• Pablo Picasso nait en 1881 à Malaga - En Espagne - et décède - à 91 ans - en 1973 à Mougins, en France. Il passe sa jeunesse en Espagne d'un père artiste-peintre néanmoins il demeurera la majeure partie de sa vie en France.

    Le petit Pablo n'est pas un enfant particulièrement précoce.... En effet, il savait à peine lire à 10 ans. Mais il s'exerce au dessin, et, dans ce domaine, il se révèle être un prodige !

    A Barcelone, en 1896, il est reçu à l'école de la Llotja - où enseigne son père - ayant réalisé en un jour lePicasso ou la Révolution Picturale - Généralités projet d'admission qui prend généralement trois mois aux élèves ! Cette même année, il peint L'Enfant de chœur et Science et Charité. Il partage alors un atelier qu'il loue Rue de la Plata avec son ami Manuel Pallarès.

    En septembre 1897, Pablo Picasso intègre l'académie royale de San Fernando à Madrid mais la quitte vite, ne s'y plaisant pas. Il retourne alors à Barcelone - en 1900 - et y expose pour la première fois à 19 ans - à Els Quatre Gats, un cabaret de la bohème - et par la suite part pour Paris où il s'installe dans le quartier Montmartre, là aussi quartier de la bohème et des artistes.

    Picasso va alors traverser différentes "périodes" : "période bleue" de 1901 à 1904 puis "période rose" de 1904 à 1906.

    Puis c'est la création du cubisme en 1907 - avec son comparse Georges Braque. Picasso a - entre 1907 et 1909 - subit des influences africaines qu'on retrouvera notamment dans Les Demoiselles d'Avignon.

    Dans le cubisme, tous les objets sont une recherche sur la géométrie et les formes - où les objets se retrouvent fractionnés, réduits en petits carrés.

    Durant l'année 1912, l'artiste espagnol réalise ses premiers collages et assemblages.

    La Guerre 14-18 met fin à sa vie de bohème parisienne ! Il trouve un nouveau souffle grâce à sa rencontre avec Jean Cocteau qui le conduit en Italie. C'est la fin du cubisme pour Picasso. A la fin de la Grande Guerre, il expose avec Matisse, se marie avec la danseuse russe Olga Khokhlova avec comme témoins Cocteau, Max Jacob et Apollinaire.

    Picasso aborde sa période surréaliste en 1925. On le voit le peintre évolue en fonction de sa vie et de ses drames. La période surréaliste mériterait un billet à elle seule !

    A la suite du bombardement de Guernica lors de la Guerre Civile Espagnole, le 26 avril 1937, Picasso peint son célèbre tableau éponyme, torturé, et dénonce la guerre et ses horreurs !

    On ne s'appesantira pas sur la fin de la vie de Picasso - l'artiste fera l'objet d'autres articles plus détaillés ! On peut toutefois dire qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale sa peinture se fait plus optimiste comme l'atteste le tableau La Joie de vivre. Le 5 octobre 1944, Picasso adhère au parti communiste et demeure un artiste engagé !

    Cet article est le fruit de la collaboration entre Yves et Syric dans le cadre d'un échange entre leurs blogs respectifs !

    Pour Yves : http://milletableaux.eklablog.com/ (où vous pourrez voir un "futur Picasso en herbe" !)

    et

    Pour Syric : http://biblio-drizztversion2.overblog.com/

    et

    http://bibliotheque-eclectique.eklablog.com/

    A bientôt !


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  • Quelques considérations sur les origines de l'ArtCes temps-ci, afin de compléter mes connaissances sur le cinéma, je me suis lancé dans la lecture du livre d'André Bazin, Qu'est-ce que le cinéma ? dans la collection 7èmeART chez l'éditeur cerf-Colet ! C'est un recueil d'articles.

    Je pense être en mesure de produire au fil du temps une série de billets sur les aspects évoqués dans ces articles, billets qui viendront astucieusement s'intercaler aussi dans mes "Chroniques cinéphiliques" !

