• Je n'ai pas trop l'habitude sur ce blog, hormis dans le domaine culturel, de traiter des dossiers d'actualités - jugeant que l'on ne dispose pas encore du recul nécessaire ! Toutefois, je vais faire une série de billets sur le conflit qui se déroule en Syrie depuis le Printemps arabe, en 2010 - 2011, conflit qui a démarré comme une guerre civile puis s'est internationalisé ! Il s'agit ici de s'en tenir aux faits et pas de polémiquer - j'aborde cette question dans une perspective d'Historien !

    Je me base aussi sur l'excellent article de Jean-Christophe Rufin, "Syrie - Chronologie personnelle d'un conflit mondialisé" dans le numéro 19 de l'excellente revue "France Culture Papiers" de l'automne 2016 !

    Nous nous intéresserons aujourd'hui, dans ce premier billet, aux origines du conflit - bref aux déclencheurs !

    Pour bien comprendre la situation actuelle, il faut partir du Printemps arabe et de l'auto-immolation de Tarek Bouazizi, un jeune vendeur de légumes tunisien ! L'homme avait quitté le lycée en Terminale et du se résoudre à vendre des légumes pour gagner sa vie ! Mais hélas, il ne suffit pas d'arroser ces légumes pour gagner sa vie ! Sous le régime de Ben Ali, gagné par la corruption, la hausse des prix et la pauvreté, il fallait aussi "arroser" les fonctionnaires pour avoir le droit d'exercer son métier ! Un jour, Bouazizi jugea qu'on lui confisquait sa charrette une fois de trop et ne supporta pas d'être gifler par une policière du régime - dont un procès devait pas la suite conclure à un non-lieu pour cette fonctionnaire ! Le jeune homme commit l'irréparable et cela conduit à un "effet-papillon" parmi les plus impressionnants !

    En effet, les peuples arabes se soulevèrent contre les régimes quasi-totalitaires de la région et des dictateurs comme Ben Ali ou Moubarak furent déposés respectivement en Tunisie et en Égypte ! D'autres pays comme le Maroc, le Bahrein, l'Iran, l'Algérie ou l'Arabie Saoudite maintinrent leurs régimes en place, soit en manœuvrant finement soit en usant de répressions violentes !

    Mais en Syrie, la Révolution qui est en marche va se transformer en cauchemar ! Bachar Al-Assad dirige un état répressif, avec une armée issue d'une minorité, les Alaouites, qui se bat dos au mur pour sa survie, la grande fracture entre Chiites et Sunnites, la présence d'un mouvement rebelle armé et surtout l'espoir, basé sur l'observation du précédent libyen et la destitution de Kadhafi que l'Occident allait intervenir !

    Les racines du conflit actuel remontent bien plus loin en réalité ! En 1001, avec la première Guerre du Golfe ! Mais sans aller jusque là jusqu'en 2003 et l'intervention en Irak d'une coalition menée par les USA - à laquelle seule la France chez les Occidentaux refusa de se joindre - suite au 11-Septembre 2001, arguant de liens supposés et jamais prouvés entre Al-Qaida et Saddam Hussein et inventant de toutes pièces des armes de destruction massive !

    Le Conflit syrien - Les déclencheurs

    Les dirigeants et combattants de DAESH, en Irak et en Syrie, qui allaient envenimer la situation à partir de 2014 se recrutent en effet dans les anciens partisans du dictateur irakien. Ce sont donc les fractures mises à jour en 2003 qui se répercutent maintenant !

    En attaquant l'Irak, les USA espéraient court-circuiter l'influence dans la région des Saoudiens, de l'Iran et isoler un peu plus la Russie ! Gros fiasco en vérité !

    Puis, il y a le conflit libyen qui mets le feu à la zone et provoque l'afflux d'armes et de terroristes dans la zone sahelienne et de réfugiés/migrants en Europe et donc encore plus d'instabilité dans le monde arabe !

    Au début du conflit syrien, Assad joue sur les deux tableaux ! D'une part, il fait des concessions de surface (baisse des taxes...) et d'autre part, réprime, emprisonne, torture, assassine ! Le 13 mars 2011, la situation s'envenime à Deraa lorsque la police tire sur la foule ! Le soulèvement et la répression s'intensifient, les troubles gagnent tout le pays !

    Le peuple, d'abord réticent à entrer dans le soulèvement, à cause du souvenir de la répression de Hama, en 1982, à l’époque d'Assad père, entre peu à peu en action. Les groupes rebelles s'arment courant 2011 peu à peu grâce au soutien saoudien. Les Kurdes s'organisent, les islamistes ne sont pas encore présents sur le terrain syrien.

    C'est en 2011 qu'ont lieux les bombardements par avion en Libye, menés par la France et le Royaume-Uni. Kadhafi est renversé par l'intervention des forces spéciales et lynché à mort par la foule ! La révolution syrienne ne commence véritablement qu'à cette époque pour les raisons expliquées précédemment : espoir d'une aide occidentale en Syrie !

    Mais les Russes et les Chinois estiment qu'ils se sont fait embrigadés en Libye et désormais mettront leur véto sur tout ! La France pense un temps s'engager en Syrie mais recule finalement devant la marche arrière des Etats-Unis ! D'autant que, après une période d'euphorie, les Occidentaux déchantent vite et se rendent compte que la Libye est le parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire, là encore comme dit plus haut !

    Ainsi se noue le drame syrien sur une interprétation radicalement opposé de ce qu'il s'est passé en Libye ! Un véritable malentendu a lieu et des centaines de milliers de pauvres gens le paieront de leurs vies !

    A l'heure actuelle, le conflit se poursuit ! DAESH est l'ennemi commun - qui a porté la guerre en Europe avec les attentats du 7 janvier 2015 - Charlie Hebdo - et du 13 novembre 2015 - Bataclan ! Les Russes sont entrés dans la partie et Bachar Al-Assad est en passe de se relever !

    A bientôt pour des sujets plus légers !


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  • Pas de billet ce jour car il y a d'autres priorités !

    Un événement dramatique s'est produit le 14 juillet 2016, Jour symbolique de Fête Nationale !

    La barbarie et la bêtise ont encore frappé !

    Mes premières pensées vont pour les trop nombreuses victimes et leurs familles !

    Mais il faut rester soudés et ne pas se laisser aller à la haine !

    Les coupables paieront en temps et en heure car qui sème la mort récolte la mort !

    Dans ces conditions, commenter un film, une BD ou un roman peut sembler dérisoire ! Pourtant le combat de beaucoup pour la Culture, l'Histoire, la Littérature ou la Philosophie ne peut qu'ouvrir l'esprit et cultiver l'intelligence à une époque qui flatte les pulsions malsaines !

    Hommages aux victimes de Nice !

    C'est une lutte permanente contre l'Obscurantisme !

    Lâcher des tapis de bombes n'a jamais fait reculer la haine, c'est un travail de longue haleine qui passe par l'éducation qui seule permet la compréhension de l'autre et le rapprochement avec celui qui est différent !

    Mes pensées vont aussi aux victimes récentes de Turquie et de Bagdad dont on a trop peu parlé !

    A bientôt !


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  • En attendant une critique du manuel Londres au XIXème siècle pour "Cthulhu 1890", voici une courte et rapide présentation des quartiers de la capitale anglaise au XIXème siècle qui vaut pour d'autres époques jusqu'à nos jours ! Considérez ce billet comme une introduction à d'autres billets sur l’Ère Victorienne dans le futur de ce blog ! Je vous renvoie aussi à mes articles sur les films From Hell et Sweeney Todd ! Je me base sur le hors-série numéro 4 d'Historia - Spécial Assassin's Creed Syndicate d'octobre 2015 !

    Aux XIXème siècle, Londres a été une terre d'asile pour les émigrés politiques. Ainsi Karl Marx y vécut une grande partie de sa vie jusqu'à sa mort et Jules Vallès, comme d'autres Communards, s'y rendit en 1871. A cette époque, elle est aussi la Grande Cité qui domine sur la plan mondial, devant Paris et pas encore devancé par New York.

    La ville s'étend rapidement et on construit massivement, dans un matériaux bon marché, la brique ! Les banlieues sont ainsi constituées de maison toutes similaires tandis que les quartiers bourgeois plus centraux affirment leurs individualités.

    La Tamise traverse Londres et la fait vivre ! Mais avant la création d'un réseau d'égouts, les ordures y sont déversées et on parle de "Grande Puanteur" en 1858 !

    Les quartiers de Londres au XIXème siècleAu centre de la ville se trouve la City qui est le noyau historique de la capitale Elle remonte au Londinium fondé par les Romains au Ier siècle de notre Ère? C'est la quartier des affaires et le "coeur de l'Empire" au XIXème siècle ! L'économie mondiale s'organise en effet autour de la Grande-Bretagne et ses colonies. C'est un "mile carré" où l'on trouve la Banque d'Angleterre, la Bourse, les plus grandes banques d'affaires mais aussi les compagnies de négoce, de fret ou d'assurances. On trouve aussi dominant ce quartier l'imposante Cathédrale Saint-Paul, reconstruite après le Grand Incendie de 1666, par l’architecte Christopher Wren.

    A l'est de la City, après avoir passé la Tour de Londres (bâtie par Guillaume le Conquérant en 1078), on arrive dans un quartier portuaire, celui de l'East End où on trouve marins de toutes origines, débits de boissons et prostituées en nombre. On rencontre aussi des dockers et les ouvriers des usines de transformation des produits débarqués. La vie y est difficile ! Le peurs sociales s'y incarnent ! Je renvoie à Dickens !

    Allons vers l'ouest et remontons maintenant la Tamise en amont, près de la City, on trouve Fleet Street le quartier de la presse car l'information agit de concert avec les affaires ! Plus loin, un autre commensal de la City, les école de droit de Lincoln's Inn. c'est une sorte de "Quartier latin" londonien, avec le British Museum et sa prestigieuse bibliothèque ! Puis pas loin, Trafalgar Square, avec une statue de l'Amiral Nelson qui mourut en vainquant Napoléon Ier à la bataille éponyme en 1805. Le West End est le quartier des théâtres, autour de Covent Garden et Leicester Square puis autour de Piccadilly Circus se trouvent les clubs élégants où les gentlemen - tel Phileas Fogg ? - discutent affaires et politique !

    Le cœur du pouvoir se trouve dans le quartier de Westminster qui vient juste après. Le Premier ministre réside au 10, Downing Street, près des ministères alignés dans Whitehall, la grande artère entre Traflagar Square et les Houses of Parliament. Non loin de là l'abbaye de Westminster où sont sacrés les monarques anglais et où sont inhumés les Grands Hommes tel Isaac Newton ! Le palais de Buckingham est devenu résidence officielle de la famille royale à partir de 1837 tandis que les aristocrates se pressent tout près dans le quartier de Mayfair. Cette haute société fait vivre tout un réseau d'artisans de luxe et des commerces tel Harrod's à Knightsbridge qui fournit la famille royale dès 1870.

    Vers le nord et l'ouest, on a les banlieues classes moyennes de St. John's Wood, Swiss Cottage, Hammersmith etc... Des lignes de métro les relient aux quartiers du centre.

    Londres brillera de tous ses feux en 1851, lors de son Exposition Universelle et en 1887 et 1897 pour les jubilés d'Or et de Diamant de la Reine Victoria !

    Je reviendrais dans cette cité à l'avenir et sur cette époque !

    En attendant, je vous dis à bientôt !


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  • Le D-Day ou Débarquement de Normandie durant la fin de la Seconde Guerre mondiale reste l'une des opérations militaires les plus ambitieuses de l'Histoire. Il s'agissait de poser le pied sur des kilomètres de plages pour près de 350000 hommes - dont près de 9000 périrent le premier jour et 200000 durant la totalité de la Bataille de Normandie soit presque autant que les pertes françaises à Verdun ! Il n'y avait que peu de place pour l'improvisation pour les troupes américaines, anglaises, françaises, canadiennes et des autres pays !

    Dans ce contexte, il existait des objectifs secondaires - comme Sainte-Mère-L'Eglise ou le Pont de Bénouville mais aussi la Pointe du Hoc ! C'était un appontement rocheux à mis distance entre Utah Beach et Omaha Beach, deux plages où devaient débarquer les Américains ! Six obusiers de fabrication française de 155 mm étaient supposés être installés en haut de la falaise et pouvaient donc "arroser" les plages de leurs salves ! Il fallait donc coûte que coûte prendre la position, trop lourdement défendue depuis l'intérieur des terres et qui ne pouvait l'être que par mer, ce qui supposait escalader la falaise sous les tirs de mitrailleuses ennemies !

    Ce fut la tâche que se vit confier le 5ème corps de la 1ère armée du Général Bradley, le 2ème bataillon de Rangers composé de 225 hommes et commandé par le lieutenant-colonel James E. Rudder - qui si il prend la Pointe dans le délai - soit 7 heures du matin - recevra l'appui de 500 hommes supplémentaires des 2ème et 5ème bataillons, ceux-ci étant le cas-échéant détournés sur Omaha Beach !

    L'opération débute donc le 6 juin à 6 heures du matin mais, en raison d'un fort courant, les barges sont déportées vers l'est ! Les renforts s'imaginent alors que l'assaut est un fiasco et les choses se présentent mal !

    Passé la surprise du bombardement maritime initiale, les Allemands se ressaisissent et noient la plage sous un déluge de mortiers ! Les Rangers sont obligés d'escalader à coup de lance-grappins, voire souvent à la baïonnette et au couteau ! Certains se noient avec leur équipement ! Un pan de falaise s'effrite sous les obus et facilite l'ascension ! Des échelles de pompiers - récupérées chez les pompiers londoniens - permettent aussi à des soldats alliés de se hisser tant bien que mal ! Les Rangers se sont auparavant entrainés sur des falaises dans le Sud de l'Angleterre.

    Hélas, les pertes sont lourdes et 90 Rangers sur les 225 du bataillons sont hors de combats ! Rudder doit s'adapter et établit un point de ralliement/ OG provisoire dans un trou d'obus. Les renforts ont été débarqués ailleurs, ce que confirme un appel radio du lieutenant-colonel.

    Mais les batteries de 155 mm ne sont pas installées ! Elles sont en réalités découvertes plus loin par deux L'assaut de la Pointe du Hoc - 6 juin 1944Rangers, cachées derrière une haie avec leurs caisses de munitions ! Les deux hommes les neutralisent avec des grenades incendiaires ! Des bombardements aériens les jours précédents ayant détruit une des pièces, les Allemands avaient décidés de mettre les autres en retrait. Le harcèlement exercé par la Résistance française avait également retardé les préparatifs d'installations de l'ennemi sur le site !

