• Alix Senator - Tome 5 : Le Hurlement de CybèleOn retrouve Valérie Mangin au scénario du tome 5 d'Alix Senator, intitulé "Le Hurlement de Cybèle" qui nous montre les manœuvres politiques du culte d'une déesse de l'Empire afin de gagner plus de pouvoir ! C'est toujours Thierry Demarez qui est au dessin et qui fournit toujours un travail très précis dans le détail !

    Le récit commence sans Alix mais en suivant Titus et Kephren, ses deux fils. Kephren qui est en réalité le fils d'Enak et le fils adoptif d'Alix est comme souvent proprement insupportable, dévoré par l'ambition et odieux (il mérite bien le sort qui l'attends à la fin de ce tome !).  Nos deux jeunes gens arrivent à  Pessinonte, une ville de l'Asie mineure - on est en 12 avant J.-C., à l'été. Si Titus se contente de faire du tourisme, Kephren a lui la ferme intention de pénétrer dans le temple de Cybèle, accès réservé aux seuls galles, des prêtres eunuques, afin de se faire confirmer la prophétie du livre sibyllin en sa possession : pouvoir et immortalité !

    Évidemment, ces deux là - surtout Kephren ! - vont encore se fourrer dans un guêpier pas possible ! La manifestation de la déesse Cybèle, une pierre d'Orichalque, n'est plus dans le temple, est supposée avoir été emmenée à Rome ! En réalité, elle a été dérobée par Alexandre le Grand ! Mais les prêtres pratiquent un mensonge et font croire que la déesse est toujours dans le temple en kidnappant de jeunes prostituées, en leur coupant la langue et en les enfermant dans une espèce de grand cube-prison de métal !

    C'est ainsi qu'a disparu Ancyra, la sœur de la jeune Camma, une voleuse des rues dont Titus va s'éprendre ! Les trois jeunes gens vont pénétrer dans le temple et se faire surprendre par les prêtres qui les traqueront dans toute la région et raconteront à Alix venu sur place que ses enfants sont morts !

    Mais Alix n'est pas né de la dernière pluie comme on sait et il découvrira le pot au roses ! Il trouvera un accord avec les galles afin que les fidèles ne se soulèvent pas, pour garantir la paix dans cette région de l'Empire !

    Finalement, ce récit est une tragédie en son genre ! On ne peut qu'être attristé par le sort de ces jeunes femmes - essentiellement des putains ! - que les prêtres de Cybèle n'hésitent pas à sacrifier - en les faisant dévorer par des lions par exemple ! Alors que les sacrifices humains sont interdits par la législation de Rome !

    Mangin conserve donc la tonalité plus crue de ces nouveaux récits par rapport à la série originale de Jacques Martin. La narration à la Game of Thrones est passée par là ! Ces BD s'adressent en effet à un public plus âgé et plus mûr !

    Pour ma part, j'aime beaucoup ces nouvelles aventures d'Alix, un Alix vieillissant mais qui n'a rien perdu de son mordant !

    A bientôt !


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  • Idriss Aberkane est un personnage controversé mais brillant ! On raconte qu'il a gonflé son CV et ne possède pas réellement ses trois doctorats du haut de ses 32 ans (il est né en 1986 !). Il fait néanmoins parti des intellectuels de notre époque que je suit !

    Avant de parler de son ouvrage très intéressant et instructif - puits d'érudition ! - L'âge de la connaissance, je  voulais faire une digression sur les penseurs contemporains qui ont mes faveurs. Parmi mes auteurs favoris, il y a en effet les philosophes Bernard Stiegler et Michel Onfray, les physiciens Étienne Klein et Aurélien Barrau (aussi philosophes des sciences) et Edgar Morin, le touche à tout du haut de ses 95 ans ! Et encore Alexandre Jollien, Cédric Villani, Hubert Reeves, les Bogdanoff, Yuval Noah Harari ou Trinh Xuan Huan ! Voilà pour les précisions

    L'âge de la connaissance - Traité d'écologie positive est un ouvrage qui se dévore ! Idriss Aberkane affirme d'entrée que la vraie ressource du futur ne seront pas les hydrocarbures, les métaux rares ou que sais-je encore, ressources matériels limitées - mais la connaissance - qui est illimité, susceptible de résoudre tous les problèmes - y compris le réchauffement climatique, gratuite et la plus ancienne ressources de l'Humanité depuis l'art de tailler des silex ! Sur le fond, je suis assez d'accord !

    Le livre d'Aberkane multiplie dès les premières pages les références philosophiques, historiques, scientifiques et techniques. Au début, ai eu un peu l'impression que l'auteur faisait preuve de pédantisme - mais en réalité cela donne du fond à son livre qui est donc bien documenté ! Les procès fait à ce conférencier à plus de 400 interventions sont le fait de jaloux à mon avis ! Et à moins qu'il ait eu recours à des "nègres", Aberkane prouve là sa grande culture - pour appuyer et illustrer son propos et pas pour en faire étalage !

    Dans la suite du livre, l'auteur procède en deux temps et démonte deux mensonges contemporains qui voudraient que l'Humanité soit forcée de faire des choix ! Les mensonges "Poé" et "Noé" ! "Produire ou s'épanouir" - il faut choisir ! - ou encore "Nature ou emploi" ! La Révolution industrielle est passée par là !

    A chaque mensonge, Aberkane utilise plusieurs arguments pour le démonter ! Il en utilise quatre pour démolir "Poé" mais je ne retiendrais que le dernier - le plus fort ! - qui consiste à dire que l'innovation est basée sur l'amour et qu'il faut favoriser les amoureux ! En effet, les grandes inventions sont le fait de passionnés et pas seulement penser pour se remplir les poches !

    Aberkane souhaite que l'on soutienne davantage l'innovation - en particulier en France ! On apprends de ses échecs et il faut associer encore plus la recherche fondamentale et la recherche appliquée ! Les grandes innovations paraissent d'abord ridicules puis font peur avant d'être adoptées (la Loi de Schopenhauer). L'exemple qui illustre ces chapitres est celui d'Apple et de Steve Jobs. La "mignonnitude"  et le caractère inoffensif sont aussi des moyens de faire adopter des inventions !

    La connaissance est aussi une résultante entre du temps et de l'attention, le facteur At comme le nomme Aberkane ! Et on n'en concentre jamais autant que lorsqu'on est motivé !

    Dans un second temps - après une petite BD façon manga dans le milieu du livre qui en résume le propos ! - l'essayiste s'attaque au mensonge "Noé" et nous parle du biomimétisme. Dans un grand nombre de domaines, la nature fait mieux que la technologie humaine et il faut donc s'en inspirer. Là les exemples viennent de l'aéronautique (les oiseaux), les capacités mimétiques des seiches aussi et que sais-je encore !

    On est dans l'âge noétique - et notre penseur souhaite que l'on passe dans le Noétique supérieur qui correspond à la sagesse ! La Nature qu'il faut préserver est une bonne alternative au Transhumanisme et pourrait être la seule vraie voie du futur !

    Connaissance et "Blue Economy"/biomimétisme, des clés pour l'avenir !

    A bientôt !

    PS : Ca y est, j'ai atteint et dépassé les 500 commentaires sur mes Skyblogs (certes 95% de ces commentaires sont sur le blog secret interdit aux moins de 18 ans ! Le sexe fait vendre !).


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  • léonard : Y a-t-il un Génie dans la salle ? - Turk & De GrootAvec "Y a-t-il un Génie dans la salle ?", nous abordons le septième tome des péripéties de Léonard et de son disciple Basile ! Notre génie va mettre au point tout une panoplie de nouvelles invention - comme il fait à chaque tome : le canon-anti-aérien, le plongeoir, le réfrigérateur, la planche à voile ! notre homme brasse large !

    Et c'est évidemment le pauvre Basile qui en fait les frais ! Disciples de tous les pays unissez-vous ! Le maître doit par ailleurs déployer mille ruses pour tirer le fainéant du lit et de nouveau l'envoyer à l'hôpital ! Les mésaventures qui arrivent au disciple sont l'un des principaux ressorts comiques de la série et du même coup Léonard passe pour un employeur sadique !

    Mais souvent les inventions de Léonard se retournent contre toute la maisonnée - comme ce capteur solaire ou ce super-engrais qui mettent carrément tous les protagonistes à la rue !

    Des gags qui font entre une et cinq pages servis par un dessin façon cartoon de Turk ! Peut-être une quinzaine de gags dans ce tome 7 ! Ca reste plaisant à lire même si on s'enfonce un peu dans une certaine routine que les récits sur tout un album viennent rompre comme "Léonard Génie en balade" ou "La guerre des Génies" !

    Particulièrement drôle aussi la rencontre avec des soucoupes volantes !

    Voilà ! Je fais court pour ce billet car le mieux est encore de lire l'album qui joue sur le cocasse et le pittoresque - et la surprise ! C'est un album de 1982.

    A bientôt !


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  • Nous allons parler aujourd'hui d'un des plus beaux fiascos de l'Histoire du jeu vidéo ! En 1987 et 1988, Infogrames acquiert la licence Bob Morane. Il s'agit à la base d'un personnage de roman, imaginé par Henri Vernes, par la suite adapté en bandes-dessinées.

    Infogrames va donc produire une série de jeux vidéo sur ce héros des années 1950 que le groupe Indochine a mis à l'honneur dans sa chanson "L'Aventurier" ! Il y aura en tout quatre jeux : Bob Morane Chevalerie 1, Science-Fiction 1, Jungle 1, en 1987 et Océans 1 en 1988. Ces jeux font l'objet d'une campagne de publicité agressive et sont vendus dans des coffrets avec un roman et une BD ! Les "Bob Morane Magazines" !

    Ce sera un retentissant échec commercial, malgré la somme importante que Bruno Bonnell, le cofondateur et président d'Infogrames a investit dans cette licence !

    Les trois premiers jeux n'ont en effet rien de transcendant ! Bob Morane - Science-Fiction 1 n'est qu'un vulgaire copié-collé de l'autre jeu de cette société qu'est Infogrames, Prohibition !

    Collection Bob Morane - Infogrames

    Dans Bob Morane - Chevalerie 1, vous devez contrer Ming et l'Ombre Jaune qui voyagent dans le temps et veulent mettre la main sur la Saint Suaire ! Vous affrontez en combats singuliers des soldats, des ours, etc,... Hélas, la zone de jeu ne représente qu'un quart de l'écran de l'ordinateur ! Très frustrant !

    Collection Bob Morane - Infogrames

    Dans Bob Morane - Jungle 1, on retrouve le même problème de fenêtre de jeu trop petite ! Au pied de la Cordillère des Andes, vous devez retrouver le Trésor des Chibchas !

    On a donc trois premiers jeux sans grande imagination et à la réalisation défaillante !

    Bob Morane - Océans 1 est beaucoup plus intéressant ! Vous devez neutraliser le réseau de mines sous-marine de l'Ombre Jaune en mettant votre tenue de plongée et en affrontant les plongeurs adverses et les requins ! Et dans le même temps en contrant les attaques de votre ennemi sur vos base ! A vrai dire, c'est le seul jeu vidéo de la série que je possédais ! J'avais emprunté les autres softs à la logithèque de Caen !

    Collection Bob Morane - Infogrames

     

    Ces jeux sont sortis sur Atari ST (ma machine !), Thomson TO5 et TO7, Amiga, Commodore 64, Amstrad CPC et PC !

    Le problème fut que Bob Morane ne représentait plus rien pour les jeunes des années 1980 - ce qui explique l'échec de cette gamme !

    A bientôt !

    Compte à rebours -40


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  • Pierre Christin, le scénariste de la série de BD Valérian le confesse lui-même, plus de trois décennies après sa parution en 1980, il aime beaucoup l'album "Métro Châtelet - Direction Cassiopée", qui constitue un récit très élaboré et en même temps lisible par un enfant de douze ans !

    En réalité, ce tome 9 de la série - qui est contemporain dans son action de la date de publication de l'album, les années 1980 et se déroule en France, près de Paris - fait partie du premier diptyque des aventures de Valérian et Laureline avec le tome suivant, le tome 10, " Brooklyn Station -  Terminus Cosmos" !

    Valérian y voyage - vous l'aurez compris ! - dans le temps, avant le grand cataclysme nucléaire survenu en 1986 dans la série et se retrouve au début du récit dans un café de Nation à siroter des blanc-cassis en attendant Monsieur Albert, le contact de Galaxity dans cette époque ! Personnage de vieux monsieur érudit bon vivant et haut en couleur, dont le style vestimentaire s'inspire, du fait de Mézières le dessinateur, de celui du Président Chilien renversé en 1973, Salvador Allende !

