• On retrouve notre anti-héros au passé trouble et mystérieux, Jonas Crow alias l'Undertaker, le croque-mort ! Dans le tome 2, "La danse des vautours", on n'avait pas du tout évoqué les antécédents de ce personnage qui semblait impliqué dans quelques massacres durant la Guerre de Sécession ! Cette fois-ci, dans le tome 3, "L'Ogre de Sutter Camp", le scénariste Xavier Dorison lève une partie du voile en faisant revenir des individus qu'a déjà croisé Jonas.

    Précédemment, Jonas a associé mademoiselle Rose Prairie, une gouvernante anglaise et Lin, une émigrée chinoise à sa petite entreprise de pompes funèbres ! Cette fois-ci, comme les affaires ne vont pas fort, le trio acceptent de préparer la cadavre d'une vieille femme, épouse d'un colonel. Or il s'avère que le militaire n'est autre que le colonel Warwick, un supérieur du lieutenant Strikland, l'autre identité de Jonas Crow !

    Warwick apprends à Jonas que "l'Ogre de Sutter Camp", un médecin-chirurgien brillant, qui a commis des atrocités, et supposé avoir été fusillé, est en réalité vivant ! Le colonel a envoyer un homme de main mexicain et son propre fils Danny enquêter sur le monstre. Hélas aucun n'est revenu et on peut supposer que Jeronimus Quint, notre ogre, les a découpé en morceaux ! Jonas, Warwick, Rose et Lin se lancent sur la piste du boucher !

    L'arrêter ne sera pas facile au sein d'une ville qui voit Quint comme le sauveur, le médecin qui guérit tous leurs maux ! Le type est éminemment cinglé et cruel ! Il blesse Rose au poignet et la fracture risque de s'infecter ! La gouvernante se trouve face à un dilemme, aider Jonas à arrêter Quint ou rejoindre ce dernier  qui affirme que lui-même a tué moins de gens que Jonas Crow !

    Pour compliquer le tout, un groupe de marshalls est sur la piste de l'Undertaker depuis le tome 1 " Le mangeur d'or" ! Le tome 3 se termine en plein cliffhanger, le sort de Rose étant dans la balance et Quint parvenant à s'échapper tandis que Warwick décède ! Mais Jonas est bien décidé à sauver sa "collaboratrice" !

    C'est une bonne BD, bien sombre, et désespérée ! On ne sait pas encore tout du fond de l'affaire de Sutter Camp mais on peut espérer que Quint fasse quelques révélations à Rose dans le tome 4 - elle est un peu le point d'entrée du lecteur dans ce récit ! Le dessin de Ralph Meyer et la colorisation de Caroline Delabie sont aussi impeccable et servent bien l'histoire, dans son style noir !

    Un cahier graphique de croquis accompagne cet album - une série qui m'avait été recommandé par un jeune bibliothécaire !

    A bientôt  - très bientôt pour le tome 4 : "L'Ombre d'Hippocrate" !


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  • Mozart, l'opéra rockLes comédies-musicales sont l'apanage de Broadway ! Mais en France, nous avons aussi une longue tradition dans ce domaine, depuis Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon ! Dans les années 1990 puis 2000 et 2010, on a eu une flopée de production française qui ont connu des succès divers ! Mais souvent le public répondit présent !

    On eu ainsi (liste non-exhaustive !) : Notre-Dame de Paris, Les Dix Commandements, Cléopâtre, Le Roi-Soleil, La Légende du Roi Arthur et celle qui va nous intéresser aujourd'hui : Mozart l'opéra rock !

    Je ne suis pas fan de ce genre de spectacle - outre que les places pour ces événements sont souvent prohibitives ! - je trouve que c'est du "divertissement bon marché", facile ! Même si dans le lot, on a eu droit à quelques belles chansons marquantes !

    Mozart, l'opéra rock est le fruit du travail d'Olivier Dahan qui signe la mise en scène et c'est une production de Dove Attia et Albert Cohen.  Le spectacle, qui mêle morceaux de musique de Mozart et titres pop-rock modernes, s'est joué de septembre 2009 à juillet 2011, au Palais des Sports de Bercy, en tournée en France, Belgique et Suisse pour finir en apothéose au Palais omnisports de Paris-Bercy !

    Wolfgang Amadeus Mozart fut un personnage atypique, génie précoce au destin tragique ! Je vous renvoie au film romancé de Milos Forman ! Sa vie est donc matière à spectacle ! Celui-ci se décline en deux actes !

    Dans l'acte 1, Mozart se retrouve au service d'un nouveau souverain qui succède au Prince-archevêque de Salzbourg ! Or Hieronymous von Colloredo-Mannsfeld  - tel est son nom - est un homme austère et autoritaire, insensible à la musique du jeune prodige !

    Mozart décide alors de quitter sa ville natale avec sa mère pour une meilleure vie dans une capitale européenne. il va alors d'échecs en cruelles déceptions. Aucune cours ne l'engage, il connaît une déception amoureuse avec Aloysia Weber et perd sa mère à Paris, ville qui ne l'accepte pas et pire l'humilie ! Cependant, Mozart commence à se faire connaître !

    Dans l'acte 2, Mozart est de retour à Salzbourg où il apprends le décès de l'impératrice d'Autriche. Le compositeur doit alors accompagner Colloredo à Vienne pour rendre hommage à Joseph II du Saint-Empire, le nouvel Empereur ! C'est à Vienne que Mozart va rencontrer la gloire, l'amour, la rivalité, puis la chute et la misère ! La capitale autrichienne scellera son destin !

    Comme dans le film de Forman, Mozart meurt dans le plus grand dénuement en laissant inachevée sa plus belle œuvre, le Requiem !

    Un casting qui a eu le mérite de révéler de nouveaux talents, assez jeunes ! Ainsi Mikelangelo Loconte est Mozart, Florent Mothe est Antonio Salieri, son rival jaloux, Claire Pérot puis Diane Dassigny est Constance Weber, Melissa Mars (connue auparavant pour "Papa m'aime pas !") est Aloysia Weber, Solal incarne Leopold, le père, et enfin Merwan Rim endosse divers rôles, l'aubergiste et le clown ! Mais cette distribution est en réalité plus large, avec les doublures, les changements de rôles pendant la tournée, les chanteurs et les comédiens...!

    Côté critique, on n'a pas été tendre avec Mozart, l'opéra rock ! Si le travail sur la lumière a été salué, les textes ont souvent été jugés médiocres voire "insipides", porté par un casting inégale et des interprètes"pas tous à la hauteur" ! On a jugé qu'il manquait un "élan"  - peut-être aussi la lassitude après tant de comédies chantées/spectacles musicaux ?

    Parmi les influences musicales, on peut citer Queen, The Sparks, Muse ou Placebo ! Le récit est peut-être mieux construit et les chorégraphies moins envahissantes et systématiques !

    En 2013, le spectacle s'est aussi produit en Russie, à Kiev, Moscou et Saint-Pétersbourg, en 2014, en Tunisie et en 2016 en Corée du Sud ! Enfin, en 2018, à Shanghai ! C'est une production qui est parvenue à se faire connaître mondialement !

    Bien entendu, Mozart, l'opéra rock a été décliné en plusieurs single sortis dans le commerce, à la radio, sur les chaînes de télé et sur le net (Youtube) ! On eut droit à "Tatoue-moi", "Vivre à en crever", "L'Assasymphonie", "Le bien qui fait mal", "J'accuse mon père" ou "C'est bientôt la fin" ! Avec des clips assez réussis dans l'ensemble je trouve ! Un album simple de 12 titres est sorti suivi d'un album intégral de deux CD  - et 27 titres - sont disponibles, respectivement en avril et septembre 2009 puis en novembre de la même année une édition de luxe avec un DVD sur les coulisses, des making-of et les clips ! Un DVD du spectacle sort enfin en novembre 2010, filmé au Palais des Sports !

    J'ai un petit faible, avec mon ami Vincent D. pour 'Le bien qui fait mal" !

    Ça s'écoute bien ! J'aime particulièrement la voix de Claire Pérot ! Dans ses chansons " Six pieds sous Terre" et "Si je défaille"  ou encore "Ah ! Vous dirais-je maman" ! J'ai pour ma part eu accès à une version album 2 CD mais incomplète avec onze et dix titres pour un total de vingt-et-une chansons ! Ça permets déjà de se faire une  bonne idée de la qualité - ou non-qualité ! - du spectacle ! Je pense personnellement que cette qualité est globalement au rendez-vous !

    Bonne écoute et à bientôt !


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  • A côté des comics - et accessoirement des films, la Maison des Idées sort régulièrement des guides sur son trèsMarvel - Le Guide du Cosmos riche univers de papier ! Marvel - Le Guide du Cosmos, écrit par un certain  Marc Sumerak - et paru en France chez la "prestigieuse" société Huginn & Muninn (qui s'y connaît en beaux livres sur la culture pop et geek !) entre dans cette logique ! C'est un ouvrage de petit format, richement illustré et qui est assez intéressant !

    Ce petit opuscule présente différentes destinations de l'Univers Marvel ! On aborde le point de vue des non-terriens et on commence avec les civilisations et empires extragalactiques, Kree et Shi'ar ! Puis on aborde la Terre dotée de nombre de lieux et de nations d'importance ! Enfin, comme si cela ne suffisait pas, il est question d'autres dimensions !

    Le petit bonus amusant du livre est qu'il est rempli d'annotations des cinq Gardiens de la Galaxie : Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket et Groot ! On reconnait le style charmeur et roublard de Peter Quill, la nature belliqueuse et prête au combat de Drax, la retenue de Gamora ou encore les bonnes blagues de Rocket ! Ça apporte indéniablement un plus à cet ouvrage !

    A noter que le livre est assez récent et peut-être hormis le crossover "Secret Empire" et Marvel Legacy tient compte de développements très récents de cet univers !

    On commence donc avec Kree, Shi'ar, Badoons, Chitauri, mais aussi Ego, le Demi-monde ou la planète des Symbiotes ! Tant d'endroits que nos Gardiens de la Galaxie ont sillonné durant leurs aventures !

    Puis, c'est au tour de la Terre et là il y a matière ! La Planète Bleue est en effet un carrefour de l'univers, dotée d'une très forte concentration de surhumains et qui a joué un rôle éminent dans l'Histoire galactique ces dernières décennies ! On n'évite pas la Latvérie, Atlantis, la Terre Sauvage ou le Wakanda, pays imaginaires qui cotoient une New York plus réelle mais ici revisité par la fantaisie de Marvel ! Des lieux moins connus comme l’Île aux Monstres - qui date de la période des comics de monstres de Marvel qui a précédé les super-héros ! - sont également révélés !

    La dernière partie est très intéressante puisqu'elle présente les dimensions parallèles ! On sait qu'il y en a une infinité chez Marvel mais ici on nous présente les plus emblématiques ! On a bien sûr droit aux Dix Royaumes autour d'Asgard, qui nous sont détaillés par le menu, un par un. Mais, on a aussi le Pays fantastique, monde du héros Crystar, peu connu ! Quand je vous disais que ce livre tient compte des récentes péripéties, c'est bien le cas avec Battlerealm, survivance de Battleworld, de l'événement "Secret War" !

    Pour continuer la liste, on a aussi K'un-Lun, Hors-le-Monde, le Cancerverse ou encore les Limbes - sans oublier la bonne vieille Zone négative, à l'honneur dans "Annihilation" ! Les derniers chapitres m'ont particulièrement intrigués avec le Superflux - cet espace du rêve entre les dimensions ou plus encore par la Zone neutre, l'espace au delà de tout peuplé de Shoggoth tirés de Lovecraft !

    Au final, c'est un livre très intéressant, je l'ai déjà dit ! Qui permettra à chaque fan de Marvel de tester ses connaissances à travers les différentes allusions ! Pour ma part, suis de nouveau fan assidu de comics Marvel depuis 2005 - après une pause de 15 ans dans les années 1990 !

    A bientôt !


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  • Walking Dead : Negan - Kirkman & AdlardParallèlement à la série "principale" Walking Dead, en comics, Robert Kirkman a publié dans divers supports des récits "annexes" sur ses personnages ! Il est ici toujours assisté de Charlie Adlard au dessin et cette fois de Cliff Rathburn pour ce qu'on appelle les "niveaux de gris" - le coloriste en quelque sorte !

    Ces récits, rassemblés par Delcourt dans l'album "Walking Dead : Negan" mettent en avant Negan - dans le plus long des récits, Michonne, le Gouverneur et Tyreese ! Voyons le détail maintenant !

    L'histoire sur Negan commence dans son garage où il joue au ping-pong avec trois jeunes "branleurs" - selon ses termes ! On a déjà affaire au langage châtié de cet anti-héros. On découvre que Negan est prof de sport et se comporter en mec vulgaire est le moyen qu'il a trouvé de se faire respecté ! On fait aussi la rencontre de sa femme Lucille qui est alors atteinte d'un cancer !

    Negan a donc d'autres choses à penser quand l'Apocalypse Zombie se déclenche ! Sa femme décède et se transforme ! Puis le psychopathe le plus charismatique de Walking Dead va se démener à survivre et y réussi assez bien ! Il se construit une bulle, rencontre nombres d'autres survivants - mais aucun ne se montre assez apte à échapper à la mort et Negan évite alors de s'attacher à eux ! Jusqu'à ce qu'il rencontre le groupe de Dwight !

    Negan va alors prendre les bonnes décisions et la tête du groupe, y agglomérer d'autres groupes et réduire en charpie avec sa batte de base-ball, Lucille, ses ennemis - ainsi que tout ceux qui ne respecteraient pas leur prochain - comme cet homme qui prends les femmes comme objets sexuels qu'on peut violer à loisir !

    Au final, Negan se montre bien plus humain qu'on ne le pensait ! C'est juste un type qui fait ce qu'il faut pour se préserver, lui et sa communauté naissante dans un monde qui s'écroule ! Quelque part, ça le rends presque sympathique !

    Le second récit est bien plus court et consacré à Michonne ! Il est paru à l'origine dans le numéro de mars 2012 du magazine Playboy aux USA - et est reparu par la suite en France dans le magazine Walking Dead  - comme le récit sur le Gouverneur !

    On voit une Michonne tout juste sorti du bureau, en jupe-tailleur qui essaie tant bine que mal de regagner son domicile ! Là, elle retrouve son petit ami et le meilleur ami de celui-ci mais les deux hommes ne tarderont pas à être mordus et à se transformer en Rôdeurs ! Michonne fait deux choses essentielles : elle trouve ses sabres et ensuite elle mutile le copain et son pote pour s'en faire une "escorte" ! On la retrouvera ensuite dans l'intrigue principale, tenant en laisse ces deux-là !

    Le récit sur le Gouverneur rejoint l'intrigue des romans Walking Dead - en particulier L'Ascension du Gouverneur et surtout La Route de Woodbury. Le Gouverneur, accompagné du jeune Scott, mets la main sur ses aquariums dans lesquels il fera mariner des têtes de Rôdeurs coupées mais "vivantes" - afin de mieux s'insensibiliser ! On connaît le résultat puisqu'il révélera sa nature de sadique pervers ! La tête du pauvre Scott sera la première à orner un des récipients !

    L'histoire sur Tyreese est la moins intéressante des quatre ! Le grand Noir retrouve sa fille Julie et Chris, le copain de celle-ci et affronte quelques zombis en chemin, leur fracasse le crâne à coup de marteau, objet qu'il a trouve en chemin ! On sait par la suite quel sort connaîtront les deux jeunes gens puisqu'ils se suicideront ! Tyreese avait vu juste lorsqu'il dit à sa fille qu'il ne veut pas la laisser seule avec le garçon ! Comme un pressentiment ?

    Voilà ! Ce n'est certes pas aussi intéressant qu'un album de Walking Dead mainstream mais le récit sur Negan a ses bons côtés ! Je recommande surtout pour les complétistes qui veulent avoir toutes les histoires !

    A bientôt !


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  • Selon l'historien américain de la psychologie, Morton Hunt, "la psychologie est née un jour de décembre 1879". Elle serait apparu au troisième étage d'un bâtiment appartement à l'université de Leipzig au moment où trois hommes, rassemblés autour d'appareils de mesure se livrent à quelques expériences ! c'est à cette date en effet que Wilhelm Wundt, prototype du savant de laboratoire se décide à "mesurer la durée de l'aperception".

    En réalité, les choses sont moins tranchées et il faut remonter quelques décennies avant pour trouver les vraies origines de cette science. A l'origine, la psychologie n'était pas détachée de la philosophie et était hautement spéculative. Des auteurs comme Aristote et Descartes avaient laissé des "Traités de l'âme". La dimension religieuse n'était pas absente !

    Puis d'autres considérations sont entrées en compte ! Pour définir une discipline appelée à devenir la psychologie, devait-on prendre modèle sur les sciences de la nature - la physique, la biologie - ce qui permettait de faire des mesures ou en rester aux sciences sociales, aux sciences de la culture ?

    Il y avait alors, dans ces années-là, une querelle allemandes des sciences sociales. En 1883, le philosophe Wilhem Dilthey avait proposé une classification des sciences entre sciences de la nature - qui se voulait "explicatives" et sciences de la culture basées sur la "compréhension" et l"interprétation". Cette querelle allait bientôt s'étendre à tous les champs disciplinaires qui se redéfinissaient alors !

    Avant Wilhelm Wundt, on eut en effet Gustav Fechner et l'Américain William James - et ces trois-là sont en réalité les "pères fondateurs" de la psychologie. Mais comme on va le voir, chez eux, tout n'était pas "protocoles expérimentaux" mais leur réflexion était encore largement mêlée de métaphysique !

    Le 22 octobre 1850, l'Allemand Gustav Fechner découvre la première "Grande Loi" de la psychologie. Celui-ci s'intéresse à une vieille question, les relations de l'âme et du corps. Fechner a un parcours atypique, entre à 16 ans à la fac de médecine de Leipzig et s'y ennuie. Il va ensuite être très inspiré par la"Naturphilosophie" qui, à contrario de Descartes qui voit le vivant comme un mécanisme d'horloge, postule un principe vital. Vision qui se marie assez bien à la biologie naissante !

    Les origines de la psychologie - Une histoire occultée

    Fechner veut alors participer à ce grand mouvement intellectuel de son temps ! Celui qui écrira un essai sur l'anatomie des anges  s'intéresse alors particulièrement à l'électricité et au magnétisme. Il pense en effet que le courant électrique pourrait être le support de l'esprit et de la pensée. Il va s'agir d'étudier l'influx nerveux. Fechner se penche alors sur Herbart, Weber, Ohms et Ampère. Il va dès lors mener une activité de recherche débridée !

    C'est dans ce mouvement qu'il découvre sa loi en 1850 ! Comme nombre de chercheurs d'absolu, Fechner est un illuminé qui passe par des phases d'excitation et d'abattement ! Durant quelques années, il ne supportera plus la lumière du soleil et vivra cloîtré. Sa loi postule que l'intensité d'une sensation est proportionnelle - selon le logarithme - avec l'intensité de l''excitation, loi qui est toujours vraie aujourd'hui ! Voilà des bases scientifiques mais jusqu'à la fin de sa vie Fechner restera influencé par la métaphysique.

    Wilhelm Wundt, lui, crée le premier institut de psychologie expérimentale et se livre à de nombreuses expériences. Mais lui aussi est encore influencé par la philosophie puisqu'il, éclectique, rédigera une Logique et une Éthique. Et les vingt dernières années de sa vie, de 1900 à 1920, il rédigera une immense Psychologie des peuples en 10 volumes ! Là encore largement emprunte de spéculation car pour lui, la psychologie expérimentale n'est adaptée qu'à l'étude des fonctions mentales élémentaires.

    Les origines de la psychologie - Une histoire occultée

    William James fut un peu un philosophe malgré lui ! C'est lui qui crée le premier laboratoire de psychologie en Amérique au milieu des années 1870. Sa biographie, là encore, n'a que peu à voir avec le schéma canonique ! Il étudiera la mémoire à court terme et à long terme, proposera une fameuse théorie des émotions, publie les Principes de la psychologie en 1890. Avec lui, la psychologie dépasse largement le cadre du laboratoire. Par la suite, William James aura un certain dégoût pour les dissections de grenouilles et se dirige lui aussi vers la réflexion philosophique et créera un nouveau courant de la philosophie, le pragmatisme puis se tournera vers l'étude des expériences religieuses. Mais il retournera aux expériences de laboratoire pour étudier le spiritisme, tout un courant oublié de la psychologie !

    Les origines de la psychologie - Une histoire occultée

    On le voit, chez Fechner, Wundt et James, psychologie et philosophie sont entremêlées ! il faudra encore du temps pour que la psychologie prenne son autonomie !

    Pour ma part, j'envisage d'ici 2 ou 3 ans des études de psychologie à la fac de Rennes 2 par correspondance, car c'est là encore un domaine passionnant et stimulant pour l'esprit !

    Je tiens à signaler mes sources pour cet article à savoir le livre "Une Histoire des Sciences humaines" - Éditions Sciences humaines - sous la direction de Jean-François Dortier - article éponyme ! Livre qui donnera peut-être lieu à d'autres articles sur ces blogs !

    A bientôt !


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  • Les années 1984 et 1985 marquent un tournant dans la carrière de Jean Van Hamme ! En effet, c'est à cette époque Thorgal - Tome 11 : Les Yeux de Tanatloc - Rosinski & Van Hammeque sa série Thorgal  rencontre véritablement le succès - avec une aventure en plusieurs tomes se déroulant en Pays Qâ ! C'est également à cette période que sortent les  premiers albums de la série XIII et enfin, notre scénariste signe l'histoire du film de Jean-Jacques Beineix, Diva. Il commence par ailleurs à donner des cours - cours qu'il donnera pendant dix ans, jusqu'en 1995 - , portant sur l'écriture de scénarios en direction de gens du cinéma, à l'Institut des arts de diffusion de Louvain-la-Neuve ! Mais il ne délaisse pas son héros viking !

    Dans ce tome 11 intitulé "Les Yeux de Tanatloc", on suit d'une part le groupe de Thorgal, accompagné de son épouse Aaricia, de la venimeuse Kriss-de-Valnor et du naïf Tjall-le-Fougueux qui déambulent dans la jungle de l'Amérique centrale, en proie aux crocodiles, moustiques, fourmis rouges et fièvres divers, pour atteindre Mayaxatl, en vue d'occire le tyran Ogotaï - qui n'est autre que Varth le père de notre héros, ce que Thorgal ignore encore !

    Parallèlement, on découvre le sort de Jolan, le fils de Thorgal et de Pied-d'Arbre, retenus comme "motivation" pour nos héros, dans une sorte de "prison dorée". C'est là que le vieux Tanatloc, alors mourant, va découvrir que c'est en réalité Thorgal, son propre petit-fils que Kriss-de-Valnor a recruté pour cette mission ! Dès lors, le vieillard élevé par les Xinjins et leur grand prêtre au rang de dieu, va révéler à Jolan - son arrière-petit-fils, son héritage venu des étoiles et ses pouvoirs mentaux qui consistent à organiser/désorganiser les atomes et la matière !

    Kriss-de-Valnor est décidément retors ! Elle a plusieurs accrochages avec Aaricia et les deux en viennent aux mains ! Puis Thorgal est pris d'une fièvre des marais, manque de succomber - est sauvé à distance par les nouveaux pouvoirs de Jolan et Kriss décide de séduire Tjall afin de le forcer à abandonner Thorgal et Aaricia et poursuivre la quête tous les deux !

    Thorgal mets au point un stratagème pour retrouver la piste de la cité des Chaams - en interceptant une patrouille aérienne et le groupe finit par avoir la ville en ligne de mire à la fin de l'album !

    De son côté, Tanatloc finit par décéder de son grand âge et Variay, le grand prêtre décide de taire le testament de son "dieu" (empêcher Thorgal de tuer son père !) et de nommer Jolan, nouveau guide des Xinjins lors d'une cérémonie de bûcher funéraire où le jeune garçon reçoit le nom d'Hurukan - "celui qui voit" !

    L'album se termine ainsi et l'aventure est appelé à se continuer dans le tome 13 "La Cité du Dieu perdu" !

    La série a maintenant trouvé son rythme de croisière et Van Hamme jongle ici avec brio entre les différents groupes de protagonistes et amène les révélations de manière mesurée !

    A bientôt !


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  • Parménide - PlatonQue voilà un texte difficile ! A vrai dire, j'ai lu le Parménide  - ou Des Idées - de Platon - qui est un discours sur l'Un - et n'ai rien compris !

    Ce texte représente pourtant un tournant majeur dans l’œuvre du philosophe - et occidentale en général ! - puisqu'il y reprends une cosmologie qui est antérieure à lui-même ! Ce dialogue, Parménide, est en outre considéré comme fondamental par les Néo-Platoniciens - comme Plotin - puisqu'on s'y entretient de l'Unicité de l'être ! N'ai donc pas compris grand chose mais vais tout de même essayer de vous en entretenir en m'aidant notamment de Wikipédia !

    Dans ce dialogue, si Socrate est présent, ce n'est pas lui qui s'exprime ! il s'agit plutôt d'un échange entre Parménide, alors âgé et le "jeune Aristote" - qui n'est pas ici Aristote de Stagire, l'auteur de la Métaphysique. On notera une impossibilité pour Socrate, même jeune, d'avoir pu rencontrer Parménide car leurs dates d'existence ne correspondent pas !

    Platon introduit ici un nouvel élément dans le réel, celui des "Formes intelligibles", là où le "sensible" est ce qui est dans le flux, en changement perpétuel ! Lorsque j'imagine un arbre, c'est une Forme intelligible que je visualise, Forme que je ne peux pas toucher !

    L'Un est le principe d'unité sous-jacent à la multiplicité des Idées et des phénomènes. Mais l'Un fait-il partie de l'Être ou lui échappe-t'il ? Ou est-il, troisième hypothèse, dans un état intermédiaire changeant ?

    En lisant ce texte, j'ai eu l'impression qu'on disait tout et son contraire ! En fait, cela vient qu'on examine 9 hypothèses au total - et il est parfois difficile de s'y retrouver !

    On va ainsi passer en revue les caractéristiques de l'Un : a-t'il des parties ou non (?), est-il dans l'espace et le temps ou non (?), est-il semblable ou dissemblable (?), en mouvement ou au repos (?) etc... C'est, en fait, j'ai l'impression un texte très "technique" qui s'appuie sur la tradition philosophique qui a précédé Platon - et cette tradition - qui nous est méconnue (les Pré-Socratiques) est considérable (et si mal conservée !) !

    Reste vivante la question de l'accès aux Formes ! Comment les connaissons-nous ? Par la réminiscence ? Via notre âme ? Sont-elles seulement connaissables ?

    Parménide examine successivement, dans les 9 hypothèses, les thèses relatives à l'Être : Être/ Néant (ou non-Être), Repos/Mouvement, Identité/Différence, Égalité/Inégalité, Vieillesse/Jeunesse, Absolu/Relativité, Fini/Infini en nombre, Un/Multiple, Divisible/Indivisible, En contact/Sans contact et Grand/Petit. Pour certaines de ces thèses, on a là une préfiguration des catégories (de l'être) d'Aristote !

    je ne reviendrais pas sur les 9 hypothèses, disons "simplement" qu'elles se divisent en deux groupes : la thèse positive - qui regroupe les hypothèses 1 à 5 avec des nuances : "l'Un est".  Puis la thèse négative avec les hypothèses 6 à 9 qui pose "l'Un n'est pas" ! Ardu je vous l'ai dit !

    Pourtant ce dialogue difficile a une influence considérable sur la suite de l'Histoire de la Philosophie puisqu'il fonde véritablement toute la métaphysique occidentale ! Chaque moment de l'analyse de l'un a donné lieu à une branche de la philosophie, pas seulement le Néo-Platonisme mais aussi pour ne citer qu'un exemple, l'Idéalisme de Berkeley !

    Il faudra donc que je revienne sur ce texte à titre personnel, une seule lecture ne saurait suffire (pour aucun texte philosophique de manière générale  - à part peut-être les textes de Michel Onfray !). Une chose est sûr, il ne faut pas commencer Platon et la Philo par ce texte ! Sous peine de découragement !

    Avant de prendre congés, je voulais vous signaler que si j'ai obtenu ce mois-ci ma Licence L3 de Philosophie, je ne poursuis pas en Master, pas pour le moment, pas avant deux ans, 2020 - 2021 ! Vais en effet, entre temps, essayer de passer le concours de bibliothécaire en suivant une formation préparatoire pour les deux prochaines années !

    Je continuerai cependant à lire de la philosophie dans l'intervalle mais en autodidacte - et peut-être même à un rythme plus soutenu que durant ma formation de philo car ai coutume, pour une lecture au programme, à faire 3 ou 4 lectures de mon initiative !

    A bientôt !


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  • Valérian ( Tome 6 : L'Ambassadeur des Ombres - Christin & MézièresEn 2017, Luc Besson a réalisé l'adaptation de l'univers de Valérian et Laureline dans Valérian et la Cité des mille planètes - qui s'est révélé un fiasco commercial ! A l'origine de ce film, il y a le sixième album de la série, L'Ambassadeur des Ombres, opus très riche en races extraterrestres diverses et improbables car se déroulant sur Point Central, le cœur de la civilisation intergalactique ! Le récit se déroule par ailleurs comme une enquête policière, ce qui est plutôt propice à donner un film !

    Restons en à cet album pour cet article (on parlera du film de Besson, que je n'ai pas encore vu, une autre fois !). Valérian et Laureline, nos agents spatio-temporels, accompagnent l'ambassadeur terrien, l'"Ambassadeur des Ombres" à Point Central, où la Terre doit diriger les affaires pour la première fois depuis l'origine de ce lieu symbolique. L'ambassadeur amène dans ses valises une politique où la Terre doit prendre la tête d'un Fédération de planètes - ce qui arrangera les affaires de la planète bleue ! Mais les choses ne se passent pas comme prévu car l'ambassadeur est kidnappé !

    Dès lors, Valérian - qui suivi l'ambassadeur ! - et Laureline sont séparés la majeure partie de cet album et on suit la belle aventurière de l'espace qui enquête pour retrouver son compagnon et coéquipier ! Des éléments appelés à perdurer dans la BD sont introduits ici tel le Transmuteur Grognon de Bluxte - qui "transmute" et qui "grogne" et le trio de Shingouz - qui sont des informateurs intéressés par l'argent - même si l'un d'eux est amoureux de Laureline ! On peut noter par ailleurs une certaine ressemblance entre le Watoo, Toydarien, de Star Wars - Épisode I - et ces Shingouz, preuve encore de la dette que Lucas a à l'égard de Christin et Mézières (influence que Lucas n'a jamais reconnu !).

    Laureline va donc se balader d'un point à l'autre de Point Central, cet agglomérat de modules qui se sont  ajoutés les uns aux autres au fil des siècles ! On va découvrir maintes races extraterrestres dans une BD qui fait donc la part belle à l'altérité et où les aliens ne sont pas forcément hostiles ! Les maîtres d’œuvre de cet album font donc quelque part un vrai travail d'ethnologue !

    On a ainsi les Kamuniks, des espèces de centaures guerriers,  les Suffuss, des grosses amibes métamorphes, les Zools, des humanoïdes à tout faire de Point Central, omniprésents mais discrets, les Bagoulins, des mercenaires des basses-oeuvres,  les Groubos, des géants aquatiques et les méduses télépathes Zuurs qui sont des sortes de "poissons-pilotes" des premiers, les Gniarfs -rêveurs, qui contrôlent, comme leur nom l'indique, les rêves et enfin une mystérieuse race, les premiers habitants, fondateurs de Point Central, depuis longtemps oubliés, qui ne voient pas d'un bon œil les plans de la Terre et sont à l'origine de l'enlèvement de son ambassadeur ! Laureline va remonter toute cette piste, accompagnée du "Colonel-Protocole" et finalement retrouver Valérian et l'envoyé de la Terre !

    Tout ceci se terminera par la révolte et la prise de pouvoir sur Point Central d'un des peuples mentionnés plus haut et par le rapatriement des Terriens !

    C'est comme toujours une excellente histoire - mais la fin m'a laissé...sur ma faim ! Nul doute que l'intrigue autour de Point Central connaitra des rebondissements dans les prochains albums ! C'est exotique, humaniste et divertissant ! C'est un album de 1975, à l'opposé de la SF de l'époque !

    A bientôt !


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  • Avec le rachat par Disney, la période de l'Univers Étendu Star Wars concernant l'Ancienne République a été fortement délaissée ! Auparavant, on avait quantités d'Histoire dans ce cadre, la Grande Guerre des Sith, la Guerre de l'Hyperespace, les Guerres mandaloriennes,etc... Parmi les auteurs qui ont développé tout ceci, il y a Drew Karpyshyn qui signe la trilogie Dark Bane !

    Ce triptyque nous raconte comment Dark Bane détruit l'ancien Ordre Sith (dans le tome 1 : La Voie de la Destruction) puis instaure la Règle des Deux (dans le tome 2 éponyme) et prends la jeune Zannah comme apprentie ! Ce tome 3 s'intitule La Dynastie du Mal et montre comment l’œuvre de Dark Bane est appelé à perdurer - et mènera jusqu'à Sheev Palpatine/ Dark Sidious !

    Se pose un problème à Bane, comment entraîner son apprentie, la fortifier alors que le but implicite de celle-ci est de terrasser son maître et de prendre sa place ? De plus, le Sith commence à souffrir des effets du temps et de la pratique du Côté Obscur !

    C'est alors que Bane entends parler d'un ancien artefact Sith à même de lui procurer la vie éternelle ! Mais Zannah n'est pas faible et décide de contrecarrer son maître ! La bataille entre les deux Sith s'engage et l'héritage du Mal se perpétuera !

    C'est un bon roman, sur un sujet intéressant, qui renouvelle bien l'Univers Star Wars et possède une fin étonnante ! L'intrigue est cadrée et bien menée avec peu de personnages ! Ca ne part pas dans tous les sens contrairement à d'autres romans Star Wars !

    L'atmosphère est sombre, Zannah est ambitieuse et Bane bien retors ! Ce dernier est un "bourrin" et n'y vas pas par quatre chemins ! On alterne les points de vue entre les deux antagonistes, le maître et l'apprentie !

    Les machinations de Dark Bane augurent et annoncent celles de Palpatine ! Le Sith qui a survécu à Ruusan tisse une toile et instaure une dynastie - le titre n'a pas menti !

    A bientôt !


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  • A l'été 2017, nous avions examiné ensemble les textes du corpus platonicien du tome 1 de la Pléiade ! Durant cet Théétète - Platonété 2018, nous allons nous pencher sur le tome 2 avec des textes aussi importants que le Théétète, le Timée, Le Philosophe ou Les Lois - avant d'aborder les textes apocryphes !

    Aujourd'hui, il sera question du Théétète ou De la Science, texte fondateur de la tradition épistémologique qui tente de donner une définition de la science et de ce qu'est la connaissance. Il forme un ensemble, un  triptyque avec Le Sophiste et Le Politique - et on peut éventuellement rajouter Le Philosophe. C'est un texte de la maturité !

    Pour poser la Science, il faut d'abord démontrer que les Formes existent car ce sont elles qui permettent d'établir ds définitions, d"avoir une dialectique qui construit et ne fait pas que réfuter !

    Selon le jeune Théétète, un des interlocuteurs de Socrate dans ce dialogue, la connaissance procède de la sensation. Or le monde sensible est devenir - les objets se déplacent mais plus encore se corrompent ! Il va donc falloir poser une définition du mouvement en recourant à la tradition d'Héraclite et de Parménide.

    Selon Héraclite, le monde est mouvement ! Dans cette perspective, la connaissance est impossible car comment poser une définition stable sur des objets qui ne cessent de changer ! La Science est condamnée d'avance !

    Si la connaissance est sensation, cela fait dépendre cette connaissance des capacités empiriques des individus - il y a déjà du Berkeley chez Platon ! On perçoit par notre corps et comme le disait Protagoras, "l'homme est la mesure de toute chose." Socrate nuance ce point de vue et ajoute " à la mesure de l'homme compétent". Mais aussi, selon cette conception, la connaissance ne serait qu'un simple "point de vue" et introduit le relativisme en sciences ! La vérité est-elle encore possible ?

    Le Théétète  est donc un dialogue aporétique - qui mène à une aporie, une impasse philosophique. C'est aussi un des derniers dialogue qui mets en scène Socrate, un des premiers dialogue de maturité - comme on l'a dit ! - et un des derniers de jeunesse !

    Au début de ce texte, Socrate rappelle aussi que sa mère était accoucheuse et que lui-même accouche les âmes des hommes ! Si l'on perçoit pas nos sens, et notre corps, il y a certains choses que nous "percevons" par notre âme (comme le concept de pair et impair par exemple !) Ce dialogue se déroule quelques jours avant le procès de Socrate.

    La connaissance procède de la compétence mais aussi du savoir d'être compétent. On sait la propension de Platon à s'attaquer aux sophistes qui prétendent à une compétence universelle mais trompeuse. Dans ce texte, à cet égard, Socrate risque de blesser son autre interlocuteur Théodore qui a reçu une éducation sophiste -  ce qui conduit ce dernier à se défausser de la conversation en arguant de son âge ! Il est suggéré ici que Socrate, "accusé de corrompre la jeunesse" prends en réalité grand soin de l'éducation de celle-ci !

    Socrate procède par des exemples et montre que les compétences vont des sciences aux artisans. Une science est une science de quelque chose, elle a un objet ! Il y aurait donc autant de sciences que d'objets/ Mais en disant cela, on ne dit pas ce qu'est une science, on se contente d'énumérer ses objets ! Ne peut-on définir la science que par une liste de sciences ? Définition bien insuffisante en réalité !

    La connaissance est ce qui implique d'accéder à la vérité et donc aux essences. Socrate va réfuter Protagoras et Héraclite en montrant que la perception ne peut accéder à la vérité !

    De même, la science n'est pas l'opinion vraie car on peut avoir une opinion vraie sans en avoir la science ! On peut tomber sur le vrai par hasard ! De plus, l'âme humaine est une "tabula rasa", semblable à ces tablettes de cire qu'utilisaient les Grecs. Les objets entrent dans l'âme par les sens et y laissent une trace. Plus la trace est profonde, mieux on retiendra !

    Il convient alors de définir ce qu'est un faux jugement, quand la perception n'est pas en adéquation avec la pensée mais aussi quand la pensée n'est pas en adéquation avec elle-même !

    Socrate utilise alors l'image d'un colombier pour une connaissance que l'on possède mais que l'on a pas, qui est seulement une possibilité à disposition, comme ces oiseaux dans le colombier, représentants les connaissances, et dont on peut se saisir !

    La science est en réalité l'opinion vraie quand celle-ci est accompagnée d'une définition. Connaître, c'est être assuré d'une science. C'est donc l'opinion vraie justifiée !

    Voilà, il y aurait encore beaucoup à dire car l’œuvre de Platon est inépuisable et la tradition philosophique depuis 2500 ans n'est jamais qu'un commentaire de Platon ! Par exemple, ici, on voit l'influence de Théétète sur la philosophie des sciences et la tradition empirique - ou encore sur l'ontologie ! c'est d'une richesse prodigieuse !

    A l'avenir, je prévois aussi de vous faire des billets sur des ouvrages critiques de l’œuvre de Platon, là Luc Brisson me vient en tête car suis plongé aussi en ce moment dedans !

    Philosophiquement votre ! A bientôt !


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  • Nous allons parler aujourd'hui d'un film resté un monument dans l'Histoire du Cinéma et qui résume à lui seul le talent de Francis Ford Coppola ! Ce film, tourné et monté quelques années à peine après la fin de la Guerre du Viet-Nam, sorti donc en 1979, c'est Apocalypse Now !

    L'intrigue se place principalement à bord d'une corvette fluviale qui remonte un cours d'eau viet-namien à la recherche d'un colonel devenu fou et qui représente le mal dans ce conflit ou personne n'est tout blanc, ni tout noir ! C'est en réalité une libre adaptation de la longue nouvelle de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres qui se déroule aussi sur une rivière, à la recherche d'un colonel Kurtz, directeur d'un comptoir et collecteur d'ivoire - cette fois en Afrique Noire !

    Ce sont John Milius - à qui on devra par la suite le film sur Conan, Coppola lui-même et Michael Herr qui signent cette transposition du scénario !

    Ce film fut un événement lors de sa sortie et porta Coppola aux cimes ! Il obtint en 1979 la Palme d'or du Festival de Cannes ! Il est resté célèbre pour sa séquence de l'assaut des hélicoptères de le cavalerie aéroportée sur fond de "Chevauchée des Walkyries" de Wagner - "guerre psychologique" - et levé de soleil ! Mais ce n'est pas la seule récompense que le film décrocha car en réalité il obtint les prix par demi-douzaines !

    En 2001, un nouveau montage du film est édité sous le titre Apocalypse Now Redux - de plus de 3 heures ! Avec des scènes supplémentaires donc comme la "plantation française" ! Un documentaire sur le tournage du film - tournage qui avait failli être confié un temps à un jeune George Lucas - a également été produit !

    Apocalypse Now  - comme la plupart des films sur la Guerre du Viet-Nam, dénonce l'absurdité et la barbarie du conflit que les USA avaient perdu dans l'opinion (publique) ! Le colonel Kurtz, le méchant du film, a pris conscience des erreurs de l'armée américaine et a choisi une voie plus radical ! Dans ce rôle emblématique, on retrouve le magistral Marlon Brando !

    L'officier chargé de le retrouver - et de l'éliminer - au fin fond de la jungle est le capitaine Willard - joué par un jeune Martin Sheen ! Celui-ci va étudier le dossier militaire de Willard et s'imprégner de sa psychologie !

    Au casting, on retrouve des acteurs qui ont fait du chemin - un jeune Harrison Ford est le colonel Lucas, un des commanditaires de Willard, Robert Duvall est le lieutenant-colonel Bill Kilgore, celui qui mène la Chevauchée des Walkyries et aime surfer. On a aussi des apparitions de Laurence Fishburne et Dennis Hopper !

    La remontée du fleuve, jusqu'au Cambodge, est l'occasion de différents épisodes : assaut des hélicos sur un fief des Viet-Congs, spectacle des armées au camp militaire avec trois playmates, massacre de paysans vietnamiens, scène du pont, etc,... Tout le "folklore local" !

    Puis, l'équipage atteint le repaire de Kurtz et de sa bande de maraudeurs dévoués et illuminés ! Les morts s'accumulent parmi nos protagonistes principaux ! Pourtant Willard mènera au bout sa mission !

    Le tournage fut particulièrement éprouvant, à Manille, aux Philippines, débuté en mars 1976. Mais le résultat fut particulièrement impressionnant ! C'est du cinéma grand spectacle mais pas uniquement - avec un vrai parti pris esthétique et une vrai réflexion !

    J'ai pour ma part visionné la version Apocalypse Now Redux !

    Donc un monument du cinéma !

    A bientôt !


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  • Ghouls'N Ghosts  est un jeu vidéo de plateformes de la société Capcom qui connu un bon succès au Ghouls'N Ghosts - Capcommoment de sa sortie, en 1988. C'est à l'origine une borne d'arcades qui a ensuite été adapté en ZX Spectrum, Commodore 64, Atari ST, Amiga, Amstrad CPC et Sharp X68000 pour les ordinateurs et Sega MegaDrive,  Sega Master System, SuperGrafX, PlayStation, Sega Saturn, PlayStation 2 et Xbox pour les consoles !

    Le jeu reprends et améliore la formule de Ghosts'N Goblins dont il est une séquelle. L'aventure se déroule trois ans après et le monde est à nouveau envahi par les démons ! Notre vaillant chevalier Arthur a donc à nouveau du pain sur la planche et s'en va guerroyer sur des terres désolées. Pire, le démon Lucifer tue Guenièvre, la fiancée d'Arthur qui doit alors partir en quête pour sauver l'âme de son amie. On puise vaguement dans la Légende Arthurienne !

    Le système de jeu reste sensiblement le même ! Vous parcourez des niveaux de plateformes infestés de divers monstres et ennemis : démons, zombies, voire même des dragons. Il y a des gros boss à chaque fin de niveau ! Vous balancez divers projectiles sur les importuns et si vous vous faites toucher une fois vous perdez votre armure et vous retrouvez en caleçon. Touché alors une deuxième fois, vous perdez une vie !

    Il y a aussi des coffres sur votre chemin pour vous aider qui contiennent divers bonus, meilleures armes, armures d'or ou d'argent capables de lancer des super-attaques en fonction de l'arme portée,... Les ennemis abattus laissent de même des bonus ou des armes !

    Le jeu est en lui-même assez difficile, assez long et constitue un défi même pour les joueurs aguerris !

    C'est un jeu bien sympa, avec de jolis graphismes un peu cartoon, des décors variés et une bonne animation ! La musique est entraînante et les sons vous immergent dans le jeu ! Je m'en rappelle encore avec nostalgie ! Hélas, je n'avais ni la version Amstrad CPC, ni Atari ST et devais mettre mes maigres économies d'ado dans la borne d'arcades ! Si je me souviens bien je devais avoir la version CPC du premier jeu, Ghosts'N Goblins, il me semble !?

    A bientôt !


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  • Sade est un groupe britannique, principalement R'n'B, formé à Londres en 1982. On pense souvent que c'est une chanteuse mais en réalité, c'est un groupe (un peu comme pour Marilyn Manson !) qui tire son nom de l'état civil de son interprète principale, Sade Adu.

    Sade était principalement connu dans les années 1980 pour sa chanson "Sweetest Taboo" puis est depuis un peu retombé dans l'anonymat ! Ça n'a jamais été ma tasse de thé !

    Le groupe a connu une longue ellipse (ou un hiatus) à la moitié des années 1990 et dans les années 2000 - son dernier album - le cinquième ! - sorti durant cette décennie, en novembre 2000 et se nommait Lovers Rock. Il faudra ensuite attendre le 8 février 2010 pour la sortie du sixième album - le dernier en date - intitulé Soldier of Love.

    Le single "Soldier of Love" est le premier single à sortir le 8 décembre 2009. On retrouve le son langoureux de Sade et la voix suave de la chanteuse. Les morceaux sont assez longs et baignés de romantisme. Ce premier single, "Soldier of Love" donc, a connu un petit succès en Angleterre - sans doute parcequ'il comblait une attente !

    L'album quant à lui est resté N°1 dans les charts US pendant trois semaines et c'est vendu sur ce territoire à 502.000 exemplaires la première semaine. Le second single "BabyFather" a été dévoilé  en avril 2010.

    Sade retrouvait donc le public, accomplissait à nouveau des performances scéniques, jouant notamment les nouveaux titres ainsi que "Sweetest Taboo" durant l'émission Dancing with the Stars. Une grande tournée, Sade Live, débuta en avril 2011, année où la formation reçu son quatrième Grammy Award (Meilleure performance R'n'B par un duo ou un groupe). Un "Greatest Hits Album" intitulé The Ultimate Collection devait suivre !

    La reformation du groupe est à mettre au crédit de la chanteuse qui a commencé à collecter des idées en 2008. On a donc droit à un album qui s'écoute avec délice et comprends dix titres au noms aussi évocateurs que "The Moon and the Sky", "Morning Bird", "Long Hard Road", "Be That Easy", "Bring Me Home", "In Another Time", "Skin" ou encore "The Safest Place" ! Pour les chansons qu'on n'a pas encore évoquées ! Certaines de ces chansons sont assez longues en durée !

    Sade est devenu assez confidentielle en France - mais mon pote Rico, qui m'a prêté son CD m'apprends qu'elle a beaucoup de succès aux Etats-Unis - ce qu'un rapide recherche sur Wikipédia m'a confirmé !

    Je regrette seulement que le CD de Rico ait eu quelques accrocs générant des "sautes" ! M'en écoute en a été un peu perturbée ! Moi-même, ne prenais par grand soin des nombreux CD musicaux que j'achetais dans les années 1990 !

    Un album à la hauteur de la réputation de ce groupe pour peu qu'on en soit fan - ce qui n'est pas vraiment mon cas !

    A bientôt !


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  • Après la mort de Peyo se posait la question de son héritage et du devenir des petits lutins bleus. Ce fut ThierryLe Schtroumpfeur de bijoux - Thierry Culliford Culliford, le fils de Pierre qui reprit le flambeau en s'entourant des artistes formés jadis au Studio Peyo et de nouvelles recrues ! La Saga des Schtroumpfs a en effet vu se succéder quantités de talents !

    Le Schtroumpfeur de bijoux est une aventure de format long - 44 pages - deuxième album à paraître aux Éditions du Lombard mais surtout première histoire imaginée sans Peyo, après son décès le 24 décembre 1992 ! La pression sur les auteurs n'était donc pas négligeable et force est de constater que Luc Parthoens et Thierry Culliford au scénario et Alain Maury au dessin s'en acquittent parfaitement !

    L'univers des Schtroumpfs est bien revisité et enrichi dans ce tome tout en restant dans une certaine tradition ! On fait en effet une incursion dans le monde des humains - ce qui permets de mettre en contraste la petite taille de nos héros - dans la continuité de La Flûte à Six Schtroumpfs !

    Le Grand Schtroumpf a envoyé le Schtroumpf à lunettes et le Schtroumpf farceur au " Gué du Gai Schtroumpfeur" pour lui ramener des tiges de massettes pour la Grande Fête d’Équinoxe. Mais une blague du Schtroumpf farceur tourne mal et celui-ci s'assomme, manque de se noyer et est "capturé" par deux saltimbanques/brigands qui font l'exhiber sur les foires ! Nos deux compères se nomment  Adhémar et Godillot et se rendent au bourg d'Abélagot, une des villes qui entourent le Pays Maudit - dont on découvre la géographie ici !

    Les Schtroumpfs, menés par le Grand Schtroumpfs se lancent à la recherche du disparu ! Le Schtroumpf farceur, lui, est contraint par un troisième individu peu recommandable qui se joint aux deux saltimbanques à cambrioler les maisons des habitants en profitant de sa petite taille ! Il rapporte dès lors diamants et bijoux et se retrouve coincé !

    Ajouter à cela que le fils du seigneur local a été kidnappé ! De fait, le Schtroumpf farceur va tomber par hasard sur le gamin, détenu dans la cave de l'usurier ! Le complot est l'idée de Ganelon, un conseiller du châtelain ! Sur ces entrefaits, les autres Schtroumpfs retrouvent leur comparse et sont capturés à leur tour ! Direction le château où le troisième larron a décidé de commettre un larcin !

    Nos petits héros vont dès lors se montrer plus malin et confondre les voleurs, aidés par un revirement du nain Godillot ! Le méchant Ganelon sera aussi démasqué et le fils retrouvé et libéré sain et sauf ! Tout se finit bien et la fête d’Équinoxe peut avoir lieu !

    Ce récit est plein de rebondissements et mélange à la fois l'ambiance moyen-âgeuse et les personnages de voleurs masqués à la Arsène Lupin ! C'est assez savoureux au final pour une histoire qui fut publié directement en album - sans prépublication dans Spirou comme de coutume - en 1994 !

    A bientôt !


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  • On retrouve William H. Bonney, plus connu sous le nom de Billy the Kid, dans le 28ème album - et la 42ème histoire ! - de la série Lucky Luke, prépubliée en 1965 dans le journal de Spirou et l'année suivante en album - toujours chez Dupuis !

    Cet album, intitulé L'Escorte, du duo Morris et Goscinny, est en quelque sorte la suite du 20ème album, Billy the Kid. Alors qu'il brille dans un rodéo, notre cow-boy solitaire est convoqué par le pénitencier habituel. Luke pense alors que les Dalton se sont encore évadés mais il n'en est rien ! En réalité, le directeur de la prison a reçu un courrier de la petite ville de Bronco Pueblo, au nouveau-Mexique, demandant aux autorités du Texas, d'extrader Billy vers leur ville pour y être jugé ! Le "garnement" a en effet commis plus d'un méfait dans plus d'un État ! La surprise viendra à la fin lorsqu'on découvrira que Lucky Luke a fait tout ce périple pour une simple amende de stationnement de cheval !

    Luke va donc convoyer la "petite terreur" qui tentera évidemment de s'évader à maintes reprises ! Billy terrifie les habitants des villes que le duo traverse - Goscinny aimait bien montrer la couardise de ses congénères - et c'est assez savoureux ! C'est un motif qu'on a déjà vu à propos des Dalton !

    Lors d'un passage par une prison locale, Billy va attirer l'intérêt d'un certain  Bert Malloy, un despérado de troisième classe et lui promettre une part de son butin caché si celui-ci le délivre ! En fait, chacun a pour idée de rouler l'autre ensuite ! Cela donne lieu à un  certain nombre de péripéties lorsque Bert tente de délivrer The Kid ! Il s'adjoint même l'aide d'une bande de criminels, voleurs de grands chemins peu commodes !

    Autre moment savoureux, quand Billy réalise que personne n'a peur de lui à Bronco Pueblo !

    Somme toute, c'est du Lucky Luke assez classique ! Je en crois pas qu'on soit appelé à revoir beaucoup Billy the Kid par la suite - peut-être dans un ou deux autres albums mais n'en suis pas sûr !?

    L'humour, l'absurde, la mise en scène, un découpage des cases méticuleux ! La période de plus grande forme de Morris qui durera 20 ans, jusqu'au moment où le cow-boy troquera sa cigarette pour un brin d'herbe !

    je vous donne rendez-vous bientôt pour un autre album, Des Barbelés sur la prairie !

    A bientôt !


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  • Zéro de conduit sous-titré "Carnets d'après campagne" est le dernier volet du triptyque sur la politique françaiseZéro de conduite - Michel Onfray dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, commencé avec Décoloniser les provinces et poursuivi avec La cour des miracles.

    Un ouvrage qui va faire encore polémique et attirer à Onfray les foudres du pouvoir ! Par ailleurs, l'auteur de cet essai en a distillé pas mal d'extraits au fil des mois de la rédaction sur sa chaîne/web-TV MichelOnfray.com !

    La plume acerbe de Michel Onfray s'attaque à l'homme-lige de la finance, Emmanuel Macron, porté au pouvoir par les biais de médias vendus aux intérêts de l'argent ! Le "philosophe français le plus lu dans le monde", qui a précédemment défendu le système girondin contre le système jacobin, ressasse ses thèmes habituels, à savoir que nos présidents successifs depuis Mitterrand et le Traité de 1992, ne sont que les pions de l'Europe maastrichienne ultra-libérale.

    Dans un paysage politique français en décomposition, Onfray délivre voire déchaîne sa verve contre Macron, celui qui devait moraliser la vie politique mais a, dès le début de son quinquennat, des ministres impliqués dans des affaires louches tels Richard Ferrand, avec des montages financiers occultes et un fils engagé comme assistant parlementaire - ou François Bayrou qui rémunérait des collaborateurs avec l'argent de l'Europe et que Macron a nommé Ministre de la Justice ! Il y a dès le départ quelques chose de pourri dans le Royaume de Macronie !

    Cette présidence, à défaut d'avoir des idées - avec ses intellectuels et ses journalistes aux ordres - est appelée à se dérouler sous les auspices de la communication ! Macron a été élu grâce à des journaleux corrompus et, bien ingrat, décide de leur faire savoir qu'il est le patron en les faisant poireauter toute une matinée lors de l'annonce de la nomination d’Édouard Philippe comme premier ministre !

    Mais l'"opposition" ne présente guère mieux pour Onfray ! Mélenchon a une passion suspect pour Robespierre et Hugo Chavez, Marine Le Pen a été consternante lors du débat de l'entre-deux-tours ! Et ce ne sont pas les simagrées des Insoumis concernant le port de la cravate à l'assemblée ou le logement HLM qu'occupent Raquel Garrido, avocate et son conjoint Alexis Corbière qui vont les réhabiliter ! En réalité, et Onfray pointe cela, les Insoumis ne défendent pas les ouvriers et ne sont que des petites bourgeois préoccupés d'eux-même - après on est d'accord avec cela ou pas !

    Quelle doit être la stature d'une présidence ? Les Français avaient reproché à Sarkozy son côté "survolté" et à son successeur Hollande, son côté "mollasson". Avec Macron, on nous annonce un président "jupitérien" et dès lors les journalistes, vexés d'être mis sur la touche, dénonce son autoritarisme lors du Congrès à Versailles - avec Poutine ! - début juillet 2017. Il faudrait savoir ce que l'on veut !

    Macron, accusé d'être le "président des riches" pense-t'il à l'intérêt général ou à son propre intérêt ? On peut douter du fait qu'il se préoccupe des Français - surtout des plus modestes ! On n'est pas à une bêtise et sottise prête dès le début du mandat notamment lorsqu'il déclare que le terrorisme vient du réchauffement climatique ou qu'il humilie le jour de la Fête Nationale Pierre de Villiers, le Chef d’État-major des Armées qui demandait juste plus de moyens et qui lui pour le coup travaille pour l'intérêt général de la France au contraire du président Macron, homme de courte vue !

    La politique de Macron semble se résumer à de la communication (avec son cortège de Minc, Attali et Séguéla et autres pseudos intellectuels dévoyés !). Ainsi il nomme Stephane Bern au patrimoine en lieu et place d'un universitaire réellement compétant, ou il fait le pitre chez Hanouna ! La communication ne lui réussit pas toujours  comme lorsqu'il fait preuve d'une condescendance insupportable à l'égard du président du Burkina Faso qu'il traite de "réparateur de climatisation" ! Souvent le verni craque et le vrai Macron méprisante envers le peuple ressort, avec "ceux qui ne sont rien", les "fainéants" qui ne veulent pas travailler, les "alcoolos" et les "illettrés" ! Un homme éminement sympathique on vous dit !

    Et ce ne sont pas ses prétendues connaissances philosophiques qui rattraperont Macron ! Il se targue d'avoir bossé avec Ricoeur ou Balibar (l'un est mort et l'autre ne se souvient plus de lui !), cite des phrases de  Lévinas que le cercle d'études lévinassienne est incapable de retrouver, bref, on lui conseillerais plutôt de lire "La philo pour les nuls" !

    On s'approche progressivement vers la fin de nos libertés et ce projet de loi sur les fake news est la porte ouverte vers un monde à la Orwell ! Qui décidera ce qui relève de la fake news ?

    Autre scandale, le statut de la Première Dame, payée des dizaines de milliers d'euros par mois alors qu'elle n'a pas été élue, elle ! Enfin, bon, c'est de l'argent pris sur nos APL ! Et je en parle pas du panda qui nous coûte 2 millions d'euros sur trois ans !

    Le pouvoir n'est pas brillant mais l'opposition n'est guère mieux ! Les Républicains, les Socialistes et Marine Le Pen sont morts ! Le Front National revient vers une ligne maastrichienne et libérale et Marion Maréchal-Le Pen est en embuscade !

    les Insoumis (Mélenchon, Garrido, Simmonet,...) ont aussi leur lot de casseroles (voyage en première classe, logements HLM, détournements de fond,...). Ils multiplient, à l'image de Mélenchon, les effets de manche ou clame "Nique la France" avec Danièle Obono ! Bref, on est vraiment mal barrés !

    Onfray termine ainsi son triptyque et annonce qu'il consacrera par la suite son énergie à d'autres études ! Dans Décoloniser les provinces, il avait proposé l'alternative girondine, dans La cour des miracles, déconstruit comment l'élection présidentielle était une imposture. Dans ce dernier volume, il critique fortement le début de règne de Macron Ier qui n'augure rien de bon pour la suite ! Le Français de base en a encore pour 4 ans à souffrir - à moins que Macron fasse un second mandat ! - et la finance se régale !

    Pas Robin des Bois mais le Sheriff de Nottingham !

    Avec ce livre, Onfray va encore se faire des amis ! Il est vrai que j'ai remarqué que dans ma fac, il était de bon ton chez les professeurs de Lettres et de Philosophie de taper sur/dénigrer le philosophe bas-normand ! Les universitaires professionnels ne sont pourtant pas exempts de reproches non plus dans ce milieu qui fonctionne par cooptation  et copinages !

    A bientôt !


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  • Solo - A Star Wars Story - Ron HowardLe deuxième spin-off de la Saga Star Wars intitulé Solo - A Star Wars Story était précédé d'une réputation catastrophique ! En effet, le tournage avait été marqué par des aléas - en particulier le renvoi des deux réalisateurs, Phil Lord et Chris Miller - pour "divergences artistiques". On leur aurait reproché de laisser une trop grande part à l'improvisation ! Ron Howard reprenait la barque et retournait 80% des scènes !

    Ce film de 2018, présenté en avant-première en Sélection Officielle Hors Compétition à Cannes, est un préquel qui nous raconte la jeunesse de Han Solo ! Un jeune acteur, Alden Ehrenreich, vu dans le film des Frères Coen, Avé, César !, se voit confier la lourde tâche de succéder à Harrison Ford, une des figures majeures du cinéma de ses 40 dernières années  ! Là encore, nombre de rumeurs comme quoi son jeu aurait été catastrophique et qu'on lui aurait alloué un coach !

    Et alors verdict !? Et bien, malgré quelques critiques négatives que j'ai vu passer, ce Solo - A Star Wars Story est une bonne surprise et pas le désastre annoncé ! Je ne me fie pas aux critiques de (faux-)fans opportunistes qui sont "fans" parce que cela fait branché mais n'ont aucune connaissance de fond de cet univers ! Enfin, passons... Je ne veux pas polémiquer !

    Donc ce film est un bon divertissement - qui fait bien le taf - et contient un nombre impressionnant de références à tous les autres films, Rogue One compris et aux séries The Clone Wars  et Rebels  ! Il y a même des Easters Eggs à des éléments "Légendes" (comme les romans Lando ou le jeu vidéo Masters of Teras Kasi) ! Et Alden Ehrenreich tient bien son rôle, reprends certaines mimiques de Ford - sans être dans la parodie  ! - et livre un Han Solo qui se cherche et qui évolue entre le début et la fin du film !

    Toutefois, si ça fait le boulot, ce n'est pas non plus un chef d’œuvre absolu ! Si la photo est très belle, le scénario de Lawrence Kasdan et son fils Jonathan Kasdan est assez prévisible ! On a droit à tous les moments qui ont fait la légende de Han Solo - évoqués dans la Trilogie originale et pas encore montrés : le Kessel Run en 12 parsecs, la partie de Sabacc où Han gagne le Faucon Millenium, la rencontre avec Chewie/Chewbacca ou encore comment Han gagne son nom ou son blaster DL-44 !

    Dans ce film, Solo a un mentor en la personne de Tobias Beckett - joué par Woody Harrelson - et une petite amie, Qi'ra - interprétée par Emilia Clarke, - notre égérie de Game of Thrones - ici plus convaincante que dans Terminatoir : Genysis ! Mais le plus bluffant est sans doute Donald Glover qui campe un Lando Calrissian parfait ! C'est l'acteur noir en vue du moment à Hollywood, qui mène aussi une carrière musicale remarquée avec son groupe Childish Gambino. Il est ici tout à fait dans le ton de ce qu'avait fait précédemment Billy Dee William !

    Bon maintenant, je vais SPOILER ! Cessez ici la lecture de cet article si vous n'avez pas encore vu ce film !

    Au début de Solo, notre héros cherche à quitter l'"égout" qu'est Corellia, un monde industriel ou le crime sévit dans les marges ! Il échappe ainsi à Lady Proxima - dont la voix est celle de l'actrice oscarisée Linda Hunt, et son chien de garde, Moloch, et s'engage dans la Marine Impériale ! Il ne parvient pas à s'enfuir avec son amie Qi'ra, son amour de jeunesse, qu'il laisse derrière lui en se promettant de revenir la chercher plus tard !

    Han est ensuite viré de la Marine et finit dans l'infanterie et participe aux combats sur le monde boueux de Mimban ! Là il fait la rencontre de Tobias Beckett et de ses compagnons pirates qui ont infiltré les rangs impériaux pour voler un vaisseau. Han croise aussi la route de Chewbacca qu'il libère de captivité.  Par la suite, Han et Chewie suivent Beckett sur Vandor-1 pour participer au braquage d'un train afin de se fournir en coaxium, un hypercarburant, pour le compte du Syndicat "L'Aube Écarlate", dirigé par Dryden Vos - joué par Paul Bettany  - qui campe ici un méchant  "très méchant" et assez peu profond ! Val, la compagne de Beckett  - jouée par Thandie Newton, l'actrice de la série Westworld, y laisse la vie ainsi que Rio Durant, un alien à quatre bras dont la voix est celle du réalisateur Jon Favreau. Bref l'opération est un fiasco, compliqué par l'arrivée des "Cloud Riders", un gang de mercenaires mené par Enfys Nest.

    Par la suite, nos héros se retrouvent face à Dryden Vos et Han a la surprise de voir que Qi'ra est devenue le meilleur lieutenant de celui-ci. Ils ne doivent la vie sauve qu'à la promesse de ramener du coaxium non raffiné et non stabilisé depuis les mines de Kessel ! Mais pour réussir cette opération, et pour que le produit instable n'explose pas en route, il leur faut un vaisseau rapide !

    C'est là que Qi'ra introduit Han devant Lando Calrissian ! Solo ne parvient pas à gagner le Faucon au cours d'une partie de Sabacc car le dandy capé triche ! Puis, Han, Beckett, Chewie, Qi'ra, Lando et son droïde L3-37, le premier droïde féminin de la Saga, jouée en motion-capture par Phoebe Waller-Bridge. Ce dernier personnage qui revendique pour la cause droïde et l’égalité de leurs droits est une réussite !

    L'opération sur Kessel se déroule, contre le Syndicat des Pykes, puis on assiste enfin à la fameuse Kessel Run. La mission est un succès malgré les pertes et le groupe se rends sur une autre planète pour raffiner le coaxium, où les attends Enfys Nest - en fait une jeune fille sous le casque - qui revendique les premiers embryons de la Rébellion ! Solo et Qi'ra devront  choisir entre cette jeune fille et le redoutable Dryden Vos ! Trahisons en série en prévisions !

    La fin du film contient aussi son lot de surprises ! Des petites comme l'apparition de Warwick Davis qui reprends son rôle de l’Épisode I, en membre des "Cloud Riders" ! Des grosses comme l''apparition de Dark Maul (mais on savait déjà qu'il avait survécu à La Menace Fantôme si on avait suivi les séries animées The Clone Wars et Rebels !) ! Ron Howard rétablit aussi le "Han Shots First", clin d'oeil aux fans !

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film, rien qu'en citant toutes les références ! Dans les dernières minutes, Han Solo gagne finalement le Faucon dans une partie revanche contre Lando ! Cette fin de film semble poser des éléments pour de futurs films, romans, BD ou séries ! Alden Ehrenreich aurait signé pour trois films !

    N'écoutez pas les esprits chagrins qui vous disent que ce film est une catastrophe car ce n'est pas le cas ! De l'action, de l'aventure dans la veine Star Wars ! Ambiance western et braquage !

    A bientôt !


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  • Macadam Bumper  - ERE InformatiqueLes flippers ont fait les beaux jours des bars-tabacs puis ont été peu à peu détrônés par les bornes d'arcade !

    En réaction, on a vu apparaître des flippers de plus en plus perfectionnés, avec des rampes, des deuxièmes plateaux, tout un tas d'appareillages électroniques. Bally et Midway sont parmi les marques les plus connues !

    Il était inévitable que les flippers voient aussi leurs déclinaisons en jeux vidéo. Je ne vais cité aujourd'hui qu'un éminent représentant du genre, à savoir Macadam Bumper, décliné de  1985 à 1988 sur divers ordinateurs de salon par l'éditeur ERE Informatique.

    On aura en effet droit à des versions Amstrad CPC, Commodore 64, Oric et ZX Spectrum en 1985 puis Atari ST en 1986 (également édité sur cette machine sous le titre Pinball Wizard par l'éditeur Accolade), en 1987 sur PC MS-DOS et enfin en 1988 sur les machines Thomson !

    Ce jeu est une création de Rémi Herbulot, programmeur vedette d'ERE Informatique. J'ai du y jouer dans sa version Atari ST et c'est un jeu très plaisant, à la bonne jouabilité et aux graphismes assez plaisant  ! Rien de surprenant toutefois, il s'agit de conserver sa bille le plus longtemps possible pour marquer un maximum de points et figurer au tableau des high-scores !

    Mais ce que j'ai surtout retenu de ce jeu, et qui en fait un soft digne d'intérêt, c'est son "éditeur de flipper" sur lequel je m'étais bien éclaté, créant des flippers improbables !

    Une réalisation "proche de la perfection" pour de nombreux aficionados ! Lé référence du flipper en jeu vidéo incontestablement !

    A bientôt !


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  • Les premiers volumes d'une série de BD sont toujours ceux où le héros se cherche tant au niveau du scénario que Les Aventures d'Alix - Tome 2 : Le Sphinx d'ordu trait et du dessin. Le personnage principale prends peu à peu son allure définitive et s'entoure progressivement de tous ses comparses !

    Alix n'échappe pas à la règle ! On retrouve le travail documenté de son papa Jacques Martin dans le tome 2 - intitulé "Le Sphinx d'or" et paru en 1956 aux Éditions du Lombard ! C'est dans ce second opus qu'est introduit le personnage d'Enak, jeune Égyptien métissé - qui sera le compagnon de route de toutes les aventures du jeune héros romain d'origine gauloise !

    Il faut rappeler que les premières aventures d'Alix date de 1948 et donc signaler que cette année en 2018, le jeune héros post-adolescent fête ses 70 ans ! Ses aventures continuent d'ailleurs aujourd'hui - avec la série classique et l'autre série plus mature, Alix Sénator par Valérie Mangin ! Enfin, notons que le magazine L'Histoire lui a tout récemment consacré un hors-série !

    Revenons au "Sphinx d'or" ! L'album et le récit peuvent se diviser en deux temps, deux moments !

    Tout d'abord, il est fait référence au siège d'Alésia (voir le billet que j'ai consacré à cet événement !). La cité gauloise est encerclée par les armées de César et la situation de Vercingétorix est désespérée. Le chef gaulois espère néanmoins que des renforts vont arriver ! Cet épisode situe donc l'album en 52 avant J.-C.

    Dans un village voisin, les divers clans et leurs leaders tergiversent quand arrive Alix, fils de l'ancien chef Astorix, qui vient en quelque sorte revendiquer sa lignée et surtout intercéder au près de César pour faire parvenir des vivres aux assiégés. Là, Alix rencontre aussi son cousin Vanic. Pendant ce temps, un émissaire de Vercingétorix qui porte un message requérant d'envoyer des combattants supplémentaires est intercepté ! La neige tombe et s'accumule, bloque tout et finalement Vercingétorix dépose les armes aux pieds de César !

    Alors que César fête sa victoire, il reçoit un petit sphinx en or accompagné d'un message qui l'avertit que de graves événements se préparent en Égypte ! Or le pays est stratégique car c'est le grenier à blé de l'Empire. Le chef de guerre et consul romain décide alors d'envoyer Alix en ces terres lointaines pour enquêter !

    On suit donc les premiers voyages d'Alix de la Gaule à l’Égypte. En Égypte, Alix va découvrir un homme qui se fait appeler "Sphinx" et qui a levé une armée. Le jeune héros se rends au temple d'Efaoud avec le chef des archers royaux Sénoris ainsi qu'avec Enak. Ce récit réintroduit aussi le personnage d'Arbacès, un Grec retors qui va devenir un des pires ennemis du héros !

    Un album parsemé de scènes épiques de combats, batailles de masses, duels, chevauchées, parsèment le récit et allègent une histoire assez bavarde !

    Voilà, un des premiers albums qui augure d'une magnifique série !

    A bientôt !


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  • Pour une philosophie de terrain - Christiane VollaireL'image du philosophe perché dans sa tour d'ivoire à la peau dure ! Il serait l'intellectuel parfait qui théorise des revendications qui ensuite vont donner lieu à des luttes "sur le terrain" !

    Christiane Vollaire, dans son essai Pour une philosophie de terrain, montre à contrario que c'est le combat sur le terrain - bref la praxis ! - qui va faire émerger de nouvelles réflexions philosophiques. Étymologiquement, le "terrain" est d'abord le terrain militaire, le lieu de la bataille - et donc de l'action ! Pour une philosophie de l'action qui agit sur le réel ?

    On retrouve là la vieille opposition entre idéalisme - les idées tombent du ciel ! - et empirisme - tout procède des sens. La philosophie de terrain va engager le corps, le mouvement, le déplacement, voir l'exil ! C'est aussi l'expérience qui va importer !

    L'auteure se base d'ailleurs sur son expérience personnelle. Diplômée de philosophie, elle a d'abord enseigné puis a été infirmière durant dix années. Elle a aussi pas mal publier dans des revues de philosophie et de médecine, réfléchissant sur sa pratique. Se pose alors, dans le recours au terrain, pour la pratique/pensée philosophique, la question de l'enquête. Quel est le statut de l'enquêté ? Victime, témoin ou expert ? Quelle attitude doit adopter l'enquêteur ? Doit-il être neutre ? Doit-il s'immerger dans le milieu étudié (investigation participante) ?

    Dans un second chapitre, Christiane Vollaire revient sur sept figures de la philosophie et leur rapport au réel ! On a Spinoza, Marx et Engels, Simone Weil, Hannah Arendt, Pierre Bourdieu et Michel Foucault.

    Avec Spinoza, nous est rappelé que l'intellectuel parle toujours depuis un point de vue inscrit dans un contexte historico-politique. Ici, c'est celui d'une société très religieuse.

    On connaît les théories de Marx et Engels sur la réification des prolétaires et la marchandisation du travail. Il est montré ici que ces schémas se reproduisent alors dans la famille avec le patriarcat.

    Simone Weil étudie et condamne la division du travail qui conduit à la séparation entre travail intellectuel et travail manuel - où ceux qui donnent les ordres sont dans un rapport de domination et ceux qui les subissent ne pensent plus pour éviter la souffrance.

    Hannah Arendt revient sur le procès Eichmann en 1961, s'interroge sur les conditions du procès, les responsabilités dans le massacre des Juifs et pose la "Banalité du Mal"  - ce qui lui valut nombres de reproches !

    Pierre Bourdieu se penche lui sur la Guerre d'Algérie et le déplacement des paysans algériens pour éviter qu'ils ne soient contaminer par les rebelles ! Une réflexion sur l'exil donc - et la désocialisation.

    Enfin, je ne m'attarderais pas sur Michel Foucault, théoricien du bio-pouvoir et très engagé sur le terrain notamment sur la question des prisons ! Il est aussi question ici de son analyse de la révolution iranienne en 1979 qui s'est retourné en déversement de violence.

    Enfin, dans le troisième temps de l'ouvrage, il est question d"études sur le terrain mené par la philosophe, auteure de cet essai !

    C'est d'abord en Égypte en 2011, depuis la place Tahrir où elle donne la parole à des protagonistes qui s'opposent à un système étatique intégralement corrompu.

    C'est ensuite au Chili, en 2012, dans un pays également corrompu, livré avec le coup d'état de Pinochet de 1973 à l'ultralibéralisme à des fins d'enrichissement personnel. On voit alors que l'Amérique du Sud est une terre déchirée la violence qui s'inscrit dans trois temporalités, courte, moyenne et longue durée et où se pose un problème mémoriel.

    Puis, c'est la Bulgarie en 2014 où, on n'en a pas beaucoup parlé, mais vingt personnes se sont immolés par le feu un peu partout dans le pays, là encore pour protester contre un État corrompu. Christiane Vollaire donne la parole à ceux qui étaient là.

