• L'Empire des anges - Bernard WerberL'Empire des anges est la suite directe du roman de Bernard Werber, Les Thanatonautes et donc le deuxième tome de la duologie du Cycle des anges.

    On y retrouve le personnage de Michael Pinson qui explorait précédemment le continent des morts et a trouvé la sienne dans un accident d'avion à la fin du volume précédent. Dans L"Empire des anges, le héros se retrouve en quelque sorte "réincarné" sous la forme d'un ange !

    On retrouve dans ce roman l'idée d'"ange-gardien" puisque Michael se voit confier la destinée de plusieurs humains qu'il va devoir guider ! Ces humains sont au nombre de trois : Venus, une actrice américaine sujette aux migraines, Igor, un soldat russe roi du poker et Jacques, un angoissé chronique. Son mentor, Edmond Wells, a bien expliqué les règles du jeu à Michael et celui-ci devra exaucer tous les vœux de ses protégés, aussi aberrants soient-ils !

    En soi, suivre la destinée, de ces trois humains, avec toutes les péripéties d'une vie est assez passionnant ! Werber recyclera cette idée dans le cycle suivant, le Cycle des dieux, où Michael Pinson se verra confier les rênes de toute une civilisation ! Ça a quelques côtés, Les Sims en réalité, jeu sorti à la même époque il me semble et qui a peut-être inspiré notre auteur ?

    Le roman pose aussi la question : "Y- a-t'il des paradis extraterrestres ?".

    Werber évite soigneusement de nous livrer ses croyances personnelles et se base sur un tas de mythologies et religion, notamment celles qui reposent sur l'idée de réincarnations et/ou de tribunal des âmes ! On pense au Bouddhisme où à l'ancienne religion égyptienne ! Le but dans le roman étant là encore de sortir de ce cycle des réincarnations, en se perfectionnant, et d'atteindre à la Béatitude !

    C'est au final du bon Werber ! J'ai lu ce roman il y a presque une décennie et me rappelle l'avoir lu assez rapidement, pris par l'intrigue ! En fait, cela se lit même trop vite et on en redemande !

    Je vous donne rendez-vous pour une analyse du Cycle des dieux !

    A bientôt !


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  • Le destin de l'homme est irrépressiblement lié à la Terre ! Nous n'avons que cette petite Planète Bleue comme foyer et nous la mettons en danger avec le réchauffement climatique et la Sixième Extinction ! Alors le salut est-il de partir pour les étoiles ?

    Tel est le thème du Papillon des étoiles, roman de Bernard Werber paru en 2006. Le récit est celui d'une colonisation de l'espace par l'humanité ! Un thème qui a été maintes fois exploré  - par moi-même dans une de mes nouvelles de même ! Le traitement de Werber ne brille pas par son originalité et c'est sans doute pour cette raison que j'ai lâché cet auteur par la suite - surtout après la déception que fut pour moi la fin du Cycle des Dieux !

    Yves Kramer est un responsable de l'Agence spatiale qui, dégouté par les tendances autodestructrices de l'humanité, décide de construire un voilier solaire ! Il s'agit pour une partie de gens triés sur le volet de fuir une planète vouée à la destruction en partant pour les étoiles !

    Mais très vite, le projet Dernier Espoir rencontre l'hostilité ! De la part des politiques, des religieux et d'une grande partie de la population qui se sent exclue du projet !

    Le roman s'articule en trois parties : les préparatifs en sont le premier mouvement puis c'est el voyage dans l'espace ! Le Papillon des étoiles est gigantesque et embarque le chiffre biblique de 144000 individus  (référence aux Elus après l'Apocalypse !). Très vite, les embarqués modifient l'environnement du vaisseau en créant montagnes, vallées et lacs ! Mais un premier crime a lieu et on doit se résoudre à renoncer à cette utopie en créant des tribunaux ! Enfin, une certaine Satine décide, à la tête d'un groupe, de se rebeller et d'utiliser le Moucheron pour retourner sur Terre !

    Le millénaire suivant à bord de l'arche n'est que guerres et violences et des 144000 voyageurs, on ne compte que six survivants !

    La troisième partie est l'arrivée sur un nouveau monde et là, Werber nous refait le coup du mythe d'Adam, Lilith et Eve ! La boucle est bouclée !

    Voilà ! Que dire de ce livre ? C'est divertissant mais sans surprise ! Quand comme moi, on lit beaucoup, on est en droit d'attendre un peu plus de la littérature ! Pour moi, Werber est plus un journaliste scientifique vulgarisateur qu'un auteur de génie - certes il a de l'inventivité mais son style, pitié !

    Au rayon scientifique, Werber relaie aussi ici les théories de la panspermie - où une des origines possibles de la vie sur Terre !

    A bientôt !


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  • World of Warcraft  est devenu un élément incontournable de la pop-culture qui s'est en plus pérennisé ! C'est bien World of Warcraft - Chroniques - Tome 1sûr le succès jamais démenti depuis 2004 du MMORPG - mais avant cela la révolution du jeu RTS avec la série des Warcraft !

    Il fallait à un moment une Bible pour cet univers, un ouvrage qui synthétise - sans forcément résumer - tout le "lore", les légendes, les mythes, les événements de ce monde d'héroic-fantasy qui n'a cessé de s'enrichir ! Ce bel ouvrage, c'est le magnifique World of Warcraft - Chroniques - qui est prévu pour se décliner en trois volumes - gageons qu'il y en aura davantage !

    Je ne vais pas ici vous faire une de mes "Chroniques de WoW" en forme de compte-rendu de mes sessions du MMORPG car ne peux plus jouer à ce jeu depuis au moins 2 ans car suis passé sous Linux ! Je vais donc vous parler de World of Warcraft - Chroniques - Volume 1, dans les grandes lignes car avait aussi commencé mes nouvelles "Chroniques de WoW" en détaillant le lore d'après cet ouvrage ! Ici, ce sera un survol général que je vous  proposerais !

    Le Volume 1 fait dans les 160 pages, avec un texte aligné dans une présentation sobre et efficace, entrecoupé toutes les 4 ou 5 pages d'une grande illustration pleine page !

    On commence avec la naissance de l'Univers, les Titans et la Création ! Mais il y aura bien vite un ver dans le fruit et les mondes sont l'enjeu de guerres entre l'Ordre et le Chaos, entre la Lumière et le Vide ! Un Titan, Sargeras, va combattre les démons de la Ténèbre de l'Au-Delà puis être corrompu à son tour et crée la Légion ardente organisant ces démons ! Dans ce cadre, Azeroth est un monde clé car il renferme l'embryon d'un Titan très puissant qui ne doit pas tomber entre les mains des forces du Vide ! Sargeras n'aura alors de cesse de tenter de détruire Azeroth !

    Le premier chapitre se nomme "Mythe" et parle des forces primordiales, Titans en tête ! Le deuxième chapitre s'intitule lui "Azeroth Primordiale" et concerne les premières entités régnantes sur ce monde, les Dieux Très Anciens, N'Zoth, C'Thun, Y'Shaarj, et Yogg-Saron - ce qui confère une touche lovecraftienne à l'ensemble, mais il est aussi question des Élémentaires ! Tout ce monde se livre donc la guerre sur une planète à l'unique continent alors !

    Les Titans vont alors forger des émissaires pour purifier ce monde capital pour eux - à cause du Titan qu dort en son sein ! Ils créeront alors les Forgés par les Titans qui vont à leur tour donner tout une ensemble de serviteurs et de races ! des moments méconnus de l'histoire d'Azeroth des premiers temps !

    Le chapitre  III s'attarde sur l'"Ancienne Kalimdor" ! A ce stade, pas encore d'humains, mais des empires trolls et/puis elfes ! Tout cela côtoie les Pandarens et les Mantides et autres insectoïdes... Parmi les épisodes important, l'avènement du Roi-Tonnerre !

    Mais un cataclysme se profile, une partie des trolls se métamorphose en elfes de la nuit au contact du Puit d’Éternité au centre du monde ! La Légion Ardente tente alors une première invasion d'Azeroth attirée sur ce monde par l'addiction à la magie de ces elfes de la nuit ! Ce sera la Guerre des Anciens qui verra la destruction du Puit d’Éternité et la fragmentation de l'unique continent en un ensemble disséminé de plus petits continents  !

    S'ouvre alors l'ultime et dernier chapitre de ce tome 1 - le chapitre IV : 'Un Nouveau Monde" - dernier chapitre de ce tome mais pas du lore de World of Warcraft car on s'arrête bien avant "la Porte des Ténèbres" et les événements de Warcraft : Orcs & Humans ! Il n'est pas non plus question de Draenor, la patrie de la futur Horde des Orcs - tout cela ce sera pour le Volume 2 qui traite de la corruption des Orcs par Gul'dan et de la Première et Seconde Guerres !

    Dans ce chapitre IV, on parle alors des elfes du soleil, des vestiges des empires troll, des gnomes, des nains, de la constitution du premier Royaume humain, Arathor, et ses villes, Strom, Alterac, Dalaran, Gilneas, Lordaeron et Hurlevent qui vont faire sécession ! On termine via le Conseil de Tirisfal sur l'évocation d'Aegwynn la Gardienne, ce qui nous conduit à son fils, Medivh, le "Dernier Gardien", porte ouverte pour Sargeras et la Légion ardente !

    Un très bel ouvrage donc, signé par Chris Metzen, Matt Burns et Robert Brooks, illustré par Peter C. Lee et Joseph Lacroix !

    A un de ces jours pour le Volume 2 qui est déjà en ma possession et est encore plus épais !


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  • Les Thnatonautes - Bernard WerberBernard Werber est un auteur populaire, une sorte de "Jules Verne contemporain", connu pour ses romans à succès ancrés dans la vulgarisation scientifique. Il est connu pour ses cycles de récits, principalement la Trilogie des Fourmis où beaucoup n'ont vu, à tort, qu'un simple récit entomologique alors qu'il s'agit d'un récit plus philosophique !

    Les Thanatonautes fait partie d'une duologie - avec L'Empire des Anges - suivie plus tard par la Trilogie des Dieux. Un Thanatonautes est étymologiquement un "navigateur de la mort" - un explorateur d'un continent inconnu et terrifiant ! Ce roman est sorti en 1994, partiellement rédigé en "écriture automatique", confesse Werber - et s'inscrit dans une tradition ouverte 4 ans plus tôt, en 1990, par le film L'Expérience Interdite - avec une Julia Robert débutante - et qui nous montrait des étudiants en médecine se plongeant en état de mort simulée pour découvrir ce qu'il y a au-delà !

    Évidemment, ce genre de protocole n'est pas sans risque ! Dans le roman de Werber, on va avoir trois temps ! Le temps des bricoleurs, le temps des pionniers et le temps des professionnels  - d'où Werber à tiré les titres des trois adaptations en BD de son roman, parues entre 2011 et 2013 !

    On va voir une foule de personnages se presser dans Les Thanatonautes qui vont petit à petit repousser les limites et découvrir de nouveaux territoires ! Il y a Michael Pinson, le protagoniste central, Raoul Razorbak, Amandine Ballus, Felix Kerboz, Rose Solal, Freddy Meyer, le vieux de la montagne (si cher à Assassin's Creed) et d'autres !

    Michael Pinson découvre la mort très tôt et elle l'intrigue. Il va faire des études de médecine et va étudier l'hibernation des marmottes avec Raoul Razorbak. Un événement survient lorsque le président français Lucinder vit une EMI (Expérience de Mort Imminente) et décide alors ensuite de financer la recherche sur les NDE (Near-Death Experience - vous savez la lumière au bout du tunnel !). Le roman traite donc d'un sujet on ne peut plus sérieux, "vitale", et plutôt déconsidéré !

    La thanatonautique va exiger son tribut de vivants et un scandale éclate. Néanmoins une cartographie sommaire du  "continent des morts" est établie ! Je vous renvoie au jeu de rôle Wraith : Le Néant - et aux grandes religions, au Phédon de Platon aussi éventuellement !

    Après le territoire bleu, s'étend le territoire noir, celui des ténèbres et de l'angoisse ! Ces territoires ont pour but de vous retenir dans l'au-delà ! Les thanatonautes, le franchir en ayant recours aux pratiques bouddhistes - d'où la spiritualité à "bon marché" des romans de Werber !

    Quoi de plus puissant que l'angoisse, sinon que le plaisir sexuel et charnel ? Derrière le deuxième mur comatique, s'étend en effet le territoire rouge, l'ensemble se trouverait dans Sagittarius A, un trou noir !

    L'opposition va alors apparaître sous le forme d'armées d'ectoplasmes et une guerre des religions va avoir lieu ! Freddy Meyer va constituer une armée ectoplasmique, l'"armée de l'alliance" ! En découleront des règles régissant le paradis.

