• Déjà mon huitième article sur la série culte Friends et cette fois, je pense que je vais faire plus court. J'ai remarqué que les Saisons se suivent et se ressemblent et se terminent souvent par un mariage (celui de Ross, celui de Monica et Chandler) ou une naissance (les triplés de Phoebe ou la fille de Rachel dans cette Saison 8 !).

    Car oui, on a appris à la fin de la Saison 7 que Rachel est enceinte ! Qui est le père ? on l'apprend très vite, ce n'est autre que Ross ! Que va-t'il advenir de ces deux-là ? Vont-ils se mettre enfin ensemble comme le souhaitent la plupart des afficionados de la série ? Ce n'est pas si simple car le paléontologue a peur de tout gâcher et donc ne souhaite pas s'engager. Et c'est sans compter un imbroglio avec un autre des Friends ! En effet, Rachel vit sa vie de femme enceinte en habitant avec Joey et le jeune comédien va avoir des sentiments pour la rouquine mais se fera gentiment éconduire !

    Comme d'habitude, cette Saison 8 nous montre les amours et déboires professionnels de la petite équipe. Le tout ponctué de centaines de gags et de mots d'esprit, de situations cocasses bien amenées comme savent nous en pondre les scénaristes inspirés !

    Ross a donc une autre copine, rencontrée au mariage de Monica et Chandler, une certaine Mona - jouée par Bonnie Somerville mais vous l'aurez compris, notre futur papa tergiverse, hésite, est inconstant et va finalement se retrouver seul mais face à Rachel et ses nouvelles responsabilités de père auxquelles il n'a jamais voulu tourner le dos à la fin de la Saison.

    La Saison 8 tourne aussi beaucoup autour de la nouvelle vie de couple de Chandler et Monica avec plusieurs péripéties : perte des photos du mariage, lune de miel, venue d'une prostituée sur un malentendu pour un enterrement de vie de garçon en retard....

    Professionnellement, Monica mène son propre restaurant en tant que chef-cuistot, Joey incarne toujours un ténébreux docteur un peu crétin dans un soap débile mais finit par sortir un gros film avec Gary Oldman sur la Première Guerre mondiale. Ross est toujours féru de préhistoire, Rachel dans la mode, Phoebe fait quelques massages à l'occasion et Chandler passe un entretien d'embauche pour un meilleur poste !

    Voilà, comme j'ai dit je vais faire court cette fois aussi pour vous laisser la surprise ! Je ne mentionnerai pour finir cet article que quelques "guest-stars" de renom apparues cette Saison dans la série phare de l'époque toute auréolée de sa gloire médiatique. Les plus notables de ces invités sont Sean Peen (qui joue Eric un petit ami de la jumelle de Phoebe), Brad Pitt (un ancien du lycée qui détestait Rachel Green) et Alec Baldwin (Parker, un ami de Phoebe un peu candide).

    A bientôt pour la Saison 9 - déjà l'avant-dernière Saison des 10 que compte la série !


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  • La Phase 4 de Marvel Studios continue de s'étendre avec une quatrième série sur Disney + mais cette fois, il s'agit d'une série d'animation et entièrement Canon.

    Dans Loki - Saison 1, à la fin du récit, on assistait littéralement à la naissance du Multivers. C'est ce que se propose d'explorer cette série d'animation intitulée What If...?  qui nous montre les alternatives aux histoires que nous connaissons, à travers les yeux d'un observateur neutre, le Gardien (The Watcher en VO).

    A l'origine, il y a une série de comics qui a connu un bon succès avec des histoires comme "Et si... Spider-Man avait rejoint les 4 Fantastiques ?", "Et si... Daredevil n'avait pas perdu la vue ?", etc... Le show sur Disney + reprend cette plus grande liberté offerte par ce concept, décliné en 9 épisodes (10 épisodes était prévus à l'origine mais un a été zappé à cause du Covid !). Une Saison 2 est déjà annoncée !

    Parlons des aspects techniques ! L'animation est vraiment nickel ! Elle fait très bande-dessinée ! Le doublage des personnages est assuré en VO par les acteurs d'origine des films (on retrouve donc une dernière fois Chadwick Boseman avant son décès prématuré !). J'ai beaucoup apprécié cette série qui offre une trame cohérente et multiplie les références à la plus de vingtaine de films du MCU. On découvre dans le dernier épisode de la Saison que tout est lié !

    On commence avec une version alternative et féminine de Captain America dans un monde ou c'est Peggy Carter qui est devenue Captain Carter et combat pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui autorise une réflexion sur la condition féminine et le machisme ordinaire.

    Puis, on découvre un T'Challa qui endosse le rôle de Star-Lord à la place de Peter Quill et force est de constater que l'Héritier du Wakanda s'en sort mieux que l'original !

    Dans le troisième Episode, un super-héros tombé du Côté Obscur va littéralement décimer les Avengers permettant à Loki de régner sur Midgard !

    L'Episode sur le "Suprême Docteur Strange" est peut-être le plus réussi, met en scène un Sorcier Suprême encore plus puissant qui détruit par erreur son univers pour l'amour d'une femme !

    On a aussi droit à un Episode à la sauce "Marvel Zombies" qui respectent les codes du genre et se termine assez mal ! Avec une bonne dose d'humour macabre aussi !

    On retourne au Wakanda dans l'Episode 6 où un Killmonger machiavélique manipule Tony Stark pour parvenir à ses fins, provoquant de nombreux décès qui vont mener à une guerre.

    L'Episode 7 est un épisode un peu burlesque - la "Party Thor" - où un détenteur de Molljnir immature a décidé d'organiser une fiesta sur Terre mettant tout sens dessus-dessous !

    Les Episodes 8 et 9 finaux mettent en avant Ultron qui dans un autre univers a récupéré pour lui le corps de Vision et les Gemmes d'Infinité. Il gagne la partie et détruit toute vie dans son univers, sur Terre, sur Sakaar, sur Asgard, détruit Ego,etc... La grosse surprise est qu'il prend conscience de la présence  du Gardien et se lance à la conquête du Multivers !

    Dans l'Episode conclusif, le Gardien rompt son voeu de ne pas intervenir et rassemble les Gardiens du Multivers qui font le lien avec tous les épisodes précedents ! On retrouve donc Captain Carter, le T'Challa Star-Lord, Killmonger, le "Suprême Docteur Strange", le Thor fêtard et Gamora de l'Episode zappé sur Sakaar (qu'on nous montrera peut-être en Saison 2 ?) que le Gardien rassemble pour former l'équipe de la dernière chance. Une Natacha Romanoff alternative se joint au groupe en cours de mission... On voit aussi débarquer un paquet de zombies et ça finit sur le monde dépourvu d'Avengers conquis par Loki ! Une conclusion véritablement épique !

    Bref, c'est du tout bon ! Une très bonne surprise dont on n'attendait pas tant et à voir absolument ! Le fait pour le Gardien de rompre son voeu aura-t'il des conséquences dans la Saison 2 ?

    A bientôt !


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  • C'est avec joie que je vous propose une nouvelle escapade dans le Arrowverse avec la Saison 2 de Flash. On monte les enjeux cette fois encore avec l'introduction du Multivers !

    Dans les bandes-dessinées DC Comics, les fondations du Multivers sont véritablement posées dans le #123 de la série Flash avec le récit "Flash de deux mondes" où Barry Allen, le nouveau Flash de l'Âge d'Argent, rencontre son prédécesseur, Jay Garrick, qui vit sur une autre Terre et qui sur la Terre de Barry est un personnage de fiction, de BD ! Les bases sont en effet posées car on apprend que les différentes Terres vibrent à des fréquences différentes et qu'il est notamment possible de voyager d'un monde à l'autre par les rêves !

    Revenons à la série de la CW ! A la fin de la Saison 1, une brêche dimensionnelle a été ouverte et un méchant redoutable et sans pitié, nommé Zoom, arrive sur ce qui est Terre-1, la Terre de nos héros, en provenance de Terre-2 ! Zoom est aussi un Bolide et un concurrent pour notre Flash et il dirige une armée de méta-humains de son propre monde !

    On découvre ainsi que nos personnages préférés ont des doubles sur l'autre Terre, Terre-2, des "Jumeaux Astraux". Un docteur Harrison "Harry" Wells alternatif débarque ainsi qu'un Jay Garrick qui se révèlera être un imposteur. Le "nouveau" docteur Wells est bien décidé à tout tenter pour sauver sa fille, Jesse, jouée par Violett Beane, une enfant surdouée, capturée et détenue par Zoom.

    Cisco Ramon se révèle dans cette Saison 2 être un méta-humain, avec des pouvoirs de prémonition mais pas que ! Il prendra le pseudo de Vibe et se montrera bien utile. Caitlin Snow se révèle avoir aussi une jumelle astrale mais maléfique nommée Killer Frost, ce qui "jette un froid", tandis que Vibe se dépêtre avec Reverb de Terre-2, son propre jumeau astral !

    Parlons de Jay Garrick maintenant ! Il est en fait le grand méchant de l'histoire dont le sort est lié à celui de Zoom. Zoom a usurpé le patronyme du vrai Jay, le jumeau astral du père de Barry Allen, lequel est un héros sur Terre-3 et que le méchant, Zoom, retient aussi prisonnier ! Le faux Jay a voulu essayer sur lui une drogue, le Velocity-7 et en meurt à petits feux ! Son but caché est en réalité de voler la vitesse de Barry qui perdra même un temps ses pouvoirs puis se retrouvera dans la Vitesse Pure, une sorte de dimension conceptuelle !

    Le scénario prend un peu la tête par moment avec multiplication des voyages dans le temps et autres paradoxes temporels ! Notamment à la fin de cette Saison 2, où un Barry Allen très éprouvé psychologiquement va créer ce que l'on a appelé dans les comics le FlashPoint (quand il remonte le temps et sauve sa mère) ! Les conséquences vont être désastreuses !

    De manière plus anecdotique dans cette nouvelle Saison, on a le retour de Captain Cold, du gorille télépathe Grodd et de quelques autres ! Même Laurel Lance/Black Siren (de Terre-2) fait une apparition ! Plus important est l'introduction du personnage de Wally West, joué par Keiynan Lonsdale, le fils caché de Joe et le frère d'Iris - garçon très prometteur, très sympathique et pour l'instant sans pouvoirs (alors que dans les comics, il a commencé sa carrière en tant que Kid Flash ! On verra bien.).

    La romance entre Barry et Iris se précise même si au début de cette Saison, Barry est avec l'inspectrice Patty Spivot, jouée par Shantel VanSanten.

    J'avais dit dans l'article sur la Saison 4 de Arrow que je parlerai ici du cross-over avec cette Saison 4. Mais en fait n'en dirais pas grand-chose sinon que dans ce duo d'épisodes, on découvre Kendra Sanders aka Hawkgirl - jouée par Ciara Renée et poursuivie de réincarnation en réincarnation par l'Immortel Vandal Savage - joué par Casper Crump ! Je crois que l'on sera amené à revoir ces personnages invités dans le spin-off Legends of Tomorrow !  Digger fait aussi une apparition dans un épisode avec King Shark !

    Voilà, je n'en dirais pas plus car ai déjà bien spoilé tout en restant à dessein suffisamment vague ! Cette Saison 2 vaut le coup mais ça va encore gagner en puissance - surtout que les séries dérivées et les cross-overs se multiplient !

     A bientôt !


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  • On ne quitte pas Star Wars et je vais vous parler cette fois-ci de la novélisation de l'Episode IX - L'Ascension de Skywalker - qui a été commise par Rae Carson, la question que l'on se pose dans ces cas-là, comme pour les adaptations des films en comics, est "qu'est-ce que le roman apporte par rapport au film ?". Je dirais que ce roman à les qualités et les défauts du film de 2019 qui clot la Saga Skywalker et dont il est un copier-coller !

    Mon amour pour Star Wars remonte quasiment aux origines. Etant né en 1972, j'ai connu la première Trilogie, la "Trilogie Originale", au cinéma, subjugué par les affiches que l'on voyait à l'époque dans le métro parisien. Puis je vis le film  sur la Côte Normande lors des vacances d'été, l'année suivante en 1978. Je me rappelle avoir été terrifié par l'apparition de Vador ! J'imagine qu'il faudrait plus d'une douzaine de films pour que la Rébellion finisse par vaincre l'Empire, comme l'avait annoncé l'émission Temps X des Bogdanoff. Je n'étais pas loin de la vérité quand on voit l'Univers Etendu !

