• Introduction à la littérature fantastique - Définition

    Aujourd'hui, je commence une série de billets consacrés au fantastique comme j'en ai commencé une sur la SF.

    Pour le lecteur qui souhaiterait s'informer plus précisément sur ce genre, on peut recommander les ouvrages suivants :

    - Roger Cailloix; Au coeur du fantastique; Gallimard, 1965

    - Pierre-George Castex; Le Conte fantastique en France; Corti 1966

    - Tzvetan Todorov; Introduction à la littérature fantastique; Points Essais, 1970

    C'est sur ce dernier livre que je m'appuierais pour fournir la matière de ce billet.

    Le genre fantastique relève d'une hésitation. Dans les histoires fantastiques, surviennent des évènements que l'on pourrait qualifier d'irrationnels, qui défient la raison. Le fantastique, c'est l'hésitation éprouvé par un être qui ne connait que les lois naturelles, face à un évènement en apparence surnaturel.

    Cet être, c'est à la fois le personnage et le lecteur. Dès lors, très souvent dans ce genre, mais pas toujours, il y a identification entre le lecteur et le personnage.

    Il y a un genre qui pourrait relever du fantastique mais qui n'en relève pas : c'est la poèsie. La poésie est une envolée du "je poétique" mais elle n'est pas représentative. "Ce n'est qu'une séquence verbale, à prendre comme telle, sans essayer d'aller au dela des mots" dit Todorov.

    Le fantastique ne doit être ni "poétique", ni "allégorique".gargouille

    Signalons encore une autre conception du genre, celle théorisée par H.P. Lovecraft pour qui le fantastique se juge au fait qu'il doit susciter la peur chez le lecteur. Mais c'est là une conception dépassée du genre qui serait basée sur le degré de sang-froid du lecteur.

    Il faut retenir dans cette définition que je ne développerais pas davantage que le fantastique est une oscillation. Dès que l'on bascule dans l'explication rationnelle (rêve, manipulation, folie, hallucination) on est dans un genre voisin : l'étrange. Si en revanche, on opte pour une explication surnaturelle (le monde n'est pas comme il semble), on est dans le merveilleux.

    Dans un prochain billet, je dresserais un historique non exhaustif du genre : Cazotte, Hoffmann, Poe, Nerval, Gautier, Mérimée, Maupassant...

     

    A bientôt !

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 28 Septembre 2011 à 12:47
    Vous dites : "Signalons encore une autre conception du genre, celle théorisée par H.P. Lovecraft pour qui le fantastique se juge au fait qu'il doit susciter la peur chez le lecteur. Mais c'est là une conception dépassée du genre qui serait basée sur le degré de sang-froid du lecteur."

    Oui, chaque lecteur a son propre rapport à la peur et ce degré de résistance, évolue selon le temps et les circonstances.
    2
    Mercredi 23 Novembre 2011 à 21:46
    Il y a tellement de beaux livres à découvrir. Le Temps des Fêtes approche rapidement. J’en profite pour choisir les cadeaux que je vais offrir. Vous avez lu dans mes pensées... cette année j’offre des livres à ma famille et mes amis.

    J’ai réfléchi à ceci : offrir des BD aux adultes et de petits romans légers au plus jeunes. Bien entendu, c’est une période de détente et je désire ouvrir l’imaginaire de ceux que j’aime. Qu’en pensez-vous ?

    Merci pour votre blog.
    3
    Jeudi 24 Novembre 2011 à 12:45
    Merci !
    4
    Songs
    Lundi 9 Juillet 2012 à 22:13
    Tes billets sont toujours aussi bon :)
    Ca donne envie de se plonger dans le fantastique tout ca!
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