    Pour finir est associée la possibilité de lier la philosophie de terrain à une pratique de la photographie documentaire, loin du pathos et du sensationnel - et qui donne encore plus de sens. En clair, procéder à une "politisation de l'Esthétique" là où on avait une "esthétisation du Politique". Il est ici mentionnée la collaboration avec le  photographe Philippe Bazin.

    Un petit ouvrage - moins de 200 pages - néanmoins très dense - avec une bibliographie assez fournie et qui ouvre de nouvelles pistes de réflexions ! A une époque où la philosophie peut apparaître comme sclérosée, il est temps de la faire renouer avec le réel à travers la pratique et de savoir "d'où l'on parle" !

    A bientôt !

    PS : J'ai emprunté ce livre à la Bibliothèque Universitaire de ma ville où j'espère par ailleurs faire un stage cet été 2018 !


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  • Soyons clair ! Ce n'est pas que je déteste le Rap ! Je ne suis pas un spécialiste même si j'écoute Skyrock depuis 1998 et ai entendu pas mal de tubes dans ce registre. Mais je trouve que la production actuelle est très médiocre. Après les vieux routards vous rabâchent toujours IAM et Suprême NTM ! C'est sûr que c'était clairement "l'Age d'Or du Rap" ! Tout est -il à jeter dans la production actuelle ?

    Abordons maintenant le cas Soprano ! Ce rappeur est l'un des rares, dans le paysage du Rap actuel, à qui j'accorde un peu de crédit. Son "flow" trouve un peu grâce à mes yeux ! Son vrai état civil est Saïd M'Roumbaba, né en 1979, à Marseille, d'origine comorienne. Précédemment, il s'est illustré avec le groupe Psy 4 de la rime, dans les années 1990, groupe qui reste une référence. Puis l'artiste, chanteur, rappeur et compositeur entame une carrière solo en 2007 avec un premier album, Puisqu'il faut vivre.

    Le label Hostile Records édite en octobre 2010 son album La Colombe - dont il va être question ici ! On retiendra surtout la chanson Crazy et plus encore le single Hiro - interprété avec la chanteuse Indila !

    Hiro est une référence à Hiro Nakamura, le personnage de la série-télé Heroes alors très à la mode et qui a la particularité de pouvoir voyager dans le temps. Soprano profite de cette caractéristique pour énumérer un certain nombre d'événements marquants de ces dernières décennies - auxquels il aurait voulu assister - comme les discours de Martin Luther King,... - ou de beaux gâchis (le 11 septembre 2001, l’assassinat du commandant Massoud, l'accident d'avion de la chanteuse Aaliyah,...) qu'il souhaiterait pouvoir éviter !

    Soprano jette un regard lucide et un peu désabusé sur le monde. Particulièrement, il passe en revue les manies de la nouvelle génération dans le single Crazy mentionné plus haut. Parmi les thèmes abordés, il y a la séparation de couples dans Châteaux de Sable, croqué de manière assez juste !

    Un album qui bouge à l'image de ses mélodies ! Il s'agit de foutre le bordel dans la chanson Darwa, troisième single exploité sur les ondes avec Crazy et Hiro - en fait le premier chronologiquement !

    Plusieurs collaborations ! Avec Indila donc, avec Constantine Windaman, RedK, Awa Imani, le duo de musiciens et chanteurs maliens Amadou et Mariam, et Psy 4 de la rime !

    Revenons sur le titre avec Amadou et Mariam qui s'intitule On a besoin de toi - ou il est question de ces migrants africain attirés par les lumières de l'Europe et ses fausses promesses et qui sont autant de bras qui ne font pas croître le progrès en Afrique même ! Plus que jamais d'actualité avec la "Crise des Migrants" !

    Signalons aussi le morceau Je rêvais qui reprends la chanson Un autre monde du groupe de rock Téléphone. Dans le titre Je serais là, l'artiste rends hommage à sa mère, sa femme et sa fille. A la Usain Bolt reprends une grande icône noire actuelle qui maîtrise son destin et son domaine ! Accroche-toi à mes ailes est assez réussi de même, avec une musique et des paroles que j'ai trouvé particulièrement belles et inspirantes !

    Un album qui dresse un portrait de notre époque, des difficultés que beaucoup affrontent et de l'espoir et des forces qui résident en eux ! Soprano s'interroge aussi sur Ce qu'on laisse à nos mômes, lui le papa d'une petite fille qu'il adore ! Au total, dans La Colombe, on a droit à 14 titres

    A noter que cet album, La Colombe, a connu une réédition en mars 2011, changeant de titre pour La Colombe et le Corbeau - et donc avec un nouvel opus intitulé Le Corbeau !

    Cet album a eu un bon succès puisqu'il a atteint la tête des ventes en France avec plus de 190.000 exemplaires plus les 20.000 ventes de l'album Le Corbeau !

    C'est distrayant et ça s'écoute ! Soprano est un artiste au profil assez sympathique contrairement à d'autres rappeurs qui se prennent pour des boss et des "Maîtres" ! Mais bon, si Rico m'a prêté ce CD, ce n'est pas le genre d'achat que je serais prêt à faire de ma poche !

    A bientôt !


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  • On connaît l'histoire de Peter Parker alias Spider-Man, personnage crée dans les années 1960. Tant d'histoire on été écrite sur ce héros que c'est encore un miracle que les auteurs de comics arrivent à se renouveler sur ce thème !

    Pourtant, dans les années 2000, la Maison des Idées - Marvel Comics ! - décide de lancer un univers alternatif rajeuni - avec des versions différentes de ses principaux héros ! C'est l'univers Ultimates - que je connais bien mal et dont je ne suis pas vraiment fan ! Les principaux artisans de cet univers sont, au scénario, Brian Michael Bendis et Mark Millar et au dessin, Bryan Hitch et Mark Bagley.

    Cet univers va connaître de multiples évolution ! Ce qui nous intéresse ici, c'est la mort du Spider-Man/Peter Parker Ultimates - mort provisoire ? - qui sera remplacé par un autre Spider-Man nommé Miles Morales - qui a la particularité d'être afro-américain. Ce nouveau héros apparaît pour la première fois en août 2011 et est le fruit du travail de Bendis et de Sara Pichelli ! Notre nouveau héros a quasiment les mêmes pouvoirs que l'original, avec quelques différences ; super-venin et camouflage !

    Se pose alors la question de "quand la Terre-616 et l'univers Ultimates vont-ils se croiser ?". La "confrontation" a lieu en 2013 dans le cross-over Spider-Men - avec Bendis au scénario et Pichelli au dessin ! Le Peter Parker "classique" croise Miles Morales, son alter-ego en quelque sorte, dans une histoire de voyage entre les dimensions ! La fin est ouverte et appelle une suite !

    En 2017, sort Spider-Men II, avec toujours Bendis et Pichelli - assistée de Mark Bagley ! Entre temps, les univers sont entrés en collision et le Multivers a été réorganisé ! L'Univers Ultimates a notamment été détruit ! Nos deux Spider-Men se retrouve sur la même Terre, la Première Terre ! C'est là que commence Spider-Men II !

    Ce comics interroge sur l'identité du Miles Morales de l'Univers "classique" originel. On sait que le Miles Morales de l'Univers Ultimates est notre nouveau Spider-Man et bien sur la Terre-616, devenue la Première Terre, il est en fait une sorte de gangster, ami de Wilson Fisk, le Caïd ! Il s'agit aussi d'une version adulte - et donc maléfique de notre héros - mais sans pouvoirs ! Après je ne connais pas assez l'Univers Ultimates pour pouvoir pousser plus loin  al comparaison.

    Ce Miles Morales adulte a une compagne, une certaine Barbara - qui porte le même prénom de la fille que le Miles Morales jeune a en vue ! - dont il est très amoureux et qui malheureusement va disparaître trop tôt ! Le gangster Morales, inspiré par des propos de Fisk, va explorer le Multivers - ou plutôt le faire explorer par le Maître de Corvée - pour trouver une autre version de sa Barbara ! A la fin, il ira la retrouver dans ce qui est... l'Univers Ultimates ressuscité ! Ceci présage donc de futures aventures dans ce monde rajeuni où Miles Morales ne figure plus - si ce n'est la version adulte et gangster qui y émigre à la fin pour retrouvé sa bien-aimée !

    La morale de ce récit est que les méchants gagnent parfois et qu'il n'y a jamais de fin heureuse dans l'existence qui n'est qu'un flux continu et qu'y voir un dénouement à un certain moment n'est qu'une construction de l'esprit humain !

    Mon verdict sur cette BD maintenant ! Sara Pichelli est une artiste vraiment au top et ses dessins sont tout bonnement magnifique ! Bendis est habituellement un assez bon scénariste, très en vue, un des Architectes de Marvel - passé à la Distinguée Concurrence - DC Comics - récemment, auteur que j'apprécie beaucoup. Mais ici, j'ai l'impression qu'il n'a pas poussé ses idées jusqu'au bout. On reste sur sa faim ! Je me demande vraiment ce qu'apporte le personnage du jeune Miles Morales, si ce n'est un peu de diversité ethnique et éditoriale - en même temps, je connais très mal, comme je l'ai dit, ce héros ! Si je devais donner une note à ce Spider-Men II, je donnerais un 11/20 pour le scénario et un 14/20 pour le dessin ! Moyenne à 12,5/20 donc !

    J'espère dans le futur vous faire une review du premier cross-over, Spider-Men, qu'il faut que je relises et qui m'avait paru bien meilleur !

    A bientôt !


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  • La dernière Trilogie Star Wars - la Postlogie - initiée en 2015 sur les écrans (plus tôt si l'on tient compte de la préproduction et du tournage du premier des trois films ! Bref dès le rachat par Disney en 2012 !), a introduit son lot de nouveaux personnages ! Il est une tradition dans cet univers, ce sont les personnages qui portent des masques, des casques, des armures ou des costumes ! On retrouve parmi ces nouveautés la redoutable et sans pitié Capitaine Phasma, reconnaissable à son armure de Stormtrooper chromée !

    A l'écran, Phasma est incarnée par l'actrice Gwendoline Christie - aussi connue pour son rôle de Brienne de Torth dans Game of Thrones, habituée des rôles un tantinet physique donc ! L'album de BD qui nous intéresse aujourd"hui - intitulé Capitaine Phasma : La Survivante nous explique dans son introduction que le personnage éponyme a été sollicité par le public, suscitant un "véritable engouement" ! Rien n'est plus faux ! Car Phasma est largement sous-exploitée ! De plus, Christie ne montre jamais son visage ! Rôle ingrat ?

    Pour combler ces lacunes, il a été décidé - juste avant la sortie de l'Épisode VIII - Les Derniers Jedi - de développer le background de Phasma à travers la BD sus-citée et aussi à travers le roman de Delilah S. Dawson, Phasma - dont je vous livrerais dans l'avenir aussi une critique ! C'est la gamme de produits :"Voyage vers Star Wars : Les Derniers Jedi" qui reproduit une initiative similaire qui avait eu lieu à l'époque pour Le Réveil de la Force !

    La BD qui nous intéresse est scénarisée par Kelly Thompson, romancière américaine qui a étudié l'Art Séquentiel à l'Université de Georgie ! Dans le domaine des comics, elle est connue pour trois titres qui l'ont lancé en 2015 : Captain Marvel & The Carol Corps, Jem and the Holograms et Heart in a Box ! Elle écrit par la suite A-Force, Hawkeye, Rogue & Gambit  et notre Capitaine Phasma  ! Elle se spécialise donc, semble-t'il, autour de personnages féminins, à quelques exceptions rares !

    Nous connaissons déjà les travaux de l'Italien Marcho Checchetto sur Star Wars :Les Ruines de l'Empire, Obi-Wan & Anakin  et le cross-over La Citadelle Hurlante  en alternance avec d'autres dessinateur dont le très honni par nous-même Salvador Larroca ! Le style de Checchetto est très lisible, propre et net, très détaillé, dynamique et parfois servi par les talents du coloriste quand il ne dessine pas des environnements gris de planètes crépusculaire comme dans Obi-Wan & Anakin  ou encore dans la présente BD !

    Les couvertures, magnifiques, sont signées du Français Paul Renaud ! Dont on savait déjà à quel point il était talentueux (par son travail sur Uncanny Avengers notamment !).

    On avait laissé Phasma à la fin du Réveil de la Force  dans un compacteur d'ordures - clin d'oeil à une scène ultra-célèbre de l’Épisode IV - Un Nouvel Espoir  ! Plus grave pour notre capitaine du Premier Ordre, Finn et Han Solo l'avaient obligé à désactiver les boucliers de la Base Starkiller, conduisant à la destruction de celle-ci !

    Ici, on en reprends là et Phasma parvient à s'échapper à temps, accompagnée du pilote TN-3465, une jeune femme qui ne survivra pas à cette aventure ! En vérité, Phasma a essayer d'effacer les traces de son irruption dans l'ordinateur centrale pour entrer les codes de désactivation et ne pas en endosser la responsabilité - ce qui signifierait sa disgrâce voire son exécution pour "trahison" ! Mais elle découvre qu'un autre officier, Sol Rivas, a accédé aux données et découvert le rôle de la capitaine dans ce fiasco !

    Phasma va donc le traquer jusque sur la planète Luprora, un monde très hostile, lui faisant porter le chapeau de la trahison alors qu'en réalité, elle veut l'éliminer pour ne pas qu'il parle ! La planète Luprora ne va pas lui faciliter la tâches avec ses créatures mortelles, les Tsw'ells et ses indigènes tout aussi dangereux, les R'ora ! Phasma va se montrer fin stratège en s'adjoignant l'aide des Lup'ror, des colons, et les pousser contre les R'ora pour atteindre Rivas, prisonnier de ces derniers !

    Au final, tout se goupille bien pour la capitaine sans pitié et sans scrupules qui éliminera tous les témoins et abandonnera aussi les colons Lup'ror à leur triste sort : l'extinction ! Elle regagnera la flotte du Premier Ordre et fera son rapport au Général Hux alors que ses armées et ses destroyers stellaires s’apprêtent à attaquer D'Qar et la Résistance  - cela nous est raconté dans Les Derniers Jedi !

    Que dire ? Cet album m'a à moitié convaincu ! Côté dessin, c'est assez beau et peaufiné même si comme je l'ai dit l'ambiance de Luprosa ne mets pas en valeur le style de Checchetto ! Cé scénario, c'est au final un récit assez anecdotique qui ne nous en apprends pas beaucoup plus sur Phasma, rien ou presque sur son passé, surtout sur son caractère implacable voire cruel - en tout cas déterminé et on pourrait même dire fanatisé ! Ça me fait dire que le personnage ne méritait pas d'être éliminé par Finn de la façon dont elle l'a été dans l'Épisode VIII ! Peut-être à t'on tout dit sur la capitaine - objet de fantasmes car masquée (à l'instar d'un Boba Fett !) Mais est-elle vraiment morte ? Je pense que oui ! Ou alors elle aurait une capacité surhumaine d'échapper à son destin à la fin de chaque film ?

    A bientôt !


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  • Retournons en 12 avant J.-C., sous le règne d'Auguste, retrouver le noble sénateur et quinquagénaire toujours vaillant Alix, flanqué de son fils Titus et du fils d'Enak, Kephren, adolescent plus problématique !