    Valérian - Tome 9 - Métro Châtelet - Direction Cassiopée - Christin & MézièresMais Valérian a aussi une sorte de liaison télépathique à travers le temps et l'espace avec sa comparse Laureline qui elle enquête sur la même affaire - nous allons voir de quoi il s'agit, de planète en planète, d'une planète spongieux où les bâtiments s'enfoncent dans le sol et où des Immortels conservent la mémoire du Cosmos à une planète décharge, immense dépotoir où les autochtones vouent un culte aux éléments !

    Nos deux héros enquêtent sur l'apparition de créatures étranges, des géants, des dragons, des baleines, etc... dans l'est de la France, dans le RER et dans le marais Poitevin respectivement ! Valérian, aidé d'Albert cherche la clé du mystère sur les lieux des manifestations même ! Mais, loin de l'espace, de son époque - le futur - et de sa partenaire, il en vient à douter, à se sentir inutile ! Il en viendra même à tromper Laureline avec une autre femme, une intriguante blonde entraperçue à la fin de ce tome 9 !

    Mais d'autres semblent sur le coup, particulièrement deux multinationales concurrentes que nos héros croisent de loin sur les lieux des phénomènes étranges ! Que cela cache-t'il ? Christin ménage ses effets et il est encore trop tôt pour répondre à cette question !

    On  portera une attention spéciale au travail de Mézières ici, qui, à la façon d'un Tardi, s'efforce de représenter au mieux le Paris contemporain et y réussit assez bien ! Cette station Châtelet-Les Halles, c'est en outre le quartier où j'ai grandi, dans ces années là entre 1972 et 1983 ! Et ça fleure bon la nostalgie pour moi ! Ca a quelque chose de fascinant quelque part !

    Le cadre familier du récit ne fait que d'autant ressortir l'intrusion du fantastique !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite de cette duologie !

    A très bientôt !


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  • La série Alix de Jacques Martin est un monument de la BD qui réussit à être à la fois fort divertissante et éducative ! Chaque planche est très documentée, dans les costumes, l'architecture, etc, s'appuyant sur la grande documentation sur l'Antiquité dont disposait l'auteur Jacques Martin !

    L'Île maudit est le troisième album des Aventures d'Alix, publié en 1957 aux Éditions du Lombard.

    Le spectre de Carthage, l'ennemi de Rome dans les trois Guerres Puniques, plane sur cet album et Alix - qui se reposait à Alexandrie après les événements du Sphinx d'or - se rends sur les lieux, en Afrique du Nord pour enquêter sur des événements ayant mené au massacre de plusieurs carthaginois. Par ailleurs, un mage, Lydas, estimé de tous, est enlevé !

    Un nouvel adversaire se fait jour pour notre jeune héros en la personne de Galo, un notable puissant, et son homme de main Ségabal ! Mais Arbacès le grec, l'ennemi récurrent et attitré d'Alix est également présent !

    Par la bouche de Ségabal, Alix apprends l'existence d'une île à l'ouest des Colonnes d'Hercule, dirigée par Sardon, et disposant d'une bonne puissance maritime ! Doit-on y voir là un reliquat de l'Atlantide ? On peut le penser d'autant que l'Île maudite va finir dans un cataclysme ! Évidemment Sardon veut dominer le monde et Alix va défendre les intérêts de Rome, une nouvelle fois !

    Les choses se compliquent lorsqu'Arbacès devient le principal conseiller de Sardon ! Alix, Enak et une petite troupe d'hommes armés se rendent sur l'île ! L'explosion de son volcan va les tirer d'affaire à la fin ! Il était temps car Arbacès tentait de soutirer le secret du feu grégeois au savant Lydas pour le mettre au service de Sardon et de ses adorateurs de Moloch !

    A noter que l'auteur a rajouté le personnage d'Enak comme compagnon d'Alix au milieu du récit car ce personnage introduit précédemment plaisait aux lecteurs qui l'ont sollicité !

    On peut remarquer que le style graphique de la série commence à évoluer avec cet album, est moins scolaire et "bon enfant" ! Jacques Martin tente des trucs un peu plus originaux !

    Finalement, on a là une histoire bien ficelée qui mêle intrigues politiques, intérêts commerciaux, vengeance et alliances ! Il y a évidemment tout un arrière-plan historique même si Martin prends quelques liberté avec l'Histoire et brode dans ses marges !

    Bref, un classique de la BD qu'il faut avoir lu !

    A bientôt !


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  • Faisons un peu de sociologie ce soir avec un des ouvrages les plus fameux de Pierre Bourdieu, coécrit avec Jean-Claude Passeron et qui porte sur le milieu étudiant des années 1960 - qui connaissait alors déjà une forte expansion avec la génération du baby-boom arrivant en âge d'étudier à la fac ! Il s'agit de l'ouvrage Les Héritiers - sous-titré Les étudiants et la culture. Les constatations de nos deux spécialistes restent on-ne-peux-plus valables aujourd'hui, en 2018, où on a dépassé le million d'étudiants !

    Bourdieu et Passeron constate une inégalité des jeunes gens confronté au milieu scolaire et universitaire. Les classes les plus défavorisées économiquement le sont aussi scolairement et l'école reproduit ces inégalités tout en se masquant réalité !

    En effet, on présente la réussite scolaire sous la forme du don ! Il y a des étudiants qui ont des capacités naturelles à apprendre ! C'est vrai mais on est là dans une étude sociologique et on ne doit pas se reposer sur la nature ! De fait, assez logiquement, les différents dons devraient être également répartis dans les différentes classes sociales. Or ce n'est pas le cas ! L'"École du Mérite" du discours officiel est disqualifiée :

    Ceux qui accèdent le plus à l’université sont les fils de cadres et de professions libérales - les enfants d'ouvriers et de paysans se voit mis sur la touche et minoritaires ! Comment expliquer cela ? Par des difficultés économiques (payer les études !) mais pas seulement ! Tout cela tient à une différence culturelle !

    Les enfants des classes aisées ont plus facilement, par leur milieu, accès à la culture savante telle qu'elle se pratique hors du cadre scolaire. Les élèves des classes populaires vont se limiter aux lectures du programme là où les fils et filles de bourgeois vont fréquenter le théâtre et le musée. D'où une certaine aisance de ceux-ci ! L'école ne vient donc que valider des inégalités !

    On dira aussi que les enfants des classes populaires sont plus "scolaires" dans l’exécution de leur devoirs à l'école, plus laborieux.

    Nos deux sociologues notent que les classes populaires envoient leur progénitures plus facilement vers les facs de Sciences et que les jeunes femmes se destinent surtout à la fac de Lettres (et en Pharmacie très féminisée) - tandis que la Médecine et le Droit restent très bourgeois.

    Dans un deuxième temps, Bourdieu et Passeron essaient de voir si on peut parler de corps étudiant, si il existe un ensemble homogène d'étudiants comme une sorte de "classe sociale" et en conclut que non. L'étudiant étudie... Point ! Et ne socialise pas !

    Les études sont vues par les étudiants les plus aisées comme un jeu - avec un caractère d'irréalité - déconnectée des préoccupations professionnelles donc de sa finalité ! Là où les étudiants des classes les plus modestes  -qui auraient pu ne pas accéder aux études - voient plus ces finalités en rapport à un métier - qui ne leur est pas assuré : - et peuvent moins se permettre le dilettantisme.

    Le rapport et les différences entre facs de provinces et facs parisiennes est également abordé , la Capitale permettant d'approcher au plus près la vie intellectuelle là où elle se déroule !

    Bon, nos deux auteurs dressent in constat... Mais proposent-ils des solutions ? Il semble que oui ! Il est recommandé de passer d'un mode d'éducation "traditionnel" à un mode plus "rationnel" où le professeur explicitera ses attentes et les finalités des exercices, travaillera en petits groupes plus encadrés et tiendra compte des spécificités de chacun - pour ce que j'en ai compris !

    Bourdieu et Passeron livrent là une vision particulièrement lucide et critique de notre système d'enseignement supérieur - ce qui ne plu pas à tout le monde et Bourdieu se vit déverser un paquet d'injures lors de son décès ! A notre époque de médiocrité, où l'ascenseur social est plus que jamais bloqué, on lira avec profit Les Héritiers qu'on mettra en parallèle avec l'autre livre des mêmes auteurs, La Reproduction !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke : Tortillas pour les Dalton - Morris & GoscinnyTortillas pour les Dalton  est la quarante-cinquième histoire de Lucky Luke et marque la fin d'une époque puisque c'est aussi le trente-et-unième album paru et le dernier chez l'éditeur Dupuis, publié en 1967 ! Par la  suite, c'est Dargaud qui éditera le héros de Morris et Goscinny à partir de La Diligence ! Chez Dupuis, on cherchera une nouvelle série proche pour remplacer les aventures du cow-boy solitaire dans l'Ouest américain : ce seront Les Tuniques Bleues de Cauvin et Salverius ! On passera aussi d'albums à couvertures souples à des réalisations avec des couvertures cartonnées rigides !

    Mais revenons à Tortillas pour les Dalton ! Du temps de l'Ouest Sauvage, la surpopulation carcérale était déjà un problème et il est décidé de transférer les Dalton dans une prison près du Rio Grande et de la frontière mexicaine ! Seulement voilà, des bandits mexicains attaquent le fourgon de nuit sur le trajet, pensant y trouver de l'argent et délivrent donc les Dalton !

    Le fait que ces quatre bandits soient libres au Mexique ne plaît pas à l'ambassadeur de ce pays ! C'est donc une fois de plus Lucky Luke qui doit ramener les gredins en prison !

    Goscinny s'amuse à jouer avec les clichés touristiques sur le Mexique ! La cuisine bien sûr, les combats de coqs, les sombreros, les Mexicains qui font la sieste toute la journée, la musique, etc,... Il en tire des situations cocasses et souvent absurdes !

    Les Dalton sont "entre les mains" d'un bandit local, un certain Emilio Espuelas, qui pratique avec sa bande les enlèvements contre rançons. Il se demande quel avantage il va pouvoir tirer des Dalton et ceux-ci vont tenter de s'attirer ses bonnes grâces et surtout lui cacher que Lucky Luke serait prêt à payer pour les récupérer !

    En réalité, il n'en est rien car Luke, avec l'aide de Don Doroteo Prieto, le "plus riche ranchero de la région", va aussi tout faire pour coffrer Espuelas et pas seulement les Dalton - et donc ne négociera pas avec le bandit mexicain une éventuelle rançon pour ces quatre là !

    Il faut aussi compter dans ce tome avec la présence du "chien le plus bête de l'Ouest", "le chien plus bête que son ombre" (là où Lucky Luke "tire plus vite que son ombre" !). Ce cabot complétement stupide ne sert vraiment a rien en termes d'efficacité policière mais est un très bon ressort comique ! Heureusement, il sera secondé par un brave chihuahua qui lui, pour le coup, a du flair !

    Un bon album qui termine brillamment une époque ! Par la suite, on entre vraiment dans la période des albums les plus légendaires de Lucky Luke - mais cela je vous en ai déjà parlé ! - et on verra effectivement cela bientôt !

    A la prochaine donc !


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  • J'apprécie particulièrement Michel Onfray, philosophe français actuellement le plus vendu dans le monde, très controversé et qui a beaucoup d'ennemis - notamment à la fac de Caen où les profs ne l'aiment guère ! On aurait de vives raisons de les critiquer ces profs qui feraient mieux de balayer devant leur porte !

    Onfray est un travailleur infatigable qui, lorsqu'il aborde un sujet, lis toute la littérature existante sur ce sujet - telle est sa méthode ! - du haut de sa bibliothèque personnelle de 20000 ouvrages ! Onfray est aussi connu pour être un graphomane !

    Il a sorti récemment, à la rentrée littéraire 2018, son centième livre - qui revient de manière plus intime sur sa vie. Onfray est un éternel rebelle et il y a beaucoup de malentendus sur lui. Il a été récemment au cœur d'une polémique à propos d'un texte sur le doigt d'honneur du voyou braqueur qui a posé avec notre si pitoyable président - le "Méprisant de la République", Macron Ier ! Je soutiens entièrement notre philosophe normand dans cette affaire d'autant qu'il s'est vu privé de France Culture et de France 5, ses chaînes payées  par l'argent des contribuables, chaînes qui boycottent ainsi un philosophe près du peuple ! De plus, Onfray a mis un terme à sa participation à l'Université Populaire de Caen qui continuera sans lui !

    Il faut dire que si Onfray est si amer, c'est parce qu'il a pu goûter à la bassesse humaine, notamment à celle de la petite bourgeoisie mesquine de province, celle de l'intelligentsia snob de Paris qui fait la pluie et le beau temps ou encore les élus de Gauche qui ont renié les idées de Gauche au nom du libéralisme. Onfray ne s'est jamais soumis et on le lui fait payer !

