• Il y a un peu plus d'un an, début juin 2019, nous quittait Michel Serres, philosophe contemporain de renom, à 
    l'œuvre vaste, spécialiste de Philosophie des Sciences, Académicien,... Relire le relié est son dernier texte, œuvre posthume qui cherche à savoir ce qui relie les hommes et trouve la réponse dans l'étymologie !
     
    En effet, selon une étymologie fautive, Religion qui donnerait en latin Religare signifie de ce fait qui relie ! De fait, la religion relie le "Très-Haut" (Dieu) au "Très-Bas' (le Christ).
     
    Michel Serres insiste sur l'existence historique d'un "âge axial", un axe de développement des religions qui part de l'Asie pour aboutir dans la pointe grecque en passant par l'Inde et la Perse ! C'est en Ionie que se produisent alors trois "miracles", trois inventions qui vont unir les hommes et ont part avec le symbolique : la Monnaie, le Langage et la Science (la Raison/le Logos).
     
    L'Argent, les Langues et le Savoir sont incarnés par les Trois Rois Mages lors de l'Épiphanie qui se prosternent devant le Christ, la Religion ! Le Christ est alors totalement transparent et seuls les Purs sauront le reconnaître !*
     
    Serres pose ensuite une distinction entre le Spirituel et le Temporel qu'il assimile respectivement à l'Information et à l'Énergie. Or l'Énergie est soumise à l'Entropie e se perd  tandis que l'Information se conserve mieux ! Le philosophe fait très judicieusement remarquer que les Mythes perdurent plus longtemps que les faits historiques et ont plus d'impact sur les consciences collectives alors même que ce sont des Fables ! Paradoxe ? Non, prédominance du Spirituel et de l'Information !
     
    Le Temporel dégénère souvent en violence, l'Énergie mal dirigée devient violence ! Ou pour le dire autrement, la violence est la forme noire de l'Énergie ! De même que les trois inventions précédemment mentionnées (Argent, Langues et Sciences) dégénèrent dès qu'elles touchent au politique ! Il en est de même de la Religion dès lors qu'elle se mêle du Temporel et perd sa dimension Spirituelle !
     
    Pourtant la violence rassemble ! Il n'y a qu'à voir les gens arrêtés à un carambolage de voiture ou le soir, tous devant le Journal Télévisé qui ne diffuse que des drames donnant une vision pessimiste du monde ! A cela, le Christ répond par l'Amour !
     
    Michel Serres remarque aussi parmi plein d'autres propos brillants que l'Histoire a mis de côté le monde des campagnes au profit des villes ! Pourtant, Jésus était proche des gens ruraux et vivait comme un SDF ! Par la suite, la Religion Chrétienne ira vers les villes - avec Saint Paul - et quittera la campagne où vivait pourtant alors le plus gros de la population !
     
    Pour exorciser la violence, il y a bien entendu le bouc-émissaire, théorisé par René Girard ! On procède alors à des sacrifices pour ramener la paix ! Lorsque Caïn tue son frère Abel, il instaure la guerre et la violence ! Mais par la suite, ce sacrifice humain devient sacrifice d'un animal, un bouc à la place d'Isaac avec Abraham. Puis l'animal assure la paix lorsque la Baleine sauve Jonas. Enfin, Jésus remplace l'animal par le végétal avec le Pain et le Vin !
     
    Le dogmatisme en Religion est l'absence de Doutes ! Or Douter est ce qui ,permet d'atténuer la violence. A ce sujet, les Sciences - qui ne sont pas dénuées de dogmatisme aussi - ont permis en apportant le doute de restreindre le dogmatisme et la violence du Religieux et de le faire se recentrer vers le Spirituel !
     
    Voilà, ce dernier livre de Michel Serres est vraiment très riche et à la fin de sa vie, l'auteur renoue avec la Religion qui lui a donné tant de joie dans sa jeunesse et avec laquelle il a un peu rompu depuis ! Car il est difficile de croire et Intelligence et Foi sont deux choses différentes - je vous renvoie à Saint-Augustin ! - l'Intelligence et toutes les démonstrations ne donnent pas accès à Dieu, seule la Foi le peut même si l'Intelligence peut alors aider dans ce cas ! Le Cœur plutôt que l'Esprit !
     
    Cet essai de 250 pages - que j'ai lu aussi là encore en une journée ! - dresse un peu le Bilan de l'œuvre de Michel Serres qui se définit comme un Philosophe de la Synthèse - car la Synthèse assemble, relie là où l'Analyse, décompose, délie !
     
    J'ai trouvé cet ouvrage très intéressant et il n'y a pas besoin d'être un expert en Théologie pour savoir l'apprécier ! Je vous avais déjà présenté son Éloge de la Philosophie en langue française (qui date de 1995 je crois ?) mais aurais sans doute l'occasion de vous reparler de Michel Serres à l'avenir !
     
    A bientôt !

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  • Parlons maintenant d'un livre d'un certain Olivier Rey, philosophe et mathématicien, intitulé Leurre et malheureux du transhumanisme, qui outre qu'il aborde la question des humains augmentés parle plus généralement de science et de la société néolibérale et du capitalisme ! Un livre de moins de 200 pages (que j'ai dévoré en une journée !) mais dense et intéressant ! Un livre qui va à l'opposé de discours comme celui que tient Laurent Alexandre (dont je vais bientôt faire ici la recension d'un livre !), médecin qui m'est devenu très antipathique, au visage marqué par la haine quand il menace systématiquement ses adversaires de procès en diffamation lors des débats télévisés et traite les Dr. Raoult et Perrone de Moyen-âgeux ! C'est sûr qu'un homme du Moyen âge n'aurait pas eu la déraison de dire comme lui que "l'homme qui vivra 1000 ans est déjà né !" ! Donc Olivier Rey démolit ici de manière très efficace la boutique de charlatans comme ces transhumanistes !

    Olivier Rey montre d'abord comment les transhumanistes essaient de nous endormir, selon trois procédés d'ailleurs contradictoires : en disant que le transhumanisme est pour notre bien, qu'il n'est que la prolongation des pratiques anciennes et que de toute manière il est inévitable ! En agitant aussi le chiffon du transhumaniste, on fait aussi diversion sur d'autres pratiques qui ont déjà cours aujourd'hui comme le flicage par nos téléphones portable (hein StopCovid ?) ou la marchandisation des corps avec la GPA/PMA !

    L'analyse est brillante ! Sur quelles peurs joue le transhumanisme ? L'homme est un être de communauté, l'homme seul est impuissant ! Or, comme avec la Modernité, les communautés ont disparus au profit des sociétés et de l'individualisme (voir la Sociologie de Ferdinand Tonnies que l'auteur ne mentionne pas !). L'homme se sent alors diminuer et a donc besoin d'être  "augmenté" !

    Parce qu'il est inséré dans un réseau de production collectif, l'homme contemporain serait incapable de survivre si il se retrouvait isolé ! De plus, dans la logique du marché capitaliste, les individus sont en compétition les uns avec les autres et il faut donc améliorer leur capacité - pour augmenter leur productivité !

    Mais nous ne sommes pas dans des "sociétés du loisir" comme on nous a vanté, plutôt dans des "sociétés de la fatigue" - d'où la surconsommation de psychotropes !

    La Modernité, l'industrialisation et le Progrès sont une fuite en avant qui nous mènent vers la catastrophe, vers l'effondrement et signifie l'avènement de l'anthropocène (voir un autre article que j'ai consacré récemment à un livre sur le sujet !).

    Tout ceci est parti de la Science et d'un changement de paradigme, avec sa version moderne ! La science moderne réfute en effet la finalité et la téléologie et pense en terme de causes. Il y a mécanisation et mathématisation du monde qui s'applique très bien à la matière inanimée mais pas au vivant. Le vivant demeure téléologique.

    Or le transhumaniste nie le biologique, la chair, mais paradoxalement, renoue avec ses pulsions et veut dominer !

    Car on est passé d'une science qui ne veut plus connaître le monde mais l'utiliser, l'exploiter, l'"arraisonner".

    Par ailleurs, le transhumanisme s'inscrit dans la lignée de l'eugénisme et est dans  un esprit de rivalité dans  un régime d'économie néolibérale comme dit déjà plus haut !

    Toutefois, ce "beau projet" est aussi un leurre car ce programme transhumaniste ne pourra s'effectuer suite à l'effondrement des ressources dans les prochaines décennies ! Ce projet implique rupture mais suppose aussi continuité (de l'appareil productif). Et comme dit Olivier Rey, "le XXIème siècle sera convulsif" et 2050 est annoncée comme l'"échéance mortelle". Moi sera probablement décédé à cet horizon là - ou pas très frais ! - et suis bien content de ne pas connaître l'enfer qui s'annonce mais désolé pour ma nièce Marie et mon neveu Keagan ! Ca n'empêche pas d'être responsables - écologiquement - dès maintenant mais il faut le dire aussi aux politiciens tous véreux et aux industriels obsédés du profit et pas au simple quidam !

    En conclusion, le transhumanisme est un leurre, voire un leurre dangereux, car en prônant la "mort de la mort", et en flattant notre surpuissance illusoire, il nous conduit à la mort de masse !

    Guère réjouissant mais si ce genre de livre pouvait contribuer à démonter les mensonges et à apporter une prise de conscience générale !

    A bientôt !


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  • Lorsque je pratiquais encore le loisir jeu de rôles, au début des années 2000, au sein du Club Pentacle, j'avais entendu parler de loin en loin du feuilleton audio Le Donjon de Naheulbeuk. Ce qui devint très vite un succès commercial était à l'origine une série sous forme de Podcasts, entièrement gratuits, diffusés par épisodes et regroupés en Saisons sur internet ! C'est une des premières expériences du genre ! On doit la chose à un certain John Lang !

    Disons le tout de suite, le monde des "Private Jokes" des pratiquants de jeux de rôles quand ça se limite à des blagues lourdingues et souvent sexistes de jeunes adultes immatures, ça me laisse froid voire ça m'agace un peu ! Mais bon, il y a des initiatives d'auto-parodies qui sont pas mal pensées ! Dans le milieu du jeu de rôles, on connaît les BD en 1 page de la série Kroc le Bô qui paraissait dans Casus Belli, qui critiquait les gros-bills, puis vint Le Donjon de Naheulbeuk.

    Il me semble que c'est le philosophe Bergson qui a dit que le Rire survenait lorsque les actions humaines prenaient un caractère automatique ! Donc l’œuvre de John Lang se moque un peu des automatismes des joueurs, de Donjons & Dragons et autres jeux med-fans dans notre cas, quand ils détournent les règles et que l'absurde devient la norme, quand on ne parle plus d'"épée de belle facture" et de "blessure mortelle" mais d'"épée +2 " et de "la perte de tous ses points de vie" !

    J'ai découvert Le Donjon de Naheulbeuk par le biais d'un roman, sous-titré "La Couette de l'Oubli" qui est en fait la Saison 3 des aventures de notre groupe d'anti-héros maladroits de bas niveaux ! Avant, pour les Saison 1 et 2, il faut se reporter au feuilleton audio !

    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, que je prenais donc en route, mais passé un temps d'adaptation, cette lecture est très plaisante, et l'humour est assez fin et souvent cruel et un peu "sale gosse" ! john Lang aime bien jouer avec les clichés et se moquer des bons sentiments ! Notre équipe d'aventuriers comprend un Ranger ou Rôdeur, une Magicienne, un Nain, une Elfe, un Barbare et un Ogre ! Tout ce beau monde a ses petits travers et incarne un archétype mais l'auteur nous surprend en sortant parfois des limites de chaque archétype, tout en en jouant ! Le récit à la troisième personne est entrecoupé par les "Bulletin Cérébraux" des personnages qui nous montrent ce qu'ils pensent à la première personne !

    Précédemment, notre bande de héros maladroits a dérobé la douzième statue de Gladeurlfeurha dans le fameux Donjon de Naheulbeuk pour la rapporter à leur commanditaire, le sorcier Gontran Théogal qui peut et veut alors exécuter un rituel qui fera revenir le dieu du sommeil Dlul en ce monde, ce qui engloutira les Terres de Fhang dans la Grande Couette de l'Oubli Éternel, une nouvelle forme de fin du monde !

    Nos aventuriers vont croiser toutes sortes d'autres aventuriers, des cultistes en pagailles, des auberges, des villageois et des bateliers ! Les Oracles et la Caisse des Donjons qui gère les Points d'Expérience ! Ils réalisent qu'ils ont fait une grosse boulette en ramenant la douzième statuette mais par chance, quelqu'un a dérobé la onzième du lot et le rituel est donc retardé ! D'autant que d'autres équipes d'aventuriers se pressent en bas de la redoutable tour de Gontran Théogal, Arghalion, pour empêcher l'Apocalypse, ignorant que le sorcier a mis les voiles et qu'il lui manque toujours une statuette ! Nos troupe, elle, fait profil bas et accumule toujours les maladresses, source du comique de l'histoire !

    Voilà, une lecture qui détend, que les rôlistes apprécieront et qui seront les seuls à savourer pleinement certaines situation ! Mais les néophytes y trouveront leur compte car si on met de côté l'aspect burlesque, on a une sympathique petit histoire de fantasy, un peu dans la tradition de ce qu'on fait les Monthy Python dans le genre avec Sacré Graal ! Il y a eu d'autres Saisons et d'autres aventures par la suite, en audio, romans et BD et je compte me les procurer et vous en parlerai en temps et en heure !

    L'été commence et je tiens désormais une P.A.L. - autrement dit une Pile A Lire - qui contient en permanence entre 8 et 12 livres ! Mon "anti-bibliothèque" me rappelle aussi constamment que j'ai encore plein de lectures à faire devant moi et que mon ignorance est grande !

    A bientôt en Terres de de Fhang !


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  • On va maintenant parler d'un film de 1994 que j'ai détesté et là où certains crient au génie, moi je crie au navet ! Mais pour défendre un peu le film, je dois préciser le contexte peu favorable dans lequel j'ai vu ce film !

    Ce film, c'est Amateur,  film de Hal Hartley, film qu'on peut considérer comme "loufoque" avec des situations qui tournent à la dérision voire au ridicule ! Mais c'est l'intention du film et moi, ça m'a échappé ! Déjà les personnages sont décalés et improbables ! Isabelle Huppert joue le rôle principal d'Isabelle, une femme qui a passé quinze ans au couvent, est toujours vierge et qui écrit maintenant de la pornographie ! ce serait drôle si ce n'était ridicule et pathétique !

    Car, à jouer dans la provoc, à vouloir appâter le chaland en mettant en vis-à-vis bonnes soeurs et actrices pornographiques, autant y aller franco, à la manière d'une Virginie Despentes (qui a dix fois plus de talents que Hal Hartley) et montrer carrément des sexes en érection ! Là, c'est béni-oui-oui et ridicule une fois encore ! On veut choquer le bourgeois du 16ème ! Mais je suis sûr que Télérama a adoré ! C'est le genre de merde qu'ils kiffent !

    Notre Isabelle va secourir Thomas Ludens, joué par Martin Donovan, qui est devenu amnésique après une chute ! La femme de Thomas, Sophia, une actrice porno (décidément !), jouée par Elina Lowensohn, une actrice roumaine, le croyant mort, va faire chanter son ancien patron, Jacques, à partir des renseignements que lui a fourni Edward, le comptable, joué par Damian Young !

    Jacques loue les services de deux voyous qui vont torturer le comptable à la gégène dans une scène mettant plus mal à l'aise qu'elle ne fait rire ! Mais Hal Hartley semble penser que "torturer les gens, c'est rigolo !", preuve que ce pseudo cinéaste ne sait rien de la vie !

    Thomas lui va retrouver la mémoire, en matant avec Isabelle, un porno où joue sa femme Sophia et sur la piste de laquelle sont par ailleurs les deux voyous ! Car c'est bien connu quand vous rencontrez une inconnue qui vous vient en aide, la première chose que vous faites avec elle, c'est de mater un bon porno ! Pfff ! Vous savez déjà ce que j'en pense !

    Finalement, Thomas, Isabelle et Sophia, qui a été elle aussi torturée, sont secourus par Edward qui s'est libéré et a volé un pistolet à une policière et abat les voyous de Jacques, désormais au nombre de quatre, jusque dans le l'ancien couvent d'Isabelle où les bandits se sont réfugiés ! Isabelle consigne le témoignage de Sophia sur Jacques et l'envoie à son éditeur pour démontrer que le monde est pourri (Ah nous y voilà, Hal Hartley est encore un de ces aigris revanchards !). A la fin, parce qu'on est pas à une absurdité près, Thomas se fait abattre par un tireur d'élite de la police parce qu'il a ramassé le pistolet !

    On n'est pas loin du Néant absolu avec ce film qui veut démontrer que "C'est une dure époque pour les êtres humains !". Mais je suis d'une totale mauvaise foi avec ce film car je vois bien en réalité le propos derrière qui n'est pas si idiot que ça !

    Alors pourquoi un tel acharnement de ma part ! Parce qu'à l'époque, j'avais des sentiments amoureux pour une fille, Isabelle B., qui me faisait languir, ne répondait pas à mes avances et s'était spécialisée dans la lettre "anonyme" d'injures et de menaces, envoyée la veille d'événements importants pour moi, comme des partiels, pour bien me déstabiliser mais assez conne pour qu'on puisse retrouver l'expéditeur de la lettre postée à la boite aux lettres en bas de chez elle et contenant des infos sur moi qu'elle seule connaissait  ! Mais bon, comme les personnages d'Amateur, la fille était une paumée, en l'occurrence diagnostiquée schizophrène paranoïde et rencontrée d'ailleurs dans un asile psychiatrique !

    C'était elle qui m'avait emmené voir Amateur et était écroulée de rire pendant les scènes de torture, preuve de son esprit malade ! Comme la fois où on était allé voir Les Visiteurs et qu'elle n'avait là pas rit une seule fois du film hormis pendant la scène avec le postier noir, traité de Sarrasin, la seule scène raciste du film !

    Donc comme cette nana avait Amateur pour film préféré (et Francis Cabrel comme chanteur préféré, que pourtant j'appréciais avant !), depuis je déteste ce film (et ce chanteur !). De l'amour à la haine ! Aujourd'hui la pitié et le dégoût ont succèdé à la haine ! Heureusement qu'elle n'ait pas été fan de Star Wars, ça m'aurait plus posé problème !

    Mais bon, je vous raconte ma vie et ce n'est pas intéressant en soi hormis pour rappeler que toutes les oeuvres d'art que nous voyons sont liés à un contexte émotionnel qui demeure longtemps comme les endroits où on a lu des livres ! C'est surtout pour ça que je raconte tout ça (et un peu par vengeance personnel, pour remettre les pendules à l'heure !) et c'est le but de ma démonstration !

    Pour en revenir au film de Hal Hartley, peut-être lui donnerais-je une seconde chance un jour quand je serais plus apaisé !? Mais l'amateur pour le coup, c'est le réalisateur !

    A bientôt !


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  • De nos jours, le féminisme tend heureusement à s'affirmer de plus en plus même si des événements - comme la remise d'un César en 2020 à Roman Polanski - montre que le combat n'est pas fini. Les femmes constituent au minimum 50% de l'Humanité et dans nos sociétés patriarcales, elles n'ont longtemps pas eu la vie facile, refouler des positions de pouvoir, des postes à l'Université,... Pourtant leur influence dans l'Histoire est notable et il faut rappeler que derrière chaque "Grand Homme", il y a souvent une femme !

    Jean Haechler est historien et dans son ouvrage Les insoumises, il a décidé de dresser "18 portraits de femmes exceptionnelles, de l'Antiquité à nos jours", des femmes volontaires et courageuses - comme beaucoup de femmes anonymes - et qui ont marque l'Histoire mais dont on a mis la biographie sous le tapis.

    On retrouvera donc des femmes férues de sciences, de politique, d'art, aux talents divers. Rapide tour d'horizon !

    Je vais vous présenter les 18 femmes de ce livres, Les insoumises, en plusieurs articles, cinq je pense à raison de trois de ces figures par billet, à moins que j'en sois empêché et que ça n'aille pas plus loin que ce premier morceau car ma Bibliothèque municipale, la BAdT de Caen, a fini par réouvrir après le confinement et sur la quinzaine de livres que j'avais empruntés, celui-ci est le seul que je n'ai pas terminé !

    On va donc s'attarder ici sur l'Antiquité, le Moyen-âge et la Renaissance, avec respectivement Hypathia,  Theodora et Catherine Sforza.

    On commence par la philosophe, mathématicienne et astronome, Hypathia, qui vécut au tournant du IVème et du Vème siècle et qui connut un destin tragique. Il s'agissait d'une païenne qui vivait dans un monde en train de se christianiser, qui professait la science dans sa ville d'Alexandrie et qui suscitait l'admiration de ses élèves. Elle était d'une grande érudition mais hélas il ne nous reste d'elle que quelques textes sur les mathématiques et aucun de philosophie. Elle se retrouva prise dans la rivalité entre Cyrille, le patriarche d'Alexandrie et Oreste, le préfet de la même ville. Le premier tentant d'assassiner le second, Cyrille fit se retourner ses partisans contre Hypathia qui finit lapidée, démembrée et brûlée ! Un authentique crime de barbarie !

    Direction Constantinople au début du VIème siècle pour retrouver l'impératrice Theodora, épouse de l'empereur Justinien, qui durant le soulèvement d'Hypatios, ne conserva son trône que parceque sa femme refusa de fuir !

    Femme de caractère et de pouvoir, la très influente Theodora commença dans le monde comme prostituée, menant une vie de débauche extrême puis se convertissant avec autant de force à la Religion Chrétienne dont elle sera une défenseuse des doctrines du Monophysisme et fera même destituer un pape !

    Justinien, de 20 ans son ainé, s'éprendra fortement d'elle et il doit donc la paix de  Niké lorsque les Partis des Bleus et des Verts se liguèrent contre lui ! Elle se battit ardemment pour la condition féminine (et c'est un trait qu'elle partage avec la "suivante" de cet article, Catherine Sforza), marque constante de son règne !

    Catherine Sforza vécut elle à la Renaissance, en Italie, alors en proie aux luttes d'influence en Rome et la Papauté, Milan, Florence, Venise ou Gênes ! A une époque de condottieres, chefs de troupes armées et donc d'hommes violents, elle ne rechignait pas à commander ses propres troupes sur le terrain ! Elle mourut jeune, à 46 ans mais à 25 ans, avait déjà une vie bien remplie et on lui connaît au moins six passions amoureuses et elle eut six enfants dont les ancêtres des Rois de France et Louis XIV !

    Le pape Sixte IV (commanditaire de la Chapelle Sixtine) arrangea le mariage de Catherine avec son  neveu  Gironamo Riario afin de sceller une alliance entre Milan et Florence ! Mais ce Riario se révélera un homme faible, lâche au combat et son épouse prendra vite l'ascendant n'approuvant pas sa tentative de faire assassiner Julien et Laurent de Médicis !

    Catherine dirigera les villes d'Imola et Forli, sera confrontée à la famille Orsi qui fera assassiner son époux et qui finiront déchiquetés par la foule des Milanais. Elle aura ensuite pour opposant le nouveau pape Alexandre VI et le Roi de France Louis XII et prendra même plusieurs places-forte dont le Château Saint-Ange, faisant ainsi pression sur le Vatican !

    Ses troupes combattront contre celles de César Borgia que Louis XII a fait Duc du Valentinois et qui pénètre avec lui en Italie, début des Guerres italiennes de la France ! Adversaires, César sera ensuite ébloui par cette femme et la couvrira de robes ! Alors qu'on sait qu'elle préférait parfois l'armure (sans être une Jeanne d'Arc !). Elle était d'une beauté sans pareille et d'une grande force de caractères dans une époque qui n'était pas favorable aux femmes (alors que l'on sait que le sexe a toujours mené le monde !) !

    Voila, je vous dit à bientôt peut-être pour un second billet (2ème partie) qui portera sur la poétesse Louise Labé de Lyon, sur Catherine de Parthenay et sur Marie le Jars de Gournay, l'amie et confidente de Montaigne, car les femmes ne furent pas influentes qu'en politique mais aussi dans le monde des Lettres (mais alors en sous-mains  !) !

    A bientôt donc !


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  • Le Blues est une véritable institution musicale, fort d'une longue histoire et Eric Clapton, qui a toujours été vu par moi comme un virtuose de la guitare, rend hommage à ce style musical dans l'album From the Cradle, sorti en 1994, que m'a prêté mon pote Rico ! De Clapton, je n'avais jamais écouté jusque là que le très commercial single "Change the World" du film Phénomène.

    Ce From the Cradle est d'un abord difficile car disque de connaisseurs pour les connaisseurs ! Clapton montre ici qu'il est une véritable "encyclopédie du blues", tout au long de ses seize titres très inspirés ! Cet opus a été numéro 1 et vaut pour la qualité des interprétations ! Si comme je l'ai dit, Clapton est au sommet de son art au niveau de la guitare, il est aussi désormais capable de rendre justice à ces chansons tout aussi bien vocalement ! A tel point qu'on a l'impression d'entendre un chanteur noir !

    Selon les admirateurs du chanteur, c'était là le disque qu'ils attendaient depuis les années 1960, , enregistré avec John Mayall, considéré comme le père du "British Blues" ! Tout cela reste en effet très anglais !

    Une véritable célébration du Blues avec des titres comme "Blues Before Sunrise"," How Long Blues", "Blues Leave Me Alone" et "Groaning the Blues" ! On signalera aussi "Third Degree", "Hoochie Coochie Man", "I'm Tore Down", "Goin' Away Baby", "Standin' Round Crying" ou "Sinner's Prayer" ! Il y a véritablement quelque chose de religieux dans cette musique !

    La trompette, la basse, l'harmonica  ou encore le saxophone accompagnent la voix et la guitare d'Eric Clapton ! Des solos d'une grande générosité aussi !

    Mais on a surtout là un album de reprises ! On retrouve Elmore James,  Muddy Waters, Ray Charles et Freddy King, l'âge d'or du Blues, magnifiquement interprété sans fausse note et en en restituant toute l'émotion ! Profane dans ce genre de musique, ai pris beaucoup de plaisir à écouter ce CD !

    Le secret de Clapton réside aussi dans son "mimétisme musical" au service de ses maîtres !

    A écouter sans tarder !

    A bientôt !


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  • Les comics et les romans Star Wars peuvent être vus comme des extensions des films, quoi que dans le nouveau Canon de Disney, ils aient la même importance que les films (au niveau de la Canonicité précisément !). Toutefois, on a aussi des BD dérivés des séries télé et d'animation, du parc à thème Galaxy's Edge et depuis longtemps de jeux vidéo !

    Star Wars - Jedi : Fallen Order est le grand succès 2019 du Studio Respawn Entertainment, qui narre le périple de Cal Kestis et ses alliés pour retrouver une liste de gamins sensibles à la Force après la Purge entre les Episodes III et IV ! On a donc eu un comics en cinq issues, Star Wars - Jedi : Fallen Oreder - Dark Temple,  scénarisé par Matthew Rosenberg et dessiné par Paolo Villanelli (dont je ne suis pas vraiment fan du style). L'intrigue du comics se déroule avant même les événements de la Menace Fantôme et on suit le Maître Jedi Eno Cordova, plutôt un érudit, et sa Padawan impulsive Cera Junda qui vont découvrir un ancien temple très mystérieux - qui serait un temple de la civilisation Zeffo, si je me fie au jeu vidéo, peuple qui a construit tout un réseau de temples liés entre eux !

    C'est Eno Cordova qui a fabriqué la liste d'enfants sensibles à la Force et Cere Junda et cette ancien Jedi du jeu vidéo, "maître" de Cal Kestis et qui a coupé ses liens avec la Force quand sa Padawan, Trilla, est devenue la Deuxième Sœur, une des Inquisitrices !

    Le récit de cette BD a donc un rapport assez lointain avec le jeu vidéo éponyme et permet surtout de faire le lien avec le temple de  la planète Bogano ! Il va s'agir ici pour notre duo de Jedi de savoir prendre parti pour le bon camp dans une "dispute" entre deux factions !

    Sur la planète Ontotho, les Fylari tiennent à rester une nation indépendante, sont les seuls à n'avoir pas signé d'accord avec la République et veillent sur un mystérieux temple que la Corporation Daa souhaiterait bien explorer ! De manigances en manigances, le conflit éclate et Cere Junda prend le parti de Fylar - avant de s'apercevoir qu'on la trompé !

    Dans le "présent", la Deuxième Soeur débarque avec ses troupes sur Ontotho et mate les dernières poches de résistance fylari puis mets le cap sur Bogano - ce qui est raccord avec le jeu vidéo semble-t'il !

    J'ai été globalement déçu par ce comics ! Outre que je n'aime pas son dessinateur, ça ne raconte pas grand chose, ça reste anecdotique et le potentiel du temple est largement sous-exploité ! Pourquoi ne pas s'être plus attarder sur les Zeffo par exemple ? Bref oui, une déception !

    Le jeu vidéo, lui, semble intéressant et je compte m'y mettre en septembre 2020 lorsque j'achèterai un nouvel ordinateur !

    A bientôt !


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  • Si Star Wars reste le maïtre-ouvrage de George Lucas, on doit également à ce faiseur d'univers le scénario de l'épopée d'heroic-fantasy Willow, sortie sur les écrans en 1988 et réalisée par Ron Howard que Lucas avait précédémment dirigé dans American Graffiti ! Une nouvelle équipée dans le merveilleux avec Warwick Davis, acteur de petite taille dans le rôle de Willow Ufgood et Val Kilmer en aventurier-guerrier Madmartigan !

    Le cruelle reine tyrannique Bavmorda, jouée par Jean Marsh, dirigeante des Daïkinis (les humains) craint, suite à une prophétie, la venue d'une princesse qui mettra fin à son règne. A la manière du roi Hérode et trouvant des échos avec la légende de Moise sauvé des eaux, la despote décide de rassembler les femmes enceinte mais un bébé échappe au supplice.

    Le bébé est recueilli par Willow, un fermier mais qui doit pour éviter que le malheur s'abatte sur son village rapporter celui-ci aux humains ! Par la suite, Willow rencontre et fait équipe avec Madmartigan tandis que la fée Cherlindrea lui révèle le destin d'Elora, la petite princesse. Notre héros doit alors confié le bébé à la magicienne Fin Raziel - jouée par Patricia Hayes, d'autant que Sorsha, jouée par Joanne Whalley - mon personnage préféré du film, la fille de Bavmorda et un général de la Reine, Kael, sont à la recherche du bébé !

    Bavmorda parvient a vaincre Fin Raziel et Willow, Madmartigan et Sorsha qui est tombée amoureuse du beau guerrier et trahi sa mère, font équipe et se rendent au château de Tir Asleen dont toute la population a été congélée par magie ! Ils recoivent l'aide d'Airk Thaughbauer, joué par Gavan O'Herlihy, ancien compagnon d'armes de Madmartigan.  A l'aide de sorts et par le recours à l'épée, le petit groupe finira par vaincre Bavmorda, non sans subir de pertes ! A la fin, Willow développe son potentiel de magicien !

    Un film qui vaut tant pour son histoire, ses personnages attachants et ses rebondissements que pour ses effets spéciaux, mis en oeuvre par Industrial Light & Magic ! Signalons dans ce domaine, les premières expérimentations convaincantes de la technologie du morphing - que Michael Jackson réutilisera quelques années plus tard dans son clip "Black or white" ! Des avancées majeures dans le domaine de l'infographie furent réalisées à l'occasion de ce film par la boite de SFX crée par Lucas !

    La bande originale est composée par James Horner et on retiendra le "Willow's Theme" !

    Présenté au Festival de Cannes en 1988, le film a recut un accueil mitigé ! Il fut nommé dans plusieurs catégories aux Saturn Award en 1990 (meilleur film fantastique, meilleurs SFX, meilleure actrice dans un second rôle pour Jean Marsh et du meilleur acteur pour Warwick Davis) mais ne remporta que celui des meilleurs costumes ! Il fut aussi nommé pour l'Oscar du meilleur montage sonore et celui des meilleurs effets visuels lors de la 61ème Cérémonie des Oscars et pour le prix Hugo du meilleur film en 1989 !

    Un film dans le genre héroic-fantasy qui a part les films tirés de Tolkien et les films autour de Conan ne compte pas autant de films que ça !

    Vous passerez un excellent moment avec Willow !

    A bientôt !


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  • Henri Bergson est l'un des plus grands de nos philosophes modernes qui a exercé en son temps et exerce toujours une grande affluence sur la pensée contemporaine ! J'envisage de travailler sur lui dans un proche avenir !

    La Pensée et le Mouvant est un recueil tardif de Bergson qui regroupe plusieurs de ses conférences, articles et introductions, quelques essais épars rassemblés ici qui permet de préciser les options métaphysiques et la méthode de notre philosophe. Il est question de l'idée de Néant, du Changement  et de la critique du Possible !

    L'ouvrage commence par des essais introductifs qui "occupent les deux tiers du volume" relatifs à la Philosophie de l'Histoire, et les rapports entre la métaphysique et la science. Bergson revient ici sur les concepts qui lui sont si chers d'intuition et de mysticisme !

    Bergson revient sur le concept d'intuition et réfute la même notion chez Schelling et Schopenhauer, revient sur les rapports entre l'intelligence et le temps, le concept de temps dont il montre qu'il est appréhendé par l'esprit humain de manière spatialisée ! L'intuition est une saisie ou une vision de la durée, de ce qui est spirituel et indivisible. Le concept est ce qui permet de comprendre les phénomènes du monde en les nommant donc sur le plan discursif.

    Le concept est beaucoup plus clair que l'idée et immédiatement compréhensible ! La science se sert du langage et des concepts là où la métaphysique se sert de l'intuition. Science et métaphysique peuvent "l'une comme l'autre toucher le fond de la réalité". Avec cette nuance, le relativisme qui affirme que nous ne pouvons toucher la réalité "de manière absolue" !

    Bergson analyse ensuite les concepts de possible et de réel et la question de l'indétermination.

    Par la suite, on trouve deux conférences qui abordent la question de la perception, qui est élargie chez les artistes. Pour Bergson, l'art est une voie d'accès plus directe à la réalité. Il appelle à une conversion qui consiste à se tourner vers la réalité mouvante à rebours de l'intelligence qui fixe et immobilise les choses. Dans une introduction à un livre sur le pragmatisme de William James, Bergson pose qu'il faut aussi tenir compte des sentiments dans l'appréhension de la réalité, et pas que de l'intelligence !

    J'aime beaucoup la pensée de Bergson, assez limpide à la lecture mais qui contient son lot de nuances et de difficultés, sources possibles de contresens et de malentendus !

    J'aurais l'occasion d'y revenir bientôt !

    A la prochaine !


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  • Tranquillement mais sûrement, le duo Christin et Mézières nous acheminent vers le dénouement de leur Saga Valérian qui s'annonce déjà surprenante, avec l'introduction des Wolochs, ces monolithes noirs et titanesques, incarnation du Mal Absolu et aussi hommage avoué à 2001, l'Odyssée de l'Espace  de Stanley Kubrick ! Nous en sommes en effet déjà au Tome 20 : "L'Ordre des Pierres" !

    Valérian et Laureline ont laissé leur astronef légendaire "au garage" sur Syrte, Capitale de l'Empire des Mille Planètes, aux bons soins de Jal et ils se sont embarqués pour l'Inconnu avec l'équipage de l'exploratrice "rugueuse"  Singh'a Rough'a avec d'autres compagnons tels que Rott Otto, Bras-de-Fer, Molto Cortès et le Docteur Chal'Darouine ! Durant le voyage, chacun des protagonistes décrit ce qu'il imagine trouver dans le Grand Rien !

    Très vite, la situation va dégénérer car nos héros se retrouvent confrontés aux mystérieux et énigmatiques, insondables Wolochs et leurs agents, le Triumvirat de Rubanis ! Les Wolochs ne font pas de quartiers et écrasent littéralement une grande partie de l'équipage de la capitaine Singh'a Rough'a puis réduisent son astronef en charpie !

    Le message est clair ! Il ne fait pas bon traîner dans le Grand Rien ! Et surtout, la présence d'humanoïdes n'est pas tolérée par les cruels monolithes ! Mais nos agents spatio-temporels ne sont pas près de renoncer à leur quête dont ils espèrent qu'elle les mettra sur les traces de leur chère planète Terre disparue ! Avec l'équipage d'explorateurs et avant d'être décimés, ils ont le temps d'aborder une trentaine de planètes de cette immense vide sidéral !

    Pendant ce temps, la jeune Ky-Gaï, couturière de son état, rencontrée dans le Tome précédent, le Tome 19, et accompagnée par le Schniarfeur, mènent leur petite entreprise capitaliste de fabrication de scaphandres spatiaux mais ne peuvent s'empêcher de s'inquiéter pour leurs amis, l'intrépide Valérian et la belle Laureline !
    Ils vont découvrir l'Ouvretemps, un artefact puissant - et pas utilisé au summum de ses capacités ! - de la tribu Limboz dont le monde a jadis été détruit pas les Wolochs !

    Grâce à l'Ouvretemps, "capable de montrer ce que l'on désire", Ky-Gaï et son grognon petit compagnon se portent au secours de nos héros qu'il tirent du pétrin ! A la fin, l'espoir renaît lorsque  Laureline a une vision de la Terre par le biais de l'Ouvretemps !

    La suite et la conclusion dans le Tome 21 qui s'appelle précisément "L'Ouvretemps" !

    A bientôt dans les étoiles !

    PS : Ce billet est le 100ème billet dans la sous-rubrique SF sur Overblog !


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  • J'ai découvert très récemment Emmanuel Todd, historien et anthropologue - dont j'ignorais l'existence il y a peu ! Cet intellectuel est assez décrié depuis la publication de son opuscule Qui est Charlie ? en 2015 sur la fusillade de Charlie-Hebdo et les mouvements de mobilisation populaire qui ont suivi ! Je ne connais pas le fond de la polémique - car ne m'intéresse pas aux ragots colportés par les journaleux, cette lie de l'Humanité mais apparemment Todd a été très attaqué à ce sujet ! Il fait partie de ces penseurs honni par Emmanuel Macron, le "président des riches" et imposteur de la République aux mêmes titres que Michel Onfray et Alain Finkielkraut ! C'est sûr qu'avec Stéphane Bern ou les Bogdanoff et leurs faux diplômes, on est gâté !

    En 2017, Todd commet Ou en sommes-nous? - Une esquisse de l'Histoire humaine que je pose sur ma table de chevet avec Décadence  d'Onfray, Sapiens et Homo deus  de Yuval Noah Harari ou encore Histoire mondiale de la France, dirigée par Patrick Boucheron du Collège de France !

    Emmanuel Todd s'est posé comme objectif d'expliquer l'Histoire humaine et les tendances actuelles (BREXIT, Élection de Donald Trump,...) au vue de différents facteurs ! Certes l'explication économique a longtemps prévalue mais pour l'auteur de ce Où en sommes-nous ?, elle est largement insuffisante et insatisfaisante ! L'économique et le politique sont la face visible de l'iceberg ou pour reprendre une topique freudienne le conscient de l'évolution de l'Humanité.

    Todd établit des phases préconscientes et inconsciente enracinées plus profondément ! Plus on s'enfonce dans l'analyse, plus on étends le champ ! Sous l'économique et le politique, il y a d'abord le religieux puis encore en dessous l'éducation - avec laquelle il y a un problème note Todd, car l'ascenseur social est en panne (ce que je confirme par mon vécu personnel !) ! Et sous-jacent à l'éducation il y a le niveaux le plus profond, la structure familiale !

    Dans les premiers chapitres, l'auteur de l'essai analyse les différents types de structures familiales/ systèmes familiaux ! On a famille nucléaire (un couple et des enfants !), famille-souche et famille communautaire ! On pense à tort que la famille nucléaire occidentale est le point final de l'évolution du système familial ! En réalité, c'est le modèle originelle dans l'Histoire qui tend à complexifier ce système et à aboutir à la famille communautaire et à un système patrilinéaire avec régression des droits des femmes et recul du système matriarcal ! Il est aussi question de Primogéniture !

    Cette idée comme quoi tout repose sur la structure familiale a été mal accueillie par les intellectuels d'Europe mais plus favorablement en Asie - mais cela Todd s'en fout car il est à la retraite ! Il applique au XXIème siècle des méthodes d'investigations pour les XVIème et XVIIème siècles ! Todd énumère ensuite les exemples de systèmes familiaux à travers le monde - et cette partie du livre - très technique ! - est assez ennuyeuse je trouve et rends le livre accessible aux seuls spécialistes !

    Voilà, je ne fais ici qu'introduire le propos de Todd dans ce livre et développerai la suite de son propos ici dans de prochaine parties, dans d'autres articles/billets ! En attendant, j'aime bien les interventions de ce sociologue sur Youtube car il est mal vu par Macron et comme pour moi, Macron, ce président illégitime, c'est vraiment le degré zéro de la pensée politique et le plus haut degré de la scélératesse, de la fausseté et de la malveillance, Todd n'en ressort que grandit !

    A bientôt donc pour la seconde partie de cette recension !


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  • Les Arcanes du Chaos - Maxime ChattamMaxime Chattam est un de nos actuels auteurs de best-sellers, spécialisé dans le thriller à la française, avec un style - en plus sombre ! - et une popularité qui me font penser à un Bernard Werber ! C'est un peu notre Dan Brown à nous ! Je viens de lire le premier opus de sa Trilogie du "Cycle de l'Homme et de la Vérité" de près de 550 pages en trois jours et n'ai pas pu lâcher le roman avant de savoir le fin mot de l'Histoire ! Ce premier volet s'appelle Les Arcanes du Chaos et surfe à fond sur les Théories du Complot !

    A mon avis, les Théories du Complot sont une tentative d'individus en perte de sens de donner un sens à c e qui n'en a pas, de supposer un dessein secret derrière l'Histoire qui procède du hasard ! Bref c'est une tentative de rationalisation afin de se rassurer ! Je ne suis pas le seul à penser cela et les Sociologues l'expliquent ainsi sauf que je ne vois pas ce qu'il y a de rassurant à penser que des individus haut placés et milliardaires, appelés les Ombres dans le roman, jouent à une partie d'échecs avec nos vies ? Et il est évident qu'il y a tout un tas de manipulations tous les jours, de tous temps et sous toutes les latitudes dans les coulisses du pouvoir et si les merdias tentent de ridiculiser ces Théories du Complot, ce ne sont pas des chaînes comme BFMerde qui vont fournir une information correcte et fiable !

    Passons sur cet aparté et venons en aux Arcanes du Chaos, la vie de sa protagoniste principale, Yael Mallan, va être bouleversée le jour où elle commence à voir des Ombres dans ses miroirs ! Ces Ombres prétendent vouloir lui révéler la Vérité du Monde qui se cache derrière les apparences et où tout est symboles !

    Yael est alors projetée dans '"un jeu de pistes infernal", aidé par Thomas, un grand reporter qu'elle a rencontré par hasard dans un bar ! Le duo enquête, aidé ensuite par Kamel, le fils d'un ambassadeur, qui tient un blog conspirationniste ! Des vérités sont en effet révélées sur les meurtres de Lincoln et Kennedy, sur le Naufrage du Titanic et sur le 11 septembre ! Le roman est entrecoupé d'une douzaine d'articles du blog de Kamel !

    Notre héroïne découvre alors que toute sa vie a été manipulée a l'image de l'Histoire, par quelques milliardaires qui décident de l'Histoire du monde ! Elle et Thomas vont alors aller de péripéties en péripéties, poursuivis par des tueurs, dans une lutte entre deux camps à base de haute technologie et de flicage via des puces RFID. Cela mènera le lecteur des Catacombes de Paris aux gorges hantées de la Savoie jusqu'au New York des milliardaires Yael et Thomas n'étant que des pions dans ce grand dessein !

    L'issue ne pourra qu'être tragique au moment où la Grande Histoire rattrape les protagonistes et où les Ombres savourent leur succès via la réalisation de plans très complexes aux conséquences sur la planète entière !

    Un roman très touffu et très bien mené où tous les éléments sont bien amenés et s'emboîtent parfaitement ! C'est vraiment un travail de maître  même si on se demande au début où l'auteur veut en venir ! Une intrigue diaboliquement et un suspens en continue qui fait que le livre ne vous tombe jamais des mains !

    C'est aussi une plongée dans le Nouvel Ordre Mondial et bien entendu, on ne vous épargnera pas les Illuminatis ! Ca pourra énerver certains lecteurs tant on nous a rebattu les oreilles avec cette secte prétendument hégémonique ! Un roman qui attisera votre paranoïa aussi !

    J'ai adoré et vous parlerai bientôt des deux autres opus du Cycle !

    A bientôt !


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  • En 2014, est posée la seconde pierre du Arrowverse avec les aventures de Barry Allen, le super-héros véloce connu sous le nom de Flash et introduit dès la Saison 2 de Arrow ! Grant Gustin est le courageux héros de cette série Flash.

    Comme pour Arrow, l'archer vert, dont le passé sur une ile de la Mer de Chine impacte le présent,, Barry Allen a connu un drame originel, le meurtre de sa mère lors d'une nuit tragique, du fait comme il le découvrira du Néga-Flash, l'opposé et négatif absolu du héros. A la suite de ces événements, Henry Allen, joué par John Wesley Shipp, le père de Barry est accusé du meurtre et envoyé en prison ! Le jeune garçon est alors élevé par l'inspecteur de police Joe West - joué par Jesse L. Martin - et sa fille, Iris, l'amour secret de Barry, jouée par Candice Patton !

    L'intrigue se déroule à Central City ! Barry est devenu un technicien de la police scientifique. Un accident se produit au laboratoire Star Labs et dans l'accélérateur de particules qui explose et dote certains humains de pouvoirs devenant des méta-humains. Barry est touché par la foudre et tombe dans le coma pour se réveiller 9 mois plus tard avec les pouvoirs d'hyper-vélocité ! Il est alors pris en charge par le patron de Star Labs, Harrison Wells - joué par Tom Cavanagh - et ses assistants, les géniaux Cisco Ramon - joué par Carlos Valdes - et Caitlin Snow - jouée par Danielle Penabaker !

    Joe West, puis Eddie Thawne - joué par Rick Cosnett - , en plus de l'équipe de Star Labs sont mis au courant de l'identité de Flash ! Ils vont tester les pouvoirs de Flash et capturer les méta-humains qui sèment le désordre dans Central City ! Parmi les adversaires de Flash, il faudra compter avec un trio de simples humains,  composé de Leonard Snart/Captain Cold, de Mick Rory/ Heat Wave et  Lisa Snart/ Golden Glider - les deux premiers sont joués par Wentworth Miller et Dominic Purcell (qui se retrouvent après Prison Break) et la soeur est interprétée par Peyton List !

    Comme je l'ai déjà mentionné dans l'article sur la Saison 3 d'Arrow, on a droit à des crossovers avec la "série-mère" et Barry Allen rencontrer Oliver Queen, Felicity Smoak, John Diggle et cie ! Un autre super-héros est introduit : Firestorm, né de la fusion, la nuit de l'explosion de Ronnie Raymond  - joué par Robbie Amell - et du docteur Martin Stein - joué par Victor Garber (qu'on a déjà vu en père de l'héroïne  Sydney Bristow dans la série Alias !). Et le primate télépathe Grodd est introduit ! Et le diabolique général Wade Eiling - joué par Clancy Brown !

    Parlons maintenant du Nega-Flash ! Celui-ci se nomme Eobard Thawne et est l'ennemi juré du héros qui a changé la chronologie en revenant dans le passé pour tuer le jeune Barry et qui a assassiné sa mère ! Piégé dans un siècle qui n'est pas le sien, il prend l'identité du vrai Harrison Wells et construit et fait exploser l'accélérateur de particules pour créer Flash, le seul à pouvoir le renvoyer dans son époque du futur ! On est en plein paradoxe temporel ! Une boucle temporelle !

    Flash vaincra-t'il le Nega-Flash ? Fera-t'il libérer son père ?

    Une très bonne série, très bien écrite et qui ménage ses effets ! Pour ma part, j'ai adoré et je continue l'aventure !

    A bientôt !


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  • Dans les deux premières Saisons, Oliver Queen alias le justicier à l'arc, Arrow, s'est démené pour protéger sa ville Starling City  - contre la machine à séismes de Malcom Merlyn puis contre la vengeance de Slade Wilson ! Dans la Saison 3 d'Arrow, le péril est encore plus grand puisque cette fois, il fait face à la Ligue des Assassins et à son chef Ra's al Ghul, le "Démon" - joué par le charismatique et inquiétant Matthew Nable ! Un ennemi de Batman à la base !

    Pour mener ce nouveau combat, notre héros va élargir son cercle d'alliés ! De nouveaux alliés et le retour d'anciens ennemis ! En effet, Dark Archer alias Malcom Merlyn est de retour et revendique sa paternité sur Thea Queen et va l'entrainer dans l'art du combat ! Mais pire que tout, il va la droguer et celle-ci va commettre sous influence un acte qui va déplaire à la Ligue des Assassins !

    Parmi les coéquipiers d'Arrow, on a toujours Jonh Diggle - qui épouse enfin Lyla Michaels dans cette Saison - et Felicity Smoak - qui se rapproche encore plus d'Oliver Queen sentimentalement ! A ce duo de partenaires, vient s'ajouter Roy Harper qui a définitivement pris l'identité d'Arsenal, le side-kick d'Arrow. Mais notre archer va aussi subir des pertes puisque Sara Lance alias Canary va être assassinée au début de la Saison ! Ce qui va avoir un certain nombre de conséquences fâcheuses !

    La société de la famille Queen va passer sous le contrôle de Raymond "Ray" Palmer, un milliardaire humaniste, joué par Brandon Routh (qu'on a déjà vu précédemment dans l'univers DC dans le rôle de l'Homme d'Acier dans Superman Returns qui est la suite des films avec Christopher Reeve). Aidé de Felicity Smoak, avec qui il aura une romance, le philanthrope va créer une armure de combat qui fera de lui le super-héros Atom (sorte de mix entre Iron Man et Ant-Man de chez la Maison d'en face !). Ainsi la série introduit (et l'autre série Flash fait de même !) les héros de la troisième série Legends of Tomorrow qui démarrera l'année suivante !

    Une des conséquences de la mort de Sara Lance est que sa soeur Dinah "Laurel" Lance, entrainée par un Vigilante - puis par Nyssa Al Ghul - jouée par Katrina Law - la fille de Ra'sal Ghul va prendre la succession de Canary en devenant Black Canary, la fille en tenue de cuir noire (dis comme ça, ça fait bizarre !) ! Les rapports de notre justicier à l'arc avec la capitaine Lance vont se détériorer par ailleurs !

    En parallèle, on a droit à des flash-backs sur la troisième année d'"exil" d'Oliver Queen, rapatrié de son île jusqu'à Hong-Kong par Amanda Waller ! Là il devient un argent de l'ARGUS, encadré par le couple Yamashiro, Maseo - joué par Karl Yune  - et  Tatsu (alias Katana) - jouée par Rila Fukushima (qui veillent sur leur fils Akio). Il va s'agir de dérober l'Alpha et l'Omega, un dangereux virus mais Waller se fera doubler par le Général sanguinaire Matthew Shrieve qui déclenchera une épidémie ! Des dirigeants qui libèrent des virus dans la nature, ça ne se voit que dans les séries, n'est-ce pas ! Là encore la série mèle intelligemment flash-backs et actions présentes qui se répondent intelligemment !

    Mais cette Saison 3 d'Arrow bénéficie aussi du lancement de la série Flash (et accessoirement de la brève série d'animation Vixen - j'y reviendrai dans un autre article) et ceci lance véritablement le Arrowverse et lance le premier cross-over dans cet univers entre Oliver Queen et Barry Allen (introduit dans la Saison 2 d'Arrow) : "Flash Vs. Arrow" qui dure deux épisodes, un dans chaque série et avec en plus des allés et retour de personnages dans d'autres épisodes ! Ca se complexifie !

    Arrow n'aura pas trop de tous ses alliés pour affronter des adversaires comme Cupidon (une archère folle et érotomane "amoureuse" de lui) ou le patron du crime, Brick ! On aura même droit à un bref retour de Slade Wilson et de Deadshot ! Tous ces épisodes creusent un peu plus des personnages déjà bien étoffés ! Moi j'apprécie ces séries avec des saisons de 23 épisodes "à l'ancienne' qui tranchent avec la tendance actuelles des séries avec des saisons de 8 à 12 épisodes !

    Mais le grand défi pour notre héros cette Saison est d'affronter la Ligue des Assassins et son chef, Ra's al Ghul ! Oliver va le défier en combat singulier et sera laissé au seuil de la mort, n'en réchappant que grâce à Maseo - qui a rejoint la Ligue entre temps ! - et Tatsu ! Par la suite, le "Démon" voudra faire de Arrow son héritier, Al Sah-him, et ira jusqu'à l'acculer pour lui forcer la main, tuant là encore presque Thea (ressuscitée grâce au Puit de Lazare), voulant qu'il épouse Nyssa et répande l'Alpha et l'Omega sur Starling City ! Mais les héros vont faire bloc pour vaincre cette menace !

    Une très bonne Saison pour une série qui ne perd pas en qualité ! Mon amie Mescalinette a pourtant lâché l'affaire au début de cette Saison 3 ! Je vous renvoie aussi à mon article sur la Saison 1 de Flash !

    A bientôt !


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  • Une page est tournée ! Delcourt publiait les comics Star Wars en France depuis l'an 1999 et la sortie de La Menace Star Wars - Le Vol du Faucon MilleniumFantôme. Mais cette palpitante aventure prendra fin au 31 décembre 2020 car l'éditeur n'a pas renouvelé sa licence ! Delcourt, c'est plus de 150 albums de BD Star Wars à la présentation et à la traduction soignée ! Il nous reste donc Panini Comics mais l'Univers "Légendes" va en partir !

    Dans les derniers mois, l'éditeur au triangle rouge aura encore publié quelques albums, en particulier des traductions des comics Star Wars d'IDW Publishing mais, pour être honnête, on raclait un peu les fonds de tiroirs !

    Star Wars - Le Vol du Faucon Millenium est une aventure jeunesse qui joue sur les deux sens du mot "vole : voler dans les airs ou dérober quelque chose ! On apprend dans Le Réveil de la Force que Han Solo et Chewbacca se sont fait voler leur vaisseau par un certain Ducain. On en découvre plus ici.

    Dans cette BD scénarisée par un certain Michael Moreci et dessinée par Arianna Florean et Aidée de Michele Pasta, récit qui fait donc partie, vous l'aurez compris, du nouveau Canon et pas du "Légendes", les auteurs se montrent assez généreux et mélangent toutes les précédentes histoires !

    On retrouve ainsi Bazine Netal, l'espionne de l’Épisode VII et Maz Kanata et son château du même opus. On a aussi droit aux personnages des séries The Clone Wars - avec Hondo Ohnaka ou Embo le chasseur de primes - et Star Wars - Rebels avec l'Agent Kallus ! Il est aussi fait référence au film Solo  avec Lady Proxima et Enfys Nest ! Bref ces références et clins d'oeil abondent (et encore je ne vous ai pas parlé du Porg des Derniers Jedi, ici porte-bonheur d'Hondo !).

    On a donc différentes petites histoires du Faucon, ce vaisseau mythique, à lui seul emblème de la Saga, histoires reliées dans une grande trame ! On voit comment il échappe à divers péril ou Solo manque de le perdre puis finit par passer entre différentes mains ! Ca se passe aussi à différentes époques par le biais de récits enchâssés !

    Mais en fait, cette histoire est aussi là pour nous introduire au monde de Batuu, la planète au centre des nouveaux espaces Star Wars Galaxy's Edge dans les parcs Disney aux Etats-Unis ! En effet, Chewie a décidé de laisser le Faucon à l'avant-poste de "Black Spire", qui lui sert de garage et sous la protection d'Ohnaka (qui lui aura affaire au gang des Guaviens  - là encore Épisode VII !) ! Le Faucon est donc visible dans ces parcs d'attractions !

    Une BD qui plaira surtout aux plus jeunes "nés" dans l'Ere Disney !

    A bientôt !


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  • Avec son essai On a retrouvé l'histoire de France, l'archéologue Jean-Paul Demoule livre un passionnant plaidoyer pour sa discipline et détruit au passage un certain nombre de mythes historiques sur lesquels l'archéologie est venue apporter des démentis  - un seul exemple, les Gaulois considérés à tort comme des Barbares !

    Cet ouvrage est fort érudit - mas très accessible ! - et parcouru du début à la fin de nombreux exemples de chantiers de fouilles ! Mais à quoi sert l'archéologie ? A explorer le passé pour comprendre le présent et mieux envisager le futur ! Etudier les morts pour aider les vivants !

    Hélas, la discipline n'a pas toujours bonne presse et cède devant les intérêts économiques à court-terme ! Combien de sites archéologiques ont été dévastés par les pelleteuses, sans aucune fouille, pour construire des parkings souterrains ou des lignes de TGV du fait des décisions de politicards, de Gauche comme de Droite, complétement abrutis et criminels !? Ce sont des pertes inestimables !

    Certains ne veulent en effet pas qu'on exhume notre passé bâti sur des défaites : conquête des Gaulois par les Romains, défaite de Sedan en 1870, Débâcle de 1940 ! Mais tout n'est plus si sombre car le 17 janvier 2001 a été promue la Loi  sur l'archéologie préventive qui veut qu'on fasse des sondages avant tout grand chantier pour déterminer si il y a des vestiges enterrés ! C'est dans ce cadre et à partir de 2002 que Jean-Paul Demoule a dirigé l'INRAP, Institut chargée de mettre en application cette loi !

    L'essai de Demoule s'ouvre par un panorama qui va de Néandertal au Moyen âge, commence au Néolithique et s'achève avec les châteaux-forts ! Mais sont ensuite aussi évoqués des chantiers de fouille plus contemporains et plus originaux comme les excavations du Déjeuner sous l'herbe, "performance" artistique de Daniel Spoerri en 1983.

    J'ai beaucoup apprécié le chapitre sur les parasciences où notre auteur démonte toute la vogue commerciale de cette archéologie "surnaturelle" à base de pyramides bâties par les aliens ! Ca n'aurait pas plu au Docteur Daniel Jackson de la série Stargate SG-1. Toute cette fumisterie  a débuté avec le livre best-seller de Lois Pauwels et Jacques Bergier, La matin des magiciens (qui fait entre autre l'apologie des nazis et de leur surhomme !). C'est ce genre de bouquin débile, sur Hitler et la Société de Thulé, que lit un de mes voisins, Eric L., schizophrène de surcroît (et ce genre d'écrit complotiste ne fait généralement pas bon ménage avec ce genre de pathologies ! Moi, j'évite !).

    La passé est lourd de sens et le chapitre sur les génocides de ce passé exhumés par les archéologues est particulièrement dur à lire !

    Plus légers sont en revanche les derniers chapitres, sur l'histoire de nos objets du quotidien ! Les formes d'énergie que nous utilisons, les ustensiles de cuisine, l'habillement, nos outils, les meubles, etc,... Tous ces objets sont aussi une suite de couches sédimentées !

    L'auteur termine en disant que les identités nationales sont des choses en perpétuelle évolution, car les populations se mélangent encore de nos jours et ont commencé à le faire dès Homo erectus et Néandertal ! Dès le Néolithique !

    Voilà un ouvrage fort intéressant dont j'ai pris beaucoup de plaisir à lire !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'une trilogie de comics en abordant dans ce billet le Tome 1 de la série Star Wars : Invasion, qui se nomme "Réfugiés". C'est une des dernières séries publiées de l'Univers "Légendes" avant le rachat par Disney et c'est sorti donc chez Dark Horse en VO et chez Delcourt en VF ! Le récit est assez atypique dans la mesure où il se passe 25 ans après la Bataille de Yavin et se voit comme un complément, dans un contexte particulier, aux événements de la longue série de près de 20 romans : "Le Nouvel Ordre Jedi". Des connexions sont d'ailleurs ici établis avec la trame de "Vecteur Prime", le premier roman de cette série et la mort de Chewbacca, écrasé par la chute d'une lune sur la planète Sernpidal ! On est ici juste après !

    Les Yuuzhan Vong se lancent donc à l'assaut de la Galaxie Très Lointaine dans ce nouveau récit scénarisé par Tom Taylor et dessiné par Colin Wilson qui vient boucher des trous supposés ! La flotte des ExtraGalactiques approche de la tranquille et paisible planète d'Artorias, monde dirigé par la famille Galfridian : le père, le Roi Caled, la mère, la Reine Nina, le fils, Finn, sensible à la Force et la fille, Kaye ! Ceux-ci se retrouvent séparés pendant l'invasion et les choses tournent mal malgré l'arrivée du Maître Jedi Luke Skywalker !

    Finn ira s'entraîner à l'Académie Jedi de Luke sur Yavin IV et y fera la rencontre des enfants Solo, Jacen, Jaina et Anakin. Luke veut savoir si Finn est capable de contenir sa colère face aux Yuuzhan Vong et le jeune homme réussira le test en épargnant un ennemi, lequel s'interrogera alors sur l'acte du Jedi qui a semé le doute dans son esprit ! Mais la Galaxie subit des pertes et les mondes, comme les Jedi, à l'instar de Maître Le'ung, un Pau'an, tombent à la chaîne !

    Pendant ce temps, la Reine Nina et sa fille Kaye ont été emmenées prisonnières sur le T'Sam Pah, un vaisseau Vong ! Mais la jeune fille va lancer une révolte, alliée au dernier survivant d'un autre monde détruit par l'ennemi, un solide guerrier ! Ils prennent le contrôle du vaisseau au prix de lourdes pertes parmi les civils prisonniers tandis que la Reine semble en était de choc !

    Pendant ce temps, sur Artorias, le Roi Caled organise la résistance, depuis une ancienne base sous-marine de l'Alliance Rebelle, et harcèle les envahisseurs qui ont commencé la terraformation de la planète ! Mais il ignore encore qu'il y a un traître dans ses troupes !

    Traître dont les jeunes Jedi, les trois enfants Solo, Finn et son robot Prowl, et Han et Leia découvriront l'identité à la fin du Tome par un informateur sur Nar Shaddaa ! Mais pourront-t'ils transmettre l'info aux concernés ? On sait que les Vong avaient l'habitude d'infiltrer les planètes au préalable par leurs agents, à l'instar de Nom Anor !

    Voilà, le récit jette ici ses bases dans de multiples directions qui finissent par se faire échos voire se recouper ! Cette BD ne m'avait pas enthousiasmé à sa sortie en 2009 mais en la relisant des années plus tard, je trouve qu'elle n'est pas si mal que ça ! On a eu pire et mieux depuis donc elle est dans la bonne moyenne des productions Star Wars mais du fait de son statut désormais "Légendes" un peu une histoire sans lendemain (même si une suite avait été annoncée en 2011 puis avortée !). Pour être complet, ajoutons que l'artiste Jo Chen a réalisé toutes les superbes couvertures de la série ! J'ai racheté ça en Hachette-Collection avec un éditorial à la fin mais l'ai aussi en Intégrale avec les Tomes 2 et 3 dans le même fascicule !

    A bientôt !


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  • Après la lecture d'Un siècle de philosophie 1900 - 2000, gros pavé de 700 pages, il me fallait un livre plus léger dans ma PAL (Pile à Lire). Mon choix s'est porté sur un Foilo à 2 euros le recueil de nouvelles de Silvina Ocampo, La musique de la pluie - et autres nouvelles qui est en fait une sélection de textes tirés d'un autre recueil lui-même nommé Mémoires secrètes d'une poupée, paru dans la collection L'Imaginaire chez Gallimard.

    Silvina Ocampo est une écrivaine argentine, née en 1903 et décédée en 1993, qui s'est illustrée dans la poésie et la nouvelle. Ces nouvelles sont empreintes de fantastiques, comme l'illustrent plusieurs nouvelles qui sont dans le recueil dont je parle ici. Elle était l'épouse de l'autre célèbre écrivain argentin Adolfo Bioy Casares.

    Il y a six nouvelles dans ce petit recueil d'une centaine de pages. On commence avec "Rêveuse persuasive" qui est là nouvelle que j'ai le plus apprécié et qui raconte le quotidien de Luz, une gamine d'une dizaine d'années qui a des dons de voyance. Ces rêves lui montrent des brides de futur pour peu qu'elle puisse les interpréter. La petite est toutefois en bute avec sa mère qui ne reconnaît tout d'abord pas son don puis finit par l'accepté ! Dès ce premier texte, on voit la tonalité fantastique !

    Tonalité fantastique encore plus affirmé dans le second texte, " Okno, l'esclave" avec une femme qui entend un chien dans le voisinage et, dessinatrice, entreprend de le représenter, avant elle-même de se changer en chien. On n'est cependant pas dans La Métamorphose de Kafka avec son Gregor Samsa qui se change en cafard géant ! Ce récit m'a laissé dubitatif, et n'ai pas vraiment compris ou l'auteure voulait en venir (mais n'ai pas vraiment essayer de décoder !) - Tout cela est sans doute métaphorique !

    "L'inauguration des monuments" est aussi ma nouvelle préférée du recueil, peut-être même plus que l'histoire de la petite voyante à bin y réfléchir ?! C'est le récit de la vengeance posthume d'un général qui avait peur des chevaux ! Le général Drangulsus a été précipité dans une crevasse par un cheval peureux que lui avait fourni à dessein un certain Domingo Alopex à qui le militaire avait jadis  piqué la fiancée ! L'ironie du récit est que la statue équestre du général va tuer Domingo en se dévissant et en l'écrasant ! Toujours la subtile touche fantastique !

    La nouvelle suivante, "La musique de la pluie" dresse le portait d'un pianiste atypique, Octavio Griber, qui joue avec ses gros orteils et a pour habitude de désaccorder ses pianos avec ses petits papiers. Dans le récit, il donne un concerto par une nuit d'orage en interprétant seulement des morceaux ayant pour thèmes l'eau et la pluie !

    Une nouvelle transformation a lieu dans "L'automobile" où une femme, Mirta, folle de voiture, finit par se transformer en une de ces mécaniques ! Du moins, c'est ce que pense le narrateur, son mari lors d'un séjour à Paris ! a moins qu'elle ne soit partie avec son amant français ! L'alternative entre l'explication rationnelle et l'explication fantastique propre au genre !

    Le recueil se termine par "Le Destin" où Lily, la narratrice n'a d'yeux que pour Roque, un boulanger. Mais elle est invisible à ses yeux et le jeune homme emmène Silvio, un collègue boulanger, mauvais garçon, dans un supposé rendez-vous galant avec deux jeunes femmes sur un terrain vague ! Mais Silvio cède à la colère quand il voit que les deux donzelles ne sont pas là et que Roque s'est moqué de lui ! Lily, devenue invisible, a suivi le duo et assiste à l'assassinat de son amour secret poignardé par le mauvais Silvio ! Ainsi se termine le recueil !

    Quelques bons récits mais ce recueil me laisse sur ma faim ! Je n'ai pas trouvé grand relief à ces histoires mais suis prêt à donner une seconde chance à Silvina Ocampo car il y a quelques bonnes idées et la traduction laisse supposé un style littéraire intéressant ! Ca vaudrait le coup de lire en Espagnol, si seulement je lisais cette langue, pour se faire une meilleure idée !

    A bientôt !


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  • Comme vous le savez peut-être si vous suivez ce blog, je suis un féru de Philosophie (et de Sciences humaines en général, les institutions enseignent les Sciences dures m'ayant trop déçu !). C'est donc avec un certain plaisir que je me suis lancé dans la lecture de Un siècle de philosophie  1900 - 2000, épais ouvrage de près de 700 pages, ce qui est encore bien peu pour ne serait-ce que "résumer" cette période ! C'est paru chez Gallimard en Folio Essai et ai emprunté ce livre à la Bibliothèque d'un Séminaire.

    C'est donc un ouvrage collectif de Karl-Otto Apel, Jonathan Barnes, Enrico Bellone, Catherine Chevalley, Gerald A. Cohen, Jean Cournut, Vincent Descombes, Pascal Engel, Pierre Guenancia, Jürgen Habermas, Alain de Libera, Kevin Mulligan, François Recanati, Paul Ricœur, Jerome B. Schneewind, John R. Searle, Salvatore Veca, Michael Walzer et de Daniel Widlöcher. Soit une vingtaine d'articles qui offrent un tour d'horizon.

    La philosophie au XXe siècle a profondément transformé ses objets, ses méthodes, ses interrogations - qu'elle traitât de la métaphysique, du langage, de la phénoménologie, de l'éthique ou bien encore des concepts de la science, voire de sa propre histoire. Plus que jamais, les frontières avec d'autres champs de savoir sont devenues poreuses ; plus fortes aussi les intrusions d'autres modalités de mise en forme du monde - à commencer par l'idéologie marxiste ou la psychanalyse.

    Ce n'est pas à l'exhaustivité que vise cet ouvrage : un volume n'y suffirait pas. Il entend plutôt jeter quelques coups de projecteur pour aider à éclairer le motif de ce qui, du fait d'une trop grande proximité dans le temps - puisque le XXe siècle philosophique était encore il n'y a pas si longtemps le nôtre - demeure un puzzle.

    Comme ce siècle philosophique presque écoulé aura été marqué par l'opposition, plus souvent artificielle que réelle, entre une tradition continentale et une tradition anglo-saxonne, les contributeurs ont préféré, dans certains cas, apporter des réponses à deux voix. Afin, justement, de fausser la perspective des lieux communs et de montrer qu'il y a parfois plus convergence que divergence.

    On retrouve donc les philosophes de ce siècle, depuis Bergson, Husserl, Heidegger, Wittgenstein pour ne citer que les plus célèbres. Les chapitres sur l’Épistémologie sont ceux qui m'ont le plus passionné mais je ne suis pas insensibles aux questions portant sur le langage. Par mon vécu personnel, les pages sur la psychanalyse me parlent aussi !

    Je ne rentrerai pas dans le détail mais ce livre est un bon filon pour exercer sa pensée ! Je reprends juste en fait dans ce billet le quatrième de couverture qui résume bien l'ouvrage et son esprit !

    L'an prochain et l'année suivante, vous aurez droit à pleins de billets "Philo" car je reprends cette partie de cursus de mes longues et passionnantes études !

    A bientôt !


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  • A côté de la série des X-Wing, LucasArts a développé dans les années 1990 une autre série de jeux vidéo basée sur la franchise Star Wars dans le genre simulateur de vol spatial mais plus orientés arcade, la Trilogie Rogue Squadron - dont le premier opus Star Wars : Rogue Squadron  est sorti en 1998 sur Nintendo N64 et sous le titre un peu différent de Star Wars : Rogue Squadron 3D sur PC !

    Le jeu est développé en réalité par le studio Factor 5 dont LucasArts avait été satisfait de la partie jeu vidéo sur le projet transmedia Star Wars : Shadows of the Empire. Dans Star Wars : Rogue Squadron 3D, vous incarnez les pilotes de l'Escadron Rogue, crée à partir des restes de l'Escadron Red qui avait détruit l'Etoile Noire dans l’Épisode IV, par le fait de Luke Skywalker et Wedge Antilles, entre les Épisodes IV et V ! En parallèle, était aussi sorti à peu près à la même époque éditoriale, des comics et des romans Rogue Squadron !

    Le gameplay de ce nouveau jeu de 1998 s'inspire de la séquence en snowspeeder de Star Wars : Shadows of the Empire. Le moteur de jeu permets de générer des terrains de grande échelle et il y a un brouillard de distance ! L'ensemble est assez maniable mais la difficulté n'est pas absente ! De longues séquences musicales accompagnent l'action !

    Le jeu comporte seize missions dont les quinze premières se déroulent entre Un Nouvel Espoir et L'Empire contre-attaque où la Rébellion affronte l'Empire ! Le dernier niveau se passe lui après Le Retour du Jedi durant le siège de Mon Calamari par les "Dévastateurs de Mondes" de l'Empereur cloné, soit durant les événements de la BD L'Empire des Ténèbres. Évidemment, depuis le rachat par Disney, L'Empire des Ténèbres  et les romans, comics et ces jeux estampillés Rogue Squadron font désormais partie de ce qu'on appelle le "Légendes" !

    Ce premier jeu Star Wars : Rogue Squadron 3D a connu un assez bon succès public en terme de ventes et de bonnes critiques dans la presse spécialisée, mais plus encore ses suites dont je parlerais en temps voulu ! En réalité, moi n'ai joué qu'à ce premier Rogue Squadron 3D mais que sur PC même si j'avais aussi la cartouche de la version Nintendo N64 (pour la collection car ne possédais pas la console ! C'est ballot me direz-vous mais j'ai quantité de jeux Star Wars PlayStation, Xbox et Gamecube sans avoir les machines, pour la collection aussi car hormis la Game Boy, n'ai jamais été pour les consoles modernes !). J'avais trouvé ce jeu de Factor 5 assez difficile et plus encore le jeu qui avait été développé sur le même moteur de jeu par le même studio à la sortie de l’Épisode I intitulé Star Wars : Battle for Naboo (dont j'ai déjà parlé par ailleurs !) !

    Pour en revenir à notre jeu, il s'agit d'une succession de missions d'escorte, de sauvetage, de raids ou de défense, sur diverses planètes à commencer par Tatooïne (mais aussi Corellia, sur la lune de Gerrard V ou sur les planètes Kessel, Kile 2, Thyferra, Taloraan, Fest, Chandrila, Sullust et Mon Cala !) ! Votre opposant sera le moff Kohl Seerdon et ses troupes ! Vous devrez détruire des infrastructues ou des appareils ennemis en l'air ou au sol : TIE Fighters, TR-TT et TB-TT, droïdes-sondes, Stormtroopers, speeder-bikes et et divers canons et tourelles !

    Vous disposez d'une jauge de vie et d'un radar ainsi que de compteurs de munitions pour les armes secondaires. La vue de fait depuis l'arrière de votre chasseur, généralement un X-Wing (le vaisseau type de l'Alliance) mais il y aura aussi des snowspeeders et après Le Retour du Jedi, les nouveaux V-Wing qui sont aussi des vaisseaux à répulseurs donc réservés aux missions qui ne déroulent pas dans l'espace, contrairement au X-Wing et aux A-Wing et Y-Wing aussi disponibles !

    Vos performances sont évaluées à la fin de chaque niveau et donnent lieu à l'obtention de médailles de différents métaux ! Des niveaux secrets sont également présents et peuvent être débloqués grâce à ces médailles ou à des mots de passe et il y a même bien caché dans le jeu le chasseur Naboo N1 dont la présence ici ne fut révélée qu'une fois La Menace Fantôme sortie sur les écrans !

    La modélisation du vol est ici améliorée par rapport aux précédents travaux de Factor 5 sur la franchise Star Wars avec "des mécanismes de tangage, de roulis et de virages réalistes". Il y a aussi plus d'ennemis et l'I.A. a été améliorée ! Enfin, ceci explique peut-être que ce jeu a reçu l'Origin Award du meilleur jeu d'action sur ordinateur en 1998 !?

    A bientôt !


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  • En dehors des films de Baz Luhrmann (Moulin Rouge ! en tête), je ne suis pas trop fan des comédies musicales ! Dans ce genre cinématographique, West Side Story, film de Robert Wise et Jerome Robbins, sorti en 1961 - et qu'on peut voir comme une transposition moderne de Roméo et Juliette de Shakespeare, avec des latinos, ce film donc fait figure d'incontournable ! Sorti avant ma naissance donc, mes parents m'avaient raconté que ce film avait alors été un véritable événement ! Moi, l'ai vu enfant à la télé et m'étais franchement ennuyé, d'autant que ce long-métrage dure pas moins de 2 heures 32 !

    Véritablement, le film en lui-même est de Robert Wise d'après une pièce d'Arthur Laurents, Stephen Sondheim et Leonard Bernstein, mis en scène par Jerome Robbins, comédie musicale du même nom, pièce montée à l'origine à Broadway où elle connut un vif succès ! Une nouvelle adaptation, signée Steven Spielberg, doit sortir cette année au cinéma, en 2020, si la pandémie de Covid le permet !?

    L'intrigue se déroule à New York, dans les années 1950 et raconte les rivalités entre deux gangs de la ville, les Jets (Américains d'origine polonaire, irlandaise et italienne) et les Sharks (immigrés d'origine portoricaine). On sait à quel point les questions de l'immigration sont sensible aux Etats-Unis dans une nation qui s'est batie sur ce phénomène ! Qui est légitime à contrôler les quartiers ? En attendant, Jets et Sharks font la loi dans le quartier West et se provoquent et s'affrontent à l'occasion !

    C'est dans ce contexte que Tony, ex-chef des Jets qui a pris ses distances avec le gang et Maria, la soeur du chef des Sharks tombent amoureux malgré les antagonismes des clans !

    J'ai surtout un titre dans la tête là, la chanson "Maria" de l'Acte 1 d'un film qui en compte deux ! Mais la chanson la plus connue est sans conteste "America" dans ce même Acte 1 !

    On va donc avoir droit à des chansons et des numéros de danse qui ponctuent l'action, principe des comédies musicales ! La problématique du genre est comment ces numéros s’intègrent dans le récit général, assez bien ici !

    Enfant, quand j'ai vu ce film, je n'avais sans doute pas la bonne sensibilité car West Side Story est un spectacle qui mérite le détour, lyrique à souhait, poétique, plein d'énergie et bien exécuté ! Un visionnage adulte de ma part est requis ! A défaut, n'ayant pas trop le temps pour l'instant, me contenterais d'extraits sur Youtube !

    Mais West Side Story, c'est aussi l'éblouissante et iconique Nathalie Wood, chantée par Jil Caplan et dont on a surtout retenu la fin tragique par noyade, qui joue ici Maria au côté de Richard Beymer dans le rôle de Tony ! Précisons que ce ne sont  pas ces acteurs qui chantent mais respectivement  Marni Nixon et Jimmy Bryant, même pas crédités au générique (un comble !) mais mentionnés sur Wikipédia (justice !) !

    A vrai dire, Nathalie Wood est la seule actrice qui était vraiment connue avant ce film, les autres étant de parfaits inconnus et Elvis Presley,  alors débordé de tournages, ayant refusé le rôle de Tony !

    Jerome Robbins est crédité au générique au même titre que Robert Wise alors qu'il n'a réglé que les scènes de danse ! C'est donc avant tout un film de Robert Wise à qui ont devait auparavant une autre comédie musicale La Mélodie du bonheur et qui est aussi connu pour avoir lancé la franchise Star Trek au cinéma entre autre !

    Les dix premières minutes du film, qui s'ouvre par un survol inédit de la ville de New York, sont totalement muettes, avec seulement la musique et la danse, ce qui donne d'entrée le ton !

    Le film a fait un carton aux Oscars en 1962 puisqu'il en a raflé dix ! Dont Meilleur film et Meilleur réalisateur !

    Un classique du cinéma au-delà du genre comédie musical !

    A bientôt !


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  • En Droit anglo-saxon, il est possible de faire d'un animal son héritier ,testamentaire ! Ceci fournit le pitch de départ à l'album de Lucky Luke : "L'Héritage de Rantanplan" où un certain Oggie Svenson, joueur et tricheur invétéré, propriétaire d'une immense fortune et présumé mort va tout léguer à Rantanplan "le chien le plus stupide de l'Ouest" ! De cette situation absurde de départ, Goscinny crée tout un festival de gags dont il a le secret, illustrés avec brio par Morris !

    L'action se déroule à Virginia City dans le Nevada et Rantanplan loge désormais l'Hôtel International dont il est propriétaire, protégé par Lucky Luke contre Joe Dalton ! Car en effet, Svenson a eu la mauvaise idée de faire du bandit l'héritier supplétif si le clébard venait à décéder ! On imagine alors la suite ! Pour la petite histoire, l'Hôtel International est un très grand édifice qui a réellement existé à Virginia City et tel que le dessine Morris ! C'était le premier hôtel avec ascenseur mais il a brûlé en 1914. Outre l'hôtel, Rantanplan détient des mines, des saloons et les maisons du quartier chinois !

    Mark Twain qui était alors journaliste à cette époque à Virginia City fait une apparition brève en forme de clin d'oeil dans le récit ! Le dessin de Morris est assez ressemblant aux photos qu'on a de l'écrivain et on le reconnaît facilement !

    Car la communauté chinoise nord-américaine est dépeinte avec réalisme dans cet album où Goscinny dénonce le raciste dont ce peuple a alors été victime ! On a fait venir les Chinois en nombre pour construire la ligne de chemin de fer du Transcontinental dès 1861, dans des conditions très difficiles. Puis par la suite, les émigrés ont batit des commerces, le cliché de la blanchisserie dans les albums de Lucky Luke et aussi le restaurant ! A Virginia City comme à San Francisco, les Chinois ont édifié leur Chinatown avec leurs sociétés secrètes. Dans le récit, comme ils sont oppressés par des loyers trop chers, ils vont fournir de l'aide aux Dalton, en les cachant notamment, pour éliminer Rantanplan ! En réalité, tout ceci part d'un malentendu !

    Les animaux sont aussi à l'honneur dans cet album : Gouttière, le chat "au caractère difficile", Oreilles, l'âne du prospecteur. Goscinny a crée à l'origine Rantanplan en réaction au personnage de Rintintin, chien qui sait tout faire, même ouvrir des boites de conserve avec ses pattes (ce qui en devient ridicule !), icône canine qui énervait le scénariste de Lucky Luke et Astérix !

    Evidemment, dans le récit, Rantanplan ne comprend, comme toujours, rien à la situation, imaginant que Joe Dalton qu'il garde au pénitencier est son maître et qu'on veut le séparer de lui ! Ca donne lieu a pas mal de gags !

    Tout rentre dans l'ordre quand il s'avère qu'Oggie Svenson n'est pas mort ! Lucky Luke lui suggère alors de ne plus faire de testament farfelu et de revoir les loyers des Chinois .

    Un très bon album comme d'habitude ! Par la suite, Rantanplan aura droit à sa propre série d'albums, de gags en une page, d'une vingtaine de titres à ce jour ! Orthographié à l'origine "Ran-Tan-Plan", puis "Ran Tan Plan", le nom du cabot deviendra définitivement "Rantanplan" en 1987 !

    A bientôt !


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  • L’Épistémologie, autrement dit tout ce qui touche à la philosophie de la connaissance me passionne, à tel point que j'envisage de faire une thèse la-dessus ! Ils se sont mis à pas moins de trois auteurs, Anouk Barberousse, Max Kistler et Pascal Ludwig pour nous pondre La philosophie des sciences au XXe siècle, en Champs-essais, ouvrage assez pointu qu'on réservera aux initiés ! L'essai soulève nombres de problèmes fondamentaux par rapport aux sciences, la question de l'empirisme, de l'induction, de l'expérimentation ou encore la remise en cause de la causalité, la notion de loi !

    Cet ouvrage se livre à une critique et à une remise en cause de la science à l'image du chapitre "La mise à l'épreuve du monde". Cette mise à l'épreuve qui est le moteur de la science depuis le XVIIe siècle ! Peut-on réduire la science à quelques principes, ce qui serait revenir à une forme de déterminisme ?

    Le Cercle de Vienne, historiquement, s'est intéressé à la justification des énoncés scientifiques par l'expérience. Il existe des "énoncés protocolaire" et le physicien Pierre Duhem a montré, au début du XXe siècle, l'importance des équipements expérimentaux dans les protocoles et que chaque expérience inclut une part de théories ne serait-ce que pour justifier le fonctionnement des détecteurs ! On sépare aussi traditionnellement observation  - qui conduit à formuler des hypothèses - et expérimentation - qui valide ou pas ces hypothèses !

    A l'encontre d'un certain positivisme, la probabilité s'est aussi invitée dans les sciences !

    On cite également les travaux de Wittgenstein et Popper - sur la réfutabilité pour ce dernier - et on appuie sur le caractère incertain - probabiliste donc - des sciences et de la connaissance ! Rappelons au passage que dès Aristote, on établit qu'il n'y a de science que du général !

    Les références abondent dans cet ouvrage : Laplace, Bas van Fraassen et le  modèle bayesien. Pour tout vous dire, je ne peux vous en parler pour le moment car ai très peu étudié la question et ça me dépasse un peu mais une des problématique est comment on sort du modèle probabiliste, entre déterminisme et indéterminisme.

    Le livre se décline en 10 chapitres suivis de présentations et de définition de concepts et enfin quelques paragraphes sur les principaux auteurs de l'épistémologie et leurs controverses !

    Voilà, j'en resterais là pour cette rapide présentation ! Un ouvrage très ardu qui invite à d'interminables approfondissement ! Les chapitres sur la nécessité des lois de la Nature - dont pour ma part, je me demande avec Étienne Klein, si elles sont inclues dans l'essence-même des choses ou "gravées " en dehors du monde, et sur le principe de causalité sont également très intéressants mais demandent au lecteur de "s'accrocher" pour bien comprendre - de lire lentement et de relire ! Mais c'est instructif et enrichissant ! Très !

    Ce genre de questionnement devrait faire partie des prérequis de tout étudiant en science mais ai trop souvent mis de côté dans les cursus - les premières années mais même par la suite et c'est dommageable et très regrettable ! C'est une "culture" que le scientifique doit acquérir par lui-même tout comme l'Histoire de sciences, de sa discipline et les questions d'éthique !

    A bientôt !


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  • Avec le Réchauffement climatique, qui a pris le relais du péril nucléaire de la Guerre Froide, l'avenir nous sembleSoleil vert - Richard Fleischer bien incertain si ce n'est bouché ! Les oeuvres de Science-Fiction qui nous dépeignent des sociétés du futur au bord de la catastrophe sont légions et c'est la cas de Soleil vert, film de Richard Fleischer de 1973 inspiré du roman de Harry Harrison de 1966 qui porte le même titre en français ! Il s'agit en fait d'une adaptation libre du roman !

    L'action se déroule en 2022 (on n'en est donc plus loin !) et décrit une dystopie où le monde est menacé par la surpopulation et les problèmes d'approvisionnement en nourriture que cela pose ! Par ailleurs, le désastre écologique est aussi présent car les océans sont mourants et la canicule continuelle et permanente en raison de l'effet de serre.

    Les ressources naturelles s'épuisent - ce qui rejoint les conclusions et prédictions du Club de Rome en 1972 ! - la pollution , la pauvreté, la surpopulation et l’euthanasie volontaire sont la règle ! Et des émeutes ont lieu où les manifestants sont carrément ramassés par des gros bulldozers (les "dégageuses")  - on n'avait pas fait pire depuis la répression des Gilets Jaunes ! C'est donc une société moralement à la dérive !

    Dans ce contexte, Charton Heston incarne le détective Frank Thorne, un policier "de premier ordre" de la ville de New York, devenu une mégalopole de 44 millions d'habitants. Soleil vert et en effet un film hybride entre la SF et le film policier et notre détective enquête sur le meurtre d'un riche homme d'affaires, assisté par le vieux professeur "Sol" Roth, véritable mémoire du temps passé, joué par Edward G. Robinson dont ce sera le dernier rôle.

    Le riche industriel assassiné n'est autre que William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent Corporation, multinationale qui a résolu les problèmes de famines avec son aliment "Soleil vert" ('"Soylent Green"), produit à partir de plancton marin. Pourquoi l'a-t'on assassiné ? Thorn va enquêter et rapidement découvrir que ce n'est pas un crime crapuleux mais que le dirigeant s'apprêtait à révéler un secret ! On va évidemment mettre de plus en plus de bâtons dans les roues du policier au fur et à mesure qu'il s'approche de la vérité !

    "Sol" Roth va lui comprendre pourquoi Williamson a été tué. Le vieillard va alors se faire euthanasier pour mener le détective sur la voie de la vérité ! En effet, Thorn suit le camion qui emporte le corps de son vieil ami et des autres vieillards vers le crématorium pour découvrir que les cadavres sont en fait... recyclés en l'aliment "Soleil vert", ce que Williamson s'apprếtait à révéler ! Une fin particulièrement glaçante ! Les individus se nourrissant sans le savoir des cadavres des anciennes génération ! Ca s'apparente à du cannibalisme ! Car en effet le plancton a cessé d'exister !

    Le roman de Harry Harrison (Soleil vert en français et Make room ! Make room ! dans son titre original) est un plaidoyer en faveur de la contraception et du contrôle des naissance, à une époque, les années 1960, où la dénatalité n'avait pas encore remplacé le Baby-Boom, et donc contre certains conservatisme

    Le premier rôle féminin du film, le personnage de Shiri, est incarné par Leigh Taylor-Young.

    Ce fut la dernière apparition d'Edward G. Robinson à l'écran. Alors qu'il interprète cette terrible scène d'euthanasie, il est déjà très malade. Atteint d'un  cancer, l'acteur meurt peu de temps après la fin du tournage, le 26 janvier 1973. Charlton Heston a déclaré plus tard qu'il pleure vraiment dans la scène où le personnage de Thorn découvre qu'il ne peut plus arrêter le suicide de Sol.

    Il s'agit du dernier film tourné aux studios MGM. Le film a reçu d'assez bonnes critique et a bien marché en salles. Il est considéré comme un "monument du cinéma d'anticipation". il reçut plusieurs nominations et prix dont le plus marquant fut le Grand prix du Festival International d'Avoriaz 1974 qu'il remporta !

    Dans le film apparaît le tout premier jeu vidéo commercialisé en série, Computer Space, créé en 1971 par Nolan Bushnell, aussi créateur d'un autre jeu célèbre, Pong.

    À sa sortie en France, en juin 1974, le film était interdit aux moins de douze ans.

    L'action du film se déroule durant l'année 2022, comme dans les films Absolom 2022 (1994) et American Nightmare (2013) qui décrivent, eux aussi, un univers dystopique.

    Dans la pop-culture, on trouve des références à Soleil vert dans le film Cloud Atlas  et dans les séries télé Futurama Les Simpsons et South Park !

    A bientôt !


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  • On retrouve le deuxième cycle des aventures du plus célèbre amnésique de la BD, Jason Mac Lane ou XIII dans une machination encore plus énorme que "la Conspiration des XX" puisqu'elle remet en question la Fondation de l'Amérique par les Pères Pèlerins !

    Abordons ce Tome 22 intitulé " Retour à Greenfalls" - scénarisé par Yves Sente et dessiné par Youri Jigounov - et qui commence par un drame ! Jason Mac Lane, le Major Jones et le Général Carrington sont tombés dans un pièce lors du Tome précédent "L'Appat" et sont dètenus en Afghanistan ! La Fondation Mayfloyer espère sous-tirer un secret à notre héros et pour être sûr que XIII collabore, provoque un massacre d'innocents gamins dans un bus scolaire à Harrisville dans le Mississippi !

    Contraint et forcé, Mac Lane collabore et est rapatrié clandestinement - avec toutes les relations de la puissante Fondation - aux Etats-Unis puis amené dans  la clinique Wahsburne où la psychiatre Suzanne Levinson va utiliser l'hypnose pour tenter de raviver sa mémoire enfouie.

    Pendant ce temps Betty Barnowsky mène sa propre enquête et la rousse piquante est sur la trace du parrain de Mac Lane et d'un Indien dénommé "Trois Sources" qui protègent un ancien document juridique.

    La mystérieuse présidente de la Fondation Mayflower révèle à Jason qu'en réalité, il y avait deux groupes d'émigrés à bord du Mayflower, les ancêtres de la présidente, des puritains hollandais, et les ancêtres de Mac Lane, un groupe d'aventuriers anglais. L'entente n'était pas parfait entre les deux groupes qui une fois en Amérique signèrent un contrat d'entente et de partage des ressources de la colonie pour quatre siècles ! Mais les aventuriers firent signer un acte de renonciation aux puritains et cachèrent le document ! Ce sont ces papiers que la Fondation recherche pour revendiquer ses droits !

    Jason Mac Lane est donc le dernier descendant d'une des branches de colons mais en réalité d'un troisième groupe, la Branche 3 !

    Pendant ce temps, Betty retrouve la trace de David Rigby et de la pharmacienne Judith Warner et se pointe à Greenfalls et dans l'ancien chalet abandonné de trois sources ! Elle suit la piste jusqu'aux documents tandis que le docteur Levinson parvient à réveiller des souvenirs chez notre amnésique !

    La mystérieuse "Julianne" et son acolyte interceptent Betty, qui s'est faite interpellée par le shérif local, en se faisant passer pour des agents du FBi et, accompagnés de Betty et de Jason, les deux exécutants de la Fondation tentent de remonter jusqu'à" "Trois Sources". Nos deux héros parviennent à neutraliser temporairement leurs géoliers et gardes-chiourme et XIII retrouve l'indien qui, avant de décéder du fait de bikers revanchards et racistes, lui révèle quelques maigres secrets, lui confie un dessin et lui indique la piste suivante ! Pendant ce temps, Julianne a retrouvé ses esprits et blesse d'une balle au ventre Betty avant de prendre la fuite à l'arrivée du vrai FBI ! Le Tome 22 se conclut sur Jason encore dans la nature et la dernière image sur Betty sur la table d'opération entre la vie et la mort !

    Un scénario toujours aussi complexe et élaboré, un dessin somptueux et détaillé, et j'avoue qu'il n'est pas toujours évident de se rappeler tous les détails de l'intrigue quand, comme moi, on lit un tome tous les 6 mois ! Des relectures s'imposent donc ! La série révèle une dimension didactique, nous délivrant des leçons d'Histoire revisitées par la pure fiction ! On a hâte de lire la suite !

    A bientôt !


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  • Je continue à profiter du confinement - qui devrait se terminer bientôt  ?! - pour avancer dans mes lectures et C'en est fini de moi du romancier, scénariste et poète Alfred Hayes est le 27ème livre que je lis en 2020 (hors BD en ne comptant même pas tous les livres !). Je ne connaissais pas cet écrivain, né en Grande-Bretagne en 1911 et décédé à Los Angeles en 1985 mais ai trouvé ce premier roman que je lis de lui extrêmement plaisant avec surtout des personnages bien croqués et très attachants ! Je comprends alors que cet auteur, quoique discret, ai pu être acclamé par la critique ! Pour être complet, ajoutons qu'il s'installa un temps à Rome et écrivit des scénarios pour Roberto Rossellini.

    Dans C'en est fini de moi, on suit le parcours de Asher, romancier et scénariste vieillissant, ayant atteint la soixantaine, ayant connu un grand succès à Hollywood mais que depuis, on n'appelle plus guère pour solliciter les services et qui a connu deux mariages désastreux ! Le roman s'ouvre d'ailleurs par une scène assez mystérieuse où notre homme, blessé, fuit dans la rue. On comprendra plus tard que la blessure est psychologique et qu'il vient d'assister aux ébats de sa seconde épouse avec son amant, révélant la trahison de celle-ci !

    Notre Asher est donc au bout du rouleau et quitte la Californie pour retourner à New York, véritable personnage du roman (comme chez Paul Auster), la ville où il a grandit ! On peut se demander qu'elle est la part que Alfred Hayes, qui exerce la même profession que son personnage, a tiré de sa propre vie !? On n'écrit jamais mieux qu'à partir de sa propre expérience mais je ne pourrais répondre à cette question car n'ai pas fait de recherches approfondit sur la vie de l'auteur !

    A New York, un Asher nostalgique et qui va retourner sur les lieux du passé, fait la connaissance de Michael, son cousin, un jeune homme de 30 ans, cynique, manipulateur et désabusé, qui écrit des poèmes pornographiques qu'Asher qualifiera d"'idiots" ! Michael a une petite amie d'origine ritale nommée Aurora d'Amore, une créature délicate et un peu naïve (mais pas si innocente que cela car manipulée par Michael, elle va manipuler à son tour Asher !). La jeune femme est étudiante en Droit et notre écrivain en pleine errance va entretenir une sorte d'amitié amoureuse pour le moins ambigue avec elle et on voit bien par le récit à la première personne, selon le point de vue d'Asher que celui-ci s'aveugle sur ses propres sentiments à propos d'Aurora !

    Mais au contact de l'étudiante en Droit candide, Asher se "sent une nouvelle jeunesse" alors qu'il éprouve une certaine antipathie pour l'autre moitié de ce couple d'enfants sauvages, Michael, qui finira par avouer qu'il déteste son cousin plus âgé que lui car selon le trentenaire, Asher est persuadé de pouvoir détecter ce qui est véritablement authentique dans le monde, du fait, selon le jeune auteur de poèmes pornographiques, qu'il est né à l'époque de la Grande Dépression ! En réalité, au-delà d'une ressemblance physique, les deux cousins partagent le même désespoir pour la vie et une passion pour la même jeune femme Aurora !

    Michael, en se servant d'Aurora, va tromper le "détecteur d'authenticité" d'Asher pour mener à terme sa démonstration. Aurora va soutirer de l'argent au vieux scénariste en inventent une histoire d'abus sexuel (qu'Asher ne qualifie même pas de viol car il y manque l'angoisse et la souffrance mais plutôt d'"accident" !). La petite amie de Michael prétends alors devoir se faire avorter mais en réalité, le jeune cousin s'achètera la même chemise de soie qu'Asher avec les 500 dollars !

    En guise de dénouement, Aurora, peut-être par mauvaise conscience et remords, finit par coucher avec Asher avant de s'évaporer dans la nature et de retourner vers Michael à qui elle dit appartenir ! Le duo fait une dernière "blague" au vieux cousin !

    Finalement, on a là un roman doux-amer avec des personnages un peu perdus !  Mais ça reste excellent ! Je conseille !

    A bientôt !


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  • La série Assassin's Creed d'Ubi Soft est un succès incontesté du jeu vidéo ! Une large part de ce succès est du aux cadres dans lesquelles prennent place les récits de la lutte plurimillénaires entre les Assassins et les Templiers qu'il s'agisse de la Grèce antique, de l’Égypte antique, de la Troisième Croisade, du règne des Borgias, de la Révolution Française ou de la Révolution  Industrielle pour ne pas citer toutes les époques et contextes où se déroulent les jeux vidéo (et encore en s'en tenant aux seuls jeux vidéo et en laissant de côté les romans et BD de cette riche licence !). De plus, pour fin 2020, un Assassin's Creed : Valhalla - avec des Vikings donc - est annoncé (le trailer est grandiose !).

    Assassin's Creed mets donc en pratique le vieil adage "divertir et instruire en même temps" (qui est aussi ma devise d'écrivain !) et l'occasion était trop belle pour ne pas sortir un gros bouquin d'Histoire illustré par les graphismes du jeu et cet ouvrage, c'est Assassin's Creed - 2500 ans d'Histoire sous la direction de Aymar Azaizia et Victor Battaggion  et  "raconté par de grands Historiens", clame fièrement un sticker sur la couverture de cet épais livre très coloré !

    Contrairement à mon habitude, je ne vais pas faire un billet pour présenter l'ouvrage de manière générale, du moins pas un seul billet, car ce ne serait que survoler que très superficiellement le livre - ou alors l'article n'en finirait pas - et d'autres part n'en ai pas encore fini toutes les parties ! On va donc commencer par un article sur la première section "Sparte contre Athènes" soit la Guerre du Péloponnèse qui s'étend de 431 à 404 avant J.-C. (avec la défaite d'Athènes) mais section qui commence en réalité au début du Vème siècle avant J;-C. vers 480 avec les Guerres Médiques !

    Durant les Guerres Médiques, les Grecs finiront par vaincre les envahisseurs perses menés par les Rois Darius et Xerxès à la célèbre Bataille des Thermopyles où l'un des deux Rois de Sparte, Léonidas, s'est illustré et honoré en tenant tête à une armée de plusieurs millions de Perses - que les Historiens évaluent en réalité à 200.000 hommes. Dans cet étroit passage entre mer et montagne, 300 Spartiates et des milliers de Thébains et Thespiens vont repousser les hordes d'Immortels, la garde d'élite de Xerxès avant de succomber ! Ceci a donné le film 300 et sa suite et je vous renvoie aux articles que j'ai fait sur ces films !

    Suite à cette défaite qui va se changer en victoire, les Grecs vont être galvanisés et gagner la Deuxième Guerre Médique en 479 avant J.-C. à Salamine et Platées. A la suite de quoi, les Athéniens vont fonder la Ligue de Délos dont il prendront la tête, coalition de cités autour de l'Attique, de la Mer Egée et des côtes ioniennes. Face à elle, la Ligue du Péloponnèse avec Sparte et Corinthe. Une rivalité qui va dégénérer en conflit devant "l'impérialisme démocratique d'Athènes". Athènes dominera longtemps Sparte grâce à sa flotte de trières ! La cité de l'Attique, puissance navale d'envergure grâce au trésor de Délos !

    Ce premier chapitre de Assassin's Creed - 2500 ans d'Histoire nous présente évidemment les institutions de Sparte - et le mode de vie spartiate basé sur la guerre et l'honneur - puis la démocratie athénienne avec son organisation politique ! Je le mentionne juste ici car aurais l'occasion d'y revenir dans d'autres articles plus proprement dans la rubrique "Histoire". Pour Athènes, il est aussi question de ses monuments, avec le Parthénon pour commencer, de ses hommes politiques : en premier lieu, Périclès qui réforma le système, finança aussi la pièce d'Eschyle à la gloire des Grecs,  Les Perses et périt en 429 avant J.-C de la peste (voir mes articles sur Périclès et sur Les Perses). Et en face de lui, Cléon le démagogue. On nous présente aussi rapidement Hérodote et Socrate, ainsi que les courtisanes d'Athènes en faisant au passage un point sur le statue de la femme à Athènes, laquelle n'était pas reconnu comme citoyenne au même titre que les esclaves et les étrangers (métèques).

    On sort aussi un peu d'Athènes et de Sparte avec l'Oracle de Delphes et sa Pythie, célèbre pour ses prédictions aux Rois mais qui en réalité répondait aussi aux demandes des gens de la base pourvu qu'on y mettes le prix !

    Voila, ce premier chapitre du livre est très intéressant ! Même si je connaissais déjà pas mal de choses sur la Grèce antique - ayant eu des cours dessus lors de ma Licence L3 d'Histoire que j'ai fini par obtenir (avec la note peu "glorieuse" de 10,2/20 ayant fait l'impasse sur une matière !), ça permet de fixer et de rappeler les choses et ai quand même appris deux trois choses inédites pour moi !

    Je vous donne rendez-vous pour la section 2 du livre sur Cléopâtre et Rome !

    A bientôt !


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  • La série d'animation Star Wars - The Clone Wars - qui s'était arrêtée suite au rachat de Lucasfilm par Disney est de retour en 2020 pour une ultime Saison 7 qui vient clore les intrigues avec la fin de ce conflit galactique et ce point d'orgue qu'est l'exécution de l'Ordre 66.

    Cette Saison 7 ne compte que douze épisodes, organisés en trois arcs de quatre épisodes chacun. Pour schématiser, on peut dire que le premier arc est centré sur le Capitaine Rex, le second sur Ahsoka, la "chouchou" de Dave Filoni et le troisième et dernier réunit ces deux personnages ! Le tout est diffusé sur la nouvelle plateforme, Disney + à laquelle je compte définitivement m'abonner à la rentrée de septembre 2020 après l'achat de mon nouveau PC !

    Globalement la Saison est plaisante à regarder jusqu'au dernier acte sur "Le Siège de Mandalore" (ce n'est pas le titre des épisodes mais ça résume l'arc), qui est lui tout bonnement époustouflant, bluffant tant sur le fond (le scénario) que sur la forme (l'animation), surtout les deux derniers épisodes qui se passent au moment de l'Ordre 66.

    Passons en revue ces épisodes !

    Le premier arc et les quatre premiers épisodes mettent en avant un groupe de quatre clones un peu spéciaux car un peu différents, le "Bad Batch" qui ne contient que des spécialistes, le chef, l'ingénieur, le sniper et la grosse brute. Ils sont appelés sur Anaxes (un monde que l'on reverra dans la série Star Wars Rebels) où la situation s'enlise entre la République et les Séparatistes, ces derniers semblant deviner toutes les tactiques et stratégies de l'armée de clones.

    Anakin Skywalker, Obi-Wan Kenobi, le capitaine Rex et le "Bad Batch" se rendent sur le monde de Skako Minor pour découvrir le secret et l'atout de leurs ennemis. Là, ils s'allient aux indigènes, les Poletecs, pour mettre en déroute le Techno-Syndicat ! Le clone Echo qui avait disparu dans la Citadelle dans une précédente Saison fait son retour ! Puis, par la suite, les Séparatistes sont défaits sur Anaxes en retournant leur atout contre eux !

    Il est intéressant de noter que cet épisode avait été proposé auparavant sous forme d'animatiques pas finalisées et on peut ainsi juger des différences !

    On retrouve Ashley Eckstein, la doubleuse d'Ahsoka dans la VO car la Padawan d'Anakin,qui a quitté l'Ordre Jedi à la fin de la Saison 5 est de retour. Elle s'enfonce et trouve refuge dans les Bas-Fonds de Coruscant, loin des Jedi, de la politique et du conflit, parmi les exclus notamment dans le Secteur 1313 (qui aurait du être le théâtre d'un jeu vidéo avorté !).

    Ahsoka rencontre les sœurs Martez, Trace et Rafa, qui bricolent de vieux speeders et vaisseaux dans le garage de Trace ou montent des combines douteuses et surtout dangereuses comme Rafa ! Ahsoka cache son identité de Jedi et va aider les soeurs que Rafa a embrigadées dans une livraison d'épices, depuis Kessel, pour le redouté Syndicat Pyke. L'ex -Jedi ne le sait pas encore mais Maul dirige ces organisations criminelles dans l'ombre - ce qui fait le lien avec le film Solo : A Star Wars Story.

    Comme Trace qui va paniquer se débarrasse de la cargaison d'épices en la balançant dans le vide spatial, le trio de jeunes filles va se retrouver emprisonné par les Pykes qui veulent récupérer leur marchandise ! La Togruta devra essayer de les faire s'échapper tout en cachant qu'elle est une Jedi ! Finalement, nos héroïnes s'en sortiront après maintes péripéties rocambolesques !

    A ce stade, je dois m'interroger sur un fait que j'ai lu sur les forums de starwars-universe.com car ils semblerait que les épisodes de cette Saison 7 avec Ahsoka, particulièrement cet arc avec les soeurs Martez, ne soit pas raccord avec le roman jeunesse Ahsoka, écrit par E. K Johnston. Je ne peux hélas vous en dire plus car ne l'ai pas lu et il ne paraitra pas en français avant juin 2020, étant possiblement retardé par la pandémie de coronavirus ! Il se pourrait, je pense, que les incohérences viennent du fait que le roman est davantage raccord avec une ancienne version de ce second arc où les soeurs Martez étaient remplacées par Nyx Okami, un jeune mécanicien, comme on peut le voir aussi dans des animatiques !

    Le gros avantage de cette ultime Saison de The Clone Wars est qu'elle fait le lien avec Star Wars Rebels, Solo : A Star Wars Story et même Rogue One : A Star Wars Story. Le dernier arc nous ramène sur Mandalore où Ahsoka s'allie avec Bo-Katan et son clan de Mandaloriens pour délivrer ce monde de l'influence de Dark Maul !

    Les combats vont être âpres et la Togruta dirige une partie de la 501ème tandis qu'Anakin et Kenobi volent au secours du Chancelier Palpatine au-dessus de Coruscant ! Les événements de ces quatre derniers épisodes (avec un générique un peu différent qui reprend notamment le tout premier logo de Lucasfilm et un logo rouge de The Clone Wars - ce dernier point ayant une signification particulière mais ai oublié laquelle ? Ah si ! Que ces épisodes sont liés à La Revanche des Sith) se passent simultanément à l'Episode III de la Saga Skywalker dont ils reprennent certaines scènes ! L'ambiance est pesante car on sait que la fin des Jedi est alors imminente ! Sentiment accentué dans l'avant-dernier épisode par la superbe musique de Kevin Kiner qui fait penser à celle de Blade Runner  et par l'absence de dialogues tandis qu'on voit des clones escorter un Maul prisonnier !

    Et donc les deux derniers épisodes sont de purs chef-d"oeuvres ! De grands concentrés d'action et d'émotions ! Mention spéciale à cette scène ou Ahsoka retire son casque à Rex pour parler à son humanité et pas au soldat et voit des larmes couler sur les joues de son capitaine et ami ! Maul de son côté, pur semeur de chaos et de destruction, fait un carnage de clones dans une scène qui rappelle le final avec Vador dans Rogue One. Et l'animation est vraiment TOP même si dans dix ans, elle sera très certainement dépassée !

    A propos de l'animation, il y a dans cet arc un combat de sabres-lasers entre l'apprenti déchu de Sidious et notre Padawan préférée, combat d'une grande qualité dans l'exécution et/car réalisé en motion-capture sur l'acteur et cascadeur Ray Park qui reprend son rôle de La Menace Fantôme  - l'Episode I !

    A la fin, Ahsoka et Rex passent pour morts tandis que Vador se déplace lui-même dans son armure noir pour constater le "décès" de sa Padawan ! Que peut bien ressentir le nouveau Seigneur Sith à ce moment là ? Une chose est sûre, Ahsoka a pas mal évolué tout au long de la série et on est appelé à la revoir dans Star Wars Rebels   -  et peut-être selon certaines rumeurs dans la Saison 2 de The Mandalorian, possiblement incarnée en live par l'actrice Rosario Dawson !

    Ce dernier acte a fait la presque unanimité parmi les fans, presque car je vois sur starwars-universes, des personnes qui pinaillent pour des détails débiles au lieu d'apprécier, histoire de faire genre "je suis le seul vrai fan de Star Wars, le Gardien du Temple". Je ne compte plus les scénaristes du dimanche qui se font leur propre Star Wars dans leur tête et qui sont forcément déçu lorsque la réalité ne rejoint pas leurs attentes ! Je ne sais pas quoi leur dire, sinon "Faites une école de cinéma et passez derrière la caméra !".

    Voila, l'histoire de Star Wars - The Clone Wars, débuté en 2008 - qui aura donc duré douze ans s'achève et aura couvert les trois années de guerre de manière assez détaillée et très satisfaisante pour ma part ! Il est temps de se tourner vers l'avenir en espérant que Disney nous donne des infos sur les prochains films Star Wars au cinéma en 2022, 2024 et 2026 (date où ma grand-mère sera centenaire !) après la pandémie de COVID-19 !

    A bientôt !


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  • La série d'animation pour adultes South Park compte à ce jour, en 2020, 23 Saisons, car elle a débuté en 1997 et en 1998 - 1999, on n'en est encore qu'à la Saison 2 ! Ne suis donc pas arrivé à la fin ! On retrouve avec plaisir la bande de quatre gamins au langage décalé et fleuri, sous l'égide de Matt Stone et Trey Parker (les deux showrunners que l'on peut voir ici dans des vidéos en prélude introductif juste avant  le générique, dans une maison de retraite puis en train de cuire du bacon et qui nous présentent toujours leur "favorite episode" !).

    j'avoue que j'ai une grosse préférence - comme beaucoup d'entre nous, pour Eric Cartman car la petit gros est particulièrement odieux mais ça fait du bien et permet au téléspectateur de se défouler loin du "politiquement correct" des journaux télévisés.

    Cartman, Stan, Kyle et Kenny vont vivre de nouvelles aventures loufoques et décalées dans les 18 épisodes de cette Saison 2  - là où la Saison 1 ne comptait que 13 épisodes. On note la volonté d'instaurer une certaine continuité entre les épisodes avec des "private jokes" et des allusions et clins d'oeil, et des éléments repris, d'un épisode à l'autre.

    On retrouve ainsi Mr. Hankey, le "petit caca Noel" dans deux épisodes et durant plusieurs aventures, on a aussi droit à une "sous-intrigue" avec Mr. T-shirt qui remplace Mr. Tuck auprès de Mr. Garrison lorsque la première marionnette qui exprime le "côté gay" de l'instituteur disparaît pendant un temps.

    South Park, c'est surtout une galerie de personnages qui nous font pouffer de rire : Mr. Garisson, Jimbo et Ned (qui nous racontent leur Guerre du Vietnam dans une parodie de récits de vétérans dans cette Saison 2), le Chef (le séducteur invétéré qui se fera spolié sa musique et aura droit à un "Chef Aid"), l'officier Barbrady toujours aussi stupide dont on découvre qu'il est illettré), la mairesse McDaniels (qui enchaînera les idées catastrophiques dans ces épisodes) mais aussi de nouveaux personnages comme l'infirmière Gollum (et son foetus siamo-maxillaire) ou Mr. Tweek à la fin de la Saison.

    On fait plus ample connaissance avec les familles de nos petits héros : la famille pauvre de Kenny, la famille juive de Kyle (qui veut circoncire son petit frère Ike, dans "Le Zizi de Ike"), la famille de Stan (avec les parents qui divorcent le temps d'un épisode, dans "La Garçonnière" ). On apprend enfin qui est le père de Cartman dans la suite de l'épisode final de la Saison 1 (dans "La mère de Cartman est toujours une folle du cul")  et on va même au Nebraska visiter  le reste de la famille du petit gros !

    Comme toujours, c'est une critique en bonne et du forme de la société américaine et ses institutions. Le monde de la culture et du show-biz est particulièrement visé comme le Festival de Sundance (dans l'épisode "Boulettes de chef au chocolat salé"), les producteurs de musique et leurs avocats (dans "Chef Aid"), et à plus forte raison la logique capitaliste (dans "Les Gnomes voleurs de slips") et la façon dont passent les modes (dans "L'Homme des glaces"). Même le Père Noël et son utilisation commerciale ne sont pas épargnés (dans "Joyeux Noël Charlie Manson") ! Et évidemment la télévision est brocardée avec à nouveau Terrance et Philip !

    Nos petits héros devront se dépatouiller de situations toutes plus tordues les unes que les autres, que ce soit dans un bus scolaire en équilibre au bord d'un ravin (dans "La ville au bord de l'éternité"), déjouer un patron de planétarium hypnotiseur (dans "Roger Ebert devrait manger moins gras") ou côtoyer des animaux tueurs venus du même monde parallèle qu'un "Cartman maléfique" (en réalité, inverse ce notre Cartman donc bien élevé et poli !).

    On rigole toujours autant dans cette série qui est devenue une institution ! Et il y a toujours une morale qui sonne juste au bout des pitreries à la fin de chaque épisode !

    A bientôt !

    PS : Je dédie ce billet à Lisa P. grande fan de South Park, bien qu'elle se soit bien foutu de moi à notre rendez-vous au début des années 2010, en se faisant faire appeler par son colocataire pour écourter le dit rendez-vous (je ne suis pas dupe !) et qui m'a depuis retiré l'air de rien de ses amis sur Facebook !


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  • Je suis très dubitatif vis-à-vis du sujet de petit manuel de Samuel Mercier, L'éthique dans les entreprises, publié en Repères La Découverte. J'ai publié l'année dernière un certain nombre de billet sur des ouvrages de sociologues qui montraient que le capitalisme était une impasse alors l'éthique pour moi, c'est un peu le cache-sexe des entreprises tant le système détruit la planète et les hommes ! L'écart des richesses n'a jamais été aussi grand entre les riches et les pauvres et la catastrophe climatique est inévitable ! Bien joué les gars !

    La vérité, c'est qu'avec l'éthique les entreprises essaient de se racheter une bonne image aussitôt entachée par les scandales financiers et sanitaires, ou encore par les délocalisations. le but d'une entreprise est avant tout de faire du profit !

    L'ouvrage s'articule en six chapitres. Ca parle de morale, d'éthique, de lois, de culture et de responsabilité.

    L'éthique dans les entreprises - Samuel Mercier

    Historiquement, morale et éthique sont deux choses différentes, la morale consistant à poser ce qui est bien et mal et l'éthique venant après comme un système de normes. Il y a aussi la déontologie. Ces notions d'éthique sont ancrées dans les cultures, influencé par le Christianisme en Occident, l'Ethique Protestante aux Etats-Unis, l'utilitarisme en Grande-Bretagne, le Confucianisme, le Bouddhisme et le Shintoîsme au Japon et le Confucianisme et le Taoïsme, en Chine ! Dès lors on voit les difficultés pour les multinationales d'adapter leurs "Chartes éthiques" à toutes leurs filiales étrangères, au-delà des simples problèmes de traduction.

    Car évidemment, l'éthique - ce qu'il convient de faire dans une entreprise (vis-à-vis des clients, des actionnaires, des salariés, des fournisseurs, des concurrents, de l'Etat,...) doit être formalisée et mise par écrit dans un document, qui trop général, sera inapplicable, une Charte !

    L'intérêt de cette ouvrage, ce sont tous les petits encarts insérés qui rappellent des notions philosophiques et des théories économiques : le care, Milton Friedman, le modèle de développement moral de Kohlberg, la loi relative aux Nouvelles Réalité Economique (NRE). Bien évidemment, on ne nous épargne pas l'Impératif catégorique de Kant et on parle aussi de Husserl (il me semble ?), de Derrida et Foucault, Morin et Lipovetsky !

    La responsabilité morale se situe-t'elle au niveau des entreprises ou des organisations ? Comte-Sponville, dans un ouvrage que j'ai chroniqué ici en 2019 semble penser que les entreprises ne sont pas concernées par la morale, sont amorales, la morale relevant des seuls individus. Je suis en désaccord avec ceci car les firmes ont bien des objectifs, poussent à des actions en vue de ces objectifs, actions qui sont teintées de moralité ou pas ! On peut agir moralement ou pas au nom d'une entreprise ! Donc oui les entreprises sont des êtres de morale par le biais des individus ! Mais l'opinion de Comte-Sponville est immergée dans la culture chrétienne qui pose la responsabilité des individus par rapport au Pêché Originel, ceci expliquant cela !

    J'avais prévu initialement de vous résumer en détails chacun des six chapitres mais finalement je jette ici mes idées pêle-mêle tant je suis blasé et cynique par rapport à ce livre qui au fond ne sert à rien ! C'est de la théorie et la pratique est bien moins rose, il suffit d'ouvrir le journal tous les jours pour s'en rendre compte aisément !

    Après, il y a toujours, à un autre niveau, les lois pour "calmer" un peu les entreprises mais là encore, quand on voit l'incurie de nos hommes politiques de tous bords !

    A bientôt !


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