• On connaît surtout Joe Dante pour son film Gremlins ! Mais avant cela, le réalisateur s'était déjà aventuré dans le registre film d'horreur avec le long-métrage Hurlements (The Howling en VO), premier opus d'une série de huit films, sorti en 1981 !

    En fait, il s'agit d'une histoire de loups-garous. On peut donc s'attendre à beaucoup de sauvagerie dans ce film ! Le Loup-Garou fait partie des grands mythes horrifiques du cinéma hollywoodien, avec le Vampire, la Momie ou Frankenstein ! Mais ici, Joe Dante nous livre une version plus moderne de cet archétype, et nous entraîne au fin fond de la campagne, au sein de la "Colonie" !

    L'héroïne est une certaine Karen White, une journaliste de Los Angeles, jouée par Dee Wallace. Au début du film, celle-ci est traquée par un tueur en série nommé Eddie Quist - rôle tenu par Robert Picardo (bien avant son apparition dans la série Star Trek : Voyager en Docteur Hologramme !) ! La jeune femme piège le sadique dans un cinéma porno avec l'aide de la police qui abat le type !

    On comprends assez vite le message du film qui se résume à "libérez la bête qui est en vous ! " et "laissez-vous aller à vos pulsions !" Le Loup-Garou est ici une métaphore pour l'Homme qui tue, qui viole, etc... A l'image du tueur en série dans le cinéma porno !

    Karen a été traumatisé par Eddie Quist et le docteur George Waggner (joué par Patrick Macnee, de Chapeau melon et bottes de cuir !) décide d'envoyer sa patiente, avec son mari Bill (Christopher Stone), se reposer à al campagne, à la "Colonie" (qui est en fait un repère de lupins !). Waggner est-il au courant de ce fait ? Je vous laisse voir le film pour avoir la réponse car ne m'en souviens plus à vrai dire !

    A la "Colonie", Bill résiste aux avances de Marsha (dont le nom de famille est Quist !), une nymphomane sensuelle et est attaqué et mordu par un loup-garou ! Bill rentre chez lui et fait l'amour à Karen ! Pendant l'acte, leurs corps se transforment !

    La "Colonie" est le secret du Docteur Waggner, au courant donc semble-t'il, un repaire de loups-garous qui peuvent se transformer à volonté sans pleine lune !

    Un film assez violent donc avec de superbes maquillages, œuvres de Rick Baker, dans la lignée du Loup-garou de Londres ! La fin du film m'avait particulièrement marqué : la journaliste se transforme volontairement en plein journal télévisé pour alerter l'opinion puis se suicide ! Tragique !

    Le film possède aussi ses propres clins d'œil ! Ainsi les noms de nombreux personnages sont ceux de réalisateurs de précédents films de loups-garous ! Et dans Gremlins, on aperçoit notamment des photos du film dans le cinéma où les Gremlins regardent Blanche-Neige et les Sept Nains  Enfin, Hurlements a eu quelques prix dont le Prix de la Critique lors du Festival du film fantastique d'Avoriaz, dans son édition de 1981 ! Il fut un succès commercial et reçut un assez bon accueil critique ! Je ne sais pas ce qu'il en est des suites par contre !

    Voilà, ce petit billet sur un petit film sympathique est en fait mon 2500ème billet ! Si on prends en compte tous mes blogs notamment le Skyblog secret !

    Je vous dis à bientôt !


    votre commentaire
  • Nouvel Atelier Cuisine, ce 6 décembre 2018, toujours avec moi, François, Damien, Sylvie et Chrystelle et toujours sous la houlette de la charmante Claire !

    Cette fois-ci, c'est moi qui était chargé des courses - avec Claire ! On a opté pour du poisson en guise de repas de Noël mais je remarque que le prix du saumon fait vite monter la dépense : 21 euros à payer sur le budget de 38 euros dont nous disposions ! A tel point qu'il nous a failli renoncer à prendre une bouteille de pétillant en guise de boisson (certains ne supportant pas l'alcool dans notre petit groupe !).

    Après les courses le mercredi, dans une ambiance de fêtes, nous nous sommes rendus dans notre local cuisine le jeudi ! Au menu ce soir, en entrée, des œufs de lompes sur des blinis - mets assez salé dont je ne suis pas spécialement fan - ainsi que de la mousse de canard étalé savamment sur du pain aux céréales !

    Puis, le plat principal, pavés de saumon, cuits au four, et badigeonnés d'oignons, de jus de citron, d'herbes et salés/poivrés ! Rien de bien particulier à signaler ici, sinon qu'il faut bien maitriser la cuisson, ce qui n'est pas sorcier ! Disons 25 minutes pour six pavés !

    Pour accompagner ces pavés, nous avons préparé puis dégusté une fondue de poireaux bien mijotés avec six beaux poireaux ! Je vous en donne la recette tirée du site "cuisineaz.com" !

    Fondue de poireaux mijotée au vin blanc

    ÉTAPE 1

    Commencez par trier les poireaux. Retirez-en la partie verte la plus dure puis coupez-les en 2 dans le sens de la longueur. Émincez vos poireaux finement en demi-rondelles en partant de la base blanche puis rincez-les soigneusement à l’eau claire, égouttez-les et réservez-les. Pelez et émincez finement l'échalote et l'oignon.

    ÉTAPE 2

    Ensuite, faites fondre le beurre dans une sauteuse (ou cocotte) puis ajoutez l'échalote et l'oignon émincés. Laissez fondre quelques minutes jusqu'à ce qu'ils soient translucides en remuant régulièrement à l’aide d’une cuillère en bois. Ensuite, ajoutez les poireaux et mouillez avec le vin blanc puis laissez mijoter 10 min à feu moyen en remuant de temps en temps.

    ÉTAPE 3

    Salez, poivrez et ajoutez la crème fraîche. Laissez votre fondue de poireaux mijotée au vin blanc épaissir 5 min à feu doux et rectifiez l'assaisonnement si besoin. Servez votre fondue de poireaux mijotée au vin blanc bien chaude avec une pincée de piment d'Espelette en finition. Vous pouvez vous en servir d'accompagnement pour des Saint-Jacques par exemple ou un plat de poisson.

    Là encore, nous n'avons pas ajouté de vin blanc !

    Enfin, nous avons terminé le repas avec un bout de Brie, cette spécialité de Seine-et-Marne et aussi avec des clémentines de Corse !

    Puis tisanes, vaisselle, rangement du matériel et nettoyage de la salle et en route vers le véhicule Trafic pour rentrer chez nous !

    Un bon moment comme toujours !

    A Bientôt ! Le 17 janvier 2019 - avec Priscilla, une jeune stagiaire en BTS "Economie sociale et familiale"  - pour la Séance 4 de cette Saison 3 - pleine de rebondissements !

    Compte à rebours : -1...


    votre commentaire
  • Le second film sur l'Homme-Fourmi, sorti en 2018,  a la difficile tâche d'assurer un score honorable au box-office tout en passant après Avengers : Infinity War, film aux enjeux cosmiques !

    Comme vous l'aurez compris, on change d'échelle - c'est le cas de le dire ! On retrouve Scott Lang, toujours joué par Paul Rudd, assigné à résidence par le FBI après les événements de Sokovie et de l'aéroport de Berlin ! Mais comme le titre du film de Peyton Reed - déjà réalisateur du premier opus - Ant-Man et la Guêpe l'annonce, cette fois notre héros a une partenaire, la très combative et pleine de ressources Hope Van Dyne - interprétée par Evangeline Lilly qui laisse Lost loin derrière elle !

    Hank Pym, joué par Michael Douglas - rajeuni dans certaines scènes de flash-backs par la magie du numérique - et sa fille Hope, complices de Scott sont aussi traqués et donc en fuite ! Le film nous offre une foultitude d'effets spéciaux avec des objets, immeubles, voitures, Pez, salière qui rétrécissent ou augmentent de taille ! Nos héros auront besoin de toute la technologie du vieil Ant-Man pour accomplir leur mission : retrouver Janet Van Dyne, la mère de Hope, perdue depuis des années dans le Royaume Quantique - et jouée par Michelle Pfeiffer !

    Avant de vous parler plus avant de ce film, qu'en ai-je pensé ? Des Youtubeurs comme Regelegorila avaient qualifié ce film de navet sans aucun intérêt ! Je ne suis pas d'accord, j'ai pris beaucoup de plaisir à le visionner ! Il y a de l'action, les acteurs sont bons, la réalisation soignée, de l'humour bien présent, fin mais pas trop envahissant, de belles images du Royaume Quantique et de nouvelles idées intéressantes pour le MCU (j'y reviens bientôt !)? Mais vous savez que je suis très bon public avec les films de Marvel Studios ! Si on sait à quoi s'attendre avec ce film et si on ne place pas la barre aussi haut que pour un Avengers 3 et 4, on ne sera pas déçu !

    L'humour est bien pensé donc et doit surtout au jeu d'acteur de Michael Pena, le coéquipier "en affaires" de Scott ! Le casting est étoffé et encore une fois Marvel Studios parvient à attirer dans ses films  des acteurs de renom de la génération précédente - preuve supplémentaire que le genre super-héroïque n'est pas un sous-genre et qu'il est pris au sérieux par tout Hollywood, et pas seulement comme un moyen d'arrondir ses fins de mois ! Je pense que Michael Douglas, Michelle Pfeiffer et Laurence Fishburne voient cet exercice comme un bon moment de détente, un film qu'ils pourront montrer à leurs petits-enfants !

    Pour en revenir aux enjeux du film de Peyton Reed, ça se résume à une course au MacGuffin, cet objet prétexte au déroulement de l'intrigue ! Il s'agit pour nos héros de récupérer l'immeuble qui contient les labos de Hank Pym, convoité aussi par un escroc de bas étage, trafiquant de technologies avancées nommé Sonny Burch - et joué par Walton Goggins (qui a fait ses premières armes dans la série-télé The Shield et qu'on a vu notamment au cinéma dans Dajngo Unchained, Les huit salopards ou encore Lincoln !). Mais un troisième camp est sur la piste du labo, celui de Ghost (Fantôme en VF) aka Ava Starr, une fille complètement déphasée dans tous les sens du terme (physiquement et psychologiquement !) suite à un accident dont elle fait porter la responsabilité à Pym - jouée par Hannah John-Kamen (vue dans Star Wars - Le Réveil de la Force et Ready player One !) - accompagnée de Bill Foster/Laurence Fishburne ! Concernant Bill Foster, si Goliath est évoqué, on ne verra pas l'acteur afro-américain changer de taille au cours de ce film ! Fantôme est un personnage qui n'est pas un méchant caricatural ! Elle est blessée et de ce fait attachante bien qu'elle soit une tueuse implacable mais manipulée par feu le SHIELD ! Elle lutte en fait pour sa survie et donc ne peut être réellement blamée ! Bill Foster est de plus sa conscience !

    Le film introduit le Royaume Quantique, cet univers où avait plongé Scott à la fin du premier film et dont il était revenu contrairement à Janet Van Dyne ! Les scènes qui le représentent contiennent pas mal de poésie ! Les lois de la physique y sont très différentes ! Mais surtout, avec ce lieu, des éléments - notamment les "Vortex temporels" évoqués par Janet - conduisent à des suppositions pour Avengers 4 (dont on ne connaît toujours pas le titre exact à l'heure où j'écris ces lignes !). Le Royaume Quantique est-il la clé contre Thanos ? Va-t'il permettre le Voyage dans le Temps ou l'accès au Multivers ? En tout cas, il semble promis à agrandir  terain de jeux de nos super-héros comme le Multivers justement déjà introduit dans Docteur Strange  ! Le Multivers est consubstantiel aux comics Marvel (What If ? ou plus récemment Spider-Verse !)  alors pourquoi pas aussi au MCU ?

    La première scène post-générique montre comment le claquement de doigt de Thanos avec le Gantelet d'Infinité affecte Ant-Man et son groupe, ce qui laisse Scott Lang dans une sacré panade ! A suivre... Rien que pour cette première scène post-générique, le film vaut le coup !

    Un film "humble et rafraichissant" !

    A bientôt !

    Compte à rebours : -2...


    votre commentaire
  • Après ma critique du film World War Z, parlons encore de zombies !

    Les dernières Saisons de la série télé The Walking Dead ont déçu et les audiences sont à la baisse, la faute à un showrunner imbécile nommé Scott M. Gimple qui n'a aucune vision ! Cependant le début de la Saison 9, aux mains d'Angela Kang, la nouvelle responsable, semble prometteuse ! Mais ce n'est pas le sujet du jour, le sujet du jour est la série dérivée ou spin-off intitulée Fear the Walking Dead et lancée sur les écrans en août 2015 alors que la franchise était encore au top et ne montrait pas encore de signes d’essoufflement !

