• Donner une suite à la série d'animation culte des années 1980 - par Filmation - des Maitres de l'Univers - est un défi considérable ! Défi qui a été relevé par Kevin Smith, geek notoire qui s'y colle ! Et bien le résultat est plutôt pas mal !

    Les Maitres de l'Univers : Révélation est une série d'animation (un dessin animé !) de 2021 diffusée sur Netflix dont cinq épisodes d'environ 25 - 30 minutes chacun sont sortis dans une première fournée de la Saison 1. Bien entendu, cette suite est différente de l'oeuvre originale et terme de dessins, d'animations et d'écriture - le récit s'étend sur plusieurs épisodes, sur toute la Saison et on n'a plus le schéma : 1 épisode = 1 histoire ! On ne peut raconter de nos jours une histoire - dans une série-télé - de la même façon que dans les années 80 - et c'est pourtant dans la continuité !

    Ces épisodes reprennent de nombreux personnages et véhicules jadis déclinés en jouets (je vous renvoie au billet que j'ai rédigé début 2021 sur les jouets  He-Man - Masters of The Universe). Cette nouvelle série a le mérite d'approfondir les backgrounds - les "Révélations"  - des protagonistes, donne de nouvelles perspectives, développe le lore et la mythologie, apporte des éclaircissements, ouvre des portes pour étendre les intrigues et la franchise dans de nouvelles directions et oeuvres (on a d'ailleurs un comics chez Dark Horse qui est un préquel  à cette nouvelle série !), bref ça renouvelle cette franchise assez efficacement j'ai trouvé !

    On est un peu dans la même logique et le même esprit que la série Cobra Kaï avec les films Karaté Kid ! Sur Netflix aussi !

    Une fois que l'on s'est habitué au nouveau graphisme, on rentre dans l'histoire ! Skeletor lance un nouvel assaut sur le Château des Ombres et accède à une source de connaissance et de pouvoir infini. Ce faisant, il menace de détruire l'Univers dont Eternia est le centre, le foyer de la magie. Mais Musclor contrecarre ses projets et le paie de sa vie ! Développements assez inattendus ! Adam est absent le plus long des épisodes et on suit Teela et ses compagnons qui se lancent dans une quête pour rassembler les deux morceaux de l'Epée du Pouvoir et la reconstituer. Opposition aussi entre magie et technologie !

    On traverse de nouveaux lieux, on rencontre des figures légendaires, des personnages meurent - mais sans une goutte de sang ! Le graphisme est en 2D avec un petit coup de pouce par ordinateur ! C'est divertissant et rafraichissant mais le trop peu d'épisodes livrés laisse un peu sur sa faim ! On a aussi des alliances inattendues et cette première fournée se termine sur un cliffhanger haletant !

    Le casting des doubleurs en VO est alléchant avec notamment Mark Hamill, Lena Headey et Sarah Michelle Gellar.

    C'est prometteur et suis agréablement surpris. Ai hâte de mater la suite ! Combien d'épisodes ? Combien de Saisons ?

    Une série qui vaut le détour !

    A bientôt !


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  • Nous voilà à la Saison 4 d'Arrow, l'Archer Vert, et cette fois les enjeux sont haussés d'un facteur puissance 10 ! Avec en face un méchant qui a quasi la puissance d'un dieu, il va s'agir pour notre équipe de super-héros de sauver le monde d'une apocalypse nucléaire !

    La série tire intelligemment profit de tout ce qui a été introduit en termes de personnages, d'éléments scénaristiques des trois premières Saisons, y ajoute de nouveaux personnages et tisse des liens/cross-overs avec d'autres séries : l'Arrowverse ! On rencontre ainsi John Constantine (qui a eu droit à sa propre série d'une seule Saison) ou Vixen, la femme au totem (qui elle est au centre d'une mini-série d'animation en 2 Saisons) - l'Arrowverse se complexifie et on a aussi un cross-over avec Flash (avec le personnage de Hawkgirl), cross-over dont je vous parlerai lors de mon billet sur la Saison 2 de Flash. Les protagonistes se mettent en place aussi pour le lancement de Legends of Tomorrow  !

    Au début de la Saison, Oliver et Felicity ont quitté Starling City pour tenter d'avoir une vie paisible ! Mais le devoir et leurs amis les rappellent car un groupe d'importuns, les Fantômes, terrorisent la ville ! Ils sont liés à Damien Darhk, un ancien de la Ligue des Assassins, déjà mentionné dans la Saison 3 et qu'on voit ici sous les traits de Neal McDonough. Ce méchant tire ses pouvoirs de nature magique d'une ancienne idole qui lui transfère l'énergie des morts qu'il cause.

    Les origines de cette idole nous renvoient une fois de plus au passé d'Oliver Queen - toujours joué par Stephen Amell - à travers des flash-backs où notre héros affronte sa part d'ombre et retourne sur l'Île de Lian Yu et rencontre le Baron Reiter qui trafique de la drogue et convoite la mystérieuse statuette précédemment mentionnée ! J'ai trouvé que dans cette Saison les flash-backs présentaient moins d'intérêts et que cette partie de l'intrigue avançait très - trop ? - lentement !

    Oliver est décidé à donner un second souffle à Starling City ! Pour cela, il va se présenter aux Municipales ! Mais Darhk dirige lui le projet Genesis - qui est une forme de Déluge pour repartir de zéro en faisant Tabula rasa ! On apprend qu'il a des liens avec l'organisation HIVE ! Au passage John Diggle retrouve son frère Andy qu'il croyait mort et qui est joué par Eugène Byrd. Mais celui-ci est passé à l'ennemi et la relation entre les deux frangins va être compliquée amenant l'un des frères à prendre une mesure extrème !

    Cette Saison 4 voit le retour de Sara Lance - toujours interprétée par Caity Lotz - qui ne fait qu'une brève apparition le temps d'être ressuscitée par le Puit de Lazare et de voler vers les cieux de Legends of Tomorrow  !

    Felicity Smoakes (baptisée Overwatch dans ces épisodes)  est le grand amour d'Oliver et lui restera fidèle à la fin de la Saison malgré des disputes et des aléas comme le fait pour la jeune femme de se retrouver à un moment dans un fauteuil roulant ! Provisoirement je vous rassure ! Elle retrouve son père, le hackeur de haut-vol et criminel Noah Cuttler - joué par Tom Amandes - et entame un début de réconciliation avec lui en désamorcant des ogives nucléaires !

    S'opposer à Darhk s'avèrera extrèmement dangereux et l'équipe en paiera le prix fort puisqu'un de ses membres va trouver une mort qui semble définitive !

    Face à la puissance du méchant de la Saison qui tire sa force des morts qui s'accumulent, Green Arrow devra contrer sa magie néfaste en lui opposant la volonté de l'ensemble de ceux qui croient en l'espoir, et qu'il saura galvaniser ! C'est un message un peu manichéen mais clair et efficace !

    Voilà, je ne rentre pas plus dans les détails, les personnages de second plan et les intrigues secondaires. La série devient plus ambitieuse et a toujours son côté sombre ! On a aussi un revirement inattendu et un nouveau statu-quo en guise d'épilogue à cette Saison 4. Comme toujours, j'ai adoré et je recommande ! J'aime presque autant le Arrowverse (plus orienté TV) que le MCU (plus cinéma) !

    A bientôt !


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  • Camping est une comédie à la Française, sortie sur les écrans en 2006, un des gros cartons de cette année-là, une sorte de satire sociale Campong - Fabien Onteneinteplus subtile qu'elle n'en a l'air et qui repose sur le principe de la rencontre des opposés, le chirurgien guindé et le prolétaire jovial ! C'est aussi le film qui a propulsé l'humoriste Frank Dubosc - alors déjà en plein succès - vers les sommets !

    A première vue, je n'ai pas été emballé par ce film - c'est sympa mais pas à se rouler par terre ! - puis en avancant dans le film en ai compris le message et vu que c'est plus intéressant qu'il n'y parait !

    Tout se déroule au camping des Flots bleus où se retrouvent chaque été plusieurs familles à la mentalité simple, de ces gens que les "élites", Macron et ses sbires, les éditorialistes méprisent ! Les familles Gatineau et Pic, ce sont à la fois ceux qui ont dit "Non" au référendum de 2005, les Gilets jaunes et ceux qui s'opposent, à juste titre, au Pass sanitaire, ces gens que des sombres connards traitent d'"illettrés" mais qui ont de vraies valeurs, qui se dénigrent à longueurs de journées mais sur qui on peut compter en cas de coups durs et qui ne sont pas rongés par le conformisme, le fric et la corruption (hein Macron ?) !

    Au casting, Franck Dubocs est Patrick Chirac, un playboy, beauf un peu grande gueule, une sorte de grand gamin naïf et attachant et que sa femme a quitté . On a aussi Mathilde Seigner qui est Sophie Gatineau qui avec son mari Paul, joué par Antoine Duléry - qui l'a trompé pour une passade - vient de Nantes. Enfin, les Pic, Jacky, retraité, joué par feu Claude Brasseur et sa femme Laurette - jouée par Mylène Demongeot - qui viennent de Melun et le retraité qui va user de mauvais coups pour récupérer sa place de camping et sera puni en quelque sorte par les attributs divins à la fin du film !

    Tout ce monde se retrouve aux Flots bleus dans un film qui fleure bon les vacances et la Nostalgie avec ses phrases cultes et ses éléments iconiques : le Benco, les Choco BN, le slip moule-burnes, le groupe "Début de soirée", la Chenille en soirée et l'élection de Miss Camping ! Evidemment à la manière d'une enquête anthropologique, il faut introduire un élément extérieur dans ce petit monde, ce sera  Michel Saint-Josse, chirurgien esthétique des stars, un Parisien pur jus, joué par Gérard Lanvin - qui suite à une panne de voiture - la "voiture de James Bond" - se retrouve bloqué avec sa fille, Vanessa, une ado empathique, jouée par Armonie Sanders !

    Nos campeurs ont bien le coeur sur la main et aide le snobinard ! Patrick, totalement désintéressé lui ouvre sa tente et essaye de l'initié aux joies du camping - mais notre praticien garde ses distances ! on sait qu'à un moment on atteindra le point de rupture où chacun assénera ses vérités à l'autre - et après s'être moqué de Patrick - dont il ignorait qu'il était dans la tente à côté, Michel se fait remettre en place par le playboy naif, soutenu par Vanessa ! Michel se trouve qualifié d'égoiste, aveugle aux sentiments des autres, qui n'a même pas remarqué que sa fille qui passe les meilleures vacances de sa vie, était amoureuse d'un garçon du camping !

    Le chirurgien semble alors avoir compris la leçon et aide une femme du camping à accoucher par un temps orageux puis part le coeur plus léger souhaitant bonne continuation  à tout le monde et offrant même un emploi à Patrick aussi au chômage !

    Une caricature grossière ? Peut-être, en tout cas un éloge de la simplicité ! Saint-Josse va s'humaniser au contact de ces gens ! Un film aussi inspiré - de loin - d'un sketch de Franck Dubosc. Devant le succès de ce premier opus, on aura par la suite un Camping 2 en 2010 et un  Camping 3 en 2016 !

    Au final, un très bon film, très plaisant, et porteur de messages et de valeurs positives ! Humaniste quelque part ! Je n'ai pas besoin de vous le recommander car ce film a déjà été vu par plus de 5 millions de Français lors de sa sortie !

    A bientôt !


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  • Star Wars -Bounty Hunters - Tome 2On retrouve Beilert Valance dans le Tome 2 de ses aventures dans la série Star Wars - Bounty Hunters. Notre cyborg est un personnage recanonisé des tous premiers comics Marvel de la période de la Trilogie de 1977 -1983. C'est toujours Ethan Sacks qui est au scénario.

    Le monde de la Pègre dans Star Wars en a toujours fasciné beaucoup car c'est un riche vivier d'histoires ! Le récit qui se poursuit dans ce Tome 2 creuse un peu plus le passé de Valance par des flash-backs judicieusement placés, notamment ses liens avec le Cadet Impérial Han Solo. Et tranquillement, on s'achemine vers le cross-over impliquant les 4 séries régulières de comics Star Wars qui se déroulent entre L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi. Ce que fait Marvel sur ses comics Star Wars commence à avoir de la gueule et à être plus ambitieux !

    Mais entrons maintenant dans le vif du sujet ! Ce Tome 2 comprends trois récits de transition et correspond aux issues #6 à #11 de la VO. On commence par "Cible  : Valance" (déclinaison de "Cible : Vador" et avant un "Cible : Skywalker" - les titres des oeuvres Star Wars ont toujours aimé de tous temps se faire écho !). Dans ce premier récit, notre chasseur de primes cybernétisé est poursuivi par ses "collègues" et rivaux 4-LOM et Zuckuss. Il doit dans le même temps protéger la jeune Cadeliah, capable de réconcilier des gangs criminels, que lui a confiée sa mentor Nakano Lash dans le Tome précédent ! Valance parvient à conclure un accord provisoire - un répit ! -  avec le duo de tueurs et confie la jeune orpheline aux Rebelles et aux réfugiés de la planète Lowik.

    L'histoire suivante est "Affrontement au Terminus". Dans la série soeur Star Wars(2020), on sait que la Flotte dispersée des Rebelles à du mal à se rassembler car ses codes de communication ont été crackés par l'Empire. Dans ce contexte, un transport des réfugiés de Lowik se retrouve bloqué dans une zone perdue de l'Espace et attaqué par le gang des pirates d'Hondo Ohnaka, qui a depuis été repris par une certaine Capitaine Skragg, sans pitié ! Elle veut récupérer des informations sur les Rebelles de la part d'un traitre pour les vendre à l'Empire ! Mais tout ne se passe par comme prévu pour nos bandits car Valance intervient et reçoit l'aide de Dengar.

    Le dernier récit est un one-shot (en un numéro) qui nous montre les talents de chasseur du Trandoshan Bossk pris pour cible dans la "Grande Chasse de Malastare", traque qui culmine avec l'affrontement entre l'homme-lézard et le colosse  Dowutin Grummgar qu'on a déjà vu  avec Bazine Netal dans le Château de Maz Kanata dans Le Réveil de la Force.

    Ce Tome 2 et cette série sont très bons et la série gagne en profondeur au fil du temps ! J'ai hâte de lire la suite dans ce qui devrait s'appeler en VF "La Guerre des Chasseurs de primes" ! C'est toujours Paolo Villanelli qui dessine.

    A bientôt !


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  • Plusieurs fois reportée à cause de la pandémie de Covid, Black Widow  a finit par arriver dans les salles de cinéma de l'Hexagone le 7 juilleBalck Widow - Cate Shortlandt 2021 et deux jours plus tard aux USA ! On retrouve donc Scarlett Johansson dans le rôle de l'espionne super-héroique, et Avenger, Natasha Romanoff, la "Veuve Noire" ! C'est une réalisatrice, Cate Shortland qui a dirigé ce film qui inaugure la Phase 4 pour le cinéma !

    Black Widow n'avait pas eu droit à son film solo jusqu'à maintenant mais cette injustice est réparée ! L'action se déroule entre Captain America : Civil War (avec une Natasha en fuite suite aux Accords de Sokovie) et Avengers : Infinity War. Si vous êtes comme moi un afficionado du MCU, vous savez que notre héroïne s'est sacrifiée dans Avengers : Endgame afin d'obtenir la Pierre de l'Âme ! C'est donc on suppose la dernière fois qu'on voit Scarlett Johansson dans cet univers et le film est assez adroit pour opérer une transition avec une autre Black Widow, la soeur de circonstances de Natasha, à savoir Yelena Belova incarnée par la jeune actrice à la carrière déjà multi-primée, Florence Pugh qui est ici très convaincante !

    C'est donc un film de super-héroïne(s) dans le registre "espionnage" (avec une référence à James Bond) qui a un peu une ambiance similaire à Captain America : le Soldat de l'Hiver  ! Le film est plaisant mais pas exceptionnel non plus ! Il réalise de gros scores d'entrées un peu partout surtout je pense du fait de l'absence de films du MCU sur grand écran depuis deux ans, depuis 2019 et Spider-Man : Far From Home ! Pour ses enjeux, le film arrive peut-être trop tard mais peut-être aussi au bon moment si sa finalité est d'introduire Yelena Belova !

    Une famille que l'on peut qualifier de "dysfonctionnelle" est au coeur du récit ! On a donc les deux filles, Natasha et Yelena (Johansson et Pugh) mais aussi le père, Alexei Shostakov - joué par l'excellent David Harbour, l'emblématique shérif de Stranger Things - qui est ici Red Guardian, le Super-Soldat de l'URSS (et qui est à la fois puissant, hilarant, pathétique et touchant) et enfin la mère Melina Vostokoff - jouée par Rachel Weisz. Signalons dans les anecdotes que c'est la jeune Ever Anderson, fille de Milla Jovovich et du réalisateur Paul W. S. Anderson qui joue la Natasha jeune !