    Revenons donc au livre du jour qui s'intitule Le deuil de la mélancolie. Sans vouloir faire de la psychologie de bazar, on peut dire que ce livre est comme une thérapie pour son auteur. Il s'agit de se relever et d'en finir avec la peine. Onfray revient sur l'AVC qu'il a éprouvé en janvier 2018 et qui aurait pu lui coûter très cher du fait que 4 ou 5 médecins sont passés totalement à côté ! Par chance pour lui, Onfray a tout de même du "réseau" et a finit par être diagnostiqué correctement et envoyé en soins à l'hôpital Foch. Mais il se demande quid du quidam qui n'a pas de relations dans le corps médical ? L'exercice de la médecine semble truffé de bourdes et de ratages d'autant plus graves que, comme le montre l'auteur, les médecins qui se sont plantés ne reconnaissent que rarement leurs erreurs !

    Onfray livre donc le déroulé de la survenue de son AVC, puis les différents messages pris à l'hôpital sur son i-phone, dénonce l'impéritie de certains praticiens.

    Ensuite, il revient sur le décès de sa compagne Marie Claude Ruel, qui a souffert le chemin de croix du cancer pendant dix-sept ans et est décédée en aôut 2013. Onfray nous dévoile donc son intimité, tout en restant mesuré et pudique. Il n'a tenu le coup ensuite que grâce à l'amour de Dorothée, l'autre femme de sa vie. Notre penseur, comme Sartre et Beauvoir avant lui est donc un pratiquant du polyamour - chacun des trois membres de l'affaire étant au fait de la réalité !

    De là, Onfray dresse un constat, relie les points entre le décès de Marie-Claude, la mélancolie et le mal-être dont il a souffert par la suite et la survenue de son AVC comme le bout d'un processus. A partir de là, il décide de se relever, pour Dorothée et les gens qu'il aime, son frère, sa mère, ses rares véritables amis, notamment en se réfugiant dans le travail.

    Onfray nous raconte, vous l'aurez compris, dans ce livre son rapport à la mort - relate aussi un accident de voiture de sa mère des années plus tôt, la mort de son père, ses relations amicales et tant de choses intimes.

    C'est un livre plaisant et instructif, qui explore et interroge sur la nature humaine, sru "que faire de notre vie le temps qu'il nous reste ?". Le philosophe d'Argentan sait qu'il ne lui reste plus que quelques années à vivre - menacé et en sursis depuis son infarctus alors qu'il n'avait pas encore 30 ans ! Mais ne sommes-nous pas tous en sursis sur cette Terre ?

    Un livre qui permets de mieux comprendre - et d'apprécier ! - Michel Onfray, un livre que j'ai lu en 1 heure et demie de temps, tellement c'est passionnant ! Je vous en recommande la lecture fortement !

    A bientôt !


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  • Linkin Park est un groupe que je ne connaissais pas sinon de nom ! Mes connaissances musicales sont très limitées contrairement à mes connaissances littéraires... Mais mon pote et voisin Rico m'a encore une fois de plus permis de combler un peu mes lacunes en me prêtant un album de ce groupe, A Thousand Suns, opus de 2010.

    A vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de Linkin Park !? La "magie" n'a pas opéré sur moi  et ai trouvé leur album un peu froid ! En même temps, c'est un album concept et un album à message qui explore le concept de "Guerre nucléaire" - avec la chaleur d'un millier de soleils dégagée par l'explosion atomique !

    On surfe donc sur le concept de peur, dans un monde déshumanisé, dominé par la technique - avec la Nature mise au pas (je vous renvoie à la philosophie de Heidegger et son "Arraisonnement" !). C'est un monde où règne les machines ! D'ailleurs cet album fait la part belle aux sons synthétiques. Dans les faits, la forme et le fond coïncident donc dans A Thousand Suns  !

    Alors je peux apprécier cet opus sur le plan purement intellectuel mais sur le plan de l'émotion pure, suis assez détaché ! Peut-être parce qu'il est question ici de sentiments négatifs, la peur, etc,...

    Il s'agit là du quatrième album de ce groupe de rock industriel /rock alternatif /rap rock, réalisé avec le chanteur Mike Shinoda et Nick Rubin. La voix humaine lutte contre la machine et exprime la peur de l'avenir ! Le single "The Catalysta été tiré de l'album qui contient 15 plages/titres dont des morceaux très courts qui font office d'introduction ou de transitions.

    Parmi les titres, on a "The Requiem", "The Radiance", "Burning in the Skies", "When They Come for Me", "Robot Boy", "Waiting for the End", "Blackout", "Wretches and Kings", "Wisdom, Justice and Love", "Fallout" et "The Messenger".

    Les membres du groupe se qualifient eux-même comme "perfectionnistes". C'est certainement un bon groupe car mon pote Rico a des goûts sûr en matière de musique et selon son pote Mourad, il s'agit là d'un très prometteur opus de Linkibn Park qui s'est jeté par la suite dans des "trucs plus commerciaux". J'en jugerais pas moi-même plus tard ! En même temps, je en peux pas adhérer à toute la discographie de mon cher voisin !

    La version de l'album que j'ai est celle avec un DVD (version +) que je ne regarderais peut-être et dont de toute manière je ne vous parlerais pas ici !

    A bientôt !


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  • Nous allons nous intéresser présentement à un petit opuscule d'Edgar Morin qu'il a rédigé à l'été-automne 2016, intitulé Connaissance Ignorance Mystère, et qui est une bonne synthèse de bien des problématiques en 8 chapitres éloquents ! Il est agréable de constater que le sociologue-philosophe, théoricien de la Pensée complexe et auteur de La Méthode, a gardé une belle vivacité d'esprit et une grande lucidité à 97 ans !

    Je commencerais par une citation de Paul Valéry - un de mes penseurs fétiches sur qui j'ai travaillé par le passé  - phrase tirée du bouquin de Morin :

    "Jamais l'humanité n'a réuni tant de puissance à tant de désarroi, tant de soucis et tant de jouets, tant de connaissances et tant d'incertitudes. L'inquiétude et la futilité se partagent nos jours."

    Le premier chapitre se nomme "La connaissance ignorante" et Morin y fait le constat juste que si d'une part, la science humaine a élargi son champ d'action, fait d'innombrables découvertes - en cosmologie, en physique, en biologie, sur la psyché humaine,... - a maîtrisé la vapeur et l'atome, en réalité, ces progrès n'ont fait que soulevé encore plus de questions la plupart encore plus abyssales ! Il semble qu'on doive renoncer à atteindre la connaissance absolue devant un Univers d'une telle complexité ! Dans les chapitres suivants, Morin va dépeindre ses différents niveaux de la réalité - depuis le niveau cosmologique - du Big Bang à la structure des galaxies jusqu'à la dimension de l'esprit humain et la conscience en passant par la vie, l'évolution créatrice et l'homme. A chaque fois, c'est l'occasion de détailler les nouvelles problématiques sous-jacentes qui se font jour !

    Le chapitre 2 s'intéresse à l"La réalité" et Morin y fait le constat d'une ambivalence - tantôt cette réalité - qui est donc aussi et parce qu'elle nous es subjective ! - nous semble "ferme et affermie" ou "flottante et imaginaire, illusoire". En laissant de côté tout ce qui relève de l'hallucination ou de l'illusion, la réalité - qui repose sur l'espace et le temps - parait perdre beaucoup de sa consistance à certaines échelles ! En effet, au niveau subatomique - quantique - espace et temps sont des notions qui s'effacent et l'univers est constitué de vide ! Il y a en réalité un dialogisme et la réalité humaine est à la fois réel et irréelle !

    Dans le chapitre 3, "Notre univers", nous abordons des considérations cosmologiques, domaine qui s'est considérablement développé au XXème siècle, notamment avec les travaux d'Albert Einstein ! A ce stade, Morin revient sur un de ses dadas à savoir que, là où la réalité était réel et irréel, l'Univers est organisation et désorganisation  - on reste ainsi dans le cadre d'une pensée complexe qui se veut en grande partie dialogisme,alliance des contraires ! De même que la vie sera jeu entre la vie et la mort - Eros/Thanatos !

    Ceci est d'ailleurs posé dans le chapitre 4, "La vie, révolution dans l'évolution", avec une nouvelle opposition, un nouveau paradoxe ! en effet, la vie est continuation ! Continuation de l'espèce à travers la reproduction mais, conformément à la pensée de Darwin, elle est aussi évolution, transformation, adaptation, mutation ! Et là encore la mort travaille et "obsède" le vivant !

    Il y a donc une "créativité vivante" - c''est ce que nous démontre le chapitre 5. En fonction du principe complexe que le tout dépasse les parties, des propriétés nouvelles, émergentes, vont apparaître ! Je n'en donnerais que deux exemples ! D'abord, des molécules - dites pour cette raison organiques mais qui à leur niveau, ne sont pas "vivantes" va émerger la Vie ! Ensuite, du cerveau va émerger la conscience et l'esprit ! Autres preuves que la réalité est fort complexe et qu'il faut lier les savoirs pour l'aborder sans jamais parvenir à totalement l'élucider évidemment vous l'aurez compris !

    Les chapitres 6 -"L'humain inconnu à lui-même" et 7 - "Le cerveau et l'esprit" s'intéressent donc à l'homme et à sa capacité de création cognitive. On pointe encore là l'incapacité de l'homme (à la fois individu, être biologique et être social) à se connaître complétement à cause de son inconscient  - et pas seulement en terme freudiens - notamment tous les phénomènes physiologiques (respiration, digestion, battements cardiaques) qui opèrent sans que nous y pensions (fort heureusement d'ailleurs !), tel est l'objet du chapitre 6 ! Le chapitre 7 est aussi fort intéressant puisque Morin s'y intéresse aux productions de notre esprit, les inventions, les rêves, les mythes, les religions, les idéologies, de la pensée magique par analogie à la raison raisonnante ! Notre esprit associe ne fait constamment analogie et raison, pensée magique et rationnelle. Morin consacre aussi quelques pages au chamanisme - dont les romanciers, les peintres, les musiciens, bref les artistes sont des héritiers et des descendant ("la transe poétique) et l'auteur parle aussi de la Mimésis, de l'état poétique et de l'Extase !

    Le livre se conclut par le chapitre 8 (avant véritablement une conclusion dans les quelques pages intitulées "Finale") avec la "Post-Humanité ! Morin aborde avec lucidité l'état du monde actuel avec ses évolutions possibles. Le monde présent est mu par la "Fusée a trois moteurs Sciences/Techniques/Économie". Le problème est qu'il manque à ce monde une éthique. ! En effet, la mondialisation entraîne son lot de "catastrophes". Il n'est pas sur qu'on ailles vers un "bien-vivre". En réaction à cette mondialisation, les peuples se replient notamment dans les nationalismes et le fondamentalisme religieux. Les différences de richesse s'accroissent, les gens tombent dans la misère et le réchauffement climatique est aussi un problème d'envergure qu'on ne peut plus occulter désormais à mesure que les prédictions les plus catastrophiques se confirme quand on avance dans le temps !

    Il est évidemment question du Transhumanisme où là encore une éthique manque ! Les Transhumanistes s'illusionnent si ils pensent éliminer totalement la mort car un jour l'Univers lui-même disparaîtra ! Et verrons-nous apparaître des post-humains davantage in-humains traitant dans le mépris le reste de l'Humanité non-"augmentée". Je ne développe pas sur le Transhumanisme car j'ai eu l'occasion d'en parler récemment à propos de deux ouvrages sur le sujet ! Vous aurez compris que ce sont des perspectives vivement critiquées !

    Au final, il restera toujours de l'impensable et c'est bien cela qui fait le versant poétique de l'existence, telle est la conclusion de Connaissance Ignorance Mystère !

    Encore une fois, merci Monsieur Edgar Morin ! Vous êtes un Phare pour nous !

    A bientôt !


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  • Après un peu plus d'un an d'interruption, les Ateliers Cuisine sont de retour, en ce mois d'octobre 2018 - pour une Saison 3 ! Cette fois, moi et quatre de mes connaissances et voisins, Damien, François, Sylvie et Chrystelle sont encadrés par Claire, une éducatrice, qui elle mets la main à la pâte - ce qui ne fut pas le cas de tous les encadrants par le passé ! C'est très agréable quand on rencontre un "problème " technique !

    Au menu ce soir : carottes râpées et concombre, tagliatelles à la bolognaise et salade de fruits ! Mais tout ne se passa pas exactement comme prévu !