    Cette fois-ci, Alix est en Grèce pour accomplir une mission que lui a confié son empereur et ami Auguste, à savoir remettre la main sur les livres sibyllins qui sont donc, par définition des livres de prophéties, en particulier de la Pythie de Delphes !

    Ce tome 4  - "Les Démons de Sparte" - toujours scénarisé par Valérie Mangin - qui se fonde sur de solides bases historiques - et illustré avec autant de rigueur par Thierry Démarez, poursuivant l'héritage de Jacques Martin et amenant ses personnages dans de nouvelles directions inédites, ouvre un nouveau cycle de trois tomes. Au début du récit, Alix, accompagné de ses fils et d'une compagnie de légionnaires romain, est à Athènes, sur l'Acropole, auprès de son ami Numa Sadulus - personnage de la série originale (de L'Enfant grec je crois ?) croqué d'après l'érudit contemporain Numa Sadoul.

    La tâche de ramener les livres sibyllins a d'abord été confiée à Marcus Atilius mais celui-ci et sa petite escorte ont été interceptés par des hommes se présentant comme des "Spartiates", descendant des 300 de Léonidas ! Alix doit récupérer ces livres  et il découvre que le plus précieux des ouvrages n'a pas été récupéré par les agresseurs mais serait en possession du "Boiteux" - un livre qui contient un secret très important et donc très précieux !

    Ce tome nous mets en perspective les événements qui ont conduit à la conquête de la Grèce par Rome et qui ont eut lieu pour l'essentiel au IIème siècle avant J.-C. La Ligue achéenne fut en effet battue par les légions romaines ! De nombreux personnages - au premier chef Heraklion, alors enfant et apparu pour la première fois dans le volume de la série originale, Le Dernier Spartiate (voir mon billet !) - regrettent le déclin de ce qui fut autrefois la Grande Grèce, berceau de la culture et qui n'est plus que ruines, campagnes désertes, musées et terres exploitables par les riches patriciens romains !

    Heraklion est Spartiate et se porte garant pour les siens : ils n'ont pas agressé Atilius, ni repris les livres tant convoités ! Et il affirme ceci même en détestant Euryclès, le dictateur actuel de Sparte, allié d'Auguste !

    Un important passage du récit se passe à Delphes, où les enfants d'Alix vont consulter la Pythie. La question de la filiation de Titus est posée et les réponses de l'Oracle sont évidemment mystérieuses et bien inquiétante pour le jeune garçon qui se demande qui est sa mère ! Kephren pose aussi une question qui ne sera dévoilée qu'à la fin de ce tome !

    Finalement, l'affrontement dans des gorges entre la soldatesque d'Alix et les "Spartiates" a lieu ! Ils ne sont en réalité, comme on s'en doutait, des mercenaires mais qui les a engagé ? Et où sont les livres ? Alix obtient des réponses et doit se dépêcher de rentrer à Athènes pour confronter les commanditaires ! Toutefois le dernier livre, celui qui contient le secret si important, n'est pas retrouvé !

    Kephren semble devoir poser problèmes à l'avenir ! Il entretient une rancœur secrète contre Alix, son tuteur, et Enak, son père, reparti en Égypte ! On sait depuis la fin du tome 3 qu'il est un espion de Livie. Il s'acquitte bien de ce dernier rôle ici d'ailleurs et en sait quelque peu sur le livre sibyllin manquant !

    Il reste à lire les tomes suivants pour connaître le fin mot de l'histoire !

    C'est toujours aussi excellent et prenant ! Le ton n'est certes pas le même que la série original ! Là, on est plus dans la couleur de séries actuelles comme Game of Thrones à la télévision, c'est à dire plus violent et plus cru aussi - et plus réaliste ! Le dessinateur Thierry Démarez nous livre un travail nickel tout en détails et précisions ! Bref, c'est une série que je suis - et continuerais à suivre ! - avec intérêt et qui ne m'a jamais déçu ! J'étais déjà fan de la série original de Jacques Martin que m'offrait mon grand-cousin Alain P. lorsque j'étais enfant !

    J’appréciais déjà aussi beaucoup Valérie Mangin, ancienne élève de l’École des Chartes et vivant à Bayeux, pour ses travaux antérieurs notamment sa série de BD Abymes - dont le tome 3 conclusif m'avait bluffé (voir sa critique ailleurs sur Eklablog et Overblog !)

    A bientôt !


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  • XIII - Tome 17 : La Version irlandaise -  Giraud & Van HammeCe tome 17 des aventures de XIII, intitulé La Version irlandaise, est en quelque sorte un flash-back qui fait retour sur un événement précis du passé du héros. Durant ses études universitaires, Jason Fly se lia d'amitié avec Kelly Brian, en réalité un jeune activiste de l'IRA du nom de Seamus O'Neil. Les deux hommes devaient se rencontrer une dernière fois lors d'un séjour en montagne puis un seul des deux devait en revenir et usurper l'identité de l'autre ! Fly avait-il tué Brian et assumé son rôle ? Cet album plein de surprises nous révèle en fait que cela ne s'est pas passé comme ça !

    Un excellent récit qui montre une fois de plus que Jean Van Hamme maîtrise son sujet et sait nous concocter des intrigues élaborées ! Cette fois-i, chose notable, William Vance cède la place à la légende de la BD, Jean Giraud, auteur notamment de la série Blueberry (chroniquée ailleurs !) et aussi connu sous le nom de Moebius ! On reconnaît bien son trait expert si caractéristique !

    Le début de l'album nous montre les débuts du parcours du vrai Kelly Brian ou plutôt de Seamus O'Neil en Irlande du Nord et son engagement progressif au sein de l'IRA Provisoire, la branche qui a décidé de recourir au terrorisme, là où le Sinn Fein a opté pour l'action politique ! Van Hamme nous livre d'ailleurs au début du récit un long texte qui résume le contexte politique compliqué depuis l'invasion de l'Irlande au XIIème siècle par les armées d'Henri II Plantagenet, les premiers sursauts d'indépendance à la fin du XVIIIème siècle, jusqu'à l'amnistie au début des années 2000. C'est utile pour s'y retrouver bien que très sommaire évidemment !

    Seamus O'Neil va se retrouver impliqué dans le combat de L'IRA Provisoire, et même connaître l'amour pour le perdre aussitôt ! Il sera arrêté et on organisera son évasion puis sa fuite aux USA, sous la fausse identité de Kelly Brian ! C'est là qu'il rencontrera Jason Fly et c'est là, au début du récit qu'il raconte son passé à son ami !

    On a la surprise de retrouver Franck Giordino dans cet album - qui est alors à la tête de la CIA et non de la NSA - pas encore du moins ! Plus surprenant encore est la présence de Jessica Martin, amante de Giordino et qui travaille pour lui comme agent ! Elle sera chargée d'approcher Kelly Brian et aura une liaison avec lui. Évidemment, XIII, devenu amnésique entre temps, ne se souvient plus de ces événements !

    Kelly Brian est alors contacté à nouveau par son oncle, un des chefs de l'IRA, qui décide de l'envoyer à Cuba contacter Fidel Castro pour récupérer des armes mais avant cela le jeune activiste - par ailleurs de plus en plus dégoûté de la violence et tenté par la négociation politique - doit éliminer son ami Jason Fly qui en sait trop sur lui  - au cours d'une randonnée !

    Mais Seamus ne peut s'y résoudre et raconte tout à Jason ! Finalement, celui qui est connu sous le faux nom de Kelly Brian est abattu mais pas par Jason Fly ! Jessica fait aussi son apparition au moment cruciale et finalement, celui qui aura maintes identités avant de devenir XIII, l'amnésique le plus célèbre du Neuvième Art, se voit proposer de reprendre l'alias de Kelly Brian et sa mission à Cuba ! On ne lui laisse guère le choix !

    Et où on découvre que Giordino sait des choses sur le passé de notre héros que celui-ci même ignore ! Confondant !

    Comme toujours une excellente histoire pour une série d'exception ! On attends maintenant la confrontation finale entre XIII et le directeur de la NSA dans le présent !

    A bientôt !


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  • Depuis presque une dizaine d'années, je consigne des réflexions - qui me viennent de mes lectures et deDes Réflexions à foison - VII mes expériences du monde - dans des carnets numériques ! C'était déjà bien avant que je fasse des études de Philosophie ! Peut-être un jour établirais-je un système et des synthèses thématiques ?

    Voici les quelques discussions du jour !

    Le langage permet de maîtriser le temps ! Il permet de ramener les choses au présent et nait avec l’écriture de l’Histoire.

    Pourtant, le langage est incapable de dire ce qu’est « le Temps ». Pour se faire il utilise des approximations telles que « le temps s’écoule » confondant temps et phénomènes temporels !

    (03/11/2013)

                                                                       ***

    Ouverts d’esprit, racistes ? Antisémites ?

    On l’est tous potentiellement car on ne choisit pas dans quel milieu on naît !

    Tous se joue dans l’éducation or on ne choisit pas – nos aînés – notre milieu – nous l’impose.

    L’intolérance n’est pas génétique !

    Claude Lévi-Strauss : Nature et culture !

    (04/11/2013)

                                                                    ***

    1 univers avant le Big Bang ---- 1« tour de manège » de plus

    n univers --- n « tours de manège »

    Mais tout de même un univers initial

    Donc 2 théories interféreraient

                              Univers cyclique

                              Et naissance du premier univers

    A combien de « tours de manège » en sommes –nous ?

    (Et le multivers dans tout cela ?)

    (04/11/2013)

                                                                       ***

    La métempsycose ? La réincarnation des âmes ? Quelle « foi » y accorder ?

    Moi, je me rappelle que lorsque j’avais 5 ans et que me venait mes premières pensées –pas encore quoi que des réflexions – sur la mort, j’avais, à 5 ans, l’impression d’avoir vécu bien plus longtemps que 5 ans ! Il est vrai que quand on est enfant, on n’a pas la même notion du temps ! Et la légende du « baiser de l’ange » qui nous effacerait nos souvenirs de nos vies antérieures ?

    L’oubli est nécessaire à la construction de la mémoire et de l’identité – à l’échelle d’une seule existence – et de plusieurs ?

    Deux potes à moi, des intellos des bacs à sable, ont eu une conversation dans le bus, dont je me souviens, à la fin des années 1980, du temps du lycée ; Ils expliquaient qu’ils avaient l’impression de connaître déjà des lieux où ils ne sont jamais allés.

    Mais il faut remarquer que de par la culture qu’il acquiert, par ses lectures, l’individu curieux de nature possède une mémoire antérieure à sa naissance. Par exemple, je n’ai pas vécu la Seconde Guerre mondiale mais j’en ai des images par les documents historiques que j’ai lu ! C’est par l’écrit que l’homme entre dans l’histoire. D’où aussi mon journal comme témoignage et fil rouge pour ma famille !

    (18/11/2013)

                                                                       ***

    La bêtise, ce n’est pas tant le manque de culture mais plutôt d’avoir des certitudes !

    « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien ».

    Attention toutefois à ne pas tomber dans la fausse modestie. Pourquoi se cacher que l’on a une grande culture lorsque c’est effectivement le cas ! Moi et mes nombreuses lectures : entre 2 et 5 romans/essais par semaine !

    (18/11/2013)

                                                                     ***

    Le but de la quête de la connaissance n’est pas d’acquérir une érudition absolue, ni même d’approcher la Vérité mais plutôt de combattre ses propres certitudes.

    Je me rends compte que cela peut être déstabilisant !

    Le sage est plus « perdu » que l’ignorant !

    (19/11/2013)

                                                                     ***

    La Vie a-t-elle un sens ? En tout cas, elle est complexité !

    (20/11/2013)

                                                                     ***

    Dans les temps antiques, le cosmos, les dieux et les passions humaines étaient reliés. Puis, il y a eu compartimentation – et désenchantement ? – dans leur étude.

    Avec les plus récentes découverte de la Physique – Le Big Bang, le multivers, la science se mêle de nouveau au religieux – est-ce un bien ? Un mal ?- au philosophique et au métaphysique ! Un retour de la transdisciplinarité que j’appelle de tous mes vœux – pour mieux approcher la complexité du réel !

    (25/11/2013)

                                                                     ***

    J’imagine – ou plutôt, j’en ai rêvé – que l’avenir du cinéma et du jeu vidéo se situe dans une sorte de « 3D Max Interactive », au croisement entre technologie Wii, holographie en couleur et possibilité de déplacer des objets sur des interfaces en « solide » à la manière de Minority Reports ou des films Marvel Iron Man ou Agents of Shield !

    On visionnerait un film de manière nouvelle, on se déplacerait dans le décor, on pourrait même bouger les objets mais, dans le cas d’un film – et pas d’un jeu vidéo ! – on aurait un message d’erreur si on déplace un objet dont le héros a besoin !

    Visionnaire !

    (29/11/2013)

                                                                        ***

    Être lucide sur le monde rend-t-il plus heureux ?

    (01/12/2013)

     

    C'est tout pour cette fois ! A bientôt !

    (Libre à vous de creuser ces pistes de réflexions en commentaires ! J'y répondrais volontiers !)


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  • Volume  2 :  Les Amoureux des Bancs Publics - Georges BrassensGeorges Brassens est quasiment une légende dans le milieu des auteurs-compositeurs-interprètes ! Il est considéré en outre comme un véritable poète français.

    Notre Brassens national est l'auteur de plus de deux cents chansons dans le registre populaire. Nombres de compilations ont été édités qui contiennent ses textes les plus emblématiques, comme Chanson pour l'Auvergnat, La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Les Copains d'abord, etc... On connaît tous ces morceaux !

    L'artiste, né en 1921 et décédé en 1981 est connu pour la force de ses textes alliés à la simplicité des mélodies. On reconnaît aisément sa voix un peu rocailleuse accompagnée du seul son de sa guitare. Brassens, c'est le chanteur idéal pour les veillées autour d'un feu de camp !

    Ce qui est remarquable, c'est l'audace de ses compositions, qui frôle toujours la transgression mais de manière fine, en utilisant la périphrase et la métaphore - ce qui produit un effet comique certain ! Une audace d'autant plus remarquable, dans les années 1950, dans la France d'avant - Mai 68 !

    Brassent chante les mauvais garçons notamment, dans cette compile, Volume 2 : Les Amoureux des Bancs Publics, avec des chansons comme "Je suis un voyou" et "La mauvaise herbe" ! Il y a de fortes tendances anarchistes chez Brassens et la figure du voyou incarne la résistance à l'autorité, à la bigoterie, à une société corsetée et psychorigide, gangrenée par la bien-pensance et qui aliène les individus !

    En face de cela, il y a les plaisirs de la vie et dans ce registre, le personnage de la jeune fille incarne une sorte de candeur naïve - les femmes qu'elles soient innocentes comme Margot ou comme la prostituée font déraisonner les hommes, brisent le conformisme et les faux-semblants, bref l'hypocrisie générale ! Lorsque "Margot dégrafait son corsage", c'est "pour donner la gougoutte à son chat" et elle ne se voit pas comme un objet sexuel !

    Beaucoup de tendresse aussi dans ces chansons et un éloge de la jeunesse avec "Les Amoureux des Bancs Publics" ou encore "Le Vent" qui se montre fripon ! Car vous l'aurez compris, il y a de la friponnerie et de la polissonnerie dans ces textes ! Brassens fut l'enfant pas sage de la chanson française ! Polisson mais jamais vulgaire !

    La position du chanteur vis-à-vis de l'amour est plus ambiguë ! Il est tantôt célébré, tantôt malheureux, comme il le rappelle dans "Il n'y a pas d'amour heureux", sublime mise en chanson d'un texte de Louis Aragon ! Parfois, il est même tarifé et devient jeu ! Bref, il est souvent dédramatisé !

    Certains textes jouent plus basiquement sur les sonorités et les allitérations comme "La cane de Jeanne", purs jeux textuels, mais là encore pas seulement ! L'emploi de l'argot est souvent présent !

    Brassens est un chanteur intemporel ! J'éviterais bien sûr de faire des parallèles avec des chanteurs actuels ! Je me suis déjà exprimé sur ce sujet, vous savez à qui je pense (sinon demandez à Madame Pavochsko ou à Bella !) et je vais passer pour un vieux con ! Mais les textes de Brassens sont  beaucoup plus engagés que la production complète de tous ces nouveaux venus - dont certains ont déclaré "être le nouveau Mozart", ne doutant de rien - ridicule !

    Brassens doit bien rire sous sa moustache là où il est désormais !

    A bientôt !


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  • Nous retrouvons la série épique The Savage Sword of Conan  - avec le tome 4 intitulé "Le Conquérant" et toujours édité en kiosques par Hachette-Collection ! Force est de constater tout d'abord, que, scénarisés toujours par Roy Thomas, d'après Howard, les récits de Conan ne se limitent pas à des combats à l'épée - même si le héros règle souvent ses problèmes par le fer !  - mais mettent aussi en jeu des intrigues politiques compliquées et des complots à multiples niveaux ! La magie est aussi très présente !

    Ce tome 4 contient les issues 8 à 11 du comics original des années 1970, avec six récits datés de fin 1975 - début 1976.

    "Le Flacon d’Éternité" est dessiné par Tim Conrad. C'est un récit très court qui nous est narré par l'entremise d'un sorcier immortel. Celui-ci raconte comment un certain barbare qui nous est bien connu, Conan donc, déjoue tous ses pièges et parvient jusqu'à lui pour lui asséner un coup de hache mortel ! Notre sorcier aspirait en fait à la mort, qui le délivre des Dieux Anciens, et voit à l'ultime moment le Cimmérien comme son libérateur ! Court, simple, mais efficace !

    "Chant de mort de Conan le Cimmérien" est encore plus court puisqu'il s'agit d’un poème écrit par Lin Carter, un des plus célèbre adepte de Howard et illustré par Jess M. Jodloman, un dessinateur philippin qui a notamment aussi illustré Ivanhoé et L’Odyssée  pour Marvel dans les années 1970.

    "Corsaires contre Stygiens", dessiné par Gil Kane et Yong Montano et "Conan le Conquérant", illustré par John Buscema "et sa Tribu", font partie d'un même très long récit où Conan est Roi d'Aquilonie mais a été provisoirement destitué par un conglomérat de traîtres. Pour retrouver son trône, le Roi Barbare doit remettre la main sur un puissant talisman, le Cœur d'Ahriman, que l'on a transporté jusqu'en Stygie, pays maudit où règnent le maléfique Seth et ses prêtres !

    La route est longue jusqu'en Stygie et Conan doit d'abord se défaire du capitaine Démétrio, qui commande le condotierre,  et de son équipage de corsaires ! Notre héros vainc le chef en combat singulier puis délivre les esclaves noirs que lui-même a jadis dirigé en tant que Amra. Il peut ensuite débarqué dans une petite barque dans le pays maudit des Stygiens !

    Là Conan devra éviter d'autres dangers dont des serpents sacrés ou encore la reine vampire immortelle Akivasha qui tentera de l'étreindre. Il assiste ensuite à une cérémonie impie entreprise par les Stygiens pour ressusciter un très ancien sorcier, mort il y a des millénaires, avec le talisman tant convoité par Conan ! La cérémonie échoue partiellement car surviennent des Khitians venus aussi récupérer le Cœur d'Ahriman ! C'est finalement Conan qui parvient à son but !

    Dans la suite du récit, Conan fait face à la conjuration qui l'a destitué ! Il y a Amalric, Baron de Tor, Tarascus, roi de la Némédie voisine et Valerius pantin et chancelier d'Aquilonie. Oraste le quatrième conspirateur vient les mettre en garde contre Xaltotun de l'ancien Empire maléfique et puissant d'Achéron, empire disparu il y a des millénaires - 3000 ans ! , et dont le dernier représentant, Xaltotun, ressuscité par nos quatre types et le Coeur d'Ahriman, veut libérer les démons ! Très prévisiblement, Xaltotun tue Oraste devant le reste de l'assemblée pour montrer son pouvoir !

    Conan aura fort à faire pour défaire tous ces vilains ! Il s'appuiera sur les révoltes intérieures au pays et ses propres armées restées fidèles ! Finalement, tous les conspirateurs seront vaincus de même que Xaltotun avec l'aide d'un prêtre d'Asura !

    On retrouve les pillards zuagirs dans le récit suivant ! Conan est toujours à leur tête et a quelques difficultés à tenir Fazal un de ses lieutenant qui attaque un convoi de prêtre ! Les Zuagirs récupèrent une statuette en forme de femme à tête de chatte qui murmure son influence à l'oreille de Conan et le fiat déraisonner, le poussant à des raides de plus en plus audacieux qui mèneront à la fin des Zuagirs ! Par la suite, Conan se libère de son emprise tandis qu'elle s'empare de l'esprit de Fazal.  Notre héros finira par jeter l'effigie au loin qui sera recouverte par les sables ! C'est illustré par Pablo Marcos

    Le dernier récit se nomme "Le Repaire des Damnés', dessiné par John Buscema et Yong Montano à nouveau ! Conan, qui a perdu ses Zuagirs, prends l'identité de Shrikuh natif de Zamora et tente d'infiltrer les Tigres Noirs, un groupe de voleurs qui vivent dans la cité appelée le Repaire des Damnées et dirigés par Abdel Khafir leur prince. Or Khafir est en fait un espion turanien, nommé Nikolav Yvonn que Yesdigerd le dirigeant turanien a chargé de prendre le contrôle des Tigres Noirs pour mieux mes conduire à leur perte ! Mais voila, le nouvel émir, Khafi alias Yvonn suit son propre agenda, a trahi son chef, et veut se tailler son propre royaume avec la petite nation de voleurs !

    Conan arrive dans l'idée de semer la zizanie et de renverser Khafir en nommant un nouvel émir à sa place ! Il peut pour cela compter sur Mellanie, une ancienne courtisane dont le frère Darami a été assassiné après avoir volé les Tigres Noirs. La jeune femme connaît le secret de Khafir et pour cette raison l'émir veut l'éliminer après l’avoir réduite en esclavage tandis qu'elle recherchait vengeance !

    A cela s'ajoute une histoire d'étrange amulette qui est en fait un être vivant  fait de brumes qui va finir par s'étendre en dévorant tout : humains, pierres et joyaux - et pouvant possiblement s'étendre au monde si il n'était arrêté par trois être étranges à l'aspect identiques, maîtres du contrôle mental et de forces obscures ! Le récit s'arrête avec la cité des voleurs réduite en cendres qui lui vaut bien alors son titre de "Repaire des Damnés" !

    Des récits au final très élaborés et bien construits pour une collection vraiment épatante ! Nous ne sommes pas près d'en voir le bout puisqu'elle compte 55 tomes ! Je vous donne donc rendez-vous au tome 5 ! Bientôt !

    A très bientôt !


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  • Durant mes années de lycée, je me suis pas mal éclaté sur mon Amstrad CPC puis sur mon Atari ST ! Acheter desVixen - Martech jeux vidéo n'était pourtant pas forcément à la portée de ma bourse et je récupérais des jeux piratés/ crackés en nombres ! J'ai déjà du aussi vous dire que j'étais inscrit à la Logithèque de la Bibliothèque de Caen ! J'y dénichais quelques petites perles mais aussi des softs improbables ! Vixen fait partie de ces jeux !

    Vixen  est jeu édité par la société Martech et Intelligent Design, sorti en 1988,  qui mets en avant une belle amazone ! La jaquette de la boite est à cet égard assez affriolante - surtout pour moi qui ressentait alors mes "premiers émois" - avec une jeune top-model blonde qui n'aurait pas dépareillée en photo dans The Sun ou Das Bild !

    C'est un jeu d'action/aventure - sur Atari ST, Amiga, PC, ZX Spectrum, Commodore 64, et Amstrad CPC - où vous incarnez Vixen qui est le dernier être humain de la planète Granath, qui est maintenant sous le contrôle d'une race de dinosaures. Élevée par des renards, elle a juré auprès des anciens d'éradiquer les dinosaures et de rendre la planète aux humains. Elle dispose pour ce faire d'un fouet améliorable au cours de l'aventure. La seule originalité de ce jeu est que vous pouvez vous transformer en renard - en renarde donc plutôt !

    Pour vous situez le jeu, disons qu'il ressemble un peu dans le style du jeu Thundercats (Cosmocats) d'Elite Systems, paru à la même époque ! Vous vous déplacez dans un environnement 2D avec scrolling horizontal. Vous vous débarrassez des ennemis avec votre fouet en évitant tout contact mortel ! Vous avez de plus un temps limité !

    En soi, le jeu n'est pas mauvais - mais n'est pas exceptionnel non plus ! Rien de transcendant ! On notera la musique langoureuse - et vaguement préhistorique ! - qui accompagne le jeu qui n'aurait pas dépareillé dans un film érotique !

    Vixen - Martech

    Mais ce qui pique les yeux et fâche, c'est la notice du jeu ! C'est traduit en français de manière complètement incompréhensible - à croire que ça a été traduit du chinois au français par un Bulgare qui ne parle aucune des deux langues ! Pas une seule phrase sujet/verbe/complément - et un parlé "petit nègre" pour notre héroïne ! Travail bâclé donc ! A quoi bon soigner la jaquette si c'est pour se foirer sur la notice !? Dans le genre de traduction qui tâche, on avait aussi Ultima IV de Lord British avec son "Board" ("Embarquer") traduit par "Tableau" ce qui rendait le jeu injouable ! Là on frôlait l'escroquerie et vous en parlerais sans doute une prochaine fois !

    Vixen, donc, un jeu vite joué, vite oublié ! C'est assez répétitif ! En même temps, il sortait déjà tellement de jeux dans les années 1980 qu'ils ne pouvaient pas tous être réussis !

    A bientôt !


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  • Yuval Noah Harari est un professeur d'Histoire israélien à qui on doit le best-seller paru en 2015 en français, Sapiens, une brève histoire de l'humanité. Le livre retrace en effet l'Histoire de l'Humanité, de ce fait est assez épais (près de 500 pages !) et se lit comme un roman !

    On s’attend évidemment à un monument d'érudition et c'est effectivement le cas ! Mais je trouve, alors que j'arrive à la fin du bouquin, que le propos reste bien général. Il est question de biologie, de cadres mentaux, d'innovations techniques, de faits sociaux avec des mises en garde sur les menaces qui pèsent sur l'Humanité !

    L'Humanité a de fait traverser trois grandes Révolutions ! On connaît la révolution agricole vers 9000 avant notre ère et la révolution scientifique du temps de la Renaissance (avec Francis Bacon, ou Galilée) mais il y eut, il y a 70000 ans, la révolution cognitive. L'homme changeant son régime alimentaire, y incluant de la viande, vit son cerveau se développer, et se mit à fabriquer arcs et flèches, bateaux, lampes à huiles, s'initia à l'art rupestre, développa des embryons de sociétés et enterra ses morts !

    Des chasseurs-cueilleurs, parce qu'on développa des capacités à coopérer pour survivre, on passa à l'agriculture et l'élevage. Dans le même temps, pour fédérer tout cela, on conçut des fictions, évidemment d'abord orales, des mythes - au début souvent agricoles ! - et ensuite des religions ! Dans le même temps, se produisit, en même temps que s'assemblaient des tribus de plus en plus vastes, un désastre écologique dont la disparition des mammouths et des aurochs ne sont que les exemples les plus connus ! L'Homme devenait un "serial-killer" !

    La révolution agricole permit à la démographie de faire un premier bond. Mais si il y avait plus de gens, ceux-ci vivaient moins bien qu les chasseurs-cueilleurs qui paradoxalement, parce qu'ils étaient moins nombreux, avaient plus de ressources ! Avec ces nouvelles sociétés, on était constamment sur le fil du rasoir !

    Puis, l'agriculture prenant de l'ampleur, il a fallu une autorité centrale pour gérer les stocks et ce fut la naissance des premiers États - on pense à Babylone ! Avec aussi l'apparition des nombres, de l'écriture et des impôts, les premières guerres de masse aussi ! Je vous renvoie à mon billet sur l'invention de l’Écriture !

    Par la suite, trois grands principes vont unifier le monde que Yuval Noah Harari explicite dans autant de chapitres : la monnaie, les empires et les religions !

    La monnaie va peu à peu remplacer le troc et rendre les échanges universels en les simplifiant ! Les grands Empire, on pense à la Chine, l'Empire d'Alexandre, l'Empire romain, l'Hégire musulman, les Empires Incas, Mayas et Aztèques, ou plus près de nous les Empires russe et ottoman.

    Au départ, la seule religion était l'animisme ! Puis on vit les polythéismes. Le  monothéisme apparut en Égypte en 1300 avant  notre ère avec Akhénaton, un culte du soleil dont s'inspirèrent les Juifs. Le Christianisme et l'Islam sont dans la filiation du Judaïsme !

    Grâce à la révolution scientifique, l'Europe va peu à peu dominer le monde. Le monde est mathématisable et l'Homme doit dominer la nature. Cette révolution scientifique est insérée dans la société et associé à l'impérialisme et au capitalisme chez les Européens.

    De par la notion de progrès, l'ensemble des richesses disponibles et créés va croître  - la taille du gâteau augmentant, le recours au crédit connaît un nouvel élan. En retour, ce crédit - et la confiance dans le futur - entraînent de nouvelles découvertes dans un cercle vertueux !

    La révolution industrielle se produit lorsque l'Homme comprends comment transformer une source d'énergie en une autre avec la machine à vapeur (à partir de la combustion du charbon, on créé du mouvement !). Cette révolution industrielle entraîne une seconde révolution agricole qui ne prends pas en compte la souffrance des animaux dans des élevages industriels (on a là un propos sous-jacent que ne désavouerait pas les Vegans !).

    A la fin de l'ouvrage, on retrouve la situation contemporaine : consumérisme, Etat-Providence... Mais et le Bonheur dans tout cela !? L'Humanité est-elle plus satisfaite aujourd'hui ? Certes on vit mieux mais on détruit la planète -  ce qui risque de détériorer dans pas longtemps nos conditions de vie !

    Est-ce le Transhumanisme qui apportera des réponses ? Je vous donne rendez-vous pour aborder ces aspects dans un prochain comte-rendu de lecture de l'autre livre de Yuval Noah Harari : Homo deus, une brève histoire de l'avenir !

    On peut retrouver un aperçu du livre Sapiens - Une brève histoire de l'humanité dans une série de vidéos/conférences de l'auteur sur sa page Youtube !

    A bientôt !


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