    Après la zone d'attente des ectoplasmes, s'étend la zone jaune ou la connaissance absolue ("délier son âme de son corps pour contempler la vérité ultime" clame la philosophie antique !). Puis, c'est la zone verte, celle de la Beauté idéale, par delà les Idées - Werber a bien retenu ses cours de philosophie de Terminale !

    Toutefois, ce genre de voyage ne va pas plaire à certaines Autorités supérieures et transcendantes et l'équipe de thanatonautes, comble de l'ironie, meurt, façon Destination finale, dans un crash d'avion et les mémoires des gens concernant cette expérience de thanatonautique sont effacées ! L'Humanité n'est pas encore prête !

    C'est globalement un bon roman d'un auteur qui est tombé ensuite dans la facilité ! A partir du Mystères des dieux et sa conclusion bancale - pas originale en tout cas et où la montagne accouche d'une souris ! - j'ai trouvé moins d'intérêt à le lire ! Y reviendrais peut-être un jour cependant ! De plus Werber a des idées, mais au niveau du style, on voit bien qu'il n'est pas de formation littéraire ! Journalistique à la rigueur !

    A bientôt !


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  • Voilà, je continue à publier sur mes blogs mes anciennes nouvelles - surtout orientées SF et Fantastique ! Mais à vrai dire, il y a eut un "changement de plan" car dans les mois à venir, je mettrais ici moins de textes de ces productions qu'initialement prévu !

    En effet, je suis sur le point de signer un "contrat de publication" avec l'éditeur en ligne EdiLivres et donc un recueil Territoires de l'Imaginaire (Volume 1) va paraître prochainement et sera disponible sur leur site et sur Amazon et qui contiendra une douzaine de nouvelles ! Ils ont donc l'exclusivité de mes nouvelles - que je retire du coup au fur et à mesure d'Inlibroveritas ! Cependant, comme "Cataclysme" ne fait pas partie du contrat...

    Cataclysme - Episode 2

    Résumé de l’Épisode précédent : Dans les cieux de Sol III, l'armada de vaisseaux de l'Imperium Draconis se mets en place pour le combat. Les Greys s'apprêtent à répliquer. L'amiral Tss'enk ne cache pas sa nervosité... Pendant ce temps, l'érudit Tiss'harl scrute l'avenir !

    Le vieil érudit avait travaillé toute la nuit précédente à l’élaboration d’une théorie magique de transmutation des métaux. Son scribe attitré, épuisé par le labeur, s’était endormi sur son pupitre, renversant la bouteille d’encre, dans la salle d’étude. Tiss’harl lui commençait à s’impatienter de ne pas être mis en liaison instantanément avec le responsable de la flotte. Son temps était précieux et il aurait souhaité ne pas avoir a traité avec la guerre. Les érudits de Sol III n’approuvaient pas toujours la politique de l’Empereur. D’un certain point de vue, selon ne dérangerait pas l’Empire si ils venaient à disparaître. Cependant, l’Empereur Rex tenait à profiter le plus longtemps des savoirs magiques.

     

    Sur le pont du Seshenna, le navire amiral de commandement de l’amiral Tss’enk, les opérateurs s’agitaient. Il en était toujours ainsi particulièrement en période de conflit. Une opératrice massive à la crête d’os et aux trois cornes frontale pianotait sur son terminal informatique. Des diagrammes de données stratégiques et tactiques, des rapports d’avaries et de pertes –des escadrons avancés avaient engagé le combat contre des éclaireurs Gris près de Mars et au voisinage de Pluton - s’affichaient en continue sous forme d’hologrammes dans la langue des Sauriens. Une corvette des Gris avait même été abattue au dessus de Pluton et s’était crashée à sa surface. L’amiral Tss’enk jeta un coup d’œil furtif sur les diagrammes et les rapports, tandis que des commis raptors échangeaient des consignes sous ses pieds. Tss’enk se dit que la flotte des Gris semblait s’être dispersée, peut-être le commandant Gris tentait-il une manœuvre de tenaille - ça ne présageait rien de bon- mais peut-être était-ce un leurre. L’amiral détestait la logique pointue des Gris.

     

    Enfin, la communication s’établit. Tss’enk appuya sur un bouton de son gros doigt massif sur l’accoudoir de son trône de commandement qui dominait le pont en hauteur. Aussitôt un hologramme de son interlocuteur apparut.

     

    « Consul Tiss’harl, je me réjoui de vous voir en bonne santé. » dit l’amiral « L’empereur s’inquiète vivement du sort des votres. »

    « Epargnez moi vos condoléances ! » répondit Tiss’harl qui n’aimait pas les militaires et les politiciens et à qui on ne la faisait pas. « Quelle est la situation ? Avons-nous des raisons de nous inquiéter ? »

    « La menace est réel, j’en ai peur » émit Tss’enk d’une voix tendue. « Autrement nous nous ne permettrions pas de gêner votre étude ! »

    Cette remarque fit se plisser les lèvres au coins du bec de Tiss’harl, faciès qui exprimait l’ironie que ressentait le Consul. Toutefois, l’amiral ne le remarqua pas car cette expression fut furtive et déformée par la mauvaise liaison holographique.

    Tss’enk poursuivit. « Nos sondes ont repéré 37 vaisseaux lourds des Gris, des destroyers semble t’il, ainsi que des vaisseaux d’escorte plus léger plus un grand nombre de navettes rapide- sans doute des éclaireurs. »

    « Il n’ y a pas de barges de débarquements ? » demanda Tiss’harl.

    « Il semble que non, hormis celles qui pourraient se trouver dans les soutes des destroyers. Il en faudrait toutefois plus pour lancer une invasion. J’en déduis que ce n’est pas dans leurs intentions. » Répondit Tss’enk, confiant ainsi son analyse sur la question.

    « Si il ne veulent pas débarquer, quel est leur plan d’action alors ? » questionna à nouveau le consul.

    « A mon avis, ils veulent monter un blocus et obtenir un moyen de pression comme ils ont fait sur Gorell IV » dit Tss’enk qui se remémora que l’action sur Gorell IV s’était terminé par un génocide.

    « … Ou peut-être veulent-il nous détruire ! » Songea Tiss’harl.

    Comme si il pouvait lire les pensées de son interlocuteur, l’amiral proclama « La flotte de l’Empereur ne permettra pas que l’on détruise une autre de ses colonies. Je peux vous l’assurer »

     

    Cataclysme - Episode 2

     

                                                                             ***

     

    Quelques révolutions de Sol III plus tard, un message diplomatique parvint sur les persocoms du vaisseau amiral de Tss’enk.

    La délégation des Gris réclamait un sommet pour discuter d’une trêve. Ceci déclencha une vague de transmissions et de pourparler entre les dirigeants et les responsables militaires Sauriens. Comme la situation dégénérait sur de nombreux autres fronts, l’empereur apposa son accord sur un document officiel.

    On allait engager une conférence sur Sol III. Elle devait avoir lieu dans trois cycles.

     

    La conférence qui devait avoir lieu fut bientôt baptisée le Sommet. On espérait y régler bien des problèmes. Du moins les Gris l’espéraient, mais les Sauriens également. Toutefois ces derniers souhaitaient gagner du temps pour sortir de nouveaux vaisseaux et armements de leurs usines.

     

    Les Ptéridraconis allaient être aux premières loges. Il fallait prendre des mesures pour le bon déroulement des négociations. On organisa les dates des réunions, le lieu, quels seraient les intervenants, avec quelle force militaire seraient-ils autorisés à venir.

     

    En parallèle au Sommet, des agitateurs Sauriens ne cessaient de provoquer des troubles. Ils prophétisaient la fin du monde prochaine, clamant partout que le dieu Yig ferait bientôt payer un lourd tribut à l’Imperium qui des millions d’années de cela avait exterminé ses rejetons, le jadis puissant Peuple-Serpent.

     

    Les services de sécurité draconides avaient pris toutes les mesures. Non pas que l’on craignisse un coup fourré de la part des Gris. Mais on redoutait plutôt que les semeurs de troubles et autres prophètes ne soient instrumentés par les Enfants de Yig.

     

    On n’avait plus eu de nouvelles du Peuple-Serpent depuis environs 20000 ans. Ceux-ci avaient fui il y a des éons de cela quand Valusia était tombée sous les effets des bombardements orbitaux et du débarquement des troupes de choc Rex. Les ruines de la Grande Cité de l’Empire Valusia avaient été rasée et les Serpents s’étaient réfugiés sous très profondément sous Terre. Il y avait bien eut au cours des millions d’années qui suivirent des tentatives de leur part de reprendre la planète et de reconstruire Valusia mais ses initiatives avaient toutes échouées. C’était généralement des conflits très localisés et qui duraient sur des millénaires. Les combattants des deux camps, d’une part les Serpents, d’autres part les Sauriens, étant des individus à sang froid, ceci expliquait la durée des conflits car leur métabolisme se ralentissait chaque fois que revenait l’hiver.

     

    Le Peuple-Serpent bâti des cités souterraines quasi inaccessibles depuis la surface et se situant très profondément enfouies près de sources chaudes.

    Ils changèrent alors de tactique.

    Une nouvelle espèce venait de faire son apparition au sein des Sauriens et ce fut cette espèce qui se fit confier la gestion de la troisième planète du système de Sol III. Les Pteridraconis devinrent de bons administrateurs.

    Puis, alors que 30 millions d’années se furent écoulées, que des espèces de dinosaures avaient disparu, d’autres évolué sur Sol III, une nouvelle variété de végétale fit son apparition : la Fleur à Nectar. Les Pteridraconis ne tardèrent pas – au bout de 15000 ans – à en découvrir les propriétés analgésiques et planantes. Ce qu’ils ignoraient alors, c’est que cette plante fut crée dans les profondeurs de leur cavernes par le Peuple-Serpent qui espérait bien que leur ennemis Saurien en deviendrait dépendants.

     

    Ce fut ce qui se produisit, la production de Fleur à Nectar fut organisée dans de vastes champs de récolte. Elle connu un bond phénoménale et sa consommation également. Des navettes vinrent même en exporter vers d’autres planète de l’Imperium, d’abord légalement puis en contrebande quand on s’aperçut que la Fleur à Nectar avait des effets plus pernicieux sur les autres espèces de Sauriens notamment les Rex qu’elle n’en avait sur les Pteridraconis, chez qui elle stimulait la créativité. Après une longue ivresse, les Rex qui en avaient absorbés, connaissaient des crises de violences. C’est ainsi qu’un cousin de l’empereur de l’époque, massacra toute sa famille et ses héritiers et qu’un neveu du même empereur déclencha un conflit local contre les Essaims Tl’ikannis dans la Nébuleuse de Korok.

     

    Certains murmurent même que la lignée des empereurs fut corrompue par la Fleur de Nectar de Sol III et ceci eut pour conséquence, des millions d’années plus tard, de déclencher le conflit à grande échelle contre les Nations des Gris et leurs alliés.

     

    A bientôt pour la suite et fin de ce triptyque !


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  • Bonsoir à mes fidèles lecteurs ! Et lectrices !

    Entre 2005 et 2010, je me lançais de manière assidue dans la rédaction de nouvelles - presque une centaine à ce jour ! - qui sont pour la quasi-totalité publiées sur le site Inlibroveritas - et bientôt j'espère dans deux ou trois recueils EdiLivres !

    Mais afin d'en faire profiter tout mon public - et ceux qui me suivent de façon suivie, j'ai décidé de les publier une par une en étalant cette entreprise de "visibilité" - et en découpant le texte à chaque fois en entre 3 et 6 billets en moyenne !

    On commence aujourd'hui avec une nouvelle de SF qui raconte le conflit entre une race de Sauriens et les traditionnels Petits Gris lors de la Préhistoire de la Terre ! A l'époque, ce texte fut aussi publié sur le site Anice-Fiction !

    Commençons donc avec :

    Cataclysme - Épisode 1Cataclysme - Episode 1

    Les colonnes de vaisseaux de l’Imperium Draconis s’étendaient au delà de Saturne. Les retardataires venaient à peine de sortir de l’hyperespace et de s’aligner dans le système. Les aléas étaient des événements inévitables. Malgré les rigueurs qu’impliquait la discipline militaire, les personnels de bord ne pouvaient s’affranchir de certains paramètres inhérents aux protocoles de navigation et qu’on ne pouvait jamais complètement maîtriser. Pour le cycle présent, les navires spatiaux s’alignaient comme à la parade et sur les diverses passerelles de commandement, on procédait aux routines de check-up. Les longues silhouettes effilées, bardées d’antennes de communication et de batteries de lasers, les structures argentées reflétaient les rayons lumineux de l’astre Sol.

