• Jean-Yves Ferri et Didier Conrad ont la lourde tâche de perpétrer l'héritage d'Astérix, dans l'ombre des géants que sont Goscinny et Uderzo ! Et je dois dire qu'ils s'en acquittent plutôt bien ! Certes, leurs productions, n'atteignent pas le brio des meilleurs albums de Goscinny sur la série mais ca reste honorable et en tout cas beaucoup plus satisfaisant que les derniers travaux d'Uderzo comme "Le ciel lui tombre sur la tête" et ses extra-terrestres ! Mais bon, fallait bien que le comparse de Goscinny et dessinateur d'Astérix mette de l'essence dans sa BMW !

    Avec "La fille de Vercingétorix", on en est déjà au 38ème album et le quatrième du nouveau duo, Ferri et Conrad. L'histoire se passe cette fois à domicile, dans le village d'irréductibles Gaulois et on apprends que Vercingétorix avait une fille cachée qui est au centre d'enjeux politiques et attire le regard de César. deux Arverne, Monolitix et Ipocalorix, viennent confier la garde de la petite, au début du tome, à Abraracourcix et sa tribu.

    La gamine est en fait une ado et s'appelle Adrénaline. Evidemment, elle a du caractère et ne tardent pas à sympathiser avec Selfix, le fils du forgeron et Blinix et Surimix, les enfants du poissonnier. Les auteurs s'amusent à croquer les travers des adolescents et apporte ainsi une galerie de nouveaux personnages au célébre village, qu'on sera peut-être appelé à revoir ?

    Evidemment aussi, il y a un traite, une ennemi des FARC, notre "Front Arverne de Résistanche Checrète", en la personne du Biturige Adictoserix, monté sur son cheval Nosferatus. Adrénaline va avoir l'envie de fuguer et nos deux héros, Astérix et Obélix, se lanceront à se recherche, croisant ainsi au passage de nouveau les indécrottables pirates.

    Les gags se succèdent et il y a bien sûr plusieurs niveaux de lectures - on joue avec l'absurde, on jongle avec les calembours et les doubles sens ! C'est plaisant et ca se lit bien et le style de dessin de Didier Conrad est bien copie-conforme de ce que pouvait faire Uderzo. Une bonne surprise donc !

    A bientôt !


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  • De tous les super-héros Marvel, je n'ai jamais été vraiment fan du Punisher que j'ai découvert au début des années 1980 dans une aventure de Spider-Man, dans Strange qui se déroulait dans une fête foraine et où il affrontait un vilain nommé Puzzle !

    Frank Castle est une sorte de Vigilante, un justicier urbain qui a vu sa famille assassinée dans Central Park par la mafia. Marvel's The Punisher est une série Netflix sortie en 2017 dans la lignée des Daredevil et Jessica Jones. L'histoire est légèrement différente car dans la série télé, la famille de Castle est assassinée chez elle !

    Notre justicier est incarné sur le petit écran par Jon Bernthal (vue dans The Walking Dead où il interprète Shane) et est apparu précédemment dans la Saison 2 de Marvel's Daredevil. Ici, dans la Saison 1 de sa propre série (qui compte 2 Saisons), Castle poursuit sa vendetta contre ceux qui ont assassiné les siens.

    Jadis, Castle faisait partie d'un "escadron de la mort" en Afghanistan qui faisait des assassinats ciblés financés par la vente de drogue. Mais notre vigilante s'est désolidarisé de ces activités illégales et en a payer le prix fort ! Un certain William Rawlins, nom de code "Agent Orange" dirigeait les opérations et est en réalité une pointure de la CIA qui fera tout pour se couvrir y compris assassiner des innocents. il est secondé par Billy Russo (joué par Ben Barnes), un marine et ami de Castle, qui dirige la société de vigiles "Anvil" et qui ne s'embarrasse pas de morale !

    Frank Castle va donc faire le ménage par le vide, décidé à tuer tous les méchants corrompus ! Des méthodes expéditives ! A contrario, on a l'agent fédérale Dinah Madani (jouée par Amber Rose Revah), qui elle choisit la voie plus difficile de la légalité pour faire plonger les vilains... Castle et Madani finiront pas  joindre leurs efforts.

    Une série d'action et assez violente ! Castle est aussi épaulé par David Lieberman dit "Micro" (joué par Ebon Moss-Bachrach) , un analyste qui se fait passer pour mort - pour protéger sa propre famille ! - après avoir diffuser la vidéo du meurtre d'un Afghan, associé de Madani, par Rawlins et ses hommes !

    On retrouve aussi Deborah Ann Woll, qui reprends son rôle de Karen Page, la journaliste, de la série Daredevil ! Et à ce sujet, je n'aime pas le discours qu'elle tient au sujet des armes à feu, discours pro-armes que n'aurait pas renié la NRA - National Rifle Association !

    Une série qui tranche un peu avec le reste du MCU ! Les connexions entre les séries Netflix et les productions Marvel Studios ne sont qu'à sens unique il est vrai !

    A bientôt !


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  • Notre héroïne Chelli Lona Aphra est dans de beaux draps au début du Tome 4 de ses aventures, Tome intitulé "Un Plan Castrophique" (ce qui n'augure rien de bon !). Suite à ces frasques qui ont mené à la destruction des reliquats de l'Initiative Tarkin, notre archéologue galactique a été appréhendée par l'Empire et est détenue dans la prison Accresker, un amas de 80.000 tonnes de débris de vaisseaux tracté par un croiseur. Pour corser le tout, les prisonniers sont équipés de colliers explosifs et ne peuvent jamais s'éloigner trop des droïdes sentinelles !

    Mais Aphra a de la ressource comme on sait et a un "plan". Elle se lie avec Lopset un métamorphe aussi au nombre des prisonniers et réussit à passer un appel à l'extérieur entre deux raids effectués par l'armée de prisonniers sur des vaisseaux ou bases rebelles.

    Notre prisonnière va ainsi contacter l'impériale Tolvan - rétrogradée sur Coruscant - qu'elle a embrassé la dernière fois et qui est responsable de son emprisonnement. Car si Dark Vador découvre que la prisonnière enregistrée sous le faux nom de Joystick Chevron est en réalité Chelli Aphra, il ne tardera pas à remonter jusqu'à Tolvan ! Cette dernière doit donc la faire évader.

    De son côté, Sana Starros, la "meilleure contrebandière de la Galaxie" et ancienne amante d'Aphra (car oui, l'archéologue est lesbienne ! Les comics Star Wars surfent sur les évolutions des moeurs de la société !), Starros donc est contactée elle par Hera Syndulla qui a besoin que notre héroine "casse" un code informatique que cette dernière a posé sur les données du complexe de l'Initiative Tarkin. Mais la relation enre Chelli et Sana s'étant mal terminée, la contrebandière en garde une grande rancoeur et leurs retrouvailles ne vont pas être sans problème.

    On retrouve d'autres personnages dans ce tome, notamment Triple-0 et BT-1, le duo de droides mortels ! Et aussi un certain Seigneur de Sith, redouté par Aphra ! Et pour terminer Tam Posla, le mercenaire, bien décidé à venger son compagnon Caysin Bog mort durant le Tome 3 de la série.

    Tout semble aller de mal en pis pour la prisonnière et rien ne se déroule comme prévu mais elle va retomber sur ses pieds. Elle fera équipe avec Lopset, Sana Starros et Tolvan et parviendra un s'évader d'une prison condamnée à s'écraser sur un site rebelle ! La prison est un personnage à part entière du récit et elle abrite un esprit Jedi - un "Fantôme" - en réalité une espèce de moisissure consciente !

    Cette série n'en finit pas d'accumuler les surprises ! Le nouveau Canon de Star Wars se construit peu à peu avec ses allusions à l'Univers et aux autres oeuvres ! On retrouve ainsi le Beskar de la culture mando et un Bor Mairan, redoutable bestiole télépathe aperçue dans Rogue One.

    Le Tome 4 se conclut sur un ultime rebondissement très inattendu où on se rends compte qu'un personnage insignifiant nous a trompé tout du long et n'est pas qui il dit être ! La suite dans le Tome 5 !

    A la réalisation de ce Tome 4, toujours Si Spurrier au scénario et Kev Walker au dessin.

    Et ce billet est le 200ème billet Star Wars sur Overblog ! A l'origine, je comptais faire de ma critique de L'Ascension de Skywalker  qui sort le 18 décembre en France, le 200ème billet mais ne vais pas attendre aussi longtemps pour vous chroniquer d'autres livres, romans et BD Star Wars ! Le film sera donc le billet N°201, 202 ou 203 dans cette catégorie !

    A bientôt !


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  • Dans le cadre de mes études en cours de Sociologie, j'ai réalisé une note de lecture sur l'essai de Gilles Lipovetsky, L'empire de l'éphémère - sous-titré La mode et son destin dans les sociétés modernes. Je recopie ici le corps du texte !

    Dans son ouvrage de 1991, Gilles Lipovetsky s'attarde sur un phénomène qu'il juge constitutif de nos démocraties modernes et qui est le propre du monde occidental, la question de la mode tout en versatilité et inconstance. Sa thèse est que la mode est le corollaire voire le soubassement de la démocratie et va de paire avec la montée de l'individualisme. On trouve des échos de la pensée de Tocqueville dans L'empire de l'éphémère.

    L'auteur commence par poser le constat que le phénomène de la mode, si il a déjà été abondement traité, n'a jamais été abordé de façon vraiment satisfaisante. Les penseurs précédents se contentait de mettre l'accent sur le caractère versatile de la mode sans vraiment en chercher les origines. Lipovetsky se propose ici d'aller en profondeur et va démonter un certains nombres de postulats qui l'ont précédé dès le départ du livre et dans la dernière partie, dans les chapitres sur la publicité et les médias.

    La problématique pourrait être « quel(s) sont les moteurs de la mode ? » et « en quoi la question pas n' a pas été correctement traitée ? ». Se dessine alors son rapprochement avec la démocratie.

    La mode apparaît à la fin du Moyen âge et à la Renaissance – et on pourrait évoquer ici les théories de Norbert Elias sur la curialisation de la vie sociale au XVIIème siècle. Jusque ici, on explique la mode par l'opposition entre les classes et le désir de distinction entre celles-ci.  Mais ne sommes nous pas là devant une lecture marxiste qui explique la mode par l'opposition entre l'aristocratie, qui veut montrer son prestige à travers le luxe du vêtement et la bourgeoisie qui s'enrichit et rêve d'ascension sociale. Cette explication est peut-être valable pour les premiers moments de la mode – son apparition – mais très vite un autre phénomène apparaît : l'individualisme démocratique.

    Pour Lipovetsky, chez qui on sent l'influence de Tocqueville, la mode est liée à la montée de l'individualisme et est une caractéristique voire un des fondements des démocraties modernes. En effet, la démocratie disqualifie les marques de la supériorité hiérarchique. Ca va être progressivement la fin des dépenses somptueuses aristocratiques.

    L'essayiste dresse plusieurs temps de la mode : son apparition puis la « mode de cent ans »  et ensuite la « mode ouverte » et qui se termine avec la « mode achevée » - qui applique la mode à tous les domaines, vêtements mais aussi tous les objets et même les pensées et idéologies. Dans le même temps, l'individualisme et la démocratisation progressent.

    L'auteur prends ses premiers exemples de ce qu'est la mode dans le cadre de l'habillement, secteur traditionnel quand on pense « mode ».

    Le luxe vestimentaire a encore cours dans la « mode de cent ans » qui voit apparaître la figure du couturier comme artisan voire artiste avec la Haute Couture, encore dans une logique de luxe donc, mais par la suite, la Haute Couture va perdre son prestige et ne concernent plus que quelques milliers de clients.

    S'ensuit une démocratisation du vêtement avec l'apparition du prêt-à-porter et l'industrialisation du secteur. C'est ici qu'on quitte la logique de distinction sociale pour évoquer la montée de l'individualisme comme corrélé à la mode. On est alors dans une culture de masse hédoniste et une culture jeune : « paraître jeune ». Deux temps  se sont alors succèdés : Haute Couture puis prêt-à-porter (mode  jeune), les vêtements d'abord comme distinction sociale –  avec une ornementation à la marge, puis comme moyen de s'individualiser. Il y a ici une dialectique entre conformisme/imitation et distinction/individualisation.

    En réalité, il n'y a pas une mais des modes. Dans la « mode ouverte », le Paraître fonctionne comme symbole d'un style de vie -  comme un « self-service généralisé » et l'auteur pose que l'identité sociale s'est brouillée mais pas l'identité sexuelle. La séduction serait l'apanage des femmes. Les possibilités se sont accrues pour elles,  car elles conservent la jupe et la robe mais ont désormais le pantalon.

    On a toutefois aussi un décalage avec une certaine lenteur entre la création d'avant-garde et sa diffusion de masse –  qui serait une forme de « sagesse », toutes les excentricités de la Haute-couture ne pouvant s'afficher dans la rue. Décalage mais pas de déficit créatif au contraire ? Le « must » en matière de mode est plus flou. Enfin, il y a une dépassionnetisation sociale de la mode, mais pas la disparition des codes sociaux et des phénomènes mimétiques.

    Grâce au vêtement, les personnes s'individuent, en affichant leur style propre. En terme de statistiques, il y a baisse de la consommation vestimentaire, avec la vogue du sportswear (toujours le bien être avant l'honorabilité sociale et paraître jeune et « dans le coup »).

    Il y a aussi une rupture avec le passé et des vêtements choisi  (comme le jeans) et non imposés par la tradition – à la fois uniformisation et individualisation, individualisme (à travers le mimétisme) et conformisme (on a donc bien encore des phénomènes mimétiques. Mais au bourgeois qui imitait le noble, on a, avec la démocratisation et le règne de l'individualisme, des personnes qui s'habille pour satisfaire leur bien-être plus que le paraître (réalisation de soi et culte du corps). Et évidemment, les possibilités sont multiplié par le choix offert avec l'industrialisation de la production du vêtement.

    On est passé de l'imitation verticale (d'une société d'ordre) — avec hiérarchie, distinction, reconnaissance sociale et  valorisation, à l'imitation horizontale (autour de soi) – avec des individus égaux, qui veulent  « être bien », dans une logique hédoniste et dans le cadre de la démocratie – bref on est passé à une distinction individuelle et esthétique et non plus de classe sociale.

    La mode  est désormais liée à l'affirmation de l'individualisme par rapport au collectif (imitation et distinction).

    La «mode achevée» a pour vocabulaire : l'éphémère, la séduction, la différenciation marginale et Lipovetsky y voit un nouvel investissement des valeurs démocratiques et non une décadence. Il n'y a pas disparition des idéaux mais transformation de ceux-ci.

    Avait-on raison de parler d'une « hégémonie aliénante de la mode » ?  Ou encore une aliénation généralisée (selon les termes de Guy Debord) ? Il est clair qu'on est passé à une « Société de consommation » - avec augmentation du niveau de vie, abondance et culte des objets.

    Concernant ceux-ci c'est la fin de la permanence des objets – d'où une instabilité des choses industrielles. Avec sa phase « mode achevée » , la mode touche les plus petits objets du quotidien : rasoirs, briquets, bouteilles,… Les firmes créent de nouveaux produits en permanence et il s'instaure une relation ludique avec ces objets. Là encore, ce n'est plus le désir de briller en société mais le désir de fonctionnalité et d'accomplissement/réalisation personnelle qui prédomine dans un égalitarisme démocratique et individualisation. Des multitudes de produits permettent de se différencier et d'affirmer ses goûts individuels (valable aussi pour les produits culturels, films, livres, séries télé et eux aussi soumis à la mode et à l'oubli)
    Par ailleurs, on est entré dans l' « Ere du design » avec une grande importance de la nouveauté. L'analyse classique, que démonte Lipovetsky, pose les objets comme des signifiants et discriminants sociaux, des « marqueurs de classe » - là encore une concurrence symbolique des classes. Or, là encore, l'auteur insiste : on ne consomme plus pour éblouir mais pour soi-même, par plaisir et gratification personnel : individualisme narcissique, culte du corps, égalisation des conditions, imitation, culte de l'utilité et de la nouveauté. L'individu hédoniste se replie sur lui-même.

    L'auteur aborde ensuite les question de la publicité, des médias, de la culture et des idéologies, montrant que la mode ne se restreint pas qu'aux objets et idées mais touche aussi l'immatériel, toujours dans nos sociétés démocratiques contemporaines occidentales.

    Il note ainsi l'importance de la publicité qui joue sur le registre ludique et de la surprise –  dans une stratégie de séduction, appliquée aussi à la politique ce qui a pour conséquence de pacifier les débats. Là encore Lipovetsky s'oppose à des théories qui ont eu cours : la pub n'a pas l'impact totalitaire qu'on lui prête car elle n'influence qu'à la marge. Le choix reste libre. La publicité n'impose rien. On peut la « zapper ». Les produits et marchandises ont des temps de vie courts et la pub se doit de les mettre en avant.

    Mais les  produits culturels aussi marqués par l'éphémère. Dans la lignée d'un Edgar Morin, mais en s'en démarquant, Lipovetsky pointe l'Impact des stars –  avec une adoration qui ne saurait être comparée à la religion, comme l'affirmait Morin,car cette engouement est ici le fait d'individus jeunes qui s'affirment pas leurs goûts culturels (notamment les jeunes filles). Par ailleurs, les stars des années 1980 sont plus proches des gens du commun, moins inacessibles (démocratisation).

    De même, les médias ne sont pas sources d'aliénation et de décervelage mais ramènent au contraire du débat public et les experts combattent les idéologues dogmatiques. Là aussi, vitesse de l'information et présentation ludique prédominent.

    Enfin, l'auteur observe un changement rapide des idéologies dans nos sociétés, un « procès mode » dans les idées avec les idéologies qui relèvent de l'orthodoxie opposées à l'investissement flottant de la mode, où la Foi est remplacée par l'engouement. Il y a encore désacralisation et plus le même rapport au passé/ nouveauté avec le moment charnière de Mai 68 (contre les autorités du passé et vers l'individualisme et l'hédonisme).

    Mais la mollesse des convictions conduisant à l'affaiblissement de la démocraties ne sont-ils pas devenus la règle ? La combativité affaiblie par le culte de l'Ego ? En réalité, il y a une pacification des mœurs et des discours : « calme collectif et fermeté d'opinion ». Enfin, le recul des idéologies renforce la légitimité des institutions démocratiques Il y a plus d'autonomie  des individus et de la société civile qui s'investissent dans des combats pour le bien-être (Droits des femmes, contre le racisme, la pauvreté). Le jugement de l'Autre recule en même temps que le désir de distinction s'écroule au profit du bien-être personnel.

    Il y a toutefois un retour du conservatisme qui n'est pas un effet de la mode mais une survivance  des temps anciens. Ce conservatisme se sert de la mode comme canal de diffusion mais va contre elle (paradoxe).

    Il y a en réalité deux éléments qui assurent la cohésion sociale : la mode d'une part (vers la nouveauté) opposée à la coutume d'autre part (vers le passé). Mais aujourd'hui, les individus se tournent vers les novateurs plutôt que vers l'autorité des anciens.

    On n'a plus un seul maître à penser mais des milliers de petites références qui forgent la pensée d'un individu « à la carte ». Lipovetsky termine son propos sur une note nuancée qu'on pourrait considérer comme pessimiste (après avoir dédouané la publicité et les médias comme pour contrebalancer) : l'individu est de plus en plus exigeant en terme de relation interpersonnelle et de communication menacé par la solitude (autre paradoxe).

    Dans L'empire de l'ephèmère, parce qu'il considère que le phénomène mode n'a jamais été correctement abordé par la pensée, pas assez en profondeur, Lipovetsky invalide la théories de la mode comme moyen de distinction de classe au profit d'un moyen de s'épanouir personnellement, en lien avec la montée de l'individualisme propre à la Modernité. Il assure ainsi le lien entre mode et démocratie, les deux allant de paires ? Ce faisant, il s'oppose à un certain nombre de théoriciens qui l'ont précédé et s'efforce de nuancer voire d'invalider leurs apports.

    A bientôt !


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  • Si vous pensez qu'on meurt un peu trop souvent dans les jeux vidéo, si vous êtes phobique du "Game Over" alors Deathtrap Dungeon n'est pas pour vous !

    Ce jeu d'action/aventure mêlant plateformes 3D et horreur a été développé par Asylum Studios et édité par Eidos Interactive en 1998. Il est tiré d'un Livre Dont Vous Êtes le Héros (LDVELH) de Ian Livingstone parmi les plus emblématiques, le légendaire "Labyrinthe de la Mort" où le terrible Baron Sukumvit organise une sorte de jeu morbide en lançant  des aventuriers dans les couloirs d'un dédale parsemé de quantités de pièges mortels et de monstres terrifiants ! Le jeu est sorti sur la première Playstation et sur PC - et s'inscrit dans la lignée d'un Tomb Raider

    Nos aventuriers vont débuter leur périple dans la ville de Fang, Cité des Âmes perdues, autrefois cité d'Abondance, où règne le Baron Sukumvit, horrible tyran sanguinaire. Personne n'est jamais sorti de son "Labyrinthe de la Mort" où est tapi notamment le terrible dragon rouge, Melkor. Vous dirigez votre héros et disposez de nombreuses armes pour vous défendre, armes au corps-à-corps ou armes à distances, mais avez également quelques sorts et des potions pour vous requinquer ou augmenter vos capacités. Vu le danger que représente le Labyrinthe, ce ne sera pas du luxe !

    Dans le labyrinthe, représenté en vue 3D, vous trouverez des clés pour ouvrir des portes et progresser. Dresser un plan ne sera pas non plus du superflu ! Vous aurez aussi des craies sous la main pour laisser des traces de votre passage.

    vous avez une jauge de vie qui débute à 100 points de vie. Les monstres ne tarderont pas à se mettre sur votre chemin et ils sont d'une grande diversité, reflet de l'ingéniosité cruelle du Baron : machines, dinosaures, araignées, insectes (rampants ou volants), zombies, fantômes, chevaliers, orcs, dragons, lutins, gobelins, clowns, prêtresses-guerrières, démons, hybrides homme-animal. Chaque type de monstre a ses points forts et ses points faibles voire ne peuvent être terrassés que par un type précis d'arme.

    Au départ, vous avez le choix entre deux héros : Red Lotus, la fille ou Chaindog, le gars. Et donc attendez-vous à trépasser souvent ! Le lieu n'a pas usurpé sa réputation.

    Un jeu intéressant si on fait abstraction de sa difficulté et de problèmes techniques (c'est un tantinet saccadé par exemple !). On retrouve la direction artistiques des LDVELH. Avec quelques éléments de RPG ! Heureusement, les concepteurs ont pensé à mettre des "points de sauvegarde".

    Vous progresserez dans ce jeu par "essai-erreur" et comptez une vingtaine d'heures pour le finir si vous n'avez pas lâché l'affaire avant ! Un jeu d'horreur et de fantasy mature ! Vous ressentirez une grande fierté si vous en venez à bout !

    A bientôt !


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  • Pour ce 2600ème article sur mes plus anciens blogs, nous allons retomber en enfance avec l'évocation du mondeToon - Steve Jackson Games des dessins-animés. Qui n'a pas connu et rit de bon coeur sur Bugs Bunny, Daffy Duck, Bip-Bip et le Coyote, Droopy, Titi et Grosminet ? Ces personnages appartiennent à la catégorie des Toons (ou Looney Toons !) et en 1984, il vous devient possible de les incarner et de vivre les mêmes aventures délirantes et loufoques lorsque Steve Jackson Games édite son jeu de rôles Toon.

    Toon  est donc un jeu de rôles qui ne se prends pas au sérieux ! Il n'est par ailleurs pas forcément destiné aux plus jeunes comme on sait que les dessins-animés, les Disney par exemple, comportent plusieurs niveaux de lectures. Tex Avery n'aurait pas désavoué ce jeu qui vous plonge dans le monde des cartoons.

    Le but d'une session sur table est de générer des gags à profusion et en continue, selon un rythme effréné, bref de faire n'importe quoi, d'exagérer leurs actions, voire de se taper dessus dans la joie et la bonne humeur ! Les scénarios ne sont qu'une base de départ car vous pouvez être sûr que vos joueurs sortiront du cadre si ils ont bien assimilé le principe du jeu et sont d'humeur facétieuse. Les parties de même seront plutôt courtes, car trop rire épuise vite. Vous aurez compris que Toon se prête mieux aux parties one-shoot qu'aux longues campagnes sérieuses. 

    Les personnages-joueurs seront des humains, des animaux voire des objets du moment qu'ils soient bien typés. Un personnage est défini par ses caractéristiques, ses compétences et ses pouvoirs mais aussi des ennemis naturels, ses croyances, objectifs et possessions.

    Le système est éprouvé et simple et se rapproche du système à base de dés à 6 faces du jeu de rôles Star Wars de West End Games, c'est à dire que vous faites des jets de dès (deux dès en l'occurrence)  que vous comparez à votre caractéristique additionnée de votre compétence. Les personnages ne meurent pas à 0 points de vie mais sont KO pendant trois minutes avant de revenir en pleine forme !

    J'ai eu l'occasion de lire des scénario pour ce jeu et me rappelle d'un excellent "Toon Wars" qui était un pastiche humoristique de Star Wars avec des Toons !

    En France, ca avait été traduit au début des années 1990 par Halloween Concept.

    Un jeu parfait pour se détendre avec des amis !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'un long-métrage qui fait partie intégrante du Patrimoine culturel américain, datant de la grande époque du Western car sorti en 1952, il s'agit de Le train sifflera trois fois, réalisé par Fred Zimmenann avec la légende Gary Cooper.

    Ce film se déroule pratiquement en temps réel, comme l'indique l'horloge de la gare, comme pour accroitre à la tension du récit. L'action se déroule de 10 heures 40 à peu après midi.

    Dans la petite bourgade d'Hadleyville, le shérif Will Kane (joué par Gary Cooper) vient d'épouser la jeune quaker Amy Fowler (jouée par Grace Kelly). Mais un ancien hors-la-loi que l'homme de loi avait contribué à arrêter par le passé, un certain Frank Miller, finalement libéré de prison, revient à ce moment là en ville avec la ferme intention de se venger et alors que Will Kane est sur le point de rendre son étoile ! Miller doit arriver par le train de midi à la gare où trois de ses complices l'attendent.

    Le shérif va alors devoir une dernière fois accomplir son sens du devoir et il tente de recruter des aides parmi les villageois. Ceux-ci refusant tous par lâcheté, le héros se retrouvera seul et même sa femme est sur le point de l'abandonner.

    Mais Amy Fowler finit, grâce à l'intervention de la maîtresse de son époux, par comprendre quel rôle elle a à jouer et abattra même un des hors-la-loi. Le couple, ayant triomphé, quitte alors la ville.

    Ce western repose au final sur une certaine tension psychologique et montre un homme face à ses responsabilités et proprement héroïque, qui semble aller à l'abattoir mais s'en sort grâce à celle qu'il aime. La morale est sauve !

    Dans cette histoire, le héros doute, a gros à perdre et a même peur - on est loin du cow-boy monolithique et invincible d'alors ! Ce western se démarque aussi par sa bande-son dépouillée et son image très sobre. On peut même y voir un "anti-western" et John Wayne détestait ce film. Son film Rio Bravo (1959), avec son héros courageux, sera une réponse au train sifflera trois fois.

    Ce film est le premier grand rôle d'une jeune Grace Kelly appelé à devenir par la suite Princesse de Monaco? Lee Van Cleef y fait aussi sa première apparition au cinéma dans un rôle muet.

    Le train sifflera trois fois vit par chez nous, sa chanson titre, en forme de ballade, interprétée par John William sous l'appellation "Si toi aussi tu m'abandonnes" avec des paroles françaises de Henri Contet

    C'est aussi le genre de film qui a fait les beaux jours de l'émission La Dernière Séance d'Eddy Mitchell dans les années 1980, sur FR3. Il peut aussi être vu comme une parabole sur Hollywood et le maccarthysme. Enfin, il a été largement récompensé à la 25ème Cérémonie des Oscars avec des statuettes pour le meilleur acteur (Gary Cooper), le meilleur montage, la meilleure musique (pour Dimitri Tiomkin) et la meilleure chanson - et aussi lors de la 10ème Cérémonie des Golden Globes dans les catégories meilleur acteur dans un film dramatique (Gary Cooper encore), meilleure actrice dans un second rôle (pour Katy Jurado) et enfin pour la meilleure photographie noir et blanc (car le film est en N&B).

