• La série principale de comics Star Wars de Marvel a actuellement une dizaine de numéros de retard sur la Star Wars - Tome 6 : Des Rebelles naufragéspublication US mais néanmoins Panini continue de faire sortir régulièrement des tomes même si ils sont assez espacés dans le temps !

    C'est ainsi que sort en août 2018 Star Wars - Tome 6 : "Des Rebelles naufragés" qui marquent la fin du travail du scénariste Jason Aaron sur la série ! c'est toujours illustré par Salvador Larroca au style si ... "particulier" !

    Cette fois-ci, on a une sorte de série de récits one-shots - ce qui est assez antinomiques ! Les héros rebelles se sont dispersés et on les suit dans autant de récits qu'il y a de protagonistes !

    Dans "Des Rebelles naufragés" - premier récit qui donne son titre à l'album, Luke Skywalker et la princesse Leia sont en perdition sur une planète aquatique. On voit alors que les rebelles ne manquent pas de ressources et font fonctionner le système D dans un remake de Koh-Lanta. Ces deux-là parviennent même à mettre en déroute une escouade de Shore Troopers (vus dans Rogue One !) et finissent par redécoller !

    La série de comics a introduit ses propres personnages dont la contrebandière Sana Starros fait partie ! Dans le second récit, "Les treize caisses", celle-ci monte une arnaque à plusieurs niveaux, avec Lando Calrissian comme associé et témoin et qui lui est un peu dépassé ! Sana double à la fois des pirates, les Impériaux et Jabba le Hutt et récolte de l'argent pour un hôpital !

    Le récit suivant s'appelle "Passeur de Hutt" et mets en scène Han Solo et Chewbacca qui doivent escorter Grakkus le Hutt (qu'on a découvert dans le tome 2 de cet même série - et qu'on reverra dans le tome 2 de la série Poe Dameron !) jusqu'à une prison rebelle pour lui faire révéler l'emplacement d'une cache d'armes ! Mais le voyage se déroule mal ! En réalité, là encore, les Rebelles font preuve de ruse et ont mis au point un stratagème pour faire parler le Hutt, tablant sur son arrogance !

    Le quatrième récit, "La Revanche de l'Astromecano" est assez improbable ! Précédemment, C-3PO a été capturé par l'Escadron SCAR (Section Commando Autonome de Reconnaissance), des Stormtroopers d'élite menés par le sergent Kreel (c'était dans le tome 4, Le Dernier Vol du Harbinger). Dans ce récit, R2-D2, dont "l"armement a été amélioré par Chewbacca" se lance à la rescousse de son compagnon droïde et "terrasse" à lui tout seul des escouades entières de Stormtrooper ! Finalement, "Bouton d'Or" retrouve a liberté !

    Le cinquième et dernier récit, "Fierté impériale" mets précisément en avant l'Escadron SCAR - dont on développe ici les motivations - en particulier de Kreel ! Ces soldats dévoués à l'Empire, implacables, exterminent tout un camp de Rebelles sur la planète Horox ! Luke, Leia, Han, Chewie, Sana et les droïdes ne peuvent que constater la cruauté du commando après-coup et incinérer les corps ! La guerre est déclarée ! Le sort des SCAR semblera être réglé dans le récit one-shot "LesTempêtes de Crait" que j'ai déjà chroniqué ici ! On parie que non et qu'on les reverra, le dit comics étant assez vague sur le destin de ces tueurs !

    Voilà, ce qui clos les effort de Jason Aaron sur Star Wars ! C'est Kieron Gillen, déjà scénariste de la première série Dark Vador qui prends le relais à partir de l'issue US #38 avec un récit se déroulant sur Jedha et faisant le lien avec les aventures de Jyn Erso !

    Cet album contient deux autres récits, sur lesquels je ne m'attarderais pas car ils sont assez anecdotiques ! Le premier, qui ouvre le volume en fait, est l'Annual III où on retrouve Han et Leia qui cherchent une base pour l'Alliance sur un monde éloigné et sont pris à parti par trois chasseurs de primes menés par l'un d'entre eux qui a un contentieux avec la pilote du Faucon Millenium ! C'est un récit de Jason Latour, illustré par Michael Walsh.

    Le dernier récit est "extrait du journal de Ben Kenobi" et s'intitule "La sable pourvoira" qui nous montre les antagonistes auxquels font face les Tusken Raiders ou Hommes des Sables ! Ceux-ci n'ont pas la vie facile entre les malandrins de Jabba qui tuent leur bétail, les fermiers d'humidité revanchards et les Impériaux ! Mais il peuvent compter sur l'aide d'un vieux Jedi bien connu reclus sur Tatooïne !

    Voilà pour ce Tome 6 !

    A bientôt !


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  • Le Château de Fontaine -HenryNous allons nous intéresser aujourd'hui au Patrimoine de la Normandie, en l’occurrence à travers le Château de Fontaine-Henry, une petite commune du Calvados. Il s'agit d'une bâtisse qui date du XIIème siècle, un ancien château fort, qui est passé de familles en familles au fil du temps, dans une même lignée, et qui a connu des aménagements de style : gothique, gothique flamboyant, style Renaissance,...

    Sur l'emplacement d'une première forteresse du XIème siècle, la famille de Tilly, du nom d'Henry de Tilly, fils d'un grand sénéchal de Normandie, apparenté aux Plantagenêts, et qui a pris part à la huitième croisade, cette famille donc fait édifier entre 1200 et 1220 un nouvel édifice. De cette époque subsistent la chapelle et les salles basses - lesquelles salles basses servaient d'abris aux villageois et que l'on peut visiter pour seulement 3 euros ! Dans la chapelle, est diffusé un film d'une dizaine de minutes qu'il est utile de voir avant de faire la visite en elle-même car ça fixe bien les choses !

    La branche aînée des Tilly transmit ses terres à la famille d'Harcourt, descendants de Bernard le Danois (voir mon article sur le "Château d'Harcourt et son Arboretum" !). Jeanne de Tilly épouse en effet, en 1374, Philippe d'Harcourt.

    Durant la Guerre de Cent ans, les Harcourt de Fontaine-Henry jurent fidélité à Charles VIII, Roi de France, et se voient confisquer la plupart de leurs terres par les Anglais qui tiennent la Normandie !

    Après les Guerre de Cent Ans, la famille Harcourt entreprends de reconstruire le Château entre la fin du XVème siècle et les années 1560 ! Une partie des travaux est toutefois achevée en 1537, comme en atteste un fronton de pierre sur la façade !

    A la Révolution française, les villageois protègent les deux châtelaines qui occupent les lieux et qui ont d'ailleurs un lien de parenté avec Charlotte de Corday.

    Le domaine se transmets ensuite à la branche Cornulier, une famille de veneurs. En effet, au XIXème siècle passe entre les mains d'Henry de Carbonnel, marquis de Canisy.

    Henry de Carbonnel  - qui a fait tracer un parc à l'anglaise - transmets ensuite l'ensemble à sa fille adoptive, la marquise de Cornulier, dont la petite fille épouse le Comte Pierre d'Oilliamson, descendants des Williamson, des Écossais qui soutenaient les Stuarts et avaient un accord avec le Roi de France.

    L'actuel châtelain se nomme Pierre-Apollinaire d'Oilliamson et est aussi/toujours marquis. Il a largement ouvert son domaine au tourisme afin de pouvoir procéder à des travaux de rénovation du Château ! L'été, il donne un programme d'animations baptisé "Les enchantées" !

    J'ai visité ce domaine le temps d'un samedi après-midi ensoleillé : la chapelle, les basses salles et même le "labyrinthe" ! Et aussi les jeux en bois dans une aire de détente ! Une bonne petite sortie à faire en famille, pour un prix modique !

    Par contre, je ne garantit pas l'exactitude des infos historiques que je donne ici et suis bien conscient qu'elles mériteraient d'être davantage détaillées ! Ferais peut-être une série sur l'Histoire de la Normandie  - dans le cadre de mes études d'Histoire - et aussi du point de vue littéraire (Malherbe, Corneille, Flaubert,..;) dans l'avenir ! Je vous renvoie aussi à mon article sur "Robert le Diable" et sur tous les musées locaux que j'ai visité ces dernières années avec les gens de mon Foyer !

    A bientôt !


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  • Vernon Subutex - Tome 3 - Virginie DespentesDurant cet été 2018, je m'étais - outre lire Platon, Aristote et Balzac - fixer l'objectif de terminer la Trilogie Vernon Subutex de Virginie Despentes ! Engagement tenu et tome 3 lu en moins de 24 heures tellement c'est prenant !

    On retrouve l'écriture acide de Virginie Despentes - et sa galerie de personnages si originaux autour du principal protagoniste, Vernon Subutex, un DJ un peu clodo mais génial qui a dépassé la quarantaine ! Ils sont tous là : Xavier, Céleste, Aicha, Kiko, Olga, Lydia Bazooka, Sylvie, Daniel, Pamela et d'autres !

    Au début du tome 3 - dont l'intrigue se déroule en 2016 et est fortement ancrée dans la réalité et l'actualité, toute cette bande d'"altermondialistes" en goguette, organise ce qu'ils appellent des convergences, des sortes de rave-party à pas plus de cent personnes où l'on "plane" sans drogue grâce à la musique sélectionnée par le héros principal !

    Cette musique crée des sortes de "liens" entre les individus, parvient à les hypnotiser et ceci sans les effets de descente des drogues !

    Mais les choses ne vont pas durer car Charles, le vieil homme ami du groupe, pacsé à La Véro et qui a secrètement gagné un million au Loto, meurt d'un AVC et donne la moitié de sa fortune à sa bande d'amis ! Dès lors, l'argent pourrissant tout, le doute s'installe et Vernon prends le large !

    Les intrigues des deux tomes précédents ne sont pas laissées en suspend, notamment celle concernant Céleste et Aîcha qui ont tatoué "Violeur" dans le dos du producteur de films Dopalet ! Celui-ci va chercher à se venger et grâce à Max l'ancien manager d'Alex Bleach il va mettre le grappin sur une des deux petites et lui faire passer un sale moment à base de tortures et de viols ! Ses amis parviendront-ils à la secourir avant qu'on ne la fasse passer pour une junkie qui a fait une overdose létale ? Un moment très pénible du roman car la fille en question est un personnage qui m'était énormément sympathique !

    Un roman ancré dans l'actualité ! En effet, il est longuement fait mention des Attentats du Bataclan du 13 novembre 2015, de la mort  de David Bowie et de Prince, de "Nuit Debout",... Ca donne une "touche de vérité" à ce livre ! Et c'est une technique littéraire très utilisée dans les romans d'aujourd'hui !

    J'ai beaucoup ri avec les mentions à la série The Walking Dead où Virginie Despentes explique, à travers le personnage de Dopalet, pourquoi c'est une série qui marche "car il faut tuer avant d'être tué", toujours être en action, prêt à écraser les autres !

    Il y a du revendicatif dans ce texte ! Sur les migrants, sur les ouvriers exploités, sur les arabes et juifs victimes de racisme - toujours à travers le regard des personnages ! Critique sociale acerbe de la punk de la littérature !

    Mais la fin est assez brutale ! Tout cela se termine mal, dans une "ambiance Bataclan" ! Ca fait un peu de la peine de voir disparaître ainsi des personnages auxquels on s'était attachés - et si on ressent cela pour des "créatures de papier", on n'ose imaginer ce que ressentent les survivants et les proches d'attaques terroristes !

    L'épilogue de la Trilogie est assez surprenant aussi ! On se propulse en 2080, en 2100 puis à la fin du IIIème Millénaire où Vernon Subutex est devenu une sorte de prophète ! Ca vire carrément, à ce stade, à la SF avec des "voyages temporels" et l"ouverture de portails" ! Ce qui explique les "liens" visibles dans les convergences ! Ce sont des esprits venus du Futur !

    Voilà qui clôt cette Trilogie ! Essayerais d'autres romans de Despentes ? Peut-être ? A voir ! Je ne sais pas ?

    A bientôt !


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  • Game of Thrones (GoT) est le succès planétaire que l'on sait - surtout la série de HBO plus encore que les romans. Il n'est pas étonnant que l'on veuille rentabiliser la poule aux œufs d'or. Déjà, un premier spin-off est annoncé pour après 2019 et la fin de la série d'origine, spin-off qui aurait pour cadre "L'Âge des Héros".

    Game of Thrones - The Touring Exhibition n'est-il qu'un moyen de plus de faire de l'argent sur le phénomène ? Certainement, mais pas que ! Chaque été depuis 3 ou 4 ans, je vais voir une exposition sur la pop-culture, avec ma Maman, lorsque je monte à Paris. Je vous ai ainsi fait des articles sur Star Wars - Identities et sur L'Art de DC Comics ! Je voulais aussi allé voir cet été l'expo Jurassic World mais ne me suis pas organisé pour ! Et puis deux expos en un séjour, ça aurait peut-être été too much !

    L'expo sur GoT a lieu du 1er juin au 2 septembre 2018 à la Porte de Versailles, au Bâtiment 2 du Parc des Expositions. Autant le dire tout de suite, j'ai trouvé cette expo moins convaincante que celles sur DC Comics et sur Star Wars ! L'entrée est de plus assez chère : 19 euros pour un adulte plus 6 euros pour un audioguide ! De plus, comme c'est un succès, le Bâtiment 2 ne désemplit jamais et il y a presque plus de temps passé dans les files d'attente que dans l'expo elle-même !

    Game of Thrones - The Touring Exhibition

    Mais The Touring Exhibition vaut tout de même le coup d'oeil ! On nous présente une "collection d'accessoires, de costumes, d'armes" et de pièces de la série télévisée multi-récompensée qui ont demandé des heures de travail aux artisans, costumières, chef-décorateurs, accessoiristes du show ! On trouvera les robes de Cersei Lannister, de Sansa Stark, de Margaery Tyrell, de Daenerys Targaryen, les armures de Jaime Lannister, du Limier, de Tywin Lannister. On pourra admirer aussi des bijoux, tout une panoplie d'épée - dont certaines en acier valyrien : Aiguille, l'épée d'Arya Stark, les poignards des Aspics des Sables, des armes en verredragon ou l'épée de glace des Marcheurs Blancs, Grand-Griffe, l'épée de John Snow, les œufs de dragons de Daenerys, la main d'or de Jaime, l'arc d'Ygritte, la hache d'Euron Greyjoy !

    On a essentiellement des tenues donc et des armes mais aussi des accessoires : les pièces en bois de la carte stratégique de Peyredragon, le palanquin de Joffrey Lannister, la caisse du mort-vivant de la Saison 7, les cages à corbeaux de Châteaunoir et le panneau "Traitor" contre Jon Snow, un crane de dragon adulte... et bien sûr le Trône de Fer !

    Tout ceci est organisé en différentes salles qui représentent des lieux et des sous-intrigues de la série ! Dès qu'on entre dans l'expo, on est dans une forêt embrumée et enneigée du Nord - comme au début de la Saison 1 ! On nous rappelle la géographie de Westeros et les arbres généalogiques des principales familles et leurs alliés : Stark, Lannister, Targaryen et Barathéon.

    Parmi les différentes salles - une dizaine en tout avec 3 - 4 "vitrines" par salle, on a  : la Route royale, Port-Réal, les familles "secondaires" (Arryn, Martell, Greyjoy, Bolton,...), Meereen avec la Mère des Dragons, ses Immaculés et ses Dothrakis, la Demeure du Dieu Multiface, Châteaunoir, Au Nord du Mur et la Grande Salle ! On nous montre aussi des extraits marquants de la série sur des écrans vidéos !