     

    Sur le pont de son destroyer, l’amiral Tss’enk méditait sur les turpitudes du passé, l’agitation du présent et les incertitudes de l’avenir. Il se frottait de sa main griffue la peau cornée qu’il arborait au menton.

     

    Aucun militaire ne pouvait ignorer les faits : la civilisation des Sauriens traversait une grave crise. L’empereur Rex désireux d’étendre ses domaines par delà les lointaines colonies, notamment dans l’Amas d’Andromède, dans le Bras d’Hercule et dans des galaxies voisines.

     

    Tss’enk se rappelait encore avec frémissement et excitation le discours du suzerain devant l’Assemblée des Grandes Familles. A la suite de ce discours, les usines tournèrent à plein rendement pour produire des armes. Les chantiers orbitaux ne désemplissaient pas : de nouvelles frégates venaient régulièrement agrandir la flotte et il n’y avait même plus de place en rade pour les navires marchands. Il était évident que les Sauriens, amalgame de races belliqueuses entraient en guerre.

     

    Les hostilités furent une succession de conflits armées localisés et éparpillés avec les peuplades indigènes des territoires tant convoités. . Ces êtres étaient étranges. Ils n’avaient pas la robustesse ou l’agilité des physionomies Sauriennes. Excepté quelques raretés comme les Méduses chromatiques d’Hélicon III où les Arbres Chanteurs de Pacoma, la majorité des espèces rencontrées avait une morphologie humanoïde. L’Imperium avait commencé par accumuler les réussites militaires et annexé des territoires sur des centaines d’années lumières. Puis, un jour, les flottes bombardèrent un monde aux larges steppes herbeuses occupées par de pacifiques rongeurs intelligents et ne possédant d’autre technologie que des chariots à voile. Les bombes à plasma avaient soulevé et retourné le sol dans un maelström de violence, Des colonnes de feu nucléaire avait carbonisé les frêles rongeurs. Purification nécessaire avant la terraformation.

     

    Malheureusement, les Rongeurs semblaient disposer de protecteurs. Une race très énigmatique, nommé la race des Anciens, surveillait de près le peuple des Rongeurs intelligents. Cette race très mystérieuse avait ensemencé quantité de planètes avec les germes de la vie des éons auparavant. On prétendait qu’elle était presque aussi vieille que cet univers. Les Anciens ne tardèrent pas à répliquer. Ils étaient par nature non violents mais agissaient via le biais de races vassales qui leur servaient de bras armé. Parmi ces races dévouées à la cause, il y avait les Gris, assemblés en République en plusieurs endroits de l’univers. Les Gris, création des Anciens, étaient eux-mêmes des généticiens et avaient engendré d’autres espèces. Les nefs des Gris fondirent un jour sur les flottes des Sauriens qui étaient éparpillés dans la Voie Lactée, la Galaxie d’Andromède et la Galaxie du Cygne. Les Gris semblaient avoir des intérêts particuliers, des expériences en cours dans ces zones de l’espace. Les Sauriens subirent de cuisantes défaites. Les flottes des deux protagonistes étaient de puissances similaires mais les Gris semblaient plus doués en matière de stratégie. Leur esprit mathématique dominait l’esprit reptilien et impulsif des Sauriens. Un général Gris qui voyait qu’il perdait la bataille avait tendance à ne pas s’entêter et à se retirer avant l’irréparable alors que les chefs de flottes de l’Imperium étaient orgueilleux et jusqu’au-boutistes.

     

    Aujourd’hui, le monde de Sol III était menacé. Il s’agissait d’une paisible colonie de l’Imperium, un peu à l’écart des voies fréquentées. Jadis, l’Imperium avait conquis ce monde, l’arrachant aux Valusians et forçant le Peuple-Serpent à se replier sous terre. L’empereur y avait établis sa race et maintenant y vivait un peuple de Sauriens ailés tourné vers la méditation. C’étaient des mystiques éclairés qui cherchaient à percer les voies d’un art nommé Magie et dont certaines implications intéressaient l’Empereur. Sur Sol III, on pouvait rencontrer d’autres espèces de Sauriens mais qui étaient elle dénuées d’intelligence.

     

    L’amiral Tss’enk ouvrit son persocom depuis la passerelle de son navire. Il souhaitait vivement s’entretenir avec le consul de Sol III un personnage éminemment érudit et tourné vers la méditation qui s’appelait Tiss’harl La liaison mettait un peu de temps à s’établir car l’ennemi tentait de brouiller les communications. De plus, il fallait mettre en place un cryptage. L’heure était critique.

     

    Tiss’harl se tenait sur un perchoir somptueux d’or massif et de rubis au dernier étage de sa tour d’agrément. Il tenait son communicateur persocom miniaturisé dans son aile droite. Il scrutait l’horizon et les plaines herbeuses des vallées environnantes en attendant d’avoir son correspondant en ligne. Un troupeau d’herbivores broutait la végétation qui se faisait de plus en plus rare dans les plaines en contre bas. Il s’agissait d’un troupeau de diplodocus. Les Sauriens ailés et intelligent de Sol III se servait de ses placides animaux comme bêtes de somme pour cultiver les champs de Fleurs à Nectar onirique dont il était friand. Du nectar, on extrayait des vapeurs volubiles en suivant un procédé artisanal de distillation. Les prêtres Sauriens et les érudits de Sol III s’immergeait dans ces vapeurs pour mieux entrer dans les sphères de la méditation. Souvent, il en sortait une nouvelle théorie mathématique, architecturale, une idée politique ou littéraire mais le plus souvent un bon mal de tête. Depuis quelques années, le peuple saurien de Sol III était entré dans une phase de déclin, trop poussé vers la rêverie, coupé des réalités. Ils n’arrivaient même plus à résoudre le problème des ressources alimentaires que les reptiles primitifs consommaient en grande quantité.

     

    Je vous dit à bientôt pour la suite (Épisode 2) !


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  • Nous laissons tomber - pour un temps indéterminé mais probablement long ! - Tarlab le chasseur humain et ElyraSwann la mage de sang elfe pour nous consacrer sur le lore de World of Warcraft, de manière générale, détaillée et chronologique !

    Je suis en effet, depuis quelques mois, dans l’impossibilité de jouer à ce MMORPG - Windows 10 ayant planté sur mon PC et le jeu ne tournant plus sur mon Ubuntu !

    Parallèlement, je continuerais à chroniquer les romans World of Warcraft - et aborderais Chroniques de World of Warcraft X _ Cosmologieaussi bientôt des ouvrages encyclopédiques sur cet univers comme le World of Warcraft - Chroniques - Volume 1 et Le Guide d'Azeroth ! Enfin, cette série de chroniques dédiée sera mise en sommeil - où plutôt renommée en "Encyclopédie World of Warcraft" (ce qui me permettra d'ouvrir en parallèle une série "Encyclopédie Star Wars"  - mais cela, c'est encore une autre histoire !).

    Entamons le sujet du jour : la cosmologie de l'Univers de Wow !

    Le jeu éponyme se déroule principalement sur le monde d'Azeroth ! Mais il s'agit en réalité d'un petit monde perdu dans un vaste univers peuplé de magies puissantes et redoutables !

    Parmi les Forces Primordiales, nous avons la Lumière et l'Ombre ! Elles sont contradictoires et reliées et gisent aux limites de la réalité. Les Naaru sont des entités bienveillantes faites de lumière et d'énergie sacrée. Ils ont juré d'apporter la paix à l'univers ! A l'opposée, nous avons les Seigneurs du Vide qui sont des entités monstrueuses de pure énergie de l'Ombre ! Tiraillés par une faim insatiable, ils cherchent à dévorer toute l'énergie et la matière de la réalité ! Entre ces deux forces, se situe donc la Réalité aussi appelée "la Ténèbre de l'Au-delà" !

    La Ténèbre de l'Au-delà est l"univers physique, constitué de milliards de mondes ! Azeroth et Draenor ne sont que deux mondes parmi cette multitude !

    Parmi les autres oppositions fondamentales, nous avons Vie et Mort ainsi qu'Ordre et Désordre !

    La sphère de la Vie est représentée par les Forces de la Nature. Ce sont les dieux sauvages à l'aspect d'animaux géants. A l'autre bout du spectre, la mort et les forces de décomposition animées par la Nécromancie ! C'est le domaine des morts-vivants !

    L'Ordre a pour meilleures "incarnations" les Titans !  Ce sont des êtres divins colossaux, constitués de la matière primordiale qui donna naissance à l'univers ! Ils arpentent ces espaces infinis à la recherche de leurs semblables en gestation dans le cœur des planètes et organisent ces mondes à cette fin ! Sargeras est un Titan qui a mal tourné et source de nombreux problèmes dans l'univers !

    Le Néant Distordu est un royaume parallèle à la Ténèbre de l'Au-delà ! C'est dans ce Néant Distordu que vivent les démons qui constitueront plus tard la Légion Ardente pour une partie d'entre eux, propageant le Désordre et la désolation !

    Voilà pour ce petit cours de cosmologie warcraftienne !

    A bientôt !

    PS : enfin une petite mise au point qui n'a rien à voir avec cet article et qui concerne la version Skyblog de mon blog !

    Sur ce Skyblog, la publication des articles a commencé en juillet 2015 ! Mais le blog - dans ses versions Overblog et eklablog - date de septembre 2008 !

    J'ai donc décidé de transférer les articles antérieurs à juillet 2008 sur le Skyblog mais comme il est impossible de les antidater et de les placer à leur date d'origine, je les publierais à raison d'un par jour à partir de ce mois d'octobre 2016 aux dates de 2016 et au-delà ! Cela risque de faire de la matière supplémentaire pour le Skyblog pour au moins les cinq prochaines années !

    Avec des bizarreries comme "Joyeux Noël 2009" ou des billets dans le désordre ! Mais bon, je ne peux pas faire autrement !


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  • A la fin du mois d'août 2016, sort une nouvelle extension du jeu vidéo World of Warcraft, extension très attendue et baptisée "Légion" qui marque précisément le retour de la Légion ardente, l'ennemi ultime, sur Azeroth ! A cette occasion, Blizzard - avec l'éditeur Milady - pour le coup a publié le roman World of Warcraft : Illidan qui éclaire l'intrigue du jeu et narre le parcours d'Illidan Hurlorage jusqu'à sa Chute ! Parallèlement, sont apparus d'autres projets partenaires, la série de vidéos "Présages" ou le roman audio "La Tombe de Sargeras" !

    World of Warcraft : Illidan - William KingQui est Illidan Hurlorage ? C'est un personnage complexe, elfe de la nuit, Kal'dorei, amoureux de Tyrande et frère de Malfurion, le druide légendaire ! Il prit pas à la Guerre des Anciens, il y a onze mille ans, qui vit débarquer pour la première fois la Légion Ardente sur Azeroth et se termina par la destruction du Puit d’Éternité ! Illidan rejoignit alors le camp des ennemis - et est depuis surnommé le Traitre ! Suite à cela, il fut capturé et emprisonné jusqu'aux événements actuels - pendant onze mille ans donc, ce qui est "long" ! - et gardé par Maiev Chantelombre et ses Gardiennes !

    En réalité, même si il est à moitié démon, Illidan n'est pas aussi mauvais qu'il n'y parait ! Si il a rejoint la Légion ardente, c'est pour mieux l'espionner et ainsi la contrecarrer ! Il est prêt à toutes les compromissions pour vaincre les démons - et durant son interminable captivité rendue possible par la quasi immortalité de sa race ! - le Traître a eu le temps de réfléchir aux moyens de vaincre Sargeras le Titan Déchu ! Plan qu'il va pouvoir mettre à exécution lorsque Tyrande vient le délivrer afin qu'il les aide lors de la Troisième Guerre ! Illidan se mettra brièvement au service de Kil'jaeden pour contrer le Roi-Liche qui a trahi la Légion !

    Illidan va alors lever une armée et se rendre maître de l'Outreterre, le monde détruit par lequel sont arrivés les Orcs par la Porte des Ténèbres ! Il va battre des généraux de la Légion Ardente, créer des gangr'orcs avec leurs sang, lier des démons, s'allier aux Roués, aux elfes de sang et aux nagas ! Mais surtout, il va transformer d'autres elfes de la nuit, victimes de la Légion, en "chasseurs de démons" (la nouvelle classe jouable de l'extension "Légion"), des créatures à son image et les lancer contre Sargeras et ses lieutenants !