    Famille dysfonctionnelle donc car fausse-famille de façade, en fait un alibi pour les deux parents, deux espions de l'URSS en pleine Guerre froide, résidants dans l'Ohio pour récupérer les données d'un programme de contrôle mental développé par le SHIELD (en réalité par l'HYDRA). Couverture grillée, puis fuite précipitée et les deux gamines se retrouvent dans la "Chambre Rouge" (la "Red Room" en VO) où le maléfique général Dreykov  - joué par Ray Winstone - n'hésite pas à trucider des enfants pour sélectionner les plus "prometteuses" et en faire des assassins d'Etat ! C'est l'Histoire des Black Widows, reprise des Comics Marvel et qu'on a déjà pu voir dans le MCU dans la Saison 1 de la série Agent Carter !

    Des années plus tard, Natasha est devenue la "Black Widow", est passée à l'Ouest et est désormais une Avenger, sa deuxième famille ! Elle pensait avoir par le passé assassiné Dreykov dans une explosion mais n'a réussi en réalité qu'à blesser gravement Antonia la fille de celui-ci - qui est jouée par Olga Kurylenko. Dreykov n'a jamais cessé de former et de diriger les Black Widows et dispose même, tel un grand-méchant à la Ian Flemming, d'un réseau de milliers de Veuves qui décident du sort politique du monde, réparties sur tout la planète, parmi ces Veuves, qui n'est pas consciente de l'ampleur du complot, Yelena Belova !

    Yelena, comme Natasha avant elle, réussit à se libérer du contrôle mental de Dreykov et les deux soeurs vont alors tout faire pour éliminer une bonne fois pour toutes le méchant et libérer leurs camarades ! Elles feront face à "l'Homme de main" du général à savoir Taskmaster, le Maitre de Corvée, capable de copier les styles de combat de ses adversaires !

    Mais pour localiser la Chambre Rouge et éliminer Dreykov, nos deux héroïnes vont devoir réunir à nouveau leur "première famille" et retrouver Alexei et Milena ! Ca donne lieu à une réunion de famille dans le film qui est le point fort du récit, à la fois pathétique et émouvant tant les personnages sont maladroits mais ressentent véritablement un amour les uns pour les autres qui va au-delà du simple service pour la patrie et qu'ils ne parviennent pas à exprimer ! Il aurait fallu exploiter plus ce côté-là du film plutôt que de mettre trop de scènes d'actions dont certaines sont "illisibles" comme à la fin du périple quand Natasha affronte les autres Veuves et où on ne parvient pas à distinguer qui est qui car elles ont toute la même combinaison de cuir noir !

    Le projet de ce Black Widow était dans les cartons depuis longtemps et Scarlett Johansson est une grande actrice qui méritait d'avoir son propre film solo dans le MCU - avant d'être trop âgée pour porter le costume ! Marvel Studios a toujours eu des coups de génie pour choisir ses castings !

    Voila un film qui aurait pû être meilleur et qui décevra sans doute ceux qui ne sont pas des fans hardcore de Marvel comme moi ! Moi j'ai bien aimé car ça fait avancer la trame générale du Marvel Cinematic Universe où tout est connecté ! On va avoir encore trois films - sauf aggravation de la pandémie ! - d'ici la fin de l'année : Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux en septembre 2021, Les Eternels en novembre 2021 et Spider-Man : No Way Home en décembre 2021.

    Vue la conjoncture mondiale, nos vies sont peut-être difficiles en ce moment mais pour le MCU, 2022, 2023 et après seront des années prometteuses ! Je suis d'accord, c'est un peu "Du pain et des jeux !" mais comme pour moi, c'est du divertissement de qualité, je ne vais pas bouder mon plaisir - même si étant vacciné, je compte laisser le Pass sanitaire dans un tiroir car ce n'est pas le petit tyran d'opérette Macron qui va décider de mes libertés (j'apprends aux grincheux que la définition d'un "tyran" est : "qui règne par l'arbitraire" et lâchez-moi aussi la grappe avec la Corée du Nord, la différence entre nous et Pyong-Yang n'est pas de nature mais de degrés !) !

    A bientôt !


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  • Tandis que Marvel Studios réinvestit les cinémas avec Black Widow, le 7 juillet par chez nous en France, la déferlante de bonnes séries de super-héros de la Maison des Idées continue sur les plateformes de SVOD ! Loki est arrivé sur Disney + et c'est toujours Tom Hiddleston qui incarne le dieu de la Malice asgardien. Six épisodes d'excellent qualité ! J'ai adoré ! C'est Michael Waldron qui est aux manettes.

    La série fait suite immédiate aux évènements d'Avengers : Endgame où Loki ramasse le Tesseract et déclenche un paradoxe temporel. Il n'en faut pas moins pour provoquer l'intervention de la TVA - le Tribunal des Variations Anachroniques en VF (Time Variance Authority en VO) - une organisation multiverselle qui règle "l'Eternel Flux Temporel" et la Fluidité du Temps.

    Loki se retrouve donc incarcéré dans un monde où la magie est inopérante, gigantesque administration kafkaienne - au design qui rappelle l'ex-URSS - et notre vilain rencontre Môbius - joué par Owen Wilson, brillant acteur toujours aussi convaincant qui campe un personnage attachant. Le dieu de la Malice passe devant la juge Ravonna Renslayer  - jouée par Gugu Mbatha-Raw- qui condamne Loki a être "brouillé", effacé de la Timeline, juge qui cache des choses au sujet des Gardiens du Temps, les Maitres du TVA !

    Mais Môbius a besoin de l'avis d'un Loki pour traquer un autre Loki qui tue depuis longtemps les agents de la TVA pour leur voler leurs appareils effaceurs de réalités déviantes ! Loki comprend assez vite que cet autre variant se cache dans les Apocalypses. Une équipe de Minuteurs se rend dans les années 2050 en plein déréglement climatique.

    On fait alors la connaissance du Variant Loki qui s'appelle en réalité Sylvie, et est une fugitive qui a échappé à la TVA et a juré de la détruire. Elle est incarnée par Sophia Di Martino, actrice que j'ai trouvé incroyable, très charismatique et ce personnage est vraiment intéressant ! Sylvie va mettre le bazar et Loki va prendre la fuite avec elle pour savoir de quoi il en retourne !

    On a alors un épisode de milieu de Saison - un peu de transition sur un monde-Kree mourant, Lamentis-1, dans une Apocalypse ! Sylvie va éveiller des doutes chez Loki sur qui tire réellement les ficelles - et si le TVA était en réalité les méchants !

    Retour à la TVA par la suite avec l'arrestation des deux Loki Variants ! Ca met encore une sacré pagaille et la révolte gronde. Môbius va changer de camp ainsi que le Chasseur B-15, jouée par Wunmi Mosaku (excellente aussi !). Des secrets sont éventés et de nouvelles énigmes se posent !

    Nos héros se retrouvent dans le Néant, à la Fin des Temps, tentent d'échapper à Alioth, une espèce de monstre de fumée, chien de garde de ce monde, chargé d'effacer les anomalies qui échouent là ! Excellent cinquième épisode avec d'autres variants Loki !

    Qui tire les ficelles ? On l'apprend dans le Season Final, grandiose ! On attendait l'apparition de Kang le Conquérant et on a Jonathan Majors qui joue "Celui qui demeure" ! A la toute fin, tout sera bouleversé, sur fond d'histoire d'amour commencant entre Loki et Sylvie - et de trahison ("un Loki ne peut aimer que lui-même !"). Un multivers apparait et une guerre multiverselle  - sous les yeux d'un Loki désemparé mais devenu plus humain, presque un gentil ! On attend avec impatience la suite de ces développements multiversels avec les trois Spider-Men attendus et espérés de Spider-Man : No Way Home et Doctor Strange and the Multiverse of Madness ! Et une Saison 2 de Loki est annoncée à la toute fin !

    Une Phase 4 qui s'annonce très prometteuse ! Pour moi, Loki est pour le moment la meilleure série du MCU de qualité cinéma - avec notamment un excellente bande musicale qu'on doit à Natalie Holt !

     A voir absolument !


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  • Le Tome 14 du manga Dragon Ball Super vient de paraitre et c'est la suite de l'arc avec Moro et qui n'est que la prolongation du combat entre nos héros - impuissants - et le nouveau super-vilain ! Je regrette souvent l'orientation de ce récit qui ne se limite le plus souvent qu'à de l'up-leveling, de l'augmentation de niveau de puissance avec à la clé de nouvelles transformations avec changements de coupe et de couleur de cheveux qui permettront de vendre pleins de nouvelles figurines à tous les gogos !

    La base des Shonen, que ce soit Dragon Ball, One Piece, Bleach ou Naruto (pour ceux que je connais !), c'est toujours un héros qui fait face à l'adversité et essaye de devenir le meilleur dans son domaine, c'est un peu répétitif !

    Revenons à ce Tome 14 : "Son Goku le Patrouilleur Galactique" ! Nos héros étaient précédemment en mauvaise posture quand arrive un Vegeta qui a changé de philosophie de vie, qui essaie de rattraper ses erreurs et crimes du passé et qui prend un temps le dessus sur le méchant en maitrisant une technique enseignée par les Yardrats : "la dissociation forcée de l'esprit". Ceci lui permet de séparer et de priver Moro de l'énergie spirituelle de tous les êtres qu'il a assimilés, ressuscitant même certains de ces derniers comme les Nameks !

    Mais on n'est jamais à l'abri d'un retournement dans cette série et Moro décide d'assimiler Seven-Three et regagne ainsi toute sa puissance voire bien plus ! Il terrasse dont au final Vegeta et même toute l'équipe de nos héros, pour la plupart alors sérieusement blessés. C'est alors qu'un personnage fait son retour.

    Ce personnage, c'est l'Ange Merus, accompagné de Beerus et Whis en simples observateurs. L'ex-patrouilleur galactique entre alors dans le combat et prive Moro des pouvoirs de duplication de Seven-Three avant de disparaitre dans le néant car en tant qu'Ange, il lui était interdit d'intervenir dans les affaires humaines, de pencher vers le Bien ou le Mal !

    C'est alors Son Goku, soigné entre temps par Dendé, qui reprend les choses en main et maitrise désormais le Réflexe Transcendantal ! En hommage à son ami disparu, Merus, Son Goku a le dessus à la fin de ce Tome 14  - mais mon petit doigt me dit qu'il s'apprête à commettre une erreur !

    L'arc Moro devrait donc se termine au prochain Tome et d'ici là, je vous dit à bientôt !


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  • A partir des années 1990, Disney commence à adapter en long-métrages live-action ses classiques de l'animation, habitude qui se poursuit en 2020 avec Mulan. Les 101 Dalmatiens est ainsi transposé de la celluloid aux acteurs en chairs et en os - avec parmi ces interprètes  Glenn Close qui vole la vedette aux chiens dans le rôle de l'hystérique et machiavélique créatrice de mode, Cruella d'Enfer (qu'on reverra en 2021 dans un préquel sur sa jeunesse avec Emma Stone dans le rôle-titre).

    Le film de 1996, réalisé par Stephen Herek reprend presque scène pour scène le classique de l'animation de 1961 ! Outre Glenn Close, Jeff Daniels incarne le nonchalant Roger et Joely Richardson est la brave Anita. Chacun de ces jeunes gens, qui ne se sont pas encore rencontré, ont un dalmatien, Pongo pour Roger et Perdita pour Anita. L'intrigue se déroule à Londres ! Nos deux citadins vont se croiser par l'entremise de leurs compagnons familiers et avoir le coup de foudre ! Bien vite, Perdita attend des chiots et ce sont 15 petits êtres qui naissent, vite convoités par Cruella !

    Car Cruella raffole de fourrures et Anita qui travaillait auparavant pour la virago lui a designé une gamme de manteaux et de vêtements tâchetés en noir et blanc. Elle veut donc mettre la main sur les chiots. Force est de constater que la lutte contre la fourrure a bien avancé dans le monde réel de nos jours, milieu où on recours à des animaux d'élevage et où on n'est pas supposé kidnapper les animaux domestiques ! Dédicace en passant à ma grand-mère Ginette, âgé de 95 ans bientôt,  qui était couturière, spécialisée dans la fourrure !

    Deux hommes de main au service de Cruella et de son "écorcheur", Skinner, deux nigauds nommés Jasper et Horace - joués respectivement par Hugh Laurie et Mark Williams - enlèvent les chiots et les gardent avec d'autres dalmatiens - au nombre total de 99 au final - avant de les transformer en manteau de fourrure ! Mais Pongo et Perdita aidés de la solidarité animale, se lancent à la rescousse ! On peut saluer au passage le travail des dresseurs car pas d'images de synthèse ici mais des animatroniques ! 230 chiots dalmatiens et 20 dalmatiens adultes ont été utilisés pendant le tournage !

    Quelques différences avec le dessin-animé toutefois ! L'intrigue du film se déroule en 1996 et pas en 1961 et Roger est concepteur de jeux vidéo et pas compositeur de musique. Dans le dessin-animé, Anita ne travaille pas.

    Cruella, si elle est la méchante, est cependant une femme libre au contraire d'Anita qui ne rêve que d'être femme au foyer. Je crois que cet aspect de D'Enfer est mis en avant dans le film-préquel de 2021 ! (?) Et il est vrai que Disney n'assume pas ses méchants !

    Les tenues de Cruella ont été crées par le couturier Anthony Powell et la musique est de Michael Kamen.

    Les 101 Dalmatiens est un film familial, à destination des plus jeunes. Une suite Les 102 Dalmatiens verra le jour en 2001 suite au succès de ce premier opus !

    A bientôt !


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  • Je ne sais plus qui a dit : "mettre le concept du voyage dans le temps dans un récit de SF, et vous êtes sûr d'avoir, dans 90% des cas, un scénario de merde.". C'est une chose qui n'est pas facile à manier en effet. Alors The Tomorrow War de Chris McKay à la réalisation, sur un scénario de Zach Dean, sorti en juillet 2021 directement sur Prime Video, parvient-il à être crédible ?

    Le film est ambitieux mais selon moi rate un peu son objectif à cause de facilités scénaristiques, de quelques naivetés (pour plaire au jeune public) et incohérences - mais il y a des moyens en jeu. Je n'irais pas jusqu'à dire, comme certains Youtubeurs (Regelegorila pour ne pas le nommer !) que je me suis ennuyé (ces Youtubeurs sont blasés) ! N'attendant pas grand chose, je n'ai pas été déçu et le spectacle n'est pas un naufrage comme l'a pu l'être Cosmic Sin par exemple !

    En décembre 2022 (alors que le monde a vaincu le Covid ?), un groupe de voyageurs temporels, un bataillon de soldats, arrive en plein milieu de la Coupe du Monde de Foot, porteurs de mauvaises nouvelles. D'ici 30 ans, l'Humanité sera sur la voie de l'extinction - avec à peine 500.000 humains survivants - sous les attaques de créatures extra-terrestres terrifiantes et voraces, les Whitespikes ! Nos voyageurs du futur viennent recruter des combattants dans le passé.

    Le héros est Daniel "Dan" Forester, un ancien membre des forces spéciales devenu prof de biologie - et interprété par Chris Pratt - qui reste donc dans le registre de la Science-Fiction après le MCU. Pour protéger sa femme et sa fille, il va accepter de s'enrôler et partir par le portail temporel pour 2051.

    Là en 2051, la déroute des humains est complète et Dan découvre bien vite que c'est la Colonelle Muri Forester, jouée par Yvonne Strahovski - qui est en réalité la fille de notre héros qui l'a fait venir pour ses compétences en biologie afin de développer une toxine contre les femelles Whitespikes.

    Vous aurez compris que le thème de la famille est très présent dans ce film - avec la relation entre Dan et Muri - mais aussi entre Dan et James Forester, son père  - joué par J.K. Simmons (le J. Jonah Jameson des Spider-Man), et donc grand-père de Muri, un ancien du Viet-Nam.

    Les Whitespikes sont réellement coriaces et bien servis par les effets spéciaux. Ce The Tomorrow War m'a fait penser à Edge of Tomorrow par certains aspects mais il lorgne également du côté de la franchise Alien (les monstres du film sont en fait une arme biologique d'une autre race extra-planétaire). Le film devait initialement être distribué au cinéma par Paramount Pictures mais avec la pandémie de Covid, Amazon Prime a fini par le racheter, ce qui n'est pas si mal car je trouve que les programmes de cette plateforme de SVOD sont un peu en-dessous niveau intérêt de ceux de Netflix et Disney + (mais ce n'est que mon avis très subjectif !).

    Ayant perdu la guerre du futur, une équipe de baroudeurs menée par le héros va essayer d'empêcher la catastrophe dans le présent en 2022, et est introduit au passage un propos écologique (sur la fonte des glaces).

    Voilà pas un chef-d'oeuvre assurément mais pas non plus une catastrophe industrielle ! A voir si vous avez du temps superflu mais pas en priorité !

    A bientôt !


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  • Chronicle, film de 2012, est le premier long-métrage de Josh Trank. C'est un film de science-fiction avec de jeunes "super-héros" qui usent et abusent de leurs pouvoirs. Ce qui commence au départ comme un amusement de jeunes gens va se transformer en drame et en jeu de massacre quand l'un des "héros" perd les pédales !

    Le titre du film, Chronicle, vient du fait qu'un des protagonistes vient d'acquérir une caméra et décide de se filmer au quotidien, de dresser une "chronique". Andrew Detmer - joué par Dane DeHaan - notre jeune "caméraman", n'a pas la vie facile, entre sa mère gravement malade et son père alcoolique et tyrannique. C'est un lycéen perturbé qui manque de confiance en lui. Il n'a pour seul ami que Matt Garetty - joué par Alex Russell - qui est son cousin et l'emmène dans des soirées étudiantes afin d'élargir ses horizons !

    Lors d'une de ces soirées, le duo, accompagné de Steve Montgomery - joué par un jeune Michael B. Jordan - fait une découverte dans la forêt non loin, en pleine nuit, et tombent sur une drôle de structure, visiblement extra-terrestre qui va avoir des effets inattendus sur eux !

    Dès lors, les trois lycéens se mettent à développer des pouvoirs télékinésiques dont la puissance va aller en augmentant. Ils se révèlent même capables de voler et Andrew continue ses vidéos filmant les exploits du trio. Il a même son heure de gloire lors d'une soirée de découverte de nouveaux talents, tout en cachant bien sûr l'origine de leur don, faisant passer ça pour des "trucs de magicien".

    Mais comme je vous l'ai dit la vie d'Andrew n'est pas rose et, en proie aux brimades de son père et dévasté par l'état de sa tendre mère qui décline de plus en plus, il va franchir la ligne rouge, tuer des gens puis complément péter un cable quand sa génitrice décède et que son père l'accuse de l'avoir tuée.

    Le film s'achève sur une séquence de dévastation de ville où Andrew se prenant pour un "super-prédateur" détruit les alentours, envoyant valdinguer dans le décor, voitures, camions et hélicoptères, faisant exploser des immeubles, blessant des innocents et les forces de l'ordre ! L'issue fatale est inévitable !

    A la fin, un seul membre du trio a survécu et il se rend au Tibet pour trouver des réponses.

    Ce qui était au départ un amusement va donc devenir une question de vie ou de mort et on voit une fois de plus que l'adage de l'Oncle Ben se vérifie : "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités".

    Un film au scénario assez basique - avec de nombreux effets spéciaux -  mais qui aborde néanmoins des thèmes comme le sens des responsabilités donc, mais aussi le pouvoir de l'amitié et plus largement la question du Bien et du Mal ! Le personnage de Matt notamment se pose tout le long du film des questionnements philosophiques et c'est par lui que l'on atteindra la résolution de l'intrigue.

    Sans être un méga-blockbuster, ce Chronicle a obtenu des avis critiques honorables et un nombre satisfaisant d'entrées en salles. La fin laisse la porte ouverte à une suite éventuelle. Mais Josh Trank ira se perdre dans le film Les 4 Fantastiques de 2015 qui sera un bide monumental avant d'être débarqué par la suite du projet d'un autre spin-off de Star Wars (possiblement sur Boba Fett je crois ?).

    Un film de super-héros sans costumes, ni capes qui prouve une fois de plus que ce genre est très vivace et diversifié !

    A bientôt !


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  • La première série de comics Star Wars de Marvel - qui a compté 75 issues et 4 annuals et a couru de 2015 à 2020 - couvraient les événements entre Un Nouvel Espoir et L'Empire contre-attaque. Trois artistes principaux se sont succédés au scénario à savoir Jason Aaron, Kieron Gillen (qui a livré la prestation la plus convaincante) et Greg Pak (qu'on oubliera par pudeur !) ainsi qu'une foule de dessinateurs (dont l'horrible Salvador Larroca qui devrait se retirer tant ce qu'il fait est nullissime !). Mais cette première série a fini par s'achever au moment où on arrivait aux évènements de Hoth !

    C'est donc en toute logique que Marvel lance une deuxième série en 2020 (après la parenthèse de Star Wars : Empire Ascendant qui annonce la suite), série qui va de L'Empire contre-attaque au Retour du Jedi fort logiquement ! En réalité, Marvel a désormais quatre séries régulières - et semble avoir trouvé son rythme de croisière - qui racontent cette période entre les Episodes V et VI - les trois autres étant la troisième série Dark Vador, la deuxième série Docteur Aphra et la nouveauté Bounty Hunters. Le tour de force est que ces quatre séries de récits sont interconnectées (ainsi qu'avec les films de la Saga Skywalker, les spin-offs, les séries télé,...) et vont culminer dans le mega crossover publié actuellement en VO : "War of the Bounty Hunters" autour de Boba Fett, Han Solo et le retour d'un personnage du passé. Mais pour la série Star Wars (2020), nous n'en sommes pas encore là et pour le moment, en VF, au Tome 1 : "La Voie du Destin", toujours publié évidemment par chez nous par Panini Comics.

    Quelques précisions utiles et indispensables avant de rentrer dans le vif du sujet, c'est Charles Soule, auteur très prolifique pour les comics Star Wars (qui a déjà écrit sur Lando, Poe Dameron, Anakin et Obi-Wan ou encore Kylo Ren), qui est au scénario et Jesus Saiz au dessin ! J'aime assez les bonnes idées et la bonne exécution de Soule, qui aborde méthodiquement et par ordre les implications de l'Episode V et les développements de son propre récit et  Saiz livre aussi un dessin assez plaisant !

    Qu'en est-il de l'intrigue de ce Tome 1 qui comme souvent pour les TPB (Trade PaperBack) regroupe six issues de 20 pages ? Il y a beaucoup de péripéties et c'est assez dense !

    Après un récit anecdotique pré-Episode V - avec Kes Dameron et Shara Bey (les parents de Poe) qui creusent des galeries pour la Base Rebelle de Hoth sur la planète gelée, l'album, le récit "La Voie du Destin" lui-même, commence par les diverses Flottes Rebelles évacuées de Hoth qui tentent d'échapper aux Impériaux ! C'est la Commandante Zahra, une "groupie" et protégée de feu le Grand Moff Tarkin et qui a survécu à l'explosion de la première Etoile de la Mort (sur ce point le Star Wars Wikia France n'est pas à jour et Dark Vador et Iden Versio, ne sont donc pas les deux seuls survivants de cette déroute impériale du côté de l'Empire !), c'est donc cette Commandante Zahra  - qui en veut aussi beaucoup à la Princesse Leia - qui est chargée de la traque des vaisseaux rebelles dispersés et elle va faire du dégât, anéantissant au moins deux flottes dans ce Tome 1.

    Le Faucon Millénium - qui vient de quitter Bespin et la Cité des Nuages - avec donc à son bord, Leia, Chewbacca, Lando, R2-D2 et C-3P0 et un Luke tout retourné de la révélation que lui a assénée Vador comme quoi il est son père - arrive à la rescousse de la Quatrième Flotte et les Héros Rebelle en prennent la direction. Un problème se fait rapidement jour : l'Empire a cracké les Codes de Transmission de la Rébellion et est donc à même de les localiser et de les éliminer dès qu'ils échangent ! L'Opération Flambeau  - pour remédier à cela - est tout juste lancée - du nom du "Flambeau Stellaire", la Station légendaire de la Haute République (quand on vous dit que "tout est lié !" - c'est comme pour le MCU !).

    Pour différentes raisons, Luke, Leia, Lando et R2-D2 se rendent à nouveau sur la Cité des Nuages ! Il y aura alors quelques péripéties savoureuses et assez inattendues que je ne vous spoilerai pas ! Durant toute cette escapade, Leia a bien sûr Han à l'esprit, Lando pense à son ami Lobot et Luke, doutant de son lien avec la Force, veut retrouver son sabre-laser. Tout n'aboutira pas comme vous le savez déjà !

    Puis par la suite, Luke se rend sur une planète isolée, Serelia, suite à une vision, et fait la rencontre de Verla (qu'on a précédemment aperçue dans la seconde série sur Dark Vador : Dark Vador, le Seigneur Noir des Sith, la mise au pas de Mon Calamari juste à la création de l'Empire 19 ans avant la Bataille de Yavin - ou quelques mois plus tard !). L'accueil de la Padawan à l'égard de Luke est très "froid" surtout quand elle ressent qu'il est le fils de Vador/Anakin Skywalker dont elle connait le secret ! Elle parle alors au jeune héros déboussolé de la Purge des Jedi et de l'Inquisitorius puis finit par lui indiquer une planète avec un temple abandonné datant de la Haute République (une autre connexion avec cette époque, décidément !) où le héros pourra trouver un sabre-laser et des holocrons. Luke part alors pour une autre planète, Tempes, dans ce qui s'avère en réalité un piège posé par Vador (en route lui pour Vendaxa, ce qui établit une connexion avec le Tome 1 de  Dark Vador (2020)) et il affronte un "revenant" du Côté Obscur (tiré de la série Star Wars Rebels) mais le bat ! Luke acquiert alors un antique sabre-laser à lame jaune qu'il brandit devant les Rebelles comme signe d'espoir et de ralliement !

    A suivre donc... Mais ça démarre plutôt bien ! Bien mieux que la série de 2015 car l'Univers s'est bien développé sur le support comics entre temps !

    Il me restera à vous parler du Tome 1 de la nouvelle série Docteur Aphra quand il sera paru en VF (et à me mettre à jour sur quelques comics de la première "vague" : du Aphra et le Tome 13 de Star Wars (2015) - oubliable ? - de Greg Pak !).

    Je trouve aussi la couverture de ce Tome 1 telle que choisie par Panini, superbe ! Elle est signée R.B. Silva.

    Comme toujours, il est temps de vous dire à bientôt !


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  • Ragnarök -Saison 2La Saison 2 de Ragnarök, coproduction dano-norvégienne est rapidement de retour sur Netflix courant 2021 pour une nouvelle fournée de 6 épisodes seulement (mais c'est bien suffisant vu le "calvaire" qu'est cette série, diront certains très énervés !) et on retrouve Magne et Laurits, les deux frères Seier, contre la famille Jutul, dieux nordiques contre géants dans un récit qui mélange péripéties adolescentes et mythologie nordique.

    Et c'est bien le principal reproche qui est fait à cette série, cet aspect "bas de plafond", "ras des paquerettes" (la série n'est même pas mentionnée dans la page Wikipédia en anglais du "Ragnarök" dans les références modernes, c'est dire ! On est bien sûr pas au niveau d'un Richard Wagner mais ici, clairement dans la culture "fast-food" du pauvre). Je ne sais pas quoi ? La mythologie nordique est quelque chose de très riche et on pourrait attendre une fresque épique à la Tolkien ou à la Game of Thrones avec moults effets spéciaux, au lieu de cela, on a une "daube" édulcorée remplie jusqu'à l'indigestion de messages et revendications dans l'air du temps sur l'écologie, les végans, les LGBT... Je n'ai rien contre ces combats-là - ils sont souvent nobles - mais là ce n'est pas l'endroit ! Pathétique et pitoyable !

    On retrouve donc Magne et Laurits ! Laurits, parlons-en, découvre, suite à une révélation de sa mère, qu'il est le fils de Vidar Jutul qui va lui apprendre à son tour qu'il est par conséquent un géant et donc immortel - Loki évidemment ! On frise les sommets du ridicule quand le jeune à l'identité sexuelle floue "accouche" d'un espèce de ténia dégueulasse qui est en réalité le Grand Serpent de la Fin des Temps (qu'il libère à la fin dans la rivière locale - on imagine bien un grand monstre de 30 mètres de longs dans la Saison 3 ! Non je plaisante ! Et si il y a une Saison 3, j'aborderais ce point à la fin !).

    Magne, lui, va trouver des alliés par le biais de la vieille femme de la supérette, en réalité une norne ! C'est ainsi que se constitue un petit groupe de quatre personnes avec l'adjonction de Iman, d'origine pakistanaise je crois (quel rapport avec la mythologie nordique) qui a le pouvoir de suggestions et d'influencer les gens et qui est jouée par Danu Sunth, une totale inconnue par chez nous. Il y a aussi un résident de la maison de retraite du coin qui se révèlera être Wotan, c'est à dire Odin - avec son Oeil Omniscient -  et une espèce de boxeur qui est Tyr le dieu-guerrier !

    Des décès "brutaux et non désirés" vont se produire dans les deux camps, ce qui va conduire Magne - toujours joué par David Stakston (Laurits est lui joué par Jonas Strand Gravli) - à choisir de renoncer un temps à ses pouvoirs, ce qui va le mettre dans la mouise quand les Jutul se font plus menacants ! Dans cette même Saison, le garçon tente de forger Mjollnir et de comprendre comment faire pour y parvenir, ce qui va s'avérer délicat !

    Et c'est bien là un point que je ne comprends pas ! Sommes-nous en présence dans cette série d'une répétition - dans un recommencement/cycle sans fin du Ragnarök - avec de nouveaux avatars réincarnés de dieux ou dans une seule occurrence, d'un événement unique dans l'Histoire et annoncé par des Prophéties ? C'est là que le bats blesse, d'autant que les héros ont l'air de lire des livres sur le sujet et de se tenir au courant, comment ne peuvent-ils anticiper davantage les événements ? Il est vrai que ce sont des ados mais bon ! Ado ne veut pas dire idiot ! Le fait que les Jutul soient vivants depuis le début des temps me fait penser que le Ragnarök ne s'est encore jamais produit ?  

    Et en parlant d'idiots, mention spéciale à Turid Seier - jouée par Henriette Steenstrup, - la mère des deux héros ! Je n'ai jamais vu, ni dans la vie réelle (et pourtant à mon travail, y a de la concurrence et du level sur ce terrain !) ni dans la fiction, de personnage aussi neuneu ! Cette pauvre femme est complétement dépassée par les évènements et ne s'en rend même pas compte ! C'est simple j'ai eu plusieurs fois envie de l'agripper, de la secouer, de lui coller des grosses paires de baffes en lui criant : "mais réveille-toi !" - et d'une naïveté pour ne pas utiliser un autre mot moins plaisant ! Un exemple quand son fils lui dit que ce n'est pas normal que les Jutul l'ait licenciée comme une grosse merde, elle répond : "bon d'accord, ils ont pas été gentils mais faut les comprendre, ils ont des problèmes !" - Sérieux ? Quelle mère de famille censée élevant seule deux enfants à charge dont l'un est un bâtard que lui a fait justement l'employeur qui l'a virée irait dire pareille ânerie ? Carrément surréaliste ! "Trop bon trop con" comme on dit aussi !

    Voilà, je crois qu'il est temps d'arrêter là les frais ! A la fin de cette Saison 2, l'intrigue n'est pas close, loin de là - mais bon on a compris le propos, pas le message car il n'y en a pas ! - et je ne sais même pas si une Saison 3 est prévue, n'ai pas trouvé d'infos à ce sujet, mais n'ai pas vraiment cherché car ça ne m'intéresse pas plus que ça ! La Saison 2 est sortie il n'y a pas si longtemps (fin mai 2021) et Netflix communique rarement ses chiffres d'audiences  - à fortiori si c'est un flop, un bide comme je pense ? - et si Saison 3, il y a, le tournage ne devrait démarrer qu'en septembre 2021 ? Et non, il semble d'après le site melty notamment que la série soit apprécier ! Va comprendre Charles ?

    Je me faisais la réflexion hier soir, pour dévier un peu du sujet, en matant distraitement "la Chanson Challenge" sur TF1 que le niveau de la production télévisuelle n'était pas bien haut  - surtout et de plus en plus hors plateformes de streaming et SVOD ! A qui s'adressent ces émissions, à qui ça peut plaire, à part à des gosses de 12 ans ? Comme McFly et Carlitto si Macron espère se faire élire demain par des gamins de 16 ans sans conscience politique affirmée (ça peut marcher !?) - mais bon je dérape ! J'espère seulement qu'avec des séries comme ce  désastreux Ragnarök  - à qui j'ai pourtant laissé sa chance avalant jusqu'à la gerbe ces 12 épisodes, -  le niveau des programmes des sites de SVOD ne va pas tirer vers le bas aussi ! Mais ici aussi, ce sont les audiences qui font la Loi !

    Si on ne s'arrête pas aux aspects un peu "pathétiques"/ridicules de cette série, et qu'on la prend pour ce qu'elle est, une série pour ados, ça peut être divertissant !

    Bref, pour résumer, Ragnarök,  je déconseille ! Il y a tellement de trucs mieux à voir et ça vous fera gagner du temps ! A bon entendeur !

    A bientôt !


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  • Commençons pour être original par décortiquer le titre du film franco-tunisien d'Abdellatif Kechiche de 2007, ce titre est La Graine et le La Graine et le Mulet  - Abdellatif KechicheMulet. C'est très simple en réalité ! La "Graine", c'est la graine de couscous, ce qui n'étonnera pas dans un long-métrage d'un réalisateur issu du Maghreb et le "Mulet", non, perdu !, ce n'est pas le croisement de l'âne et de la jument mais c'est un poisson ! Il va donc s'agir de cuisine traditionnelle typique et pour votre information, le film est aussi appelé dans certains pays, Couscous mit Fish.

    Il y a eu à l'époque un vrai plébiscite autour de ce film, excellente surprise qui a raflé plein de récompenses (j'y reviendrai) et qui mets en scène des acteurs non-professionnels mais "pas pour autant dénoués de sérieux et de talent" dixit le réalisateur enthousiaste à propos de son casting et La Graine et le Mulet  a aussi permis de révéler la jeune actrice Hafsia Herzi, née en 1987 - et donc alors âgée de 20 ans. Avec une bonne direction d'acteurs on peut faire des miracles et ma collègue de travail Brigitte C. qui joue aussi dans des films d'auteurs ne me démentira pas (j'en parlerai aussi un jour prochain), mon autre collègue et voisin, Didier A. qui veut toujours réaliser des films amateurs devrait en prendre de la graine (et du mulet ?).

    Le récit se déroule à Sète où monsieur Beiji, 61 ans, Slimane de son prénom, père de famille divorcée - joué par Habib Boufares, qui travaille sur un chantier naval, est mis à la porte. Avec ses maigres indemnités de licenciement et espérant obtenir un prêt de la banque, il va vouloir réaliser un vieux rêve : ouvrir un restaurant installé sur un bateau racheté aux clous ! Il est surtout soutenu par sa famille et ses amis et pas tant par les décisionnaires locaux, opportunistes et pour certains racistes ! Au premier chef, il est porté et soutenu par sa belle-fille, Rym, - jouée par Hafsia Herzi donc  - qui est un personnage dans le film très énergique, volontaire et qui n'a pas froid aux yeux, ni peur de donner de sa personne (comme en atteste surtout la fin du film !). Dans le récit, la jeune femme de 20 Printemps tient un hôtel avec sa mère, la maitresse du "héros". Rym a trouvé une figure paternelle de substitution.

    La spécialité du restaurant de monsieur Beiji sera donc le "couscous au poisson" dont l'ex-femme de Slimane, Souad - jouée par Bouraouia Marzouk (qui a aussi une belle carrière depuis) - est la grande spécialiste. Ce rôle que reprend Souad dans la vie devenu triste de Slimane, va contrarier et rendre jalouse Latifa - jouée par Haitka Karaoui, la mère de Rym.

    Le film parle aussi avant tout de transmission, de l'héritage qu'on veut laisser à ses enfants. Slimane ne fait pas de différence entre sa famille et sa belle-famille même si certains ne sont pas irréprochables, comme son fils ainé, Majid - joué par Sami Zitouni -  qui "fait le con" en trompant sa jeune compagne en allant voir des prostituées (j'en connais d'autres !) et des maitresses ! "On ne juge pas ses enfants" (et réciproquement ses parents qui font de leur mieux) est une des leçons du film.

    Un film très réaliste, presque un documentaire, tournée au plus proche des "vraies gens", pas ces familles idéalisées à 6000 euros de revenus mensuels qu'on nous montre à longueur de journée à la télévision dans les fictions ! Réaliste car pas idéalisé, loin de là, bien au contraire ! J'ai beaucoup aimé ce film pour tout vous dire car il est très "rafraichissant" ! C'est du cinéma "honnête" dans son propos et ça fait du bien.

    Il est bien évidemment question de la communauté des expatriés du Maghreb, à une période où on dénonce les communautarismes et où on n'en montre que les mauvais côtés ! Un film avec des vraies gens donc, des musulmans et sans l'ombre d'un terroriste, d'un intégriste et même pas une "racaille" (à peine trois gamins farceurs qui chipent une mobylette à la fin). BFMerde nous aurait donc menti sur cette communauté ? La communauté, avec ses solidarités, comme l'a montré le sociologue Georg Simmel, au passage entre les XIXème et XXème siècles, est toujours préférable à la société de contractants rongés par l'individualiste (quand la Sociologique se veut normative ?). Le présent film illustre parfaitement cette thèse ! Là où la banque refuse le prêt et la mairie le permis d'accoster, la famille et les amis viennent à la rescousse !

    Revenons sur les acteurs ! Tous très bon ! J'ai particulièrement été marqué par la sobriété et la justesse de leur jeux, des acteurs et actrices mentionné(e)s plus haut mais mention spéciale à l'actrice "non-professionnelle" (?) qui joue la compagne bafouée de Majid qui est bouleversante de vérité - mais dont malheureusement je n'ai pas noté le nom ni celui de son personnage (il y a beaucoup de personnages, joués tous par des inconnu(e)s et n'ai pas été assez attentif à mon unique visionnage ! Et Wikipédia et Allociné ne sont pas clairs sur cette information). Ah si, recherches et rectifications faites pendant la rédaction de cet article, c'est la talentueuse Alice Houri et elle joue "Julia, la femme de Majid". Le critique Cédric Mal vante dans un livre la "conviction" et la "subtilité" de son jeu ainsi que sa délicatesse ! Elle, à contrario, est bien une actrice professionnelle !

    Un film sur la "solidarité familiale"  et donc aussi un film humaniste et humain. Rien n'est surjoué ! Kechiche filme la joie, la peine, l'entraide mais aussi l'hypocrisie...

    Je ne vais pas m'étaler sur les récompenses innombrables que le film a raflées : Grand Prix du Jury de la Mostra de Venise 2007, Prix Louis-Delluc 2007, Prix Méliès 2007, Prix Lumières 2008, classé 6ème parmi les meilleurs films des années 2000 et meilleur film français de la décennie par les "Cahiers du Cinéma" qui l'ont littéralement encensé (on peut penser à juste titre qu'il s'agit là d'une "revue de snobinards" mais pour une fois ils ont vu juste et il y a consensus). Le long-métrage ("long" car presque 2 heures et demie qu'on ne voit pas passer - ce qui tient du "miracle" et est généralement bon signe !) a été financé par Claude Berri et comparé au cinéma de Maurice Pialat, de Claude Sautet, de Jean Renoir, des néo-réalistes italiens, de John Cassavetes et de Ken Loach.

    Pour parler des Césars 2008, le film a décroché ceux de "Meilleur film", "Meilleur réalisateur", "Meilleure révélation féminine" (pour Hafsia Herzi donc, passé en 2019 à la réalisation avec Tu mérites un amour) et "Meilleur scénario" (il a aussi été écrit par Kechiche qui s'est inspiré de son propre père pour le personnage principal). Une razzia donc !

    Un film qui commence à la façon d'une comédie douce-amère et qui finit en tragédie grecque ! Alors que Slimane est sur le point de concrétiser son rêve, il est en quelque sorte trahi par un des siens qui fait défaut ! Je vous laisse deviner qui ? Rym donne alors de sa personne et exécute une danse orientale, une "danse du ventre" quoi, pour faire patienter des convives fascinés par la jeune femme dans un moment de grande "tension érotique" ! La séquence a demandé un entrainement physique de folie, intense quoi !, à Hafsia Herzi, ici fascinante et dont la plastique pas tout à fait parfaite (un petit bidon !) la rend d'autant plus humaine et réelle quoi qu'inaccessible !

    Ironiquement, seul le SDF du quartier aura son couscous et on peut donc dire que si  monsieur Beiji et sa famille risquent d'échouer sur le plan social,  par leurs actes de charité, ils trouveront  sans doute le salut devant l'Eternel et on sait que le religieux compte beaucoup pour ces gens-là !

    je recommande vivement ! Vous devriez passer un bon moment ! C'est visible notamment sur Disney + qui après The Artist semble collectionner les films français primés !?

    A bientôt !


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  • Si vous suivez régulièrement ce blog, vous savez tout le bien que je pense des productions Pixar ! Luca est leur dernier petit "bijou", sorti directement et exclusivement en streaming, (pandémie oblige !) sur Disney + par chez nous, le 18 juin 2021. C'est une réalisation d'Enrico Casarosa d'après une histoire originale de lui-même, Jesse Andrews, Mike Jones et Simon Stephenson.

    C'est l'histoire de Luca Paguro, un jeune monstre marin adolescent qui vit caché des humains avec les siens au large du petit village de pêcheurs de Portorosso, quelque part dans une Italie de cartes postales ! Un récit qui fleure les vacances d'été riches en possibilités ! Luca finit par s'ennuyer à garder ses poissons-moutons et décide de s'aventurer à la surface car son peuple à la capacité de se transformer en humains dès qu'ils ne sont plus en contact avec l'eau !

    Là il fait la rencontre d'un autre jeune monstre marin, nommé Alberto Scorfano, qui vit seul dans une tour abandonnée sur une petite île déserte et qui est fasciné par la surface, le monde des humains, collectionne leurs objets et rêve d'avoir un jour une Vespa pour faire le tour du monde ! Ces deux-là finiront par se mélanger incognito à la population de Portorosso - même si Daniela et Lorenzo, les parents de Luca vont chercher activement leur fils pour le protéger !

    Nos deux jeunes héros vont faire la connaissance de la pétillante Giulia Marcovaldo, une adolescente qui passe les vacances d'été avec son père manchot et pêcheur, Massimo, et le chat de la famille très méfiant.

    Une course pluridisciplinaire, la Portorosso Cup  - comportant natation, dégustation de pâtes et course à vélo, est organisé tous les étés et a été remportée cinq fois de suite par  Ercole Visconti, petit "tyran" local du haut de ses 16 ans et propriétaire d'une Vespa qui va être l'antagoniste du groupe formé de nos trois "Rebelles" : Luca, Alberto et Giulia.

    L'entente est parfaite entre les trois amis qui s'entrainent pour l'épreuve, les deux garçons tentant de protéger leur secret sur leur nature de monstres marins, secret qui sera finalement éventé. Luca est particulièrement en accord avec Giulia qui lui apprend plein de trucs sur le monde et lui ouvre son horizon, provoquant même le désir chez l'adolescent d'aller avec elle à l'école des humains à la rentrée ! Mais cette complicité déclenche la jalousie d'Alberto et conduit Giulia à découvrir la vérité sur le duo !

    La course a finalement lieu après d'autres rebondissements amusants ! Le village va-t'il chasser Luca et Alberto une fois que tout le monde a découvert qui ils sont ? En réalité non et ils finiront par être acceptés et Luca pourra aller à l'école, ce que raconte le générique de fin au moyen de quelques dessins fixes.

    Un bon Pixar mais un Pixar mineur par rapport aux questions existentielles que pouvaient soulever un Vice-versa un Coco ou un Soul ! Ca reste toutefois très plaisant, très innocent et optimiste car ça parle de liberté, de l'acceptation de soi-même et du respect des différences ! Et comme toujours, c'est techniquement irréprochable avec tous ces effets d'eau et de réverbérations ! Et j'ai particulièrement adoré la bande son, la musique de Dan Romer qui est très réussie !

    Une réussite et un succès de plus pour le studio à la loupiotte ! A voir sans hésitations !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant aborder un classique "Que sais-je ?" sur la discipline scientifique qu'est la Psychologie avec Maurice Reuchlin et son Histoire de la Psychologie. L'auteur y aborde en une demi-douzaine de chapitres plusieurs aspects de cette science dans ses différentes déclinaisons : psychologie expérimentale, psychologie animale, psychologie différentielle, psychologie pathologique, psychologie de l'enfant et psychologie sociale !

    Car oui, la Psychologie est une science, née durant le XIXème siècle, qui fait appel à des expériences et des observations pour tirer des lois générales du comportement humain. Reuchlin la distingue de la Philosophie de l'esprit et mentionne ses affinités avec la physiologie. Il y a une dualité entre esprit et cerveaux et les comportements s'exprime à travers des changements d'état du corps.

    On mentionne les travaux précurseurs de Gustav Fechner qui étudia au XIXème siècle sensations, perceptions et stimulus et ceux de  Wilhelm Wundt qui fonde le premier laboratoire de psychologie expérimentale au monde.

    Les approches de la discipline sont très diverses, recourant aussi aux statistiques et trouvent de nombreuses application - en pédagogie (travaux sur l'intelligence de Binet) ou les fameux tests psychologiques pour mesurer les aptitudes. Si on tente de dégager des lois générales - tout en étant conscient qu'il faut se méfier des théorisations à outrance - on sera au fait des variations individuelles.

    On étudiera aussi les "formes", évoquera aussi le Behaviorisme, le Gestaltisme, les travaux de Charcot sur l'hystérie, ceux de Pavlov sur le réflexe conditionné, les thèses évolutionnistes, la psychanalyse de Freud, les approches "transversales" ou "longitudinales" sur le développement de l'enfant ou les études des liens entre individus et groupes en psychologie sociale.

    Voilà, j'avais prévu de parler dans le détail de cet ouvrage mais ça nous emmènerait trop loin ! De nombreux auteurs sont mentionnés ainsi que leurs travaux, ouvrages, filiations et influences ! Je reviendrais dans des séries de billet sur tel ou tel aspect particulier dans les mois à venir car j'envisage de faire des études de Psycho en 2021 - 2022 ! Ce billet est au final très évasif !

    "Défi lecture N°12" !

    A bientôt !


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  • Voici déjà la troisième série de comics sur Dark Vador, chez Marvel, depuis le rachat par Disney, série qui cette fois se passe entre les Episodes V et VI. Le personnage de Vador est très impacté par les évènements de L'Empire contre-attaque et la résistance de son fils, Luke Skywalker, sur Bespin suite à la révélation par le serviteur de l'Empereur que Vador est le père du garçon qui a détruit l'Etoile Noire ! Ces épisodes vont donc nous montrer le cheminement du Seigneur Noir des Sith jusqu'à son revirement du Retour de Jedi.

    C'est Greg Pak, que je connais surtout pour son travail sur Hulk, chez Marvel, entre 2006 et 2012 et qui avait déjà repris la fin de la série de 2015 des comics Star Wars (tomes 12 et 13 chez Panini, un récit dispensable et à vrai dire pas terrible !) qui mène ici le scénario de Dark Vador (2020) et débute par le premier arc intitulé "Le coeur sombre des Sith" - et c'est Raffaele Ienco qui illustre.

    Sitôt après les événements de Bespin Vador décolle à bord d'une navette, accompagné seulement d'un droïde impérial d'analyses et de trois Death Troopers (dont l'origine nous est racontée dans un récit court de Star Wars : Empire Ascendant ajouté en préambule au début de l'album de Panini) et prend la tangente pour enquêter sur la disparition de Padmé Amidala plus de vingt ans avant, sur les circonstances exactes de sa mort et sur ce qui a rendu le fils d'Anakin/Vador, Luke "si faible" !

    L'album et le récit entier sont donc une grande allusion au passé - la Prélogie - dont de larges moments nous sont remontrés au fur et à mesure que Vador se souvient du temps jadis et essaie de comprendre ! Cela le mènera de Tatooïne (chez les Lars, dans la ferme abandonnée), sur Coruscant (dans l'appartement de la sénatrice Amidala), sur Naboo et enfin sur Polis Massa afin de mener l'enquête !

    Vador va croiser la route de Sabé, des autres servantes et gardes de l'ancienne Reine de Naboo et amour d'Anakin, bref ceux que l'on nomme les Amidaliens qui ont aussi juré de découvrir qui a tué leur leader et de la venger ! Une alliance improbable donc où chaque partie cache des informations à l'autre ! Il faut constamment jongler dans nos esprits à la lecture pour adopter les différents points de vue et se rappeler qui sait quoi !

    A la fin, les Amidaliens se retournent contre Vador qui n'en apprend pas plus mais est sans doute ébranlé - difficile à savoir avec ce masque impassible sans émotions - d'apprendre que Padmé pensait qu'il y avait encore du bon en Anakin même après son basculement !

    Vador retrouve ensuite Dark Sidious qui n'apprécie pas trop que Vador s'enfonce dans la peine et le regret et va devoir lui réapprendre la peur et la haine qui donnent leur puissance aux Sith, ce qui sera l'objet du prochain arc, le Tome 2 qui nous conduira dans les Nexus du Côté Obscur, sur Mustafar et même Exegol où Greg Pak sera en roue libre et pas à une incohérence près ! Mais on en reparlera en temps voulu !

    A bientôt !


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  • Le Volume 1 de Love, Death + Robots avait enthousiasmé pas mal de monde et la suite était très attendue ! On retrouve donc cette anthologie emblématique de films d'animation plutôt orientés SF et Fantastique et je dois malheureusement dire que la déception est au rendez-vous (mais la barre était placée haute !). Il n'y a peut-être que deux ou trois récits qui sauvent péniblement la Saison (on parle de "Volume", je sais !).

    Déjà dans la forme, ce Volume 2 ne compte que huit épisodes contre les 18 du Volume 1 ! Netflix a fait le choix - la pandémie de Covid modifiant les conditions de production a sans doute joué - de diviser ce qui devait être initialement une seule grosse Saison en Volume 2 et en Volume 3, ce dernier est attendu pour plus tard mais tous les deux de taille plus réduite. L'animation est toujours très réussie - c'est au moins ça qui est sauvé ! -  mais c'est un peu plus faiblard niveau scénario ! On retrouve bien entendu les trois thématiques phares : l'amour, la mort et les robots !

    Passons maintenant en revue les épisodes de ce Volume 2, ce qui va être rapide !

    On commence avec "Le robot et la vieille dame" dans une société du futur qui ressemble un peu à la nôtre sauf que ce sont les robots qui font toutes les tâches quotidiennes (faire la circulation, nettoyer la piscine, promener le chien et même ramasser ses déjections !) et les humains sont devenus de gros êtres fainéants car assistés qui passent leur temps à se prélasser. On en peut évidemment pas ne pas penser ici à un hommage à ce classique de l'animation de PIXAR qu'est le somptueux Wall-E (que j'ai chroniqué en un autre temps). Mais voilà un de ces robots va connaitre un dysfonctionnement et devenir agressif envers une vieille dame et son espèce de bichon ! La Mamie n'a pas des manières très orthodoxes ni un langage très châtié ! Une énième mise en garde contre la technologie mal contrôlée et traitée de manière humoristique avec un graphisme très cartoon ! Vite vu et vite oublié !

    Je serais encore plus sévère sur "Ice" qui est l'épisode que j'ai le moins apprécié (détesté ?). Déjà, je n'aime pas son graphisme tout en angles qui rappelle le street art ! Sur une planète lointaine, une colonie de la Terre, on retrouve une bande de jeunes gens, tous "augmentés"  (ah le transhumanisme et la cybernétique !) dont deux frères dont l'un est le seul à ne pas avoir d'implants (sans qu'on nous explique vraiment pourquoi ? Par choix ? Faute d'argent ? Trop jeune ?). Toute la bande entame une course sur un glacier avant que des baleines fluorescente ne jaillissent des profondeurs !  C'est le non-augmenté qui sauve son frère ! Qu'y a t-il à retenir ? Une fable sur l'intégration et la communauté ? J'avoue n'avoir pas très bien compris, si quelqu'un peut m'éclairer !?

    Le meilleur épisode de ce Volume 2 est sans conteste "Groupe d'intervention" qui hausse nettement le niveau d'un seul coup ! On retrouve les chefs-d'oeuvres du Volume 1 ! On suit un flic du groupe d'intervention qui traque et élimine des enfants ! Oui, vous avez bien lu, il bute des gamins en bas âge (mais hors caméra, hors champ, rassurez-vous !) - mais ça commence à lui poser un cas de conscience ! Comment en est-on arrivé là ? Le monde est surpeuplé depuis qu'on a trouvé un élixir de jouvence (dont j'ai oublié le nom, le "Red quelque chose" ?) qui permet de vivre éternellement - donc on ne peut concevoir de nouveaux êtres ! Le flic se demande ce qui pousse certains à renoncer à la jeunesse éternelle pour concevoir des enfants et une femme élève en cachette une petite fille, que le flic va débusquées, explique à notre homme qu'elle a vu trop d'horreurs en plus de 200 ans de vie et n'est pas assez égocentrique pour imposer sa présence au monde pour l'éternité et que c'est l'amour réciproque avec sa fille et des moments uniques qui ne se reproduiront jamais qui donnent son sel à l'existence ! Moi, je dis "brillant !" et j'ai versé ma petite larmounette à la fin, au dénouement tragique ! Une belle leçon de philosophie qui vaut tous les traités !

    On reste dans du haut-niveau avec  "Snow et le désert", dans le genre space-opéra avec beaucoup d'action et de dépaysement, d'exotisme. Snow est un homme qui a roulé sa bosse et qui a une particularité hormonale qui le rend immortel ! Tous les chasseurs de prime de la Galaxie le recherchent pour disséquer et s'approprier sa caractéristique ! Mais sur le monde de désert où il se cache Snow vit dans une grande solitude. C'est alors qu'il va rencontrer une femme qui a eu un passé tragique, qui va l'aimer et qui est aussi immortelle d'une autre façon !

    "De si hautes herbes" au graphisme particulier (je vous laisse découvrir car je ne sais pas trouver les mots pour le définir !) est un récit tout "Lovecraftien" ! Quels monstres se cachent dans les hautes herbes lorsque le train d'un voyageur s'arrête en pleine campagne suite à un problème de chaudière ! La parenté avec l'auteur de Providence est assumée tant au niveau des monstres (qui font penser à des goules !) que dans l'apparence du passager du train qui ressemble trait pour trait à Howard Philip Lovecraft - je ne saurais que recommander cet épisode à mon amie Anouck/Mescalinette, si tu me lis, fan de cet écrivain comme beaucoup ! Il ne fait pas bon s'attarder en pleine campagne mais l'Homme est curieux par nature, c'est ce qui lui permet d'avancer !

    "La surprise de Noel" sans être exceptionnel est plaisant et amusant, jouant intelligemment entre le conte et le récit d'épouvante ! Deux gamins, le frère et la soeur, décident de surprendre le Père Noel en pleine nuit, sauf que le hic est qu'il ne ressemble pas au vieillard rondouillard à la barbe blanche, je n'en dirais pas plus mais sachez qu'il faut plus chercher du côté d'Alien (zut, j'ai finalement vendu la mèche !). Les deux enfants ont toutefois les cadeaux qu'ils avaient commandés et la touche d'humour finale qui nous achève - mais questionnement prévisible - est "qu'est-ce qui se serait passé si ils n'avaient pas été sages durant l'année ?".

    On arrive déjà presque vers la fin avec "Module de secours" dont je n'ai pas grand-chose à dire ! Certes visuellement c'est encore un superbe photoréalisme avec un personnage calqué physiquement sur Michael B. Jordan qui fait le doublage aussi il me semble ? Un pilote de chasseur stellaire échoue dans un module de secours et va passer son temps à affronter un robot d'assistance qui s'est déréglé puis notre héros de guerre va trouver une ruse pour se débarrasser de la machine et enfin attendre les secours ! Oui, et ? Encore un épisode qui me laisse dubitatif et sceptique !

    On termine avec "Le géant noyé" qui est une sorte de conte philosophique sur le vraisemblable et l'invraisemblable, sur l'existence humaine en général, sur notre attrait pour la vie et notre "désintérêt" par intérêt et nécessité vitale pour la mort ! Une sorte de Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, dans l'épisode de Lilliput, inversé ! Un jour ,un géant de très bonne taille échoue noyé donc ad patres sur une plage et suscite la curiosité des foules. On suit l'évènement à travers la réflexion existentielle d'un scientifique venu consigner le phénomène ! Puis le géant se décompose (je craignais des moments glauques et pénibles, un peu mais ça va !) et la foule des curieux s'en désintéresse ! Comme si le géant n'avais jamais existé ! La vacuité de l'existence et plus encore la brièveté de notre passage en ce monde sont les thèmes de ce beau récit !

    Voilà, vous l'aurez compris, un tiers de bons épisodes, un tiers d'épisodes moyens mais corrects et un tiers d'épisodes pas "nuls" mais dispensables et oubliables ! J'attends maintenant tout de même le Volume 3 en espérant qu'il sera plus consistant, relèvera le niveau et retrouvera l'excellence du Volume 1 que je regrette déjà !

    A bientôt !


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  • Un parfum de légendes orientales plane aussi sur la série Netflix Marvel's Iron Fist - quatrième incarnation  des héros urbains de la Maison des Idées dans cet ensemble de séries ! La série a été créé par Scott Buck et  diffusée à partir de mars 2017 ! Elle compte 2 Saisons et nous allons maintenant parler de la Saison 1 !

    Daniel "Danny" Rand - joué par Finn Jones - est un survivant ! Il y a quinze ans, il est présumé mort dans l'accident d'avion de sa famille au-dessus de l'Himalaya ! Il perd alors ses parents dont son père l'un des co-fondateurs de Rand Industries et milliardaire. Il réapparait de nos jours mais est plutôt mal accueilli par ses anciens amis,  les Meachum, Joy - interprétée par Jessica Stroup - et Ward - joué par Tom Pelphrey - qui ont dirigé Rand Industries dans l'intervalle, le prennent pour un fou ou un imposteur et le font interner !

    En réalité, durant ces quinze années, Danny Rand était à K'un L'un, une des Sept Cités du Paradis dans une autre dimension  dont le passage n'ouvre qu'une fois tous les quinze ans ! Là des moines l'ont sauvé et l'ont entrainé inlassablement pour en faire le légendaire et Immortel Iron Fist - capable de rassembler son Chi dans le Poing d'Acier - et défenseur du passage vers la Cité Céleste - selon une ancienne Prophétie !

    Finalement, Danny parvient à faire valoir ses droits en se faisant reconnaitre et retrouve une famille ! Il se fait aussi des alliés en la personne de Colleen Wing - jouée par Jessica Henwick, pleine de charmes et de ressources ! On a déjà vu cette actrice dans Game of Thrones et dans Star Wars : Le Réveil de la Force - et vous en ai déjà parlée à l'occasion de Love & Monsters ! Colleen Wing dirige un dojo et deviendra le love-interest du héros ! On retrouve aussi Claire Temple - toujours interprétée par Rosario Dawson !

    Les antagonistes de notre héros sont multiples et la Saison 1 propose pas mal de rebondissements ! J'ai été assez favorablement surpris car cette série a recueilli de très mauvaises critiques mais moi, j'ai adoré mater ces 13 épisodes ! Parmi les adversaires, on a donc la Main - déjà ennemie de Daredevil dans ses séries (mais aussi de Wolverine dans les comics !). On retrouve la redoutable et manipulatrice Madame Gao - jouée par Wai Ching Ho - puis plus tard Bakuto - joué par Ramon Rodriguez - qui se présente comme le dirigeant d'une branche philanthropique de la Main mais qui est en réalité un beau salaud !

    L'autre antagoniste est le partenaire du père de Danny,  Harold Meachum, joué par David Wenham, qui est revenu d'entre les morts en ayant passé un contrat avec la Main, et qui vit désormais caché, son existence n'étant connue que de Ward - puis de Danny - mais pas de Joy ! Harold et  Wendell Rand, joué par David Furr, le père de Danny ont permis à la Main d'infiltrer Rand Industries et de s'en servir notamment pour vendre une héroïne de synthèse ! Wendell a voulu dénoncer ceci et l'a payé cher !

    Le problème avec Harold est qu'il n'y a qu'Harold qui importe pour lui et ses résurrections à répétition font qu'il développe des instincts sanguinaires et une soif de sang ! Un problème de plus que Danny/l'Iron Fist devra gérer !

    On retrouve aussi Jeri Hogart - l'avocate jouée par Carrie Ann-Moss !

    Danny Rand parviendra-t'il à concilier son identité civile de naissance et son statut d'Iron Fist ou n'est-il qu'une Arme Vivante, destinée à servir !? Et saura-t'il à gérer sa colère ?

    J'ai bien aimé aussi les scènes de combats et les chorégraphies d'arts martiaux assez bien pensées ! Bref, Marvel's Iron Fist n'est pas la catastrophe annoncé et j'ai assez apprécié cette Saison 1 qui est une bonne surprise !

    Et tout est désormais en place pour la série-concert, Marvel's The Defenders !

    A bientôt !


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  • Parlons maintenant et parlons bien du dernier film d'animation de Disney, Raja et le dernier Dragon, sorti en 2021, dans lequel, par sa Raya et le dernier Dragon - Disneythématique orientale, on voudra bien voir plus qu'une énième tentative de séduction de l'immense marché chinois et tellement plus que deux ou trois "polémiques à la con" dont la "cancel-culture", ce fléau et cette imposture intellectuelle des temps modernes nous impose !

    Disons-le tout de suite, j'ai bien aimé ce film ! On n'atteint certes pas la qualité des derniers Pixar comme Coco, Vice-Versa ou Soul mais le scénario est intéressant ! C'est un bon récit d'aventures mettant en avant, selon la mode du moment, une héroïne forte mais en proie par instants au doute et dont le schéma narratif suit la "Quête du Héros/de l'Héroïne" théorisée par Joseph Campbell dont on nous a tant rabâché les oreilles à propos de Luke Skywalker dans Star Wars. Et bien sûr, l'animation est superbe et j'aime particulièrement les expressions de visages des personnages ! comme toujours, c'est une "claque visuelle" !

    Il y a 500 ans, le Royaume de Kumandra était unifié et prospère et Humains et Dragons vivaient en harmonie et en paix ! Mais survint le "Druun", une entité maléfique incorporelle qui change les êtres en statues de pierre et qui sema le désespoir dans le pays ! Mais il fut au bout du compte vaincu par l'alliance des cinq derniers dragons qui créèrent une sorte de "boule magique" qui repoussa le Mal.

    500 ans plus tard, le Royaume est morcelé, divisé en cinq souverainetés portant les noms des parties du corps d'un dragon (certains abrutis dignes de l'asile psychiatrique ont voulu voir dans ce film un plaidoyer pour l'Europe et le Gouvernement mondial, rigolez pas, j'ai vu un crétin affirmer ça le plus sérieusement du monde sur Allociné ! Sérieux, fais-toi soigner mec !). Je vous passe aussi les polémiques évoquées plus haut sur le melting-pot de toutes les cultures asiatiques car je ne vois pas en quoi ce serait dérangeant, Kumandra étant une terre fictive et une synthèse de cultures !

    C'est dans "Coeur du Dragon" que le chef Benja et sa jeune fille Raya protègent l'orbe appelé "Pierre du Dragon", en rêvant de réunifier le pays ! Mais lors d'une cérémonie festive de Réconciliation, Raya est trahie par la jeune Namaari, fille de la cheffe Virana de la tribu de "Croc du Dragon. L'orbe est brisé dans l'escarmouche et le "Druun" réapparait semant de nouveau le chaos et la misère !

    Six ans ont passé et Raya finit par retrouver Sisi, la dragonne qui contrôle l'eau et qui a créé l'orbe, seule survivante de son espèce ! Le duo va alors se lancer dans une quête visant à réassembler les cinq fragments de la "Pierre du Dragon".

    Cela va amener nos héroïnes dans toutes les souverainetés où elles vont à chaque fois  rencontrer de nouveaux compagnons : un gamin capitaine de bateau nommé Boun, Noi, un "bébé-pickpocket" avec son trio de compagnons simiens et Tong, une grande brute au grand coeur (cliché ?), dernier survivant de son village ! Tous ont perdu au moins un proche lors du retour du "Druun" !

    Le film est avant tout un récit sur la confiance que les humains s'accordent entre eux ! Raya pourra-t'elle accorder la sienne à Namaari qui l'a trahi par le passé ? Il va bien le falloir car c'est la clé pour triompher du monstre qui ravage ces contrées !

    Mention spéciale au dénouement du film, qui est épique, enchaine les rebondissements et sait véritablement ménager son suspense, faisant faire le yo-yo à nos émotions ! Bien sûr à la fin, la Concorde est rétablie car n'oublions pas qu'on est chez Disney !

    N'en déplaise à quelques esprits chagrins et cyniques qui ont perdu leurs âmes d'enfants, souhaiteraient voir "un film avec une héroïne solitaire et badass faisant dans l'ultra-violence en découpant ses adversaires à l'épée" (Pfff ! Qu'est-ce qu'on peut pas lire comme âneries sur Allociné encore ! N'importe quoi !), et malgré les critiques globalement tièdes de gens qui ne paient même pas leurs places de ciné (ou en l'occurrence pour ce "Raya" leurs abonnements à Disney + - car pour cause de pandémie et de salles de spectacle fermées, il est sorti direct par chez nous le 4 juin 2021 sur la plateforme de SVOD !), ce 59ème "classique d'animation" de Disney qui verse dans la fantasy exotique, réalisé par Don Hall, Carlos Lopez Estrada, Paul Briggs et John Ripa, scénarisé par les mêmes avec en plus Adele Lim et quelques autres à l'écriture - et doublé en VO par Kelly Marie Tran, est une excellente surprise sans atteindre non plus les sommets mais ne mérite cartainement pas un bashing à moins d'être un crétin de mauvaise foi !

    Et avec ce film, Disney vise aussi "à combattre le racisme qui vise les communautés asiatiques" !

    A bientôt !


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  • Star Wars - La Haute République : En pleines ténèbres - Claudia GrayOn continue notre exploration de la nouvelle période de la Saga Star Wars qu'est la Haute République avec un roman pour les jeunes adultes écrit par la talentueuse - et très à l'aise dans cet univers comme elle l'a déjà prouvé plusieurs fois ! - Claudia Gray ! Ce roman c'est Star Wars - La Haute République : En pleines ténèbres où une nouvelle et bien sinistre menace - que redoutaient même les Sith - va réapparaitre !

    Au début du roman, quelques Jedi, c'est à dire Reath Silas (un jeune érudit affecté sur le Flambeau Stellaire où il rejoint son Maitre Jora Malli),  Orla Jareni (une femelle umbaranne qui a choisi la voie des Jedi des Cheminants, plus libres par rapport à l'Ordre),  Dez Rydan (un ancien Padawan de Jora Malli devenu un Chevalier qui aime l'aventure) et Cohmac Vitus (un Maître Jedi mû par la logique et qui a fermé ses émotions), ces quatre-là embarquent à bord de Vaisseau, un cargo spatial dont l'équipage est constitué de Leox, Affie et Geode (un gros caillou) de la Guilde de Byne.

    Tout ce joli monde se rend dans la Bordure Extérieure, à l'inauguration du Flambeau Stellaire mais c'est alors que survient la Grande Catastrophe, due à la dislocation du Legacy Run  dans l'Hyperespace, telle que relatée dans le roman dont j'ai déjà parlé ici, La Lumière des Jedi. Le groupe regagne alors l'Espace Normal avec d'autres vaisseaux expulsés de l'Hyperespace et trouvent refuge sur une mystérieuse et antique station abandonnée qui abrite bien des énigmes !

    Il s'agit d'une Station Amaxine, un peuple de guerriers redoutables des anciens temps ! D'ailleurs, on peut voir sa structure - qui comprend un arboretum et des anneaux - dans le comics L'Ascension de Kylo Ren puisque Snoke en fera son havre 250 ans plus tard environs !

    Parmi les mystères, la station recèle une certaine part du Côté Obscur qui semble résider dans quatre statues possibles représentations d'anciens dieux oubliés ! Les Jedi enquêtent !

    Reath lui se lie d'amitié avec Nan, une jeune fille perdue de l'espace avec un vieux Zabrak presque grabataire en apparence et va lui confier des secrets de son Ordre sans se douter de l'identité véritable de la gamine !

    Affie, elle, découvre des marques faites à la main sur des containers et va de proche en proche comprendreque sa Guilde de Byne, dirigée par sa mère adoptive, Scover, fait travailler des gens inféodés, situation proche de l'esclavage !

    Un des quatre Jedi semble de plus trouver la mort à un moment dans la station dans des circonstances non- élucidées !

    Finalement, l'Hyperespace est rétabli et le groupe rentre sur Coruscant avec chacun des questions différentes dans la tête et les quatre statues pour les étudier ! C'est alors que les Jedi comprennent que les statues n'abritent pas le Mal mais au contraire le maintenaient prisonnier dans la station ! Quelle erreur donc d'avoir déplacé ces idoles ! Il faut donc retourner les remettre à leur place !

    Le même groupe retourne donc sur la station pour solutionner toutes ces énigmes ! Affie va aussi résoudre le mystère autour de ses parents biologiques ! Hélas les Nihil sont arrivés sur place entre temps et veulent faire main basse sur la construction amaxine ! Et c'est alors qu'un Mal ancestral et redoutable se fait jour, les Drengir, de lointains cousins en bien plus sinistres des Monstroplantes de Jayce et les Conquérants de la Lumière ! La confrontation mortelle entre  trois camps a lieu mais tous les mystères sont résolus !

    De plus, une série de flash-backs en six chapitres intercalés nous permet de mieux comprendre la personnalité et les motivations de Orla Jareni et de Maître Vitus en nous ramenant 25 ans en arrière lors d'une libération d'otages qui s'est mal passée !

    La Haute République part vraiment sous les meilleurs auspices et  En pleines ténèbres ne fait que confirmer ma très bonne impression de La Lumière des Jedi - et il y a quasiment consensus sur ce point chez les fans ! A découvrir absolument pour tous les fans de la Saga de George Lucas passé fin 2012 chez Disney ! Pour avoir des personnages bien développés, de vrais enjeux, des situations inédites, des antagonistes intéressants et en plus c'est bien écrit et bien traduit par Pocket !

    "Défi Lecture N°11" (encore du Star Wars pour cette année très starwaresque du point de vue littéraire pour moi !).

    A bientôt !


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  • Les 100  est une série télé qui a tout de suite stimulé mon intérêt par son pitch et son postulat de départ ! On est certes dans une énièmedéclinaison d'un futur post-apocalyptique. Une guerre atomique a dévasté la Terre et l'Humanité s'est réfugiée dans 12 stations spatiales qui se sont regroupées pour former l'Arche (remarquez la symbolique hébraïque au passage !). Un siècle plus tard, notre colonie en orbite décide d'envoyer 100 jeunes gens condamnés pour divers crimes sur la terre ferme à titre de cobayes pour savoir si l'environnement est redevenu habitable ?

    On est donc dans une série de SF mais aussi dans une série de survie comme a pu être Lost : Les Disparus en son temps, autre série elle-même inspirée de la télé-réalité The Survivor ou Koh-Lanta par chez nous.

    En réalité, j'ai trouvé cette première Saison un peu plan-plan pour ne pas dire monotone et assez répétitive - mais la fin de la Saison est prometteuse pour la suite ! Les 100 semble être une de ces séries qui prennent du temps à installer leur intrigue mais qui décollent une fois tous les éléments minutieusement mis en place !

    Le groupe de nos 100 jeunes gens hors-la-loi va voir des personnalités et des leaders émerger ! La figure de proue est Clarke Griffin, une jeune fille interprétée par Eliza Taylor-Cotter, fille d'une des dirigeants du conseil de l'Arche, en rupture avec cette mère à qui elle en pardonne pas d'avoir trahi son père, ce qui a conduit à l'exécution de celui-ci, lâché dans le vide spatial. Clarke possède des compétences en médecine et est une vraie meneuse qui prend des décisions pour le groupe, va tenter de négocier une trêve avec les Natifs déjà présents sur Terre.

    L'autre meneur est Bellamy Blake - joué par Bob Morley - embarqué à la dernière minute parmi les 100 pour avoir tiré sur le Chancelier de l'Arche au coeur d'un complot ! Si Bellamy a fait ça, c'est pour atterrir avec Octavia Blake, sa jeune soeur, jouée par la magnifique Marie Avgeropoulos - qui a passé sa vie dans la clandestinité, cachée sous un plancher ! Octavia va par ailleurs s'éprendre de Lincoln, joué par Ricky Whittle, un Natif qui adoptera le parti des 100 contre les siens pour Octavia.

    On a aussi le triangle amoureux entre Clarke, Finn Collins, joué par Thomas McDonell et Raven Reyes, la brillante jeune technicienne arrivée par ses propres moyens dans une capsule individuelle et jouée par Lindsey Morgan.

    On suit deux intrigues en parallèle. D'une part la façon dont les 100 s'adaptent à leur nouvel environnement, construisent un campement, chassent et font la cueillette - et surtout découvrent qu'il y a déjà des survivants sur Terre,  les Natifs (qui semblent comporter de nombreux groupes suivant une organisation politique savante) et d'autre part, la vie sur l'Arche qui sera bientôt à cours de ressources,  principalement d'oxygène et où un coup d'Etat couve auquel devront faire face le chancelier Thelonious Jaha, joué par Isaiah Washington, Marcus Kane, joué par Henry Ian Cusick (Desmond Hume dans Lost : Les Disparus) et la mère de Clarke, Abigail Griffin, l'officier médical de l'Arche, jouée par Paige Turco.

    On voit au passage ce que peut être une société aux accents totalitaires justifiés par la nécessité - en cas d'apocalypse nucléaire ou de pandémie !

    La fin de Saison est plutôt réussie : bataille rangée entre les 100 et les Natifs qui déciment les deux groupes, atterrissage en catastrophe des modules de survie d'une Arche qui s'est disloquée et surtout apparition d'un nouveau groupe évoqué rapidement au cours de la Saison : le Clan de la Montagne qui semble très évolué techniquement et pas revenu à l'âge de pierre comme les Natifs ! J'espère que la Saison 2 va nous réserver de belles surprises !

    Bref, je regarde ça avec curiosité même si la série est manifestement orientée vers le public ado et jeunes adultes, nourri à Twilight, au Labyrinthe,  à Divergente et à Hunger Games  !

    A bientôt !


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  • Succéder à quelqu'un d'aussi iconique qu'Angelina Jolie n'est pas gagné d'avance ! C'est pourtant le défi que doit relever en 2018 Alicia Vikander, jeune comédienne suédoise, qui est la seconde actrice à endosser la panoplie d'aventurière de Lara Croft - en dehors de toutes ses incarnation, donc par des mannequins de chairs et d'os, pour les campagnes promotionnelles des jeux vidéo ! C'est en effet en 2018 que sort Tomb Raider, reboot réalisé par Roar Uthaug, toujours d'après el célèbre jeu vidéo.

    Comme on peut s'y attendre, on va retrouver des jungles, des îles perdues, des temples abandonnés et des catacombes et tombes infestés de pièges mortels. Sans oublier les mercenaires qui sont ici au service des méchants de l'Ordre de la Trinité qui bien entendu veut dominer le monde ! Un bon petit film d'action donc !

    Contrairement aux deux précédents films, on a ici une sorte d'origin-story, les tous débuts d'une jeune Lara Croft, là où Angelina Jolie incarnait déjà une pilleuse de tombes vétérante, pardon une archéologue !

    Au début du film, Lara a renoncé à son avenir suite à la disparition de son père, Lord Richard Croft, chercheur de trésors, joué par Dominic West et dont elle ne veut pas croire au décès ! C'est en lisant finalement et en acceptant de signer le testament qu'elle tombe sur un puzzle que lui a légué son géniteur qui va ouvrir une piste permettant de remonter sa trace !

    Direction la Mer du Diable au Sud du Japon, sur les traces de la Reine Himiko et de sa tombe, reine maudite qui pouvait tuer des foules d'un simple toucher ! La jeune femme échoue sur une île perdue et retrouve finalement son père mais aussi les sbires de la Trinité dirigés par Mathias Vogel, joué par Walton Goggins.

    Au casting, parmi les personnalités notables, on a aussi Kristin Scott Thomas qui joue Ana Miller, la tutrice de Lara qui découvre à la fin du film qu'elle est en fait la dirigeante de Trinity ! Une fin ouverte  - avec une sorte de scène post-générique - où l'aventurière acquiert ses deux flingues légendaires là où d'autres archéologues préfèrent le fouet !

    Parmi les thématiques du film est exploré le rapport entre mythes et réalité, Lord Croft pensant que le mythe a un fondement de vérité là où Vogel adopte l'approche rationaliste ! Le pouvoir de la Reine maudite est en réalité une maladie très contagieuse dont elle était porteuse saine !

    Un bon divertissement avec une fin ouverte donc qui suppose la possibilité de suites ! Vikander fait le taff mais c'est un film de franchise qui sera vite oublié ! Un Tomb Raider : Obsidian de Misha Green, la suite, est d'ores et déjà en projet - mais repoussée pour cause de Covid - toujours avec la belle Alicia Vikander qui a déjà accumulé les prix et les éloges mais davantage dans le cinéma indépendant que dans les blockbusters, un acteur complet s'essayant aux deux formats !

    Ce Tomb Raider de 2018 a toutefois reçu d'assez bons accueils critique et public - on n'est pas dans le nanar à la Cosmic Sin (pour référer à un autre film que j'ai vu sur Amazon comme le présent film avec Vikander et chroniqué tout récemment sur mes blogs !).

    A bientôt !


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  • Je vais maintenant aborder le dernier film de la saga pour jeunes adultes Hunger Games dans sa déclinaison cinéma avec le film de Francis Lawrence, sorti en 2015 et deuxième partie d'un diptyque : Hunger Games - La Révolte : Partie 2.

    L'Etat de Panem est en proie à la guerre civile et les Rebelles du 13ème District ont décidé de marcher sur le Capitole pour destituer voire éliminer physiquement le cruel, manipulateur et sanguinaire Président Snow - toujours joué par Donald Sutherland, perfide à souhait. La Révolte s'appuie sur la figure devenue presque mythique de Katniss Everdeen, interprétée par Jennifer Lawrence, victorieuse des deux dernières sessions en date des Hunger Games, ces jeux cathartiques où la dictature en place sacrifie la jeunesse du pays.

    Mais c'est bien là le problème ! Katniss est devenu un symbole et à ce titre, elle ne doit plus s'exposer dans les combats or Katniss veut prendre sa part et n'entend pas devenir une martyre ! Une figure de femme puissante qui prend en main son destin et un modèle ! Tandis que les Rebelles s'avancent sur le centre du Pouvoir, faisant face aux Pacificateurs, à une multitude de pièges installés par les concepteurs même des Hunger Games et même à des mutants qu'on dirait tout droit sortis d'Alien de Ridley Scott, la chef des Rebelles, Alma Coin, jouée par Julianne Moore envoie le Geai Moqueur sur le terrain mais avec une équipe de cinéastes-reporters pour réaliser des films de propagande un peu à l'écart du véritable centre des combats. Une équipe est constituée et je ne reviens pas sur la distribution et vous renvoie sur mon article Hunger Games - La Révolte : Partie 1 ou "au pire" à Allociné ou Wikipédia où vous trouverez toutes les infos.

    Katniss et une douzaine d'autres combattants avancent dans les rues désertées des faubourgs du Capitole - pour des scènes tournées en France (Cocorico !), en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans les Yvelines (on reconnait d'ailleurs à un moment l'ensemble urbain des Espaces d'Abraxas où fut tourné aussi, entre autres, le clip de "Parisien du Nord" de Cheb Mami). Tandis que le groupe progresse et subit hélas des pertes, l'héroïne s'interroge sur la marche à suivre et si elle n'est pas au fond complétement manipulée ? Elle doit de plus gérer le lavage de cerveau qu'à subit Peeta, l'homme qu'elle aime, joué par Josh Hutcherson. Pour reprendre la main, elle décide d'investir en solo le palais de Snow et de le tuer ! Après maintes confrontations à des pièges en surface et des mutants dans les souterrains !

    Finalement les choses ne vont pas du tout se passer comme elle l'espérait et tourner au pire des tragiques quand Snow fait bombarder une foule d'enfants, faisant de nombreuses jeunes victimes innocentes dont sa soeur Primrose pour laquelle à l'origine,  Katniss s'était portée volontaire pour ses premiers Hunger Games ! Un beau gâchis dont le seul bénéfice est qu'il fait s'écrouler le pouvoir de Snow par le revirement des Pacificateurs qui ont aussi perdu leurs enfants !

    Par la suite, Katniss rencontre un Snow maintenu en résidence par le nouveau pouvoir de transition et qui en bon être machiavélique qu'il demeure même dans la défaite, instille le doute dans l'esprit de la jeune fille ! Ce serait la Présidente Alma Coin qui aurait en fait manipulé tout le monde et ordonné le bombardement ! Au final, il semble que l'on passe d'un dictateur à un autre ! Mais Katniss saura remettre les pendules à l'heure lors de la Cérémonie d'Ouverture de nouveaux Hunger Games, décidés par Coin et ses plus fervents suivants avec les enfants du Capitole qui devront s'affronter ! Katniss décoche alors une flèche fatal de son arc légendaire et la vie d'un dirigeant s'achève !

    La fin du film nous montre une Katniss - avec une Jennifer Lawrence magnifiquement coiffée et maquillée - dans un paysage idyllique, la paix et la sérénité enfin acquises, plus que revenues, dans cette société de Panem qui au fond ne les a jamais vraiment connues - avec une photographie magnifique et où l'héroïne retirée goûte une nouvelle vie d'un bonheur chèrement acquis et amplement mérité mais sur lequel planent les fantômes du passé ! Une vie partagée avec Peeta et après une ellipse temporelle avec leurs deux enfants !

    Ainsi s'achève la Saga Hunger Games  sur grand écran !

    Que dire ? Qu'est-ce que j'en ai pensé ? Dans la forme, c'est soigné, indéniablement, et Jennifer Lawrence porte la Saga avec une belle performance mais moi, ça ne m'a pas touché ! J'ai trouvé que ça faisait un peu SF/Anticipation du pauvre ! C'est sans doute parce que ces Sagas, qu'il s'agisse de Hunger Games, Twilight où même avant Harry Potter de Rowling ne sont pas les récits de ma génération ! Ma génération, c'est plus Star Wars (bien que "transgénérationnelle" !). Pour tout vous dire, me suis même un peu ennuyé en visionnant cet opus final, supposé être le climax et l'apogée de ce long récit, pour les raisons que je viens d'évoquer ! Reste que ces films auront eu le mérite de révéler Jennifer Lawrence appelée à devenir une grande actrice qui compte et qu'on retrouve dans les films X-Men ou dans Red Sparrow !

    A bientôt !


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  • Vous savez tout le bien que je pense des Studios Pixar ! Tous leurs films d'animation sont quasiment des chefs-d'oeuvres et Vice-versa, film de 2015 - avec Pete Docter aux commandes - ne déroge pas à la règle ! Le succès de ces films, c'est bien entendu l'aspect technique parfait - avec une animation maitrisée - mais plus encore les scénarios - des bijoux d'inventivité à la portée souvent philosophique - et qui savent toucher nos émotions.