    En fait, les soucis vinrent de l'entrée ! D'abord on ne trouva pas de concombre au supermarché où François se chargea des courses. Rupture de stock ! Mais plus embêtant, des appareils électriques pour râper les carottes du local cuisine où nous officions ce jeudi soir, pas un seul ne fonctionnait ! Et pas une seule râpe manuelle ! Nous dûmes alors, Damien et moi, couper les carottes en petits cubes. C'est sûr du coup, ça croquait sous la dent !

    Pour les tagliatelles à la bolognaise, recette que nous avons déjà du faire, je ne m'étendrais pas ! Les tagliatelles sont une sorte de pâtes du centre et du nord de l'Italie. Selon la légende, elles ont été inventées en 1487 par un cuisinier talentueux de Bologne, au mariage de Lucrèce, d'après la coiffure blonde de la jeune femme. En réalité, c'est une histoire inventée par l'humoriste Augusto Majani, en 1931 !

    Il est donc naturel de les associer traditionnellement à la sauce bolognaise (culturel plus que naturel en fait !). Celle-ci se cuisine à partir de viande de bœuf, de coulis de tomates et d'oignons.

    En fait, je crois bien que ce sont des spaghettis bolognaises que nous avons cuisinés lors d'une précédente séance de nos Ateliers Cuisine ! Mais en réalité, c'est là un plat plutôt populaire en dehors de l'Italie car à Bologne, on préfère cuisiner notre fameuse sauce davantage avec des tagliatelles ou des lasagnes !

    Ce plat fut l'apogée de cette soirée bien mal engagée avec nos carottes "ratées" et pas râpées !

    On termina par une salade de fruits de saison en ces temps radieux, en mélangeant pommes, oranges, poires, bananes et kiwis jaunes ! Une salade de fruits "jolie, jolie" comme la chanta Bourvil !

    J'emportais du rab de tagliatelles à la bolognaise dans un tupperware pour chez moi - et j'ai oublié de préciser que nous avions eu aussi une laitue en entrée et pour accompagner le plat principal du gruyère râpé (pré-râpé !), du parmesan et des tomates cerises !

    Bonne soirée aussi pour s’enquérir des nouvelles  des uns et des autres ! Expérience qui sera renouvelée chaque mois en 2018 - 2019 !

    A bientôt !


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  • Je vais faire un peu d'autopromotion ! Un an après la parution - chez Edilivre ! - de Territoires de l'imaginaire - Volume 1, sort en cette rentrée littéraire, le Volume 2 de mes productions fictionnelles !

    Sur le premier Tome, j'avais, sur 6 mois, et sans la moindre publicité, enregistré une trentaine de ventes !  C'est très peu mais au niveau des droits d'auteurs, ce représente une quarantaine d'euros - certains universitaires touchent à peine quelques centaines d'euros sur des ouvrages collectifs ! Je garde espoir d'avoir un jour une opportunité de faire un peu plus de pub !

    Je reprendrais ici, pour commencer, le quatrième de couverture, que j'ai rédigé moi-même !

    En route pour un nouveau voyage dans les territoires de l'imagination !

    L'auteur vous livre ici un nouveau panel de récits écrits au tournant des années 2010 ! Ces histoires allient le mystère et le fantastique et le fantastique et vous entraîneront sur les chemins de l'aventure !

    Découvrez quel pacte occulte fut lié au destin d'un célèbre navire, exhumez avec nous quelque légende indienne, ou explorez les catacombes hantés par une funeste princesse !

    A moins que vous ne préfériez vous plonger dans l'Histoire, celle de la Grande Guerre, ou la période de la Belle Époque ! Ou plus près de nous, les secrets de fabrication de l'usine à rêves, Hollywood !

    C'est à nouveau plus d'une dizaine de textes - 180 pages de nouvelles (un peu plus que le Volume 1) - que recèlent les pages de ce second recueil qui une fois de plus mettra à l'épreuve le pouvoir de votre imagination.

    Sylvain Richard vous offre ici une nouvelle série de récits abreuvés de diverses influences, dérivants de ses nombreuses lectures ! L'auteur raffole des mondes imaginaires, que ce soit en romans, au cinéma, dans les séries télé ou les jeux de rôles ! Réussirez-vous à découvrir où il a puisé son inspiration ?

    Créateur d'univers de fiction, celui qui vous livre ce second Territoires de l'imaginaire, ne rechigne pas, comme pour le premier recueil,  à glisser quelques morales ou enseignements dans ses histoires, étant par ailleurs diplômé en sciences, lettres, Histoire et philosophie - ce qui lui permets de brasser de larges domaines !

    Érudits mais jamais ennuyeux, ces nouveaux récits bous enchanteront !

    Voilà ! Je ne vous en dit pas plus sur les histoires de ce recueil  pour vous donner envie de le découvrir par vous même ! Il est aussi temps que je me remettes à l'écriture de nouvelles en plus de ce blog ! Mais là, j'ai encore et déjà assez de récits pour fournir un Volume 3  et peut-être un Volume 4 - sans baisse de qualité ! J'étais déjà un graphomane très actif il y a dix ans !

    Merci à mes lectrices et lecteurs proches que je ne peux tous citer : Anthony, Fanny, Eric, Cyrille, Christine, Guy, Chantal, Claudine, Mathilde, Guillaume ou Nicolas !

    Je sais que ce Tome 2 était très attendu par certains et certaines et j'espère que vous me renouvellerez votre confiance !

    Le lien pour le commander :

    https://www.edilivre.com/librairie/territoires-de-l-imaginaire-volume-ii-sylvain-richard.html/

    A bientôt !


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  • Quelle est la définition d'un fantasme ? Il n'y a rien de plus naturel qu'un fantasme à condition qu'il reste dansFantasmes - Tome 1 - Stefano Mazzotti l'inconscient. Cette construction mentale sert en effet de point de mire à la sexualité et n'a pas forcément vocation à être réalisé - sous peine de rentrer dans la surenchère ! Il s'agit d'une "représentation imaginaire traduisant des désirs plus ou moins conscients.". Freud et sa psychanalyse ont écrit des bibliothèques sur le sujet !

    Mais Fantasmes, c'est aussi le nom d'une série d'albums - qui comprends 2 tomes à ma connaissance - du scénariste et dessinateur italien Stefano Mazzotti.

    Stefani Mazzotti est né en 1968, en Italie donc et ne se lança dans la carrière de dessinateur de BD qu'après de longues hésitation, ses parents ne voyant pas ce choix professionnel d'un très bon œil ! Le jeune homme s'orienta d'abord vers des études artistiques aux beaux-arts de Ravenne mais abandonna en raison de trop longs trajets pour se rendre à l'école. Il suivit ensuite des études de géologie mais ne décrocha pas le diplôme puis fut dessinateur de studio dans un cabinet d'architecture.  Sa passion pour la BD éclata suite à sa fréquentation du prestigieux salon dans le genre, de Lucques (où l'on pouvait voir Hugo Prat, Milo Manara, Georges Wolinski ou Umberto Eco !) et son goût particulier pour la BD érotique à la lecture enfant des petits formats érotiques qui inondent l'Italie dans les années 1960 et 70 : Jacula, Biancaneva, Lando ou Zora.

    Le Tome 1 de Fantasmes - dont il est question ici - est paru en version française à l'initiative des Éditions Delcourt, dans sa collection "Erotix", en 2013. C'est un recueil de 15 histoires courtes qui ne font à chaque fois pas plus d'une demie-douzaine de pages. A l'origine, Mazzotti publia ses premiers récits érotiques dans le magazine Selen, consacré à ce genre et dont le titre est un hommage à l'actrice pornographique des années 1990 éponyme, de son vrai nom Luce Caponegro - une blonde volcanique dans mon souvenir ! La revue racontait notamment la supposée vie libertine de l'actrice et fut publié de 1994 à 2002. Selen,  éditée dans le Delta du Pô, était moins "intellectuelle" que sa rivale, la revue Blue, éditée elle à Rome.

    Fantasmes - Tome 1 - Stefano MazzottiLes 15 récits de ce Tome 1 - dont je ne vous dresserais pas la liste des titres - partent de situations à priori "innocentes " et banales : une secrétaire médicale s'apprête à pratiquer une anesthésie locale, des tueurs à gages se pourchassent (déjà moins banal !), une étudiante en jupe plissée révise ses cours sur ma reproduction dans le train, une femme a le fantasme de se faire prendre par un inconnu les yeux bandés sur le lit, des camarades de classe posent pour une photo, une femme au foyer fait du téléphone rose, des jeunes gens se dépucellent mutuellement, un auteur de romans photos pornos trouve des clichés explicites sur son bureau,  un homme se fait sauter dessus pas deux nymphomanes dans un ascenseur, une secrétaire se fait envoyer des fleurs, une voisine reçoit par erreur au courrier des sex-toys qui ne lui sont pas destinés, des cambrioleurs entrent par effraction dans un magasin de costumes de théâtre, des couples en vacances s'échangent, un homme dont ce n'est pas l'anniversaire se le fait souhaiter par tout son entourage, une jeune fille donne des "cours de langue" tandis que son frère se lance dans le cinéma et que ses parents ne sont pas en reste !

    Puis par le jeu de l'imagination qui va trop loin, ces situations sur le terrain sexuel ! C'est souvent drôle, la plupart du temps inattendu et toujours très salace ! Des récits courts mais efficace - et le dessin de Mazzotti par contre est très explicite et laisse peu de place à l'imagination !

    Ce Tome 1 s'intitulait "Les Copines de Classe" chez Delcourt mais l'ai lu dans sa version Hachette-Collection, "Les Grands Classiques de la BD érotique" !

    A bientôt !


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  • On continue la série de BD Thorgal - toujours scénarisée par Jean Van Hamme et dessinée par Grzegorz Rosinski - avec la suite du Cycle qui se déroule en Pays Qâ - l'Amérique du Sud! - dans le tome 12, "La Cité du Dieu Perdu" - après "Le Pays Qâ" et "Les Yeux de Tanatloc".

    Cette fois, Van Hamme ne multiplie pas ses intrigues et, à ce moment culminant du récit, se concentre sur le groupe dirigé par Thorgal et Kriss-de-Valnor ! Ceux-ci sont en effet arrivés à  Mayaxatl, la Cité d'Ogotaï, un naufragé des étoiles qui se prends pour un dieu et est sur le point de lancer ses armées à la conquête du monde ! On délaisse, pour ce tome, les Xinjins et leur nouveau "dieu" Jolan !

    Thorgal découvre bien vite - par l'intermédiaire de  Hog, le chef de l'escadre volante de Mayaxatl  - qu'il doit en réalité tuer  Ogotaï et pas seulement lui voler son casque ! Or il se trouve qu'Ogotaï est en réalité Varth, le père de Thorgal, désireux de se venger de la Terre qui lui a pris tous ses compagnons ! Vous l'aurez compris, le Dieu Perdu est fou !

    Mais Thorgal, Aaricia et Tjall sont capturés, trahis par Kriss-de-Valnor après que le héros, refusant de commettre un assassinat, se soit retirer de la mission ! Ceux-ci sont alors sur le point d'être sacrifiés dans un bain de sang ! Ils parviennent in-extremis à s'échapper mais l'un des quatre membres du groupe trouve la mort !

    Perdu dans un labyrinthe, le sort de Kriss-de-Valnor ne sera guère enviable ! Les pouvoirs de l'esprit de Varth sont grands mais ceux de Thorgal aussi, le fils de Varth, qui réussit à lui tenir tête, lui révélant la vérité sur le fait qu'il est son fils ! Hélas, Varth ne le croit pas et la rencontre s'achève tragiquement !

    Le tome s'achève sur le départ de Thorgal et d'Aaricia pour rejoindre les Xinjins et leur fils Jolan, une fois leur mission accomplie !

    Une bonne histoire même si j'espérais plus de la confrontation Thorgal/Varth ! je l'ai trouvé un peu vite expédiée ! On en apprends aussi un peu plus sur  Haynée, la mère du héros !

    Et ces histoires de sacrifices font de "La Cité du Dieu Perdu" un Tome particulièrement sombre !

    Je vous donne rendez-vous pour le Tome 13 !

    A bientôt !


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  • Le mythe de la Singularité - Jean-Gabriel GanasciaNous allons à nouveau parler de hautes technologies, de Transhumanisme et d'Intelligence Artificielle avec le livre de Jean-Gabriel Ganascia intitulé Le mythe de la Singularité et sous titré "Faut-il craindre l'intelligence artificielle ?".

    En effet, le 1er mai 2014, des personnalités renommées comme feu Stephen Hawking - le cosmologiste pourtant si dépendant des machines en raison de sa santé défaillante ! - publia une tribune dans le journal The Independant - pour mettre en garde contre l'évolution de l'I.A. qui pourrait très bientôt atteindre une étape irréversible et nous supplanter, créant une disruption dans la société !