    Je commence aujourd'hui en partant sur le premier article du livre qui s'intitule "Ontologie de l'Image Photographique" que je mêle à des réflexions personnelles, d'autres lectures (notamment les derniers livres de Roland Barthes sur la photographie) et les cours que j'ai suivis l'année dernière à la fac sur les relations entre les Lettres et les Arts.

    L'Art au début de son histoire était d'influence religieuse. Il n'était pas à proprement parlé figuratif ou représentatif et était en réalité bien plus que cela. La "représentation" artistique n'en était pas une et ne se substituait pas son image à la réalité mais était la réalité !

    Je m'explique ! Le bison que les peintres-shamans de la Grotte de Lascaux peignaient sur les murs n'étaient pas une représentation de l'animal mais l'animal et le peindre percé de flèches était supposé procurer une chasse victorieuse. Dans les faits, c'est probablement encore plus compliqué que cela - comme on est avant l'écriture, il est difficile de se faire une idée. On est à l'époque de la pensée magique avant la pensée mythique !

    Les Égyptiens vouaient un rapport particulier à la Mort. Elle était au centre de leur préoccupation et la Religion permet du moins l'interrogation sur la Finitude. Les habitants de la région du Nil embaumaient leurs morts et pratiquaient la momification sur les notables. Mais il pouvait arriver que la dépouille soit corrompue physiquement. Une statuette était alors utilisée et placée dans la tombe pour servir de corps de rechange pour l'âme du défunt. La statuette, l’œuvre d'art, ne sert donc pas à des fins contemplative mais à des fins religieuse. Elle n'est pas une image de la réalité, elle est la réalité !

    L'image photographique - comme le montre André Bazin - est une forme d'embaumement. Une façon de figer le temps par delà la Mort. Dans la photographie, on "prend" du réel. La Nature devient Art et il n'y a pas comme dans la peinture, ce "style", cette "subjectivité" de l'artiste - encore que cela peut se discuter !

    La photographie et le cinéma sont des procédés techniques tout autant qu'artistiques. Le cinéma est aussi un langage et possède sa grammaire.

    En peinture, l'image a d'abord servi à des fins religieuses et non à représenter l'Homme. Puis avec le Quattrocento est venu la représentation en "Perspective". On prend de la profondeur de champs !

    La révolution suivante est la photographie qui reproduit mécaniquement la réalité ! Dès lors, la peinture de déplace vers l'art non-figuratif puis l'abstraction. Ce sont les évolutions du début du XXème siècle, fauvisme, cubisme, surréalisme en peinture... puis Art Abstrait...

    Pour ceux que l'introduction de la perspective en peinture intéresse, je vous revois au billet que j'ai fait en juillet 2012 sur Myrkos, la BD de Kraehn et Miguel !

    Désolé pour le caractère un peu décousu des propos ci-dessus mais ces précisions sont tout de même de bons compléments à divers de mes billets !

    A bientôt !

     


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  • Le Musée du Louvre n'a cessé, au cours de son histoire, d'agrandir ses collections ! Il a bénéficier, en particulier des "prises de guerre" de Napoléon Bonaparte, en particulier des apports de la "campagne égyptienne". Champollion, considéré comme le père de l’Égyptologie, fut directeur du "musée égyptien" du Louvre à partir de 1826.

    Les collections "égyptiennes" occupent trois ailes : Denon, Richelieu et Sully. Je ne parlerais pas ici des pièces de l’Égypte romaine et copte mais aborderais la collection "Levant" et les collections de l'Ancien et du Nouvel Empire.

    Dans l'Aile Sully, on trouve la collection "Levant" - au Rez-de-Chaussée. Parmi ces pièces, il y a le cercueil de la dame Madja (vers 1450 av. JC), une statue de la déesse-lionne Sekhmet (1391 - 1353 av. JC) et une figurine d'hippopotame (vers 2033 - 1710 av. JC).

    A la fin du Moyen Empire, on déposait souvent dans les tombes - celles des hauts fonctionnaires en majorité - dans des coffrets bien fermés, des effigies d'animaux, de dieux censées protéger le défunt dans son voyage dans l'au-delà. Ces statuettes - comme celle d'hippopotame mentionnée plus haut - sont en faïence ou bien en calcaire ou en bois.

    Au Louvre sont également conservées des pièces de renommée mondiale, tel le célébrissime poignard du Gebel el-Arak de la période pré-dynastique ou encore période de Nagada. Son manche est sculpté des deux côtés avec des représentations de scènes de chasse et de guerre. On trouve aussi - dans la même période (3000 avant JC) la Stèle du roi-Serpent.

    L'Ancien Empire est représenté par la Stèle de Néfertiabet (retrouvée emmuré dans un tombeau de Gizeh) qui représente un festin funèbre offert à une femme de haut rang. il s'agit probablement d'une soeur du roi Kheops. Tout ce dont la dame aura besoin dans l'au-delà est représenté sur la stèle.

    La pièce la plus emblématique du département égyptien du Louvre est probablement le Scribe accroupi Le Louvre - Antiquités Egyptiennes(2620 - 2500 av. JC). C'est un chef-d’œuvre de la statuaire égyptienne taillée dans un bloc de calcaire qui représente un fonctionnaire du pouvoir égyptien.

    Citons aussi les statues de L'inspecteur des scribes Raherka et sa femme Merséankh (vers 2350 av. JC), la dame Nay (vers 1400 av. JC), la dame Touy, (1400 - 1350 av. JC) et le Portrait de Sénynéfer et Hatchepsout (vers 1410 av. JC).

    Il y a aussi, à côté de statues, des stèles et des objets funéraires, des objets du quotidien égyptien. Ainsi, pour le Nouvel Empire, une Cuiller en forme de jeune fille nageant. Mais il pouvait tout aussi bien s'agir d'un récipient pour cosmétique, d'un talisman ou d'un simple objet d'art - de la période 1400 - 1300 av. JC.

    On trouve aussi pour le Nouvel Empire des représentations de ses Pharaons : un Corps de femme (Néfertiti ?), le roi Aménophis IV - Akhénaton, Akhénaton et Néfertiti et Amon, protégeant Toutânkhamon - on est aux environs de 1340 av. JC.

    Bref, des très belles collections d'art antique qui côtoient des œuvres mésopotamiennes, grecques ou romaines notamment mais ceci sera une autre histoire dans d'autres billets !

    A bientôt !


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  • Si l'on dit que la France est le berceau de la danse, elle est en réalité née en Italie, à la Renaissance, au XVème siècle. Dans les cours ducales de Milan ou Florence, se donnent des balli ou balletti.

    Mais les Italiens s'implantant à la Cour Française par le biais des Médicis, la danse franchit bientôt les Alpes et s'installe sur les terres d'Henri II (marié à Catherine de Médicis). Ce sont alors mascarades et danses mesurées puis les ballets de cour, mêlant danse, musique, chant et machineries comme Le Ballet comique de la Reine donné à l'occasion du mariage d'un favori d'Henri III.

    Histoire de la danseSous son règne, Louis XIV, le Roi Soleil voue très tôt une passion pour la danse et la pratique lui-même. La danse est alors enseignée au fils de familles riches au même titre que l'équitation ou l'art de la chasse..En 1661 est crée l'Académie Royale de danse qui doit alors codifier la "belle danse" par opposition à la "basse danse" des bals populaires. La danse passe alors de la salle de plein pied à la scène de théâtre à l'italienne.

    En 1669, Louis XIV crée, toujours dans une perspective de prestige des arts et de la France, l'Académie royale de musique qui deviendra l'Opéra. Un corps de ballet y est constitué. Le ballet de l'Opéra cesse d'être exclusivement une troupe masculine en 1681 puis en 1713, Louis XIV crée l’École de danse de l'Opéra (qui fête donc en 2013 son tricentenaire !).

    Gagnant en technique, la danse évolue en Angleterre et en Autriche vers la pantomime mais reste secondaire par rapport aux autres arts scéniques. Mais en 1760, le Français Jean Georges Noverre expose les règles du "ballet d'action", tandis que C. W.Gluck isole la partie dansée à la fin de son Orphée et Eurydice (1762).

    A la fin du XVIIIème siècle, la pantomime acquiert ses lettres de noblesse puis le ballet romantique s'installe au XIXème siècle. Les ballerines sont alors des nymphes pâles et graciles qui montent sur leurs pointes. La danse, sur ces bases, peut désormais se réinventer !

    Le renouveau se fait en Russie par un Français expatrié, Marius Petipa, maitre de ballet à Saint-Pétersbourg à partir de 1862. Il crée des classiques comme La Belle au bois dormant (1890) ou Le Lac des cygnes (1895) et influence les générations suivantes de danseurs et chorégraphes comme Noureev.

    Mais le XXème siècle est plus encore une ère de changement, de progrès techniques, d’industrialisation et de technologies. La "danse libre" venue des États-Unis apparait ! Sa figure phare est Isadora Duncan qui ouvre la voie de la modern dance.

    Dans le même temps dès 1907 en Russie et à partir de 1909 en France, les Ballets russes de Serge de Diaghilev bouleversent les codes classiques par le fond. Ceci s'opère au temps de compositeurs tels Stravinsky, Debussy, Ravel... Les décors sont peints pas Picasso, Braque, De Chirico...On peut citer le danseur et chorégraphe Vaslav Nijinski et sa performance dans L'Après-midi d'un faune (1912) et Le Sacre du printemps (1913).

    Des figures émergent : Serge Lifar qui dirige le Ballet de l'Opéra de Paris de 1930 à 1958, Roland Petit, Yvette Chauviré, George Balanchineet le New York City Ballet, Mikhail Barychnikov, Peter Martins, Jerome Robbins. Il y a aussi bien évidemment la scène de Broadway dont j'ai déja parlé dans un billet.

    Aux Etats-Unis, la danse moderne s'impose avec la Denishaw School fondée à Los Angeles en 1915 par Ruth Saint Denis et Ted Shawn (formant Martha Graham, Charles Weidman et Doris Humphrey)

    En Allemagne, il faut compter avec les travaux de Rudolf Laban puis Mary Wigman qui font émerger la "danse d'expression" déclinée respectivement par eux en "théatre de danse" (Kurt Jooss, professeur de Pïna Bausch) et en "danse absolue".

    La danse, on le constate, se perpétue au fil du temps par la tradition orale et le passage de flambeau entre danseurs. Les écoles des différents pays ne manquent pas de s'influencer les unes les autres et on pourrait citer les exemples et les filiations. Pour plus de détails, je vous renvoie pages 98 à 107 du numéro 3 de l'éléphant à partir duquel j'ai repris cet article.

    La danse, c'est avant tout l'expression du corps et c'est un art extrêmement ancien et varié, du classique au contemporain, le moderne, le jazz, la danse africaine, le hip-hop. Elle raconte les mythes et crée l'émotion !

    Je dédie ce billet à ma sœur Sophie qui a dansé une bonne partie de sa vie !

    A bientôt !


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  • La Bretagne, c'est un lieu commun est une -sinon LA -terre de légendes ! Je vous parlerais dorénavant de certaines de ces traditions dans ce blog : ville d'Ys, Forêt de Brocéliande et autres figures de l'Ankou...

    Pour commencer, nous allons nous intéresser à un curé-ermite-artiste peu banal dans ces contrées de haute religiosité, Adolphe Fouré qui vécut de de 1839 à 1910.

    Poursuivant sa vocation Adolphe Fouré suit des études au séminaire et est ordonné prêtre à Rennes. Il Les Rochers sculptés de Rothéneufmène ensuite une vie ordinaire de simple curé jusqu'à ce qu'un événement change sa vie, une attaque cérébrale la cinquantaine passée. Cet accident le laisse en partie hémiplégique et le décide à vivre en ermite, entre Saint-Malo et Cancale, à l'entrée du havre de Rothéneuf. Il devient "l'ermite de la Haute-Folie" et commence à sculpter morceaux de bois puis rocher du littoral. Il fera ceci pendant vingt-cinq ans, laissant une œuvre, un ensemble de sculptures uniques au monde.

    Les sculptures de l'ermite Fouré représente des corsaires de la famille des Rothéneuf, des monstres marins, des anémones de mer, des diables, des poissons monstrueux, la figure de Lucifer. L'ensemble a une visée moralisatrice et une portée symbolique, teinté de naïveté et de fantasmagorie. On peut s'étonner d'une telle imagination chez un religieux.

    L'ermite, le "saint sculpteur" aimait accueillir des visiteurs et les recevait dans un grand fauteuil surmonté de la devise : "Amor et dolor" quand il ne taillait pas la pierre à longueur de journée, couvert par le bruit des vagues.

    Les sculptures en bois ont disparues dans un mystérieux incendie en 1940 et les couleurs des rochers ont quelques peu ternies mais l'oeuvre subsiste de nos jours !

    A voir !

    A bientôt !


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  • Entamons maintenant le troisième billet que je consacre aux trésors du Musée du Louvre. Après la peinture italienne et la peinture française, intéressons nous à la peinture espagnole. Celle-ci peut être contemplée sur place au premier étage de l'Aile Denon, plus précisément dans les salles 26 à 30 !

    La salle 26 - ou salle Murillo - abrite des tableaux de l'école espagnole du XVIIème siècle, considéré comme le "siècle d'or" de la peinture espagnole. On y admire des œuvres du Greco, de Murillo, Ribera, Velasquez et Zurbaran.

    Le-Greco-Le-Christ-en-croix-ador--par-deux-donateurs--2-.jpgLe Christ en croix adoré par deux donateurs est un tableau du Greco (1541 - 1614) peint vers 1590. La toile était à l'origine destinée à un couvent de Tolède. Le Christ a le corps étiré et tordu suivant les canons du maniérisme. La peinture donne une impression de verticalité. Les mots "Tout est accompli" sont inscrits en trois langues sur un cartouche au dessus de la tête du Christ et son regard est tourné vers le ciel. La toile est dominé par des couleurs sombres, plombées, tirant vers le noir et le bleu et le corps du Christ et les nuages en blanc se détachent sur le fond.

    Pas de Vierge, ni d'apôtres au pied du Christ mais seulement les bustes de deux donateurs, habillés de vêtements modernes : un ecclésiastique et un laïc. On ignore leurs identités. Les jeux d'ombres et de lumières accentuent l'effet dramatique de la toile et le fond sombre représente l'obscurité qui s'abat sur le Monde après la mort du Sauveur.

    On trouve également exposé dans ces salles Le Pied-Bot De Jusepe de Ribera (1591 - 1652), peint en 1642. La toile a faite à Naples où Ribera était exilé et mourut. Ce tableau expose un personnage atteint de difformité physique. Un jeune mendiant est décrit avec la même dignité qu'un personnage important. Le réalisme est marqué et rappelle Le Caravage.

    Le mendiant arbore un visage souriant qu'il tourne vers le spectateur. Le personnage tient à la main un papier qui est un permis de mendier avec une inscription très lisible. Le blanc-gris du ciel contraste avec le marron du mendiant et le fait ressortir.

    Enfin, penchons nous sur le tableau  de Bartolomé Esteban Murillo (1618 - 1682), Le jeune mendiant, crée  vers 1645 - 1650. C'est une peinture de genre, très éloigné de la peinture religieuse de Murillo qui situe le maître dans la tradition du ténèbrisme espagnol. La lumière provient d'une fenêtre sur la gauche et révèle la misère du mendiant à travers l'obscurité. Le mendiant est occupé à la recherche de ses puces à travers ses vêtements déchirés. Il y a a ses pieds une jarre d'argile et un panier renversé qui complète ce tableau de la misère du peuple espagnol au "siècle d'or". Les bruns et les gris dominent.

    On le voit cette peinture espagnole du "siècle d'or", exposée au Louvre, est caractérisée par des scènes religieuses ou des tableaux de genre décrivant la pauvreté. Les teintes sombres dominent.

    A bientôt !


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  • Voici un deuxième article sur les trésors du Louvre. Cette fois-ci je vous emmène visiter les salles 75, 76 et 77 de l'Aile Denon, une longue salle austère crée pour le musée impérial en 1863 dont le décor rouge foncé et or, œuvre d'Alexandre Dominique Denuelle est aisément reconnaissable.