    Dans Vice-versa, on rentre de manière allégorique dans le cerveau de Riley, une jeune fille de 12 ans, aimée de ses parents, qui voue une passion pour le hockey sur glace et n'est pas la dernière pour faire des bêtises. Dans son esprit, cinq petites entités, qui personnifient la Joie, la Tristesse, la Peur, le Dégout et la Colère, dirigent son comportement et archivent ses souvenirs en leur donnant la couleur des émotions (ce qui scientifiquement parlant est très juste, on assigne des connotations affectives à nos souvenirs !). La première partie du film nous montre, à travers le quotidien de Riley, comment tout ce mécanisme cérébral fonctionnent notamment en constituant cinq ilots : les bétises, l'amitié, le patinage, l'honnêteté et la famille.

    Mais tout ceci va bientôt partir sens-dessus-dessous - car les parents de Riley ont décidé de quitter le Minnesota où la gamine a grandi et a tous ses amis pour aller s'installer dans une maison un peu vétuste à San Francisco. Riley va très mal le vivre et "Tristesse" va faire des siennes dans sa boite crânienne (on comprendra plus tard que tout ceci est normal !). Rien ne va pour le mieux et Joie - la meneuse - et Tristesse, le "boulet" se retrouvent expulsées par accident du siège de la Mémoire Centrale et finissent dans le labyrinthe de la Mémoire à long terme.

    Le film nous explique de manière ludique sa version de notre fonctionnement psychologique ! Ainsi, on voit comment les vieux souvenirs disparaissent et s'éteignent, on rencontre l'ami imaginaire de Riley, on visite les "Pays de l'Imaginaire" ou les plateaux de tournage digne d'Hollywood où sont conçus les rêves de la gamine, la prison du subconscient où sont exilés ses expériences traumatiques, le tunnel de l'abstraction où les idées son décomposées et analysées. Tout ceci est très inventif, brillant et pas totalement dénué de fondement scientifique ! Bien entendu, on est plus dans le symbolique que dans le biologique.

    Riley va donc très mal vivre son déménagement et comme Joie n'est plus aux commandes, devient apathique et va même penser à fuguer pour retourner dans le Minnesota, tandis que dans son esprit, les cinq îles s'écroulent  à la suite les unes des autres !

    Mais en fait, ceci est normal et marque en quelque sorte la sortie de l'enfance de Riley et son passage à l'adolescence. Elle redéfinit son système de valeurs et ses centres d'intérêt et construit de nouvelles îles à la fin du film tandis que tout rentre dans l'ordre. Et on comprend que "Tristesse" n'est pas qu'un boulet, elle est même essentielle car elle colore les souvenirs de notre enfance de l'amertume et de la nostalgie des bonheurs perdus qui ne reviendront plus ! Et elle permet d'éprouver de l'empathie pour les autres. On remarquera que chez la mère de Riley, dans son esprit, c'est une "Tristesse" mesurée qui commande et pas Joie !

    Voilà, un excellent film comme toujours avec Pixar, je ne saurais donc que vous le recommander !

    A bientôt !


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  • Il aura fallu attendre 2021 pour que Zack Snyder donne une sorte de suite qui n'en est pas une à son film L'Armée des morts (Dawn of the Dead) de 2004 et cette "suite", c'est Army of the Dead, sorti fin mai sur Netflix ! Film fleuve de presque 2 heures 30, très réussi visuellement, avec des scènes de combats et de fusillades à couper le souffle et un ton assez acerbe et ironique. Traditionnellement, le genre "film de zombies" est une critique en règle du capitalisme et de l'individualisme de nos sociétés et quoi de mieux que de faire de Las Vegas, la cité des zombies et même temps que celle de l'argent ! Ca offre aussi une  touche de couleurs et de toc dans un univers apocalyptique !

    Le film est de plus parti pour devenir une franchise - avec un autre film, Army of Thieves, à venir sur le personnage du cambrioleur de Army of the Dead, une série d'animation sur la chute de Las Vegas aux mains des morts-vivants et probablement aussi un Army of the Dead 2 car ici pas de happy-ending et le virus zombie se propage à d'autres villes à la fin !

    Tout part de la Zone 51, dans le Nevada, où un convoi militaire a un accident et laisse s'échapper dans la nature, le zombie originel  - l'"Alpha" ! Snyder montre de l'originalité par rapport aux schémas classiques en introduisant ces Alpha, intelligents, rapides et capables de procréer ! Ils vont constituer un antagoniste de taille pour nos héros.

    La ville de Las Vegas se retrouve alors totalement zombifiée et les cinq premières minutes du film qui nous montrent les combats de rues et nous présentent les "survivants compétents" sont tout bonnement hallucinantes - et très gores aussi !

    Army of the Dead n'est pas qu'un film de zombies ! C'est aussi un film de casse de banque où The Walking Dead aurait rencontré Ocean's Eleven et Les 12 Salopards. On joue sur cette double thématique dans le dernier trailer où les zombies ne sont amenés qu'après la présentation du braquage!

    Un patron de casino japonais engage une équipe d'une dizaine de personnes pour atteindre le coffre de son établissement et récupérer le magot ! Tout cela en pleine zone infectée et infestée et avant qu'une bombe nucléaire ne soit larguée ! Le groupe est mené par  Scott Ward, un ex-militaire désargenté, joué par Dave Bautista (qui est assez convaincant dans le rôle ! Vu dans  Les Gardiens de la Galaxie bien sûr !). Il est une sorte de père dysfonctionnel pour sa fille Kate Ward, jouée par Ella Purnell - et on peut voir dans cette relation un écho de celle du réalisateur/scénariste Zack Snyder avec sa propre fille qui s'est suicidée durant le tournage de Justice League. Effet cathartique pour Snyder !

    Je ne vais pas m'attarder sur chaque membre de l'équipe qui va faire le "casse" mais disons que les personnages sont volontairement caricaturaux : le leader, le traitre, l'innocent, le frimeur, le fumier, etc... Parmi les têtes que je connais, on a Theo Rossi (vu dans la série Marvel's Luke Cage) et Garret Dillahunt, déjà habitué des zombies dans Fear the Walking Dead  ! On a aussi l'actrice française Nora Arnezeder qui joue "Coyote". Casting international en réalité !

    On passe un excellent moment à regarder ce film malgré quelques incohérences et des choix scénaristiques prévisibles ! Parmi les trucs qui clochent, Martin, joué par Dillahunt, l'homme de main du commanditaire qui accompagne l'équipe, cache le véritable but de la mission qui aurait été bien plus facile si il l'avait révélé (et le film aurait alors duré 50 minutes !) mais enfin bref...

    Voilà, je vais m'arrêter là pour cette présentation, même si il y aurait beaucoup plus à dire (le tigre zombie, les deux camps opposés avec leurs deux meneurs, les zombies "lyophilisés", les survivants comme agresseurs, la solidarité contre l'argent, etc,...). Je vous souhaite un bon visionnage !

    L'aspect grand-guignolesque de ce film ne vous échappera pas même si certains reprochent à Snyder d'écrire comme un ado de 14 ans ! Un film qui d'ores et déjà divise - entre chef-d'oeuvre et nanar nullissime ! Faites-vous votre propre opinion ! Moi, j'ai bien aimé, pas adoré, mais bien aimé !

    A bientôt !


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  • On ne présente plus David Fincher, un des réalisateurs les plus influents d'Hollywood à qui on doit Alien 3, Se7en, Fight Club, Panic Room -Love, Death + Robots - Saison 1 et plus récemment la série Mindhunter (pour en rester aux oeuvres chroniquées sur mes blogs !). Il s'est associé dernièrement à Tim Miller, l'homme qui possède le cerveau dont les films déjantés Deadpool  - opus 1 et 2 - sont sortis ! On pouvait donc s'attendre à du frisson et du bizarre dans leur "bébé commun, la série d'animation pour adultes, Love, Death + Robots - pour adultes car il y a de la violence et du sexe très explicite dans les 18 épisodes que compte le premier Volume. On parle en effet de Volume ici et pas de Saison !

    Ce Volume 1 est un chef d'oeuvre ! Dispo sur Netflix, elle procure des émotions fortes et se consomme comme une drogue, on est vite "addict" à ces 18 "Trips" sans redescente ! Les scénarios sont des trésors d'inventivité, les messages véhiculés sont profonds, la réalisation et l'animation nickels et les récits empruntent à de nombreuses sources ! Ca grouille de références et il me serait impossible de toutes les mentionner : le cyberpunk, le steampunk, Lovecraft, la Hard Science (le film Gravity en particulier), les pulps, les comics, les jeux vidéo, Metal Hurlant, Pacific Rim, Buffy contre les Vampires, etc,...

    Différents studios d'animation sont mis à contribution et tous les styles possibles alternent depuis le cartoon, l'animation traditionnelle jusqu'à la Motion-Capture, la CGI Effect -3D photo-réaliste,  un peu de live-action et de la japanimation ! Les épisodes ne sont pas très longs - entre 5 et 20 minutes - concentrés pour être efficace. Tim Miller a par ailleurs fondé la société Blur. Vous aurez compris qu'on est face là à une anthologie (ça me fait aussi penser à une version "sous acide" de La Quatrième Dimension - pour les twists finaux à chaque épisode).

    "L'Avantage de Sonnie" est un récit sur ce que seraient des Pokémons dans un contexte cyberpunk adulte. Des combats de monstres, des humains avec des prothèses, un univers de la nuit et un des deux récits de l'anthologie où l'héroïne, violée, a en quelque sorte perdu son corps et se le réapproprie en le transformant ! Un peu comme font les acteurs pornos friands de tatouages !

    "Les Trois Robots" est un récit dans lequel trois robots font du tourisme sur une Terre dont les Humains ont tous disparu ! C'est humoristique façon humour noir et ça porte un message sur la bêtise humaine qui a détruit la nature. On vous laisse découvrir à la fin qui sont les nouveaux maitres de la planète.

    "Le Témoin" est un vrai roman graphique, unanimement salué et dont le style fait un peu penser à Spider-Man : New Generatio n - et pour cause car Mielgo qui a travaillé sur le film de Sony Pictures est ici aussi le réalisateur. On est dans une ambiance Ghost in the Shell. Avec Peep-show et Club SM ! Des idées de Fincher ? Et une boucle temporelle à la clé ! 

    "Des Fermiers équipés" voient des Mechas affronter des aliens façon Starcraft - ça m'évoque donc bien sûr les jeux Blizzard Entertainment et leurs cinématiques mais aussi les productions LucasArts ! C'est fun, avec beaucoup d'action, du suspens, de l'émotion et un retournement final/révélation finale à base de zoom arrière qui montre que les envahisseurs ne sont pas forcément ceux qu'on croit.

    Dans "Un Vieux Démon", on est plus dans La Momie ou Predator ou encore dans une relecture du Mythe de Dracula - avec la séquence de la mort du jeune assistant particulièrement gore ! Ca fait plus penser à de la BD Franco-Belge, à ce que ferait un Arleston par exemple.

    "La Revanche du Yaourt" est une histoire absurde et tordante qui ne vous fera plus regarder le contenu de votre frigo de la même façon. C'est totalement perché et l'Humanité est une fois de plus tournée en dérision de façon salutaire et jouissive . On est dans l'animation volumétrique ici.

    "Derrière la Faille" est un des meilleurs épisodes ! C'est de la SF et un vaisseau se retrouve perdu loin de toute civilisation. On voit ici le progrès accompli depuis Final Fantasy - Les Créatures de l'Esprit. La fin est ambigüe mais parfaitement Lovecraftienne et donc très horrifique. "Ces horreurs qu'il ne faudrait pas voir sous peine de perdre l'esprit !". On est aussi dans la veine de Titan A.E.  et Event Horizon. Conclusion terrible !

    "Bonne Chasse" commence comme Tigre et Dragon et finit comme Gunnm. On commence dans un univers médiéval de type orientale avec des créatures de types féérique et vient ensuite l'Ere industrielle et l'avénement du steampunk du colonisateur. L'héroïne, à l'origine une changeline féline métamorphe se transforme, par le biais de son ami ingénieur, en justicière de la cause féministe ! Son sort est assez terrible et ce récit très poignant  On est proche de la 2D - un peu Disney - et le mélange des genres unique est très réussi ! Un discours sur le racisme et la misogynie.

    "La Décharge" est un peu en-deçà et sa morale et sa finalité pas hyper-claires ! Une sorte d'huissier-agent immobilier veut déloger une espèce de vieux clodo de sa décharge mais celui-ci a pour ami un Blob ! L'importun aura donc un sort à la fois funeste et drôle ! Ambiance Métal Hurlant !

    "Métamorphes" est aussi un de mes trois épisodes préférés (avec "Derrière la Faille" et "Une Guerre Secrète"). Cette histoire mêle fantastique, film de guerre dans le contexte actuel au Moyen-Orient et super-héros. On y suit une sorte de compagnonnage ou d'"amitié virile" entre deux loups-garous enrôlés dans l'armée US ! Le scénario établit un parallèle entre la manière dont on traite les lupins et les Gays - le droit à la différence ! L'homosexualité est abordée ici de manière infiniment plus subtile et intelligente que dans les derniers romans et comics de l'Univers Canon Star Wars de Disney ("Eh les homos, vous avez-vu on a mis des gays et des lesbiennes dans nos histoires, achetez notre "came" !). Photoréaliste et ultra-violent.

    "Les Esprits de la Nuit' est une sorte d'envolée poétique nocturne en plein désert vers un monde fantastique. Un père et un fils dont la voiture les a laissés en rade au milieu de nulle part voient ressurgir les esprits des habitants d'un océan disparu qui recèle des dangers mortels comme le fils qui va se prendre au jeu va le subir à ses dépens. On est entre Le Voyage de Chihiro  et L'Odyssée de Pi. Magnifique, somptueux et inventif visuellement.

    "Le Coup de main" est prenant et stressant, rappelle évidemment Gravity et que l'Espace Proche est devenu une poubelle ! Une astronaute qui part à la dérive lutte pour sa survie, prête à tout pour s'en sortir, y compris, comme elle dit à la fin, à faire une offrande aux "Dieux du Vide"  - mais pas d'éléments fantastiques là-dedans, c'est bien évidemment métaphorique ! Une subtile référence à Alien avec le nom du satellite qui est LV-426.

    Star Citizen aurait pu voir l'épisode "Lucky 13 " se dérouler dans son univers. Une pilote bizut reçoit en pleine guerre futuriste un aéronef qui a déjà vu ses deux précédents équipages périr de manière horrible. Pourtant, l'appareil supposé "maudit" va prendre bien soin de sa nouvelle propriétaire et la chance va tourner ! Des scènes de vol impecs ! Photoréaliste aussi !

    "L'oeuvre de Zima" est peut-être objectivement le meilleur épisode du lot - avec un style qui me rappelle l'art graphique des années 1930 (même si je ne suis pas assez calé en Art pour l'identifier, le nommer. Nesha, un coup de main si tu me lis ?). Zima est le plus grand artiste de tous les temps et il a créé le "Bleu de Zima" commençant par de tout petits carrés de bleu perdus au sein d'immenses tableaux de factures classiques pour finalement réaliser des toiles de la taille d'une lune ! A la fin de sa vie, il convie son public à son ultime représentation tandis qu'il s'élance dans une piscine et révèle le sens de son oeuvre  (les carreaux bleus de la piscine) et sa propre origine en tant qu'être animé (et pour quel tâche ?) - mais bon je ne vous spoile pas ! C'est tout bonnement génial !

    "Angle Mort" est un peu moins réussi à mon avis. On suit une Agence tous Risques de cyborgs qui braquent un convoi avec pertes et fracas - et on retrouve à plein l'ambiance Métal Hurlant.

    J'avais entendu parler par le biais d'une étudiante de mon Master M2 MLE de "L'Âge de Glace", récit insolite et très ludique, mêlant film live-action avec deux acteurs et animation. Sur le papier, c'est simple : un couple découvre une civilisation microscopique qui vit dans un vieux frigo et qui va de la Préhistoire à l'Age des Etoiles de manière hyper-accélérée ! Intéressant mais le film eut gagné à se concentrer sur le frio et à zapper les deux locataires !

    On découvre Multiversity, une application qui permet de réécrire l'Histoire dans "Histoires Parallèles" qui est encore un récit totalement dingo et hilarant ! Et si Hitler était mort avant la Première Guerre mondiale des manières les plus loufoques ? Le destin du monde aurait pris des tournures délirantes : les Autrichiens ou Vladimir Poutine, premiers hommes sur la Lune, , guerrières du sexe extra-dimensionnelles, civilisation de calamars et autres joyeusetés improbables ! Inventif comme jamais et on aimerait avoir d'autres épisodes de Multiversity comme celui avec Abraham Lincoln qu'on s'amuse à nous teaser à la fin ! Il faut d'ailleurs noter que pas mal de ces 18 épisodes pourraient donner matière à leurs propres séries à eux seuls !