    Par la suite, je collectionnais et jouais surtout avec les figurines Kenner et lisais les récits de "La Guerre des Etoiles" dans les Titans des Editions Lug ! Mais l'engouement véritable et la "collectionnite aigue" ne vint qu'en 1987 - 1988 avec la sortie de "Star Wars - le jeu de rôles" édité aux USA par West End Games et  traduit en France par Jeux Descartes ! je me rappelle des parties à Sortilèges,  mon club, avec mon personnage, le Calamarien Dockbar ! Ou le FLJO - "Front de Libération des Jawas Opprimés" !

    Revenons à la novelisation de L'Ascension de Skywalker si vous le voulez bien ? Le roman reprend scène par scène, jusque dans les dialogues, le film et on aura les images de notre séance de cinéma constamment à l'esprit en tournant ces pages ! Le livre n'apporte rien mais est plaisant à lire, néanmoins, comme l'acte de lire prend du temps on a moins l'impression de vitesse effrénée qu'on avait avec le long-métrage de Lucasfilm et Disney !

    Résumons l'intrigue (je vous renvois à mon article sur le film proprement dit !) : l'Empereur Palpatine est revenu d'entre les morts et dirige le Dernier Ordre et l'Eternel Sith et des milliers de Star Destroyers destructeurs de planètes depuis le monde reculé et désolé d'Exegol dans les Régions Inconnues. Rey, elle, tente de mener à terme sa formation de Jedi et de trouver sa place, a peur de ne pas être à la hauteur et de sombrer du Côté Obcur mais elle peut compter sur ses ami(e)s : Finn, Poe, Leia, Chewbacca, C-3P0, BB-8, Rose, Connix, Beaumont et Lando Calrissian. Et des "nouveaux venus" comme Zorii ou Jannah ! On se rend sur Ajan Kloss, Pasaana, Kijimi, Kef Bir et Exegol !

    Le film et le roman sont une quête pour trouver la route d'Exegol et liquider Palpatine avant l'échéance fatale en mettant la main sur un certain nombre de Mc Guffins : dague Sith et Orienteur Sith ! Le côté fan-fiction qu'on a reproché au film subsiste ! Evidemment le support roman permet de mieux explorer l'intériorité des personnages.

    Pas de scènes additionnelles ou très peu : la fuite de Zorii et des Passeurs d'Epice de Kijimi, Lando retrouvant le Faucon Millenium. Plus intéressant, le passage en revue de quelques vaisseaux de l'armada finale des alliés de la Resistance suite à l'appel de Lando qui nous confirme la présence du Ghost de la série Star Wars Rebels, de la fille d'Iden Versio du jeu vidéo Battlefront II, de la Boule de feu de Kazuda Xiono de Star Wars Resistance ou encore de l'Escadron Alphabet (critique du tome 2 de cette trilogie romanesque bientôt !). Mais tout cela reste anecdotique !

    Je ne suis pas trop friand des novélisations Star Wars et ne les lis pas en priorité mais comme depuis quelques mois, je lis tous les romans du Canon par ordre de parution (avec un léger décalage) alors...

    A bientôt !


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  • On reste sur Star Wars avec un roman du Canon qui se déroule 18 ans après la Bataille de Yavin, écrit par Alex Segura et qui se nomme "Poe Dameron : Chute libre".

    Il s'agit ici des premières aventures et de l'émancipation d'un des personnages du trio vedette de la Postlogie, avec Rey et Finn, à savoir donc Poe Dameron, fils du Pathfinder Kes Dameron et de la pilote de A-Wing Shara Bey, deux héros de l'Alliance Rebelle qu'on peut notamment retrouver dans les séries de comics "Les Ruines de l'Empire" et Star Wars (2020) (l'actuelle série en cours).

    On sait qu'avant d'être un pilote de la Résistance de Leia Organa, Poe avait été un combattant de la Nouvelle République. L'Ascension de Skywalker ou Episode IX est venu encore plus étoffer ce CV en nous apprenant qu'avant d'être du côté des Gentils, Poe avait cotoyé la Frange des "malandrins les plus infâmes de la galaxie" à savoir les Passeurs d'Epice de Kijimi !

    Comme Luke Skywalker avant lui, Poe Dameron rêve d'aventures parmi les étoiles et s'ennuie sur son monde natal, la colonie implantée sur Yavin 4 après la Guerre Civile Galactique où se sont établis ses parents. Il vit douloureusement la disparition précoce de sa mère et est en conflit avec son père, source d'incompréhensions réciproques comme souvent entre les pères et fils !

    Mais voilà qu'une occasion de "prendre le large" est donnée au jeune homme quand des fripouilles font un détour par la planète et ont besoin d'un pilote ! Poe est recruté par les Passeurs d'Epice de Kijimi, par une de ses cellules, dirigée par le Zabrak Vigilch, et surtout il y fait la connaissance de Zorii Wynn (en réalité Zorii Bliss) avec qui il sera très proche et qu'on voit dans l'Episode IX, le visage masqué et interprétée par Keri Russell.

    Poe va donc vivre différentes aventures pour ces criminels qui montent dans l'"Underworld", affronter des Zualjinn, un vaisseau moraysien et surtout jouer au chat et à la souris avec Sela Trune, une agente du BSNR (Bureau de la Sécurité de la Nouvelle République) qui fait une affaire personnelle de faire tomber la cheffe des Passeurs d'Epice ! Sans compter que Kes Dameron, aidé par son ami L'ulo L'ampar, cherche son fils !

    A la fin, Poe comprend qu'il a fait un mauvais choix car il est trop idéaliste, à des divergences éthiques avec ses compagnons mais reste dans l'organisation pour Zorii qui est en réalité la fille de Zeva Bliss, la cheffe des Passeurs d'Epice. Ul se joue en effet une romance entre Poe et Zorii mais la jeune femme dévoue sa vie à la cause et il va donc y avoir divergence de vues - ce qui explique l'animosité des retrouvailles entre notre héros et sa camarade dans l'Episode IX.

    Lecture agréable et ça change d'avoir un roman où ce ne sont pas le trio habituel Luke/Leia/Han qui est mis en avant même si c'est plus souvent le cas, d'autres  protagonistes, avec le nouvel Univers Canon de Disney !

    Bref, j'ai beaucoup apprécié ce récit et si comme moi vous trouvez que les personnages de la Postlogie manquent un peu de relief, ce roman vient étoffer et enrichir l'ensemble !

    "Défi Lecture N°17"

    A bientôt !


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  • George Lucas est un grand admirateur du cinéaste Akira Kurosawa et il s'est largement inspiré de la culture japonaise pour son Star Wars ! Les influences sont à rechercher du côté de La Forteresse cachée du réalisateur que je viens de mentionner ! Les Jedi et leur Code, les sabres-laser, l'armure de Vador, on  pense inévitablement aux samourais !

    En 2021, juste retour des choses, Lucasfilm revient aux sources et rend hommage à la japanimation en collaborant avec moins d'une dizaine de studios de créatifs du Pays du Soleil-Levant ! Ces artistes se voient donner carte blanche pour produire leur propre vision de Star Wars, c'est précisément Star Wars Visions (qui est à Star Wars ce qu'Animatrix était aux films des Wachowski).

    Que dire de cette anthologie puisque c'est de cela qu'il s'agit ? Que c'est plutôt réussi ! On est au croisement de l'univers de Star Wars et de la culture nipponne ! C'est étonnant indéniablement ! C'est rythmé, poétique, tantôt lumineux ou sombre et même porteur de petite leçons philosophiques !

    On retrouve surtout des Jedi - mais aussi des Sith. Dans " Le Duel" du studio Kamikaze Douga, on retrouve un Jedi qui vient en aide à des villageois, un Ronin qui va combattre et vaincre une Sith et ses mercenaires - le tout en noir et blanc ! C'est très énergique, très stylisé et un bon début pour cette mini-série ! C'est aussi très classique !

    Je suis plus dubitatif avec les graphismes un peu enfantins de "Tatooine Rhapsody" et son Jedi improbable devenu star du rock. Le guitariste Hutt (Guy ou Gizzer ?) me fait penser à Alfred le compagnon d'Albator/"Captain Harlock" (mêmes lunettes !) et on peut déjà y voir un hommage à un classique du genre Leiji Matsumoto ! Le terrain de courses de podracers de Mos Espa est très bien modélisé ! Mais le moins convaincant des récits, par le Studio Colorido. Même si Boba Fett y fait une apparition !

    Tant que j'y suis, j'ai oublié de préciser, dans ce 2980ème article de mes blogs,  que ces 9 récits de l'anthologie ne sont pas Canon (et ne font pas non plus partie de l'Univers "Légendes") afin de donner plus de libertés créatives !

    "Les Jumeaux",  du studio Trigger reprend un grand thème de Star Wars explicité dans le titre ! Ici ce sont deux jumeaux Sith, un frère et une soeur, qui commandent à une super-arme et dont le frère se tourne vers le Côté Lumineux et va tenter d'y amener sa jumelle ! Ca va à 100 à l'heure et c'est très coloré ! Un peu hystérique même !

    "La Mariée du village" est sans conteste le plus réussi de tous ces courts-métrages. Il est réalisé par le studio Kinema Citrus, est empreint d'une grande poésie servie par une musique de qualité et très lyrique ! Très émouvant ! Encore une histoire de Jedi qui s'oppose à des gangsters pour protéger un village - avec une histoire d'amour et des références à la Nature en plus ! Tous ces métrages sont dessinés à la main et pour certains comme pour cet épisode 4, ça pourrait très bien être Canon !

    "Le Neuvième Jedi" bénéficie d'un très bon scénario ! Un certain nombre de Jedi ont été appelés par un vieil aristocrate excentrique en vue de reformer l'Ordre Jedi (ça pourrait se passer après l'Episode  IX : L'Ascension de Skywalker) - sauf presque tous ces "Jedi" vont se révéler être des Sith ! Désolé pour le Spoiler ! Des combats de sabres-laser encore en perspective, par le studio Production I.G. Autre précision sur la série : ces films durent en moyenne 15 à 20 minutes - on est bien sur du format court !

    Tous ceux qui ont réalisé ces films sont de grands fans de Star Wars mais connaissent aussi leurs classiques comme le studio Science Saru (dirigé par des Coréens et qui signe deux récits de cette anthologie, celui-ci et le dernier épisode, "Akakiri" !). On peut voir dans le court-métrage "T0-B1" et le robot qui en est le protagoniste principal un hommage à Osamu Tezuka, le pionnier de la Japanimation et de son célèbre AstroBoy ("Astro le Petit Robot" par chez nous) et on a ici un décalque de cette oeuvre initiale dans l'esprit et jusque dans le  design des personnages ! Un peu dommage, ! Le deuxième récit le moins intéressant pour cette raison !

    Après il y a surement quantités d'autres références à la Japanimation mais n'en suis pas assez connaisseur pour les repérer ! Moi, sorti de One Piece, Dragon Ball  et Bleach (pour le moment !) !

    Le studio Trigger (qui a donc aussi 2 épisodes à charge de réalisation) nous offre un méchant très réussi et proprement terrifiant dans les septième épisode intitulé "L'Ancien" - un vieillard arrogant et très dangereux qui va donner du fil à retordre à un maitre et son Padawan ! On frissonne pour les héros ! Et on se dit que certains de ces récits appellent des suites un jour ! Une Saison 2 dans l'avenir ? Rien ne le laisse supposer et ce n'est pas envisagé pour le moment ! Et je pense qu'on laissera s'exprimer d'autre studios !

    "Lop & Ocho" a pour thème la famille et transpose un clan de Yakusa dans l'univers de Star Wars ! On y retrouve le personnage de Lop, une improbable (mais très mignonne !) femme-lapine de la même race que Jaxxon, le Lepus Carnivorus vert du Canon et du "Légendes" ! Ici, l'équipe de Geno Studio nous raconte l'opposition de deux soeurs dont l'une tombe du Côté Obscur et fait allégeance à l'Empire par ambition personnelle !

    Enfin, on retrouve le studio Science Saru - et sa réalisatrice coréenne  Eunyoung Choi - sur "Akakiri" qui revient au duo comique et à la façon de filmer de La Forteresse cachée. On en retrouve les ingrédients : le guerrier, les comiques et la princesse ! Ici un Jedi devient le disciple d'une Sith pour sauver une princesse faisant écho à Anakin dans la Prélogie !

    Voilà pour ce rapide tour d'horizon ! 7 studios pour 9 courts-métrages ! Je vous recommande vraiment Star Wars Visions ! C'est dépaysant, très réussi, surprenant ! Tous les épisodes ont été rendus disponibles le même jour, le mercredi 22 septembre 2021 et ça se regarde assez vite ! C'est sur Disney + qui propose aussi pleins de vidéos Bonus Making-off en complément !