    La série est l’œuvre de Robert Kirkman, l'auteur du comics et de Dave Erickson et la Saison 1, comme sa grande sœur, de la série mère, compte 6 épisodes ! Cette fois-ci, on se déplace d'Atlanta à Los Angeles et on remonte dans le temps au tout début de l'épidémie ! Petit à petit, les choses vont basculer et l'épisode pilote nous en montre les prémices !

    Évidemment, le rôle de tout bon pilote est de présenter le cadre et notamment les personnages ! Ici, donc exit Rick Grimes et on laissera leur chance à des "héros" inédits par rapport à la BD !

    Madison Clark (Kim Dickens) est conseillère d'orientation dans un lycée, vit avec Travis Manawa (Cliff Curtis), un brave type, et élève ses deux enfants, Alicia (Alycia Debnam-Carey) et Nick (Frank Dillane). Et c'est justement ce dernier enfant qui donne du soucis à notre bonne mère de famille !

    En effet, Nick est accro à l’héroïne ! Mais la famille, la ville de Los Angeles et l'Humanité entière vont avoir, comme on le sait, bientôt affaire à un problème plus grave : l'Apocalypse zombie !

    Nick en a un premier aperçu, lorsque, se réveillant hébété après un shoot, il découvre sa copine Gloria en train d'arracher le visage d'un junkie avec les dents et de se repaître de sa chair ! N'en croyant pas ses yeux, horrifié, Nick prends la fuite à toutes jambes, se fait renverser par une voiture et finit à l'hôpital !

    On le devine la menace des Rôdeurs va arriver progressivement au cours de cette première Saison ! Mais les choses vont vite dégénérer ! La tension est palpable en arrière fond avec le bruit des hélicoptères et des voitures de police ! On signale de plus en plus de cas d'agressions !

    A la fin du pilote, Madison, Travis et Nick sont stupéfaits de voir Calvin, le dealeur se relever d'entre les morts ! Que se passe-t'il donc ?

    Voilà pour cet avant-goût ! La suite bientôt avec ma critique de cette Saison 1 (ca va venir vite, pas d'inquiétudes !).

    A bientôt !

    PS : Ce billet constitue mon 400éme billet "Coups de coeur"sur Overblog !

    Et toujours, compte à rebours ; -3...


    votre commentaire
  • J'ai déjà eu l'occasion par le passé de vous parler de World War Z, le roman de Max Brooks ! Roman que j'avais vraiment adoré et trouvé excellentissime !

    En 2013, Marc Forster réalise l'adaptation cinématographique du dit roman et ce nouveau World War Z donne un film mélange de genres, entre film de guerre et film d'horreur ! Tandis que l'on est en pleine vague Walking Dead !

    L'approche du film est assez différente de celle du roman ! En effet, le récit de Max Brooks pouvait se voir comme une collection de "short stories" qui nous entraînaient à travers le monde, en une multitude de lieux montrant autant de situations différentes ! On avait à la fois une vision d'ensemble et des gros plans !

    Dans le film, on se concentre autour d'un seul héros et on suit la longue enquête qu'il mène à travers le monde, en Corée du Sud, en Israël, en Angleterre pour trouver l'origine de l'épidémie et éventuellement un remède !

    Ce héros, c'est Gerry Lane, ancien fonctionnaire de l'ONU, enquêteur de terrain - interprété par Brad Pitt ! Celui-ci est en retraite anticipée et veille sur sa famille ! Mais il va devoir reprendre du service après avoir échappé à la mort lors d"émeutes" à Philadelphie !

    En effet, des meutes d'individus "enragés" déferlent sur la population provoquant toujours plus de contaminations ! Mais Gerry, sa femme Karin - jouée par Mireille Enos ! - et leurs enfants sont sauvés à un point d'extraction et ramenés sur la flotte de navires sous pavillon de l'ONU !

    Par la suite, Gerry va devoir se rendre en Corée du Sud, ce qui le mènera sur une piste en Israël ! Ceci nous donnera une cauchemardesque scène où la ville de Jérusalem, protégée par un mur, finit par tomber sous les hordes de zombies ! C'est un véritable massacre et je n'aime pas trop ce genre de scènes au cinéma, j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire ! Idem, la scène suivante où les passagers d'un avion de ligne sont mordus en série est proprement terrifiante ! Âmes sensibles s'abstenir ! Mais bon, c'est le propre des films de zombies et George Romero a fait bien "pire" dans le genre !

    Mais Gerry Lane va finir par trouver le point faible du virus zombie ! Une solution assez originale !

    Hormis Brad Pitt - sur lequel le film capitalise ! - Pas de grosses stars ou d'acteurs connus au casting ! Si, on retrouve Ruth Negga, l'actrice qui joue Raina dans la série Marvel Les Agents du Shield !

    Qu'a-je pensé de ce World War Z ? C'est un film prenant qui vous tient à votre fauteuil ! Mais malgré les scènes "pénibles", c'est du cinéma un peu édulcoré ! On est loin de l'horreur des premiers films de zombies (je vous ai cité Romero !) ! Ca se regarde !

    Bref, c'est un blockbuster, et le "happy end" en fait en quelque sorte un film familial ! En effet, à la fin, notre héros trouve un "vaccin" qui permets de se camoufler des zombies, dès lors les survivants peuvent commencer la contre-attaque ou simplement se mettre à l'abri ! Le héros dit alors " notre guerre ne fait que commencer !" Doit-on s'attendre à un World War Z 2 ? En 2018 en tout cas, il n'a toujours pas pointé son nez !... Mais il est prévu pour 2020 qu'on se rassure !

    Dernière remarque : les zombies de ce films sont étonnamment sportifs ! Ils courent - vite ! - il sautent, bref ils représentent des ennemis redoutables !

    A bientôt !

    Compte à rebours -4...


    votre commentaire
  • Games Workshop, société anglaise est connue pour ses jeux de combats de figurines qui se déroulent dans l'univers futuriste de Warhammer 40.000 ! Un gigantesque empire humain règne sur la galaxie, assurant sa domination avec ses armées inseparables de Space Marines, pour la Gloire de l'Empereur, figure quasi-divine ! Les menaces sont plurielles : orcs, armées du Chaos, Hérésie d'Horus, Tyrannides,...

    Je ne suis pas très fan de cet univers ultra-violent ! Je connais des fans qui investissent tous leur argent dans des centaines de figurines qu'ils passent ensuite des heures à peindre ! J'avais, en 2010 ou par là, lu quelques BD Warhammer 40.000 mais ai eu mes premiers contacts avec cette licence à la fin des années 1980, en 1989 - avec le jeu Space Hulk  (chroniqué ailleurs sur ce blog !) et aussi Adeptus Titanicus !

    Mes connaissances, Cyril, David et Hervé, s'étaient pris d'engouement pour ce jeu, Adeptus Titanicus ! Le jeu se présentait sous la forme d'une grosse boite qui contenait une demi-douzaine de figurines de Titans en plastique ! Et des règles pour mesurer les distances de tir et de déplacement, des armes que l'on pouvait monter sur le dos des Titans selon différentes configurations !

    Que sont les Titans ? Ce sont les machines géantes, sortes de Méchas dans la plus pure veine Steampunk, développés par l'Adeptus Mechanicus, le corps d’ingénieurs de l'Empire qui adore le Culte de la Machine basé sur Mars ! Ces Titans vont donc se foutre sur la figure !

    Je ne vous parlerais pas du système de règles car n'en connais pas la mécanique ! Juste de mon ressenti sur l'ambiance du jeu ! Adeptus Titanicus est un jeu que l'on peut associer à d'autres jeux ! L'échelle certes n'est pas la même que l'autre jeu Space Marines où l'on déplace les fantassins mais des escouades de fantassins à l'échelle des Titans étaient disponibles sur le marché mais aussi des tanks, des bâtiments en polystyrène pour former le terrain, des Titans en plombs dont des Titans d'autres races : Eldars (elfes du futur), Titans du Chaos, etc... La guerre est le quotidien de ce 40ème millénaire où des mondes entiers périssent dans le feu nucléaire !

    La dernière édition de ce jeu date d'août 2018 !

    A bientôt !

    Compte à rebours -6


    votre commentaire
  • Nous allons maintenant commencer une série de critiques de livres portant sur le libéralisme, au sein de la Modernité dont il est quasiment l'emblème ! Nous débutons ce jour avec un livre de Jean-Claude Michéa intitulé L'empire du moindre mal  - et sous-titré "Essais sur la civilisation libérale".

    Il faut distinguer tout d'abord les deux constituantes du libéralisme. Il y aurait d'abord un libéralisme politique, octroyant de nouvelles libertés aux individus - et qui par cela serait de Gauche - et un libéralisme économique, la "main invisible" (du marché), qui serait de Droite !

    Avec les penseurs du libéralisme du XVIIIème siècle, derrière Adam Smith et son livre L'Enquête sur la nature et les causes de la Richesse des Nations, la théorie libérale se mets en place ! Elle est rupture mais pas de manière brutale et est en fait le résultat d'une longue évolution. Depuis la Renaissance, la guerre avait évoluée : nouvelles armes, nouvelles stratégies plus meurtrières et aussi portée idéologique de la guerre à travers notamment les guerres civiles que sont les guerres de religions !

    Or le libéralisme porte en lui le dégoût de la mort et de la guerre ! La seule guerre moralement acceptable et la guerre contre la nature ! La guerre naît parcequ'une partie du genre humain est certaine de détenir la vérité, veut faire le Bien et imposer ses vues aux autres humains ! C'est pourquoi l’État libéral prônera la neutralité axiologique. On a donc d'une part le déploiement de l'industrie et de sa révolution technique dans la lignée d"une autre révolution, la révolution galiléenne ! L'Etat lui doit se limiter à ajuster les différentes parties de la société en recourant aux experts et aux juristes et non pas en prônant des idéologies ! C'est aussi l'apparition de la notion de Progrès.

    L'époque moderne qui se veut pourtant rationnelle ne manque pas de mythes fondateurs ! On a ainsi l'idée du "malin génie" chez Descartes ou l'Etat de Nature" chez Hobbes et Rousseau.

    L’État se doit donc d'être neutre et le Droit revêts alors un aspect purement technique. Il ne doit plus nous imposer de mode de vie, seulement poser des régulations. C'est désormais le Marché qui nous dicte, dès le plus jeune âge, nos manières de penser !

    Il convient de légiférer pour "éviter une société de démons". De plus, parvenir à une société plus juste suppose d’accroître la richesse de tous, ainsi l'envie et le ressentiment qui découlent de la pauvreté n'engendreront plus le mal ! Il est bien connu que les riches sont moralement exemplaires, ne pratiquent pas l'évasion fiscale ou n'exploitent pas leurs ouvriers, ironise Michéa, critiquant le théoricien libéral Bastiat !

    C'est précisément parce que les qualités morales des individus, depuis Hobbes, sont considérées comme désormais douteuses en tout cas suspectes, que la société doit dorénavant se régler par un Droit purement technique selon le modèle de la science alors dominante.

    D'autre part, avec la théorie libérale, les individus sont dépouillés de leur libre-arbitre, dans une logique augustinienne, et sont soumis aux déterminismes notamment ceux du Marché.

    Il semble bien - et certains savants l'ont montré avec des expériences comme "le dilemme du prisonnier" que l'individu néolibéral soit mené par des motivations égoïstes. Michéa nous explique que le juge intègre, l'administrateur consciencieux où l'ouvrier investi sont des reliques d'époques antérieures au libéralisme. Une telle société fondée sur l'égoisme n'est pas fiable, contrairement à ce qu'affirmait Mandeville dans sa Fable des Abeilles et au XXIème siècle, cela commence à se voir ! On remarque aussi au passage que notre essayiste, Michéa utilise souvent dans son ouvrage un ton acerbe et dénonciateur, particulièrement visible dans les notes de fin de chapitres !

    Alors certes le libéralisme veut éviter la "guerre de tous contre tous" mais il engendre en réalité la guerre économique et la guerre juridique !

    La société libérale renonce aux valeurs morales, voit le règne de l'égoïsme et de l'intérêt personnel car on ne croit plus en l'homme depuis la philosophie du XVIIème siècle. Avec Hobbes, on pense que l'homme est mauvais par nature et on écarte la morale ! On obtient une société "sans morale" où l'on voit des crimes partout paradoxalement !

    L'individu libéral est en fait un individu "qui se tue au travail" et qui consomme ! Ce sont ses deux activités principales au dépens de l'éducation des enfants ! Le libéralisme est alors gagnant sur tous les plans ! L'Ecole, de plus, ne doit plus transmettre de connaissance mais laisser s'épanouir l'enfant érigé en roi qu'il ne faut pas contrarier !

    Le libéralisme veut alors une nouvelle humanité déshumanisée. Selon Francis Fukuyama, c'est la Science qui mène désormais le monde et on s'achemine vers la fin de l'Histoire qui verra cette nouvelle humanité transformée par la Science  (le Transhumanisme !?). Notre civilisation risque de s'écrouler en entrainant - et c'est inédit ! - l'effondrement planétaire avec elle !

    Un essai très intéressant, très critique et qui ne se contente pas de parler du libéralisme économique mais aussi du libéralisme politique ! On retiendra que le monde libéral est un monde calqué sur la science avec un Etat qui promeut des lois qui fonctionnent comme des engrenages automatiques excluant les sujets et aussi régulé par la "main invisible" du marché ! On éloigne les valeurs morales et les idéologies et on considère les individus comme des ennemis les uns pour les autres !

    A bientôt !

    Compte à rebours -7...


    votre commentaire
  • La seconde moitié des années 1990 vit l'arrivée d'un nouveau type de jeux vidéo, le RTS-like ou "Jeu de Stratégie Temps-Réel" avec son plus fier et illustre représentant Warcraft II ! Évidemment quand quelque chose marche, les éditeurs se jettent dans la brèche ! On eut ainsi une foule de RTS ! Je vais vous parler aujourd'hui de Dark Colony, jeu de 1997, développé par Stratégic Simulations et publié par GameTek ! Dark Colony se situe dans un registre SF puisque c'est la lutte entre les humains et les Gris pour la conquête de la planète Mars !

    Là où Warcraft II mettait bien en avant les phases de gestion de ressources, Dark Colony accorde plus d'importance aux phases de combat !

    Les humains et les aliens vont lutter pour le contrôle d'une "source d'énergie universelle", le gaz "Petra-7" que de grandes corporations de la Terre vont aller exploiter sans vergogne sur la Planète Rouge. Mais les Grays de Zeta Reticulum sont déjà sur place et le conflit est inévitable ! On retrouve ici les Gris, Greys, Grays ou Petits Gris à l'origine de la mythologie autour du Crash supposé d'un OVNI à Roswell en 1947 !

    Comme dans tous RTS, le joueur doit collecter des ressources, développer des infrastructures et former des combattants ! Une fois prêt, vous pourrez lancer votre armée à l'assaut de l'ennemi ! Un jeu qui recquiert patience donc et de ne pas se montrer trop empressé au risque de lancer un assaut trop tôt en étant mal préparé !

    Une des originalités du jeu réside dans l'alternance de cycles jour/nuit ! Ceci influe sur le champ de vision des unités des deux factions !

    Le nombre d'infrastructures est assez limité : raffinerie, caserne, laboratoire, centre de recherche et usine de robots pour les humains ! Vous n'avez pas la possibilité de créer une base nouvelle au cours de la partie et êtes limité à une zone de départ ! Les troupes sont toutes aussi peu variées. Chaque faction ne dispose que de neuf types d'unités. Pour les humains, on a ainsi les ouvriers qui récoltent les ressources, les spaces-marines, les mines, les robots de combats, les vaisseaux de reconnaissance, les lances-missiles, l'artillerie lourde, les aéronefs médiaux et les cyborgs ! Vous avez enfin une unité de commandement qui est une unité d'infanterie plus puissante que les autres et qui acquiert certains pouvoirs au cours de la partie. Si cette dernière meurt, elle est évacuée du champ de bataille pour un temps par un vaisseau médical puis reviens plus tard.

    Enfin, il existe des artefacts cachés sur Mars qui feront peut-être pencher la balance !

    Le jeu dispose d'un tutoriel et d'un mode campagne avec 15 missions pour chacune des deux factions, jouables en solo ! Il est ainsi possible de jouer contre l'I.A. mais aussi en mode 8 joueurs ! La campagne solo ne se résume pas toujours à détruire la base adverse et il y a quelques subtilités - comme par exemple s'évader d'un camp de prisonniers !

    J'avais joué à l'époque à Dark Colony et en fait avait eu le CD-Rom du jeu dans un magazine de jeux vidéo offert en cadeau ! Les premières missions de la campagne solo sont assez facile pour peu qu'on joue avec méthode et discipline mais par la suite, ça se complique ! Bref, pour vous dire que je n'ai jamais terminé ce jeu ! Certes, il est "fun" mais je préfère tout de même le classique de Blizzard !

    En 1998, est sortie une extension intitulée Dark Colony : The Council War - avec quelques améliorations notables !

    Par la suite, un jeu comme Starcraft du même éditeur Blizzard allait investir le champ de la SF pour les RTS et éclipser et faire oublier complétement ce Dark Colony - qui avait déjà de gros concurrents lors de sa sortie avec des jeux comme Dark Reign : The Future of War ou Total Annihilation !

    A bientôt !

    Compte à rebours - 8


    votre commentaire
  • Valérian - Tome 10 : Station Brookyn - Terminus Cosmos - Christin & MézièresOn retrouve la deuxième partie du diptyque commencé avec "Metro Châtelet - Direction Cassiopée" des aventures de Valérian et qui constitue le tome 10 ! Cet opus se nomme "Brooklyn Station - Terminus Cosmos" et l'action se déplace de Paris à New York où l'intrigue se conclut !

    Valérian est toujours sur la piste des mystérieuses manifestations d'animaux étranges venus du futur dans la France des années 1980. Il est toujours secondé par l'érudit aux méthodes improbables, Monsieur Albert et sa route croise celle d'une certaine blonde pulpeuse, Cynthia Westerley, une Américaine qui travaille en réalité pour la multinationale W.A.A.M. ! Celle-ci va  séduire Valérian - et coucher avec ! - afin de l'espionner l Cette incartade de notre héros jettera un certain froid dans sa relation avec Laureline !

    Car deux multinationales, la W.A.A.M. et  Benson & Gambler, essaient de percer le mystères des apparitions surnaturelles, espérant y trouver là de nouvelles sources d'énergies pour le futur ! On découvrira qu'il s'agit en fait des manifestations des quatre éléments volées dans le futur au peuple Zoms, des éboueurs de l'espace, par deux gredins de l'espace espérant faire du profit !

    Christin et Mézières ne donnent pas dans la surenchère d'effets spéciaux, conscients qu'ils ne pouvaient rivaliser avec le premier film Star Wars - "La Guerre des Étoiles", sorti quelques années plus tôt ! Ils ancrent alors leur récit à contre-pied dans le Paris et le New York de l'année 1980, date de sortie de cet album ! On a droit à une magnifique représentation du Centre Beaubourg que je connais bien pour avoir vécu dans ce quartier de ma naissance à mes 10 ans !

    Notre agent spatio-temporel est toujours en contact avec Laureline laquelle continue son enquête dans la nébuleuse de Cassiopée ! Elle remonte la trace des deux voleurs et finalement mettra fin à cette affaire ! Elle arborera au passage une tenue sexy qui mets bien en valeur sa superbe plastique ! Après avoir vu cela, on ne comprends pas l'écart de conduite de notre héros avec Cynthia !

    Le tome introduit des thématiques qui seront reprises par la suite comme la critique des multinationales ! Rappelons que les années 1980 dans le monde voit l'émergence du néo-libéralisme, de la finance spéculative ! Ce sont les années Reagan et Thatcher ! Notre scénariste ne manque pas de critiquer cette société obsédée par le profit au dépends du salut des hommes !

    Il est aussi fait mention du monde d'Hypsis qui aura un rôle à jouer dans les tomes 11 et 12 !

    Voilà, cette série est vraiment excellente et je la kiffe toujours autant ! Les récits se complexifient tout en restant compréhensibles et abordables même par le jeune public ! Toutefois, les thèmes sont plus adultes !

    Je vous donne rendez-vous pour le tome 11 : "Les Spectres d'Inverloch" !

    A bientôt !

    Compte à rebours -10


    votre commentaire
  • On constaterait, aux dires de certains critiques, une baisse de la qualité de la production musicale au fil des décennies depuis les années 1970 ! Quand on écoute Maître Gims, on ne peut qu'être d'accord ! Néanmoins, chaque année émergent de nouveaux artistes dont certains s'avèrent très talentueux et prometteurs ! Alors certes, baisse de la qualité globale mais ponctuellement encore de très belles réalisations !

    En 2017 est ainsi apparu le chanteur et compositeur britannique Rag'n'Bone Man aka Rory Charles Graham alors âgé de 32 ans ! Il sort en février de cette année là son premier album intitulé Human !

    Ce qui me marque tout de suite chez cet artiste, hormis sa voix puissante - qui manie R'n'B, Soul, Blues et Pop - et ses textes travaillés, c'est sa générosité ! son premier opus nous livre pas moins de 19 titres là où d'autres font le service minimum ! J'avais été ébloui par le single "Human" - sorti en 2016 -  où le chanteur confesse sa faiblesse - "je ne suis qu'un humain !" - comme pour s'excuser par avance d'éventuels défauts de son album ! En réalité, cet humain là se livre à un exercice parfait ! Bref j'adore cet artiste que je connais pourtant si mal !

    Human  a eut un très vif succès et a raflé le BBC Music Award de l'album de l'année en 2017 ! Un autre single emblématique ce cet album est le titre "Skin" ! L'artiste se livre intégralement dans cet opus !

    Mais avant "Human" et "Skin", on avait déjà eut droit à la chanson "Healed" qui clôt l'album, sur les ondes ! il me semble que ce titre là avait moins bien marché !

    Rag'n'Bone Man, c'est aussi un physique atypique qui fait penser à celui d'un bûcheron avec barbe et forte corpulence - où à un terroriste islamiste au choix ! Je crois savoir qu'avant de lancer son premier album, notre homme a fait partie de formations de rap !

    En fait, il y a une Édition Standard de l'album puis une Édition définitive Deluxe ! La première contient 12 titres et la seconde 19 titres et c'est celle-ci qui se termine par "Healed" ! Mon bon Rico m'a prêté la version Deluxe car c'est celle qu'il possède de fait !

    Parmi, les chansons, on a "Bitter Man", "Odetta", "Grace", "Ego", "Arrow", "Die Easy" et dans les titres bonus : "Fade to Nothing", "Life in Her Yet", "Lay My Body Down" et "Wolves" ! Les registres sont ceux que j'ai déjà cités : R'n'B, Soul - et Neo-Soul, Blues et Pop ! Là encore, c'est varié même si l'album possède une remarquable unité !

    je vous en recommande fortement l'écoute car ce gars là va être un artiste à suivre dans les prochaines années indubitablement !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Comme une fois par mois, le jeudi soir, je suis retourné à mon Atelier Cuisine, avec Damien, François, Sylvie et Chrystelle, encadrés par Claire qui elle au moins mets la main à la pâte, pas comme certaines accompagnatrices dans le passé qui se posaient dans un coin et attendaient qu'on se mettes à table ! Après tout, hormis François qui a un CAP de cuisinier, aucun de nous n'est un professionnel des fourneaux - et un petit coup de main n'est jamais de refus !

    Nouvelle séance donc avec des plats qui fleurent bon la Normandie ou en lien avec la Nature !

    Pour commencer, Sylvie et Chrystelle, nous ont concocté une salade de tomates et concombres avec un accompagnement à base de vinaigre basalmique - et comme personne n'était contre le mélange sucré/salé, réhaussé d'une pointe de miel ! Du miel liquide en flacon !

    Par la suite, François et Claire nous ont préparé des escalopes à la Normande ! François a tout préparé - couper les champignons notamment ! - et Claire a surveillé la cuisson !

    Tout de suite la recette, en direct de la cuisine !

    Escalopes de dinde à la NormandeAtelier Cuisine - Saison 3 - Séance 2
     
    Ingrédients :
    Pour 6 personnes
    6 escalopes de dinde ou de poulet
    Crème fraîche
    Champignons de Paris
    Beurre
    Fromage râpé
    Poivre
    Sel
    Éventuellement, on peut "assaisonner " avec des alcools locaux, Calvados ou Cidre !
     
    Préparation : 15 minutes
    Préparation : 5 minutes - Cuisson 10 minutes
    1. Etape 1

      A servir avec du riz ou des pâtes.
    2. Etape 2

      Dans une casserole d'eau bouillante salée faite cuire vos pâtes (je vous conseille des spaghettis). Nous, nous avions opté pour du riz basmati !
    3. Etape 3

      Dans une poêle faire cuire les escalopes avec du beurre, ajouter les champignons et 4 cuillères à soupe de crème fraîche ; saler et poivrer.
    4. Etape 4

      Lorsque les pâtes sont 'al dente' égoutter-les et disposer-les dans un plat ; ajouter du fromage râpé à votre convenance puis disposer les escalopes à la crème et les champignons. C'est délicieux !.

     

    ATTENTION, précise l'auteur de cette recette, prise sur Marmiton.org : pour celles qui font attention à leur ligne cette recette est assez calorique mais vous pouvez tout de même vous régaler en supprimant la crème fraîche et le fromage râpé.

    Et pour le dessert, Damien avait suggéré un Gâteau au miel moelleux, qu'il a réalisé avec moi ! C'était bon aussi mais un peu sec et il aurait été bon de rajouter de la crème anglaise ou de la chantilly !

    La recette !

    Gâteau au miel moelleux

    (il existe des variantes au rhum, au chocolat !).

    Ingrédients :

    250 g de farine
    100 g de sucre
    200 g de miel d'oranger
    20 cl de lait chaud
    1 sachet de levure
     
    Préparation : 1 heure 05
    Préparation : 20 minutes - Cuisson : 45 minutes
    1. Etape 1

      Préchauffer le four à 160°C (thermostat 5-6).
    2. Etape 2

      Mélanger farine, levure et sucre.
    3. Etape 3

      Dans un bol à part, faire chauffer le lait et y délayer le miel jusqu’à ce qu'il soit complètement incorporé (bien remuer délicatement, cela prend 2-3 minutes selon si le miel est bien liquide ou un peu plus crémeux).
    4. Etape 4

      Réunir les deux mélanges et bien remuer jusqu'à obtenir une pâte lisse (ne vous inquiétez pas, elle doit être assez liquide). Verser le tout dans un moule chemisé ou en silicone.
    5. Etape 5

      Enfourner la préparation pendant 45 min, bien surveiller la cuisson avec la technique du couteau.

      Il est possible de varier la nature du miel, ici miel d'oranger au doux parfum mais vous pouvez aussi opter pour le miel d'acacia, plus fin, ou le miel de montagne qui a plus de caractère. A décliner selon les goûts !! Un miel  liquide permets de mieux le travailler, plus facilement !

    Voilà, comme à chaque Atelier, on s'est bien régalé et on a fini par un échantillon de tisanes, thès et du café ! Ai opté pour un café avec du lait car suis un gros consommateur de café qui stimule mes neurones toujours en ébullitions !

    Je vous donne rendez-vous début décembre 2018 - avec les mêmes copains et copines - pour la séance 3 ! Au menu, nous aurons du saumon ! Noël approchant oblige !

    A bientôt les loulous ou devrais-je dire les gourmets ?


    votre commentaire
  • Zanaka - JainJe vais maintenant vous parler d'une chanteuse qui a le vent en poupe en ce moment, en 2018. Il s'agit de Jeanne Louise Galice plus connue sous le pseudo de Jain, jeune artiste française de 26 ans (elle est née en 1992), reconnaissable à ses tenues de scène, col Claudine ou bleu de travail !

    J'ai, une fois encore, emprunté un CD à mon pote Rico qui écoute Jain ! En fait, je pensais lui prendre l'album sur lequel figure la chanson qu'on entends partout, Alright - mais celle-ci est un titre du deuxième album de la chanteuse intitulé Souldier (mélange habile entre "soul", l'âme et "Soldier", "Soldat de l'âme"  - Jain entre en religion ?) - et en réalité, l'album que possède Rico est son premier opus, celui qui l'a lancé, Zanaka,  sorti en novembre 2015 et nommé dans la catégorie "Album révélation" aux Victoires de la musique !

    L'album Zanaka  a fait un véritable carton consacrant Jain comme artiste à surveiller ! Il a été disque de platine en mai 2016.

    Il faut dire que la musique de Jain brasse large ! Bien que Française, elle vise l'international en chantant en anglais ! Elle se considère comme une artiste cosmopolite, une "citoyenne du monde", ayant d'ailleurs elle-même des origines malgaches !

    Zanaka comporte originellement 7 titres et ce total monte à 16 avec une version augmentée/ Deluxe de trois chansons inédites et trois remix ! Le titre emblématique en est la chanson "Come".

    En tout cas, on peut dire que Jain pense son travail dans les moindres détails, jusqu'à son image, bref se créer un univers personnel reconnaissable qui est sa marque ! Son premier album a été produit par Yodelice et enregistré dans les studios du label Spookland. "Zanaka" signifie "enfant" en malgache !

    Les références de Jain sont nombreuses tant musicales que visuelles ! Elle a beaucoup voyagé et se nourrit de musiques du monde - on sent l'influence de la musique indienne et orientale dans certains titres de Zanaka, de la musique africaine dans d'autres - le reggae aussi, le hip-hop et la pop ! Bref, la miss est éclectique !

    Au niveau visuel, on retrouve, dans le clip de "Come", réalisé par Greg & Lio, des références à René Magritte, le célèbre peintre spécialisé en pipes !

    "Come" est donc la chanson phare de ce premier album mais on peut aussi signaler "Makeba" ! Jain a composé certaines des musiques de l'album jusqu'à sept ans avant la sortie de l'opus alors qu'elle était en prépa d'Arts !

    Globalement, le son qui s'en dégage est assez joyeux et enjoué, l'artiste a un beau timbre de voix très mélodique ! Ca s'écoute avec plaisir !

    J'ai hâte de découvrir son deuxième opus - qui marque l'essai du premier ! - à savoir Souldier !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La série de comics Walking Dead est une œuvre en constante évolution ! Rappelez-vous le chemin parcouru ! Au départ, Rick Grimes et un petit groupe de survivant vivaient comme des vagabonds allant de refuge improvisé en abri précaire, survivant au jour le jour contre les Rôdeurs ! Puis, nos héros ont rejoint ou bati et consolider des communautés, puis formé des réseaux de ces communautés ! Mais celles-ci restaient toujours de tailles moyennes !

    Dans le tome 30 de la série, intitulé "Nouvel Ordre Mondial !", on passe encore à l'échelle supérieure ! Pendant les événements avec les Chuchoteurs, le scénariste Robert Kirkman a tranquillement mis en place une intrigue secondaire qui est passée au premier plan ! Eugène, le petit génie d'Alexandria réparait une radio-amateur et entrait en contact avec Stéphanie qui vivait dans une communauté plus au Nord ! Par la suite, Rick Grimes dépêchait Eugène et une demi-douzaine de personnes - dont Michonne - pour aller établir le contact avec ces gens ! A la fin du tome 29, nos amis étaient mis en joue par des hommes armés et priés d'obtempérer !

    Dans ce tome 30, nous allons découvrir le Commonwealth (bien que je crois que ce terme n'est pas utilisé dans la VF !?), un réseau de petites villes comptant pas moins de 50000 habitants au total, nombre considérable, avec sa milice très organisée munie d'armures intégrales et formée par un certain Mercer très professionnel et apparemment intègre ! L'ensemble est dirigée par la Gouverneuse Pamela Milton.

    La surprise de ce tome est que Michonne retrouve une de ses deux filles, à savoir Elodie, l'autre Colette n'ayant pas survécu ! Ceci donne lieu à des scènes riches en émotion ou la guerrière noire montre son côté maternel et protecteur.

    Le Commonwealth semble avoir la situation en main et a batit une nouvelle société sur les ruines de l'ancienne civilisation. Du fait de sa taille, cette société a remis en place un système de classes sociales reposant sur le statut que les gens occupaient avant l'apocalypse ! A moyen et long termes, ceci risque de poser problème à Rick et aux gens d'Alexandria où les individus sont tous égaux! Pamela justifie son système en disant que d'une part, chacun est à sa place, vis et boulons dans une grande machine et que d'autre part, cela pousse les gens à vouloir se surpasser pour monter dans la hiérarchie !

    Mine de rien, Kirkman livre ici une réflexion fine sur et une critique acerbe et détournée de nos propres sociétés de plus en plus inégalitaires !

    Hélas, il y a Sebastian Milton, le propre fils de Pamela qui est véritablement un "petit connard" qui abuse de ses privilèges et sera à mon avis l'étincelle qui mettra le feu aux poudres !

    A la fin de ce tome 30, Pamela se rends à Alexandria, avec une escorte armée, pour rencontrer Rick Grimes ! Celui-ci lui fait bon accueil - malgré la démonstration de force de Dwight ! - mais émets des réserves sur le modèle de société - inégalitaire donc ! - mis en place par Pamela ! Celle-ci lui rétorque que c'est inévitable vu la taille de son groupe à elle - et à Rick de conclure qu'il est peut-être temps d'instaurer un "Nouvel Ordre Mondial" ! L'Apocalypse zombie serait alors l'occasion véritablement de repartir à zéro sur de meilleures bases plus solidaires !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • ElyraSwann a désormais largement exploré les terres du Nord de Strangleronce et décide de se diriger vers le Sud et les côtes maritimes en se rendant d'abord à la planque de Chipie Serrelavis, une gobeline aux talents de bricoleuse experte qui dirige son propre comptoir au Cap Strangleronce !

    Là Chipie va confier diverses missions à notre mage elfe de sang qui concernent principalement la récupération de matières premières. Bref des "ressources". Tout d'abord, il faudra pour commencer dérober six roseaux akiris aux explorateurs Nagas qui pullulent plus à l'est, de même que six statuettes dans leurs autels !

    Notre aventurière apprends l'existence non loin de là d'une arène de la civilisation trolle disparue des Gurubashi dans laquelle il est encore possible de mener quelques combats de gladiateurs (ce qui sera d'ailleurs l'objet de la prochaine extension HearthStone : "Les Jeux de Rasakhan" début décembre 2018 !). Elle rencontre aussi Chabal, un troll Sombrelance de Bambala qui l'informe que, les Gurubashi ayant disparu, les Zandalari étant rentrés chez eux, c'est à sa tribu qu'il importe de surveiller la vieille cité de Zul'Gurub !

    Chipie demande ensuite à ElyraSwann de récupérer sept ingrédients secrets sur des basilics flagelleurs et gueule-de-feu. Mais elle n'est pas la seule à prendre la jeune femme pour sa coursière puisque l'autre gobelin Flem Gizzix qui a besoin d'une broche de clarté pour identifier un artefact, lui demande de lui rapporter de l'eau de la Fontaine des Nagas !

    Les Nagas ne sont pas les seuls périls de la région puisque des pirates de la Voile Sanglante - qui comptent des démonistes dans leurs rangs ont établis divers campements pas loin ! Notre héroine devra voler à ces malandrins des mers diverses pierres précieuses pour permettre à Flem Gizzix d'investiger sur son artefact mystérieux. Mais il s'avérera que le gobelin a dupé notre mage et voulait seulement récupérer des richesses !

    ElyraSwann est à nouveau confrontée aux forces de Zanzil le Banni puisque dans ces jungles se trouvent divers campements de morts-vivants drogués par celui-ci ! Mais Chabal surveille Zanzil et demande à notre héroine d'invoquer la Chauve-Souris Hir'eek pour espionner Zanzil. C'est ainsi qu'elle a confirmation de l'alliance de ce dernier avec Jin'do et Mandokir ! Ils veulent faire revenir Jeklil, une prêtresse troll, première étape avant d'invoquer le dieu-maléfique Hakkar à Zul'Gurub ! ElyraSwann parviendra à détruire le corps de la prêtresse avant qu'elle ne soit réanimée !

    Notre aventurière ramène également des drogues de Zanzil à un autre gobelin nommé Jasper qui les teste sur trois prisonniers, un ogre, un murloc et un pirate humain !

    Dans ces terres se trouve aussi un campement de la célèbre Ligue des Explorateurs, du côté de l'Alliance (je vous renvoie là encore à HearthStone !).

    Zanzil et ses alliés tenteront de même de s'adjoindre les faveurs du Loa Hethiss, le dieu-serpent ! Ainsi que d'autres esprits !

    Les projets de cette compagnie de trolls maléfiques sont stoppés pour un temps mais seulement pour un temps ! En effet, ils détiennent toujours le petit Raptor Ohgan'aka comme on l'a vu par le passé !

    Mais déjà ElyraSwann entends les chants de marins en provenance de la cité portuaire repaire de pirates nommée Baie-de-Butin non loin de là ! Elle décide de s'y rendre et c'est là que nous la retrouverons la prochaine fois !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le personnage de Thrawn, Grand Amiral de son état, est une figure emblématique de l'Univers Etendu Star Wars ! Crée en 1991 par le romancier Timothy Zahn et apparu la première fois cette année là dans le récit plébiscité L'Héritier de l'Empire, premier tome de la Trilogie de "la Croisade Noire du Jedi Fou", Thrawn fait son retour par la suite dans d'autres récits du corpus "Légendes" !

    Avec le rachat par Disney et la mise à plat de cet Univers Etendu, Thrawn disparait un temps du Canon pour y revenir par l'entremise de la Saison 3 de la série d'animation Star Wars Rebels ! Son histoire est réécrite mais conserve néanmoins beaucoup d'éléments du passé notamment l'Ascendance Chiss ! Tout récemment, en 2017, Timothy Zahn se réapproprie le personnage et lui donne une nouvelle origin-story : c'est le roman Thrawn, un des plus épais du nouveau Canon !