    Les Allemands contre-attaquent sur des Rangers trop peu nombreux la nuit suivante ! Ces derniers parviennent néanmoins à faire sauter le dépôt de munitions. au matin du 7 juin, munitions et vivres diminuant, les renforts du 116ème régiment d'infanterie, retardés à Vierville, ne sont toujours pas là !

    Le Blockhaus de DCA Ouest tient toujours et des tireurs allemands isolés font subir des pertes non négligeables aux Américains.

    Les Rangers tiennent la moitié du site lors de la deuxième nuit et subissent trois contre-attaques de l'ennemi ! Les combats deviennent des corps-à-corps sans merci ! Mais les alliés tiennent bon et au matin du 8 juin, les tanks du 116ème régiment prennent enfin le relais, Rudder peut souffler tandis que les derniers défenseurs s'enfuient !

    Les Rangers ont montré un courage exceptionnel ce jour-là ! Lors du 40ème anniversaire du D-Day, le président Ronald Reagan leur a rendu un vibrant hommage ! De ce jour du 6 juin, il restera une phrase qui est devenu leur devise : "montrez le chemin, les Rangers !".

    Saluons ces héros qui ont contribué à nous soustraire à la barbarie !

    De nos jours, la Pointe du Hoc est aménagée, relate ce récit en détail et est un haut lieu de mémoire, de recueillement et de tourisme !

    A bientôt !


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  • Nous allons nous intéresser ici à une biographie croisée de Claude Monet, le peintre et Georges Clemenceau, le politicien signée par Alexandre Duval-Stalla - qui a également écrit sur De Gaulle et Malraux, dans un livre intitulé Claude Monet - Georges Clemenceau : une histoire, deux caractères.

    Le livre se lit comme un roman ! Il s'ouvre sur les dernières années de la vie des deux hommes célèbres, sur ce qui doit être leur aboutissement - après la Grande Guerre - politique avec la Victoire pour le Tigre et esthétique avec Les Nymphéas pour Monet !

    Puis, on réaborde les choses dans l'ordre chronologiques, depuis leurs débuts !

    Claude Monet et Georges Clemenceau se sont croisés une première fois dans leur jeunesse puis de manière plus soutenue dans les années 1890. Clemenceau est né le 28 septembre 1841 et Monet le 14 novembre 1840.

    La présente biographie alterne les parcours de vie des deux hommes, puis les croise et les compare !

    Claude Monet débuta sa carrière comme caricaturiste. Il devait par la suite concourir à l'émergence de l'impressionnisme avec Manet, Pissaro, Renoir, Cezanne, Sisley, Degas, Bazille... Ce mouvement, rejeté par la peinture académique,  montera lui-même 8 expositions impressionnistes de 1874 à 1886 et le Salon des Refusés !

    Sur la dernière partie de sa vie, Monet lance une grande innovation ! S'adonnant déjà à la peinture de plein air, il se livre a des exécutions de "séries" de tableaux - peints "en même temps" mais en réalité successivement selon les heures de la journée et la luminosité. Ce seront d'abord la série des Meules, puis les Peupliers, ensuite, la Cathédrale de Rouen et les vues sur la Tamise ! Et bien sûr, Les Nymphéas !

    Monet a beaucoup voyagé en Europe : autour de la Méditerranée, Côte d'Azur, Maghreb, Italie, Espagne, Norvège, Grande-Bretagne... Mais il posséda aussi de nombreux domiciles le long du parcours de la Seine, haut-lieu de la Peinture Impressionniste, entre Deauville, le Havre et Paris ! Il s'adonnait aussi au jardinage et entretenait, sur la fin de sa vie, ses jardins de Giverny - dont il a été brièvement question ici dans un autre billet !

    Georges Clemenceau fut un animal politique, et tout autant écrivain et journaliste ! Il prit part à tous les évènements historiques et politiques majeurs de l'Hexagone entre la deuxième moitié du XIXème siècle et le début du XXème siècle : Défaite de Sedan et Chute de l'Empire, Commune de Paris, opposition à Jules Ferry à l'ère du colonialisme, luttes oratoires avec Jean Jaurès, Affaire Dreyfus, Séparation de l’Église et de l’État et bien évidemment l'épreuve la plus dure du "petit père la Victoire", la Guerre de 14-18 !

    Ce livre, à travers deux hommes d'importance, retrace toute une époque mouvementée -celle de la Troisième République et de la Naissance de la Modernité ! C'est une vraie leçon d'Histoire - sur ce qui pour ma part est ma période chronologique préférée - la Belle Époque !

    A bientôt  !


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  • La Guerre du Vietnam est le prolongement direct de la Guerre d'Indochine. Ce conflit y trouve ses origines et c'est une escalade constante depuis le début des années 1960. Des rebelles Viet-congs tentèrent de faire tomber le Vietnam du Sud - sous l'emprise d'un dictateur - sous la domination du Vietnam du Nord, communiste, allié de l'URSS et de la Chine !

    C'est pourquoi les USA allaient s'en mêler avec 23000 Américains engagés en 1964 puis près de 500000 soldats dont 80000 Marines en 1968. Cette année - 1968 - allait avec l'Offensive du Têt, offensive généralisée sur Saigon et les grandes villes du pays, marquer un tournant !

    L'Opération "Rolling Thunder", initiée en mars 1965, déverse des millions de tonnes de missiles et de bombes au-delà de la zone démilitarisée. Les Américains épaulent les Sud-Vietnamiens à bord de leurs hélicoptères Huey, lançant des incursions rapides de type "Search & Destroy" armés de leurs M-16, équivalent des AK-47 dans l'autre camp.

    Les Nord-Vietnamiens et les Viet-congs transitent par la "Piste Ho Chi Minh" à travers le Laos et le Cambodge, sont sous les ordres du ministre de la défense Vo Nguyen Giap et du général Tran Van Tra. Les Viet-congs creusent des kilomètres de tunnels dans la campagne - particulièrement dans le "Triangle de Fer" - et pratiquent des tactiques de harcèlement. Le général américain Westmoreland emploie des "taupes" des soldats US spécialisés dans le combat souterrain qui opèrent de concert avec des chiens.

    Les Sud-Vietnamiens se chargent des zones côtières tandis que les forces US, très mobiles, opèrent dans l'arrière-pays. Avant chacune de leurs attaques, les rebelles Viet-congs font des repérages très minutieux, cachés dans la population locale qu'ils tentent d'acquérir à leur cause !

    Les combats sont violents et très vite le moral des jeunes recrues US est en berne ! Le Viet-cong est un adversaire redoutable, fort de 60000 combattants déterminés. Leur parfaite connaissance du terrain les avantage.

    Les rebelles vont planifier une attaque généralisée pour le 30 janvier 1968. Ces nombreuses attaques simultanées sont préparées minutieusement dans le plus grand secret. Les plans sont préétablis et compartimentés pour de petits groupes. Aucun des fantassins rebelles "de base" n'a de vue d'ensemble de l'opération, limitant les risques de "parler" en cas de capture. Des éclaireurs sont envoyés. Comme il sera impossible d'amener de l’artillerie, des commandos Viet-congs ont pour objectif de s'emparer de celle de l'ennemi. Il est prévu de prendre la radio du sud pour diffuser un message d'Ho Chi Minh afin de rallier la population.

    L'Armée du Nord commence par lancer une diversion sur la ville de Khé Sanh, le long de la frontière. Westmoreland dirige alors 6000 Marines pour sa défense. Préalablement à l'assaut, le général Weyand s'inquiète de capter des communications ennemies parlant d'invasion et de ne voir aucun mouvement entre Saigon et le Cambodge. Il demande alors à sa hiérarchie de redéployer ses troupes.

    20000 soldats du Nord, soutenus par un pilonnage intensif, attaquent Khé Sanh. Le brouillard empêche - les premiers jours - les Américains d'effectuer un bombardement aérien. Lorsque le sol est à nouveau visible, les Américains constatent que l'offensive s'étend en fait à des centaines de village. Le commandement US ne veut pas d'un nouveau "Dien Bien Phu". Pourtant à Saigon, 4000 ennemis surgit de nulle part attaquent le quartier général de l'armée et de la marine, la radio nationale, le palais présidentiel et l'ambassade US.

    Au lever du jour, les assaillants de l'ambassade sont à terre. Les combats de rue font rage et l'Associated Press retransmet des images du sceau des États-Unis à terre. Ceci aura une influence déplorable - comme toute la suite - sur l'opinion publique américaine et les mouvements contestataires au pays vont redoubler.

    Mais très vite, les petits groupes de combattants isolés Viet-congs sont tour à tour vaincus. Les renforts que devait apporter une supposée et espérée insurrection populaire ne viendront jamais. Dans le delta du Mékong, les soldats du Nord n'ont pas de plan de repli et la bataille y devient apocalyptique ! Des ilots de résistance se constituent dans les campagnes et les Américains, au prix de lourdes pertes les reprennent et lancent leur contre-attaque.

    Le 13 février 1968, l'assaut final est lancé, les lignes de ravitaillement du Nord sont coupées. Après 8 jours de combats acharnés, on compte 2000 soldats Sud-Vietnamiens et 1500 Américains blessés ou tués contre près de 5000 morts et moins de 100 prisonniers dans l'autre camp. Le plus lourd tribut est encore une fois payé par les civils avec près de 6000 victimes parmi les "contre-révolutionnaires" !

    L'Offensive du Tête demeurera une victoire américaine mais les retombées médiatiques sont tellement désastreuses, l'image de l'Oncle Sam tellement écornée que ceci conduira peu à peu - jusqu'en 1975 - au retrait progressif des États-Unis.

    Ces évènements ont laissé une trace indéniable dans l'esprit américain !

    A bientôt !


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  • Après la défaite de l'Axe, l'ordre des vainqueurs s'impose une fois de plus mais sans répété les erreurs consécutive à la fin de la Grande Guerre. Les États-Unis, leader du camp des vainqueurs en 1944 - 1945, veulent tirer parti des erreurs du passé à savoir son isolationnisme de l'Entre-Deux-Guerres et une Société des Nations impuissante.

    En juillet 1944 a lieu la Conférence de Bretton Woods, dans le nord-est des États-Unis qui réunit 44 délégation (dont l'URSS). A cette réunion sont établis les nouvelles bases de l'échange monétaire - contre l'avis britannique de John Maynard Keynes - et la convertibilité en or du seul dollar. La BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) et le FMI (Fond monétaire international) sont mis en place.

    Lors d'une seconde Conférence, celle de Dumbarton Oaks - dans la seconde moitié de 1944 - ainsi qu'à laLa fin de la Seconde Guerre mondiale et le début de la Guerre Froide Conférence de Yalta (février 1945), une nouvelle organisation politique internationale est établie et - suite à la Conférence de San Francisco (avril à juin 1945), l'ONU (Organisation des Nations Unies) est crée. Elle regroupe initialement 51 États.

    Dans ce "nouveau monde", les États-Unis disposent d'une prédominance écrasante et imposent la pax americana et rêvent d'une économie internationale assise sur les normes de la concurrence. La Guerre Froide entérine cet état de fait !

    Les États-Unis ont été relativement épargnées par la guerre et enregistrent une croissance spectaculaire entre 1941 et 1945. En 1945, le pays possède les deux tiers des réserves d'or et les trois quarts des capitaux investis dans le monde entier, la moitié des capacités industrielles et la plupart des surplus agricoles. L'Oncle Sam contrôle aussi l'accès aux principales réserves mondiales de pétrole dont il est aussi un producteur. Il a la maitrise des airs et des mers et est le seul pays à posséder la bombe atomique.

    Pourtant tout n'est pas rose sur le Nouveau Monde et il y a de nombreuses grèves en 1946 avec les soldats de retour du front et une forte inflation.

    Tandis que les pays européens ont tendance à basculer à gauche, la droite du Parti démocrate obtient la désignation à la vice-présidence de Harry Truman contre Henry Wallace, tenant du New Deal. Harry Truman succèdera à Franklin Delano Roosevelt - après le décès prématuré de celui-ci -  le 12 avril1945. Les Républicains gagnent les élections de 1946 et décident alors de freiner toute réforme sociale dans le pays (notamment la loi Taft-Hartley en 1947 qui muselle le monde syndical). La politique étrangère est également marquée par ce basculement à droite !

    En face, l'Union Soviétique a énormément souffert du conflit et est en infériorité militairement. L'URSS - selon les estimations hautes - aurait enduré 26 à 30 millions de morts et des destructions matérielles gigantesques. La "grande guerre patriotique" - qui a dans le même temps renforcé son administration et le culte de Staline - lui a couté cher !

    Deux tendances s'opposent chez les dirigeants soviétiques : d'une part, Jdanov veut un assouplissement de la politique volontariste des années 1930 mais d'autre part, des hommes comme Beria et Malenkov veulent un tour de vis supplémentaire ! Staline donnera raison à ces derniers et le IVème plan quinquennal est mis en place entre 1946 et 1950.

    La lutte est aussi idéologique jusque dans les domaines de l'art ! A l'American Way of Life s'oppose l'"Homme Nouveau" des Soviétiques, de même que l'expressionnisme abstrait est une réaction au réalisme socialiste (un temps suivi en France par des écrivains comme Aragon). Jadnov est un des grands artisans de la propagande du régime de l'URSS et fustige le"décadentisme occidental" !

    Un nouveau vocabulaire se forge ! Le 12 mai 1945, dans un télégramme, Winston Churchill utilise la formule "Rideau de Fer" et à la fin septembre 1947, Jdanov explique que le monde est divisé en 'deux camps" tandis que le journaliste Walter Lippman écrit les mots "guerre froide".

    Les Soviétiques établissent un "cordon sanitaire" autour de leur territoire en "retournant" le cordon mis en place en 1919 contre les Bolcheviques : les pays de l'Europe de l'Est délivrés et tenus en 1945 par l'Armée Rouge. Dès les premiers mois de son remplacement de son prédécesseur, Truman décide d'arrêter de "pomponner les Soviétiques". La peur va s'installer et culminer de part et d'autre avec la mise en place de réseaux d'espionnage et de contre-espionnage (création de la CIA en 1947, mise en place du McCarthysme - du nom d'un sénateur du Wisconsin...). Les américains, pourtant prédominants, s'inquiète toutefois de la montée de la gauche en Europe et des mouvements dans les colonies du Vieux Monde inspirés par des doctrines marxisantes.

    Des troubles éclatent entre communistes et monarchistes en 1947 en Grèce. En 1948, les États-Unis manœuvrent secrètement pour empêcher l'arrivée de ces mêmes communistes en Italie. En &949, la Chine devient elle-même communiste et la CIA retire son soutien aux opposants du nouveau régime, lesquels se sont retranchés en Birmanie. En Allemagne a lieu un autre évènement important, le rapprochement des trois zones alliés autour de Berlin, le blocus soviétique de la ville (juin 1948 - mai 1949) qui précipite la coupure de ce pays en deux États distincts : République Fédérale d'Allemagne (RFA) en mai 1949 et République Démocratique Allemande (RDA) en octobre 1949.

    En Europe toujours, la reconstruction continue avec le plan Marshall, proposé le 5 juin 1947 par le secrétaire d’État et général américain George Marshall, plan qui doit alléger les contributions des États Européens. Les Soviétiques hésitent puis refusent ce plan et entrainent leurs alliés de l'Est dans ce refus. Et, en octobre 1947, 23 États signent l'Accord sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) qui pose le socle des futures relations commerciales mondiales. La future Europe se met en place - notamment lorsque les 16 États bénéficiaires du "plan Marshall" se regroupent dans une Organisation européenne de coopération économique (OECE devenue OCDE) et libéralisent les échanges. En contrepartie, Coca-cola, Chewing-gum et films Hollywoodiens déferlent sur l'Europe !

    On le voit, l'Union européenne nait avec la Guerre Froide !

    Des alliances militaires se mettent aussi en place. Les États-Unis alliées au Canada et à dix pays européens forment l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) le 4 avril 1949. En face, on "réplique", en mai 1955 avec la création du Pacte de Varsovie. En août 1949, l'URSS acquiert la bombe atomique. Et de 1950 à 1953, ce qu'il est convenu d'appeler deux "blocs" se font la guerre de manière indirecte par alliés interposés lors de la Guerre de Corée !

    En 1948, Harry Truman se fait réélire autour du Fair Deal, un New Deal "édulcoré" et durcit  -sous l'influence des Républicains - sa politique vis à vis de l'URSS.

    C'est donc là le début de plus de quatre décennies - au delà de la mort de Staline en mars 1953 - de lutte entre le "monde libre" et le "totalitarisme"  qui culminera avec la "Crise des Missiles de Cuba" et qui se terminera en 1989 avec la Chute du Mur de Berlin et en 1991 avec l'effondrement de l'URSS - conséquence de la Perestroïka de Gorbatchev.

    A bientôt !

    Source : Manuel d'Histoire Critique du Monde diplomatique - 2014


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  • Le 20 juin 1789, les représentants du Tiers-Etats - rejoints par quelques membres de la noblesse libérale et du bas-clergé, lors d’États Généraux qui s'enlisent, se réunissent dans une salle annexe et prêtent le Serment du Jeu de Paume, jurant de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France !

    La Révolution française était engagée ! De juridique, celle-ci va devenir plus violente lorsque le peuple va s'en mêler !

    14 juillet 1789 : La Prise de la BastilleLors de la séance royale du 23 juin 1789, Louis XVI fait connaitre sa réaction. Le roi se déclare prêt à faire des sacrifices à condition que l'on ne touche pas à la religion - donc maintien de la dîme. Ils annoncent aussi de nouveaux impôts pour la noblesse et semble décréter la fin des États Généraux. Ceci ne satisfait personne ! Ni la noblesse, ni le Tiers-Etat !

    Devant la grogne qui monte, Louis XVI fait se regrouper des troupes autour de Paris pour maintenir le calme. Des rumeurs enflent, parlant de "Saint-Barthélémy des patriotes" ! De plus, le renvoi de Necker, le responsable des finances - qui sera rappelé après les évènements qui se profilent - avait aussi suscité une forte désapprobation populaire.

    Dans ce contexte, un avocat et journaliste, Camille Desmoulins, harangue la foule au Palais-Royal le 12 juillet 1789, appelant le peuple à résister ! Dès lors, la foule va gagner les Invalides et réquisitionner 3000 fusils et 12 canons mais manque de poudre et de munitions. Elle va alors lancer l'assaut sur la Bastille, place-forte et prison royale, pour en trouver !

    La Bastille était originellement destinée à défendre la Place Saint-Antoine et les remparts de l'est de Paris. Elle fut utilisé occasionnellement comme prison dès le règne de Louis XI. A l'époque de Louis XVI, le roi pouvait y faire enfermer sans procès sur simple lettre de cachet les fâcheux qui lui déplaisaient et Voltaire et le Marquis de Sade y firent des séjours ! C'est donc un symbole de la Monarchie qui va tomber le 14 juillet !

    Au moment de sa prise, la prison de la Bastille était dirigée par son gouverneur Bernard-René Jordan de Launay et ne contenait en ses murs que sept prisonniers (2 fous, 4 détenus pour dettes et un noble). Ce fut le peuple parisien du Faubourg Saint-Antoine essentiellement, soutenu par certains membres de la Garde bourgeoise et des Gardes Françaises qui pris la Bastille, devant des milliers de spectateurs. De Launay fit tirer sur la foule, ce qui occasionna une centaine de morts ! La citadelle finit par tomber, les prisonniers furent libérés, les archives de la prisons dispersées dans les fossés. Finalement, le gouverneur eut la tête coupée en Place de Gréve au moment des évènements et trimballée au bout d'une pique !

    La Prise de la Bastille fut commémoré en 1989 - lors du bicentenaire de la Révolution française. Mais en réalité, ce que l'on fête chaque année le 14 juillet - Fête nationale - n''est pas cet évènement mais la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 !

    Les épisodes de la Révolution en marche allaient se succéder - y compris dans la violence ! Après la capitale, le feu se poursuivit en province avec ce que l'on appela la Grande Peur - là encore fondée sur des rumeurs - et allait aboutir à la célèbre nuit du 4 août 1789 !

    Mais nous en reparlerons ! A bientôt !


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  • En novembre 1939, deux mois à peine après l'invasion de la Pologne, Hitler prépare l'attaque de l'Angleterre et de la France, malgré des oppositions dans son état-major horrifié !

    La Wehrmacht avait en effet subit des pertes et il convenait de tirer les leçons de l'expérience polonaise. Un quart des avions de la Luftwaffe avait été perdus et les Panzer légers s'étaient avérés peu fiables, distançant l'infanterie. Hitler se résous donc à attendre jusqu'au printemps 1940. La Blitzkrieg est au point mort !

    Dans le ciel, la Grande-Bretagne a aussi tirer ses leçons ! Elle mise sur les bombardiers et le 4 septembre 1939, un raid de jour est mené par la R.A.F. sur la Marine allemande. Mais spet des trente bombardiers sont détruits. On opte alors pour des raids nocturnes avec lâcher de tracts !

    L'essentiel du combat va se dérouler sur mer ! Il y a un programme de construction allemand de navires qui est en cours - et est prévu pour être achever en 1948. Le ravitaillement de la Grande-Bretagne se fait par l'Atlantique. L'amiral allemand Dönitz décide de couper ces voies en utilisant les sous-marins -les Unterseeboots. Il dispose pour ce faire d'une trentaine de bâtiments !

    La bataille navale commence le 3 septembre 1939 lorsque le U-30 coule l'Athenia, un paquebot civil ralliant Liverpool à Montréal et la mort de 112 passagers provoque un vif émoi !

    La supériorité navale est pourtant du côté britannique avec 12 cuirassés et 5 portes-avions contre aucun navire de ce type dans le camp adverse. Mais les Allemands vont faire une utilisation massive - et efficace - de leurs U-Boots ! Les Anglais mettent en place un blocus des ports allemands, conséquence du drame de l'Athenia !

    Mais les britanniques disposent de trop peu de navires d'escorte pour le grand nombre de convois ! Fin 1939, cent navires alliés des convois ont été coulés ! La menace des sous-marins a été sous-estimée !

    Le 17 septembre 1939, un porte-avions britannique est même coulé par le U-29, et le 14 octobre, c'est le U-47 qui fait subir le même sort à un cuirassé, le Royal Oak. Le 22 novembre, deux croiseurs de bataille allemands interceptent un convoi dans la Mer du Nord et coulèrent son navire d'escorte, un croiseur marchand armé !

    La Kriegsmarine dispose par ailleurs d'un puissant navire amiral - l'Amiral Graf Spee - que les Alliés vontDrôle de guerre à l'Ouest - Les évènements de l'hiver 1939 et du printemps 1940 véritablement traquer et finalement intercepter avec l'Exeter, l'Ajax et l'Achilles. Le Graf Spee se réfugie alors en pays neutre, en Uruguay, à Montevideo. On retrouvera le commandant du navire, Hans Wilhelm Langsdorff, mort sur son lit, étendu sur le pavillon du bateau, une balle tirée dans la tempe, le 20 décembre 1939.

    Mais, les Britanniques vont surtout gagner la guerre technologique concernant les mines. Le 22 novembre 1939, un avion allemand largue une mine et ce faisant est repéré, la mine récupérée et étudiée. Son explosion était déclenchée à proximité par la signature magnétique des navires et les Alliés mettent au point le procédé de démagnétisation des navires avec des câbles en cuivre.

    L'hiver 1939 - 1940 s'annonce froid et ralentit les manoeuvres. On adopte des positions défensives, s'apprêtant à rejouer la Première Guerre mondiale. On compte beaucoup sur le blocus et sur la Ligne Maginot.

    Dorgeles inventera l'expression "drôle de guerre" car l'attente est longue.

    Au printemps, le Corps Expéditionnaire Britannique se déploie sur la frontière belge mais, minoritaires en nombre, reste sous le commandement des Français et du Général Gamelin, lui aussi replié derrière la Ligne Maginot. L'attitude est bel et bien défensive !

    Mais les choses vont se bousculer du côté de la Scandinavie !

    A bientôt !


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  • Pour résister à la Crise de 1929, Hitler, au pouvoir en Allemagne, fit vivre son pays en autarcie, sois contrôle militaire, et relança l'industrie militaire. Cette autarcie justifiait par ailleurs ses théories de l'"espace vital" : Anschluss, annexion des sudètes, puis visée sur le corridor séparant la ville de Dantzig de la Prusse orientale.

    Au cours de l'année 1939, Hitler s'était rapproché de Staline, son ennemi idéologique, et le 23 août 1939, les deux ministres des Affaires étrangères, Molotov et Ribbentrop, signèrent, à Moscou, le Pacte Germano-Soviétique de non-agression. Ce pacte comportait une clause secrète concernant le partage de la Pologne.

    La Campagne de Pologne - Septembre 1939La Pologne était condamnée. Le 15 juin 1939, l'état-major allemand avait établi un plan d'attaque. Les deux groupes d'armées nord et sud de 62 divisions donc six blindées et deux motorisées, appuyées par mille trois cents avions de combat - attaqueraient simultanément Varsovie depuis la Prusse orientale et la Tchécoslovaquie annexée au Reich l'année précédente.

    Le gouvernement polonais porta toute sa défense sur la région la plus riche et peuplée du pays, à l'ouest, et sous-estime la menace russe sur ses armées de l'est. Il comptait aussi sur l'aide des Français et des Anglais sur la frontière occidentale.

    Hitler ne croyait pas - à raison - à l'intervention des Français - qui avaient déjà reculé à Munich - et rassemble la majeure partie de ses divisions sur les frontières avec la Pologne. il comptait sur la Blitzkrieg, la "Guerre Éclair". L'armée polonaise était sous-numéraire et archaïque en équipement, ne disposant d’aucune division blindée.

    Les Allemands occupèrent d'abord la ville frontière de Memel puis déclenchèrent un "incident" - une fausse attaque polonaise mise en scène - près de la ville frontière de Gleiwitz le 31 août 1939. Le 1er septembre, à 4 heures 45, les blindés allemands passaient la frontière.

    L'aviation polonaise fut détruite au sol par la Lufftwaffe tandis que la Wehrmacht progressait rapidement !

    Le 3 septembre, jour d'expiration d'un ultimatum franco-anglais exigeant le retrait des troupes, la IVème armée venant de Poméranie fit sa jonction avec la IIIème armée venu de Prusse orientale et ces forces bloquaient l'accès des Polonais à la mer.

    Le 7 septembre, les Polonais échouaient à se maintenir sur la Warta, à l'ouest de Varsovie, tandis que la Xème armée, partant du sud, prenait position à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

    La IIIème armée se rapprochait depuis le nord et s'installait sur la Narew.

    Les Allemands échouaient à encercler la majeure partie de l'armée polonaise à l'ouest de la Vistule, position de Varsovie. Les Polonais percèrent une brèche et se se regroupèrent pour une contre-attaque qui conduisit à une plus large manœuvre d'encerclement par la Wehrmacht, sur la rive du Bug.

    L'armée polonaise de Poznan, prise au piège à l'ouest, fit demi-tour et infligea de lourdes pertes aux VIIIème et Xème armées allemandes en les prenant à revers.

    Les Allemands répliquèrent avec férocité et le 19 septembre, alors que Varsovie était assiégée depuis 2 jours, 100000 soldats polonais furent capturés.

    Les Allemands bombardèrent la ville sans relâche jusqu'au 27 septembre, date de sa capitulation.

    a l'est, l'Armée Rouge était entrée en action le 17 septembre et avait coupé la retraite des Polonais, en capturant 217000 soldats.

    Le 6 octobre, la Pologne était à genou et environ 100000 Polonais s'enfuirent dans les Pays Baltes, en Hongrie ou en Roumanie pour passer en Angleterre et poursuivre la lutte.

    La France et l'Angleterre n'effectuèrent qu'un léger déploiement sur la Sarre entre le 8 septembre et le 1er octobre.

    L'URSS annexe ensuite la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie en juin 1940.

    La Seconde Guerre mondiale venait de débuter !

    A bientôt !


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  • La guerre des Boers couvre les années 1899 à 1902. On peut donc dire que c'est le premier conflit du XXème siècle mais il reste relativement localisé.

    Le 17 janvier 1852, le Traité de Sand River, signé entre les représentants des Boers et les Britanniques reconnait l'indépendance du Transvaal. Ceci permet aux premiers d'échapper à la domination des seconds en se réfugiant dans ce nouvel état et aussi dans l'Etat libre d'Orange. L'ensemble demeure proche des colonies britanniques du Cap et du Natal. Cette proximité va être la source du conflit d'autant plus que ces régions d'Afrique du Sud sont riches en ressources, or et diamants...

    Le 29 décembre 1895, un administrateur colonial britannique, Leander Starr Jameson, lance une attaqueLa guerre des Boers surprise contre la République du Transvaal depuis la Rhodésie (l'actuel Zimbabwé). Il souhaite causer une révolte parmi les "étrangers" pour ensuite se porter en rétablisseur de l'ordre. Hélas pour lui, il est capturé avec ses 600 hommes par les Boers. Ce n'est que le premier d'une série d'incidents qui montre que les tensions demeurent !