    En parallèle, nous avons le mouvement Transhumaniste chapeauté par les géants des technologies du web - comme Bill Gates ou Elon Musk pour ne citer que les plus connus - qui investissent des milliards dans la recherche pour hybrider notamment l'Homme et la Machine et repousser la Mort ! Se créent ainsi des institutions comme l'Université de la Singularité qui annonce clairement la couleur !

    En fait, une Singularité est un point de non-retour mais c'est à la base une notion de mathématiques qui s'applique notamment en Physique à l'horizon des Trous Noirs dont rien ne s'échappe ! Un point de non-retour donc !

    Le Transhumanisme va bien plus loin d'un simple prolongement de l'Humanisme naturaliste ! En effet, si la Renaissance introduit notamment une révolution des sciences et institue notre Modernité, elle pose une notion de Progrès indéfini qui mène à une amélioration constante de l'Humanité ! Avec le Transhumanisme et la Singularité, l'Humanité ne s'améliore pas indéfiniment ! Certes elle progresse mais jusqu'à un point de basculement où elle bascule dans la "Non-Humanité" ! L'Homme devenu machine puis pur esprit dans les circuits d'un ordinateur !

    L'auteur Jean-Gabriel Ganascia note aussi la similitude entre la Gnose du Ier siècle après J.-C. et le Transhumanisme ! En effet, les Gnostiques postulent et croient en un dieu mauvais qui a créer le monde matériel qui n'est que mal ! Pour s'en affranchir, il faut donc s'élever vers le pur esprit ! N'est-ce pas la visée du Transhumanisme ? On est aussi dans un Idéalisme platonicien radical !

    Il est intéressant aussi de noter l'amalgame entre mythos et logos dans le discours Transhumanisme. Peut-on vraiment fournir une preuve rationnel que ce futur où l'Homme se mêle à la machine surviendra ? N'est-ce pas une manière de nous éloigner des vrais problèmes à venir comme le réchauffement climatique ? Le Transhumanisme s'apparente plus à un discours de Science-Fiction (donc du mythe ! D'où le titre de l'ouvrage !) qu'à un discours véritablement scientifique ! Désormais, les chercheurs en sciences et technologies s'inspirent des canons de la SF et non plus l'inverse ! Car en effet, il faut produire une recherche attractive pour attirer les financements !

    En réalité, après avoir montré à ce stade que la Singularité était un mythe, l'auteur de l'essai s'interroge sur les motivations des géants dits des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft)  dont les objectifs sont en réalités plus politiques qu'économiques ! Dans une économie du web où règne l'incertitude quotidienne, le Transhumanisme n'est-il pas une manière de combattre ses doutes quand à l'avenir ? C'est envisageable sauf qu'on voit mal ces jeunes patrons milliardaires exprimer de tels doutes en public !

    Le Transhumanisme serait plutôt une "diversion" qui vise à nous distraire de l'emprise croissante que ces géants de l'informatique exercent sur nos vies tant au niveau de la biométrie, de la collecte des données personnelles à travers les Big Datas, de l'établissement de cadastre, de l'influence dans le domaine de la culture etc...

    Une Humanité "augmentée" ne serait plus vraiment une Humanité, outre que tout le monde n'aurait pas accès à ces "améliorations" et/ou à la "Vie Éternelle" mais surtout ces géants du web prennent de plus en plus la place que prenaient jadis les États ! Il convient donc de ne pas se faire leurrer par des mythes et d'analyser avec du recul l'évolution des choses !

    A bientôt !


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  • La composition des mondes est un ensemble d'entretiens que l'anthropologue Philippe Descola, un des héritiers de Claude Lévi-Strauss et qui officie notamment au Collège de France, a donné au journaliste Pierre Charbonnier en 2014.

    Cet ouvrage nous éclaire sur le parcours de cette grande pointure des sciences humaines et à travers lui nous éclaire sur ce qu'est le cheminement intellectuel d'un anthopologue dans la deuxième moitié du XXème siècle ! Il nous renseigne également sur les grandes ontologies régissant le monde - les "modes d'être" : animisme, totémisme, analogisme ou naturalisme. Enfin, le livre interroge notre modernité à travers le naturalisme qui est une façon de penser les choses dans un rapport particulier à l'espace, en lien avec la science et la conception mathématique.

    Comme pas mal de sociologues et d'anthropologues, le parcours de Philippe Descola commence avec la philosophie. Après tout, le remaniement des ontologies du monde auquel il se livre ne revient-il pas à manipuler un principe philosophique ? L'anthropologie est à la conception théorique de modèle pour penser le monde, ce que l’ethnographie de terrain - qui recueille des données - est à l'empirisme.

    Descola revient sur sa formation et ses maîtres, Maurice Godelier, Claude Lévi-Strauss, André-George Haudricourt, les écrits de Michel Foucault et bien d'autres ! Sa formation politique marxiste et trotskyste trouve sa source dans Mai 68.

    Les premiers travaux sur le terrain de notre anthropologue le mèneront d'abord en Amérique Centrale puis en Amazonie où il étudie les indiens Achuar, leur rapport à la nature, aux Non-Humains (animaux et végétaux), leur rêves et leurs chants. Il s'agit de se défaire de notre modèle européen qui a voulu s'imposer au monde par le colonialisme ! Le retour à la civilisation après des mois en Amazonie est d'autant plus bizarre ! Descola restera trois ans chez les Achuar - une ethnie Jivaros ! - en "immersion participante", mesurant les parcelles de terres, pesant les rations de nourriture des indigènes, participant à leurs activités, etc,...

    En 2005, Descola publie son maître livre Par-delà nature et culture. Ses analyses s'appuient au départ sur les méthodes structuralistes mais vont plus loin et se complètent d'autres lectures. C'est là, dans cet ouvrage de 2005 que Descola pense l'animisme, le totémisme, l'analogisme et le naturalisme.

    L’animisme envisage la continuité mentale entre humains et non-humains et leur discontinuité physique. Le naturalisme considère les discontinuités mentales et les continuités physiques. Le totémisme, au contraire, postule des continuités morales et physiques entre humains et non-humains, dont des groupes totémiques entiers se séparent. Enfin, l’analogisme suppose de considérer des discontinuités totales et permanentes entre humains et non-humains, ce qui ouvre la voie à une série de renvois entre des singularités partout saillantes.

    Mais en réalité, on ne trouve jamais ces ontologies sous leurs formes pures établies par l'analyse dans les faits !

    Descola établit que l'analogisme succède à l'animisme mais ce passage n'est pas documenté. On en sait davantage sur l'analogisme - déjà théorisé comme la pensée du Moyen Âge et de la Renaissance par Michel Foucault dans Les Mots et les Choses - qui est remplacé par le naturalisme. Le naturalisme vient avec l'avènement des Sciences avec Bacon, Galilée, Descartes puis Newton mais a déjà été préparé dans les esprits par la peinture néerlandaise du début du XVIIème siècle. Descola accorde une grande place, en effet, à l'analyse des images.

    Enfin, l'interviewé précise que la confirmation de ces quatre ontologies par les faits sera la mission des futurs jeunes chercheurs de la discipline dans une casuistique qui viendra confirmer ou démentir la théorie !

    Voilà ! Le livre expose bien d'autres points mais je me garderais de rentrer trop dans le détail !

    A bientôt !


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  • La série de comics Star Wars, Docteur Aphra, scénarisée par Kieron Gillen et dessinée par Kev Walker est la série la plus inventive du moment dans cet univers, titre qu'elle se dispute avec l'autre série, Dark Vador, Seigneur Noir des Sith de l'avis de beaucoup !

    Le Tome 2, intitulé "L’Énorme Magot", nous fait oublier le fiasco qu'avait été le crossover précédent, "La Citadelle Hurlante" et continue les aventures de l'archéologue Chelli Aphra autour du Cristal de Rur qui contient une "I.A. fonctionnelle", la conscience d'un chevalier Jedi de l'Ordu Aspectu, une branche ancestrale dissidente des Jedi !

    Aphra est énormément intéressée par l'argent, représentant de la sorte une anti-héroïne ! Elle décide de louer une station spatiale et d'y organiser une vente aux enchères du fameux cristal et réunit la pègre à cette fin !

    Ce "meeting" est l'occasion pour les auteurs de nous dresser une belle galerie de personnages hauts en couleur : l'Université de l'Ombre, le Front Cybien, les Ezarra, Thomas Toov ou Papa Toren ne sont que quelques uns des invités les plus marquants et qui poursuivent tous leur propre agenda !

    La vente se déroule sans incident jusqu'à ce que Triple-Zéro et BT, les deux droïdes psychopathes, décident de contacter Dark Vador et de le faire venir sur la station. D'autre part, ils introduisent le cristal de Rur dans le corps d'un autre droïde dont l'I.A. technopathe prends le contrôle ! Le massacre des invités peut donc commencer !

    Aphra, trahi, ne pouvant compter que sur ses propres ressources et sur le Wookiee Krrsantan le Noir - qui doit régler une vieille dette ici ! - est prise entre deux feux ! D'un côté des droïdes tueurs et de l'autre Vador et des Impériaux ! Parviendra-t'elle à s'en sortir ? En tout cas, la pègre est décimée à l'issue de cet arc et cela renforce l'Empire qui va désormais pouvoir se consacrer aux seuls Rebelles ! La situation de Triple-Zéro et BT est aussi radicalement différente à la fin du récit et appelle de futurs développements !

    Bref, j'adore cette série qui apporte un vent frais à l'univers de Star Wars dans sa partie comics ! Là où la série principale, Star Wars, peine à décoller ! On souhaite que les aventures d'Aphra dure encore longtemps - ce qui pourrait être le cas vu qu'elle n’apparaît pas dans les films et donc qu'on ne risque pas d'incohérences avec le canon de ce fait !

    En réalité, ce Tome 2 s'ouvre avec l'Annual 1 de la série de l'archéologue galactique. Ce court récit introductif tourne autour du compagnon Wookiee d'Aphra, là encore il s'agit de Krrsantan le Noir qui rencontre deux journalistes indépendants et non-affiliés et leur raconte sa carrière de gladiateur amélioré cybernétiquement pour les Frères Xonti !

    Ceci n'est qu'une diversion pour permettre à Aphra de laisser une annonce sur la chaîne Undervine annonçant la vente aux enchères du Cristal de Rur qui occupe le reste de l'album ! Un bon récit de transition et qui apporte en plus du background sur un personnage crée pour les comics !

    A bientôt !


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  • Ce dimanche, je suis allé, avec un groupe, près de Lisieux, en Pays d'Auge et de Livarot pour visiter un château dont la construction remonte principalement aux XVIe et XVIIe siècle, le Château le Kinnor, appelé aussi Château de Fervaques ou Domaine de Fervaques.

    Notre petit groupe a été accueilli chaleureusement pas un aimable châtelain et sa femme qui nous ont offert salle pour déjeuner, cafés bien chauds - par ce temps pluvieux avec la tempête Florence - puis nous a fait la visite !

    Ce château est en réalité très élégant ! Il s'y donne de très nombreuses animations culturelles. On y reçoit aussi des enfants notamment en situation de handicap. On y donne des lectures publiques, des concerts de piano, des ballades en petit train, des vidéoconférences, des pièces de théâtre, des célébrations religieuses, messes et autres et enfin des colloques - notamment concernant le mouvement romantique - avec des professeurs de l'Université de Caen dont je connais certains des intervenants pour avoir été mes profs de Lettres !

    Le lieu est en effet un point de ralliement pour les études sur le Romantisme. En effet, François-René de Chateaubriand - auteur des Mémoires d'Outre-tombe et du Génie du Christianisme - un des plus grands génies littéraires du XIXe siècle avec Victor Hugo a fréquenté ce château car il y rencontrait alors l'hôte de de cette période Delphine de Custine, fort jolie femme - qui avait échappé à la guillotine de peu ! - et avec qui l'écrivain entretenait une liaison amoureuse.

    Le Château le Kinnor a été construit à l'initiative de Guillaume de Hautemer, gentilhomme et militaire français qui a confié l'ouvrage au soin de François Gabriel, originaire d'Argentan, maître maçon ancêtre de la prestigieuse lignée d'architectes des Gabriel, famille à qui on doit, pour ne donner que quelques exemples, le Petit Trianon à Versailles, l’École militaire du Champ-de-Mars à Paris, l'Opéra royal du Château de Versailles, une partie du Louvre, la place de la Concorde ou la place de la Bourse à Bordeaux !

    Mais il existe une bâtisse antérieure au même endroit, datant du XVe siècle et en partie conservée !

    Henry IV rendit une visite au Domaine De Fervaques, car Guillaume de Hautemer briguait le titre de Pair de France. Le roi n'aurait pas été insensible à la beauté de la seconde épouse du gentilhomme militaire, Anne d'Alègre. Notre châtelain ne fut jamais Pair de France mais fut tout de même nommé Maréchal de France et Henri IV lui accorda son amitié et avait beaucoup de confiance en lui. On raconte que Guillaume de Hautemer était assez prétentieux de nature ! C'est lors d'une visite qu'Henri IV, protestant, nourrit peut-être le projet de se convertir au catholicisme pour clore l'épisode des Guerres de Religion.

    Dans la période qui suivit la Révolution, Delphine de Custine côtoya Chateaubriand dans ce Domaine de Fervaques. Son mari et son père furent décapités par les Révolutionnaires. Elle avait un fils qui écrivit un livre sur la Russie de l'époque et elle fit redécorer les intérieurs du château du style sobre du Directoire !

    On pourra aussi admirer les douves inondées par La Touque, la rivière qui sépare par ailleurs Deauville de Trouville ainsi que deux arbres magnifiques : le plus vieux platane d'orient de France - qui est âgé de 600 ans et est énorme et majestueux - et un hêtre pourpre bicentenaire dit "de Chateaubriand" !

    Le château le Kinnor est classé monument historique depuis 1995.

    J'ai déjà visité de nombreux sites de mon département du Calvados mais il en reste beaucoup d'autres à découvrir !

    A bientôt !


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  • Lioness : Hidden Treasures - Amy WinehouseBeaucoup d'artistes ont connu un destin tragique, fauchés en pleine gloire alors qu'ils auraient pu encore nous livrer de belles oeuvres ! Amy Winehouse - dont à vrai dire je n'ai jamais suivi la carrière - me semble être une auteure-compositrice-interprête à la forte personnalité, qui vivait intensément, ressentait intensément - et c'est peut-être une forme de lucidité et de désespoir qui l'a tué !

    Née le 14 septembre 1983, Amy Winehouse est décédée à 28 ans à peine le 23 juillet 2011 ! Elle faisait partie de la scène jazz britannique et ses chansons sont bien loin de la production aseptisée actuelle. Elle est surtout portée par une voix puissante que l'on n'hésite pas à comparer à celles d'Ella Fitzgerald ou de Wanda Jackson. Enfin, elle touche aussi au blues ou à la soul, ces musiques qui montent du fond de l'âme ! On remarquera aussi sa grande beauté - un peu type pin-up des années 50 ! - qui vous ensorcelle comme sa voix ! Une vraie sirène !

    Amy Winehouse s'est faite connaître avec son premier album, Frank, en 2003, qui reçut un bon accueil critique et public ! Elle enchaîne en 2006 avec Back to Black.

    Morte à 27 ans, elle rejoint le "club des 27" qui comprends Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, ou Kurt Cobain, tous décédés à cet âge précoce !

    Lioness : Hidden Treasures - que m'a prêté mon ami Rico ! - est sorti en décembre 2011. C'est donc un album posthume ! C'est donc ce qui fait office de troisième album de la chanteuse et l'écoute en est fort agréable. Il contient des chansons qui avaient été gardées en réserve jusque là, ainsi que des démos ! Un autre album aurait du sorti mais le patron de la maison de disques, Universal U.K., trop peiné par le décès de la chanteuse, l'aurait détruit !

    En attendant, ce Lioness : Hidden Treasures contient des titres connus ou des reprises de classiques comme "The Girl From Ipanema" - réinterprétée avec la patte de Winehouse, ou encore "Valerie", une reprise de 1968.

    Deux singles en ont été tirés ! D'abord "Body and Soul", un duo avec Tony Bennett ou encore "Our Day Will Come", le dernier single de l'artiste en date !

    Pour les autres titres, on trouve "Between The Cheats", "Wake Up Alone", "Best Friends, Right ?" ou encore "Half Time" ! Ca parle du mal de vivre, de la solitude, d'amitié,... Les thèmes classiques du blues en fait !  Il y a en tout 12 chansons sur cette galette !

    La voix d'Amy Winehouse a le pouvoir de vous relaxer - mais sans vous endormir ! Une voix qui apaise chez une artiste pourtant si torturée ! Encore un paradoxe de l'existence !

    Décidément, mon voisin Rico a le chic pour me prêter des albums de qualité, dommage qu'il n'en prenne pas plus soin car il y a quelques sautes de son sur le CD qui m'ont obligé à écouter certains titres plutôt sur Youtube !

    En tout cas, un album qui nous fera regretter d'autant plus Amy Winehouse et s'inscrit dans sa légende comme le chapitre final d'une trop courte carrière !

    A bientôt !


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  • Tom Clancy est un auteur de romans, originaire des Etats-Unis, né en 1947 et décédé en 2013. Il est surtout spécialisé dans les techno-thrillers et a produit une œuvre abondante, avec de nombreux best-sellers, des séries dérivées, qui ont été adaptés au cinéma (la série des Jack Ryan  - qui commence avec A la poursuite d'Octobre rouge) - et ont aussi donné lieu à des jeux vidéo, principalement de type First-Person-Shooter (la série des Rainbow Six et celle des Splinter Cell).

    L’œuvre de Clancy est dominée par la géopolitique et la surenchère technologique.

    Mais notre romancier a aussi produit beaucoup de livres de commandes, n'hésitant pas à déléguer, à s'entourer de collaborateurs - voire de"nègres" diront les mauvaises langues ! - notamment pour la série titrée en VO Net Force Explorers - à ne pas confondre avec la série Net Force en VO et VF - particulièrement parce que cette somme de bouquins Young Adults à été traduit sous le label Net Force en VF - laissant le "Explorers" de côté ! Il y a ainsi plus d'une dizaine de tomes !

    Ces récits mettent en scène une "police du net", constituée principalement de jeunes hackers férus de la Toile ! L'action se déroulent dans les années 2020 - 2030 et l'ensemble se veut en quelque sorte une œuvre d'anticipation !

    Le Tome 1 se nomme "Un jeu très meurtrier" et mêle les thématiques des MMORPG alliés à la réalité virtuelle ! Ca parle aussi d'addiction aux jeux vidéo -  phénomène qui, si je ne me trompe pas, n'est pas considéré comme une maladie ou même une addiction en 2018 - sauf pour les jeux d'argent en ligne !

    En 2025, Sarxos est l'un des jeux les plus en vue sur le réseau. Les participants à cette expérience ludique s'immergent totalement, grâce à des implants, dans cet univers médiéval et magique pour guerroyer, à al manière d'un World of Warcraft de 2018 puissance 10 !

    Mais voilà que des joueurs se font "vider" pendant des parties ! Ca va être à la Net Force d'entrer en scène et d'enquêter en envoyant ses jeunes Explorateurs sur le réseau. En réalité, des personnes aux desseins malfaisants sont à l’œuvre, qui tentent de pirater le Réseau et d'amener la guerre virtuelle dans le champ de la réalité...

    C'est, je ne l'ai pas mentionné, Steve Pieczenik, qui écrit les séries adultes Net Force et la série pour jeunes adultes Net Force Explorers -  sous la houlette de Tom Clancy qui appose son nom - et sa marque ! - sur la couverture et empoche une partie des bénéfices !

    Je ne suis pas particulièrement fan de la littérature Young Adults - qui, à part pour des œuvres comme les Harry Potter ! - est pour moi de la Paralitérature, voire une littérature "au rabais" ! Le seul intérêt de la série ici présenté est qu'elle essaye d'anticiper sur des évolutions possible de l'internet qui se profile déjà. Ces romans Net Force  pour ados ont été écrits entre 1999 et 2003 et force est de constater que des prédictions se réalisent déjà ! A l'époque, 2025, le cadre de ce récit était encore lointain mais on s'en rapproche en 2018 désormais ! Bien vu !

    Voilà ! Pour terminer, je voulais signaler qu'en ce vendredi 21 septembre 2018, je fête les 10 ans de ce blog "La Bibliothèque-éclectique" qui a ouvert le 21 septembre 2008 d'abord sur Overblog - et s'appelait alors "Biblio-Drizzt" !- avec notamment un article sur Blaise Cendrars ! Puis en 2012 sur eklablog et en 2015 sur Skyblogs ! On en est là presque 2300 articles plus tard sur les deux premières plateformes de blogging et je signe avec cet article le 1300ème billet sur mes Skyblogs !

    Je vous dis à bientôt !


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  • Aujourd'hui, nous allons discuter du Transhumanisme - après avoir déjà abordé cette forme d'utopie du futur dans un billet sur un livre de Luc Ferry - et avant d'en reparler bientôt à propos d'un livre sur la Singularité !

    Dans Le transhumanisme, c'est quoi ?, les auteurs, Dominique Folscheid, Anne Lécu et Brice de Malherbe, se posent des questions essentielles pour notre temps et le futur ! Doit-on voir dans ce mouvement en quelque sorte philosophique une réponse aux problèmes actuels ?

    Nos spécialistes sont un médecin, un philosophe et un théologien dans cet ouvrage court et accessible ! Ils consignent ici les réflexions qui ont eut lieu lors d'un séminaire au Collège des Bernardins !

    Le transhumanisme envisage un "homme augmenté", une sorte de cyborg, interfacé avec les machines, amélioré par le génie génétique et qui a vaincu la mort ? Ce saut vers l'avenir est fortement encouragé par les sociétés des GAFA qui financent les recherches avec des individus comme Elon Musk ! Un pas vers une nouvelle Humanité mais s'agira-t'il encore d'Humains ?

    Le problème avec le Transhumanisme est multiple ! On passera sur le fait que ces "améliorations" ne toucheront qu'une petite élite - celle qui aura les moyens financiers et les réseaux d'influence - et qui domineront alors la masse des sous-hommes. Mais pire, on est là devant un déni du corps ! Or c'est le corps, support des émotions, qui fait notre Humanité !

    Les trois auteurs établissent que l'on ne peut pas vraiment considérer le Transhumanisme comme un nouvel Humanisme ! Celui-là subvertit certains auteurs qui font partis de celui-ci comme Pic de la Mirandole !

    Surtout le Transhumanisme s'inscrit davantage dans le mythe du progrès et le développement de la science moderne ! A l'âge préhistorique, l'homme se rends compte qu'il fait partie de la nature et doit lutter contre elle ! Durant l'Antiquité grecque, il découvre le logos, la foi en la Raison. Mais ce n'est qu'au XVIIème siècle, que cette Raison conduit au développement de la science - avec Francis Bacon, Galilée et René Descartes, trois contemporains. Il s'agit, pour reprendre la formule du dernier, de se rendre "comme maître et possesseur de la Nature" !

    Le Transhumanisme, c'est aussi la technique dérivée de la science et l'"arraisonnement de la Nature" pour parler comme Heidegger ! Dans un monde où Dieu a par ailleurs été révoqué et où l'Homme veut prendre la place du divin !

    Le corps est vécu comme une "prison" dont il faut s'affranchir ! En cela, les transhumanistes sont dans la détestation du corps comme les gnostiques au début de l'ère chrétienne ! Mais n'est-t'on pas alors en plein péché d'hubris - de démesure ? Certainement !

    Dans cette philosophie du XXIème siècle, on considère l'univers comme un mécanisme d'horloge, un animal-machine (ou encore un  "homme-machine" depuis La Mettrie). Devenu entièrement et uniquement matériel, le monde peut s'expliquer par la science - est pensable en termes mathématiques - pour reprendre Galilée ! On évacue la finalité ou le "pourquoi" qui est du ressort métaphysique ! La science ne chercher jamais que le "comment" et Newton ne se risquait pas en hypothèses !

    Mais le corps n'est pas qu'un corps support de la vie, le Körper, celui que le médecin examine mais aussi un Leib, une subjectivité parlante, qui s'exprime pour penser comme Husserl ! Le corps est le support de nos émotions et ce qui fait de nous des humains !

    Mais après la Shoah, il s'agira de prouver que l'Homme est encore digne d'être celui qui nous ouvre un avenir !

    Nos trois spécialistes dans leurs domaines, parce qu'ils font parties de la sphère du soin sont , vous l'aurez compris, très réticents à l'égard du Transhumanisme ! Il sera intéressant de comparer bientôt avec d'autres points de vue !

    C'est pourquoi je vous dit à bientôt !


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  • Le personnage de Vidocq, à la fois malfrat et fonctionnaire de police, a marqué les imaginaires, que ce soit avec le film de 1939 de Jacques Vidocq - PitofDaroy, ou la série télévisée de 1967 de Georges Neveux ! En 2001, il est à nouveau adapté au cinéma par Pitof qui nous livre son propre Vidocq, un film qui prétends présenter une nouvelle vision plus dynamique du personnage à base de caméras numériques et de découpage des séquences d'action à la manière d'un jeu vidéo !

    J'ai vu ce film il y a longtemps et il ne m'a pas trop convaincu ! On a trop l'impression de voir un gigantesque clip vidéo !

    Pitof est un spécialiste des effets spéciaux et en use et abuse un peu trop ! Outre ce Vidocq, on lui doit le désastreux Catwoman de 2004 avec Halle Berry. Un réalisateur qui me fait penser un peu à Luc Besson et qui nous livre des films très techniques mais dénués d'âme !

    L'action de ce film se déroule à Paris en 1830. Eugène-François Vidocq - joué par Gérard Depardieu - est sur la piste d'un individu nommé "l'Alchimiste" - qui cache son visage derrière un masque de métal - et est sur le point de l'appréhender. Mais les choses tournent mal et le détective tombe dans le puit en flamme d'une soufflerie de verre.

    Notre point d'entrée dans le film est un jeune journaliste de province, monté à la capitale, Etienne Boisset - joué par Guillaume Canet - qui tient aussi le rôle de "L'Alchimiste". Celui-ci en tant que biographe de Vidocq reprends l'enquête de son modèle à ses risques et périls ! De fait, Vidocq enquêtait sur un triple meurtre !

    Le casting est complété par Ines Sastre - qui joue Préah, une courtisane si j'ai bonne mémoire, André Dussollier en Lautrennes, vieil officier de police et encore Edith Scob, Moussa Maaskri, Jean-Pierre Gos, Isabelle Renauld, Jean-Pol Dubois, André Penvern, Gilles Arbona ou Jean-Marc Thibault...

    A l'origine, Daniel Auteuil devait endosser le rôle de Vidocq mais le timing n'allait pas ! C'est notre Gégé national, devenu depuis infréquentable, qui eut le rôle !

    Pour les mouvements de caméra, Pitof a déclaré s'être inspiré du jeu vidéo Tomb Raider - passerelles entre ses deux arts donc ! Au niveau des innovations techniques, Vidocq a fait une large publicité à l'époque sur le fait qu'il était le premier film en France et dans le monde a être entièrement tourné/filmé avec une caméra numérique haute-définition, la HDCAM24P1 de Sony, un an avec l'Épisode II de la Prélogie Star Wars ! En fait, La Vierge des tueurs de Barbet Schröder, sorti un an avant lui ravi ce titre ou encore les films du dogme 95 néanmoins tournés avec des caméras plus légères ! De même, dans La Menace fantôme, George Lucas avait déjà filmé une seule séquence - la scène nocturne du balcon entre Qui-Gon Jinn et Anakin Skywalker - avec ce type de caméra à titre d'essai !

    Le film de Pitof s'apparente au genre policier et aventures - avec un brin de fantastique ! Il est mené tambour battant mais fait trop artificiel ! Certaines cinématiques de jeux vidéo font bien mieux aujourd'hui ! Bref, ça a pas mal vieilli - et plutôt mal en fait !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'un shoot them up à la réalisation soignée, sorti en 1989, le magnifique Xenon 2 : Megablast - développé par The Bitmap Brothers et The Assembly Line pour la société Image Works.

    On retrouve bien la patte des Bitmap Brothers et d'Image Works ! En effet, ce sont ces deux structures qui nous avaient livré les jeux Speedball. Ici, on a le même aspect "métallique" des textures et la musique rock'n'roll et très péchue !

    Il s'agit d'un jeu à défilement vertical qui s'inscrit dans la série des Xenon. L'histoire est un prétexte où une race alien, les Xenites, très agressifs, ont disséminé cinq bombes à travers l'espace-temps. Vous pilotez le chasseur stellaire Megablaster et devez neutraliser chacun de ces engins explosifs. Pour cela, vous traversez des décors magnifiques, devant affronter des hordes de créatures hostiles et mutantes !

    Un autre point commun avec les Speedball est la possibilité de vous améliorer ! Ici, en effet, vous pouvez upgrader votre vaisseau en récoltant des pièces dans le décor, notamment laissées par les ennemis abattus et avec vous achèterez, chez Crispin, un marchand alien qui fait penser au Predator du film, des canons supplémentaires, des vaisseaux ailiers qui augmentent d'autant votre puissance de feu mais vous rendent peut-être plus facile à détruire ! Mais si j'ai bonne mémoire, il me semble que vous gardez ces améliorations en toutes circonstances même si vous perdez une vie !

    Un jeu qui connut un immense succès ! Il faut dire qu'il est très soigné et la difficulté est bien dosée ! Avec le système d'achats d'équipements, s'ajoute une part inattendue de gestion ! Fort de son succès, ce jeu a été étendu a plus de machines et de consoles, pour au final être disponible sur Amiga, Atari ST (sur lequel j'y jouais - car si vous suivez ce blog, vous savez que j'ai possédé cet ordinateur !), Archimèdes, CDTV, Sega Master System et Mega Drive, Pc-DOS, Game Boy (une version que j'aurais bien aimé posséder si j'avais connu son existence à l'époque  !) et Jaguar !

    Il y a en tout cinq niveaux - autant que de bombes à annihiler ! Les achats chez Crispin se font à la fin de chaque section (chaque niveau comportant deux sections !) et vous avez un large choix de 25 armes et accessoires divers ! Certaines armes sont plus adaptées à certains niveaux et la revente est possible - à moitié prix ! L'argent pas dépensé à chaque phase d'achat est perdue, alors on a donc tout intérêt à acheter le plus possible ! Vous avez par exemple double tir frontal, double missile frontal, tir latéral, tir arrière, drone, laser, lance-missile latéral, etc,... Ainsi que des options comme augmentation de vitesse, tir automatique, plongeon, renseignements sur le niveau à venir, etc,...

    Il est aussi possible de revenir en arrière sur une distance limitée - mais sans vous retourner !

    Un jeu qui sut se démarquer de la concurrence bien qu'il présente des environnements organiques comme les autres shoots them up R-Type de Irem et surtout Salamander de Konami !

    La bande-son, enfin, parlons-en car elle vaut le détour avec le morceau "Megablast (Hip Hop on Precinct 13)" du groupe alors très en vogue Bomb the Bass, adapté par David Whittaker, et en thème principal une composition originale de John Carpenter pour le film Assaut de 1976. La musique est importante dans ce jeu et inspirera d'autres artistes vidéoludiques comme Tetsuya Mizuguchi.

    Un jeu auquel il fallait avoir joué à l'époque !

    A bientôt !


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  • L'ontologie est la partie de la philosophie qui traite de l'être ! Or cette problématique a été traitée depuis les origines de l'Histoire de la pensée. Déjà chez Aristote, on a les Catégories qui classent les "choses" en essence (ousia en grec) et attributs.

    Mais pour Martin Heidegger, cette question a été délaissée dans les temps modernes et en tout cas n'a pas été résolue bien qu'elle soit fondamentale ! C'est pourquoi le philosophe allemand - connu pour s'être compromis avec les nazis mais bon, ce n'est pas le sujet !- tenant de la phénoménologie en bon élève d'Husserl tente de reposer la question de l'être dans le monumental - par le nombre de pages et la teneur du propos ! - Être et Temps, publié en 1927.

    Je n'ai pas évidemment l'ambition d'expliciter ici totalement, ni même partiellement cet ouvrage capital et très ardu en quelques dizaines de lignes ! La tâche est colossale et Heidegger souvent obscur ! Un tel ouvrage doit se lire maintes et maintes fois - en prenant des notes - pour que l'on commence à en saisir le sens ! Je ferais donc un rapide et sommaire survol et ferais probablement des billets plus thématiques dans un certain avenir - ou des écrits dans d'autres cadres que ce blog - pour mes études de philo par exemple !

    Pour produire une analyse précise de cet ouvrage monumental, je prévois toute une série d'articles qui reviendrons sur chacune des parties du livre ! Ce billet a pour principale fonction de teaser/d'annoncer cette série à venir !

    Pour Heidegger, dès l'incipit, il convient de distinguer l'être et l'étant ! L'étant est de l'être porté à l'existence, de l'essence réalisée. Il y a une grande diversité d'étants - tout ce qui est en fait ! - témoins d'autant d'être ! Or pour étudier l'être, en plus d'une méthode - qui sera l'analytique existentiale, il nous faut un être qui s'y prête bien. Cet être, pour Heidegger est le Da-Sein ! Explicitons !

    Dès la Deuxième Section de la Première Partie, le philosophe introduit le temps, qui est un aspect fondamental du problème ! En effet le Da-Sein est inscrit dans le temps. Mais il a bien d'autres "caractéristiques" (mais pas véritablement d'attributs !), comme la mondéité. Le Da-Sein est la grande affaire d'Heidegger et nous y reviendrons dans les prochains billets sur cet ouvrage !

    Pour terminer cette introduction très rapide sur Être et Temps, quelques infos biographiques sur ce philosophe !... On retiendra qu'il fut l'élève d'Edmund Husserl et prolongea la réflexion de celui-ci sur la phénoménologie, l'orientant plus dans une perspective ontologique.

    Le grand soucis avec Heidegger est sa compromission avec le régime nazi ! Est-ce que cela disqualifie pour autant sa pensée, je ne le pense pas !

    A bientôt !


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  • Le cinéma en perspective : une histoire - Jean-Louis LeutratJe vais maintenant vous parler de théorie(s) du cinéma à travers le livre d'un universitaire, Jean-Louis Leutrat, professeur d'esthétique et spécialisé dans le 7ème art. Dans Le cinéma en perspective : une histoire,  il ne propose pas l'Histoire du cinéma mais une Histoire de celui-ci parmi d'autres... En effet, retracer les évolutions de ce qui relève à la fois de l'art et de l'industrie est une tâche ardue qui prendrait des dizaines de volumes et nécessiterait de vastes encyclopédies !

    L'auteur montre qu'il n'y a pas un mais plusieurs cinémas, plusieurs genres d'une part, là c'est entendu, plusieurs écoles mais aussi plusieurs formes. Il établit qu'il existe un cinéma "primitif",  celui des débuts, des Frères Lumière et de Méliès - mais aussi un cinéma "moderne" et entre les deux un cinéma "classique" qui peut aussi devenir un cinéma "maniériste" quand les procédés sont trop appuyés et dans l'outrance.

    Aujourd'hui, en 2018, on a l'habitude que le cinéma nous raconte des récits. Pourtant le cinéma des débuts n'était pas forcément narratif ! Il était aussi expérimentations visuelles puis sonores - des choses qu'on ne retrouve plus guère désormais que dans le cinéma d'auteur !

    Le cinéma a subit plusieurs morts et plusieurs renaissances tel le Phénix ! Des innovations techniques ont vu le jour tout le long de son existence. Des films ont été perdus à différents moments de son histoire (on estime ainsi qu'on a perdu 90% des films d'avant 1910 - sauf peut-être en Russie puis Union Soviétique qui conservait les films plus à des fins de propagande car il n'y avait pas d'impératifs économiques à l'Est !).

    Le cinéma c'est donc la propagande mais aussi la censure ! L'auteur évoque le cinéma du temps de Hitler, de Mussolini et de Staline. Tous les principaux cinémas par pays sont évoqués : aux USA, en France, en Angleterre, au Japon, en Suède, en Italie, etc,... On croisera aussi bien D.W. Griffith que F. Fellini, R. Bresson ou I. Bergman ! Ce livre brille d'érudition en fait ! Je ne fais vraiment que survoler très rapidement son propos ici !

    Le cinéma, ce sont aussi des corps - et l'auteur évoque le rapport entre cinéma et désir, aboli dans le cinéma pornographique. Il parle aussi des stars, de la façon de les éclairer, de les photographier...

    Tout cela a profondément été modifier par l'arrivée de la télévision ! Il est indéniable que les images - qui prolifèrent désormais (voir l'article que j'ai réalisé à ce sujet !) - ont changé de statut : elles se sont banalisées ! D'où une certaine surenchère, notamment avec les effets spéciaux !

    Voila pour ce billet qui vient compléter de précédents articles ! Je vous renvoie à ma série d'écrits sur les cours concernant l'Histoire du cinéma que j'ai eu à la fac en 2007.

    A bientôt !


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  • Avec le tome 18, intitulé "Le Dernier Round", la série de BD de Vance et Van Hamme se termine ! En réalité ce n'est pas le cas car par la suite, le scénariste lui donna une suite sous le forme d'une Saison ou Cycle 2 - tout ce qui précède constituant la Saison 1 ! Mais nous y viendront en temps voulu !

    L'intrigue et le récit se terminent symboliquement là où ils avaient commencé au tome 1, soit sur la plage près de la maison du vieux couple Smith, Abe et Sally ! Mais avant d'en arriver là, il y a encore quelques rebondissements !