    Les photos avec les téléphones portables sont autorisées - à condition de supprimer le flash : Vous pourrez repartir avec des souvenirs personnalisés de cette expo car c'est en quelque sorte interactif et vous pourrez vous photographier, dès l'entrée, sur fond vert caressant un des dragons de Daenerys, puis brandissant une épée, escaladant le Mur (sans trop vous fatiguer grâce à un trompe-l’œil !), figurer sur le Mur aux visages, voir carrément assis sur le Trône de Fer ! On sent là encore la volonté de faire de l'argent sur la série !

    On ne va pas bouder notre plaisir avec l'argument débile : "C'est commercial !". Tout est commercial aujourd'hui ! GoT est une  série de qualité, LA série événement ! Chaque épisode coûte 10 millions d'euros et il faut bien rentrer dans ses frais !

    Et absolument indispensable si vous êtes fan de la série (comme ma Maman !) - d'ailleurs plus que les romans car j'ai trouvé que la figure de George R.R. Martin était complétement mise de côté dans cette expo ! Avant tout, on a là la série de Benioff et Weiss !

    Vous pourrez repartir, à la boutique de la fin du Tour, avec un T-Shirt GoT, le Guide de l'Expo ou un mug GoT !

    A bientôt !


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  • Les Cahiers de l'Herne consacrent le numéro 114 de leur revue au grand penseur contemporain, bientôt centenaire, Edgar Morin, le père de la pensée complexe !

    Morin est l'auteur de La Méthode, œuvre en six volumes, débutée en 1977 et qui se présente plus comme une "stratégie qui s'adapte" que comme un programme rigide. Ce numéro de L'Herne de plus de 200 pages contient des inédits du philosophe/sociologue, des hommages de ses amis, des articles de fond, des lettres, des poèmes, etc,... C'est une revue de haute tenue et très instructive !

    Notre penseur souligne l'ambivalence du monde moderne - monde qui débute à la Renaissance (mondialisation commencée avec Christophe Colomb) - entre création et destruction. On a eu le péril atomique et désormais, on a la menace du réchauffement climatique ! Va-t'on vers un suicide de l'Humanité ? L'Humanité est immature et il y a nécessité d'une métamorphose !

    La pensée de Morin doit nous permettre de penser ces crises. La crise est devenue le mode d'être de nos sociétés et constitue un stade de leur développement, entre organisation et désorganisation. Morin nous invite à penser le tout et les parties, dans un mouvement dialogique ou encore de circularité et de rétroactions.

    Le principe universaliste de l'Humanisme a été mis à mal par la colonisation. Faut-il penser un nouvel Humanisme ? Mais qu'est-ce qu'un "être humain" ? A la fois biologique et social ! Nature et culture ! Il ne faut plus compartimenter le savoir et il faut au contraire réconcilier Sciences de la Nature et Sciences de l'Homme. On a en fait une Trinité : individu, société, espèce !

    Edgar Morin - L'HerneUne grande partie de l’œuvre de Morin - et en particulier La Méthode - traite de questions d'épistémologie. On assiste à une nouvelle épistémologie, en effet, dans la seconde moitié du XXème siècle à partir des travaux de George Ganguilhem. Il faut, pour Morin, relier les connaissances, pratiquer l'interdisciplinarité.

    Descartes a séparé les objets de connaissances en éléments simples et a fonder la science moderne (avec Bacon et Galilée) ! Morin allie Sciences de l'Homme et Sciences de la Nature et veut dépasser l"Homme, "maître et possesseur de la Nature" !

    Quant à la nature de l'Homme, Morin montre que celui-ci n'est pas que raison mais aussi passions ! Complexité de l'être humain ! Il est Homo sapiens / Homo demens, Homo faber / Homo ludens, Homo oeconomicus / Homo consumans, Homo prosaicus / Homo poéticus et Homo empiricus / Homo imaginarius ! Le monde actuel n'est pas exclusivement rationnel ! L'Homo demens  caractérise la démesure du  XXème siècle - que les Grecs nommaient Hybris !

    Il faut penser la Folie et le chaos, le désordre ! Étrangement, ce n'est pas la Folie qui a crée la bombe H mais la Raison ! Ceci Morin le remarque !

    La Raison/ Le logos succède aux mythes ! Il y a un parallèle entre la foi dans les dieux et l'attachement à des idées : "mourir pour ses idées" ! Le Marxisme fut la religion du XXème siècle. il y  a des idées philosophiques, politiques ou scientifiques.

    Il faut coordonner les données hétérogènes pour éviter l'idéologie ! Il y a  contestation par Morin et éboulement des trois piliers de la science : la nature est déterministe et obéit à des lois, la séparabilité des objets et la preuve établie par induction/déduction  !

    "Edgar Morin est un homme traversé par la pensée." Il produit de la pensée, une méthode et des concepts mais s'abreuve aussi de la pensée, s'informe des dernières connaissances, lit beaucoup dans tous les domaines ! Il a une capacité d'accueil, d'écoute, de sympathie et de modestie et est envahi par les pensées d'autrui. Il pratique par ailleurs une certaine indifférence aux jeux mondains et à l'aristocratie intellectuelle - longtemps snobé par l'Université française mais étudié ensuite en Amérique du Sud notamment.

    Les domaines d'études d'Edgar Morin sont vastes et inclut aussi le cinéma et la "culture de masse", à travers des essais comme Le Cinéma ou  l'homme imaginaire, Les Stars  ou L'esprit du temps. Morin est un spécialiste d'études filmiques. Le penseur de la complexité réalise même un premier film, en 1960, Chronique d'un été, avec Jean Rouch, qui fait s'exprimer la jeunesse et des individus significatifs de l'époque, à la recherche du bonheur et qui révèle leur désarroi ! Plus tard, Morin écrira le scénario de L'Heure de la vérité. A travers les suicides de stars, comme Marilyn Monroe, et les films de la "Nouvelle Vague", ce sont les "happy end" à la Hollywood qui disparaissent ! Mai 68 n'est pas loin !

    Morin aime le cinéma à une époque où des intellectuels comme ceux de l’École de Francfort (Adorno et Marcuse) méprisent cet art, et le juge comme un outil d'aliénation des masses ! En réalité, les films permettent d'étudier les archétypes. Ils sont les nouvelles mythologies comme le Western !

    Revenons maintenant sur le parcours de Morin, sa biographie ! Il est issu d'une famille juive originaire de Salonique. Il perds brutalement sa mère à l'âge de 10 ans : "l"œuvre pour reconstruite la mère" dira la psychocritique et Morin écrira notamment L'Homme et la Mort, un de ses premiers livres, en 1950 !

    Notre homme a un passé de Résistant durant la Seconde Guerre mondiale et abandonne son patronyme de Nahoum pour son nom de Résistant, Morin. Alors communiste et gaulliste, Morin est exclu du PC en 1951 suite à un article polémique qu'il a rédigé pour une revue. Il s'expliquera de son engagement communiste et de cette rupture dans le texte intitulé Autocritique.

    Son premier ouvrage fut  L'An zéro de l'Allemagne" en 1946

    Il y a la rencontre avec Roland Barthes au moment ou Barthes écrivait ses Mythologies (voir mon billet là encore !)

    Morin fonde la revue Arguments  à l'hiver 1956 avec Roland Barthes, Jean Duvignaud et Colette Audry. Cette revue durera jusqu'à l'hiver 1962 et promouvait une pensée hétérodoxe qui veut se renouveler !

    Morin fut aussi un proche de Marguerite Duras. Les archives de ces deux-là sont conservées à l'IMEC à l'Abbaye d'Ardennes, près de Caen, près de chez moi !

    La langue morinienne est faite de néologismes avec une forte mobilisation des préfixes pour traduire la complexité. Il utilise aussi des métaphores comme celle de la chrysalide pour souligner son changement personnel, celui de son œuvre et de la société !

    Morin commente Mai 68 avec Cornelius Castoriadis et Claude Lefort. Il fait œuvre de sociologue avec notamment La rumeur d'Orléans où il analyse les mécanismes de la rumeur, dirigée ici contre les commerçants juifs avec un antisémitisme latent. Ma propre grand-mère avait entendu cette rumeur à l'époque et n'en démordait pas sur sa véracité : c'est arrivé ! "Je connais quelqu'un qui connaît quelqu'un !" ...

    Mais le penseur de La Méthode  a commence à se dissocier de la sociologie à partir de la fin des années 1970 (1977 : parution du premier tome de La Méthode - voir mon billet dessus !). A partir des années 1980, la sociologue devient affaire de spécialistes et non plus d'intellectuels ! Des spécialistes qui ne s'engagent pas politiquement, contrairement à Morin !

    Dans la pensée de Morin, l'improbable doit être considéré (contre la statistique et plus largement le calcul qui a court depuis Descartes !). Morin a par ailleurs une pensée systémique et pas systématique !

    Edgar Morin propose aussi de rénover l'enseignement (La Tête en friche, Relier les connaissances - le défi du XXIème siècle, Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur, La Voie -voir aussi mon billet -  et Enseigner à vire - manifeste pour changer l'éducation). Notre penseur croit à la pédagogie du "grand récit" (depuis le Big Bang !). De plus, pour lui, la littérature est un lieu de vie et peut nous apprendre au même titre que la philosophie et les sciences ! En matière d'enseignement, il faut remettre - avec Platon - l'Eros au cœur ! Enfin, dans la pédagogie morinienne, il s'agit de montrer comment on est parvenu à établir la connaissance (métadiscours !), à bien réfléchir pour éviter les erreurs ! Déceler les mouvements browniens de la pensée !

    La Terre est actuellement propulsée par 4 moteurs : sciences,  technique, industrie et capitalisme. Il convient de les contrôler, régulés par l'éthique ! Enjeux de l"ère planétaire" ! Penser la complexité pour résoudre les problèmes actuels !

    Quelques mots encore sur l'épistémologie de Morin !

    Pour lui, il convient de penser le savoir en tenant compte du sujet, c'est valable pour toutes les sciences ! L'Homme est aussi, on l'a vu, passions ! Même le mathématicien a la passion des mathématiques ! On s'implique dans sa propre connaissance !

    On va retrouver un certain pessimisme lié à une vision simplificatrice des choses (à travers l'effondrement écologique ou le transhumanisme !).

    On a une chaîne qui remonte du social au physique et au cosmologique - et forme le "grand récit" en redescendant ! Morin entends réformer nos modes de pensées et de connaissances afin de mieux relever les défis du siècle qui commence ! C'est une tâche énorme que d'autres devront poursuivre !

    J'aurais l'occasion de vous reparler d'Edgar Morin - vous en ai déjà parler maintes fois ! - car je trouve ce type stimulant !

    A bientôt !


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  • Vous vous souvenez peut-être de ma série d'articles de 2013 sur l'"Histoire de la Cosmologie" ? Nous allons les compléter aujourd'hui avec un billet sur le livre du philosophe Alexandre Koyré, ultra-célèbre en cosmologie, intitulé Du monde clos à l'univers infini  ! C'est un ouvrage très technique, ultra-pointu et de ce fait assez ardu mais je vais essayer d'en résumer quelques points ici ! Sans prétendre à l’exhaustivité ! Et vous parlerais à nouveau de cosmologie lorsque je reviendrais sur la collection de 70 ouvrages RBA "Voyages dans le Cosmos" !

    Selon la conception d'Aristote, le monde est un monde fini ! Les Grecs n'appréhendait pas en effet le concept d'infini qui n'avait pour eux aucun sens. Toujours chez Aristote, il y avait le monde sublunaire soumis au changement, notre sol, et le monde supralunaire, des étoiles fixes qui demeurait perfection et constance ! L'antiquité, c'est aussi le système géocentrique de Ptolémée !

    Nicolas de Cues, le dernier grand philosophe de la fin du Moyen-Âge, rejette la conception médiévale du Cosmos et affirme l'infinité de l'Univers. Il nie la finitude du monde et sa clôture par la sphère céleste et n'est pourtant pas un prédécesseur de Copernic !

    Selon les historiens modernes, Marcellus Stellatus Palingenus, écrivain du XVIème siècle, affirme aussi l'infinité de l'Univers. Il est l'auteur d'un curieux poème moralisant très typiquement "Renaissance", plein de pessimisme chrétien, de métaphysique "platonicienne" et de mythologie païenne, le Zodiacus Vitae, publié en 1534 à Venise et vite très populaire ! En réalité, Palingenus est encore un partisan de l'Univers fini et de notre monde matériel enfermé dans, et entouré par, les neuf sphères célestes.

    Palingenus et Copernic sont des contemporains. De Revolutionibus orbium coelestium - De la Révolution des orbes célestes est écrit à la même époque que le Zodiacus Vitae. Mais les deux hommes sont très éloignés dans leur vision du monde ! Copernic mobilise des techniques mathématiques établies par Ptolémée et se retourne vers l'âge d'or de Pythagore, Platon, Héraclite et Aristarque de Samos !

    La Révolution copernicienne est le moment où le savant arrache la Terre au centre du monde et répands le scepticisme ! On passe à un système héliocentrique ! C'est la Terre et pas les cieux qui se meuvent chez Copernic. Là où Aristote disait : "pas d'espace vide, ni lieu, ni corps en dehors du monde, mais rien !", Copernic ne dit pas que le monde des étoiles fixes est infini mais seulement qu'il est non mesurable (immensum). Le monde de Copernic reste fini.

    Pour Aristote, l'infini ne peut se mouvoir (car il occupe tout l'espace) or comme les étoiles bougent alors le monde est fini (on a là une proposition logique avec prémisses et conclusion conformément à l'Organon). Pour Copernic, les étoiles ne tournent pas en rond donc il devrait en déduire que le cosmos est infini mais il ne franchit pas ce pas ! Giordano Bruno, lui, n'hésitera pas à en tirer les conséquences qui s'imposent,en s'inspirant aussi de Lucrèce et de Nicolas de Cues. Sa "pluralité des mondes" lui vaudra de passer sur le bûcher en 1600 !

    Thomas Digges est le premier copernicien qui remplace le monde clos de son maître par un monde ouvert.

    L'infinité de l’Univers reste une doctrine métaphysique. Kepler va rejeter cette idée de l'infinité des Cieux. L'astronomie va ensuite se développer avec la création de lunettes astronomiques par Galilée qui observe de nouvelles étoiles, les satellites de Jupiter et les cratères sur la lune ! Tout ceci est invisible à l'oeil nu. Le Cosmos est donc plus grand  - dans le cas des étoiles ! - et plus complexe qu'on l'avait pensé ! Ces étoiles n'étaient pas visibles mais était-ce parce qu'elles sont plus petites et à la même distance ou de même taille mais plus loin ? L'astronomie devient alors une science empirique et plus seulement spéculations métaphysiques !

    Descartes pose la res cogitens, l'âme, et la res extensa - les corps et l'espace qui chez lui sont assimilés ! Chez Descartes, l'espace est géométrisable et assimilable à la matière. Henry More est un des premiers partisans de Descartes en Angleterre mais par la suite, More accusera son maître à penser d'athéisme, accusation très grave à l'époque ! More trouve difficile à comprendre l'opposition radicale établie par Descartes entre le corps et l'âme . Selon le Philosophe du cogito, l'âme - et Dieu - n'auraient aucune extension ! Comment l'âme peut-elle donc agir sur le corps et Dieu sur le monde de la matière, y être présent ?