    Ce qui frappe au premier abord, c 'est la taille monumentale des peintures, et leur maîtrise technique achevée, qu'il s'agisse des tableaux de Jacques Louis-David, d'Antoine-Jean Gros ou de Théodore Géricault.

    Jacques-Louis David (1748 - 1825) fut le peintre du règne de Napoléon Ier. Son œuvre la plus célèbre reste le Couronnement de Napoléon où l'empereur, debout, pose la couronne sur la tête de Joséphine. Plus de 150 personnages figurent sur ce tableau élogieux. David est également connu pour Le Serment des Horaces qui flatte les idéaux de la Révolution.

    On doit à Jean-Auguste- Dominique Ingres (1780 - 1867) un portrait de Mademoiselle Caroline Rivière, un dessin très minutieux qui respire la sérénité.

    Dans la salle Molien, également tout de rouge parée,  sont exposés les grands tableaux de l'époque Romantique française.

    Le Radeau de la Méduse  de Théodore Géricault (1791 - 1824) compte également parmi les chefs-d'oeuvres exposés dans cette galerie.Il décrit les souffrances de naufragés et se divise en deux espaces : à gauche de la toile, le désespoir, la souffrance et la résignation et à contrario, de l'autre côté, la perspective d'être secouru tandis qu'un navire se profile à l'horizon. Une construction très géométrique pour ce tableau.

    Parmi les tableaux exposés salle Molien, on trouve également Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa, le 11 mars 1799 d'Antoine-Jean Gros et les peintures d'Eugène Delacroix (1798 - 1863), le très célèbre Le 28 juillet, la Liberté guidant le peuple (avec son Gavroche inspiré par Hugo) ou Mort de Sardanapale.

    delacroix la liberte guidant le peuple

    Voila, la visite est terminée... pour l'instant ! 

    A bientôt !


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  • Le Louvre compte parmi les plus prestigieux musées du monde. Ma dernière visite en ce lieu remonte à novembre 2010. Quand on évoque le Louvre, on pense à la Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace mais l'endroit compte bien d'autres trésors du patrimoine mondial.

     

    jocondeJe commence ici une série d'articles sur les différentes aires du musée,à commencer par la peinture italienne.

     

    L'un des précurseurs de la peinture italienne exposé au Louvre est Giotto. Son Saint François d'Assise recevant les stigmates aurait été peint vers 1295 – 1300. On y voit le saint agenouillé devant un paysage rocheux et un Christ en vol apparaît dans le coin droit du tableau sous la forme d'un ange qui envoie les stigmates.. En dessous, une prédelle montre trois épisodes de la vie du saint.

     

    Une œuvre datée de 1430 -1432 de Fra Angelico s'intitule le Couronnement de la Vierge. C'est un tableau aux teintes dorées qui montre une foule de personnage avec une perspective très nette.

     

    Il serait trop long de citer tous les artistes de renom exposés dans l'Aile Denon, ne serait-ce que les plus connus. On ne fera pas l'impasse toutefois sur ceux de la Renaissance italienne, le Quattrocento : Michel-Ange (connu pour avoir peint la Chapelle Sixtine, Titien, Raphaël. Plus tardivement, il faut compter avec le Caravage et Véronèse. On peut admirer des œuvres de ces peintres au Louvre.

     

    Mais le tableau le plus réputé du Louvre reste la Joconde de Léonard de Vinci. Ce tableau a une histoire rocambolesque à lui seul. Volé au début du siècle, il réintégra bien vite le musée. Il a même été vandalisé ! Aujourd'hui, la foule se presse dans la salle où il est exposé, sous plusieurs vitres, entouré de deux vigiles attentifs. Il a fait l'objet de maintes discussion autour de l'identité du sujet (une femme ? Un homme ?) et sa signification réelle. Le modèle garde toute son aura énigmatique quant à son captivant sourire.

     

    Dans un prochain article, nous ferons un détour par les antiquités égyptiennes !

     

    A bientôt !


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