    Jody Houser est par la suite chargée par Marvel d'adapter ce récit en comics - une série en six numéros - avec de superbes couvertures du Français Paul Renaud - et dessinés par Luke Ross ! J'avais commencé la lecture du roman et pour ce que je peux vous en dire, par comparaison, le comics semble assez fidèle à l'oeuvre originale, le roman de 2017 ! En réalité, si je me base sur les critiques de certains sites de fans comme Starwars-universe.com, c'est une adaptation assez moyenne qui passe sous silence des pans entiers du livre et est de ce fait parfois confuse (je l'ai ressenti, surtout vers la fin de la BD !). Je terminerais la lecture du roman un jour prochain et vous ferais un billet dessus aussi à ce moment là !

    Au début du récit, Thrawn est découvert par les Impériaux sur une planète éloignée ! Il est alors amené devant Palpatine - la BD en VF est sous-titrée "Le Protégé de l'Empereur" - qui s'intéresse à lui et lui donne un titre de sous-officier ! Mais Thrawn va vite grimper les échelons car il manifeste un sens aigu de la tactique et de la stratégie militaires ! Il se voit assigner un aide de camp en la personne d'Eli Vanto qui est dubitatif au début mais se lie de camaraderie pour le Chiss et le respecte !

    Thrawn, comme dans l'Univers "Légendes" et dans la série Star Wars Rebels, étudie notamment les formes d'art indigènes pour les percer à jour ! Il est un fin psychologue mais est plus faible dans les domaines de la manigance politique ! C'est pour cela qu'il va s'adjoindre les services de la femme persévérante et ambitieuse qu'est Arihnda Pryce, futur gouverneure de Lothal et personnage important de la série d'animation !

    Notre Chiss va mener des coups de maître ! Comme capturer des pirates ou mater une insurrection sur Batonn ! En arrière-plan, on voit déjà  la Rebellion s'organiser - et aussi le projet Etoile de la Mort qui ne remporte pas les suffrages de Thrawn qui préfère une flotte puissante et plus disséminée !

    Mais quel est l'agenda de Thrawn ? Il roule en fait pour l'Ascendance Chiss et mentionne à plusieurs reprises de puissantes menaces dans les Territoires inconnus ! Qui ? Une réintégration future des Yuuzhan Vongs dans le Canon se prépare-t'elle ? Snoke vient-il de ces contrées lointaines ? L'avenir le dira !

    La BD n'apporte rien de plus par rapport au roman de Zahn - pas de nouvelles scènes inédites hélas ! Le dessin de Luke Ross est de bonne facture et très agréable à l'oeil et c'est ce qui sauve ce comics !

    On reparlera de Thrawn dans le futur, soyez en sûr ! Un autre roman, Thrawn : Alliances est sorti en 2018 en VO, toujours de la main de Zahn !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Nous allons quitter les albums de Lucky Luke d'il y a plus de quarante ans, aux Éditions Dargaud, période faste pour notre héros, pour parler de ses aventures "contemporaines" - écrites après le décès de Morris en 2001 - notamment par divers auteurs, Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benacquista ou encore Jul !

    On peut évidemment s'interroger sur la légitimité de continuer un héros de BD iconique après la mort de son auteur ! Lucky Luke a des continuateurs, de même qu'Alix et même Astérix (bien qu'Uderzo soit encore vivant, il est à la retraite !) mais Hergé s'est toujours opposé à ce qu'on reprenne Tintin (en même temps nul n'égalera jamais Hergé !).

    En novembre 2018 sort donc chez Lucky Comics un nouvel album de Lucky Luke intitulé "Un cow-boy à Paris". Ce sont "Les Aventures de Lucky Luke d'après Morris" ! C'est bien évidemment dessiné par Achdé, fidèle au poste et scénarisé par Jul, l'auteur de la BD Silex and the City - et non pas le chanteur affligeant ! Encore qu'il n'aurait pas fait pire ! Non je plaisante !

    Que penser de cet album? J'avais déjà lu "La Belle Province" de Laurent Gerra et l'avais trouvé "plaisant" ! Ce nouveau récit autour d'une Grande Dame, la Statue de la Liberté de Bartholdi, se laisse lire, a quelques bonnes idées et quelques bons gags mais on est loin du travail de Morris !

    L’intérêt de cet album spécifique est que Lucky Luke quitte pour la première - et seule ? - fois le continent américain pour le Vieux Continent ! C'est l'occasion de rendre hommage à la culture française et notamment à sa littérature ! Évidemment, on n'évite pas les clichés car il ne faut pas attendre beaucoup de subtilité d'une BD destinée avant tout à la jeunesse et au grand public !

    Luke va croiser Bartholdi mais aussi Gustave Eiffel. Emma Bovary, croisée dans un fiacre, s'entichera même de lui ! Et Victor Hugo - la "légende des siècles" rencontrant la "légende de l'Ouest" -  Verlaine et Rimbaud sont aussi de la partie au détour des cases.

    L'intrigue ! Bartholdi veut édifier sa célèbre statue dédiée à la Liberté sur une île en face de New York mais un directeur de prison fou du système pénitentiaire se réserve cette île pour y construire un établissement de haute-sécurité (qui donnera Alcatraz à San Francisco). Il va donc tout faire pour mettre des bâtons dans les roues au Français Bartholdi et à Luke chargé de sa sécurité comme on pouvait s'y attendre.

    Niveau dessins, j'ai vraiment du  mal avec le style d'Achdé plus rond et brouillon que celui de Morris. Si son Lucky Luke est assez réussi, ça se corse pour d'autres personnages notamment le directeur de la prison que j'ai trouvé très bâclé dans son exécution ! C'est assez moche dans l'ensemble !

    Un album qui ne parvient pas vraiment à faire rire comme le faisait les meilleurs albums de Morris et Goscinny mais qui arrache quelques sourires ! Ca reste assez fastidieux dans l'exécution. Et passé l'intérêt de la visite à Paris, que reste-t'il à ce récit ? Pas grand chose à vrai dire !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • L'auteur prolifique et populaire qu'est Bernard Werber continue de nous narrer les aventures de son personnage Michael Pinson qui, après Nous les dieux - Bernard Werberavoir exploré le continent des morts dans Les Thanatonautes et avoir été un ange dans L'Empire des Anges, va suivre ici une formation accélérée d'apprenti- dieu au sein d'une promotion  de 144 élèves. Tel est en effet le sujet de sa trilogie du "Cycle des Dieux" !

    L'action se passe en Aeden et les professeurs sont les douze dieux de la mythologie grecque. Chaque élève se voit confier un peuple qui réfère à une sorte d'animal-totem et on ne sera pas étonné que Michael Pinson se voit confier le peuple des hommes-dauphins tandis qu'Edmond Wells est en charge des hommes-fourmis, insectes chers à l'auteur qui ont lancé son succès. Mais les espèces sont nombreuses ! On trouva aussi Raoul Razorback en charge des hommes-aigles et il y a aussi des rats, des baleines, des tigres, des guêpes, des paons, des cochons, des cerfs, des hérons, des faucons, des cerfs, des coqs, des ours, des requins, des harengs, des lions, des scarabées, des rossignols, des chevaux, des iguanes, des oursins et la liste est en réalité beaucoup plus longue !

    Il s'agira pour chaque candidat de mener la destinée d'un peuple ! Werber nous retrace ainsi tout le cheminement de l'Humanité depuis la Préhistoire jusqu'aux civilisations de l'Antiquité, Egypte, Grèce en passant par la mythique Atlantide ! Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que les hommes-dauphins sont en réalité les Juifs !

    Gare à l'échec car à chaque session de cours, le plus mauvais candidat est emporté par des centaures et on ne le revoit plus jamais ! 

    Il y a aussi quelques grands mystères dans ce livre ! Un tueur de dieu sévit et assassine les élèves ! S'agit-il de l'anarchiste Proudhon élevé ici au rang d'antagoniste ? Ce qui renseigne sur les opinions politiques de Werber ? Un autre mystère concerne ce qui se trouve au sommet de la montagne d'Olympie dont l'accès est interdit à Pinson et aux autres élèves !

    Parallèlement , Michael Pinson poursuit son rôle d'ange-gardien en guidant les destinées de trois humains, ce qui permet à l'auteur de donner dans la psychologie ! On suit en parallèle les cheminements de sociétés, de peuples à l'échelle d'un monde et de trois individualités  - couplés à des passages de "L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" qui comme dans les livres précédents s'intercalent entre les chapitres de l'action !

    Je vous le dis tout de suite, j'ai trouvé ce roman et ses deux suites passionnants mais hélas ai été déçu par la fin que l'auteur donne à son cycle - idée battue et rebattue dont je vous parlerais en temps voulu ! Werber fait monter l'attente sur le secret de la montagne et finalement la montagne accouche d'une souris !

    En attendant, on appréciera ce Nous les dieux pour ce qu'il est, de la littérature facile et abordable qui aura au moins le mérite d'attirer des gens qui ne lisent pas d'ordinaire à la lecture !

    Il était question pendant un temps d'adapter cette trilogie en jeu vidéo mais force est de constater que le projet a été abandonné ! Ca nous aurait donné un énième jeu de simulation Populous-like !

    A bientôt !

    Compte à rebours - 20


    votre commentaire
  • Avec l'album La Diligence - qui contient la quarante-septième histoire de Lucky Luke, on entre dans une nouvelle époque de la vie éditoriale de notre cow-boy d'encre et de papier ! En effet, trouvant que les albums à couverture souple des Editions Dupuis ne rendent pas assez honneur à son héros, Morris passe chez Dargaud, l'éditeur d'Astérix avec ce premier album à couverture dure !

    La Diligence revient sur un autre mythe de l'Ouest, scénarisé par Goscinny et dessiné par Morris, la compagnie de transport Wells Fargo ! On est dans la meilleure période de Lucky Luke - nos deux auteurs sont au sommet de leur art et nous livrent des récits inoubliables - et celui-ci selon un sondage de 2009 des Éditions Lucky Comics est le préféré des lecteurs ! Je plussoie !

    Il faut dire que la personnalité du conducteur de la diligence, Hank Bully, est haute en couleur tout comme celles des passagers ! On a tout une galerie de personnages voyageurs : Scat Thumbs, joueur de poker - et tricheur ! - Jeremiah Fallings, photographe, Digger Stubble, chercheur d'or, Sinclair Rawler, révérend, le couple Annabella et Oliver Flimsy, Claude Pushpull, autre joueur de poker - et tricheur aussi ! Pour épicer le tout, l'un de ces protagonistes n'est pas ce qu'il dit être et est en fait un desperado !

    La réputation de la Wells Fargo est en jeu dans ce récit car ses diligences sont régulièrement attaqués ! Pour prouver sa compétence, une cargaison d'or va être transportée de Denver à San Francisco et c'est - devinez qui ? - Lucky Luke qui va être chargé de sa protection !

    Le trajet est bien sur émaillé de nombreuses péripéties : attaques de bandits ou d'indiens, obstacles naturels, etc,... Et l'occasion de gags fonctionnant sur le comique de répétition comme tous ces relais de la compagnie qui ne servent que du lard et des patates ! Il y a aussi un gag sur les noms des chevaux !

    Mais donc, un brigand se cache parmi les passagers et veut mettre la main sur l'or ! Évidemment, Luke va le démasquer !

    De nombreuses références dans cet album ! Hank Bully  les traits de Wallace Beery, Alfred Hitchcok apparaît sous les traits d'un barman ! Enfin, Morris et Goscinny connaissent les classiques du Western - comment pourrait-il en être autrement ? - et font des références à La Chevauchée fantastique  de John Ford - ainsi le joueur de poker ressemble à John Carradine !  Mais par rapport au célèbre film de Ford, il manque ici le personnage de la prostituée !

    Cet album a bien évidemment fait l'objet d'une prépublication dans le journal Spirou en 1967.

    C'est une histoire qu'on peut lire et relire sans se lasser tant l'exercice est maîtrisé ! Et les albums suivants sont tout aussi au sommet - on y reviendra ! Canyon Apache, Le Pied Tendre, Ma Dalton, Le Grand Duc, Jesse James; Le Cavalier Blanc, Western Circus,...

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Le Jeanne d'Arc de Luc Besson, sorti en 1999 (en face de Star Wars - Épisode I : La Menace Fantôme) est une énième relecture du mythe de la Pucelle d'Orléans qui entendait des voix, réalisée cette fois par Luc Besson avec un traitement plus moderne !

    On pourra regretter le côté "terre-à-terre" de ce film, ses passages "crus" - dès le début du métrage avec la sœur de Jeanne d'Arc empalée sur une épée et violée dans cette position par des routiers, des mercenaires anglais démobilisés. Il y a donc une tentative de rationaliser la légende de Jeanne d'Arc - et Besson s’engouffre dans un psychologisme assez naïf !