    Pour More, la matière est à la fois l'âme - matière spirituelle - et le corps - matière corporelle. Si avec Descartes, l'extension ne peut être appliqué à l'âme alors elle ne s'applique pas à toute ce que More nomme matière. Toujours selon More, c'est en fait la sensation  - et pas l'extension - qui s'applique à toutes les sortes de matière - spirituelle et corporelle !

    Descartes répliquera en affirmant que la présence de Dieu dans le monde n'implique pas l'extension de Dieu. De plus, pour le Penseur de la Haye, le monde n'est pas infini.

    Je passe sur les pensées de Malebranche, Bentley et arrive à Newton et Berkeley notamment !

    Sir Isaac Newton, savant considérable, philosophe, théologien, alchimiste, est celui qui va "découvrir" les Lois de la gravité, mais il ne s'intéresse pas vraiment aux causes, au "pourquoi", seulement au "comment", dira qu'il n'émets pas d'hypothèses ! Pourtant, il mentionne des "forces obscures", qui ne viennent pas de la matière, une sorte de principe divin qui attire les objets les uns vers les autres, proportionnellement à leurs masses et inversement proportionnel au carré de la distance qui les sépare !

    On en revient toujours à Dieu ! Selon certains penseurs, Dieu est l'espace - or l'espace à des parties et Dieu n'en a pas ! Donc l'espace ne peut être Dieu et ceux-là sont réfutés ! En fait, l'espace n'a pas de parties car il est indépendant de la matière qui l'occupe ! C'est la matière qui a des parties mais pas l'espace ! On a vu que chez Descartes, espace égal matière !

    Newton et Leibniz sont connus pour leurs disputes ! Sur la paternité du calcul infinitésimal mais aussi sur la nature de l'Univers ! Si on considère un Univers parfait dès le début - comme un mécanisme d'horloge alors Dieu doit-il le réajuster au fur-et-à-mesure ?

    Pour Newton, comme les forces décroissent, Dieu est obligé d'agir sur son œuvre, de la corriger ! Chez le Britannique, Dieu agit sur le monde mais est pris en défaut car il n'a pas crée un monde parfait dès le départ ! Mais de ce fait, le Créateur est pris en défaut. C'est problématique !

    Chez Leibniz, Dieu a crée le "meilleur des mondes possibles", une sorte de monde parfait qui tourne tout seul et n'a donc plus besoin d'intervenir ! Voir la gravité comme une intervention de Dieu est de plus absurde car cela supposait un "miracle permanent" - ce qui est un oxymore ! Pour l'Allemand, il existe le principe de raison suffisante et il y a une certaine nécessite et fatalité !

    Pour Newton, enfin, Dieu n'est pas l'espace, idée déjà partagée par Henry More ! A-t'on un Univers fini dans un espace infini ? De quoi est alors composé cet espace infini ? De vide ? D'Ether ? Leibniz posera que l'espace est fonction des corps - pas de corps, pas d'espace ! Il y a aussi, ainsi, un espace "imaginaire" !

    On remarquera que dans cet espace, les corps sont impénétrables, alors que les esprits - qui n'ont pas d'étendue N -  s’interpénètrent ! Les pensées, les idées mais on retrouve aussi ici  des notions liées aux fantômes !

    Penser l'espace infini revient à poser des choses éternelles en dehors de Dieu ! Blasphème !

    Si Dieu crée l'espace et le temps et est dans l'espace et le temps lui-même alors la nature de Dieu change et il n'est pas éternel mais dépendant des créatures? Dieu serait alors coexistant à l'Univers ou indépendant du temps et de l'espace? Le temps et l'espace sont -ils crées avec l'Univers ?? La Genèse mais pas encore le Big Bang !

    Voilà, le livre de Koyré soulève encore bien d'autres points et entre dans le détails mais je vais m'arrêter là car ce billet est déjà bien long ! Mais en vous inquiétez pas, comme je l'ai dit au début, on reparlera de cosmologie ! Ce qui frappe dans l'historique dressé par l'auteur, c'est évidemment le poids du théologique ! On s'en affranchira par la suite, au XXème siècle ? Pas sûr, avec le "Dieu ne joue pas aux dés !" d'Albert Einstein ou le Boson de Higgs, dit la "particule divine" ! Je suis de ceux qui pensent qu'il est possible de concilier Foi et Science (même si je suis agnostique !) !

    A bientôt !


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  • Si au XIXème siècle, on avait le roman-feuilleton dans les journaux, à partir de la seconde moitié du XXème siècle et en ce début du XXIème siècle, résolument audiovisuels, la nouvelle forme privilégiée de narration est celle des séries-télé !

    Rappelez-vous ! Les Samedis soirs sur M6, "La Trilogie du Samedi", les séries policières de TF1, les grandes séries de Netflix ou d'HBO !... La série-télé est en passe de supplanter le cinéma et les allers-retours entre ces deux médias se multiplient ! On a tous, par ailleurs, nos séries cultes ! Que ce soit X-Files, Buffy contre les Vampires, Lost, Smallville, The Walking Dead, Game of Thrones... Comme vous savez, je vous parle régulièrement de séries ici sur ce blog !

    Mais là il va être question d'un livre qui survole ce phénomène, en livrant statistiques, infographies, cartes et autres infos ! Il s'agit du large livre de Marc Aumont et Henri-Oliver, intitulé Atlas des Séries Cultes - qui dresse un panorama ou un état des lieux de ce que l'on voit dans nos petites lucarnes en sept chapitres (plus des annexes) organisés par thématiques ! De nombreuses œuvres sont évoquées mais à chaque fois, on ne peut rentrer dans le détail !

    Voyons les dits chapitres un par un !

    Tout d'abord, on a droit à une présentation générale du phénomène séries et plus particulièrement l'évocation du volume de productions pays par pays et genre par genre ! Sans surprise, les USA sont les plus gros pourvoyeurs de séries, se constituant ainsi en quelques sorte leur mythologie contemporaine ! Mais l'Europe n'est pas en reste avec la France et l'Angleterre en tête qui proposent aussi des feuilletons de qualité avec leurs propres recettes ! Il n'est pas rare que des œuvres soient adaptées d'un continent à l'autre !

    La durée d'une série peut grandement varier - d'une simple Saison non renouvelée de huit épisodes - le format vers lequel on tends le plus actuellement, à des séries fleuves comme Les Feux de l'Amour (plus de 11000 épisodes !) ou Hôpital Central (l'une des plus anciennes séries, encore en production avec elle plus de 13000 épisodes !). En France, on a Plus Belle la Vie avec plus de 3000 épisodes ! A noter que ce livre prends en compte le nombre d'épisodes et les Saisons de séries jusqu'à la Saison 2016 - 2017 !

    On note aussi dès ce premier chapitre d'un engouement des Américains pour les séries médicales (Urgences, Scrubs, Grey's Anatomy, Dr House,...) ! Ou encore pour les tueurs en séries (Millenium, Dexter, Profiler, Esprits Criminels, Hannibal,...).

    Atlas des Séries Cultes - Marc Aumont & Henri-Olivier

    Les séries visent parfois des publics précis et les séries pour ados ont le vent en poupe (Buffy contre les Vampires, Smalville, Hartley, Cœurs à Vif, Roswell, Dawson, Vampires Diaries, Les Frères Scott, Berverly Hills 90210  ou plus récemment Stranger Things qui joue à fond sur la nostalgie des années 1980 !).

    Le chapitre 2 s'attarde sur les comédies et là, la télé nous a donné de grands moments ! Séries d'animation qui font partie de la pop-culture comme Les Simpsons - indéboulonnables !  - ou South Park, les succès français comme Kamelottt, Un Gars, une Fille, Caméra Café et le format "programme courts" propre à la France - ou encore les icônes britanniques qui ont enchanté nos dimanches soirs comme Benny Hill !

    On a aussi les classiques américains des années 1980 (Arnold et Willy, Madame est servie !,...) ou des années 1990 (Friends, Will et Grâce,...) Mais, aux USA ou en France, on pourrait remonter plus loin avec Ma Sorcière bien aimée  ou Les Shadoks ! Humour absurde, gras ou sophistiqué, chaque pays a là encore ses spécificités, liées à sa culture propre !

    C'est dans le chapitre 3 que sont abordées les séries policières ! On a évidemment droit aux franchises New York, Police Judiciaire, New York, Section Criminelle,etc, c'est à dire les séries de Dick Wolf, ou Les Experts - où on nous présente des organigrammes de l'ordre de visionnage conseillé avec les différents cross-overs au sein de chacune de ces franchises ! C'est assez compliqué ! Et aussi la grande tradition hexagonale, depuis Simenon et son Maigret, dans ce domaine !

    Avant cela, on avait aussi des classiques comme Starsky et Hutch (années 1970) ou Deux Flics à Miami (années 1980) ! Il ne faut pas oublier tous ces enquêteurs qui recours à des méthodes peu orthodoxes comme les profilers, ceux qui utilisent les ossements (Bones), les tics gestuels (Lie to Me) et je ne sais quoi encore ! Des méthodes qui pourraient être les héritières de celles inventées par Sherlock Holmes dans les nombreuses séries qui sont consacrées au célèbre Détective Conseil ! On a aussi un mot sur les agences d'espionnage et autres Cellules Anti-Terroristes, MI-5, CIA, JAG ou NCIS  !

    Je passerais plus rapidement sur le chapitre 4 qui est consacré aux "Intrigues de bureau" ! C'est le domaine des Caméra Café  ou des Ally Mc Beal ! Et aussi de tout ce qui relève des cabinets d'avocats depuis Perry Mason ! Les intrigues politiques (House of Cards, A la Maison-Blanche,...) sont également abordées dans cette partie !

    Le chapitre 5 "détaille" dans la mesure du possible l'activité paranormale à la télévision ! Avec bien sûr en tête, X-Files et ses 10 Saisons - 208 épisodes à ce jour ! L'ombre de L'Homme à la Cigarette et les théories du Complot ne sont pas loin dans un monde de plus en plus dur à déchiffrer !

    On a ensuite une estimation du quota/ratio des vampires et loups-garous, des ennemis ancestraux, dans différentes séries ! C'est ici qu'on retrouve ma très chère série Buffy contre les Vampires !

    Viennent ensuite les Aliens, débarqués en 1967 avec David Vincent luttant contre Les Envahisseurs (série que je regardais l'été, à la fin des années 1980, en vacances chez mes grands-parents à 1 heure du matin !) puis une seconde vague d'invasion, dans les années 1980, en pleine folie Star Wars, avec les lézards de V !

    Pour être complet, on a ensuite les zombies (évidemment The Walking Dead mais pas que...), les fantômes et les robots !

    Après le fantastique, le chapitre 6 s'attarde sur la Science-Fiction avec des monuments comme les différentes séries Star Trek , BattleStar Galactica, Stargate  et Dr Who ! On s'épanche aussi sur les séries de super-héros que ce soit chez DC Comics ou Marvel ! Je ne reviens pas là dessus car j'y consacre régulièrement des articles !

    Le dernier chapitre passe rapidement sur les séries historiques où quand la télé se veut didactique ! C'est là qu'on aborde les visions des différents guerres fournies par les séries depuis la Guerre de Sécession (Nord et Sud) jusqu'à la récente Guerre en Irak/Afghanistan en passant par les deux Conflit mondiaux (mentions aux séries Band of Brothers et The Pacific  ou Un Village Français en passant par Les Têtes Brûlées  ou Papa Schultz dans un autre registre !) ou la Guerre du Viet-Nam qui a tant traumatisé les USA !

    Étrangement , Game of Thrones (GoT dont je vous parlerais bientôt de la "Touring Exhibition", Porte de Versailles, à Paris) es traitée dans les séries historiques ! Ainsi que toutes les séries med-fan ou des œuvres comme Hercule ou Xéna la Guerrière ! C'est plus de la mythologie que de l'Histoire à vrai dire !?

    Pour compléter l'ouvrage, quelques annexes comme les termes propres aux séries (spin-off, cross-over,...) ou une présentation des producteurs qui comptent !

    Un ouvrage sympathique qui vous permettra de tester l'étendue de votre culture - télévisuelle, réveillera en vous des souvenirs de soirées-téle ou vous donnera envie de visionner - ou revoir !? -  des œuvres que vous ne connaissez pas encore !

    A bientôt !


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  • Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté un album des gags inénarrables de Gaston Lagaffe ! Nous allons désormais aborder le tome 11 - contenant les gags N°580 à 622, soient les années 1969 et 1970 !

    Lorsque j'étais gamin, je possédais la collection d'un peu moins d'une quinzaine d'albums  qui portaient des titres évocateurs comme "la Saga des Gaffes", "Le Bureau des Gaffes en gros" , "Le géant de la Gaffe" ou "Lagaffe mérite des baffes" - et le fameux album "introuvable" R5 ! Mais, dans les années 2010, ai racheté l'ensemble dans une version plus complète - et avec du contenu rédactionnel - avec des gags inédits chez Hachette-Collection ! Il s'agit vraiment pour le coup d'une intégrale !

    Lagaffe continue de "sévir", dans ce tome 11, dans les bureaux des Éditions Dupuis, au grand malheur de ses "collaborateurs", Prunelle et Lebrac, et aussi Mr De Mesmaeker, mais à la plus grand joie des lecteurs ! Là, il continue de mettre au point des inventions improbables qui, le plus souvent, se retournent contre lui et son entourage ! Gaston est un bricoleur fou qui touche aussi bien à l'électricité, à la plomberie, à la peinture ou à la chimie !

    Le pauvre De Mesmaeker ne parviendra toujours pas à signer les contrats Dupuis mais fera néanmoins affaire avec Gaston pour commercialiser le "Cosmo-Coucou", "l'horloge en avance sur son temps" !

    L'Agent Longtarin fait aussi les frais du comportement de Gaston ! On a dans ce tome 11 quelques bons gags mettant aussi en avant  la voiture unique de Gaston, modèle de lenteur !

    Un pompier venu constater les dégâts occasionnés par Gaston parlera du "gars qui a fait les 400 coups" ! En réalité, il s'agit du 600ème gag que l'on retrouve au milieu de cet album qui donne par la suite une série de mésaventures qui se suivent !

    En effet, on suit sur quelques gags les conséquences du saccage des bureaux de Dupuis par la Gaffophone de Gaston et les réparations nécessaires puis l'initiative malheureuse du dessinateur Lebrac pour se débarrasser de l'"instrument de musique" ! Quelques gags qui se suivent tournent aussi autour de la boule de bowling de Gaston !

    C'est aussi dans ce tome, au gag N°613,  que la Mouette Rieuse et le Chat viennent rejoindre et compléter la ménagerie de Gaston, il me semble ! Ces deux bestioles vont en faire voir de toutes les couleurs aux employés de Dupuis, étendant le pouvoir de nuisance du Gaffeur et provoquant catastrophe même lorsque Gaston est enfermé à double tour dans un placard !

    On constate aussi dans ce tome, et dans la série en général, à travers les inventions de Gaston et les nombreux objets, le goût de Franquin pour le design ! Le dessinateur a commencé véritablement sa carrière dans les années 1950, au moment ou la modernité, architecturale notamment, explosait !