    De nombreuses autres oeuvres culturelles rendent hommages à ce film : un épisode de  Chapeau melon et bottes de cuir (sur le mode parodique), l'album de Lucky Luke, "Les Dalton à la noce", paru en 1993, le film de SF, Oultand... loin de la terre,  film de 1981 avec Sean Connery en transpose la trame dans l'espace et enfin, on eu même un film porno en 1975 qui parodie le titre du western de Zinnemann, L'arrière-train sifflera trois fois - avec un scénario sans aucun rapport avec le film original.

    Moi, c'est un de mes westerns préférés !

    A bientôt !


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  • En 2019, Marvel a sorti tout une gamme de comics consacrés aux Héros et aux Vilains emblématiques des trois périodes clés de la Saga Star Wars : celle de la République, celle de la Rébellion et enfin celle de la Résistance ! Nous allons nous intéresser ici aux histoires courtes de l'Ere de la Rébellion consacrées aux Héros, et scénarisées par Greg Pak et mis en images par différents dessinateurs.

    On aura donc droit à un récit sur Leia Organa, un autre sur Han Solo, encore un autre sur Lando Calrissian et enfin un dernier sur Luke Skywalker ! Enfin, pas tout à fait le dernier car il y a aussi deux récits plus courts d'un numéro "Spécial" consacrés à Yoda et au duo de pilotes Rebelles décédés durant l'Attaque de la Première Etoile Noire, Biggs Darklighter et Jek Porkins !

    Dans "Princesse ou vaurien", on est peu de temps avant Le Retour du Jedi et Leia, accompagnée de Chewie et Lando, s'est procurée la tenue du chasseur de primes Boushh et va être confrontée à d'autres mercenaires, avec à leur tête le reptilien, Bossk, le rdoutable Trandoshan qui a formé Boba Fett. C'est une sorte de test pour Leia qui devra montrer si elle a les "guts" pour endosser le costume d'un chasseur de primes, préalable avant de se jeter dans la gueule du loup (du Rancor plutôt !), le Palais de Jabba ! C'est donc scénarisé par Greg Pak et dessiné par Chris Sprouse dont j'aime beaucoup le style clair.

    Dans "Fuir la Rébellion", Han Solo a touché l'argent que lui avait promis Obi-Wan Kenobi dans la Cantina de Mos Eisley - et va pouvoir rembourser un certain Baron du Crime Hutt ! - mais hélas, pour lui, son grand coeur fait qu'il accepte des missions d'urgence pour le Rébellion et se retrouve embarqué dans le conflit galactique.

    Lando Calrissian a "Le blues de Bespin" dans le récit éponyme ! Il a lâché ses arnaques telles qu'il les pratiquait encore dans le film Solo : A Star Wars Story et se retrouve administrateur de la Cité des Nuages ! Mais les finances sont au plus mal et l'aide du dévoué cyborg Lobot ne suffit pas à purger les comptes ! Il va alors accepté une mission pour un alien de la race des Fantanine, des espèces d'insectes à la longue espérance de vie et qui-plus-est richissime ! Alors que notre héros semble avoir touché le jackpot, un dilemme moral lui fait renoncer à tout cet argent ! Adieu les Crédits !

    Luke Skywalker est très impliqué dans la lutte contre l'Empire dans "La lutte ou la fuite". Le récit, par le biais d'une vision, explore les deux options du titre ! En tant que dernier Jedi, Luke impressionne les soldats Rebelles sous ses ordres à l'exception d'un officier Pau'an. ce dernier aura aussi l'occasion d'être un héros à l'instar de Luke.

    On a là quatre histoires courtes, plus ou moins convaincantes ! En raison du court format, le récit n'est pas vraiment développé comme il conviendrait et je préfère, pour ma part, les histoires en six numéros qui forment un album (TPB) complet au final.

    En plus, on a donc deux autres récits encore plus anecdotiques sur lesquels je ne dirais pas grand chose si ce n'est que "L'épreuve de Dagobah" revient sur le quotidien - et les états d'âme durant son exil forcé - de Yoda sur la planète marécageuse et se conclut par l'arrivée de Luke tandis que "Valeur volée" à une orientation - et un dessin - clairement humoristiques ou deux pilotes Rebelles célèbres prennent des vacances sur une planète touristique.

    Dans moins d'un mois, nous aurons la sortie de Star Wars - Episode IX : L'Ascension de Skywalker - qui clot un nouveau cycle et en ferais évidemment assez vite un billet - qui sera mon 200ème article sur Star Wars ! J'irais sans doute le voir entre le 21 et le 24 décembre 2019 - après mes examens universitaires de Sociologie ! (?)

    A bientôt !


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  • L'arc de Dragon Ball Super ayant pour titre "Survie de l'Univers" se termine dans le tome 9 - intitulé sobrement "Conclusion et dénouement" - du manga avant d’enchaîner directement sur une autre aventure. Son Goku est toujours en lice dans le Tournoi du Pouvoir, seul face au surpuissant Jiren dont la force semble illimitée !

    Nous avions laissé notre héros au moment le plus dramatique, au moment où il avait atteint l'"Ultra Instinct" (que la traductrice française a choisi d'appeler "Réflexe Transcendantal" - ce qui est un choix judicieux je trouve !). Les coups vont continuer à pleuvoir sur un ring dévasté.

    Mais comme Goku manque de pratique avec ce nouveau "Power up", il va vite s'épuiser et ensuite va agir de concert avec Vegeta, lui aussi encore sur le ring pour pousser le champion de l'Univers 11 jusque dans ses dernières limites. Au passage, on en apprends un peu plus sur les motivations de Jiren, notamment sur le voeu qu'il souhaite faire exaucer si il remporte le tournoi, en rapport avec son ancien maître et un besoin de reconnaissance.

    Le Tournoi se conclut par la victoire de nos héros mais en réalité ce n'est pas Goku le dernier en lice sur le terrain et nos amis ont su se montrer malin et ruser ! Le voeu final solutionne tous les problèmes et ouvre des possibilités d'arcs en grand nombre pour le futur du manga.

    On enchaîne ensuite rapidement sur une nouvelle histoire ! Au passage, Goku tient sa promesse faite à Freezer et ressuscite le Tyran de l'Espace. On a aussi une allusion à l'arc Broly tel qu'il est montré dans le film du même nom - et juste évoqué ici dans ce manga et donc canonique (mais qu'en sera-t'il quand l'anime reprendra ? En 2020 ?)? L'arc du film de fin 2018/début 2019 s'intercale en fait entre le "Tournoi du Pouvoir " et l'arc "Le Prisonnier de la Patrouille Galactique".

    Des êtres venus de l'espace tentent de kidnapper Maijin Boo - toujours plongé dans sa sieste ! - et y parviennent. Ils embarquent aussi Goku et Vegeta. On retrouve le Patrouilleur Jaco ainsi qu'un nouveau venu ,Meerus, dont Vegeta pense à raison qu'il cache sa véritable puissance qui est très grande ! La vraie nature de ce Meerus a été révélée tout récemment dans le Shonen Jump au Japon et rien que son apparence révèle cette nature - mais je ne vous en dit rien pour le moment.

    Les Patrouilleurs sont venus chercher Boo afin de libérer le Dai Kaio Shin (le Grand Kaio Shin) que le gros bonhomme rose a absorbé il y a cinq millions d'années ! En effet, un nouveau péril est apparu car un terrible prisonnier, enfermé depuis dix millions d'années, s'est évadé de la Prison Galactique, le surpuissant et maléfique Moro (on prononce aussi"Mollo" !), être à l'apparence de bouc démoniaque qui manie la magie mais est pour l'instant très affaibli - et néanmoins très dangereux !

    La Patrouille Galactique espère ramener le Dai Kaio Shin car c'est lui qui a vaincu et permis de capturer le Bouc il y a dix millions d'années. Moro a la capacité d'absorber à distance l'énergie vitale de toute une planète pour accroître sa force et sa longévité.

    Meerus et Jaco proposent à Son Goku et Vegeta d'intégrer La Patrouille Galactique - ce qui est ensuite effectif et acté. Mais Moro, qui a entendu parler des Dragon Ball par un déserteur de l'armée de Freezer se dirige sur le nouveau monde des Nameks ! Nos deux Saiyans se téléporte aussitôt là-bas grâce au déplacement instantané de Goku et le combat commence.

    C'est Vegeta qui ouvre le bal et a affaire à la télékinésie du  nouveau grand méchant de cet arc ! Le mari de Bulma a plutôt intérêt à rester sur ses gardes car on ne sait pas ce que Moro nous réserve et sa réputation d'ennemi redoutable le précède même si une puissance de combat relativement "modeste" se dégage de lui !

    Le scénario de ce nouvel arc est intéressant et ça part sur de bonnes bases. Côté dessins, c'est assez inégal  et il y a des cases réussies et d'autres franchement laides ! Il est clair que Toyotaro n'a pas le talent de dessinateur/mangaka de Maître Toriyama ! Mais ce dernier doit normalement toujours chapeauté le tout, fournir le scénario et valider les croquis préparatoires ! Non ?

    J'ai lu ce tome 9 sur la plateforme de BD en ligne Iznéo  - qui n'est évidemment pas gratuite ! - en attendant d'acheter le volume papier. C'est une bonne alternative pour gens pressés !

    Je vous donne rendez-vous déjà au tome 10 !

    A bientôt !


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  • Les années 1990 ont vu l'expansion et le succès des jeux vidéo de combat qui ont fait les beaux jours des salles d'arcades. On retiendra que le chef de file est le Street Fighter de Capcom mais ce hit était en concurrence avec une autre borne, jeu développé par Midway et publié par Acclaim - et connu pour son ambiance ténébreuse et ses séquences gores, grand-guignolesques bref sanguinolantes (désignées dans le jeu sous le terme de "Fatality", des coups spéciaux pour achever l'adversaire), j'ai nommé Mortal Kombat !

    Mortal Kombat  est en réalité une franchise déclinée en de nombreux opus du jeu vidéo éponyme, de 1992 à 2019 et qui a donné lieu aussi à des films où notre cher Christophe Lambert national a pu relancer un temps sa carrière. On a aussi eut des animés, des novélisations et des comics.

    Le premier opus sort en 1992 et est tout de suite très populaire chez les ados mais déclenche, aux Etats-Unis, la colère des associations bien-pensantes de parents qui dénoncent son extrème violence (rappelons que la libre-circulation des armes à feu, elle, ne dérange pas trop ces braves américains moyens - pays pas à un paradoxe près !)

    Mortal Kombat sort un an après Street Fighter II et est conçu par John Tobias et Ed Boon. Sa particularité - et ce qui lui confère un ton très réaliste (si on fait l'impasse sur le caractère exagéré des "Fatality") - est que les graphismes sont en fait des séquences filmées avec des acteurs qui ont été digitalisées et numérisées.

    On est dans un univers composé de dix-huit Royaumes crées par les Dieux Anciens. Ces Royaumes (dont la plupart sont nommés mais je vous fais grâce des noms !) lorgnent évidemment les uns sur les autres ! Cependant, pour assurer une paix relative, les Dieux Anciens ont décrété qu'un Royaume ne pouvait en envahir un autre que si son champion avait battu celui du Royaume convoité au cours du tournoi Mortal Kombat.

    L'histoire évolue au fil des onze jeux (et trois spin-off) que compte la franchise à ce jour (mais ce n'est qu'un prétexte et je dois dire que je ne connaissais pas tout ce "background" en 1992 quand je jouais au jeu !). Ainsi, le premier jeu Mortal Kombat se déroule dans l'EarthRealm, où sept guerriers participent au tournoi. Le gagnant sauvera le royaume de l'invasion par Outworld. Avec l'aide du dieu du tonnerre Raiden (joué par Christophe Lambert au cinéma), les guerriers de l'EarthRealm gagnent le tournoi et Liu Kang devient le nouveau champion du jeu.

    Précisons que les premiers jeux de la franchise sont de "classiques" jeux de combat en 2D. Mentionnons les noms de quelques protagonistes : Reptile, Scorpion, Sub-Zero, Kitana, Kung-Lao ou Sonya Blade ! Mais tous n'apparaissent pas dans le premier épisode et au fil de la série, on comptera plus de 70 personnages !

    Ces jeux ont été portés sur la plupart des consoles existantes  : Dreamcast, les Game Boy, Game Gear, GameCube, Master System, Mega Drive, Nintendo 64, Nintendo DS,  Super Nintendo, les diverses PlayStations, Saturne, les différentes X-Box, et les ordinateurs Commodore Amiga et plus près de nous les PC, sous Windows.

    Voilà, je vous laisse après l'évocation de cet univers "plein de poésie et de douceur" où l'amour du prochain prévaut !

    A bientôt !


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  • Je suis presque de la génération des cinquantenaires et quand je repense à toutes ces années parcourues, une certaine nostalgie m'étreint ! Cinq décennies, ca en fait des expériences de vie ! Le secteur culturel l'a bien compris qui surfe sur cette nostalgie. On sait que la mode des "Journaux de votre jour de naissance" ne date pas d'hier mais dans cette lignée, les Editions Dupuis lancent une série de BD intitulée "Mes Souvenirs en BD". Je vais ici vous parler du tome consacré à mon année de naissance, soit 1972 !

    Les choses ont bien changé en un demi-siècle, le monde semble aller plus vite - vers sa fin ? Si on reste optimiste, on peut voir des promesses dans l'avenir que nous réserve le XXIème siècle en espérant que l'Homme saura, par sa technologie, surmonter les défis qui s'annoncent.

    Pour ce tome 1972, les auteurs, Samuel Otrey et Gabriele Bagnoli, nous ont concocté une petite BD sympathique et pleine d'humour - mais dont le dessin n'est certes pas d'une très grande facture et ce n'est pas le but - au fil des cases agrémentées de photos de produits et d'objets culturels de ces années-là ! Je suis frappé à ce stade de constater que la nostalgie se résume à des marques ! C'est un peu triste mais en même temps, c'est plus visuel.

    J'ignore si les autres tomes reprennent certaines des planches de cet album. Y a t-il des cases communes par exemple, entre les années 1972, 1973 et 1974 ou s'agit-il à chaque fois d'une histoire différente à chaque fois ? Ici, un certain Stéphane, né en 1972, se rends chez "Papi et Mamie" avec sa femme et ses deux enfants (le fils ainé et la fille plus jeune, bonjour le cliché de la "famille modèle", pauvre de moi, moi le célibataire endurcit qui selon ces critères a raté sa vie ! C'est conformiste au possible !) afin de faire un peu de rangement et se débarrasser de ce qu'ils pensaient être des "vieilleries" sans importance et qui vont être en réalité l'occasion d'un voyage vers le passé (de l'enfance !).

    En tournant ces pages, on se rends compte que chaque génération a grandit sur les mêmes objets. En 1972, naissaient Vanessa Paradis,  Candeloro, Sébastien Cauet, Geri Halliwell, Alyssa Milano, Cameron Diaz; Titoff (le comique, pas l'acteur porno !), Jennifer Garner ou encore Gwyneth Paltrow et disparaissaîent Dino Buzzati et Maurice Chevalier. On décidait aussi de l'agrandissement de la Communauté Européenne.

    Le Tome contient son lot de madeleines de Proust et je ne vais pas vous en faire l'inventaire exhaustif. Sont couvertes toutes les années d'un jeune qui serait né en 1972 jusqu'à ses 18 ans, en 1990 !

    On retrouve  les Playmobils, les Barbie, les Big Jim les albums de stickers (on disait alors "images autocollantes" Panini,  les jeux LCD, la console Atari 2600 et l'Amstrad CPC 6128, les oeufs en chocolat Kinder Surprise, le chocolat en poudre Nesquik (bizarrement la poudre Tang n'est évoquée nul part ?), les Stylos BIC, les Cahiers de Vacances Passerelle, les calculatrices scientifiques Casio (utilisée pour mon Bac en 1990 !), les Bibliothèques Rose et Verte, les Livres dont vous êtes le héros,, les jeans troués, les walk-man ou baladeurs et leurs cassettes audio (là encore pas un mot sur les VHS !), les films pop-corn et blockbusters apparues dans ces années-là (Ghostbusters, E.T. l'Extraterrestre, Retour vers le Futur et bien sûr Star Wars alors encore appelée La Guerre des Etoiles !).

    Côté musique, les incontournables sont Michael Jackson à l'international et Jean-Jacques Goldman par chez nous ! Le Top 50 est lancé avec son magazine papier où on retrouve des interviews et les paroles des chansons de Mylène Farmer, Julie Piétri, Jeanne Mas,ou encore les très sexy Sabrina et Samantha Fox qui provoquent des "cartes de France" !

    Le paysage urbain se modifie avec l'apparition des premiers grands centres commerciaux lancés dans les années 1950 (après-guerre) et 1960. On entre dans l'Ere de la (sur)consommation et du paraître avec des marques comme Levi's, Lee Cooper ou Benetton. Dans cette société de l'artifice et du superficiel, des hommes comme Coluche appellent à réveiller le sens de la solidarité de tout un chacun.

    Côté Sport, l'album nous rappelle les grandes Coupes du Monde de Foot de ces années-là (1982, 1966, 1990 et 1994 - je vous laisse essayer de vous remémorer où elles se déroulaient !), les Jeux Olympiques d'Eté (en 1980 à Moscou et en 1984 à Los Angeles, chaque fois avec un boycott d'un camp de la Guerre Froide ou de l'autre !) et d'Hiver (Alberville en 1992, en sortant un peu du cadre !) et les victoire du "Blaireau", Bernard Hinault sur le Tour de France cycliste, en  1978, 1979, 1981 et 1982 (Hinault que je n'appréciais pas trop jusqu'à ce qu'il soit battu par Laurent Fignon quelques années plus tard !) et enfin la victoire historique d'un Français, jamais égalé depuis, en Tennis à Roland Garros avec Yannick Noah en 1983.

    Je passe sur la politique ! Elections et années Mitterrand, Thatcher et Reagan, Chute du Mur de Berlin en 1989 - dont on fête ces jours-ci, le 9 novembre 2019, les 30 ans, et qui clôt la période historique commencée en 1914 pour les Historiens.

    Je passe aussi sur le Minitel (qui me valut dans les années 1990 une facture de 12.000 francs en deux mois !), les émissions sur les chaînes de télé, Récré A2 et ses animés, Goldorak, Albator, Candy, Rémi sans Famille et la Cinq avec ses séries importées à bas coût, K-2000 et Supercopter !

    La presse enfantine est marquée par Pif Gadget, Le Journal de Mickey, Tintin ou Spirou  qui font découvrir des classiques de la BD, Astérix, Lucky Luke ou Rahan. La relève est assurée avec Largo Winch, Valérian ou XIII  tandis que du côté de l'Asie nous arrive Akira (pas un mot sur Dragon Ball hors période !). Pour ceux qui n'aiment pas les images, il y a évidemment J'aime Lire !

    Finalement, je vous l'aurais fait cette liste presque exhaustive, emporté par mon enthousiasme à l'évocation de cette période fabuleuse ! La plupart de ces "objets culturels" a ou aura un jour un article et des analyses sur mes différents blogs !

    Pour ce que j'en ai vu les années 1950, 1960 et 1970 sont les seules disponibles dans cette collection pour l'instant, ce qui représente tout de même 30 ans !

    Il y aurait encore bien d'autres choses à dire mais vais m'arrêter là et vous dire "à bientôt" !


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  • Pendant longtemps, George Lucas a rêvé d'adapter Star Wars - qui se prête bien au format sériel ! - à la télévision. Jusqu'ici, cela a donné des séries d'animation - assez réussies ! - mais on attendait toujours une série live-action (avec des acteurs en chair et en os.). Lucas avait bien compris que l'avenir de la narration est à la télé et dans les années 2000 - aux alentours de 2005, après la sortie de La Revanche des Sith - il mets en chantier une série au nom de code Star Wars Underground dont une centaine de scripts sont écrits et censée se concentrer sur la pègre galactique dans une ambiance très "dark and gritty". Mais en raison de coûts trop faramineux, ça restera une Arlésienne !

    La suite, on la connaît. En 2012, Lucas vends sa société Lucasfilm à Disney et une Postlogie très controversée voit le jour. Controversée mais rentable et qui octroie l'argent pour des séries live-action. A ce jour, trois séries sont programmées pour la nouvelle plateforme de VOD Disney + : Cassian Andor, Obi-Wan et avant elles The Mandalorian.

    La Saison 1 de The Mandalorian - déjà renouvelé pour une Saison 2 - ne compte que huit épisodes qui devraient faire chacun une quarantaine de minutes, ceci s'explique par les sommes d'argent faramineuses investies dans cette série - autant que le budget de Game of Thrones (et ça se voit à l'écran !). C'est Jon Favreau - à qui on doit Iron Man qui a lancé le MCU en 2008 et le film live-action Le Roi Lion - qui est le showrunner de cette série à l'ambiance de western dans la Galaxie très lointaine. Dave Filoni, artisan des séries animées Star Wars, est à la réalisation du premier épisode.

    Le Mandalorian est un chasseur de primes appartenant à ce peuple de guerriers, en fait adopté par eux semble-t'il, interprété par Pedro Pascal (vu dans Game of Thrones), qui ne retire jamais son casque et fait son chemin dans une Galaxie où l'Empire s'est effondré, cinq ans après Le Retour du Jedi. L'action prends place dans la Bordure Extérieure, "repaire des malandrins les plus infâmes", comme dirait Obi-Wan.

    Le "Chapitre 1" de cette Saison 1, sans être une révolution, est une vraie réussite. La réalisation de Filoni - qu'on attendait au tournant, est soignée, autant que les effets spéciaux, tant au niveau des décors, des aliens et des créatures ou des vaisseaux et engins. La série est très respectueuse de l'univers crée par Lucas tout en apportant son lot de nouveautés rafraîchissantes.

    Le héros est certes un gars bien "badass" mais il n'est pas invincible. Des révélations restent encore à venir sur lui et seront révélées au compte-gouttes Tout le casting n'apparaît pas dans ce premier épisode mais on a déjà la présence de Werner Herzog qui joue un ancien gouverneur impérial et de Nick Nolte, grimé en Ugnaught. Taika Waititi donne de la voix pour un droïde de la série IG qui sait se servir de ses pétoires.

    Notre chasseur de primes remplit donc des contrats et notamment pour l'ex-impérial. Il traque une cible et l'action culmine dans la scène finale, une fusillade très explosive. L'épisode lui se termine avec une grosse surprise qui ajoutée à bien d'autres éléments de ce Pilote donne furieusement envie de voir la suite ! On nous avait promis une grosse révélation sur l'univers de Star Wars et elle est bien là et de taille ! Mais je ne vous spoilerais pas quoi que ce en quoi elle consiste va sûrement inonder le net d'ici les prochains jours !

    En France, il faudra attendre la fin du mois de mars 2020 pour avoir accès à Disney +. Moi, je vous donne rendez-vous fin décembre 2019 pour une review complète de cette très prometteuse première Saison !

    A bientôt !


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  • La série Thorgal est un des grands succès de la bandes-dessinées, vendu à plus de 16 millions d'exemplaires, traduit dans 18 langues et s'écoulant encore à 400.000 albums chaque année, un best-seller au même titre que XIII  et Largo Winch (du même scénariste Van Hamme), ou que les classiques Astérix et Lucky Luke.

    En 1989, alors qu'on fête les dix ans de la série, le quatorzième tome paraît et se centre à nouveau sur un personnage particulier du récit, la courageuse et débrouillarde Aaricia, l'épouse du héros Thorgal, présentée ici dans quatre histoires qui se déroulent durant ses jeunes années. De manière plus anecdotique, la prépublication de ces quatre récits ne se fait plus dans Le Journal de Tintin mais désormais dans Hello Bédé.

    Le premier des récits s'intitule "La Montagne d'Odin" et Aaricia y a 6 ans et refuse de croire que sa maman a rejoints le Walhalla. Elle s'enfuit donc à la recherche de celle-ci et rencontre des nixes, des créatures malicieuses et menteuses qui se font passer pour des elfes des bois pour tromper la pauvre gamine.  Un jeune Thorgal sauvera son amie, abandonnée sur une montagne enneigée par les petits démons et Aaricia finira par admettre que sa mère est morte et ne reviendra plus !

    Le second récit a pour titre "Première neige" et commence par le décès d'un autre des parents des héros. L e chef viking Leif Haraldson, père adoptif de Thorgal est mort et les honneurs funéraires lui sont rendus. Mais Gandalf-le-fou, aperçu dans les premiers tomes de la série, lui succède et Thorgal doit s'exiler volontairement si il ne veut pas subir sa foudre.

    Aaricia, pour éviter à son ami de mourir dans le froid, force son père Gandalf et ses hommes a retrouver le jeune garçon en inventant une histoire de trésor dont Haraldson aurait confié le secret à son fils adoptif. Un représentant des autorités vikings sauve finalement la mise à Thorgal. En effet, Hiérulf-le-Penseur exige que le nouveau roi protège les faibles et les enfants pour obtenir sa couronne. Gandalf épargne alors, contraint, le jeune garçon mais l'oblige à vivre à l'écart.

    Dans "Holmganga", on découvre un rite ou un guerrier viking offensé peut demander réparation pour son honneur au cours d'un duel. C'est ainsi que Bjorn, le fils ainé de Gandalf et donc frère d'Aaricia provoque, à la demande de son père, une dispute avec Thorgal et le défie. Tout ceci est bien entendu une machination pour se débarrasser du Bâtard et Bjorn - qui périra, adulte, dans le tome 2 "L'Île des mers gelées"  - n'entends pas l'emporter à la loyale. Mais une fois de plus, Thorgal devra sa survie à sa jeune amie Aaricia qui saura une fois de plus ruser !

    L'album se termine avec "Les Larmes de Tjahzi" où Aaricia vit une aventure qui pourrait être un réve mais n'en est pas un ! Comme Thorgal dans le tome 7, "L'Enfant des Etoiles", Aaricia rencontre des êtres mythologiques et vient même en aide au dieu poète  Vigrid qui a quitté Asgard pour Mitgard en quête d'aventures et d'exploit. Hélas ça tourne mal pour lui ! Un dernier récit largement orienté vers le fantastique et le merveilleux qui est aussi le propre de cette série !

    En conclusion, un album très bon comme à l'habitude ! On appréciera cette volonté de revenir sur le passé des personnages principaux afin d'étoffer leurs biographies et leurs personnalités. Ces récits confirment ce que l'on savait déjà sur l'héroïne Aaricia comme femme volontaire et intelligente.

    A bientôt !


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  • La société japonaise est une société très codifiée et aux normes strictes. C'est un monde de paradoxes, à la fois ancré dans des traditions millénaires et à la pointe de l'innovation technologique. Dans ce cadre, le manga est une forme d'expression qui ouvre un espace de liberté ! Revenons sur la genèse de cette forme d'art !

    La Chine voisine est une des civilisations de l'écriture, au même titre que la Mésopotamie ou l’Égypte antique. De l'Empire du Milieu, la technique de l'emaki ou emakimono va gagner le Pays du Soleil Levant. L'emaki est un long rouleau de papier alternant textes et dessins pour conter un récit. Il va servir notamment à répandre les enseignements du Bouddhisme. Le Japon va d'abord reprendre des récits chinois avant de s'approprier le support. A partir du XIIe siècle va se développer notamment un goût pour la satire sous ce format.

    C'est ainsi que l’œuvre appelée Choju-giga va se moquer de la société japonaise. Elle ne contient aucun texte et s'émancipe ainsi du modèle chinois. Elle présente déjà des caractéristiques du manga.

    Le prêtre bouddhiste Toba Sojo, auteur d’œuvres similaires à Choju-giga, peut être considéré comme le père spirituel du manga. Une forme de récits qui se développe alors ! Avec un humour japonais assez particulier comme par exemple ces "batailles de pets" ! Cette littérature regorge aussi d'esprits de la nature en abondance comme les fameux kappa.

    Au début du XIXe siècle apparaissent les kibyoshi, des ouvrages d'une dizaine de pages imprimées qui sont considérés comme les premiers "romans illustrés" pour adultes. Le dessin y prends en effet une place de plus en plus importante. Pendant l’Ère Edo, on avait les kusazoshi qui s'adressaient plus aux enfants.

    Ces premiers romans illustrés font référence aux arts de la scène, décrivent les quartiers des plaisirs, font de la critique politique, de la satire sociale et dénoncent aussi la corruption des dirigeants, en utilisant la parabole et l'humour. Le texte était gravé sur la même planche dans l'espace laissé libre par le dessin. Ce type d'ouvrages n'existera que durant la période allant de 1775 à 1790 et connaîtra un véritable succès.

    Mais l'âge d'or vient véritablement à la fin de l’Ère Edo (1603 - 1868) porté par d'immenses artistes tel Hokusai dont on connaît la Grande Vague de Kanagawa, une des œuvres les plus célèbres au monde. Va suivre bientôt la grande mode des estampes japonaises et tout cet art oriental influencera des génies occidentaux tels Vincent Van Gogh, Claude Monet ou Paul Gauguin. C'est en outre à Hokusai qu'on doit la paternité du mot "manga".

    Par la suite, Hokusai décide de constituer en volumes ses carnets de croquis et d'études pour réunir ces "images dérisoires". On comptera quatorze "Hosukai manga" !

    En 1868, les choses changent avec l’Ère Meiji qui fait entrer le Japon dans la Modernité et est notamment marquée par l'essor d'une presse nouvelle ! Mais cela, nous en parlerons dans un autre billet !

    A bientôt !

    P.S. : Pour réaliser cette nouvelle série d'articles, je me suis basé sur la collection de magazines "Tout Savoir", le N°4 en particulier, "Spécial Japon - Le guide de la Pop Culture" sur les mangas, animés et jeux vidéo ! L'équipe rédactionnelle de ces magazines réalise à chaque fois un énorme et superbe travail que ce soit sur les dessins animés, les séries télé, la SF ou leurs numéros spéciaux sur Star Wars, Game of Thrones ou le Marvel Cinematic Universe !


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  • Même si le film Solo : A Star Wars Story a été un demi-échec pour Lucasfilm et Disney, il aura donné son lot de produits dérivés ! Rien d'inhabituel ! On a donc eu novelisation et adaptation en BD/comics.

    Le récit en comics Star Wars - Han Solo : Cadet Impérial  de Robbie Thompson, au scénario, et Léonard Kirk au dessin (et dont je n'aime pas trop le crayonné) étends le propos du film, en nous racontant, comme le titre le laisse supposer, l'entrainement militaire de Han Solo à l'Académie impériale de Carida. En effet, dans le film, le jeune Corellien était séparé de sa compagne Qi'ra et un peu forcé par les circonstances, s'engageait dans la Marine Impériale et c'est d'ailleurs ainsi que lui, le gosse des rues, gagnait son patronyme de "Solo".

    Mais la vie dans l'armée n'était pas ce qu'attendait notre héros qui s'imaginait piloter un Tie Fighter. Il se retrouve en réalité à patauger dans la boue - bien avant Mimban et aura des désaccords idéologiques très tôt avec la doctrine impériale qui exige une bonne obéissance de ses troupes avant même de réelles capacités de combattant !

    Han tentera alors de déserter et, repris, ne devra de ne pas être fusillé que par les incroyables dons de pilotage dont il a fait preuve dans sa tentative. Par la suite, il va se lier avec d'autres recrues, c'est à dire Karina Nico et les frères Dree, Lyttan et Tamu. On croise aussi parmi les recrues le personnage de Beilert Valance (bien connu des fans de l'Univers "Légendes" et des comics Marvel des années 1980 !) dont on apprends comment il est devenu un cyborg dans ce tome. Ce récit sur Han Solo lance aussi des passerelles vers d'autres comics du Canon récent car on retrouvera les frères Dree dans le récit Tie Fighter (qui se passe après l’Épisode VI) - et l'autre histoire, Cible : Vador a pour protagoniste Valance, réintroduit dans le nouveau Canon !

    Han Solo va faire son petit chemin au sein de l'Empire, véritable tête brûlée et électron libre qui essaie vainement de ne pas se faire remarquer ! Rien de bien surprenant ici dans le traitement du personnage ! Il se montrera dévoué à ses compagnons  mais finira à nouveau en cellule avant d'être envoyé sur Mimban et là on est raccord avec le film de 2018 !

    Petite mention à la couverture du tome paru chez Panini Comics qui montre Han et ses amis en train de jouer au casino lors d'une permission qu'ils se sont octroyé à l'initiative du Corellien ! J'aime particulièrement cette couverture de D.N.A. et l'air étonné de la donzelle aux cheveux violets - très belle fille ! - dans les bras de notre héros, dragueur impénitent ! Ca a son charme et vends bien le comics !

    A bientôt !


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  • L'été 1978 s'annoncaît déprimant avec des températures glaciales qui obligeaient les vacanciers à rester à la maison, bref à déserter les plages. Mais un événement culturel se produisit cet été là alors que la chaîne de télévision Antenne 2 remplissait sa gamme de programmes de productions achetées à bas prix dont elle pensait qu'elles seraient aussi vite oubliées ! En effet, un dessin animé, issue de la japanimation, branche alors inconnue en France,hormis Tezuka, allait faire un carton chez nos "chères têtes blondes", du fait des conditions climatiques mais aussi de la qualité et de l'aspect novateur du programme, la troisième série d'un jeune mangaka, otaku dans sa jeunesse, boulimique de lectures et de cinéma, un certain Go Nagai et sa réalisation Grendizer rebaptisée par chez nous Goldorak  - et qui succède donc à Mazinger Z (1972) et Great Mazinger (1974).

    Les séries de Go Nagai mettent en avant des robots géants avec un pilote dans leur tête qui va inaugurer le genre mécha (qui donnera aussi plus tard l'anime de guerre avec la franchise Robotech !). Etrangement, si les deux premières séries mentionnées - qui mettaient le personnage d'Alcor au premier plan qui pilotait Mazinger contre  le docteur Hell puis l'empire de Myken venu du centre de la Terre -, la série Grendizer/Goldorak ne connut pas le même succès au Japon mais cartonna en France, inaugurant la vague des animes dans l'émission Récré A2 que du coup, je retrouvais avec plaisir en septembre 1978 et qui verra par la suite débarquer Candy - un shojo pour jeunes filles - puis Albator - et lancera l'animatrice Dorothée ! Historiquement, la mode de l'anime japonais a débarqué en France avant le phénomène manga et il faudra attendre Akira et la prise de risques mesurée des Editions Glénat dans les années 1990 pour découvrir le support papier !

    Goldorak se distingue par une nouvelle façon, innovante, de présenter la narration, avec des génériques dynamiques  - chantés par Noam ou Enrique ("Accours vers nous, Prince de l'Espaaaaaace !", "Goldorak Go, rétrolasers en action" !), une animation pêchue, un zeste de violence qui provoquera l'ire des adultes et le divorce des générations, des personnages à la psychologie plus fouillée et des intrigues complexes et au long cours qui font sentir au jeune spectateur qu'on ne le prends plus pour un idiot !

    Goldorak - et ses 74 épisodes de 26 minutes produits par le géant dans le domaine, la TOEI -, commence avec la fuite du Prince d'Euphor, Actarus, héros taciturne et tourmenté, après la destruction de sa planète par les forces de Véga, du Grand Stratéguerre et de ses généraux, Hydargos, Minos et consorts ! Celui-ci vole une machine de guerre à l'envahisseur et se réfugie sur Terre où il sera adopté par les figures paternelles du Professeur Procyon et du vieux fermier bourru mais au grand coeur, Rigel, fana d'OVNI par ailleurs ! Avec ce robot, baptisé Goldorak, il n'aura de cesse de protéger son monde adoptif, des attaques successives des Golgoths et des Antéraks à chaque pleine lune rouge, à coup de Fulguropoings, Rétrolasers, Cornofulgur, Astérohache, et autres Planitron afin que la Terre ne subisse pas le même sort qu'Euphor !

    Actarus sera bientôt épaulé dans sa lutte par ses nouveaux amis de la "Patrouille des Aigles", à savoir Alcor, Vénusia et sa propre soeur, Phénicia, Princesse d'Euphor qui a aussi survécu ! Ceux-ci pilotent leurs propres appareils de combat qui complément Goldorak lorsque celui-ci provoque "le Transfert et l'Autolargue" depuis sa soucoupe !

    La série parvient à ne pas être trop répétitive - à contrario d'un X-Or ou d'un Bioman (dans le genre live-action !) ! Hélas, la diffusion française connut la censure et les épisodes ne furent pas toujours diffusés dans le bon ordre mais furent multidiffusés par contre ! En 1979, on eut même droit au film Goldorak au cinéma - auquel m'emmena mon paternel malgré ses fatigantes journées de chef de chantier ! Il y eut aussi un fort merchandising autour du robot et je possédais plusieurs produits dérivés : figurines en métal, en plastique, effigie géanté, peluche, albums de stickers, magnets, albums et magazines de bandes-dessinées,etc,...

    Goldorak a bercé l'enfance de la plupart des hommes de ma génération et ca reste de bon souvenirs ! Je dédie ce billet à François O. qui est aussi un grand fan de cet anime ! Par la suite, dans les années 2000, le manga original de Go Nagai arriva en France et ne l'ai pas lu, juste feuilleter chez un autre ami et avait noté que le propos était écologiste avant l'heure mais la fin particulièrement pessimiste qui si je me souviens pas se terminait par la destruction de la Terre de la main de l'Homme et de la pollution ! On est donc assez éloigné de l'anime !

    A bientôt !


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  • On y est ! Robert Kirkman mets un point final à sa série phare qui trouve sa conclusion avec l'issue #193 ! En France, Delcourt a choisi de regrouper la conclusion dans le Tome 32 intitulé "La fin du voyage" et dans un Tome 33 à paraître en janvier 2020 et nommé "Épilogue" qui regroupe la seule issue #193 qui est un épisode spécial d'environs 70 pages ! Pour ma part je suis très satisfait de cette fin !

    Kirkman avait un temps envisagé une fin pessimiste et très sombre où les derniers humains auraient succombé ! Il s'est ravisé et l'Apocalypse a été surmontée et a donné lieu à un monde restauré ambiance "Conquête de l'Ouest" !

    Attention, maintenant je vais révéler un Spoiler majeur, ne continuez de lire que si vous avez lu le Tome 32 (ou si vous vous en fichez !). L'auteur de Walking Dead a toujours dit que Rick Grimes, que l'on suit depuis le début et sa sortie du coma suite à une altercation, était le héros principal de l'histoire ! Force est de constater que c'est un personnage fort et volontaire qui aura regroupé plusieurs communautés autour de lui et contribué à un mieux-vivre dans ce monde de cauchemar envahi par les "Rôdeurs" !

    Au fil des 32 Tomes, on aura suivi son parcours et son évolution, de la survie pure à la reconstruction méthodique du monde. Dans ce Tome 32, Rick fait face à la Gouverneure Milton qui a bâti la Communauté (ou Commonwealth en VO !), une société de taille conséquente - ce qui est un exploit en soi ! - mais qui repose sur un système de classes et des inégalités. La révolte gronde et la venue de Rick et ses amis mets le feu aux poudres. Pourtant Rick ne veut pas souffler sur les braises et tente de calmer le jeu !

    Ces revendications sociales dans le Commonwealth me font par ailleurs penser à la révolte qui gronde un peu partout en ce moment sur la planète concernant les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, que ce soit avec les Gilets jaunes, à Hong Kong, au Chili, en Irak, en Équateur, en Algérie ou où sais-je encore ? Kirkman est donc bien dans l'air du temps et Rick Grimes et ses compagnons ont la possibilité, après la tabula rasa que fut l'Apocalypse zombie, de bâtir une société plus juste et égalitaire, avec "à chacun selon ses moyens et ses besoins" !

    Au bout du compte, avec la contribution de Mercer, le chef de la sécurité, Pamela sera destituée sans violence et des élections organisées bientôt ! De plus, tous s'unissent pour repousser une Horde - ce qui montre que les morts-vivants ne sont plus vraiment un problème ! Rick fait un discours éloquent déclarant que l'Humanité s'est désormais relevée et prends acte de ce fait !

    Mais cela ne plaît pas à tout le monde et Sebastian Milton,  le fils de Pamela, lequel déçu de perdre ses "privilèges", s'introduit de nuit dans la chambre de Rick et l'abats de plusieurs balles à bout portant, ne lui laissant aucune chance !

    Et oui ! Rick est mort ! Celui qui était devenu une quasi légende pour beaucoup, aimé et respecté, voire adulé, n'est plus et ne verras donc pas le monde meilleur qu'il a tant contribué à construire ! Son fils Carl le trouve déambulant en Rôdeur au petit matin et lui donne le coup de grâce d'une balle dans la tête !

    L'Histoire de Walking Dead étant perçue du point de vue de Rick Grimes, la série en comics peut donc s'arrêter ! Encore un épilogue conclusif quelques décennies plus tard et rideau ! Par contre, la série télé elle, AMC tenant un trop bon filon qui a fait ses plus belles audiences par le passé même si désormais elles baissent constamment, n'est pas près de renoncer à la franchise The Walking Dead et aura bientôt trois séries de front à l'antenne ! Du Walking Dead à longueur d'année ! Pour combien de temps encore ? Comme pour Game of Thrones, les auteurs de l'adaptation télévisée sont désormais en roue libre ! Rappelons qu'on note de grosses différences entre les deux médias, comics et série-télé !

    C'est toujours illustré par Charlie Adlard !

    Voilà, je vous donne rendez-vous dans quelques mois, en 2020, pour l'"Epilogue" !

    A bientôt !


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  • Force est de constater que les films d'animation de ces dernières années sont très bons ! Qu'est-ce qui fait un bonTous en scène - Garth Jennings film d'animation, me direz-vous ? Et bien je pense que c'est, outre évidemment une bonne animation (et dans ce domaine, on a fait bien des progrès avec les perfectionnements de l'informatique !), un scénario intelligent et des films à plusieurs niveaux de lecture pour plaire aussi bien aux enfants qu'aux adultes (ça s'applique aussi aux intemporels de la bande-dessinée !) !

    Or le scénario de Tous en scène (Sing en VO !) est suffisamment étoffé - avec son lot à foison de rebondissements et de péripéties (de "complications" !) pour garantir un bon moment de divertissement ! C'est un certain Garth Jennings qui signe en 2016 cette comédie musicale avec toute une troupe d'animaux anthropomorphes et pleins de talents !

    Buster Moon est un koala qui a réalisé son rêve, diriger un théâtre et donner des spectacles musicaux, grâce au labeur d'une vie de son père, laveur de voitures ! Le rejeton veut donc se montrer à la hauteur mais hélas ses représentations ne rencontrent pas le succès et les finances sont au plus bas ! Il va donc tenter son va-tout : un radio-crochet censé dénicher les nouveaux talents et attirer le public !

    Le film nous présente toute une ribambelle d'animaux attachants, interprétants les standards modernes de la chanson US et plus largement anglo-saxonne avec notamment des titres de Elton John et Frank Sinatra ou encore Lady Gaga pour les plus marquants !

    On a ainsi Rosita, une truie mère d'une famille nombreuse qui a jadis abandonné son rêve de devenir chanteuse pour les tâches ménagères et qui fera un duo avec Gunther un cochon allemand survolté et excellent danseur.

    On a ensuite Ash une porc-épic rockeuse qui se fait rabaisser par son petit ami égocentrique et qui finira par s'émanciper et écrire ses propres chansons !

    Il faut aussi compter avec Johnny, un jeune gorille à la voix d'or dont le père est un gangster qui ne reconnaît pas le talent de son fils et pire essaie de l'entraîner dans ses combines !

    Puis il y a Mike, une souris blanche à la voix de crooner mais imbue d'elle-même et sûre de remporter le radio-crochet !

    Et pour terminer, on a Meena, une éléphante timide qui parviendra à surmonter sa peur d'être sur scène pour donner le meilleur d'elle-même !

    Tous ce petit monde va se préparer pour un spectacle qui du radio-crochet initial se transformera en concert bénévole afin d'aider Buster à rebondir après la destruction de son théâtre au milieu du film !

    Au casting, donnent de la voix, Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Seth MacFarlane, Scarlett Johansson, Joh C. Reilly, Taron Egerton ou encore Tori Kelly, dans la Version Originale s'entend !

    On se surprends à rire et sourire en regardant ce film assez réussi mais un brin moralisateur ! Et on ne s'attend pas à certains rebondissements comme la destruction catastrophique du théâtre ! En clair, j'ai passé un très bon moment au visionnage de ce Tous en scène !

    Une histoire chaleureuse qui a reçu un bon accueil à la fois critique et public  - et mérités !

    A bientôt !


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  • Les jeux de rôles dans leur version ludique et sur table sont apparus au milieu  des années 1970 aux USA sous la tutelle d'un certain Gary Gigax, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler ici ! Mais leur application en France se fait surtout par les milieux estudiantins, qui manipulent alors des produits non traduits. On peut voir ces premiers pratiquants comme des pionniers dont beaucoup créeront leur propres jeux de rôles, ouvriront des maisons d'édition ou des boutiques spécialisées ou encore créeront une presse dédiée à ce loisir. Je ne mentionnerais ici que le noyau autour de l'Université Paris 5 - Jussieu - et la boutique emblématique L'œuf cube, où je me rendais avec mon grand-père dans les années 1990 pour acheter les suppléments du jeu de rôles Star Wars !

    Il faudra attendre le milieu des années 1980 avec l'initiative des Éditions Gallimard qui sentent un marché porteur - avant la diabolisation médiatique des années 1990 et des Dumas/Pradel ! - et lancent la gamme des LDVELH - les "Livres dont vous êtes le Héros". Bientôt, dans la foulée, il adapte en traduisant la gamme Das Schwartze Auge - un véritable phénomène outre-Rhin - qui donne chez nous L"Oeil Noir !

    Je suis aussi venu au jeu de rôles par L'Œil Noir ! J'avais les trois boites de base : "Initiation au jeu d'aventure", "Les Accessoires du Maître" et "Extension au jeu d'aventure ! J'avais aussi les 18 tomes présentés au format Folio Jeunesse des aventures en groupe et en solo de ce jeu.

    Les aventures de L'Œil Noir se déroulent en Aventurie et c'est, vous l'aurez compris, du Médiéval-Fantastique ! On lorgne sur les terres d'AD&D dont le produit allemand se veut une alternative ! C'est aussi plein des clichés propres au genre. A l'époque, toutefois, j'étais assez frustré car je n'avais pas trouvé de structures tel un club de pratiquants où j'aurais pu faire des parties de ce jeu ! Alors je me rabattais sur les aventures en solo telle le légendaire "La Fille du Calife" ! J'essayais aussi d'initier ma petite sœur mais elle était assez rétive !

    Ce jeu se veut une version simplifiée du vénérable modèle et concurrent de Gigax. Le personnage est défini par cinq caractéristiques nommées courage, intelligence, charisme, adresse et force.  Par la suite, on a voulu complexifier le système en introduisant des compétences. Ce jeu était parfait pour l'initiation mais pas adapté pour des vieux briscards de ce loisir.

    C'est ainsi que furent publiées d'autres boites par la suite, les "Règles avancées" avec les deux boites "Maître d'armes" 1 & 2 - qui présentent un système de magie basée sur des runes ! - et la boite de cadre de campagne sur la ville Havena. Ce n'était plus Gallimard qui éditait mais Schmidt France et on était à la fin des années 80 ! N'ai jamais testé cette variante car je commençais à m'intéresser plus à un autre loisir, le jeu vidéo.

    Je rejoignais alors un petit groupe de joueurs et dans le lot, il y avait Hervé L. qui découvrait le jeu de rôles avec L'Œil Noir. Il mêlait dans ses inspirations des éléments des Chevaliers du Zodiaque (avais eu l'idée saugrenue de nous équiper d'armures de cette série dont il était fan !) et de Ulysse 31. On reste dans la mythologie de la Grèce antique me direz-vous ! Mais ce "camarade" était un filou car je lui prêtait ma boite "Extension au jeu d'aventure" dont il me perdit le petit livre "L'Aventurie" qui présentait le continent où se déroule le jeu - avec tous ses aspects (dieu, politique, histoire, culture,...) osant me dire que je ne lui avait jamais remis alors que je le soupçonne de me l'avoir volé tant ce guide était central dans le jeu !

    Il y avait une communauté fervente de joueurs de L'Œil Noir - dont faisait partie Pierre T., un libraire de ma génération chez qui j'ai fait un stage en 2019. Pour ma part, ai vendu les trois boites de base, mauvaise expérience car je suis tombé sur un acheteur pointilleux, un commerçant, qui voulait que je lui fasse une remise de 50% car une des boite avait un accroc ! Alors que le mec allait la revendre et se faire un max de blé ! Un véritable passionné n'aurait pas été aussi regardant !

    Voila ! Peut-être à l'avenir vous détaillerais-je le contenu des boites et des aventures ? Faites le moi savoir si vous êtes demandeur, en commentaires !

    A bientôt !


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  • Au vu de la qualité de la série de BD Les Passagers du vent,  et quand on sait que François Bourgeon, né en 1945 etLes Passagers du vent - Tome 1 : La Fille sous la dunette - François Bourgeon formé à l'Ecole des métiers d'art (qui plus est dyslexique !), est le seul à la tâche sur cette œuvre, à la fois scénariste, dessinateur et coloriste, on réalise à quel point cet artiste est doué !

    Bourgeon s'est spécialisé dans les récits historiques ultradocumentés et on lui doit aussi notamment Les Compagnons du crépuscule - saga qui se déroule au Moyen Âge (et dont j'avais acheté par erreur deux fois le tome 1 au début des années 1990 !). Il a tendance à mettre en avant principalement des héroïnes et ajoute à cette occasion une touche d'érotisme très classe à ses récits !

    Dans Les Passagers du vent, son plus grand succès et qui l'a fait connaître (et dont j'avais le jeu vidéo, réalisé par Infogrames qui en avait été adapté !), l'auteur nous dépeint une grande fresque historique au XVIIIème siècle qui ont pour cadre la mer et nous raconte les aventures à la fois pleines de péripéties et de tragique d'une jeune fille nommée Isabeau de Marnaye dite Isa, une noble dont on a volé l'identité !

    On retrouve Isa dans le premier tome, paru en 1979, et intitulé "La Fille sous la dunette". Il y a du Alexandre Dumas dans cette histoire ! On est quelques années après la Révolution française, période agitée si il en est et Isa se cache sur un navire  de la Marine Royale avec son amante Agnès de Roselande dont Benoît de Roselande, le frère, est le commandant du navire. Elle va sauver la vie d'un jeune  membre d'équipage, Hoel Tragan, qui a cru apercevoir deux filles sous la dunette (Isa et Mary) et va être fusillé pour s'etre rendu dans une zone interdite du navire.

    Isa rends visite à Hoel déguisée en garçon et lui raconte son histoire où comment à la suite d'un stupide jeu dans l'enfance, elle a échangé son identité avec une amie et s'est ainsi faite duper ! Entre Isa et Hoel une idylle va bientôt naître !

    Mais les mers sont des lieux de dangers et un affrontement a bientôt  cours avec la Royal Navy et Hoel est capturé tandis que Isa parvient à rester libre en usant d'un stratagème ! Le tome 2 au titre de Le Ponton verra la jeune femme s'évertuer à faire évader son jeune compagnon et amant !

    Isa est une figure de femme et d’héroïne forte, volontaire, séductrice, un brin manipulatrice, possédant d'exceptionnelles aptitudes au tir et aux mœurs libérées.  C'est véritablement elle qui mène le récit et tout tourne autour d'elle ! Une héroïne dont on pourrait s'éprendre, tomber amoureux à l'instar de ses compagnons, Agnès et Hoel ! Qui plus est, elle fait front dans un monde dominé par les hommes !

    Les Passagers du vent - Tome 1 : La Fille sous la dunette - François BourgeonNiveau scénario, c'est du solide - bien documenté donc, et au niveau du dessin, c'est du grand art avec notamment des rendus de navires ultradétaillés et précis ! Pas d'approximation ici et on imagine le travail de titan et d'orfèvre que ça a du demander ! Possédant un diplôme de maître-verrier, Bourgeon livre ici une BD qui est un chef-d'oeuvre d'artisanat ! Le public et la critique ne s'y trompèrent pas, qui céèbrent Les Passagers du vent dès sa sortie ! C'est aussi un récit très dur et donc réaliste et des personnages connaissent des sorts funestes dès ce tome 1 comme la pauvre Agnès - qui si ma mémoire est bonne finie écrasée par un lourd canon, baignant dans son sang ! Les scènes érotiques  qu'elle contient risquèrent aussi d'attirer un temps les foudres de la censure sur cette oeuvre dont un responsable politique débile et ignare osa demandé - heureusement sans suite ! - qu'elle soit vendue uniquement en sex-shop !

    Un classique à lire - et relire ! - absolument ! C'est à l'origine publié chez Glénat, qui s'est fait une spécialité des récits historiques ! Puis Casterman a pris le relais par la suite ! l

    Ca sent bon le sel et les embruns à chaque page ! Par la suite, Bourgeon nous emmènera en Afrique, au Dahomey, au cours des 8 tomes qui composent ce monument du 9ème art qu'est la BD ! C'est un récit pareil qui élève précisément la BD au rang d'art/artisanat dans son étymologie première !

    A bientôt !


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  • Keanu Reeves est resté associé à la Trilogie Matrix et souvent ce genre de succès vous colle à la peau au point que John Wick - Leitch & Stahelskiles carrières des acteurs ne rebondissent plus ensuite ! Pourtant, en 2014, avec le film d'action John Wick, l'acteur qui incarnait Neo est de nouveau au sommet, cette fois dans la peau d'un tueur de légende !

    John Wick est l'oeuvre du duo David Leitch et  et Chad Stahelski et le film verse dans l'ultraviolence - mais désamorcée par le caractère un peu cartoon de l'ensemble ! - à travers un grand nombre de gun-fights !

    Pourtant au début du film, Wick est devenu un honnête citoyen qui a raccroché pour une femme, Helen et qui sera bien vite dévasté après la mort de celle qu'il aimait emportée par le destin et une maladie foudroyante. Celle-ci, comme cadeau d'adieu lui fait livrer Daisy, une jeune chienne beagle !

    Mais un certain Josef  Tarasov - interprété par Alfie Allen (surtout connu pour son rôle de Théon Greyjoy dans Game of Thrones) - lorgne sur sa Mustang, sa voiture de sport et comme Wick refuse de la vendre, il s'introduit chez lui avec ses comparses, bat à tabac le tueur retiré et tue sa petite chienne ! Evidemment, John Wick va voir rouge et se lancer sur le chemin de la guerre !

    Mais Josef n'est autre que le film de  Viggo Tarasov, le parrain de la mafia russe de New York  - joué par Michael Nyqvist - et le chef mafieux se rends vite compte de la bévue de son rejeton et lance un contrat ouvert de plusieurs millions de dollars sur la tête du héros.

    On va découvrir le milieu fantasmé de la Pègre à New York avec ses Cercles comme l'hôtel Continental, établissement réservé aux assassins où l'exécution des contrats est interdite, le Cercle Rouge (Red Circle), boite de nuit des gangsters ou encore une église qui sert de couverture au blanchiment d'argent et à la comptabilité de la mafia russe.

    Dans la distribution, on retrouve Willem Dafoe qui joue Marcus, un autre tueur à gages, ami de Wick, qui va couvrir ses arrières, la vénéneuse Melle Perkins, jouée par Adrianne Palicki (vue dans la série Z Légion et dans la série télé Marvel's Agents of Shield dans le rôle de Mockingbird) et qui est prête à enfeindre les règles du Continental ! Apparition rapide aussi de John Leguizamo en garagiste qui refourgue les voitures volées !

    John Wick atteint sa cible, élimine Josef mais doit faire ensuite face à Viggo lui-même tandis que les règlements de compte se succèdent entre les assassins, Marcus et Melle Perkins ! Le crédit de ces deux là est soldé ! Les Nettoyeurs entrent en scène et Winston, le patron du Continental, résilie aussi des cartes de membres !

    Il s'agit ici du premier film des deux réalisateurs qui ont auparavant travaillé avec Keanu Reeves sur la Trilogie Matrix dans le domaine des cascades ! Ca s'en ressent dans John Wick. On assiste à des "chorégraphies funèbres" !

    Baba Yaga, comme on surnomme John Wick, laisse une traînée de morts derrière lui ! Ambiance comics pour ce film et règlements de comptes ! Le film a obtenu un bon succès en salles et deux suites ont rapidement été réalisées, en 2017 et 2019.

    Certains fans de John Wick et de Matrix ont été jusqu'à élaborer une théorie selon laquelle le tueur sans pitié serait en fait Neo dans une nouvelle incarnation de la Matrice ! Il fallait oser !

    Et à la fin du récit, on s'aperçoit que tout le film n'était qu'un long flash-back car il s'est ouvert avec un John Wick blessé suite à son affrontement avec Viggo !

    A bientôt !


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  • La série Fear the Walking Dead aborde sa cinquième Saison sous une optique largement différente par rapports aux Saisons précédentes ! Déjà le casting a été renouvelé et désormais les Survivants, menés par Morgan Jones - joué par Lennie James, transfuge de The Walking Dead, ont décidé de venir en aide à leurs prochains en organisant des convois qui distribuent des vivres !

    La Saison 5 s'organise en deux moments - pour chaque demi-saison ! Dans la première moitié, nos héros se rendent en avion à un rendez-vous avec un dénommé Logan pour le mettre en sécurité ! Hélas c'est un leurre et ce Logan va les duper, s'arranger pour les éloigner de la fabrique dont ils ont fait leur QG pour la récupérer.

    Que sont devenues les centrales nucléaires après l'Apocalypse zombie ? Une réponse nous est apporté ici puisque Morgan, Alicia, Luciana, John, Althea et June atterrissent en catastrophe dans une région isolée et dévastée suite à l'entrée en fusion d'un réacteur. Dès lors, la problématique va être de réparer l'avion et redécoller pour repartir !

    Le défaut de cette première moitié de Saison est qu'elle se disperse en multiples sous-intrigues qui semblent ne mener à rien mais convergent pourtant à la "fin", vers l'épisode 8 ! Il y a l'intrigue de la Centrale qui introduit le personnage de Grace, jouée par Karen David, qui s'évertue à occire les Rôdeurs doublement dangereux, contaminés par les radiations ! Il y a aussi l'intrigue de la communauté d'enfants qui s'est réfugiée dans un abri protégé par des "barrières" de Trépassés qu'ils ont attachés (on se demande comment ?).

    On découvre aussi dans ces épisodes un mystérieux groupe, disposant de moyens conséquents comme des hélicoptères, et prêts à tout pour mettre la main sur plus de ressources et qui pourrait être le groupe aperçu dans The Walking Dead, ceux qui ont emmené Rick Grimes ! Nous verrons bien à l'avenir ce qui relève des "plans à long terme" de la série ?

    Plein de nouveaux personnages dans cette Saison 5 (particulièrement dans la seconde moitié de la Saison !) mais déjà dans les huit premiers épisodes ! Daniel Salazar - toujours joué par Ruben Blades - fait son grand retour et Fear the Walking Dead accueille un second transfuge de la série-mère en la personne de Dwight - joué par Austin Amelio, toujours à la recherche de sa femme  Cherry ! A la mi-Saison, le groupe regagne ses pénates ! C'est alors que Logan leur parle de puits de pétrole !

    La seconde partie de Saison tourne autour de nos héros qui sillonne les routes en déposant des cartons et en secourant des rescapés, agrandissant ainsi leur groupe jusqu'à une quarantaine de membres ! Se joignent en effet au groupe un Afro-Américain qui peint sur les arbres, un rabbin qui a perdu la foi et un frère et une sœur qui ont fuit une autre communauté ! Pendant tout ce temps, nos amis sont pourchassés par Logan qui veut mettre la main sur les puits de pétrole et l'essence pour le remettre à quelqu'un d'autre !

    Ce "quelqu'un d'autre" est une certaine Virginia qui a fondé un réseau de communautés de presque 900 âmes mais qui ne sauvent que les gens pouvant se montrer utiles là où nos héros ne font pas de distinctions et aident tout le monde ! Attention, il s'agit là encore d'un autre groupe que celui avec les hélicos, prouvant que le monde est décidément très vaste !

    A la fin de la Saison, nos Survivants, acculés, doivent se résoudre à contrecœur à rejoindre les groupes de Virginia ! Mais un des personnages, Morgan, se fait tirer dessus par Virginia et est laissé en proie aux Rôdeurs qui approchent, faisant se terminer cette Saison 5 sur un cliffhanger !

    J'ai bien apprécié cette Saison 5 qui mets en avant l'entraide et laisse apercevoir un espoir dans ce monde apocalyptique dévasté ! Hâte de voir la Saison 6 ! Mais déjà la Saison 10 de The Walking Dead a commencé !

    Scott Gimple, le coordinateur de la Franchise à la télévision, a déclaré, malgré la fin du comics de Kirkman, que The Walking Dead allait à l'avenir être décliné jusqu'à "plus soif" et à l'overdose ! On attends une troisième série - avec des adolescents - en 2020, trois films avec Rick Grimes, une Saison 11 pour la série-mère est d'ores et déjà sur les rails mais aussi plein de mini-séries de formats et de tons différents ! Je ne suis pas hostile à ces projets à priori, tout dépends de la manière et l'on verra bien !

    A bientôt !


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  • Les années 1990 ont vu la multiplication de films racontant les démêlés d'un héros solitaire au prise avec des bandes de terroristes généralement dans des lieux-clos. On pense bien sûr à l'étalon du genre, Die Hard - Piège de cristal - avec Bruce Willis mais aussi les films avec Jean-Claude Van Damme ou Steven Seagal (ai commis des articles sur plusieurs de ces films !). En 1997, c'est Harrison Ford qui joue les redresseur de torts dans une coproduction germano-américaine de Wolfgang Petersen, surtout connu pour Das Boat !

    Ford interprète ici James Marshall, président des Etats-Unis, dans un film à la gloire des USA ! Marshall est, à l'instar du président du film Indépendance Day, un de ces surhommes capables de jouer des muscles et de sauver le monde civilisé ! Bref, c'est bien caricatural et on pouvait espérer mieux de Wolgang Petersen que ce film visiblement de commande.

    L'intrigue se déroule donc à huit-clos dans le "mythique" Air Force One, l'avion présidentiel. Les méchants sont ici les Républiques de l'ex-URSS et le dictateur fictif, le général Ivan Radek et son homme de main, Ivan Korshunov (ils s'appellent tous Ivan dans ce film ?), joué par Gary Oldman, très à la mode dans les rôles de méchants dans les années 1990 (Dracula, Léon, le Cinquième Elément,...). On ne peut évidemment pas ne pas penser à la Tchétchénie !

    Car au début du film, les services secrets et les forces spéciales russes et américaines capturent Radek et tandis que Marshall se rends à un diner à Moscou pour fêter cette collaboration fructueuse, Korshunov et un groupe d'une demi-douzaine de terroristes, se faisant passer pour des journalistes, montent à bord d'Air Force One et vont tenter d'en prendre le contrôle afin de faire du président américain et de sa famille leurs otages pour négocier la libération de Radek.

    Donc le scénario est au final assez classique voire basique !

    Au casting, on retrouve aussi Glenn Close (à l'aise dans le rôle qui lui va très bien de vice-présidente), Dean Stockwell et Xander Berkeley (avant 24 heures chrono,  série pleine de terroristes !) qui joue un traitre !

    Harrison Ford, bien que vieillissant, est à l'aise dans les scènes d'action ! L'acteur qui prête ses traits à Indiana Jones et Han Solo, est un vrai aventurier dans la vraie vie, posant même des avions en atterrissage catastrophe ! Dans ce film, il n'aura de cesse de faire mettre les otages et sa famille à l'abri pour ne pas céder à l'odieux chantage du régime terroriste !

    En conclusion, un film assez "formaté" mais efficace et qui se regarde bien et avec plaisir !

    Dans les années 1990, alors que je séjournais chez ma grand-mère, ma chère Mémé, j'empruntais de nombreuses VHS à mon Tonton Dédé (techniquement le frère de ma grand-mère, mon grand-oncle !), qui avait un abonnement Canal + et y enregistrait pas mal de films, principalement des films d'action (avec Jean-Claude Van Damme !) dont il était fan mais aussi ce Air Force One !

    A bientôt !


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  • La pérennité d'une émission ou d'une série-télé est largement tributaire de l'audimat ! La série américaine de 2002/2003, John Doe, en a fait l'amère expérience, annulée pour faute d'audience au terme d'une unique saison ! Une série laissée sans conclusion ce qui a frustré grandement les fans comme moi !

    Pourtant ce show avait de quoi séduire et possédait son aura de mystères et de lot d'énigmes ! Un individu se réveille nu comme un ver et sans aucun souvenir de qui il est sur une île déserte ! Il est donc en proie au plus grand désarroi !

    Mais plus surprenant, celui qui prendra le nom de John Doe - qui est le nom que l'on donne aux cadavres qui finissent à la morgue sans qu'on connaisse leurs identités - celui-ci donc a un talent unique - outre qu'il voit en N&B : il possède l'ensemble des connaissances sur tous les sujets possibles et imaginables. Au long des 21 épisodes de la série, John Doe - joué par Dominic Purcell (que l'on retrouvera par la suite dans Prison Break) - va se servir de son aptitude pour se tirer de diverses situations, résoudre des problèmes, mettre ses antagonistes en déroute !

    Une mystérieuse organisation nommée Phoenix va se mettre en travers des efforts de John Doe pour reconstituer son passé, groupe qui semble détenir des réponses ! Mais hélas, la série s'arrête en nous laissant avec nos interrogations et avec un beau cliffhanger : Digger, l'ami de John Doe, se révèle être en fait un leader de Phoenix !

    John Doe était diffusé dans "La Trilogie du Samedi" sur M6 en France et a connu un assez bon succès dans l'Hexagone, laissant miroiter un téléfilm conclusif qui ne verra là non plus jamais le jour ! Des pétitions de fans furent signées en vain ! Des théories allèrent bon train ! On murmura que John Doe était la réincarnation du Christ...

    En fait, un des producteurs a fini par révéler le pot-aux-roses ! L'organisation Phoenix avait mené des expériences de "mort imminente" sur John Doe qui a franchit la frontière entre la vie et la mort et en est revenu avec "toute la connaissance de l'univers" ! Cette série aurait, en réalité, du compter trois Saisons !

    Voilà ! Il ressort une certaine amertume à l'évocation de cette série morte dans l’œuf ! Mais c'est cela aussi la télévision, toutes les séries n'ont pas un destin à la The Walking Dead ou Game of Thrones avec un succès éclatant à l'arrivée ! Ce sont les aléas du sort !

    A bientôt !


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  • En passant des pages de Spirou  à celles de Pilote, les récits de Lucky Luke sont devenus plus matures, en tout cas plus ambitieux et les albums des années 1970 sont parmi les meilleurs de la série ! Dans le trente-huitième album intitulé "Ma Dalton", Morris et Goscinny mettent de nouveau en avant un personnage féminin qui donne son titre au volume - après l'album "Calamity Jane" et avant "Sarah Bernhardt" et "Belle Starr".

    Par le plus grand des hasards, Lucky Luke, se rendant à Cactus Junction, découvre que les quatre Frères Dalton ont une mère (on avait déjà aperçu un portrait d'elle au mur dans un récit précédent !). Or pour le quatuor de despérados, la famille, c'est important et on s'aperçoit bien vite qu'ils ont de qui tenir !

    Un des ressorts comiques de l'histoire est que l'on est partagé dans nos sentiments envers Ma Dalton car même si c'est une canaille comme sa descendance, c'est aussi une vieille dame "à qui on doit le respect" et ce sera toujours l'attitude de notre cow-boy solitaire au long de ces pages de ne jamais considérer Ma Dalton comme une vraie criminelle, détournant même le regard à la fin pour qu'elle puisse mettre les voiles !

    Evidemment, Joe, Jack, William et Averell vont de nouveau s'évader du pénitencier - suivis par Rantanplan une fois de plus ! Averell s'avère être le "chouchou" de Ma Dalton, à la façon du grand benêt qu'il est, ce qui suscite la jalousie des trois autres ! Ma Dalton n'est pas contre un bon braquage de banque mais n'hésite pas à laver la bouche de ses fils au savon dès qu'ils profèrent des jurons ! Et elle a aussi une certaine autorité sur Rantanplan, lequel ne cesse de cavaler après le pauvre Sweetie, le chat de la vieille dame !

    Les Dalton vont avoir recours à un stratagème : se faire passer pour leur mère en s'habillant comme elle, pour dévaliser les banques de la région ! Ma Dalton découvrira la supercherie mais loin d'être en colère, s'associera à sa progéniture, allant même jusqu'à les diriger, ne dressant par exemple le planning des braquages !

    Comme d'habitude, c'est très drôle et il y a encore pleins de trouvailles scénaristiques et visuelles dans cet album !

    Pour la petite histoire, Goscinny s'est probablement inspiré de l'histoire véridique de Kate "Ma" Baker, une vieille dame qui braquait les banques avec ses quatre fils au début du XXème siècle ! Elle a finit mal, abattue par le FBI en janvier 1935 avec son fils Fred ! Ca a aussi donné un film au cinéma, en  1970, intitulé Bloody Mama avec Robert De Niro dans le rôle de Lloyd Baker, sorte d'alter-ego de Joe Dalton !

    Voilà, je vous donne rendez-vous une prochaine fois pour la suite de la série et un autre album !

    A bientôt !


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  • Sylvester Stallone repasse devant et derrière la caméra en 1982 en ajoutant un opus de plus à la saga de son boxeur opiniâtre, à savoir Rocky III : L'œil du tigre. Cette fois, Rocky Balboa, devenu au terme du film précédent Champion du monde des poids lourds en battant Apollo Creed, doit remettre son titre en jeu, va le perdre et tout faire pour le reconquérir !

    On peut voir ces films comme des métaphores de nos existences ! Rocky doit lutter âprement contre les épreuves et les coups du sort, et faire preuve d'une indéfectible volonté. Sa route va croiser celle de Clubber Lang, un boxeur de Chicago, élevé dans la rue, et joué par le fameux Mister T (Laurence Tureaud de son vrai nom !) de L'Agence tout risques au look si unique. Ce nouveau venu sur le circuit va défier le champion !

    Seulement voilà, parce qu'il s'est "embourgeoisé", Balboa va perdre son combat et son titre ! Il n'a plus cette étincelle de combativité acharnée dans le regard, ni cet esprit de ténacité, bref il n'a plus "l'œil du tigre" - que Clubber, individu violent et cruel, a par contre !

    Un malheur n'arrivant jamais seul, Mickey, l'entraineur adulé, le père d'adoption du héros, meurt de vieillesse (ou de tristesse ?) dans cet opus et c'est Apollo Creed, l'adversaire d'hier, devenu l'ami du champion déchu, qui va entraîner Rocky et le remettre sur les rails, un Rocky en proie au doute et à la peur !  

    Comme pour les opus précédents, les combats sont filmés de manière très réaliste, en caméra portée, et ça cogne dur ! Stallone a subit une intense préparation physique, comme précédemment là encore, pour ce rôle et il se donne à fond !

    C'est un film sur les bouleversements apportés par la célébrité et ses effets destructeurs sur la personnalité, un thème que Stallone connaît bien et a expérimenté en tant qu'acteur "bankable".

    On retrouve le casting habituel : Talia Shire (Adrian), Burt Young (Paulie), Carl Weathers (Apollo Creed) et Burgess Meredith (Mickey Goldmill).

     

    Le film est aussi connu pour sa bande-thème : "Eye of the Tiger" du groupe Survivor. J'aime beaucoup de film qui est le "petit bébé" du réalisateur. D'autres films vont suivre même si le succès va s'atténuer mais au moment de ce Rocky III, le succès de la franchise est au plus haut.

    On pourrait aussi dresser une liste de parallèles avec les thématiques du salut, de l'engagement ou de la rédemption du dogme chrétien… C'est un film très religieux en un sens, sur le sacrifice de soi et assez édifiant.

    A moins que l'on voit la saga Rocky comme un hymne au culte du corps et au développement personnel si typiques  des années 1980, ère de l'individualisme, du self-made man, de al compétition généralisée et du néolibéralisme ?

    A bientôt !


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  • J'ai (re)découvert François Bégaudeau que je connaissais déjà par la lecture de son livre Entre les murs, qui a donné un film ayant reçu la Palme d'or à Cannes. Le type est brillant, puise ses références dans la pensée marxiste et remets au goût du jour le concept de "lutte des classes" qu'on a eu trop vite tort de délaisser !

    Je vais vous parler de Histoire de ta bêtise où Bégaudeau, le "je" du discours s'adresse à un "tu" qui représente le bourgeois ou encore son affidé, Emmanuel Macron, porté au pouvoir par manipulation médiatique et qui défends les intérêts de cette bourgeoisie ! La bêtise est donc celle du bourgeois. L'essayiste s'inscrit donc dans la lignée d'un Bouvard et Pécuchet de Flaubert.

    Le bourgeois est celui dont la seule préoccupation est de préserver ce qu'il possède, sa fortune, son argent. Sa motivation est la peur. A ce titre, le bourgeois ne pense pas ! il a porté au pouvoir Macron qui veut transformer notre système socio-libéral en seul système libéral, évacuant le social, ou encore qui veut marchandiser la société pour encore plus de profits !

    Le bourgeois a un habitus (pour reprendre le terme de Bourdieu) très spécifique ! Minoritaire en nombre, il impose son idéologie qui est l'idéologie dominante. N'y a-t'il donc pas d'alternative au néolibéralisme ? C'est ce que Emmanuel Macron et sa caste voudraient nous faire croire ! Mais cette idéologie mène le monde à sa perte, détruit la planète et les individus !

    François Bégaudeau est un de ces derniers intellectuels qui travaillent encore à fond sur le réel ! Bien que faisant lui-même partie de cette bourgeoisie, notre auteur n'en partage pas l'idéologie, ni l'habitus. Il défends à contrario les Gilets Jaunes ! Selon lui aussi, il faut penser le réel tel qu'il est et non pas agir en fonction de ce qu'il y aurait à craindre car pour l'instant, ce n'est pas le fascisme d'une Marine Le Pen qui détruit la société et nos vies mais l'ultralibéralisme.

    Bégaudeau montre aussi qu'il y a une démission des intellectuels en France ! Quand ce ne sont pas des penseurs qui défendent l'ordre établi ! Notre essayiste dérange le confort intellectuel de son lecteur et n'appartient pas à cette catégorie de "corrompus". Lui -même est un artiste qui fait partie d'un milieu occupé essentiellement par la bourgeoisie qui possède aussi le capital culturel mais ne le pense pas forcément selon des critères artistiques mais là encore de valeurs marchandes.

    Ce livre est une bulle d'oxygène et je le classe sur la même étagère que l'excellent livre de François Ruffin sur Macron ! C'est caustique, écrit avec fluidité et ça interpelle ! Il y aurait bien plus à dire sur ce livre mais je vous invite plutôt à le lire et à regarder les interventions de Bégaudeau sur France Culture ou à l'ENS - visibles sur Youtube ! - qui complètent l'ouvrage.

    A bientôt !


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  • Il y a toujours un décalage entre la date de parution des comics Star Wars par Marvel aux USA et leur traduction et diffusion en France, par Panini Comics, délais d'un minimum de 6 mois en général ! Et il aura fallu attendre le magazine kiosque Star Wars Comics Mag N°7 de ce mois d'octobre 2019 pour enfin pouvoir lire dans la langue de Molière le récit intitulé Star Wars : Beckett centré sur le personnage introduit dans Solo : A Star Wars Story en mai 2018, Tobias Beckett, interprété à l'écran par le très charismatique Woody Harrelson.

    Tobias Beckett peut être vu comme le mentor du jeune contrebandier corellien, qui finira par trahir Han Solo mais qui avant cela menait une bande de ruffians impliqués dans nombres de magouilles et de combines ! On suit dans ce récit de  36 pages - en trois chapitres - son quotidien avant sa rencontre avec Solo, le tout scénarisé par Gerry Duggan à qui ont doit déjà la mini-série Chewbacca et plus largement chez Marvel : du Deadpool, Infinity Wars, Gardiens de la Galaxie, Uncanny Avengers et Savage Avengers (cette dernière série avec Conan et les Avengers bientôt en France !) !

    Aux dessins, on a trois artistes différents, chacun en charge d'un chapitre :  Edgar Salazar, Marc Laming  et Will Sliney, aux styles très différents, qui se complètent mais n'ont rien de transcendant (enfin on préférera ça à l'horrible et paresseux Salvador Larroca !) !

    Dans le récit lui-même, on suit Beckett, accompagné de sa compagne Val - jouée au cinéma par Thandie Newton - l'experte en armes du gang, et Rio Durant - alien de la race des Ardenniens, dont la voix est celle de Jon Favreau (dont on pourra bientôt juger sur pièces la très attendue série télé The Mandalorian !) et qui lui est le pilote du gang de Beckett. Le trio est sur Hovun IV - un de ces lieux exotiques, trous à rats aquatique que nous fait découvrir le support comics - et monte des arnaques, travaille déjà pour le terrible Dryden Vos et a pour but de voler des puces d'identification vierges et éventuellement un vaisseau spatial !

    Car Tobias Beckett est un voleur et ne s'embarrasse pas de scrupules ! On peut se demander dans quelle mesure Val et Rio sont sa conscience - un peu comme Chewbacca le sera pour Solo !? - et on remarque qu'une fois ces deux-là décédés brutalement dans le film de mai 2018, notre Tobias s'engage sur une longue et triste voie qui l'amènera à trahir Han Solo et à y perdre la vie !

    Cette présentation du personnage dans ce comics est assez sommaire ! Ce n'est pas fondamentalement une mauvaise histoire mais ça reste assez anecdotique et prévisible ! Du déjà-vu ! On lira pour les nouvelles planètes, lieux, designs, créatures, pour "l'emballage" mais pas pour le fond !

    A bientôt !


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  • En ce moment - automne 2019, se tient aux Archives Départementales de Seine-Maritime, à Rouen, une exposition très intéressante et bien documentée sur les ancêtres des actuelles Princes de Monaco dont la souche remonte aux vikings et trouve son origine en Normandie/ Pays de Caux. J'ai eu droit à une présentation de l'expo, avec un groupe d'universitaires, par l'entremise du directeur de ces Archives du Département 76.

    Je me contenterais de vous décrire ici certains lieux, châteaux, abbayes, rues, liés à cette lignée et ne retracerait par le trajet de cette famille et de ces branches... Il faut bien qu'il vous reste quelque chose à voir durant cette exposition. De plus, la présentation ici vous orientera vers quelques destinations à voir et à entrer dans votre GPS !

    Il faut remonter aux Estouteville dont la résidence était le Manoir d'Estouteville à compter du XIIème siècle. Ce bâtiment austère possède des allures de forteresse défensive. Une galerie en bois sera aménagée ensuite à la Renaissance. Au XVIIIème siècle, les Princes de Monaco posséderont la terre des Loges aux alentours. Ces Estouteville étaient, en tant que nobles, des combattants mais aussi des religieux.

    Ainsi l'abbaye bénédictine de Valmont est fondée  en 1169 par Nicolas d'Estouteville et sert de nécropole de la famille. Il y a un duché d'Estouteville dont fait notamment partie l'église Note Dame de la Nativité. Sur le domaine des Loges, on a aussi l'église Notre Dame ou église des Loges. Mentionnons aussi  l'église Saint-Léger à Cleuville. Au XVème siècle, le Cardinal d'Estouteville fut Archevêque de Rouen. Les nobles fondaient ou "parrainaient" des établissements religieux pour œuvrer au salut de leurs âmes !

    Sur les traces des Princes de Monaco en Pays de Caux

    La seigneurie de Varengeville rejoint les possessions de Estouteville au XIVème siècle lors du mariage de Robert d'Estouteville et de Marguerite de Hautot. Il existait, depuis le XIème siècle une première église Saint-Valéry dont il ne reste plus grand chose aujourd'hui ! La famille Hautot possédait un château-fort, édifié au XIème ou XIIème siècles, remanié à la fin du Moyen Âge et donc entré par alliance dans la famille Estouteville. Assiégé par les Anglais durant la Guerre de Cent Ans, il est en ruines dès le XVIème siècle !

    La route est encore longue jusqu'aux Grimaldi et je vous ai cité les noms des familles Estouteville et de Hautot mais il y a aussi les Valmont ! La Révolution toucha aussi cette famille et ses différentes branches, qui possédaient beaucoup de terres en Haute- et Basse-Normandie ! On y croise des personnages illustres comme le Naturaliste Cuvier ou le peintre Delacroix !

    Voila, je ne vous en dirais pas plus car cela dépasse mes compétences ! L'expo présente maints documents tirés des archives ou prêtés : documents officiels, chartes, lettres, tableaux, cartes, statuettes ! ... C'est très bien pensé !

    A bientôt !


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  • Quand on regarde un film de John Carpenter, on est à peu près sûr que ça va dépoter !  Et le réalisateur donne dans le film d'action dès 1981 avec New York 1997 qui est aussi un film de Science-fiction dans un futur dystopique !

    On est dans un avenir proche et le crime est devenu endémique à tel point que l'Île de Manhattan, à New York, a été transformée en prison de haute sécurité mais où les prisonniers sont en fait livrés à eux-même et font régner leurs lois !

    Mais voilà qu'Air Force One vient, suite à un attentat, à se crasher pile sur Manhattan avec le Président des Etats-Unis, joué par Donald Pleasance, à son bord ! Il faut alors recourir aux services d'un homme à la hauteur de la situation, un gars qui ne fait pas dans la délicatesse, le dénommé Snake Plissken, joué par Kurt Russell, légendaire fugitif et ancien soldat, le parfait "bad boy" !

    Suite au succès de La Nuit des Masques, John Carpenter gagne en visibilité et se lance, avec l'aide de Nick Castle, dans l'écriture de New York 1997 et en s'inspirant au passage du scandale du Watergate.

    Snake Plissken a moins de 24 heures pour sauver le Président en échange du pardon de ses crimes ! Les commanditaires de notre héros lui injectent des micro-capsules explosives pour être sûr qu'il ne s'enfuira pas d'où le délai pour sauver sa cible et neutraliser les mini-bombes !

    C'est assez cocasse de revoir le World Trade Center, dont on connaît le sort, dans ce film ! Dans Manhattan, Snake va découvrir  toute une faune interlope, Cabbie, Brain, Maggie et le caïd du secteur, le "Duc" ! Le film ne fait pas dans la dentelle car la plupart des alliés de circonstances que se fait notre héros meurent de manières tragiques et brutales !

    Evidemment, les plus pourris ne sont pas les prisonniers de Manhattan mais bel et bien les commanditaires de Snake et en particulier le Président. Notre héros parvient à être plus malin que les méchants et les dupe à leur propre jeu, en intervertissant une certaine cassette censée contenir des secrets nucléaires avec une cassette de jazz à la fin !

    Au casting, on notera le présence aussi de Lee Van Cleef, d'Ernest Borgnine, d'Harry Dean Stanton ou encore Jamie Lee Curtis prêtant sa voix à certains moments du film.

    En tout cas, c'est un film culte qui fit de Kurt Russell une star ! Le thème musical principal du film est aussi célèbre avec ses quelques notes au synthétiseur !

    Une ambiance crépusculaire pour ce métrage dont aucun studio ne voulait au départ, le jugeant "trop sombre et trop bizarre", puisant aussi son inspiration dans Un justicier dans la ville, film emblématique et très populaire à l'époque, avec Charles Bronson ! Alors oui, ce film de Carpenter est très violent ! Mais dans la même période, on a eu les Mad Max ! Deux styles de cinéma populaires s'opposent à la fin des années 1970 aux USA, d'un côté des films très sombres, dans le contexte Watergate/Guerre du Viet-Nam, et d'autres part des films plus faits pour rêver comme Star Wars (même si les vaisseaux spatiaux et équipements y font "usés" !) et tous les films "pop-corns" qui ont suivi !

    A bientôt !


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