    En septembre 1899, Joseph Chamberlain envoie un ultimatum à Paul Kruger, le président du Transvaal pour le respect des droits des Britanniques dans ce pays. Kruger, depuis le raid Jameson, se méfie et a levé une puissante armée. Kruger réplique en exigeant le retrait des troupes britanniques !

    Le 11 octobre 1899, la guerre éclate ! Les paysans boers, vêtus en civils, franchissent les frontières du Natal et de la colonie du Cap et organisent des sièges autour des villes de garnisons Ladysmith et Mafeking et de la ville des diamants Kimberley. Ils pilonnent ensuite les forces britanniques à l'aide de 4 canons de fabrication française baptisés Long Tom. Le siège va se poursuivre jusqu'au printemps 1900 tandis que les vivres s'épuisent chez les assiégés.

    Durant ces évènements,un jeune Winston Churchill fait ses première expériences comme correspondant de guerre et participera à la libération de Ladysmith ! Sa réputation s'en voit grandi à l'échelle nationale !

    A lieu ensuite la bataille de Colenso, en décembre 1899, au Natal. Le pont qui enjambe le fleuve Tugula est détruit. C'est la "semaine noire" et une défaite de plus pour les Britanniques mais ceux-ci vont dès lors reprendre la main !

    En effet, en février 1900, le vent tourne et Piet Cronjé, vaillant général des Boers et ses 4000 hommes se rendent lors de la bataille de Paardeburg. Cronjé est interné sur l'Ile de Sainte-Héléne. Les Britanniques reprennent l'avantage !

    Très vite, les Britanniques obligent les Boers a levé les sièges devant Ladysmith et Kimberley et le maréchal lord Roberts pénètre en Orange et s'empare de la ville de Bloemfontein le 13 mars 1900.

    En mai 1900, c'est au tour de Mafeking d'être libérée après 217 jours de siège et la nouvelle est accueillie avec liesses à Londres. Robert Baden-Powell qui a mené l'offensive est acclamé. Auréolé de gloire, il fondera le scoutisme en 1907.

    Les Boers changent alors de tactiques et optent pour la guérilla. Les Britanniques répliquent avec des trains blindés pour assurer leur propre ravitaillement. Ils prennent aussi des mesures de rétorsion - en détruisant les fermes et les récoltes - pour affamer leur ennemi. Ils vont même jusqu'à construire des camps de concentrations où sont parqués des femmes, des enfants et des vieillards pour éviter qu'ils ne ravitaillent les combattants. Près de 26000 personnes y mourront de faim !

    Le 31 mai 1902, un traité de paix est signé car les deux parties sont à bout de force ! le traité de Vereeniging place les Républiques boers sous le contrôle de l'empire britannique tout en leur laissant une certaine autonomie. Louis Botha, chef de la campagne des Boers, deviendra premier ministre de l'Union sud-africaine en 1910 !

    Ainsi se clôt cette page d'Histoire !

    A bientôt !

    (Informations tirées de  Le XXème Siècle - Larousse et de diverses sources internet)


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  • Hitler va profiter des tensions qui règne en Tchécoslovaquie pour procéder à l'annexion des Sudètes au Reich allemand et convaincre les Français et Anglais que cette opération évitera une guerre totale. Coup de bluff magistral !

    La Tchécoslovaquie a été une des conséquences du traité de paix à la fin de la Première Guerre mondiale, prenant des territoires sur la Hongrie. Les nationalistes Tchèques étaient en faveur de l'Entente et des différents devaient voir le jour avec les Slovaques, deux peuples assez dissemblables.

    Durant l'entre-deux-guerre, la Tchécoslovaquie fut étanche aux dictatures et bienveillante à l'égard de ses minorités. Prague voulu néanmoins "tchéquiser" les autres minorités. Les Slovaques sont par ailleurs catholiques et les Tchèques plutôt protestants et prépondérants dans l’État.

    L'annexion des Sudètes et la Conférence de MunichMais les Allemands du pays furent la minorité qui supportèrent le moins de vivre en Tchécoslovaquie, particulièrement les Allemands de Bohême qui vivaient en bordure dans les montagnes. Ils devinrent des citoyens tchèques de seconde zone. Ils prirent le nom d'"Allemands des Sudètes".

    Cette question des Allemands des Sudètes s'envenima avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir. La minorité va s'unir dans le SDP, Parti allemand des Sudètes et être l'objet de mesures répressives du gouvernement de Prague.

    Comme la France, la Tchécoslovaquie signa en 1935 un pacte d'assistance militaire avec l'URSS, ce qui alimenta la propagande allemande. Inquiète, la Tchécoslovaquie demanda aide et conseil militaire à la France et reçu un avis de non-recevoir !

    La Tchécoslovaquie possédait par ailleurs un bon complexe militaro-industriel, l'un des meilleurs d'Europe Centrale. Cette puissance militaire devint une obsession pour les Allemands !

    La crise autrichienne effraya Prague et étendit la frontière avec l'Allemagne Le Führer accorda son soutient aux séparatistes sudètes.

    Edvard Benes qui dirigeait la Tchécoslovaquie depuis 1935 ne pouvait accorder l'indépendance des Sudètes car il risquait d'avoir similaires demandes des autres minorités ce qui conduirait à la dislocation du pays. L’alternative était de provoquer une guerre générale qui conduirait à la défaite d'Hitler.

    Les indépendantistes sudètes profitèrent des municipales de 1938 pour proposer un programme maximaliste. La campagne fut le cadre de vives tensions.

    Le 21 mai 1938, suite à des heurts entre indépendantistes et autorité, le monde apprit avec stupeur que Benes avait déclaré une mobilisation partielle anticipant une invasion allemande : 200000 soldats tchèques prêts au feu ! Ceci n'empêcha pas la victoire du SDP aux élections ! Hitler fut irrité par cette mobilisation qui devançait ses plans. Il fixa la date d'invasion au 1er octobre 1938.

    Le haut commandement allemand était une nouvelle fois en désaccord avec Hitler. L'armée tchèque était parfaitement équipée et prête. Hitler pensait prendre les Tchèques en tenaille depuis le nord et le sud. Au bout du compte, il prévoyait d'utiliser les divisions Panzer pour les faire avancer jusqu'à Prague. Il ne convainquit toujours pas ses généraux et mobilisa davantage pour défendre dans le même temps sa frontière avec la France.

    Pendant ce temps, une guérilla sa déroulait dans les Sudètes.

    Au Royaume-uni, le conservateur Arthur Neville Chamberlain était aux commande et Édouard Daladier était à la tête de la France. ils décidèrent de coordonner leurs politiques étrangères. On spéculait sur le rôle que jouerait l'URSS et on craignait aussi la propagation du communisme dans une Europe de l'Ouest affaiblie.

    Chamberlain fit deux voyages en Allemagne pour rencontrer Hitler le 15 et le 22 septembre 1938. Le 29 septembre, à l'initiative de Mussolini, une conférence eut lieu à Munich entre la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. La Tchécoslovaquie fut alors contrainte de céder la région des Sudètes. Benes démissionna et l'armée tchèque devait se retirer début octobre pour être remplacer par l'armée allemande.

    Comme en Autriche, les Allemands furent accueillis avec ferveur par la population. Hitler avait une fois de plus gagné et en sortait grandi, les généraux allemands ridiculisés. Daladier et Chamberlain avaient voulu éviter une guerre générale.

    Les autres minorités revendiquèrent à leur tour en Tchécoslovaquie. Le 14 mars 1939, les troupes allemandes débarquèrent en Moravie, revendiquée par les Polonais pour une occupation préventive. L'armée du Reich finit par atteindre Prague. Cette fois, les soldats ne furent pas bien accueillis ! L'armée tchèque était vaincue. Le potentiel militaire du Reich était augmenté. Hitler violait ainsi les accords de Munich !

    Les Occidentaux comprirent trop tard qu'ils ne devaient plus céder à Hitler !

    A bientôt !


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  • A la fin de la Grande Guerre, l'Italie fait partie du camp des vainqueurs. Elle fait alors part de ses revendications sur les "terres irrédentes" (Fiume et une partie de la côte dalmate) mais est vite désillusionnés lorsque les alliés oublient leurs promesses. Elle récupère néanmoins des terres autrichiennes par le Traité de Saint-Germain-en-Laye , à savoir Le Trentin, le Haut-Adige et Trieste.

    Mais globalement, l’État italien - dont l'unification ne date que de 1870 - va entrer en crise ! Victor-EmmanuelMussolini prend le pouvoir en Italie III est roi d'une monarchie parlementaire qui ne connait le suffrage universel que depuis 1912. De plus, le pape, dépossédé de ses états, ne reconnait pas l'autorité italienne et interdit le ralliement des catholiques au nouveau régime qui est du coup fragilisé.

    Le pays connait des difficultés économiques : l'agriculture reste archaïque, le chômage est important, les pauvres nombreux face à de grands propriétaires terriens inquiets. Les particularismes régionaux (Naples, Pouille, Calabre et Sicile) exacerbe les tensions. De nombreux italiens choisissent d'émigrer, en particuliers aux États-Unis. L'Italie vit donc d'autant plus mal la "victoire humiliée" et le non-respect des engagements pris au traité secret de Londres en avril 1915.

    L’agitation sociale enflamme vite des régions entières, avec grèves et occupations d'usines. Les propriétaires arment des milices pour briser ces mouvements.

    C'est dans ce contexte qu'apparait la figure de Benito Mussolini qui a fondé les Faisceaux italiens de combat le 13 mars 1919 et dont les débuts sont difficiles avec moins de 20000 adhérents. C'est une bande de briseurs de gréves. L'idéologie de Mussolini est un grand mélange confus de nationalisme, d'autoritarisme et d'anticapitalisme et vante la grandeur de la Rome antique, combat le communisme, exalte le culte du chef, il Duce. La guerre est aussi prônée comme valeur ultime.

    Mussolini est née le 29 avril 1883 en Romagne, d'un père forgeron socialiste et d'une mère institutrice. Il vécu une jeunesse difficile faite de larcins; d'agitations et de mauvais coups. Il est cependant très vif et intelligent. Il devient ensuite instituteur socialiste et pacifique et fuit en Suisse pour échapper au service militaire. Amnistié, il rentre au pays et devient rédacteur en chef du journal socialiste Avanti ! Il est blessé sans qu'on sache trop comment à la guerre et revient de nouveau à l'arrière et fonde Il Popolo d'Italia et les premiers faisceaux. Ces influences politiques sont très diverses gagnées au cours de lectures telles Machiavel, Kant, Babeuf, Proudhon, Schopenhauer, Nietzsche, Sorel et D'Annunzio. Il s'intéresse également au futurisme de Marinetti qui prône la vitesse et la violence. Le terme "fascisme" dérive du faisceau qui est le faisceau que portait le licteur romain sur l'épaule.

    Mais les choses évoluent et avec les agitations et le mécontentement , le nombre de membres du parti fasciste passe en deux ans de 20000 à 320000. L'organisation paramilitaire de Chemises Noires de Mussolini porte le pays à la violence, brise les grèves, ce qui rassure les propriétaires et la bourgeoisie. L'heure est aux squadrisi qui humilient voire exécutent sommairement les ennemis du Duce. Les autorités locales laissent faire.

    En 1921, les Faisceaux sont réorganisés en "Parti national fasciste" qui canalise à la fois le mécontentement des chômeurs et des anciens combattants et tranquillise la petite et grande bourgeoisie. En face, la gauche et les libéraux sont divisés.

    Aux élections législatives anticipés de 1921, Mussolini et 31 autres députés fascistes entrent à la Chambre. Tout retour en arrière semble impossible ! Les socialistes tentent alors d'organiser une grève générale en juillet 1922 qui est étouffée dans l’œuf !

    Le 26 octobre 1922, Mussolini lance un ultimatum, réclame le pouvoir et ses troupes marchent alors sur Rome. Effrayé, Victor-Emmanuel III cède et Mussolini triomphe !

    Dès lors le premier état fasciste - totalitaire - au monde est né !

    A bientôt !


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  • L'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, l'héritier du trône austro-hongrois, et son épouse, le 28 juinRivalités et alliances géopolitiques à l'aube de la Première Guerre mondiale 1914, par un activiste serbe va mener au terrible conflit que fut la Grande Guerre.

    Pourtant, c'est bien une situation particulière qui va conduire à cet enchainement implacable, le jeu des alliances entre nations et les rivalités diverses qui ont cours depuis la fin du XIXème siècle.

    En 1870 - 1871, Bismarck faisait naitre la nation allemande sur la défaite française. Napoléon III avait perdu à Sedan. La IIIème République allait perdre l'Alsace et la Lorraine et les français ne voudront plus dès lors que récupérer les provinces perdues.

    C'est évidemment l'un des faits les plus connus de cette époque concernant les causes de la Grande Guerre mais ce n'est pas le seul !

    Bismarck est conscient de cette esprit revanchard et ne va cesser de vouloir isoler la France. En 1873 est signé l'"Entente des Trois Empereurs" entre Allemagne, Russie et Autriche -Hongrie.

    Cependant, la France va réussir à sortir de son "isolement". Entre 1891 et 1894, la France et la Russie établissent un rapprochement puis concluent une Alliance.

    La Russie est encore un pays agricole mais son industrie se développe et elle a besoin de capitaux : les célèbres emprunts russes !

    De plus, la Russie et l'Autriche-Hongrie sont en rivalités à propos des Balkans où la Russie soutient les Serbes (Slaves orthodoxes) et l'Autriche-Hongrie appuie les Croates (chrétiens). L'Allemagne soutenant l'Autriche-Hongrie, la Russie ne peut guère demeurer dans l'"Entente des Trois Empereurs" !

    En 1882, L'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie concluent la "Triplice". Mais là encore des dissensions entre l'Autriche-Hongrie et l'Italie pour les "terres irrédentes" va faire céder cette alliance !

    Guillaume II, le Kaiser, monte sur le trône à 29 ans en 1888. Deux ans plus tard, en 1890, il se sépare de Bismarck. Personnage caractériel, souffrant de handicap, peu diplomate, il va se lancer dans une politique tournée vers les colonies. L'impérialisme allemand voit le jour ! C'est la WeltPolitik du Kaiser !

    La société allemande est une société verrouillée par sa noblesse guerrière, les Junkers, qui défendent leurs intérêts économiques. La population allemande est en pleine explosion démographique et son industrie, sa recherche , sont florissantes (en chimie, en industrie lourde...) mais la nation manque de matières premières et de débouchés. Dès lors, le Kaiser lorgne vers les Empires coloniaux britanniques et français - les deux plus importants en ampleur !