    Baroud d'honneur de ce Volume 1 avec "Une Guerre Secrète" où durant le Siège de Stalingrad, en pleine Sibérie, des soldats de l'Armée Rouge affronte des hordes de démon qu'un agent de la police politique, la Tcheka, avait alors tenté d'invoquer en renfort pour sa nation, tentative soldée par un fiasco sans nom ! On se croirait entre Dante, Mike Mignola  et son HellBoy, Il faut sauver le Soldat Ryan  et Band of Brothers.

    C'est du tout bon et j'ai conseillé cette série à pas mal de mes connaissances et vous la conseille donc aussi ! Il parait que le Volume 2 de seulement 8 épisodes est moins bien - mais la barre était placée haute par le Volume 1 - et un Volume 3 est d'ores et déjà dans les cartons - sur Netflix donc !

    Des récits qui associent l'amour, la mort et les robots et n'en sont que meilleur quand il y a les trois éléments réunis !

    A bientôt !


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  • Pour aborder la dernière section d'Anthropologie structurale, je vais reprendre des éléments d'un exposé que j'ai fait en visioconférence dans le cadre de mon Master M1 de Philosophie, en avril 2021. Cette 5ème section comporte trois chapitres qui ont trait à des questions portant sur les méthodes et l'enseignement de l'Anthropologie, Lévi-Strauss, après des années de terrain en Amérique du Sud, avait pour ambition de donner une légitimité scientifique à l'ethnologie à partir d'un important travail de conceptualisation et en fondant le Structuralisme, appelé à déborder sur d'autres domaines (Littérature, Psychanalyse,...)

    Dans ces chapitres, Lévi-Strauss commence par interroger les termes "Social Structure" et par définir ce qu'est une "Structure". A l'origine, il y a une conférence de 1952, donnée aux Etats-Unis alors que les années d'exil de Lévi-Strauss sont sur le point de se terminer. Les influences américaines y sont patentes et j'ai eu l'occasion de développer durant mon exposé sur  les apports de la cybernétique de Norbert Wiener, la "Théorie des jeux" de Von Neumann et la "Théorie de l'Information" de Shannon. Et j'ai aussi évoqué l'emploi des mathématiques modernes - en particulier des statistiques mais pas seulement, aussi des maths non quantitative - dans toutes ces disciplines.

    On distingue les modèles mécaniques - qui se calquent sur la physique de Newton et traitent des petits échantillons de données - et donc le modèle statistique pour des populations plus grandes. L'ethnologue, lui, travaille sur des petites tribus puis ensuite utilise une méthode comparative en croisant ses données avec celles des autres chercheurs de terrain. Mais l'induction est-elle valable en ethnologie et plus largement en sciences sociales ? Doit-on généraliser en lois les données de terrain ? Les faits humains ne sont-ils pas contingents et uniques ?

    En réalité, la méthode structurale, en opérant des classifications, ne visent pas moins qu'à découvrir des structures plus profondes et qui ressortent de l'inconscient humain, mener vers une théorie de l'esprit.

    Lévi-Strauss puise dans la cybernétique qui étudie le fonctionnement des systèmes, leur régulation - au moyen de messages notamment - mais il ne va pas au bout de la démarche et exclut ainsi le concept de "feedback" ou rétrocontrôle ! Rencontre ratée entre Lévi-Strauss et Wiener donc !

    Par la suite, Lévi-Strauss s'étend, toujours dans le chapitre 15, sur les différents niveaux de communications (des femmes, des biens et services et des messages - rappelons que l'on est dans des sociétés primitives). Il dit quelques mots sur ses prédécesseurs, en particulier sur Radcliffe-Brown en évacuant ses explications par le biologique et le physiologique.

    Dans le chapitre 16, notre savant qui sera centenaire clarifie ses positions quant au Marxisme et le chapitre 17 est plus technique encore et plus programmatique puisque Lévi-Strauss y établit ce que devrait être un enseignement de l'ethnologie/anthropologie en France, en détaillant les cursus et le contenu des enseignements.

    Voilà qui conclut cette série de billets sur Anthropologie structurale, ce recueil d'articles et de conférences, publié en  1958.

    A bientôt !


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  • Tom Clancy est le spécialiste du techno-thriller et du roman militaro-politique dans le contexte de fin de Guerre Froide et on lui doit les personnages de Jack Ryan et de  John Clark. C'est ce John Clark, rebaptisé John Kelly que l'on retrouve dans le film de 2021 de Stefano Sollima, Sans aucun remords - diffusé sur Prime Vidéo et pas en salles en raison de la pandémie de Covid. Un film d'action et de complots politiques qui n'évite pas les clichés du genre - comme l'analyste de la CIA qui se comporte comme un gros connard ou le ministre corrompu qui joue un double jeu (avec aussi des scènes vues et revues comme le guet-apens dans les toilettes d'un hôtel).

    J'aurais l'occasion de reprocher à Tom Clancy son patriotisme exacerbé qui vire au chauvinisme quand je vous parlerai de son roman Code SSN. Même si son monde est fait de trahisons, de faux-semblants, de manipulations et autres manigances, ça reste dans le fond très manichéen !

    C'est Michael B. Jordan, acteur afro-américain "bankable" (vu dans Creed  et Black Panther) qui incarne John Kelly,  qui au début du film opère en Syrie, en tant que SEAL sous les ordres de Karen Greer (jouée par Jodie Turner-Smith). Son équipe libère un membre de la CIA et débusque une planque de mercenaires russes (autre cliché  : "les Russes, ces grands méchants" - héritage de la Guerre froide !). La mission manque de mal tourner en raison du double jeu de l'agent Robert Ritter de la CIA qui n'a pas fourni toutes les infos dont il disposait - celui-ci qui nous est présenté assez lourdement comme un sale type (mais c'est une diversion du scénario en réalité car ce n'est pas lui le méchant !) est joué par Jamie Bell qui plus jeune  incarnait Billy Elliot dans le film éponyme en 2000.

    Tout le monde rentre au pays et les membres de l'équipe se font assassiner un par un ! John Kelly y perd son épouse enceinte, Pam - jouée par Lauren London. Rien de très original dans le scénario ! Les militaires cibles d'une vengeance, assassinés hors du théâtre des opérations et le survivant qui veut se venger, c'est du déjà vu aussi ! John Kelly n'est donc pas très content ! Ce genre de situation a notamment été vu dans 24 : Legacy, la série télé pour le seul exemple qui me revient à l'esprit pour le moment ! Mais le roman de Clancy datant de 1994, c'est peut-être lui qui a lancé ce motif scénaristique ?

    Je ne vous détaille pas le film ! John, sous l'autorité de la CIA, va monter une équipe pour se venger, partir à l'étranger, tomber dans des traquenards, occasion de fusillades pour se rendre compte qu'il n'est qu'un pion sur un échiquier et le but de la partie est de provoquer des conflits internationaux afin d'unir le pays derrière son drapeau et accessoirement d'engraisser les marchands d'armes !

    L'histoire de la production du film est intéressante car les droits furent achetés quasiment dès la sortie du roman de Clancy . "Tom Clancy présente" est devenu une marque à défaut d'un label de qualité ! Keanu Reeves fut un temps pressenti pour le rôle de John Kelly lors des premiers projets ! Un autre film, Rainbow Six, est prévu !

    Le plus intéressant est la scène post-générique - où John Kelly présumé mort, se cache sous l'identité de John Clark et va créer la Brigade antiterroriste internationale connue sous le nom de "Rainbow" - d'où l'équipe d'intervention "Rainbow Six" rendue célèbre par les jeux vidéo d'infiltration/ First Person Shooter ! Naissance d'une nouvelle franchise au cinéma ?

    Depuis le 11 Septembre 2001, ce genre de films a le vent en poupe mais il est à peu près certain que le public ressent aussi de la lassitude car vivre constamment dans la peur et se défouler sur grand écran n'est pas sain !

    A bientôt !


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  • "Sommes-nous fatigués à ce point des super-héros Marvel pour regarder Jupiter's Legacy ?", c'est ce que titrait un site web de la pop culture à propos de Jupiter's Legacy, la série de Steven S. DeKnight adaptée des comics de Mark Millar et Frank Quitely. Le MillarWorld, nommé d'après le scénariste de Civil War  et de Ultimate X-Men chez la Maison des Idées et de Kingsman et Kick-Ass est-il une alternative acceptable aux Multivers des deux grandes maisons de comics américaines, Marvel donc et DC Comics ?

    J'ai trouvé cette Saison 1 de Jupiter's Legacy - toujours sur Netflix - pour le moins intéressante ! Certes, ça ne vaut pas un WandaVision ou un Falcon et le Soldat de l'Hiver, chroniqués ici récemment mais ça se regarde car la série réserve de belles scènes de baston malgré quelques lenteurs ! J'ai été surpris cependant de voir que les avis sur les aventures de la famille Sampson - Sheldon dans le rôle d'Utopian et son épouse Grace dans celui de Lady Luberty - interprétés respectivement par Josh Duhamel et Leslie Bibb - ces avis sont assez mitigés voire carrément tièdes. Je n'ai aucun doute que des Youtubeurs comme Regelegorila et Dirty Tommy soient blasés à passer leurs journées à enchainer des visionnages de séries et de film en Binge-watching (car ils n'ont que ça à faire !) - mais Jupiter's Legacy ne méritait pas tant de morgue et on aurait crié au génie si une telle série était arrivée sur nos écrans dans les années 90 - mais oui, de nos jours, devant la profusion culturelle, on est blasé !

    De quoi s'agit-il dans cette série ? On nous parle d'une société de super-héros, une sorte de confrérie, baptisée l'Union qui fait régner l'ordre et la justice en suivant strictement le Code qu'à établit Utopian, en quelque sorte le chef du groupe. On suit deux récits parallèles, d'une part les péripéties que subissent nos justiciers dans les années 2020 et d'autre part, leur origin-story qui remonte aux années 1930 dans une narration qui prend alors des aspects Lovecraftien ! Les références/hommages à la Justice League ou aux Avengers sont évidents de même qu'aux nouvelles générations de super-héros que développent les deux principaux éditeurs de comics du marché US mentionnés plus haut !

    A notre époque, l'Union fait face à une crise car comme c'est répété maintes et maintes fois, le monde a changé, sous-entendu qu'il est devenu plus complexe, moins manichéens, plus "gris" et plus violent ! Les jeunes super-héros, les descendants des six justiciers originaux qui ont eu leurs pouvoirs pendant la Grande Dépression sur une île mystérieuse, cherchent leur place dans ce monde et doivent encore vivre dans l'ombre de leurs ainés et selon leurs règles. Ces règles sont-elles trop rigides ? Les idéaux sont-ils perdus face à la réalité ? Un justicier a-t'il le droit de tuer pour faire le bien ?

    Parmi les six justiciers originaux, on a aussi Walter Sampson alias Brainwave, maitre de la télépathie et des esprits - joué par Ben Daniels - et frère envieux de Sheldon, ou encore George Hutchence aka Skyfox - joué par Matt Lanter, l'ami de la famille et qui a retourné sa veste et est devenu un super-vilain contre l'Union.

    Les enfants de Sheldon et Grace peinent donc à trouver leur place, Brandon aka Paragon - joué par Andrew Horton -  qui va, par nécessité, aussi enfreindre le Code -  Chloé Sampson - jouée par Elena Kampouris, qui a choisi une autre voie en devenant top-modèle et tombée dans la drogue, en pleine rébellion donc. En effet, négligés par leur père obnubilé par sa "mission", ces deux héritiers ne se sentent jamais à la hauteur et sont donc, chacun à leur façon en rébellion ! La nouvelle génération n'est donc pas à la hauteur des exploits légendaires de leurs parents !

    Parmi les anecdotes sur la série, quelques points qui me questionnent ! Même si nos héros s'interdisent de tuer, ont-il stoppé Hitler durant la Seconde Guerre Mondiale ? Le monde de Jupiter's Legacy devrait donc être très différent du nôtre ! Et aussi, un truc qui m'a fait sourire, la journaliste Grace qui traite, en 1929, H.P. Lovecraft de "sale écrivain raciste" ! C'est une interprétation rétrospective et anachronique suivant les critères de notre époque car en 1930, Lovecraft ne devait pas être plus raciste que l'Américain moyen ! Mais bon le "politiquement correct" et la "cancel culture" sont les deux plaies d'aujourd'hui !

    Nos super-héros vont faire face à de terribles dangers et adversaires comme Blackstar, joué par Tyler Mane, un colosse au réacteur nucléaire en guise de coeur - et qui plus est qui sera cloné ! Ca donne lieu à quelques séquences gores dès le Pilote de la série, à base de décapitation ! L'antagoniste semble donc aussi être Skyfox, qui tire les ficelles, mais on apprend à la toute fin de cette Saison 1 qui compte 8 épisodes, que c'est en fait une diversion et que le "traitre" est un autre des six qui veut prendre le contrôle de l'Union pour réagir à cette nouvelle société plus violente de 2020 !

    Alors je n'irai certainement pas jusqu'à parler de "série de clochards" comme le fait Regelegorila !

    Laissons sa chance à cette série ! Rendez-vous pour la Saison 2 donc !

    A bientôt !


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  • La mise en place d'un univers est toujours un défi et une entreprise ardue. Leigh Bardurgo crée de toutes pièces un monde à mi-chemin entre fantasy et steampunk dans une trilogie complétée par une duologie de romans et qu'Eric Heisserer a adapté à l'écran dans la série Shadow and Bone : La saga Grisha - dont la Saison 1 est sortie en avril 2021 sur Netflix et qui compte 8 épisodes.

    Le rendu à l'écran est assez soigné pour nous raconter les aventures d'Alina Starkov, une orpheline dans le Royaume de Ravka, des terres maudites et souillées par la présence du Fold, un mur de ténèbres qui séparent ces contrées. Mais Alina - jouée par la jeune actrice Jessie Mei Li - se révèle être la très attendue et légendaire "Invocatrice de Lumière", autrement dit une Sainte potentielle qui lévera l'obscurité.

    On est agréablement surpris par le soin apporté à la réalisation, aux décors, aux costumes, à la manière d'une série historique. On est un peu, avec les habits des Grisha, dans une ambiance russe-mongole et c'est assez réussi et original.

    Qui sont les Grisha ? C'est un Ordre de sorciers et de sorcières décliné en différents sous-ensembles (ceux qui manient le feu, ceux qui soignent, ceux qui "façonnent" les corps,...), longtemps pourchassés, ils sont aujourd'hui puissants et protègent le Royaume sous le commandement du Général Aleksander Kirigan - joué par Ben Barnes (vu notamment dans la série Netflix The Punisher où il incarnait Jigsaw), constituant une véritable armée.

    Alina, au début de la série, ignore l'existence de ses propres pouvoirs car elle s'était soustraite enfant au test de détection pour ne pas être séparée de son ami, un autre orphelin, Malyen "Mal" Oretsev - interprété par Archie Renaux, devenu ensuite un simple soldat. La révélation de sa puissance a lieu lors d'un moment critique, alors que sa vie est menacée, au cours d'une traversée du Fold et dès lors la jeune fille devient l'objet des convoitises des puissants et en particulier de Kirigan qui, sous des airs séducteurs et compatissant, va la manipuler en l'amenant dans le quartier général de son armée.

    De l'autre côté du Fold, un groupe d'aventuriers surnommé les Crows - et constitué de Kaz Brekker (Freddy Carter), la mortelle Inez Ghafa (Amita Suman) et Jesper Fahey, le pro de la gachette (Kit young) prend un contrat sur la tête d'Alina afin de la ramener de ce côté du pays où un militaire rebelle fomente une sécession. On suit donc les péripéties que subissent cette équipe qui va finalement devenir les alliées de la jeune héroïne !

    Ajouter à cela l'ombre et la menace du Darkling, le Grisha maniant les ténèbres qui a jadis créé le Fold et qui est en réalité bien plus qu'un ancêtre du Général Kirigan qui possède les mêmes pouvoirs - et pour cause !

    Le final de la Saison est une confrontation au coeur du brouillard maléfique entre nos héros et le Darkling lui-même qui est provisoirement repoussé mais revient à la tête d'une armée de monstres dans les dernières secondes de la Saison 1 augurant une Saison 2 mouvementée.

    Je ne m'étendrai pas sur l'histoire annexe de la Grisha Nina Zenik - jouée par Danielle Galligan - et sa relation avec un chasseur de sorcières, qui devient de nature amoureuse puis connait des hauts et des bas !

    C'est une bonne série - pas exceptionnelle - mais agréable à regarder ! Ben Barnes se détache surtout parmi les acteurs notamment à cause du jeu un peu monolithique de Jessie Mei Li. Quelques intrigues assez prévisibles et des facilités scénaristiques pour une oeuvre (romans et série télé) qui ressort surtout du genre "Young Adult" mais dont je regarderai la suite et évaluerai les développements !

    A bientôt !


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