    Je ne dirais rien ici du film Gaston,  sorti en 2017 ! Généralement, les adaptations de BD à la Française par les Français, sont mauvaises (voir aussi le bide du film Valérian et la Cité des Mille-Planètes par Besson qui a plongé sa Cité du Cinéma en faillite !) ! Les Américains s'en sortent mieux avec les adaptations Marvel et DC Comics ! Dans le cas de Gaston, le film est-il mauvais ? Je ne sais pas car ne l'ai pas vu mais la bande-annonce ne laisse pas grand espoir ! La question est qu'apporte de plus le cinéma - et le live-action - au support BD ? Il y a quelques réussites dans le domaine de l'adaptation de BD européenne - même si aucun exemple ne me vient en tête (Si, peut-être Astérix contre Cléopâtre avec Jamel Debbouze ?) mais une formule reste encore à inventer ! Peut-être ne faut-il pas trop coller à l’œuvre et garder la bonne distance ? Mais bon, on parlera de ce film Gaston peut-être un autre jour si j'ai le "courage" de le regarder ?

    En attendant, ce tome 11, c'est du tout bon ! Le ton est à la franche rigolade  et Gaston - et Franquin ! - nous régalent encore une fois !

    A bientôt !


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  • Dans la nouvelle série en manga (et en anime !) Dragon Ball Super, les Saiyans, Son Goku en tête, apprennent à maîtriser de nouvelles transformations : Super Saiyan Divin, Super Saiyan Rosé, Super Saiyan Blue !... Il leur faut donc de nouveaux adversaires à la hauteur - car la série n'est jamais qu'une éternelle quête de puissance !

    Dans le tome 3, Son Goku, Vegeta et le Trunk du Futur étaient confrontés au duo maléfique et redoutable de Zamasu, un dieu qui a décidé d'éradiquer l'Humanité dans une dimension alternative (et est en passe de réussir !) et Goku Black, une autre version de ce Zamasu qui a échangé son corps avec une autre version de Son Goku ! C'est un peu compliqué avec toutes ces versions alternatives et ces univers parallèles mais il me semble que j'en parle plus en détails dans l'article du tome 3 et vous y renvoie donc ! En même temps, ne veux pas trop vous spoiler !

    Ce tome 4 est intitulé "Le Dernier Espoir" et est en fait un combat tout du long ! Goku et Vegeta ont pris la fuite dans le passé, précédemment, couvert par le Trunks du Futur sur le point de succomber ! Le mari de Chi-Chi décide alors de s’entraîner chez Kamé-Sennin/Tortue Géniale sur la Technique du Mafuba pour vaincre l'immortel Zamasu ! Vegeta, lui, va maîtriser la transformation en Super Saiyan Divin (God) dans la Salle du Temps ! Puis, les deux retournent dans le futur affronter l'autre terrible duo !

    Entre temps, des Kaïo-Shin du passé ont décidé d'intervenir ! Gowasu, le Kaio-Shin de l'Univers 10, tente en vain de ramener Black à la raison ! Goku et Vegeta arrivent juste à temps !

    Le combat s'engage et on a plusieurs phases ! Dans une interview à la fin du volume, Toriyama révèle qu'il a tracé les grandes lignes et les points de passage obligé et que Toyotaro a un peu de latitude pour "broder" !

    D'abord Goku et Vegeta prennent chacun un adversaire, Zamasu pour le premier et Black pour le second ! Par malchance, le Mafuba de Goku va échouer puis un événement imprévu survient : les deux méchants décident de fusionner grâce aux potalas, des boucles d'oreilles magiques !

    A son tour, Goku et Vegeta vont fusionner en Vegetto qu'on n'avait pas revu depuis le combat contre Majin Boo ! Les coups pleuvent au plus haut niveau et la fusion des deux ennemis semble avoir le dessus ! Le Trunks du Futur révèle alors une capacité insoupçonnée qui se révèle capitale ! A la fin du tome 4, la confrontation n'est pas terminé ! La suite au prochain volume !

    Prochainement dans ces pages, l'Arc "Survie des Univers" qui a fait couler beaucoup d'encre, a été pas mal critiqué en manga comme en anime !

    Mais pour le moment, la qualité est encore au rendez-vous !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant évoquer un jeu vidéo assez atypique et l'on se demandera à la fin de l'exposé si il s'agit vraiment d'un jeu vidéo ou d'une expérience métaphysique ?

    Le Festival Gamma256 est un festival de développeur informatique où ils conçoivent de "petits" jeux avec la contrainte de les faire tenir en au maximum 256 pixels sur 256 pixels ! Nous voila en quelque sorte revenus à la simplicité des débuts du jeu vidéo !

    C'est en 2007 et dans ce cadre que Jason Rohrer développe Passage - un jeu désormais téléchargeable gratuitement sur Mac, PC et i-phone à l'adresse suivante :

    http://hcsoftware.sourceforge.net/passage/

    et qui est un jeu qui se déroule sur 16 pixels de haut et 100 pixels de large !

    Passage - Jason Rohrer

    Vous incarnez un petit bonhomme qui avance dans un décor monotone. Très vite, il rencontre une petite bonne femme, sa compagne qui se joint à lui pour le trajet !

    Au début, nos deux "héros" avancent en se tenant à la gauche du décor qui défile et engrangent des points à mesure que le décor défile ! Il est possible de se déplacer vers le bas mais alors on ne comptabilise plus de points. Par contre, le jeu devient alors moins ennuyeux et on peut même découvrir des coffres au trésor !

    Le jeu dure cinq minutes et au bout de deux minutes trente, les personnages se trouvent au milieu du décor et continuent d'avancer vers la droite en même temps que ce décor défile ! Au fil du temps, les personnages vieillissent et on peut constater que leur apparence change ! Au bout de cinq minutes - ou un peu avant, la petite bonne femme touche le bord droit de l'écran et est remplacé par une tombe puis c'est le petit bonhomme qui décède à son tour ! Vous avez alors un score mais qui n'a aucune importance car il n'y a pas de tableau des scores et il ne sera pas sauvegardé !

    Vous l'aurez compris, Passage est un jeu qui interroge sur le sens - ou plutôt l'absence de sens de l'existence humaine - et sa finitude ! Vous avez alors deux choix de vie : filer droit et accumuler le plus haut score ! - mais dans quel but ? - ou faire faire des détours à l'existence pour découvrir des trésors ! Mais au bout du compte, la mort vous rattrape toujours !

    Un brin déprimant, n'est-ce pas ? Surtout pour des gens comme moi qui se posent des questions existentielles et sont phobiques de la mort (mais je me soigne !) ! Le jeu provoque d'abord l'ennui - et c'est voulu ! - puis le décès des personnages au terme de l'échéance nous tire de notre torpeur et provoque la stupeur ! Mais à quoi nous attendions-nous ?

    S'agit-il vraiment d'un jeu vidéo ? On peut se le demander ! Ce petit programme informatique, c'est à la fois une réflexion sur le mariage, le bonheur et la mort ! Brillant quelque part !

    La musique est aussi particulièrement triste et mélancolique ! Ce n'est pas souvent qu'un jeu vidéo vous tire une larme !

    La différence avec la "vraie vie" est que dans Passage, vous pouvez rejouer ! Dans la "'vraie vie", jusqu'à preuve du contraire...

    Jeu engagé ? Œuvre d'art indubitablement !

    J'ai découvert l'existence de ce "jeu"' en regardant la chaîne du Youtubeur Sébastien Genvo qui théorise brillamment le média que sont les jeux vidéo dans sa bien nommée chaîne "Théories des jeux vidéo" !

    A bientôt !


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  • Starfighter - Nick CastleLes jeux vidéo ont été longtemps associés à un univers masculin où la plupart des joueurs sont de jeunes adolescents, geek, et en majorité des garçons !

    Cette image a été véhiculée au début de l'industrie vidéoludique par la culture populaire et en particulier des films tels que Wargames ou Starfighter (et aussi par la publicité pour les premiers jeux !).

    Starfighter  (nommé encore en VO The Last Starfighter) est un film de Nick Castle, sorti en 1984 et parfaitement représentatif de son époque ! La console Atari VCS 2600 domine alors encore le marché mais est en fin de carrière, l'Amstrad CPC, le Commodore 64 et le ZX Spectrum sont apparus  et beaucoup de jeux vidéo appartiennent au genre shoot them up !

    Car Starfighter puise beaucoup de son inspiration du côté du shoot them up et il faut voir aussi que l'on est juste après la sortie, en 1983, du Retour du Jedi - et donc l'imaginaire des gens est encore beaucoup encombré de guerres galactiques !

    Alex Rogan est un jeune homme - on dirait un geek aujourd'hui - qui vit avec sa mère et son petit frère dans un trailer park, le Starlite, Starbrite ! Il est interprété par le jeune acteur Lance Guest qui, à ma connaissance n'a pas laissé de traces dans le septième art ! Alex est en quelque sorte un déraciné qui vit dans un mobile home. Il est aussi un peu le garçon à tout faire et est très débrouillard !

    Les loisirs et la passion d'Alex, quand il n'est pas avec sa petite amie Maggie Gordon, est de jouer à Starfighter, un jeu vidéo de shoot them up sur borne d'arcade qui l'accueille avec une voix synthétique qui déclare : "Salut Starfighter, vous avez été recruté par la ligue stellaire pour défendre la frontière contre Xur et l'armada Ko-Dan".

    Ce qu'Alex ignore, c'est que ce jeu sert en réalité à des extraterrestres pour procéder à un véritable recrutement dans une guerre stellaire bien réel ! Or, voila qu'un soir, devant toute la population du caravaning, Alex bat le record du jeu ! Débarque alors dans un étrange véhicule, une fois Alex seul, Centuri, un homme qui se présente comme le créateur du jeu et lui explique toute la vérité ! Quand on dit que les jeux vidéo sont des ouvertures vers des mondes imaginaires, on est bien loin de la vérité ici !

    La menace de Xur et de l'armada Ko-Dan est bien réelle et Alex devient Bétadroide Alex et s'engage dans la guerre ! Au pilotage d'un vrai Starfighter, il se lance dans l'espace et affronte les légions ennemis !

    Les dernières séquences du film ont  un caractère d'innovation puisqu'entièrement réalisé en images de synthèse, soit près d'une vingtaine de minutes de film, ce qui est un exploit pour l'époque ! On a ainsi le vaisseau du héros entièrement généré par ordinateur ! Le film reste donc proche de l'imagerie des jeux vidéo dont il s'inspire ! Évidemment, comme on en était aux balbutiement de l'image de synthèse, l'aspect "synthèse" et polygones est encore très visible, saute même aux yeux ! Pour vous dire, les premières cinématiques des jeux vidéo, dans les années 1990, feront mieux (sans parler des cinématiques actuelles !). On n'est pas encore dans une image photoréaliste qui nous bluffe !

    Starfighter  est donc un petit film sympathique ! Au début de mon adolescence, j'avais été le voir au cinéma et l'avais bien apprécié ! J'avais d'ailleurs récupéré deux photos promotionnelles du film - car à cette époque, il y avait encore des photos tirées des films à côté des affiches dans mon cinéma de Ouistreham, Le Cabieu - et dans les cinéma en général ! Internet a un peu tué de type de promotion !

    A bientôt !


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  • Nous y sommes ! Avec cet article, c'est mon 200ème billet dans la rubrique "Jeux vidéo" de ces blogs - sous réserve Pacific - Ere Informatiqued'oublis dans le décompte ! Il va être question de l'Amstrad CPC et d'un jeu dédié uniquement à cette machine, à savoir Pacific,  jeu de 1987, d'Ere Informatique.

    Pacific  est un jeu vidéo d'un genre indéfinissable ! Si Bivouac, jeu d'Infogrames de la même année est une simulation d'alpinisme, Pacific serait alors un jeu de plongée - mais plus un jeu d'"action" qu'une simulation !

    Vous incarnez en effet un scaphandrier qui s'enfonce dans les profondeurs de l'océan et doit atteindre un certain lieu où une surprise l'attends ! Vous disposez d'une réserve d'oxygène limitée et d'un pistolet pour abattre les poissons indésirables !

    Il vous faudra donc gérer votre oxygène, en ne traînant pas et en vous réapprovisionnant aux relais réguliers !

    En un sens, Pacific est un jeu apaisant ! Pas de batailles, ni de tueries, juste le silence des océans ! En effet, pas de musique dans ce jeu, juste le bruit de bulles de votre bouteille d'oxygène ou des balles tirées ! C'est aussi un jeu assez coloré avec un grand soin apporté aux décors !

    Pacific - Ere InformatiquePour économiser vos réserves, il s'agira de limiter vos mouvements et de laisser faire la gravité en vous laissant tomber ! Il y aurait tout un billet à écrire sur la gravité dans les jeux vidéo qui devint vraiment effective avec des jeux comme Donkey Kong (et n'en ai pas parlé dans le billet associé à ce jeu de Myamoto) ou encore Moon Patrol ! Si le sujet vous intéresse, je vous renvoie à "L'Histoire des jeux vidéo" du Youtubeur Edward !

    Plus vous descendez dans Pacific, plus il y a d'obstacles : poissons, rochers, mines, etc... Il y a heureusement des barils de poudre, par-ci par-là, que vous pouvez faire exploser en tirant dessus pour dégager le passage ! Attention à ne pas être à côté sinon vous perdrez une de vos trois vies !

    Vous avez également des espèces de sextants par endroit qui vous donne accès à une carte des Abysses !

    Ce jeu peut être addictif car la route est longue jusqu'au lieu final et la curiosité risque de vous pousser toujours plus avant ! Pour ma part, j'avais joué, sur Amstrad CPC donc, à Pacific  et l'avais trouvé assez ennuyeux ! Mais bon, c'était  le temps où les éditeurs de jeux vidéo avaient de l'audace - et pas des études de marché et de grandes équipes dignes d'Hollywood ! - et tentait des expérimentations !

    A bientôt pour le 201ème billet "Jeux vidéo" ! Je ne sais pas encore de quel jeu il sera question ?


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  • Que donne un auteur du XIXème siècle revisité par un créateur du XXème siècle ! On peut en avoir une petite idée Salammbô - 1er Livre -  Flaubert & Druilletavec Gustave Flaubert revu par Philippe Druillet !

    En 1980, Druillet, auteur de SF réputé, cherche de nouveaux sujets. Son ami Philippe  Koechlin, grand initiateur du magasin "Rock & Folk" lui suggère alors de relire Salammbô de Flaubert ! Le graphiste émérite y trouve son inspiration !

    Pour tout vous dire, si j'ai lu L’Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet et commencé Madame Bovary, je n'ai jamais mis le nez dans le roman de Flaubert qui ne se passe pas à l'époque où il vécut - qui commençait alors à lui faire horreur, l’écrivain détestant la bêtise de ses contemporains, mais qui se déroule deux siècle avant J.-C. sur les côtes de l'Afrique du Nord, autour de Carthage, alors impliquée dans les Guerres puniques contre Rome !

    Je ne vous résumerais pas ici le roman de Flaubert qui fera l'objet un jour d'un autre article, ni ne détaillerais la carrière de Philippe Druillet ! Entrons directement dans le vif du sujet de cette BD!

    Salammbô, la BD, s’étend sur trois tomes - dont hélas, je ne possède pour l'instant que le 1er Livre ! Je l'ai trouvé dans une benne de livres qu'on avait jeté, encore en assez bon état !

    Druillet effectue une transposition de ce récit antique sous la bannière de la SF !  Mâtho, le personnage de Flaubert, obsédé par Salammbô, la fille d'Hamilcar et princesse de Carthage, est en réalité ici associé à Lone Sloane, le personnage célèbre de Druillet ! Celui-ci a quitté l'Empire de Shaan, après la chute du tyran, et qui es devenue une République ! Il parcourt l'espace avec son vaisseau et son équipage, se livrant au pillage !