    Sur le plan international, il va y avoir des "Crises". Tout d'abord, l'incident de Fachoda, près du Nil, entre Français et Anglais se résous pacifiquement. Il y a ensuite deux incidents entre Français et Allemands à propos du Maroc, en 1905 et 1911 - qui provoque la cession, dans le deuxième évènement, de terres coloniales françaises du Congo aux Allemands.

    Guillaume II et l'Amiral Tirpitz veulent développer le tonnage de la marine allemande, ce que les Anglais voient d'un très mauvais œil ! C'est pourquoi, la France et l'Angleterre se rapprochent en 1904 dans l'"Entente Cordiale". On a donc deux blocs : France, Angleterre et Russie, dans la "Triple Entente " et l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie dans la "Triple Alliance" !

    Voilà comment s'est constitué le système d'alliances tandis que le "climat " se réchauffe en Europe ! Un "point chaud" demeure les Balkans où auront lieu deux guerres balkaniques en 1912 - 1913.

    J'aurais l'occasion d'expliciter tous ces points dans le futur !

    A bientôt !


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  • Au début de 1938, les démocraties occidentales s'inquiètent fortement des manœuvres militaires du Japon et de l'Italie en Chine et en Éthiopie. Mais l'Allemagne nazie - qui pourtant jusque là n'a fait que remilitariser la Rhénanie, les préoccupe également.

    La SDN est bien impuissante à éviter la marche tragique de l'Histoire et l'Occident paie encore les conséquences prévisibles du Traité de Versailles !

    Lorsque que l'Empire des Habsbourg s'est effondré, à la fin de la Grande Guerre, les Autrichiens ont commencé à souhaiter leur rattachement à l'Allemagne - la langue du pays étant l'Allemand. La nouvelle République autrichienne comptait 6 millions d'âmes. il y avait aussi des Austro-Allemands en Tchécoslovaquie et dans le Tyrol du Sud.

    La nouvelle Autriche n'était plus fiable économiquement ou politiquement et en 1918, dans son premier projet de Constitution, le chancelier social-démocrate Karl Renner pouvait déclarer l'Autriche comme partie intégrante de la République Allemande. Cette union n'aurait pas dû poser ce problèmes mais les vainqueurs s'y opposèrent. Il s'agissait alors d'affaiblir autant que possible l'Allemagne. De même, ces pays s’opposèrent à l'union douanière austro-allemande en 1931.

    En 1933, les sociaux-chrétiens dirigés par Engelbert Dollfuss étaient au pouvoir en Autriche. Celui-ci craignait, dans un contexte de crise économique, l'ascension des socialistes et des nazis. En mars 1933, il gouverne par décret et interdit la branche autrichienne du nazisme et les milices socialistes. Il crée un parti unique, le Front patriotique. Les troubles intérieurs se multiplient et Dollfuss crée des camps d'internement. Assauts, insurrections s'ensuivent et des opposants entrent dans la clandestinité et l'action terroriste !

    Le chancelier autrichien écrase les socialistes et consolide sa propre dictature dès février 1934 en proclamant une nouvelle Constitution et l'abolition du Parlement. Mais ce régime ne doit de se maintenir que grâce au soutien extérieur. La France qui craignait le nazisme soutenait Dollfuss de même que l'Italie.

    En juillet 1934, les nazis tentèrent un soulèvement pour renverser Dollfuss, soulèvement qui échoua mais Dollfuss fut assassiné. Kurt von Schuschnigg lui succéda et voulu restaurer la dynastie des Habsbourg avec l'archiduc Otto.Là où lka République avait échoué, l'ancien Empire monarchique devait réussir !C'était le voeu du nouveau dirigeant mais cela ne se passa pas ainsi !

    La Guerre Civile Espagnole vit l'alliance de l'Allemagne et l'Italie. En conséquence, Mussolini cessa son soutient à l'Autriche.

    En juillet 1936 furent signés les "Accords de Juillet" où Schuschnigg s'engagea à atténuer la répression contre les nazis autrichiens. 17000 d'entre eux furent libérés de prison. L'Autriche se déclara "État allemand". L'Allemagne promit de ne pas intervenir dans sa politique intérieur mais n'en fit rien !

    Les nazis autrichiens persistèrent dans leur opposition à Schuschnigg et Hitler, par ailleurs, s'impatientait !

    En novembre 1937, le Führer avait décidé de recourir aux armes ! Il voulait créer la "Grande Allemagne" en quête de l'"espace vital". Mais son pays n'est pas encore prêt ! Hitler envisage alors la satellisation progressive des voisins de l'Allemagne. Des collaborateurs d'Hitler, opposés à ces projets, sont contraints de démissionner au début de 1938.

    L'Anschluss ou le coup de force d'Hitler sur l'AutricheHitler invite alors le chancelier autrichien dans sa résidence bavaroise et exerce de fortes pressions sur lui afin de l'adjoindre à adopter une politique plus bienveillante à l'égard des nazis autrichiens. Schuschnigg semble alors céder et fait même enter des nazis dans son cabinet.

    Le 20 février 1938, Hitler déclare que 10 millions d'Allemands souhaitaient s'unir au Reich, vivant dans des états frontaliers. il dit ne plus tolérer cette situation. L'Autriche et la Tchécoslovaquie sont dans la ligne de mire

    Hitler prononce un nouveau discours dans la même veine le 29 février 1938. Schuschnigg change alors de position et réclame, le 9 mars, un plébiscite pour une Autriche indépendante. La date en est fixé au 13 mars 1938. en réalité, une fraude pour le "oui" se prépare ce qui enrage Hitler !

    Pour ne pas perdre la face, Hitler ordonne l'invasion de l'Autriche le 10 mars, à 10 heures du matin, pour le 12 mars à l'aube. Les militaires sous les ordres du Führer considère alors ce plan comme une folie !

    Le général von Bock fut placé à la tête d'une armée crée l'après-midi même, la "VIIIème armée" et chargé de mener à bien l'opération. Les divisions sont mobilisées en Bavière et on utilise une des rares divisions Panzer. L'opération fut donc menée dans la précipitation. Peu d'Autrichiens en face étaient prêts à se battre et l'ordre de mobilisation des réservistes autrichiens fut annulé.

    Schuschnigg avait présenté sa démission au président de la République Wilhelm Miklas mais celui-ci refusait à nommer un dirigeant nazi, Seyss-Inquart au poste de chancelier. Personne d'autre n'accepta la charge ! Finalement Seyss-Inquart fut nommé au poste moins de 24 heures plus tard !

    Finalement, le 12 mars, les douaniers autrichiens levèrent eux-même les barrières des postes-frontières et les soldats allemands, fort surpris, furent accueillis avec effusions et lancer de fleurs par les populations. Hitler entra en Autriche sans délai.

    La première campagne militaire de la Wehrmacht fut un triomphe. Devant un tel enthousiasme, les démocraties de l'ouest n'osèrent parler d’invasion. Hitler était l'homme providentiel adulé par les populations allemandes et il avait eu raison contre ses chefs militaires. Renforcé, il regardait déjà à l'est vers les Sudètes !

    A bientôt !


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  • Dans le cadre de mes chroniques sur la Seconde Guerre mondiale, je me propose d'aborder la Guerre Civile Espagnole. Mais au vu de l'importance des faits, je me contenterais d'une présentation générale !

    La Guerre Civile Espagnole éclate le 18 juillet 1936 - soit quatre mois à peine après la remilitarisation de la Rhénanie. Elle n'est pas causée par le Traité de Versailles mais a des origines endogènes, l'incapacité des forces sociales et politiques espagnoles à mener à bien le processus de modernisation du pays dans un cadre démocratique.

    C'est un coup d'état de l'armée contre la IIème République, instaurée en 1931, après la chute de la monarchie. L'arrivée du Frente Popular en 1936 débouche sur une Guerre Civile qui sera l'occasion pour les dictateurs Hitler, Mussolini et Staline d' y prendre part afin de tester leurs armes et leurs soldats - une sorte de confrontation indirecte -comme entre USA et URSS plus tard par théâtres interposés au cours de la Guerre Froide - une répétition générale avant le grand conflit !

    Pour les Espagnols, cette Guerre Civile fut un véritable traumatisme - qu'on en juge aux questions d'amnistie posées encore à l'aube du XXIème siècle dans ce pays ! Il y eut alors véritablement "deux Espagnes" vouées à se détruire ! Il y eut évidemment contamination par des idées étrangères : communisme en 1917 en Russie et fascisme en Italie en 1922.

    Dans ce contexte, les partis de gauche européens dans leur grande majorité accordèrent leur sympathie au régime bolchévique. Ceci inquiétât vivement la droite espagnole mais aussi d'autres pays, ce qui explique l'arrivée d'Hitler et Mussolini au pouvoir soutenus par le capitalisme et le militarisme réactionnaire. L'Europe se scinde en deux blocs !

    Lors des élections de février 1936, la Phalange, parti fasciste espagnol, n'obtint aucun poste de député alors que le Parti communiste espagnol gagne lui plusieurs sièges , ce qui lui vaut sa place au Frente Popular constitué entre juin et août 1935. L'idée que ce Front Populaire est téléguidé depuis Moscou court alors dans les partis de droite, les parti catholiques et monarchiques.

    La Guerre Civile Espagnole - Introduction

    Il y avait eu des précédents d'entrée du fascisme dans d'autres pays d'Europe (Hitler en Allemagne, Dollfuss en Autriche) avant que la gauche espagnole n’interprète, en 1933, l'entrée au gouvernement de ministres de la Confédération des droites autonomes comme le signe de l'arrivée du fascisme en Espagne. En réaction, la gauche organise la "révolution d'octobre" en Catalogne et aux Asturies. Deux ans plus tard, le Frente Popular s'assigne pour tâche de stopper le fascisme en Espagne.

    Dans ce contexte, les élections de février 1936 furent un moment de grande tension ! Dans certaines casernes militaires, on commence à organiser la rébellion contre la République. A gauche, on compte sur une mobilisation populaire massive.

    Les militaires rechercheront alors le soutient de la Phalange. Ils pensaient qu'un coup d'état aurait un dénouement rapide. Il n'en fût rien et ce fût une guerre civile !

    Sur le sol d'Espagne devait se dérouler une bataille décisive entre communisme et fascisme et le conflit s’internationalisa. Les militaires putschistes reçurent très vite l'appui de l'Italie fasciste et de l'Allemagne Nazie. Pour Mussolini et Hitler, il s'agit d'étendre leur influence sur la Méditerranée et d'ouvrir un deuxième '"Front" avec la France.

    Le Front Populaire français accorda dans un premier temps son aide à son homologue espagnol. Mais la marge de manœuvre politique est faible. La France fit marche arrière à cause de l'Angleterre qui recommande une "politique de non-intervention". C'est au final, l'Union Soviétique qui va accorder son plus grand soutien contre les putschistes. Les dirigeants communistes avaient par ailleurs fortement étudié Mein Kampf qui expose les thèses expansionnistes du Führer.

    A la tête des putschistes, on trouve bien entendu le Général Franco. Le conflit est par ailleurs resté célèbre par la toile de Picasso : Guernica qui dépeint le tristement célèbre bombardement de civils. Sans oublier les Brigades Internationales et l'engagement de nombreux intellectuels européens : Maurice Thorez, Ernest Hemingway, André Malraux...

    Voilà, j'aurais sans doute l'occasion un jour de m'étaler davantage dans une série de billets dédiée !

    A bientôt !


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  • La famine en Ukraine en 1931 - 1933 fit plus de 3 millions de morts et a été reconnue, à ce jour, comme génocide par 24 pays (mais pas par l'ONU ou le Parlement européen). Revenons sur cette tragédie.

    L'Ukraine ne fut pas la seule région touchée par la famine. il y eu aussi le Kazakhstan, des régions de la Volga ou de Sibérie occidentale qui grossissent le chiffre des décès. Au total 6 millions de victimes ! En 2013, on commémore le 80ème anniversaire de la tragédie occulté durant l'existence de l'URSS. On commémore en Ukraine mais pas dans les autres régions dans un quasi-silence de l'administration de Poutine.

    Les famines en URSS sous la dictature stalinienneL'ouverture des archives soviétiques a montré le rôle du Politburo, de Staline et de ses collaborateurs Molotov et Kaganovitch.

    Ces famines découlent d'une intention politique, la collectivisation des kolkhoze et des sovkhoze, la "mise au pas" des koulaks (paysans "riches" où s'opposant au projet agricole du régime) et le prélèvement d'une bonne partie des récoltes à des fins d'exportations.

    Cette collectivisation forcée des campagnes est mise à l’œuvre au début de l'année 1930. Pour Staline, il s'agit de transformer une culture paysanne "rétrograde" et "archaïque", un système "féodal" en supprimant l'exploitation agricole privée. Les paysans sont regroupés dans de grandes exploitations - les kolkhozes - et ceux qui résistent sont spoliés, déportés. Les émeutes se multiplient mais sont vite réprimées par des mesures de rétorsion.

    Les éleveurs nomades du Kazakhstan sont par ailleurs forcés à se sédentariser : il faut libérer des terres et parquer de la main-d’œuvre. De nombreux éleveurs décident d'émigrer plus à l'est après avoir abattu leur troupeau. Près de 90% du bétail de ces régions disparaît ainsi ! Avec les confiscation de récoltes pour les besoins extérieures,l'armée, le ravitaillement des villes, les causes de la famine se mettent en place !

    Mais les rendements des kolkhozes ne sont pas ceux que l'on attend ! Les paysans, spoliés des biens agricoles, adoptent des attitudes de travail indolentes. Ils ne sont pas suffisamment qualifiés avec les nouveaux équipement mécaniques (tracteurs etc...). Donc, la productivité baisse ! Entre 1930 et 1932, le cheptel soviétique baisse de 40%.

    En 1931, l'Ukraine est ponctionnée de 43% de sa récolte globale qui finit de désorganiser tout le système agricole. Le plan de 1931 est difficile à remplir et entraîne de lourds sacrifices.

    Les premiers signes de famine apparaissent dès le printemps 1931. La situation est aggravée par des épidémies. Les fonctionnaires locaux, essentiellement russes, servent leurs propres intérêts et font peser un poids sur les populations réfractaires, notamment au Kazakhstan.

    Les disettes se multiplient rapidement. Les paysans semblent condamner à mourir de faim ! Certains cachent du grain ou fauchent les récoltes clandestinement mais Staline prend des mesures et envoie ses proches collaborateurs, notamment en Ukraine en 1932, pour mater les "saboteurs koulaks". Les archives du Politburo attestent d'une politique active de rétorsion du système stalinien.

    Pourtant, à Kharkov, capitale de l'Ukraine, les 3 - 6 juillet 1932, la majorité des délégués s'oppose au plan décrété par Moscou affirmant qu'il est "irréaliste". Moscou persiste néanmoins ce qui entraine la catastrophe. Les envoyés de Staline font céder les délégués.

    Dans les campagnes, c'est l'horreur ! Cette grande famine a été nommé Holodomor ("laisser mourir de faim") par les Ukrainiens. Les cas de cannibalisme se multiplient. Les populations tentent de rallier les villes qui ont mises en place des cartes de ravitaillement mais les paysans sont arrêtés dans les gares et reconduit dans les campagnes, condamnés à mourir de faim.

    Ces famines de 1931 - 1933 ne constituent pourtant qu'une petite partie des crimes de l'URSS Stalinienne !

    A bientôt !

    PS : ce billet a été rédigé d'après l'article de Nicolas Werth, Directeur de recherche à l'Institut d'histoire du temps présent (CNRS) dans le numéro 394 - Décembre 2013 - de la revue l'Histoire -article accompagné de cartes, de photos, de lettres et d'une bibliographie. Je vous y renvoie pour plus de précision !


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  • Quatre mois avant la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Ian Fleming est invité par l'amiral John Henry Godfrey, directeur de la Naval Intelligence Division à déjeuner au Carlton de Londres. Ce dernier lui propose un "poste très spécial" durant le conflit. Fleming réponds positivement. et sa vie prends les allures d'un roman d'espionnage !

    Quelques temps après, Fleming reçoit davantage d'informations : il devra servir d'adjoint à l'amiral et d'agentVie de Ian Fleming - II - La carrière d'espion de liaison entre les différences services de renseignement et à élaborer des plans contre les nazis.

    Fleming est ravi de cette nouvelle opportunité - fasciné qu'il est depuis toujours par les espions ! Il regrette de ne pas mettre les pieds sur le terrain et de se contenter d'une tâche d'administration et de planification étant un élément trop important pour qu'on risque sa vie. Il prépare mais jamais n'accomplit ! A l'exception d'une mission auprès de l'amiral Darlan au printemps 1940 pendant la débâcle française. Il s'aventure ainsi à Tanger en février 1941 pour vérifier l'état des services sur ce front.

    En juin 1941, Fleming accompagne l'amiral Godfrey aux États-Unis pour mettre en place une coopération. Son premier contact avec J. Edgar Hoover, le chef du FBI est plutôt décevant ! Il rencontre aussi sir William Stephenson, le millionnaire canadien à la tête des services secrets britanniques en Amérique du Nord et du Sud, rencontre qui se passe mieux. Fleming considère ce dernier, un homme très méticuleux et très organisé comme l'un des plus "grands agents secrets" de cette guerre. Par la suite, au cours d'un second séjour en Amérique du Nord, Fleming va suivre des cours de "sabotage" au Canada : maniement d’armes à feu, crochetage de serrures et ouvertures de coffres-forts, emploi d'explosifs et de mines...

    De retour en Angleterre à l'été 1941, Fleming fait montre d'encore plus d'efficacité. Il est lieutenant puis capitaine de frégate et prends la tête du 30th Assault Unit en 1942, unité qui est chargé de s'emparer de documents et de matériels sur le continent occupé par les Allemands. Il planifie des opérations incroyables mais n'exécute toujours pas. Le frisson pour le futur papa de James Bond, ce sera dans ses romans dont il commence à mûrir le projet.

    Parmi les missions mises en chantier par Fleming, il y a le scénario Ruthless qui vise à approcher un sous-marin Allemand en se faisant passer pour un bombardier de l'Axe en difficulté afin de s'emparer de la machine à codage Enigma et de ses clefs. Ce projet, ne sera pas mis en œuvre et Alan Turing, un brillant mathématicien craquera le code dans d'autres circonstances !

    La guerre se termine et Fleming s'achète un terrain à la Jamaïque pour y vivre. Démobilisé, il travaille dès lors pour un magnat de la presse, Lord Kemsley. 007 va bientôt voir le jour !

    A bientôt !


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  • Je reprends ici la série de billets sur la Seconde Guerre mondiale commencée en 2010 et longtemps laissée en friche !

    Nous avons vu précédemment qu'Hitler avait été porté au pouvoir par les urnes, en raison de l'exaspération des Allemands face au "Diktat" de Versailles et aux conséquences de la crise de 1929.

    Successivement, Hitler va tenter une série de "coups d'éclats" particulièrement osés pour voir si les autres pays d'Europe, en tête la France et l'Angleterre, vont s'opposer à lui. Devant l'absence de réactions franche, le Führer se croira tout permis et déclenchera la Seconde Guerre mondiale qui plongera le monde dans la catastrophe !

    Le premier de ces coups osés est la remilitarisation de la Rhénanie. En effet, suite au traité de Versailles, l'Allemagne ne peut que conserver une armée symbolique de très faible effectif. La Ruhr est occupée par les alliés qui incapables de s'entendre sur le règlement des indemnités de la Grande Guerre par l'Allemagne et entre eux vont abandonner le terrain. En Rhénanie, la France avait l'idée de créer un état satellite de l'Allemagne, une sorte d'état tampon.

    Hitler passe outre les interdictions imposées par l'Entente et crée la Wehrmacht en 1935 mais, à ce moment, il s'abstient encore d'édifier des garnisons militaires en Rhénanie.

    Il va ensuite profiter du chaos diplomatique autour de l'invasion de l’Éthiopie par l'Italie pour remilitariser la Rhénanie. La France - dont l'armée était alors supérieure - aurait pu à elle seule s'opposer à cette occupation. Elle ne fit pourtant rien prise dans l'instabilité politique d'un gouvernement provisoire début 1936 avant la prise de pouvoir par le Front Populaire.

    Les troupes allemandes entrent en Rhénanie le 7 mars 1936. Le pari était osé ! Les cadres de l'armée françaises dressèrent un tableau très noir de la situation, surévaluant la puissance de l'armée allemande à ce moment précis, établissant ses effectives 790000 hommes toutes forces allemandes confondues. En réalité, ces calculs étaient très alarmistes. L'Entente était très réticente, après la Grande Guerre, la "der des der", a entamer un bras de fer qui, risquait de s'enliser à nouveau ! De fait, tous les soldats potentiels allemands n'était pas encore mobilisés ! La situation sera différente par la suite et la Wehrmacht deviendra vraiment l'armée la plus puissante grâce à la mobilisation enfin réalisée, à l'annexion de populations supplémentaires de souche allemande, à la signature de traités et d'alliances (avec l'Italie, le Japon.. et un temps, l'URSS !) et un programme industriel orienté vers la production de matériel militaire (chars, avions...) en quantités.

    L'armée allemande disposa lors de cette remilitarisation de trois grandes unités du nord au sud : les armées C,D et E, ce qui n'échappa guère aux diplomates et agents de renseignements français. Les armées C et E occupèrent le Rhénanie septentrionale (frontalière de la Hollande, la Belgique et le Luxembourg) avec de petits effectifs car le risque était minimal. L'armée D occupa le Rhénanie méridionale, voisine de la France, avec plus de moyens. D'autres troupes devaient rester cantonnées à la frontière, en retrait, en cas de besoin.

    Dès le début de l'opération, les forces de police de la Landespolizei devaient se mettre au service de l'armée allemande. Il y avait également une poignée d'avions de chasse.

    Mais au final, rien de sérieux et si l'armée française, forte de 425000 hommes - contre 22000 soldats allemands - aurait pu facilement stopper ces mouvements. Les généraux allemands avaient les nerfs à fleur de peau pensant que le Führer allait trop loin pourtant le seul ordre que reçurent les français fut d'occuper leurs postes de combat sur la ligne Maginot.

    Au total, en comptant les policiers, les forces allemandes d'occupation comptaient 60000 hommes si on exclut les militants des SA et d'autres organisations paramilitaires du parti nazi.

    Les soldats qui pénétrèrent en Rhénanie furent accueillis par les populations locales par des volées de fleurs. Ces civils désiraient oublier l'occupation étrangère qui fut longue et humiliante. Hitler remporta une victoire, d'abord sur ses propres chefs militaires d'abord réticents et ensuite il vit sa popularité croitre de façon spectaculaire. L'Allemagne avait opté pour la force et Hitler tenterait bientôt d'autres coups stratégiques !

    La suite de cette chronique bientôt !


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  • Angela DavisDurant l'année 2010, le tube Angela de l'album "Frontières" de Yannick Noah a inondé les ondes. Le chanteur parle notamment d'une "Amérique qui est figée", ce sont les USA ségrégationnistes contre lesquels lutta Angela Davis !

    Qui est donc cette dame ? Elle est une figure de la lutte pour les droits des noirs et des minorités aux États-Unis et ailleurs.

    Angela Davis est née dans une famille afro-américaine de l'Alabama dans les années 1940. Ses parents étaient des gens éduqués qui bénéficièrent d'une tentative de mixité sociale en se voyant allouer un logement dans les quartiers blancs. Mais toute petite, Angela Davis devait souffrir du racisme. Ses parents sont aussi des militants de grande date pour l'égalité des droits entre blancs et noirs.

    La petite fille va par ailleurs fréquenter l'Ecole de Birmingham qui est un lieu d'enseignement réservé aux noirs. Ce qui permet à ses pensionnaires de développer une Identité Noire, autour de personnages historiques noirs, d'hymnes, de lectures et de chansons.

    Après ses études secondaires, optant pour des métiers en rapport avec la pédiatrie, elle choisit d'intégrer l'école de Greenwich Village à New York en vue de développer l’Éducation Nouvelle.

    Ses années new yorkaises sont marquées par des rencontres tel le pasteur William Howard Melish, opposant du maccarthysme et des lectures comme celle du Manifeste du parti communiste, les courants politiques du socialisme et des utopies.

    Lors de ses études universitaires, elle s’intéresse à l'existentialisme de Jean-Paul Sartre. Elle est aussi une des trois premières étudiantes noires à intégrer son université !

    Ce sont ensuite, après la crise des missiles de Cuba, les débuts d'un long engagement politique qui dure encore aujourd'hui. Elle se réclame clairement du marxisme, s'oppose à la Guerre du Viet-Nam et s'engage pour la cause des noirs.

    Mais dans ce domaine, elle se démarque du séparatisme de certaines organisations du Black Nationalism ainsi que de l’intégrationnisme de Martin Luther King.

    Marxiste, elle hésite pourtant à se rallier au communisme. Elle rejoindra le Black Panthers Party et affichera aussi son féminisme. La libération des noirs passe en effet par la fin de toutes les sortes de domination !

    Ces engagements avec les Black Panthers et le communisme lui valent d'être surveillée par le FBI à partir de 1969. Une prise d'otage lors d'un procès de trois prisonniers noirs accusés d'avoir assassiné un gardien en représailles au meurtre d'un codétenu tourne mal et fait 4 morts. Elle se retrouve accusée d'avoir organisé cette action, emprisonné pendant seize mois puis jugée et acquittée. Son procès est largement suivi dans le monde notamment en France par les intellectuels.

    Après sa sortie de prison Angela Davis se met à écrire des essais : la paix au Viet-Nam, l’antiracisme, le féminisme constituent son crédo.

    En 1980 et 1984, elle se présente à des élections. De nos jours, elle est professeur d'Histoire de la conscience à l'Université de Californie.

    C'est donc une figure essentielle des combats pour les libertés dans le monde dans la seconde moitié du XXème siècle !

    A bientôt !


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  • Accordons un billet à la littérature savante avec Une histoire de l'édition à l’époque contemporaine - XIXèmeUne histoire de l'édition à l'époque contemporaine - Elisabeth Parinet - XXème siècle d'Elisabeth Parinet dans l'excellente collection Points Seuil Histoire !

    J'avais déjà fait un billet sur "Essor de la presse au XIXème siècle" - je vous y renvoie par ailleurs ! Mais cette fois, nous allons parler du livre et non plus seulement du journal !

    Au XIXème siècle, le libraire-imprimeur de l'Ancien Régime, qui se chargeait de la diffusion des livres, va se scinder en professions distinctes : libraires, imprimeur et éditeur.

    Les chemins de fer se développent et le livre va être plus facilement distribué. Dans le domaine de la papeterie, on invente de nouveaux procédés de concevoir la pâte à papier. Dans l'imprimerie, on améliore, d'abord en Angleterre les presses qui gagnent en vitesse, la rotative, la stéréotypie galvanoplastique,la lithographie et la gravure sur bois. Les tirages vont s'en trouver augmentés à une époque où on accède à l'alphabétisation par les lois Guizot et Ferry.

    Les éditeurs vont produire des livres populaires à bas prix (telle la Petite Bibliothèque Charpentier à 3 F 50) ou des ouvrages de luxe pour bibliophiles. La littérature enfantine, la littérature de vulgarisation scientifique, les encyclopédies et dictionnaires voient le jour tandis que la littérature de colportage de Troyes régresse et va disparaitre.

    Le marché du livre éducatif et du manuel scolaire va passer des mains des religieux à des éditeurs laics comme Hachette. Ce sont les livres attribués aux remises de prix longtemps cheres aux familles, et qui constituent donc un marché important.

    Hachette installe à partir de 1852 des bibliothèques de gare, lance plusieurs collections dont des guides touristiques (les guides bleus notamment).

    Les grands éditeurs du XIXème siècles sont Michel Lévy (d'abord spécialisé dans le théâtre), Hachette, les Frères Garnier, Hetzel (l'éditeur de Jules Verne), Larousse et son dictionnaire Larousse illustré en 1905), les éditeurs scientifiques, Charpentier, Flammarion. La Guerre de 14-18 marque la fin d'une époque. Et le XXème siècle qui nait et prolonge ces évolutions est aussi riche d'évènements éditoriaux avec de nouveaux acteurs d'importance tel Gallimard, Grasset ou les Editions de Minuit dans une moindre mesure.

    On peut saluer le travail très exhaustif et sérieux d'Elisabeth Parinet ! Pour les férus de Littérature et d'Histoire (comme moi !).

    A bientôt !

     


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  • La famille française de 1900 à 1968La famille, au fondement d'une certaine vision politique et sociale - républicaine et bourgeoise a vu son statut changé, "sapé" au cours du XXème siècle. Sa défense - on l'a vu au cours des manifestations anti-mariage pour tous - le plus souvent liée à la religion, fait figure de conservatisme.

    Au cours du siècle, l'Etat va prendre des mesures destinées à l'encadrer car la famille est le garant de la stabilité politique.

    En 1945, est crée la Sécurité sociale, mesure phare de la Libération, qui va révolutionner la société. l’État, au moyen de transferts sociaux, choisit de couvrir l'ensemble de la population contre les risques de maladie et contre la vieillesse.

    Dans le même temps, les allocations familiales - dont le principe a été posé dès 1932 - sont généralisées. Cette mesure devait à l'origine remédier à la dépopulation suite à la Guerre de 14-18.

    Dès 1913, le congé de maternité avec indemnités est accordé aux mères qui travaillent. Puis, en 1919, la Chambre bleu institue la Fête des Mères et en 1920 instaure la médaille de la famille française.

    La politique familiale des années 1930 produit ses effets dès avant le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale. Les familles à enfant unique et celles à plus de 4 enfants diminuent en nombre.

    Il faut aussi compter avec la réduction du coût des transports publics pour toute famille dès le troisième enfant.

    Ensuite, c'est le temps du Baby-Boom, dès 1943. Les foyers s'équipent en appareils électroménagers, en automobiles (2CV, 4CV), en mobylettes, radio, télévision, jouets, vêtements pour enfants...

    Le modèle familial est toujours régi par le Code Napoléon de 1804 qui donne toute autorité au pater familias, quelque soit le milieu social. Cette toute puissance finit par s'éroder à partir de 1960. En 1965, la femme peut avoir un compte en banque à son nom et signer ses chèques elle-même.

    L'émancipation de la femme est affirmée par Simone de Beauvoir dans Le Deuxième sexe, le droit de vote pour les femmes est instauré en France en 1944.

    En littérature, la famille n'est pas toujours à la fête : on pense au "familles, je vous hais" d'André Gide, auteur des Nourritures terrestres (1899) et de l'Immoraliste (1902).

    A bientôt !


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  • Le début des années 1900 - l'"Avant-Siècle" - est d'abord marqué philosophiquement et de manière générale par la crise des valeurs qui fragmente les sociétés européennes.

    Il y a certes les tensions politiques (Fachoda en 1898, Maroc en 1905 et 1911, Crise des Balkans...) et les Révolutions scientifiques, qui amenèrent à la Seconde Révolution Industrielle et à l’Ère du Progrès et modifièrent toutes les perspectives sur le monde et l'univers. Mais le monde des arts est aussi bouleversé ! Les premières avant-gardes apparaissent dès cette époque !

    L'art se veut le domaine d'expression de l'anticonformisme. Les jeunes générations se réfugient dans l’irrationalisme, dans cet anticonformisme et surtout dans l'individualisme. c'est l'époque des dandy, des début de la littérature de S-F, du Symbolisme qui repense la littérature.

    Prenons l'exemple de Vienne ! Le "malaise de la civilisation" (Sigmund Freud) favorise chez les "Jeunes" l'autocritique, l'auto- analyse voire même l’auto-dépréciation et la haine de soi.

    En France, les artistes, victime de la "mort de Dieu" et tiraillés entre l"'impossibilité de croire" et la "nostalgie de croire" rompent avec le positivisme, le naturalisme pour se complaire dans le symbolisme et le nihilisme. C'est une sorte de spleen néo-romantique qui prend toute une génération en quête d'idéal. Les paradis artificiels sont à la mode : l'absinthe, la morphine, l'opium.

    Les arts vont connaitre inévitablement des évolutions dans ce contexte. De nouveaux supports vont même apparaitre comme le cinéma des Frères Lumière en 1895 avec 33 spectateurs pour la première séance au Grand Café le 28 décembre de cette année. On projette L'arrivée d'un train en gare de la Ciotat et Le Déjeuner de bébé. Cette invention est le prolongement du phonoscope de Georges Demeny, du kinetoscope de Thomas Edison... Mais Louis et Auguste Lumière ont une vraie volonté de séduire le public avec ces images en mouvement. Dans le même temps, Bergson réfléchit sur le temps, le mouvement, l'immobilité et la perception. Au départ, les salles de cinéma sont des cafés ou des théâtres. Bien vite apparaissent les premiers metteurs en scène : Méliès, Zecca, Feuillade...

    La création musicale vit aussi de profondes transformations qui aboutissent à une écriture nouvelle. A l'opposé d'un Wagner, il y a le dépouillement d'un Erik Satie. Le principe tonal, vieux de trois siècle, est abandonné par la plupart des musiciens.

    Claude Debussy, par exemple, montre une extraordinaire capacité à innover, mêlant plusieurs types de musiques dont des influences exotiques (Le Prélude à l'après-midi d'un faune, La Mer...). Les mélodies de cet artistes sont à mi-chemin entre la déclamation e tle chant rompant avec la tradition du bel canto italien. Les milieux littéraires et les salons parisiens sont séduits par le "Prince des ténèbres".

    Igor Stravinski, lui, déclenche le scandale avec sa nouveauté musicale, Le Sacre du printemps, qui signifie le glas de l'harmonie "classique" : nouveauté des combinaisons instrumentales, rythmiques déstabilisantes, rupture dans la métrique. Cette musique est proprement anti-wagnerienne.

    Arnold Schönberg heurte de même de plein front les "traditionnalistes"  et sa musique marque encore une importante rupture : l'atonalité entend relier la mélodie et l'harmonie. C'est l'Ecole de Vienne (Schonberg, von Webern, Berg) qui est à l'origine de la !musique dite "contemporaine".

    Voilà pour aujourd'hui ! Un prochain billet sera consacré à lui seul à la peinture (on parlera des impressionnistes, du fauvisme, du cubisme, etc...). Je vous laisse assimiler ces informations et vous dit...

    ... A bientôt !

    PS : Et je cite ma source : ma culture personnelle ainsi que le livre de Marc Nouschi; Le XXème siècle; Armand Colin (P. 30 - 37).


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  • Au sortir de la Grande Guerre, l'Europe est traumatisée ! Le total des tués s'élève en effet à plus de 8 millions de morts, pour l'essentiel des Européens mais aussi des milliers de victimes venues des colonies et les 50000 tués au combat de l'armée américaine.

    Ce niveau impressionnant de pertes est confirmé par l'étude par pays. Ainsi, l'Allemagne compte 2 millions de tués996800476_small.jpg sur 65 millions d'habitants, 1,5 millions sur les 50 millions d'habitants de l'Autriche- Hongrie, 1,4 millions sur 40 millions pour la France, 750000 tués pour le Royaume-Uni sur 45 millions, Irlande comprise. On voit avec ces chiffres que les pertes sont inégales. La France est ainsi parmi les plus touchées avec 10% des hommes adultes tués. La Serbie, pays de bien plus petite taille, est aussi durement éprouvée.

    A ces morts, il faut ajouter le nombre des blessés, des invalides de guerre, avec en particulier le cas très impressionnant des touchés à la face ou "gueules cassés". Il y a des amputés, des gazés, les aveugles de guerre. En France, plus de 300000 hommes sont invalides à 50 % ou plus. Ces victimes de guerres, ces anciens combattants sont très visibles dans tous les pays concernés par le conflit, notamment lors des commémorations. Ils s'organisent par ailleurs en associations qui défendent leurs intérêts. Après guerre, il y a une relance du nationalisme dans toute l'Europe.

    A ces victimes militaires, il faut ajouter les veuves et les orphelins de guerre (En France : 600000 veuves dont les "veuves blanches" dont le fiancé a été tué et 700000 orphelins de guerre). Nombres de ruraux ont perdu les fils qui auraient pu reprendre l'exploitation agricole et subvenir à leurs vieux jours.

    La surmortalité des civils est discuté par les historiens. Il y a eu des exactions -mais certes moins qu'il n'y en aura durant la Seconde Guerre mondiale. Il y a le génocide arménien en 1915, massacres de très grande ampleur organisés par les autorités ottomanes envers les Arméniens accusés d'aider l'envahisseur russe. Les Austro-hongrois se rendent également coupables d'exactions envers les civils serbes (viols, meurtres, déportations). A l'Ouest, si les meurtres se constatent en moins grand nombre, les militaires allemands se rendent coupables de travail forcé à l'égard des populations, de viols et de spoliations.

    Enfin, il faut ajouter à ces phénomènes de mortalité, l'épidémie de Grippe Espagnole qui touche l'Europe à la fin de la Guerre et des populations déjà affaiblies.

    Je consacrerais plus tard un autre billet sur les dégâts matériels.

    A bientôt !


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  • Dans Le Petit Journal du 8 août 1909, Ernest Laut écrit : "Blériot atterrit sur la falaise de Douvres". Louis Blériot, pionnier de l'aviation naissante, vient en effet de réaliser un véritable exploit au terme d'une compétition qui l'opposa à Hubert Latham.

    1909-8-aout-Le-Petit-Journal-Bleriot-traverse-la-manche-en-.jpgLouis Blériot est né à Cambrai en 1872. Il va contribuer tout au long de sa vie au développement de l'aéronautique dans le monde entier. C'est un aviateur mais aussi un ingénieur et un industriel français. Diplômé de l’École centrale, il travaille quelques temps dans l'industrie automobile avant de se tourner vers l'aviation. Il est le premier à détenir un brevet de pilote. En 1905, après s'être associé un temps avec Gabriel Voisin, il commence à construire ses propres monoplans (deux ailes, un fuselage entoilé, des gouvernes arrières et un moteur Antoinette de 25 ch.).

    L'ingénieur Blériot effectue un premier vol concluant en octobre 1908 au dessus de la Beauce où il parcourt environs 7 kilomètres à 20 mètres au dessus des marguerites. Cependant, il ne bat pas le record de Farman de 27 kilomètres ! Blériot est alors qualifié de "l'homme qui tombe toujours". Ce surnom le quitte après son exploit au dessus de la Manche.

    Le quotidien britannique Daily Mail offre une récompense de 1000 livres à l'aviateur qui parviendra à rallier l'Angleterre depuis le continent, le vol devant être effectué de jour et l'appareil ne devant à aucun moment toucher l'eau !

    Hubert Latham, qui pilote son biplan Antoinette IV, relève le défi le 19 juillet 1909 mais une panne de moteur survient et l'avion est précipité dans la mer. Latham est secouru de justesse par le torpilleur Harpon qui l'escortait !

    L'aviateur Blériot est alors au bord de la faillite et tente de jouer son va-tout. Il se lance le 25 juillet 1909 à 4 heures 41 du matin, malgré un temps nuageux et une blessure à la jambe, dans sa périlleuse entreprise à bord du Blériot XI doté d'un moteur Anzani de 3 cylindres et d'une puissance de 25 ch. La suite, on la connait : il atterrit sans encombres à Douvres.

    Outre le prix du Daily Mail, l'Etat français lui passe une commande de cent avions. Durant la Grande Guerre, l'usine de Blériot fournira plus de dix mille appareils dont le célèbre SPAD. Après la guerre, Blériot construit aussi des motocycles et crée une compagnie aérienne d'avions commerciaux.

    A bientôt !


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  • Le 8 août 1788, devant une situation financière désastreuse, Louis XVI se décide à convoquer les Etats généraux pour l'année suivante. Cette assemblée ne s'était pas réunis depuis 1614.

    Les dernières récoltes ont été mauvaises. La monarchie s'est endettée notamment à cause de la Guerre d'Indépendance Américaine. Des émeutes se multiplient en province.

    Le roi Louis XVI a tenté de concilier la mise en place de l'administration et les privilèges de l'aristocratie et du clergé. les_etats_generaux.GIFTurgot puis Necker puis Calonne ont voulu des réformes fiscales, réformes qui ont rencontré la résistance des privilégiés, exemptés d'impôts.

    Tout ceci conduit donc à la réunion des Etats généraux le 5 mai 1789 dans la salle des Menus Plaisirs de Versailles. Des cahiers de doléances ont été remplis dans les provinces les mois précédents la convocation des représentants. Il y a les députés de la noblesse, ceux du clergé et ceux du Tiers- état. Les représentants du Tiers-état, la plus grande partie de la population (bourgeois, notables, commerçants, paysans etc) sont aussi nombreux que ces des deux autres ordres mais les votes se font à raison d'une voix par ordre et non par tête comme le réclame le Tiers-état.

    Louis XVI a réunit les États généraux afin de pouvoir lever de nouveaux impôts et, dès le départ, ne prête guère attention aux revendications du Tiers-état en vue d'une société plus égalitaire. En effet, sous "l'Ancien Régime" (nom donné à la Monarchie après la Révolution), l'ascension sociale se fait en fonction des droits alloués à la naissance, par l'achat puis la transmission héréditaire de charges, et non selon les mérites et les talents des uns et des autres.

    Le 17 juin 1789, les députés du Tiers-état se proclament Assemblée Nationale, rejoints par quelques élus de la petite noblesse et du bas-clergé.

    Le 20 juin, ils prêtent serment de ne pas se séparer avant d'avoir donné au pays une constitution : c'est le serment du Jeu de Paume.

    Le 23 juin, ils bravent le Roi et refusent de se disperser à son injonction. Mirabeau aura cette phrase célèbre :" Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous ne sortirons que par la force des baïonnettes."

    Début juillet, les évènements se précipitent; Necker est renvoyé, ce qui provoque la colère dans le pays. Camille Desmoulins harangue le peuple de Paris et le 14 juillet 1789, les gens de la capitale prennent la Bastille.

    La Révolution, de juridique, est devenue populaire. Elle est désormais en marche !


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  • Continuons notre série de billets sur la Seconde Guerre mondiale !

    Dans la première moitié du XXème siècle, le Japon est l'unique nation de culture non occidentale à s'être résolument modernisé aussi bien socialement qu'économiquement.

    Dès lors, ce pays rêve lui aussi d'avoir son propre empire.

    La Chine voisine était déjà soumise à l'autorité des Britanniques, des Français et des Russes. Le Japon va aussi prendre sa part du gâteau chinois en mettant la main sur Taïwan et la  Corée en les incorporant à son empire respectivement en 1895 et 1910.

    En 1904, le Japon entre en guerre contre la Russie au sujet de la Mandchourie. C'est une victoire du Japon. C'est à ce moment que nait l'idée du "péril jaune" (que l'on retrouve notamment dans les histoires de Fu Manchu par Sax Rohmer).

    Au cours de la Première Guerre mondiale, le Japon combat au côté de l'Entente, ce qui lui permet à la fin du conflit de mettre la main sur les iles possessions allemandes dans le Pacifique.

    Mais en 1912, le régime impérial chinois sombre et la nouvelle République chinoise est proclamée. Le pays se désagrège aux mains des seigneurs de la guerre. Le Kuomintang, parti nationaliste chinois combat ces seigneurs de la guerre et reçoit à partir de 1923 le soutien de l'URSS. Les Soviétiques espèrent que la Chine deviendra la deuxième nation communiste mais en 1927, Tchiang Kai-chek, le nouveau dirigeant du Kuomintang rompt avec les partis communistes locaux.

    Commence alors l'opposition armée entre les forces de Tchiang Kai-chek et celle de Mao Tsé-toung. Lire à ce sujet La Condition humaine d'André Malraux et regarder le film Le dernier Empereur de Bernardo Bertolucci.

    Le Japon va profiter de ces dissensions pour envahir l'Empire du Milieu. La crise de 1929 a fermé des débouchés économiques aux industriels japonais et, de plus, la population de l'Empire du Soleil Levant n'a cessé de croitre.

    Les Japonais envahissent la Mandchourie en 1931 et créent un état fantoche, le Mandchoukouo, dirigé par un de leur pantin, l'empereur Xuantong, connu des Occidentaux sous le nom de Puyi.

    En 1932, les Japonais attaquent la ville de Shanghai sans succès mais l'année suivante, ils occupent la province chinoise de Jehol située entre la Mandchourie et Pékin. La déconfiture chinoise s'explique en partie par la guerre civile.

    En 1933, la société des Nations condamne l'invasion japonaise. Dès lors, le Japon quitte la SDN et se rapproche de l'Allemagne en signant le pacte anti-Komintern en 1936.

    A partir de 1933, en créant l'état satellite du Mandchoukouo, le Japon espérait obtenir l'appui du Kuomintang contre les communistes mais c'est le contraire qui se produisit. Communistes et nationalistes chinois vont s'allier contre les Japonais dès 1937.

    Après "l'accident du pont Marco-Polo", le conflit reprend. L'armée japonaise est mieux équipée et plus instruite et disciplinée. Elle va occuper d'immenses territoires au nord-est de la Chine, prendre les ports par des opérations amphibies et se livrer à des exactions sur les civils.

    Mais les campagnes restent le lieu d'une intense guérilla contre les forces japonaises. La Chine va recevoir un fort soutien international : le Royaume-Uni, la France, les États-Unis, et la Russie se lancent dans une politique prochinoise. L'URSS se rend maitre du Turkestant chinois et le Royaume-Uni occupe le Tibet. Les États-Unis envoient des armes modernes et des volontaires .

    En août 1937, l'URSS signe un pacte avec Tchang Kai-chek avant de faire parvenir  à son tour de grandes quantités de matériel militaire. Le Royaume-Uni et la France, eux, sont trop occupées avec la question allemande.

    En 1938, les Japonais occupent Canton et essaient de briser les alliances qu'ont liées les Chinois. Entre juillet et août 1938, les troupes nippones et soviétiques s'embourbent dans des combats dans la zone frontalière entre la province maritime russe et les possessions japonaises de Corée et de Mandchourie. Les Japonais n'en sortent pas victorieux. D'autres accrochages plus violents ont lieu près de la République de Mongolie, satellite de l'URSS : "l'accident de Nomonhan" de mai à août 1939. Les Japonais ne s'attendaient pas à ce que l'armée soviétique se montra si forte malgré les purges opérées par Staline.

    Dès lors, l'alliance avec le IIIème Reich devenait une nécessité...


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  • L'humiliation ressentie par l'Allemagne suite au Traité de Versailles, la crise des années 30, vont permettre aux extrémistes d'extrème-droite d'accéder aux responsabilités et conduire l'Europe à la catastrophe.

    A l'origine, il y a la vision folle  et les débordements antisémites d'un homme : Adolf Hitler.

    Adolf Hitler est né dans une petite ville de Haute-Autriche, Braunau am Inn, le 20 avril 1889.

    Le jeune Adolf, se destinait comme son père à entrer dans la carrière de fonctionnaire d'état mais à la mort de celui-ci, il abandonne ses études pour suivre des cours de dessin. Il ne fut cependant pas admis à l'Académie des beaux-arts, échouant à l'examen d'entrée.

    A partir de 1907 et la mort de sa mère, il s'installe à Vienne et vit en vendant des aquarelles aux touristes et en dormant dans une auberge pour indigents.

    La Première Guerre Mondiale survint et il s'engage comme volontaire dans l'armée bavaroise et obtient le grade de caporal.  Il combattit vaillamment, fut blessé au cours d'une attaque au gaz puis décoré de la Croix de fer.

    A sa sortie de l’hôpital, il devient informateur infiltré dans les groupuscules politiques et paramilitaires. Il entre ainsi en contact en 1919 avec le DAP (Parti des Travailleurs allemands). Il en devient membre et en prend la tête en 1921, attiré par ses idées.. Il change son nom en NSDAP (Nationalsozialistiche Deutsche Arbeiterpartei). C'est la naissance du parti nazi.

    En novembre 1923, Hitler et les siens tentent un putsch, le putsch de la brasserie ou putsch de Munich qui échoue et Hitler est arrêté et incarcéré à la prison de Landsberg pendant 14 mois. C'est durant cette période qu'il rédige Mein Kampf, brûlot antisémite où il expose notamment sa théorie de l'espace vital.. Il bénéficie d'une amnistie en 1924.

    C'est alors qu'il décide d'accéder au pouvoir par des moyens légaux, c'est à dire par la voix des urnes. il réorganise le parti et commence à obtenir des résultats aux élections. Après la Crise de 1929, le NSDAP devient le premier parti d'Allemagne.

    Hitler est nommé chancelier le 30 janvier 1933 par le président Hindenburg, après avoir remporté les élections. Il interdit le parti communiste et les syndicats, restructure le Parlement pour que le NSDAP y obtienne la majorité absolue puis établit une dictature du parti unique.

    En 1935, il amorce le réarmement de l'Allemagne, réinstaure le service militaire, présente une armée et une marine puissante ainsi que l'armée de l'air, la Luftwaffe. Tout ceci est évidemment effectué dans le mépris du Traité de Versailles.

    Les jeux olympiques de Berlin de 1936 montrent une Allemagne glorieuse et cache l'envers du décor, la mise en place des persécutions contre les minorités notamment les Juifs et la création de camps de concentration.

    A la mort d'Hindenburg en 1934, Hitler prend le titre de Führer et détient tous les rênes du pouvoir.

    En 1937, il effectue une purge au sein des forces armées et s'autoproclame commandant en chef des armées.

    Puis en 1938, c'est le début de l'escalade, après l'occupation de la Rhénanie, il annexe l'Autriche et la régions des Sudètes. Les autres pays d'Europe n'ont pas su faire alors preuve de la fermeté nécessaire pour arrêter le dictateur. Ce sera bientôt la guerre !


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  • De nos jours, l'informatique est partout. Dans les ordinateurs, dans les téléphones portables, sur les i-pod.... Le développement d'internet, projet universitaire des années 1970, a été une surprise. De multiples fichiers voient le jour, bases de données, jeux en réseaux, cinéma en images de synthèses, supercalculateur... Et que nous réserve l'avenir?

    Quand j'avais dix ans, ce n'était que le temps des Z-80 et des Oric 1 Atmos aux capacités risibles aujourd"hui.

     

    Voici un rapide panorama de ces évolutions depuis la "préhistoire" de la discipline jusqu'à nos jours.

     

    1642 : Blaise Pascal, le philosophe et mathématicien, met au point la Pascaline,qui pouvait traiter les additions et les soustractions. Elle est souvent considérée comme la première machine à calculer de l'histoire.

     

    1679 : Leibniz découvre et met au point une arithmétique. Il invente aussi en 1694 une machine à calculer dérivée de la Pascaline mais capable de traiter les multiplications et divisions.

     

    1720 : Falcon construit le premier métier à tisser utilisant les cartes perforées pour fonctionner.

     

    1820 : Charles-Xavier Thomas de Colmar invente l'arithmométrie sur la base de la machine de Leibniz. Comme c'est un engin pratique à utiliser et portable, la machine remporta un grand succès. Plus de 1500 exemplaires en seront vendus en 30 ans. La machine obtint la médaille d'or de l'Exposition de Paris en 1855.

     

    1833 : Charles Babbage imagine et tente de réaliser une machine à différences puis une machine analytique qui contient les concepts de ce que sera l'ordinateur moderne : unité de calcul, mémoire, registre et entrée des données par carte perforée. Babbage, bien trop perfectionniste, ne pourra jamais mener à bien ces réalisations.

     

    1840 : Collaboratrice de Babbage (et fille de Lord Byron), Ada Lovelace, mathématicienne, définit le principe des itérations successives dans l'exécution d'une opération. Elle nomme le processus logique d'exécution d'un programme : algorithme.

     

    1854 : Boole publie un ouvrage dans lequel il démontre que tout processus logique peut être décomposé en une suite d'opérations logiques (ET, OU, NON) appliquées sur deux états (ZERO-UN, OUI-NON, VRAI-FAUX, OUVERT-FERME).

     

    1937 : Alan M. Turing publie un document sur les nombres calculables. Il résolvait des problèmes mathématiques en utilisant une sorte d'ordinateur logique très simple appelé depuis Machine de Turing : une bande de papier comportant des cases, des pions à mettre sur ces cases, un trombone pointant sur la case courante et un tableau d'instructions conditionnelles à réaliser. Turing contribua au déchiffrement des codes nazi durant la Seconde Guerre Mondiale.

     

    1945 : John Von Neuman publie le premier rapport décrivant ce que devrait être un ordinateur à programme enregistré qu'il appelle l'EDVAC (Electronic Discrete Variable Automatic Computer).

     

    1946 : Création de l'ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer). eniac

    La programmation de ce calculateur s'effectue en recablant entre eux, ses différents éléments. Composé de 19000 tubes, il pèse 30 tonnes, occupe une surface de 72 m2 et consomme 140 kilowatts. Horloge : 100 KHz. Vitesse : environ 330 multiplications par seconde.

    Les tubes sont alors l'équivalent des transistors. Dès lors la machine tombe en panne lorsqu'un insecte rentre dans un tube. De là vient l'expression "il y a un bug".

     

    Décembre 1947 : Invention du transistor dans les laboratoires de Bell Telephone.

     

    1951 : Mise au point du tambour de masse magnétique ERA 1101. Il s'agit de la première mémoire de masse. Capacité : 1 Mo

     

    Novembre 1971 : Intel met en vente le premier microprocesseur : l’Intel 4004,

    Processeur 4 bits tournant à 108 KHz, permet d'adresser 640 octets de mémoire, 60000 instructions par seconde, 2300 transistors en technologie 10 microns, prix : 200 US $

     

    Avril 1980 : La société Française Lambda Systèmes commercialise le Victor Lambda au prix de 4000 F. Il est équipé d'un microprocesseur Intel 8080A à 4 Mhz, de 2 Ko de Rom, de 16 Ko de Ram et d'un lecteur de cassettes intégré. Il a pour particularité d'afficher du texte et des graphiques assez grossiers : texte en 12 lignes sur 17 colonnes et graphiques en 113x77 pixels

     

    Février 1982 : Intel lance son nouveau processeur 16 bits tournant à 6 MHz : le 80286. Il comporte 134000 transistors, développe une puissance de 0.9 MIPS, est capable d'adresser 16 Mo de mémoire et est vendu 360 $.

     

    Juin 1982 : Sony présente un prototype du premier lecteur de disquettes 3"1/2.

     

    Août 1982 : Microsoft commercialise un logiciel tableur Multiplan

     

    Mars 1983 : IBM commercialise son IBM PC XT équipé d'un disque dur de 10 Mo et d'un port série pour le prix de 5000 $. Il tourne sous MS/DOS 2.0 qui amène le support des disques dur jusqu'à 10 Mo, les disquettes de 360 Ko et la notion d'arborescence de répertoires sur le disque dur ou les disquettes.

     

    Janvier 1984 : Sortie de l'Apple Macintosh. Processeur 68000 tournant à 8 MHz, de 128 Ko de Ram, 64 Ko de Rom, d'un lecteur de disquettes 3"1/2 400 Ko, d'une souris et d'un écran noir et blanc intégré 9" d'une résolution de 512x384 pixels. Il s’utilise entièrement à la souris grâce à son interface graphique.

     

    Par la suite, les évolutions se sont encore accélérées. Les débuts de l'internet grand public datent de 1991.

     

    A bientôt !


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  • Bonjour à tous !
    Je commence avec ce billet une longue série sur la Seconde Guerre Mondiale qui sera complétée ultérieurement par d'autres billets sur des points plus précis.

    Les causes de la Seconde Guerre Mondiale sont peut-être à rechercher dans le réglement de la Grande Guerre. Le Traité de Versailles n'apporte véritablement aucune solution et laisse les puissances centrales vaincues dans une situation qu'elles jugent humiliante.

    L'Empire Allemand, l'Empire Austro-hongrois alliés à l'Empire Ottoman et à la Bulgarie sont jugés responsables du confflit et largement démantelés. L'Allemagne voit le départ de Guillaume II et l'avénement de la bien fragile République de Weimar, son empire colonial est confisqué.

    L'armistice est, rappelons le, signée le 11 novembre 1918. L'Allemagne capitule alors que les combats ne se déroulent même pas sur son sol.

    Les "Quatorze Points" proposés par le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson devaient constituer la base des accords de paix, sans diktats unilatéraux. Mais la réalité fut autre!

    La carte de l'Europe fut redessinée. Par ailleurs, l'Empire russe avait disparu en 1917 dasn une révolution. De nouveaux états furent crées, ce qui entraina des problèmes de frontières mettant en jeu des minorités ethniques.

    Les pays vainqueurs étaient la France, l'Angleterre et la Russie. Le Japon et l'Italie avaient fait partie de l'Entente et se jugèrent désavantagés par les clauses du Traité de Versailles. Ils s'estimaient en droit de recevoir bien davantage. Ce mécontentement devait porter Mussolini au pouvoir en Italie
    Le Japon, pour sa part, voulait que la toute nouvelle Société des Nations inclut une clause sur l'égalité raciale mais n'obtint pas gain de cause.

    Par la suite, en Allemagne, au cours des années 20, une bonne partie de la population nourrissait des pensées revanchardes. Le pays ne parvenait pas à rembourser les dettes de guerre que l'on exigeait de lui et la situation économique devint rapidement impossible. Ce fait devait être aggravé par la crise de 1929.

    Par ailleurs, la Grande Guerre avait creusé la pyramide des ages. Il y avait de nombreux morts et blessés et la foi dans le progrès qui jusque là avait prévalue était ébranlée.

    Dans ce contexte, un homme, Adolf Hitler, devait profiter du mécontentement national qui avait cours en Allemagne pour accéder au pouvoir.

    A bientôt !


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