigènes.

    Dans ce contexte, Uebac, un jeune "conseiller" du peuple Xinjins tente d'ancrer son emprise sur le gamin et de gouverner comme un apprenti tyran ou le mettant le fils de Thorgal sous sa tutelle ! Le méchant de service tente alors d'éliminer notre héros, Thorgal, en faisant accuser Variay, l'autre conseiller, responsable dans les tomes précédents de la venue de la famille Aegirsson en Pays Qâ !

    Ce traître manque de parvenir à ces fins en faisant moisir nos héros dans la "bouche du soleil", une anfractuosité de pierre, à flanc de falaise, faite de cristaux qui réfléchissent la lumière e tfont du liue une fournaise. Thorgal et ses compagnons ont finalement la vie sauve du fait de l'intervention des deux "petites amies" indigènes de Pied-d'Arbre.

    S'ensuit alors une course à la mer pour gagner un navire qui doit les ramener en Europe. Kriss-de-Valnor, transformée en vieille femme par Ogotaï dans le tome 12, retrouve ici sa jeunesse et se rends aussi vers les côtes, ayant capturé Jolan et transportant sa cargaison d'or. Mais elle fera une erreur d'estimation qui lui sera peut-être fatale ! L'avenir le dira...

    A la fin du récit, Thorgal, Aaricia et Jolan embarquent pour le Vieux Monde tandis que Uebar, dont les manigances ont été mises à jour, s'est suicidé. Pied-d'Arbre décide lui de rester sur ces terres exotiques en compagnie de ce bon peuple de "sauvages" !

    Un récit intéressant à plus d'un titre ! Van Hamme n'a pas souhaité conclure toutes les intrigues parallèles du "Cycle du Pays Qâ" dans le tome précédent et mets ici fin à l'ensemble de manière plus convaincante. Nos héros se dirigent sans doute vers de nouvelles aventures et un nouveau cycle ?

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On retrouve les Schtroumpfs dans un nouvel album de 44 gags en une seule page, Schtroumpferies 3, publié en 1997.

    Comme le dit Philippe Delzenne, collaborateur de Peyo, le gag en une page relève d'un art particulier et s'articule en trois temps ! Tout d'abord, on expose une situation. Puis il y a introduction d'un problème et enfin,  ce problème est résolu dans la conclusion avec un effet comique ! Des artistes comme Franquin étaient passés maitres dans cet exercice mais Peyo et son école tenaient aussi le haut du pavé ! Dans Schtroumpferies 3, les gags, très réussis et jamais naïfs, sont signés Alain Maury,  Pascal Garray, Jeroen De Coninck, Philippe Delzenne donc et Ludo Borecki !

    On retrouve tous nos petits amis ! L'album s'ouvre avec des problèmes de ramonages, se poursuit en mettant en avant les petits défauts de tel ou tel petit lutin bleu, la maladresse du Schtroumpf maladroit, le goût pour les mets du Schtroumpf gourmand, le sale caractère du Schtroumpf grognon, le poil dans la main du Schtroumpf paresseux...

    Parfois le Grand Schtroumpf tente de trouver des compromis avec l'un ou l'autre de ses petits protégés : tirer partie de la force du Schtroumpf bricoleur, de la créativité du Schtroumpf bricoleur ou du Schtroumpf cuisinier... mais souvent ca tourne mal et se retourne contre lui, provoquant l'hilarité du lecteur !

    Souvent aussi les éléments se dressent contre nos petits Schtroumpfs ! Guêpe guerroyante, perdrix protégeant sa couvée, grotte défiant les lois de la physique, barque qui prends l'eau, corde à linge trop courte, Puit aux souhaits mal utilisé... Autant de ressorts comiques !

    Bref, on ne s'ennuie jamais dans ces 44 petites histoires ! Je pourrais vous mentionner à tire-larigots les intrigues de beaucoup  d'entre elle mais préfère vous laisser les découvrir par vous-même ! Certaines idées et thématiques sont développées sur plusieurs gags, sur plusieurs pages mais le filon semble inépuisable !

    Pour notre plus grande joie d'adulte un peu resté enfant !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On retrouve Valérian et Laureline bloqués avec leur vaisseau qui a besoin de sérieuses réparations au début du Tome 15 de la célèbre série de science-fiction sur la planète Rubanis, vaste mégalopole ! Nos deux héros connaissent alors la galère car ils sont totalement désargentés et sans ressources depuis l'"effacement" de Galaxity ! c'est là qu'interviennent trois petits aliens malicieux et vénaux, les inénarrables Shingouz !

    Nos deux aventuriers de l'espace se retrouvent alors à devoir exécuter une mission d'enquête pour le chef de la police de Rubanis, le Colonel Tlocq, qui les charge de découvrir qui détient encore le pouvoir sur ce monde corrompu ? On a alors une description des cinq Cercles de Rubanis : l'Usine, le Monde des Affaires, le Divertissement, le Cercle de l'Aristocratie et el mystérieux Cinquième Cercle, le Cercle du Pouvoir !

    Une enquête qui s'avérera mouvementée mais nos héros bénéficieront de l'aide d'un Transmuteur Grognon de Bluxte, de différents informateurs à l'espérance de vie réduite et de la conduite sportive de S'Traks, un "pilote" de "limouzinge", véhicule qui sera à l'origine du taxi volant de Korben Dallas dans Le Cinquième Élément  de Luc Besson auquel ont collaboré Mézières et Giraud/Moebius !

    Mais il y a aussi des antagonistes dans cet album notamment Na-Zultra, une femme dont le maquillage rappelle le groupe de hard-rock Kiss et qui manie un Crétiniseur de Phoum, une sorte de fouet dont le tournoiement dans l'air hypnotise les foules !

    Comme dans tout bon album de Valérian, il y a une morale et une leçon à tirer de ce récit ! On s'aperçoit au terme de l'histoire que le pouvoir est en faite vacant et que les habitants de Rubanis sont menés par el bout du nez par ce qui ressemble à notre télévision contemporaine ! Gavés par des programmes débiles, les gens se sont dessaisis de leurs responsabilités ! Valérian et Laureline vont faire bouger le statu quo et un personnage inattendu va émerger et prendre le contrôle de ce monde !

    Mais ça, à la limite nos héros s'en fichent car ils repartent vers de nouvelles aventures riches à millions et avec un vaisseau de nouveau en parfait état de marche !

    A bientôt !

    PS : Je tiens à remercier mes lecteurs car ai dépassé désormais depuis quelques jours les 12.000 visiteurs cumulés sur mes Skyblogs ! Merci à tous !


    votre commentaire
  • Lucky Luke a exercé de nombreux métiers dans l'Ouest sauvage, au cours de ses aventures : gardien de troupeau, shérif, agent du gouvernement... Cette fois-ci, il devient saltimbanque dans "Western Circus", la cinquante-cinquième histoire de notre cow-boy solitaire, scénarisée par Goscinny et dessinée par Morris et paru en 1970.

    L'histoire commence sur les chapeaux de roues lorsque Luke et Jolly Jumper croisent un éléphant au détour d'une poursuite avec les indiens ! L'étrange pachyderme appartient à Eramus Mulligan, directeur du Western Circus et un peu trop porté sur la boisson ! Très vite, notre héros est présenté à toute la troupe et on voit là encore le talent de Goscinny pour composer de surprenantes galeries de personnages ! On a la famille de Mulligan : Vanessa, sa femme, trapéziste,  Daphné, sa fille, cavalière et lanceuse de couteaux et  Zip Kilroy son gendre, et clown de son état ! A cela s'ajoute une ménagerie ! Andy l'éléphant d'Inde,  Nelson, le vieux lion buveur de potages, une mule et deux chevaux savants, surpassés seulement par Jolly Jumper ! Lucky Luke a même droit à une réprésentation !

    La troupe ainsi que Luke se dirigent vers Coyote City, ville tenue par Corduroy Zilch qui y possèdent tout ! Luke s'y rends pour participer au rodéo annuel organisé par le notable ! Mais évidemment, Zilchne va pas supporter la présence du Western Circus, qui lui fait concurrence, dans sa ville, malgré l'évidente sympathie - et peut-être pour ça - que la population éprouve vite pour la troupe d'Erasmus ! Il ira jusqu'à engager un tueur à gages,  Rattlesnake Joe, nouvelle version de Phil Defer et qui ratera littéralement "un éléphant dans un couloir" !

    On a toute la succession de gags habituels partant de situations rocambolesques et tirant partie du caractère des personnages ! Zilch semble avoir le mot de la fin en parvenant à faire incendier le chapiteau par les indiens ! Mais Luke a alors l'idée d'inscrire toute la troupe au rodéo et nos artistes en profitent pour transformer l'événement en la représentation qui leur attirera succès et gloire !

    Car un certain homme de spectacle français, Monsieur Framboise, est venu, invité par Zilch, assister au rodéo et est emballé par le cirque ! On a donc un "happy end" où Mulligan, Zilch et les indiens s'associent pour une prestigieuse tournée en Europe à la façon du cirque de Buffalo Bill ! Cet album se fonde sur une réalité historique, la difficulté des cirques, en vogue à l'Est des Etats-Unis à partir de 1840 à s'imposer à l'Ouest face aux spectacles traditionnels que sont les rodéos !

    C'est encore une fois un excellent album, à l'humour très fin, bien pensé et qui fait mouche ! Petit détail qui assure la continuité de la série, on retrouve Lulu Carabine, la meneuse de revue, aperçue dans "Dalton City" dont on nous dit que Joe Dalton s'est épris un jour !

    Au rang des références, Erasmus Mulligan est croqué physiquement d'après un acteur du muet qu'on a bien oublié depuis, un certain W.C Fields !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La Trilogie de la "Massacrologie" de Deadpool se termine avec l'ultime volet intitulé "Deadpool massacre Deadpool" toujours scénarisé par Cullen Bunn !

    Précédemment, le mercenaire déjanté d'un univers parallèle avait encore plus pété les plombs et s'était rendu compte que l'Univers Marvel était un univers de fiction ! Notre héros est en effet connu pour briser le Quatrième Mur et pour proférer des vérités méta-textuelles ! Après avoir assassiné tous les super-héros classiques puis la archétypes de l'Idéavers, ce "méchant" Deadpool en vient à la conclusion que c'est lui-même qui est à l'origine de tout et il décide de tuer toutes ses propres versions alternatives ! C'est donc encore l'occasion d'un "méga-délire" pour Cullen Bunn !

    Ce Deadpool alternatif va donc réunir tous ses homologues démoniaques et se lancer dans une guerre contre le Deadpool Corps et le Deadpool "principal", celui de la Terre-616 ! Deux camps vont s'affronter et on aura tout un panel de Deadpool tous plus improbables les uns que les autres, issus de l'esprit d'un "scénariste malade" !

    On aura ainsi Lady Deadpool, Kidpool, Dogpool, Pandapool, Deadpool Duck, D.E.A.D.P.O.O.L., Deadpool Dinosaure, Motorpool ou encore Galactuspool ! Tous ce beau monde s'affronte dans un déluge de violence et de tripailles dont l'humour et l'ironie ne sont pas absente - pour désamorcer la violence au premier degré ! Finalement, notre Deadpool "officiel" résous le problème et le méchant" Deadpool que l'on suivait depuis "Deadpool massacre Marvel" est éliminé ! Mais le Deadpool Corps est aussi éradiqué au passage et une autre Storyline se clot avec lui !

    Le dessin est de Salva Espin !

    J'ai bien aimé ce récit - et la "massacrologie" dans son ensemble ! En fait, j'adore le concept de Multivers et la façon dont Marvel l'utilise ! Ca permets aux artistes et aux scénaristes de se "lâcher la bride" ! Un triptyque s'achève et la boucle est maintenant bouclée !

    Voilà ! Je ne manquerais pas de vous présenter bientôt d'autres récits de Deadpool - et de l'Univers Marvel de façon générale ! - car je prends toujours les collections qui vont bien chez Hachette ! Ma passion pour la Maison des Idées s'est ranimée en 2005 - après m'avoir accompagné durant toute mon enfance-  et ne m'a jamais quitté depuis !

    Je dédie ce billet à Benjamin R. alias KGBen, le gars traducteur de comics de son état que j'ai croisé à l'AFPA en 2004 et qui m'a redonné goût à ces BD américaines de qualité !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Voilà, ça fait des années que je ne vous avais plus parlé de la série de BD La Geste des Chevaliers dragons car mon ami et voisin Gautier qui me les prêtait a déménagé il y a longtemps ! La série de Ange doit compter environ 25 tomes en 2019 - sauf erreur de ma part ! - et nous reprenons où nous en étions restés, c'est à dire au Tome 14 intitulé "La Première" et réalisé toujours par le duo Ange avec un collectif de dessinateurs et d'auteurs répondant aux noms de Palma, Cossu et Sentenac car les artistes continuent de se succéder sur cette oeuvre donnant des tons différents - à l'image de ce qui se fait avec les arcs des comics US ! - sous un fil rouge et une trame générale constituée de dragons et de guerrières !

    Cette fois-ci une vieille conteuse de l'Ordre des Chevaliers dragons - toujours constitué uniquement de vierges - narre une vieille légende à trois novices ! Il s'agit pas moins de l'Histoire de "la Première", la Première Vierge qui s'est dressée contre le Premier Dragon porteur du Veill !

    On remonte donc à des temps préhistoriques avec des hommes des cavernes ! Sous la Terre, une femme, vierge et désarmée, déploie tous ses efforts pour empêcher un dragon de sortir à la surface en bouchant toutes les sorties ! Mais dehors, une tribu, guidée par un chef et un sorcier, s'établit sur ces terres, inconscientes du danger en-dessous ! Le chef possède en outre une épée de métal, détail très anachronique comme le fait remarquer une des novices !

    Dans la tribu, N'Dala, la fille du sorcier, attire l'attention du lecteur car on devine vite que ce sera elle la "Première" - techniquement la Seconde en fait ! Elle est toujours accompagnée de deux jumeaux, un "qui-parle" et l'autre "qui-ne-parle-pas" et se destine à s'unir au premier des deux !

    Mais le Veill va toucher la tribu et contaminer les corps et pire les esprits ! La femme sous la terre décide alors de forcer le destin et de conduire N'Dala vers le sien de Destin ! Une transmission de pouvoir aura alors lieu et la jeune vierge de la tribu décimée se tourne vers le dragon pour l'affronter !

    Ca reste toujours aussi efficace et "carré" dans la conduite du scénario mais un peu prévisible aussi ! Et cette série continue à accentuer son côté tragique en malmenant son Humanité ! C'est, comme en concluent la conteuse et les novices, le combat de la femme contre la bête, soit le dragon, les créatures transformées par la malédiction du Veill mais surtout pour cette femme, contre la bête en elle-même !

    A bientôt pour le Tome 15 !


    votre commentaire
  • Nous allons nous intéresser maintenant à deux héros de l'écurie Marvel, crée dans les années 1990 par Rob Liefeld, à savoir Cable, le fils de Scott Summer et Madelyne Pryor - et Deadpool  - le premier en collaboration avec Louise Simonson et le second avec l'aide de Fabian Nicieza !

    Mais les séries solo de ces deux super-héros atypiques voient progressivement leur succès décliner au fil du temps ! L'idée vient alors de les réunir dans une série en duo en 2004, la bien-nommée "Cable & Deadpool" - pensée en arc de 6 numéros et qui comportera 50 occurences au total ! C'est Fabian Nicieza qui est à la tâche !

    A priori, associer ces deux personnages semblait assez incongru car d'une part, même si elle est assez violente, la série sur Deadpool va largement du côté de l'humour - noir ! - et mets en charpie le Quatrième Mur - la limite entre récit et lecteur ! D'autre part, les aventures de Cable s'inscrivent plus dans un ton tragique ! Néanmoins la "sauce" prends et la série rencontre le succès !

    Le premier récit - des issues #1 à 6 - s'intitule "Le  Culte de la Personnalité" et nous conduit en France et en Allemagne ! Wade Wilson/Deadpool est recruté par l'Eglise de l'Unité - qui veut unir toute l'Humanité, abolir les différences pour mettre fin aux guerres (mais le Mal procède souvent de bonnes intentions !) et charge notre mercenaire en rouge et noir (comme chantait Jeanne Mas !) de dérober le Virus Façade aux laboratoires Sunic Pharmacopoeia, basés en Allemagne et à Singapour !

    Ce virus est en réalité une arme ! Il remodèle les visages et l’Église de l'Unité veut s'en servir pour donner des faces bleues à toute l'Humanité (pas pour en faire des Schtroumpfs ou des Na'vi mais pour gommer les "races", blancs, noirs, jaunes,...). Malheureusement, le virus n'est pas finalisé et fait fondre littéralement ceux qui se l'injectent ! Des anarchistes allemands vont le dérober mais Deadpool le récupère à la barbe de Cable et le livre à l'Eglise qu'il finit par rejoindre !

    On a une mise en parallèle dans ce récit entre les intentions de ces fanatiques religieux de l’Église de l'Unité et celles possibles de Cable ! Ces deux parties souhaitent en effet changer le monde mais le Professeur Xavier mets en garde Nathan Summer quant à ses projets !

    Cable tient ensuite un discours édifiant à Deadpool quant à l’Église de l'Unité ! Certes l'Humanité sera unie mais ce sera au prix des opinions individuelles qui font le sel de l'humain ! Il y a toujours une morale dans ces comics ! Puis Wade et Nathan, tous les deux infectés par le Virus Façade, mettent en commun le Facteur auto-guérisseur de l'un et le virus technoorganique de l'autre pour se tirer d'affaire !

    La fin du récit est assez confuse et n'en ai pas saisi toutes les applications ! Cable affronte le super-vilain Lansky, fait de lumière, à Singapour et déploie le Virus de Sunic à son propre compte sur la planète, contrôle cette souche puis l'annihile pour se poser en Sauveur face à l'Humanité ! Ne s'agit-il pas là d'une manipulation de sa part !? Je me demande bien dans quelle direction va partir la série par la suite et vous en parlerais en temps voulu lorsque j'aurais lu les issues suivantes !

    C'est Mark Brooks et Patrick Zircher qui se succèdent aux dessins !

    Un récit qui se lit bien mais reste assez moyen dans l'ensemble et ne m'a pas convaincu mais je ne suis pas un grand fan de Cable et surtout pas de Deadpool !

    A bientôt !

    PS : L'ai lu dans la Collection Hachette Deadpool mais l'avais déjà en album Panini Comics et l'avais "zappé" à l'époque !


    votre commentaire
  • La série Valérian et Laureline de Christin et Mézières est une série atypique, novatrice, pleine de surprises et de rebondissements et qui affiche la volonté de rompre avec les clichés de la SF tels qu'on pouvait en trouver dans les récits américains des années 1950 ! En ce sens, elle est un peu à la BD ce que Star Wars fut au cinéma !

    Le tome 14 s'intitule "Les Armes vivantes", titre étonnant lorsque l'on sait que Jean-Claude Mézières garde un mauvais souvenir de son service militaire ! Explications !...

    Nos deux agents spatio-temporels, suite à l'"effacement" du continuum espace-temps de Galaxity, sont devenus des '"clodos de l'espace" ! Leur vaisseau spatial, en l'absence d'un service de maintenance, commence à connaître de sérieuses avaries ! Ils atterrissent en catastrophe sur la planète Blopik où Valérian doit effectuer une livraison, négociée par un marchand d'armes Katoubien, auprès d'une tribu d'indigènes blopikiens à l'allure de centaures un peu idiots !

    Nos deux héros tombent en chemin sur une troupe de sympathiques artistes ambulants ! Il y a Brittibrit, un transformiste,  Doum A'Goum, un colosse vert qui se nourrit de pierres et Yfisania, une espèce de succube/incube qui possède les gens ! Ces trois-là sont en fait bien plus que des saltimbanques ! En effet, à leur insu, en raison de leurs capacités extraordinaires, ce sont des "armes vivantes" !

    Et le seigneur Blopikien Rompf compte bien faire un bon usage de ce trio, lui qui se pique de philosophie en déclarant vouloir "faire la guerre à la guerre" ! Blopik est en effet traversée par d'incessants conflits dans un décor qui évoque un peu les récits de western tel qu'on en trouve dans la série Blueberry de Jean Giraud !

    Mais ce n'est pas tout, car Valérian transporte dans une valise un Schniarfeur de Brown, un être crachant et jurant, absolument insupportable, la quatrième "arme vivante", né sur une planète hostile et qui "devient un amour" dès qu'on lui enlève sa glande chabounale ! La magie de la série Valérian, ce sont aussi des créatures improbables et à mille lieux du cliché de l'alien hostile qu'on doit exterminer !

    Nos héros accompagnés des trois artistes et du Schniarfeur, finissent par quitter Blopik et se retrouvent sur Terre à la fin du XXème siècle où ils retrouvent leur contact Monsieur Albert et constituent un cirque en Russie qui rencontre un vif succès ! Personne ne semble s'étonner de la nature alien de ces artistes, peut-être trop envoûtés par la magnifique mini-tenue de scène de la jolie Laureline qui présente le spectacle !

    Comme toujours avec ces albums, c'est un concentré d'aventures, d'exotisme et d'humour souvent absurde ! On aime toujours autant !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Parlons maintenant, pour ce qui est le centième billet taggué "Marvel" sur ce blog, du Tome 6 de la Collection Hachette consacrée aux plus grand héros de la Maison des Idées, à savoir cette fois-ci Iron Man !

    Le personnage du milliardaire Tony Stark a été crée en 1963 dans l'issue #39 de Tales of Suspense où Stan Lee (R.I.P.) prenait une fois de plus le public à contrepied avec un héros qui avait tout pour être impopulaire : un vendeur d'armes ! Mais le génial scénariste - "The Man" - avait eu la bonne idée de doter son play-boy de défauts qui le rendirent vite attachant, en particulier auprès de la gente féminine ! Plus récemment, en 2008, Tony Stark et son alter-ego Iron Man seront la première pierre du Marvel Cinematic Universe (MCU) !

    Le récit principal de ce Tome 6 est une histoire du début des années 2000 - tirée du Volume 3 des aventures du héros - et qui se nomme "L'Homme au Masque de Fer" - en cinq parties (issues #26 à 30), scénarisée par Joe Quesada, appelé par la suite à devenir l'éditeur en chef de Marvel à la fin de ces mêmes années 2000 C'est dessiné par plusieurs artistes : Sean Chen, Alitha Martinez et Rob Hunter !

    On peut voir ce récit comme une énième version du Mythe de Frankenstein ! Alors qu'il combat le vilain Whiplash, et est touché par la foudre, l'Intelligence Artificielle de l'armure de Tony prends vie ! On sait que plus récemment, dans les années 2010, Stark a doté son armure d'I.A. de plus en plus performantes et sous contrôle calquées sur la personnalité de Jarvis ou de Pepper Potts !

    Les récits du Vengeur doré peuvent être considérés comme à la pointe du transhumanisme (comme le montrera aussi plus tard le récit "Extremis", repris dans le film Iron Man 3 !). Ici, Tony va avoir fort à partir avec cette I.A. qui s'accroche à l'existence et souhaite devenir un Avengers ! Mais le seul Avenger, c'est Tony Stark, même sans l'armure !

    Pour tout ce qui a trait aux I.A. et au transhumanisme, je vous renvoie à mes articles sur Le Mythe de la Singularité et sur le livre de Luc Ferry sur le sujet - sur ce blog !

    Le récit mets un peu de temps à se mettre en place - et comme il n'est qu'un arc dans une trame plus étendue, des éléments sont laissés en suspends, comme les "Fils de Yinsen", ou le cas de Donahue ! On voit que la vie sentimentale de "Tête de Fer" n'est pas de tout repos, notamment ici avec mademoiselle Rumiko Fujikawa ! L'intrigue est d'ailleurs peut-être un peu longue à se mettre en place mais à un moment donné, le récit part en vrille avec la révélation de l'identité secrète d'Iron Man et l'exécution consécutive de tous ses proches par le Mandarin !... Rassurez-vous, une astuce scénaristique rétablit le statu-quo !

    Finalement, si l'Armure devenu "vivante" et autonome grâce à l'I.A. conserve les pires traits de caractère de son concepteur, c'est "l'esprit de sacrifice" de celui-ci aussi présente en elle qui lui sera fatale ! Cet esprit de sacrifice qui fait l'Avenger et dont Tony pensait à tort la machine dépourvue ! Comme dans le Mythe de Frankenstein, la Création se rebelle et se révèle finalement plus humaine !

    Une histoire assez démonstrative et édifiante au final et bien menée au bout du compte ! Le dessin est lui assez nerveux !

    A bientôt pour le Tome 7 Hachette-Collection - sur Captain America - et pour la critique d'Avengers : Endgame, l'événement de fin avril 2019 !


    votre commentaire
  • En 1969, paraît le trente-cinquième épisode de la série Lucky Luke - la vingt-sixième histoire du cow-boy solitaire dont Goscinny est le scénariste - après une prépublication dans Pilote - "Le Journal d'Astérix et Obélix" ! Cet album, c'est "Jesse James" !

    On savait déjà que Morris et Goscinny aiment se documenter pour les aventures de leur héros de l'Ouest ! Pour "Jesse James", il se sont inspiré de l'histoire véridique d'un bandit de l'Ouest, Jesse James, son frère Franck, féru de Shakespeare, et leurs cousins, les Frères Younger - dont on ne retrouve que le benêt Cole dans l'album. Jesse James se prenait pour un Robin des Bois de l'Ouest, volant aux riches pour donner aux pauvres ! En vérité, ce coyote gardait tout l'argent pour lui et sa bande !

    L'album reprends des éléments historiques comme la traque du bandit par l'Agence Pinkerton, sa mise en fuite par une troupe d'habitants du Far-West, ici ceux de Nothing Gulch, dans le final du récit ! Dans le vraie vie, Jesse James fut abattu par un de ses comparses alors qu'il dépoussiérait un tableau ! Il était devenu cependant très populaire suite au décès de son jeune frère de 8 ans, à la suite d'une opération de police qui avait mal tourné !

    Jesse James n'est pourtant pas nouveau dans les aventures de Lucky Luke et il apparait ponctuellement dans plusieurs album précédents et une fois pas la suite, notamment dans  "Lucky Luke contre Joss Jamon" ou "Billy the Kid" !

    Dans cet album, Goscinny se moque de la légende de notre bandit, un "Robin des Bois" en cercle/circuit fermé ! Le bandit va vouloir se montrer plus malin que Lucky Luke en s'attirant les bonnes grâces de la population pour duper notre héros qui les tient à l'oeil ! Puis, les hors-la-loi passent à l'action !

    Un fait important dans ce récit est que Jolly Jumper est mis en avant comme jamais ! Le scénariste mets en avant les nombreuses capacités hors-normes de la monture du héros, capable de fumer une cigarette, d'aller chez le maréchal-ferrant tout seul ou de jouer aux échecs !

    Les habitants de l'Ouest sont une fois de plus tournés en ridicule ! Les habitants de Nothing Gulch, au Texas, se montrent particulièrement lâches ! De vrais "foies jaunes" ! Mais à la fin, et cela n'arrive pas si souvent, ils se ressaisissent !

    Un album de bonne facture avec une recette désormais éprouvée ! Tout ceci se lit avec grand plaisir !

    A bientôt !


    1 commentaire
  • On retrouve la deuxième saison - ou "Deuxième Cycle" - des aventures de Jason Mac Lane alias XIII, toujours aux prises avec la Fondation aux ramifications tentaculaires et qui a décidé de se réfugier en France chez le Marquis du Préseau et sa chère compagne, l'ancienne SPAD Betty ! Ce Tome 21, intitulé "L'Appât" s'annonce riche en surprises comme à l'habitude !

    Les héros de cette série, on le sait, on d'indéfectibles liens entre eux et viennent aux secours les uns des autres ! C'est ainsi que la Fondation décide de pièger le Colonel Jones à la frontière de l'Afghanistan, dans les montagnes du Banichistan, une zone de non-droit contrôlée par les Talibans et les brigands ! Avec l'aide des agents de sécurité de USafe, la jeune militaire afro-américaine est kidnappée avec un Sénateur américain, quelques soldats et des civils par ces barbares dont les décapitations scénarisées d'Occidentaux sont encore dans toutes les mémoires !

    A côté de cela, on assiste aux obsèques de Big Joe et Steve, deux pécheurs de homards d'une petite ville côtière assassinés dans le tome précédent par Julianne, la dangereuse albinos qui voue une haine féroce à XIII depuis qu'il l'a défigurée ! Sur ces entrefaits, un nouvel acteur entre en scène, un "gangster" du nom de Little Joe, réfugié et revenu du Canada, frère cadet de Big Joe ! Ce type va interférer dans l'enquête du FBI et de la Fondation en se mettant lui aussi sur la piste de Mac Lane et ses amis !

    Betty va fournir une grande aide à XIII dans ce tome en allant récupérer un journal intime du père de celui-ci ainsi qu'une puce mémoriel sur le collier du chat de Jim Drake, l'ami d'enfance lui aussi assassiné au cours du Tome 20, qui cache un secret sur le Mayflower, les Pères Pèlerins et les origines de la Fondation ! Betty, la rousse vénéneuse, n'a pas oublié sa formation de SPAD et enverra ad patres quelques tueurs à gages et autres exécutants !

    De son côté Jason rejoint le général Ben Carrington pour tenter de délivrer Jones et les otages ! Ils tombent en réalité tous dans un piège tendu par Julianne et la Fondation avec Jones comme appât ! Un dernier retournement de situation - qui montre que les méchants de cette histoire sont décidément infiltrés partout ! - et nos trois héros, Jason Mac Lane, Carrington et Jones se retrouvent tous prisonniers !

    La Fondation est vraiment un adversaire redoutable pour nos personnages, encore plus que ne l'était Sheridan, pourtant déjà Président des Etats-Unis ! Quels projets nourrit cette organisation pour XIII ? Nous le découvrirons dans les prochains tomes !

    Le scénario est toujours aussi prenant malgré quelques temps morts - toute la partie avec Little Joe est un peu inutile à mon avis, à voir ce que cela va donner, comment cela va être utilisé par la suite ? On a en effet très envie de connaître la suite car Yves Sente laisse encore trop de question en suspens ! Mais la série XIII a toujours su ménager ses effets et ses révélations, les distillant toujours petit à petit avec les coups de théâtre et autres twists et retournements de situation !

    Au niveau de l'illustration, Jigounov fournit un dessin très soigné, très détaillé, très précis autant dans les personnages les décors ou les véhicules ! On peut aussi saluer le travail de la coloriste, Bérengère Marquebreucq !

    Bref, toujours une excellente série !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • L'héritage d'Alix se poursuit et de nouvelles histoires paraissent régulièrement après le décès de son créateur, le très érudit Jacques Martin ! Ainsi, de nouveaux albums viennent grossir la série principale Les Aventures d'Alix - mais on sait que Valérie Mangin s'est par ailleurs lancée dans le récit de la vie d'un Alix vieillissant et devenu sénateur romain !

    La famille Martin a donné toute sa confiance au scénariste Marc Bourgne et au dessinateur Laurent Libessart pour partir dans une direction opposée et cette fois-ci nous narrer les événements de l'enfance du jeune Gaulois dans la nouvelle série Alix Origines dont le tome 1 vient de paraitre en ce début 2019 ! Notre héros est cette fois âgé de 7 ans - et cela ne nous laisse pas une fenêtre très large car Alix doit avoir dans les 14 ans dans l'album "Alix l'Intrépide" qui inaugure la série historique en 1948.

    Pour tout vous dire, j'avais quelques inquiétudes avec cette nouvelle série, craignant de tomber sur des histoires par trop enfantines voire un peu "gnan-gnan" ! Mes doutes se sont vite dissipés à la lecture du tome 1 : "L'enfance d'un Gaulois" - avec un récit qui appelle un tome 2 qui s'intitulera "Le Peuple du Feu".

    On est au début de la Guerre des Gaules ! Les peuples gaulois, dont les Eduens, le peuple d'Alix, sont menacés par l'invasion des Helvètes (qui ont brûlé leurs propres maisons pour ne pas reculer !). Les dignitaires du pays, réunis en assemblée, hésitent à demander l'aide des Romains - aide que ceux-ci leur avaient refusée trois ans auparavant lors d'une invasion des Germains ! Ils craignent, comme Astorix, le père de notre jeune héros, que Rome - et Jules César - ne s'installent définitivement en Gaule en contrepartie ! A raison, comme l'Histoire le prouvera ! On est en 58 avant J.-C.

    Ca c'est pour la Grande Histoire et le contexte ! On suit évidemment le jeune Alix qu'on envoie se former chez son oncle ! On découvre sa famille, Astorix son père donc et aussi sa mère Myrdinna et sa sœur Alexia qui ne sont apparues dans la série mère que tardivement, dans les années 2000 - en particulier dans l'album "C'était à Khorsabad" !

    Le plus de cet album, outre le dessin modernisé, est le grand respect des réalités historiques, tout en tenant compte au plus près des dernières découvertes archéologiques ! Il s'agit de "montrer les prémices de la Guerre des Gaules, de révéler des informations sur la famille d'Alix et ses premières années (conformément aux notes parcellaires de Martin sur le sujet) tout en restant distrayant afin/et de toucher autant le jeune public que le vieil afficionados de l’œuvre originelle de Martin" !

    On sait, dès les premiers albums de la série d'origine qu'Astorix a été trahi par son second Aldéric et que sa famille a été vendue comme esclave ! Ici, cette partie de l'intrigue commence à se mettre en place !

    En conclusion, je dirais que ce premier tome est une bonne surprise et annonce une série de qualité, mais plutôt destinée aux adolescents ! Les aventures du jeune Alix n'auront jamais eu autant le vent en poupe et sut se renouveler avec brio ! J'ai hâte de lire la suite !

    Pour infos, en 2018, on a fêté les 70 ans d'Alix !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Deapool est un peu à part parmi les super-héros Marvel ! En effet, parcequ'il brise régulièrement la loi du Quatrième Mur (la barrière entre la fiction et le lecteur), il permets une interrogation métatextuelle sur ce qu'est le genre super-héroïque dans les comics. Il est de plus dans l'ultraviolence - ce qui tranche avec l'humour du propos (mais l'humour désamorce la violence) !

    Hachette-Collection lance une nouvelle série de BD Deadpool qui se veut une Intégrale ! J'ai eu eu plaisir de lire les  deux mini-séries Deadpool massacre Marvel et Deadpool massacre les Classiques ! Des récits qui dépotent !

    Dans Deadpool massacre Marvel, notre héros bascule du Côté Obscur ! On sait que Wade Wilson est un peu dérangé dans son ciboulot mais dans ce récit, il vire carrément totalement cinglé ! En effet, Psycho-Man, un méchant du Microvers qui manipule les esprits, grille les neurones à notre mercenaire. Il en résulte que celui-ci se mets en devoir de dessouder tous les super-héros et super-vilains de l'Univers Marvel !

    On a là une interrogation sur le genre ! On part du constat que les super-héros ne meurent jamais et quand ils meurent, il finissent, à l'image de Christs modernes, par ressusciter ! Deadpool s'en est rendu-compte et décide de briser la chaine de la Continuité ! Les 4 Fantastiques y passent, les Avengers, Spider-Man, Hulk etc,... Seul le Maître de Corvée va tenter de stopper Wade, ses services loués par les veuves et les parentes des super-héros derrière Tante May !

    C'est tragique et drôle à la fois ! Le mythe des super-héros est ecorné et cette fois-ci, ceux-ci ne sont plus invincibles ! Deadpool fait preuve d'une inventivité folle pour annihiler nos héros ! C'est assez grand-guignol ! Mais ceci ne résouds pas le problème !

    Car l'Univers Marvel est un Multivers et tout ceci ne se passe pas sur la Terre- 616, la Terre principale où se déroulent les aventures mensuelles de nos héros ! Deadpool passe alors d'une Dimension à une autre mais la tâche semble infini ! Il est alors décidé que la source du problème vient des Classiques, ces personnages du patrimoine littéraire dont Stan Lee se serait inspiré pour créer ses héros !

    Dans Deadpool massacre les Classiques,  Wade Wilson se rends dans le Monde Des Idées, l'IdéaVerse, cher à Platon pour buter les Classiques ! Cette fois, vont y passer Moby Dick, Tom Sawyer, Don Quichotte, Pinocchio, les Quatre Filles du Docteur March, Gregor Samsa, les Trois Mousquetaires, Dorian Gray, le Capitaine Némo, le Docteur Frankenstein, le Cavalier Sans-Tête, Mowgli... Pauvre littérature !

    Seul Sherlock Holmes a conscience de la menace et rassemble de fines lames - parmi lesquelles Mulan ou Beowulf - pour contrer Deadpool !

    Vous aurez compris que c'est hautement sarcastique, assez cruel, mais jouissif ! Deadpool  déploie tous ses efforts pour atteindre les Créateurs et la fin du premier récit nous donne une superbe mise en abyme ! La morale serait que tous ces hérosn sont immortels et que l'écurie Marvel est logée à la même enseigne que nos Classiques ! Les héros et archétypes modernes !

    Les deux histoires sont scénarisées par Cullen Bunn, la première dessinée par Dalibor Talajic et la seconde par Matteo Lolli !

    Ces deux récits seront complétés par une troisième histoire, Deadpool massacre Deadpool où il s'attaquera à ses propres multiples incarnations dans le Multivers !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Suite aux événements des tomes précédents, Valérian et Laureline sont orphelins de Galaxity qui a été effacée de l'espace-temps lorsque nos deux héros ont modifié la temporalité en évitant le cataclysme nucléaire ! Le treizième Tome des aventures des deux agents spatio-temporels, nommé "Sur les Frontières", exprime bien cette idée d'errance à travers son titre ! Dans les faits, ça se balade beaucoup dans ce nouveau récit  : cosmos, URSS, Tunisie, Libye, Chine, Ecosse et à nouveau cosmos !

    L'entrée en matière est un peu différentes d'à l'habitude puisque l'on suit deux extra-terrestres, Jal et Kistna, qui mènent une croisière touristique interplanétaire au milieu d'une extraordinaire galerie de voyageurs du cosmos de toutes races, sur un paquebot spatial de luxe ! Mais Jal est en réalité un terrien, sous son armure, et il violente Kistna, dans ce prélude, pour lui voler ses pouvoirs ! Il mets ensuite le cap dans une chaloupe vers la Terre ! Quels sont donc ses buts ?

    Sur Terre, Valérian et Laureline mènent des missions pour de mystérieux commanditaire appartenant aux deux blocs politiques de la Guerre froide pour éviter une catastrophe nucléaire ! Des centrales atomiques sont en effet sabotées - mention est faire de Tchernobyl - l'album date en effet de 1988 ! - des ogives nucléaires ainsi que des déchets radioactifs sont détournés ! Une fois de plus, le scénariste Christin est visionnaire puisqu'il évoque le terrorisme islamiste dans cet opus !

    Derrière ces manoeuvres visant à provoquer un Hiroshima généralisé, il y a en réalité, le mystérieux Jal ! Celui-ci n'est rien d'autres qu'un agent spatio-temporel qui, comme nos deux héros, a survécu à l'"effacement" ! Il ne souhaite rien d'autre - c'est son obsession ! - que provoquer la pluie atomique car dans la précédente boucle temporel, c'est ce désastre qui a conduit à la création de Galaxity à Point Central !

    Valérien et Laureline parviennent à ramener Jal à la raison, le déposent à Point Central - où la présence terrienne a complétement disparu ! Puis, nos deux aventuriers de l'espace partent vers de nouveaux horizons, de nouvelles "frontières" !

    A chaque Tome, Pierre Christin  parvient habilement a renouveler ses récits - aucun album ne ressemble à un autre dans la série et c'est la grande force de celle-ci ! Ici, l'intrigue oscille entre la tragédie et la comédie selon les moments ! Et Jean-Claude Mézières est évidemment toujours à la hauteur de son collègue !

    Vivement le Tome 14 !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On retrouve Robert Kirkman et Charlie Adlard pour le tome 31 de Walking Dead avec une action plus calme qu'à l'habitude mais qui prépare peut-être de futures tempête ! Ce tome s'intitule "Pourri jusqu'à l'os" !

    La Civilisation semble regagner du terrain avec ce "Nouvel Ordre Mondial" ! Rick Grimes et les communautés qu'il dirige avec ses partenaires - sur un pied d'égalité - ont été récemment mises en contact, par le biais du génial Eugène, avec la Communauté, dirigée par Pamela Milton ! Comme des alliances sont en jeu, Rick fait faire le tour des villages à la Gouverneuse qui visite donc Alexandria, puis dans ce tome le Sanctuaire, le Royaume et la Colline. Mais nos deux leaders ont un désaccord de fond !

    En effet, Rick pense qu'après l'Apocalypse, tous doivent être considérés sur un pied d'égalité ! Or la Communauté de Milton est loin d'être égalitaire et reproduit les iniquités et les injustices de l'Ancien Monde ! Rick aura aussi un désaccord avec Dwight. Ce dernier pense qu'il faut recourir à l'insurrection pour mettre fin à cette société de privilèges, Rick lui opte plutôt pour une solution réfléchie mais forcément plus lente ! Prise entre les deux, Michonne, toute heureuse d'avoir retrouvé sa fille, réendosse sa robe d'avocate pour défendre les intérêts de Pamela Milton !

    La situation se tends lorsqu'une rixe de rue oppose des "policiers" de la Communauté à des civils autour d'une histoire de tromperie de couple ! Un homme meurt puis d'autres sont plongés dans le coma ! Michonne doit alors faire preuve de talent oratoire pour faire baisser les tensions ! Elle fait cependant de mauvais choix !

    Mercer, le chef de la milice, un ancien marine, pourrait bien constituer un allié inattendu pour Grimes en se retournant contre sa patronne Milton !

    Le tome mènent évidemment son lot d'intrigues secondaires : reconversion du Sanctuaire, reconstruction de la Colline, histoire d'amour entre Mercer et Princesse, projet d'Eugène de remettre en état une locomotive, relation entre Michonne et sa fille Elodie, esseulement amoureux de Sophia, etc,... Il y en a pour tous les goûts !

    A la fin de ce tome 31, Rick commets un geste fatidique et fatal qui risque d'être lourd de conséquences ! Un nouveau conflit est-il inévitable ? Dans ce tome, cela semble en effet mal engagé !

    Nos héros ne risquent-ils pas de perdre gros, tout ce pour quoi ils ont bataillé dur jusqu'à présent ?

    Le succès du comics Walking Dead - en parallèle avec la série télé The Walking Dead - ne se déments pas, et - exploit pour une série indépendante (le comics toujours !) - approche des 200 numéros !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • J'ai découvert les albums de Léonard alors que je devais avoir 10 ans ! Le personnage de Turk et De Groot officiait par ailleurs dans les pages de Pif Gadget à cette époque, au début des années 1980. Je ne possédais alors que quatre ou cinq albums (la série n'en comptait alors en réalité pas beaucoup plus !) car la vie était chère !

    Il y a quelques années, j'achetais la série complète dans "La Collection Léonard" vendue en kiosques et Points Presse ! Chaque album - publié dans un ordre non chronologique et non numéroté - était en outre pourvu d'un petit "cahier scientifique" assez rudimentaire.

    Nous voilà déjà arrivés au Tome 8 des activités de Léonard, Tome intitulé "Coup de génie" (car chaque titre est un jeu de mots et une variation sur le mot "Génie" qui caractérise notre inventeur forcené !). On retrouve donc le savant et son disciple souffre-douleur Basile !

    On constate dans ces quelques nouveaux gags allant de une à quatre pages que les réveils du disciple sont toujours aussi mouvementés ! Il s'agit à chaque fois pour lui d'assister son maître - à ses risques et périls ! -  et de participer à l'avancée du Progrès ! De nouvelles inventions en perspective : panneaux solaires (inutiles en temps de pluie), système anti-vols, système d'ouverture automatique de porte (pour éviter quelques nouveaux bobos au pauvre Basile !). La série est toujours aussi drôle et verse volontiers dans l'humour noir et le grand-guignolesque !

    Mais quelque fois, le disciple damne le pion à Léonard que ce soit parceque c'est celui-là qui tire celui-ci du lit de manière abrupte à son tour, pour changer ou parce qu'il réalise lui-même des inventions ! Ainsi Basile invente les patins à roulettes, prenant son maitre de vitesse ou encore la planche à fabriquer des billets de banque dont Léonard ne peut contester l'utilité éminente !

    Les gags versent toujours aussi volontiers dans l'outrance ! Parfois les inventions de Léonard ne servent pas à leur but initial comme cette machine à laver le linge qui se transforme en machine à râper du fromage, ce bilboquet géant ou cette machine à faire la vaisselle tous les deux hors de contrôle !

    Parmi les gags que j'ai particulièrement aimé, il y a celui avec la machine à voyager dans le temps qui amène nos deux compères au XXème siècle et qui, par une maladresse du disciple, les piège dans une boucle temporelle ! Aussi, signalons le gag du dressage du chien du voisin, lequel animal se montre très "humain" tandis que le disciple régresse dans l'animalité !

    Pourtant, il arrive que Léonard montre quelques considérations et attentions pour son "associé" comme lorsqu'il lui prépare un gâteau d'anniversaire ! Sauf que là encore, ça tourne mal pour Basile - et ça donne le ressort comique ! On rit toujours sur les gens qui se cassent la figure comme l'avait montré le philosophe Henri Bergson dans son essai sur Le Rire  !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • L'Incroyable Hulk est un des personnages les plus populaires de l'écurie Marvel - notamment par le biais de la série-télé kitsch des années 1970 avec Bill Bixby et Lou Ferrigno ! Conçu et pensé à l"origine par Stan Lee comme un compromis entre Frankenstein et Docteur Jekyll et Mister Hyde ! De nombreux scénaristes et dessinateurs se sont succédés sur ce personnage, explorant différentes facettes de sa personnalité ! Lorsque Paul Jenkins arrive sur la série The Incredible Hulk, il tire parti de tout cet héritage et confronte notamment les différents aspects du héros, en particulier dans le court story-arc "Les Chiens de Guerre" (en sept parties tout de même !).

    Les épisodes dont je vais vous parler maintenant sont les numéros #12 à #20 du Volume 2 de The Incredible Hulk , scénarisés par Paul Jenkins et dessinés par Ron Garney. Il s'agit donc de l'arc "Les Chiens de Guerre" précédé de l'arc "Les Yeux du Serpent" !

    Le contexte : Bruce Banner vient de perdre son épouse Betty Ross, la fille du Général Thaddeus Ross - celle-ci est décédé et notre héros accuse le coup ! Pire, il apprends qu'il est atteint de sclérose latérale amyotrophique ! L'issue semble inévitable mais pire que tout, ceci entraine un péril plus grand car Hulk risque de reprendre le dessus !

    Banner se rends donc chez le docteur Angela Lipscombe, une amie de fac, neurochirurgien et psychothérapeute ! Il s'agit de confirmer la SLA et plus encore d'empêcher Hulk de ressurgir ! Angela propose alors un procédé qui permet à Bruce de rentrer en son for intérieur !

    Là Bruce Banner rencontre les différentes incarnations de Hulk qui représente des morceaux de sa psyché schizophrène : le Hulk sauvage, le professeur Hulk ou encore Joe Fixit ! Tous ensemble, ils affrontent la bête immonde qui réside en Banner, la part de Diable en lui !

    Par la suite, notre héros est confronté à un militaire retors, le Général Ryker, au centre de bien des théories du complot de l'Histoire contemporaine, un être cruel qui pratique des expérimentations mortelles sur des SDF. Celui-ci veut s'accaparer les secrets de Hulk et utilise mensonges et manipulations. Tout ceci nous amène en Zone 51 ! Les aliens sont-ils derrière tout cela ? La vérité est plus prosaïque et terre-à-terre et constitue la révélation finale !

    On notera une apparition de Doc Samson et de Nick Fury en guest-stars. Le récit se conclut sur un nouveau statut-quo : le Diable est libéré !

    Un récit qui permets donc de montrer différents aspects de Hulk et son atler-ego Banner ! J'ai lu cela dans la collection Hachette : "Les super-héros Marvel" - Tome 5 ! Je vous donne rendez-vous bientôt pour le Tome 6 et une histoire d'Iron Man !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • XIII Mystery - Tome 1 : La Mangouste - Meyer & DorisonIl est fréquent désormais, dans le monde de la BD,  qu'une série iconique se voit attribuer des séries dérivées - un peu comme pour la mode des spin-offs avec les séries-télé ! On pourrait multiplier les exemples ! On a ainsi les nombreuses séries dans le monde de Troy, Blueberry, Spirou ou Lucky Luke dont on nous raconte la jeunesse, ou au contraire Alix dont on nous relate les vieux jours...

    Jean Van Hamme est un habitué de ces procédés ! En effet, sa série Thorgal a donné lieu à toute une série de récits sur Kriss de Valnor ou sur Louve. Sa série emblématique XIII  n'y échappe pas ! Le premier cycle des aventures de l'Amnésique le plus célèbre de la BD s'étant terminé, Van Hamme et son acolyte Vance se sont accordés un répit. Mais en réalité, le second cycle était déjà en chemin et entre les deux moments, nos artistes ont décidé de produire des épisodes de "transition", qui exploreraient les chemins de traverses et dont les rênes seraient confiés à des scénaristes et des dessinateurs choisis et n'ayant pas l'habitude de travailler ensemble. Le résultat n'était pas garanti !

    La série principale XIII  compte environ une centaine de personnages dont certains ne font que des apparitions fugitives. Il s'agit de développer ces individus dans des récits annexes qui viendraient apporter un nouvel éclairage à la trame principale. Parmi ces personnages, il y a en a un particulièrement fascinant qui ouvre cette série dérivée qui s’appellera XIII Mystery. Le Tome 1 est en effet consacré à la Mangouste, assassin sous contrat particulièrement aguerri et professionnel, qui ne rate - presque ! - jamais sa cible !

    A première vue, ce personnage nous semble froid et dépourvu de sentiments, et dans cet album qui ouvre la série, le scénariste Xavier Dorison (connu notamment pour Le Troisième Testament) nous livre un récit brillant ou notre méchant fait même preuve de sentiments moraux ! On se surprendra même à prendre son parti quand on découvrira les motivations qui ont fait de lui un tueur et aussi le fait que dans l'affaire Sheridan, on a voulu le doubler ! Au dessin, on retrouve Ralph Meyer - dont le style me rappelle par moments un peu celui du grand Jean Giraud/Moebius  -  toutes proportions gardées !

    Tout commence après-guerre, en 1947, dans une Allemagne ravagée où un menuisier, Herr Weber, emploie un apprenti, le jeune Schreiner, 13 ans, et recours aux services de Hans, dit "La Mangouste", un tueur sous contrat formé dans les commandos d'élite de la Wehrmarcht et qui le débarrasse de soldats russes un peu trop autoritaires. Suite à cela, le jeune garçon part pour l'Amérique afin d'être mis à l'abri mais peu après Herr Weber est arrêté par la Stasi et son crime contre l'Armée Rouge est découvert !

    Schreiner va devoir graisser la patte de la Stasi et pour cela va se mettre sous la tutelle de Hans, lui aussi aux Etats-Unis qui va lui apprendre tous les trucs du métier de tueur et notamment l'origine de son sobriquet de "Mangouste" !

    Devenu un jeune homme puis un adulte, l'ex-apprenti menuisier devient un tueur à gages accompli et on suit son évolution. Puis, vers la fin du récit, Kim Rowland croise sa route et lui propose d'assassiner le président William Sheridan. Cet assassinat qui s'inspire fortement de celui de J.F.K. mets en jeu un second tireur comme pour Kennedy. Et notre protagoniste principal a été doublé ! Son entourage le paiera cher !

    En réalité, tout ceci nous est raconté en flashs-backs, sauf la fin qui nous ramène au début du tome 1 de la série XIIII lorsque l'Amnésique échoue sur une plage.  Celui qui va reprendre le pseudonyme de Mangouste raconte son existence à Kim Rowland au large des côtes sur un navire dont il a tué tout l'équipage de gens peu fréquentables. Puis, la Mangouste se voit proposé un contrat sur XIII à la fin !

    Ce premier tome de XIII Mystery est très surprenant ! C'est son attachement à deux figures paternelles et de mentors qui ont fait de la Mangouste ce qu'il est et cela apporte beaucoup de nuances au personnage. C'est de plus très finement exécuté et on ne peut qu'être ému à la fin de cette lecture comme Van Hamme dit qu'il le fut dans une introduction au volume en lisant/découvrant la travail des deux artistes qu'il avait désigné, Dorison et Meyer ! Le passage de flambeau le temps de cet album est donc parfaitement  réussi et cette série dérivée démarre de la meilleure des façons ! Toutefois, il est utile de bien se rappeler l'intrigue et le contexte de la série mère pour apprécier certains moments clés de ce récit hors flashs-backs !

    Bref, j'ai beaucoup apprécié cette lecture de grande qualité et il me tarde de découvrir les albums suivants ! Le Tome 2 est sur "Irina" et la série XIII Mystery  compte à ce jour - février 2019 ! - déjà 13 tomes, le dernier paru fin 2018 étant consacré à Judith Warner !

    Par la suite, Xavier Dorison et Ralph Meyer ont continué leur collaboration sur la série Undertaker !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Secret Warriors (2017) - Matthew RosenbergSecret Warriors est une série de comics publiée par Marvel qui a connu plusieurs incarnations. A l'origine, il s'agissait de Surhumains réunis par Nick Fury dans le contexte de l'event "Secret Invasion" et de la Guerre contre l'HYDRA. Déjà, dans cette première "team", on retrouvait la jeune Daisy Johnson alias Quake que les fans de la série-télé Marvel's Agents du SHIELD connaissent bien ! En 2017, la série est relancée mais ne durera que 12 numéros, faute de succès au rendez-vous, scénarisée par Matthew Rosenberg et mis en images par une brochette de dessinateurs secondaires (à ce sujet, j'aime beaucoup le style graphique de l'artiste Javier Garron !). On est cette fois dans le contexte de "Secret Empire" !

    Le dénominateur commun des deux séries est donc Daisy Johnson ! On a cette fois une équipe d'Inhumains. Lors du déroulement de "Secret Empire", l'HYDRA, menée par un Captain America maléfique, a pris le contrôle des Etats-Unis et mets les sujets de Flèche Noire et Médusa dans des camps ! De jeunes Inhumains se rassemblent et on a donc Quake, Miss Marvel (notre chère Kamala Khan !), Dante aka Enfer, Moon Girl et son Devil Dinosaur et aussi Karnak, dernier membre présent de la Famille Royale Inhumaine !

    On a trois arcs dans cette courte série : "Rebâtir le Monde", "Quand les ennuis commencent" et "Sinistre Machination". Notre équipe de héros est sur la défensive, obligée de prendre la fuite, pourchassée par les troupes de l'HYDRA menées par Mister Hyde, le père de Daisy, puis décide de contre-attaquer en délivrant les prisonniers dans les camps. Ils se lancent aussi à la recherche d'un jeune garçon, appelé Leer, qui est en fait le fils de Karnak et qui est un "Survolteur de pouvoirs" !

    Quake et ses compagnons vont croiser la route du Fauve Noir, ce McCoy d'une autre dimension ainsi que des X-Men, retranchés dans la nouvelle cité de New Tian ! Magik/Illyana Raspoutine va se joindre au groupe.

    On explore les motivations des héros et tous ne sont pas d'accord sur le moyen de parvenir à leur fin. Daisy voit-elle uniquement ses alliés comme des pions sacrifiables ? L'empathie de Miss Marvel va-t'elle lui jouer des tours ? Dante est-il trop naïf et manipulable, Karnak trop calculateur et froid ? Moon Girl saura-t'elle utiliser son intelligence phénoménale pour  surmonter les problèmes ?

    L'intrigue tourne autour des tentatives de Karnak, de Moon Girl et de Mister Sinistre de régénérer/reconstituer les Brumes Terrigènes ! Enlèvements d'enfants Inhumains, manipulations génétiques remplissent le récit qui se poursuit après la résolution de "Secret Empire" !

    Une série qui a quelques bonnes idées mais n'a pas rempli ses promesses ! On sent un potentiel bridé ! Ce qui explique sans doute que ce comics n'a pas rencontré son public. Il est intéressant pour les nouveaux personnages qu'il développe davantage dans le cadre des efforts de Marvel de ces dernières années pour renouveler le cheptel de ses super-héros !

    A bientôt !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique