• Heaven Upside Down - Marilyn MansonBrian Hugh Warner est plus connu sous le nom de scène de Marilyn Manson - qui est aussi le nom de son groupe - , mix entre l'actrice Marilyn Monroe et le tueur en série Charles Manson. Le type est multitalents, à la fois, musicien, chanteur rock, peintre, poète, acteur et plasticien américain.

    C'est aussi et surtout un artiste controversé - qui utilise abondement la provocation et le blasphème imprégné de philosophie et de symbolique mystique. Parmi les légendes/rumeurs que j'ai entendu à son propos, on lui prête l'acte d'avoir écrasé des hamsters sur scène !(?) Il fut donc beaucoup critiqué, notamment par les mouvements religieux et politiques, l'accusant de pousser la jeunesse à la violence et à la perversion - on lui mis même sur le dos le massacre de Columbine.

    Je ne m'étendrais pas ici sur la biographie et la discographie de Marilyn Manson mais m'attarderais plus sur son dernier album en date, de 2017, emprunté à mon pote et voisin Rico, l'opus Heaven Upside Down.

    Je ne me suis pas vraiment attardé à écouter le sens des paroles en anglais - même si je suis plutôt doué dans cette langue ! Ce n'était pas mon but ! Je voulais une écoute "détendue" ! A vrai dire, une certaine ambiance de cauchemar ressors de ce disque ! Malsain ? Probablement mais intéressant aussi ! La voix de Manson est caractéristique et les amplis sont vite saturés !

    Heaven Upside Down est le dernier album studio de Marilyn Manson, sorti le 6 octobre 2017, produit par lui-même et Tyler Bates. "Marilyn Manson" est donc - on l'a dit ! -  tout autant le pseudonyme de Brian Hugh Warner que le nom de son groupe. Et de ce groupe, on retrouve sur ce dixième opus, Gil Sharone, membre de ce "Marilyn Manson", le groupe donc, en tant que batteur.

    Dix titres sur ce CD qui s'inscrit d'entrée dans le blasphème avec le morceau "SAY10" qui se prononce en anglais "Satan". Manson renoue avec ses première productions car il a déclaré, dans une interview au magazine Dazed, s'être rapproché de l'ambiance de Antichrist Superstar, son deuxième album, sorti en 1996 ainsi que de Mechanical Animals, troisième album du groupe/ de l'artiste. Il se défends pourtant d'avoir voulu faire un retour en arrière ! Mais bon, je reprends ces points de Wikipédia et cela ne parlera qu'aux familiers de Marilyn Manson.

    Trois clips ont été réalisés pour les chansons "SAY10", "I KNOW WHERE YOU FUCKING LIVE" et "KILL4ME" - j'adore particulièrement ce dernier morceau ! Même si il fait un peu "musique de films de boules" ! Johnny Deep est dans ce dernier clip !

    Fin 2017, une tournée accompagne la sortie de cette galette ! Notre chanteur à polémiques pourra encore faire des outrances sur scène !

    Citons d'autres titres du disques : "Revelation #12", "Tattooed In Reverse", "Saturnalia" ou" JE$U$ CRI$I$"... On est aussi à fond dans l'ambiance gothique et punk avec cet artiste !

    Je ne m'étends pas ! Ça s'écoute mais ce n'est pas non plus la révélation pour moi ! Si l'artiste ne me choque pas, je ne suis pas vraiment entré dans son "univers" ! Peut-être faudrait-il que je fasses une écoute plus attentive ? Je trouve que ce gars tourne un peu en rond ! Ça a le mérite de s'opposer à l'Amérique Puritaine et "bien pensante" !

    A bientôt !


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  • J'adore particulièrement l'écrivain japonais contemporain, Haruki Murakami dont j'avais dévoré la trilogie 1Q84 - chroniquée sur ce blog ! Il est né en 1949 et a été plusieurs fois pressenti pour le Prix Nobel de Littérature. Murakami revendique des influences allant de Raymond Chandler à Kurt Vonnegut en passant par Richard Brautigan et Franz Kafka. son écriture s'inscrit résolument dans le style post-moderne et il ne dédaigne pas non plus flirter avec la science-fiction et le fantastique, s'essayant avec brio au réalisme magique, à la quête picaresque teintée de romantisme et de surréalisme ou à l'enquête policière.

    Des hommes sans femmes - Haruki Murakami

    Ma dernière lecture de cet auteur est son recueil de sept nouvelles de 2017, Des hommes et des femmes, écrites en 2014 où il nous dresse avec un certain talent une galerie de personnages à la psychologie et aux motivations fouillées. Passons en revue ces différentes nouvelles !

    Dans  "Drive My Car", on rencontre le personnage de Kafuku, un acteur de théâtre d'un certain âge qui, suite à un retraite de permis, doit engager Misaki, une jeune femme de 24 ans qui pourrait être sa fille et qui conduira donc sa Saab jaune pour l'accompagner sur ses lieux de travail. On nous dresse le portrait d'une relation toute particulière faite de respect et de retenue où chacun cache ses sentiments. Néanmoins, Kafuku finira par se confier sur sa femme, décédée d'un cancer de l'utérus, et sur le fait que celle-ci ait ressenti le besoin d'avoir des amants. Kafuku deviendra même "ami" avec un de ces hommes, assez insipide, pour comprendre les motivations de sa femme, secret qu'elle a emporté dans la tombe. Misaki, elle, se confiera sur sa famille, son père qui les a abandonné, elle et sa mère, et ladite mère qui dévalorisait sa fille.

    Le seconde nouvelle se nomme "Yesterday" en référence à la chanson des Beatles, écrites par Paul McCartney. Le narrateur raconte son amitié avec un certain Kitaru, un type assez excentrique capable d'apprendre à la perfection le dialecte du Kansai. Tous les deux sont jeunes et travaillent dans un restaurant. Une jeune fille entre dans l'histoire, la copine de Kitaru, que celui-ci a décidé de ne pas toucher tant qu'il n'aura pas réussi son examen d'entrée à l'Université. Kitaru souhaite qu'Erika Kuritani sorte avec son ami, le narrateur et finira par prendre la clé des champs sans donner de nouvelles. Murakami élabore donc des personnages complexes dont il ne donne pas toutes les clés du comportement. Au lecteur, d'extrapoler !

    "Un organe indépendant" raconte l'histoire à la fois pathétique, poignante et exemplaire du Docteur Kotai, un célibataire endurci mais ayant des aventures sans lendemain. Il s'agit d'un homme dont le comportement ne dévie pas d'une ligne droite, attitude pas très adaptée, selon le narrateur, à un monde où tout est courbe. Le brave Docteur finira par tomber amoureux et à se laisser mourir d'anorexie par dépit amoureux. Un récit tragique au fond !

    "Shéhérazade" reprends le principe de la conteuse des Mille et une nuits ! Habara - qui semble souffrir d'une forme grave d'agoraphobie  - ne peut pas sortir de chez lui et se voit assigné une infirmière à domicile qui lui fait ses courses et son ménage. Très vite, ils font l'amour et celle que Habara ne connaît que sous le pseudonyme de la princesse orientale, lui narre quelques récits, réels ou fictifs, après l'acte : sa vie antérieure de lamproie, ses effractions dans le domicile d'un garçon dont elle était amoureuse alors qu'elle était encore à l'école. La nouvelle se termine sans que l'on connaisse la fin du récit de Shéhérazade - pourtant ce n'est pas frustrant !

    La nouvelle suivante se nomme "Le Bar de Kino". En instance de divorce, car sa femme l'a trompé avec un collègue de travail, le brave Kino reprends un bar et voit se succéder les clients les plus bizarres comme ce monsieur Kamita - capable d'éconduire deux brutes, on ne sait comment - ou cette femme aux brûlures de cigarettes sur le corps avec qui Kino fera l'amour comme des bêtes ! La nouvelle prends sur la fin une tournure nettement fantastique et étrange avec l'apparition de serpent , la disparition d'un chat et ce monsieur Kamita qui serait finalement un "dieu des rizières" veillant sur Kino ! Murakami retrouve ici le style de 1Q84, une écriture énigmatique et très peu de réponses !

    La sixième nouvelle, "Samsa amoureux" est un hommage à Franz Kafka, une des influences de l'écrivain japonais ! Ici, il semble que là où l'auteur praguois nous avait laissé avec un protagoniste transformé en cafard, celui-ci, Gregor Samsa donc, redevienne un beau matin humain. Mais il a perdu la mémoire et se réveille nu et désorienté. Il rencontre très vite une petite bossue venue changer la serrure cassée de sa chambre - où ses parents l'avaient enfermé ! Il est question d'une invasion de la ville de Prague par des soldats et des tanks. S'agit-il des nazis ou des Soviétiques ? Le message à retenir - comme Gregor tombe amoureux de la petite bossue - est que seul un homme peut tomber amoureux (et pas un cafard en l'occurrence !). Il est aussi question de "monde à déchiffrer". En fait donc, on pourrait dire que pour Samsa c'est une nouvelle naissance dans un monde inconnu !

    La dernière nouvelle "Des hommes sans femmes" donne son titre à l'ouvrage/ au recueil et aligne les métaphores : les marins, vérifier la pression des pneus, les licornes. Un mari appelle le narrateur au téléphone à 1 heure du matin pour lui apprendre que sa femme s'est suicidée ! Jadis, ce narrateur a eu une histoire sentimentale avec cette femme mais n'était pas tombé amoureux lors de leur rencontre au collège à 14 ans ! Il ne découvrira la profondeur de ses sentiments que des années plus tard, celle -ci ayant été emmenée par quelque marin ! Un peu comme moi avec mon amie Barbara C. qui est finalement partie avec un type plus vieux qu'elle l'ingrate et n'a jamais soupçonné mes sentiments pour elle (Barbara si tu me lis !?). Une nouvelle qui parle des "hommes sans femmes" et suscite là encore interrogations et questionnements chez le lecteur !

    Murakami est vraiment un auteur exceptionnel ! Toutefois, on pourra regretter l'aspect "inachevé" de certaines de ses nouvelles ! C'est un faux-semblant car en fait, à chaque fois, l'écrivain a fait passer son message, à charge au lecteur de faire fonctionner ses neurones et de le comprendre - ou de mettre à contribution ses sentiments et son empathie pour les personnages de Murakami !

    A bientôt !

    PS : Ça y est ! Je remercie les lecteurs de mes blogs car ai atteint les 1000 "kiffs" sur mes Skyblogs - mais cela concerne surtout les articles érotique de mon Skyblog secret (eh oui, le cul ça fait vendre !).


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  • Peut-il y avoir encore une littérature - et plus largement une humanité ? - après la Shoah ? Le génocide des Juifs a définitivement souillé le XXème siècle. Olivier Guez s'intéresse, avec La Disparition de Josef Mengele au sort des tortionnaires des camps d'extermination - dont pas mal ont en réalité échappé à la justice des hommes. On est dans la même veine que le récent Prix Goncourt d'Eric Vuillard pour son roman L'ordre du jour. Le roman d'Olivier Guez a lui obtenu le Prix Renaudot.

    Après leur défaite en 1945, beaucoup d'anciens nazis se sont réfugiés et terrés - "comme des rats" ou au contraire menant la grande vie ! - en Amérique du Sud avec la complicité des régimes de ces pays comme le régime de Peron. Josef Mengele, le médecin sadique d'Auschwitz trouve lui d'abord refuge en Argentine, puis au Paraguay et enfin au Brésil. Il ne sera jamais rattrapé de son vivant et meurt de sa belle mort sur une plage en 1979.

    Ce roman édifiant nous permets d'illustrer ce qu'est la notion de "point de vue" en littérature. On a ainsi le point de vue du docteur maléfique - qui s'autojustifie - et celui de ses victimes. Si on prends Mengele à la lettre, il est un médecin compétent et de haut niveau - ce qui est possible ! - et qui œuvre à un "grand projet scientifique". En réalité, cet homme est un bourreau sadique, endoctriné, niant la déontologie la plus élémentaire, envoyant des bébés à la chambre à gaz.

    Même confronté à son fils naturel Rolf, à la fin de sa vie, le docteur refusera de reconnaître la vraie nature de ses crimes, travaillant à "la pureté de la race nordique", verrouillé dans ses convictions et totalement dénoué d'empathie ! Bref la figure du Mal !

    Il y a un aspect dérangeant dans ce roman - déconseillé aux âmes sensibles ! - c'est que devant la décrépitude de Mengele, devenu un vieillard, cherchant l'amour et l'affection de sa femme de ménage, le lecteur compatissant pourrait être pris de pitié pour ce sale bonhomme. Mais la fin est sans ambiguïté : Mengele est un salaud !

    On croise évidemment d'autres nazis exilés dans ce roman assez intéressant. Il y a bien sur Eichmann et son procès retentissant, ou encore Klaus Barbie, le "Boucher de Lyon".

    Parmi les complicités dont a bénéficié Mengele pour se planquer, il y a celles de sa famille restée en Allemagne, détentrice d'une firme de machines agricoles dans la ville de Günzburg. Le secret fut bien gardé car apprendre que le clan protégeait le criminel de guerre aurait coûté plus de 2000 emplois à la commune ! La firme mets définitivement la clé sous la porte en 2011. Il y a aussi les complices "sur le terrain" : Gerhard, Sedlemeir, la famille Stammer qui l'hébergea dans leur ferme pendant plus d'une décennie, Bossert...

    Josef Mengele multiplia les identités : Gregor, Peter Hochbichler, Gerhard ou don Pedro... Le Mossad se lança bien évidemment sur sa trace mais il leur échappa et bientôt les services secrets israéliennes durent se consacrer aux antagonistes arabes.

    On est là devant un bon roman, un récit qui questionne. Notamment, pourquoi les anciens nazis occupèrent-ils des postes dans l'administration de la République fédérale allemande (RFA) ? - ce n'est que dans les années 1980, une fois ceux-ci partis à la retraite que la nouvelle génération d'Allemands fit son devoir de mémoire. On songe à des séries comme Holocauste et Shoah d'ailleurs mentionnées dans le roman.

    S'agit-il ici d'un récit très documenté ou d'une biographie romancée ? Quoi qu'il en soit, c'est une plongée dans  une idéologie néfaste et mensongère. Mengele refuse de voir la vérité de ses actes et pourtant ne les assume pas car il fuit la justice, vit dans la crainte permanente. Paradoxe ultime !

    Voilà une lecture que je ne saurais que vous conseiller ! A moins que vous n'en ayez assez d'entendre parler de génocides ? Il me parait nécessaire de s'informer pour que cela ne recommence jamais !

    A bientôt !


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  • Valérian est une série de BD qui a vu le jour juste après mai 68 ! Il n'est donc pas étonnant de trouver dans les premiers albums - dès les premiers albums dirons nous ? - à voir si ça se confirme dans cette voie par la suite, un propos politique !

    C'est ainsi que le Tome 5 - paru en 1973 (et prépublié dans Pilote) parle de tyrannie, de domination et de résignation. On y retrouve l'ombre de Karl Marc - pourtant Christin n'a jamais été communiste, adhérant plutôt au Parti Socialiste Unifié de Michel Rocard ! On a donc un album " à message", ce qui pourrait être lourd et rasoir si le scénario n'était pas mâtiné d'humour et allégé par le dessin de Mézières !

    Au début du récit, nos deux agents spatio-temporels, Valérian et Laureline, se sont échoués sur un astéroïde géant ou encore une petite planète, manquent de se noyer et sont recueillis par des pêcheurs d'algues ! Ceux-ci - et toute la planète en fait ! - travaillent au service du Maître que personne n'a jamais vu et craignent ses Oiseaux-Folie (dont le morsure rends fou précisément) !

    Nos deux héros sont mis à la tâche malgré eux et enquêtent sur ce Maître ! Ils rencontrent Sûl, un jeune homme énervé, en butte à la dictature, tandis que tout le monde prépare un repas pour le Maître ! Une cérémonie ne tarde pas à avoir lieux et certains - dont Sül ! - sont victimes des Oiseaux-Folie (dont le lecteur observateur aura remarqué qu'ils forment par deux fois une croix gammée dans le ciel !) et jetés dans une fosse !

    Valérian et Laureline se portent au secours des malheureux fous - dont on peux se demander si ils sont vraiment fous - pas plus que le reste des habitants qui triment ? - et c'est l'occasion d'avoir une belle galerie de personnages : l'homme-oiseau, le philosophe, le marxiste, le prospecteur, etc...

    La troupe s'échappe et suit le Klaar, le conduit à nourriture, sur les terres interdites du Maître - pour découvrir la vraie nature de celui-ci ! Le Maître tire partie des peurs et du désespoir des gens et le seul moyen de le vaincre est de s'unir ! Finalement, il est vaincu - mais peut-être pas définitivement comme le laisse penser la dernière case ?

    C'est un album de BD du niveau habituel de cette série, c'est à dire très bon à excellent ! On a hâte de lire la suite mais pour moi cela devra attendre un peu car ai tant à faire, surtout en ce moment avec mes examens de fac !

    A bientôt !


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  • La Saison 8 de The Walking Dead était très attendue pour ma part - même si la série a un peu perdu en audiences ! The Walking Dead - Saison 8C'est en effet dans cette saison qu'à lieu l'affrontement entre le clan de Rick Grimes et le clan de Negan, les insupportables Sauveurs !

    C'est donc l'heure de "All Out War" et on peut dire que la guerre verra de multiples rebondissements ! Alexandria, la Colline et le Royaume, menés respectivement par Rick, Maggie "la Veuve" et le Roi Ezékiel s'allient et portent dès le départ un coup violent et décisif contre les avants-postes du Sanctuaire et en bloquant les sorties du repaire de Negan ! Attention, ça va SPOILER sévère !

    Il faut dire que Rick a un indicateur dans la place, il s'agit de Dwight qui renseigne nos amis sur les positions des troupes et les plans de Negan ! Il va y avoir de nombreux morts dans cette Saison et les Rôdeurs - bien que toujours présents dans le décor ! - sont passés au second plan ! Les Sauveurs prennent cher puis reprennent du poil de la bête... ils sont presque en nombre infini !? En tout cas, ils sont nombreux !

    La mi-saison voit les hommes et femmes du Royaume se faire décimés par les tirs d'une mitrailleuse lourde et même le tigre Shiva y passe dans une scène pas crédible du tout ou une bête/ un fauve de 350 kilos se fait bouffer par une demie-douzaine de zombies ! Alexandria, de même, est incendié et pire que tout un personnage emblématique de la série, présent depuis le début, passe de vie à trépas après s'être fait mordre par un Rôdeur ! C'est encore une des différences avec le comics !

    Rick est très affecté par toutes ces pertes et son fils Carl le supplie de faire la paix avec Negan mais il est trop tard ! Negan est déterminé d'autant qu'il a du mal à tenir ses troupes et que Simon, son bras droit, lorgne sur sa place de chef ! Les Garbage Kids en feront les frais !

    Il y a de plus en plus de personnages dans The Walking Dead - et il devient de plus en plus difficile, en conséquence, pour les scénaristes de leur donner un traitement satisfaisant à chacun ! On retrouve la panoplie d'acteurs habituels : Andrew Lincoln, Norman Reedus, Lauren Cohan, Chandler Riggs, Danai Gurira, Melissa McBride, Lennie James, Alanna Masterson, Josh McDermitt, Christian Serratos, Seth Gilliam, Ross Marquand, Austin Amelio, Tom Payne, Wander Berkeley, Katelyn Nacon, Steven Ogg, Khary Payton et Pollyanna McIntosh, rien que pour les personnages principaux ! J'ai oublié à dessein de mentionner Jeffrey Dean Morgan qui est épatant dans le rôle de Negan !

    La série tente des audaces - mais sont-ce réellement des audaces payantes sur le long terme ou des facilités scénaristiques ? L'avenir le dire ! La guerre touche à sa fin dans le seizième et dernier épisode de cette Saison 8 et il faut reconstruire ! Negan connaît-il le même sort dans la série-télé que dans le comics ? Je vous laisse le découvrir !

    On attends dans la Saison 9 la venue des Chuchoteurs ! Et quelle est cette mystérieuse communauté qui accumule des connaissances lors de leurs escapades sur les routes ? Est-ce la même que ce groupe entraperçu qui dispose d'un hélicoptère ? Là encore des pistes ouvertes et des indices semés !...

    Une Saison pas si mal - avec quelques longueurs au milieu mais qui se ressaisit bien sur la fin !

    A bientôt !


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  • La Guerre des mondes - Steven SpielergMinority Report ayant été une franche réussite, Steven Spielberg décide, de nouveau, en 2005, de collaborer avec l'acteur bankable Tom Cruise, une fois de plus dans l'adaptation d'une pointure de la SF - après Philip K. Dick, ce sera H.G. Wells et sa Guerre des mondes - dont l'action sera transposée en ce début de XXIème siècle !

    La Guerre des mondes est un savant mélange de SF et d'action avec ses scènes de massacres collectifs de foules anonymes - réduites à l'état de cendres ! - que j'affectionne tant (j'ai déjà eu l'occasion de vous mentionner mon aversion pour les massacres de masse au cinéma !).

    Lorsque les Martiens débarquent - à l'allure de poulpes munis de becs et réalisés en images de synthèse, c'est la panique et Ray Ferrier, un père divorcé - interprété par Tom Cruise, vivant dans le New Jersey, doit se démener pour protéger ses deux enfants des horribles envahisseurs ! On a d'une part Robbie Ferrier  - joué par Justin Chatwin - et la très jeune Rachel Ferrier - jouée par Dakota Fanning  que Spielberg avait déjà fait tourné dans la sérié-télé Taken, une autre histoire d'extraterrestres et d'abductions !

    Notre trio va devoir se rendre à Boston au milieu du chaos ! L'armée est impuissante à contenir les Martiens et leurs tripodes projetant des lasers destructeurs et de la brume mortelle ! Il ne vous échappera pas que ce film est sorti peu de temps après le 11-septembre 2001 - quelques années après du moins - dans le contexte aussi des guerres de représailles en Afghanistan et en Irak ! C'est donc une façon de critiquer l'arrogance des Etats-Unis et du monde occidental qui sont ici mis à mal par l'ennemi ! Pas de terroristes salafistes mais des Martiens !

    Dans la même optique, H.G. Wells était un ferme opposant au colonialisme et avec son roman, il mettait les colonisateurs dans une position inverse de colonisés. Post-11- septembre, juste après les événements, aborder les attentats était encore délicat et ne pouvait se faire que par le biais de la fiction !

    Tom Cruise est aussi pris à contre-emploi ! Le film montre la terreur et notre "héros", le surhomme de Top Gun et de Mission Impossible, perds ici son assurance et montre sa vulnérabilité comme une Amérique déstabilisée, un géant aux pieds d'argile !

    Tim Robbins fait également partie du casting dans une scène de huit-clôs culte et oppressante !

    Bien évidemment, la musique est de John Williams, le compositeur attitré de Spielberg et Lucas !

    On pourra regretter cependant le happy end où toute la famille se retrouve à Boston ! On est à Hollywood, il ne faut pas l'oublier ! Ce film va néanmoins lancer toute une vogue d’œuvres autour du tête des invasions - on pense en premier lieu aux invasions de zombies !

    Ça reste un excellent film, mais pas le meilleur de Spielberg à mon avis - et comme j'apprécie moyennement Tom Cruise en raison de ses liens avec la Scientologie !...

    A bientôt !


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  • Jacques Higelin, auteur-compositeur-interprête et comédien français a été une figure majeure de la scène musicaleCoup de foudre - Jacques Higelin française des années 1970 et 1980 et même après ! Il est décédé récemment, le 6 avril 2018, à l'âge de 77 ans ! Il est le père d'une famille de "saltimbanques" à savoir Arthur H, chanteur, Ken Higelin, comédien ou encore Izia Higelin, chanteuse. Ma camarade Sophie T. l'adulait et sa disparition va créer un grand vide !

    Je connais en réalité pour ma part très mal cet artiste talentueux et emblématique ! Continuant à emprunter des CD à mon pote et voisin Rico, je lui ai pris récemment Coup de foudre, son album de 2010 - qui contient 12 titres assez réussis.

    Cet album a été enregistré au studio de Rodolphe Burger avec celui-ci à la réalisation - et Dominique Mahut - dans des conditions live ! Il en ressort une touche "authentique". Il forme un diptyque avec l'album précédent - de 2006 : Amor Doloroso, enregistré dans les mêmes conditions et avec les mêmes personnes !

    Ces deux albums marquent la renaissance de notre artiste tourmenté, dans un registre rock. C'est léger et inspiré !

    L'album débute avec "Coup de foudre". Et l'on se demande si l'auditeur aura une histoire d'amour avec cet opus ? En tout cas, Higelin y est généreux et clame son envie de chanter et de déclamer des textes ciselés et poétiques.

    On retrouve aussi les influences de la musique noire nord-américaine notamment avec le titre "New Orleans" et ses sonorités gospel et jazz ! Higelin ne se prends pourtant pas au sérieux comme le prouve le titre "Kyrie Eleison" qui est une marche "bastringue et déglinguée" selon Télérama.

    Le chanteur dénonce et vitupère sur ce qui l'agace : la crise dans "aujourd'hui la crise" (reprise de 1976), les embouteillages du 15 août dans "Août Put". C'est volontiers noir et, vous l'aurez compris, décalé !

    Voilà ma première prise de contact - tardive ! - avec Higelin ! Jusqu'à présent, aucun des disques empruntés à Rico ne m'a déçu ! Les mauvais disques et les chanteurs médiocres - pas mal de gens aujourd'hui  en fait ! - je ne les écoute tout simplement pas car mon temps est précieux et je préfère éviter toute pollution sonore, déjà que j'ai un autre voisin relou dans l'immeuble dans face qui sonorise tout la quartier avec sa musique de beauf, fenêtre ouverte et volume à fond, du Johnny de 7 heures du matin à 22 heures sans arrêt depuis qu'il est décédé lui aussi !

    Je constate par ailleurs qu'au bout de presque dix ans de mon Overblog/eklablog et plus de 2130 articles, cela fait quasiment 210 articles par an ! Avec une nette hausse du nombre de publications ces quatre dernières années ! J'ajoute de plus des billets antidatés les premières années - 2008 - 2012, les jours où je n'avais pas fait de Post !

    Si vous appréciez mes blogs et mon travail, je vous suggère de me dire en commentaire quelle(s) œuvre(s) (romans, essais, BD, disques, films, jeux vidéo, etc,..), vous souhaiteriez me voir chroniquer - et par là dont vous me conseilleriez de me pencher dessus ! Le nom de ces blogs n'est-il pas "la bibliothèque-éclectique" !?

    A bientôt !


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  • Attention, voilà un album de Lucky Luke "historique" ! Du moins pour moi car c'est l'un des premiers de la série que j'ai lu étant enfant entre 5 et 8 ans  - et qui paraissait aussi dans le magazine féminin Nous Deux !  que me gardait ma Tata Georgine !

    En réalité, Le 20ème de cavalerie - puisque que c'est de cette histoire qu'il s'agit ! - est le quarante-et-unième récit des aventures du cow-boy solitaire et de sa monture Jolly Jumper - toujours écrit par Goscinny et dessiné par Morris et paru en 1965 en album aux éditions Dupuis (après l'habituelle prépublication dans le journal Spirou !). Il nous relate les grandes heures de la cavalerie !

    Le Wyoming est une terre pacifiée - au terme de traités avec les indiens Cheyennes ! Malheureusement, un certain Derek Flood, un sale type, un renégat de la cavalerie va semer le désordre et abattre des bisons, faisant porter le chapeau aux migrants blancs, pour lancer une guerre ! Le 20ème de cavalerie, stationné à Fort Cheyenne, et dirigé par l'inflexible et droit colonel McStraggle est aux premières loges.

    Le gouvernement des Etats-Unis décide de mandater Lucky Luke comme éclaireur auprès de McStraggle - en fait notre héros est investit des pleins pouvoirs pour négocier avec les indiens, lui qui a ouvert la région, le Wyoming, à la colonisation dans l'album précédent, Les collines noires  ! Il retrouve Chien Jaune !

    Mais les tribus indiennes se liguent et partent en guerre ! A cause des manigances du perfide et retors Flood ! Le fort est assiégé ! On découvre au passage des personnages atypiques : le colonel mais aussi son fils, Grover, qui a droit à un "régime spécial" fait de brimades ! , le blanchisseur chinois Ming Li Foo, Jeremiah Bowler, un chapelier, rien que pour le 20ème de cavalerie ! Il y a aussi une galerie d'indiens hauts en couleurs !

    Le tout est ponctué de son lot de gags habituels et toujours aussi bien pensés ! Finalement, Luke et Grover iront quérir l'aide du général Swanson, à Frontier Gulch au quartier général de la cavalerie, ce qui sauvera la mise de tout le monde !

    C'est un bon album - le 27ème chez Dupuis - et bientôt nous allons aborder d'excellents récits comme La Diligence, Canyon Apache, Le Pied Tendre, Western Circus ou encore Le Cavalier blanc ! La grande époque et un Goscinny et un Morris à leurs apogées !

    A bientôt !


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  • Nous allons une nouvelle fois parler de musique - mais pas de chanson anglo-saxonne, ni même hexagonale Clandestino - Manu Chao(francophone) mais de tubes dans la langue de Cervantes, l'espagnol ! Il existe en effet tout un marché sud-américain qui est très actif dans ce domaine, que l'on songe à Shakira !

    Au départ, il y avait le groupe Mano Negra puis, l'un de ses membres éminents, l'auteur-compositeur-interprête Manu Chao, décida de se lancer dans une carrière solo à la fin des années 1990 ! A l'origine pourtant ce n'était pas le but recherché et son premier album solo, Clandestino, sorti en avril 1998, devait clôturer, à contrario, la carrière de l'artiste français d'origine espagnole ! Seulement voilà, Clandestino  fut un grand succès !

    Petit à petit, en effet, Manu Chao a pris ses distances avec la Mano Negra et ses entouré de nouveaux amis à travers ses voyages, les villes et les pays visités. Il expérimente alors, mélange de nouveaux sons, s'essaie à de nouveaux style, très ouvert d'esprit est en effet cet artiste cosmopolite. Il se tourne même vers la "techno hardcore" - c'est dire !

    Au début de l'enregistrement de la maquette de Clandestino, Manu Chao - contre l'avis de ses amis qui lui disent que cela ne correspond pas à son style - s'entête à mettre une large part de son techno dans son disque d'adieux à la carrière musicale ! Mais un bug informatique décide du destin du futur album en effaçant toutes les pistes techno, révélant une composition moins chargé, plus limpide et donc plus adaptée !

    Pour Manu Chao, Clandestino ne devait être qu'une "thérapie" ! Le disque lancera en vérité sa carrière solo ! Renaud Letang, ingénieur du son d'Alain Souchon par le passé peaufine cet opus pseudo-conclusif.

    Cette œuvre marque l'ère d'une musique fusion et métissé ! Je l'ai écouté et ne parlant pas un traître mot d'espagnol, n'en ai pas compris le sens mais ça demeure très prenant et équilibré. Clandestino est plus du côté des ballades reggae que du rock de la Mano Negra même si la transition était déjà perceptible dans les dernières années du groupe. C'est un mélange de reggae, rock, musique latine traditionnelle, rumbas, rythmes brésiliens entrecoupés par des petits textes radiophoniques dont une courte allocution du sous-commandant Marcos.

    L’album est un fort succès en France, en Espagne, en Italie, au Québec et en Amérique du Sud ! Les titres les plus emblématiques - sur les 16 plages de cette galette ensoleillée - sont  le titre éponyme, "Clandestino" mais aussi "Je ne t'aime plus" (l'une des deux chansons en français avec "La vie à 2") ou "Bongo Bong" et "Desparecido". Un succès donc malgré le refus initial de radio comme NRJ, RTL2 et Europe2 de diffuser ces chansons jugeant quelles ne rentraient pas dans leur format !

    Ça s'écoute tranquillement ! Certains vous diraient en fumant un joint mais comme je ne cautionne pas cela !

    A bientôt !


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  • Autant le premier film de la série Taxi pouvait être amusant, autant ce Taxi 2 - réalisé par le tâcheron Gérard Taxi 2 - Gérard KrawczykKrawczyk, produit et écrit par Luc Besson et sorti en 2000 - est pour moi sans conteste la pire expérience de cinéma qu'il m'ait été donné de connaître ! C'est une immonde bouse ! Pire encore que Les Visiteurs ou La Captive du désert avec Sandrine Bonnaire (pour d'autres raisons) !

    On retrouve Daniel Morales - joué par Samy Naceri (qui a fait de la prison par la suite mais aurait déjà du être envoyé en taule suite à ce film !) - qui pousse toujours à fond les pédales au volant de sa Peugeot 406, son taxi  ainsi que Émilien Coutant-Kerbalec, le jeune inspecteur incarné par Frédéric Diefenthal ! Ce dernier obtient enfin de guerre lasse son permis de conduire.

    La police de Marseille - car cela se passe toujours à Marseille, la cité phocéenne ! - et le commissaire Gibert - joué par le lourdingue Bernard Farcy !  - s'apprête à recevoir le ministre de la Défense japonais pour voir la protection anti-gang de la ville ! Cela donne à l'occasion un certain nombre de "bonnes" blagues racistes bien grasses contre les Asiatiques qui ne m'ont pas du tout fait rire pour le coup ! On est déjà dans la Beaufitude dès le début du film !

    Les Yakusas sont bien décidés à faire échouer la collaboration France-Japon en matière de sécurité ! Bonjour les clichés et les facilités scénaristiques ! On voit donc débarquer des ninjas dans les rues de Marseille ! Ceci donne l'occasion de faire travailler les Yamakasis !

    Le ministre japonais ainsi que la bombasse de service, la dénommée Petra - jouée par le mannequin Emma Sjoberg - sont kidnappés par les Yakusas !

    L'action se déplace ensuite à Paris  - car c'est bien connu hormis Paris et Marseille, il n'y a pas de villes en France ! Les Yakusas préparent un attentat durant le 14 juillet pour jeter un froid avec le Japon. On a alors droit à une scène qui a provoqué chez moi un gros malaise, le parachutage du taxi - littéralement  ! - sur la capitale ! C'est con, débile et tout ce que vous voulez ! Bref totalement ridicule et surtout pas drôle ! A tel point que j'avais envie de me lever, de quitter la salle et de demander à être rembourser de ma place !

    Côté racolage, on a aussi droit à une scène ou une Petra qui a enlevé sa culotte exécute des prises de karaté où par ses grands jeux de jambes, on peut voir par arrêt sur image qu'elle n'a en effet pas de culotte ! Là encore pitoyable !

    Besson n'a jamais été un grand scénariste - il est juste un technicien un peu doué et encore ! Un producteur certes ! - mais là c'est le summum de la médiocrité ! Si des films comme Nikita ou Le Cinquième Eléments avait encore des qualités - mais déjà le côté racoleur ! - ici, on touche le fond !

    Il est inutile de dire qu'après ce fiasco, n'ai plus jamais remis les pieds dans une salle pour voir les films suivants de la série Taxi,  j'ai été vacciné !

    Si le seul intérêt de ce film, c'est à la limite sa bande originale où pour cet opus le collectif One Shot - avec Disiz, Faf Larage, Nuttea et Jalane - succède à Akhénaton !

    Signalons enfin la présence de Marion Cotillard, alors jeune et innocente, en Lilly Bertineau, la petite amie de Daniel, bref un rôle de potiche !

    A oublier très vite !

    A bientôt !


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  • A la moitié des années 1990, un nouveau type de jeux vidéo est apparu sur nos machines : les RTS ou "Real-Time Strategy", jeux de Stratégie-Temps-Réel ! On eu évidemment la série des Warcraft I à III - dans un univers d'héroic-fantasy, Command & Conquer, dans un cadre futuriste !

    Le cadre plus simplement historique ne fut pas délaissé avec Age of Empires (AoE), développé par Ensemble Studio et publié le 15 octobre 1997 ! Le cadre du jeu est l'expansion de l'Humanité de 5000 avant J.-C. à l'an 800 de notre ère (des extensions ultérieures étendront le cadre chronologique !).

    Vous commencez avec des hommes à l'âge de pierre qui doivent chasser des bêtes, pêcher et se livrer à la cueillette ! Au fur et à mesure du jeu, vous développez des bâtiments et des technologies et construisez votre civilisation parmi un choix de douze (Égypte antique, Mésopotamie, Grèce antique, Japon de la période Yamato..). Quatre styles et pour chaque style trois civilisations !

    La spécificité d'AoE est donc son cadre historique qui lui permit de se démarquer de la concurrence et de recevoir de bonnes critiques - ajouté à une réalisation soignée - notamment au niveau des graphismes et de l'aspect gestion.

    En 1998, sorti une première extension nommée "The Rise of Rome" ! Un Age of Empires II suivra fin 1999 et une édition définitive en 2017. C'est principalement un jeu pour PC et Macintosh - et pas pour les consoles !

    Des campagnes vous permettront de reproduire d'authentiques événements historiques ! Un jeu qui possède une part éducative donc ! Construisez des pyramides, menez votre cité-Etat grecque, vivez la lutte entre Athènes et Sparte, la chute de Troie ou les conquêtes d’Alexandre le Grand ! Je vos renvoie à mes billets historiques ! Vous irez du néolithique à l'âge de fer !

    Ce jeu vidéo à des aspects du jeu de plateau - adapté aussi en jeu vidéo ! - Civilization !

    Y ai très peu joué et encore chez un commerçant qui faisait cyber-café à l'époque ! Ou encore dans une version démo chez moi !

    A bientôt !


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  • Le Fugitif - Andrew DavisIl est rare que les adaptations de séries-télé sur le grand écran soient des réussites ! Qu'on se souvienne du désastreux Chapeau Melon et Bottes de Cuir ou de X-Files : Fight the Future ! Bilan mitigé aussi pour la franchise Mission Impossible !

    Par contre, Le Fugitif, la série de Roy Huggins, développée et produite par Quinn Martin, diffusée de 1963 à 1967 aux USA, sur ABC, fut l'objet d'un film Le Fugitif - en 1993 - réalisé par Andrew Davis et qui connut plus de succès ! C'est une adaptation de qualité pour un récit assez prenant !

    Peut-être ce film de 1993 doit-il aussi son succès à son casting !? En effet, Harrison Ford reprends le rôle du Docteur Richard Kimble, l'homme traqué du titre, tandis que Tommy Lee Jones - dont la carrière allait bientôt décoller (Men In Black, Volcano,...) est le marshal Samuel Gerard qui le traque !

    On notera qu'Andrew Davis retrouve ici Tommy Lee Jones qu'il avait déjà dirigé dans Piège en haute mer !

    Le Fugitif, c'est l'histoire d'un notable qui est accusé à tort d'un meurtre qu'il n'a pas commis, celui de son épouse ! Un mystérieux manchot en serait l'auteur ! Kimble est condamné à la peine de mort ! Pas cool ! Un film qui pointe ainsi les erreurs d'un système judiciaire implacable que les hommes essaient de corriger !

    Car cela va être au bon docteur parfaitement innocent de corriger le tir - et de prouver son innocence en retrouvant le vrai coupable ! Il va en avoir l'occasion car lors du transfert en bus vers son lieu d'incarcération le véhicule se renverse suite à une bagarre et Kimble s'échappe ! Il va devoir traquer le manchot et être lui même traqué !

    Un film donc avec une bonne dose de suspens et d'action ! Dans ces années-là, l’interprète d'Indiana Jones se spécialisait dans les films d'action - certes pas dans le même registre que ceux d'un Van Damme mais avec pas mal de courses-poursuites et de bagarres quand même ! Que l'on songe aussi à Air Force One !

    Un film dans la lignée des productions hitchcockiennes ! Le film obtint un beau succès en salles et Tommy Lee Jones - en marshal avec des principes mais juste ! - décrocha notamment l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1994 ainsi que le Golden Globe dans la même catégorie la même année !

    Un spin-off fut produit par la suite, U.S. Marshals,  toujours avec Tommy Lee Jones, traquant cette fois Wesley Snipes, sorti en 1998 ! Le film comique Le Détonateur est une parodie du Fugitif !

    A bientôt !


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  • Osez Joséphine - Alain BashungOsez Joséphine est le huitième album d'Alain Bashung, sorti en 1991. C'est avec cet opus que j'ai découvert cet éminent représentant de la chanson française, des textes inspirés, des musiques sophistiquées, la recette du succès était là et le succès fut effectivement présent !

    En effet, Bashung renoue avec les sommets des charts avec ce disque ! Écoulé à plus de 300.000 exemplaires vendus soit un beau disque de platine, bien mérité, en 1993 !

    Le titre Osez Joséphine vient d'une histoire familiale entre Joséphine Draï et Alain Bashung qui lui disait pour vaincre sa timidité de jeune fille : « Ah si j'osais Joséphine. ».

    La précieuse galette contient 11 titres,  - dont 4 chansons en anglais avec notamment une reprise de Bob Dylan : "She belongs to me" et le célèbre "Night in white satin" de Justin Hayward. Bashung est autant à l'aise dans les titres en français comme en anglais avec sa voix si particulière, qui laisse transpirer aussi une certaine forme d'humour acerbe, d'ironie à jouer avec les mots pour leur trouver de nouvelles connotations !

    Parlons de la poétique de Bashung ! Sur cet album, il signe des perles comme "Osez Joséphine" ou "Madame rêve" où il multiplie les figures de style ! Notez ici l'allitération, "Osez Joséphine" ! Des images très poétiques et parlantes comme "je cloue des clous sur des nuages "dans le titre "Volutes" ! Avec Bashung, on est vraiment dans un univers spécifique et particulier - et très riche ! Alors je vais résister à l'envie de vous faire des comparaisons avec les artistes actuels, Black M ou Maître Gims (sérieux, le type ose se faire appeler "Maître" !?) dont la pauvreté des productions est manifeste ! J'éviterais de tirer sur des ambulances !

    Bashung, c'est un univers musical mais c'est aussi un univers visuel ! Pour cet Osez Joséphine, il a été mis en images par Jean-Baptiste Mondino, célèbre clippeur des années 1990 - célébré notamment par Canal + dont il est un peu dans l'esprit graphique ! Il n'y a guère que ma copine Barbara C. pour ne pas connaître Mondino ! On se souviendra du clip d'"Osez Joséphine" qui mets en avant le rythme façon "cavalcade" de ce titre !

    Le magazine Rolling Stone n'a pas hésité à classer Osez Joséphine comme le meilleur album de rock français ! C'est sur qu'on est à mille lieux d'un Johnny Hallyday qui en plus n'écrit même pas ses textes !

    C'est en vérité là un très chouette album que nous avons ! Dommage que Bashung nous ait quitté trop tôt !

    A bientôt !


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  • Le savant et le politique : La profession et la vocation de savant - Max WeberMax Weber, le fondateur de la sociologie allemande, prononça, en pleine Première Guerre mondiale deux discours qui ont fait date ! Nous ne nous intéresserons pas ici à son intervention sur la vocation d'homme politique mais nous parlerons plus en détails - dans un premier temps - de son discours, prononcé le 7 novembre 1917 sur la profession et vocation de savant ! Nous reviendrons sur l'autre conférence dans un billet ultérieur !

    Dans "La profession et la vocation de savant" - que l'on retrouve donc dans le court essai Le savant et le politique, Weber revient sur le statut des professeurs dans son pays, l'Allemagne ! C'est à cette période - le tournant entre le XIXème et le XXème siècle que se développent les "sciences humaines" - Histoire, Économie, Psychologie, Sociologie - et l'Allemagne wilhelminienne est en pointe dans ces domaines !

    Weber établit un parallèle entre le savant en Allemagne et aux USA ! En Allemagne, celui-ci est nommé sur la base d'un livre ou d'un examen, de manière plutôt formelle. Le professeur n'est pas titulaire d'une chaire mais devient Privatdozent. Il n'est pas rémunéré par la faculté mais ce sont les étudiants qui lui payent ses cours - on a donc intérêt à en attirer le maximum ! Que l'on pense aux cas de Hegel ou de Nietzsche pour illustrer ce propos ! Le savant/professeur a donc intérêt à avoir sa fortune personnelle  - ce qui fait émerger une ploutocratie.

    Aux USA - car Weber, fait la comparaison, le professeur a plus un statut de bureaucrate et de fonctionnaire - il est certes rémunéré mais sa position est plus précaire car il peut être licencié. L'instruction en Allemagne tends à "s'américaniser".

    Weber parle de la vocation du savant et se demande ensuite quelle est l'utilité de la science - sciences de la nature ou de la culture.

    La science ne renseigne plus l'homme occidental sur le fonctionnement du monde - l'homme de la rue. En effet, un indigène, moins évolué technologiquement, connaît le fonctionnement de ses outils, sa hache, son arc, mais l'Allemand moyen comprend-t-il par exemple le fonctionnement du tramway !? On note une spécialisation du savant, de plus en plus accrue par ailleurs !

    L'homme n'est plus "rassasié" de la vie. Le Grec, au terme de son existence, avait tout vu. Désormais, la science étant infinie et n'atteignant jamais le savoir ultime, le savant est un perpétuel insatisfait  et la mort devient absurde car il n'atteint jamais le but, la fin de sa recherche !

    On note aussi un "désenchantement du monde". La science a fait reculer la magie, à détruit l'aura de mystère des objets.

    Weber note chez la jeunesse un refus de l'intellectualisation, une recherche de sentimentalisme et d'intériorité - dans la mouvance du romantisme ! On est à l'opposé de la Caverne de Platon, de la Recherche de la Vérité et on se complait dans les ombres. La science a d'abord été quête de la vérité, puis mathématisation du monde, quête de Dieu au moyen-âge et recherche du Bonheur. Désormais, elle n'est plus vue comme tout cela !

    Voilà un discours de Weber fort brillant et fort intéressant ! Il livre une critique de l'université - critique qu'il faudrait poursuivre à notre époque tant la cooptation y est grande  et l'injustice répandue. Ce texte fit une forte impression à l'époque lors de la série de conférences organisées par le comité bavarois de l'Association des Etudiants Libres. Weber critiquait par ailleurs ces étudiants qui recherchaient dans leurs professeurs des "guides". Pour notre sociologue, le professeur n'avait pas à faire de prosélytisme ni à prendre de position politique dans son amphi car l'étudiant ne pouvait pas répondre, forcé d'écouter docilement.

    Je vous donne rendez-vous dans pas trop longtemps j'espère pour le discours sur le politique.

    A bientôt !


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  • William Shakespeare est peut-être l'auteur anglo-saxon le plus célèbre - ne dit-on pas "la langue de Shakespeare" !?Roméo + Juliette - Baz LuhrmannLes nombreux drames qu'il a écrit pour la scène ont une portée universelle et résonnent encore aujourd'hui : Othello, Hamlet, Le Songe d'une nuit d'été et bien sûr Roméo et Juliette !

    D'autre part, Baz Luhrmann est un réalisateur de talent qui a l'habitude de sortir des sentiers battus - j'avais adoré son Moulin Rouge ! Le film de 1996, Roméo + Juliette allait être une confrontation entre le côté classique d'un Shakespeare et la tendance iconoclaste de Luhrmann ! En fait, notre petit génie du cinéma allait proposer une réécriture contemporaine du mythe tragique des deux amants maudits de Vérone - se déroulant à notre époque, sur fond de musique rock ! Luhrmann est en effet aussi un habitué des comédies musicales et les siennes comptent parmi ce qu'il y a de meilleur dans le genre !

    Dans le rôle de Roméo, on retrouve un jeune Leonardo DiCaprio - alors entamant sa carrière - pas encore auréolé du succès de Titanic - mais déjà avec une image de sex-symbol ! Le rôle de la jolie Juliette qui fait tourner le cœur du jeune premier, on retrouve Claire Danes - que pour ma part, je connais surtout pour son rôle principal dans la série Homeland !

    Je ne reviendrais pas sur l’intrigue de la pièce de Shakespeare ! Elle est connue et aurait l'occasion de m'attarder dessus si un jour je produis un article plus spécifique sur la dramaturgie du maître ! Rappelons qu'à Vérone, deux familles s'opposent, les Capulet et les Montaigu ! Dans ce contexte, Juliette, une Capulet, et Roméo, un Montaigu, tombent éperdument amoureux ! Mais la rivalité de leurs familles respectivement va avoir raison d'eux et ils vont même y perdre la vie au terme d'un quiproquo tragique !

    Dans le film de Luhrmann, qui fait partie avec Ballroom Dancing et Moulin Rouge, de la "Trilogie du Rideau Rouge", l'"action" est transposée dans un quartier chaud des Etats-Unis, à Verona Beach, de nos jours ! Les meurtres et les règlements de compte y sont légions !

    Le moment crucial du film est lorsque Mercutio se rends à un duel adressé à Roméo, à la place de celui-ci ! L'ami de Roméo est tué et Roméo le venge en tuant à son tour Tybalt, son meurtrier ! Hélas, Mercutio a eut le temps de proférer une malédiction : "Le peste soit sur vos deux familles !". Et la malédiction s'accomplira !

    La scène de la rencontre entre les deux jeunes amants - classiquement autour d'un balcon - est remplacé ici - si j'ai bonne mémoire par une scène, dans une soirée déguisée, autour d'un aquarium et dans un ascenseur - toujours la verticalité donc ! Elle est en ange et lui en chevalier !

    De même, le signe "+" du titre qui remplace la conjonction de coordination "et" fait penser à ces messages que les amoureux gravent sur les troncs des arbres !

    Juliette - qui n'a que 13 ans ! - est promise au Comte Paris ! Roméo lui est exilé ! Juliette feint alors la mort en utilisant un poison, voulant signifier son refus d'épouser Paris ! Trouvant son corps inerte, Roméo se donne alors la mort puis la jeune fille se réveille et constatant la mort qui n'est pas feinte de son amoureux, elle se suicide par balle ! A la fin, les Montaigu et les Capulet se réconcilient car leur rivalité à tué leurs enfants ! Malheureusement, il est trop tard !

    La bande originale du film de Luhrmann est évidemment primordiale ! Lors de la scène du bal masqué, on voit notamment la chanteuse Des'ree interpréter sa chanson "Kissing You" - de circonstances ! La musique du film contient par ailleurs des titres de Garbage, Radiohead, ou The Cardigans - pour ceux que je connais ! Deux versions de cette B.O. sont disponibles. A signaler aussi une reprise de "When Doves Cry" de Prince !

    Ewan McGregor, pour le rôle de Roméo, Natalie Portman et Sarah Michelle Gellar (Buffy) pour celui de Juliette, avaient été pressentis pour figurer au casting mais cela ne se fit pas pour diverses raisons (trop jeune, refus du rôles, etc...).

    Enfin, la carrière de DiCaprio fut lancée avec ce film puisqu'il reçut l'Ours d'Argent du Meilleur Acteur au Festival de Berlin !

    En ce qui me concerne, je trouve ce film très réussi ! L'émotion ressort très bien et vous prends à la gorge ! Le film oscille entre drame et réjouissances - avec la musique endiablée !  Les acteurs sont excellents, tout en intensité ! Je vous le recommande fortement donc !

    A bientôt !


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  • Vampires - La Mascarade est un jeu d'ambiance et d'interprétation avec des intrigues complexes voire alambiquées ! Le Succubus Club - White WolfEt la gamme dispose de bons recueils de scénarios tel cet ouvrage de janvier 1994, "Le Succubus Club" qui se déroule dans le cadre de campagne de "Chicago by Night", la ville d'Al Capone donc ! Il exploite les personnages présentés par ce guide ! Ce supplément fut repris ensuite dans le tome 1 des "Chicago Chronicles" !

    Le Succubus Club est une boite de nuit select, un night-club fréquenté par les vampires, créatures de la nuit par excellence ! Des complots s'y nouent et s'y dénouent. C'est aussi un terrain de chasse pour nos suceurs de sang.

    On a d'abord une présentation de 26 pages du club, son histoire  - il a survécu au grand incendie de Chicago. C'est un ancien entrepôt à l'architecture "démente" avec ses balcons, ses passerelles - qui permettent d'observer en surplomb - et ses chambres secrètes. Le maître des lieux s'appelle Brennon Thornhill, est un trafiquant de drogue et un "infant" de Lodin, le Prince de Chicago.

    Dans cette boite aux allures de labyrinthe, se côtoient et se croisent les punks, les gangs et les dealers. Les clients sont décrits - avec tables de rencontres aléatoires (la bonne vieille table de "monstres errants" !) et même Héléna, la Mathusalem, qui a une crypte extrêmement bien défendue sous le club - est décrite !

    Le premier scénario "La Réception d'Annabelle", montre les projets artistiques d'une vampire tournés en ridicule ! Attention à sa vengeance !

    Les vieux vampires ne vont pas manquer de manipuler les joueurs comme le mets en scène le scénario "Joueurs de Pions" !

    "Différences Fondamentales" voit les vampires s'opposer à un groupe de chrétiens fondamentalistes à la porte du club !

    C'est une maladie du sang qui menace les joueurs dans "Le Doux Aiguillon de la Mort", maladie qui transforme les vampires en bêtes incontrôlables !

    "Jeu d'Enfant" est un scénario en deux partie. Dans "Jeu de Piste", un antiquaire mets les personnages sur la piste du Livre de Nod et dans "Le Grand Insaisissable", ils se retrouvent prise entre le Tremere Nicolaï et le célèbre prestidigitateur Harry Houdini !

    Toutes ces histoires se déroulent dans le cadre du Succubus Club.

    Pour ma part, dans les années 1990, au Club Sortilèges, mon Conteur de Vampires  - La Mascarade nous avait fait jouer "La Réception d'Annabelle" et "Joueurs de Pions" ! Je regrette que l'on soit - si le MJ se débrouille mal ou s'écoute trop parler !? - un peu spectateur dans ces récits ! Ceci est aussi du à la puissance des antagonistes.

    A bientot !


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  • On connaît la série principale des Schtroumpfs - qui compte à ce jour, en mars 2018, 36 albums ! Mais il existe desSchtroumpferies 1 - Peyo séries dérivées comme la série des Schtroumpferies ! Traditionnellement, les récits des Petits Lutins Bleus de Peyo sont des récits entre 20 et 40 pages mais notre artiste belge a depuis toujours aussi produit des gags en une page,même si ce n'était pas sa spécialité, comme peut le faire un autre artiste comme Franquin avec son Gaston Lagaffe. On avait ainsi eu l'album "Histoires de Schtroumpfs" en 1972, Peyo récidive avec ce "Schtroumpferies 1" - sur un total à ce jour de 5 albums.

    "Schtroumpferies 1" parait en 1994, au Lombard et plus chez Dupuis ! Il contient 44 gags en une page, 44 "histoires de Schtroumpfs". Ces planches à gag ont été publiées dans différents supports - principalement les mensuels Schtroumpf ! de Cartooon Creation et l'édition allemande du magazine nommée Die Schlumpfe.

    Peyo, au fil du temps, au sein de la structure informelle nommée "Studio Peyo", s'est entouré de jeunes artistes, ses assistants - comme Pierre Walthéry - qui créera plus tard sa propre série Natacha, la blonde hôtesse de l'air - jeunes gens à qui il ne propose pas de CDI mais qu’il forme au métier. Le Papa des Schtroumpfs garde cependant un très fort contrôle sur ses créations s'assurant que ses jeunes prodiges ne s’écartent pas trop de la ligne imposée.

    Sur Schtroumpferies 1, on retrouve une bonne partie de ces jeunes plumes : Alain Maury  -déjà à l’œuvre sur "Le Schtroumpf financier",dernier album scénarisé par Peyo avant son décès - Luc Parthoens, Pascal Garray, Philippe Delzenne ou encore Jeroen De Coninck !

    Les 44 gags de cet album sont assez amusants avec des chutes souvent inattendues ! c'est légèrement naïf et bon enfant  ! On retrouve les blagues du Schtroumpfs farceur, plusieurs blagues autour du Schtroumpf bricoleur, immanquablement autour de la Schtroumpfette et plus surprenant autour du Schtroumpf grognon.... Tout l'univers de ce petits bonhommes attachants est présent.  On croise même le Cosmoschtroumpf !

    L'album a donc été commercialisé, pour la première fois en 194, dans une valisette en plastique avec deux VHS et une figurine !

    C'est une bonne alternative aux histoires longues mais pour ma part, je préfère quand même les récits longs !

    A bientôt !


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  • Rockferry - DuffyDuffy - de son patronyme complet Amie Ann Duffy - , est une chanteuse, auteure-interprète et actrice gallois née le 23 juin 1984. Son premier album studio s'intitule Rockferry et est sorti en 2007 chez A&M Records ! C'est la chanson "Mercy" - sortie en 2008 et qui fut un carton ! - qui l'a révélé au public !

    Cette chanteuse à la voix puissante et un peu éraillée a travaillé avec plusieurs producteurs et auteur sur ce premier disque, notamment Bernard Butler, Steve Booker, Jimmy Hogarth ou encore Eg White. Un travail de longue haleine puisque l'enregistrement de cette galette a pris pas moins de quatre ans ! Mais le résultat, avec ses dix titres, en vaut la chandelle !

    Vivant précédemment de boulots précaires, Duffy s'essaie à la chanson, dès 2004, et enregistre un mini-album de trois chansons intitulé Aimée Duffy ! Ce premier essai finira par se classer premier au Top gallois en 2008 et la jeune artiste en devenir est entre-temps repérée par Jeanette Lee de Rough Trade Records, toujours en 2004. C'est par la suite,après que Lee l'ai fait déménager à Londres, que Duffy va être mise en présence de Bernard Butler, l'ex-guitariste du groupe de rock alternatif anglais Suede.

    Butler va initier la jeune chanteuse à la soul musique en remplissant son iPod de cette musique. L’album Rockferry  possède incontestablement une touche soul, jazzy et clairement rétro ! Duffy aurait pu être une pin-up - ou une crooneuse - des années 1950 !

    En novembre 2007, après avoir rassemblé ses musiciens, Duffy signe un contrat chez A&M Records. Elle fait également ses débuts dans des shows télé britanniques de la BBC et en février 2008 dans Later with Jools Holland,  où elle apparaît pour la troisième fois, elle interprète la chanson éponyme "Rockferry", le futur tube "Mercy" ainsi que "Stepping Stone".

    Alors que son premier enregistrement, Aimée Duffy, devient numéro 1 dans le hit parade du Pays de Galles, Duffy sort cette année- là, - 2008, son véritable premier album, Rockferry - du nom de la commune de Rock Ferry où vit sa grand-mère ! La suite, on la connaît !

    La production de Rockferry  fut épique et une aventure à elle seule ! Enregistré dans de tout petits studios, avec parfois des périodes de trois semaines entre l'écriture d'un morceau et la prise de son, le sort de cette œuvre demeure incertain ! Mais c'est sans compter sur la ténacité et le volontarisme de Duffy ! Et l'aide de Bernard Butler qui écrivit quatre chansons - dont "Rockferry" et ne fut par payé initialement !

    En 2006, Steve Booker suit le mouvement et co-écrit et produit "Mercy" - qui deviendra directement numéro 1 dès sa sortie ! - et fut la dernière chanson écrite. Ce titre est, avec "Stepping Stone", largement autobiographique a révélé la chanteuse. "Mercy" parle de "liberté sexuelle" et de ne pas se faire imposer son comportement par les autres. "Stepping Stone " est à propos du fait de ne pas avoir exprimer ses sentiments à une personne dont elle était tombée amoureuse ! Une sorte de déclaration d'amour rétrospective et médiatisée/publique !

    Le second single extrait de l'album est "Warwick Avenue" ou Duffy raconte l'expérience qu'elle a eu du "Londres Underground" lorsqu'elle avait 19 ans, après s'être retrouvée par accident à la station de métro de Warwick Avenue !

    Duffy a assuré bien évidemment la promotion de Rockferry - en intervenant notamment dans des festivals comme le SXSW le 15 mars 2008 et au Coachella Valley Music and Art Festival où elle a interprété les titres précédemment cités plus la chanson "Serious". Pour coïncider avec la sortie du fameux album, elle s'est également produit à l'Apollo Theater à New York et a eu l'honneur de passer à la Royal Variety Performance 2008. En fait, cette année-là, elle s'est produite un peu partout en Europe tandis que "Mercy" résonnait sur la plupart des radions, en faisant le tube du moment !

    Rockferry a donc rencontré le succès public - pas mal pour un coup d'essai d'une chanteuse longtemps dans la galère ! Un de ces contes de fées britanniques à la J.K. Rowlings ! Il a aussi reçu des critiques largement  enthousiastes ! Je vous fais grâce de la pluie de récompenses qu'il a engrangé !

    A noter qu'il existe une "Édition Deluxe" avec un Disc two en plus du Disc "standard" ! Cette deuxième galette contient sept titres inédits supplémentaires ! Pour ma part, mon pote Rico m'a fait écouter la version "standard" ! A mon grand regret !

    Si je ne m'abuse, l'actualité de Duffy est (re)devenue un peu plus calme ces dernières années ! Mais bon, Rockferry est une production de qualité qui mérite l'écoute - surtout si vous aimez la bonne soul anglo-saxonne !

    A bientôt !


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  • Je vais maintenant vous parler d'un petite brochure publiée par Le Monde - d'une cinquantaine de pages à peine et La tentation du Bien est beaucoup plus dangereuse que celle du Mal - Boris Cyrulnik & Tzvetan Todorovqui se lit en une demie-heure, La tentation du Bien est beaucoup plus dangereuse que celle du Mal ! Il s'agit d'une entrevue menée par le journaliste Nicolas Truong auprès de Boris Cyrulnik et de Tzvetan Torodov. C'est supposé être un "dialogue" mais je n'ai pas trouvé que ça dialoguait beaucoup ! Une demie-douzaine de question sont posées et chacun apporte plutôt sa réponse de son côté.

    Présentons d'abord les intervenants !

    Boris Cyrulnik est psychiatre et inventeur du concept de "résilience" qui est en quelque sorte la capacité que nous avons à dépasser nos traumatismes. Né dans une famille d'immigrés juifs en 1937, Cyrulnik est l'un des deux seuls survivants de la Rafle du 10 janvier 1944 à Bordeaux. On voit bien le rôle du traumatisme dans sa vie. Sa capacité aussi à parler du mal !

    Tzvetan Todorov est né en 1939 à Sofia en Bulgarie et a rejoints la France en 1963. Il est surtout connu comme sémiologue, s'inscrivant alors dans la veine du structuralisme, pour s'en détourner plus tard et aborder des questions plus d'éthique. Todorov a grandi dans l'ex-Bloc Soviétique et a donc connu la dictature. S'intéressant aux Formalistes russes, étudier la forme lui permit dans un premier temps de ne pas s'engager sur le plan politique, ce qu'il fera plus tard ! Todorov est décédé le 7 février 2017.

    La première question concernent les héros qui ont permis à ces deux érudits de se structurer. Cyrulnik évoque la figure de Tarzan, modèle de force, qui lui a fourni un certain réconfort dans les camps des S.S. Todorov, lui, est plus méfiants vis-à-vis des figures héroïques telles celles mis en avant par le régime soviétique ! Il avoue sa  préférence pour des figures de résistants comme Germaine Tillion.

    Sont évoqués ensuite la possibilité de héros bénéfiques ou maléfiques et la tentation du Bien ou du Mal. Il ressort que bien peu de gens -hormis les psychopathes ! - choisissent comme modèles des êtres malfaisants mais nos deux intellectuels sont d'accords pour dire qu'on a commis les pires atrocités en voulant faire le Bien ! Hitler voulait exterminer plusieurs populations au nom du Bien du peuple aryen, même genre de motivations chez Staline ! Comme on dit, "l'enfer est pavé de bonne intentions !". Mais il faut aussi éviter tout manichéisme !

    La question de l’idéologie est essentielle. Une idéologie est en quelque sorte une pensée simplifiée, souvent dogmatique, un vade mecum. Tout est parti de travers lorsque les idéologies de "l'Un" sont apparus comme le Dieu Unique, le Parti Unique, qui font que tous les autres sont vus comme des mécréants qu'il devient légitime d'éradiquer - la porte du fanatisme ! La perversité, selon Deleuze et Lacan, c'est "vivre dans un monde sans autre".

    Dans cette optique et contrairement à ce que disait Manuel Valls, il faut chercher à expliquer les phénomènes de société, y compris le terrorisme - expliquer, ce n'est pas excuser, c'est comprendre pour mieux combattre ! Par contre, je ne suis pas d'accord avec Todorov lorsqu'il dit que les djihadistes œuvrent pour le Bien - c'est sans doute l'idée qu'ils ont en tête concernant leurs propres actions mais ce n'est pas la réalité - enfin c'est sans doutent ce que voulait dire Todorov !

    Face à une jeunesse et un peuple perdus, il y a besoin de contre-récits, de récits structurants ou encore d'encadrement comme pouvaient l'être les Jeunesses Communistes ou les Jeunesses Catholiques après guerre ! On note avec nos intervenants une certaine déprime du peuple français du fait que nous ne sommes plus une puissance mondiale !

    L'entretien est suivi par une courte biographie-hommage à Tzvetan Todorov qui retrace son parcours.

    Voilà, c'est intéressant mais c'est un peu court ! On n'apprends vraiment rien de nouveau mais cette brochure peut être une porte d'entrée vers les œuvres de ces deux hommes.

    A bientôt !


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  • Avec le rachat par Disney en 2012, Lucasfilm avait clôturé sa précédente série d'animation The Clone Wars de Star Wars Rebels - Saison 4manière très prématurée ! Dave Filoni avait retenu la leçon et a souhaité donner une fin satisfaisante avec sa série suivante, Star Wars Rebels et il y parvient avec le double épisode final de cette Saison 4 !

    Dans les trois précédentes Saisons, on avait suivi la constitution d'une petite cellule rebelle, très efficace, sur le monde industriel et éloigné de Lothal ! A la fin de la Saison 3, ce groupe du Ghost, le vaisseau d'Hera Syndulla, regroupait autour de la capitaine de ce cargo : Kanan Jarrus, Ezra Bridger, Sabine Wren, Zeb Orrelios et le droïde Chopper ! La Rébellion commençait aussi à prendre forme autour de Mon Mothma et nos héros rejoignaient ce groupe principal, dans sa base de Yavin IV, après la perte de leur propre base, sur Atollon, suite aux manœuvres d'un ennemi redoutable, le Grand Amiral Thrawn tout droit sorti de l'ancien Univers Étendu !

    Dans cette Saison 4, les héros vont s'évertuer à libérer leurs planètes natales ! C'est d'abord l'équipage du Ghost qui libère le monde de Sabine Wren, Mandalore, dans un double épisode ! Puis, ils se lancent dans la libération de Lothal, à l'initiative d'Ezra mais ne pourront pas pour se faire compter sur la Rébellion  - car Thrawn impose un trop gros blocus à ce monde ! Et il ne faut pas oublier qu'"historiquement", la première victoire de la Rébellion est celle de Scarif, dans le film Rogue One ! Si victoire sur Lothal il doit y avoir, ce sera du fait d'une cellule indépendante !

    Les compagnons de combat réunis autour d'Ezra vont se regrouper et s'organiser ! En fait, ce sont tous les alliés rencontrés au cours des Saisons précédentes qui vont embrasser la cause ! On a bien sûr les soldats clones à la "retraite", Rex, Gregor et Wolffe mais aussi Hondo Ohnaka le pirate, l'ex-gouverneur Azadi, l'Agent Kallus qui a précédemment fait déflexion, le contrebandier Vizago, et Ketsu Onyo, pour les principaux !

    Parmi les opposants, et lié à Thrawn, on retrouve avec grand plaisir le personnage de Rukh le Noghri, sorti lui aussi des premiers romans de Timothy Zahn dans l'univers Star Wars !

    Le combat pour Lothal s'annonce difficile  -et un des six personnages principaux fera le sacrifice de sa vie pour sauver ses compagnons du Ghost  ! Un autre personnage disparaît dans les Régions Inconnues à la fin de la Saison ! Quid de Kanan et Ezra sachant que Luke Skywalker est censé être le dernier Jedi ?

    Enfin, la mythologie de la Force est largement développée et prends des directions inattendues ! On a par exemple ces énormes Loup de Lothal ! Et plus encore les mystères du temple Jedi de Lothal sont  bien intrigants avec cette fresque représentant les Dieux de Mortis - de la série The Clone Wars ! - qui ouvre un passage vers le "Mondes entre les mondes" - et autorise le voyage dans le temps, reliant ainsi la Prélogie, la Trilogie originale, la Postlogie, The Clone Wars et Star Wars Rebels !

    Un autre personnage fait son grand retour ! Qui ? Quelqu'un qu'on croyait morte ! Est-ce en rapport avec ce t-shirt que Filoni portait à une convention sur lequel était écrit "Ahsoka lives !" ?

    Le dernier épisode double est haletant et épique à souhait ! Et donc un autre personnage - deux autres en fait ! - "disparaît" ! L'épilogue est aussi très émouvant - qui nous montre les différents "survivants" quelques années plus tard, après la victoire de la Rébellion à Endor ! Deux de ces personnages vont se lancer dans une quête dans l'Espace Sauvage pour retrouver un de leurs amis ! Ce qui laisse présager une troisième série d'animation dans le futur - dans la continuité ? Le sort de Thrawn est également en suspend !

    Concernant une éventuelle autre série, on n'a encore aucune info pour l'instant ! Mais il semble que les Régions Inconnues et l'Espace Sauvage soit mis en avant à l'avenir ! Thrawn et les Chiss en sont originaires, Snoke aussi semble-t'il et son  Premier Ordre ! On nous laisse entendre que Palpatine craignait quelques menaces dans ces régions de l'espace encore inexplorées ! Va-t'on assister à un retour des Yuuzhan Vongs dans l'Univers Canon ? L'avenir le dira !

    En tout cas, je trouve que Disney fait vraiment du bon travail ! Les artistes à l’œuvre renouvellent Star Wars : Rian Johnson - de façon polémique ! - avec l’Épisode VIII - Les Derniers Jedi - ou Filoni avec son "Monde entre les mondes", concept assez osé je l'avoue !

    J'adore Star Wars depuis 40 ans et ce n'est pas prêt de s'arrêter !

    Voilà, j'ai essayé de ne pas trop vous spoiler !

    A bientôt !


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  • La Couleur pourpre - Steven SpielbergEn ce mois de mars 2018, sort un numéro spécial de "Tout Savoir - Arts & Média" - excellent magazine ! - qui revient sur la carrière de Steven Spielberg de manière exhaustive ! Je vais donc me reposer sur cet ouvrage - plutôt que sur Wikipédia - pour écrire présentement un article sur La Couleur pourpre, film de 1985 de Spielberg qui s'attarde sur un sujet peu traité alors, la condition de la femme noire peu après la fin de l'esclavage aux USA ! Film que j'ai par ailleurs vu il y a une vingtaine d'années !

    A l'origine, La Couleur pourpre  est un roman d'Alice Walker, première femme noire a remporter, en 1983,  le Prix Pulitzer et la National Book Award. Le livre aborde des thèmes délicats tel la violence contre les femmes ou l'homosexualité féminine avec une représentation sans détour du sexe ! Rapidement, ce livre devient un symbole pour la culture afro-américaine et sa communauté !

    C'est Kathy Kennedy - oui, celle-là même qui est actuellement en charge de Star Wars et Lucasfilm chez Disney et qui a longtemps été l'"assistante" de Spielberg - qui propose l'idée au réalisateur de faire une adaptation du roman d'Alice Walker. - "pas en tant que productrice à un réalisateur mais en tant que femme à un homme" ! Notre homme est emballé par ce livre si révolutionnaire et emprunt d'authenticité !

    Dans ce film qui lança la carrière de Whoopi Goldberg, on retrouve Celie - joué par Goldberg donc - , au début du XXème siècle, dans une plantation de coton de Georgie. A 14 ans, la jeune femme noire est abusée sexuellement par son père, même après la mort de sa mère. De cette relation incestueuse, elle a deux enfant que le paternel lui prends pour les faire adopter.

    La seule consolation de Celie est la relation qu'elle entretient avec sa jeune sœur,Nettie. C'est alors qu'Albert Johnson, dit Monsieur - joué par Dannt Glover - , un autre noir, père de quatre enfants et veuf pour avoir tué sa femme, jette son dévolue sur Nettie. Mais le père de Celie et Nettie parvient à convaincre Johnson d'épouser plutôt Celie, celle qui a perdu sa virginité !

    Monsieur dispose donc avec Celie d'une nouvelle épouse soumise à ses ordres, qu'il traite comme sa bonniche, bref qu'il maltraite ! Le calvaire de la pauvre Celie continue donc aux mains des hommes !

    De son côté, épuisée par les avances de son père, Nettie demande à vivre avec sa sœur et Monsieur, ce qui est un réconfort pour Celie ! Nettie apprends alors à sa sœur à lire mais le fait que la nouvelle venue refuse ses avances déplaît à Albert qui finit par la chasser !

    Nettie promets alors d'écrire à Celie mais aucune lettre ne parvient à cette dernière dans une boite aux lettres qu'elle n'a pas le droit d'ouvrir par ailleurs ! Le seules lettres sont celles de Shug Avery, une femme noire libérée, chanteuse dans un club de Memphis - jouée par Margaret Avery.

    De son côté,  Harpo, le fils ainé d'Albert prends pour femme la très volontaire Sofia - jouée par Oprah Winfrey - qui ne se laisse pas dicter sa conduite par les hommes ! On devine la tempête qu'elle va apporter sous ce toit !

    Ce sont en fait cette Sofia et Shug Avery qui vont montrer à Celie comment redresser la tête et résister à la vindicte des hommes ! c'est donc une histoire d'émancipation féminine ! Il est assez marrant de voir comment Albert est soumis à Shug qui ne s'en laisse pas non plus compter ! Les rôles sont inversés !

    Le musicien noir, Quincy Jones, s'est aussi impliqué dans ce film dont il a composé la musique.

    Et avec ce film, Spielberg qui n'avait jusque là réalisé que des films "pop-corn" mâtinés de SF et de fantastique acquiert ici sa réputation de réalisateur capable de tourner des films sur des "sujets sérieux" - ce qui lui demanda de changer complétement sa méthode ! Ceci lui permit aussi de tourner pas mal des films qui allaient suivre en commençant par La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan  ou encore Munich !

    Le film suscita de vives critiques de la communauté afro-américaine n'acceptant pas qu'un réalisateur blanc s'approprie ce sujet et l'accusant de dénaturer le livre (ainsi la relation homosexuelle entre Celie et Shug Avery est complétement gommée !). On pointa aussi la caricature d'un homme noir immoral sans parler des conditions de vie du peuple noir de cette époque ! Le petit génie du cinéma de SF venait de filmer un drame de société et quelque part, on n'était pas habitué !

    Malgré ces critiques et réserves, le film rencontra un vif succès en salles ! Spielberg avait gagné son pari  ! La Couleur pourpre  est aussi nominé dix fois aux Oscars 1986. Ni leçon d'Histoire, ni critique sociale, c'est là le récit d'une survivante qui nous laisse penser que même dans les heures les plus noires, il reste de l'espoir ! De plus, cette fois-ci, avec Whoopi Goldberg, la femme noire passe du statut de rôle secondaire au cinéma au premier rôle, ce qui constitue en soi une petite révolution !

    Concernant  mon avis personnel, j'avais beaucoup aimé ce film il y a vingt ans qui contient une certaine dose de jubilation dans une intrigue particulièrement dramatique ! Je me souviens d’ailleurs très bien de ce film marquant si longtemps après !

    Spielberg est décidément un grand et c'est pourquoi j'ai traité beaucoup  de ses films sur ce blog !

    A bientôt !


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  • Les jeux vidéo possèdent leurs panthéons de personnages emblématiques, depuis Pac-Man jusqu'à Jaina PortVaillant - en passant par Mario ou Sonic the Hedgehog !

    En novembre 1996, est lancé la longue série de jeuxTomb Raider  - par Core Design (voir le billet que j'ai déjà fait sur le sujet !) - qui mets en avant, dans ces récits d'explorations de vieux temples en 3D, l'héroïne Lara Croft, une aventurière archéologue dans la lignée d'Indiana Jones, mais terriblement plus sexy ! Puis les jeux s’enchaînent et le succès ne se dément pas !

    Très vite, lors des conventions de jeux vidéo, se pose la question de trouver un avatar humain à la jeune Lara Croft, pour la personnifier sur les stands et dans les médias ! Un certain nombre de top-models vont endosser le petit haut moulant, le short tout aussi moulant et brandir les guns/pistolets de l'aventurière ! Les plus connues et parmi les premières sont l'actrice britannique Rhona Mitra ou Neil MCAndrew (qui posera dans le plus simple appareil dans le Playboy US mais pas en tant que Lara !). Des comics sont publiés et Hollywood s'empare aussi du phénomène !

    Les jeux vidéos portés à l'écran n'ont jamais donné rien de fameux, que l'on pense au film sur Super Mario Bros. ou Street Fighter. Tomb Raider est donc adapté au cinéma dans une Dilogie - incarnée par la magnifique Angelina Jolie - et dont le premier des deux films, Lara Croft : Tomb Raider, sort en 2001 sous l'égide de Simon West !

    Dans ce film, Angelina Jolie retrouve d'ailleurs son père à l'état civil, Jon Voight qui joue le père de Lara dans le récit ! On retrouve les mêmes recettes que dans les jeux vidéo et -pour le cinéma, dans les Indiana Jones !

    Lara se mets sur la piste d'un trésor ancien, gardé par maints pièges et embûches ! Elle devra résoudre des énigmes et allier le physique au mental. .Il y a bien sûr un antagoniste et ici ce sont les Illuminatis, très à la mode depuis les années 1990 et la vague X-Files ! Lara hérite d'une mystérieuse horloge de la part de Lord Richard Croft, son père et cet objet étrange doit la mener sur un trésor ancien permettant de contrôler l'espace et le temps !

    Le film débute en Égypte où Lara affronte un robot géant ! Puis, au Cambodge et à Venise ! Au casting, Daniel Craig - notre James Bond ! -  joue Alex West, un allié de l’héroïne tandis que Iain Glen - le Jorah Mormont de Game of Thrones - est Manfred Powell, le méchant du film et chef des Illuminatis ! Un bon film d'énigmes et d'action !

    Comment conclure sur ce film ? Ce n'est pas une catastrophe comme la plupart des films tirés de jeux vidéo mais ce n'est pas un chef d'oeuvre non plus ! Un film honnête mais assez moyen et pas l'équivalent d'un Indiana Jones ! A noter qu'en 2018, Angelina Jolie étant trop "vieille", un reboot est tenté avec la jeune actrice suédoise Alicia Vikander ! Je ne l'ai pas encore vu mais vous en parlerais dès que ce sera le cas, en tant voulu ! Mais ce n'est pas ma priorité !

    La licence Tomb Raider pourrait avoir du potentiel au cinéma pour peu qu'on sorte des sentiers battus et de l'attendu !

    A bientôt !


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  • The Savage Sword of Conan - Tome 3 : La Citadelle au coeur du tempsJe continue ici à vous proposez des reviews de l'excellente série Hachette-Collection des "Savage Sword of Conan" avec le tome 3 - "La Citadelle au cœur du temps" qui propose quatre récits de Roy Thomas, et différents dessinateurs, sortis entre avril et août 1974 dans le comics Marvel éponyme !

    On commence avec une histoire assez longue et consistante, de Roy Thomas donc et illustrée par John Buscema et Le Tribe qui s'intitule "Naîtra une Sorcière" ! Dans la cité de Khauran, la reine Taramis apprendre le retour de sa sœur jumelle Salomé, qu'on pensait morte à la naissance mais qui a en réalité été exilée car elle possédait la marque de la Sorcière ! Salomé usurpe donc le trône de Taramis et dès lors multiplie les exactions, les actes de débauches, procède à des rites sacrificiels à quelques monstres impies, épaulé par Constantius, le chef kothien des Franches Compagnies et ses mercenaires shémites !

    Seul Conan et quelques soldats fidèles s'opposent encore à Taramis ! Mais Conan a vite le dessous face à la garde de Constantius très nombreuse ! Il est condamné à mourir sur une croix dans le désert - une figure christique ? - dévoré par les vautours - tel Prométhée ?

    Conan doit alors sa survie à sa grande résistance et à l'arrivée de Olgerd Vladislav, le chef des pilleurs Zuagirs ! Conan rejoints ses bandits des sables et ne tarde pas à faire tomber Olgerd de son commandement et à prendre sa place ! Dès lors, il va pouvoir se venger de Salomé et de Constantius !

    Ce récit se termine par une bataille rangée devant la ville ou Conan use de ruse puis aidé par le fidèle soldat de Taramis, Marcios, parvient à délivrer la reine légitime, et à éliminer la sorcière et son monstre des enfers ! Et Conan dirige désormais les Zuagirs !

    L'histoire suivante se nomme "Le Dormeur des Sables" et est un peu un prolongement du récit précédent puisqu'on y suit Olgerd Vladislav dans son exil dans le désert qui est à son tour sauvé de la mort par Ahmed Mullah et sa fille, la belle Dhira. Ceux-ci se rendent au tombeau du "Dormeur des Sables" - dont on peut dire sas trop se tromper qu'il s'agit d'un de ses Grands Anciens cher à Lovecraft, le collègue d'Howard ! - afin de pratiquer un rituel pour le maintenir endormi  ! Les plans d'Olgerd vont  quelque peu perturber le rituel car le vil personnage trahi l'hospitalité dont il a bénéficié et tue Mullah ainsi qu'un émissaire zuagir de Conan !

    Le "Dormeur" se réveille et Conan a fort à faire ! Heureusement, Dhira connaît quelques prières utiles à réciter ! Ce récit, là encore de Thomas, est illustré par Sonny Trinidad !

    Le troisième récit, intitulé "Le Peuple de l'Ombre", est aussi un récit lovecraftien - de Roy Thomas et dessiné superbement par Alex Nino !  Jim O'Brien se rends dans la grotte de Dagon, muni d'un pistolet dans le but d'abattre son rival,  Richard Brent pour obtenir les faveurs d'Eleanor Rand.

    Mais O'Brien glisse sur une pierre et se cogne la tête, ce qui  réveille une réminiscence ! Il est alors Conan de Cimmérie qui poursuit dans les grottes, après le sac d'une forteresse aquilonienne, la jeune femme nommée Taméra, défendue  par Gaeric,  son amant gondarien ! Là, le trio se retrouve confronté à un culte d'hommes reptiliens et Conan  est séparé des deux amants et assiste à leur perte des mains des affreuses créatures non humaines !

    Puis, O'Brien se réveille et constate que Richard et Eleanor sont aux prises, de nos jours, avec le dernier représentant des hommes-reptiles ! Il donne alors sa vie pour payer une vieille dette ! Quand passé et présent se font écho dans un récit rondement mené et très bien écrit !

    Le quatrième et dernier récit de ce tome 3 se nomme " La Citadelle au cœur du temps" et donne son titre au volume ! Il se déroule lui aussi pendant la période ou Conan est chef des pillards zuagirs et intercepte une caravane qui transporte un monstre venu de la préhistoire ! Intrigué, Conan a vent par une servante de l'histoire du sorcier Shamash-Shum-Ukin, qui vient en réalité d'une autre époque, celle de Babylone des siècles plus tard ! Notre barbare décide de se rendre à  Akbitana, la ville où se trouve la forteresse !

    Hélas il est trahi par Alhambra, une danseuse et courtisane qui le livre au sorcier ! Là il découvre le Puits au Cœur du Temps qui livre régulièrement des spécimens de créatures d’autres temps au sorcier !  Spécimens qui constituent sa collection et son trésor !

    Shamash-Shum-Ukin décide de livrer Conan - et accessoirement Alhambra dont il s'est lassé - au Puits mais le Cimmérien parvient à s’échapper avec la fille ! Au final, la forteresse s'écroule et le nécromant tente sa chance dans le Puits ! Pour finir, Conan sauve la ville de l'attaque d'un dragon - en fait un Tyrannosaure - à l'aide d'une arme de destruction massive ! Un récit mis en œuvre par Roy Thomas - toujours ! - John Buscema et Alfredo Alcala que j'avais eu au début des années 1980 en album grand format des Éditions LUG !

    Tous ces récits sont en N&B puisque c'est le principe de cette réédition !

    C'est excellent et je suis très fan de cette série !

    A bientôt !


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  • On ne se lassera jamais de la bêtise et de la méchanceté des Dalton et cela, Morris et Goscinny l'ont bien compris ! Lucky Luke : Les Dalton se rachètent - Morris & GoscinnyLa quatuor infernal est encore au centre de la quarantième histoire de Lucky Luke, Les Dalton se rachètent, publiée en album en 1965 ! Une nouvelle variation sur les péripéties rocambolesques qui adviennent à ces autres là !

    Cette fois, un certain sénateur nommé Jonas O'Joice décide de réformer le système pénitencier américain en donnant aux prisonniers la possibilité de s'amender ! Mais avant de voter la loi, la Cour Suprême du pays décide de mener une expérience-test en mettant à l'épreuve les pires despérados - en l’occurrence les Dalton - et que confier le suivi de la chose à Lucky Luke ! Contre toute attente, les Dalton sont libérés !

    Nos quatre lascars sont bien décidés à se jouer du système en se tenant à carreaux pendant leur mois de probation, pour ensuite recommencer leurs exactions le délai écoulé !

    Goscinny insiste une fois de plus sur le caractère poltron et borné de la population de l'ouest de base ! Le quatuor s'installe dans la ville de Tortilla Gulch. La réputation des Dalton les précédant et il ne va pas être facile de convaincre les gens de leur honnêteté ! Puis dans un second temps, le quidam de la rue va manifester un certain mépris vis-à-vis des repentis qui ne peuvent se défendre ! Mais Lucky Luke veille !

    Les Dalton décident de devenir d’honnêtes hommes d'affaires en devenant... banquiers !

    Un autre groupe de crapules, mené par un certain Sam qui tente de se faire une réputation sur le dos des Dalton , va commettre des exactions en signant leurs méfaits du nom des quatre "ex"-taulards. Lucky Luke et les Dalton vont arrêter ces apprentis-desperados et dès lors, Joe, Jack, William et Averell vont fréquenter le Gotha de Tortilla Gulch... en rongeant leur frein !

    La période de probation arrivant à son terme, le naturel revient au galop et Lucky Luke, accompagné du sénateur O'Joice, en voyage dans l'Ouest doit se résoudre à remettre les Dalton sous les verrous !

    A noter la présence du chien Rantanplan dans cet album ! t Le stupide et inoffensif cabot, tout le long du récit,  passe son temps à essayer de se remémorer le nom de Lucky Luke et pour se faire passe en revue toutes les légendes de l'Ouest américain !

    Un bon album dans la moyenne ! Drôle et loufoque à souhait !

    A bientôt !


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  • Criminal Case : Pacific BayCriminal Case est un jeu vidéo de puzzle et d'énigmes disponible depuis fin 2012 sur Facebook. On peut le voir comme un jeu décliné en plusieurs saisons ou comme une série de jeux !

    Ce jeu de détective a été développé par le studio français indépendant Pretty Simple et a rendu accros en moyenne près de 10 millions d'utilisateurs par mois ! Il est donc très populaire et est un concurrent sérieux pour la saga Candy Crush qu'il a d'ailleurs battu pour le titre de "Game of the Year" 2013 !

    Il y a en tout cinq Saisons de Criminal Case - et je ne vais pas vous les énumérer ! Je mentionnerais chaque jeu individuellement au fur et à mesure que j'y jouerais quitte à me répéter sur les mécanismes du gameplay ! Ce billet est consacré à la Saison 2 intitulée "Pacific Bay" !

    Dans une version fictive de nos USA actuels, après avoir résolu les 56 cas de la Saison 1 nommée "Grimsborough", vous êtes muté dans la cité de Pacific Day (mais il n'y a pas besoin d'avoir fini le premier jeu pour jouer à la Saison 2 !). Vous faites alors équipe avec la jeune flicquette Amy Young et le détective Frank Knight ! Vos enquêtes vous ménerons des plages de la ville, au Bayou Bleu, au bourg, à al ville du Jazz, aux "White Peaks", aux collines d'Ivywood, au Canyon Rhine, à la Vallée de l'Innovation, à la "Paradise City" et enfin au secteur nommé "The Wastes" !. Ce sont en tout 59 nouvelles enquêtes qui vous attendent !

    Je n'en suis pour ma part qu'à la première enquête : "Shark Attack" ("Attaque de requin" !). En regardant la carte, je Criminal Case : Pacific Baypensais qu'il n'y avait que cinq enquêtes mais en fait, il ne s'agit que de "Ocean Shore" ! Un jeu à la durée  de vie exceptionnelle donc - presque interminable si on compte l'ensemble des Saisons et des variantes de jeux ! Je ne suis donc pas au bout de mes peines ! Mais je ne m'en plains pas car Criminal Case est un jeu très plaisant !

    C'est évidemment un jeu "Pay-to-Win" ! Vous disposez d'une réserve de points d’énergie qui se recharge quotidiennement et que vous devez dépenser pour pouvoir jouer aux puzzles et aux jeux de recherches d'objets ! Le jeu est aussi "Free-to-Play" en un sens mais vous progresserez trop vite avec la Carte Bleue !

    Les jeux sont simples et amusants : retrouver des objets dans un "foutoir", jeu des différences, puzzles, etc... Ça demande du sens de l'observation et de la rapidité ! En les résolvant, vous obtenez des étoiles qui vous permettent d'interroger les suspects ou d'examiner les indices (comme recoller une photo !). Tout ceci fait avancer l'enquête !

    Il est aussi possible d'inviter des amis via Facebook et de se faire aider !

    Pour ce premier billet sur une Saison de Criminal Case - et comme je n'ai pas beaucoup progressé dans l'intrigue encore ! - je vous décris les mécanismes du jeu ! A l'avenir, lorsque je vous parlerais des autres saisons, je tâcherais d'avancer plus vite et essaierais de m'attarder plus sur les intrigues des enquêtes !

    Un des meilleurs jeux disponibles sur Facebook, directement inspiré de l'univers des séries tels que Les Experts ! Une Saison dure environ un an - un chapitre étant publié et mis à disposition des joueurs chaque semaine ! On est est actuellement à la Saison 5 - "The Conspiracy" toujours en cours de publication ! Les Affaires ne sont donc pas terminées !

    A bientôt !


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  • Piège à grande vitesse, film d'action et de castagne américain sorti en 1995 et réalisé par Geoff Murphy est la suite de Piège en haute mer ! C'est ce qui constitue en VO la saga des Under Siege ! Par la suite, Steven Seagal a joué dans divers téléfilms de piètre qualité qui ont parfois repris en VF le titre "Piège en..." même si je ne pense pas qu'il y ait de lien !

    On retrouve donc Seagal dans la peau du très dangereux Casey Ryback qui cette fois prends le train, alors qu'il a pris sa retraite de marine et se rends, en train, à travers les Rocheuses, à Los Angeles avec sa nièce Sarah Ryback pour se recueillir sur la tombe de son frère, le père de Sarah ! La jeune fille est jouée par Katherine Heigl dont c'est là l'un des premiers rôles principaux !

    Mais un hélicoptère se pointe et dépose des terroristes sur le train qui va donc stopper. Marcus Penn, leur chef - joué par Everett McGill abat les conducteurs et prends le contrôle du convoi ! En fait, il obéit à Travis Dane - joué par Eric Bogosian -, un génie de l'informatique qui a été licencie du Ministère de la Défense U.S. Dane ne fait pas de cadeau puisqu'il commence par assassiner un couple d'employés de son ancien ministère qui ont une liaison secrète afin de récupérer les codes de "Grazer One" un satellite muni d'une arme laser dont il veut faire usage pour ses nouveaux clients et pour se venger de Washington !

    On remarque au passage que les armes satellitaires étaient depuis cette époque des années 1990 très à la mode dans les scénarios hollywoodiens puisque la même année, 1995, on retrouve les satellites Goldeneye dans le James Bond éponyme !

    Dane menaçant de détruire Washington, Casey, encore embarqué dans une histoire de fou, se retrouve le dernier rempart ! Le Pentagone est impuissant car le train constitue une base mobile et l'informaticien a conçu des "satellites-fantômes" ! Ryback senior va devoir jouer des coudes pour neutraliser les terroristes un par un dans l’exiguïté des rames et sans tomber du train !

    Penn va alors se servir de Sarah pour exercer un odieux chantage ! Casey va pouvoir compter sur Bobby Zachs, - joué par Morris Chestnut - un porteur du personnel du train qui va lui servir de porte-messages !

    On aura droit au lots de bastons et de rebondissements ! C'est un film d'action de facture assez classique et qui se regarde bien - quoi qu'est un peu de mal avec Steven Seagal, accusé depuis des années d'être un prédateur sexuel, scandale qui a éclaté de nouveau avec l'Affaire Wenstein !

    Penn et Dane auront le sort que ces deux affreux méritent puisque Casey Ryback leur réglera leurs comptes !

    Voilà, je n'en dit pas plus sur ce film dont le gros défi est d'arriver à maintenir le rythme tout du long, ce qu'il réussit fort bien !

    A bientôt !


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  • Black Ice - AC/DCAutant vous le dire tout de suite, pour ne pas vous raconter de cracks, je suis complétement néophyte dans le domaine du hard rock et du metal ! Je ne connais vaguement que deux groupes de noms : Metallica - dont mon camarade Laurent J. était un gros fan au lycée ! - et AC/DC ! Peut-être pourrais-je demander à Joris C., une autre connaissance qui s'affiche toujours avec des t-shirts de ces genres musicaux de me prêter des disques et d'éclairer ma lanterne . A vrai dire non, car cela ne m'intéresse pas plus que cela !

    Toutefois, je suis quelqu'un de très curieux et d'assez ouvert et j'ai emprunté à mon pote Rico, le quinzième album sorti au Pays des Kangourous (je précise cela car internationalement, ce n'est que le quatorzième album !) du groupe australien AC/DC ! cette album, c'est Black Ice !

    AC/DC, qu'est-ce que cela évoque pour moi ? Un chanteur à la voix nasillarde et éraillée - qui s'appelle en réalité Brian Johnson ! - un guitariste qui fait des shows sur scène en tenue de collégien - et qui se nomme lui Angus Young !

    Je ne vais pas ici vous conter l'histoire de cette formation car il faudrait que je me documente sur le net pour cela et la page Wikipédia - en anglais - qui leur est consacrée est assez copieuse ! Je le ferais certainement une autre fois si je prends leur carrière par le menu, dès les premiers opus ! Concentrons-nous ici sur Black Ice, album de 2008 - donc assez récent dans une longue carrière commencée en 1973/1974 (ce groupe a quasiment pile mon âge à un ou deux ans près !). La composition d'AC/DC a changé au fil des ans, autour de quatre membres à la fois et un effectif évoluant au fil des décennies d'une douzaine de musiciens au total qui se sont succèdés ! ce sont enfin des bêtes de scène qui enflamment les stades !

    Black Ice est chez les disquaires le 18 octobre 2008 en Australie et deux jours plus tard à l'international. AC/DC n'avait pas sorti Black Ice - AC/DCd’album depuis huit ans avec Stiff Upper Lip.

    Dans cette galette, on célèbre le Rock'n'Roll - le terme revient dans la plupart des titres : "Rock'n'Roll Train", "She Likes Rock'n'Roll", "Rock'n'Roll Dream" ou "Rocking All The Way" ! Le champ lexical est celui de la guerre, du combat, de l'incendie ! Bref, le son va se déchaîner - à l'image du titre "Decibel" et les basses résonnées fort ! Je ne vous fait pas un dessin, c'est du hard rock - accompagné d'une bonne dose de blues rock ! Quinze titre en tout sur cet album !

    Voilà, je n'ai pas grand chose à en dire de plus car encore une fois ne suis pas spécialiste du genre et pas compétent ! Mon ressenti de néophyte est que cela s'écoute ! Je pense toutefois que ce ne doit pas être leur meilleur album et donc difficile de juger là-dessus ! On entrera dans le vif du sujet une autre fois quand on écoutera les albums et les chansons vraiment emblématiques ! J'ai encore toute une culture musicale à me forger !

    A signaler que, dans la même période, 2010, AC/DC a sorti la B.O. du film Iron Man 2  de Marvel Studios, film d'action qui dépote comme leur musique ! En même temps, écouter du hard rock peut soit vous casser les oreilles, soit vous donnez une bonne pêche, c'est selon !

    En conclusion, l'écoute de Black Ice - sans doute aussi assez typique de la production et du genre - m'a paru, sinon agréable, du moins intéressante !

    A bientôt !


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  • On arrive bientôt à la trentaine de tomes - en VF - et 180 issues du comics en VO ! - de la BD à succès de Robert Walking Dead - Tome 29 : La ligne blancheKirkman et Charlie Adlard, Walking Dead ! Les choses se sont stabilisées pour les communautés de survivants qui ont sécurisé tout le voisinage ! Il y a désormais moins  d 'humains qui passent de vie à trépas dans chaque tome par rapport à l’hécatombe des premiers numéros ! Est-ce que cela va durer ? Personnellement, je l'espère car nos héros en ont bavé pour construire leur situation actuelle !

    Kirkman continue de construire, patiemment son intrigue générale et en même temps prends du temps pour narrer les développements de ses personnages même secondaires :  évolution de Carl, romance gay entre Jésus et Aaron ou entre Magna et Yumiko,  doutes de Dwight, peine  de Rick suite à la mort d'Andréa, etc,... Ça rends cette BD avec des zombies paradoxalement très "vivante" !

    Précédemment, les communautés ont été attaquées par les Chuchoteurs et la Colline a même été détruite ! Dans ce tome 29, intitulé, précisons-le "La ligne blanche", Maggie mène la reconstruction avec l'aide d'Alexandria et surtout du Royaume !

    Le prochain arc qui arrive bientôt est celui - en VO - du "New World Order" - qui nous fera découvrir le Commonwealth ! C'est la suite de l'intrigue de cibistes et radio-amateur entre Eugène et une certaine Stéphanie ! Rick a vent qu'il existe un autre réseau de communautés plus au nord, dans l'Ohio et envoie un groupe dirigé par Michonne pour les contacter en terrain neutre ! On n'en saura pas plus dans ce tome 29 ! En chemin, le groupe croise cependant un nouveau personnage, une petite latina débrouillarde qui se fait surnommée "Princesse" et qui se joint à eux et manie la lance avec dextérité !

    Enfin, on a droit à une sorte d'interlude autour de Negan qui vit désormais en ermite et regrette ses choix passés ! Maggie va chercher à se venger de lui avant de décider qu'il n'en vaut pas la peine !

    Au rayon des intrigues secondaires, le sort de Bêta, le bras droit d'Alpha, la chef des Chuchoteurs se règle dans ce volume ! Mais comme vous avez du le comprendre, il y a énormément de choses dans ce récit très dense ! Kirkman est toujours autant inspiré et semble avoir atteint une certaine maîtrise et sérénité dans son écriture avec le succès !

    Je dirais quelques mots pour finir sur les différences avec la série-télé qui en est à sa huitième Saison ! Des différences majeures comme la relation entre Rick et Michonne - en place d'Andrea ! - ou la mort de Carl dans le show télé... Mais aussi dans des petits détails ! Ainsi, sur le petit écran, nos héros circulent toujours en voitures et camionnettes alors que dans le comics, ils ont recours aux chevaux - ce qui est plus logique ! Chez AMC, visiblement, pas de pénurie d'essence !

    Voilà, c'est toujours aussi excellent ! Et le dessin d'Adlard, qui, si il ne peut être qualifié de "joli", restitue très bien l'ambiance et sert le récit !

    A bientôt !


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  • Hegel est un philosophe ardu à lire mais tellement brillant ! Nous allons aujourd'hui nous intéresser à ses théories sur l'art. L'Art, pour Hegel, relève avec la Religion et la Philosophie, de l'Esprit absolu qui succède lui-même à l'Esprit subjectif et à l'Esprit objectif.

    L'art qui va nous intéresser ici, pour illustrer notre propos, est l'architecture  - c'est un art du dessin - comme la sculpture et la peinture, dans lequel notamment Michel-ange a brillé à la Renaissance. Pour Hegel, l'architecture est un langage, et c'est à ce titre qu'elle est un art, quand elle se différencie des productions purement fonctionnelles. Elle est alors dite autonome, ce qui se produit lorsque la fonction et la forme ne sont pas séparées ! Ou encore quand elle ne sert pas seulement à satisfaire des besoins pratiques !

    L'Histoire de l'art vue par Hegel - L'art symboliqueL'architecture devient autonome et langage, lorsqu'elle communique certaines représentations qui façonne l'"extériorité sensible", l'espace que nous percevons autour de nous, dans les trois dimensions !

    L'art permet de manifester l'Absolu et il a longtemps été associé à la religion. Hegel considère alors que c'est au moment où il est associé au religieux que l'art est le plus libre. L'art est mis au service des dieux, manifeste l'Absolu mais en réalité, à travers l’œuvre d'art, c'est lui--même que l'artiste exprime !

    L'art imite-t'il la nature ? Au départ, peut-être ! Se référer à la "religion des fleurs" en  Inde ! C'est une première étape de l'art symbolique ! Puis il s'en affranchit en géométrisant les formes. C'est la seconde étape de cet art symbolique !

    L'Histoire de l'art et de l'architecture comprends trois âges pour Hegel : l'âge symbolique, l'âge classique et l'âge romantique. On part de formes lourdes qui vont s'affiner ! Nous allons nous intéresser aujourd'hui à l'art symbolique avec l'architecture égyptienne.

    Dans l'art symbolique, à travers l'architecture, le contenu spirituel de la représentation est d'abord général et abstrait. Il y a chez les Égyptiens, auxquels nous allons nous intéresser, une géométrisation des formes et de la nature - même dans la représentation des personnages ! Mais le plus bel exemple est la pyramide qui a une forme de tétraèdre et qui est un universel abstrait avec un côté spirituel : le tombeau d'un Pharaon.

    En réalité, l'architecture est l'art symbolique par excellence ! La pyramide est une représentation de l'Absolu alors que par la suite, dans l'art classique, avec le temple grec, on a affaire à une construction qui contient une représentation de l'Absolu.

    La pyramide est l'exemple parfait d'une œuvre symbolique (au sens historique), car, si elle possède une figure, c'est une figure abstraite. Certes elle est un tombeau mais elle existe de manière autonome par rapport au tombeau.

    L'architecture est un langage muet qui gagne en autonomie. Les architectures doivent demeurer des symboles et pas seulement des signes. Elles communiquent donc des représentations mentales.

    Je vous parlerais prochainement de l'art et de l'architecture classiques !

    A bientôt !

    PS : Pour concocter ce billet, je me suis appuyé sur les cours de Philo/ Esthétique que je suis à la fac, et d'un blog intitulé "Le phiblogZophe" consacré à la photographie, à l'architecture et au cinéma - et à Heidegger !


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  • Dido Florian Cloud de Bounevialle O'Malley Armstrong a eu bien raison d'abréger son patronyme en Dido, chanteuse No Angel - Didopop-rock de la scène anglaise, née en décembre 1971 - à Noël ! -  dans le quartier londonien de Kensington ! Une fois de plus, je vais vous parler d'une artiste complète puisqu'elle est aussi auteur, musicienne et productrice !

    Dido a rencontré le succès dès son premier album, nommé No Angel  et sorti en 1999 qui explosera en tête des ventes en 2001 ! Succès précoce à relativiser car il aura fallu un petit délai ! Depuis Dido s'est assurée une certaine aisance financière puisqu'elle fait partie des dix artistes les plus riches du monde !

    Dès sa sortie, No Angel a reçu de bonnes critiques de la presse et certains lui prédisaient - avec raison  ! - un joli succès ! Pour accompagner ce disque, l'artiste fait ses premiers pas sur scène au  Lilith Fair, un festival féministe et entame une tournée sud-américaine !

    L'album a donc mis du temps à se faire connaître mais se révéla ensuite un carton plein ! Le premier single extrait de l'opus, "Here with Me", a même été en quelque sorte été boycotté avec son clip jugé trop austère ! Une nouvelle vidéo est alors retournée, avec une Dido plus souriante, ce qui ne change pas beaucoup la donne ! Le vent tourne avec la série américaine de SF pour jeunes adultes, Roswell, qui demande alors l'autorisation d'utiliser "Here with Me" pour son générique ! Cela va grandement booster les ventes du titre !

    Le second miracle a lieu en 2000 lorsqu'un producteur du rappeur blanc Eminem repère la chanson "Thank You". Le type sample le morceau et le propose à son protégé qui est emballé et écrit les paroles de "Stan", l'histoire d'un fan extrémiste, sur cette musique, titre qui se démarque de la production habituelle du rappeur ! Eminem demande alors l'autorisation à Dido de sortir "Stan" et l'artiste britannique est conquise et apparaîtra même dans le vidéo-clip plus tard  !

    Avec Eminem, Dido est exposée au public américain et les ventes de No Angel  s'envolent ! Elle atteint le TOP 10 au Pays de l'Oncle Sam avec plus d'un million d'exemplaires de son album vendus en peu de temps !

    De là, le phénomène Dido va se répercuter au monde entier et en France, cet album au démarrage si difficile, sort en janvier 2001 ! Je l'ai d'ailleurs acheté à l'époque même si là, c'est mon pote Rico qui me l'a prêté car mon CD est resté chez mes parents ! Je l'ai réécouté avec plaisir - en particulier "Here with Me" et "Thank You", les deux chansons phares du disque !

    Que quoi parle "No Angel" et Dido en général ici ? Et bien sans surprise de relations humaines, d'histoires d'amour qui se poursuivent ou à contrario se terminent ! Bref de chaleur humaine ! Ce n'est pas très original à priori sur le fond mais la forme est élégante et maîtrisée ! Dido a une belle voix et un joli minois pour un album un peu éthéré !

    Après l'explosion de l'album, d'autres titres qui en sont tirés vont passer à la radio ; "Hunter" et "All You Want" ! La galette contient 11 pistes dont "My Lover's Gone", "Honestly Ok", "I'm No Angel" - titre éponyme ou encore "My Life" !

    L'histoire de cet album nous montre que le relationnel- et le réseau ! - est primordial pour les artistes !

    A bientôt !


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