    Mais c'est sans compter sur Maiev Chantelombre, obsédée par son désir de vengeance, voulant à tout pris capturer à nouveau le Traître ! La Gardienne apparaît dans ce roman - et de manière générale dans toutes les histoires où elle figure ! - extrêmement antipathique, bornée, peu ouverte au dialogue ! Elle va faire à son corps défendant le jeu des ennemis réels d'Azeroth !

    Illidan, lui, se voue à son grand projet de battre la Légion et ses démons sur ses propres mondes, là ou ces êtres malveillants ne peuvent revenir à la vie ! La Légion dont on mesure ici à quel point elle est terrifiant ayant anéanti toute forme de vie jusqu'au dernier cafard, au moindre brin d'herbe sur des millions de mondes ! Le Traitre va remporter une première victoire éclatante avec ses chasseurs de démons, en détruisant le monde des Nathrezims puis en recherchant Argus, la planète de Sargeras et ses lieutenants Eredars, Archimonde et Kil'jaeden pour y envoyer à nouveau ses troupes !

    On suit par ailleurs l'évolution et la transformation en demi-démon de l'elfe de la nuit Vandel ! On ne peut pas dire que les rituels mis en jeu soit particulièrement ragoutant, ni que les êtres qui en résultent soit des modèles de stabilité mentale !

    Je ne vous dirais pas si Illidan parviendra à ses fins d'autant que Maiev se précipite vers lui, dans le final - "La Chute" - les armes à la main suivie par les armées de l'Alliance et de la Horde, débarquées en Outreterre, alliées à l'Aldor, aux naarus, aux Clairvoyants et aux Cendrelangues ! Dans ce roman intéressant, on en apprends encore un peu plus sur les factions de l’ancienne Draenor !

    Mon seul regret est de ne pouvoir, pour l'instant, pas rejouer à World of Warcraft pour des raisons que j'ai évoqués dans un précédent billet !

    A bientôt !


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  • Andor e​st un jeu de plateau de type coopératif créé par Michael Menzel. Ces mécanismes s'apparentent aux jeux vidéos où l'on découvre les niveaux - ici les légendes - et les règles au fur et à mesure !

    L'univers d'Andor est de type héroic-fantasy ou médiéval-fantastique ! Vous pouvez jouer jusqu'à quatreAndor - Michael Menzel personnes et incarnez chacun un des quatre héros : le guerrier, la magicienne, l'archère et le nain ! Des héros supplémentaires sont disponibles sur le site web de l'éditeur et dans les boites d'extension !

    ​Andor ​est un jeu qui a remporté de nombreux prix de "meilleur jeu" dans de nombreux pays. Il plait beaucoup aux jeunes joueurs et aux anciens rôlistes car en effet il contient des mécanismes de jeu de rôles ! La boite de base contient un abondant matériel de qualité pour un prix modique !

    J'ai eu l'occasion d'y jouer longuement un vendredi après-midi avec deux potes, Gautier et Nicolas, et on doit remettre cela dans quinze jours !

    Le pays d'Andor est menacé ! Il vous faudra sauver le château des attaques des terribles Skrals, trouver la sorcière de la forêt, apporter l'herbe médicinale au vieux roi Brandur, contrecarrez le sombre mage Varkur, explorer les mines des nains et affronter Tarok le dragon !

    On ne peut être qu'admiratif devant la fluidité des règles ! C'est une belle mécanique qui a du demander bien des cogitations à son auteur, Michael Menzel ! Le jeu a par ailleurs bénéficié d'un financement participatif Ulule !

    Un jeu qui fait intervenir le hasard ! Vous lancez des dés, parcourez une carte, retournez des jetons "puits" ou "brouillard", achetez des objets chez le marchand, combattez seul ou en groupe ! Du hasard certes mais aussi de la réflexion et de la tactique dans ce jeu de coopération ! Le jeu nécessite un temps de préparation plutôt long mais ce n'est pas gênant !

    Le mécanisme principal du jeu repose sur des tours de jeu avec des cartes que l'on tire à certains moments et qui déclenchent des évènements !

    Pour ajouter du matériel aux 5 légendes de la boite de base, des extensions existent ! Il y a ​La Légende de Gardétoile, ​Voyage vers le Nord ​(première grosse extension et deuxième volet d'une trilogie !),​Nouveaux héros ​(permettant de jouer jusqu'à 6 joueurs) et ​Chada et Thorn (des légendes pour deux joueurs) ! On attend le troisième volet de la trilogie !

    Parmi les nombreux prix remportés par​ ce jeu citons l'As d'Or 2013 catégorie Grand Public !

    Bref, c'est excellent et ai hâte d'y rejouer ! On pourra rétorquer que une fois les 5 légendes jouées, l'intérêt diminue - mais déjà il faut terminer ces 5 légendes de base ! ​Andor ​est en effet plutôt ardu et on ne peut guère faire n'importe quoi, agir comme des Gros Bills !

    A bientôt !​


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  • H.G. Wells est, avec Jules Verne, un des "grand-pères" de la science-fiction moderne. Il est né le 21 septembre 1866, à Bromley dans le Kent au Royaume-Uni et mort le 13 août 1946 à Londres. Outre ses récits d'anticipation : La machine à remonter le temps, L'île du docteur Moreau et L'Homme invisible, H. G. Wells réalisa des ouvrages de vulgarisation, des essais sur l'éducation et s'intéressait à la condition des plus pauvres en Angleterre.

    La Guerre des mondes - H. G. WellsLa Guerre des mondes est un roman de SF de 1898 qui s'est développé dans le contexte d'un débat scientifique sur la découverte de "canaux" sur Mars. Le livre est aussi imprégné de l'esprit de conquête, de domination et du colonialisme de l'époque !

    1894 : des astronomes sont témoins d'étranges activités sur la planète Mars. En réalité, de gigantesques canons sont en train d'expédier des cylindres vers la Terre ! Le premier s'écrase en Angleterre, dans la Surrey, provoque d'abord la curiosité puis l'effroi lorsque des tripodes en sortent. Les machines de guerre martiennes vont tout dévaster sur leur passage avec leur rayon de la mort et leur brume létale. La marine britannique ainsi que l'armée sont vite mises en déroute.

    Très vite, les hommes n'ont plus rien à quoi se raccrocher et sombrent dans la folie ! Même la religion ne les protège plus ! C'est finalement un ennemi invisible qui aura raison des Martiens !

    Le roman La Guerre des mondes est un grand classique du genre qui a donné lieu à pléthores d'adaptations : à la radio, en bande-dessinées, au cinéma ! Parlons des plus marquantes !

    La Guerre des mondes fut donc aussi une émission radio, diffusée le 30 octobre 1938 sur le réseau CBS aux États-Unis, écrite et racontée par Orson Welles.

    L'émission restera marquante car elle aurait causé un vent de panique à travers les États-Unis, des dizaines de milliers d'auditeurs croyant qu'il s'agissait d'un bulletin d'informations et qu'une attaque extraterrestre était en cours. Mais il s'agit d'une légende forgée par les journaux de l'époque et encore davantage exagérée au fil du temps.

    Des adaptations ciné furent aussi produites ! Je ne m'attarderais pas dessus ici - car leur consacrerait probablement des articles dédiés un jour ! On a le film de 1953, La Guerre des mondes de Byron Haskin et enfin le War of The World de Steven Spielberg en 2005 avec son acteur fétiche, Tom Cruise !

    Vous l'aurez compris, ce roman de SF est donc un pilier de l'anticipation ! Il faut l'avoir lu ! Comme tous les livres d'H. G. Wells !

    A bientôt !


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  • E.T. l'Extraterrestre est un film de Science-Fiction de Steven Spielberg, sorti en 1982 et qui reste associé pour beaucoup de gens de ma génération à la magie de l'enfance.

    Spielberg reprends la thématique qu'il avait initié dans Rencontres du Troisième Type, plus à destination duE.T. l'Extraterrestre - Steven Spielberg jeune public, avant bien plus tard dans les années 2000, les aliens agressifs de La Guerre des Mondes.

    Un vaisseau extraterrestre se pose en Californie, dans une forêt et suite à un "incident", repart en oubliant un de ces passagers. E.T. l'Extraterrestre se retrouve seul sur un monde inconnu et hostile, tandis qu'une équipe de chasseurs d'OVNI est sur ses trousses.

    La créature va croiser la route d'Elliott un jeune garçon (joué par Henry Thomas), accompagné de sa sœur Gertie (une très jeune Drew Barrymore, bien avant Charlie's Angels). On retrouve aussi au casting Erika Eleniak brièvement, une playmate des années 1990 et star d'Alerte à Malibu.

    E.T. n'a dès lors qu'un souhait : rentrer chez lui en "téléphonant Maison" !

    Elliott recueille E.T. et joue de stratagèmes pour le cacher au monde des adultes. Ce film, c'est un peu l'innocence de l'enfance face au monde des adultes. C'est aussi un hommage à la culture geek de Spielberg : parties de Donjons & Dragons, références à Star Wars...

    Comme d'habitude, c'est John William qui se colle à la musique ! Son thème principal est enchanteur et mémorable et illustre de très belles scènes/images comme celle du vélo d'Elliott volant dans les airs devant la lune !

    Un film multirécompensé - qui a d'ailleurs fait l'objet d'une version - Édition Spéciale - pour son vingtième anniversaire avec des scènes additionnelles !

    Un film attachant autour d'une créature au physique remarquable et au caractère non moins attachant !

    A bientôt !


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  • Revenons maintenant sur l'Âge d'Or de la Science-Fiction dans les années 1950 aux États-Unis. A cette époque, il était habituel de publier de courts récits - des nouvelles - dans des magazines bon marchés, des pulps et nombre d'auteurs prestigieux comme Isaac Asimov ou Ray Bradbury ont débuté comme cela !

    Chroniques martiennes - Ray BradburyChroniques martiennes est donc un recueil de SF écrit par Ray Bradbury, publié pour la première fois aux USA en 1950. La plupart des récits ont en effet été composés entre 1945 et 1950 ! Chaque nouvelle, à laquelle est associée une date, raconte une histoire qui s'intègre à une histoire globale que l'on lit comme un roman !

    Il y a une trentaine de nouvelles s'étendant de 1999 à 2026, commençant par l'arrivée des premières fusées terriennes. On découvre les autochtones et Mars apparaît un peu comme un nouveau Far-West ! Ce livre est surtout une réflexion sur l'avenir de l'Humanité et son rapport à l'altérité.

    Les Terriens arrivent de plus en plus nombreux sur Mars tandis que la civilisation indigène est déclinante, et bien vite dépassée, finit par disparaître ! puis une guerre se déclarent sur Terre et les colons, hormis quelques uns repartent !

    Je ne détaillerais pas ici les nouvelles - parce que c'est une tâche harassante, pas utile et je veux préserver la surprise ! Il n'y a pas vraiment de personnage principal mais quelques uns réapparaissent dans au moins deux nouvelles !

    Ce livre a fait l'objet d'une adaptation télévisuelle en 3 parties en 1980 - que j'avais vu à l'époque et qui m'avait marqué (on assiste entre autre à l'explosion de la Terre !).

    C'est une œuvre classique du genre que Chroniques martiennes. On ne peut se dire fan de SF sans l'avoir lu - au même titre que Fondation, Dune ou La Planète des Singes !

    A bientôt !


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  • Je reviens maintenant sur des romans que j'ai lu il y a près d'une décennie et que je n'avais pas chroniqué à l'époque - mon blog n'existant alors pas !

    Parlons de La Fontaine pétrifiante, roman S-F de Christopher Priest, étrange objet en vérité La Fontaine pétrifiante - Christopher Priestoù la narration s’emmêle et nous embrouille !

    Ce récit se déroule dans l'Archipel du Rêve, récurrent dans l’œuvre de Priest et, d'après son auteur, est une clé pour le reste de ses livres !

    Le personnage principal se nomme Peter Sinclair, qui se retrouve au chômage, dans une Angleterre des années 1980 en proie au libéralisme le plus débridé pourvoyeur de crise. De plus, notre "héros" souffre d'une rupture sentimentale ! C'est donc une période très difficile pour lui alors il décide de se retirer dans un cottage anglais pour rédiger sa biographie et alléger ses peines !

    Sinclair rédige alors le récit d'un homme, dans un univers de fiction, qui a gagné à une loterie un ticket pour l'Archipel du Rêve en vue d'acquérir l'immortalité ! Simple récit exutoire de S-F dans un récit cadre ? Pas si simple !

    En effet, très vite, les frontières se brouillent et le récit encadré se mélange à la "réalité", déborde, les deux se recoupent, se mélangent et on ne sait plus où se situe la réalité ? Peter Sinclair souffre-t'il d'hallucinations, tombe-t'il dans la schizophrénie ? On peut se le demander légitimement !

    Quand j'ai lu ce roman fin 2005, j'ai été assez dérouté - car c'est déroutant ! Et inattendu ! Mais un peu déçu aussi car on n'a pas de vrai réponse, de solution sur le pourquoi du comment ? Plus on progresse dans les pages et plus tout devient un flou orchestré ! Néanmoins, en terme de technique narrative, c'est étonnant et intéressant ! Où est le réel et où est l'imaginaire dans ce(s) récit(s) ?

    Un roman de Science-Fiction sur l'art d'écrire de la Science-Fiction avec un personnage névrosé à la psychologie fouillée ! La S-F va-t'elle le sauver ou va-t'il se noyer, se "pétrifier" dans cette Fontaine ?

    Une autre fois, je vous parlerais du roman Le Prestige du même auteur !

    A bientôt !


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  • Dans ma famille, ma mère est aussi fan de Game of Thrones que je peux l'être de Star Wars - et c'est elle la spécialiste !

    Nicolas Lamour nous offre un guide non-officiel chez l'éditeur Archipels qui présente pas mal d'informations intéressantes ! C'est Le Livre des Sept Couronnes - Un guide du monde de Game of Thrones.

    On commence avec une partie "Histoire" qui brosse les grands événements de l'antiquité de ce monde fictif de G.R.R. Martin : l'arrivée des Premiers Hommes et leur guerre avec les Enfants de la Forêt - qui se conclut pas le Pacte, l'Age des Héros puis la Longue Nuit, enfin l'arrivée des Andals, puis plus tard la conquête d'Aegon Targaryen et la naissance du Trône de Fer, bien loin des péripéties du règne de Robert Baratheon.

    Ceci est ce qui concerne Westeros, sur un autre continent, Essos, s'étend le Royaume de Ghis qui sera supplanté par Valyria, qui soumettra aussi les Rhoynars et les Andals puis disparaitra durant le Fléau !

    Vient ensuite une présentation des personnages des romans/ de la série - chaque support possédant ses spécificités - et les différentes Maisons : Stark au Nord, Lannister à Castle-Roc, Greyjoy dans les îles de Fer, Baratheon sur les Terres de l'Orage, Martell à Dorne, Arryn au Val d'Arryn, Tully dans le Conflans et Targaryen en exil ! Toutefois, dans ce guide, c'est la version télévisuelle qui fait loi puisque les photos des personnages en sont tirées - de même que certains détails - comme Talisa, épouse de Rob Stark, ce qui n'est pas le cas dans les romans !

    Ensuite, on a droit à une présentation des lieux les plus connus ! Je me dispense de les énumérer ici - et je vous renvoie à mon billet sur les "cartes de GoT" !

    La dernière partie est un dictionnaire des termes qui dressent certaines analogies avec le monde réel pour montrer où l'auteur à puiser son inspiration comme par exemple les Thuata de Danae pour les Autres, Excalibur pour les épées valyriennes, le Mur d'Hadrien pour le Mur ou l'Atlantide pour l'Ancienne Valyria ! Et je ne parle même pas de la Guerre des Deux Roses !

    Voilà, une très bonne lecture pour le fan - et un livre que je vais de ce pas refiler à ma Maman - en attendant de vous parler d'autres guides sur le sujet non-officiels ou encore mieux officiels comme GoT - Les origines de la Saga !

    A bientôt !


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  • Le Necronomicon est un ouvrage fictif mentionné dans les écrits et nouvelles de Lovecraft, l'auteur du gothique-horreur de Providence. C'est censé être un manuscrit arabe du VIIIème siècle écrit par un dément Abdul Al-Hazred et traduit par la suite en grec puis en anglais notamment. Cet ouvrage renferme les plus noirs secrets de l'Univers et censé "ouvrir la Porte" aux Grands Anciens.

    Or, il existe plusieurs ouvrages sur le marché qui se revendiquent de l'"héritage" du Necronomicon : version Hay et version Simon. S'agit-il de canulars ? C'est fort probable, en tout cas d'opportunités commerciales sans aucun doute !

    Le Necronomicon de Simon a été initialement publié en 1977 par la librairie ésotérique new-yorkaise, "TheNecronomicon - Simon Warlock Shop" à l'initiative d'un certain Simon qui serait un prêtre orthodoxe. Son histoire est assez cocasse ! A l'origine, il y a deux prêtres "errants" - autoproclamés - qui mettent la main sur des manuscrits volés ! L'un de ces livres est un ouvrage nommé Les noms morts - en grec qui nécessita un travail de traduction et s'avère être un recueil de magie sumérienne !

    Simon écrira par la suite d'autres ouvrages : Les Portes du Necronomicon et Le Livre de Sorts du Necronomicon. Ces "livres de sorts" sont censés être très puissants et permettent d'ouvrir une succession de Portes. En réalités, ces Spellbooks sont très prisés des lycéens américains !

    En 2013, Bragelonne propose une nouvelle édition du Necronomicon, de plus de 700 pages qui incluent le texte Les noms morts et explique la genèse du projet ainsi que des considérations sur Sumer.

    Un parallèle est établi entre les créations littéraires de Lovecraft et les dieux de Sumer, ainsi qu'avec la magie d'Aleister Crowley ! Convaincant, oui en tout cas dans la manière dans les choses sont présentées même si on est souvent dépassé par l'aspect hyper-pointu du débat qui demanderaient d'autres investigations de la par du lecteur !

    Alors faut-il "croire" au Necronomicon ? Y-a-t'il eu un manuscrit de Sumer dont Lovecraft aurait eu connaissance ? Difficile à dire mais on aimerait le croire ! Pour ma part, je suis un esprit rationnel et ne crois pas à la magie - enfin pas dans le sens où elle va produire des effets physiques ! Nul tentacule ne sortira de terre ! Par contre, je pense que la pratique de rituels peut avoir un effet sur le psychisme de l'exécutant si on y croit ! Une lecture à faire avec recul donc !

    Voilà, fermons ici provisoirement les Portes du Necronomicon !

    A bientôt !


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  • Nous continuons notre exploration des romans du Trône de Fer par George R. R. Martin avec Le Donjon Rouge - qui est en fait le tome 2 selon la tomaison adoptée par la traduction française chez J'ai Lu. Cela correspond aussi à la deuxième partie du premier volume américain et à la fin de la Saison 1 chez HBO !

    Mais parlons un peu de l'auteur, George R.R. Martin, chose que je vous avais promis la dernière fois !

    Au départ, Le Trône de Fer n'était qu'une ébauche de nouvelle qui a pris par la suite considérablement d'ampleur ! Si bien que les deux derniers tomes US - le tome 6 et le tome 7 - tardent à paraitre et l'intrigue des romans risque de bientôt se faire doubler par celle de la série-télé !

    George R. R. Martin, né en 1948 dans le New Jersey, grandit dans un milieu modeste avec un père docker et deux sœurs. Durant sa jeunesse, il se nourrit de comics - notamment ceux de Marvel. A cette époque, il écrit des fan-fictions et remporte ses premiers prix fort modestes alors : un Alley Award réservé aux fan-fictions !

    En 1971, il sort diplômé en journalisme et, ne trouvant pas de travail dans cette branche, passe son temps à écrire des nouvelles et se découvre alors une vocation d'écrivain.

    Ensuite objecteur de conscience pendant la Guerre du Viet-Nam, il écrit des nouvelles de SF et obtient le Prix Hugo du meilleur roman court en 1975 pour sa Chanson pour Lya. Cette même année, il se marie mais divorce quatre ans plus tard, en 1979, moment où il devient écrivain à plein temps !

    En 1980, il remporte d'autres prix ! D'abord le Prix Hugo, puis le Prix Locus et enfin le Prix Nebula avec sa nouvelle Les Rois des sables. Martin a pour genre de prédilection la Science-Fiction mais conçoit aussi des écrits d'horreur avec ses romans Riverdream (1982) et Armageddon Rag (1983).

    C'est aussi à partir des années 1980 qu'il commence à travailler pour la télévision... Mais pour le moment, on n'en dira pas plus et nous poursuivrons cette biographie dans de prochains billets !

    Parlons maintenant du Donjon Rouge. Attention SPOILERS !

    Suite à l’enlèvement de Tyrion Lannister par Catelyn Stark - conséquence de la tentative d’assassinat du fils de celle-ci Bran, les choses dégénèrent. Et ce d'autant plus que les Lannister, l'entourage proche du Roi Robert Barathéon, risquent de voir un de leurs secrets compromettants révélé : l'héritier de Robert et Cersei, Joffrey, n'est pas le fils du roi et donc ne pourrait prétendre au Trône de Fer

    Eddard Stark, en tant que main du roi, découvre cette vérité - qui a coûté la vie à son prédécesseur Jon Arryn et commets l'erreur de menacer la Reine - pour lui laisser une porte de sortie ! La Lionne Lannister passe à l'action et fait assassiner le roi lors d'une partie de chasse !

    C'est là que l'engrenage commence à s'affoler ! La Guerre entre le Nord - les Stark - et le Sud - les Lannister - s'engage !

    Un personnage important va perdre sa tête et ceci a constitué un choc pour des millions de lecteurs et de spectateurs de la série-télé !

    A la fin de la saison 1/ tome 1 américain du Trône de Fer/ Game of Thrones, les Stark sont en déroute mais Robb Stark tient encore bon et deviens le "Roi du Nord".

    Pendant ce temps, les Marcheurs Blancs et les Sauvageons attendent leur heure par delà le Mur et de l'autre côté de la mer, Daenerys Targaryen réveille le Dragon !

    L'écriture de ce tome 2 en VF reprends le point de vue par les différents personnages ! A ce stade, il n'y a pas encore de grosses différences dans le cheminement de l'intrigue par rapport à la série-télé, pas non plus dans l'ordre des scènes ! Il y a cependant peut-être plus de détails et aussi l'usage de flash-backs, de longues digressions explicatives, de pensées intérieures qu'on ne voit pas chez HBO !

    Bref, cela reste un récit de grande qualité, servi par une bonne traduction laquelle a pourtant suscité des critiques ! Moi, tout cela me convient et je suis très fan !

    Voilà, on se retrouve dans quelques temps pour le volume 3 - Intégrale 2 - en tomaison J'ai Lu, à savoir La bataille des Rois !

    A bientôt !


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  • Attention nanar ! La sage Resident Evil continue avec Resident Evil : Retribution 3D et il semble que Paul W. S. Anderson, le mari de Milla Jovovich à la ville soit désormais en manque d'inspiration !

    Autant j'avais aimé les opus 3 et 4 : Extinction et Afterlife, autant ce Retribution a un scénario bien minceResident Evil : Retribution - Paul W. S. Anderson avec de nombreuses incohérences ! Alice est supposée être privée de ses pouvoirs or elle continue à faire des bonds de 20 mètres et à dézinguer des dizaines de zombies avec un antivol de vélo; Wesker le grand méchant n'est plus mort et est de retour comme allié ! Il est vrai que l'on est dans un monde de morts-vivants et de clones !

    Alice est recapturée par Umbrella au début du film. L'assaut sur le cargo est donné et tout le monde semble avoir péril (exit Claire, Chris et K-Mart ?). L'héroine se retrouve en Russie dans un autre complexe de la corporation qui sert de centre de tests et d'expérimentations d'armes biologiques.

    Alice doit donc s'enfuir du complexe - qui est en quelque sorte la "map" du jeu. Elle est aidée en cela par une asiatique, Ada Wong, une agent de Wesker et un commando de cinq hommes dont Luther - qui est de retour - et Léon Kennedy, un autre personnage du jeu vidéo. C'est un monde de clones - plusieurs clones donc plusieurs vies comme dans les jeux vidéo ? - et les personnages joués par Obed Fehr, Colin Salmon et Michelle Rodriguez sont de retour en version clonée ainsi que la Reine Rouge qui veut anéantir l'humanité. Elle dispose pour cela des mercenaires d'Umbrella, de technologies (dont des dispositifs de contrôle des humains) et d'armées de morts-vivants mutants !

    Parmi les nouveautés dans l'arsenal des zombies, le parasite Las Plagas qui permet à ces créatures de tirer à la mitraillette ou de conduire des véhicules - et aux humains de régénérer !

    La guerre contre les zombies et contre Umbrella continue. On est toujours dans le survival-horror avec des relents de Terminator. Le QG de la Résistance -sous la conduite de Wesker - est à Washington et le combat continuera dans le tome 6 - le chapitre annoncé comme conclusif.

    Il est en effet temps que cela s'arrête si la qualité est autant à la baisse. Certes, il subsiste des combats assez bien chorégraphiés mais cela reste une série Z - à l'aspect très kitsch (est-ce voulu ?) - à l'image de la tenue en latex bleue fluo de Jill Valentine !

    A bientôt !

    PS : Ceci constitue déjà mon 850ème billet - et le 30ème de ce mois de juillet 2014 - ce qui remplit mon "quota/contrat" mensuel !


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  • La franchise Resident Evil continue son voyage dans l'horreur et l'action ! Après le premier opus en 2002, le second -sous-titré "Apocalypse" en 2004, voici Resident Evil : Extinction en 2007. Cette fois-ci, c'est Russell Mulcahy, réalisateur australien dont les premiers films furent Razorback et le premier Highlander qui est aux commandes ! Je dois tout de même signaler sur Paul W.S. Anderson, le réalisateur du premier Resident Evil est toujours dans les parages du "tome" 2 et du "tome" 3 puisqu'il scénarise et produit ! De là, découle une certaine cohérence entre ces films à travers notamment des personnages récurrents et une progression dramatique.

    Le cadre du film s'élargit une fois de plus puisque l'on n'est plus à l’échelle d'une ville - Raccoon City - mais cette fois, c'est le monde entier qui est touché par le Virus-T et l'humanité en voie d'extinction - si elle n'est pas déjà éteinte !

    Le film débute comme un écho du premier puisque l'on revoit Alice dans les couloirs du Hive - et son fameux couloir aux lasers - mais, comme cette "Alice" meurt, on s'aperçoit bien vite qu'il s'agit d'un clone !

    Umbrella Corporation, ses dirigeants et ses cadres poursuivent leurs recherches sans éthique et constitue une aussi égale sinon une plus forte menace pour les derniers survivants de l'Humanité.Comme dans Walking Dead, la menace vient aussi des humains ! A côté de cela, nos héros doivent affronter hordes de morts-vivants, chiens zombies auxquels viennent s'ajouter dans cet opus, corbeaux mort-vivants, zombies "intelligents et rapides" - issu du sang d'Alice - et un Dr Isaac, le cerveau maléfique de l'affaire, transformé en un méchant emblématique du jeu !

    Mais nos survivants ne sont pas dénués de ressources - même si leur nombre s'amenuisent ! Ils s'organisent - en convoi, qui parcourt le désert du Nevada - mené par une certaine Claire Redfield (jouée par Ali Larter, une des héroïnes de la série Heroes !). Cela donne d'ailleurs au film des allures de "road movie'" voire lorgne du côté de Mad Max ! On retrouve aussi là la distribution la chanteuse Ashanti et Obed Fehr - qui reprend le rôle de Carlos Oliveira. C'est aussi le retour de la Reine Rouge - dans un autre complexe souterrain d'Umbrella semblable au Hive, à croire que ces gens aiment agir dans l'ombre ! - sous la forme d'une autre I.A. plus sympathique, une sorte de Reine Blanche !

    Alice, enfin, a des ressources - il lui en faut pour lutte contre ces horreurs - puisqu'elle développe des pouvoirs psioniques/TK !

    La fin est encore une fois ouverte ! Alice se constitue une armée d'une nature inattendu et on découvre un potentiel nouveau méchant, le Big Boss de la Corporation !

    Le film m'a semblé encore plus pêchu mais guère optimiste et guère porté vers la "réflexion philosophique" mais c'est un divertissement "fun" !

    A bientôt !


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  • On clôt la trilogie de romans The Walking Dead par Jay Bonansinga, guidé par Robert Kirkman avec le The Walking Dead - La Chute du Gouverneur - Kirkman & Bonansingatroisième opus : La Chute du Gouverneur.

    Pour rappel, dans les deux premiers opus, L'Ascension du Gouverneur et La Route de Woodbury, on suivait respectivement les Frêres Blake depuis Savannah, sur les routes jusqu'à la ville de Woodbury puis la jeune étudiante Lilly Caul - avec son équipé - vers la même destination. Brian/Philip Blake prenait alors le destin de la petite ville en main et devenait un despote sanguinaire, ultime barrage de ces gens contre la Peste et Lilly en subissait les conséquences.

    Ce tome 3 revient donc à Woodbury et sur les événements qui entourent la venue de Rick Grimes, Glen et Michonne lorsqu'ils rencontrent les gens du Gouverneur, en suivant la piste d'un hélicoptère qui s'écrase ! Ce sont donc les mêmes évènements - narrés dans le tome 5 de la BD si je ne me trompe pas - mais d'un point de vue/ regard différent, celui de Lilly Caul !

    Rick et les siens n'entrent pas tout de suite en scène. D'abord Lilly part en expédition de ravitaillement avec Martinez, Austin et quelques autres dans un vieux Wall-Mart abandonné comme tout le reste. C'est au retour qu'ils croisent l'appareil volant et se portent au secours de la passagère survivante. Celle-ci connaitra d'ailleurs un sort funeste des mains de Philip - ce qui sert en sorte de prélude et d'avertissement au sort que le Gouverneur réserve aux étrangers !

    Ensuite, le trio de la prison fait son entrée et on y assiste de loin, suivant toujours Lilly qui se rapproche d'Austin.

    En réalité, on suit surtout les mauvais traitements que le Gouverneur inflige à Michonne. A la fin du volume, il en subit les conséquences lorsque celle-ci se venge et le laisse quasiment pour mort - le récit s'arrête là - et on n'assiste pas à l'assaut en tank de la prison.

    Lilly et Austin apprennent alors qu'ils vont avoir un bébé et toute la confiance nouvellement acquise de la jeune femme se reporte alors sur la communauté de Woodbury et le Gouverneur. Elle pense que cela se passera bien ! On sait qu'il n'en sera rien et que le "protecteur". Cela inviterait donc à un quatrième tome ou une nouvelle trilogie autour du jeune couple !

    Parmi les éléments horrifiques repris, on retrouve les combats dans l’arène, la gamine zombie et les aquariums avec des têtes ! Et parmi les personnages, on a aussi le Docteur Stevens et Alice.

    Voilà, un bon épisode "conclusif" - qui ne conclut pas en fait - mais que j'ai trouvé moins bon par l'effet de redite de la BD. Pour tout vous dire, je préfère avoir de l'inédit !

    A bientôt !

    PS : En effet, j'apprends que la trilogie est devenue quadrilogie avec "La Chute du Gouverneur - Partie 2" aux USA !


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  • Guide de survie en territoire zombie - Max BrooksCe n'est qu'un fait du hasard si le film World War Z - avec Brad Pitt - qui sort dans deux jours - le 3 juillet 2013 - et ma lecture du Guide de survie en territoire zombie coïncident !

    A vrai dire, je préfère les romans de zombie aux films de zombie car voir des villes en flammes au cinéma rappelle trop certaines émeutes urbaines bien réelles (je ne parle même pas de ce qui se passe actuellement en Syrie !) et moi cela m'angoisse !

    Alors que dans le Guide de survie en territoire zombie, il y a un petit traitement ironique et humoristique qui n'est pas pour me déplaire, le contraste entre l'aspect anodin du type "manuel de bricolage", activité de loisir au quotidien et l'aspect hautement "improbable" d'une épidémie zombie !

    Petite biographie de Max Brooks -si je ne l'ai pas déjà faite dans mon billet sur World War Z, le roman : Il est née en 1972 (il a donc mon âge) à New York; il est le fils de Mel Brooks qu'on ne présente plus. Il a joué dans plusieurs séries américaines et est comédien de doublage pour des séries d'animation.

    Le Guide vous fournira tous les conseils pour survivre à une invasion de zombie : penser toujours à viser la tête, à ne compter que sur soi-même, se méfier des clichés du cinéma... Il recense les moyens à mettre en œuvre (armes, véhicules, abris, matériel de survie). Il est par ailleurs amusant de voir que le livre qui consacre quelques paragraphes aux "zombies d"Hollywood" les décrédibilise d'entrée ("cela ne se passe pas comme cela dans la réalité") au moment ou l’œuvre zombiesque de Max Brooks est porté au cinéma !

    Il serait intéressant - et je le ferais un jour - de savoir de quoi l'invasion zombie est la métaphore ! De notre société de consommation ? De l'hyper-individualisme et du chacun pour soi ? A méditer... Plus prosaïquement, c'est aussi un superbe thème populaire et pulp à engranger les ventes, les entrées et les dollars, bref du divertissement -business !

    Mon chapitre préféré du Guide est le dernier qui prétend recenser toutes les prétendues attaques de zombies au cours de l'Histoire de l'humanité, depuis les momies égyptiennes jusqu'à l'époque contemporaine ! Des faits historiques réels - et parfois inexpliqués comme la fin de la colonie de Roanoké - sont ainsi travesti au filtre du phénomène zombie ! C'est assez amusant !

    Bref, un indispensable complément à la lecture de World War Z même si il vaut mieux commencer par le gros roman de Max Brooks !

    A bientôt !


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  • Dans Le Kabbaliste de Prague, Marek Halter nous introduit dans la culture et la sagesse juive de la Le Kabbaliste de Prague - Marek Haltercommunauté hébraïque de Prague au XVIème siècle.

    Le narrateur est David Gans, un érudit juif qui étudie la Torah, le Talmud, le Zohar et d'autres textes sacrés. il va quitter Cracovie au début du roman pour rejoindre le MaHaRal, le plus sage des sage qui vit à Prague. Là, il va se lier d'amitié avec deux autres étudiants Isaac et Jacob.

    Or toujours au début du roman Isaac va se marier avec la fille du MaHaRal. Jacob a de même trouvé une épouse. Les deux amis se font alors une promesse devant Dieu : l'un aura une fille et l'autre un fils et ils les uniront. Promesse qui laisse David Gans dubitatif.

    Isaac a en effet une fille, Eva et Jacob un fils Isaie.

    Les années passent. David continue ses études et sa méditation. Les enfants grandissent et David se voit confier la tâche par le MaHaRal d'enseigner les Mathématiques à sa petite-fille car celle-ci est en demande de savoir. Mais une épidémie de peste se déclare et les Chrétiens - les "Gentils" - s'en prennent aux Juifs : le MaHaRal fait une autre demande à David, celle d'emmener Eva loin de Prague pour un temps. David se rapproche alors d'Eva, ce n'est encore que de l'amitié mais le lecteur peut déja anticiper la suite des évènements.

    L'Empereur Rodolphe, petit-fils de Charles Quint, accorde alors sa protection aux Juifs. Avide de savoir, l'Empereur veut se tenir informé de toutes les découvertes en Europe. C'est pourquoi le MaHaRal envoie David Gans en Europe auprès de Galilée, de Giodarno Bruno et de Tycho Brahé. Ce dernier savant viendra s'installer avec son observatoire à dix lieues de Prague sur la demande de l'Empereur.

    Finalement, Eva se refuse à épouser Isaie et s'enfuit. Par la suite, elle tombe malade, est possédée par un Dibbouq, un esprit malfaisant, et revient à Prague sur la demande de David.

    Car Eva est celle qui doit persuader le MaHaRal de donner un moyen aux Juifs de la ville de se protéger : c'est ainsi que le grand sage crée le Golem et inscrit le mot "Vérité" - EMET - sur son front. Le Golem devient le protecteur du peuple élu mais les choses vont dégénérer.

    Je vous laisse découvrir par vous-même la fin de ce roman plein de péripéties !

    J'ai bien aimé, l'intrigue est bien amenée, les évènements s'enchainent... Un bon moment de lecture et le côté ésotérique et fantastique n'est pas pour me déplaire ! Un conte philosophique mais certes pas un grand roman...

    A bientôt !


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  • En SF, on peut considérer que le XXème siècle a connu trois maitres : Asimov, Herbert et P.K. Dick ! C'est de ce dernier dont je vais vous parler, sans doute le plus mystique des trois !

    On connait les adaptations cinématogtaphiques de ses oeuvres marquantes : Blade Runner, Total Recall ou encore Minority Report...

    Le propos métaphysique est récurrent dans les oeuvres de K. Dick. L'auteur ne cesse d'interroger : "qu'est-ce que le réel ?" à travers rêves, états post-mortem, folie hallucinatoire, réalité informatique virtuelle, drogues, pouvoirs psioniques...

    Philip K. Dick entretenait lui-même un rapport problématique avec la réalité : utilisateur de drogue, diagnostiqué un moment comme schizophrène, il n'en reste pas moins que ses écrits sont largement en avance sur l'époque où ils ont été écrits : les années 1960 - 1970, faut -il rappeler alors période de la vague psychédélique (Beat Generation, Hippies...)

    Je vais donc vous parler plus précisément de Ubik, roman bluffant du début à la fin. Mais je ne voudrais pas vous dévoiler les surprises et les retournements de situations magistraux de l'intirgue, je me contenterais donc de vous parler de deux éléments majeurs sur lesquels repose la trame de l'histoire : les pouvoirs psy et le concept de semi-vie.

    Le roman met en jeu la lutte entre deux sociétés dans un monde où les gens disposant de pouvoirs de précognition et de télépathie sont apparus, individus qui mettent en danger les libertés individuelles et l'intimité des citoyens de la Confédération Nord-Américaine.

    On a d'une part les précog et les psy de Hollis, sorte de meurtrier sociopathe et terroriste en puissance et de l'autre les Neutralisateurs de Glen Runciter, managés par Joe Chip, le "héros" de ce récit. Vous l'aurez compris tous ces différents pouvoirs -dont les plus puissants permettent même de remonter le temps et de créer autant d'univers parallèles - ouvrent beaucoup de possibilités scénaristiques. Il sera question aussi de précogs dans Minority Report. Cependant l'action ne repose pas que là dessus !

    Car l'idée, le concept, qui est véritablement au coeur du récit - sans même que le lecteur lambda le comprenne tout de suite - est celui de semi-vie, une sorte d'état de conscience entre la vie et la mort en stase cryogénique. Le point fort d'Ubik est que tout au long du roman le lecteur s'interroge sur quelle est la vraie réalité ! On revient à la métaphysique mentionnée plus haut !

    Je ne veux rien vous dire de plus pour ne pas vous gacher vos révélations à la lecture de Dick. Seulement, si vous êtes amateur éclairé de SF, il est inimaginable de ne pas lire ce roman ou cet auteur !

    Bienvenue dans l'autre réalité et à bientôt !


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  • L'Arbre des possibles - Bernard WerberIl est assez étrange que jusqu'à présent je ne vous ai jamais parlé de Bernard Werber. Je l'ai en effet lu abondamment et très tôt. De lui, j'ai lu la trilogie des fourmis, le cycle des anges et des dieux, le cycle de la science, le Papillon des Etoiles, Nos amis les terriens, le miroir de Cassandre et ses recueils de nouvelles.

    c'est d'un de ses recueils de nouvelles, l'Arbre des possibles et autres histoires, ouvrage de 2002, dont je vais vous entretenir aujourd'hui !

    En parallèle à ses cycles et à ses romans, Werber a l'habitude de s'adonner à l'art de la nouvelle. De même, il tient une Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Ces nouvelles et cette encyclopédie sont l'occasion pour lui de tester des idées qui pourront peut-être être transformées en roman plus amples.

    On voit ainsi que dans L'Arbre des possibles la première nouvelle des vingt que compte le recueil, qui s'intitule "Apprenons à les aimer" donnera lieu à un petit roman et à une pièce de théâtre : Nos amis les humains/ Nos amis les Terriens.

    Bernard Werber, auteur à succés, a été très attaqué par une critique élitiste qui lui reproche un style trop facile. Je souscrit à cette observation. Werber n'est pas Flaubert ! Cependant là n'est pas son point fort. A contrario, son mérite repose dans sa capacité à mettre en scène -peu importe comment - des histoires originales et inventives, des univers qui donneront aux lecteurs occasionnels l'envie d'ouvrir un livre !

    De quoi est-il question dans l'Arbre des possibles ? D'autant de nouvelles originales et distrayantes ! Par exemple, un homme se découvre la capacité de voir les noms des choses à la place des choses (jusqu'au jour où il se regarde dans un miroir !). Des touristes du futur font un voyage dans le temps au Moyen-âge, touché par la Peste. Des extraterrestres déposent une gigantesque météorite au coeur de Paris... mais dans quel but, sinon cosmétique !? Découvrez aussi la petite annonce que dépose la déesse Nout, d'une beauté inégalable !

    Ce sont donc au total vingt nouvelles diverses et variées que vous trouverez dans ce recueil ! Il existe une édition illustrée par Moebius.

    Pour terminer, je signale que "l'Arbre des possibles" est aussi un site internet de l'auteur où il tente d'imaginer et de recenser tous les futurs possibles de l'humanité !

    Je vous souhaite une bonne lecture et vous dis...

    ... A bientôt !


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  • L'univers de Star Wars est propice à la rêverie et au développement de l'imagination . L'Ordre Jedi en est un élément essentiel à tel point qu'un des amis proches de Lucas a un jour dit au réalisateur que si il l'avait voulu, il aurait pu "créer une religion."

    1258704141.jpgDaniel Wallace est un expert de cet univers. il a déja collaboré à de multiples ouvrages sur le sujet qui font référence. On lui doit notamment "The Star Wars Essential Chronology" (chez Del Rey, en VO) et plus récemment une collaboration à un luxueux ouvrage sur trois décennies du mythe ! En vérité, ses informations sont toujours très pertinentes car il travaille en étroite relation avec les gens de Lucasfilm et notamment Leland Chee, Gardien des Holocrons et responsable de la continuité de l'Univers Étendu.

    Star Wars : Le Manuel du Jedi se veut un guide rédigé par un Jedi, 1000 ans avant la Bataille de Yavin, à destination des Novices de l'Ordre. Le gros plus est que l'ouvrage est annoté dans les marges par Maitre Tholme, Yoda, Dooku, Qui-Gon Jinn, Kenobi, Anakin, Ahsoka, Luke et Dark Sidious. Ces notes sont des petits bijoux d'humour ! Le document fait donc partie intégrante de l'Univers Étendu et a été récupéré par Luke Skywalker auprès de récupérateurs Squibs.

    Le passionné de Star Wars, comme moi,y découvrira en plus quantités phénoménales d'allusions à des romans, des comics, des jeux vidéos, les jeux de rôles, les séries télé de la franchise.

    L'ouvrage se découpe en quatre parties :  introduction, Initié, Padawan et Chevalier. Il détaille donc l'histoire de l'Ordre, entrecoupée par quatre Grands Schismes, le recrutement (à partir de tests sanguins), les sept formes de combat au sabre-laser, les pouvoirs de la Force ( pouvoirs de Contrôle, Sens, Altération), l'entrainement des Padawans, les missions des Jedi, l'organisation du Temple, les créatures sensibles -ou résistantes - à la Force, les Corps assujettis, les épreuves de passage etc... Bref , ce livre est une vraie mine d'or sur ce sujet bien précis !

    La traduction et la mise en forme en VF sont impeccables. La VO - et c'est une différence de taille - était vendue dans une boite électronique. On ne se plaindra pas du choix de Larousse car le prix diminue d'autant.

    Enfin, pour terminer, je signale qu'il existe également un Star Wars : Path of the Sith, le pendant indispensable du côté obscur mais pas encore traduit !


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  • H. P. Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence, Rhodes Island, Nouvelle-Angleterre, Etats-Unis. Il est le fils de Winthrop Scott Lovecraft et de Sarah Susan (Phillips), tous deux d'origine anglaise.

    Son père est voyageur de commerce, s'absente régulièrement et néglige l'enfant. Trois ans après sa naissance, le père de Lovecraft entre en hopital psychiatrique et y meurt en 1898 atteint d'une forme de syphilis. La mère du futur écrivain se montre également névrosée et trop choyée par sa famille. Elle décide de mettre le jeune Howard à l'abri des tracas de la vie quotidienne.

    C'est donc dans un cadre restreint que le jeune Howard passe son enfance à Providence. Il se rend également à Auburndale, Massachusetts, chez la poétesse Louise Imogen Guiney, une proche amie de sa mère. Il découvre alors la nature qui éveille son sens fantastique.

    A deux ans, il apprend l'alphabet, à quatre ans, il lis couramment et à six ans il étudie les mythologies de l'antiquité et Lovecraft3.jpgse proclame agnostique et paien ! Il fait ses études à Hope High School mais se montre autodidacte. Il se montre très vite différent et se réfugie dans la bibliothèque de son grand -père et y découvre l'astronomie, la géographie et la chimie.

    Dès l'age de sept ans, Howard Phillips Lovecraft entreprends d'écrire des poèmes et quelques textes scientifiques. Ses héros se nomment Sherlock Holmes et Nick Carter. A treize ans, il fonde 'The Providence private eye agency", l'agence des détectives de Providence et écrit, à la même époque ses premières histoires fantastiques : "The beast in the Cave" qui seront éditées en 1918.

    Lovecraft s'occupe ensuite d'un fanzine "The Rhode Island Journal of Astronomy". A seize ans, il publie tous les mois dans le "Tribune" un article sur les phénomènes astronomiques. Sa santé fragile ne lui permet pas d'entrer à l'Université.

    En 1914, il adhère à l'"United Amateur Press Association" et y rencontre amis et correspondants. En 1916, "The United Amateur" publie son histoire "The Alchimist", écrite huit ans plus tôt. La même année, "The beast" parait dans "The Vaggrant" le magazine de W.P. Cook. A ce moment, Lovecraft se met vraiment à écrire des contes fantastiques.

    En 1919, sa mère intègre le "Butler Hospital" pour de graves troubles psychiatriques aussi liés à la syphilis. Elle meurt en mai 1921.

    L'oeuvre continue. "Dagon" parait dans le numéro d'octobre 1923 du magazine "Weird Tales" dont il devient à partir de 1924 un collaborateur régulier tout en travaillant pour "Astounding Stories" et "Amazing Stories". Parallèlement, il révise les textes d'autres personnes tel le prestidigitateur Houdini.

    En 1923, il entreprend son premier voyage à New-York où se tiennent les réunions du Kalem Club, un des premiers cercles de fans du fantastique. Howard rencontre ensuite Sonia Greene une femme d'affaire de l'United Amateur Press Association et "corrige" deux de ses écrits. Il l'épouse en mars 1924 mais ils divorcent deux ans plus tard à cause de tempéraments trop opposés.

    Suite à cet échec sentimental et à son aversion pour New-York, Lovecraft regagne Providence dont il ne sortira plus et se consacre exclusivement à ses écrits. il travaille la nuit et dors le jour. Sa santé s'aggrave peu à peu. il décède le 15 mars 1937 d'un cancer de l'intestin compliqué d'une maladie de Bright.

    J'aurais l'occasion de faire des billets sur les continuateurs de Lovecraft, sur ses écrits et sur le jeu de rôles "L'Appel de Cthulhu".

    A bientôt !

    Sources :

    Graal - Le mensuel des Jeux de l'Imaginaire -Hors-série N°2 -Lovecraft (Premier semestre 1989)

    L'Appel de Cthulhu - Le jeu de rôles - Edition commémorative du 30ème anniversaire -Editions Sans-Détour

    Howard Phillips Lovecraft -Oeuvres Tome I - coll. "Bouquins"  - Robert Laffont


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  • Le but de ce blog n'est pas de raconter ma vie. Néanmoins pour introduire La nuit des temps, je vais revenir sur une anecdote vécue.

    Lorsque j'étais en classe de Seconde, au lycée, j'avais une prof de français exceptionnelle qui nous avait fixé un programme de lectures riche et éclectique. Jugez plutôt : du Balzac, du Vallès, du Stendhal, Erich Maria Remarque, du Orwell, Alain-Fournier, du Zola et d'autres que j'oublie ! Dans la liste, figurait aussi René Barjavel avec son roman La nuit des temps.

    A 15 ans, ce livre allait constituer un choc pour moi !

    Je l'ai relu très récemment et n'ai pas retrouvé les même émois. Il faut dire que le livre représente la science-fiction des années 1950 - 1960 (l'ouvrage est de 1968) sur fond de Guerre Froide et de message écologique et New-Age. il a un petit côté désuet mais charmant. La relecture en fut plaisante !

    René Barjavel est né en 1911, fils de boulanger de la Drôme. Il exerce différents métiers avant de devenir journaliste à 18 ans pour Le Progrès de l'Allier. En 1935, l'éditeur Denoel lui propose un poste à Paris. Barjavel-La-Nuit-des-temps.gif

    Sous le pseudonyme de G.M. Loup, il signe des critiques de cinéma pour l'hebdomadaire Le Merle blanc. En 1943, sous occupation allemande, il publie son premier roman Ravage et un an plus tard, Le Voyageur imprudent qui popularise les paradoxes temporels et sera adapté au cinéma en 1972 par Pierre Tchernia (et qui a aussi inspiré l'excellent L'Armée des douze singes de Terry Gillian avec Bruce Willis et Brad Pitt).

    A la libération, Barjavel se lance un temps dans le scénario de cinéma puis part pour Montpellier où il fonde un magazine.Il continue à publier des romans dont Le Grand Secret en 1973 et avant cela La nuit des temps.

    La nuit des temps raconte la découverte par des scientifiques des vestiges d'une civilisation disparue depuis 900000 ans et enfouis sous les glaces du pole sud. La communauté internationale va s'unir pour explorer ses ruines et va réanimer une femme cryogénisée (puis plus tard un homme) qui se nomme Eléa. Ce roman est une variation de plus autour du thème des amants maudits, ici Eléa et Paikan.

    Eléa va faire le récit de la chute de la civilisation de Gondwana en guerre avec une autre nation et qui a décidé d'abriter ses populations dans des Grands Abris. Mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu.

    La narration assez classique est interrompu par des courts chapitres en italiques où s'exprime un "je", celui d'un des savants de l 'expédition qui s'est épris de la jeune femme et regrette à postériori la tournure dramatique qu'ont prise les évènements. On est donc dans une narration rétrospective.

    René Barjavel demeure un auteur clé de la science-fiction française, bien avant Bernard Werber, et de la culture populaire.

    A bientôt !


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  • Les atouts de la vengeance est le sixième tome de la saga d'Ambre et le premier volume du second cycle, celui de Merlin. Ce Merlin là n'a pas de lien avec le Merlin du Mythe Arthurien cependant !

    Le premier cycle se concentrait sur Corwin, le père de Merlin. Or Corwin a disparu après sa victoire sur Brand et c'est Random qui gouverne Ambre. On présume Corwin mort, exilé sur une ombre à lui ou dément.

    Quoi qu'il en soit, Merlin a aussi des liens avec les Cours du Chaos par Dara sa mère. Il mène une existence paisible sur Ombre-Terre, à San Francisco et s'est lié avec Luke, un autre personnage qui s'avérera bien mystérieux. Tout serait parfait si quelqu'un n'essayait d'assassiner Merlin chaque 30 avril. Quand le jeune homme retrouve un ancien amour, Julia, morte, victime d'un monstre canidé, et en possession d'un jeu d'Atouts, il décide de se mettre en quête de celui qui veut le tuer.

    Pourquoi en veut-on à sa peau? Y a-t-il un rapport avec la Roue Spectrale, une sorte d'ordinateur magique qu'il est en train de construire? L'appareil est capable de répertorier les ombres et acquiérera une conscience ce qui en fera une menace.

    Le récit est vue à travers le personnage de Merlin et se conduit comme une enquête policière. On retrouve le climat d'intrigues et de complots des tomes précédents. Il y a également de très belles descriptions lyriques de paysages fantastiques.

    A la fin du tome, certaines réponses sont apportées mais beaucoup demeurent. Je vais me précipiter dare-dare sur la suite et vous ferais un billet en temps voulu !

    A bientôt !


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  • J'aurais l'occasion de m'attarder sur la vie de George Orwell lorsque je parlerais de La Ferme des Animaux. Présentement, c'est 1984 qui m’intéressera.

    Le roman décrit une contre-utopie encore appelé dystopie. Rappelons d'abord ce qu'est une utopie. C'est un lieu idéal qui n'existe nul part. On trouve des utopies en philosophie (La République de Platon) et en littérature : citons Thomas More et son Utopia, l'abbaye de Thélème à la fin de Gargantua de Rabelais ou encore Lilliput dans Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift.

    Le décor de 1984 est une Londres sinistre d'un terrifiant monde totalitaire soumis à Big Brother, située en Océania.

    Le personnage principal est Winston qui travaille au Ministère de la Vérite où l'on falsifie à longueur de temps les documents historiques car "qui contrôle le présent contrôle le passé." On sait en effet que ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l'Histoire.

    C'est la société du tout-contrôle sous la surveillance des télécrans, préfigurant nos écrans portables modernes. Les actes de tous les individus sont donc tous notés. Mais c'est aussi une société de pénurie et de peur !

    L'Océania de Big Brother et du Parti est en guerre permanente contre l'Eurasia ou bien est-ce contre l'Estasia? Peu importe, rien n'est sûr dans ce monde hormis ce que décide et dicte le Parti. L'ennemi permet de liguer la société contre un bouc-émissaire. Orwell fait vraiment figure de visionnaire ! De même, les bas-instincts réprimés -ou encouragés tel la délation des parents par les enfants - ont une occasion de s'exprimer au cours de la Minute de la Haine, véritable débauche hystérique.

    A côté des cadres et des membres du Parti, il y a une frange d'exclus de la société, les Prolétaires, abrutis de bière, de foot et d'émissions télévisées.

    couverture-de-1984Le "héros" Winston commence à douter de la ligne directrice, à avoir des pensées subversifs, à noter des contradictions dans les discours du Parti, à avoir des réminiscences des temps d'avant. Il tient même un journal intime en cachette. il commence a s’intéresser aux écrits subversifs d'un opposant, Goldstein dont on ne sait pas si il est un mythe ou une réalité.

    De plus, Winston va s'autoriser une histoire d'amour -dissimulée - avec Julia et pensera trouver un allié en contact avec la Résistance chez O'Brien. Mais, en réalité, le Parti contrôle véritablement tout le système et l'emportera sur le "dernier représentant de l'humanité" tel que se présente Winston.

    En effet, le Parti n'a jamais cesser de surveiller Winston. O'Brien est un serviteur dévoué du Parti et Winston sera torturé longuement- et rééduqué - de sa main au sein du Ministère de l'Amour.

    Enfin, il faut signaler qu'en Océania existe une langue spécifique en cours d'élaboration : la novlangue, avec un vocabulaire réduit. Le langage autorise la pensée et donc si l'on restreint celui-ci on décourage l'hérésie. Liberté, émancipation, droits de l'homme sont résumés en novlangue par le terme "penséecrime".

    Une oeuvre sombre,assez désespérante et sans concession. Néanmoins, elle a le mérite de faire réfléchir. A rapprocher des événements historiques du XXème siècle,  nazisme et stalinisme.

    Bien que la date de 1984 soit passée,le livre demeure d'actualité et Big Brother, Novlangue sont des termes passés dans le langage commun, utilisés par ceux qui défendent les libertés.

    Restons vigilants si nous voulons éviter une dérive vers de tels modèles de sociétés !

    A bientôt !


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  • Aujourd'hui, je commence une série de billets consacrés au fantastique comme j'en ai commencé une sur la SF.

    Pour le lecteur qui souhaiterait s'informer plus précisément sur ce genre, on peut recommander les ouvrages suivants :

    - Roger Cailloix; Au coeur du fantastique; Gallimard, 1965

    - Pierre-George Castex; Le Conte fantastique en France; Corti 1966

    - Tzvetan Todorov; Introduction à la littérature fantastique; Points Essais, 1970

    C'est sur ce dernier livre que je m'appuierais pour fournir la matière de ce billet.

    Le genre fantastique relève d'une hésitation. Dans les histoires fantastiques, surviennent des évènements que l'on pourrait qualifier d'irrationnels, qui défient la raison. Le fantastique, c'est l'hésitation éprouvé par un être qui ne connait que les lois naturelles, face à un évènement en apparence surnaturel.

    Cet être, c'est à la fois le personnage et le lecteur. Dès lors, très souvent dans ce genre, mais pas toujours, il y a identification entre le lecteur et le personnage.

    Il y a un genre qui pourrait relever du fantastique mais qui n'en relève pas : c'est la poèsie. La poésie est une envolée du "je poétique" mais elle n'est pas représentative. "Ce n'est qu'une séquence verbale, à prendre comme telle, sans essayer d'aller au dela des mots" dit Todorov.

    Le fantastique ne doit être ni "poétique", ni "allégorique".gargouille

    Signalons encore une autre conception du genre, celle théorisée par H.P. Lovecraft pour qui le fantastique se juge au fait qu'il doit susciter la peur chez le lecteur. Mais c'est là une conception dépassée du genre qui serait basée sur le degré de sang-froid du lecteur.

    Il faut retenir dans cette définition que je ne développerais pas davantage que le fantastique est une oscillation. Dès que l'on bascule dans l'explication rationnelle (rêve, manipulation, folie, hallucination) on est dans un genre voisin : l'étrange. Si en revanche, on opte pour une explication surnaturelle (le monde n'est pas comme il semble), on est dans le merveilleux.

    Dans un prochain billet, je dresserais un historique non exhaustif du genre : Cazotte, Hoffmann, Poe, Nerval, Gautier, Mérimée, Maupassant...

     

    A bientôt !


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  • Après une période où la SF n'est pas encore constituée où elle oscille encore entre le merveilleux et l'utopie, après une période où elle n'est encore tournée que vers la vulgarisation scientifique née des progrès du XIXème siècle, après le projet et la définition de Scientifiction donnée par Gernsback, la Science-fiction connait une période de productions idéales, un véritable "Age d'or" comme en connait aussi le roman policier à la même époque!

    I - L'age d'or de la Science-fiction

    On pourrait en situer le début à la Crise Economique de 1929 qui a eu des effets sur une SF proliférante mais de qualité plutôt médiocre.

    En effet , de nombreuses revues vont , pour des raisons économiques, cesser de paraitre et celles qui survivront devront hausser le niveau de leur texte pour être perennisées.

    Selon Jacques Sadoul,  cette phase de mutation se poursuit jusqu'en 1938 et produira les fruits de ce qu'il appelle "la moisson" de 1939 à 1949.

    Pour Don Wolheim, l'Age d'or de la SF débute en 1930 et se termine en aussi en 1949.

    En fait, cette période s'achève en 1949 avec une oeuvre emblèmatique, les textes de l'ensemble Fondation de Isaac Asimov et qui constituent une rupture. Il y a un avant et un après Fondation.

    II - L'Histoire des revues

    A partir de 1926, Hugo Gernsback publie les nouvelles de la jeune SF américaine dans Amazing Stories Quaterly. On y relèvera les noms de Lovecraft, du Dr Keller, de Williamson, de Merritt et de John W. Campbell

    En 1929, Gernsback quitte Amazing et crée Science Wonder Stories puis Science Wonder. A la même époque la revue Argosy donne des nouvelles et des romans en feuilleton, parmi lesquelles les textes d'Abraham Merritt et Ray Cummings.

    A la même époque, Weird Tales publie également Lovecraft, Edmund Hamilton et un certain Thomas Lanier Williams plus connu sous le nom de Tennessee Williams. C'est aussi dans Weird Tales que Robert E. Howard publie les aventures de Conan le Barbare.

    Puis entre 1934 et 1938, Amazing Stories va lentement péricliter. Les meilleurs auteurs passeront à Astounding.

    En 1935, la revue  crée par Gernsback, Wonder Stories , commence à avoir de sérieuses difficultés et s'effondre l'année suivante.

    Argosy abandonne les récits de SF pour se consacrer à la littérature générale. Weird Tales survit petitement et sans grand nom à son catalogue.

    La Crise de 1929 et des années 1930 opère une sélection. C'est dans ce cadre qu'apparait une revue destinée à devenir la meilleure pour les vingt années à venir : Astounding Stories; En 1937, John W. Campbell succède à  F. Orlin Tremaine à la tête de cette publication. Dans ses pages, on lira Donald Wandrei, Nat Schachner, Jack Williamson,Murray Leinster, Doc E.E. Smith; Don A. Stuart et Stanley Weimbaum parmi d'autres...

    Par la suite, Campbell sera un découvreur de talents : A. E. Van Vogt, Isaac Asimov, Theodor Sturgeon, Ray Douglas Bradbury, Frederic Pohl, Fritz Leiber, Fredric Brown, Raymond F. Jones ainsi que ceux déja nommés.

    A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, on sent un regain d'intérêt pour la SF et les lecteurs se multiplient. Jack Sadoul impute cet engouement au succès du feuilleton radiophonique d'Orson Welles, La Guerre des Mondes, en 1938. C'est aussi du probablement à l'intérêt des jeunes américains pour les histoires extraordinaires qu'ils peuvent aussi lire dans les comic-books, Superman nait en 1938, Batman en 1939 et l'avènement de Flash Gordon.

    C'est aussi l'explosion d'un mouvement "fanique" avec le premier World Con en juillet 1939 à New-York. Le "fandom" est né du courrier des lecteurs des revues de SF. Ceux-ci se sont regroupés en clubs.

    C'est cette SF qui va déferler en France après la Guerre avec le Plan Marshall. En 1951 sans véritable but autre que commerciale apparait dans l'Hexagone la collection "Anticipation" du Fleuve Noir.

    Nous parlerons de l’émergence de la SF dans ces années-là en France dans la troisième partie de cette présentation.

    En attendant, je vous recommande la lecture du livre Paralittératures de Daniel Fondanèche, excellent pavé qui traite également du roman policier, du roman fantastique, du roman érotique, de la BD , du roman historique et du roman rural... aux éditions Vuibert !

    A bientôt !


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