    Mais un jour, Mâtho/Sloane découvre Carthage et décide de s'y établir, trucidant alors son équipage et faisant exploser son vaisseau ! C'est à ce moment que Sloane devient véritablement Mâtho ! Il se rends alors à Carthage !

    La ville, qui vient de mener une guerre,  est animée par de grandes festivités ! Les mercenaires s'enivrent et se livrent à la débauche ! Se pose le problème de les payer et bien vite, ils en viennent à piller Carthage ! Surgit alors Salammbô - dont la grâce et la beauté époustouflante, calment les esprits ! Les mercenaires finissent par repartirent avec la promesse d'être payés !

    Mâtho, lui, a été soufflé par l'apparition de la jeune femme et n' a pour rivale que Narr'Havas, un prince numide ! Il partage ses impressions avec Spendius, un esclave qui a tout fait dans sa vie et se languit de revoir Salammbô !

    Le tome 1 s'arrête sur le héros qui endure mille souffrances !

    Que dire ? Même si c'est une libre adaptation, Druillet demeure fidèle au texte original de Flaubert qu'il reproduit avec quelques légères modifications dans un contexte de SF - allusions aux planètes et galaxies !

    Niveau graphismes, c'est superbes ! Avec de magnifiques illustrations, très riches et chargées, en pleines pages voire sur deux pages entières ! Ça se lit bien ! Il faut apprécier le texte de Flaubert et aussi de scruter le dessin virtuose de Druillet !

    Voilà pour ce 1er Livret !  Il n'est hélas pas certain que je mettes un jour la main sur les tomes 2 et 3 mais essayerais dans les bibliothèques municipales de ma bonne ville ! Mais comme cette album date un peu et que je ne sais pas quel place ou importance il a dans la bibliographie de Druillet ?

    A bientôt !


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  • Perfect Symmetry - KeaneIl y a encore une semaine je ne savais pas qui était Keane et ignorait jusqu'à l'existence de ce groupe de rock alternatif britannique, originaire de Battle, dans le comté de l'East Sussex !

    C'est chose réparée grâce à mon ami et voisin d'en face, Rico ! En effet, je continue à chroniquer dans ces blogs les disques que me prêtent des amis - ce qui permets d'étendre mon horizon ! Ai également une belle collection de CD acquis dans les années 1990 - mais dont je n'ai pas pris assez soin à mon goût ! La musique n'est pas ma passion première, ce serait plutôt les formes de récits de la littérature et des séries-télé !

    Mais je m'égare ! Revenons plutôt à Keane ! Ce groupe a été actif entre 1997 et 2014 - et marque depuis une pause ! Il est composé de Tom Chaplin au chant, Tim Rice-Oxley au piano, Richard Hughes à la batterie et Jesse Quin à la basse et aux percussions ! Le fait que je ne connaisse pas ce groupe témoigne de mon inculture dans ce domaine car il s'est fait connaître en 2004 du grand public - avec l'album Hopes and Fears ! - et a depuis écoulé plus de dix millions de CD à travers le monde !

    L'album que m'a fait découvrir Eric est Perfect Symmetry - qui est leur troisième opus ! Le premier était Hopes and Fears  et le second Under the Iron Sea. Cette formation a fait aussi bien que The Beatles, Oasis et Radiohead en plaçant deux albums dans le top 20 des "meilleurs album britanniques de tous les temps" selon le magazine Q ! Après l'opus dont il est question dans ce billet, Keane sortira encore deux albums et un best-of !

    Perfect Symmetry regroupe 11 titres et s'ouvre par "Spiralling" (on reste dans la géométrie !), sorti en single uniquement en téléchargement, deux mois avant l'album, soit respectivement en août et octobre 2008 !

    Avec ce nouvel album, Keane change son style pour répondre aux attentes du public ! Album de la maturité ? J'ai écouté et les 11 titres se découvrent avec plaisir ! On sent le travail derrière et c'est agréable à l'oreille ! C'est assez varié aussi ! On est dans le pop-rock ! En même temps, je ne connais pas les autres albums du groupe et donc pas leur évolution ! Je ne peux faire de comparaisons... Un album travaillé donc qui a requis maints efforts et a été enregistré à Paris et à Berlin.

     

    Autre innovation : pour la première fois, le groupe inclut une guitare dans sa musique ! Pour du rock, c'est l'instrument incontournable ! C'est aussi plus créatif ! Keane tente des expériences inédites ! Les deux singles suivants furent "Perfect Symmetry"  - qui donne son titre à l'album ! - puis "The Lovers Are Losing" ! Citons rapidement quelques autres titres pas exploités en singles : "You Haven't Told Me Anything", "You Don't See Me", "Again and Again", "Playing Alone ou "Love Is The End", chanson bien nommée qui termine le CD !

    Autre anecdote, pour les francophones ! Le titre "Black Burning Heart" contient quelques paroles... en français !

    Récemment, Rico m'avait prêté quelques CD qui ne m'avaient pas enthousiasmé ! Mais là, j'ai bien aimé Keane et ce Perfect Symmetry qui prouve une fois de plus que les Britanniques sont parmi les meilleurs - sinon les meilleurs !?  - pour le rock et le rock alternatif ! Je n'ai rien contre Johnny Hallyday mais force est de constater que, dans ce domaine, nous Français ne faisons pas le poids !

    A bientôt !


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  • Dans la franchise The Walking Dead, on avait les comics, les séries-télé et nous avons aussi les romans ! (Et accessoirement les jeux vidéo !). Je vais vous parler ici de La Chute du Gouverneur 2 - deuxième partie en effet, série qui mets en avant le personnage de Lilly Caul et tourne autour de la communauté de Woodbury.

    En réalité, les romans sont raccords avec les comics et pas avec la série-télé ! Ils sont toujours signés de la plume de Jay Bonansinga, sous l'égide de Robert Kirkman qui n'intervient pas dans la rédaction sinon peut-être comme "marque" et pour donner les idées générales !

    Le récit de ce tome 2 narrant la chute de Philip Blake alias le Gouverneur reprends au moment où Michonne a exercé sa vengeance, torturé le Gouverneur et la laissé pour mort !! Quel est l’intérêt de raconter une histoire que nous avons déjà abordé en long et en large dans les comics ?

    Outre que le format roman permets de s'attarder plus longtemps sur l'intériorité des personnages, il permets ici d'aborder de nouveaux points de vue, celui des habitants de Woodbury ! En effet, la perspective est inversée et si dans les comics, c'était Rick et son groupe les "gentils", ici, ils sont les "méchants" ! C'est du moins ce que pense Lilly Caul !

    Mais on sait bien que le Gouverneur ment en réalité à sa communauté, les manipule et a de fortes tendances sadiques ! A la fin, la vérité éclate aux yeux de Lilly Caul et on découvre que c'est elle qui a abattu Lori et son bébé dans le comics ! Ce qui lui cause un choc !

    On notera que le terme "zombie" est utilisé à maintes reprises dans la narration - ce qui constitue une petite entorse à la mythologie Walking Dead ! En effet, dans le comics comme dans la série-télé, on n'utilise jamais cette désignation, lui préférant "Rôdeur" ! Est-ce une approximation de Bonansinga ou une erreur de la traduction ?

    On revit donc les grands moments du comics et d'autres qu'on n'avait pas vu ! Rétablissement du Gouverneur, assaut sur la prison, exécution de Tyreese, etc... Lilly Caul est parfaitement intégrée dans tout cela !

    Mais le plus intéressant est sans aucun doute ce qui se passe après pour la petite communauté de Woodbury ! Sans surprise, Lilly prends les commandes et une nouvelle ère commence - que le tome suivant nous annonce comme L’Ère du Prédicateur !

    Voilà ! C'est ce qu'on appelle de la Paralittérature (ou du "mauvais genre") - mais c'est très agréable à lire et paradoxalement, malgré les horreurs que peut représenter, une apocalypse zombie, ça "détends" bien ! A lire sur la plage par exemple ou dans votre maison de campagne !

    Ce petit volume contient en outre une nouvelle du même Bonansinga qui se déroule avant et raconte comment Philip Blake a sauvé Woodbury d'une horde de Bouffeurs avant d'en prendre la tête - ce qui est la conséquence de son acte de bravoure et d'audace !

    A bientôt !


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  • Aura l'orpheline - Roberton BaldazziniVous connaissez déjà Roberto Baldazzini si vous êtes un habitué de ce blog car c'est lui qui a dessiné le récit érotique, Chiara Rosenberg , scénarisé par Celestino Pes ! Pour Aura l'orpheline, qui date de 2005, il est seul aux commandes !

    Aura est donc une jeune orpheline, qui fuit les "fantômes de son adolescence" et qui va, après quelques mauvaises rencontres, trouver refuge auprès de travailleurs du sexe ! L'action se déroule dans un quartier mal famé où rôde quelques prédateurs sexuels pour lesquels la jeune fille est une proie facile !

    Parmi les bonnes âmes qui veillent sur Aura, il y a Carlo, un homosexuel, réalisateur de films pornos, qui l'héberge quelques jours chez lui. Il y a aussi Safiria, une jolie "nana" qui est en réalité un transsexuel - et qui effectue des strip-teases dans sa propre boite lorsqu'elle ne se prostitue pas !

    C'est Safiria qui va proposer à Aura de travailler comme serveuse dans con club ! Là, notre jeune héroïne rencontre aussi Tim, une sorte de videur, homme à tout faire, à qui elle va s'offrir.

    Dans la tradition des héros orphelins, Aura ira de mésaventures en mésaventures ! C'est certes un récit érotique mais c'est volontiers glauque par moments ! Non pas du fait qu'il y ait des homos et des trans, mais plutôt par la galerie de pervers que l'on croise comme "l'Ange inséminateur" qui est à deux doigts de violer Aura dans une cabine de peep-show, sauvée par l'intervention Aura l'orpheline - Roberton Baldazzinide Tim ! Il y a aussi dans cette histoire une certaine attirance de l'auteur pour la scatophilie (ça vomit, ça urine et ça défèque à plusieurs reprises !).

    C'est aussi volontiers bavard avec des esquisses de psychologie ! Aura est un personnage angoissé qui prends des anxiolytiques...

    A l"origine, ce récit se dénommait Senza Famiglia, ou Sans Famille en italien - hommage à Hector Malot !

    Voilà, je ne vous ferais pas un topo sur la biographie de Roberto Baldazzini ! Disons simplement que son style de dessin a évoluer du "noir et blanc tranché" à une "ligne claire élégante" ! Après avoir dessiné beaucoup de polars pour les revues Orient-Express et Comic Art, il se tourne vers les récits érotiques, surtout pour la revue Blue !

    J'attendais beaucoup de cet album en raison du dessin de Baldazzini qui convient très bien pour des récits érotiques ! Malheureusement, les maints aspects malsains et déviants de cette histoire m'ont beaucoup déçu !

    Comment les choses se terminent-elles pour Aura ? Elle semble tracer sa route avec un nouvel inconnu "bien sous tous rapports" et soucieux de l'arracher au monde du peep-show ! Le prince charmant ?

    A bientôt !


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  • Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que Marvel donne une "suite" à sa série Dark Vador par Gillen et Larroca ! C'est chose faite à l'été 2017 avec Dark Vador, le Seigneur Noir des Sith  qui mets à nouveau le méchant le plus iconique du cinéma (osons l'affirmer !) en avant !

    Cette fois, c'est Charles Soule - au scénario - et Guiseppe Camuncoli - au dessin - qui sont à la tâche ! Le récit se focalise autour des événements survenus immédiatement après La Revanche des Sith qui implique un Anakin Skywalker déchu et son maître Sidious/ Palpatine !

    Le tome 1 se nomme "L’Élu" ! Sidious apprends à Vador qu'en tant que disciple, il n'est pas encore un Sith complet car il lui manque un sabre-laser ! On sait que les sabres-laser des Sith on une lame rouge et un pan de la mythologie Star Wars est réécrite en passant à ce sujet ! Jadis de nature synthétique, les cristaux des sabres des adeptes du Côté Obscur sont désormais des cristaux "ordinaires" qu'on a fait "saigner" ! Tirant parti du fait que les Kyber sont vivants, Vador va donc devoir l'imprégner de toute la souffrance d'Anakin qui l'a mené au Côté Obscur !

    Le nouveau Seigneur Noir des Sith se lance donc dans une quête qui l'amène dans la Bordure Médiane, d'abord sur une planète rocailleuse pour se doter d'un vaisseau puis au Foyer Radieux, un avant-poste Jedi et enfin sur une autre planète, la lune fluviale d'Al'dolemm, toujours dans la Bordure Médiane pour y affronter et terrasser Kirak Infil'a, un Jedi qui, il y a longtemps à fait vœu de Barash, c'est à dire de vivre à l'écart des affaires et de l'Ordre Jedi pour méditer sur la Force ! Ceci afin de lui voler son sabre !

    Vador se montre impitoyable et terrasse Kirak ! En sacrifiant les innocents habitants de la ville au passage ! Puis, sur Mustafar, monde de son déclin, il procède au rituel sur le cristal - après une brève hésitation ! - et devient enfin un vrai Sith !

    On a ensuite droit à une sorte d'épilogue où Palpatine présente à son élève un de ses "vieux projets" : l'Inquisitorius et en particulier son chef, le Premier Inquisiteur, un Pau'an que l'on a découvert dans la première Saison de la série Star Wars Rebels !

    Une très bonne BD - infiniment plus satisfaisante que celle que nous avions chroniqué la dernière fois (Mace Windu). ! Le scénario est très intéressant, tout en tensions et fait bien ressortir la noirceur de Vador qui achève ici sa transformation en Sith ! Le dessin est tout simplement superbe, d'une grande qualité !

    Hâte de découvrir les tomes suivants de cette série (que je connais déjà en VO car ils sont sortis aux USA où on doit en être à l'arc 4 ou 5 !?).

    A bientôt !


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  • Sorti en 1987, du fait du studio Ubi Soft, Asphalt  est un jeu vidéo qui s'apparente plus au genre action que courses ! Il puise son inspiration dans des univers post-apocalyptiques comme celui de Mad Max - en particulier Mad Max 2 où le héros conduit un camion-citerne pris d'assaut par une horde de maraudeurs ! C'est le même type d'ambiance qu'on retrouvera dans le jeu Overlander par Elite Systems !

    Asphalt, en 1987, nous prévoyait un avenir bien sombre - et violent ! - puisque le background du jeu nous apprends qu'en 1991, aux Etats-Unis, une nouvelle loi autorise les véhicules à s'équiper en armes ! On connaît l'engouement des Américains pour les armes à feu !

    C'est ainsi que vous dotez votre camion-citerne d'une tourelle avec une mitrailleuse, de lances flammes latéraux et de mines ! Les routes ne sont plus sures ! Vous avez la mission de convoyer un cargaison de bonbonnes de gaz à Détroit !

    Mais en route, vous vous faites attaquer par des gangs de pillards motorisés, en voitures, en side-cars et en motos !Vous devrez apprendre à ces inopportuns qu'on ne mets pas ainsi la main sur votre précieuse cargaison !

    Le jeu est en vue de dessus ! Vous avez tout un tas d'indicateurs dans la partie haute de l'écran qui vous indique l'état de votre camion et dans le bas de l'écran l'action proprement dites ! A vous d'utiliser au mieux vos différentes armes de manière appropriée suivant les situations et les menaces !

    Un jeu assez difficile en fait ! Les dégâts encaissés par votre bahut s'accumulent vite !

    Asphalt est, à ma connaissance, un jeu développé uniquement pour l'Amstrad CPC et ce n'est pas une adaptation d'une borne d'arcade mais le fruit du travail de Christophe Gomez (programmation), Patrick Daher (graphismes), Alexandre Bonan (scénario) et Philippe Marchiset (musique).

    C'est d'ailleurs sur Amstrad CPC que je jouais à ce jeu qui me prenait vite la tête ! Il est assez frustrant de voir son camion partir en fumée !

    A bientôt !

    PS : Ceci constitue - sous réserve que j'ai oublié de recenser certains articles dans cette catégorie et sans compter les articles antidatés que j'ajoute entre 2009 et 2018 - mon 199ème billet "jeux vidéo" ! On arrive bientôt à la fin de la "longue" liste des jeux vidéo auxquels j'ai joué étant ado dans les années 1980 puis jeune adulte dans les années 1990 !

    PPS : Pourquoi pas dans l'avenir des articles plus récents sur des jeux - plus complexes ! - des années 2000 et 2010 - et bientôt 2020 et pourquoi pas des collaborations avec mon ami Gautier - "Nanard Lhermite" - B. - ou "passion-geek" pour rédiger ces billets à quatre mains ? Ces deux-là sont je pense des "hardcore gamers" !


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  • Bonsoir ! Je vais vous présenter un nouveau billet de ma série autobiographique, "Trajectoires Éclectiques" qui sera consacré cette fois-ci à mon expérience des jeux vidéo ! Je tiens au passage à rendre hommage à "passion-geek", une camarade qui tient un Skyblog et à qui j'ai piqué le titre de ce billet ! Elle a elle-même commis quatre billets sur ce sujet dont je vous mets le dernier en lien ! Je la salue bien fort ici ! Allez lire ses articles car elle a une passion pour les jeux vidéo encore plus intense que la mienne !

    http://passion-geek.skyrock.com/3315121554-Mon-histoire-avec-les-jeux-videos-Partie-4.html

    Je suis né dans les années 1970 ! C'est à cette période que l'industrie des jeux vidéo allait prendre son essor ! Aujourd'hui, à l'ère d'internet et des tablettes, la plupart des utilisateurs n'ont pas connu cette période ! Je vous renvoie à tous les billets de ma rubrique "Jeux vidéo" !

    Mes premiers pas dans ce domaine furent par le biais des bornes d'arcades ! Mon parrain Serge tenait un bar-tabac dans le 2èmè arrondissement parisien et c'est là que je découvris des jeux comme Pac-Man, Galaga, Burger Time, Frogger et autre Centipède ou Donkey Kong  ! C'était l'époque des pionniers, devenus des classiques !

    Pour dire la vérité, avais déjà découvert Pong auparavant chez mon oncle René ! Celui-ci souhaitait toujours impressionner les invités à ses soirées pour maintenir son standing !

    Ces jeux étaient par ailleurs adaptés sur la console phare de l’époque, l'Atari VCS 2600 ! Mais cette console restait hors de portée du budget de mes parents et je devais me contenter d'y jouer les mercredis en démonstration à la Samaritaine, célèbre magasin parisien ! Il fallait jouer des coudes avec les autres gamins !

    Finalement, ma grand-mère m'acheta la console Philips Vidéopac - que nous avions découvert chez mon grand-oncle Trajectoires Eclectiques N°6 - Mon histoire avec les jeux vidéoNorbert - mais dans sa verision Vidéopac G7200 pour ce qui me concerne car mes parents avaient peur que je monopolise la télé familiale et que la console abîme le tube cathodique ! Cette console avait donc son propre jeu et ses propres jeux sous forme là encore de cartouche : le duel de cowboys, le clone de Pac-Man nommé le Glouton, le mineur, la course de voitures, le logiciel pour jouer de la musique, la guerre spatiale... Des petits jeux très simples pour l'époque !

    A la même période, c'était la mode des Game &Watch, ces petits jeux à cristaux liquides, ancêtres de la Game Boy d'une certaine façon ! Dans ce registre, moi, j'avais la console MicroVision de MB qui devait avoir une dizaine de cartouches : le bowling, le casse-brique, le flipper et je ne sais plus quel jeu encore ? Je me souviens qu'on se faisait des soirées MicroVision chez mon pote Vasilié !

    C'est à cette époque aussi, on était au début des années 1980 - pour le Vidéopac et la MicroVision, paraissait le premier magazine vidéoludique, le célèbre Tilt - dont j'achetais tous les numéros au début !

    Puis quelques années plus tard et un déménagement, alors que je remisais un peu le Vidéopac dans son carton, je découvris chez un cousin - puis chez un camarade du collège, l'ordinateur familial Amstrad CPC dans sa version CPC 464 - avec son magnétocassette ! C'est là encore ma grand-mère qui me l'achetait - on devait être en 1984 ou 1986, je ne sais plus trop !?

    Trajectoires Eclectiques N°6 - Mon histoire avec les jeux vidéoAu début, j'avais peu de jeux sur l'Amstrad CPC, achetant ceux du commerce avec mes finances limitées ! Mais arrivé à la fin du collège, je découvris qu'on pouvait se procurer des jeux piratés et qu'il était facile de les utiliser notamment en jouant sur la vis d'azimutage du magnétocassette avec un minuscule tournevis qu'on pouvait se procurer au BHV, au rayon bricolage ! Je testais donc de nombreux jeux ainsi jusqu'au moment où à force de visser/dévisser, le magnétocassette rendis l'âme !

    En 1987, à l'entrée au Seconde, au lycée, comme je venais de décrocher brillamment mon Brevet des Collèges, mon père m'acheta un Atari 520 ST  à disquettes ! Là encore, j'achetais quelques jeux puis optait pour les jeux "crackés" qu'on s'échangeait au lycée ! Je passais de longues heures sur cette machine au dépends de mes devoirs scolaires !

    J'avais essayé de m'initier à la programmation - sans grand succès ! Je fis même partie du club d'informatique du collège où nous n'étions que trois geeks et un prof - sur des ordinateurs Thomson TO7 et MO5 ! On programma ainsi un jeu de tennis - enfin le prof surtout ! Des décennies plus tard, je devais suivre une formation d'un an d'analyste-programmeur à l'AFPA de Champs-sur-Marne ! Mais les ordis, c'était surtout pour les jeux à vrai dire - même si je tapais les longs listings de code fournis par les magazines d'informatique - et qui ne marchaient qu'une fois sur trois !

    J'étais aussi, à cette époque, inscrit à la Logithèque de la Bibliothèque municipale de Caen et y empruntait d'autres jeux que j'avais rarement à recopier pour le coup !

    Mon expérience vidéoludique ne se limitait alors pas à l'Atari ST et à l'Amstrad CPC - que ma petite sœur avait Trajectoires Eclectiques N°6 - Mon histoire avec les jeux vidéorécupéré entre temps ! Je fréquentais aussi l'"Aquarium" de mon lycée, une salle de "détente" ou deux IBM-PC étaient à notre disposition et où les logiciels piratés circulaient aussi beaucoup ! Au lycée, aussi, j'avais pris l'option informatique amis étais largué par les "cracks" - vous savez ces petits bourgeois nantis de province qui ne vous adressent pas la parole si vous ne les battez pas aux échecs !

    Aussi, entre 1987 et le milieu des années 1990, je fréquentais assidûment les week-ends les trois ou quatre salles d'arcades de Caen ! J'y dépensais pas mal d'argent !

    Avec l'entrée à l'Université, en 1990, je m'étais recentré sur mes études de biologie! Néanmoins, à Noël 1991, je me fis offrir la première Game Boy et m'éclatais durant mes révisions intensive de partiels sur des jeux comme Tetris et Super Mario Land ! Cette mini-console de Nintendo devait m'accompagner durant quelques années puis la Game Boy Color ! Quelques mauvaises expériences cependant, notamment lorsque je me fis voler un de mes jeux préférés, Marble Madness, durant une hospitalisation pour dépression ou encore lorsque je vendis les jeux Mario pour payer une facture excessive de Minitel !

    La suite est plus classique ! En 1997, avec l'aide de  mes grands-parents, j'eus mon premier PC - afin de rédiger mon mémoire de maîtrise ! Je découvrais et passait de longues heures sur Warcraft II - et eut aussi ma période jeu Star Wars liée à ma passion pour l’œuvre de Lucas depuis toujours !

    Je changeais de PC en 2000 - à Noël - et récupérais le PC du petit ami d'alors de ma sœur, Franck, Ce fut alors ma période D&D3 en jeu papier mais aussi Baldur's Gate I et II sur le PC ! Et donc aussi mon stage à l'AFPA en 2003 - 2004 !

    En 2005, je fis monter/assembler un autre PC par le magasin Eclairtel de ma petite ville avec les enfants duquel j'étais en relation pour des parties de jeux de rôles là encore ! C'est en 2005 que l'on eut internet pour la première fois chez mes parents - même si j'avais pu utiliser les mails à la fac à partir de 1995 !

    J'achetais mon dernier PC en date en 2012 chez Darty - ou BUT ?! C'est encore mon PC actuel ! Je connu alors autour de 2012 ma période Star Wars  : The Old Republic, mon premier MMORPG, durant deux ou trois ans ! Mon pote Gautier m'engraina à jouer à des jeux Facebook, réseau auquel je m'abonnais en 2009 - après avoir ouvert mon premier blog fin 2008 !

    Mon pote m'introduisit à Stormfall,  jeu de stratégie et de gestion de ressources que je quittais quelques années plus tard pour cause de mauvaise ambiance dans les Ligues ! Il me fit découvrir aussi HearthStone - en 2018 ou 2019 je crois, voire 2013 ? - jeu auquel je joue encore aujourd'hui ! Je ne jouais que de manière épisodique à World of Warcraft  avec mes personnages, Tarlab et ElyraSwann !

    Mon PC de 2012 est donc encore mon PC actuel, et il tient bien la route et ne pense en changer qu'en 2020 !

    En 2015 - ou 2016, puis en 2018, mes parents firent l'acquisition de leurs deux premiers PC mais c'est surtout ma Maman qui s'en sert - et joue aux Puzzle Games ou à Diggy's Adventure - alors que mon père est toujours réfractaire à la technologie !

    Pour être complet, mentionnerais juste que ma nièce et mon neveu ont, pour ce que j'en sais, une Xbox 360 et une Nintendo DS aux Etats-Unis !

    Pour ma part, comme vous le voyez, ne suis pas trop consoles et plus micro-ordinateurs et suis passé à côté des Mega Drive, NES, PlayStation, Gamecube et autres Xbox ! Si vous voulez des informations sur ces machines, je vous renvois vers le blog de "passion-geek" ! 

    Voilà pour cette présentation qui fixe un cadre/un contexte à mes billets jeux vidéo !

    A bientôt !


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  • Legion - Saison 1On connaît l'imbroglio juridique auquel fait face Marvel Studios pour récupérer les droits des X-Men (et des 4 Fantastiques !) détenus par la Fox et ainsi les intégrer à son MCU ! Cela sera peut-être finalement possible si le rachat de la dite Twentieth Century Fox par Disney devient effectif - et on semble s'en rapprocher !

    En attendant, on a droit à des films X-Men, Wolverine ou Deadpool pour le seul univers mutants où à des séries pour la chaîne FOX comme The Gifted ou encore Legion dont il va être question ici !

    Legion est une série crée par Hoah Hawley, diffusée depuis février 2017 et qui compte déjà deux Saisons ! Nous allons ici nous attarder sur la seule Saison 1 ! Ce show, intéressant, a été d'ores et déjà renouvelé pour une Saison 3 !

    Le récit tourne autour de David Haller, interné dans un hôpital psychiatrique car diagnostiqué schizophrène depuis des années ! Dans les comics, David est Legion un puissant mutant qui possède plein de personnalités qui peuvent prendre successivement le contrôle de son corps, déclenchant ainsi un pouvoir spécifique ! Dans la série, il est un mutant très puissant, télépathe et télékinésiste entre autres ! David est interprété par l'acteur Dan Stevens !

    Legion  est une série décalée voire délirante, et très complexe à comprendre ! On y retrouve aussi, de manière assumée, des "expérimentations" télévisuelles - comme avait pu le faire la série Buffy contre les vampires dans les  années 2000, à savoir, séquences musicales ou en noir et blanc, réalité alternative où les héros se réveillent dans un asile, etc,.. Ici, c'est mené de manière fluide et ça s'intègre bien au récit !

    Au début de la Saison 1, par l'entremise de Sydney "Syd" Barett (qui deviendra sa petite amie !) - jouée par Rachel Keller, David entre en contact avec les mutants de Summerland, communauté dirigé par Mélanie Bird - jouée par Jean Smart, David découvre qu'il n'est pas schizophrène mais en réalité un puissant mutant qui contrôle mal ses pouvoirs ! Avec l'aide de Ptonomy, un "modeleur de souvenirs", de Cary et Kerry qui partagent le même corps et de "Syd", David va tenter de comprendre son pouvoir ! Mais il y a un soucis ! David est en quelque sorte possédé !

    Avant de revenir sur ce point et d'évoquer le "Shadow King"/ le Roi d'Ombre, je tiens à dire qu'il faut être très prudent avec l'approche que cette série donne de la maladie psychique ! En effet, en voyant Legion, toute personne atteinte de schizophrénie, ne risque -t'elle pas, au déclenchement de sa maladie, parce qu'elle entends des voix, d’interpréter cela comme un pouvoir mutant de télépathie - là ou d'autres y verront l’œuvre de Dieu ! en cela, la série de Noah Hawley ne rends pas service à la psychiatrie ! Ai d'ailleurs moi-même connu un schizophrène qui se prenait pour le Professeur X !

    David a plusieurs ennemis ! En particulier, la division 3 qui kidnappe sa sœur et s'en sert comme appât ! Mais ceux-ci sont du menu fretin par rapport à Shadow King !

    David est en effet possédé depuis l'enfance, renferme dans son esprit un autre mutant qui agit comme un parasite et se nourrit des pouvoirs du garçon ! Il apparaît à David sous différentes incarnations : le chien imaginaire de son enfance, le "garçon en colère", le démon aux yeux jaunes et enfin son "amie" Lenny Busker - jouée par Aubrey Plaza au remarquable jeu d'actrice ! Alahl Farouk est un méchant Marvel réussi à l'écran !

    Enfin, le lien est fait avec les films X-Men car David découvre qu'il a été adopté et le spectateur comprends vite que - comme dans les comics - son père n'est autre que Charles Xavier, ennemi par ailleurs du Roi d'Ombre ! Il est cependant très peu probable qu'on voit un jour apparaître Patrick Stewart dans la série !

    La fin de la Saison 1 voit le Roi d'Ombres prendre la fuite dans un nouveau corps (qui ?) et se termine sur un cliffhanger ou cette fois, c'est David qui est kidnappé !

    Là encore, j'ai adoré cette série - supérieure à un Marvel : Les Agents du Shield et du même niveau qu'un Daredevil ! A voir d'urgence ! La Saison 1 ne comporte que huit épisodes mais intenses ! Ça semble être le format de toutes les Saisons de cette série en réalité !

    A bientôt !


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  • La franchise Star Wars a toujours joué sur l'aspect trans-média et c'est ainsi que les jeux vidéo de la Galaxie Star Wars - Battlefront : Twilight CompanyLointaine se voit consacrer des bandes-dessinées ! Ce fut le cas des Ombres de l"Empire et du Pouvoir de la Force !

    Star Wars - Battlefront est une série de jeux vidéo - de type FPS - rebootée en 2015 ! On a alors droit à un roman - de plus de 500 pages ! - nommé Star Wars -Battlefront : Twilight Company, écrit par Alexander Freed qu'on avait déjà vu sur les romans associés à l'autre jeu vidéo Star Wars - The Old Republic  (Star Wars - TOR) !

    Ce roman est un peu le Band of Brother de l'Univers Star Wars ! On y suit des seconds couteaux au sein de la Twilight Company, une petite armée de soldats rebelles appartenant à l'infanterie (le 61ème escadron d'infanterie), basée à bord de la corvette Fulgurant ! On découvre ses membres, de l'officier à la recrue, Hurleur, Von Geiz, Hober, Gadren le Besalisk, Gueule-d'amour, Brand, Blatte entre autres ! Mais on s'intéresse plus précisément à Namir, le personnage principal dont on découvre le passé de combattant avant la Rébellion, sur la planète Crucival, au cours de chapitres flash-backs, remontant à la Guerre des Clones et l'installation de l'Empire !

    L'action se déroule après la Bataille de Yavin, alors que la Rébellion effectue un repli général depuis la Bordure Médiane, l'Empire ayant accéléré sa traque ! La Twilight Company fait donc partie de ces troupes censées couvrir le retrait des Rebelles ! Par diverses campagnes notamment sur le monde de Haidoral Prime ! Évidemment durant les diverses opérations évoquées au cours du récit, la Twilight subit maintes et maintes pertes ! Il n'est pas facile d'être un Rebelle !

    Sur Haidoral Prime, la Company trouve une alliée ne la présence de la gouverneur Chalis, une élève du Comte Vidian (ce qui fait un lien avec le roman Star Wars - Une nouvelle aube !). La Twilight  - et Namir - auront du mal à accorder leur confiance à Chalis mais la protégeront néanmoins car elle connaît tout le schéma logistique de l'Empire - et donc où frapper !

    De temps à autres, on suit aussi Thara Nyende, aka SP-475, une Stormtrooper de Sullust - qui vient en aide aux démunis - ce qui montre qu'il existe des Impériaux avec un cœur, entrés dans l'armée par nécessité et que tout n'est pas blanc et noir ! On avait déjà vu dans Rogue One  que les Rebelles n'étaient pas tout blanc ! Disney, qu'on a souvent accusé d'être sur le point d'édulcorer Star Wars, apporte au contraire de la nuance, ce qui correspond assez bien au monde complexe dans lequel on vit !

    La petite Histoire de la Twilight Company rejoint la grande puisqu'à un moment Chalis et Namir rendent visite au Haut Commandement de l'Alliance sur Hoth et on assiste alors à la fameuse Bataille de L'Empire contre-attaque mais d'un autre point de vue !

    Suite à Hoth, l'Alliance est en déroute et dispersée ! La Twilight décide alors de contre-attaquer - et d'après un plan de Chalis, vise les chantiers navals de Kuat ! Le roman comprends quatre moments : "Repli", "Regroupement", "Assaut" et "Siège" et se termine sur Sullust, par un siège, ce qui explique pourquoi on suivait SP-475 jusque là ! Les intrigues finissent par se rejoindre !

    Quel sera le destin de nos différents héros ? Ne comptez pas sur moi pour vous révéler la fin !

    Un roman excellent qui montre que l'on peut écrire des histoires intéressantes dans cet univers sans Anakin, Luke ou Rey ! Une bouffée d'oxygène ! Bref, j'ai adoré !

    A bientôt !


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  • Ace of Base est un groupe de musique pop suédois, originaire de Göteborg. On les a beaucoup comparé à ABBA, The Sign/ Happy Nation - Ace of Basecar comme le groupe mythique qui a gagné l'Eurovision en 1974 avec "Waterloo"; Ace of Base est composé de deux garçons et de deux filles : Ulf "Buddha" Ekberg et les frères et sœurs Jonas "Joker" Berggren, Malin "Linn" Berggren et Jenny Berggren. C'est un groupe actif depuis la fin des années 1980, à son apogée dans les années 1990 et un peu retombé dans l'anonymat par chez nous depuis !

    Ace of Base s'est surtout véritablement lancé en 1993 - 1994 avec l'album Happy Nation/ The Sign (qui contient les titres "Happy Nation" et "All That She Wants"). C'est alors le succès international l !

    Auparavant, le groupe avait déjà réussi un beau coup et à se faire connaître avec le single "Wheel of Fortune" - la chance tournait pour eux ! Les quatre s'inspirent alors du titre "Another Mother" de Kayo Shekoni pour leur single "All That She Wants" ! On sent les influences de la musique électronique et de la World Music dans leurs productions d'alors !

    C'est Dennis Pop qui va produire le titre "All That She Wants" d'abord intitulé "Mr. Ace"  - on a alors une fusion entre le dub-reggae et la pop !

    Le titre atteint rapidement la troisième place en Suède et fait même connaître le groupe dans le reste de l'Europe ne restant pas exemple huit semaines dans les classements allemands. De l'Allemagne, le titre - et l'album The Sign  qui suit - arrivent en France où je le découvre alors ! Dans mon parcours personnel, la fin 1993 est une période où je sors d'une grave dépression et la musique - celle d'Ace of Base - me sort un peu la tête de l'eau et me redonne la pêche !

    C'est en effet une musique énergique, optimiste qui prône la joie de vivre ! Ne diront-ils pas dans une de leurs chansons que "c'est une belle vie" ("It's a Beautiful Life !") ?

    En fait, le titre The Sign est la désignation de l'album - qui contient 12 titres ! - pour les Etats-Unis ! En Europe, on optera pour Happy Nation !

    S"ensuivra une tournée exténuante de deux ans ou le groupe n'arrive toujours pas à réaliser son succès, à en prendre conscience ! Dans les 12 titres de l'album, on a même droit à une chanson en français, : "Voulez-vous danser" ! C'est en effet aussi très "dance" ! Autre titre évocateur et à fort succès : "Don't Turn Around" !

    C'est avec plaisir que je réécoute cet album aujourd'hui !

    A bientôt !


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  • J'ai déjà signé ici un article sur L'Arme du Jedi, une aventure survenue à Luke Skywalker, immédiatement après la Bataille de Yavin et la destruction de ses mains de l’Étoile de la Mort ! Ce roman jeunesse était signé Jason Fry !

    Mais ici, il s'agit de son adaptation en BD Jeunesse ! Les BD Jeunesse Star Wars sont d'assez bonne qualité et on trouve dans cette collection les récits adaptés de la série Star Wars Rebels (huit albums à ce jour je crois ?), avant cela on avait eu les BD tirées de The Clone Wars (quatre albums je crois mais épuisés !) et bien sûr les Épisodes numérotés et les spin-off comme Rogue One. Le style penche légèrement du côté du manga et c'est très coloré !

    La BD L'Arme du Jedi est adaptée par Alec Worley, dessinée par Ruriri Coleman et colorisée par Chris O'Halloran ! Je n'ai plus l'intrigue du roman jeunesse correspondant, dans les détails, en tête mais je crois qu'il y a quelques petites différences ! Sans certitude ! Déjà le récit n'est pas raconté par un C-3PO au moment du Réveil de la Force - et j'ai aussi l'impression que la partie du récit qui se déroule avant l'arrivée de Luke sur Devaron, et dans les ruines du temple Jedi d'Eedit et plus développé ! Ce temple Jedi, on l'avait aperçu dans les dernières Saisons de la série The Clone Wars quand il était attaqué par Savage Opress ! Entre temps, l'Empire - suite à la Purge ! - l'a bombardé et détruit  et en a fait un périmètre interdit !

    Au début du récit, Luke effectue des missions avec l'Escadron Red, Wedge Antilles et le commandant Narra ! Puis il est affecté à une mission de collecte de données sur la "piste des Constructeurs Navals" !

    Luke va échapper plusieurs fois à l'Empire - pour qui se serait une aubaine de capturer et juger le pilote qui a détruit l’Étoile de la Mort ! Il est ensuite appelé par Devaron et la Force et finalement contraint de s'y poser pour réparer ! La suite, je l'ai déjà raconté dans l'autre billet sur le roman jeunesse !

    Luke se rends au temple perdu, mené par la jeune Devaronienne Farnay et le chasseur Sarco Plank, lequel finira par le trahir une fois que Luke l'aura fait rentré dans le temple en contournant les alarmes impériales ! Sarco rêve en effet d'en dérober les trésors qu'il suppose à l'intérieur !

    Mais en fait de trésor, Luke trouve trois sphères d’entraînement Jedi et donc poursuis seul sa formation ! Ça se termine par un affrontement contre une escouade de Stormtroopers et Sarco Plank ! Luke finit par remporter la victoire et promets de restaurer l'Ordre Jedi un jour ! On sait, avec Les Derniers Jedi, ce que ça a donné !

    Une BD très plaisante, que j'ai trouve même plus intéressante que le roman ! Elle a au moins le mérite de se lire vite ! Force est de constater que les œuvres jeunesse du nouveau Canon sont plus abouties que les œuvres jeunesse de l'ancien Univers Étendu - devenu aujourd'hui "Légendes" ! C'est plus intéressant, mille fois, que "La Saga du Prince Ken" par exemple ! Mais il est vrai aussi qu'à l'époque, on n'a jamais eu toutes les séries jeunesses en traduction française !

    Là, c'est du Canon ! Et pour une fois, ce n'est pas publié par Panini mais par Delcourt qui ne se contente donc pas que du "Légendes" ! Un très bel album grand format donc - et très coloré ! Je crois savoir que d'autres romans jeunesse seront adapté en BD jeunesse notamment le récit sur Han Solo dans la même série !

    Bizarrement, Jason Fry est ici crédité James Fry ! Une erreur ?

    A bientôt !


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  • Streets of Rage est un autre beat them up, sorti par Sega en 1991 sur Mega Drive ! Il fait partie d'une trilogie éponyme que l'on peut considérer comme l'une des séries les plus célèbres de cette console !

    La corruption s'est étendue sur la ville, autrefois paisible et productive depuis qu'un puissant syndicat du crime a pris le contrôle du gouvernement et de la police ! Trois jeunes officiers de police, doués dans les arts martiaux, tentent de créer une unité de combat spéciale mais ils rencontrent la résistance de leurs supérieurs  !

    Ces trois là qui sont Adam Hunter, Axel Stone et Blaze Fielding décident alors de quitter la police et vont "nettoyer" les rues par leurs propres moyens, un peu comme des vigilantes !

    Ce jeu est un beat them up on ne peut plus classique qui se pratique à un ou deux joueurs en même temps ! Il n'est pas trop difficile pour peu qu'on s'applique et comporte huit niveaux qui sont autant de zones de la ville : City Street, Inner City, Beachfront, Bridge, Aboard Ship, Factory, Freight Elevator et Syndicate Headquarters !

    Trois boutons d'actions sont disponibles et permettent des combos mais à la base sont là pour sauter, frapper ou appeler des renforts ! Si vous opter pour "appeler des renforts", un véhicule de police se pointera et en sortira un officier qui tirera au bazooka ou à la mitrailleuse, blessant uniquement les ennemis  - ce recours est limité à une attaque par vie ou par niveau et ne peut pas être utilisé au niveau 8 ! C'est un peu l'équivalent de l'attaque de magie du jeu Golden Axe ou encore à celle de l'autre jeu Shinobi (Streets of Rage ayant par ailleurs été développé par des membres de la Team Shinobi qui réutilisent donc ici leurs idées !).

    Il est possible d'interagir avec l'environnement et de ramasser des armes (batte de baseball, couteau, bouteille, etc,..) qu'il est aussi possible de lancer à distance. La pomme ou le gigot permettent de récupérer de l’énergie !

    Le joueur se déplace de gauche à droite (la norme dans ce type de jeu) sauf dans le niveau 7 , l'ascenseur (de bas en haut !) et au niveau 8 ( de droite à gauche). Il est impossible de revenir en arrière. Traditionnellement, dans ce genre de jeux, on trouve aussi un boss à la fin du niveau - plus gros mais pas forcément plus difficile à vaincre, avec sa propre jauge de vie ! - et c'est le cas dans ce jeu aussi !

    Dans la partie à deux joueurs, le second participant peut arriver au début ou en cours de partie - le nombre d'ennemis est alors doublé et on a deux boss à la fin de chaque niveau - sauf là encore pour le niveau 8 avec le boss final, le chef du Syndicat, Mr. X ! Les deux joueurs peuvent se frapper mais ne se blessent que légèrement car la coopération est mise en avant !

    Le jeu possède deux fins suivant que le joueur tue Mr. X ou prends sa place comme chef du syndicat du crime ! A la fin du niveau 8, Mr. X demande si un des joueurs veut devenir son bras droit. Si l'un des deux accepte, s'ensuit alors un combat entre les deux héros à l'issue duquel Mr. X réitère sa question, en cas de refus, le joueur survivant affronte Mr. X pour prendre véritablement sa place ! Si le ou les joueurs acceptent de devenir le bras droit, le méchant actionne une trappe qui les renvoie au début du niveau 6 ! Il y a donc un peu de complexité à la fin de ce jeu !

    La musique de ce jeu est également intéressante et assez travaillée et réussie !

    Pour ma part, je n'ai pas joué à Streets of Rage mais je connais bien le principe des beat them up pour avoir passé de longues heures sur les deux premiers Double Dragon ! Ce sont des jeux idéaux pour se défouler ! Et mieux vaut taper des pixels que de vrais gens !

    A bientôt !


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  • Safe Trip Home - DidoSafe Trip Home est, après No Angel, le deuxième album de Dido que j'écoute de ma vie ! Avant de vous donner des infos biographiques sur la chanteuse et de détailler cet opus, je vous livrerais mes premières impressions !

    Le titre annonce la couleur ! En effet, on est en voyage vers des terres connues, la prise de risque est minimum et Dido fait du Dido ! Mais c'est en dessous de No Angel qui bénéficiait encore de l'effet de surprise !

    J'ai d'abord écouté ce CD d'une oreille distraite, en fond sonore, en vaquant à diverses tâches rédactionnelles et ces titres n'ont pas réussi à me faire décrocher de mon texte, à aucun moment, n'ont attiré mon attention ! Si je voulais être méchant, je dirais que cela ferait de la bonne musique d'ascenseur !

    Certes Dido a une belle voix mais l'ensemble est assez uniforme, pas dans le sens de la cohérence, plutôt de la monotonie ! Si vous cherchiez un album qui dépote, passez votre chemin, on est ici dans les ritournelles et les balades tranquilles !

    Safe Trip Home est en réalité le troisième album de Dido, sorti à la mi-novembre 2008. Les ventes furent décevantes en regard des deux albums précédents, pas tant pour les raisons que je donne précédemment - et qui n'engagent que moi ! - mais parce que sa promotion fut inexistante ! Peut-être en effet, aurais-je un autre avis sur cet production si quelques titres avaient été matraqués H24 7/7 à la radio !? Je ne doute pas que Dido a son public de fans !

    L'exploitation en singles fut aussi minimale avec seulement le titre "Don't Believe in Love" qui ouvre d'ailleurs l'album, lequel comporte onze chansons.

    Évidemment, on est dans le registre sentimental propre à Dido ! Des titres aux noms évocateurs comme "Don't Believe in Love" donc et aussi "Never Want to Say it's Love" ou "Burnin Love" ! Tous les aspects de l'amour sont évoqués : l'amour qu'on espère, l'amour qui consume, l'amour qui va et qui vient, bref c'est assez classique ! Pour ma part, j'aurais préféré, pourquoi pas des chansons plus engagées sur des thèmes de sociétés, là on est limite dans la guimauve !

    Il faut néanmoins saluer l'effort de l'artiste car c'est elle qui donne d'elle-même en jouant de plusieurs instruments dont la batterie sur "Quiet Time", les flûtes sur "Grafton Street" ou encore l'omnichord sur "Never Want to Say it's Love" ! Les artistes multitâches et polyvalents  sont suffisamment ! Attention à ne pas se disperser !

    Pour donner quelques infos biographiques sur Dido, de son nom entier Dido Florian Cloud de Bounevialle O'Malley Armstrong, on ne s'étonnera pas de ses talents multiples en ayant connaissance de sa formation musicale assez éclectique ! Elle a d'abord eu une approche approfondie de la musique classique et c'est là qu'elle s'initie à divers instruments. Elle se destine ensuite au métier de juriste et se lance dans des études de Droit et dans le même temps, se tourne vers la pop et la musique électronique.

    Les labels vont peu à peu s'intéresser à elle et la détourner de ses études ! Elle va alors se faire connaître notamment avec l'album No Angel qui est probablement son plus gros succès à ce jour !

    Bref, ce Safe Trip Home m'a déçu mais en même temps, je n'attendais pas la révélation. Dido avait placé la barre très haute avec ses précédents albums et donc avec No Angel, le premier opus qui l'a révélé !

    A bientôt !


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  • Nous abordons maintenant ce qui est le 29ème album de Lucky Luke, paru à l'origine aux Éditions Dupuis en 1967 etLucky Luke ; Des barbelés sur la prairie - Morris & Gsocinny qui s'avère pas moins que la 43ème histoire des aventures du cow-boy solitaire redresseur de torts ! Il s'agit de "Des barbelés sur la prairie", récit que j'ai beaucoup apprécié !

    Il nous est rappelé, au début de l'histoire, que le cow-boy est, à la base, celui qui garde les troupeaux de vaches ! Car il va être ici question d'éleveurs et de lutte avec les fermiers pour le partage des ressources de l'Ouest ! Dans une lecture plus moderne, on peut y voir aussi une opposition entre mangeurs de viandes et végétariens/végans !

    Cass Casey est un "gros" éleveur tant par sa physionomie que par la taille de ses troupeaux ! Il est persuadé que les prairies lui appartiennent en totalité et n'est prêt à aucune concession ! Arrive un jour Vernon Felps  - et sa tendre épouse Annabelle (dont la tarte au potiron est réputée !), un fermier, doté d'un titre de propriété en bonne et due forme et bien décidé à faire pousser des légumes sur la prairie ! Mais Casey ne l'entends pas de cette oreille et fait passer ses vaches sur la propriété du nouveau venu, saccageant tout au passage !

    Évidemment, notre héros Lucky Luke se trouve dans les environs et prends, comme à son habitude, fait et cause pour le plus faible ! Les plans de l'éleveur local et de ses hommes sont déjoués un temps grâce à l'habileté au tir de Luke ! Mais la tension monte d'un cran lorsque Felps décide de clôturer sa propriété, bref de briser le tabou qui consiste à mettre "des barbelés sur la prairie" ! Cette fois la guerre est déclarée !

    Ce conflit va opposer les éleveurs menés par Cass Casey - et comptant des "mastodontes" - on ne peut parler de "grosses légumes" ! - comme Meaty Bones, Chops Murphy, Roasty  Rowlings ou Sirloin Waldo - aux noms si folkloriques à, en face d'eux, la communauté des fermiers ! Ces derniers veulent former une milice et Lucky Luke va d'abord refuser de les entraîner pour éviter l'escalade et le bain de sang ! Mais Casey poussant le bouchon un peu trop loin, notre cow-boy va finalement accepter !

    Le coup de force des fermiers qui va finalement faire pencher la balance va être finalement de faire encercler la ville de  Cow Gulch par du barbelé et d'assiéger les éleveurs ! Finalement, Casey et son parti reviennent à la raison et finisse par inclure des éléments végétariens - donc des légumes ! - dans leur régime alimentaire ! Une entente est trouvée et les fermiers feront pousser les salades dont se nourriront les troupeaux ! Tout le monde finit par s'entendre pour le mieux et Lucky Luke peut s'éclipser à nouveau dans le soleil couchant en chantonnant !

    Avec "Des barbelés sur la prairie," on entre selon moi - et de manière plus objective ! - dans la meilleure période de la série ! Les "expérimentations" sont terminées et les marques sont prises, la "recette" du succès est trouvée ! Par exemple, la monture de Luke, Jolly Jumper, a désormais une place à part entière dans les récits et de longues lignes de dialogues, interagit avec le cow-boy, se moquant parfois de son cavalier - comme lorsqu'il saute par la mauvaise fenêtre !

    Bref, c'est du tout bon, un classique du neuvième art et un ouvrage à lire absolument !

    A bientôt !


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  • Valérian - Tome 7 : Sur les terres truquées - Christin & MézièresLe scénariste Pierre Christin sait décidément comment capter l'attention de ses lecteurs ! Ainsi, il ouvre le tome 7 de sa série avec le dessinateur Jean-Claude Mézières, intitulé "Sur les terres truquées" avec une foule d'interrogations !

    On suit en effet une armée coloniale anglaise qui attaque une ville de l'Inde et au milieu de ce chaos, notre héros bien connu, Valérian, sort son désintégrateur et essais de récupérer de bien mystérieuses coordonnées mais finit par... décéder !

    Valérian mort ? Non, en réalité, on s'aperçoit bien vite qu'il s'agit de clones ! Ceux-ci sont envoyés sur les "terres truquées", dans d'autres époques reconstituées du passé de la terre afin de traquer une mystérieuse entité qui est à l'origine de tout ce cirque !

    Laureline ne peut qu'assister aux décès successifs de tous ces clones ! Elle est en effet sous les ordres d'une historienne prénommée Jadna, assez insensible, celle-ci, aux mésaventures de Valérian !

    Notre agent spatio-temporel se retrouve ensuite dans l'Angleterre de Gladstone, puis en France au début du XXème siècle et enfin sur les champs de bataille de la Grande Guerre où tous ses clones se feront massacrer !

    Finalement, Jadna rencontre l'être à l'origine de tout ceci ! Une mystérieuse entité sans forme, amiboïde, qui collectionne les données sur la Terre - car son peuple s'ennuie ! L'historienne est fascinée par les connaissances sans limite de cet être et finira par rester à ses côtés tandis que nos deux héros prennent le large et un congés réparateur bien mérité dans le passé de la Belle-Epoque !

    On ne peut qu'être fasciné par les audaces de cet album - et de cette série de manière générale ! Christin sait entretenir le suspens et délivre les révélations au compte-goutte, ménageant ses effets ! Mézières est un parfait exécutant au service du scénario, livrant même à la fin de l'album un hommage à Auguste Renoir !

    Les influences de ces deux artistes sont multiples ! Aussi bien littéraires - et pas seulement romanesques, cinématographiques, picturales, ou encore architecturales ! Le côté visionnaire doit également être souligné ! On avait déjà vu dans le premier album de la série "La Cité des Eaux mouvantes", la mise en avant d'une catastrophe nucléaire des années avant Tchernobyl, mais ici le terme du clonage - déjà présent en SF mais encore absent des revues médicales en 1977, date de publication de ce "Sur les terres truquées" ! On est des années avant la brebis Dolly !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour un autre tome de cette remarquable série !

    A bientôt !


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  • Le Critias - ou De l'Atlantide - est l'un des derniers dialogues de Platon, très court, censé former une trilogie avec le Timée et un autre texte intitulé Hermocrate qui n'a jamais été retrouvé ! Sur ce dernier dialogue, Friedrich Nietzsche suppose qu'il a été réécrit et incorporé aux Lois. Le propos de cette trilogie est de présenter l'univers, l'Homme et la société !

    De plus, Critias est un texte incomplet ! En effet, la fin manque ! Il y est question de l'Atlantide de manière encore plus détaillée que dans le Timée où elle n'est qu'évoquée ! Le récit de Critias fait suite à celui de Timée et il nous décrit une île riche en ressources et dont il nous détaille la géographie, la population et le régime politique.

    Initialement, les dieux se sont partagé le monde ! Ainsi, il y a 9000 ans, Poséidon s'est uni sur une haute montagne au centre d'une île par delà les Colonnes d'Hercule avec une mortelle nommée Clitô ! De cette union, naquirent dix enfants qui devinrent les dix rois des dix régions de l'Atlantide, unis sous une loi gravée dans le temple de Poséidon sur une stèle d'orichalque, le précieux métal lié au mythe de l'Atlantide !

    La géographie de l'Atlantide s'organise autour de la montagne centrale, en cercles concentriques, alternance de canaux, de cités et de murailles. L'île est une nation puissante qui s'oppose dans un conflit antique à l'Athènes de l'époque alors plus grande que l'Athènes de Platon ! Sous l'égide des dix rois, s'organise une armée puissante et innombrable !

    La visée de ce texte est aussi de décrire une cité idéale telle qu'elle est exposée en théorie dans La République. Il s'agit aussi de montrer que l'Athènes d'alors est capable de s'opposer à des ennemis puissants unis par des rois fabuleux !

    La fin du récit qui manque - et dont on suppose qu'elle n'a en réalité jamais été écrite, devait raconter dans le détails la guerre entre les Atlantes et les Athéniens ! Mais Platon nous laisse sur notre faim !

    Mine de rien, nous nous acheminons vers la fin du - long ! - corpus platonicien !

    A bientôt !


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  • Timée - PlatonLe dialogue du Timée est un dialogue tardif de Platon, un de ses derniers textes ! Sous-titré De la Nature, il tient à la fois de l'exposition de Cosmogonie que de la présentation de Sciences naturelles ! C'est aussi dans ce texte - avec le Critias - , que l'on trouve une allusion assez conséquente au mythe de l'Atlantide !

    Le texte s'ouvre par un bref échange entre Socrate, Critias et Hermocrate - avec des rappels à l'autre texte qu'est La République, concernant en particulier la communauté des femmes et des enfants puis Timée de Locres, un philosophe pythagoricien propose alors une très longue réflexion sur la nature du monde physique - basé sur les mathématiques, idée chère aux pythagoriciens et que reprendra Galilée en disant que "le monde est écrit en langage mathématiques" des siècles plus tard !

    Disons-le tous de suite les principes de physique sur lesquels reposent l'explication du monde du Timée sont complétement obsolètes ! Pour faire cours, il est supposé un démiurge, un dieu créateur qui se comporte à la manière d'un artisan, qui fabrique le monde, celui-ci reposant sur les quatre éléments que sont le feu, l'eau, la terre et l'air ! Il est aussi question de proportions mathématiques et de triangles et de figures ! Tous ces éléments se combinent entre eux - pour former la matière ! - et se transmutent !

    Ici Platon prends le relais des poètes comme Hésiode et nous fournit le plus ancien ouvrage de cosmologie qui nous soit parvenu dans son intégralité. Là encore tout part du Chaos primordial et on a ici un récit alternatif à celui des poètes !

    Les domaines de connaissance abordés par le Timée sont très larges ! Il y a vraiment à boire et à manger dans ce texte ! Jugez plutôt ! Mathématiques, biologie, chimie, médecine, psychologie, politique et religion sont abordées ! Enfin, je ne l'ai pas dit plus tôt mais la question de l'âme est évoquée ! Les dieux, tels Zeus, Héra ou Hadès sont ici en fait des dieux secondaires crées par le démiurge. Le mouvement et le temps sont traités de même que l'opinion et le discours vrai... On a donc bien ici un large éventail de problématiques - même si tous les principes énoncés sont dépassés et certaines explications, bien naïves, feront sourire !

    En fait, on se rends vite compte que le philosophe est tout aussi démuni que le poète pour fournir un système du monde ! C'est ainsi la thèse de Luc Brisson, un grand spécialiste de Platon que j'aurais peut-être l'occasion de vous présenté une autre fois ?

    Voilà, il y aurait beaucoup à dire sur ce texte mais je ne vous livre ici qu'une présentation générale ! C'est un texte un peu "technique" en un sens, par moment, en ce sens qu'il livre quantités d'explication des phénomènes de la nature d'après une méthode qui se veut hypothético-déductive et qui repose largement sur la logique. On abordera plus amplement les systèmes d'explication de la Nature - la Pḧysique et la Biologie principalement - lorsqu'on abordera l’œuvre d'Aristote (bientôt !).

    A bientôt donc justement !


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  • Nous allons maintenant entrer dans les cités, nous aventurer en banlieue, endroits qui avant d'être des "no man's Billy la Banlieue - Loricielsland" sociaux sont autant de lieux d'opportunités !

    C'est en 1986 que Loriciels sort son jeu de plates-formes nommé Billy la Banlieue ! Soyons clair tout de suite, c'est pour une fois un jeu que je n'ai jamais eu entre les mains et auquel je n'ai jamais joué même si il était sorti sur Amstrad CPC qui était alors mon ordinateur de prédilection ! N'ayez pas peur cependant car je pourrais vous en parler - certes de seconde main ! - car ai consulté des encyclopédies du jeu vidéo, Wikipédia et des vidéos de gameplay sur Youtube !

    Dans ce jeu, vous incarnez donc Billy, un jeune loubard arborant une banane à la Dick Rivers - c'est en effet encore la période des blousons noirs et pas encore celles des fondamentalistes musulmans ! Billy déambule sur divers écrans qui s’enchaînent horizontalement,  sur deux niveaux, doit ramasser des objets qui lui serviront à "neutraliser" les autres personnages : la pute, le voyou, le musicien, le flic... Ainsi pour contenter la pute, vous devrez lui "donner de l'amour" avec le cœur, vous vous débarrasserez du voyou avec le canif et le musicien sera ravi que vous lui apportiez la guitare ! Vous ne pouvez évidemment porter qu'un seul objet à la fois - ce qui oblige à des aller-retour (un peu sur le même principe que des jeux plus anciens comme Sorcery +).

    Mais ces personnages sont en fait des obstacles qui vous barrent le chemin de bornes d'arcade ! Car le but ultime de ce jeu est de vous exercer sur les dites machines à sous, en récoltant aussi de l'argent pour se faire !

    Vous devez également gérer une jauge d’énergie que vos mouvements font diminuer !

    Billy la Banlieue - Loriciels

    Une petite musique - vaguement rock ! - accompagne la phase de jeu ! La grande innovation de Billy la Banlieue  est donc d'inclure des "jeux dans le jeu" ! Un principe qu'on retrouve de nos jours dans des softs/produits comme Starcraft II mais qui a fait école depuis 1986 ! J'ai repéré trois bornes d'arcade dans ce jeu qui reprennent des classiques du jeu vidéo : un jeu de course de voitures, un Space Invaders et un casse-briques façon  Breakout  ! Quand le jeu vidéo s'autoréférence ! Il y a aussi un bandit manchot à la fin !

    Une suite à ce jeu, nommée Billy 2 est sorti en 1987, toujours sur Amstrad CPC ! Jean-Philippe Biscay est l'auteur de ce premier opus, Billy la Banlieue, parmi d'autres jeux sur Amstrad CPC !

    A bientôt !


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