    A bientôt !


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  • Les animaux sont déchainés dans la Saison 2 de Zoo ! Et notre équipe de héros, Jackson Oz, Abraham Kenyatta, Mitch Morgan, Jamie Campbell et Chloé Toussignant, a fort à faire ! Comme dans d'autres séries mettant en scène des apocalypse, le soucis ne vient pas que de la menace directe ici des animaux, là des zombies ou des aliens mais aussi des actions des humains.

    Le Général Davies - joué par Peter Outerbridge - est fermement décidé à lancer le Projet Noé pour éradiquer tous les animaux mutants au moyen d'un gaz létal spécifique puis de récréer génétiquement des animaux sains ! Projet guère raisonnable car les insectes sont aussi désormais touchés et sans pollinisateurs, l'Humanité disparaitra !

    Nos héros travaillent donc à mettre au point un remède, un vaccin contre la mutation ! D'autant qu'elle touche aussi les humains comme Jackson ou sa mère ! Les côtés scientifiques de cette série sont par contre totalement délirants ! ADN à triple hélices, mutation qui se répand comme un virus, c'est totalement foireux et on a l'impression que la série joue la surenchère dans l'improbable et le spectaculaire !

    Des personnages principaux faisant partie de notre équipe vont mourir dans cette Saison 2 ! Mais la relève est là ! On rencontre la soldate déterminée Dariela Marzan - jouée par Alyssa Diaz, Logan - joué par Josh Salatin et Allison, la secrétaire adjointe à la Défense - jouée par Joanne Kelly !

    Les animaux ont des ressources cachées dans cette série : fourmis électriques, paresseux qui provoque des tremblements de terre, lézard qui génère du froid ! C'est l'hécatombe parmi les humains et le monde est au bord du chaos !

    Des romances ont lieu aussi au cours de cette Saison et des couples se forment vite séparés par les coups du sort !

    L'homme à l'origine de tout, le Professeur Robert Oz  - interprété par Ken Olin - réapparait, n'était ni fou ni mort, et travaille toujours en secret à résorber la catastrophe avec le groupe des Bergers sur l'Île de la Pangée !

    Un saut de 10 ans dans le temps à la fin de cette deuxième Saison tandis que l'Humanité a été stérilisée ! Affaire résolue ? Non car une Saison 3  et ultime nous attend ! "La Dernière Génération" et encore des attaques d'"animaux hybrides" ! Pourrait- on connaitre pire "conclusion" ? Un cliffhanger à la fin bien sûr !

    Une petite série surprenante avec des rebondissements mais pas forcément crédible, un peu dans la surenchère ! Ca ne casse pas des briques mais ça se regarde ! A signaler aussi un côté tantôt Bisounours tantôt gore ! On déchiquète des humains mais surtout, on ne tue pas les animaux, on les anesthésie avec des fléchettes hypodermiques même quand il sont sur le point de vous éventrer !

    Ajoutons que la série diffère largement du roman de James Patterson dont elle est tirée.

    A bientôt !


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  • Voici un film multi-nominé et multi-récompensé, Le Scaphandre et le Papillon, film de 2007 de Julian Schnabel qui relate le "chemin de croix" de Jean-Dominique Baudy, rédacteur en chef de Elle et victime d'un AVC le 8 décembre 1995 qui toucha son tronc cérébral et le laissa entièrement paralysé ! Il contracta ce qu'on appelle un "Locked-In Syndrome", une affection très rare !

    Dès lors, Jean-Do n'est plus capable de bouger que son seul oeil droit ! Il survit car la médecine a fait de "gros progrès" ! Paralysé, mais avec l'aide d'une orthophoniste dévouée, Henriette Durand, très impliquée et très professionnelle, ils vont mettre au point une manière de communiquer en récitant une à une et en validant par clignements de la paupière les lettres de l'alphabet. Dès lors, Baudy va raconter ce qu'il vit dans son livre autobiographique Le Scaphandre et le Papillon paru en 1997 et vendu à 300.000 exemplaires, traduit dans 30 pays dont est tiré le film de Schnabel.

    Un film très émouvant dont le traitement délicat évite tout pathos inutile ! Les acteurs et actrices sont tous et toutes très justes dans leur jeu. Mathieu Amalric incarne Jean-Dominqiue Baudy, Emmanuel Seigner est Céline, la mère de ses enfants, Patrick Chesnay le docteur Lepage, et Marie-Josée Croze est l'orthophoniste Henriette Durand ! L'équipe de l'hôpital maritime de Berck où a été tourné le film ! Anne Consigny est Claude qui l'aide à écrire son livre, Isaach de Bankolé est Laurent, un ami et Max von Sydow est Papinou, le père du héros très fier de son fils !

    Différents procédés narratifs sont utilisés : vues subjectives, dialogues intérieurs, flash-backs,...

    Le drame de Jean-Do est que bien que paralysé, ses fonctions cognitives, son raisonnement, sa lucidité, son imagination, sa mémoire mais aussi sa capacité à ressentir des émotions, sont intactes ! Il ressent évidemment le désir de mourir face à son malheur puis se reprends. Il décédera en 1997, à l'hôpital, de mort naturelle à priori. Fallait-il l'euthanasier ? Oui si on souhaite faire de la place dans l'hôpital de Macron (où on assassine les vieux, inutiles, au Rivotril) et dégager un lit ! Bien sûr, je provoque en disait ça car en réalité, ce ne sont évidemment pas les arguments des partisans de l'euthanasie, juste les dérives que craignent les anti ! Ce débat est éminemment plus complexe et la dignité humaine doit primer !

    Le film n'a jamais aussi bien montré que "le corps était la prison de l'âme" (selon Platon) -  Le scaphandre représente la lourdeur et l'emprisonnement (le corps) et la papillon est la liberté et la légèreté (l'esprit).

    J'ai beaucoup aimé ce film et le classe dans mes coups de coeur ! De manière amplement méritée !

    Le Scaphandre et la Papillon a eu, entre autres prix, le Prix de la mise en scène pour Julien Schnabel au Festival de Cannes 2007, le Golden Globe du meilleur réalisateur pour le même réalisateur, le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, et le César 2008 du meilleur acteur pour Mathieu Amalric,...

    Une réussite !

    A bientôt !


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  • Pour commencer, posons quelques bases de Psychologie du développement telles qu'établies par le Suisse Jean Piaget qui s'est intéressé aux manières de raisonner des enfants (sans disposer de l'imagerie médicale moderne, ce qui est un tour de force).

    Piaget établit que le bébé et le tout jeune enfant - entre 0 et 2 ans - pensent selon des schèmes sensori-moteurs. Le nouveau-né voit qu'il peut agir sur le monde, constate la persistance des objets mais reste dans la perception.

    Puis a 2 ans, avec l'acquisition du langage, l'enfant passe dans le stade de la représentation, d'abord  celle des opérations concrètes et acquiert un raisonnement symbolique puis intuitif, jusqu'à 12 ans. Puis vient le stade des opérations formelles à partir de l'adolescence, où il utilise le raisonnement logique. C'est donc une progression que l'on a dite "en escalier".

    En réalité, ce n'est pas aussi simple et Piaget, adepte du constructivisme, a certes ouvert la voie mais s'est trompé ! D'une part, les bébé ont déjà un esprit mathématique (de récentes études tendent à le montrer) - mais on passera sur ce point - et surtout l'adolescent et l'adulte ne sont pas aussi logiques qu'on le pensait. Le raisonnement passe par des biais cognitifs que Jonathan Evans a recensé en 2007, notamment le biais heuristique. D'autres biais sont d'origine perceptive comme l'illusion de Muller-Lyer ou relèvent de la croyance. Dans 90% des cas, ces sujets d'études font des erreurs.

    Daniel Kahneman est un psychologue qui a obtenu le Prix Nobel d'Economie en 2002 pour avoir montré que les agents dans ce domaine ne sont pas toujours rationnels et ne prennent pas forcément les bonnes décisions. Il distingue deux systèmes qui nous servent à raisonner sur les choses : le Système 1 dit heuristique et le Système 2 véritablement logique.

    Le Système 1 relève de l'intuition, est rapide et prend la main d'emblée dans notre esprit. On y recourt par habitude et par paresse de manière presque inconsciente disons du moins automatique. Le Système 2 est celui qui fait appel à la logique, analyse les problèmes sous tous les angles. Il est plus fiable que le Système 1 qui lui est source d'erreurs, mais aussi plus couteux en efforts. Voilà pourquoi les ados et les adultes font des erreurs de raisonnement qu'ils ne détectent pas toujours !

    Olivier Houdé complète la théorie en ajoutant le Système 3, logé dans le Cortex préfrontal qui est un système inhibiteur qui va - avec de l'entrainement - bloquer le Système 1 et activer le Système 2 - l'enjeu éducatif est évident. Et si Kahneman est pessimiste quant à la possibilité de bien raisonner, Houdé, lui, nous dit qu'il faut se méfier des habitudes tirées de l'environnement qui entrainent des croyances qui court-circuitent la logique. Voilà aussi pourquoi l'ado perd de ses aptitudes logiques par rapport au jeune enfant d'une certaine façon, car il acquiert des biais de l'environnement là où le bébé est vierge d'expériences et de préjugés !

    Tout ceci implique aussi les théories darwiniennes et on peut voir cette rivalité entre Système 1 et Système 2 comme une compétition entre réseaux de neurones. C'est ce que pose Jean-Pierre Changeux avec sa théorie neuronal-mental. Antonio Damasio, lui va contre Descartes (mais Piaget allait déjà contre l'innéisme du bon René et l'empirisme de Hume, en effectuant la synthèse) et annule le dualisme esprit-corps en montrant que les émotions orientent notre cognition - donc le corps et les hormones agissent sur l'esprit !

    Ces sujets sont passionnants et on en voit jamais la fin ! Et nous y reviendrons maintes et maintes fois !

    Si vous voulez en savoir plus sur ces trois Systèmes, pour plus de détails, je vous renvoie au livre de Kahneman, publié en Français en 2012, Système 1, Système 2. Les deux vitesses de la pensée et à la compilation de 4 "Que sais-je ?" d'Olivier Houdé,  Comment raisonne notre cerveau.

    A bientôt !


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  • Le réalisateur Francis Lawrence retrouve l'actrice Jennifer Lawrence (avec qui il n'a aucun lien de parenté) dans le film de 2018 Red Sparrow - après l'avoir dirigée dans la Saga Hunger Games. L'histoire de ce Moineau Rouge est une adaptation du roman du même nom de Jason Matthews. Ici on nage dans des récits de barbouzes dans ce qui est une réactivation de la Guerre Froide.

    L'Ecole des "Moineaux" est un peu l'équivalent de la Chambre Rouge dans le MCU - sauf qu'ici on n'apprend pas vraiment les techniques de combat mais davantage la manipulation mentale sur fond de chantage sexuel. Les recrues y sont même amenées à se prostituer et sont clairement déshumanisées. Notre héroine,  Dominika Egorova, qui est jouée par Jennifer Lawrence, est une jeune danseuse étoile russe du Bolchoi à la carrière brisée qui va en passer par là du fait d'un oncle machiavélique, Vanya "Ivan" Egorov, interprété par Matthias Shoenaerts.

    Suite à son renvoi du Bolchoi du fait d'un accident orchestré par une rivale jalouse, Dominika n'a comme seule solution que de se tourner vers son oncle pour fournir des soins médicaux à sa pauvre mère ! L'oncle malveillant ne va pas hésiter à prostituer sa nièce pour la Bien de la Nation et pour être bien vu de son supérieur le Général Vladimir Andreievich Korchnoi - joué par un Jeremy Irons qui prend l'accent russe. Ces deux-là sont les huiles du SVR qui a succédé au KGB.

    Dominika assiste à un assassinat pour raison d'Etat et deviens donc un témoin génant à éliminer. Son oncle ne lui laisse qu'une alternative : rallier l'Ecole des "Moineaux" et devenir une manipulatrice. Dans le reste du film, elle est aussi recrutée par la CIA et devient un agent double. Elle a si bien retenu les leçons de manipulations qu'elle joue parfaitement sur les deux tableaux et on ne sait plus à qui elle est loyale - sans doute à elle-même - dans ce monde cruel et dans ce film assez cru qui nous montre les côtés les plus noirs de l'âme humaine.

    La nouvelle espionne doit aborder le héros masculin du film, un certain Nathaniel Nash, agent de la CIA travaillant à Moscou mais qui se fait démasquer en protégeant son contact. Nash est joué par Joel Edgerton (vu notamment, pour ma part, dans les Episodes II et III de la Prélogie Star Wars et à qui je trouve une ressemblance avec Kurt Russell) et Dominika est chargée de l'approcher pour découvrir qui est le contact. Il va retourner la jeune femme et celle-ci saura manier habillement !

    Le final de ce film est particulièrement bluffant quand on apprend qui est le contact, qui est la taupe ! Les plus perspicaces auront deviné ? Pas moi ! Et on n'a qu'un souhait  : voir Ivan récolter ce qu'il mérite !

    Un film assez dur où Jennifer Lawrence donne de toute sa personne dans tous les sens du terme ! Elle confirme le succès de Hunger Games et qu'elle est une actrice qui compte ! Ca ne plaisante pas dans le monde de faux-semblants des services de renseignements ! Sexe et violence au programme de ce film interdit aux moins de 12 ans voire 16 ans ! Le final du film est assez bluffant quand on nous révèle qui est la taupe ! Mais les plus perspicaces l'auront peut-être deviné ? Pas moi en tout cas ! Et on n'a qu'un seul désir : qu'Ivan récolte le sort qu'il mérite !

    Red Sparrow a eu un succès critique assez mitigé et a fait de bonnes entrées lors de sa sortie, des scores honorables pour une sortie dans la période où Black Panther et Ready Player One, des "mastodontes", étaient à l'affiche !

    Etonnamment, ce film, qui est loin d'être un divertissement familial, est visible sur Disney + (Star).

    Après le Geai Moqueur, le Moineau Rouge, Jennifer Lawrence reste dans les noms d'oiseaux et les interprétations de femmes pleines de ressources !

    A bientôt !


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  • Qu'est-ce qui fonde un individu ? Un être humain dispose de plusieurs niveaux de conscience qui s'imbriquent les uns dans les autres. On a d'abord la conscience perceptive et comme disait Edmund Husserl, "toute conscience est conscience dirigée vers quelque chose" - notre perception et représentation du monde.

    Au cours de son développement, le petit homme passe du stade perceptif au stade représentatif avec l'acquisition du langage vers 18 mois. Ensuite on a la conscience de soi. C'est ce qu'on appelle notre "identité" qui a une part immuable, "conceptuelle", ce qui pose notre continuité dans le temps puis une part plus épisodique en fonction des circonstances de notre vie. La mémoire autobiographique joue ici un grand rôle.

    Enfin, on a une sorte de méta-conscience, la conscience qu'on a de sa conscience. Mais notre identité se batit aussi en relation avec le monde et autrui. il y a une sorte de dualité ! Quelque part je suis comme les autres mais en même temps, je suis un être singulier. La psychologie sociale étudie notre relation avec les autres car notre identité se construit aussi en retour aux avis que les autres donnent sur nous - d'où l'importance de la relation parents/enfants dans les premières années de la vie.

    Cette capacité de deviner les sentiments, intentions et émotions des autres n'est nullement de la télépathie mais repose sur la lecture des expressions du visage, des comportements, de ce que nous savons de la vie de l'autre, c'est ce qu'on appelle la Théorie de l'Esprit (TdE) ou Theory of Mind (ToM) en anglais, domaine très étudié depuis une dizaine d'années ! C'est cette Théorie de l'Esprit - perturbé chez les autistes Asperger, chez des cérébro-lésés ou dans les maladies de Huntington, d'Alzheimer ou dans des pathologies psychiatriques qui nous permet de nous placer correctement dans le jeu social.

    Les psychologues cliniciens ont des tests pour repérer tout déficit dans la Théorie de l'Esprit des patients, mentionnons juste sans les détailler le test des fausses croyances ou le test des faux pas.

    C'est vers 5 ans que l'enfant comprend qu'autrui ne pense pas nécessairement comme lui !

    Les régions cérébrales impliquées dans la conscience de soi sont le Cortex préfrontal dorso-médian et orbito-médian, le Cortex cingulaire antérieur et postérieur et dans la Théorie de l'Esprit, c'est le lobe temporal , la voie pariéto-temporal qui sont impliqués. Il y a des zones en communs comme le Cortex préfrontal et le précuneus.

    Enfin, la Théorie de l'Esprit est le passage obligé pour l'Empathie !

    Voilà un sujet passionnant que je découvre cette année dans mon nouveau cursus de Psychologie !

    J'y reviendrais plus en détails !

    A bientôt !


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  • Le Marginal - Jacques DerayEn ce début du mois de septembre 2021, nous apprenons avec tristesse le décès d'une des dernières légendes du cinéma français, Jean-Paul Belmondo, Bebel, est parti !

    Pour marquer le coup et faire un article, je viens de visionner sur Netflix, Le Marginal, un film de Jacques Deray, sorti en 1983 de la période baroudeur justicier de Bebel qui enchainait alors les films musclés dans lesquels il s'impliquait totalement, réalisant lui-même - à l'instar d'un Tom Cruise aujourd'hui - ses cascades sous la supervision du professionnel Remy Julienne.

    Dans Le Marginal, Belmondo est l'inflexible commissaire Jordan, flic au grand sens de la justice et au grand coeur, sorte de cow-boy et justicier solitaire, anticonformiste et aux méthodes peu orthodoxes. Mais bon comme on dit "la fin justifie les moyens". Jordan pratique aussi une "justice expéditive" évitant ainsi les longs procès de Barons de la drogue aboutissant à des non-lieux du fait d'avocats véreux. On n'évite certes pas les clichés dans ce film, c'était une certaine époque où les frontières entre le Bien et le Mal étaient encore claires mais commencaient à se brouiller !

    Belmondo est un acteur généreux qui délivre un cinéma populaire. Mais on peut aussi le trouver un peu cabot et répétitif dans les films de cette période : Le Professionnel, Peur sur la ville, L'As des As,... Des films qui reposent un peu sur l'esbrouffe et avec des scénarios plutôt minces, suites de péripéties où le héros montre son grand coeur et fait parler ses poings ou son flingue ! On discute après !

    On se laissera donc emporter dans ce film sur la musique d'Ennio Morricone avec le commissaire Jordan, mis dans un placard à Paris suite à un "excès de zèle" à Marseille pour tenter de coincer le Baron de la drogue, protégé en haut-lieux,  Sauveur Meccaci - joué par Henry Silva qui pour le coup a vraiment une gueule de truand, sur des dialogues de Michel Audiard qui sonnent très bien dans la bouche de Bebel ! Un flic hors des clous !

    Un casting trois étoiles pour ce film ! Carlos Sotto Mayor est la prostituée Livia Maria Dolores Monteblanco et un jeune Tcheky Karyo en début de carrière est Francis Pierron, ami et protégé du héros.  Claude Brosset est Antonio Baldi, un homme de main, Jean-Hughes Lime  - dit "Lime" (de la Troupe du Petit Théâtre de Bouvard) est "Speed", un drogué, Laetitia Gabrielli (vue en copine de Vic/Sophie Marceau dans les films La Boum) est Catherine, une "demoiselle en détresse", Jean-Claude Dreyfus joue un travesti de manière anecdotique mais réjouissante,  Maurice Barrier est "Tonton", Michel Robin est "Freddy le chimiste", Ysabelle Lacamp incarne une prostituée et la liste des acteurs et actrices reconnus de cette époque présents dans le film n'est pas exhaustive !

    J'ai adoré la scène dans un club gay où Bebel joue avec son image de gros dur viril !

    On passe un bon moment en regardant ce film même si ce n'est pas à la hauteur de films emblématiques comme A bout de souffle  ou Pierrot le Fou. Ici, on est en quelques sortes face à un western moderne qui se termine par un duel épique entre le héros et le méchant !

    R.I.P. Belmondo (1933 - 2021)

    A bientôt !


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  • Quoi de plus banal et rebattu que le thème de l'amour en arts et en littérature ? Pourtant Raphaèle Billetdoux réussit ce bel exercice de style dans son roman Mes nuits sont plus belles que vos jours, couronné en 1985 du Prix Renaudot. La rencontre entre Lucas Boyenval, théoricien du langage et Blanche, artiste-chanteuse qui dure trois jours et trois nuits avant de connaitre une issue fatale !

    Raphaèle Billetdoux est née en 1951 à Neuilly-sur-Seine et a étudié les Lettres et la Philosophie. Ca se ressent dans son style très élaboré, raffiné et très poétique et peut-être un peu ampoulé à vrai dire. C'est surtout visible au début du roman puis elle se calme par la suite dans les figures rhétoriques. C'est agréable de lire un texte travaillé mais fatiguant aussi sur la durée et est-ce que ça ne cache pas aussi que l'on a rien à raconter ?

    L'autrice part d'un petit détail, deux personnes à la terrasse d'un café, un briquet qui tombe (et va enflammer l'amour !) et brode sa toile autour. Ces deux-là vont s'aimer follement - mais de courte durée - et/car l'homme ne supportera pas que la/"sa" femme soit une figure publique qui se donne à un public dans son répertoire de chant. La jalousie est un moteur puissant !

    L'essentiel de l'intrigue se déroule dans un vieil hôtel de Cabourg où les corps se donnent à l'amour et sur la plage. Mais Lucas a un passé et vit dans l'ombre du drame de ses parents, sa mère volage et son père qui a noyé son épouse en périssant avec elle ! Dès lors, cela explique le caractère possessif du personnage principal. Sommes-nous appelé à reproduire le passé familial et ce que l'on voudrait éviter ? Assez rapidement, Lucas va tomber dans une forme de folie.

    Un bon roman qui vaut donc pour le style mais aussi finalement par son point de vue sur l'amour. Un classique contemporain !

    Une adaptation libre a été réalisée en 1989 par Andrezj Zulawski avec Sophie Marceau et Jacques Dutronc où on retrouve Blanche et Lucas mais avec des libertés par rapport au roman original.

    "Défi Lecture N°16". Et 2100ème article sur mes Skyblogs !

    A bientôt !


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  • Alors que Marvel Studios enchaine les films et les séries dans son MCU, on pouvait craindre un certain essoufflement et des films de super-héros qui "se ressemblent tous", là-dessus arrive Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, en septembre 2021, réalisé par Destin Daniel Cretton et c'est une véritable claque !

    Allons droit au but, avant de spoiler, ce film est une franche réussite tant point de vue du scénario, de l'écriture des personnages, avec des acteurs tous épatants... Visuellement c'est aussi très beau et le film est un mélange entre les genres super-héroïques, films de karaté et héroic-fantasy ! Et parlons-en des combats d'arts martiaux ! C'est magnifique, superbement chorégraphié et ça ressemble à de la danse ! Ce film marque un vrai renouveau dans le MCU.

    Shang-Chi, le héros, joué par Simu Liu, est très charismatique dans ce film. L'acteur est autant à l'aise dans les moments de légéreté que lorsqu'il doit révèler la vulnérabilité du personnage. Au début du récit, il fuit son passé à San Francisco sous un faux nom et exercant la profession peu reluisante de voiturier mais qui lui convient très bien. Il a pour sidekick la pétillante Katy - jouée par Awkwafina (qui doublait Raya dans Raya et le dernier dragon) dont on craignait qu'elle ne soit qu'un ressort comique mais le personnage est bien plus que ça et connait même une évolution.

    Wenwu, le père de Shaun/Shang-Chi est celui qui porte de nombreux alias dont le Mandarin et qui dirige depuis des millénaires la société des Dix Anneaux et qui doit sa puissance à des artefacts magiques, les fameux Dix Anneaux. Il est interprété par la légende Tony Leung dans le rôle d'un méchant Marvel très nuancé, évoluant comme jadis Killmonger dans une "zone grise", qui abandonne un temps ses projets machiavéliques pour l'amour et le bonheur avec une femme puis est rattrapé par son passé !

    Notre Mandarin rencontre son épouse en cherchant la dimension de Ta-Lo, un royaume de magie et de légendes où l'on trouve des oiseaux de feu et des cochons ailés ! Il est stoppé par Jian Li, jouée par Fala Chen et les deux tombent amoureux, ce qui fait renoncer le Mandarin à ses projets de conquête. Naissent alors Shang-Chi et Xialing, sa soeur qui une fois adulte est interprétée par Meng'er Zhang, une autre bonne surprise du film pour un personnage très intéressant qui dirige une arène de combat.

    Suite au décès de Jian Li,  le Mandarin entraine son fils à devenir un tueur puis perd ses enfants qui quittent le Foyer et reprend sa quête de Ta-Lo pensant que sa femme l'y attend et y est enfermée. En réalité, c'est une créature maléfique qui s'insinue dans sa tête pour le tromper en se faisant passer pour son épouse et inciter le méchant à la délivrer. Shang-Chi, Katy, Xialing vont s'y opposer et organiser la résistance sur Ta-Lo aux côtés de leur tante Jiang Nan, jouée par la star Michelle Yeoh.

    Vous l'aurez compris, ce film a surtout un casting asiatique et est le pendant pour l'Asie à Black Panther pour l'Afrique. Marvel a toujours été de toutes les luttes sociales et pour la diversité, particulièrement ces dernières années dans ses comics.

    Nos héros vont affronter leur père épaulé de ses hommes de main dont Razor Fist - joué par Florian Munteanu et à la tête de son armée de ninjas. Le final est une dinguerie avec un combat entre deux créatures titanesques qui auraient leurs places dans le MonsterVerse !

    Bref j'ai adoré ce film et je lui mets 16/20 (11/20 à Black Widow en comparaison, 18/20 à Avengers : Infinity War).

    Ben Kingsley fait son grand retour et le lien avec les films Iron Man en concluant ce point de l'histoire de fort belle façon.

    Il se dégage une certaine poésie de ce film. Cette fois-ci plus de doute, le MCU est bel et bien de retour en force !

    A bientôt !


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  • On continue notre analyse assez détaillée dans la mesure du possible de Bernard Stiegler !

    On a parlé précédemment du qui et du quoi. Le qui est bouleversé régulièrement par l'histoire du quoi, la société par les avancées technologiques. Elle a toujours un temps de retard, écrit Stiegler. Il y a un déjà-là commun qui voit se succéder les générations et le qui s'accomplit par rapport au quoi, ses prothèses.

    Mais au XXème siècle, un important changement survient, une "désorientation", la délégation des programmes aux machines. L'industrialisation entraine la perte du sentiment d'appartenir à une communauté, puisque la communauté le cède aux machines qui se passent des groupes ethniques.

    Et alors, on assiste à un décentrement de l'individu par la machine. C'est aussi le règne de l'automatisme contre l"intelligence et l'individuation. On a la planification technique avec le Taylorisme.

    De plus, comme le pointe André Leroi-Gourhan le célèbre préhistorien, il y a délégation du savoir dans l'automatisation, les archives numériques (la magnétothèque, l'hypertexte et l'internet).

    Le numérique appelle une nouvelle manière d'élaborer et de classifier les savoirs. Il y a extériorisation de la mémoire individuelle dès l'imprimerie. Avec l'imprimé émergent la philosophie moderne et le Protestantisme. Aucun cerveau humain ne peut désormais appréhender le contenu de toutes les bibliothèques, ce qui était encore possible avant la Renaissance. Fini les Pic de la Mirandole ! Tout ceci annonce aussi l'Intelligence artificielle.

    Dans l'évolution technique, on note que outil et langage sont désormais devenus machine et écriture d'un même mouvement.

    Parlons du style maintenant ! Il se dégage du déjà-là !  Mozart fait de la musique allemande, Proust de la littérature française mais la possibilité du style se dégage comme figure sur le fond d'un style déjà-là dont Mozart et Proust sont les plus hautes figures.

    Bref, le style est occurrence mais dans le même temps, il s'arrache à des déterminismes. L'industrialisation est- elle la fin du style, de l'idiome ?

    Ainsi Stiegler montre que l'obsession de l'Homme semble être la destruction du temps et de l'espace (le calendrier, l'architecture,...). Seul l'ermite se soustrait au temps et à l'espace ! Cependant le temps a priorité sur l'espace.

    Stiegler note aussi enfin l'évolution de la lecture vers des supports imagés (le cinéma, la télévision), la magnétothèque, dans le futur,  supports plus maniables et qui demandent moins d'effort ! Là encore pour gagner du temps ! Je vous renvoie vers son autre livre, De la misère symbolique et l'article que j'ai fait dessus et je vous dis à la prochaine fois !

    "Défi Lecture N°15-Bis".

    A bientôt !


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  • En 2018, sort Sans un bruit qui est un thriller horrifique de John Krasinski. Par les postulats de son scénario, le film reprend un peu le même exercice qu'un épisode de la Saison  4 de Buffy contre les vampires à savoir "Un silence de mort" ("Hush" en VO), un épisode "muet" !

    Nous sommes dans une énième variation d'un monde post-apocalyptique dont on ne nous dit pas comment on en est arrivé là ! Des créatures de cauchemars, super-prédateurs (aliens ou démons) ont envahi la planète et surgissent pour vous éventrer dès que vous émettez le moindre bruit. Et comme on n'a donc pas de son, pas de dialogues dans ce film où les protagonistes gardent  le silence pour leur propre survie, pas de longue scène d'exposition sur le pourquoi du comment, juste quelques coupures de journaux fragmentaires !

    En réalité, en cherchant l'info sur le net, j'apprends que les monstres sont d'origine extraterrestre, arrivés via une pluie de météorites, mais ce n'est pas trop mis en avant ou dit explicitement dans le film ou alors un détail m'a échappé ?

    On suit une famille du Midwest, les Abbott, constituée des parents, Evelyn - jouée par Emily Blunt - et Lee - joué par John Krasinski, des enfants, leurs fille Regan - jouée par Millicent Simmonds, fille sourde de naissance - et leurs fils Marcus - avec Noah Jupe dans le rôle -  et Beau - joué par Cade Woodward. Casting minimal dans une planète désertée !

    John Krasinski est à la fois réalisateur et acteur principal de son film et est marié à Emily Blunt à la ville ! On reste en famille.

    Le film s'ouvre par un drame initial ! En effet, un des enfants, du fait de la négligence d'un autre, commet une imprudence et est emporté par un des monstres.

    Puis la famille s'établit dans une ferme et garde le silence. Or Evelyn attend un enfant et vous voyez comme moi les problèmes qui s'annoncent, un bébé ça crie fatalement. Mais la famille a tout un système D pour parer aux éventualités.

    On découvre donc tout au long du film les règles de ce monde bizarre ! J'ai trouvé qu'il se dégageait une certaine poésie de ce silence contraint. Evidemment à un moment tout dérape avec une issue fatale mais la famille, les survivants, découvrent finalement le point faible des monstres et va pouvoir contre-attaquer.

    On doit admettre que ce film repose sur un postulat original et est un vrai exercice de style. Ce scénario inventif et brillant est signé par Scott Beck et Bryan Woods. L'actrice Millicent Simmonds est réellement sourde dans la vraie vie car le réalisateur ne voulait pas d'"une actrice entendante faisant la sourde".

    Le film a reçu de très bonnes critiques et met nos nerfs à rudes épreuves. Plus qu'un "Alien campagnard" ! Succès en salles aussi !

    Cet article est le 600ème que je réalise sur Overblog dans la catégorie "Cinéma" - donc 600 films sans compter les films X du Skyblog secret !

    A bientôt !


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  • Roland Emmerich est connu pour adorer et abuser des effets pyrotechniques. White House Down, son film de 2013 ne déroge pas à la règle ! On retrouve la recette qui a fait fureur depuis Piège de Cristal, un quidam se retrouve au milieu d'une prise d'otages à la Maison-Blanche et va buter à lui tout seul les terroristes un à un !

    La recette est là même à tel point qu'elle en reprend le cahier des charges ! Une équipe de télé qui s'avère être en fait des terroristes, le flic ou le garde du corps en congés, le membre de la famille innocente pris parmi les otages, la bande de mercenaires qui exige une rançon mais fait en réalité diversion, le petit génie de l'informatique qui épaule les terroristes...

    John Cale postule pour entrer au Secret Service du Président des Etats-Unis. C'est Channing Tatum qui endosse la peau de cet agent de choc et est chargé de protéger le président James W. Sawyer - joué par Jamie Foxx en chef d'état "baroudeur". Cale a mal choisit son moment pour faire visiter la Maison-Blanche à sa fille Emily Cale - jouée par Joey King car des néo-nazis, infiltrés par Martin Walker, le chef du Secret Service, joué par James Woods, qui a trahi ainsi sa collègue Carol Finnery, jouée par Maggie Gyllenhaal.

    Le chef des assaillants, c'est Emil Stenz - joué par Jason Clarke et ces gars-là ne plaisantent pas mais Jason Cale va vite leur rabattre leur caquet ! Notre héros doit protéger le président et sauver sa fille et les otages ! Tâches difficiles !

    Evidemment, ça pète de partout, le genre de divertissement à grand spectacle qu'on regarde pour se vider l'esprit ! Un défouloir en quelque sorte ! De la bone baston sur fond de complot du complexe militaro-industriel américain ! Avec rien moins que comme enjeu, une apocalypse nucléaire par un des protagonistes mourants qui n'a plus rien à perdre !

    A bientôt !


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  • Les péripéties du petit groupe d'amis, Rachel, Monica, Phoebe, Ross, Joey et Chandler continuent dans déjà la Saison 7 de Friends - période 2000/2001. J'apprécie toujours autant cette "vieille" série indémodable à l'humour juste, mordant, fin voire subtil basé beaucoup sur le cocasse et l'absurde.

    A la fin de la Saison 6, Monica et Chandler se fiançaient ! Qu'ils sont mignons tous les deux et ils forment vraiment le couple parfait uni par un amour pur et sincère. Cette Saison 7 utilise cette romance comme fil rouge et se conclut d'ailleurs sur leur mariage !

    Mais les autres protagonistes ont des amourettes aussi ! Comme Rachel qui va sortir avec Tag - joué par Eddie Cahill, son jeune assistant chez Ralph Laurens. Le jugeant trop immature, elle finira par rompre avec le beau gosse si drôle quand il fait semblant "de parler au téléphone avec son sexe" !

    Ca déménage aussi pas mal au cours de cette Saison. Pour laisser de l'intimité à Chandler et Monica, Rachel emmènage chez Joey et Phoebe part s'installer chez Ross.

    Joey connait des succès à la télé même si son parcours professionnel demeure toujours aussi chaotique. Il est viré de "Mac and Cheese" où il donne la réplique à un robot puis retrouve le rôle du mythique Dr Drake Ramoray dans le coma puis greffé du cerveau d'une femme. Hélas il rate la consécration aux Soap Awards toujours pour "Des jours et des Vies" ou "Les Jours de notre Vie". Feuilleton qui existe réellement !

    Ben, le fils de Ross, a lui bien grandit et est désormais en âge de faire les bêtises que lui enseigne "Tante Rachel" ! Mine de rien, on voit que le temps passe dans la série.

    On a la surprise de retrouver l'interprète de Ross, David Schwimmer, à la réalisation de plusieurs épisodes qui ne détonnent pas dans cette Saison 7. Pour tout vous dire, je n'ai pas fait gaffe si il était déjà à ce poste dans les précédentes Saisons mais c'est fort possible !

    Toujours des stars des années 1990 et 2000 en guests dans la série dans le vent ! On a ainsi la James Bond Girl Denise Richards qui joue Cassie la jolie et envoutant cousine de Ross et Monica qui exerce un certain charme sur nos héros à grands coups de démélages de cheveux et de ralentis langoureux. On a aussi Winona Ryder qui joue une copine étudiante de Rachel qui l'a embrassée à la fac. La grande Kathleen Turner incarne le père transsexuel de Chandler et Gary Oldman joue un acteur, partenaire de Joey.

    Le mariage avance ! Monica découvre que ses parents ont dépensé l'argent qui devait servir à la cérémonie et que ses affaires d'enfance ont pris l'eau et le moisi dans le garage familial.

    Enfin, nos héros prennent 30 ans !  A l'instar de Rachel Green.

    Bref, c'est toujours aussi excellent ! La Saison se conclut par le mariage et le téléspectateur est amené à comprendre de manière subtile que Rachel a fait un test de grossesse positif. Qui est le père e ce qu'elle va faire du bébé sera sans doute au coeur de la Saison 8 ! Plus que trois Saisons avant la conclusion !

    A bientôt !


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  • La Technique et le Temps est la grande somme de Bernard Stiegler qui devait comporter 6 ou 7 tomes mais n'en a que trois. Le décès prématuré du philosophe à l'été 2020 a hélas interrompu cette oeuvre. Nous allons nous intéresser présentement au Tome 2 de ce corpus, tome intitulé "La Désorientation".

    Stiegler commence par faire un rappel de l'évolution de l'écriture, des pictogrammes à l'écriture alphabétique des Phéniciens en passant par l'écriture phonologique.

    La technique/l'écriture en l'occurrence, va plus vite que la société et produit un effet de sidération qui conduit au concept cher à Stiegler de "redoublement épokhal" ! La société va s'adapter à ces nouveaux outils comme elle le fera par la suite avec l'imprimerie puis le numérique et internet.

    La Technique et le Temps - Tome 2 : La Désorientation (1ère partie) - Bernard Stiegler

    Mais surtout, c'est l'écriture qui inaugure la scientificité de l'Occident.

    Stiegler analyse donc Barthes pour la photographie et Bottero pour l'écriture et en tire des notions proches.

    Dans le chapitre suivant, le chapitre 2, Stiegler écrit que "c'est le déterminisme de l'individu qui pose son inscription dans le groupe ethnique qui constitue un "déjà-là".

    Le groupe ethnique suppose et rabaisse l'individualisme via l'écriture et la technique.

    Pendant des siècles, le quotidien des hommes a été immuable. Mais depuis le XIXème siècle, le temps s'est accéléré et est apparu la notion de progrès ! Avec l'Ere scientifique et industrielle, tout est devenu changement et l'homme (le qui) est désormais dépendant des objets, ses prothèses (le quoi).

    Le qui et le quoi sont dans une relation transductive écrit Stiegler et les systèmes de communication - depuis l'écriture, l'imprimerie, la radio, la télé, en passant par le cinéma et jusqu'à l'informatique et internet, n'ont cessé d'évoluer pour s'adapter aux changements induits par l'explosion de l'industrie. L'Homme est dépendant de la technique et de la technologie qui constituent sa mémoire  épiphylogénétique, autrement dit son héritage !

    La faute à Epiméthée qui n'a pas doté l'Humanité selon le Mythe ! L'Humain est donc dans un état de "désorientation" car le social , la société, n'arrivent plus à s'adapter à la technique car cette dernière avance trop vite ! Le "redoublement épokhal" ne peut plus se produire et on est "sidéré" ! Stiegler analyse ceci au début  dans les 4 chapitres du tome 2 de La Technique et le Temps s'intitule "La Désorientation".

    Stiegler explique ensuite que ce qui nous inscrit dans l'historialité, c'est la présence du déjà-là, les objets déjà présents bien avant notre naissance dont les récits des Historiens où les photographies ne sont qu'une petite partie. On revient à la question des traces hypomnésiques, des documents et de l'écriture orthographique qui dit aussi le Droit !

    Stiegler s'appuie sur La Chambre claire, ce texte de Roland Barthes où le sémiologue est frappé par la photographie de sa mère alors décédée qui revient comme un spectre, figure du passé pourtant présente à travers la photo ! Rapport entre studium (le spectateur via la photo - la culture) et punctum (la photo qui touche le spectateur).

    Il y aurait beaucoup à dire sur La Chambre claire mais nous y reviendrons  le jour où j'analyserais l'oeuvre de Barthes.

    L'Homme prend conscience de son "je" lors du stade du miroir mais par la même aussi de son incomplétude et de sa néoténie ! La photographie et le cinéma sont échos là où le miroir est Narcisse et Pandore. Finalement, l'homme recours aux prothèses et le qui se  révèle dans le quoi qui porte aussi l'historialité du quoi.

    La technique est en fait une pensée du temps.

    Ave l'écriture, apparaissent l'Histoire, le Droit, la Poésie, la Philosophie, la Science, la Religion... Elle se veut exactitude et a une visée communautaire. Mise par écrit, la loi ne peut plus être ignorée. De plus, ceci ouvre à l'interprétation, à l'herméneutique et à la glose.

    Enfin,  lorsque je lis un texte de Platon, sauf feinte, j'accède à la pensée  de Platon.

    L'écriture raconte notre passé  et quand nous nous réapproprions les théories mathématiques, nous les réactualisons.

    Et l'écriture conduit aussi à l'autonomia, le citoyen éclairé. La prothèse est déjà là qui nous inscrit dans le temps,  le qui. Nous poursuivrons cet exposé dans la seconde partie !

    "Défi Lecture N°15".

    A bientôt !


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  • Ken Follett est un auteur grand public, spécialiste des romans historiques et d'espionnage. C'est dans ce deuxième genre que se situe Code Zéro, un roman haletant et bien ficelé, basé et qui brode sur un fait divers réel survenu en 1958, le retard à l'allumage de la mise en orbite du premier satellite américain, Explorer I dans un contexte de Guerre Froide, les Soviétiques ayant grillé la priorité aux Américains en expédiant plus tôt leur Sputnik dans l'espace !

    Le roman s'ouvre par un type qui se réveille d'une mauvaise cuite dans les toilettes d'une gare ! Mais celui qu'un autre clochard appelle "Luke" est en réalité bien plus qu'un simple SDF ! Il connait les techniques de combat utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale et a des connaissances approfondies sur le lancement des fusées !

    Et donc celui qui est en réalité le Docteur Claude Lucas,  qu'on a rendu amnésique, va devoir rassembler les brides de sa mémoire et reconstituer son passé : fils d'une famille de riches banquiers, étudiant à Harvard, combattant pendant le conflit contre les nazis et actuellement acteur sur le lancement d'Explorer I qui doit justement avoir lieu dans moins de 24 heures à Cap Canaveral en Floride ! Le compte à rebours est commencé !

    Luke découvre qu'il est marié à Elspeth Twomey, une jolie secrétaire sur la base des fusées, a pour amie, une femme d'origine juive nommée Billie Josephson, qui travaille dans un clinique psychiatrique à la découverte de la psyché humaine, son amour de jeunesse qui a épousé Bern Rothsten par la suite et Anthony Carroll, un haut placé de la CIA qui n'a de cesse de "neutraliser" notre héros affirmant que Luke est un espion communiste qui veut saboter le satellite. A cette fin, Anthony a utilisé les travaux de Billie depuis la Guerre sur le contrôle mental pour effacer la mémoire du Docteur Lucas!

    En fait, dès qu'Anthony accuse Luke d'être un Rouge la suite est assez prévisible et on se doute qui sont les vrais espions et que le Docteur Lucas a été en réalité rendu amnésique car il voulait les dénoncer ! L'apogée du récit est une lutte effrénée sur une  plage pour empêcher les traitres d'appuyer à temps sur le bouton d'autodestruction de la fusée ! Le Camp du Bien va évidemment l'emporter !

    On sent que Follett peaufine ses romans dans les moindres détails - ici aussi au moyen de flash-backs au moment où le héros retrouve ses souvenirs - donnant un aspect de réel. J'ai beaucoup aimé ce roman même si je considère Follett comme de la littérature facile et commerciale relevant plus du marketing. Mais je ne conserverais pas ce livre et en ferais profiter un usager de la Boite à Livres près de chez moi ! Livre qui m'a aussi été donné par mon pote François O. qui sans cela les jette !

    "Défi Lecture N°14".
     
    A bientôt !

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  • Les romans et la série The Witcher dépeignent un univers d'héroic-fantasy sombre et violent, peuplé de monstres et de magiciennes où le fer parle plus souvent qu'il ne faut. Je suis en train de visionner la Saison 1 de cette série (la Saison 2 arrive bientôt !) mais Netflix nous offre à l'été 2021 un film d'anmation préquel- spin-off autour de Vesemir le mentor et collègue de Geralt.

    Vesemir est donc un sorceleur et cet animé, au dessin magnifique, nous raconte en quelque sorte la chute de l'Ordre, suite à la cupidité de certains sorceleurs. En effet, à la perspective de ne plus avoir de monstres à occire, leur nombre étant en diminution du fait de l'efficacité des chasseurs, des sorceleurs, menés par Deglann, mènent des expériences, notamment sur des jeunes filles elfes, pour créer d'autres créatures infernales. Vesemir va découvrir cette "machination" et s'y opposer mais il est déjà trop tard car les partisans de la sorcière Tetra se rassemblent pour annihiler l'Ordre.

    Le récit a dans ses thèmes récurrent l'idée de la différence et de l'acceptation de l'autre. Les sorceleurs sont aux yeux des humains ordinaires, eux-mêmes des monstres, crées par la magie de vieux mages, chasseurs immortels dotés de capacités surhumaines et soupçonnés à juste titre d'être devenus cupides !

    Le film revient sur la jeunesse de Vesemir et sa formation de sorceleur et ça ne rigole pas ! L'Ordre n'hésite pas à faire trépasser de morts violentes des foules de jeunes garçons pour trouver la perle rare ! Cet univers est violent - un peu trop d'ailleurs, fait un peu dans la surenchère à ce niveau et c'est pour ça que j'ai du mal à accrocher ! - et les premières minutes du film avec ces trois gamines réduites en charpies sanguinolentes par une créature des bois donnent le ton !

    Bref, les fans de cet univers devraient y trouver leur compte mais moi, ça ne me donne pas plus envie de finir la Saison 1 ! Verrais peut-être mon jugement et mon évaluation à la hausse, l'avenir le dira !

    C'est réalisé pour Netflix par le Studio coréen Mir.

    A bientôt !


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  • Voilà une série qui ne paie pas de mine, sur laquelle, il n'y a pas eu énormément de publicité mais qui est pourtant une petite pépite ! Pleine de surprises, de bonnes idées et de rebondissements ! Cette série, c'est Zoo qui dépeint une nouvelle Apocalypse ! Mais après les météorites, après les Kaijus, les cyborgs, les aliens et les zombies, cette fois, ce sont les animaux qui vont causer la perte de l'Humanité !

    "Depuis des millénaires, l'Homme a toujours maltraité les bêtes !"  Descartes ne les considérait-t'il pas comme des machines dénuées de sentiments, juste bonnes à être exploitées comme le reste de la Nature !? Et si les bêtes décidaient de riposter ? Au départ, il y a les théories fumeuses d'un scientifique à moitié fou qui détecte un changement dans le comportement et dans les pupilles des animaux !

    Ce savant fou, c'est le père de Jackson Oz, un biologiste américain - fils joué par James Wolk - fils qui est bientôt témoin d'attaques concertées de lions au Botswana avec son ami Abraham Kenyatta, un local - joué par Nonso Anozie. Le duo sauve la Française Chloé Tousignant - jouée par Nora Arnezeder (une actrice tout aussi française qu'on a vu récemment dans Army of the Dead de Zach Snyder) - et qui est aussi une agent de la DGSE, les services secrets français. Dans le même temps, à Los Angeles, la journaliste/blogueuse Jamie Campbell - jouée par Kristen Connolly - rameute Mitch Morgan, un vétérinaire, - joué par Billy Burke -  à l'occasion d'un accident dans un zoo  - pour enquêter sur les activités de Reiden Global, une multinationale à la pointe des biotechnologies !

    Les attaques d'animaux vont se multiplier aux quatre coins du globe : lions, ours, loups, chats, chiens, rats, oiseaux,... Toute la faune est déchainé et à la fin de cette Saison 1, on comptera plusieurs dizaines de milliers de morts parmi les humains ! Nos cinq héros vont être rassemblés pour former une équipe par un commanditaire qui reste dans l'ombre mais qui en fait joue double jeu avec Reiden Global !

    La série prend souvent des directions inattendues et c'est très plaisant ! Les scénaristes sont visiblement inspirés et multiplient les surprises comme ces mutations d'animaux ! Ca tourne assez vite au film catastrophe ou au film d'horreur ! La série joue sur plusieurs registres et on pense à tous ces films avec des animaux déchainés depuis Les Oiseaux d'Hitchcock jusqu'aux araignées, serpents et autres !

    Notre fine équipe comprend qu'un vecteur génétique façon OGM a fait muter les animaux sur toute la planète et il faut alors trouver un remède ! Mais la Nature semble s'y opposer et on assiste à plusieurs coups du sort ! Il faut aussi lutter contre les agents corrompus de la multinationale maléfique. Les personnalités et motivations des personnages sont aussi bien développées et la Saison se conclut sur un cliffhanger assez intéressant !

    Bref, j'aime bien cette série Netflix qui après un début mollasson, se révèle une bonne surprise ! D'autant qu'il semblerait que Zoo prenne un chemin assez SF dans ses Saisons 2 et 3 ! Faut-il exterminer toute la faune en dernier ressort ?

    La série est librement inspirée du roman Zoo  de James Patterson et compte donc 3 Saisons !

    A voir donc !

    A bientôt !


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  • J'ai déjà eu l'occasion de vous parler des 4 séries de comics ongoing Star Wars interconnectées publiées par Marvel depuis 2020, se situant entre Episode V et Episode VI : Star Wars, Dark Vador et Bounty Hunters. Mais c'est de la quatrième série, publiée avec un peu de retard par chez nous en France : Docteur Aphra, l'archéologue sans scrupules et sans attaches de cette galaxie !

    Je sais que je dois encore vous rédiger si je ne me trompe pas les reviews sur les deux derniers tomes de la première série de 2017 mais ça viendra en temps voulu, passons pour le moment au tome 1 de cette seconde série : "Destin et fortune" !

    Aphra y fait ce qu'elle sait faire de mieux, la chasse aux artefacts anciens et potentiellement dangereux.  Notre Indiana Jones de l'espace a recruté une nouvelle équipe composée de Krrsantan le Noir, le Wookiee, et d'une espèce de jeune vaurien débrouillard nommé Chance. Elle est alors contactée par Detta Yao, une étudiante déconsidérée de l'Académie de l'Ombre qui souhaite finir sa thèse en trouvant les mythiques anneaux de Vaale. Petit détail, ces anneaux qui confèrent vie éternelle et fortune sont accessoirement supposée maudits !

    Pour compléter son équipe, Chelli Aphra contacte et recrute une autre archéologue avec qui elle était très proche (petit rappel : Aphra est lesbienne), le Docteur Eustacia Okka.  Direction la planète Dianth et une cité perdue et hantée, aux ruines parsemées de pièges mortels et de spectres hurlants !

    Mais Aphra n'est pas la seule sur le coup et on découvre le nouvel antagoniste de la série, un certain jeune milliardaire nommé Ronen Tagge, qui se plait à collectionner les oeuvres d'art rares et surtout à les détruire par vanité ! On connait déjà la famille Tagge ! Cassio Tagge est un général de l'Empire qui apparait dans l'Episode IV  de 1977 mais surtout Marvel avait précédemment développé cette famille de puissants industriels, militaires et scientifiques dans sa première gamme de comics Star Wars entre 1977 et 1986. On est donc appelé à retrouver Domina Tagge, la tante de Ronen, dont la prestance orne la dernière page de ce récit, annoncant une suite problématique pour Aphra !

    Notre héroïne affronte les sbires de Ronen et va subir deux trahisons ! Elle mettra bien sûr la main sur les anneaux et devra se confronter au méchant du récit mais saura par la ruse se tirer d'affaires !

    On retrouve Aphra avec plaisir dans une histoire qui prend une nouvelle direction mais reste pour le moment anecdotique. Le scénario est signé Alyssa Wong, une artiste américaine d'origine chinoise et philippine (le personnage d'Aphra a des traits asiatiques) qui apporte ici de nouveaux éléments d'histoire pour la suite. C'est Marika Cresta, une dessinatrice formée notamment par Sara Pichelli qui met en image ce premier arc.

    A bientôt !


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  • La fin de la série d'animation The Clone Wars de Dave Filoni avec sa Saison 7 très attendue (voir mon article !) a marqué la fin d'une époque qui a commencé en 2008. Mais le réalisateur-producteur, "héritier spirituel de et formé par George Lucas" a encore plein d'autres histoires à raconter (ne serait-ce qu'en séries-live avec The Mandalorian, The Book of Boba Fett ou Ahsoka). Mais en attendant, il poursuit le récit des conséquences de la Guerre des Clones dans Star Wars - The Bad Batch dont la Saison 1 diffusée sur Disney + vient de se terminer, au terme de 16 épisodes, là à la mi-août 2021 !

    "The Bad Batch", c'est la Clone Force 99 ! C'est un escadron de 4 "super-clones" modifiés, des soldats d'élites qui seront ensuite considérés comme des rebuts, créés par les Kaminoens , experts en génie génétique ! On avait fait connaissance avec eux dans le premier arc de la Saison 7 de The Clone Wars où on pouvait voir leur efficacité ! La Clone Force 99 est constituée de Hunter, le leader pisteur (au look évoquant Sylvester Stallone), Wrecker, la brute au grand coeur, Tech, le spécialiste, comme son nom l'indique, en technologie et Crosshair, le tireur d'élite revèche ! Dans l'arc de The Clone Wars, l'équipe se voit adjoindre un clone régulier, un "Reg" en la personne d'Echo, un ami du Capitaine Rex que les Séparatistes ont transformé en mi-homme, mi-machine ! Ces cinq là sont les meilleurs dans leur domaine même si Tech et Echo sont un peu redondants !

    La Guerre des Clones vient de s'achever par la victoire de la République que Palpatine/Dark Sidious transforme aussitôt en "la première puissance galactique impériale" ! De grands changements sont à venir et pas pour le meilleur ! De quel côté va se ranger le Bad Batch ? On a vite la réponse quand Hunter couvre la fuite de Caleb Dume (qui deviendra Kanan Jarrus) quand l'Ordre 66 est déclenchée devant les yeux éberlués de l'Escadron et voit la mort de maitre Depa Billaba (dans une réécriture de la BD Kanan ! Comment ça Filoni manque de respect pour les autres auteurs ?).

    Nos héros vont désactiver leurs puces qui n'ont pas fonctionné au cours de la Saison et vont prendre la tangente avec Omega, une autre clone de Jango Fett au même titre que la Clone Force 99, mais une fille,  encore une enfant, leur soeur en quelque sorte ! Fuite de Kamino et entrée dans la clandestinité mais sans l'un d'entre eux, Crosshair, qui a décidé de rester fidèle à l'Empire !

    On voit notamment la transition République/Empire, peut-être un peu trop rapide mais comme on ne voit pas la temporalité ! Fichage de la population (dans le même esprit que le pass sanitaire de Macron ?), destruction des vestiges de l'armée droïde, mise sur la touche de l'armée de clones par des recrues, des conscrits et des engagés volontaires de différentes planètes, et à la fin de la Saison, destruction du complexe de Kamino - une page se tourne ! On se demandait pourquoi on ne voyait pas les Kaminoens dans la Trilogie originale, on sait pourquoi maintenant, ils ont été éradiqués par la poigne de fer de l'Empire comme les Géonosiens plus tard ! Et les derniers Kaminoens, on le devine, sont mis à l'oeuvre sur le plan de clonage de l'Empereur lui-même qu'on voit dans The Mandalorian  et dans L'Ascension de Skywalker !

    On voit aussi la mise au pas des planètes : Saleucami, Raxus Prime (un monde séparatiste) et Ryloth ! L'occasion de revoir des personnages connus comme Saw Gerrera ou la famille Syndulla (avec Cham, Hera et Chopper) et aussi Rex !

    Nos héros se réfugient dans la clandestinité pour aussi échapper à des chasseurs de primes (dont Fennec Shand, toujours de  The Mandalorian, ici en modèle animé 3D et plus jeune) car les Kaminoens veulent en secret de l'Empire remettre la main sur Omega - mais un terme sera mis à leurs projets par la violence des Impériaux ! L'équipe se réfugie alors sur Ord Mantell chez une vieille Trandoshan bourrue mais fiable nommée Cid qui deviendra leur commanditaire. On découvre aussi un peu, encore plus la pègre, dans cette série !

    Que dire des épisodes ? J'ai bien aimé pour ma part ! L'animation s'améliore d'épisode en épisode, de Saison en Saison et de série en série ! Beaucoup de fans ont reproché le côté "filler" de certains de ces épisodes - qui ne feraient pas avancer l'histoire (faut revoir votre définition du terme "filler" les mecs, qui vient des animes par rapport aux mangas !). Moi, je me dis que ce n'est que la Saison 1 et les choses se mettent en place et vont surement se bonifier et s'améliorer avec le temps - Une Saison 2 est annoncée pour 2022 à peine la Saison 1 finie ! Les premières Saisons de  The Clone Wars étaient très moyennes mais on a vu sur quel coup de maitre s'est terminé cette série donc j'ai bon espoir !

    Voilà, je ne vous en dit pas plus et vous laisse découvrir cette série par vous-même qui se conclut sur une sorte de statu-quo pour la Clone Force 99 toujours en fuite !

     A bientôt !


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  • Quoi de mieux qu'un bon gros Thriller en plein coeur de l'été ? C'est ce que nous offre David Baldacci dans son roman paru dans les années 1990, Une femme sous contrôle, qui parle de trahison, de manipulation ainsi que de piratage informatique. Le livre n'évite pas les clichés et aussi pour ce qui concerne internet alors naissant les grandes naïvetés comme "internet va mettre fin à la misère, au crime et à la guerre" - mais passé tout ceci, l'intrigue est bien ficelée, complexe et on est très content à la fin du récit quand tout s'emboite parfaitement.

    Jason Archer est un employé de Triton Globals, une grosse société dirigée par Nathan Gamble et son second Quentin Rowe, versée dans les hautes technologie. Notre analyste Jason vient de réaliser un audit informatique et a découvert des informations compromettantes qu'il pense alors révéler à une tiers partie mais qui tombe en réalité dans un piège, se fait kidnapper !

    La disparition de Jason se fait concomitamment avec le crash d'un avion de ligne que l'employé modèle aurait dû prendre mais qui a en réalité causé la mort du président de la Fed qui était à bord ! Les deux affaires sont-elles liées ? C'est ce que va devoir découvrir Lee Sawyer, un enquêteur très tenace qui va s'eprendre de Sidney Archer, l'épouse (la veuve  ?) de Jason qui travaille elle pour un cabinet d'avocats qui représente les sociétés Triton et RTG qui se battent toutes les deux pour le rachat d'une troisième boite, Cybercom !

    Tout se passe sur fond de complot industriel et d'échange d'infos confidentielles ! RTG est dans le collimateur mais on comprendra vite que c'est un leurre, le coeur du mystère étant la Fed et ses pouvoirs de contrôle des taux de change. Un chantage sera mis à jour. Et Sidney devra échapper à Kenneth Scales, un tueur sadique, homme de main du mystérieux commanditaire qui dirige tout dans l'ombre ! 

    La jeune femme fera preuve de ressources et fera tout son possible pour décoder une disquette que lui a expédié son mari.

    Voilà un bon livre, surtout dans sa deuxième moitié quand tout commence à se mettre en place ! Un livre qui m'a été donné par mon collègue de travail, François O. mais que je ne vais pas garder dans ma bibliothèque allant le déposer dans la Boite à Livres la plus proche de chez moi !

    C'est le genre de roman à l'imagination débridée mais à l'intérêt littéraire limité (même si c'est une traduction) ! Pas le genre de "bouquin moisi" que je lis pour reprendre la façon dont un pote à moi, Gautier, parle de mes classiques de la littérature, les Balzac, les Hugo ! Nul doute, hein Gautier, que Bernard Werber et Ken Follett, c'est mieux ? Moi j'appelle ça du marketing pas de la littérature, d'ailleurs les libraires chez qui j'ai fait un stage en mai 2019 répugnent à mettre du Follett en vitrine c'est dire !

    Voilà, donc en conclusion, Une femme sous contrôle est du bon divertissement mais pas un truc inoubliable ! Mais on parle de tout sur ce blog !

    "Défi Lecture N°13".

    A bientôt !


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  • L'acteur martial Jean-Claude Van Damme, en plus d'être "aware" s'est toujours surinvestit dans ses films pensant le moindre geste, la moindre mimique, la moindre cascade - et sur la fin de sa carrière, il se lance plutôt dans le genre autoparodique et la comédie. Exit Bloodsport, Universal Soldier, Full Contact, Kickboxer  et autres films cultes et place au nanard Le Dernier Mercenaire de David Charhon, arrivé directement sur Netflix.

    Je m'attendais à une comédie pas très fine mais là on bats les sommets de balourdises ! Ce film est d'une nullité abyssale ! Avec un Van Damme sans expression, des dialogues à s'étouffer de gêne, des clichés à foisons (sur les services secrets, la République, les "racailles" de Banlieue). Ce navet ne m'a pas arraché un sourire ! Netflix avec des films pareils s'enfonce dans la médiocrité !

    Van Damme est Richard Brumère, surnommé "la Brume", un mercenaire légendaire, insaisissable et invincible qui suite à une opération foirée au Soudan négocie une immunité pour son fils qui vient de naitre. Le fils, des décennies plus tard, c'est Archibald Al Mahmoud, joué par Samir Decazza, qui suite à une "bavure" d'un fonctionnaire zélé voit ses privilèges sauter or une crapule utilise l'identité et donc l'immunité d'Archibald pour faire du traffic de drogues et d'armes ! Brumère va devoir protéger son fils et renouer les liens avec lui puis démasquer le criminel !

    "Que sont-il allé faire dans cette galère ?". On se pose la question pour Patrick Timsit,Valérie Kaprisky, Miou-Miou et Eric Judor ! C'est poussif et bancal ! Pour compléter le casting, on a la jeune actrice Assa Syla, qui joue une "racaille" et Alban Ivanov, le fonctionnaire "zélé".

    J'espérais une bonne surprise mais suis grandement déçu ! Rien à retirer, à garder de ce flop ! Comme Bruce Willis, les fins de carrières de nos légendes des années 1990 font peine à voir ! Je n'ai regardé ce Dernier Mercenaire jusqu'à la fin que par conscience professionnelle pour ce blog mais aurais tout aussi bien pu m'en dispenser ! Van Damme est cependant toujours aussi en forme dans les scènes d'action qu'on pourrait à la limite sauvées !?

    Je ne m'appesantit pas plus longtemps car ce "film" n'en vaut pas la peine !

    A bientôt !


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  • Dwayne Johnson est l'acteur "bankable" du moment et il avait déjà collaboré avec le réalisateur Brad Peyton dans le nanar San Andreas. On retrouve le duo, en 2018,  dans Rampage : Hors de contrôle, qui tient à la fois du genre SF, aventure-action et film de kaijus, inspiré d'un jeu vidéo de 1986 du même nom, Rampage (voir le billet que j'ai consacré à ce jeu vidéo !). Nos monstres attaquent la ville et détruisent hélicos, tanks et avions dans la ville de Chicago comme dans la borne d'arcade - Chicago à nouveau ravagée comme elle l'était déjà dans la saga Transformers !

    Davis Okoyé - joué par notre monsieur muscle - est un primatologue, ancien militaire et chasseur de braconniers, qui a jadis sauvé George, un gorille albinos des machettes d'une bande de tueurs. Davis n'a guère de sympathie depuis pour le genre humain et a créé une sorte de relation fraternelle avec son animal protégé préféré avec qui il communique par la langue des signes. Tout va désormais bien dans le meilleur des mondes !

    Mais une famille de milliardaires, les Wyden, le frère Brett et la soeur Claire  - joués respectivement par Jake Lacy et  Malin Akerman, des Elon Musk maléfiques (comment ça Elon Musk est maléfique !?) mènent des expériences de génétique avancée pour créer des armes biologiques à bord d'une station spatiale notamment ! La station explose et des échantillons se retrouvent sur Terre, contaminant un loup (Ralph), un alligator (Lizzie) et notre bon George !

    Les animaux vont alors attendre une taille gigantesque accompagnée d'une férocité sans bornes ! Davis perd vite le contrôle de George mais bénéficie de l'aide du Dr Kate Caldwell, jouée par Naomie Harris, une généticienne et biochimiste dont les Wyden ont détourné les travaux.

    Ajoutez à cela Jeffrey Dean Morgan (Negan dans The Walking Dead bien sûr !) qui joue l'agent Harvey Russell, d'une "Autre Agence Gouvernementale" ! Un allié de notre duo de héros, Davis et Kate !

    Les Wyden vont tout faire pour récupérer leur précieux matériel génétique et c'est ce qui causera leur perte ! Bien sûr un antidote existe et George reviendra du "Côté Lumineux de la Force" ! Le gorille affrontera les deux autres monstres dans un duel de titans !

    On a comme résultat un film sans prétentions et assez fun ! Du bon divertissement avec des effets spéciaux au top et un bon suspense à la fin ! Finalement une bonne surprise, bien meilleur que le fastidieux et oubliable San Andreas !

    Un film pouvant "satisfaire le public de bonne humeur pour un blockbuster sans cervelle" !

    A bientôt !


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  • Les séries Marvel de Netflix ont été annulées quand Marvel Studios a décidé de lancer ses propres séries, les excellentes WandaVision, Falcon & le Soldat de l'Hiver ou encore Loki ! Je suis presque à jour sur ses séries Netflix et c'est Iron Fist qui a clôt le bal avec sa Saison 2 après une Saison 1 qui a reçu de très mauvaises critiques !

    Quelque part, c'est un peu dommage car le dernier des 10 épisodes de cette Saison 2 annoncait des choses intéressantes pour une Saison 3 qui ne verra jamais le jour. Quoi que ? Des rumeurs font mention de Charlie Cox en Matt Murdock dans Spider-Man : No Way Home (dont on attend toujours le trailer !) et de Vincent d'Onofrio en Caid dans Hawkeye et Echo. Des Soft Reboots !

    Dans cette seconde Saison des aventures du Poing d'Acier de K'un-Lun, notre héros va être confronté à la convoitise de son frère d'adoption, Davos, qui complote pour lui voler son pouvoir. Davos  - joué par Sacha Dhawan - va s'associer pour cela avec Joy Meachum - toujours interprétée par Jessica Stroup.

    Tandis que Davos avance ses pions, Danny Rand - joué par Finn Jones - et Colleen Wing - jouée par Jessica Henwick - tentent de mener une vie plus paisible mais Danny continue de patrouiller dans le quartier et notre couple va se trouver face à une guerre des gangs entre les Triades des Hachettes et des Tigers - et venir en aide à un groupe de jeunes SDF un peu paumés.

    De plus, Danny fait la rencontre de Mary Walker - jouée par Alice Eve, une jeune femme qui semble perturbée ! Très vite, on apprend qu'elle a une dissociation de sa psyché et plusieurs personnalités, la douce Mary et la violente Walker - le personnage de Typhoïd Mary dans les comics - qui ici travaille en fait pour Joy et donc pour Davos !

    De son côté, Ward Meachum, joué par Tom Pelphrey, se débat avec les drogués anonymes et a une liaison avec sa marraine Bethany.

    Colleen Wing gagne en importance dans cette Saison 2 et vole même la vedette à Danny Rand ! J'adore cette fille, le personnage comme l'actrice qui l'incarne que les geeks ont pu voir ailleurs ! Elle est à la recherche de ses origines et c'est aussi une combattante hors-paire. Enfin, son association avec Misty Knight - qui fait des apparitions dans ces épisodes, toujours jouée par Simone Missick, se profile.

    Donc en fait, toutes les sous-intrigues sont liées et culminent lorsque Davos s'approprie le Poing d'Acier et blesse Danny Rand. Celui-ci se rend alors compte qu'il était addict à l'Iron Fist ! Ce pouvoir va aussi faire tourner la tête à Davos qui s'imagine en parangon de vertus et se lance dans un massacre de criminels dans Chinatown et alentours ! L'identité, nos objectifs dans la vie, le sens qu'on lui donne, la "mission", les dérivatifs comme les addictions, les mensonges qu'on se fait à soi sont au coeur de cette Saison 2 !

    A la fin de la série, le Poing d'Acier a un nouveau possesseur assez inattendu ! Le point fort de la série, ses combats mais pas que !

    J'ai bien aimé cette Saison 2 et la série commencait à gagner en qualité ! Reverra-t'on ces héros à l'avenir dans le MCU ? Je l'espère !

    A bientôt !


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  • Retour sur la franchise vidéoludique  de Capcom Resident Evil déclinée aussi en films (avec Milla Jovovich) et en séries d'animation. Si j'ai chroniqué ici tous les films avec l'actrice du Cinquième Elément, je vous avouerais que je n'ai jamais joué au moindre jeu vidéo de cette série et à vrai dire ne sais pas trop comment s'articulent tous les différents médias entre eux ! J'imagine que la série Resident Evil : Infinite Darkness - dont il est question ici - est canon avec les jeux vidéo mais pas avec les films de cinéma qui sont à part !

    La série de jeux vidéo est dans le genre FPS et Survival Horror. Un virus s'est répandu sur la Terre, qui transforme les gens en zombies (ce qu'au moins le Covid ne fait pas encore si ce n'est que lui il transforme nos dirigeants en abrutis quoi que pour la tête de l'Etat on avait déjà un terrain favorable !). Le point de départ est le drame de Raccoon City où deux personnages, Leon S. Kennedy et Claire Redfield, ont dû batailler à coups de pétoires pour se frayer un chemin au milieu des morts-vivants avant l'oblitération totale de la ville par le feu ! Le premier jeu de la franchise, pour rappel, est sortie en 1996 et la série d'animation dont il est question dans cet article est sortie le 8 juillet 2021 sur Netflix pour coincider avec les 25 ans de la franchise.

    Resident Evil : Infinite Darkness est donc une série d'animation en quatre épisodes d'à peu-près 25 ou 30 minutes chacun. Ca fait donc un film de 2 heures au total. Côté animation, c'est très proche - à dessein - du graphisme des jeux vidéo, loin de la qualité d'un Pixar et pour tout vous dire, je n'aime pas, trouve cela très moche ! Même si un effort a été fait pour se rapprocher de la réalisation d'un film live au niveau des positions de caméras.

    Claire Redfield fait partie de l'ONG TerraSave et découvre une première épidémie de zombies au Penamstan où a été impliquée l'unité de Marines Mad Dog dont fait partie Jason, le "héros du Penamstan". Plus tard, la Maison Blanche subit un piratage informatique et une attaque conjointe de zombies qui est repoussée par Leon, Patrick, Shen May et Jason. Ceci va créer des dissensions avec la Chine soupçonnée d'être l'instigatrice de ces actes.

    Leon, Shen May et Jason sont envoyés dans l'Empire du Milieu pour infiltrer un labo d'armes biologiques mais Shen May et Jason poursuivent leur propre agenda. On découvre qu'un ministre américain tenait les Mad Dogs et donc Jason sous sa coupe au moyen d'un antidote. Un de nos héros va être tué et un autre se transformer en monstre et vouloir tout révéler au monde en instaurant la terreur généralisée ! Deux autres de nos héros vont devoir le contrer !

    Rien de bien nouveau donc au niveau du scénario à base d'épidémies de zombies et de complots gouvernementaux. La série a un happy-end mais non sans pertes donc. Je sjuis assez mitigé sur le résultat final mais ne suis pas vraiment fan de cette franchise à vrai dire comme je vous ai fait comprendre au début de l'article. Je dirais une série dispensable !

    Information prise, cette série se situe entre les jeux vidéo Resident Evil 4 et Resident Evil 5.

    La musique est de Yugo Kanno et c'est réalisé par Eiichiro Hasumi qui a coécrit l'histoire avec Shogo Moto.

    A bientôt !


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  • Donner une suite à la série d'animation culte des années 1980 - par Filmation - des Maitres de l'Univers - est un défi considérable ! Défi qui a été relevé par Kevin Smith, geek notoire qui s'y colle ! Et bien le résultat est plutôt pas mal !

    Les Maitres de l'Univers : Révélation est une série d'animation (un dessin animé !) de 2021 diffusée sur Netflix dont cinq épisodes d'environ 25 - 30 minutes chacun sont sortis dans une première fournée de la Saison 1. Bien entendu, cette suite est différente de l'oeuvre originale et terme de dessins, d'animations et d'écriture - le récit s'étend sur plusieurs épisodes, sur toute la Saison et on n'a plus le schéma : 1 épisode = 1 histoire ! On ne peut raconter de nos jours une histoire - dans une série-télé - de la même façon que dans les années 80 - et c'est pourtant dans la continuité !

    Ces épisodes reprennent de nombreux personnages et véhicules jadis déclinés en jouets (je vous renvoie au billet que j'ai rédigé début 2021 sur les jouets  He-Man - Masters of The Universe). Cette nouvelle série a le mérite d'approfondir les backgrounds - les "Révélations"  - des protagonistes, donne de nouvelles perspectives, développe le lore et la mythologie, apporte des éclaircissements, ouvre des portes pour étendre les intrigues et la franchise dans de nouvelles directions et oeuvres (on a d'ailleurs un comics chez Dark Horse qui est un préquel  à cette nouvelle série !), bref ça renouvelle cette franchise assez efficacement j'ai trouvé !

    On est un peu dans la même logique et le même esprit que la série Cobra Kaï avec les films Karaté Kid ! Sur Netflix aussi !

    Une fois que l'on s'est habitué au nouveau graphisme, on rentre dans l'histoire ! Skeletor lance un nouvel assaut sur le Château des Ombres et accède à une source de connaissance et de pouvoir infini. Ce faisant, il menace de détruire l'Univers dont Eternia est le centre, le foyer de la magie. Mais Musclor contrecarre ses projets et le paie de sa vie ! Développements assez inattendus ! Adam est absent le plus long des épisodes et on suit Teela et ses compagnons qui se lancent dans une quête pour rassembler les deux morceaux de l'Epée du Pouvoir et la reconstituer. Opposition aussi entre magie et technologie !

    On traverse de nouveaux lieux, on rencontre des figures légendaires, des personnages meurent - mais sans une goutte de sang ! Le graphisme est en 2D avec un petit coup de pouce par ordinateur ! C'est divertissant et rafraichissant mais le trop peu d'épisodes livrés laisse un peu sur sa faim ! On a aussi des alliances inattendues et cette première fournée se termine sur un cliffhanger haletant !

    Le casting des doubleurs en VO est alléchant avec notamment Mark Hamill, Lena Headey et Sarah Michelle Gellar.

    C'est prometteur et suis agréablement surpris. Ai hâte de mater la suite ! Combien d'épisodes ? Combien de Saisons ?

    Une série qui vaut le détour !

    A bientôt !


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