    XIII - quelques que soient les identités qu'on lui donne -, est toujours réfugié avec le major Jones, le général Carrington, Sean Mullway et quelques autres au Mexique chez un ancien commandant auquel le vieux général a jadis sauvé la vie ! Frank Giordino est lui aussi en cavale avec Felicity tandis qu'Irina Svetlanova fait le ménage sur ordre des plus hautes instances !

    Giordino, lié à la mafia sicilienne par sa famille, va demander de l'aide au Mexique à la pègre locale, la famille de Don Rigoberto mais se fait éconduire tandis que Felicity, toujours prête à coucher, s'attire les faveurs du parrain local. Finalement, Giordino est arrêté par Jessica Martin et extradé par la CIA pour passer devant la commission d'enquête !

    Par la suite, Jessica retrouve Irina qui lui apprends qu'il y a un contrat sur l'agent Diane, elle, Jessica... Les deux femmes se rendent alors en jeeps, avec des hommes, renseignées par Jessie, sur les lieux où se planquent nos héros - mais, ressort scénaristique improbable et assez tiré par les cheveux, se pointent au même moment où débarquent Don Rigoberto et ses hommes, guidés par Felicity qui a reconnu la côte où elle fut retenue prisonnière. Ces derniers souhaitant mettre la main sur l'or de Maximilien dont on sait qu'il a fini au fond d'un canyon inaccessible ! Ca tourne à la fusillade et nos héros en tirent profits et s'échappent, bien décidé à se rendre devant la commission pour tout tirer au clair, faisant confiance à la justice de leur pays !

    Il y a aussi une mise en abymes dans ce dernier volume puisque l'enquête "Le Mystère XIII" y fait l'objet d'un livre intra-diégétique (dans le récit) de même que le livre "La version irlandaise, d'après le témoignage de Diane, aka Jessica Martin ! Disposant de cette base d'informations solide, nos héros vont pouvoir témoigner et rétablir la vérité durant l'audience finale qui résume assez bien toute la série !

    Figure aussi, dans l'édition que j'ai - qui est celle du Monde ou du Figaro (je ne sais plus ?), dans ce tome 18, encore quelques pages de "XIII - L'enquête" qui nous raconte comment deux journalistes ont payé de leurs vies d'avoir été trop fouiner ! Ce qui donne la matière de "Le Mystère XIII" !

    Voila, les choses ont été rondement menées et ce long voyage de 18 albums s'achève - provisoirement ! - ici !

    Je vous dis à dans quelques temps pour les volumes de "XIII Mystery" et le Cycle 2 !

    A bientôt !

    PS : La collection/édition que j'ai est bien celle du Figaro !


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  • La critique cinéma n'est pas toujours tendre avec les films et Julien Magnat en a fait la douloureuse expérience ! En Bloody Mallory - Julien Magnateffet, en 2002, il signe Bloody Mallory - avec Olivia Bonamy dans le rôle titre, film qui fut désigné comme "pire film de tous les temps" par le site web Allociné ! Pourtant, ce film n'en méritait pas tant car ce n'est à la base qu'une petite série Z française sans prétentions ! Je l'ai vu, c'est vrai que ça ne casse pas trois pattes à un canard mais c'est une bonne petite comédie d'action matinée de fantastique !

    En fait, ce Bloody Mallory lorgne furieusement vers une série américaine comme Buffy contre les Vampires ! Mais réalisé avec les moyens de "bouts de ficelles" du cinéma français !

    Pas de Scooby-Gang ici mais une équipe de quatre membres hétéroclites : Bloody Mallory, la leader et meneuse,  Vera Cava - joué par Jeff Ribier, une drag-queen experte en explosifs, Talking Tina - jouée par Thylda Barès  - une mutante préadolescente muette et télépathe capable de contrôler les esprits et Durant - joué par Thierry Perkins-Lyautey, un agent gouvernemental ! On a là un commando d'élite mandaté par le gouvernement français pour combattre goules, vampires et autres créatures démoniaques ! Le film n'en manquera pas ! On est donc en plein dans le fantastique...

    Dans le film, nos héros doivent protéger un couvent et ses religieuses contre des goules mais seront attaqués par des personnages masqués et subiront des pertes et auront des blessés ! Je ne dis pas qui pour ne pas vous spoiler !

    Le véritable antagoniste du film est la secte de l'ange exterminateur Abaddon et ses sbires : Lady Valentine - jouée par Valentina Vargas - une femme-vampire décapitée sous la Révolution française et un succube ! Ceux-ci planifient de capturer le nouveau pape - joué par Laurent Spielvogel ! Mallory devra donc jouer des poings et faire parler ses revolvers et le sang va couler à flots !

    Les méchants parviendront à leurs fins et captureront le pontife ! Heureusement, Mallory aura le renfort du père Carras - joué par Adria Collado - le garde du corps du pape pour se débarrasser des derniers sectateurs !

    Tourné dans un village d'Eure-et-Loir, le film pâtit d'un petit budget ! L'héroïne fait plus penser à un archétype, son pseudonyme évoque Marie Ière d'Angleterre dite Marie la Sanglante et son look fait penser à celui de la protagoniste principale du film allemand de 1998, Cours, Lola, cours ! (cheveux rouges et vêtements moulants !). Sa biographie nous est révélé et notamment le meurtre de son ancien mari - joué par Julien Bosselier - lorsque celui-ci s'est révélé être un démon, la faisant entrer dans le monde du surnaturel et révélant déjà ses capacités à s'y confronter et à se battre !

    Lovecraft est une des inspirations du film ! Son portrait apparaît à un moment - en tant qu'adorateur d'Abbadon  - ainsi que le Necronomicon pour invoquer un démon bien connu de Mallory !

    Parmi les références, citons aussi - outre Lovecraft et Buffy - le film L'Exorciste, cité par Vena Cave et dont le nom du personnage de Carras est un clin d'oeil au prêtre qui y découvre la fillette possédée !

    Le thème musical - c'est très rock et gothique ! - est composé par le Japonais Kenji Kawaï à qui ont doit aussi les B.O. de films comme Avalon ou Ghost in the Shell, tous deux de Mamoru Oshii !

    Ca reste un film divertissant, vite regardé et vite oublié ! Parfait pour une soirée pop-corn ou une séance à minuit, "l'heure des sorcières" !

    "Fuck Evil" !

    A bientôt !


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  • B.A.T. - Ubi SoftB.A.T. est un acronyme pour "Bureau des Affaires Temporelles" et un jeu vidéo du type point & click de la société Ubi Soft qui la produit en 1989 ! Ce jeu, conçu et désigné par Hervé Lange,  Olivier Cordoléani et l'équipe de Computer's Dream, j'ai effectivement eu la possibilité et l'occasion d'y jouer à l'époque sur mon Atari 520 ST - mais B.A.T. était aussi disponible sur Amiga, C64 et PC-DOS l'année suivante, en 1990 !

    B.A.T. est un jeu d'inspiration cyberpunk qui vous plongera dans le milieu du crime et de la corruption. Vous incarnez un agent du B.A.T., une organisation ultra-secrète qui sert la Confédérations des Galaxies au XXIIème siècle ! Vos supérieurs vos confieront un large éventails de missions qui couvriront plusieurs activités d'espionnage et vous mèneront sur un bel éventail de planètes !

    Ce jeu vidéo est un mélange entre un jeu d'aventure à la première personne et un RPG. Vous passez la plupart du temps à explorer divers lieux, à parler à des personnages et à rassembler des objets ! On est finalement dans du classique mais la réalisation est assez soignée selon mes souvenirs !

    Le système de combat est assez particulier puisque qu'avant chaque combat, vous choisissez et définissez une stratégie puis on procède à l'échange de coups. Il est possible d'esquiver les coups.

    Un des gros points intéressants de B.A.T. est la présence de B.O.B. qui est une interface bio-informatique sur votre bras, et qui gère toutes vos statistiques vitales.

    Saurez-vous triompher des combats et des séquences d'arcade, résoudre les puzzles ? Il était possible de relever ces défis avec B.A.T. !

    Bref, pourrez-vous arrêter Vrangor ?

    Si ce jeu était aussi assez particulier et unique, c'est qu'il était vendu avec une sorte de périphérique qui gérait le son à la manière d'une carte son supplémentaire - avec musiques et voix digitalisées ! Le point négatif était que du coup, plus aucun son ne sortait du moniteur de l'Atari ST et il était nécessaire d'investir dans et de brancher des écouteurs ou des enceintes externes !

    Si j'ai bonne mémoire, n'ai jamais pu finir ce jeu et je ne sais plus si c'est parce que ma sauvegarde avait planté ou si c'était parce que j'avais eu un problème avec le périphérique sonore externe ! Gênant en tout cas!

    Un jeu prenant - avec un scénario complexe, des phases de jeu variées et des graphismes assez voire très réussis !

    A bientôt !


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  • Joyeux troublion, Jean Yanne était un partisan de l'humour absurde à l'image des nombreux anachronismes qu'il porte à l'écran entant que réalisateur de Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, sorte de parodie de péplum improbable, sorti sur les écrans en 1982.

    Dans cette comédie décapante et irrévérencieuse, on suit les démêlés avec l'Histoire de Ben-Hur Marcel, garagiste dans une colonie de l'Empire Romain qui va se retrouver contre son grè, impliqué dans un faux complot contre César.

    C'est Coluche, le cador de l'humour d'alors, qui incarne cet anti-héros tandis que le truculent Michel Serrault revêt la toge de César ! On retrouve au casting pas mal de personnalités d'alors. Jean Yanne s'attribue le rôle de Paulus, Michel Auclair est le consul Demetrius et Françoise Fabian, Laetitia, sa femme. Mimi Coutelier est Cléopâtre ! On a aussi Darryl Cowl, Paul Préboist (en gardien de lion), Michel Constantin,  José Artur, Yves Mourousi et Léon Zitrone (qui incarnent des présentateurs), ou Valérie Mairesse (qui joue une prostituée). Je suis bien conscient cependant que la plupart de ces noms n'évoquerons rien à la jeunesse d'aujourd'hui pourtant il s'agit de figures, dans les années 1980, du Théâtre de Boulevards ou/et de la télévision !

    Mais revenons à notre modeste carrossier de chars, Ben-Hur Marcel qui se retrouve nommé malgré lui représentant syndical contre l'armée romaine ! Heureusement qu'il peut compter sur son ami Paulus (Jean Yanne donc), coincé entre un César homosexuel et préoccupé de sa toge (clin d'oeil à La Cage aux folles) et une Cléopâtre avec l'accent des faubourgs parisiens !

    En 1981, on s'en souvient, Coluche s'était présenté à l’élection présidentielle qui porta finalement François Mitterrand au pouvoir. L'humoriste avait du faire marche arrière devant les pressions d'une certaine classe politique déjà mafieuse à l'époque ! Il prends en quelque sorte sa revanche avec le film de Jean Yanne, d'un certaine façon puisque Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ  est une satire en règle du pouvoir étatique qui est présenté - sans surprises ! - comme menteur, cynique, manipulateur, méprisant et haineux mais aussi froussard ! Le peuple, présenté comme lâche et soumis, n'est pas mieux loti de même que les révolutionnaires à la petite semaine !

    Mais tout le monde se réconcilie à la fin devant les images de la naissance d'un enfant dans une étable à Beethlem qui "ne va pas changer la face du monde" selon notre anti-héros ! Ne chercher par la vérité historique dans ce film (déjà au niveau des dates du "règne" de César !).

    J'ai déjà évoqué les anachronismes mais aussi les placements de produits, pour les stations essence Shell, pour le fromage Boursin - "panem, vinum, boursinum" (mix entre "du pain et des jeux" et du "pain, du vin, du Boursin"), le chocolat Banania, les poêles Tefal, etc,... Ca ajoute encore un peu plus de cocasse à cette grosse "déconnade" qu'est ce film !

    Le film connut un bon succès  - troisième au box-office de cette année là, derrière E.T. l'Extraterrestre de Spielberg et L'As des as  avec Belmondo, et relança la carrière de Jean Yanne des deux côtés de la caméra, après quelques échecs précédent ! Ca ne se voit pas à l'écran heureusement, mais les rapports entre Coluche et le réalisateur furent exécrables sur le tournage, Serrault servant de médiateur. tout cela étant partie d'une évocation injurieuse de l'animateur Jacques Martin, grand ami de Jean Yanne par Coluche !

    Pourtant ce n'était pas gagné car, à l'époque, la critique, ne comprenant pas les nombreux clins d'oeil à l'époque moderne, avait crié au navet ! Mais le film gagna ses lettres de noblesse par ses multiples rediffusions à la télévision !

    A bientôt !


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