• Tranquillement mais sûrement, le duo Christin et Mézières nous acheminent vers le dénouement de leur Saga Valérian qui s'annonce déjà surprenante, avec l'introduction des Wolochs, ces monolithes noirs et titanesques, incarnation du Mal Absolu et aussi hommage avoué à 2001, l'Odyssée de l'Espace  de Stanley Kubrick ! Nous en sommes en effet déjà au Tome 20 : "L'Ordre des Pierres" !

    Valérian et Laureline ont laissé leur astronef légendaire "au garage" sur Syrte, Capitale de l'Empire des Mille Planètes, aux bons soins de Jal et ils se sont embarqués pour l'Inconnu avec l'équipage de l'exploratrice "rugueuse"  Singh'a Rough'a avec d'autres compagnons tels que Rott Otto, Bras-de-Fer, Molto Cortès et le Docteur Chal'Darouine ! Durant le voyage, chacun des protagonistes décrit ce qu'il imagine trouver dans le Grand Rien !

    Très vite, la situation va dégénérer car nos héros se retrouvent confrontés aux mystérieux et énigmatiques, insondables Wolochs et leurs agents, le Triumvirat de Rubanis ! Les Wolochs ne font pas de quartiers et écrasent littéralement une grande partie de l'équipage de la capitaine Singh'a Rough'a puis réduisent son astronef en charpie !

    Le message est clair ! Il ne fait pas bon traîner dans le Grand Rien ! Et surtout, la présence d'humanoïdes n'est pas tolérée par les cruels monolithes ! Mais nos agents spatio-temporels ne sont pas près de renoncer à leur quête dont ils espèrent qu'elle les mettra sur les traces de leur chère planète Terre disparue ! Avec l'équipage d'explorateurs et avant d'être décimés, ils ont le temps d'aborder une trentaine de planètes de cette immense vide sidéral !

    Pendant ce temps, la jeune Ky-Gaï, couturière de son état, rencontrée dans le Tome précédent, le Tome 19, et accompagnée par le Schniarfeur, mènent leur petite entreprise capitaliste de fabrication de scaphandres spatiaux mais ne peuvent s'empêcher de s'inquiéter pour leurs amis, l'intrépide Valérian et la belle Laureline !
    Ils vont découvrir l'Ouvretemps, un artefact puissant - et pas utilisé au summum de ses capacités ! - de la tribu Limboz dont le monde a jadis été détruit pas les Wolochs !

    Grâce à l'Ouvretemps, "capable de montrer ce que l'on désire", Ky-Gaï et son grognon petit compagnon se portent au secours de nos héros qu'il tirent du pétrin ! A la fin, l'espoir renaît lorsque  Laureline a une vision de la Terre par le biais de l'Ouvretemps !

    La suite et la conclusion dans le Tome 21 qui s'appelle précisément "L'Ouvretemps" !

    A bientôt dans les étoiles !

    PS : Ce billet est le 100ème billet dans la sous-rubrique SF sur Overblog !


    1 commentaire
  • En Droit anglo-saxon, il est possible de faire d'un animal son héritier ,testamentaire ! Ceci fournit le pitch de départ à l'album de Lucky Luke : "L'Héritage de Rantanplan" où un certain Oggie Svenson, joueur et tricheur invétéré, propriétaire d'une immense fortune et présumé mort va tout léguer à Rantanplan "le chien le plus stupide de l'Ouest" ! De cette situation absurde de départ, Goscinny crée tout un festival de gags dont il a le secret, illustrés avec brio par Morris !

    L'action se déroule à Virginia City dans le Nevada et Rantanplan loge désormais l'Hôtel International dont il est propriétaire, protégé par Lucky Luke contre Joe Dalton ! Car en effet, Svenson a eu la mauvaise idée de faire du bandit l'héritier supplétif si le clébard venait à décéder ! On imagine alors la suite ! Pour la petite histoire, l'Hôtel International est un très grand édifice qui a réellement existé à Virginia City et tel que le dessine Morris ! C'était le premier hôtel avec ascenseur mais il a brûlé en 1914. Outre l'hôtel, Rantanplan détient des mines, des saloons et les maisons du quartier chinois !

    Mark Twain qui était alors journaliste à cette époque à Virginia City fait une apparition brève en forme de clin d'oeil dans le récit ! Le dessin de Morris est assez ressemblant aux photos qu'on a de l'écrivain et on le reconnaît facilement !

    Car la communauté chinoise nord-américaine est dépeinte avec réalisme dans cet album où Goscinny dénonce le raciste dont ce peuple a alors été victime ! On a fait venir les Chinois en nombre pour construire la ligne de chemin de fer du Transcontinental dès 1861, dans des conditions très difficiles. Puis par la suite, les émigrés ont batit des commerces, le cliché de la blanchisserie dans les albums de Lucky Luke et aussi le restaurant ! A Virginia City comme à San Francisco, les Chinois ont édifié leur Chinatown avec leurs sociétés secrètes. Dans le récit, comme ils sont oppressés par des loyers trop chers, ils vont fournir de l'aide aux Dalton, en les cachant notamment, pour éliminer Rantanplan ! En réalité, tout ceci part d'un malentendu !

    Les animaux sont aussi à l'honneur dans cet album : Gouttière, le chat "au caractère difficile", Oreilles, l'âne du prospecteur. Goscinny a crée à l'origine Rantanplan en réaction au personnage de Rintintin, chien qui sait tout faire, même ouvrir des boites de conserve avec ses pattes (ce qui en devient ridicule !), icône canine qui énervait le scénariste de Lucky Luke et Astérix !

    Evidemment, dans le récit, Rantanplan ne comprend, comme toujours, rien à la situation, imaginant que Joe Dalton qu'il garde au pénitencier est son maître et qu'on veut le séparer de lui ! Ca donne lieu a pas mal de gags !

    Tout rentre dans l'ordre quand il s'avère qu'Oggie Svenson n'est pas mort ! Lucky Luke lui suggère alors de ne plus faire de testament farfelu et de revoir les loyers des Chinois .

    Un très bon album comme d'habitude ! Par la suite, Rantanplan aura droit à sa propre série d'albums, de gags en une page, d'une vingtaine de titres à ce jour ! Orthographié à l'origine "Ran-Tan-Plan", puis "Ran Tan Plan", le nom du cabot deviendra définitivement "Rantanplan" en 1987 !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On retrouve le deuxième cycle des aventures du plus célèbre amnésique de la BD, Jason Mac Lane ou XIII dans une machination encore plus énorme que "la Conspiration des XX" puisqu'elle remet en question la Fondation de l'Amérique par les Pères Pèlerins !

    Abordons ce Tome 22 intitulé " Retour à Greenfalls" - scénarisé par Yves Sente et dessiné par Youri Jigounov - et qui commence par un drame ! Jason Mac Lane, le Major Jones et le Général Carrington sont tombés dans un pièce lors du Tome précédent "L'Appat" et sont dètenus en Afghanistan ! La Fondation Mayfloyer espère sous-tirer un secret à notre héros et pour être sûr que XIII collabore, provoque un massacre d'innocents gamins dans un bus scolaire à Harrisville dans le Mississippi !

    Contraint et forcé, Mac Lane collabore et est rapatrié clandestinement - avec toutes les relations de la puissante Fondation - aux Etats-Unis puis amené dans  la clinique Wahsburne où la psychiatre Suzanne Levinson va utiliser l'hypnose pour tenter de raviver sa mémoire enfouie.

    Pendant ce temps Betty Barnowsky mène sa propre enquête et la rousse piquante est sur la trace du parrain de Mac Lane et d'un Indien dénommé "Trois Sources" qui protègent un ancien document juridique.

    La mystérieuse présidente de la Fondation Mayflower révèle à Jason qu'en réalité, il y avait deux groupes d'émigrés à bord du Mayflower, les ancêtres de la présidente, des puritains hollandais, et les ancêtres de Mac Lane, un groupe d'aventuriers anglais. L'entente n'était pas parfait entre les deux groupes qui une fois en Amérique signèrent un contrat d'entente et de partage des ressources de la colonie pour quatre siècles ! Mais les aventuriers firent signer un acte de renonciation aux puritains et cachèrent le document ! Ce sont ces papiers que la Fondation recherche pour revendiquer ses droits !

    Jason Mac Lane est donc le dernier descendant d'une des branches de colons mais en réalité d'un troisième groupe, la Branche 3 !

    Pendant ce temps, Betty retrouve la trace de David Rigby et de la pharmacienne Judith Warner et se pointe à Greenfalls et dans l'ancien chalet abandonné de trois sources ! Elle suit la piste jusqu'aux documents tandis que le docteur Levinson parvient à réveiller des souvenirs chez notre amnésique !

    La mystérieuse "Julianne" et son acolyte interceptent Betty, qui s'est faite interpellée par le shérif local, en se faisant passer pour des agents du FBi et, accompagnés de Betty et de Jason, les deux exécutants de la Fondation tentent de remonter jusqu'à" "Trois Sources". Nos deux héros parviennent à neutraliser temporairement leurs géoliers et gardes-chiourme et XIII retrouve l'indien qui, avant de décéder du fait de bikers revanchards et racistes, lui révèle quelques maigres secrets, lui confie un dessin et lui indique la piste suivante ! Pendant ce temps, Julianne a retrouvé ses esprits et blesse d'une balle au ventre Betty avant de prendre la fuite à l'arrivée du vrai FBI ! Le Tome 22 se conclut sur Jason encore dans la nature et la dernière image sur Betty sur la table d'opération entre la vie et la mort !

    Un scénario toujours aussi complexe et élaboré, un dessin somptueux et détaillé, et j'avoue qu'il n'est pas toujours évident de se rappeler tous les détails de l'intrigue quand, comme moi, on lit un tome tous les 6 mois ! Des relectures s'imposent donc ! La série révèle une dimension didactique, nous délivrant des leçons d'Histoire revisitées par la pure fiction ! On a hâte de lire la suite !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Retrouvons Conan le Cimmérien dans le Tome 6 de The Savage Sword of Conan, chez Hachette-Collection ! Cette fois-ci, ce sont les issues #15 à 18 de la série régulière soit un premier récit "Le Démon de Fer" puis les trois premières parties d'un long récit qui se continuera sur le Tome 7. En bonus, une adaptation illustrée d'un essai de Robert E. Howard sur l'Âge Hyboréen et un article sur "Les Amazones de Conan" !

    Dans "Le Démon de Fer", Conan dirige une horde de pillards Kozaki près de la Mer Intérieure du Vilayet.  Le Roi Yesdigerd de Turan pris son vassal le Seigneur de Khawarizm, Jehungir Aga, d'en finir avec le barbare. Pour cela, le noble va se servir d'Octavia , une jolie esclave némédienne qui a plu au Cimmérien pour l'attirer seul sur l'île de Xapur, inaccessible et cernée de falaises et le tuer avec sa troupe d'hommes de main.

    Mais ce que Jehungir Aga ignore, c'est qu'un pécheur a réveillé par erreur un Ancien Mal Ce Mal, c'est Khosatra Khel, une entité difforme qui a pris l'apparence d'un géant de fer jadis et a bâti sur Xapur une puissante civilisation, depuis retombée à l'état de ruines ! Réveillé, ce "démon de fer" réinstaure sa cité, peuplé de fantômes qui somnolent tout le jour et agissent la nuit ! Conan va donc devoir affronter à la fois Khosatra Khel qui semble indestructible et Jehungir Aga, si il veut sauver sa vie et celle d'Octavia !

    Finalement, le"démon de fer" va occire toute la troupe du dirigeant de Khawarizm et Conan vaincra ce monstre avec un poignard enchanté et tuera aussi celui qui lui a tendu le piège ! Il terrassera aussi un ophidien géant !

    Le récit suivant est constitué de trois issues, à savoir "Les Hommes du Cercle Noir", "La Route de Yimsha" et "La Bataille des Tours". Bhunda Chand, le Roi de Vendhya se meurt, victime d'un sortilège des sorciers de Yimsha,  en réalité par le biais de Khemsa, un de leurs élèves au service de Kherim Shah.

    La soeur du roi, la devi Yasmina, n' a d'autres choix que de "suicider" son frère pour ne pas que l'âme de celui-ci soit aspirée par des démons, suite au sortilège. Elle jure de se venger et se rend dans la province du  Peshkhauri, dirigé par le gouverneur Chunder Shan qui détient dans ses geôles sept hommes faisant partie de la horde des Afghulis, dirigé là encore par Conan (qui a dirigé de nombreux groupes de pillards décidément durant sa vie, avant de devenir roi !). Yasmina souhaite engager Conan pour occire les sorciers de Yimsha. Elle est accompagnée de sa suivante Gitara, qui est en réalité la maîtresse de Khemsa.

    Mais les choses se précipitent et Conan arrive sur ces entrefaits et enlève Yasmina espérant en faire une monnaie d'échange contre les sept Afghulis prisonniers. Il prend la fuite avec elle tandis que Khemsa tue avec sa magie les prisonniers !

    Dans les montagnes, Conan rencontre les nomades Wazulis, menés par Yar Afzal qui a une dette envers Conan et va donc l'héberger lui et sa captive ! Mais Khemsa frappe à nouveau et tue le chef des Wazulis qui décident alors d'en finir avec Conan et de le passer par le fil de l'épée !

    Conan s'échappe encore avec Yasmina sur un cheval noir, échange les vêtements de la devi avec ceux d'une paysanne pus se confronte à Khemsa et Gitara. Mais quatre sorciers de Yimsha arrivent dans un tourbillon et élimine le duo maudit, c'est à dire l'élève sorcier rebelle et sa courtisane, car il voulait prendre la place de leur maître. La quatuor repart en dépossédant Conan de Yasmina !

    La pauvre Yasmina est ensuite confrontée à l'horrible maître des sorciers de Yimsha, vieux de plusieurs millénaires, dans sa forteresse en haut d'un pic ! Conan va tout faire pour la délivrer quitte à s'associer avec Kherim Shah et sa troupe réduite. Le groupe va affronter les Hommes du Cercle Noir, mais seulement les disciples tout d'abord. Ils déjoueront chien de l'enfer, aigle meurtrier et divers pièces mais les effectifs de l'équipe de Conan se réduisent fortement à la fin de la troisième partie de ce long récit qui se poursuivra et s'achèvera donc dans le tome 7 !

    Ces quatre épisodes sont toujours scénarisés, adaptés de Howard, par Roy Thomas et dessinés par John Buscema et Alfredo Alcala. Je ne peux que saluer l'inventivité de Howard pour avoir créer des récits si pleins de surprises et de péripéties pour un personnage qui sur le papier n'est qu'un tas de muscles avec une épée ! En réalité, ça regorge d'intrigues politiques qui auraient eu leur place dans Game of Thrones !

    Pour compléter le tout, on a un récit illustré, par Walt Simonson, sur l'Âge Hyboréen, cette fois, les invasions pictes et la chute de l'Aquilonie et comment tous ces peuples sont devenus les peuples de l'Antiquité, l'Egypte, Sumer, etc... Ultime bonus, une carte sur deux pages du Monde de Conan par Tim Conrad. Et pour clore le tout, un article sur "les Amazones de Conan" au nombre de quatre : Valéria, Yasmina, Bélit et Sonia la Rousse (Red Sonia) !

    Une très belle collection avec des récits prenants, en N&B !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Lucky Luke avait déjà découvert le monde du spectacle avec le cirque d'Erasmus Milligan dans l'album "Western Circus", cette fois-ci dans un autre album, datant de 1975, "Le Cavalier Blanc"- et avant l'autre aventure "Sarah Bernhardt", notre héros de l'Ouest rencontre la troupe de théâtre itinérante de Whittaker Baltimore, qui parcourt les étendues sauvages en jouant un mélodrame de sa composition "Le Cavalier Blanc".

    Dans la troupe, outre Baltimore qui la dirige, on a la "jeune première" Gladys Whimple, Barnaby Float qui joue le méchant de service et le machiniste Francis Lusty. Là, ils se rendent à Nothing Gulch où se rend aussi Luke pour donner le prix de la vente de ses vaches à son ami Andy Devine !

    Mentionnons tout de suite le fait que pour croquer ces acteurs, Morris, sur les recommandations de Goscinny, s'est inspiré d'acteurs réels comme il fait souvent ! On a donc, pour Baltimore,  John Barrymore qui a joué dans Roméo et Juliette  de George Cukor (1936) et Twentieth Century de Howard Hawks (Train de nuit en VF, 1934) notamment, pour Float, l'inspiration vient de John Carradine acteur de westerns, et pour son rôle de vampire dans La Maison de Dracula de Erle C.Kenton (1945). Lusty, lui, a les traits de Dustin Hoffman. Enfin, Andy Devine, le pote rigolard et grassouillet de Luke est inspiré de l'autre acteur Hank Wallys, vue notamment dans L'homme qui tua Liberty Valance, film de John Ford (1962). Bonne inspiration très variée qui témoigne d'une bonne culture des deux auteurs !

    L'intrigue de la pièce tourne autour de Linda et de son petit frère qu'un méchant homme en noir menace d'enlever pour forcer la jeune fille à l'épouser mais heureusement le Cavalier Blanc arrive à temps ! Tout se passerait pour le mieux si chaque ville visitée par la troupe n'avait sa banque ou sa caisse de dépôt systématiquement dévalisée pendant la représentation ! Évidemment, Lucky Luke a très vite des soupçons mais ne peut rien prouver ! Alors il ne va plus lâcher la petite troupe !

    Baltimore va s'arranger pour faire peser les soupçons sur notre cow-boy solitaire qui échappe plusieurs fois à la pendaison ou à la prison dans ce récit ! Notre héros montre même des signes d'exaspération et même de colère comme dans les albums "Le Grand Duc", "La Guérison des Dalton" ou "L'Empereur Smith", un trait de caractère qu'on lui découvre ! Il se révèle aussi avoir le trac sur scène, ce qui est très cocasse !

    Finalement, c'est grâce à l'honnête Gladys Whimple, qui est la seule de la troupe à ne pas marcher dans la combine, que les trois autres crapules vont être démasqués et envoyés dans un célèbre pénitencier du Texas où croupissent déjà les Dalton !

    Un des ressorts comiques, historiquement véridique, est que les spectateurs de ce théâtre populaire avait souvent du mal à faire la différence entre la fiction et le réel !

    Le récit est rondement mené avec son lot de surprises, de rebondissements et de gags qui usent de plusieurs ficelles toujours renouvelées :  comique visuel, comique de répétition, ironie, situations absurdes ou décalées !... C'est comme toujours un vrai bonheur ! Avec "Le Fil qui chante", "Le Cavalier Blanc" est peut-être mon album de Lucky Luke préféré !?

    Un bon moment de lecture en ces temps de confinement ! Du grand art comme toujours ! Une valeur sûre de la BD !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Valérian et Laureline, nos deux agents spatio-temporels, semblent avoir changer de profession au début du tome 19 de leurs aventures, tome intitulé "Au bord du Grand Rien". Les voilà en effet devenus commerçants ambulants à l'extrême-limite de la civilisation, le Grand Rien, ce grand vide spatial totalement inconnu, qui ne renferme ni étoiles, ni planètes.

    Mais ces deux-là, qui ont laissé leur habituel spationef au garage, ont du mal à mener des affaires, même si le Schniarfeur bien goupillé et la petite Ky-Gaï, une humaine venue d'une usine locale de confection de scaphandres spatiaux en faillite, vont les aider. En vérité, nos deux héros sont ici pour enquêter sur le Grand Rien car ils recherchent toujours la Terre disparue et pensent qu'elle se cache dans le Grand Rien !

    Tout ceci ne plaît pas aux space-flics locaux, aux ordres des autorités de Rubanis ! Et surtout une nouvelle menace se fait jour, les mystérieux Wolochs, qui se présentent sous la forme de grand monolithes noirs (façon 2001, l'Odyssée de l'Espace) mais bien vivants ! Légèrement angoissants donc !

    Christin s'explique sur le changement de ton de la série devenue plus sombre au début des années 2000. C'est du au climat général de la société où les choses sont devenues plus embrouillées ! Fini, en effet, les Trente Glorieuses et la Conquête Spatiale du début de la série ! Désormais crises sociales, terrorismes, crises écologiques sont le lot de tous et ceci se ressent dans la BD Valérian. Toutefois, il faut nuancer car la série garde une bonne dose d'humour (femme à trois seins, créatures originales voire colériques,...).

    Valérian et Laureline enquêtent notamment auprès des Limboz, des éboueurs de l'espace venu du Grand Rien ! Ce que soupçonne aussi Valérian, c'est que le Triumvirat de Rubanis a passé un pacte avec les Wolochs ! Dans quel but ?

    A la fin du tome, nos deux compagnons d'aventures embarquent dans le vaisseau de l'exploratrice, vaillante et robuste, Singh'a Rough'a appuyée par ses deux aides, Chal'Darouine et Molto Cortés (habillé comme Corto Maltese). Ces deux aides de camp sont amenés à jouer un plus grand rôle dans le tome suivant, le tome 20, "L'Ordre des Pierres". Pendant ce temps, le Schniarfeur, convertit par ses lectures au Libéralisme et Ky-Gaï, reprennent l'usine en faillite !

    Mine de rien, on s'achemine vers la fin de la série ! Les éléments se mettent progressivement en place et la série bâtit toujours sur ce qui a précédé, avec beaucoup d'intelligence !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Nous allons maintenant parler de la série Amazing Spider-Man de 2018 à travers son arc "Chassés" ("Hunted") qui court des épisodes 16 (Prélude) et de 17 à 22 ! Peter Parker y est confronté à un de ses ennemis les plus redoutables, l'impitoyable Kraven le Chasseur !

    Kraven a mal vécu sa résurrection et a par la suite tué sa famille, à l'exception de sa fille ! Il a ensuite forcé le Maître de l’Évolution a lui fournir des clones mais un de ses fils finira par éliminer tous ses frères, se revendiquant seul héritier de Serguei Kravinoff.

    Dans "Chassés", Kraven et son fils restant s'associent au psychopathe maître des jeux, Arcade pour organiser une chasse à l'homme mortelle ! Le chasseur engage le Maitre de Corvée et la Fourmi Noire pour capturer tous les super-vilains rattachés à des animaux, des totems ! Ceux-ci seront les proies de la chasse qui doit se dérouler dans Central Park couvert d'un champ de force !

    Les organisateurs de ce plan funèbre et funeste convient toutes sortes de milliardaires, adeptes de safaris, fusils à la main, à participer à la traque. Ceci est possible par le biais de robots télécommandés à la manière de drones ! Ces machines surpuissantes vont traquer les totems !

    Spider-Man, Felicia Hardy alias la Chatte Noire, Curt Connors alias le Lézard et son fils Billy font parties de ceux qui ont été kidnappés  - ce qui donne à l'occasion quelques numéros spéciaux ! Parmi les vilains, le pauvre Gibbon subit une mort atroce, trahi par Adrian Toomes alias le Vautour qui prend la tête d'une coalition de méchants qui de proies deviennent à leurs tours chasseurs et tuent quelques milliardaires qui ne parviennent plus à couper la connexion avec les robots-drones !

    Car tel était le vrai but de Kraven, tuer quelques richards assoiffés de sang ! Ce plan ne plait pas à son fils qui finalement ira confronter Spider-Man et le tuera ! Sauf que ce n'était pas Peter Parker sous le masque ! Spidey donnera une leçon de vie à Kraven qui retiendra la leçon, comprendra le message sur ce qu'est un vrai héros,  et le dénouement peut avoir lieu !

    Un arc assez angoissant, avec des moments poignants comme la mort du Gibbon ! On se surprend à avoir de la pitié pour ces canailles de super-vilains, acculés comme des bêtes ! a la fin, l'Héritage de Kraven prend une direction nouvelle !

    Et pendant ce temps, une menace pèse sur Mary-Jane Watson ! A suivre dans les prochains numéros/issues !

    Le maître d'oeuvre de cette nouvelle série est Nick Spencer et le dessinateur principal de cet arc est Humberto Ramos - au style si reconnaissable, accompagné d'autres artistes du crayon tels  Ryan Ottley, Cory Smith ou Gerardo Sandoval !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Nous retrouvons la Collection Hachette "The Savage Sword of Conan" avec le Tome 5 qui regroupe trois récits, les issues  12 à 14 de juin à septembre 1976. Notre fier Barbare joue encore des muscles et de l'acier, souvent pour secourir des donzelles en détresse !

    Dans "Les Hantises de Castel-Pourpre", Conan chevauche vers la cité de Kizil-Bezzin, dans le Triangle entre Zamboula, Touran et les Kothin, et entre dans la ville au moment où les Zuagirs, vagabonds du désert, font une razzia. Là, il va sauver la vie de Zuleika, une ravissante esclave.

    Par la suite, Conan et Zuleika se rendent dans une ancienne forteresse kothien, Castel-Pourpre, dont le Seigneur n'est autre que Malthom de Nemedie, un ancien compagnon d'armes du Cimmérien. Celui-ci les accueille et leur raconte la légende de la crypte caché où reposeraient les restes de cent défenseurs du château, trahis jadis par un gradé/conseillé et exécuté lors d'un siège. Le château est donc bel et bien hanté même si la position de la crypte n'a jamais été découverte.

    Mais Malthom et Conan remarquent la ressemblance de Zuleika avec Corma, fille d'Aballah Bin Khor, chef nomade du désert, enlevé lors de son voyage en vue d'épouser Khelru-Shan, un autre chef puissant pour forger une alliance. Les deux amis décident d'exploiter cela et Conan va rendre visite au futur époux pour demander une rançon en échange de Zuleika qui se fera passer pour Corma.

    Khelru-Shan débarque avec son armée mais entre temps, Malthom est tombé amoureux de Zuleika/Corma et ne veut plus la livrer ! Une bataille s'ensuit durant laquelle Mordek, le conseiller de Khelru-Shan, qui n'est autre que le traître de Castel-Pourpre de jadis, kidnappe la jeune femmee. C'est alors que les fantômes du lieu vont se manifester et réclamer vengeance !

    Tout se termine bien avec l'arrivée d'Aballah Bin Kor et son armée et le mariage de Malthom et Corma, la jeune femme y ayant consenti ! A la fin du récit le doute sur la véritable identité de Zuleika/Corma subsiste (pour ma part, je pense que la jeune esclave est bien la princesse).

    Le second récit se nomme "Les Dieux de Bal-Sagoth" où Conan et un Vanir nommé Fafnir échouent sur une île brumeuse, où se trouve la civilisation et la cité de Bal-Sagoth. Là, ils secourent Kyrie, une jeune femme, également Vanir, rescapée d'un précédent naufrage et que les locaux ont pris pour Aala, leur déesse de la mer.

    Hélas Gothan le grand-prêtre a exilé Kyrie sur une île voisine, livrée à un dieu-reptile dont nos deux héros vont tirer des griffes au début du récit. Conan et Fafnir vont alors la replacer sur le trône et ce sera l'occasion pour le Barbare d'affronter Vertorix le champion de Gothan et divers autres monstres.

    Mais une prophétie annonce que la venue par la mer de deux étrangers signera un grand cataclysme et tandis que Aala décide de trahir ses deux "sauveurs" un volcan se réveille et engloutit l'ïle ! Nos deux alliés de circonstance repartent sur un autre navire.

    Le dernier mets encore en avant une femme aux multiples identités, comme les deux précédents. Dans "Ombres à Zamboula", Conan est d'abord aux prises avec Akam Baksh, un aubergiste monstrueux qui livre ses clients la nuit à des cannibales à la peau d'ébènes, les Darfars, les esclaves de la ville. Le Cimmérien échappe alors au piège en jouant du glaive et secours une jeune danseuse des même mangeurs d'homme.

    La belle est cependant au prise avec un plus grand péril puisque le Grand Prêtre Totrasmek, au service d'Hanuman, l'horrible dieu-singe a jeté son dévolu sur elle lorsqu'il l'a vue danser. Le vilain a rendu son fiancé, un jeune soldat touranien fou et l'a poussé a attaqué la jeune fille. Conan assomme le malheureux.

    Conan et la fille se rendent au Temple d'Hanuman et le Barbare y vainc tous les obstacles, en particulier Baal-Ptéor, un colosse noir, un Etrangleur qui aura la nuque brisée par Conan. Nos héros tuent Totrasmek et récupèrent un antidote !

    Mais Conan a bien compris que la fille lui manquait et qu'elle était en réalité Nefertari, la favorite de Jungir Khan, le monarque touranien, qui n'est autre que le "jeune soldat" ! Le Cimmérien a bien évalué que ce qui intéressait en fait la fille était une bague magique qui permets d'ensorceler les gens. A la fin, Conan prends le large en emportant la bague !

    Voilà pour ce Tome 5 ! Ces récits sont complétés par trois autres courts récits faits de textes et d'illustrations (lesquelles sont signés de Walt Simonson). qui adaptent un essai de Robert Howard et qui présentent la chronologie de "l'Ere Hyboréenne" !

    Pour les crédits, la totalité des récits de "Savage Sword of Conan" sont toujours ici signés Roy Thomas.  "Les Hantises de Castel-Pourpre" sont dessinées par John Buscema et Alfredo Alcala, "Les Dieux de Bal-Sagoth" par Gil Kane, Relph Reese et Dan Adkins et "Ombres à Zamboula" par Neal Adams et The Tribe.

    A bientôt (?) pour le Tome 6 !


    votre commentaire
  • Valérian et Laureline errent toujours aux commandes de leur spationef entre les étoiles dans le tome 18 de la série, tome intitulé "Par des Temps Incertains" et paru en 2001. L'album s'ouvre et se conclut par une vue sur le dit vaisseau spatial mais entre temps, il se passe bien des choses dans la cinquantaine de pages qui constituent le récit !

    Force est de constater que l'intrigue de la série se complexifient introduisant des réalités parallèles entre la Galaxity du Futur d'après la cataclysme de 1986 et une version de la réalité où ce cataclysme n'a jamais eu lieu et où la métropole de l'Empire terrien n'a pas d'ambassade sur Point Central. Un autre aspect est l'ensemble des références multiples à un grand nombre d'albums précédents qui assure la cohérence de la série.

    Dans ce tome 18, Pierre Christin se livre à une critique de la mondialisation et du système capitaliste qui sont proprement diaboliques ici ! La première multinationale de la planète Terre, Vivaxis, se livre à des manipulations génétiques et à des modifications psychiques sur les clones ainsi produit afin de générer une race d'humains à l'égal des dieux !

    Evidemment, cela ne plaît pas à la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui quittent donc leurs pénates depuis la planète Hypsis et menacent le conseil d'administration de Vivaxis, les sommant d'arrêter leurs expérimentations ! Dans le même temps, dans les profondeurs de Point Central, Sat, un ange déchu, décide de passer à l'action, se rends sur Terre pour parvenir à devenir le premier actionnaire de Vivaxis !

    On retrouve ici l'humour et l'ironie habituels de la série. Christin réinterprête à sa sauce le dogme biblique de manière assez ludique et nullement blasphématoire. Dieu montre ici toute sa puissance, même si il ressemble à un gros détective en pardessus des années 1930.

    Dans cette intrigue, Valérian et Laureline ont leurs places et enquêtent. On retrouve aussi Monsieur Albert, le trio de Shingouz, les détectives siamois,  les trois "héros de l'Equinoxe",  un certain chauffeur de taxi, Schroeder et Sun Rae.

    Le dessin de Jean-Claude Mézières est fidèle à lui-même et sert bien l'intrigue, reprenant par moments certains classiques de la peinture biblique !

    Accrochez-vous car on nous annonce que l'intrigue va se complexifier par la suite ! Il n'y a qu'à regarder la Timeline complexe donnée en fin des albums Hachette-Collection pour s'en convaincre !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • A côté de la série régulière Avengers, la Maison des Idées nous livre une histoire annexe dans laquelle est réintroduit le personnage de Voyager, vue pour la première fois dans  Avengers : No Surrender (chroniqué ici par ailleurs !).

    Dans Avengers : No Road Home, scénarisé par Mark Waid et dessiné par Paco Medina, accompagné de tout un panel de co-scénaristes et d'autres dessinateurs invités (que je ne détaille pas), une nouvelle menace se fait jour et pèse sur le destin de l'Univers. Une des conséquence de l'event précédent est que la Déesse grecque de la Nuit a été libérée de sa prison où elle avait été enfermée par Zeus.

    Nyx va dès lors faire disparaitre la Lumière et les Etoiles dans tout l'Univers ! Elle veut mettre la main sur les trois sombres cristaux qui renferment son âme afin de retrouver sa pleine puissance. Elle est épaulée pour ça par ses nombreux enfants, tous aussi maléfiques qu'elle et elle commence par frapper un grand coup en décimant tout le panthéon de Zeus.

    Voyager, consciente du danger, réagit et réunit les héros ! On retrouve donc derrière la fille du Grand Maître à la peau blanc, un groupe de sauveurs constitué de Clint Barton, de Rocket Raccoon, de Hulk, de la Sorcière Rouge, de Monica Rambeau, de Vision et de Hercule, bien décidé à venger les siens !

    Mais parmi les rangs des héros, on retrouve un personnage plus étonnant et qui est là parce que Marvél a récupéré les droits éditoriaux sur lui ! Il s'agit de Conan le Cimmérien, le barbare de Robert E. Howard, qui commence ici un périple qui se prolongera par la suite dans la série Savage Avengers ! Assez inattendu donc !

    Le dernier recours de l'Humanité et des peuples de l'Univers, nos Avengers se confronte donc en différents lieux aux enfants de Nyx puis à la déesse noire elle-même. On va s'affronter dans le Royaume de Cauchemar, dans la Bibliothèque des Dieux, dans l'antique Âge Hyborien, sur la planète Euphorie et à Long Island.

    Tout se termine bien sur une morale édifiante - la création nait de la Lumière, la création de l'Esprit humain dont font parties tous les super-héros de la Maison des Idées dans une sorte de final métatextuel !

    Un récit assez plaisant, qu'il faut prendre comme un bonus, et qui fait en outre évoluer les héros impliqués, développant leurs histoires personnelles dans de nouvelles directions !

    En outre, le dessin de Paco Medina et de Sean Isaakse est fort agréable et n'abîme pas les yeux !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • L'Histoire du cinéma possède aussi son lot de "films maudits" et Le Rendez-vous des Quais fait partie de cette catégorie, film de 1955, réalisé par Séraphin - "Paul" - Carpita, un instituteur de Marseille, militant communiste et féru de cinéma. Le film mèle documentaire et fiction et raconte les amours d'un docker et d'une ouvrière sur fond de grève dans la Cité Phocéenne !

    Séraphin Carpita, "Paul" étant son nom de résistant durant la Seconde Guerre mondiale, est né en 1922. Il découvre le 7ème Art lors d'une projection organisée par son instituteur et chope dès lors de le virus. Il va créer après la guerre sa propre boite de production, Ciné-Pax, et tourne d'abord des documentaires, suivant notamment le mouvement de grèves des dockers en janvier 1950, en pleine Guerre d'Indochine.

    Très vite, il va s'orienter vers la fiction et commence la réalisation du Rendez-vous des Quais  qui s'intitule d'abord Le Printemps a besoin des hommes et qui se tourne un peu à l'arrachée dans des conditions techniques, économiques et esthétiques pas toujours optimales d'autant qu'il faut déjouer les Renseignements Généraux car le tournage n'a pas reçu l'autorisation du pouvoir !

    Carpita peut compter sur son équipe, les habitants du quartier et de vrais dockers. Il  est épaulé par Marguerite Tonietto, une jeune infirmière, qui deviendra sa femme et par ses acteurs principaux,  Roger Manunta, André Maufray,  Jeannine Moretti, Georges Pasquini et Florent Munoz. Mais il doit aussi composer avec les désidérata du PCF qui a sa propre ligne directrice sur l'Art !

    Mais le "drame" de ce film, c'est que son exploitation se verra interdite par la censure, une interdiction totale, suivie d'une saisie des pellicules ! La réalisation de Carpita fut accusé de tenir des propos anti-coloniaux, dans un contexte de nouvelles grèves en France. Pendant 35 ans, le film ne sera pas visible et il faudra attendre l'élection de François Mitterrand en 1981 et l'intervention de son ministre de la culture, Jack Lang, pour que Le Rendez-vous des Quais  soit exhumé et encensé par la critique, lors de ses projections en 1988 et 1989, qualifié de "chainon manquant entre le Réalisme poétique à la Renoir des années 1930 et la Nouvelle Vague de Truffaut et Godard des années 1960".

    Paul Carpita montre l'esprit de lutte des ouvriers dans son film. En tant qu'instituteur, il pensait qu'on devait donner sa chance même aux cancres et il était donc véritablement un humaniste. Les évènements de Budapest en 1956 entamèrent sa foi dans le Parti communiste mais il ne renia pas ses idéaux et ne démissionna pas !

    Mais je ne suis pas ici pour vous parler du film mais plutôt de la BD que lui ont consacré Pascal Génot, scénariste,  Bruno Pradelle, scénariste et coloriste et Olivier Thomas, dessinateur, BD qui s'intitule Le Printemps des Quais et qui est assez classique dans sa réalisation, bien carré et reposant sur un gros travail de documentation. Le récit alterne le présent de la réalisation du film, des flash-backs sur la Guerre contre Hitler et tire ensuite une ellipse jusqu'à la "renaissance" du film ! La passion de Paul Carpita pour le cinéma et les gens modeste est bien mise en avant !

    Ce récit montre aussi que la République n'a pas attendu Macron pour être scélérate et se moquer du combat des gens !

    A la fois divertissant et instructif !

    Séraphin Carpita s'est éteint en 2009. il a continué à tourné après 1955 jusqu'à sa mort !

    A bientôt !

    PS : Je dédie ce billet à Didier A. notre "réalisateur raté" !


    votre commentaire
  • Le Grand Duc est le 40ème album des aventures de Lucky Luke, publié en 1973 chez Dargaud. Dans cet opus, Goscinny s'inspire comme souvent d'un vrai fait historique, la venue aux USA du grand duc Alexis Alexandrovitch Romanov de Russie, fils du Tsar Alexandre II, en 1971 - 1872.

    Ici, notre Grand Duc s'appelle Léonide et est accompagné de son aide de camp et interprête , Fedor Mikhaïlovitch Boulenkov alias Fedia. Son altesse est venue aux Etats-Unis pour signer un important traité commercial mais souhaite avant cela découvrir l'Ouest Sauvage ! Washington convoque alors son meilleur serviteur, Lucky Luke, pour offrir à l'invité de marque un parcours "édulcoré" !

    Goscinny n'est jamais tant à l'aise que quand il s'agit de dépeindre des personnages originaux ! Le Grand Duc est inspiré de l'acteur anglais Sydney Greenstreet, vu dans Le Faucon Maltais ou Casablanca. C'est un véritable colosse qui ne s'exprime qu'en russe et d'une voix forte. Fedia, son aide de camp, est clairement inspiré de cet autre acteur, David Niven, aisément reconnaissable. Ce dernier, en tant qu'interprête qui n'a appris les langues étrangères que dans les livres, a une façon un peu décalé de s'exprimer !

    Comme jadis il avait accompagné des savants dans Les Collines noires puis un lord anglais dans Le Pied-Tendre, Lucky Luke escorte ici le Grand Duc et Fedia ! Il va ruser et reconnaitre les lieux visités afin de se mettre les cow-boys dans la poche et éviter des ennuis à son altesse russe ! Il ira même jusqu'à mobiliser le 7ème de cavalerie qui se grimera en peaux-rouges pour simuler une guerre indienne !

    Notre Grand Duc sera très satisfait de son périple dans l'Ouest où il aura rencontré des personnages typiques de ce monde dont la charmante chanteuse de saloon, Laura Legs (à laquelle il fait le baise-main sur la couverture de l'album) !

    Un album très bien conçu, Goscinny et Morris sont au sommet de leur art ! Mais je l'ai trouvé un peu en deça d'autres histoires ! On a de très belles cases de Morris, par exemple pour les péripéties nocturnes de nos héros et cela accroit le plaisir à la lecture !

    Il y a enfin un gag récurrent qui passe inaperçu de la vigilance de Lucky Luke en la personne de l'anarchiste russe qui pose des colis piégés et des bombes partout qui font péter calèche, pont, diligence et hôtel mais loupent à chaque fois leur cible ! Rappelons qu'historiquement, le Tsar Alexandre II sera bel et bien assassiné par ces anarchistes en 1881 !

    Voilà pour mon compte-rendu de cet album !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • L'année 2008 est un peu une année de passage à vide pour la série de comics Deadpool qui ne connaît alors aucun moment marquant. Mais  reprise ensuite en mains par des artistes talentueux tel Daniel Way, elle connait un rebond en 2009 - alors que l'Univers Marvel est dans sa période "Dark Reign".

    C'est à cette période que Victor Gischler est sollicité par Axel Alonso pour écrire aussi sur le mercenaire déjanté et, avec  Bong Dazo, décédé en 2018, il nous donnera la mini-série Deadpool : Merc with a Mouth en six issues, traduite chez nous sous le titre Deadpool : Mercenaire provocateur - que j'ai pu lire dans "Deadpool - La collection qui tue", tome 32, chez Hachette-Collection.

    Deadpool y est engagé par l'A.I.M. cette organisation de savants du mal pour récupérer une arme biologique en Terre Sauvage (il y croisera brièvement son Seigneur, Ka-Zar !). Il s'agit en fait d'un virus zombie qui est dans une tête d'une version alternative de notre héros, le malsain Tête-Pool qui vient de l'Univers "Marvel Zombies" et qu'on a vu dans les tomes 3 et 4 de la série éponyme. Tête-Pool a transité dans l'Univers 616 depuis les marais de l'Homme-Chose et a finit en Terre Sauvage après un long périple qui nous a été raconté ailleurs !

    Deadpool va affronter anthropophages vénérant Tête-Pool et T-Rex zombifié et éprouver de la gène, lui le tueur impacable, devant la belle plastique du Docteur Betty Swanson, son contact de l'A.I.M., une pin-up blonde, courte vétue et qui remplit la fonction de bimbo de service, ce qui a l'air d'amuser Bong Dazo qui joue avec tous les clichés de cet exercice, mettant en avant sa poitrine proéminente à la moindre occasion !

    Tout en se débarrassant des antagonistes de l'Hydra, Deadpool ramène la tête en orbite à l'A.I.M et un combat dans l'espace s'engage avec l'Hydra ! Notre héros se rends compte que répandre un virus zombie sur Terre n'est pas la meilleure des idées et il mets les voiles avec Tête-Pool, Betty Swanson et Bill, un trouffion de l'organisation de scientifiques, équivalent de son ami Bob de l'Hydra.

    Le quatuor se rends dans le fameux marais de Floride à la recherche du portaiil interdimensionnel et croise notamment l'Homme-Chose - qui fait juste un caméo. Deadpool affronte et bats Lord Falcon au service de l'Hydra, une espèce de noble guerrière un brin arrogant qu'il fera taire ! A la fin du tome, Deadpool et son équivalent zombie très diminué franchissent le portail dans la dernière case/image !

    Une BD qui ne fait pas dans la dentelle mais dont la violence est, comme toujours dans cette série, désamorcé par l'humour, le côté outrancier et grand-guignol ! Pour ma part, je suis curieux de savoir ce qu'il advient de Tête-Pool par la suite ! Il me semble qu'on le revoit dans Deadpool Team-Up et Deadpool Corps ?

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Milo Manara est véritablement le pape de l'érotisme en BD. De son trait assuré, il revisite dans la BD Gulliveriana les Voyages de Gulliver, conte du XVIIIème siècle de Jonathan Swift qui parle d'utopies et célèbre pour son Royaume de Lilliput ! Mais le récit de Swift nous fait visiter d'autres lieux improbables : pays des géants, pays des chevaux qui parlent, île volante,...

    Manara reprends ici une bonne partie de ces éléments mais a remplacé le solide gaillard navigateur par une jeune donzelle aux formes affriolantes et qui, allez-savoir pourquoi, se retrouve les trois quarts du temps en tenue d'Eve ! Ces contes de Gulliveriana là ne sont pas réservés aux enfants sages !

    Notre conte philosophique, "voluptueusement revisité", commence avec Gulliveriana qui bronze sur une plage de sable fin ! Elle décide bien vite d'aller se baigner et d'ôter son maillot de bain pour profiter du beau soleil ! Mais elle se retrouve sur un bateau abandonné qui se révèle un bateau pirate qui semble dater de l'époque de Swift et qui arbore l'Union Jack.Là elle trouve aussi un tricorne et un livre qui n'est autre que l'ouvrage Les Voyages de Gulliver de Swift dont elle entame la lecture. Dès lors on peut se demander si la suite est réalité ou rêveries ?

    Notre héroïne va donc dériver et aborder en tout premier les rivages de Lilliput où elle se fera saucissonner, emmailloter par une armée de "nains monarchiques". Le roi de ce pays voit bien l'avantage qu'il peut tirer d'un tel trophée et fait défiler ses armées sous les jambes - et accessoirement les parties intimes ! -  de la belle ! Puis la jeune femme mets en déroute une flotte d'envahisseurs pirates et sauve la reine de l'incendie de son palais... en urinant sur elle ! Lassé devant tant d'ingratitude, notre héroïne reprends le large !

    Elle aboutira ensuite sur une ïle de géants et se retrouvera dans la situation inverse à la précédente mais à nouveau bête curieuse ! Puis, elle découvre l'île aux chevaux qui parlent mais des chevaux un peu fripons ! Enfin, les femmes de l'Île volante, "abandonnées" par leurs savants de compagnons trop occupés par les sciences, la font monter dans leur citadelle aérienne par une échelle de cordes. Là encore, Gulliveriana a une nouvelle déconvenue lorsqu'elle découvre que ces femmes sont d'authentiques perverses qui s'adonnent aux jeux de Lesbos et au sado-masochisme !

    A la fin, notre héroïne comprends que ses "ennuis" sont advenus dès qu'elle a enfilé le tricorne et dès lors qu'elle le retire les choses reviennent à la normal et elle redécouvre son "chez-elle" !

    Un bon récit, une adaptation fidèle avec des libertés dans la forme mais pas dans le fond ! Le graphisme de Manara est toujours au top, évidemment pour les représentations du corps féminin (un peu moins pour les gros plans des visages de femmes je trouve, qui font un peu trop "asiatique" !) mais aussi pour les décors, les architectures, etc,... C'est comme toujours grandiose ! Bref j'adore !

    J'ai eu l'occasion de lire ce récit dans sa version en anglais dont le titre de Gulliveriana devient Gullivera ! Si je ne dis pas de bêtises, ce récit est paru en 2007, chez Les Humanoïdes Associés,  et j'avais eu l'occasion alors de le lire en prépublication dans les fascicules de la collection "Figurines Manara" !

    Un mythe littéraire classique revisité en somme, un peu à la façon de Pinocchio avec la BD Pinocchia de Gibrat et Leroi dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le héros Marvel qu'est Nova est à l'origine une variation de l'adolescent qui endosse des responsabilités façon Peter Parker. Le Nova d'origine, c'est Richard Rider, doté des pouvoirs du corps des Nova qui lui permet notamment d'aller dans l'espace. C'est un peu l'équivalent Marvel d'un Green Lantern chez DC Comics.

    Seulement voilà, Richard Rider est décédé dans de récents événements, lors du récit Thanos Imperative. Mais la Maison des Idées pense déjà à un nouveau héros pour reprendre le flambeau.

    Dans les années 2010, Marvel a lancé toute une vague de nouveaux personnages, plus jeunes et représentatifs de la diversité : Kamala  Khan, Amadeus Cho, Riri Williams, Miles Morales et aussi Sam Alexander qui nous intéresse aujourd'hui.

    Sam Alexander est un jeune latino, lycéen à Carefree, qui vit avec sa mère et sa petite soeur, abandonnés suite à la disparition de son père, un technicien de surface rongé par l'alcool. Sam ne croit pas un mot des récits que le brave père raconte à ses enfants pour les endormir, comme quoi il faisait partie du Nova Corps et sillonnait la galaxie en compagnie d'un raton-laveur qui parle et d'une femme verte !

    La série Nova dont je vous parle ici, constitue le volume 5 des aventures du héros et le récit est initié par Jeph Loeb au scénario et Ed McGuiness au dessin. Je vais vous parler plus précisément de l'arc "Nova Corps" qui est constitué des épisodes 11 à 16 de ce volume 5.

    Sam Alexander ne tarde pas à tomber sur le casque de Nova qui donne ses pouvoirs à un membre du Nova Corps. Il apprends que son père a disparu en mission et va tout faire pour le retrouver. Le casque dessine une carte stellaire en 3D qui le mets sur la trace de différents Nova morts.

    C'est ainsi que notre jeune héros va secourir un vaisseau du Nova Corps, piloté par le capitaine Skaarn. Il ne le sait pas encore mais en réalité Skaarn est un pirate qui transporte une cargaison d'esclaves. Sam doit alors rendre des comptes à Béta Ray Bill puis le duo va se mettre à la poursuite de Skaarn jusque sur la station de Nulle Part, dans la tête d'un Céleste. Sam devra donc réparer sa bourde !

    On assiste donc aux premières aventures du jeune héros qui commets quelques erreurs dues à son inexpérience mais au final tout s'arrange !

    La dynamique de cette récit est intéressante puisqu'on suit le parcours de Sam Alexander depuis l'origine et la quête pour retrouver son paternel augure de bons récits.

    Ah oui ! J'ai oublié de préciser que l'arc "Nova Corps" est l'oeuvre de Gerry Dugan au scénario et de Paco Medina et David Baldeon au dessin, Loeb et McGuiness ayant en effet passé la main.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • En guise de dernier article de cette année 2019, nous allons chroniquer un autre album de Lucky Luke, exercice que nous pratiquons depuis quelques années sur cette série qui est encore loin d'être terminée !

    Cet album, c'est "Chasseur de primes" où notre cow-boy solitaire, redresseur de torts, est confronté à la pire crapule qui soit, un certain Elliot Belt, chasseur de primes de son état à qui le dessinateur Morris donne les traits de l'acteur de western Lee Van Cleef (aisément reconnaissable par ailleurs) !

    Notre chasseur de primes est tout l'opposé du héros désintéressé qu'est Lucky Luke puisqu'il vendrait père et mère pour 10 dollars ! Goscinny nous offre une fois de plus un festival de gags en utilisant deux ressorts : l'exagération (et l'absurde) et la répétition (comique de répétition). C'est toujours très bien amené et ça fait mouche !

    Un éleveur de chevaux qui a le bras long, Bronco Forthworth, près de la ville de Cheyenne Pass, déplore la disparition de son étalon vedette, "Lord Washmouth III" et accuse un Cheyenne nommé Tea Spoon de le lui avoir volé ! Les choses se compliquent car l'individu richissime et à la passion exagéré pour la race équine, va placer une récompense de 100.000 dollars sur l'indien. Évidemment, ça va attirer tous les chasseurs de primes de la région !

    Le problème va se situer avec les Cheyennes, ici bien différents des indiens du tome précédent, "Canyon Apache" car parqués dans une réserve, déculturés et pratiquant un folklore de pacotilles pour attirer les touristes. Elliot Belt va évidemment jouer les électrons libres et semer la discorde entre les habitants de Cheyenne Pass et les indiens qui reprendront le sentier de la guerre.

    Mais Tea Spoon, raisonnable dans ce monde de fous !, va se livrer et la vérité sera rétabli au procès de l'indien : c'est en réalité Madame Forthworth qui a ouvert la porte du box de l'étalon, jalouse de l'attention que lui porte son époux. Le cheval en a alors profité pour rejoindre un troupeau de belles juments et donnera toute une lignée de poulains magnifiques à l'éleveur obstiné. Un mal pour un bien au final !

    Goscinny et Morris - mais surtout Goscinny, cet immense artiste disparu trop tôt, sont au top de leur art dans cet album constitutif de la meilleure période de la série, jusqu'à la disparition du scénariste en 1977. Cet album date de 1972, mon année de naissance et c'est un "must-read" !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le tome 17 des aventures galactiques de Valérian et Laureline, intitulé " L'Orphelin des Astres", est la suite directe du tome précédent puisqu'on y retrouve nos agents accompagnés du califon et poursuivis par le Quatuor Mortis, ces virtuoses de l'assassinat !

    Nos héros se sont réfugiés sur les astéroîdes de Shimballil et vont devoir ruser pour échapper aux tueurs aux ordres du calife d'Iksaladam, le père du califon. Ils vont d'ailleurs pouvoir se servir d'artefacts récupérés dans "Otages de l'Ultralum" qui leur permettent de se projeter de quelques minutes dans le passé ou le futur !

    Valérian et Laureline vont croiser toute une galerie de personnages interlopes qui sont autant d'occasion pour le scénariste Christin de croquer notre société et d'en critiquer ses travers ! On aura donc un étudiant alien engagé depuis presque deux décennies dans des études de Droit commercial dans la prestigieuse université local et contraint de livrer des pouzzoufs, sorte de pizzas aliens, pour payer ses études.

    Mais ce n'est pas le seul personnage exotique car les ilots de Shimballil abritent la crème de la société et des nantis tels des producteurs de télévision et leurs scénaristes à l'instar de Ty Koun IV qui organise une partie de gâche-trogne, sorte de course mouvementée. Enfin, on découvre l'Université de Shimballil, haut lieu très réputé du Savoir où chaque nouveau domaine de connaissance ajoute un nouvel étage au colossal bâtiment, manifestation physique imposante de la somme des connaissances ! Là, nos jeunes héros rencontrent  le très savant mais vénale professeur Sharz-Metteklume dont ils espèrent qu'il connaît des méthodes de pédagogie pour cadrer un peu le califon très espiègle et dont il s'avérera que c'est un charlatan !

    Valérian et Laureline repartent finalement vers d'autres astres après avoir confié le gamin turbulent à une certaine Madame, la directrice-mistress Karla-Varla qui dirige une sorte d'école prestigieuse de l'époque victorienne terrienne !

    C'est autant Hollywood que les écoles pour ultra-riches qui sont égratignés dans ce tome 17 ! Concernant le monde du show-bizz, Laureline se lance dans une carrière sur grand écran dans cet album mais le projet avorte vite ! Un album plein d'humour et de légèreté !

    Tous ces personnages sont magnifiquement mis en images par Mézières et le duo d'auteurs brille une fois de plus à incarner dans des cases de BD autant de mondes dépaysants aux noms intrigants et peu banaux !

    Une série qui n'a plus rien à prouver et se renouvelle sans cesse !

    Je me souviens pour l'anecdote que j'avais découvert cette "Orphelin des Astres" en 1997 - 1998 lors de sa prépublication dans le programme télé Télé Poche N°1689 et suivants !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Jean-Yves Ferri et Didier Conrad ont la lourde tâche de perpétrer l'héritage d'Astérix, dans l'ombre des géants que sont Goscinny et Uderzo ! Et je dois dire qu'ils s'en acquittent plutôt bien ! Certes, leurs productions, n'atteignent pas le brio des meilleurs albums de Goscinny sur la série mais ca reste honorable et en tout cas beaucoup plus satisfaisant que les derniers travaux d'Uderzo comme "Le ciel lui tombre sur la tête" et ses extra-terrestres ! Mais bon, fallait bien que le comparse de Goscinny et dessinateur d'Astérix mette de l'essence dans sa BMW !

    Avec "La fille de Vercingétorix", on en est déjà au 38ème album et le quatrième du nouveau duo, Ferri et Conrad. L'histoire se passe cette fois à domicile, dans le village d'irréductibles Gaulois et on apprends que Vercingétorix avait une fille cachée qui est au centre d'enjeux politiques et attire le regard de César. deux Arverne, Monolitix et Ipocalorix, viennent confier la garde de la petite, au début du tome, à Abraracourcix et sa tribu.

    La gamine est en fait une ado et s'appelle Adrénaline. Evidemment, elle a du caractère et ne tardent pas à sympathiser avec Selfix, le fils du forgeron et Blinix et Surimix, les enfants du poissonnier. Les auteurs s'amusent à croquer les travers des adolescents et apporte ainsi une galerie de nouveaux personnages au célébre village, qu'on sera peut-être appelé à revoir ?

    Evidemment aussi, il y a un traite, une ennemi des FARC, notre "Front Arverne de Résistanche Checrète", en la personne du Biturige Adictoserix, monté sur son cheval Nosferatus. Adrénaline va avoir l'envie de fuguer et nos deux héros, Astérix et Obélix, se lanceront à se recherche, croisant ainsi au passage de nouveau les indécrottables pirates.

    Les gags se succèdent et il y a bien sûr plusieurs niveaux de lectures - on joue avec l'absurde, on jongle avec les calembours et les doubles sens ! C'est plaisant et ca se lit bien et le style de dessin de Didier Conrad est bien copie-conforme de ce que pouvait faire Uderzo. Une bonne surprise donc !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La série Thorgal est un des grands succès de la bandes-dessinées, vendu à plus de 16 millions d'exemplaires, traduit dans 18 langues et s'écoulant encore à 400.000 albums chaque année, un best-seller au même titre que XIII  et Largo Winch (du même scénariste Van Hamme), ou que les classiques Astérix et Lucky Luke.

    En 1989, alors qu'on fête les dix ans de la série, le quatorzième tome paraît et se centre à nouveau sur un personnage particulier du récit, la courageuse et débrouillarde Aaricia, l'épouse du héros Thorgal, présentée ici dans quatre histoires qui se déroulent durant ses jeunes années. De manière plus anecdotique, la prépublication de ces quatre récits ne se fait plus dans Le Journal de Tintin mais désormais dans Hello Bédé.

    Le premier des récits s'intitule "La Montagne d'Odin" et Aaricia y a 6 ans et refuse de croire que sa maman a rejoints le Walhalla. Elle s'enfuit donc à la recherche de celle-ci et rencontre des nixes, des créatures malicieuses et menteuses qui se font passer pour des elfes des bois pour tromper la pauvre gamine.  Un jeune Thorgal sauvera son amie, abandonnée sur une montagne enneigée par les petits démons et Aaricia finira par admettre que sa mère est morte et ne reviendra plus !

    Le second récit a pour titre "Première neige" et commence par le décès d'un autre des parents des héros. L e chef viking Leif Haraldson, père adoptif de Thorgal est mort et les honneurs funéraires lui sont rendus. Mais Gandalf-le-fou, aperçu dans les premiers tomes de la série, lui succède et Thorgal doit s'exiler volontairement si il ne veut pas subir sa foudre.

    Aaricia, pour éviter à son ami de mourir dans le froid, force son père Gandalf et ses hommes a retrouver le jeune garçon en inventant une histoire de trésor dont Haraldson aurait confié le secret à son fils adoptif. Un représentant des autorités vikings sauve finalement la mise à Thorgal. En effet, Hiérulf-le-Penseur exige que le nouveau roi protège les faibles et les enfants pour obtenir sa couronne. Gandalf épargne alors, contraint, le jeune garçon mais l'oblige à vivre à l'écart.

    Dans "Holmganga", on découvre un rite ou un guerrier viking offensé peut demander réparation pour son honneur au cours d'un duel. C'est ainsi que Bjorn, le fils ainé de Gandalf et donc frère d'Aaricia provoque, à la demande de son père, une dispute avec Thorgal et le défie. Tout ceci est bien entendu une machination pour se débarrasser du Bâtard et Bjorn - qui périra, adulte, dans le tome 2 "L'Île des mers gelées"  - n'entends pas l'emporter à la loyale. Mais une fois de plus, Thorgal devra sa survie à sa jeune amie Aaricia qui saura une fois de plus ruser !

    L'album se termine avec "Les Larmes de Tjahzi" où Aaricia vit une aventure qui pourrait être un réve mais n'en est pas un ! Comme Thorgal dans le tome 7, "L'Enfant des Etoiles", Aaricia rencontre des êtres mythologiques et vient même en aide au dieu poète  Vigrid qui a quitté Asgard pour Mitgard en quête d'aventures et d'exploit. Hélas ça tourne mal pour lui ! Un dernier récit largement orienté vers le fantastique et le merveilleux qui est aussi le propre de cette série !

    En conclusion, un album très bon comme à l'habitude ! On appréciera cette volonté de revenir sur le passé des personnages principaux afin d'étoffer leurs biographies et leurs personnalités. Ces récits confirment ce que l'on savait déjà sur l'héroïne Aaricia comme femme volontaire et intelligente.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • On y est ! Robert Kirkman mets un point final à sa série phare qui trouve sa conclusion avec l'issue #193 ! En France, Delcourt a choisi de regrouper la conclusion dans le Tome 32 intitulé "La fin du voyage" et dans un Tome 33 à paraître en janvier 2020 et nommé "Épilogue" qui regroupe la seule issue #193 qui est un épisode spécial d'environs 70 pages ! Pour ma part je suis très satisfait de cette fin !

    Kirkman avait un temps envisagé une fin pessimiste et très sombre où les derniers humains auraient succombé ! Il s'est ravisé et l'Apocalypse a été surmontée et a donné lieu à un monde restauré ambiance "Conquête de l'Ouest" !

    Attention, maintenant je vais révéler un Spoiler majeur, ne continuez de lire que si vous avez lu le Tome 32 (ou si vous vous en fichez !). L'auteur de Walking Dead a toujours dit que Rick Grimes, que l'on suit depuis le début et sa sortie du coma suite à une altercation, était le héros principal de l'histoire ! Force est de constater que c'est un personnage fort et volontaire qui aura regroupé plusieurs communautés autour de lui et contribué à un mieux-vivre dans ce monde de cauchemar envahi par les "Rôdeurs" !

    Au fil des 32 Tomes, on aura suivi son parcours et son évolution, de la survie pure à la reconstruction méthodique du monde. Dans ce Tome 32, Rick fait face à la Gouverneure Milton qui a bâti la Communauté (ou Commonwealth en VO !), une société de taille conséquente - ce qui est un exploit en soi ! - mais qui repose sur un système de classes et des inégalités. La révolte gronde et la venue de Rick et ses amis mets le feu aux poudres. Pourtant Rick ne veut pas souffler sur les braises et tente de calmer le jeu !

    Ces revendications sociales dans le Commonwealth me font par ailleurs penser à la révolte qui gronde un peu partout en ce moment sur la planète concernant les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, que ce soit avec les Gilets jaunes, à Hong Kong, au Chili, en Irak, en Équateur, en Algérie ou où sais-je encore ? Kirkman est donc bien dans l'air du temps et Rick Grimes et ses compagnons ont la possibilité, après la tabula rasa que fut l'Apocalypse zombie, de bâtir une société plus juste et égalitaire, avec "à chacun selon ses moyens et ses besoins" !

    Au bout du compte, avec la contribution de Mercer, le chef de la sécurité, Pamela sera destituée sans violence et des élections organisées bientôt ! De plus, tous s'unissent pour repousser une Horde - ce qui montre que les morts-vivants ne sont plus vraiment un problème ! Rick fait un discours éloquent déclarant que l'Humanité s'est désormais relevée et prends acte de ce fait !

    Mais cela ne plaît pas à tout le monde et Sebastian Milton,  le fils de Pamela, lequel déçu de perdre ses "privilèges", s'introduit de nuit dans la chambre de Rick et l'abats de plusieurs balles à bout portant, ne lui laissant aucune chance !

    Et oui ! Rick est mort ! Celui qui était devenu une quasi légende pour beaucoup, aimé et respecté, voire adulé, n'est plus et ne verras donc pas le monde meilleur qu'il a tant contribué à construire ! Son fils Carl le trouve déambulant en Rôdeur au petit matin et lui donne le coup de grâce d'une balle dans la tête !

    L'Histoire de Walking Dead étant perçue du point de vue de Rick Grimes, la série en comics peut donc s'arrêter ! Encore un épilogue conclusif quelques décennies plus tard et rideau ! Par contre, la série télé elle, AMC tenant un trop bon filon qui a fait ses plus belles audiences par le passé même si désormais elles baissent constamment, n'est pas près de renoncer à la franchise The Walking Dead et aura bientôt trois séries de front à l'antenne ! Du Walking Dead à longueur d'année ! Pour combien de temps encore ? Comme pour Game of Thrones, les auteurs de l'adaptation télévisée sont désormais en roue libre ! Rappelons qu'on note de grosses différences entre les deux médias, comics et série-télé !

    C'est toujours illustré par Charlie Adlard !

    Voilà, je vous donne rendez-vous dans quelques mois, en 2020, pour l'"Epilogue" !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Au vu de la qualité de la série de BD Les Passagers du vent,  et quand on sait que François Bourgeon, né en 1945 etLes Passagers du vent - Tome 1 : La Fille sous la dunette - François Bourgeon formé à l'Ecole des métiers d'art (qui plus est dyslexique !), est le seul à la tâche sur cette œuvre, à la fois scénariste, dessinateur et coloriste, on réalise à quel point cet artiste est doué !

    Bourgeon s'est spécialisé dans les récits historiques ultradocumentés et on lui doit aussi notamment Les Compagnons du crépuscule - saga qui se déroule au Moyen Âge (et dont j'avais acheté par erreur deux fois le tome 1 au début des années 1990 !). Il a tendance à mettre en avant principalement des héroïnes et ajoute à cette occasion une touche d'érotisme très classe à ses récits !

    Dans Les Passagers du vent, son plus grand succès et qui l'a fait connaître (et dont j'avais le jeu vidéo, réalisé par Infogrames qui en avait été adapté !), l'auteur nous dépeint une grande fresque historique au XVIIIème siècle qui ont pour cadre la mer et nous raconte les aventures à la fois pleines de péripéties et de tragique d'une jeune fille nommée Isabeau de Marnaye dite Isa, une noble dont on a volé l'identité !

    On retrouve Isa dans le premier tome, paru en 1979, et intitulé "La Fille sous la dunette". Il y a du Alexandre Dumas dans cette histoire ! On est quelques années après la Révolution française, période agitée si il en est et Isa se cache sur un navire  de la Marine Royale avec son amante Agnès de Roselande dont Benoît de Roselande, le frère, est le commandant du navire. Elle va sauver la vie d'un jeune  membre d'équipage, Hoel Tragan, qui a cru apercevoir deux filles sous la dunette (Isa et Mary) et va être fusillé pour s'etre rendu dans une zone interdite du navire.

    Isa rends visite à Hoel déguisée en garçon et lui raconte son histoire où comment à la suite d'un stupide jeu dans l'enfance, elle a échangé son identité avec une amie et s'est ainsi faite duper ! Entre Isa et Hoel une idylle va bientôt naître !

    Mais les mers sont des lieux de dangers et un affrontement a bientôt  cours avec la Royal Navy et Hoel est capturé tandis que Isa parvient à rester libre en usant d'un stratagème ! Le tome 2 au titre de Le Ponton verra la jeune femme s'évertuer à faire évader son jeune compagnon et amant !

    Isa est une figure de femme et d’héroïne forte, volontaire, séductrice, un brin manipulatrice, possédant d'exceptionnelles aptitudes au tir et aux mœurs libérées.  C'est véritablement elle qui mène le récit et tout tourne autour d'elle ! Une héroïne dont on pourrait s'éprendre, tomber amoureux à l'instar de ses compagnons, Agnès et Hoel ! Qui plus est, elle fait front dans un monde dominé par les hommes !

    Les Passagers du vent - Tome 1 : La Fille sous la dunette - François BourgeonNiveau scénario, c'est du solide - bien documenté donc, et au niveau du dessin, c'est du grand art avec notamment des rendus de navires ultradétaillés et précis ! Pas d'approximation ici et on imagine le travail de titan et d'orfèvre que ça a du demander ! Possédant un diplôme de maître-verrier, Bourgeon livre ici une BD qui est un chef-d'oeuvre d'artisanat ! Le public et la critique ne s'y trompèrent pas, qui céèbrent Les Passagers du vent dès sa sortie ! C'est aussi un récit très dur et donc réaliste et des personnages connaissent des sorts funestes dès ce tome 1 comme la pauvre Agnès - qui si ma mémoire est bonne finie écrasée par un lourd canon, baignant dans son sang ! Les scènes érotiques  qu'elle contient risquèrent aussi d'attirer un temps les foudres de la censure sur cette oeuvre dont un responsable politique débile et ignare osa demandé - heureusement sans suite ! - qu'elle soit vendue uniquement en sex-shop !

    Un classique à lire - et relire ! - absolument ! C'est à l'origine publié chez Glénat, qui s'est fait une spécialité des récits historiques ! Puis Casterman a pris le relais par la suite ! l

    Ca sent bon le sel et les embruns à chaque page ! Par la suite, Bourgeon nous emmènera en Afrique, au Dahomey, au cours des 8 tomes qui composent ce monument du 9ème art qu'est la BD ! C'est un récit pareil qui élève précisément la BD au rang d'art/artisanat dans son étymologie première !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • En passant des pages de Spirou  à celles de Pilote, les récits de Lucky Luke sont devenus plus matures, en tout cas plus ambitieux et les albums des années 1970 sont parmi les meilleurs de la série ! Dans le trente-huitième album intitulé "Ma Dalton", Morris et Goscinny mettent de nouveau en avant un personnage féminin qui donne son titre au volume - après l'album "Calamity Jane" et avant "Sarah Bernhardt" et "Belle Starr".

    Par le plus grand des hasards, Lucky Luke, se rendant à Cactus Junction, découvre que les quatre Frères Dalton ont une mère (on avait déjà aperçu un portrait d'elle au mur dans un récit précédent !). Or pour le quatuor de despérados, la famille, c'est important et on s'aperçoit bien vite qu'ils ont de qui tenir !

    Un des ressorts comiques de l'histoire est que l'on est partagé dans nos sentiments envers Ma Dalton car même si c'est une canaille comme sa descendance, c'est aussi une vieille dame "à qui on doit le respect" et ce sera toujours l'attitude de notre cow-boy solitaire au long de ces pages de ne jamais considérer Ma Dalton comme une vraie criminelle, détournant même le regard à la fin pour qu'elle puisse mettre les voiles !

    Evidemment, Joe, Jack, William et Averell vont de nouveau s'évader du pénitencier - suivis par Rantanplan une fois de plus ! Averell s'avère être le "chouchou" de Ma Dalton, à la façon du grand benêt qu'il est, ce qui suscite la jalousie des trois autres ! Ma Dalton n'est pas contre un bon braquage de banque mais n'hésite pas à laver la bouche de ses fils au savon dès qu'ils profèrent des jurons ! Et elle a aussi une certaine autorité sur Rantanplan, lequel ne cesse de cavaler après le pauvre Sweetie, le chat de la vieille dame !

    Les Dalton vont avoir recours à un stratagème : se faire passer pour leur mère en s'habillant comme elle, pour dévaliser les banques de la région ! Ma Dalton découvrira la supercherie mais loin d'être en colère, s'associera à sa progéniture, allant même jusqu'à les diriger, ne dressant par exemple le planning des braquages !

    Comme d'habitude, c'est très drôle et il y a encore pleins de trouvailles scénaristiques et visuelles dans cet album !

    Pour la petite histoire, Goscinny s'est probablement inspiré de l'histoire véridique de Kate "Ma" Baker, une vieille dame qui braquait les banques avec ses quatre fils au début du XXème siècle ! Elle a finit mal, abattue par le FBI en janvier 1935 avec son fils Fred ! Ca a aussi donné un film au cinéma, en  1970, intitulé Bloody Mama avec Robert De Niro dans le rôle de Lloyd Baker, sorte d'alter-ego de Joe Dalton !

    Voilà, je vous donne rendez-vous une prochaine fois pour la suite de la série et un autre album !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Gerry Duggan au scénario et Mike Deodato Jr. au dessin ont eu la lourde tâche en 2018 de s'atteler à poursuivre les intrigues du pan cosmique de l'Univers Marvel en comics ! On retrouve donc dans Infinity Wars les éléments habituels auxquels nous a familiarisé précédemment un certain Jim Starlin : Thanos, les Pierres d'Infinité et des entités cosmiques ! Bien évidemment, ces BD font échos à l'événement cinéma de 2018, Avengers : Infinity War (sans "s").

    Les Pierres de l'Infini sont d'incommensurables sources de pouvoir et c'est pourquoi précédemment, on les a réparti entre six héros de la Terre ! Le comics commence par une bataille entre Wolverine et des aliens pour protéger la Pierre de l'Espace puis Loki, le Dieu du Mensonge, entre en scène et l'intrigue s'enclenche !

    Cet event de 2018 (disponible en 2019 en France !) a été précédé, précisons-le, d'une autre mini-série intitulée infinity Wars Countdown dont il ne sera pas question ici mais qui place le décor et situe les protagonistes et pose les enjeux - de même que tout un tas de numéros qui explorent les a-côté voire servent d'épilogues ! On s'intéresse ici à la série Infinity Wars en elle-même qui compte six issues !

    Gerry Duggan parvient à commencer son récit en nous surprenant puisqu'il ne fait pas moins que tuer un méchant d'importance, un certain Titan Fou ! Le personnage de Requiem - qui n'est autre qu'un protagoniste bien connu - fait son apparition et constitue, lui (ou plutôt elle !) le vilain de ce récit ! Elle affronte ensuite les super-héros de la Terre pour s'emparer des Gemmes et dans la foulée crée une nouvelle dimension appelée le "Monde Plié" !

    Dans ce "Monde Plié", les individus ont fusionné deux par deux et c'est ainsi qu'apparaissent des super-héros inédits ! C'est ainsi que Captain America et le Docteur Strange donnent le "Soldat Suprême" pour ne donner qu'un seul exemple !

    Pendant ce temps, Loki s'adjoint les services d'une bibliothécaire de nature divine et enquête sur l'origine de l'Univers principal aux Catacombes de la Création !

    Pendant ce temps, dans le "Monde Plié" certains super-héros réagissent et découvrent qu'une créature nommée Devondra menace cette nouvelle réalité ! L'alliance est de mise et finalement, après maintes péripéties, les héros vont être dupliqués pour donner les versions habituelles et les versions fusionnées - ce qui aboutira à la coexistence de deux univers ! Pour ma part, j'ai trouvé ce passage un peu bavard et que le seul prétexte est de donner naissance à une nouvelle gamme de comics nommée Infinity Warp avec les héros fusionnés comme protagonistes ! Pure stratégie marketing pour inonder le marché !

    Différents épilogues suivent qui annoncent de futurs prolongements ! Dans l'ensemble, je suis un peu déçu par cet event, surtout par sa conclusion ! Il y a tellement mieux à faire avec le Cosmique dans l'Univers Marvel !

    Après, ce n'est que mon avis et c'est à vous de juger par vous-même !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Pour mon deux-centième billet "comics" sur ce blog, nous allons parler du mercenaire loquace à savoir Deadpool dans un récit imaginé par Cullen Bunn, déjà auteur de la "Massacrologie Deadpool".

    Cette histoire est la suite d'une autre histoire du mercenaire en tenue rouge, histoire nommée "La Nuit des Morts-Vivants " et aussi œuvre de Bunn. Cette histoire, c'est "Le Retour du Deadpool-vivant", titre en forme de clin d'oeil au maître dans ce domaine, George A. Romero !

    Les zombies sont décidément très à la mode dans les années 2010 - avec notamment Robert Kirkman et son Walking Dead, thermomètre de sociétés qui vont mal et poussent à la consommation - dont la figure du zombie est une personnification/métaphore. Manger de la chair humaine ou consommer toujours plus (d'objets inutiles !).

    Dans le précédent récit, "La Nuit des Morts-Vivants" donc, le monde était envahi de zombies et Deadpool combattait ces hordes de monstres. A la fin, il se présentait comme le remède et répandait sa personnalité chez tous les Rôdeurs. Ici, on découvre l'existence d'une société de "Pools" à l'esprit de ruche. En effet, lorsqu'un Deadpool est mordu par un zombie, ce dernier zombie devient un nouveau Deadpool.

    Cette société de Deadpool gagne en importance et veut dominer le monde selon le cycle humains qui deviennent des zombies qui deviennent ensuite des "Pools" ! Seul le Deadpool original qui a conservé son autonomie s'oppose au massacre des derniers humains,devenus du bétail. Il va rencontrer une adolescente qui tente de survivre, la jeune Liz.

    On appréciera au passage la parti pris graphique de l'illustrateur, Nik Virella qui a choisi de tout représenter en N&B hormis les Deadpool qui ont droit à la couleur - le rouge en l'occurrence.

    Ce récit semble clôturer le cycle "Deadpool et zombies" de Bunn car à la fin, le mercenaire se sacrifie. Mais une personne se lève pour le remplacer et la lutte continue.

    Un bon récit qui ne fait pas dans la dentelle - assez gore mais avec aussi la bonne dose d'humour - noir ! - habituelle ! Récit qui est présenté dans le même album que "La Nuit des Morts-Vivants" dans la collection de l'intégrale Deadpool chez Hachette (en kiosques).

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Dans le tome 16 de la série Valérian, intitulé "Otages de l'Ultralum", nos deux explorateurs du cosmos, Valérian et sa Valérian - Tome 16 : Otages de l'Ultralum - Christin & Mézièrescompagne Laureline évoluent de l'univers idyllique d'une croisière de luxe aux champs boueux d'Ultralum, ce carburant qui permets les voyages spatiaux.

    L'univers scénarisé par Christin et mis en images par Mezières a maintenant des bases solides et a connu un constant développement, s'étoffant petit à petit au cours des quinze albums précédents. Les auteurs réutilisent donc des éléments des opus antérieurs et en ajoutent de nouveaux. On retrouve bien évidemment le trio de Shingouz, ces informateurs  vénaux, le Transmuteur Grognon de Bluxte et pour notre plus grand plaisir, Point Central dont Mézières nous gratifie de superbes panoramas ! Parmi les retours, on a aussi le Schniarfeur - l'"Arme vivante" du tome éponyme et la princesse Kistna, pourtant assassinée dans le tome "Sur les Frontières". A cette galerie de personnage, s'adjoignent le richissime Grand Calife d'Iksaladam et son insupportable héritier, le califon - qui rappelle le jeune Abdallah dans l'univers de Tintin. On a aussi le Quatuor Mortis, des mercenaires, assassins, chasseurs de primes et terroristes et un duo de détectives siamois.

    Signalons au passage qu'avec les milliers d'aliens que contient l'univers de Valérian, l’œuvre de Christin et Mézières et un plaidoyer pour l'Autre et contre le racisme.

    Valérian et Laureline effectuent donc leur croisière cosmique lorsque le Quatuor Mortis surgit avec un Schniarfeur et kidnappe le califon et Laureline. Tous se mettent sur la piste des ravisseurs : Valérian et Kistna, les Shingouz, , les détectives Harry et Frankie ! Le Grand Calife a promis une récompense de  100 Billiards de Poutibloks pour motiver les plus vénaux à retrouver sa progéniture.

    Ce sont en fait les extralums, les mineurs de l'Ultralum, qui ont commandité l'enlèvement, en échange de lois et de droits sociaux. Le monarque d'Iksaladam n'est pas sans évoquer nos émirs du Koweit et d'Arabie Saoudite, les pétromonarchies et l'Ultralum, notre pétrole, l'Or Noir.

    Mais ici, Christin ne livre pas une BD à thèse ! Ses maîtres-mots sont davantage l'humour et l'action. On a droit au lot habituel de rebondissements ! Un tome qui mets en avant de nombreux éléments d'intrigues et personnages et parviens à nous divertir !

    On a même droit à un joli aperçu de la superbe plastique de l'héroïne, Laureline !

    Une série toujours aussi excellente !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Voici peut-être un des albums les plus fameux de Lucky Luke, toujours par Morris et Goscinny, le très réussi "Canyon Apache", cinquante-sixième histoire de la série, publiée en album en 1971 !

    Lucky Luke est mandaté par le Bureau des Affaires indiennes pour savoir pourquoi le chef Apache Patronimo ne cesse de harceler les militaires du Fort Canyon commandés par le colonel O'Nollan.

    En réalité, notre colonel nourrit une haine féroce envers les tribus locales qui mènent une guerre de harcèlement faite d'expéditions punitives des deux côtes et de replis des indiens derrière la frontière mexicaine. Est-ce parce que, comme ses hommes, il est d'origine irlandaise que O'Nollan est si têtu?

    En cuisinant le chef de Fort Canyon, Luke va apprendre l'origine de sa rancoeur ! Son cher fils a disparu lors d'une attaque menée par Bisteco, le père de Patronimo, l'actuel chef des Apaches ! Notre cow-boy solitaire décide alors d'user d'un stratagème pour enquêter chez les indiens et savoir si un homme blanc n'a pas jadis intégré la tribu !

    Notre héros va alors se faire accepter par les indiens en passant des épreuves assez "folkloriques", occasions d'autant de brefs gags très efficaces dont Goscinny a le secret ! Nos indiens ont des moeurs assez étranges ! Comme cette méthode de torture à base de miel et de fourmis !

    Luke trouve un allié inattendu alors qu'il est en difficulté - car la confiance accordée par les indiens est fragile ! - en la personne du papoose Coyotito ! "LuckyLuko" tombe en disgrâce et retrouve le colonel puis les deux hommes sont capturés !

    C'est alors un twist final assez cocasse que nous a préparé Goscinny ! O'Nollan retrouve son fils parmi les indiens grâce à un signe de reconnaissance et on apprends que Patronimo n'est pas si "indien" qu'il le prétends ! Des liens se reforment et un terme est mis à la guerre !

    Le titre "Canyon Apache" vient de ce passage étroit, ce canyon,  où O'Nolan s'obstine à faire passer ses caravanes qui sont alors la cible de pluie de rocher ! L'histoire démarre avec ce gag !

    Un très bon album que je lis et relis avec toujours autant de plaisir !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Dans le tome 6 de la série de BD Alix Senator, Valérie Mangin continue de développer son intrigue plus dans la veine réaliste d'un Game of Thrones que dans l'esprit de l'oeuvre originale de Jacques Martin, sans renier évidemment cette dernière ! Khephren, le fils adoptif d'Alix se rêve toujours aussi puissant qu'Alexandre le Grand dans "La Montagne des Morts", titre de ce volume 6 !

    Le jeune garçon trop impétueux et qui l'a payé dans le tome précédent, en devenant eunuque, souhaite toujours mettre la main sur la Statue de Cybèle tandis que Titus a ramené les livres Sybillins à Auguste à Rome, lequel les fait brûler pour protéger l'Empire ! Mais, se tenant en retrait, Livie compte bien, comme son protégé Kephren, trouver la Statue et le pouvoir qu'elle est supposée donner ! Elle peut compter pour ca sur son fidèle serviteur Barbarus à Alexandrie !

    Alix, Khephren et quelques soldats romains de leur garde personnelle décident de se rendre à l'Oasis de Zeus-Ammon, principalement pour plaire à Kephren qui pense y trouver la Statue de Cybèle tandis qu'Alix est conscient que l'artefact précieux n'y est probablement plus et qu'il s'agit d'une légende ! Enak les rejoints peu après leur départ d'Alexandrie.

    Dans le désert, la troupe essuie l'attaque des Siwis, un peuple barbare qui occupait ses lieux avant les Romains et même avant les Grecs et les Egyptiens et qui révèrent la forme originale du dieu Amon. Puis le groupe arrive à l'Oasis qui est harcélée par ces mêmes Siwis et Alix rencontre Ounas le Grand Prêtre.

    Tout de suite, Kephren s'intéresse à la Nécropole, sous l'Oasis, lieu interdit et qui est l'objectif véritable des Siwis car leurs ancêtres y sont enterrés. Alix tente de quérir des renforts à Cyrène mais les Siwis le contrent et les habitants égyptiens de l'Oasis sont massacrés par les barbares.

    Finalement, nos héros fuient par la Nécropole et apprennent la vérité ! Les Siwis les capturent et les enterrent vivants et ils ne doivent leur survie que par l'arrivée impromptu de Barbarus qui avait un accord secret avec les Siwis. Cependant, Enak semble destiné à connaitre un sort funeste lors de ces événements tragiques !

    Une ultime révélation a lieu et il semble que la Statue de Cybèle soit en fait détenue par un autre protagoniste de l'histoire de manière assez inattendue ! A suivre dans le Tome 7 !

    Un scénario palpitant, des rebondissements, servis par un dessin  - toujours du à Thierry Démarez - toujours aussi superbe ! Bref, c'est mené de manière magistrale sur tous les tableaux ! Je recommande cette BD même si vous n'êtes pas fan de l'oeuvre originale de Martin ! Gautier si tu me lis !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Arthur & Janet est un album de bandes dessinées érotique avec une approche résolument moderne, notammentArthur & Janet - Jean-Luc Cornette & Karo dans sa description d'un jeune couple libertin, qui s'aime mais n'hésite pas à vivre d'autres expériences et à pratiquer l'échangisme. "Amours libres" comme on dit !

    Arthur et Janet forment donc un couple libre et très porté sur la chose. Ils font l'amour de façon décomplexée, partout, dans des couloirs d'hôtel, dans des parcs, etc,... et tout le temps ! En vacances, avec des amis, des amies et même à distance lors d'un échange téléphonique que n'aurait pas détesté Emmanuel Carrère !

    C'est là un album au dessin assez '"mignon" de la jeune illustratrice Karo, qui fait un peu penser au manga ! Le scénario de Jean-Luc Cornette qui se donne à voir dans de courtes histoires de 4 ou 5 pages laisse une grande place à l'humour - toujours pour dédramatiser le sexe et le rendre ludique.

    Arthur & Janet a été conçu en 2008 pour la revue d'humour cochon L'Echo des Savanes (dont j'étais particulièrement fan du "Strip-tease des copines" !). Les épisodes de la série sont d'abord sous -titrés "A fleur de peaux" puis sont repris sous la forme d'album dans la collection "Drugstore" aux Editions Glénat en 2009.

    Karo et Jean-Luc Cornette se sont rencontrés par l'entremise d'Yvan Delporte dont on connait les travaux, entre autre sur Les Schtroumpfs. La dessinatrice d'origine belge a alors tout juste une vingtaine d'année et sort à peine diplômée de l'Institut Saint-Luc de Liège. Elle commence sa carrière au sein du Journal de Spirou.

    Les premières collaborations entre Cornette et Karo ne sont pas dans le domaine de l'érotisme mais dans la bande dessinée d'humour pour la jeunesse : Ouistitiland, Pépito  ou encore Cucaracha. Mais très vite, Karo s'aventure dans les "domaines interdits" avec Osez le Kâmâ-Sutrâ  et Osez pimenter votre sexualité aux Editions La Musardine, nourris de ses propres expériences en la matière ! Elle livre aussi une exposition licencieuse dans le cadre de "Fleur de femmes".

    Arthur & Janet - Jean-Luc Cornette & KaroCornette a lui débuté dans la BD dans les années 1990, comme coloriste puis en illustrant ses propres scénarios. On lui doit en tant qu'auteur la série des Enfants terribles, Visite guidée ou encore La Nuit du papilllon.

    Mais Cornette écrit surtout pour les autres comme lorsqu'il conçoit Chlorophylle et le monstre des trois sources illustré par René Hausman ou encore la série Démons et son chercheur névrosé adepte de plantes carnivores.

    En 2006, Karo et Cornette assure la rédaction en chef de Spirou pour un numéro spécial sur le Viet-Nam intitulé "Nhoc". L'année suivante les deux produisent leur premier album érotique. Cornette écrit en effet Calinée sous X pour Karo. Publié aux Editions Carabas en 2007, c'est le premier album de la dessinatrice. En 2008, L'Echo des Savanes  est racheté par Glénat et Didier Tronchet nommé rédacteur en chef qui propose alors à notre duo de réfléchir à une BD érotique. C'est ainsi que naîtra Arthur & Janet qui paraissent en épisodes dans la revue dès juin 2008.

    Une des particularités de cette BD est aussi le rôle attribué aux femmes qui sont ici mise en avant et assument leurs personnalité, leurs corps et leurs sexualité ! Une approche résolument moderne et progressiste comme je disais en entame !

    A bientôt !

    PS : Rendons à César... L'essentiel de cet article à été rédigé en m'appuyant sur les infos données dans le dossier en fin du tome Arthur & Janet de la collection "Les Grands Classiques de la BD érotique" (dont c'est l'un des derniers albums), dossier que l'on doit à Vincent Bernière, Lauren Triou et Aurore Jannin.


    votre commentaire
  • A priori, Le Sang du Dragon s'annonce comme une série de BD dépaysante ! Cette œuvre scénarisée par Jean-Luc Istin et dessinée par Guy Michel (qui nous offre de superbes vues de monuments célèbres en autant de panoramas !) nous entraîne dès son Tome 1 intitulé "Au-delà des brumes", précisément au delà du Voile, dans les Royaumes féeriques.

    L'essentiel de l'"action" de ce premier volume se déroule en Bretagne ! On part du Mont-Saint-Michel et on finit à Saint-Malo en plein Siècle des Lumières ! Siècle de la piraterie aussi puisqu'on suit les aventures du capitaine écumeur des mers, Hannibal Mériadec,  qui semble cacher bien des secrets, même à son propre équipage !

    Notre homme recherche un trésor - car toute bonne histoire de pirates à son trésor, comme Luffy a son One Piece, et ce butin là a été caché par un Korrigan, le capitaine Mell-Talec. Celui-ci possédait une carte des Royaumes des Sidhs qui permettait à lui et à son navire de disparaître et réapparaître comme bon leur semble.

    Mériadec doit donc mettre la main sur cette carte et pour cela s'aventure dans la légendaire Forêt de Scissy qui s'étends par delà la réalité entre le Mont et l'île de Chausey. C'est le territoire des Elfes et le pirate a capturé deux d'entre eux, la fille et le fils de la Reine de ce peuple. Il devront aussi affronter les Vohreens d'affreux petits lutins anthropophages !

    Le capitaine pirate se rends ensuite à Saint-Malo tandis que certains membres de son équipage, qui ont entendu sa déclaration à la Reine des Elfes, lancent la rumeur que c'est la vengeance - et nul trésor  ! - qui motive le vieux loup de mer !

    Sur ces entrefaits, les soldats du Roi de France coulent le navire du pirate et celui-ci décide de se rendre avec ses hommes, "simple contretemps".

    Les dernières pages sont bien énigmatiques puisqu'on y voit un jeune Mériadec, bouleversé par l'execution d'un vieille femme sur un bûcher devant  Notre-Dame de Paris !

    Au niveau des personnages, on a un équipage qui accompagne notre "héros" constitué de figures de durs-à cuirs ou de marins expérimentés tels Thorn, Mael ou Mac-Law, tous recrutés ans une taverne du Mont-Saint-Michel au début du récit !

    On baigne en pleines légendes celtiques puisqu'il est aussi question à un moment de Vivianne et son amant Merlin !

    Je lirais la suite avec impatience.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le "Cycle du Pays Qâ" - ce Yucatan de fantaisie ! - se termine dans le tome 13 des aventures de Thorgal, "Entre terre et lumière", paru en 1988, directement en album, une première pour la série. Toujours scénarisé par Van Hamme et illustré par Rosinski.

    Thorgal, Aaricia et leur fils Jolan, accompagnés de Pied d'Arbre, résident toujours chez les Xinjins après avoir mis fin au règne d'Ogotaï,le tyran venu des étoiles aux extraordinaires pouvoirs. Mais la famille souhaite retourner dans le Nordland d'autant que Jolan est désormais considéré comme un dieu, Hurukan, "celui -qui-voit" par les indigènes.

    Dans ce contexte, Uebac, un jeune "conseiller" du peuple Xinjins tente d'ancrer son emprise sur le gamin et de gouverner comme un apprenti tyran ou le mettant le fils de Thorgal sous sa tutelle ! Le méchant de service tente alors d'éliminer notre héros, Thorgal, en faisant accuser Variay, l'autre conseiller, responsable dans les tomes précédents de la venue de la famille Aegirsson en Pays Qâ !

    Ce traître manque de parvenir à ces fins en faisant moisir nos héros dans la "bouche du soleil", une anfractuosité de pierre, à flanc de falaise, faite de cristaux qui réfléchissent la lumière e tfont du liue une fournaise. Thorgal et ses compagnons ont finalement la vie sauve du fait de l'intervention des deux "petites amies" indigènes de Pied-d'Arbre.

    S'ensuit alors une course à la mer pour gagner un navire qui doit les ramener en Europe. Kriss-de-Valnor, transformée en vieille femme par Ogotaï dans le tome 12, retrouve ici sa jeunesse et se rends aussi vers les côtes, ayant capturé Jolan et transportant sa cargaison d'or. Mais elle fera une erreur d'estimation qui lui sera peut-être fatale ! L'avenir le dira...

    A la fin du récit, Thorgal, Aaricia et Jolan embarquent pour le Vieux Monde tandis que Uebar, dont les manigances ont été mises à jour, s'est suicidé. Pied-d'Arbre décide lui de rester sur ces terres exotiques en compagnie de ce bon peuple de "sauvages" !

    Un récit intéressant à plus d'un titre ! Van Hamme n'a pas souhaité conclure toutes les intrigues parallèles du "Cycle du Pays Qâ" dans le tome précédent et mets ici fin à l'ensemble de manière plus convaincante. Nos héros se dirigent sans doute vers de nouvelles aventures et un nouveau cycle ?

    A bientôt !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique