• Ca faisait longtemps que je n'avais pas chroniqué un album des Schtroumpfs ! Nous y revenons mais ne suivant plus les albums dans l'ordre de parution puisqu'on passe directement au tome 38 - dans l'Ere Post-Peyo - un des derniers albums, "Les Schtroumpfs et le Vol des Cigognes", scénarisé par les continuateurs Alain Jost et Thierry Culliford et dessiné par Miguel Diaz Vigoso.

    Si le dessinateur reproduit à la perfection le style de Peyo, se pose la question comme pour Lucky Luke, comme pour Alix, de savoir si le scénario ne souffre pas trop la comparaison avec celui du Maitre défunt ? La première partie du récit m'a à peine arraché un sourire puis l'aventure décolle et ça s'améliore !

    L'univers des Schtroumpfs a été étendu et dans les derniers albums, une place plus grande est accordée aux humains absents des premiers albums hormis les aventures avec Johan et Pirlouit. Là un humain, le sage Homnibus, ami et collègue en sorcellerie du Grand Schtroumpf fête son anniversaire et une délégation réduite des petits lutins bleus se rend chez lui et son valet Oliver ! En petit groupe car le voyage se fait sur le dos de leurs amies les cigognes et comme c'est la saison des pontes, les places sont limitées !

    La fête se passe, dans la joie et la bonne humeur mais les oiseaux ne sont pas au rendez-vous pour le voyage retour ! En effet, un sinistre sire a piégé les oiseaux à la glu pour les capturer et en faire un élevage pour récolter leurs oeufs, censés garantir bonne santé et longue vie selon le dernier grimoire de l'érudit Ambrosius Fortunatus.

    Nos petits héros vont voler sur les dernières cigognes à la rescousse de leurs congénères ailées. Les responsables de ce méfait ne sont autres qu'un certain Arnalphe et son cousin qui est une fois de plus Gargamel, toujours dans tous les mauvais coup ! Les Schtroumpfs vont faire preuve d'ingéniosité pour sauver leurs amies dont on nous gratifie aussi du récit ou un Schtroumpf a sauvé une de leurs parentes, nouant cette amitié de longue date, dans un flash-back !

    Et à la fin, tout évolue pour le mieux car Ambrosius Fortunatus a un malheureux accident qui ruine sa réputation !

    Voilà, c'est sympathique mais sans plus ! Ou alors c'est moi qui ai trop grandi, vieilli ? Je ne crois pas et c'est toujours le problème avec ces prolongations de séries cultes après la disparition de leur créateur !

    A bientôt !

     


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  • On retrouve Claudia Christiani, nymphomane malgré elle, dans Le Déclic 4 qui clot la célèbre série de BD érotiques qui a fait connaitre son auteur Milo Manara. Il aura fallu attendre sept  ans après Le Déclic 3 et 2001 pour voir la parution de cet ultime opus chez Albin Michel puis ensuite réédité dans diverses intégrales avant la version couleur en 2009.

    Dans ce volume, on débute chez Aleardo Christiani, le mari avocat de Claudia mélé à des scandales et des affaires de corruption qui doit défendre Berti et sa société GlobalChimie dont un des produits a rendu des gens aveugles. Parmi ces victimes il y a le professeur Boralevi et la fille de celui-ci Angelina, un brin exhibitionniste et dépravée, est prête à tout pour faire tomber Berti et son avocat Christiani. Elle opte pour la stratégie discutable de plonger la femme de l'avocat dans un scandale sexuel en espérant provoquer un adultère !

    C'est alors qu'Angelina croise la route du Docteur Fez et son boitier infernal. Le savant fou n'a pas de mal à intéresser la fille Boralevi en faisant la démonstration de son invention lors d'un défilé de haute couture amenant la pauvre Claudio hors de contrôle à nouveau à se caresser devant les photographes sur scène !

    Sommé par Berti de calmer les ardeurs de sa femme, Aleardo envoie Claudia se faire exorciser au couvent du Divin Spasme mais peine perdue et la victime de Fez se livre encore en tout impudeur devant le père Balthasar.

    Ensuite, Angelina, diabolique, emmène Claudia dans les vestiaires de l'équipe de foot de Berti où elle pourra assouvir tous ses élans lubriques. On voit à cette occasion le côté potache de Manara qui envoie Claudia traverser le terrain de foot dans le plus simple appareil en ayant le temps de faire une turlutte au gardien de but !

    La fin du récit me semble un peu plus expédiée avec l'implication d'un réseau de proxénétes et une sombre histoire impliquant la servante maure de Claudia. On se demande ce que ça vient faire là et c'est rapidement résolu.

    La conclusion du récit tourne bien pour Claudia qui par le biais de sa domestique récupère le boitier magique honni et la jeune servante de poser la morale de l'histoire : "Un peu de sexe n'a jamais fait de mal à personne." Bien au contraire !

    Le dessin de Milo Manara est toujours aussi bien exécuté mais l'effet de surprise de l'idée de départ du scénario de la série s'est amoindri dans ce quatrième volet !

    A bientôt !

     


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  • Rantanplan est le chien plus bête que son ombre, apparu dans la série Lucky Luke dans l'album "Sur la piste des Dalton" en 1962. Sa caractéristique principale est d'être complétement stupide néanmoins il aide parfois involontairement les autres personnages.

    Entre 1987 et 2011, Rantanplan est la héros de sa propre série de bande dessiné, BD de commande, composée de dix grandes aventures et dix recueils de gags. "La Mascotte" est le premier de ces albums.

    "La Mascotte" est dessinée par Michel Janvier (qui avait déjà signé sur Lucky Luke "Le Ranch maudit") et Frederik Garcia. Xavier Fauché et Jean Léturgie sont les scénaristes de ces premiers albums ! Ils se sépareront par la suite en mauvais termes avec Morris suite à l'affaire Kid Lucky.

    Le récit de "La Mascotte" se déroule au 7ème de Cavalerie qui doit recevoir la visite du président de l'Union James A. Garfield pour entériner la paix avec le chef indien Sitting Full. Or le Colonel du 7ème de Cavalerie est un homme superstitieux et il croit que sa chance a tourné quand la mascotte porte-bonheur du régiment, Fifi VI, a disparu.

    Il faut trouver une autre mascotte et le Colonel jette son dévolu sur Rantanplan, le chien du pénitencier voisin et son gardien Pavlov. Très vite, le chien se montre très stupide comme à son habitude et cause des soucis aux autres personnages.

    En réalité, c'est Turner, le commerçant ambulant qui a enlevé Fifi VI car le chien permettait de maintenir la paix avec les indiens et c'est mauvais pour ses affaires ! Il va donc tenter de se débarrasser de Rantanplan/Fifi VII qui se retrouve chez les indiens qui le prennent pour le Fils du Grand Manitou. Pour couronner le tout, le président est kidnappé par les indiens !

    Tout se conclue en démasquant Turner et ses plans et en récupérant Fifi VI. La paix revient et Rantanplan et Pavlov retrouvent leur cher pénitencier en attendant de futurs aventures !

    A bientôt !

     


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  • Daredevil est un héros urbain Marvel bien loin des enjeux cosmiques de la Maison des Idées. Il est aussi "The Man Without Fear" - l'Homme Sans Peur et son alter-égo est Matt Murdock, avocat au barreau et devenu aveugle après avoir percuté la cargaison de futs radioactifs d'un camion devenu fou.

    Suite à cet accident, le jeune Matt va développer un sens radar très perfectionné et s'entrainer pour acquérir des réflexes fulgurants et une endurance hors-norme. Matt Murdock a en réalité des sens plus développés que les valides et devient le Diable de Hell's Kitchen et va commencer par faire payer à ceux qui ont assassiné son père, le boxeur Jack "Battling" Murdock qui a refusé de "se coucher" pour la pègre et l'a payé cher !

    Par la suite, Matt ouvre son cabinet d'avocats avec son collègue et ami d'études Foggy Nelson et les deux hommes ont aussi en commun une passion pour leur belle secrétaire, Karen Page ! Là encore, Stan Lee nous sort une histoire d'amour où les protagonistes sont timorés et n'osent se déclarer ! On a eu la même chose avec Don Blake et Jane Foster, Tony Stark et Pepper Potts et Peter Parker et Betty Brant, c'est un classique de la maison !

    La production 1964 - 1965 couvre les 11 premières issues. La revue est bimestrielle puis à partir du N°11 devient mensuelle ! C'est Stan Lee et Bill Everett qui sont aux commandes puis Wally Wood devient le dessinateur de la série (avant d'être remplacé par John Romita Sr. au N°12 en 1966).

    Daredevil affronte divers super-vilains dans ces pages appelés à devenir emblématiques comme Killgrave, l'Homme-pourpre au pouvoir de suggestion (qui a fait les belles heures récemment de la Saison 1 de la série Netflix Jessica Jones), le Hibou, l'improbable Homme aux échasses, l'Organisateur et ses hommes-bêtes. Daredevil affronte même Namor, le Prince des Mers !

    A chaque fois, notre héros l'emporte en usant de toutes ses ressources. Durant l'année 1965, il apparait aussi dans la série Fantastic Four où il guide nos 4 héros qui ont perdu leurs pouvoirs ! DD est décidément plein d'ingéniosité !

    Une série qui a eu un départ moins grandiloquant que les autres séries mais qui va bientôt attendre sa vitesse de croisière et à laquelle Frank Miller donnera des épisodes mythiques dans les années 80 ! Mais on n'en est pas encore là et on en parlera le moment voulu !

    A bientôt !

     


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  • En 1963, Stan Lee et Steve Ditko créent un personnage de sorcier pour ajouter le pan de la magie à leur nouvelle univers Marvel. C'est la création dans les pages de Strange Tales du "Docteur Strange, maitre des Arts Mystiques" dont nous allons nous intéresser ici à l'Intégrale 1963 - 1966 qui couvre les numéros de Strange Tales #110 à 141 au début de l'année 1966.

    Beaucoup d'issues dans cette Intégrale car ce sont en effet des récits courts de 8 pages en deuxième partie de magazines en complément de "Human Torch" puis de "Nick Fury, Agent du Shield" ! Le Docteur Strange nous emmène dans des dimensions mystiques, des mondes psychédéliques auxquels le dessin de Steve Ditko rend justice ! Récemment la vérité s'est faite jour ! Ditko écrivait aussi les scénarios du Docteur Strange et Stan Lee se contentait des dialogues ! Stephen Strange est bien une création de Ditko !

    Stephen Strange est un chirurgien qui a un accident de voiture et perd l'usage de ses mains. Être égoiste à la base, il va s'ouvrir à de nouvelles réalités en se rendant dans l'Himalaya où il rencontre l'Ancien, l'actuel Sorcier Suprême qui va lui enseigner la magie. Muni de l'Oeil d'Agamotto et de sa cape de lévitation, Strange combat le mal !

    Dans ces épisodes, Strange se confronte à d'autres magiciens, des ensorceleurs, des maisons hantées, des êtres extradimensionnels. Mais le récit tourne souvent autour de sa rivalité avec le Baron Mordo, un sorcier maléfique aussi formé par l'Ancien. Puis l'histoire culmine avec la rencontre avec Dormammu, le Seigneur de la Dimension Noire. Le Docteur Strange les affronte d'abord séparément puis ensemble ! Il peut compter sur l'aide de Clea, une servante de Dormammu !

    En effet, la fin de l'album est un récit qui s'étend sur une dizaine d'issues où Dormammu confère une partie de ses pouvoirs à Mordo. Strange est alors en fuite, traqué par le sorciers maléfique de par le monde. Le récit se termine sur notre héros qui défait Mordo puis Dormammu à tour de rôle. Mais la fin est ouverte car des disciples maléfiques de Mordo ont place une bombe dans le Sanctum Sanctorum, le repaire de Strange, bombe qui menace d'exploser tandis qu'on assiste aussi à l'exil de Clea ! A suivre donc !

    Le récit de Strange fait clairement dans le psychédélique et développe son propre vocabulaire mystique : Hoggoth, Vishantis et autres sont de la partie !

    Des histoires courtes mais efficaces !

    A bientôt !

     


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  • Les récits de Spider-Man de cette Intégrale 1965 suivent la même logique que pour les autres super-héros de Stan Lee, à savoir que ces histoires s'inscrivent désormais dans une trame plus globale qui se poursuit d'une issue à l'autre ! Pour l'année 1965, la production couvre les N°20 à 31 d'Amazing Spider-Man !

    La vie de Peter Parker est compliquée. Il a déjà bien assez avec ses difficultés de monte-en-l'air mais il doit aussi gérer ses histoires de coeur avec la secrétaire Betty Brant - et voit apparaitre un rival en la personne du journaliste Ned Leeds, gérer la brute épaisse qu'est Flash Thompson, pourtant le président du fan-club de Spidey ironiquement ou encore ramener des photos pour le Daily Bugle de J. Jonah Jameson quand son patron n'est pas en train de fabriquer un super-vilain comme le Scorpion ou de lancer un robot anti-Araignée contre notre héros !

    Notre super-héros connait aussi des problèmes d'intendance notamment avec ses costumes. Niveau super-menaces, il affronte durant cette année 1965 le Scorpion à la force démesurée, ou le Scarabée en duo avec la Torche Humaine. Le Bouffon Vert va également lui poser de grosses difficultés, ennemi dont on ignore encore l'identité civile et dont le scénariste s'amuse à nous laisser de fausses pistes pointant vers J. Jonah Jameson. En réalité, Norman Osborn n'a pas encore été introduit mais le sera bientôt quand Peter va entrer à l'Université où il rencontrera le fils Harry Osborn et Gwen Stacy ! L'apparition de Mary-Jane Watson est aussi sans cesse retardée !

    On retrouve aussi le Cirque de la Menace avec son RingMaster détroné par Princesse Python ! Ou encore le Maitre du Crime et quelques gangsters locaux ! Un Peter surmené dont la santé mentale va sembler vaciller à un moment !

    L'année s'achève sur la première partie d'un récit qui en comptera trois qui verra revenir un ancien adversaire de Spidey - tandis que Peter Parker a décroché son diplôme et quitté le lycée ! Hélas sa Tante May va connaitre de gros problèmes de santé et notre héros va se démener pour elle !

    Bref, ce que fait le sel de l'Araignée et de son alter-ego Peter Parker est la façon dont notre héros commet des actes de bravoure tout en se démenant dans le quotidien ! C'est la recette de la nouvelle formule revendiquée depuis 1961 et les 4 Fantastiques par Stan Lee et c'est très mis en avant dans cette Intégrale Spider-Man 1965 ! Et donc là aussi l'univers s'enrichit !

    On a aussi droit à un Amazing Spider-Man Annual #2 avec le Docteur Strange, personnage dessiné comme Spider-Man ici par Steve Ditko, et dont je vous parlerai bientôt !

    Ca donne évidemment envie de lire la suite et j'y vais de ce pas !

     A bientôt !

     


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  • On continue dans le Marvel avec l'Intégrale 1965 des 4 Fantastiques qui confirme ce que je disais plus tôt à propos des Avengers, que Stan Lee continue à enrichir son univers partagé ! On va bientôt voir apparaitre des idées de génie comme les Inhumains, le Wakanda ou Galactus mais n'allons pas trop vite...

    Si l'année 1965 voit le retour inévitable d'anciens méchants comme Diablo - qui donne la vie à l'Homme-Dragon - et les Skrulls, c'est aussi l'année qui voit la naissance du groupe des Terrifics formé de l'union d'anciens antagonistes de la Torche Humaine : le Sorcier et Pete Pot-de-Colle rebaptisé le Piégeur, joints à l'Homme-Sable et Madame Medusa. Cette fois-ci ces méchants s'attaquent à tout le groupe de nos héros et vont s'avérer redoutables puisqu'ils vont les mettre en déroute deux fois, la première fois leur faisant perdre leurs pouvoirs - provisoirement bien sûr - et la seconde fois retournant au moyen d'un lavage de cerveau la Chose contre sa famille !

    Daredevil sauvera la mise à nos héros affaibli durant cette Saison !

    L'année 1965 voit aussi la parution de l'Annual 3 avec un évènement qu'on nous teasait depuis plusieurs numéros déjà qui est le mariage de Reed Richards avec Susan Storm ! C'est l'occasion pour Stan Lee de faire défiler tous ses héros et vilains dans une mélée épique, solutionnée par le Watcher/Gardien !

    C'est toujours Jack Kirby qui est à l'illustration. Ca couvre les issues #34 à 45 !

    Par la suite, sur la fin de 1965, le scénariste introduit progressivement la race des Inhumains dont Madame Medusa s'avère être une représentante ! Pour la petite histoire, il me semble que l'album LUG "Les Inhumains sont parmi nous !" était le premier tome des récits des Fantastiques à la fin des années 1970 en France !

    le récit s'enrichit et comme pour Thor, se poursuit tout du long d'un épisode à l'autre ! Ca ne donne qu'une envie, lire la suite au plus vite !

    A bientôt !

     


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  • Je vais maintenant rédiger toute une salve d'articles sur les comics Marvel de l'année 1965 comme j'ai fini de lire la totalité de la production de cette année.

    On commence par les Avengers et l'Intégrale 1965. Cette année voit un gros changement puisque l'équipe va varier de composition pour la première fois. Les premiers épisodes de 1965 voient toujours Thor, Giant-Man et la Guêpe et Iron Man constituer les rangs de l'équipe. On affronte à nouveau le groupe des Maitres du Mal, ou encore le Comte Nefaria. Moment de tension aussi pour Hank Pym quand la vie de sa partenaire la Guêpe est menacée.

    Puis par la suite, Thor prend la tangente pour subir le "procès des dieux" sur Asgard et Iron Man qui a des problèmes avec sa pile cardiaque électrique fait de même ! Enfin, Giant-Man et la Guêpe (dont la propre série s'est aussi arrêtée) partent en vacances !

    Qui comme remplacant ? Stan Lee prend le parti risqué de mettre en avant trois héros jusque là considérés comme des criminels ! On a tout d'abord Oeil de Faucon/Hawkeye allié de la Veuve Noire/Black Widow et ennemi dans les pages d'Iron Man qui est recruté. On a ensuite le frère et la soeur Pietro et Wanda Maximoff qui ont quitté la Confrérie des Mauvais Mutants suite au rapt de Magneto par l'Etranger ! Quand on vous dit que tous ces comics sont liés !

    Lee rencontre alors un problème car ces nouveaux héros - chapeautés par Captain America - n'ont pas la puissance de feu d'un Thor et il faut donc leur trouver des adversaires à leur mesure. On aura donc le Minotaure, le Commissaire, Swordman ou Power Man comme ennemis désignés !
     
    L'année 1965 voit le retour d'un adversaire de poids à savoir Kang avec la présentation de son aimée Ravonna ! Une nouvelle dynamique d'équipe se met en place avec Hawkeye qui conteste l'autorité du Captain !
      

    C'est illustré par Kirby suppléé par Don Heck lorsque celui-là est débordé ! L'année 1965 s'étend des issues #12 à 23.

    L'univers Marvel dans ces premières années de l'Âge d'Argent ne cesse de se complexifier et introduit de nouveaux personnages !

    A bientôt !

     


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  • On continue sur du Marvel, en comics avec la série Thor qui paraissait dans Journey into Mystery en 1965 avec les issues #112 à 123.

    Dans ces épisodes, la manière de mener le récit s'est un peu modifié puisque Stan Lee opte pour une intrigue sur le long terme qui se poursuit sur les différents numéros. Don Blake/Thor doit toujours ronger son frein et garder pour lui son secret sur sa véritable identité vis-à-vis de Jane Foster qu'il aime secrètement et qui l'aime tout aussi secrètement en retour ! Que son fils se soit entiché d'une mortelle déplait fortement à Odin le Père et celui-ci va mener son fils, le Dieu du Tonnerre devant un "Trial" qu'on peut tout aussi bien traduire en VF par "Jugement" ou "Epreuve" !

    Dans le même temps, Loki, le frère maudit et félon menace toujours le trône d'Asgard et la tranquillité de la Terre et confère ses pouvoirs à Crusher Creel, un détenu, brute épaisse, qui devient l'Homme-Absorbant qui donnera bien du fil à retordre à notre héros.

    Thor et Loki doivent se confronter au Jugement des Dieux et Loki l'emporte en trichant ! Pour prouver la duperie, Thor se rend sur Terre, en Asie Communiste pour récupérer les Pierres des Nornes dont s'est servi Loki - mais il en égare une au passage (ce qui fera d'un sorcier local le redoutable Démon).

    Thor parvient à battre Creel mais Loki assigné à résidence avec le mage de la cour ramène l'Homme-Absorbant et veut s'emparer du trône grâce à lui. Mais Odin ne s'en laisse pas compter !

    Dans le même temps, Thor se fait piéger par un journaliste qui séquestre Jane Foster afin de découvrir l'identité civile de Thor. Il parvient à ses fins et demande contre son silence de pouvoir visiter Asgard !

    On retrouve dans ces issues en seconde partie, toujours un court récit des Tales of Asgard/les Contes d'Asgard qui reviennent en 1965 sur les jeunes années de Loki qui cherche des alliés pour plus tard et on débute un récit ou les deux frères, Thor et Loki, s'embarque avec un équipage de braves sur un navire vers les confins du monde afin d'éviter Ragnarok !

    Bref, le récit prend de la profondeur et l'Homme-Absorbant occupe le devant de la scène pour cette année 1965. Dans le même temps, Thor a quitté les Avengers dans l'autre série éponyme ! On a hâte de découvrir la suite !

    C'est toujours illustré par le Maitre Jack Kirby dont le style évolue sensiblement !

    Pour être complet, mentionnons la sortie en cette année 1965 d'un Annual qui mets Thor face au Lion de l'Olympe, Hercule !

    Excelsior ! A bientôt !

     


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  • L'année 1965 marque la fin de la série "Giant-Man et la Guêpe" dans les pages de Tales to Astonish avec les 7 derniers épisodes sur un peu plus du premier semestre de cette année-là ! La série sera ensuite remplacée par le retour d'un très vieux et premier chronologiquement personnage de Timely Comics, Namor le Submariner ! Dans le même temps, Hank Pym et Janet Van Dyne prennent congés des Vengeurs. Ces deux personnages ont donc été mis en retrait par Stan Lee et ses dessinateurs.

    Dans le même temps, le duo insectoide partage les pages de Tales to Astonish avec l'Incroyable Hulk - opposé aux machinations du Leader - qui lui demeure dans la revue et la ligne éditoriale. Certains des héros se partagent des revues (comme dans Tales to Astonish, Strange Tales ou Tales of Suspense) car à l'époque Marvel n'a pas encore les moyens de lancer autant de revues que dans les années 2020 et pas mal de personnages n'ont pas encore de titre à leur nom ! Et Stan Lee teste aussi leur popularité, notamment à travers le courrier des lecteurs qui a fait son apparition.

    On entame l'année avec notre duo confronté à un banal gangster, là où les Avengers affrontent Kang et Zemo et les Fantastiques font face à Fatalis. Ce genre d'ennemis ne constitue pas vraiment un challenge pour Hank et sa partenaire mais ils doivent toutefois faire attention car les méchants peuvent être retors.

    Dans le second épisode, Giant-Man se retrouve face à Attuma, un ennemi de Submariner et des 4 Fantastiques auquel Iron Man aura aussi affaire à cette époque.

    Les récits de Ant-Man et la Guêpe jouent beaucoup sur les effets de changements de tailles ! Hank Pym ne cesse de perfectionner son sérum et son équipement et celui de la Guêpe. Madame Macabre semble posséder le même pouvoir de changer la taille des objets que lui et va poser problème.

    Gangsters, savants fous et aussi extraterrestres rencontrent nos héros comme cette alien et son mystérieux et redoutable laser, rappelé par ses concitoyens à la fin du récit !

    Dans ces sept épisodes de la première moitié de 1965, nos deux héros, Giant-Man et la Guêpe terminent fort leurs aventures en étant confrontés à l'un de leur plus redoutable et récurrent ennemi, voué à leur perte, the Human Top ou la Toupie Humaine. Celui-ci a trouvé le moyen de voler dans les airs avec une combinaison gonflé à l'hélium. Mais encore une fois nos héros vaincront !

    Voilà ainsi se termine cette première série des aventures du premier Homme-Fourmi et de la Guêpe ! Hank Pym n'est pas encore le looser détestable, tricheur et violent qu'il deviendra par la suite ! De même, il n'a pas encore conçu Ultron ! Le personnage de ce savant génial est encore relativement tracés à traits simples !

    A bientôt !

     


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  • On se retrouve pour la fin de la série de récits autour de la Torche et la Chose dans Strange Tales ! En effet, l'année 1965 voit l'arrêt des aventures du duo au milieu de l'année en juin. La Chose aura rejoint la Torche, son coéquipier des 4 Fantastiques quelques temps plus tôt en 1964 mais ça n'aura pas duré longtemps !

    On a donc droit au six dernières aventures du duo en complément de Docteur Strange dans les pages de Strange Tales  puis en juillet 1965, Stan Lee reprend le personnage de Nick Fury qu'il met déjà en scène depuis quelques années dans la série "Sgt Fury and his Howling Commandos" durant la WW2 pour le transposer dans le contexte des années 1960, de la Guerre Froide et de l'espionnage dans la nouvelle série "Nick Fury, Agent du Shield" - mais ça j'en parlerai une autre fois !

    Revenons sur la Torche et la Chose ! On a droit à six aventures ! Le duo semble bien se débrouiller seul même si dans l'épisode de janvier 1965, Reed Richards les mets en fâcheuse posture de manière à leur rappeler qui est le chef et à ne pas avoir trop confiance en eux  et "rouler en solo" ! Pas très sympa !

    Par la suite, nos deux héros se confrontent à Wanda et Pietro Maximoff, la Sorcière Rouge et Vif-Argent (Scarlet Witch et Quicksilver en VO) alors que ces derniers sont dans une phase de transition, sur le point de quitter la Confrérie des Mauvais Mutants de Magnéto - qui ne correspond pas à leur éthique et aspirations - et de rejoindre la nouvelle équipe des Avengers. Evidemment on a droit à un malentendu entre les deux duos.

    Puis, Johnny et Benjy affrontent le Terrible Trio, trois hommes de main de Fatalis à qui le tyran de Latvérie a donner des pouvoirs surhumains dans les pages de la série des Fantastic Four. L'épisode qui suit est plus calme et plus anecdotique et le scénariste surfe sur la mode du moment en faisant rencontrer à notre duo les Beatles, le phénomène des années 60 - car Marvel a toujours su être l'écho de son époque !

    Le Maitre des Maléfices est de retour dans l'avant-dernier épisode de la série et adopte une nouvelle tactique avec des poupées maléfiques toujours ! Ces épisodes mettent aussi en avant les petites amies du duo, Alicia Masters pour Ben Grimm et Dorie pour Johnny Storm !

    On termine avec le Gardien (The Watcher en VO) qui quitte les Limbes pour confier une mission cruciale à la Torche et la Chose : remonter le temps à la Cour du Roi Arthur pour défaire Kang le Conquérant qui essaie de changer le passé !

    Voilà, c'est fini pour cette série avec ces épisodes /issues #128 à 134 ! Dernière fournée avec une qualité très moyenne il faut dire ! Sans doute pour cette raison que la série qui a duré 34 épisodes (avec d'abord la Torche seule puis rejointe par la Chose, son comparse pour redynamiser la série mais rien n'aura fait !)  s'est arrêtée ?!

    A bientôt !

     


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  • Thor - L'Intégrale 1964On retrouve le héros nordique blond et très chevelu Thor dans de nouvelles aventures, la mythologie nordique revisitée à la sauce Marvel par Stan Lee et Jack Kirby dans sa production de 1964. L'ensemble est regroupé chez nous dans une Intégrale Panini Comics qui couvre les N° 101 à 111 de Journey into Mystery.

    Dans le civil, Thor revet l'identité de son alter-ego, le faible mais volontaire et humaniste Dr. Donald Blake, assisté de son infirmière la dévouée Jane Foster. Blake/Thor est secrétement épris de la belle jeune femme et c'est un fil rouge de cette année 1964 qui voit Thor tomber amoureux d'une simple mortelle, ce qui provoque la désapprobation de son père Odin.

    Thor retrouve ses ennemis habituels ainsi que de nouveaux ! Il se confronte à Zarrko, l'Homme du Futur mais surtout à son demi-frère, Loki, dieu du mensonge, fils de Laufey. Deux autres Asgardiens vont lui donner du fil à retordre : l'Enchanteresse et l'Exécuteur qu'on retrouvera alliés à Zemo dans la série Avengers. En effet, Thor est aussi un membre permanent de cet autre comics lancé il y a peu !

    Mais deux des pires ennemis de notre dieu du tonnerre sont peut-être Mr. Hyde et le Cobra qu'il affronte d'abord seuls puis qui finissent par s'allier et ont même leurs pouvoirs boostés par Loki ! Ceux-ci vont mettre le vie de Jane Foster en danger ! Ca donne des récits en deux parties sur deux N°.

    Parallèlement à cela, on a le début d'une série plus courte en nombre de pages, les "Tales of Asgard" ou "Récits d'Asgard" en VF qui reviennent sur des moments de la mythologie nordique, revisitée bien sûr ! On a ainsi Odin et ses batailles, un jeune Thor confronté à des géants, des guerriers ou des enchanteurs ou encore des récits sur Balder le bellâtre ou les origines de Heimdall ! Là aussi, ça donne des histoires sur plusieurs issues !

    Force est de constater que le trait de Kirby évolue et devient caractéristique de ce qu'il sera pas la suite ! Stan Lee parvient lui a écrire des situations qui soient autant de défis pour un héros surpuissant comme Thor qui déploie maintes astuces et utilisations atypiques et inventives de ses pouvoirs pour s'en défaire ! Le fait d'être temporairement séparé de son marteau et de s'en trouver affaibli est un topos récurrent aussi comme quand il affronte Magneto !

    Voilà, passons à l'année 1965 maintenant !

    A bientôt !

     


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  • Au début des années 1960, Stan Lee a eu un coup de génie en relançant le genre super-héroïque chez Marvel avec des personnages qui vivent des crises existentielles et les problèmes du quotidien - et s'invitent accessoirement dans les séries les uns des autres dans ce qui est un Univers Partagé !

    Les 4 Fantastiques est le navire amiral de ce renouveau !  On aborde aujourd'hui l'Intégrale de l'année 1964 qui voit la publication de 12 nouveaux numéros  - du #22 au #33 - et de l'Annual 2 consacré au Docteur Fatalis.

    De nouveaux ennemis mais surtout le retour des anciens. L'Homme-Taupe et Submariner lancent de nouveaux assauts sur le monde de la surface. Mais la première famille Marvel veille au grain.

    On a aussi des récits One-shots dans le plus pur style Twilight Zone comme  lorsque la Team se confronte à l'Enfant-Terrible, un enfant alien aux prodigieux pouvoirs !

    Mr Fantastic, l'Invisible, la Torche et la Chose croisent la route d'autres héros Marvel. Un épisode en deux parties les met face à l'Incroyable Hulk - avec une des premières confrontations entre les deux poids lourds que sont la Chose et le Titan Vert ! Les Vengeurs s'invitent ensuite à la Fête.

    Les Fantastiques rencontrent ensuite les X-Men que le Penseur Fou et le Maitre des Maléfices auront tromper  et les élèves de Xavier s'opposent ici aux résidents du Baxter Building !

    Parmi les ennemis qui font leur retour, on a aussi le Fantôme Rouge et ses super-singes et le Super-Skrull qui cache d'abord son identité ! C'est aussi l'occasion de développer le background des personnages et on découvre le père de Sue et Johnny Storm condamné à la prison qui va effectuer un sacrifice pour ses enfants.

    Parlons maintenant de l'Annual 2 consacré au Docteur Doom en VO, Fatalis par chez nous ! On y découvre deux récits ! Si le second récit est une nouvelle confrontation avec nos héros, la première histoire nous dévoile ses origines, son passé de gitan et de sorcier, le poids de sa mère et introduit la Latvérie dont Fatalis est le souverain ! Un personnage intéressant mais qui a perdu de sa superbe ces dernières années, Marvel ne sachant plus trop quoi en faire !

    Voilà pour cette année 1964 !

    A bientôt !

     


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  • Cette fois, c'est bien aux X-Men que l'on va s'intéresser, les Enfants de l'Atome, apparus fin 1963 et appelés à une belle postérité !

    Le titre X-Men voit le jour en septembre 1963 et contrairement aux autres séries, c'est une revue bimestrielle. L'Intégrale Panini Comics qui regroupe l'ensemble des parutions de 1963 et 1964 ne compte donc que 8 numéros. Ce sont Stan Lee et Jack Kirby les architectes de ces numéros !

    Les X-Men sont une sorte de métaphore pour toutes les communautés (Noirs, Juifs, Homos) qui font l'objet de discrimination dans cette Amérique du Nord alors au sommet de son puritanisme. Comme pour ces autres héros, Stan Lee surfe sur la vague de la Guerre froide et de la peur de la bombe atomique. Les Mutants ont eu leur pouvoir du fait d'une modification de leur ADN (récemment découvert par Watson, Crick et sans oublier McClintock) dans un contexte d'expériences atomiques mutagènes. De là part la peur que l'Humanité a d'eux.

    Donc de là aussi deux attitudes pour les Mutants, soit se montrer hostile à l'Humanité, comme le font Magnéto et sa Confrérie des Mauvais Mutants qui veulent imposer le règne de l'Homo superior sur l'Homo sapiens avec le Crapaud, le Cerveau et le frère et la soeur Maximoff, Pietro et Wanda, soit au contraire mettre ses pouvoirs au service du bien de tous pour montrer qu'on ne constitue pas un danger mais une opportunité !

    C'est ce deuxième choix qu'à fait Charles Xavier, le Professeur X, un puissant télépathe qui dirige l'Institut pour jeunes surdoués de Westchester qui est en fait une couverture pour le groupe des X-Men.

    A l'origine ce groupe comprend cinq membres avec Scott Summers, Cyclope qui a le pouvoir de lancer des rafales optiques, Warren Worthington III, aka Angel qui possède une paire d'ailes, Hank McCoy dit le Fauve est une sorte d'acrobate de génie et Bobby Drake, le plus jeune est Iceberg, un homme de glace. Au début de la série, le groupe accueille un nouveau membre, la belle et indépendante rouquine Jean Grey, douée du pouvoir de télékinésie, pouvant déplacer les objets par la pensée. Elle et Scott connaitront après maintes péripéties une romance restée célèbre.

    Dans ses 8 premières issues de 1963  -1964, le groupe localise et vient en aide à d'autres mutants et combat la Confrérie des Mauvais Mutants à maintes reprises. Les nouveaux protagonistes mutants que l'équipe découvre n'ont pas toujours les meilleures intentions en effet, que ce soit le fantôme ou le Colosse (le Blob en VO). Certains comme le Blob et Unus l'Intouchable vont même tenter de rallier Magnéto. Le Prince des Mers croise également la route de la Confrérie des Mauvais Mutants, s'avèrant être un mutant, et menace une fois de plus l'Humanité !

    Mais la Salle des Dangers a été profitable à nos héros qui sont bien entrainés et parviendrons à bout de toutes les menaces. Ils décrochent leur premier diplôme et fin 1964, le Professeur X s'absente  (pour traquer un certain Lucifer) et confie les commande au jeune Summers !

    Les aventures des X-Men ne font que commencer !

    A bientôt !

     


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  • Intéressons-nous maintenant à la plus célèbre équipe de super-héros de Marvel, non pas les X-Men quoi que ça aurait pu mais les Puissants Avengers - L'Intégrale 1963 - 1964Vengeurs, les Avengers en VO qui ont atteint une popularité record au cinéma avec le film de Joss Whedon de 2012 mais surtout avec Avengers - Infinity War et Avengers - Endgame !

    Sur le support papier, les Avengers voient le jour en septembre 1963 toujours sous la houlette de Stan Lee et dessinés par Jack Kirby puis Don Heck. Comme dans les films, le postulat est que les plus puissants héros de la Terre se rassemblent pour défaire des menaces qu'individuellement, ils ne seraient pas capables de vaincre, des méchants de l'ampleur de Kang ou des Maitres du Mal ! Avengers Assemble !

    Dans le premier numéro, c'est Loki qui fortuitement rassemble l'équipe en manipulant le Titan Vert Hulk ! Le premier rooster est composé de Thor, Iron Man, Ant-Man et la Guêpe et Hulk - des héros qui ont tous eu droit auparavant à leur revue individuelle. Hulk quitte rapidement l'équipe et Captain America, sorti des glaces, le remplace à partir de l'issue #4 ! C'est le génie de Lee de remettre au gout du jour un héros de 1941 assurant une certaine continuité à l'Univers Marvel !

    Les Vengeurs ou Avengers ont un fonctionnement démocratique, conservent leur part de vie privée et se réunissent dans un manoir prêté par Tony Stark sans même se douter qu'il est en réalité Iron Man !

    Après Loki, nos super-héros affrontent le Fantôme de l'Espace,  Namor ou Submariner ou les hommes de lave ! La production de 1963 - 1964 - qui est regroupée dans la première Intégrale Avengers de Panini, couvre les épisodes #1 à 11 !

    Les deux principaux et plus redoutables adversaires de l'équipe sont comme dit plus haut les Maitres du Mal dirigés par Zemo, un ennemi et Nemesis de Cap America, responsable de la mort de son side-kick, Bucky Barnes et les versions de Kang et d'Immortus du même voyageur temporel, aussi connu sous les noms de Rama-Tut, du Centurion et des décennies plus tard, plus récemment, du jeune Iron Lad.

    Zemo assemble un premier assortiment de vilains assez secondaires qui comprend le Fondeur, le Chevalier Noir et l'Homme-Radioactif. Puis ces trois-là mis sous les barreaux, il se replie sur l'Executeur et l'Enchanteresse, deux Immortels bannis d'Asgard par Odin ! Par la suite, il va aussi crée Wonder Man qu'on sera appelé à  revoir et qui est apparemment mort à la fin de l'issue #9. Zemo finit par s'associer avec Immortus !

    Car l'autre adversaire de taille est Kang/Immortus ! Kang dispose des technologies du futur ultra avancées, d'au delà de l'an 3000 et Immortus règne sur les Limbes avec Attila ou Merlin comme serviteurs ! Kang, lui, ira même jusqu'à envoyer un robot qui duplique Spider-Man affronter les Avengers qui ne seront sauvés que par le vrai Tisseur !

    L'écriture de ces épisodes est assez sophistiquée et moderne pour l'époque et on note une vraie continuité et des renvois aux séries solo de nos héros et des allusions aux évènements qui s'y déroulent ! C'est la même recette qui a fait le succès des comics Marvel qui est appliquée depuis 2008 au cinéma avec le MCU !

    Voilà donc d'excellentes lectures qui posent les fondations  d'un vaste univers !

     je vous dis à la prochaine fois !

     


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  • Tony Stark continue de perfectionner son armure d'Iron Man dans les issues #49 à 60 de Tales of Suspense qui constituent la fournée 1964 de ses aventures. Le récit prend sa vitesse de croisière et des méchants et des héros - d'abord présentés comme des antagonistes - emblématiques sont introduits cette année !

    On commence doucement avec une rencontre avec Angel, sous son identité civile Warren Worthington III - qui est un des Mutants des premiers X-Men, car à l'instar de Bobby Drake dans Strange Tales, les élèves du Professeur X qui ont eu il y a peu leur propre série continuent de s'inviter dans les autres titres pour mieux se faire connaitre. Tout est connecté et on n'a pas attendu le MCU pour utiliser de tels procédés !

    Dans la plupart de ces histoires, Tony Stark et son alter-ego de fer passent des contrats avec l'armée, développent des technologies et doivent essuyer et contrecarrer de permanentes attaques contre les usines de Stark Industries telle celles menées par Crimson Dynamo ou la Licorne ! Tout ceci sur fond de menace communiste !

    Mais venons-en sans plus tarder à un évènement de taille, l'année 1964 est importante car c'est à ce moment qu'est présenté l'un des plus grands ennemis de Tête de Fer, si ce n'est le plus grand, je veux parler du Mandarin ! Ce nouveau Fu Manchu, ce "Péril jaune" remis au goût du jour tire sa puissance de ses dix Anneaux d'origine alienne ! Il a tout pour faire le méchant ultime ! C'est un génie scientifique, un stratège hors-pair et aussi un expert en arts martiaux, le tout sous une âme noire. Il sera bien prêt de vaincre notre héros. Il faudra néanmoins attendre le début de l'année 1965 pour lire le récit de ses origines.

    Tony Stark mène donc sa routine habituelle entre son entreprise, aidé par sa secrétaire Pepper Potts et Happy Hogan son chauffeur qui ne sourit jamais, et ses aventures trépidantes et dangereuses notamment au sein des Avengers. Mais ça, c'est encore une autre histoire et un autre magazine pour une autre série.

    1964 est aussi l'année où sont développés les personnages de Natasha Romanoff et de Clint Barton. Natasha n'est pour l'instant qu'une espionne en manteau de fourrure et col d'hermine assez classique à la James Bond et pas encore l'athlète en combinaison de latex noir et tueuse patentée, la Veuve Noire ou Black Widow telle qu'on la connait dans le MCU notamment. Il faudra attendre quelque aventure de Spidey ou sa période en duo avec Daredevil pour constater cette évolution. Clint Barton aka Hawkeye ou Oeil de Faucon en VF est un ex-artiste de cirque qui a une grande dextérité à l'arc et un arsenal de flèches spéciales et qui est manipulé par notre espionne russe dont il est clairement épris. Ce n'est aussi qu'un peu plus tard que ces deux-là passeront du camp des "méchants" à celui des "gentils" !

    Et bien entendu, la vie de Tony Stark dépend toujours de son armure. A la fin de l'année, il est mis en mauvaise posture face au Chevalier Noir et doit porter son armure en permanence, ne vivre plus que sous son identité du Vengeur doré et donc le beau Tony disparait de la circulation, faisant, le comble, suspecter Iron Man de son meurtre !

    En conclusion, cette deuxième année des aventures d'Iron Man amène de nouveaux développements intéressants et lance des intrigues encore en suspens à la fin de l'année. La série s'inscrit donc dans la durée.

    Ces aventures sont toujours scénarisées par le grand artisan et seul Architecte Marvel de cette époque à savoir Stan Lee et  dessinées par Don Heck. En parallèle de ces récits, Tales of Suspense accueille les courts "Tales of the Watcher" entre janvier et octobre 1964 soient entre les numéros 49 à 58. Mais je vous en ai déjà parlé dans un article précédent. Puis en novembre et décembre 1964, c'est Captain America qui est de la fête mais sur lui l'article viendra plus tard !

    Ne vous étonnez pas si vous n'avez pas d'articles sur les comics Marvel pendant quelques semaines puis une demi-douzaine d'articles d'un coup car il me faut le temps de lire par le menu tous ces récits sur Marvel Unlimited dans l'ordre chronologique et en parallèle - et je veux bien faire les choses. Et je termine du coup une année pour toutes les séries en même temps mais, de ce fait, ça prend du temps. Comme on dit "la patience est une vertu" ! Bientôt un article sur les Avengers ou Vengeurs dans la langue de Molière !

    A bientôt !


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  • En parallèle à ses aventures au sein de sa famille que sont les 4 Fantastiques, Johnny Storm, plus connu sous son alias de la Torche humaine, continue à se confronter au danger en solo dans Strange Tales. L'année 1964 nous apporte son lot de nouveaux récits et se termine par un petit changement dans le titre j'y reviendrai !

    Johnny a pour lui la fougue de la jeunesse et est un peu tête brulée sans mauvais jeu de mots ! Ses passions se partagent entre les voitures de sport et sa petite amie Doris à qui il pose des lapins pour voler au secours de la veuve et de l'orphelin.

    L'année 1964 couvre les issues #116 à 127 et notre Torche nationale y retrouve des ennemis déjà rencontrés précédemment comme le Sorcier et Pete Pot-de-Colle qui sont en quête de vengeance.  Ces deux-là avec l'Homme-Sable et Medusa l'Inhumaine formeront bientôt l'équipe des Terrifics qui iront même jusqu'à se frotter aux 4 Fantastiques. Mais on a aussi de nouveaux ennemis comme l'Homme-Plante ou le Scarabée qui plus tard affronteront aussi Spider-Man, le Tisseur pour qui Johnny voue une vraie admiration malgré une sorte de rivalité d'ados bonne enfant.

    Johnny s'associe aussi avec Iceberg des X-Men dans un épisode où ce duo improvisé entre le feu et la glace a en face de lui des pirates détrousseurs de bijoux sur un ferry.

    Si des ennemis de la Torche se retrouvent face aux 4 Fantastiques, l'inverse est aussi vrai puisque notre jeune tête brulée va se retrouver face au Terrible Trio, les sbires que Fatalis a doté de pouvoirs dans un récit de la plus célèbre famille Marvel - ou encore l'alliance maléfique entre le Penseur Fou et le Maitre des Maléfices - et aussi contre Namor !

    La grosse nouveauté à la fin de cette année 1964 est un changement dans le titre qui ne sera plus la série de la seule Torche mais du duo "La Torche et la Chose", notre "Chose aux yeux bleus" à partir de la rentrée de septembre 1964 et du numéro 124 ! On verra aussi Mister Fantastic en antagoniste caché et inattendu qui entend prouver que son leadership est salutaire pour le groupe en donnant une petite leçon à nos deux héros !

    Voilà pour cette review de l'année 1964 et le titre continue son bonhomme de chemin en 1965 et je vous en parlerai en temps voulu dès que j'aurais fini de lire cette production annuelle sur Marvel Unlimited, plateforme que je ne saurais que trop vous recommander si vous n'êtes pas anglophobe - moi pourrais l'être difficilement avec une nièce et un neveu américains (mais je m'égard !).

    Dernière précision, les récits de la Torche ne font que 14 pages sur un magazine d'une trentaine de pages. En effet notre jeune héros partage la revue à partir du numéro 110 d'août 1963 - et durant toute l'année 1964 - avec le Docteur Strange, Maitre des Arts Mystiques par Stan Lee et Steve Ditko dans des récits de 9 pages ! Mais je vous parlerais de l'autre sorcier aussi célèbre qu'Harry Potter et Gandalf quand j'aborderai son Intégrale 1963 - 1966 !

    Pour en revenir à la Torche, ses récits sont toujours écrits par Stan Lee, aidé de quelques coscénaristes et illustrés par Jack Kirby ou plus souvent Dick Ayers - avec aussi le retour de Carl Burgos sur le récit avec le Scarabée dans l'issue #123 !

    A bientôt !

     


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  • On repart pour la review d'une autre année de comics Spider-Man avec la production de 1964 - où le Tisseur entre dans sa troisième année (et sa deuxième Intégrale) et qui couvre les numéros d'Amazing Spider-Man #8 à 19. Il faut compter aussi avec le premier Annual d'Amazing Spider-Man qui le met aux prises avec les Sinister Six, coalition de six de ses plus redoutables ennemis, menés par Doc Ock  - mais je n'en parlerai pas car ai déjà publié un article dédié uniquement à cet Annual par le passé et vous invite à utiliser la barre de recherche si ça vous intéresse.

    Dans ces premiers épisodes de l'"Araignée du quartier", Stan Lee au scénario et Steve Ditko au dessin continuent d'introduire un par un les ennemis de notre héros. Si on commence par un banal robot, le "Living Brain", on enchaine avec des figures plus emblématiques.

    On a ainsi Electro, Mysterio ou les Exécuteurs, dans le désordre ! Chaque vilain est très typé et pose un problème à Spider-Man pour en venir à bout. Et quand il n'interpelle pas des braqueurs de banques ou des voleurs de sacs à main, Spidey se confronte à la pègre avec son trio d'hommes de main que sont les Exécuteurs !

    Mais le sel des aventures de Spider-Man, c'est comment son alter-ego, Peter Parker gère les lourds problèmes du quotidien. Notre ado timide et doué en sciences prend de l'assurance mais est toujours dans le collimateur de la brute du lycée, Flash Thompson. Amusant et ironique car dans le même temps, Flash est le plus grand admirateur de Spider-Man et créé même et dirige son fan-club ! Liz Allen, la copine de Flash, elle, se montre plus sympathique avec Peter, ce qui suscite la jalousie de Betty Brant, la secrétaire du Daily Bugle.

    On a droit à un arc avec Betty qui met en opposition de nouveau le Tisseur au Docteur Octopus, pas loin de le démasquer, pour sauver la mise au frère de Betty. Peter prend aussi de l'assurance avec la gente féminine mais sa relation avec Betty est compliquée car il doit préserver son identité secrète et lui pose notamment des lapins. Par dépit et pour rendre Peter jaloux, à la fin de 1964, Betty Brant sort avec le journaliste Ned Leeds mais ça n'a pas l'effet escompté !

    Parmi les nouveaux ennemis, on a aussi le personnage de Kraven, très important par la suite - et qui aura bientôt son film Sony, sans doute en 2023 -  qui se met en tête d'ajouter Spidey à son tableau de chasse ! Un ennemi redoutable pour notre héros !

    Spider-Man croise aussi la route de Daredevil dont les aventures viennent de débuter durant cette année 1964 et les deux font face au Ringmaster et à son cirque, un antagoniste qu'on a déjà vu dans une des premières aventures de Hulk ! Je me rappelle de cette aventure particulière avec nostalgie dans un de mes premiers albums LUG : "Une Aventure de l'Araignée" ! Accessoirement Spidey fait la rencontre du Titan Vert, Hulk, première rencontre d'une longue série de face-à-face qui sont restés emblématiques et significatifs !

    Notons aussi le retour de l'Homme-Sable mais la grosse nouveauté, c'est le Bouffon Vert dont on nous cache encore l'identité civile, ne nous ayant pas encore introduit Norman Osborn. C'est peut-être LE méchant ultime pour Spider-Man qui sera notamment responsable plus tard de la mort de Gwen Stacy et père de Harry Osborn, le futur meilleur ami de notre héros. Ici l'Araignée est forcée de fuir en plein combat contre ce sinistre lutin quand il apprend que Tante May - dont il est le seul soutien -  a fait un autre infarctus.

    Suite à cette fuite, un malentendu a lieu dont J. Jonah Jameson fait ses gorges chaudes et les gros titres du Bugle : "Spider-Man est un lâche". Le Bouffon est le seul à l'avoir vaincu ! Les gens, Flash, la Torche, ceux qui admiraient Spidey s'interrogent ! Mais très vite Tante May se rétablit et "la Fin de Spider-Man" cède la place à "Spidey contre-attaque !", les deux derniers issues #18 et 19 de 1964 !

    Et accessoirement aussi, on nous tease l'arrivée de Mary-Jane Watson, la future Madame Parker dans encore très longtemps que May veut présenter à son neveu mais qui est plusieurs fois indisposée et indisponible à cause de rhumes à répétition ! Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle sait se faire désirer du lecteur mais pas de Peter que la perspective de ce rendez-vous arrangé laisse de marbre.

    Voilà, une écriture de comics déjà moderne pour l'époque où le lecteur peut s'identifier à cet ado qui a les mêmes problèmes que lui. C'est là le génie de Stan Lee avec tous ses persos mais particulièrement avec Peter Parker !

    A bientôt !

     


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  • Le Gardien (ou Watcher en VO, plus tard prénommé Uatu) est un personnage d'ampleur cosmique introduit pour la première fois en avrilLes Contes du Gardien - Tales of Suspense (1964) 1963 dans Fantastic Four  #13. Cet être indéchiffrable réside sur la Lune où il se contente d'un rôle d'observateur et suit les événements du Cosmos tout autour de lui sans intervenir. Il faut dire qu'avec tout ce qui se passe sur la Terre-616, il a de quoi faire ?

    Par la suite, ce personnage se voit rapidement attribuer sa propre série - de format assez court d'une demi-douzaine de pages à chaque épisode dans Tales of Suspense, de janvier à novembre 1964 (encore que je ne sois pas si sûr des dates car les mois de parution différaient alors des mois indiqués sur la couverture - je donne ici les dates inscrites). Il est le second récit de cette publication en complément des aventures de "Tête de Fer", Iron Man puis sera remplacé fin 1964 par un récit sur Captain America. C'est publié dans Tales of Suspense #49 à 58. C'est la première série sur le Gardien car il y en aura d'autres et ça s'appelle "Les Contes du Gardien" (donc si vous suivez bien "Tales of the Watcher" en VO). En France, c'est republié récemment dans  l'Intégrale Marvel Rarities  1961 - 1971 (avec le Docteur Droom - voir mon article récent - et des récits sur Fatalis).

    Plus récemment, on a revu le Gardien dans la série animée What If...?  liée au MCU. Mais pour ces premiers épisodes en BD de 1964, on a Stan Lee et son frère Larry Lieber et sur le dernier épisode George Tuska, un "vieux de la vieille" qui remplace Lieber au dessin comme maitres d'oeuvre. Lieber est co-scénariste avec Stan Lee en plus d'illustrer !

    Le Gardien est un être quasi omnscient et omnipotent. Il peut manipuler l'énergie, l'espace et le temps, faire disparaitre des flottes entières de vaisseaux spatiaux rien qu'en levant le bras ou faire vieillir prématurément quelques tyrans ! Pourtant il s'est juré comme ceux de sa race de ne jamais intervenir, juste observer. il contourne cette règle supposé absolu par nécessité quelque fois en rusant sur les termes - comme quand la planète des Gardiens est menacée directement. Rien ne saurait le détourner de sa mission pas même l'amour.

    Il y a un petit parfum de The Twilight Zone dans ces récits dans le plus pur style SF qui marque la transition avec ce que Marvel faisait avant les super-héros ! Un propos et une portée philosophiques aussi.

    Un des récits parmi les plus intéressants est celui qui nous apprends les origines du Gardien et pourquoi cette race se contente d'observer quel qu'en soit le prix ! Ils ont en effet précipiter la destruction d'un monde en apportant aux indigènes l'énergie nucléaire. Depuis, à l'image de Kirk et de la Prime Directive dans Star Trek, plus d'ingérence !

    Ces récits peuvent nous paraitre désuets aujourd'hui avec nos intrigues plus complexes mais à l'époque, ça avait son charme et je suis content que ça ait été republié.

    A bientôt !

     


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  • Je vais maintenant vous parler d'un moment méconnu de l'Histoire de Marvel Comics, qui remonte à juin 1961 - dans ce qu'on a appelé l'Âge d'Argent des comics. Découvrons un maitre des arts mystiques, non pas Docteur Strange mais avant lui et avant-même les 4 Fantastiques en novembre 1961, le Docteur Droom !

    Tout commence dans les pages d'Amazing Adventures où le Docteur Anthony Droom entend parler d'un vieux mystique mourant au Tibet et décide de se porter à son secours espérant acquérir un peu de sa sagesse. De ce point de vue, Droom ne sera pas déçu puisqu'en réalité, l'Ancien (qui sera par la suite apparemment le même personnage que le mentor de Stephen Strange) se cherche un successeur pour lutter contre les forces du mal partout dans le monde. Il fait subir un tas d'épreuves à Droom, pour tester son désintéressement, son courage et sa dévotion puis fait de lui un mystique en dévoilant ses pouvoirs cachés.

    Droom est maitre des techniques des Yogis, la concentration et la volonté de fer, peut hypnotiser les foules, résister aux balles, projeter sa pensée ou sa voix et est aussi un expert en judo. Dans la quelque demi-douzaine d'épisodes qui suivent en 1961 - que l'on peut retrouver en VF dans l'Intégrale Marvel Rarities 1961 - 1961, le Docteur Droom fait face aux Atlantes, démasque des sorciers extraterrestres, ou encore déjoue des invasions de ces extraterrestres (un classique des comics Marvel d'alors !).

    A l'oeuvre sur ces quelques comics, on a Stan Lee, son frère Larry Lieber et Jack Kirby. A chaque aventure, Droom mène une enquête, se montrant plus sceptique et rationnel que véritablement pratiquant la magie ! Il dira même que la Magie n'existe pas, il n'y a que des techniques !

    Par la suite, le Docteur Droom - pour ne pas qu'on le confondes avec le Docteur Doom - connue chez nous sous le sobriquet Docteur Fatalis - sera renommé Docteur Druid - et tirera plus sa magie de ses ancêtres, une lignée de druides. Il fait partie du panthéon des magiciens de l'Univers Marvel avec Docteur Strange, la Sorcière Rouge, Frère Vaudou, Agatha Harkness ou Magik ! Mais je ne vous cache pas que c'est un personnage de troisième ou quatrième plan ! Je crois même que son statut actuel, en 2022, dans le récit est "décédé" !?

    A bientôt !

     


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  • Strange Tales (1963) : The Human TorchReprenons notre critique des Strange Tales chez Marvel, année par année, avec 1963. En réalité, je vous ai déjà présenté le début de cette année-ci - qui comprend les issues #104 à 115 - dans mon article précédent sur les issues #101 à #106. Il va être bien sûr question ici du plus jeune des 4 Fantastiques, Johnny Storm alias la Torche Humaine.

    Passons donc directement au numéro 107 et on commence très fort puisque la Torche y affronte pas moins que Submariner, un héros de l'Âge d'or qui avait refait surface chez les 4 Fantastiques. Johnny décide de le défier et ça se termine par un match nul - force est de constater que le Prince des Mers est dans toutes les séries car il apparaitra bientôt dans les comics Avengers et X-Men ! Ce n'est qu'encore plus tard qu'il aura sa propre série !

    Les super-vilains se succèdent et les 4 Fantastiques font des apparitions de temps à autres. On a droit à un peintre maléfique dont les tableaux se réalisent, à un sorcier qui manie la Boite de Pandore,  ou encore à Asbestos Man (l'Homme d'Amiante je crois en VF ?).  Mais surtout on a le retour d'ennemis récurrents du jeune Storm à savoir le Wizard (le Sorcier en VF) et Pete Pot-de-Colle qui s'allient ici contre notre héros.

    La Torche affrontera aussi PlantMan et l'Anguille, appelé à réapparaitre très vite pour ce dernier !

    Mais il faut signaler le numéro 114 de novembre 1963 où notre tête brulée est face à... Captain America ! Un Captain America maléfique mais qui est en réalité un imposteur. Marvel et Stan Lee testaient en fait ici la fanbase pour connaitre la popularité de Cap avant de le faire revenir très vite dans Avengers #4 moins de 6 mois plus tard, le vrai Cap cette fois !

    Enfin, la rivalité des débuts entre Johnny Storm et Spider-Man est connue et Johnny va avoir mailles à partir avec un ennemi du Tisseur : l'Homme-Sable.

    Voilà pour cette année 1963 - des histoires sommes toutes assez classiques avec des vilains très typés autour d'une thématique. Signalons tout de même qu'à partir de cette année 1963 Strange Tales va accueillir aussi, en plus, dans ses pages épisodiquement/occasionnellement puis régulièrement le Sorcier Suprême, notre bon vieux Docteur Strange mais je vous en parlerai dans des articles dédiés aux Intégrales Docteur Strange un peu plus tard !

    Pour ces épisodes de Human Torch, pas encore d'Intégrales dédiées chez nous par Panini Comics mais certains de ces récits figuraient dans certains numéros des "Aventures des Fantastiques", de temps en temps au début des années 1980 par les éditions lyonnaises LUG, qui publiait Strange.

    Ces épisodes de Human Torch sont scénarisés par Stan Lee aidé parfois pas d'autres personnes comme Jerry Siegel et illustrés par Dick Ayers ou Jack Kirby.

    A bientôt !


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  • L'Âge d'argent des comics Marvel prend son essor en 1963 avec les séries qui se multiplient. Henry Pym, notre bon Ant-Man poursuit sa carrière de justicier masqué dans les pages de Tales of Astonish - et sa série voit deux gros changements cette année-là, preuve que Marvel et Stan Lee ne restent pas dans un statu-quo mais tentent des trucs qui se révèleront payants !

    Avant de continuer plus loin ici, je ne saurais trop vous recommander si vous êtes comme moi à fond dans la fantasy Marvel de vous abonner au site Marvel Unlimited qui recèle près de 30.000 trésors ! Bon, bien sûr c'est en anglais !

    Revenons à Ant-Man ! Il commence l'année en affrontant un scarabée mutant (épisode que j'avais placé à tort dans l'année 1962 mais qui ouvre en fait 1963 ! Je ne rectifie pas mon précédent billet !) puis il est face à des vilains encore un peu "folkloriques" comme un Prédicateur à la voix hypnotisante, le retour de Crâne d'Oeuf, ou encore un savant trahi qui contrôle l'écoulement du temps ! Notre Ant-Man n'a pas la tâche facile !

    Alors qu'il est confronté à un monstre venu du Cosmos qui va assassiner un brillant astrophysicien, Henry Pym s'adjoint comme partenaire la fille de celui-ci, la pétulante Janet Van Dyne et va faire d'elle la Guêpe (The Wasp en VO), capable aussi de rétrécir et même de voler grâce à une paire d'ailes à partir de tissus greffés qui s'activent et font apparaitre les ailes quand elle rétrécit, idem pour une paire d'antennes permettant de communiquer avec les insectes ! C'est relaté dans l'issue 44 de juin 1963.

    On pourra trouver agacant pour les plus féministes d'entre nous que Janet soit toujours présentée comme une fille légère qui passe son temps à se faire belle et à tenter de séduire Pym.

    Nouvelle série de vilains ensuite : un cyclope en Grèce qui s'avère être un robot alien (toujours le thème cher à Marvel de la tête de pont extraterrestre venue évaluer l'Humanité !),  le Porc-Epic (que je connais surtout comme ennemi d'Iron Man), the Eraser, un autre envahisseur d'une autre dimension (quand ce n'est pas l'Espace !) et une Toupie humaine qui va donner bien du fil à retordre au duo (sur un double épisode à cheval entre 1963 et 1964) !

    Mais j'ai parlé de deux changements ! Seconde innovation de cette année 1963  - année qui couvre les issues 39 à 50 de Tales to Astonish (vol.1) - Pym modifie sa formule et peut désormais s'agrandir et devenir Giant-Man ! Utile quand il a besoin de force de frappe ! C'est dans l'issue 49 de novembre 1963 et la série est renommée en VO "Giant-Man and the Wasp" !

    Il y a un autre changement majeur que je ne dois pas oublier d'évoquer mais qui a lieu dans un autre comics, c'est la fondation de l'équipe des Vengeurs/Avengers en 1963 - dont fait partie notre duo - mais j'y reviendrai quand je parlerai de "Avengers - L'Intégrale 1963 - 1964" ! En attendant à quand une Intégrale Ant-Man chez Panini ? Pour Ant Man and the Wasp : Quantumania ?

    A bientôt !


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  • On reste chez Marvel mais dans les comics ! Au début des années 1960, Stan Lee réoriente toute la ligne éditoriale des principaux titres Marvel en y créant une pléthore de super-héros ! Nous avons déjà vu les Fantastic Four, Hulk, Ant-Man (rejoint bientôt par la Guêpe - voir mon prochain article !), Spider-Man, Thor ou Docteur Strange ! Mais en mars 1963, Stan Lee donne naissance au Playboy milliardaire et industriel de l'armement Anthony Stark et suivant sa recette miraculeuse il lui donne une faille qui le rend plus humain !

    Nous pouvions alors retrouver Tony Stark aka Iron Man - "Tête de Fer" en VF - dans les pages de Tales of Suspense  à partir du numéro 39 ! Dans ce même magazine, on trouvait comme pour d'autres magazines des récits plus classiques de SF en complément, souvent des aliens qui envoient un éclaireur pour savoir si ils peuvent conquérir la Terre ou alors des récits de magie noire ! Les méchants y sont  toujours punis par l'ironie du sort, montrant le caractère moral de la chose !

    Mais revenons à Tony Stark ! Si dans la nouvelle version de 2008 du MCU sur Grand Ecran, Iron Man nait dans les sables de l'Afghanistan (dans une version réactualisée mine de rien), dans la première mouture, Monsieur Stark est blessé au Viet-Nam alors qu'il teste ses armes sur le terrain dont sa superbe invention des mini-transistors ! Ce sont ces merveilles de technologie miniaturisées qui vont lui permettre au fond d'une grotte aidé par un vieux savant asiatique de construire la toute première armure assez grossière d'Iron Man et de défier le Seigneur de Guerre local qui l'a capturé après le traquenard initial. Par la suite, Tony porte une plaque de métal sur le torse qu'il recharge régulièrement à une prise électrique pour empêcher un morceau de shrapnel d'atteindre son coeur, ce qui le maintient en vie !

    Tony Stark retourne donc en Amérique et reprend par la suite son business et ses conquêtes ! Il créé d'autres inventions et garde secrète l'identité réelle de son nouveau garde du corps, Iron Man, qui n'est autre que lui-même si vous avez bien suivi ! Au fil du temps, il améliore son armure pour lutter notamment contre les "Commies", les Rouges, les Communistes, quelques aliens et quelques sorciers ! Bien vite de grise, son armure devient dorée puis rouge et or lors du dernier épisode de décembre 1963 où il affronte Mr. Doll et ses figurines magiques !

    Au cours de cette année 1963 sont intégrés le personnage de "Happy" Hogan comme chauffeur et garde-du-corps de Stark, ancien boxeur au grand coeur qui se querelle à longueur d'épisode avec la secrétaire du patron, Pepper Potts qui n'est pas encore le "love-interest" de Stark !

    Au niveau des antagonistes, citons pêle-mèle Gargantus, un robot alien, le Barbare Rouge, l'inévitable communiste ! Stark voyage dans les profondeurs de la Terre et rencontre la Reine Kala et dans le passé, il croise aussi Cléopatre, se moquant des paradoxes temporels ! Pour Kala, on sera appelé à la revoir avec les autres dirigeants du monde souterrain (comme l'Homme-Taupe bien plus tard dans un Hors-série de Spider-Man aux J.O. d'Hiver au Canada) et pour Cléopâtre, "Tête de Fer" affronte le Pharaon Fou !

    Parmi les curiosités, on a Docteur Strange, un ennemi aux allures de méchant de James Bond et sans rapport - hormis le nom - avec le Maitre des Arts Mystiques qui apparaitra par la suite dans sa propre série . On a aussi Jack Frost, la Dynamo Pourpre alias Vanko (qui deviendra un ennemi emblématique d'Iron Man au sein de la Garde Soviétique) et enfin le Fondeur (The Melter en VO) !

    Voilà, dans ces récits, Tony fait tourner ses méninges et son talent d'ingénierie pour triompher d'ennemis retors ! Stan Lee a tout de même réussi à faire qu'on s'intéresse à un marchand de canons !

    Ce sont Jack Kirby, Don Heck et Steve Ditko qui illustrent à la suite les uns des autres ces premieres aventures d'Iron-Man (et grosso-modo dans cet ordre !).

    En VF, on retrouve ces épisodes dans la première Intégrale Iron Man chez Panini Comics qui couvre 1963 mais aussi 1964 (mais ai préféré faire deux articles !) !

    Iron Man a fait les beaux jours de Strange !

    A bientôt !


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  • Parmi les comics historiques qui ont assisté à la (re)naissance des super-héros Marvel au début des années 1960, outre Journey into Mystery (Thor) et Strange Tales (Human Torch), on avait une autre revue anthologique comprenant entre 3 et 5 histoires courtes par numéro, à savoir Tales to Astonish,  lancée en 1959 - faisant donc partie aussi de l'Âge d'Argent !

    A l'origine, Tales to Astonish  proposait des récits de SF et dans le genre fantastique - qui ne sont pas sans faire penser à The Twilight Zone - avec moults envahisseurs de l'espace, dimensions parallèles, mutants ou robots.

    Si je me réfère au site "Complete Marvel Comics Reading Order" (CMRO), les premiers récits dans ces pages lié à la chronologie de l'Univers-616 Marvel ne sont pas Ant-Man/l'Homme-Fourmi en VF mais des histoires telles que "When the Space Beasts Attack" (issue 29 de Mars 1962), "The Girl in the Black Hood" (issue 32 de Juin 1962) ou encore un autre récit qui préfigure les mutants et dont je ne retrouve pas le titre. Nous en resterons ici à l'année 1962 qui couvre les numéros ou issues 27 à 38.

    Si Ant-Man n'arrive que par la suite - véritablement à partir du Tales to Astonish #35 de Septembre 1962, Henry Pym fait déjà acte de présence dès le N°27 de Janvier 1962, pas comme un super-héros mais comme protagoniste d'un récit à la manière du film L'homme qui rétrécit où une expérience à mal tourné. Avec le succès des 4 Fantastiques entre temps, Stan Lee donnera au savant microscopique sa tenue rouge et son casque émetteur de micro-ondes qui commande aux fourmis !

    Les premières aventures d'Ant-Man sont dans le style de ce que Stan Lee fait à l'époque : super-criminels (tels le Protecteur) et dimensions parallèles (à l'instar de celle où règne le tyran Kulla). Et bien dans le contexte politique et scientifique de la Guerre Froide et de la Bombe Atomique - avec le Camarade X pro-communiste ou le Scarabée rouge devenu intelligent suite à une exposition à des radiations !... A chaque fois Ant-Man tire parti de sa petite taille - tout en conservant sa force d'humain normal à cette taille - et de ses alliés les fourmis qui lui sont totalement dévouées !

    On remarquera qu'après Reed Richard et Bruce Banner et avant Tony Stark, Lee nous dépeins une fois de plus un savant génial ! A l'oeuvre sur ces épisodes et sur les autres récits de SF plus classiques qui continuent de compléter ces numéros, on a donc Stan Lee, Larry Lieber aux scénarios et aux dessins les pointures que son Jack Kirby, Steve Ditko et Dick Ayers qui lui alterne entre dessins et encrage. Et pour compléter, on a Don Heck et Joe Sinnott, deux autres dessinateurs !

    Des récits qui possèdent encore le charme de leur naïveté - mais bientôt la partenaire féminine d'Ant-Man, la Guêpe (The Wasp), entrera en scène !

    A bientôt !


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  • Strange Tales est un comics Marvel dont la première série a paru de juin 1951 à mai 1968 soient 168 numéros pour un comics de l'Âge d'Argent. Le magazine était une sorte d'anthologie qui présentait divers sujets parmi l'horreur, le fantastique, la SF, les monstres puis à partir de 1961 les super-héros quand ils firent leur retour après une éclipse de dix ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Jack Kirby était un des grands officiants de ces Strange Tales, créant quantités de monstres tels Gorgolla, Grogg ou Fin Fang Foom qui intégrèrent plus tard l'Univers Marvel.

    Mais fin 1961, Stan Lee à la demande de Martin Goodman et pour suivre la concurrence de DC Comics relance le genre des types en capes, les super-héros, avec pour commencer les 4 Fantastiques (puis Hulk, Spider-Man, les Avengers, les X-Men, Iron Man, Daredevil, Docteur Strange, etc,... Ai déjà eu l'occasion d'en parler ici !). Les super-héros vont donc remplacer les monstres dans Strange Tales,  à partir du numéro 101.

    Ce sont dans cet article, les issues #101 à #106 qui vont nous intéresser car avant l'apparition du Docteur Strange et de Nick Fury, Agent du Shield dans ces pages, c'est Human Torch, la Torche Humaine qui en a les honneurs !

    Ces aventures du jeune Johnny Storm, le benjamin fougueux, impétueux et sans mauvais jeu de mots "tête brulée" se déroulent en parallèle de ses aventures en équipe et du N°8 des Fantastic Four.

    Des récits, inaugurant une nouvelle époque, dont on ne peut aujourd'hui souligner que le caractère simpliste et naîf (à l'image à la même époque, 1962 - 1963 des récits de Thor dans Journey into Mystery dont j'ai aussi déjà parlé) mais néanmoins récits toujours inventifs aux codes narratifs préétablis et qui mettent en avant les caractéristiques du jeune héros confronté à des situations en apparence insolubles comme autant de défis !

    Notre héros, justement, se retrouve dans ces six issues confrontés à des vilains tels que le Wizard en VO - le Sorcier en VF - et Pete-Pot-de-Colle, deux ennemis qui deviennent vite récurrents puis finissent par s'allier pour former plus tard, si je ne me trompe pas, les Terrifics, ennemis des Fantastiques, comptant aussi l'Homme-sable (un ennemi de Spider-Man)et Thundra l'Amazone ! Mais j'anticipe et on n'en est pas encore là !

    A l'occasion, Johnny Storm se fera ici doubler par un acrobate qui abusera de sa naïveté ou explorera une dimension parallèle à la source d'un mystère ! Ces histoires sont sympathiques pour le côté rétro et historique mais ne cassent pas des briques !

    Evidemment, dans ces six numéros, il y a d'autres histoires car les épisodes avec la Torche ne font que 13 pages et sont plus courts que la norme pour une revue qui serait consacrée à un seul héros ou équipe - parmi ces autres récits, toujours du fantastique, de la SF et des monstres comme pour marquer une transition. Mais c'est le jeune Storm qui m'intéresse ici et ne parlerai pas du reste des récits ! Pour terminer, pour les récits de Human Torch évoqués, c'est Stan Lee et son cousin Larry Lieber qui sont au scénario, et à tour de rôle Jack Kirby et Dick Ayers qui illustrent.

    A bientôt !

    PS : Overblog m'indique qu'il s'agit présentement de mon 250ème article dans la catégorie "Comics" !


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  • Un nouvel album des aventures d'Astérix le Gaulois vient de sortir durant cet automne 2021, album numéroté comme le trente-neuvième - par les continuateurs d'Uderzo : Jean-Yves Ferri au scénario et  Didier Conrad au dessin ! On entame la lecture d'Astérix et le Griffon.

    Je ne vais pas relancer une énième fois le débat : "Qu'est-ce que ça vaut par rapport à l'oeuvre originale des Papas du Gaulois, Goscinny et Uderzo ?", car d'une part ça deviendrait rengaine et d'autre part, ce serait une discussion stérile ! Les créateurs d'origine sont sans comparaison et ça ne mènerait à rien d'essayer de dire si c'est mieux ou moins bien ! C'est différent tout en restant dans une sorte de continuité/hommage. Un tel débat et une telle mise en vis-à-vis serait stérilisante qui plus est. Mais il est vrai qu'il me semble que les "repreneurs" d'Astérix, choisis et adoubés par Uderzo, s'en sortent mieux que ceux qui oeuvrent sur la suite de Lucky Luke ! Question de goût sans doute !

    Cette fois-ci, il va être question de mythologie et du légendaire animal des terres de l'Est qu'est le Griffon ! Comme toujours dans les albums du Petit Gaulois, on voyage et dans ce récit, on va dans le pays des Barbares, le Barbaricum, peuplé de Sarmates et d'Amazones - avec leurs spécialités locales comme le lait fermenté, comprenez le yoghourt !

    La jeune et intrépide Kalachnikov a été livrée aux Romains et doit les mener sur la piste du Griffon. Suite à cette "livraison d'Amazone", nos deux héros Astérix et Obélix - accompagnés d'Idéfix et de Panoramix, répondent à l'appel à l'aide de Cékankondine, chaman de son état - avec son loup Wolverine. Les Romains, menés par le géographe  Terrinconus et le centurion Dansonjus ont envahis le pays pour trouver le Griffon pour César. Nos deux Gaulois vont tenter d'apporter leur aide, seul soucis, la potion magique a gelé et perdu ses propriétés magiques !

    Comme toujours, l'album fourmille de traits d'esprit et de jeux de mots, parfois évidents, parfois plus subtils et de références à l'actualité ! Il y a toujours le risque d'en faire trop et que par la suite l'album devienne daté mais non Ferri s'en sort bien et c'est bien dosé ! Conrad aussi reproduit bien le graphisme d'Uderzo - en le faisant un peu évoluer - avec ses crayons !

    Beaucoup de jeux de mots tournent autour de l'informatique - deux éclaireurs Scythes sont l'occasion de blagues comme "Scythes de rencontres", "mot de passe perdu" ou "Rester en ligne"... On n'évite évidemment pas les gags en rapport avec la pandémie de Covid, ce qui dédramatise notre situation entre autres ("nous sommes aux confins du monde." - "J'aimerai être déconfiné !").

    Nos amis vont-ils trouver le Griffon ? Ils trouvent en effet une bête fabuleuse et on apprend que les Sarmates ont forgé cette légende, ce mythe pour protéger leurs contrées notamment ses filons d'or.

    En conclusion, c'est un bon album d'Astérix, Ferri et Conrad ont trouvé leur rythme de croisière et ça se lit avec plaisir - et les plus jeunes ne se préoccuperont pas du débat que j'évoquais en début de cet article et savourerons avec innocence !

    A bientôt !


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  •  Thor - L'Intégrale 1962 - 1963Thor est à l'origine un des plus puissants héros de Marvel Comics ! Lorsque Stan Lee, associé à Jack Kirby et Steve Ditko, relance le genre super-héroïque au début des années 1960, il pose sa patte en donnant à ses héros les faiblesses des êtres humains et leurs soucis du quotidien ! Le Puissant Thor n'échappe pas à cette règle car il possède un alter-égo humain, l'humaniste Dr. Donald Blake, médecin pourvu d'une canne pour marcher et qui n'ose se déclarer à son infirmière, la jolie et dévouée Jane Foster !

    La première Intégrale de Thor qui contient les numéros de "Journey Into Mystery" des années 1962 et 1963, soient les issues #83 à #100, pose les bases ! On découvre les origines du héros, ses pouvoirs, son marteau Molljnir, sa capacité de générer des éclairs ou des tourbillons !

    Ces premiers récits de l'Âge d'Argent de Marvel sont d'une grande naiveté, les intrigues sont simples et consistent surtout à montrer le héros faire preuve d'astuce pour se sortir de situations compliquées, d'utiliser ses pouvoirs de façon détournée.

    Parmi les ennemis qu'affrontaient nos héros, et Thor ici au commencement, on a une foule d'entités extraterrestres, de Magiciens (comme Merlin) dans ces épisodes, de mutants, mais aussi les Communistes.

    La particularité de Thor est son background repris des légendes nordiques ! On croise donc Odin le père et Loki le frère ! Thor va dans ces premiers épisodes contrer Loki à plusieurs reprises ! Le Dieu de la Malice est retors par nature ! Les derniers numéros de 1963 incluent des récits complémentaires, les "Tales of Asgard" qui reviennent sur ces légendes nordiques !

    Thor apparait en août 1962, dans le numéro 83 de "Journey Into Mystery" (qui était auparavant un comics de monstres et de récits "étranges" un peu dans le style Twilight Zone). Il est une création de Stan Lee, éditeur en chef et de son frère Larry Lieber en scénariste  et c'est la légende Jack Kirby qui illustre le tout ! Pour ces épisodes, pas trop ce crossover ou d'interactions avec les autres super-héros (les 4 Fantastiques, Hulk et Ant-Man principalement à ce stade) !

    Voilà, je ne détaille pas trop ces récits inauguratifs, juste je vous recommanderai si vous êtes bons en Anglais de vous abonner pour pas cher au site web Marvel Unlimited qui propose plus de 29.000 comics en lecture sur ordis et tablettes !

    Quand Don Blake frappe de plusieurs coups le sol avec sa canne, il se transforme en Thor et la canne en son marteau légendaire en Uru, Molljnir et l'aventure commence !

    A bientôt !


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  • Je vous parle régulièrement ici des albums de Lucky Luke par Morris et Goscinny - mais il existe aussi toute une flopée d'histoires courtes du cow-boy solitaire - dont certaines ont été reprises en albums dans la célèbre collection de ce héros (par exemple dans La Corde du Pendu, Le Ranch maudit ou encore La ballade des Dalton entre autre) ou qui restent inédites. La plupart du temps, ces récits courtes voyaient le jour dans des magazines et des revues tels Super Pocket Pilote et à partir de mars 1974 dans le magazine Lucky Luke.

    Les six récits dont il va être présentement question ici datent pour la plupart de 1968 et 1969 et ont été publiés à l'origine dans ce Super Pocket Pilote puis dans un album, La Bataille du riz, offert en 1972 (année de ma naissance) par le réseau des stations-services Total. Pour ma part, j'ai connu ces histoires par un petit album de la collection anthologique de BD de Dargaud intitulée "16/22", dans un album Pocket donc ayant pour titre "Défi à Lucky Luke" du nom du premier récit !

    Ces histoires sont assez simplistes mais efficaces, toutefois le trait de Morris y est parfois moins assuré et moins travaillé que d'habitude (mais bon ça reste moins pire que ce que fera Achdé par la suite !).

    Commençons avec "Défi à Lucky Luke" qui donne son titre à l'album Dargaud où on voit un apprenti despérado qui tente de faire son chemin dans le métier et pour cela d'acquérir une notoriété en se confrontant à Lucky Luke. Mais celui-ci le remarque à peine, pire le couvre d'amabilités et finalement Omer Marshmallow retournera "à la ferme de Papa". Comment être pris au sérieux avec un nom pareil ? Le récit commence par un clin d'oeil aux Dalton, à Phil Defer, Billy the Kid et Joss Jamon vus dans de précédentes histoires.

    Puis avec "Arpèges dans la vallée, Lucky Luke, toujours prêt à secourir son prochain, vient en aide à Sean O'Flanagan, un Irlandais têtu qui veut à tout prix ramener un piano mécanique dans le bar dont il est propriétaire pour y mettre de l'ambiance - mais de l'ambiance, c'est sur le trajet qu'il y en aura, entre les attaques d'indiens, les montagnes, les précipices et les torrents !

    Goscinny joue sur les clichés du folklore américain et les détourne comme dans "Promenade dans la ville" ou Luke tente d'appréhender Buck Flagdown et en vient aux mains  avec lui, occasion de nous faire visiter la petite ville de Yucca Gulch au fur et à mesure que les deux adversaires jouent des poings, d'une enseigne à l'autre. Tout y passe ! On a le saloon, le barbier, la société des femmes, l'armurier, le croque-mort, le blanchisseur chinois, l'école,  l'épicerie fine et l'imprimeur-éditeur ! Mais évidemment, tout ça se termine chez le shérif et à la prison ! Bien vu ! Un récit mené avec beaucoup d'astuce !

    "La Bonne Parole" est un peu au-dessous et anecdotique, tant du point de vue du scénario que du dessin. Notre héros y croise Asbestos Misbeliever, un prédicateur qui ne s'exprime que par citations des Ecritures et se retrouve attaché avec Lucky Luke à des poteaux de torture entourés  par les indiens que l'homme de Foi s'est juré d'évangéliser ! Rien de particulier à dire sur ce récit donc !

    "Le despérado à la dent de lait" est plus réjouissant et très amusant (et c'est un récit qui est repris aussi dans l'album grand format 7 Histoires de Lucky Luke, je crois, album que je chroniquerai bientôt, pour rester dans les récits courts - car après la mort de Goscinny en 1977, il y eut un temps mort et on raclait les fonds de tiroirs !). Notre cow-boy est aux prises avec un gosse, un sacré galopin, qui va lui attirer un tas d'ennui comme le sale mioche refuse d'aller au dentiste ! On voit ici le caractère entêté de certains adultes qui se posent en bons samaritains !

    Le dernier des six récits de "Défi à Lucky Luke" s'intitule "La Bataille du riz" et joue sur le cliché du Chinois démobilisé de la construction des Chemins de Fer et qui ouvre un restaurant en ville. On joue sur le caractère légendairement affable et aimable de ce peuple mais ici on a une rivalité mouvementée et bruyante entre deux Chinois qui veulent ouvrir des établissements concurrents  en face à face et qui sous un aspect poli se montrent impitoyables ! L'humour vient de ce décalage et de l'aspect outrancier du récit ! La paix est conclue à la fin mais arrive alors un restaurateur japonais !

    Voilà pour cette recension de quelques récits annexes et méconnus. J'avoue que je ne sais pas trop où - hormis 2 ou 3 - on peut lire ces récits en 2021 ? Et je m'en excuse !

    A bientôt !


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  • J'ai vraiment du mal avec ceux qui ont repris les rênes de la destinée de notre célèbre "cow-boy solitaire". Ai déjà dit que le trait d'Achdé était plus rond que celui de Morris (si on fait exception du Morris des début !) mais sur le Tome 9 des "Nouvelles Aventures de Lucky Luke - d'après Morris" (prend-t'on soin de nous préciser!), son dessin fait carrément "pas terminé" par moment, limite si on voit encore les crayonnés et les ébauches en dessous ! Quant au scénario de Jul, si il nous  arrache parfois un sourire, ce ne sont plus les fous rires de la période Goscinny !

    Ce nouvel album - qui est sorti fin 2020 - a pour titre  "Un cow-boy dans le coton". Le sujet n'avait jamais été abordé nous dit-on dans la série, à savoir l'esclavage et la condition des Noirs dans les terres du Sud Américain. Sujet grave si il en est, qui colle à l'actualité du Black Lives Matter - sans doute dans un grand élan d'opportunisme de la part des deux auteurs. Ca donne une tonalité particulière à l'album, à la limite du drame, un ton qui selon moi ne colle pas à la série ! Comme ici  l'humour n'est pas à la hauteur, ca ne fait pas contrepoids, ça ne désamorce pas le côté pesant !

    On retrouve les ressorts qu'on avait déjà eu à l'époque dans "L'Héritage de Rantanplan", à savoir qu'un des personnages, ici Luke, hérite d'un bien immobilier. Il s'agit de la plantation d'esclave Pinkwater et notre héros se rend sur place en Louisiane avec la ferme intention de distribuer les biens aux Noirs affranchis. Les Dalton sont de la partie !

    On n'évite pas les clichés ! Le Ku Klux Klan, l'aristocratie du sud, le méchant Q.Q. alias Quincy Quarterhouse (qui connaitra un sort funeste (pas de pitié pour les esclavagistes !), la jeune Noire nommée Angela, maitresse d'école. L'éducation revient plusieurs fois dans les thèmes abordés dans ce récit car le racisme est avant-tout une question d'éducation. On croise aussi Tom Sawyer et Huckleberry Finn, un clin d'oeil est fait par rapport à la remontée du Mississipi qu'avait effectué le héros dans un des premiers albums de Goscinny et Morris ! Plus perturbant, une case quasi pleine page, ce qui n'était pas un procédé de Morris hormis pour présenter des décors comme des rues de ville de l'Ouest mais pas un gros plan de Lucky Luke sur trois quart de pages pointant du doigt une tornade !

    On retrouve aussi la culture cajun, les Blancs Français descendus du Canada, le Bayou et plus intéressant, on nous présente le personnage de  Bass Reeves, un shérif noir qui arrêta plus de 3000 Coyotes. C'est le point historique de la fin d'album qui nous dit qu'en réalité 25% des cow-boys étaient des Noirs et que c'était une activité misérable, le reste étant hispanique et pas blond aux yeux bleus (comme  Terence Hill qui interpréta Lucky Luke au cinéma).

    Ce n'est pas du Goscinny et même pas à la hauteur d'un Morris seul mais c'est finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais - mais bon, je continue de les acheter pour la collection.

    Morris nous a quitté en 2001, vingt ans cette année déjà, lui qui était né en 1923, la même année que mon défunt grand-père !

    Et ne vous inquiétez pas, je continue de chroniquer les albums "classiques" dans l'ordre de parution ! Le prochain sera "7 Histoires de Lucky Luke" !

    A bientôt !


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  • L'arc narratif autour de Moro, le nouveau méchant surpuissant, dit aussi "évadé de la Prison Galactique", continue dans le Tome 13 du manga Dragon Ball Super. Ces évènements prennent place après le Tournoi du Pouvoir et sont inédits par rapport à l'anime dont on ignore encore à sa jour la date de nouvelle diffusion.

    Le titre de ce Tome 13 est "Combats divers" et il n'y aura pas grand chose à en dire car ça résume bien : de la baston, plus de baston et encore de la baston ! Je ne suis pas assez spécialiste de manga et même du dessin pour vous dire si l'action est bien retranscrite par le style de Toyotaro (mais ça m'a l'air correct !). On est dans le déjà-vu mis à part peut-être la séquence du combat des auras entre Son Goku et Moro (quoi qu'il me semble qu'on ait un moment similaire au début de l'affrontement entre Son Gohan et Cell ?).

    Moro et son armée débarque sur Terre ! On comprend bien vite que le grand méchant, sorte de Galactus dévoreur de planètes a boosté les capacités de ses guerriers et la Z-Team va avoir fort à faire tandis que Goku et Vegeta ne sont pas encore arrivés. Des combats ont lieu en divers endroit contre ces sbires, en guise de prélude au véritable affrontement entre Goku et Moro.

    Cela donne l'occasion de décrire toute une flopée de personnages, que ce soit un metalman, une sorte de panda, ou le trio de filles composé de Kikaza, Miza et Iwaza bien entendu confrontées au toujours libidineux Maitre Roshi (dit Tortue Géniale ne VF - très  upgradé récemment, qui a beaucoup trop gagné en puissance !).

    La Z-Team (composée de Piccolo, Gohan, Krilin, Yamsha, Ten-Shin-Han, Chaoz et les deux cyborgs C-17 et C-18) parvient à neutraliser la plupart des sous-fifres  - confiés alors à la garde de la Patrouille Galactique - mais tombe sur un os en la personne de Saganbo, le chef des bandits en cavalier et lieutenant de Moro ! Ce Saganbo est une vraie brute et même en s'y mettant à quatre (Gohn, Piccolo et les deux cyborgs), nos héros sont à la peine.

    C'est alors que Goku débarque ! Moro finit par booster trop son lieutenant dont le corps finit par lâcher suite à ce trop fort afflux d'énergie. Le combat qui devrait être le combat final s'engage alors.

    On ne cesse aussi de nous dire que le niveau de Goku s'est bien accru, créant un fossé avec ses amis !

    Mais Goku, bien que s'étant entrainé avec Merus, ne maitrise pas encore le Réflexe Transcendantal - dit aussi "Ultra-Instinct", juste les prémisses ! Il semble sur le point de perdre ! Débarque alors à son tour Vegeta qui a acquis la téléportation des Yardrats et aurait aussi maitrisé une autre technique de ce peuple qui devrait avoir raison du grand méchant bouc, Moro. Vegeta parait sûr de lui mais le Prince des Saiyans est réputé pour avoir toujours été un peu roublard. La suite dans le Tome 14.

    Voilà, cet arc "Moro" s'achemine vers sa fin et force est de constaté que ça retombe un peu comme un soufflet ! il y avait tant de possibilités qui s'offrait en creusant le passé de Moro mais les maitres d'oeuvres, Toriyama et Toyotaro n'ont hélas pas choisi cette voie et ça se réduit une fois de plus à des combats !  Même si c'est l'essence de Dragon Ball, un peu de complexité serait la bienvenue ! On préfère assurer les ventes que d'effectuer une "prise de risques" !

    A bientôt !


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