    En gros, Jeanne d'Arc, selon Besson, construit sa mission autour d'un traumatisme d'enfance ! Et on essaie aussi de faire passer les voix pour la manifestation d'une psychose ! L'héroïne interprétée par Milla Jovovich - confine à l'hystérique !

    Milla Jovovich est la star de ce film, la compagne de l'époque du réalisateur, me semble-t'il, qui avait déjà porté Anne Parillaud au sommet et tente de récidiver ici avec l'ex-mannequin révélée par Le 5ème Élément !

    Le récit débute donc avec le pillage du petit village de Domrémy du duché de Lorraine par un détachement de soldats anglais. De là, un dégoût viscéral de Jeanne pour ce peuple envahisseur.

    La conscience de Jeanne - jouée par Dustin Hoffman, l'imagination fertile de la jeune fille, ses discours intérieurs, son traumatisme, tout cela se mélange dans son esprit et la pousse vers une mission qu'elle veut religieuse ! Jeanne est-elle une impostrice, une "sorcière" ?

    La dernière partie du film tourne autour du procès de Jeanne à Orléans - avec l’Évêque Cauchon ! - et sa mort sur le bûcher le 30 mai 1431 ! Au passage, elle aura redonné de l'influence au Roi Charles VII. Mais bon je ne reviens pas sur le côté historique et consacrerais plus tard des billets sur ce point !

    Un film au casting assez prestigieux - outre Jovovich et Hoffman, on a Faye Dunaway en Yolande d'Aragon, John Malkovich en Charles VII de France, Tchéky Karyo ou Vincent Cassel en Gilles de Rais !

    Bilan mitigé pour ce film qui n'est pas resté dans les esprits comme la version de référence du mythe de Jeanne d'Arc ! Besson y confirme toutefois encore sa maîtrise technique - avec son équipe habituelle ! - mais c'est sur le scénario et la narration que ça pêche !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Je vais vous parler ici du héros de Jacques Martin ! Il est blond, jeune, courageux, il se déplace toujours en la présence d'un jeune compagnon et voyage beaucoup ! Il s'agit de... Lefranc (vous pensiez à Alix ? Perdu !) !

    Le journaliste-reporter Guy Lefranc présentait un tout autre défi pour Martin que son héros de l'antiquité car ses aventures se déroulant dans les années 1950, contemporaines de la publication, le regard des lecteurs était plus exigeant ! De plus, les lieux sont moins intemporels et se démodent plus vite ! Tout cela, l'auteur en était conscient et se documentait toujours autant !

    J'ai pu lire le tome 2 de cette série, intitulé "L'Ouragan de feu" par l'entremise de mon camarade Yves L. - à qui je dois de nombreux commentaires sur mon eklablog - qui m'a gentiment fait cadeau de l'album en question ! J'ai hésité à investir dans cette nouvelle Collection Hachette en kiosque pour des raisons de place dans mon modeste appartement et n'ai finalement pas acheté ces BD !

    Au début du récit, Lefranc raccompagne son jeune protégé Jean-Jean à la Gare Montparnasse pour un retour chez le professeur Le Gall, l'oncle du garçon. Mais le journaliste reçoit trop tard une lettre du savant  l'avertissant d'un danger sur sa personne et ses recherches ! Pire que tout, Jean-Jean se fait enlever pour exercer un moyen de pression sur l'oncle qui a fait une découverte d'ampleur !

    Lefranc poursuit les ravisseurs jusqu'au Mont Saint-Michel. Pour avoir moi-même visiter ce haut lieu du tourisme français, je peux vous certifier que les dessins de Martin sont très fidèles à la réalité ! On est véritablement sur le Mont  (la remarque s'applique aussi à Saint-Malo que j'ai aussi visité !). Le héros parvient à délivrer le jeune garçon des griffes des hommes d'Arnold Fisher, un magnat du pétrole qui convoite la découverte de Le Gall !

    Que contient donc la formule du professeur ? Rien de moins que de changer l'eau de mer en pétrole en concentrant et en vieillissant artificiellement le plancton ! A ce niveau, Martin est visionnaire puisqu'il préfigure ici rien moins que nos actuels biocarburants et une découverte similaire à celle de Le Gall a d'ailleurs été effectuée en 2014 par les équipes du Naval Research Laboratory, une unité de la Marine Américaine !

    On s'en doute la découverte du professeur va déclencher sitôt révélée une crise diplomatique et financière ! Dans le même temps, voyant le savant lui échapper, Fisher fait appel à Axel Borg - qui est à Lefranc ce que Arbacès est à Alix, sa Némésis, introduit dès le tome 1, "La Grande Menace" !

    Mais les hommes de Fisher ne sont pas les seuls sur la trace de Le Gall et qui croiseront la  route de Lefranc ! En effet, les équipes de fonctionnaires, gendarmes et douaniers, commandés par l'inspecteur Renard, viendront épauler le héros ! C'est donc une partie à plusieurs joueurs  - au nombre de trois : Lefranc, Le Gall et leurs amis, les sbires de Fisher et le Gouvernement français !

    Ce récit se finit en "bande-dessinée catastrophe" non que sa réalisation soit catastrophique et bâclée vers la fin (bien au contraire !) mais dans le sens où il est est la BD ce que le "film catastrophe" est au cinéma ! La mer est en effet parcourue par un "Ouragan de feu" - celui du titre, dans un final apocalyptique !

    Cet album a paru d'abord dans Le Journal de Tintin - édition belge à la fin de l'année 1959 et sur la presque totalité de l'année 1960 puis en album aux Editions du Lombard en 1961 ! Pour situer les choses, la première aventure de Lefranc, "La Grande Menace" est paru en 1952 là où le premier récit sur Alix date de 1948 - aussi aux Editions du Lombard ! Par la suite, toutes ces séries passeront chez Casterman à partir de 1965! Les aventures de Lefranc étaient - du moins au départ, plus espacées dans leur rythme de parution que celles du jeune citoyen romain puisque sept ans séparent la première escapade du journaliste-reporter de sa seconde aventure !

    J'aime assez cette série Lefranc - même si je préfère Alix ! Ce sont des récits qui vous en donne pour votre argent, récits longs - plus de 60 pages pour cet album - très riches, denses et touffus en dialogues - avec encore une disposition des planches en quatre bandes somme toute assez classique pour les premiers albums !

    A partir du quatrième album, "Le repaire du loup", ces aventures de Lefranc voient le dessinateur Bob de Moor seconder Jacques Martin !

    Voilà, je verrais à emprunter d'autres albums de Lefranc à la bibliothèque municipale - si ils les ont ?! - pour vous en faire des recensions !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • La réputation du rock britannique n'est plus à faire ! Le groupe Muse, apparu sur la scène musicale en 1994, en est The Resistance - Museun excellent représentant ! Il s'agit en fait d'un trio composé de Matthew Bellamy (chant, guitare, piano), de Christopher Wolstenholme (basse, harmonica, choeurs) et de Dominic Howard (batterie, percussions).

    La production de Muse  - qui compte en 2018 huit albums studio depuis ses débuts - est variée et appartient aux sous-genre du rock alternatif, du rock progressif, du hard rock, du space rock, de la new prog, de l'electro rock et de l'art rock (dixit la fiche Wikipédia !). Ne me demandez pas à quoi correspondent ces catégories, je serais bien peu à même de vous expliquer toutes ces subtilités (mais je me forme progressivement grâce à mon voisin Rico/ Eric T. !).

    The Resistance est le cinquième album studio de Muse ! Sorti en septembre 2009 ! De quelle résistance s'agit-il ? Moi ça me fait penser tout de suite à l'attitude à avoir dans le contexte post-crise de 2008 mais j'imagine que le propos est plus général... Mais nous ne sommes pas là pour parler politique, parlons plutôt musique !

    Cet album a fait un véritable carton à sa sortie - même si je crois bien que ce ne fut pas le plus gros succès du groupe. Il est produit par le groupe lui-même, qui en récolte tous les lauriers et mlxé en juin 2009 par Mark Stent - connu pour avoir travaillé avec Madonna, Paul McCartney, Lady Gaga, U2, Beyoncé, Depeche Mode, les Spice Girls, Coldplay, Lily Allen, Gwen Stefani et son groupe No Doubt, Linkin Park, Keane et la liste ne s'arrête pas là puisque le type est actif depuis les années 1980 ! Une pointure, gage de qualité à priori donc ! The Resistance est sorti chez Warner Music.

    Je connais surtout "Uprising" qui débute l'album, titre qui m'avait marqué à l'époque. Mais l'autre titre "Undisclosed Desires" est aussi un morceau marquant de cet opus ! L'album est sorti conjointement à une tournée de promotion lui étant consacré. Il contient 11 titres dont la trilogie "Exogenesis" qui le conclut et se présente comme une "Symphonie" - pas moins !

    Il s'agit en effet, dans la lignée de certaines déclarations d'alors du groupe, d'un opus à large dominante symphonique ! Pour en revenir à "Exogenesis", c'est en fait un long morceau d'une quinzaine de minutes qui illustre bien cette tendance/orientation. En tout cas, dans l'exécution, c'est extrêmement maîtrisé ! Il y a même un orgue d'église !

    J'ai eu un petit coup de cœur pour "I Belong To You (mon cœur s'ouvre à toi)" !

    Au niveau des influences, on notera une inspiration venue de "Sgt. Pepper" des Beatles, une autre provenant d'un morceau glam rock du groupe T.Rex. C'est aussi par moment très rythmique et R'n'B à la manière de Timbaland. "Uprising" est le morceau idéal pour battre le rythme en foule dans un stade de foot, autre religion des Britanniques avec le rock !

    Au niveau des thèmes, ceux-ci sont plus concrets que par le passé : la résistance et le combat donc, mais aussi l'amour secret, la guerre, la dictature, les conflits politiques... On se demande aussi, à l'occasion, d'où vient la vie ? Philosophique et profond donc ?! Eros et Thanatos !

    L'ombre de George Orwell et son célèbre roman 1984 est également au rang des références, littéraire celle-ci ! La Parti, l'amour secret pour Julia et la dictature de Big Brother !

    En tout cas, je dirais en conclusion que c'est du très bel ouvrage, un album que l'on se doit d'écouter !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Une Histoire de la Lecture - Alberto ManguelNous allons aborder maintenant un ouvrage épais, qui parvient à nous instruire tout en nous divertissant - comme devrait le faire toute bonne littérature (credo que je pratique dans mes propres écrits !), érudit et plaisant à savoir Une Histoire de la Lecture de l'auteur argentin, Alberto Manguel, bibliophile avéré ! C'est un livre qui m'a été donné en bibliographie dans le cadre de mon actuel Master Métiers du Livre et de l’Édition.

    Manguel aborde le monde de la lecture dans son ouvrage, parle évidemment des différentes figures du lecteur, aborde des problématiques comme pourquoi lit-on ou comment lit-on ? Ca regorge d'anecdotes et de digressions et il me sera bien difficile de vous résumer ce livre qui part un peu dans tous les sens !

    Alberto Manguel est fils de diplomate et a beaucoup voyagé dans son enfance, et adulte est devenu romancier, essayiste et traducteur réputé avant de s'établir au Canada ! Il a donc été confronté au réel et est en mesure de nous dire si les livres sont en phase avec ce réel ! Il semble bien que oui !

    Son Histoire de la Lecture est un ouvrage de référence, de la méta-lecture, un "livre sur les livres", traduit en 25 langues ! Il ne s'agit pas ici, notons le en examinant le titre de" L'Histoire de la Lecture" mais d'une Histoire possible ! La plupart des anecdotes sont éloquentes mais comme le montre le dernier chapitre, tout n'a pas été dit et de nombreux autres chapitres auraient pu être entamés ! Mission ratée donc ?

    Ce livre s'apparente en fait davantage à un recueil d'articles ! Citons quelques titres de chapitres en guise d'exemples :"Lire en silence", "Lire des images","La Forme du Livre", "Lecture Privée", tout ça dans une section "Faits de Lecture" ! Et dans une autre section "Pouvoirs du Lecteur", on aura "Commencements", "Lire en lieu clos"," Le Voleur de Livre", ou "Le Fou de Livre" ! Évidemment, on croisera dans ces pages les incontournables que sont   l'évocation de la Bibliothèque d'Alexandrie ou l'invention de l'imprimerie ! Et aussi la figure de Jorge Luis Borges, l'auteur étant comme je vous l'ai dit argentin !

    Le dernier chapitre en effet s'inspire de la "Bibliothèque de Babel" de Borges !

    Une lecture à conseiller pour tous les lecteurs frénétiques dont je suis !

    A bientôt !

    Compte à rebours -30


    votre commentaire
  • Je me souviens, quand j'étais enfant, des innombrables mercredis après-midis à regarder quantités de dessins-animésYu-Gi-Oh ! GX - Saison 3 japonais ! Il y avait Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Ulysse 31, Candy, Cobra, et tant d'autres ! Des séries de qualités pour la jeunesse ! A cette première génération d'animes ont succédé, Dragon Ball, Naruto, Bleach, Fairy Tail et One Piece !

    Pourquoi ai-je l'impression, avec Yu-Gi-Oh ! GX, d'être en face d'une production de piètre qualité, au propos naïf, au scénario avec des facilités, à l'animation approximative ? L’intérêt de cette œuvre réside principalement dans les duels du jeu "Duel de monstres" !  A part ça quoi en dire ?

    La Saison 3 est la plus longue de la série - épisodes 105 à 156 - et s'organise en pas moins de quatre moments ou parties qui s’enchaînent les unes aux autres - même si par instant, on a l'impression que le scénario avance un peu à l'aveuglette !

    On retrouve les personnages des Saisons précédentes plus de nouveaux protagonistes ! A vrai dire, il y a par moment un peu trop de personnages - mais ça ne multiplie que d'autant les possibilités de duel ! Cette Saison c'est en outre "Jaden passe du Côté Obscur" ou "la part sombre de Jaden" !

    Que va-t-il arriver à Jaden Yuki, Chad Princeton, les frères  Zane et Syrus Truesdale, Davy Cricket, Isidore et Alexia Rhodes, Aster Phoenix, Bastien Misawa auxquels viennent s'ajouter Jesse Andersen, et son jeu de monstres de cristal, Jim Crocodile Cook, Axel Brodie et Adrien Gecko !? Ces quatre là sont les champions des autres académies !

    Au début de la Saison 3, un certain Professeur Thesalonixus vient à la Duel Academy pour lancer un tournoi avec des biomètres qui vont puiser l'énergie des élèves à leur insu ! Ce nouveau méchant a pour objectif de ramener à la vie une entité maléfique, Yubel, une ancienne carte monstre de Jaden, qui lui a promis de ressusciter son fils !

    Telle est la première partie de la Saison ! Dans une seconde partie, Yubel transporte la Duel Academy dans une autre dimension, emplie de monstres et où les règles de Duel sont différentes et plus mortelles ! L'ennemie de Yugi transforme une partie des étudiants en zombies ! Mais avec l'aide de Jessie, Jaden parvient à ramener l'école dans son monde d'origine !

    Ce faisant, Jesse reste prisonnier dans l'autre dimension avec Adrien et Yubel ! Jaden et tous ses amis repassent alors dans l'autre dimension et vont affronter une armée des ténèbres constituée de démons ! Tout perdant d'un duel se désintègre et est "envoyé dans les étoiles" ! C'est le sort qu'il advient à Chad, Alexia, Cricket et Isidore qui ne sont que les premiers d'une longue liste d'ami de Jaden à disparaître ! Pour toujours ? J'avoue que ça confère un aspect assez sinistre à cette Saison ! Désappointé, Jaden tombe du Côté Obscure et se change en sa face sombre, l'Ultime Souverain !

    L'Ultime Souverain sera vaincu et Jaden devra ensuite affronter Adrien et Yubel ! A l'issue du duel final, parviendra-t'il a ramener les âmes de ses amis, à éviter la collision des 12 dimensions, à surmonter son côté sombre et à revenir dans notre dimension ! Ca fait beaucoup de tâches à accomplir !

    Parmi les points tout de même positifs de cette Saison, il y a la réutilisation d'éléments des Saisons précédentes (comme les Bêtes Sacrées ou l'addiction de Zane aux duels clandestins...) voir de la série originale avec Yugi Muto (la présence d'Exodia le Maudit !) !

    Je regrette le côté simpliste du scénario et trop d'incohérences ! Quelques unes par exemple sont : si les biomètres aspirent l'énergie, pourquoi les duellistes ne le retirent-t-ils pas ? Ou ce gars, Jim, qui e balade avec Shirley, une femelle crocodile attachée sur son dos, ou encore cette histoire débile de zombies !

    La Saison 3 vire en son milieu dans un registre (heroic-) fantasy, ce qui est assez dépaysant et pour le moins étonnant et inattendu !

    Voilà, finalement, ça reste assez médiocre mais il y a quelques bonnes idées  - et beaucoup de longueurs ! Ca se regarde toutefois, pour les duels comme j'ai dit ! Duels assez téléphonés par ailleurs !

    A bientôt !

    PS : Je vous disais il y a peu que j'avais atteint les 500 commentaires sur mes Skyblogs ! Par contre, je n'ai que 163 commentaires à ce jour sur mon eklablog pourtant plus fourni en articles (1000 articles de plus quasiment, soit le double !) ! Je ne peux que vous encourager à me laisser des commentaires aussi sur eklablog !


    votre commentaire
  • Alix Senator - Tome 5 : Le Hurlement de CybèleOn retrouve Valérie Mangin au scénario du tome 5 d'Alix Senator, intitulé "Le Hurlement de Cybèle" qui nous montre les manœuvres politiques du culte d'une déesse de l'Empire afin de gagner plus de pouvoir ! C'est toujours Thierry Demarez qui est au dessin et qui fournit toujours un travail très précis dans le détail !

    Le récit commence sans Alix mais en suivant Titus et Kephren, ses deux fils. Kephren qui est en réalité le fils d'Enak et le fils adoptif d'Alix est comme souvent proprement insupportable, dévoré par l'ambition et odieux (il mérite bien le sort qui l'attends à la fin de ce tome !).  Nos deux jeunes gens arrivent à  Pessinonte, une ville de l'Asie mineure - on est en 12 avant J.-C., à l'été. Si Titus se contente de faire du tourisme, Kephren a lui la ferme intention de pénétrer dans le temple de Cybèle, accès réservé aux seuls galles, des prêtres eunuques, afin de se faire confirmer la prophétie du livre sibyllin en sa possession : pouvoir et immortalité !

    Évidemment, ces deux là - surtout Kephren ! - vont encore se fourrer dans un guêpier pas possible ! La manifestation de la déesse Cybèle, une pierre d'Orichalque, n'est plus dans le temple, est supposée avoir été emmenée à Rome ! En réalité, elle a été dérobée par Alexandre le Grand ! Mais les prêtres pratiquent un mensonge et font croire que la déesse est toujours dans le temple en kidnappant de jeunes prostituées, en leur coupant la langue et en les enfermant dans une espèce de grand cube-prison de métal !

    C'est ainsi qu'a disparu Ancyra, la sœur de la jeune Camma, une voleuse des rues dont Titus va s'éprendre ! Les trois jeunes gens vont pénétrer dans le temple et se faire surprendre par les prêtres qui les traqueront dans toute la région et raconteront à Alix venu sur place que ses enfants sont morts !

    Mais Alix n'est pas né de la dernière pluie comme on sait et il découvrira le pot au roses ! Il trouvera un accord avec les galles afin que les fidèles ne se soulèvent pas, pour garantir la paix dans cette région de l'Empire !

    Finalement, ce récit est une tragédie en son genre ! On ne peut qu'être attristé par le sort de ces jeunes femmes - essentiellement des putains ! - que les prêtres de Cybèle n'hésitent pas à sacrifier - en les faisant dévorer par des lions par exemple ! Alors que les sacrifices humains sont interdits par la législation de Rome !

    Mangin conserve donc la tonalité plus crue de ces nouveaux récits par rapport à la série originale de Jacques Martin. La narration à la Game of Thrones est passée par là ! Ces BD s'adressent en effet à un public plus âgé et plus mûr !

    Pour ma part, j'aime beaucoup ces nouvelles aventures d'Alix, un Alix vieillissant mais qui n'a rien perdu de son mordant !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Idriss Aberkane est un personnage controversé mais brillant ! On raconte qu'il a gonflé son CV et ne possède pas réellement ses trois doctorats du haut de ses 32 ans (il est né en 1986 !). Il fait néanmoins parti des intellectuels de notre époque que je suit !

    Avant de parler de son ouvrage très intéressant et instructif - puits d'érudition ! - L'âge de la connaissance, je  voulais faire une digression sur les penseurs contemporains qui ont mes faveurs. Parmi mes auteurs favoris, il y a en effet les philosophes Bernard Stiegler et Michel Onfray, les physiciens Étienne Klein et Aurélien Barrau (aussi philosophes des sciences) et Edgar Morin, le touche à tout du haut de ses 95 ans ! Et encore Alexandre Jollien, Cédric Villani, Hubert Reeves, les Bogdanoff, Yuval Noah Harari ou Trinh Xuan Huan ! Voilà pour les précisions

    L'âge de la connaissance - Traité d'écologie positive est un ouvrage qui se dévore ! Idriss Aberkane affirme d'entrée que la vraie ressource du futur ne seront pas les hydrocarbures, les métaux rares ou que sais-je encore, ressources matériels limitées - mais la connaissance - qui est illimité, susceptible de résoudre tous les problèmes - y compris le réchauffement climatique, gratuite et la plus ancienne ressources de l'Humanité depuis l'art de tailler des silex ! Sur le fond, je suis assez d'accord !

    Le livre d'Aberkane multiplie dès les premières pages les références philosophiques, historiques, scientifiques et techniques. Au début, ai eu un peu l'impression que l'auteur faisait preuve de pédantisme - mais en réalité cela donne du fond à son livre qui est donc bien documenté ! Les procès fait à ce conférencier à plus de 400 interventions sont le fait de jaloux à mon avis ! Et à moins qu'il ait eu recours à des "nègres", Aberkane prouve là sa grande culture - pour appuyer et illustrer son propos et pas pour en faire étalage !

    Dans la suite du livre, l'auteur procède en deux temps et démonte deux mensonges contemporains qui voudraient que l'Humanité soit forcée de faire des choix ! Les mensonges "Poé" et "Noé" ! "Produire ou s'épanouir" - il faut choisir ! - ou encore "Nature ou emploi" ! La Révolution industrielle est passée par là !

    A chaque mensonge, Aberkane utilise plusieurs arguments pour le démonter ! Il en utilise quatre pour démolir "Poé" mais je ne retiendrais que le dernier - le plus fort ! - qui consiste à dire que l'innovation est basée sur l'amour et qu'il faut favoriser les amoureux ! En effet, les grandes inventions sont le fait de passionnés et pas seulement penser pour se remplir les poches !

    Aberkane souhaite que l'on soutienne davantage l'innovation - en particulier en France ! On apprends de ses échecs et il faut associer encore plus la recherche fondamentale et la recherche appliquée ! Les grandes innovations paraissent d'abord ridicules puis font peur avant d'être adoptées (la Loi de Schopenhauer). L'exemple qui illustre ces chapitres est celui d'Apple et de Steve Jobs. La "mignonnitude"  et le caractère inoffensif sont aussi des moyens de faire adopter des inventions !

    La connaissance est aussi une résultante entre du temps et de l'attention, le facteur At comme le nomme Aberkane ! Et on n'en concentre jamais autant que lorsqu'on est motivé !

    Dans un second temps - après une petite BD façon manga dans le milieu du livre qui en résume le propos ! - l'essayiste s'attaque au mensonge "Noé" et nous parle du biomimétisme. Dans un grand nombre de domaines, la nature fait mieux que la technologie humaine et il faut donc s'en inspirer. Là les exemples viennent de l'aéronautique (les oiseaux), les capacités mimétiques des seiches aussi et que sais-je encore !

    On est dans l'âge noétique - et notre penseur souhaite que l'on passe dans le Noétique supérieur qui correspond à la sagesse ! La Nature qu'il faut préserver est une bonne alternative au Transhumanisme et pourrait être la seule vraie voie du futur !

    Connaissance et "Blue Economy"/biomimétisme, des clés pour l'avenir !

    A bientôt !

    PS : Ca y est, j'ai atteint et dépassé les 500 commentaires sur mes Skyblogs (certes 95% de ces commentaires sont sur le blog secret interdit aux moins de 18 ans ! Le sexe fait vendre !).


    votre commentaire
  • léonard : Y a-t-il un Génie dans la salle ? - Turk & De GrootAvec "Y a-t-il un Génie dans la salle ?", nous abordons le septième tome des péripéties de Léonard et de son disciple Basile ! Notre génie va mettre au point tout une panoplie de nouvelles invention - comme il fait à chaque tome : le canon-anti-aérien, le plongeoir, le réfrigérateur, la planche à voile ! notre homme brasse large !

    Et c'est évidemment le pauvre Basile qui en fait les frais ! Disciples de tous les pays unissez-vous ! Le maître doit par ailleurs déployer mille ruses pour tirer le fainéant du lit et de nouveau l'envoyer à l'hôpital ! Les mésaventures qui arrivent au disciple sont l'un des principaux ressorts comiques de la série et du même coup Léonard passe pour un employeur sadique !

    Mais souvent les inventions de Léonard se retournent contre toute la maisonnée - comme ce capteur solaire ou ce super-engrais qui mettent carrément tous les protagonistes à la rue !

    Des gags qui font entre une et cinq pages servis par un dessin façon cartoon de Turk ! Peut-être une quinzaine de gags dans ce tome 7 ! Ca reste plaisant à lire même si on s'enfonce un peu dans une certaine routine que les récits sur tout un album viennent rompre comme "Léonard Génie en balade" ou "La guerre des Génies" !

    Particulièrement drôle aussi la rencontre avec des soucoupes volantes !

    Voilà ! Je fais court pour ce billet car le mieux est encore de lire l'album qui joue sur le cocasse et le pittoresque - et la surprise ! C'est un album de 1982.

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Nous allons parler aujourd'hui d'un des plus beaux fiascos de l'Histoire du jeu vidéo ! En 1987 et 1988, Infogrames acquiert la licence Bob Morane. Il s'agit à la base d'un personnage de roman, imaginé par Henri Vernes, par la suite adapté en bandes-dessinées.

    Infogrames va donc produire une série de jeux vidéo sur ce héros des années 1950 que le groupe Indochine a mis à l'honneur dans sa chanson "L'Aventurier" ! Il y aura en tout quatre jeux : Bob Morane Chevalerie 1, Science-Fiction 1, Jungle 1, en 1987 et Océans 1 en 1988. Ces jeux font l'objet d'une campagne de publicité agressive et sont vendus dans des coffrets avec un roman et une BD ! Les "Bob Morane Magazines" !

    Ce sera un retentissant échec commercial, malgré la somme importante que Bruno Bonnell, le cofondateur et président d'Infogrames a investit dans cette licence !

    Les trois premiers jeux n'ont en effet rien de transcendant ! Bob Morane - Science-Fiction 1 n'est qu'un vulgaire copié-collé de l'autre jeu de cette société qu'est Infogrames, Prohibition !

    Collection Bob Morane - Infogrames

    Dans Bob Morane - Chevalerie 1, vous devez contrer Ming et l'Ombre Jaune qui voyagent dans le temps et veulent mettre la main sur la Saint Suaire ! Vous affrontez en combats singuliers des soldats, des ours, etc,... Hélas, la zone de jeu ne représente qu'un quart de l'écran de l'ordinateur ! Très frustrant !

    Collection Bob Morane - Infogrames

    Dans Bob Morane - Jungle 1, on retrouve le même problème de fenêtre de jeu trop petite ! Au pied de la Cordillère des Andes, vous devez retrouver le Trésor des Chibchas !

    On a donc trois premiers jeux sans grande imagination et à la réalisation défaillante !

    Bob Morane - Océans 1 est beaucoup plus intéressant ! Vous devez neutraliser le réseau de mines sous-marine de l'Ombre Jaune en mettant votre tenue de plongée et en affrontant les plongeurs adverses et les requins ! Et dans le même temps en contrant les attaques de votre ennemi sur vos base ! A vrai dire, c'est le seul jeu vidéo de la série que je possédais ! J'avais emprunté les autres softs à la logithèque de Caen !

    Collection Bob Morane - Infogrames

     

    Ces jeux sont sortis sur Atari ST (ma machine !), Thomson TO5 et TO7, Amiga, Commodore 64, Amstrad CPC et PC !

    Le problème fut que Bob Morane ne représentait plus rien pour les jeunes des années 1980 - ce qui explique l'échec de cette gamme !

    A bientôt !

    Compte à rebours -40


    votre commentaire
  • Pierre Christin, le scénariste de la série de BD Valérian le confesse lui-même, plus de trois décennies après sa parution en 1980, il aime beaucoup l'album "Métro Châtelet - Direction Cassiopée", qui constitue un récit très élaboré et en même temps lisible par un enfant de douze ans !

    En réalité, ce tome 9 de la série - qui est contemporain dans son action de la date de publication de l'album, les années 1980 et se déroule en France, près de Paris - fait partie du premier diptyque des aventures de Valérian et Laureline avec le tome suivant, le tome 10, " Brooklyn Station -  Terminus Cosmos" !

    Valérian y voyage - vous l'aurez compris ! - dans le temps, avant le grand cataclysme nucléaire survenu en 1986 dans la série et se retrouve au début du récit dans un café de Nation à siroter des blanc-cassis en attendant Monsieur Albert, le contact de Galaxity dans cette époque ! Personnage de vieux monsieur érudit bon vivant et haut en couleur, dont le style vestimentaire s'inspire, du fait de Mézières le dessinateur, de celui du Président Chilien renversé en 1973, Salvador Allende !

    Valérian - Tome 9 - Métro Châtelet - Direction Cassiopée - Christin & MézièresMais Valérian a aussi une sorte de liaison télépathique à travers le temps et l'espace avec sa comparse Laureline qui elle enquête sur la même affaire - nous allons voir de quoi il s'agit, de planète en planète, d'une planète spongieux où les bâtiments s'enfoncent dans le sol et où des Immortels conservent la mémoire du Cosmos à une planète décharge, immense dépotoir où les autochtones vouent un culte aux éléments !

    Nos deux héros enquêtent sur l'apparition de créatures étranges, des géants, des dragons, des baleines, etc... dans l'est de la France, dans le RER et dans le marais Poitevin respectivement ! Valérian, aidé d'Albert cherche la clé du mystère sur les lieux des manifestations même ! Mais, loin de l'espace, de son époque - le futur - et de sa partenaire, il en vient à douter, à se sentir inutile ! Il en viendra même à tromper Laureline avec une autre femme, une intriguante blonde entraperçue à la fin de ce tome 9 !

    Mais d'autres semblent sur le coup, particulièrement deux multinationales concurrentes que nos héros croisent de loin sur les lieux des phénomènes étranges ! Que cela cache-t'il ? Christin ménage ses effets et il est encore trop tôt pour répondre à cette question !

    On  portera une attention spéciale au travail de Mézières ici, qui, à la façon d'un Tardi, s'efforce de représenter au mieux le Paris contemporain et y réussit assez bien ! Cette station Châtelet-Les Halles, c'est en outre le quartier où j'ai grandi, dans ces années là entre 1972 et 1983 ! Et ça fleure bon la nostalgie pour moi ! Ca a quelque chose de fascinant quelque part !

    Le cadre familier du récit ne fait que d'autant ressortir l'intrusion du fantastique !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite de cette duologie !

    A très bientôt !


    votre commentaire
  • La série Alix de Jacques Martin est un monument de la BD qui réussit à être à la fois fort divertissante et éducative ! Chaque planche est très documentée, dans les costumes, l'architecture, etc, s'appuyant sur la grande documentation sur l'Antiquité dont disposait l'auteur Jacques Martin !

    L'Île maudit est le troisième album des Aventures d'Alix, publié en 1957 aux Éditions du Lombard.

    Le spectre de Carthage, l'ennemi de Rome dans les trois Guerres Puniques, plane sur cet album et Alix - qui se reposait à Alexandrie après les événements du Sphinx d'or - se rends sur les lieux, en Afrique du Nord pour enquêter sur des événements ayant mené au massacre de plusieurs carthaginois. Par ailleurs, un mage, Lydas, estimé de tous, est enlevé !

    Un nouvel adversaire se fait jour pour notre jeune héros en la personne de Galo, un notable puissant, et son homme de main Ségabal ! Mais Arbacès le grec, l'ennemi récurrent et attitré d'Alix est également présent !

    Par la bouche de Ségabal, Alix apprends l'existence d'une île à l'ouest des Colonnes d'Hercule, dirigée par Sardon, et disposant d'une bonne puissance maritime ! Doit-on y voir là un reliquat de l'Atlantide ? On peut le penser d'autant que l'Île maudite va finir dans un cataclysme ! Évidemment Sardon veut dominer le monde et Alix va défendre les intérêts de Rome, une nouvelle fois !

    Les choses se compliquent lorsqu'Arbacès devient le principal conseiller de Sardon ! Alix, Enak et une petite troupe d'hommes armés se rendent sur l'île ! L'explosion de son volcan va les tirer d'affaire à la fin ! Il était temps car Arbacès tentait de soutirer le secret du feu grégeois au savant Lydas pour le mettre au service de Sardon et de ses adorateurs de Moloch !

    A noter que l'auteur a rajouté le personnage d'Enak comme compagnon d'Alix au milieu du récit car ce personnage introduit précédemment plaisait aux lecteurs qui l'ont sollicité !

    On peut remarquer que le style graphique de la série commence à évoluer avec cet album, est moins scolaire et "bon enfant" ! Jacques Martin tente des trucs un peu plus originaux !

    Finalement, on a là une histoire bien ficelée qui mêle intrigues politiques, intérêts commerciaux, vengeance et alliances ! Il y a évidemment tout un arrière-plan historique même si Martin prends quelques liberté avec l'Histoire et brode dans ses marges !

    Bref, un classique de la BD qu'il faut avoir lu !

    A bientôt !


    votre commentaire
  • Faisons un peu de sociologie ce soir avec un des ouvrages les plus fameux de Pierre Bourdieu, coécrit avec Jean-Claude Passeron et qui porte sur le milieu étudiant des années 1960 - qui connaissait alors déjà une forte expansion avec la génération du baby-boom arrivant en âge d'étudier à la fac ! Il s'agit de l'ouvrage Les Héritiers - sous-titré Les étudiants et la culture. Les constatations de nos deux spécialistes restent on-ne-peux-plus valables aujourd'hui, en 2018, où on a dépassé le million d'étudiants !

    Bourdieu et Passeron constate une inégalité des jeunes gens confronté au milieu scolaire et universitaire. Les classes les plus défavorisées économiquement le sont aussi scolairement et l'école reproduit ces inégalités tout en se masquant réalité !

    En effet, on présente la réussite scolaire sous la forme du don ! Il y a des étudiants qui ont des capacités naturelles à apprendre ! C'est vrai mais on est là dans une étude sociologique et on ne doit pas se reposer sur la nature ! De fait, assez logiquement, les différents dons devraient être également répartis dans les différentes classes sociales. Or ce n'est pas le cas ! L'"École du Mérite" du discours officiel est disqualifiée :

    Ceux qui accèdent le plus à l’université sont les fils de cadres et de professions libérales - les enfants d'ouvriers et de paysans se voit mis sur la touche et minoritaires ! Comment expliquer cela ? Par des difficultés économiques (payer les études !) mais pas seulement ! Tout cela tient à une différence culturelle !

    Les enfants des classes aisées ont plus facilement, par leur milieu, accès à la culture savante telle qu'elle se pratique hors du cadre scolaire. Les élèves des classes populaires vont se limiter aux lectures du programme là où les fils et filles de bourgeois vont fréquenter le théâtre et le musée. D'où une certaine aisance de ceux-ci ! L'école ne vient donc que valider des inégalités !

    On dira aussi que les enfants des classes populaires sont plus "scolaires" dans l’exécution de leur devoirs à l'école, plus laborieux.

    Nos deux sociologues notent que les classes populaires envoient leur progénitures plus facilement vers les facs de Sciences et que les jeunes femmes se destinent surtout à la fac de Lettres (et en Pharmacie très féminisée) - tandis que la Médecine et le Droit restent très bourgeois.

    Dans un deuxième temps, Bourdieu et Passeron essaient de voir si on peut parler de corps étudiant, si il existe un ensemble homogène d'étudiants comme une sorte de "classe sociale" et en conclut que non. L'étudiant étudie... Point ! Et ne socialise pas !

    Les études sont vues par les étudiants les plus aisées comme un jeu - avec un caractère d'irréalité - déconnectée des préoccupations professionnelles donc de sa finalité ! Là où les étudiants des classes les plus modestes  -qui auraient pu ne pas accéder aux études - voient plus ces finalités en rapport à un métier - qui ne leur est pas assuré : - et peuvent moins se permettre le dilettantisme.

    Le rapport et les différences entre facs de provinces et facs parisiennes est également abordé , la Capitale permettant d'approcher au plus près la vie intellectuelle là où elle se déroule !

    Bon, nos deux auteurs dressent in constat... Mais proposent-ils des solutions ? Il semble que oui ! Il est recommandé de passer d'un mode d'éducation "traditionnel" à un mode plus "rationnel" où le professeur explicitera ses attentes et les finalités des exercices, travaillera en petits groupes plus encadrés et tiendra compte des spécificités de chacun - pour ce que j'en ai compris !

    Bourdieu et Passeron livrent là une vision particulièrement lucide et critique de notre système d'enseignement supérieur - ce qui ne plu pas à tout le monde et Bourdieu se vit déverser un paquet d'injures lors de son décès ! A notre époque de médiocrité, où l'ascenseur social est plus que jamais bloqué, on lira avec profit Les Héritiers qu'on mettra en parallèle avec l'autre livre des mêmes auteurs, La Reproduction !

    A bientôt !


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires