• Donner une suite à la série d'animation culte des années 1980 - par Filmation - des Maitres de l'Univers - est un défi considérable ! Défi qui a été relevé par Kevin Smith, geek notoire qui s'y colle ! Et bien le résultat est plutôt pas mal !

    Les Maitres de l'Univers : Révélation est une série d'animation (un dessin animé !) de 2021 diffusée sur Netflix dont cinq épisodes d'environ 25 - 30 minutes chacun sont sortis dans une première fournée de la Saison 1. Bien entendu, cette suite est différente de l'oeuvre originale et terme de dessins, d'animations et d'écriture - le récit s'étend sur plusieurs épisodes, sur toute la Saison et on n'a plus le schéma : 1 épisode = 1 histoire ! On ne peut raconter de nos jours une histoire - dans une série-télé - de la même façon que dans les années 80 - et c'est pourtant dans la continuité !

    Ces épisodes reprennent de nombreux personnages et véhicules jadis déclinés en jouets (je vous renvoie au billet que j'ai rédigé début 2021 sur les jouets  He-Man - Masters of The Universe). Cette nouvelle série a le mérite d'approfondir les backgrounds - les "Révélations"  - des protagonistes, donne de nouvelles perspectives, développe le lore et la mythologie, apporte des éclaircissements, ouvre des portes pour étendre les intrigues et la franchise dans de nouvelles directions et oeuvres (on a d'ailleurs un comics chez Dark Horse qui est un préquel  à cette nouvelle série !), bref ça renouvelle cette franchise assez efficacement j'ai trouvé !

    On est un peu dans la même logique et le même esprit que la série Cobra Kaï avec les films Karaté Kid ! Sur Netflix aussi !

    Une fois que l'on s'est habitué au nouveau graphisme, on rentre dans l'histoire ! Skeletor lance un nouvel assaut sur le Château des Ombres et accède à une source de connaissance et de pouvoir infini. Ce faisant, il menace de détruire l'Univers dont Eternia est le centre, le foyer de la magie. Mais Musclor contrecarre ses projets et le paie de sa vie ! Développements assez inattendus ! Adam est absent le plus long des épisodes et on suit Teela et ses compagnons qui se lancent dans une quête pour rassembler les deux morceaux de l'Epée du Pouvoir et la reconstituer. Opposition aussi entre magie et technologie !

    On traverse de nouveaux lieux, on rencontre des figures légendaires, des personnages meurent - mais sans une goutte de sang ! Le graphisme est en 2D avec un petit coup de pouce par ordinateur ! C'est divertissant et rafraichissant mais le trop peu d'épisodes livrés laisse un peu sur sa faim ! On a aussi des alliances inattendues et cette première fournée se termine sur un cliffhanger haletant !

    Le casting des doubleurs en VO est alléchant avec notamment Mark Hamill, Lena Headey et Sarah Michelle Gellar.

    C'est prometteur et suis agréablement surpris. Ai hâte de mater la suite ! Combien d'épisodes ? Combien de Saisons ?

    Une série qui vaut le détour !

    A bientôt !


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  • Commençons pour être original par décortiquer le titre du film franco-tunisien d'Abdellatif Kechiche de 2007, ce titre est La Graine et le La Graine et le Mulet  - Abdellatif KechicheMulet. C'est très simple en réalité ! La "Graine", c'est la graine de couscous, ce qui n'étonnera pas dans un long-métrage d'un réalisateur issu du Maghreb et le "Mulet", non, perdu !, ce n'est pas le croisement de l'âne et de la jument mais c'est un poisson ! Il va donc s'agir de cuisine traditionnelle typique et pour votre information, le film est aussi appelé dans certains pays, Couscous mit Fish.

    Il y a eu à l'époque un vrai plébiscite autour de ce film, excellente surprise qui a raflé plein de récompenses (j'y reviendrai) et qui mets en scène des acteurs non-professionnels mais "pas pour autant dénoués de sérieux et de talent" dixit le réalisateur enthousiaste à propos de son casting et La Graine et le Mulet  a aussi permis de révéler la jeune actrice Hafsia Herzi, née en 1987 - et donc alors âgée de 20 ans. Avec une bonne direction d'acteurs on peut faire des miracles et ma collègue de travail Brigitte C. qui joue aussi dans des films d'auteurs ne me démentira pas (j'en parlerai aussi un jour prochain), mon autre collègue et voisin, Didier A. qui veut toujours réaliser des films amateurs devrait en prendre de la graine (et du mulet ?).

    Le récit se déroule à Sète où monsieur Beiji, 61 ans, Slimane de son prénom, père de famille divorcée - joué par Habib Boufares, qui travaille sur un chantier naval, est mis à la porte. Avec ses maigres indemnités de licenciement et espérant obtenir un prêt de la banque, il va vouloir réaliser un vieux rêve : ouvrir un restaurant installé sur un bateau racheté aux clous ! Il est surtout soutenu par sa famille et ses amis et pas tant par les décisionnaires locaux, opportunistes et pour certains racistes ! Au premier chef, il est porté et soutenu par sa belle-fille, Rym, - jouée par Hafsia Herzi donc  - qui est un personnage dans le film très énergique, volontaire et qui n'a pas froid aux yeux, ni peur de donner de sa personne (comme en atteste surtout la fin du film !). Dans le récit, la jeune femme de 20 Printemps tient un hôtel avec sa mère, la maitresse du "héros". Rym a trouvé une figure paternelle de substitution.

    La spécialité du restaurant de monsieur Beiji sera donc le "couscous au poisson" dont l'ex-femme de Slimane, Souad - jouée par Bouraouia Marzouk (qui a aussi une belle carrière depuis) - est la grande spécialiste. Ce rôle que reprend Souad dans la vie devenu triste de Slimane, va contrarier et rendre jalouse Latifa - jouée par Haitka Karaoui, la mère de Rym.

    Le film parle aussi avant tout de transmission, de l'héritage qu'on veut laisser à ses enfants. Slimane ne fait pas de différence entre sa famille et sa belle-famille même si certains ne sont pas irréprochables, comme son fils ainé, Majid - joué par Sami Zitouni -  qui "fait le con" en trompant sa jeune compagne en allant voir des prostituées (j'en connais d'autres !) et des maitresses ! "On ne juge pas ses enfants" (et réciproquement ses parents qui font de leur mieux) est une des leçons du film.

    Un film très réaliste, presque un documentaire, tournée au plus proche des "vraies gens", pas ces familles idéalisées à 6000 euros de revenus mensuels qu'on nous montre à longueur de journée à la télévision dans les fictions ! Réaliste car pas idéalisé, loin de là, bien au contraire ! J'ai beaucoup aimé ce film pour tout vous dire car il est très "rafraichissant" ! C'est du cinéma "honnête" dans son propos et ça fait du bien.

    Il est bien évidemment question de la communauté des expatriés du Maghreb, à une période où on dénonce les communautarismes et où on n'en montre que les mauvais côtés ! Un film avec des vraies gens donc, des musulmans et sans l'ombre d'un terroriste, d'un intégriste et même pas une "racaille" (à peine trois gamins farceurs qui chipent une mobylette à la fin). BFMerde nous aurait donc menti sur cette communauté ? La communauté, avec ses solidarités, comme l'a montré le sociologue Georg Simmel, au passage entre les XIXème et XXème siècles, est toujours préférable à la société de contractants rongés par l'individualiste (quand la Sociologique se veut normative ?). Le présent film illustre parfaitement cette thèse ! Là où la banque refuse le prêt et la mairie le permis d'accoster, la famille et les amis viennent à la rescousse !

    Revenons sur les acteurs ! Tous très bon ! J'ai particulièrement été marqué par la sobriété et la justesse de leur jeux, des acteurs et actrices mentionné(e)s plus haut mais mention spéciale à l'actrice "non-professionnelle" (?) qui joue la compagne bafouée de Majid qui est bouleversante de vérité - mais dont malheureusement je n'ai pas noté le nom ni celui de son personnage (il y a beaucoup de personnages, joués tous par des inconnu(e)s et n'ai pas été assez attentif à mon unique visionnage ! Et Wikipédia et Allociné ne sont pas clairs sur cette information). Ah si, recherches et rectifications faites pendant la rédaction de cet article, c'est la talentueuse Alice Houri et elle joue "Julia, la femme de Majid". Le critique Cédric Mal vante dans un livre la "conviction" et la "subtilité" de son jeu ainsi que sa délicatesse ! Elle, à contrario, est bien une actrice professionnelle !

    Un film sur la "solidarité familiale"  et donc aussi un film humaniste et humain. Rien n'est surjoué ! Kechiche filme la joie, la peine, l'entraide mais aussi l'hypocrisie...

    Je ne vais pas m'étaler sur les récompenses innombrables que le film a raflées : Grand Prix du Jury de la Mostra de Venise 2007, Prix Louis-Delluc 2007, Prix Méliès 2007, Prix Lumières 2008, classé 6ème parmi les meilleurs films des années 2000 et meilleur film français de la décennie par les "Cahiers du Cinéma" qui l'ont littéralement encensé (on peut penser à juste titre qu'il s'agit là d'une "revue de snobinards" mais pour une fois ils ont vu juste et il y a consensus). Le long-métrage ("long" car presque 2 heures et demie qu'on ne voit pas passer - ce qui tient du "miracle" et est généralement bon signe !) a été financé par Claude Berri et comparé au cinéma de Maurice Pialat, de Claude Sautet, de Jean Renoir, des néo-réalistes italiens, de John Cassavetes et de Ken Loach.

    Pour parler des Césars 2008, le film a décroché ceux de "Meilleur film", "Meilleur réalisateur", "Meilleure révélation féminine" (pour Hafsia Herzi donc, passé en 2019 à la réalisation avec Tu mérites un amour) et "Meilleur scénario" (il a aussi été écrit par Kechiche qui s'est inspiré de son propre père pour le personnage principal). Une razzia donc !

    Un film qui commence à la façon d'une comédie douce-amère et qui finit en tragédie grecque ! Alors que Slimane est sur le point de concrétiser son rêve, il est en quelque sorte trahi par un des siens qui fait défaut ! Je vous laisse deviner qui ? Rym donne alors de sa personne et exécute une danse orientale, une "danse du ventre" quoi, pour faire patienter des convives fascinés par la jeune femme dans un moment de grande "tension érotique" ! La séquence a demandé un entrainement physique de folie, intense quoi !, à Hafsia Herzi, ici fascinante et dont la plastique pas tout à fait parfaite (un petit bidon !) la rend d'autant plus humaine et réelle quoi qu'inaccessible !

    Ironiquement, seul le SDF du quartier aura son couscous et on peut donc dire que si  monsieur Beiji et sa famille risquent d'échouer sur le plan social,  par leurs actes de charité, ils trouveront  sans doute le salut devant l'Eternel et on sait que le religieux compte beaucoup pour ces gens-là !

    je recommande vivement ! Vous devriez passer un bon moment ! C'est visible notamment sur Disney + qui après The Artist semble collectionner les films français primés !?

    A bientôt !


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  • Si vous suivez régulièrement ce blog, vous savez tout le bien que je pense des productions Pixar ! Luca est leur dernier petit "bijou", sorti directement et exclusivement en streaming, (pandémie oblige !) sur Disney + par chez nous, le 18 juin 2021. C'est une réalisation d'Enrico Casarosa d'après une histoire originale de lui-même, Jesse Andrews, Mike Jones et Simon Stephenson.

    C'est l'histoire de Luca Paguro, un jeune monstre marin adolescent qui vit caché des humains avec les siens au large du petit village de pêcheurs de Portorosso, quelque part dans une Italie de cartes postales ! Un récit qui fleure les vacances d'été riches en possibilités ! Luca finit par s'ennuyer à garder ses poissons-moutons et décide de s'aventurer à la surface car son peuple à la capacité de se transformer en humains dès qu'ils ne sont plus en contact avec l'eau !

    Là il fait la rencontre d'un autre jeune monstre marin, nommé Alberto Scorfano, qui vit seul dans une tour abandonnée sur une petite île déserte et qui est fasciné par la surface, le monde des humains, collectionne leurs objets et rêve d'avoir un jour une Vespa pour faire le tour du monde ! Ces deux-là finiront par se mélanger incognito à la population de Portorosso - même si Daniela et Lorenzo, les parents de Luca vont chercher activement leur fils pour le protéger !

    Nos deux jeunes héros vont faire la connaissance de la pétillante Giulia Marcovaldo, une adolescente qui passe les vacances d'été avec son père manchot et pêcheur, Massimo, et le chat de la famille très méfiant.

    Une course pluridisciplinaire, la Portorosso Cup  - comportant natation, dégustation de pâtes et course à vélo, est organisé tous les étés et a été remportée cinq fois de suite par  Ercole Visconti, petit "tyran" local du haut de ses 16 ans et propriétaire d'une Vespa qui va être l'antagoniste du groupe formé de nos trois "Rebelles" : Luca, Alberto et Giulia.

    L'entente est parfaite entre les trois amis qui s'entrainent pour l'épreuve, les deux garçons tentant de protéger leur secret sur leur nature de monstres marins, secret qui sera finalement éventé. Luca est particulièrement en accord avec Giulia qui lui apprend plein de trucs sur le monde et lui ouvre son horizon, provoquant même le désir chez l'adolescent d'aller avec elle à l'école des humains à la rentrée ! Mais cette complicité déclenche la jalousie d'Alberto et conduit Giulia à découvrir la vérité sur le duo !

    La course a finalement lieu après d'autres rebondissements amusants ! Le village va-t'il chasser Luca et Alberto une fois que tout le monde a découvert qui ils sont ? En réalité non et ils finiront par être acceptés et Luca pourra aller à l'école, ce que raconte le générique de fin au moyen de quelques dessins fixes.

    Un bon Pixar mais un Pixar mineur par rapport aux questions existentielles que pouvaient soulever un Vice-versa un Coco ou un Soul ! Ca reste toutefois très plaisant, très innocent et optimiste car ça parle de liberté, de l'acceptation de soi-même et du respect des différences ! Et comme toujours, c'est techniquement irréprochable avec tous ces effets d'eau et de réverbérations ! Et j'ai particulièrement adoré la bande son, la musique de Dan Romer qui est très réussie !

    Une réussite et un succès de plus pour le studio à la loupiotte ! A voir sans hésitations !

    A bientôt !


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  • Parlons maintenant et parlons bien du dernier film d'animation de Disney, Raja et le dernier Dragon, sorti en 2021, dans lequel, par sa Raya et le dernier Dragon - Disneythématique orientale, on voudra bien voir plus qu'une énième tentative de séduction de l'immense marché chinois et tellement plus que deux ou trois "polémiques à la con" dont la "cancel-culture", ce fléau et cette imposture intellectuelle des temps modernes nous impose !

    Disons-le tout de suite, j'ai bien aimé ce film ! On n'atteint certes pas la qualité des derniers Pixar comme Coco, Vice-Versa ou Soul mais le scénario est intéressant ! C'est un bon récit d'aventures mettant en avant, selon la mode du moment, une héroïne forte mais en proie par instants au doute et dont le schéma narratif suit la "Quête du Héros/de l'Héroïne" théorisée par Joseph Campbell dont on nous a tant rabâché les oreilles à propos de Luke Skywalker dans Star Wars. Et bien sûr, l'animation est superbe et j'aime particulièrement les expressions de visages des personnages ! comme toujours, c'est une "claque visuelle" !

    Il y a 500 ans, le Royaume de Kumandra était unifié et prospère et Humains et Dragons vivaient en harmonie et en paix ! Mais survint le "Druun", une entité maléfique incorporelle qui change les êtres en statues de pierre et qui sema le désespoir dans le pays ! Mais il fut au bout du compte vaincu par l'alliance des cinq derniers dragons qui créèrent une sorte de "boule magique" qui repoussa le Mal.

    500 ans plus tard, le Royaume est morcelé, divisé en cinq souverainetés portant les noms des parties du corps d'un dragon (certains abrutis dignes de l'asile psychiatrique ont voulu voir dans ce film un plaidoyer pour l'Europe et le Gouvernement mondial, rigolez pas, j'ai vu un crétin affirmer ça le plus sérieusement du monde sur Allociné ! Sérieux, fais-toi soigner mec !). Je vous passe aussi les polémiques évoquées plus haut sur le melting-pot de toutes les cultures asiatiques car je ne vois pas en quoi ce serait dérangeant, Kumandra étant une terre fictive et une synthèse de cultures !

    C'est dans "Coeur du Dragon" que le chef Benja et sa jeune fille Raya protègent l'orbe appelé "Pierre du Dragon", en rêvant de réunifier le pays ! Mais lors d'une cérémonie festive de Réconciliation, Raya est trahie par la jeune Namaari, fille de la cheffe Virana de la tribu de "Croc du Dragon. L'orbe est brisé dans l'escarmouche et le "Druun" réapparait semant de nouveau le chaos et la misère !

    Six ans ont passé et Raya finit par retrouver Sisi, la dragonne qui contrôle l'eau et qui a créé l'orbe, seule survivante de son espèce ! Le duo va alors se lancer dans une quête visant à réassembler les cinq fragments de la "Pierre du Dragon".

    Cela va amener nos héroïnes dans toutes les souverainetés où elles vont à chaque fois  rencontrer de nouveaux compagnons : un gamin capitaine de bateau nommé Boun, Noi, un "bébé-pickpocket" avec son trio de compagnons simiens et Tong, une grande brute au grand coeur (cliché ?), dernier survivant de son village ! Tous ont perdu au moins un proche lors du retour du "Druun" !

    Le film est avant tout un récit sur la confiance que les humains s'accordent entre eux ! Raya pourra-t'elle accorder la sienne à Namaari qui l'a trahi par le passé ? Il va bien le falloir car c'est la clé pour triompher du monstre qui ravage ces contrées !

    Mention spéciale au dénouement du film, qui est épique, enchaine les rebondissements et sait véritablement ménager son suspense, faisant faire le yo-yo à nos émotions ! Bien sûr à la fin, la Concorde est rétablie car n'oublions pas qu'on est chez Disney !

    N'en déplaise à quelques esprits chagrins et cyniques qui ont perdu leurs âmes d'enfants, souhaiteraient voir "un film avec une héroïne solitaire et badass faisant dans l'ultra-violence en découpant ses adversaires à l'épée" (Pfff ! Qu'est-ce qu'on peut pas lire comme âneries sur Allociné encore ! N'importe quoi !), et malgré les critiques globalement tièdes de gens qui ne paient même pas leurs places de ciné (ou en l'occurrence pour ce "Raya" leurs abonnements à Disney + - car pour cause de pandémie et de salles de spectacle fermées, il est sorti direct par chez nous le 4 juin 2021 sur la plateforme de SVOD !), ce 59ème "classique d'animation" de Disney qui verse dans la fantasy exotique, réalisé par Don Hall, Carlos Lopez Estrada, Paul Briggs et John Ripa, scénarisé par les mêmes avec en plus Adele Lim et quelques autres à l'écriture - et doublé en VO par Kelly Marie Tran, est une excellente surprise sans atteindre non plus les sommets mais ne mérite cartainement pas un bashing à moins d'être un crétin de mauvaise foi !

    Et avec ce film, Disney vise aussi "à combattre le racisme qui vise les communautés asiatiques" !

    A bientôt !


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  • On ne présente plus David Fincher, un des réalisateurs les plus influents d'Hollywood à qui on doit Alien 3, Se7en, Fight Club, Panic Room -Love, Death + Robots - Saison 1 et plus récemment la série Mindhunter (pour en rester aux oeuvres chroniquées sur mes blogs !). Il s'est associé dernièrement à Tim Miller, l'homme qui possède le cerveau dont les films déjantés Deadpool  - opus 1 et 2 - sont sortis ! On pouvait donc s'attendre à du frisson et du bizarre dans leur "bébé commun, la série d'animation pour adultes, Love, Death + Robots - pour adultes car il y a de la violence et du sexe très explicite dans les 18 épisodes que compte le premier Volume. On parle en effet de Volume ici et pas de Saison !

    Ce Volume 1 est un chef d'oeuvre ! Dispo sur Netflix, elle procure des émotions fortes et se consomme comme une drogue, on est vite "addict" à ces 18 "Trips" sans redescente ! Les scénarios sont des trésors d'inventivité, les messages véhiculés sont profonds, la réalisation et l'animation nickels et les récits empruntent à de nombreuses sources ! Ca grouille de références et il me serait impossible de toutes les mentionner : le cyberpunk, le steampunk, Lovecraft, la Hard Science (le film Gravity en particulier), les pulps, les comics, les jeux vidéo, Metal Hurlant, Pacific Rim, Buffy contre les Vampires, etc,...

    Différents studios d'animation sont mis à contribution et tous les styles possibles alternent depuis le cartoon, l'animation traditionnelle jusqu'à la Motion-Capture, la CGI Effect -3D photo-réaliste,  un peu de live-action et de la japanimation ! Les épisodes ne sont pas très longs - entre 5 et 20 minutes - concentrés pour être efficace. Tim Miller a par ailleurs fondé la société Blur. Vous aurez compris qu'on est face là à une anthologie (ça me fait aussi penser à une version "sous acide" de La Quatrième Dimension - pour les twists finaux à chaque épisode).

    "L'Avantage de Sonnie" est un récit sur ce que seraient des Pokémons dans un contexte cyberpunk adulte. Des combats de monstres, des humains avec des prothèses, un univers de la nuit et un des deux récits de l'anthologie où l'héroïne, violée, a en quelque sorte perdu son corps et se le réapproprie en le transformant ! Un peu comme font les acteurs pornos friands de tatouages !

    "Les Trois Robots" est un récit dans lequel trois robots font du tourisme sur une Terre dont les Humains ont tous disparu ! C'est humoristique façon humour noir et ça porte un message sur la bêtise humaine qui a détruit la nature. On vous laisse découvrir à la fin qui sont les nouveaux maitres de la planète.

    "Le Témoin" est un vrai roman graphique, unanimement salué et dont le style fait un peu penser à Spider-Man : New Generatio n - et pour cause car Mielgo qui a travaillé sur le film de Sony Pictures est ici aussi le réalisateur. On est dans une ambiance Ghost in the Shell. Avec Peep-show et Club SM ! Des idées de Fincher ? Et une boucle temporelle à la clé ! 

    "Des Fermiers équipés" voient des Mechas affronter des aliens façon Starcraft - ça m'évoque donc bien sûr les jeux Blizzard Entertainment et leurs cinématiques mais aussi les productions LucasArts ! C'est fun, avec beaucoup d'action, du suspens, de l'émotion et un retournement final/révélation finale à base de zoom arrière qui montre que les envahisseurs ne sont pas forcément ceux qu'on croit.

    Dans "Un Vieux Démon", on est plus dans La Momie ou Predator ou encore dans une relecture du Mythe de Dracula - avec la séquence de la mort du jeune assistant particulièrement gore ! Ca fait plus penser à de la BD Franco-Belge, à ce que ferait un Arleston par exemple.

    "La Revanche du Yaourt" est une histoire absurde et tordante qui ne vous fera plus regarder le contenu de votre frigo de la même façon. C'est totalement perché et l'Humanité est une fois de plus tournée en dérision de façon salutaire et jouissive . On est dans l'animation volumétrique ici.

    "Derrière la Faille" est un des meilleurs épisodes ! C'est de la SF et un vaisseau se retrouve perdu loin de toute civilisation. On voit ici le progrès accompli depuis Final Fantasy - Les Créatures de l'Esprit. La fin est ambigüe mais parfaitement Lovecraftienne et donc très horrifique. "Ces horreurs qu'il ne faudrait pas voir sous peine de perdre l'esprit !". On est aussi dans la veine de Titan A.E.  et Event Horizon. Conclusion terrible !

    "Bonne Chasse" commence comme Tigre et Dragon et finit comme Gunnm. On commence dans un univers médiéval de type orientale avec des créatures de types féérique et vient ensuite l'Ere industrielle et l'avénement du steampunk du colonisateur. L'héroïne, à l'origine une changeline féline métamorphe se transforme, par le biais de son ami ingénieur, en justicière de la cause féministe ! Son sort est assez terrible et ce récit très poignant  On est proche de la 2D - un peu Disney - et le mélange des genres unique est très réussi ! Un discours sur le racisme et la misogynie.

    "La Décharge" est un peu en-deçà et sa morale et sa finalité pas hyper-claires ! Une sorte d'huissier-agent immobilier veut déloger une espèce de vieux clodo de sa décharge mais celui-ci a pour ami un Blob ! L'importun aura donc un sort à la fois funeste et drôle ! Ambiance Métal Hurlant !

    "Métamorphes" est aussi un de mes trois épisodes préférés (avec "Derrière la Faille" et "Une Guerre Secrète"). Cette histoire mêle fantastique, film de guerre dans le contexte actuel au Moyen-Orient et super-héros. On y suit une sorte de compagnonnage ou d'"amitié virile" entre deux loups-garous enrôlés dans l'armée US ! Le scénario établit un parallèle entre la manière dont on traite les lupins et les Gays - le droit à la différence ! L'homosexualité est abordée ici de manière infiniment plus subtile et intelligente que dans les derniers romans et comics de l'Univers Canon Star Wars de Disney ("Eh les homos, vous avez-vu on a mis des gays et des lesbiennes dans nos histoires, achetez notre "came" !). Photoréaliste et ultra-violent.

    "Les Esprits de la Nuit' est une sorte d'envolée poétique nocturne en plein désert vers un monde fantastique. Un père et un fils dont la voiture les a laissés en rade au milieu de nulle part voient ressurgir les esprits des habitants d'un océan disparu qui recèle des dangers mortels comme le fils qui va se prendre au jeu va le subir à ses dépens. On est entre Le Voyage de Chihiro  et L'Odyssée de Pi. Magnifique, somptueux et inventif visuellement.

    "Le Coup de main" est prenant et stressant, rappelle évidemment Gravity et que l'Espace Proche est devenu une poubelle ! Une astronaute qui part à la dérive lutte pour sa survie, prête à tout pour s'en sortir, y compris, comme elle dit à la fin, à faire une offrande aux "Dieux du Vide"  - mais pas d'éléments fantastiques là-dedans, c'est bien évidemment métaphorique ! Une subtile référence à Alien avec le nom du satellite qui est LV-426.

    Star Citizen aurait pu voir l'épisode "Lucky 13 " se dérouler dans son univers. Une pilote bizut reçoit en pleine guerre futuriste un aéronef qui a déjà vu ses deux précédents équipages périr de manière horrible. Pourtant, l'appareil supposé "maudit" va prendre bien soin de sa nouvelle propriétaire et la chance va tourner ! Des scènes de vol impecs ! Photoréaliste aussi !

    "L'oeuvre de Zima" est peut-être objectivement le meilleur épisode du lot - avec un style qui me rappelle l'art graphique des années 1930 (même si je ne suis pas assez calé en Art pour l'identifier, le nommer. Nesha, un coup de main si tu me lis ?). Zima est le plus grand artiste de tous les temps et il a créé le "Bleu de Zima" commençant par de tout petits carrés de bleu perdus au sein d'immenses tableaux de factures classiques pour finalement réaliser des toiles de la taille d'une lune ! A la fin de sa vie, il convie son public à son ultime représentation tandis qu'il s'élance dans une piscine et révèle le sens de son oeuvre  (les carreaux bleus de la piscine) et sa propre origine en tant qu'être animé (et pour quel tâche ?) - mais bon je ne vous spoile pas ! C'est tout bonnement génial !

    "Angle Mort" est un peu moins réussi à mon avis. On suit une Agence tous Risques de cyborgs qui braquent un convoi avec pertes et fracas - et on retrouve à plein l'ambiance Métal Hurlant.

    J'avais entendu parler par le biais d'une étudiante de mon Master M2 MLE de "L'Âge de Glace", récit insolite et très ludique, mêlant film live-action avec deux acteurs et animation. Sur le papier, c'est simple : un couple découvre une civilisation microscopique qui vit dans un vieux frigo et qui va de la Préhistoire à l'Age des Etoiles de manière hyper-accélérée ! Intéressant mais le film eut gagné à se concentrer sur le frio et à zapper les deux locataires !

    On découvre Multiversity, une application qui permet de réécrire l'Histoire dans "Histoires Parallèles" qui est encore un récit totalement dingo et hilarant ! Et si Hitler était mort avant la Première Guerre mondiale des manières les plus loufoques ? Le destin du monde aurait pris des tournures délirantes : les Autrichiens ou Vladimir Poutine, premiers hommes sur la Lune, , guerrières du sexe extra-dimensionnelles, civilisation de calamars et autres joyeusetés improbables ! Inventif comme jamais et on aimerait avoir d'autres épisodes de Multiversity comme celui avec Abraham Lincoln qu'on s'amuse à nous teaser à la fin ! Il faut d'ailleurs noter que pas mal de ces 18 épisodes pourraient donner matière à leurs propres séries à eux seuls !

    Baroud d'honneur de ce Volume 1 avec "Une Guerre Secrète" où durant le Siège de Stalingrad, en pleine Sibérie, des soldats de l'Armée Rouge affronte des hordes de démon qu'un agent de la police politique, la Tcheka, avait alors tenté d'invoquer en renfort pour sa nation, tentative soldée par un fiasco sans nom ! On se croirait entre Dante, Mike Mignola  et son HellBoy, Il faut sauver le Soldat Ryan  et Band of Brothers.

    C'est du tout bon et j'ai conseillé cette série à pas mal de mes connaissances et vous la conseille donc aussi ! Il parait que le Volume 2 de seulement 8 épisodes est moins bien - mais la barre était placée haute par le Volume 1 - et un Volume 3 est d'ores et déjà dans les cartons - sur Netflix donc !

    Des récits qui associent l'amour, la mort et les robots et n'en sont que meilleur quand il y a les trois éléments réunis !

    A bientôt !


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  • Waouh, la dernière Saison de Breaking Bad, la Saison 5, est tout bonnement époustouflante ! Je n'hésite pas à crier au génie car j'ai rarement vu une série avec une telle intensité dramatique ! Conclure une série est toujours un exercice délicat et Game of Thrones s'y était cassé les dents. Mais ici, aucune fausse note, dénouement parfait !

    On peut voir Breaking Bad à travers ses effets d'humour et d'ironie mais les aspects "folkloriques" de la série de Vince Gilligan ne doivent pas nous tromper ! Par-delà les junkies azimutés ou les cadavres dissous dans l'acide de manière grand-guignolesque, Breaking Bad demeure avant tout une série dramatique, le drame de la vie de Walter White, confronté à ses choix.

    Dans cette Saison 5, le roi de la "méthamphétamine bleue" va franchir plusieurs fois la ligne rouge. Après avoir dézingué Gustavo Fring, notre anti-héros va avoir les yeux plus gros que le ventre et vouloir développer son propre empire de la drogue. Bryan Cranston est magistral dans son interprétation, toute en finesse et en nuances et on est pris pas moment de sympathie envers son personnage mais aussi à d'autres moments on en vient à le prendre en pitié voire même à le haïr - quand je disais que les scénaristes de cette série sont des génies !

    Tous les interprètes sont brillants !  Même le jeune RJ Mitte qui joue Walter White Jr. le fils handicapé de notre chimiste virtuose ! Mention spéciale aussi à Anna Gunn, dans le rôle de Skyler White, qui a parfaitement compris comment interpréter la dépression que traverse son personnage, quand vous êtes totalement déconnectée du monde - on se demande où elle est allée puiser pour jouer ça  - et je suis à même de bien juger ayant traversé moi-même des épisodes dépressifs dans ma jeunesse !

    Bref comme je l'ai dit Walt "déconne" dans cette Saison - tout en continuant à se montrer un véritable génie, évitant de se faire coincer (un temps !) et ayant toujours deux ou trois coups d'avance. Mais il manipule Jesse Pinkman - joué par Aaron Paul - et lui ment. Pire, il a du sang sur les mains, tue Mike dans un moment de panique ainsi que ses neuf associés. Il a le malheur de s'associer à une belle bande d'ordures, des gros "connards" de Suprémacistes Blancs, menés par Jack et son neveu Todd - qui vont provoquer la mort d'un gamin et de plusieurs personnages importants de la série auxquels on s'était attaché (et c'est un brise-coeur !).

    Du côté de la famille, Walt va pratiquement provoquer la ruine de la sienne ! Il exerce un chantage sur son beau-frère Hank  - joué par Dean Norris - bref détruit sa famille ! Il est séparé de ses enfants. Et il faut dire que le beau-frère, promu à la direction des stups, va finir par découvrir le pot-aux-roses et dès lors ressentir une grande colère contre Walt. Il n'aura alors de cesse de le coincer. Notre flic va se révéler très malin et apparemment, c'est de famille !

    Avec Jesse Pinkman, c'est compliqué aussi car le jeune homme est rongé par la culpabilité, surtout depuis la mort d'un gamin et les soupçons qu'il a envers Walt concernant l'empoisonnement du fils d'Andrea. Pinkman file donc un mauvais coton dans cette Saison 5 néanmoins, Walt lui est vraiment attaché et ressent même une forme d'amour paternel pour lui. Il lui sauve d'ailleurs la vie à la fin de la série.

    Walter White est-il le méchant de Breaking Bad ? Comme chaque élément du scénario est justifié, on comprend qu'il ne s'est jamais remis d'avoir vendu ses actions pour 5000 dollars dans la société qu'il a créée étant jeune et qui vaut aujourd'hui plus de 2 milliards de dollars ! Avec la meth, il va accumuler les millions et surtout "se sentir vivre", lui condamné par le cancer ! La série reste morale et tous les méchants sont punis à la fin, Walt trouvant sa rédemption ! Le rôle des méchants est assumé à la fin de la Saison par les Suprémacistes Blancs, vraiment des salauds de la pire espèce - et par l'arriviste Lydia Rodarte-Quayle, une espèce de "salope" dénuée de scrupules, jouée par Laura Fraser.

    Breaking Bad, une série multirécompensée (je ne donne pas la liste de tous ses prix et vous renvoie à Wikipédia), "meilleure série de tous les temps" pour beaucoup de critiques (ai déjà dû le mentionner ?). Un chef-d'oeuvre sans une fausse note qu'il faut voir absolument ! Remarquablement écrit, interprété, filmé, un mélange de drame, d'humour amer, d'action, de suspens et d'émotion ! Si je devais mettre des notes comme à l'école, je lui mettrais 20/20. Une des meilleures séries que j'ai vu ces dix dernières années (et d'ailleurs, tous mes ami(e)s qui l'ont vu ont adoré !). Je me dis que si vous ne l'avez pas encore vu, vous êtes chanceux car vous allez vous éclater !

    Pour ma part, il me reste à voir El Camino, un film "Breaking Bad" sur la rédemption de Jesse Pinkman et la série Better Call Saul  sur le personnage de l'avocat véreux Saul Goodman - joué par Bob Odenkirk et ses contacts dans le Milieu, série dérivée, spin-off qui est un préquel je crois !?

    A bientôt !


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  • Marvel Studios, en entamant sa Phase 4, après la "Saga de l'Infini", a décidé de passer à la vitesse supérieure en ajoutant des séries aux films déjà programmés. En théorie, il est possible de voir les unes sans avoir vu les autres mais c'est mieux si vous n'en perdez pas une miette ! Avec la pandémie de Covid, la sortie des films a été grandement perturbée et le planning cinéma sans cesse décalé  - surtout concernant Black Widow et Les Eternels. Kevin Feige le maître d'oeuvre du MCU se rabat donc sur les séries dont les premières sont WandaVision (9 épisodes), Falcon & Le Soldat de l'Hiver et Loki (chacune 6 épisodes - des formats courts et concentrés donc !). Tout ceci passe évidemment sur Disney +.

    Nous allons parler ici de WandaVision  dont vous avez peut-être remarqué à son lancement la campagne publicitaire dans les abri-bus ! Les trailers étaient aussi intriguants voire même déroutants ! Jac Shaeffer est créditée comme créatrice et elle a fait du bon travail ! Matt Shakman est à la réalisation. Cette série vous permet de passer d'excellents moments ! Le scénario est bien ficelé, tous les éléments sont bien amenés et s'imbriquent parfaitement dans ce qui est l'"origin-story" véritable de la Sorcière Rouge (je vais spoiler modérément !) et on sent que les acteurs et actrices prennent leur pied à l'image de la parfaite alchimie entre Elizabeth Olsen (grande comédienne !) et Paul Bettany dans les rôles respectifs de Wanda Maximoff et Vision.

    La destinée de Wanda aura été marquée par des deuils à répétition ! Ses parents sont morts du fait d'une bombe Stark Industries, son frère Pietro des mains d'Ultron puis Vision dans Avengers : Infinity War du fait de Wanda puis de Thanos. Sa santé mentale est alors vacillante ! Wanda va finir par se réfugier dans un monde à elle qu'elle a modelé de toutes pièces !

    La série se veut un hommage à 70 ans de sitcoms de l'Histoire de la télé américaine à partir des années 1950 et I Love Lucy. On reconnait aussi Ma Sorcière bien-aimée !, et plus près de nous Malcom et The Office. Il y a une géniale mise en abyme, une fiction dans la fiction, et une Wanda surpuissante manipule les habitants de Westview, une petite ville du New Jersey, telles des marionnettes, leur faisant rejouer les sitcoms sécurisantes de son enfance en Sokovie et allant aussi jusqu'à recréer Vision et à donner existence à deux enfants, Tommy et Billy, deux futurs Young Avengers !

    C'est aussi là qu'est le génie des réalisateurs, d'avoir su capter et s'approprier à la perfection les codes de chaque décennie de fictions dans les moindres détails et pour notre plus grand plaisir ! Alors certes, la série peut dérouter, surtout dans les premiers épisodes.

    Mais bien vite, on nous montre ce qu'il se passe à l'extérieur du HEX, la "bulle" de Westview. Le S.W.O.R.D, l'organisation chargée dans les comics Marvel de la défense contre les infiltrations extraterrestres et interdimensionnelles, se rend sur place et essaie de percer les mystères du HEX. On découvre ainsi le personnage de Monica Rambeau adulte, la fille de l'amie de Captain Marvel vue dans le film du même nom et jouée ici par Teyonah Parris qui acquiert dans la série les pouvoirs de Spectrum/Photon et qu'on sera appelé à revoir dans Captain Marvel 2 et sans doute aussi avec les Skrulls dans Secret Invasion. Au casting aussi, on a Josh Stamberg qui joue Tyler Hayward, directeur du S.W.O.R.D, le "connard" de service que Rambeau découvre à la tête de l'organisation  créée par sa mère lorsque Monica revient du Blip de Thanos !

    Signalons aussi la présence de Kat Dennings qui reprend son rôle de Darcy Lewis, vue dans les premiers films de Thor  et de James - "Jimmy" - Wong - un agent du FBI plein de ressources déjà vu dans Ant-Man et la Guêpe interprêté de nouveau par Randall Park.

    Dans les habitants de Westview, on retiendra surtout la présence de Agnès qui se révèlera être (Attention Spoiler !) la puissante sorcière Agatha Harkness, détentrice du Darkhold, (grimoire entraperçu dans Marvel's Les Agents du Shield  et dans Runaways  - mais est-ce toujours canon ?) qui est la mentor de Scarlet Witch dans les comics mais ici la principale antagoniste  - et qui est jouée par la brillantissime  Kathryn Han (qui surjoue à dessein par moments car le personnage est grandiloquant !). Enfin, il y a la présence d'Emma Caufield qui jouait la démone Anyanka dans la série Buffy contre les vampires et qui a ici un rôle mineur en tant qu'habitante sous contrôle de Westview !

    Ah et si, j'allais oublier ! Pour semer le trouble dans nos esprits, Marvel Studios emploie Evan Peters pour jouer Pietro Maximoff alors qu'il endossait le rôle dans les films X-Men de la Fox et pas dans le MCU ou c'était Aaron Taylor-Johnson ! On est perdu et on échafaude toutes sortes de théories à propos de cette série ! Ce "Pietro" n'est pas ce qu'il semble être et les théories sur lui - et toutes les autres théories qui vont faire le buzz sur le net durant 2 mois, trouveront pour la plupart des réfutations dans la série, les choses s'avérant en réalité bien plus simples !

    Wanda va devoir gérer le mensonge dans lequel elle s'enferme et avec elle les innocents habitants de la petite ville ! L'enjeu est la maitrise de son pouvoir qui parait sans limites ! Sera-t'elle l'antagoniste principal de cette Phase 4 et suivantes - ou tout du moins tiendra-t'elle un rôle sans doute majeur dans Doctor Strange and the Multiverse of Madness ?

    Superbe série que je recommande - avec des moments brillants comme cette phrase proférée par Vision, le plus humain des Synthézoïdes, vers la fin de la série (fin douce-amère en suite logique de ce qui a précédé !) : "qu'est-ce que le deuil, sinon de l'amour qui refuse de s'éteindre." Phrase qui résonne en chacune de nous ! Et aussi la mention du Bateau de Thésée en plein combat !

    Avec cette série, Marvel Studios ne repose pas sur ses lauriers et opte pour une vraie prise de risques qui s'avèrera payante ! La série fait la quasi-unanimité pour elle ! Espérons que les autres séries à venir seront du même acabit mais la barre est d'ores et déjà placée très haute ! Vous l'aurez compris, j'ai adoré (mias j'adore tout le MCU à la base et les comics Marvel !).

    Je vous recommande aussi les vidéos d'analyses particulièrement pertinentes des Youtubeurs, Captain Popcorn, Iro Sef, Cult'N'Click ou landri. 

    A voir séance tenante en Binge-watching maintenant que tous les épisodes sont dispos ! Avec les séries Star Wars, comme  The Mandalorian et les séries du MCU comme WandaVision, et dans 15 jours, mi-mars 2021,  Falcon & le Soldat de l'Hiver puis Loki en mai, Disney + diffuse des pépites qui font ses succès d'audiences ! Avec l'arrivée du panel "Star", il faut absolument vous abonner !

    A bientôt !


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  • "Mille fois merci" à Pixar et à Lee Unkrich et Adrian Molina qui ont sorti en 2017 peut-être le plus grand Disney de tous les temps avec Coco. Ces gars-là sont de vrais artistes et tentent des paris créatifs audacieux ! Le film a eu un succès largement mérité, qui s'est fait sans promo tapageuse, par un excellent bouche-à-oreille ! La conclusion du film vous submergera dans un torrent d'émotions ! C'est bien simple : j'étais en larmes !

    Premier parti pris risqué : prendre le sujet de la Fête des Morts et qui plus est dans une culture qui n'est pas dominante, la culture mexicaine ! Ca me faisait penser au départ au vieux jeu de LucasArts, Grim Fandango ! Le film bénéficie d'un excellent scénario, très bien construit et qui amène avec subtilité des rebondissements scénaristiques ! On s'attache aux personnages !

    Et évidemment, côté réalisation, on est au top ! On sera frappé par l'aspect très coloré - et donc généreux - de ce long-métrage d'animation !

    Il est question du deuil, de l'oubli et de la transmission ! Ca parle de réaliser ses rêves mais plus encore de la famille -  tout en évitant de le faire de façon réac' !

    Un jour un homme qui aimait sa famille, son épouse et sa fille Coco décida de partir pour vivre sa passion pour la musique ! Suite à son départ, sa femme interdit la musique dans son foyer et se lança dans la cordonnerie de génération en génération. Aujourd'hui, cinq générations plus tard, le petit Miguel ressent l'amour pour la musique de son arrière-arrière-grand-père et a pris pour modèle Ernesto de la Cruz, le "plus grand chanteur de tous les temps" ! Reconnaissant la guitare de son ancêtre, le jeune garçon qui a un don est persuadé d'être le descendant de son idole !

    Désireux de se produire à un concours de talent, Miguel va voler la guitare d'Ernesto dans son mausolée, prenant ainsi à un mort le jour de la Fête des Morts, il se retrouve maudit et entre le monde des vivants et le Monde des Ancêtres ! Il retrouve son arrière-arrière-grand-mère et a besoin de sa bénédiction pour retourner dans notre monde - mais il refuse la condition de renonçer à la musique ! Il va alors essayer de voir Ernesto de la Cruz pour obtenir sa bénédiction à lui !

    Se faisant Miguel croise, parmi les morts, Hector, un autre musicien un peu filou dont tout le monde est sur le point de perdre le souvenir sur notre Terre, le menaçant de disparition définitive ! Avec Hector, le jeune garçon va découvrir les secrets de sa famille et que son idole est en réalité un imposteur !

    Voilà, je ne veux pas vous en révéler plus car l'impact et la surprise seront d'autant plus grandes moins vous en saurez ! C'est remarquablement construit au niveau du scénario ! L'aspect coloré donne un ton gai à un propos plutôt triste et donc à la fin du film, je pleurais comme un bébé !

    En un mot : sublime ! Franchement, je ne m'attendais pas à prendre une telle claque. Visuellement il est magnifique.

    A bientôt !


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  • Les oeuvres littéraires donnent parfois de grandes adaptations et c'est le cas de la série Anne with an E que je savoure en ce moment sur Netflix "comme une pâtisserie" (comme dirait ma copine Amélie à qui je dédie ce billet !).Ill s'agit là d'une série télévisée canadienne de 2017 inspirée du roman Anne... la maison aux pignons verts, un classique de la littérature canadienne, écrit par Lucy Maud Montgomery au début du XXème siècle et plutôt classé en littérature jeunesse ! On est un peu dans l'esprit "Petite Maison dans la Prairie" mais en plus moderne dans la réalisation de la série !

    Ce roman que je viens de citer s'inscrit dans un vaste ensemble qui suit l'héroïne, l'orpheline Anne Shirley sur la majeure partie de sa vie (au moins jusqu'à ses 40 ans pour ce que j'ai cru voir) mais les trois saisons de la série diffusée sur Netflix la suivent jusqu'à son entrée à l'Université (il me semble là aussi !).

    Qui est donc Anne (avec un "E") Shirley ? C'est une gamine très intelligente, inventive, à l'imagination débordante, qui se passionne pour la littérature romanesque de son temps ! Elle est incarnée à l'image par l'époustouflante Amybeth McNulty, une actrice  très expressive et au talent indéniable qui fait des merveilles avec ce personnage ! Ma révélation dans la catégorie des jeunes actrices de cette année avec Aan Taylor-Joy du Jeu de la Dame (une autre série Netflix, décidément - ne regrette pas mon abonnement qui me permet d'abreuver mon blog de productions de qualité).

    Amybeth McNulty, âgée de 16 ans, au moment de la Saison 1, incarne dans cette Saison un personnage qui a entre 11 et 13 ans. Mais ça passe très bien car elle fait partie de ces actrices à qui on ne donne pas d'âge !

    Anne est orpheline et a traversé de dures épreuves jusque-là mais sa chance tourne lorsqu'elle rencontre le frère et la soeur Cuthbert, Matthew et Marilla, qui tiennent la ferme "Green Gables"/"les pignons verts" à la périphérie de la ville d'Avonlea sur l'Île-du-Prince-Edouard. A l'origine, les deux fermiers espéraient adopter un garçon et il y a eu erreur ! Marilla est intransigeante et veut à tout prix congédier Anne mais le brave Matthew s'est déjà pris d'affection pour la gamine et finalement par une suite d'évènements le "couple" adoptera la petite !

    Marilla est jouée par Géraldine James et Matthew par R. H. Thomson.

    La Saison 1 montre surtout les efforts d'Anne pour se faire adopter par la petite communauté d'Avonlea, surtout par les enfants de son âge qui peuvent se montrer cruels !

    Si Anne se fait aussitôt une "meilleure amie" avec Diana Barry - jouée par Dalila Bela - une jeune fille empathique et soutien indéfectible de notre petite héroïne ! Mais avec les autres jeunes gens, ça se passe beaucoup moins bien ! Certains sont carrément odieux !  D'autres relations sont plus ambigües comme avec le jeune Gilbert Blythe, joué par Lucas Jade Zumann, le meilleur élève de la classe, un garçon très intelligent à tout point de vue, sociable mais qui perd son père malade au cours de la Saison !

    Anne finit quand même par se faire accepter quand, par son intelligence, elle empêche un incendie de se propager et qu'elle sauve la vie de la petite soeur de Diana ! Evidemment, elle n'évite pas non plus les gaffes et les maladresses car nombres de situations sont inédites pour elle dans ce qui est désormais sa nouvelle famille ! Elle devient aussi amie avec Ruby Gillis - jouée par Kyla Matthews - une autre gamine, avec le garçon de ferme des Cuthbert (dont j'ai oublié le nom, désolé !) et avec la tante de Diana (dont j'ai aussi oublié le nom !).

    A la fin de cette Saison 1, les Cuthbert ont de grosses difficultés financières suite au naufrage d'un navire dans lequel Matthew avait investi toutes les économies de la maisonnée ! Mais on peut compter sur ses membres, Anne en tête, pour faire preuve de ressources et sortir ce cette mauvaise passe !

    Une série très sympathique avec des personnages attachants et des acteurs/actrices tous au TOP ! J'aime beaucoup, vous l'aurez compris !

    A bientôt !


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  • Le Jeu de la Dame est une mini-série de Scott Frank et Allan Scott diffusée depuis peu sur Netflix et qui a elle seule justifie l'abonnement à Netflix ! Adaptée du roman de 1983 de Walter Tevis, intitulée en VO The Queen's Gambit, c'est une vraie réussite, une merveille, un pur bijou ! Je serais vite à court de superlatif pour vous parler de cette mini-série que j'ai visionnée en une seule journée ! On ne s'ennuie pas un seul instant et c'est très bien rythmé ! Bref, je suis tombé amoureux de cette série et de sa splendide et si talentueuse jeune actrice, Anya-Taylor jeune, une argentino-américano-britannique qu'on a déjà aperçue dans le rôle d'Illyana Rapustin (Magik) dans le film Les Nouveaux Mutants et dans la série Peaky Blinders. Son jeu est époustouflant, plein de justesse, de charme et de grâce ! Je lui prédis une grande carrière !

    Le récit tourne autour de la vie d'Elizabeth - "Beth" - Harmon (qui est un personnage imaginaire) - depuis le suicide de sa mère, son placement dans un orphelinat et son titre de championne du monde des échecs ! Et oui ! Une série sur les échecs (avec Garry Kasparov en consultant !) ! Je n'aurais jamais cru qu'on puisse réussir à nous tenir en haleine de bout en bout sur un thème aussi cérébral ! Ca m'a donné envie de me remettre à ce jeu !

    La pauvre orpheline semblait bien mal partie dans la vie mais dans son institution, elle va croiser la route d'un humble gardien, Monsieur Shaibel - interprété par Bill Camp, héros anonyme, qui va l'initier au jeu d'échecs ! Dès lors, Beth se révèle un talent hors du commun pour ce sport ! Femme dans un milieu d'homme, elle va progressivement s'imposer ! On jubile en voyant cette joueuse trucider ses adversaires avec le regard perçant et incisif d'Anya Taylor-Joy lorsqu'elle les met "échecs et mat" !

    Un jeu d'échecs, comme le dit si bien l'héroïne, c'est "le monde dans 64 cases" et en contrôlant les parties, elle a l'impression de contrôler sa vie ! Beth est aussi une "survivante" qui ne peut se permettre de perdre. Mais "chaque don a un prix" et pour Beth, ce sera celui d'une addiction aux médicaments et à l'alcool.

    Au-delà d'un discours féministe, c'est surtout le récit d'une surdouée qui se bat avec ses propres démons !

    La série est très technique mais reste compréhensible pour le profane des échecs ! L'immersion dans ce jeu est totale ! On voit aussi que ce qui est bien plus qu'un loisir peut-être totalement addictif ! Chez notre Beth, la créativité frise la psychose et le génie la folie !

    Un autre coup de chapeau de cette série est la reconstitution ultra-fidèle des années 1950 et 1960 ! Un soin extrême a été apporté aux décors, aux costumes et aux coiffures d'époque ! Sept épisodes qui portent comme titre des termes du jeu d'échecs ! On est aussi en pleine Guerre Froide et l'adversaire ultime de Beth est le champion du monde russe, Vasily Borgov - joué par Marcin Borocinski, -  redoutable et qui semble inébranlable !

    Il parait qu'on a là la série numéro 1 du moment, applaudie par la communauté des joueurs d'échecs ! Et c'est mérité ! Les parties d'échecs sont d'une grande intensité et le suspense est à son comble ! Le scénario est bien ficelé, le récit bien mené, la réalisation au top, le jeu des acteurs irréprochable,... C'est rare d'atteindre un tel niveau de qualité au cinéma alors à la télé !

    Dans la distribution, on a Moses Ingram (Jolene, une orpheline amie de Beth), Isla Jonhston (Beth jeune), Chloe Pirrie (Alice Harmon, la mère biologique de Beth), Marielle Heller (Alma Wheatley, sa mère adoptive), Jacob Fortune-Loyld (Townes, un amour platonique de l'héroïne), Thomas Brodie-Sangster (Benny Watts, adversaire puis ami de Beth) et Harry Melling (Harry Beltik, autre adversaire puis aussi ami de Beth).

    On suit l'ascension de l'héroïne jusqu'à son titre de championne du monde et plus important encore sa victoire sur ses démons et sa réconciliation avec elle-même !

    Et le mot de la fin est "Jouons !" !

    Je vous recommande absolument cette série ! Si vous ne deviez en voir qu'une seule en 2020, ça doit absolument être celle-ci ! Je lui mets la note de 20/20 ! La perfection ! Une série qui fera date assurément !

    Puissant ! Poétique ! Fascinant !

    A bientôt !


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  • L'animation a fait d'énormes progrès et nous réserves de très bonnes surprises ! J'ai ainsi découvert le magnifique film Zootopie, un des derniers "Classiques" des Studios Disney, sorti en 2016 et fruit du travail des équipes de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush ! Un petit bijou d'humour et de sensibilité !

    Alors certes l'animation de ce long métrage est nickel et a été salué par la critique mais ce que les professionnels ont encore plus acclamé - avec une certaine unanimité, c'est l'intelligence du scénario, les expressions des personnages et le jeu si juste des acteurs de doublage ! Car disons le, et insistons là dessus, vous pouvez bien réaliser toutes les plus belles prouesses techniques avec vos crayons ou vos palettes graphiques, si vous n'avez pas une bonne histoire, la "sauce" ne prendra pas !

    Les personnages de ce film sont tous très attachants et on suit Judy Hopps, une intrépide petite lapine, qui rêve depuis toute petite de devenir policière. Seulement voilà, dans ce monde d'animaux anthropomorphisés, chacun a sa place ! Il y a les proies et les prédateurs et un gentil petit lapin ne pourra jamais devenir flic ! Mais Judy a de la volonté et finit major de promo à l'Académie de Police ! Elle quitte alors sa campagne et se rend à Zootopie, la ville de tous les possibles !

    C'est donc un film sur l'identité, sur le fait qu'on peut devenir ce que l'on veut, sans s'arrêter aux déterminismes quels qu'il soient ! Une logique assez libérale donc parfaitement en vogue avec le rêve américain !

    Judy, la lapine va croiser la route du renard escroc Nick Wilde, un duo improbable dans cette comédie policière aux accents de buddy-movie !  Le thème des animaux qui parlent - ici uniquement des mammifères, est intelligemment modernisé. Nos deux héros vont enquêter sur la disparition de prédateurs dont on va vite comprendre qu'ils sont retournés à l'état sauvage !

    Un film gentiment subversif, qui porte des thèmes forts et d'actualité, qui questionne l'indentité. On y parle de préjugés, en utilisant brillamment les archétypes animaux, d'une société qui aime bien catégoriser, de déterminismes, de racisme, de discriminations (qu'elles soient négative ou positive !). Dans le monde de Zootopie, il est possible de ne pas être ce que l'on est, la place que la Nature - et la société - nous assignent !

    On rit beaucoup dans ce film avec un humour très fin ! Intelligemment, le film fait des clins d'oeil à d'autres films d'animation emblématiques comme L'Âge de Glace, Tous en Scène !, La Reine des Neiges, Big Hero 6 ou Les Lapins Crétins ! Tout un patrimoine culturel de ces dernières années !

    Zootopie a remporté l'Oscar du Meilleur Film d'animation en 2017.  des critiques élogieuses et un immense succès public avec plus d'1 milliard de recettes, score qu'une poignée de films d'animation ont atteint jusqu'à présent !

    La chanson titre du film "Try me everything" est interprétée par Gazelle, pardon Shakira !

    Un chef d'oeuvre pour un appel à la tolérance ! Un film optimiste et plein d'espoir !

    On parle déjà de deux autres films dans les cartons pour faire une trilogie.

    A bientôt !


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  • Lorsque je pratiquais encore le loisir jeu de rôles, au début des années 2000, au sein du Club Pentacle, j'avais entendu parler de loin en loin du feuilleton audio Le Donjon de Naheulbeuk. Ce qui devint très vite un succès commercial était à l'origine une série sous forme de Podcasts, entièrement gratuits, diffusés par épisodes et regroupés en Saisons sur internet ! C'est une des premières expériences du genre ! On doit la chose à un certain John Lang !

    Disons le tout de suite, le monde des "Private Jokes" des pratiquants de jeux de rôles quand ça se limite à des blagues lourdingues et souvent sexistes de jeunes adultes immatures, ça me laisse froid voire ça m'agace un peu ! Mais bon, il y a des initiatives d'auto-parodies qui sont pas mal pensées ! Dans le milieu du jeu de rôles, on connaît les BD en 1 page de la série Kroc le Bô qui paraissait dans Casus Belli, qui critiquait les gros-bills, puis vint Le Donjon de Naheulbeuk.

    Il me semble que c'est le philosophe Bergson qui a dit que le Rire survenait lorsque les actions humaines prenaient un caractère automatique ! Donc l’œuvre de John Lang se moque un peu des automatismes des joueurs, de Donjons & Dragons et autres jeux med-fans dans notre cas, quand ils détournent les règles et que l'absurde devient la norme, quand on ne parle plus d'"épée de belle facture" et de "blessure mortelle" mais d'"épée +2 " et de "la perte de tous ses points de vie" !

    J'ai découvert Le Donjon de Naheulbeuk par le biais d'un roman, sous-titré "La Couette de l'Oubli" qui est en fait la Saison 3 des aventures de notre groupe d'anti-héros maladroits de bas niveaux ! Avant, pour les Saison 1 et 2, il faut se reporter au feuilleton audio !

    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, que je prenais donc en route, mais passé un temps d'adaptation, cette lecture est très plaisante, et l'humour est assez fin et souvent cruel et un peu "sale gosse" ! john Lang aime bien jouer avec les clichés et se moquer des bons sentiments ! Notre équipe d'aventuriers comprend un Ranger ou Rôdeur, une Magicienne, un Nain, une Elfe, un Barbare et un Ogre ! Tout ce beau monde a ses petits travers et incarne un archétype mais l'auteur nous surprend en sortant parfois des limites de chaque archétype, tout en en jouant ! Le récit à la troisième personne est entrecoupé par les "Bulletin Cérébraux" des personnages qui nous montrent ce qu'ils pensent à la première personne !

    Précédemment, notre bande de héros maladroits a dérobé la douzième statue de Gladeurlfeurha dans le fameux Donjon de Naheulbeuk pour la rapporter à leur commanditaire, le sorcier Gontran Théogal qui peut et veut alors exécuter un rituel qui fera revenir le dieu du sommeil Dlul en ce monde, ce qui engloutira les Terres de Fhang dans la Grande Couette de l'Oubli Éternel, une nouvelle forme de fin du monde !

    Nos aventuriers vont croiser toutes sortes d'autres aventuriers, des cultistes en pagailles, des auberges, des villageois et des bateliers ! Les Oracles et la Caisse des Donjons qui gère les Points d'Expérience ! Ils réalisent qu'ils ont fait une grosse boulette en ramenant la douzième statuette mais par chance, quelqu'un a dérobé la onzième du lot et le rituel est donc retardé ! D'autant que d'autres équipes d'aventuriers se pressent en bas de la redoutable tour de Gontran Théogal, Arghalion, pour empêcher l'Apocalypse, ignorant que le sorcier a mis les voiles et qu'il lui manque toujours une statuette ! Nos troupe, elle, fait profil bas et accumule toujours les maladresses, source du comique de l'histoire !

    Voilà, une lecture qui détend, que les rôlistes apprécieront et qui seront les seuls à savourer pleinement certaines situation ! Mais les néophytes y trouveront leur compte car si on met de côté l'aspect burlesque, on a une sympathique petit histoire de fantasy, un peu dans la tradition de ce qu'on fait les Monthy Python dans le genre avec Sacré Graal ! Il y a eu d'autres Saisons et d'autres aventures par la suite, en audio, romans et BD et je compte me les procurer et vous en parlerai en temps et en heure !

    L'été commence et je tiens désormais une P.A.L. - autrement dit une Pile A Lire - qui contient en permanence entre 8 et 12 livres ! Mon "anti-bibliothèque" me rappelle aussi constamment que j'ai encore plein de lectures à faire devant moi et que mon ignorance est grande !

    A bientôt en Terres de de Fhang !


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  • Parlons maintenant de Joker, film de Todd Phillips, sorti en 2019 et qui a connu un véritable triomphe au Box-Office mondial et pléthores de critiques élogieuses et de nominations et récompenses à de nombreux festivals (Mostra de Venise, Oscars, Golden Globes, Césars, etc,...). On ne peut que saluer l'extraordinaire performance de l'acteur Joaquim Phoenix qui, dans ce film de super-héros (d'après les personnages de DC Comics) qui n'en est pas un, campe  Arthur Fleck qui va se transformer en dangereux tueur psychopathe, le Joker, le pire ennemi de Batman !

    Alors certes à première vue, le propos semble se résumer à "Joker est devenu Joker parce que la société a été méchante envers lui" et on a reprocher au film son apologie de la violence - objectif que dément Todd Phillips le réalisateur ! Le film fait en réalité effet de catharsis et d'exutoire dans le climat de contestations sociales actuel un peu partout dans le monde auquel il fait écho ! Il ne s'agit pas d'un simple défoulement pour bourgeois en manque de frissons mais il y a bien un propos politique sous-jacent !

    Après, on est en droit de penser qu'"une société qui célèbre un tueur en série est une société qui va mal". C'est un peu plus subtil que ça ! Joker est violent mais en réaction à la violence de la société ! Il se fait justice et punit les méchants. Il sombre dans la folie une fois qu'il a tout perdu et qu'on a rejeté tous ses appels à l'aide. Apologie de Richard Durn ?

    La construction du film est remarquable et il appellerai plusieurs visionnages ! La famille Wayne apparait dans ce film mais Thomas Wayne est particulièrement odieux et manifeste le mépris des oligarques pour des gens comme Arthur Fleck. Arthur pense être un moment le fils du milliardaire mais il s'avérera que sa mère Penny Fleck est folle, affabulatrice et une mère abusive ! A moins que ce soit Thomas qui soit dans le déni, un léger doute subsiste même si la famille Fleck est folle à lier de mère en fils, fils adopté par ailleurs.

    Arthur va basculer et commettre, alors qu'il est en tenu de clown (sa profession) son premier meurtre quasiment en état de légitime défense contre trois abrutis de traders ! Mais la société n'en a cure et c'est la société qui va fabriquer le Joker qui dès lors accumulera les meurtres contre toutes les personnes qui se sont moquées de lui. Murray Franklin, un sale animateur télé qui fait des shows dans le style de Jimmy Kimmel et joué par Robert de Niro, va en faire les frais, pensant profiter de sa position en haut de cette société pourrie, dans une ville sale, pour se moquer d'un jeune humoriste débutant, le pauvre Arthur ! Murray va se faire flinguer en direct apothéose du film et c'est jouissif tant le présentateur est pourri et antipathique !

    A la fin du film, l'émeute gronde et Gotham est en feu, le Joker est devenu un symbole et la "tragédie (de sa vie) a viré à la comédie" selon ses dires. On sait que dans la réalité, ce ne sont pas les méchants en position de pouvoir, les oligarques, qui sont punis mais toujours les pauvres gens - attention donc à ne pas mélanger réalité et fiction. Joker détruit cette société gangrenée mais que construit-il derrière ? Rien à vrai dire !

    Le crime que combat Batman, ce "fasciste", n'est que le résultat du mépris des oligarques. D'ailleurs dans le film, tous ses évènements conduisent au fameux meurtre du couple Wayne devant les yeux de leur fils Bruce et on peut donc dire que le Joker et Batman sont nés la même nuit !

    Il y a quelques clins d'oeil bien sympas dans le film : Charlie Chaplin, autre amuseur public et son film Les Temps modernes dans lequel il se livrait déjà à un critique de la société capitaliste, qui exige la performance des individus, Zorro autre vengeur masqué et évidemment la présence de De Niro fait penser à Taxi Driver, autre film où le "héros" pête les plombs ! Tout un métatexte donc !

    La folie d'Arthur va jusqu'à lui faire s'inventer une petite amie et il y a donc une part de responsabilité individuelle par la suite ! Vraiment ? Arthur est-il responsable de son état ou la société ? Ce film permet de lancer une intéressante réflexion sur la liberté et les déterminismes (génétique, sociétale,...). Débat complexe donc ! il est vrai qu'il lui arrive un peu trop de malheur dans sa vie !

    Alors, le Joker porte-étendard de la contestation montante ? Je n'espère pas même si je soutient à fond les Gilets Jaunes car en optant pour la violence, Arthur se décrédibilise d'une certaine façon et Batman le rattrapera ! Il ne faut pas oublier qu'il est fou ! Il ne s'agit pas que d'un propos "peuple contre élites" même si c'est une deuxième grille de lecture qui s'ajoute à la première sur la liberté et la responsabilité ! C'est en tout cas plus intéressant que "c'est la société qui a rendu méchant Arthur Fleck" !

    Tous les gens dans la misère ne deviennent pas des criminels ! Encore qu'il faut se poser la question de qui définit les lois ? Dans le film, Arthur n'est en tout cas pas aidé par sa psychiatre - qu'il finit par tuer aussi à al fin !

    Joaquim Phoenix, répétons-le, ici excellent surtout quand il fait le fou rire de son personnage affublé de ce handicap nerveux !

    En aucun cas un film prétentieux mais un chef-d'oeuvre ! Un drame de référence ! Peut-être le film le plus important de ces dix dernières années ? Le cas du Joker ne rélève pas du fait divers.

    A bientôt !


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  • Vous le savez sans doute, je suis un amoureux de littérature(s) ! Les livres, c'est ma vie ! Je ne pouvais donc pas ne pas repérer dans les rayonnages de ma bibliothèque municipale et passer à côté du livre d'Elise Costa, Mystères d'écrivains - 50 histoires secrètes et insolites où l'auteure nous livre avec un vrai sens de la narration, et avec humour, cinquante anecdotes croustillantes sur ces pourvoyeurs d'évasion !

    Dans autant de  chapitres thématiques, on aura donc des récits sur les genèses des œuvres, sur l'identité (ou la fausse-identité) d'un écrivain, sur les aléas pour le moins rocambolesques de plusieurs auteur(e)s connu(e)s, sur leurs compagnons de route (qu'il s'agisse d'humains ou d'animaux !), bref tous leurs secrets !

    On remarque toutefois que ce sont préférentiellement des auteurs du XXème siècle et contemporains, d'Agatha Christie, à Michael Crichton, de Virginia Woolf à Stephen King, en passant par Roald Dahl,  Edgar Allan Poe (XIXème siècle il est vrai !), Anaïs Nin, Romain Gary/Émile Ajar, Franz Kafka ou encore Brett Easton Ellis, John Steinbeck, James Joyce ou William Faulkner !... A côté de ces auteurs très connus, il y en a d'autres qui le sont moins, comme Tim O'Brien ou Anne Perry, et que je vous laisse découvrir !

    C'est donc à un voyage littéraire auquel nous sommes conviés. Recenser toutes ces histoires a du demander pas mal de travail à Élise Costa même si pour ma part je connaissais certaines de ces histoires (pour ne citer qu'un seul exemple, celle de l'exécuteur testamentaire de Kafka qui est très connue !).

    On se rends compte que souvent la réalité dépasse la fiction comme cette écrivaine rattrapée par ses personnages, cette autre, criminologue, qui écrivait des polars et qui côtoya sans le savoir Ted Bundy le tueur en série d'étudiantes ou encore cet écrivain qui commit un meurtre et fut trahi par le roman qu'il signa de sa plume !

    Bref un livre qui permet de se cultiver à peu de frais tout en s'amusant et qui se lit très vite ! Le genre de lecture qui font bien passer le temps !

    Amoureux de livres, il ne reste plus qu'à vous le faire offrir !

     A bientôt !


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  • Si vous êtes fan de World of Warcraft et si, comme moi, vous aimez les beaux livres, vous ne devez pas passer à côté de cette série des Chroniques de World of Warcraft dont je vais vous parler maintenant du Volume 2 ! Du bel ouvrage, une belle mise en page pour un contenu exhaustif !

    Après Azeroth dans le Volume 1, ce Volume 2 s'attarde sur le monde de Draenor, le monde originaire des orcs et de leur Horde ! On remonte à la préhistoire et on évoque les Titans et le conflit entre le Lacis, une sorte d'entité végétale géant et Grond, une espèce de géant de pierre qui s'affrontèrent pour ce monde.

    A cette période succéderont des colosses qui d'âges en âges, dégénéreront vers des formes plus petites jusqu'aux orgres et aux orcs ! Les orcs affronteront à leur tour ensuite les orcs qui les auront maintenus un temps en esclavage. Il est aussi question des Arrakoas, des hommes-oiseaux !

    Dans le même temps, Sargeras et son nouveau lieutenant Kil'Jaeden avait poussé le Prophète Vélen et les siens à quitter leur monde à bord d'un vaisseau spatial pour échapper à la corruption de la Légion Ardente. Velen et ceux qui se ferait bientôt appelés les Draeneï trouvèrent refuge sur Draenor et y bâtir une prestigieuse civilisation.

    Mais Sargeras et Kil'jaeden retrouvèrent la trace de Velen et par le biais du chaman Ner'zhul et surtout de son élève Gul'dan, ils allaient pousser à la création de la Horde, conduisant les orcs à s'assembler et à détruire les Draeneï au cours d'immenses  génocides.

    Par la suite, les orcs furent  corrompus par du sang de démon et développèrent une rage guerrière. Il fut décidé, par le biais aussi du lien que Sargeras avait maintenu avec le Gardien Medivh, d'ouvrir la Porte des Ténèbres, un portail vers Azeroh, qui restait le but ultime de la Légion Ardente qui téléguidait la Horde via Gul'dan ! Seul le clan des Loups-de-Givre sembla s'y opposer !

    Les événements concernant Medivh et sa corruption sont relatés dans le Volume 1 de ces Chroniques et la Chute des Draeneï et la corruption des orcs font eux l'objet du roman World of Warcraft - L'Ascension de la Horde,  chroniqué ici par ailleurs !

    Les orcs vont donc envahir Azeroth ! Ce seront alors les deux Premières Guerres contre la Horde, qui sont aux coeurs des RTS Warcraft : Orc Vs Humans  et Warcraft II. Je vous renvoie également au film de 2015, Warcraft : Le commencement,  qui raconte entre autres la Chute de Medivh !

    A l'issue de la Première Guerre, la ville de Hurlevent est tombée et Lothar prends la fuite avec les survivants. L'Alliance des sept Nations, qui englobera aussi les Hauts-Elfes et les Nains et Gnomes et formé et la Horde échoue au terme de la Deuxième Guerre face à cette coalition, malgré la trahison d'Alterac et les machination d'aile-de-Mort. La victoire est pour Lordaeron et la Porte des Ténèbres est détruite, Gul'dan trouve la mort dans la Tombe de Sargeras et les orcs se retrouvent dans des camps !

    Mais cela ne se termine pas là car un chef orc convainc Ner'zhul de rouvrir la faille ! Mais cette fois les orcs se contentent de faire main basse sur de puissantes reliques cachées en Azeroth pour ouvrir d'autres portails vers d'autres mondes plus faibles depuis Draenor !

    Les humains, menés par le mage Khadgar, vont se rendre dans le monde ravagé de Draenor, avec une petite troupe et y mené la guerre ! Ca se terminera par le fiasco des autres et de Ner'zhul qui fissure ce monde de toutes parts en ouvrant ses portails ! La troupe humaine et les héros de l'Alliance sont alors présumés morts avec ce monde !

    Voilà pour ce rapide survol ! C'est évidemment beaucoup plus détaillé dans ce Volume 2 mais la place me manque ici ! Je vous renvoie donc à ce très beau livre, très précieux !

    La Troisième Guerre - avec l'arrivée du Fléau et le périple du Prince Arthas -, font l'objet du Volume 3 ! Combien y aura-t'il de Volumes au final ? Le maximum j'espère !

    A bientôt !


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  • Je suis presque de la génération des cinquantenaires et quand je repense à toutes ces années parcourues, une certaine nostalgie m'étreint ! Cinq décennies, ca en fait des expériences de vie ! Le secteur culturel l'a bien compris qui surfe sur cette nostalgie. On sait que la mode des "Journaux de votre jour de naissance" ne date pas d'hier mais dans cette lignée, les Editions Dupuis lancent une série de BD intitulée "Mes Souvenirs en BD". Je vais ici vous parler du tome consacré à mon année de naissance, soit 1972 !

    Les choses ont bien changé en un demi-siècle, le monde semble aller plus vite - vers sa fin ? Si on reste optimiste, on peut voir des promesses dans l'avenir que nous réserve le XXIème siècle en espérant que l'Homme saura, par sa technologie, surmonter les défis qui s'annoncent.

    Pour ce tome 1972, les auteurs, Samuel Otrey et Gabriele Bagnoli, nous ont concocté une petite BD sympathique et pleine d'humour - mais dont le dessin n'est certes pas d'une très grande facture et ce n'est pas le but - au fil des cases agrémentées de photos de produits et d'objets culturels de ces années-là ! Je suis frappé à ce stade de constater que la nostalgie se résume à des marques ! C'est un peu triste mais en même temps, c'est plus visuel.

    J'ignore si les autres tomes reprennent certaines des planches de cet album. Y a t-il des cases communes par exemple, entre les années 1972, 1973 et 1974 ou s'agit-il à chaque fois d'une histoire différente à chaque fois ? Ici, un certain Stéphane, né en 1972, se rends chez "Papi et Mamie" avec sa femme et ses deux enfants (le fils ainé et la fille plus jeune, bonjour le cliché de la "famille modèle", pauvre de moi, moi le célibataire endurcit qui selon ces critères a raté sa vie ! C'est conformiste au possible !) afin de faire un peu de rangement et se débarrasser de ce qu'ils pensaient être des "vieilleries" sans importance et qui vont être en réalité l'occasion d'un voyage vers le passé (de l'enfance !).

    En tournant ces pages, on se rends compte que chaque génération a grandit sur les mêmes objets. En 1972, naissaient Vanessa Paradis,  Candeloro, Sébastien Cauet, Geri Halliwell, Alyssa Milano, Cameron Diaz; Titoff (le comique, pas l'acteur porno !), Jennifer Garner ou encore Gwyneth Paltrow et disparaissaîent Dino Buzzati et Maurice Chevalier. On décidait aussi de l'agrandissement de la Communauté Européenne.

    Le Tome contient son lot de madeleines de Proust et je ne vais pas vous en faire l'inventaire exhaustif. Sont couvertes toutes les années d'un jeune qui serait né en 1972 jusqu'à ses 18 ans, en 1990 !

    On retrouve  les Playmobils, les Barbie, les Big Jim les albums de stickers (on disait alors "images autocollantes" Panini,  les jeux LCD, la console Atari 2600 et l'Amstrad CPC 6128, les oeufs en chocolat Kinder Surprise, le chocolat en poudre Nesquik (bizarrement la poudre Tang n'est évoquée nul part ?), les Stylos BIC, les Cahiers de Vacances Passerelle, les calculatrices scientifiques Casio (utilisée pour mon Bac en 1990 !), les Bibliothèques Rose et Verte, les Livres dont vous êtes le héros,, les jeans troués, les walk-man ou baladeurs et leurs cassettes audio (là encore pas un mot sur les VHS !), les films pop-corn et blockbusters apparues dans ces années-là (Ghostbusters, E.T. l'Extraterrestre, Retour vers le Futur et bien sûr Star Wars alors encore appelée La Guerre des Etoiles !).

    Côté musique, les incontournables sont Michael Jackson à l'international et Jean-Jacques Goldman par chez nous ! Le Top 50 est lancé avec son magazine papier où on retrouve des interviews et les paroles des chansons de Mylène Farmer, Julie Piétri, Jeanne Mas,ou encore les très sexy Sabrina et Samantha Fox qui provoquent des "cartes de France" !

    Le paysage urbain se modifie avec l'apparition des premiers grands centres commerciaux lancés dans les années 1950 (après-guerre) et 1960. On entre dans l'Ere de la (sur)consommation et du paraître avec des marques comme Levi's, Lee Cooper ou Benetton. Dans cette société de l'artifice et du superficiel, des hommes comme Coluche appellent à réveiller le sens de la solidarité de tout un chacun.

    Côté Sport, l'album nous rappelle les grandes Coupes du Monde de Foot de ces années-là (1982, 1966, 1990 et 1994 - je vous laisse essayer de vous remémorer où elles se déroulaient !), les Jeux Olympiques d'Eté (en 1980 à Moscou et en 1984 à Los Angeles, chaque fois avec un boycott d'un camp de la Guerre Froide ou de l'autre !) et d'Hiver (Alberville en 1992, en sortant un peu du cadre !) et les victoire du "Blaireau", Bernard Hinault sur le Tour de France cycliste, en  1978, 1979, 1981 et 1982 (Hinault que je n'appréciais pas trop jusqu'à ce qu'il soit battu par Laurent Fignon quelques années plus tard !) et enfin la victoire historique d'un Français, jamais égalé depuis, en Tennis à Roland Garros avec Yannick Noah en 1983.

    Je passe sur la politique ! Elections et années Mitterrand, Thatcher et Reagan, Chute du Mur de Berlin en 1989 - dont on fête ces jours-ci, le 9 novembre 2019, les 30 ans, et qui clôt la période historique commencée en 1914 pour les Historiens.

    Je passe aussi sur le Minitel (qui me valut dans les années 1990 une facture de 12.000 francs en deux mois !), les émissions sur les chaînes de télé, Récré A2 et ses animés, Goldorak, Albator, Candy, Rémi sans Famille et la Cinq avec ses séries importées à bas coût, K-2000 et Supercopter !

    La presse enfantine est marquée par Pif Gadget, Le Journal de Mickey, Tintin ou Spirou  qui font découvrir des classiques de la BD, Astérix, Lucky Luke ou Rahan. La relève est assurée avec Largo Winch, Valérian ou XIII  tandis que du côté de l'Asie nous arrive Akira (pas un mot sur Dragon Ball hors période !). Pour ceux qui n'aiment pas les images, il y a évidemment J'aime Lire !

    Finalement, je vous l'aurais fait cette liste presque exhaustive, emporté par mon enthousiasme à l'évocation de cette période fabuleuse ! La plupart de ces "objets culturels" a ou aura un jour un article et des analyses sur mes différents blogs !

    Pour ce que j'en ai vu les années 1950, 1960 et 1970 sont les seules disponibles dans cette collection pour l'instant, ce qui représente tout de même 30 ans !

    Il y aurait encore bien d'autres choses à dire mais vais m'arrêter là et vous dire "à bientôt" !


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  • Les Editions Lieux Dits publient toute une série de petits guides, qui se lisent très aisément, autour de plusieurs métiers, à même de susciter des vocations ! On a ainsi, dans cette collection "être" : "Etre Sage-Femme', "Être Artiste de cirque", "Être militaire dans l'armée de terre", "Être Libraire" ou encore "Être Vétérinaire", la liste est encore plus longue ! Mais ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est "Être Bibliothécaire", métier auquel je me destine - car il me permettra de partager ma culture à l'instar de ce que je fais sur ce blog et de continuer à me former et apprendre tout au long de ma vie ! Je prépare une formation dans ce sens et entends passer les concours !

    Le métier de Bibliothécaire est un métier en mutation constante ! Je veux parler bien sûr de l'irruption du numérique dans nos sociétés et dans tous les domaines ! Le Bibliothécaire a un rôle de passeur, voire de prescripteur en matière de culture et il doit se tenir constamment informé dans tous les domaines : littératures, musiques, cinéma, géopolitique, économie, sciences sociales, j'en passe et des meilleures !

    On peut avoir une vision du Bibliothécaire assis derrière un bureau et qui n'en bouge pas de la journée ! Quoi de plus faux ! C'est un métier extrêmement varié ! Ses deux missions principales peuvent paraître antagonistes, d'une part conserver le Patrimoine et d'autre part, communiquer ces ouvrages aux publics. Dans les faits, le Bibliothécaire accueille le public, prête des livres, conseille en matière de culture, fait des animations (expositions, ateliers d'écritures, Heure du Conte,...), dispense des formations, fait du catalogage (une de ces activités invisibles !), commande de nouveaux livres, gère un budget, gère du personnel, discute avec les élus et que sais-je encore ! Les compétences sont tout aussi variées : d'une connaissance de la culture et de l'actualité, à un sens du relationnel en passant par la maîtrise des outils informatiques. Vous vous doutez bien que moi, grand amoureux des livres et de l'érudition et aimant partager, j'ai décidé de ne pas moisir un an de plus dans un ESAT (le traitement des handicapés en France est un véritable scandale, soit dit en passant mais cela j'en parlerais une autre fois !).

    Ce petit livre propose des rappels historiques mais très brefs et présente les différents établissements et métiers. On doit compter avec la BNF, la BPI, les Bibliothèques Universitaires (BU) (où j'ai fait un stage par le passé !), ça c'est pour la Fonction Publique d’État ! Mais on a aussi la Fonction Publique Territoriale, avec les Bibliothèques Départementales (de prêts - qui alimentent les Bibliobus) et les Bibliothèques Municipales ! Ensuite on a bien évidemment les CDI dans les collèges et lycées (mais qui là dépendent d'un autre ministère, celui de l’Éducation Nationale et plus de la Culture) et aussi des bibliothèques dans les prisons et les hôpitaux, des bibliothèques associatives ou privées et d'entreprises.

    Au niveau des métiers et plus spécifiquement de ce que l'on appelle les grades, le livre a le mérite de nous présenter les portraits d'une demi-douzaine de Bibliothécaires, qui occupent différents fonctions, dans différents types d'établissements et c'est très instructif car ils nous parlent de leur semaine type ! La passion ressort mais aussi un certain nombres de contraintes !

    L'ouvrage se clôt par un topos sur les avantages et les inconvénients du métier car il ne faut pas se voiler la face, tout n'est pas rose - par exemple, le métier manque un peu de reconnaissance et les salaires ne sont pas extraordinaires. Et surtout, les concours en rendent l'accès difficile ! Mais je me prépare pour !

    Voilà, si ça vous intéresse davantage, n'hésitez pas à me contacter et à me poser des questions dans les commentaires !

    A bientôt !


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  • Dans le domaine de la BD érotique, il y a de petites perles et Esmera de Zep (dont l'oeuvre la plus connue est Titeuf Esmera - Zep & Vinceet qui a aussi commis Happy sex !) et Vince fait partie de ces choses précieuses ! Un dessin superbe, très affriolant mais jamais vulgaire et un scénario intéressant qui nous livre une réflexion sur la différence homme/femme et le rapport des uns et des autres à la sexualité en fonction des genres.

    Esmera est une jeune fille coincée/cloitrée dans un pensionnat pour jeunes filles où les anges veillent sur leur conduite ! On est en Italie, à Gênes, en 1965. La pauvre jeune fille aimerait bien goûter au fruit défendu mais elle ne le peut guère ! Mais elle a un petit espace de liberté que lui octroie sa meilleure amie qui partage sa chambre et qui reçoit des garçons en cachette. C'est dans les bras de celle-ci qu'Esmera va connaître son premier orgasme !

    Et à partir de ce premier moment de plaisir, notre héroïne découvre sa particularité ! A chaque orgasme, elle change de sexe et est donc tantôt l'Esmera que l'on connaît, tantôt son alter-ego Marcello. Ca va la mettre dans un certain nombre de situations tantôt cocasses et drôles tantôt dramatiques - le récit oscille entre la farce et la tragédie !

    Autre conséquence de vivre deux vies, Esmera/Marcello vieillit deux fois moins vite que la normale et à 70 ans, en parait 35 ! Ca permet aux deux auteurs de nous retracer l'évolution des moeurs et de la sexualité des années 1960 à nos jours  - avec passage obligé par Mai 68 et les années SIDA !

    Zep et Vince avait auparavant collaboré sur une série jeunesse à partir de 2008,  avec également Stan au dessin, Les Chronokids. A partir de 2015, Zep scénarise les aventures d'Esmera et Vince dessine !

    Esmera - Zep & Vince

    J'ai adoré ce récit Esmera qui lorgne aussi du côté du fantastique ! Esmera a des traits à la Audrey Hepburn, ce qui l'assagit un peu ! C'est le Tome 87 de la collection Hachette "Les Grands Classiques de la BD érotique" qui se poursuivra jusqu'au Tome 108 avec notamment la publication de la série très célèbre La Survivante de Gillon que je vous commenterais aussi dans ces blogs !

    Esmera - Zep & Vince

    A bientôt !


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  • Marvel et DC Comics sont historiquement les deux plus grosses sociétés américaines éditrices de comics et inondent littéralement le marché avec un avantage flagrant pour Marvel ! Dans ces univers, les Vengeurs sont un peu l'équivalent de la Justice League.

    Par le passé, les deux éditeurs, toujours à la recherche d'une recette pour faire plus de ventes, nous ont livré d'improbables mais épiques rencontres entre leur super-héros. On eut ainsi plusieurs crossovers entre Spider-Man et Superman ou entre les X-Men et les Jeunes Titans ! Et dès les années 1980 commence à germer l'idée d'un crossover entre les Avengers/Vengeurs et la Justice League/Ligue de Justice !

    Il faudra attendre près de 20 ans pour voir ce projet se réaliser, en 2003, à cause de désaccords entre les deux maisons. Ce seront finalement Kurt Busiek au scénario et George Perez au dessin qui nous donnent JLA/Avengers cette année là, publié en 4 tomes par Semic en France en 2004.

    C'est épique à souhait ! Nos deux équipes se croisent dans ces pages et on accentue les différences entre les deux mondes ! Qui n'a pas rêvé d'une confrontation entre Superman et Thor !? Ici, l'Homme d'Acier se révèle même "digne" de porter Mjolnir !

    Des méchants, en l'occurrence Metron et le Grand Maître, menacent les Multivers dans un événement à la hauteur d'un "Crisis on Infinite Earths". Ces deux-là vont manipuler tous les héros car le Grand Maître et Krona ont fait un pari dangereux. Il va s'agir pour les deux équipes de super-héros de retrouver des artefacts dans leurs univers respectifs !

    Comme dans tout crossover où des super-héros se rencontrent, les deux groupes sont d'abord dans l'antagonisme et la méfiance, histoire de savoir qui est le plus fort, puis à la fin, ils s'allient dans une bataille épique contre Krona qui veut annihiler les Multivers afin de connaître l'origine de ceux-ci ! On a alors droit à un affrontement qui fait figurer tous les membres qui ont jamais fait partie des deux groupes !

    Un scénario efficace, bien servi par un graphisme tout aussi réussi ! Pas mal d'idées intéressantes ! Aucun des deux groupes n'est mis plus en avant que l'autre et c'est assez équilibré, bref c'est du tout bon à dévorer !

    C'est notamment par cette BD que j'ai repris les comics en 2004 après une ellipse personnelle de 20 ans !

    A bientôt !


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  • Ce soir, moi et mon voisin Yves avons regardé en commun un petit film très sympathique, première réalisation de la Je vous trouve très beau - Isabelle Mergaultcomédienne truculente, voix des Grosses Têtes, Isabelle Mergault, Je vous trouve très beau,  sorti au cinéma en 2005.

    Ce film, c'est un peu L'Amour est dans le pré, un long-métrage qui parvient à partir d'un sujet triste, ces jeunes filles des Pays de l'Est qui épousent le premier venu pour avoir une meilleure vie à l'Ouest, certaines finissant dans la prostitution, sujet transformé ici en comédie réjouissante avec des acteurs excellents !

    Finalement, on a là un film sensible, touchant et attachant ! Aymé Pigrenet - joué par Michel Blanc - est un paysan bourru de la Drôme dont la femme s'est électrocutée avec une trayeuse à vaches ! Souhaitant trouver quelqu'un pour l'aider à la ferme, notre agriculteur passe par une agence matrimoniale qui l'envoie en Roumanie d'où il ramène la jeune, fort jolie et très gentille Elena - interprété par une actrice alors dans la trentaine qui deviendra une "gloire nationale" en Roumanie, Medeea Marinescu !

    Aymé fait passer Elena pour de la famille éloignée de sa femme venue faire un stage ! Mais Elena a caché au paysan qu'elle avait une fille de 6 ans, Gaby ! Elle s'adapte progressivement à la vie en France tandis que peu à peu, Aymé tombe amoureux ! La jeune femme, à  l'image du chien sauvage de la ferme, parviendra à amadouer le veuf !

    Mais Elena a la mélancolie et la nostalgie de son pays ! C'est alors un déchirement pour ces deux là lorsqu'elle part retrouver sa fille ! Découvrant alors les sacrifices que Aymé a fait pour elle par amour, elle revient à la ferme à la fin avec sa fille !

    J'ai adoré ce film ! Ca fait un peu penser à un téléfilm mais c'est très plaisant ! Michel Blanc joue tout en finesse ces paysans désespérés par la solitude extrême ! Il est extrêmement convaincant ! On regrettera cependant qu'Isabelle Mergault n'ait pas un peu plus pimenté son film qui reste assez politiquement correct !

    Au casting, on retrouve aussi le jeune comédien Arthur Jugnot qui est le fils de Gérard Jugnot qui joue Pierre et le mime Benoit Turjman, dans le rôle d'Antoine, l'aide muet de Aymé à la ferme !

    Le film devait d'abord s'appeler La Fille de l'Est puis Le Premier venu. Je vous trouve très beau est la phrase type qu'apprennent les candidates roumaines au mariage lors de l'entretien de l'agence matrimoniale.

    A bientôt !

    PS : A une époque, à la fin des années 1990, j'avais moi aussi des correspondantes dans les Pays de l'Est et je dédie ce billet à Oksana G. , une Lituanienne, qui après m'avoir réclamé de l'argent, s'est trouvé un autre "pigeon" aux Etats-Unis ! On est en plein dans le sujet !


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  • Sylvain Tesson est l'écrivain des grands espaces et des contrées éloignées où l'on recherche la solitude et la paix de l'âme ! Ses récits - autobiographiques - sont particulièrement apaisants pour nous autres victimes de la vie moderne et de ses élans effrénés ! Sur les chemins noirs est le quatrième récit que je lis de lui, l'ayant découvert avec Dans les forêts de Sibérie où il vantait déjà la vie d'ermite dans l'Est lointain de sa Sainte Mère Russie ! Coup de coeur aussi pour Bérézina où il nous relatait la fuite de la Grande Armée Napoléonienne en 1812 !

    Dans Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson mets une nouvelle fois en avant les vertus de la fuite ! J'ignorais qu'il avait eu un grave accident, tombant d'un toit, échappant de peu au trépas puis rabiboché, vissé de partout ! En guise de méthode de rétablissement, notre écrivain de la Nature choisit de s'éloigner de la civilisation ! Mais cette fois-ci, il n'opte pas pour une destination lointaine ! Il décide de retrouver et visiter les "chemins noirs", ces pistes oubliées qui traversent la France de "l'hyper-ruralité", communion avec la nature, fuite, ressourcement sont les ingrédients de cette escapade !

    Le récit que nous fait notre littérateur est celui d'une sorte de pélerinage païen, de retour aux sources, une "géopsychique" ! On assiste à son rétablissement progressif à ses états d'âmes, mais aussi à de superbes et nombreuses descriptions de paysages, de chemins, de bosquets, à travers plein de petits détails anodins mais pourtant si riches de sens !

    On sait depuis Aristote et les Péripatéticiens que la marche est propice à la réflexion philosophique et Tesson en ponctue abondement son texte sans être jamais édifiant ! Un propos politique émerge aussi à travers l'évocation du recul de ces zones préservés de la main de l'Homme, les transformations de ce monde rural notamment sous l'effet des politiques nationales, européennes ou de la mondialisation ! Ce sont enfin de véritables leçons de choses ! Et c'est lyrique et bucolique à souhait !

    Notre déambulateur, à l'opposé de la tendance actuelle de beaucoup à placer leur foi en l'avenir dans l'émergence et la progression du numérique et de l'internet, et autres réseaux sociaux, croit davantage au besoin de renouer avec l'observation direct de la Nature, en contact étroit avec les choses authentiques et le vivant, plutôt que d'"intercaler des écrans entre nous et le monde" ! Et aussi le contact humain avec le paysan, la lavandière ou l'ermite plutôt qu'une vision biaisée de la réalité à travers les statistiques ministérielles mauvaises conseillères !

    Bref, c'est une remise en cause de nos certitudes de citadin, de notre mode de vie qui consiste à accumuler des objets inutiles pour combler un vide intérieur ! Privilégier la contemplation, le retrait, la solitude et la passivité !

    L'itinéraire de Sylvain Tesson coupe la France en son centre ! Il part de Nice, traverse la Provence, bifurque par le Massif Central, remonte à travers Gévaudan, montagne limousine et Touraine jusqu'au Cotentin, après le pays mayennais, et arrive enfin à la Hague à l'extrémité nord ! Un "périple" fait de découverts et de surprise s'étendant du 25 août au 8 novembre, soit environ deux mois et demi à raison d'entre 10 et 40 kilomètres par jour ! Loin de la Modernité donc !

    Par moments, des amis l'accompagnent dans sa marche, comme Cédric Gras ou Thomas Goisque, déjà de la partie dans Berezina ! Et d'autres !

    Finalement, on a là un superbe éloge de la Fuite à travers les Ombres, à l'opposé de ceux qui choisissent les "chemins de Lumière" en voulant changer le monde !

    Vous aurez évidemment compris que j'ai beaucoup aimé ce récit d'une rare authenticité et revigorant, pour son auteur comme pour ses lecteurs ! Sylvain Tesson ne m'a une nouvelle fois pas déçu !

    A bientôt !


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  • On le voit très bien depuis le début du Mouvement des Gilets jaunes, le président Emmanuel Macron, "président des riches" n'a que mépris pour le peuple. Ami des Niels, des Bolloré, des Gattaz, des Lagardère - dont il défends les intérêts, Macron ne fréquente pas les Marie, les Angelyne, les Zoukir, tous ces individus qui ne se nourrissent plus que de biscottes dès le 9 du mois ! Bref, Macron est totalement dénué d'empathie !

    François Ruffin est l'exact contraire de Macron ! Député de la France Insoumise, il a publié en ce début 2019 un livre surprise et très édifiant, Ce pays que tu ne connais pas, un pamphlet adressé au président Macron son adversaire politique. Ruffin est un journaliste proche des gens, qui travaille à Fakir notamment, qui soutient les déclassés, ces "gens qui ne sont rien". Notre homme intègre reverse par ailleurs les droits d'auteur de son livre à une association de Picardie.

    Dans cet ouvrage remarquable et efficace, le constat contre Macron est affligeant ! Les deux hommes, Macron et Ruffin, ont fréquenté le même lycée. Mais Ruffin était plutôt effacé là où le jeune Macron était perçu comme un "élève brillant", doté d'une grande culture et à l'éloquence remarquable et qui charmait déjà tout le monde ! Mais très vite, Ruffin montre que tout cela n'était qu'esbrouffe ! Et ce sont nos échecs qui forment notre empathie !

    Car Macron ne serait en fait qu'un courtisan des riches, cette classe qui s'est enrichie encore plus ces trente dernières années et est complétement déconnectée des réalités de la base, voulant après le pouvoir économique accaparer le pouvoir politique. Ce Macron, fabriqué par les médias, détenus par les oligarques, va être leur instrument.

    Macron se targue de "s'être fait tout seul" alors qu'il est davantage un "pistonné" ! Dans ce contexte, l'explosion sociale actuelle s'explique très bien ! Les GJ sont dans leur bon droit mais le Pouvoir n'écoute pas, Macron ne voyant même pas ces "invisibles", et réplique par la répression policière. Il donne avantages à ses amis puissants (Ruffin illustre notamment avec le cas scandaleux de Sanofi avec son médicament contre l'épilepsie dont la firme savait depuis la fin des années 1960 qu'il provoquait des autismes !).

    Mais les "Gaulois réfractaires" ne se laissent plus berner et il y a une prise de conscience massive dans ce pays ! On tente de faire taire la contestation notamment au moyen des médias aux ordres.

    Voilà, je ne développerais pas plus ! Si vous êtes - comme la majorité dans ce pays -, opposés à Macron, il vous faut absolument lire ce livre et le partager autour de vous ! Ruffin a fait ici un travail remarquable ! J'adore !

    A bientôt !


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  • L'événement littéraire de ce début d'année 2019, c'est bien sûr la parution du nouveau roman de Michel Houellebecq, intitulé Sérotonine, nom de la "molécule du bonheur" ! Tiré à 320.000 exemplaires (là où un tirage moyen de livre est de 5.000 exemplaires), ce déjà best-seller s'est vendu à 90.000 exemplaires en seulement trois jours et connaît déjà un deuxième tirage de 50.000 volumes ! Gros carton pour l'auteur et Flammarion !
     
    Pour ma part, j'ai toujours adoré Houellebecq ! Et disons-le d'emblée Sérotonine ne m'a pas déçu ! On y retrouve la description clinique d'une société en déliquescence, et des héros déchus et en fin de vie, incapables de s'épanouir et de trouver l'amour dans un monde néolibéral vide de sens !
     

     
    Dans ce nouveau roman, le récit est fait à la première personne, du point de vue du narrateur, un certain Florent, homme de 46 ans, qui estime -à  juste titre ? - qu'il a raté sa vie car il est passé deux fois à côté de l'amour véritable ! Entré dans une profonde dépression, il survit grâce à la prise de molécules de Captorix, un psychotrope qui agit sur son taux de sérotonine, l'hormone du plaisir mais effet secondaire, ce médicament annihile sa libido !
     
    Note anti-héros décide donc de tout plaquer, son boulot de fonctionnaire dans le domaine de l'agriculture (le personnage a fait des études d'agronomie comme l'auteur du roman !), son appart et sa compagne du moment, Yuzu, une Japonaise adepte de gang-bang et de zoophilie (au niveau sexe, on a également la description de pratiques pédophiles !). L'homme au centre du récit va alors revenir sur son passé pour dresser un bilan, particulièrement sur les deux femmes qui ont compté, Kate et Camille ! On a donc un recours à la technique du flash-back !
     
    Le seul véritable amour de sa vie aura été Camille mais là encore la chance est passé et ne reviendra pas deux fois ! Semblant basculer dans la folie, le narrateur envisage un moment l'impensable, à savoir le meurtre de sang-froid d'un enfant de cinq ans !
     
    Les lieux de l'action sont Paris et la région parisienne, Caen et ses environs,la Manche et l'Orne ! Quelques petites imprécisions d'ailleurs concernant le complexe commercial "Les Rives de l'Orne" ,près de la Gare de Caen  - nommé ici "Les Bords de l'Orne" qui contrairement à ce qu'écrit Houellebecq mal renseigné, ne remonte pas à il y a 20 ans mais date des années 2010 ! Mais bon, ce n'est pas très important ! Juste que je remarque ce genre de détails habitant pas loin de Caen !
     
    Il est aussi question dans ce roman d'un aristocrate-fermier - de la célèbre famille d'Harcourt  - qui remonte aux vikings ! - un personnage très émouvant  nommé Aymeric et qui connaitra un sort funeste ! Notre agriculteur est victime de l'Europe néolibérale qui planifie un vaste plan social cynique pour les éleveurs et voit sa ferme péricliter ! Houellebecq se montre fin analyste et prophétise ici l'équivalent rural du Mouvement des Gilets Jaunes (Gilets Jaunes que je soutiens à 100% au passage !) et qui se termine dans le sang (en espérant que le despote Macron n'infligera pas pareil sort à son peuple qui ne l'a pas choisi !).
     
    C'est du tout bon que ce roman ! L'humour désabusé de l'auteur est présent tout du long ! Houellebecq sort des "horreurs" - particulièrement dans le domaine sexuel avec ses mentions nombreuses  à des "bites" et des "chattes" dans un style assez neutre - un peu à la manière d'un "sale gosse" ! Mais bon notre "zozo" n'a pas besoin que je lui fasse de la pub car il cartonne déjà le marché du livre ! Qui le détrônera ? Michel Onfray et son Sagesse  (dont je vous donnerais aussi une recension dans un futur pas si lointain) ? Sérotonine est un roman qui remplit tout son cahier des charges !
     
    A bientôt !

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  • A côté des comics - et accessoirement des films, la Maison des Idées sort régulièrement des guides sur son trèsMarvel - Le Guide du Cosmos riche univers de papier ! Marvel - Le Guide du Cosmos, écrit par un certain  Marc Sumerak - et paru en France chez la "prestigieuse" société Huginn & Muninn (qui s'y connaît en beaux livres sur la culture pop et geek !) entre dans cette logique ! C'est un ouvrage de petit format, richement illustré et qui est assez intéressant !

    Ce petit opuscule présente différentes destinations de l'Univers Marvel ! On aborde le point de vue des non-terriens et on commence avec les civilisations et empires extragalactiques, Kree et Shi'ar ! Puis on aborde la Terre dotée de nombre de lieux et de nations d'importance ! Enfin, comme si cela ne suffisait pas, il est question d'autres dimensions !

    Le petit bonus amusant du livre est qu'il est rempli d'annotations des cinq Gardiens de la Galaxie : Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket et Groot ! On reconnait le style charmeur et roublard de Peter Quill, la nature belliqueuse et prête au combat de Drax, la retenue de Gamora ou encore les bonnes blagues de Rocket ! Ça apporte indéniablement un plus à cet ouvrage !

    A noter que le livre est assez récent et peut-être hormis le crossover "Secret Empire" et Marvel Legacy tient compte de développements très récents de cet univers !

    On commence donc avec Kree, Shi'ar, Badoons, Chitauri, mais aussi Ego, le Demi-monde ou la planète des Symbiotes ! Tant d'endroits que nos Gardiens de la Galaxie ont sillonné durant leurs aventures !

    Puis, c'est au tour de la Terre et là il y a matière ! La Planète Bleue est en effet un carrefour de l'univers, dotée d'une très forte concentration de surhumains et qui a joué un rôle éminent dans l'Histoire galactique ces dernières décennies ! On n'évite pas la Latvérie, Atlantis, la Terre Sauvage ou le Wakanda, pays imaginaires qui cotoient une New York plus réelle mais ici revisité par la fantaisie de Marvel ! Des lieux moins connus comme l’Île aux Monstres - qui date de la période des comics de monstres de Marvel qui a précédé les super-héros ! - sont également révélés !

    La dernière partie est très intéressante puisqu'elle présente les dimensions parallèles ! On sait qu'il y en a une infinité chez Marvel mais ici on nous présente les plus emblématiques ! On a bien sûr droit aux Dix Royaumes autour d'Asgard, qui nous sont détaillés par le menu, un par un. Mais, on a aussi le Pays fantastique, monde du héros Crystar, peu connu ! Quand je vous disais que ce livre tient compte des récentes péripéties, c'est bien le cas avec Battlerealm, survivance de Battleworld, de l'événement "Secret War" !

    Pour continuer la liste, on a aussi K'un-Lun, Hors-le-Monde, le Cancerverse ou encore les Limbes - sans oublier la bonne vieille Zone négative, à l'honneur dans "Annihilation" ! Les derniers chapitres m'ont particulièrement intrigués avec le Superflux - cet espace du rêve entre les dimensions ou plus encore par la Zone neutre, l'espace au delà de tout peuplé de Shoggoth tirés de Lovecraft !

    Au final, c'est un livre très intéressant, je l'ai déjà dit ! Qui permettra à chaque fan de Marvel de tester ses connaissances à travers les différentes allusions ! Pour ma part, suis de nouveau fan assidu de comics Marvel depuis 2005 - après une pause de 15 ans dans les années 1990 !

    A bientôt !


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  • [Dans le cadre d'un Atelier d'écriture pour le cinquantenaire de la Bibliothèque de la Guérinière]

    Pour qui pousse la porte de la Bibliothèque de la Guérinière, fondée en mai 1968, année contestataire, c’est prendre un ticket pour une invitation au voyage ! Accueilli par d'aimables « Gardiens des livres », le curieux, aguiché par la perspective de côtoyer le savoir et la fiction, trouve à sa disposition des milliers d’ouvrages de tout genres, romans, essais, BD, livres d’arts,…

    Expériences de lectures à la GuérinièreMais la nuit, lorsque les lumières s'éteignent et que les portes se ferment, les précieux tomes de papier s’éveillent et vivent une existence parallèle. Des êtres hétéroclites se faufilent hors de ces pages et discutent entre eux, échanges sur leur destins.

    En ces lieux, il est encore possible de Croire au merveilleux avec Christophe Ono-dit-Biot ou comment les classiques grecs sauvent un suicidaire, le journaliste César, abordé par Nana avec laquelle il tente déjà un expédition dans le rayon « Mythologies » tandis que les pages du livre nous invite sur les rives de la Mer Égée et se termine au « dernier Pays Civilisé ».

    De son côté, Karine Tuil nous fait partager son Insouciance et nous relate une époque où « les humoristes étaient drôles. »

    D’innombrables livres nous font découvrir les « Territoires de l’imaginaire » . Il suffit de scruter les rayonnages, de tendre la main vers les précieux opus et de solliciter les services des dévoués bibliothécaires.

    Bien cachée parmi d’autres ouvrages, Virginie Despentes souffle un vent d’anarchie à travers son Vernon Subutex. Le génial DJ vit sans liens ni attaches et nous invite à le suivre entre les lignes.

    Mais Vernon n’est pas un perdant, contrairement à Cyril de Stéphane Lavarenne, empêtré dans la dépression décrite avec humour dans son Journal d’un looser ! Et dont le lecteur trouve un plaisir à se délecter sans culpabilité.

    Cessons de broyer du noir et fuyons la Berezina avec Sylvain Tesson en traversant la rivière du même nom sur les traces des soldats de la Grande Armée ! L’odeur du gas-oil provenant du réservoir du side-car du baroudeur est perceptible entre les pages.

    Si l’on peut se demander si Tesson est un héros, Olivio et sa mère clament haut et fort Nous serons des héros en page titre du livre de Brigitte Giraud qui nous avait préalablement affirmé J’apprends !

    De ces bouquins, jaillissent des leçons de vie ! La lecture est un enchantement et depuis cinquante ans la Bibliothèque de la Guérinière y contribue !


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  • Je vous ai dit il y a peu tout le bien que j'avais pensé du roman Vernon Subutex - Tome 1 de Virginie Despentes ! Et Vernon Subutex - Tome 2 - Virginie Despentesbien, ai fini la lecture des 400 pages du tome 2 en une journée - ce qui est un signe qui ne trompe pas  ! - et en pense tout autant du bien !

    On retrouve Vernon, devenu SDF, là où nous l'avons laissé à la fin du Tome 1. Notre "héros" squatte aux Buttes-Chaumont, avec Olga, la colosse au coeur tendre, Laurent le rebelle et Charles, le vieux qui a gagné au Loto.

    Ce Vernon est vraiment un personnage atypique. On a confirmation dans ce Tome 2 qu'il est touché par la grâce, arrive à apaiser les gens et à les faire fraterniser. Ancien disquaire et DJ, il a un goût certain pour la musique qu'il veut fédératrice. Les anciens amis et clients de la boutique de Vernon le retrouvent au Rosa Bonheur, en bas des Buttes-Chaumont, un bar où travaille la jeune Céleste.

    Là, Vernon sert de point de ralliement à Emilie, une ancienne bassiste, à Xavier Fardin, le "scénariste frustré" tout juste sorti du coma, à Lydia Bazooka, la critique de rock, Pamela Kant et Daniel, les ex-stars du porno, Patrice, le mari violent. Même Sylvie, la "virago" est apaisée ! Un petit index au début du Tome 2 nous réintroduit tous ces personnages ! La Hyène rejoint ce petit groupe et tout le monde visionne finalement les cassettes VHS testaments du chanteur Alexandre Bleach.

    Et ces cassettes dévoile un secret que Laurent Dopalet, le producteur,  ne voulait pas voir révéler et qui concerne Vodka Satana, également ex-star du porno, morte d'une overdose comme Bleach ! Mais quelle est la part de vérité et de manipulation dans ces révélations ? Ceci va conduire la jeune Aïcha - qui s'est réfugiée dans la religion - fille de Vodka Satana, à des extrémités regrettables ! Au désespoir de son père Sélim ! Un acte politique ? La lutte des classes ?

    Le livre reprends la formule du tome 1 - à savoir des "tranches de vie" et des "récits croisés". Virginie Despentes sait amener ses effets et construire son suspens ! Ses personnages désabusés, qui vivent dans une société désespéré et aliénante - la nôtre ! - sont très attachants ! Il y a un peu du style de Houellebecq chez Despentes mais en plus "lumineux" ! Est-ce parce que l'auteure est une femme qu'elle est plus "indulgente" ?

    Je me saurais donc que vous conseiller la lecture de cette trilogie ! Vais pour ma part me rendre chez mon libraire acheter le Tome 3 ! 

    A bientôt !

    PS : Le Tome 1 de Vernon Subutex a obtenu de nombreux prix : Prix Anaïs Nin 2015, Prix Landerneau 2015, Meilleur roman français du magazine Lire 2015, Prix de la Coupole 2015, Prix Roman du Palmarès du Point 2015 ! Amplement mérités tout ça !


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  • Virginie Despentes traîne derrière elle une réputation sulfureuse !Vernon Subutex - Tome 1 - Virginie Despentes

    Dès son premier roman, Baise-moi, en 1993 au titre particulier et qui a donné lieu à un film dérangeant éponyme en 2000 avec l'actrice porno Coralie Trinh Thi à la réalisation et l'autre actrice porno Karen Lancaume et qui s'est suicidée depuis, en 2005, on constate que son écriture à une patte particulière et cette première oeuvre porte déjà sa "marque de fabrique".

    Par la suite, il y eut Les jolies choses, en 1998, adapté là encore au cinéma avec Marion Cotillard et Stomy Bugsy dans les rôles principaux ou encore Apocalypse Bébé en 2010.

    Les univers de Virginie Despentes sont déjantés, comme des trips à l'acide et rock'n'roll underground, où on croise punks, porn-stars, SDF et toute une foule hétéroclite.

    Vernon Subutex est une trilogie, débutée en 2015 - dont le tome 3 vient de sortir en 2017. Il est question ici du tome 1 que je classe en "coups de coeur". Vernon Subutex est un ancien disquaire à Révolver, sa boutique, fermée depuis, un "passeur", cinquantenaire et toujours "beau gosse", qui tombe dans la galère, "crèche" à droite à gauche et finit SDF à la fin du tome 1.

    Ce livre, ce sont des "tranches de vies". Par un "jeu de dominos", on passe d'un personnage à l'autre. La construction de ce roman est remarquable, faite de chassés-croisés et le ton est incisif !

    L'intrigue tourne autour d'une star du TOP 50, Alex Bleach, séducteur black, qui décède d'une overdose. Vernon va acquérir des enregistrements vidéos de ce chanteur, qu'il connaissait bien, et qui font office de testament ! Vernon s'en "vante", un producteur en a vent, Laurent Dopalet, et charge une vieille lesbienne, la Hyène, de mettre la main sur Vernon et sur les cassettes vidéos !

    On croise de nombreux personnages dans ce roman : Vernon, Alex, Sylvie, une bourgeoise "trahie" et en colère, Xavier, un scénariste dépité, Pamela Kant, une star du porno, Daniel, une transsexuelle, Marion, un autre transsexuel, brésilien, Olga, une SDF bourrue, Laurent, un SDF militant, Sophie, la mère en deuil de Xavier, Gaëlle et Émilie, des bonnes copines, Céleste, la fille d'un ancien client du disquaire, Patrice, un mari violent, Loïc, Julien et Noël, trois petites frappes racistes, ou encore Aïcha, une jeune fille voilée et quantités d'autres.

    Il vaut mieux lire ce roman d'une traite pour ne pas s'y perdre !

    Le roman, enfin, aborde avec une crudité de légiste des thèmes cruciaux de notre temps, des tendances de la société. On a aussi une sorte de satire du monde du porno un poil cynique, la lutte des classes, les bobos, une analyse fine du pourquoi des hommes violents et des femmes battues, la vie des SDF au quotidien, une critique subtile du racisme ordinaire (distinguez propos des personnages et opinion de l'auteur !).

    Pour prendre le cas du voile islamique dont on a tant parlé, la jeune fille voilée du roman porte ce vêtement en réaction à l'attitude outrée sexuellement de sa génitrice, ex-star du porno et aussi parce que son père n'a jamais été accepté par la société française ! Ne nous leurrons pas le voile n'est pas qu'une simple mode vestimentaire et ici, il est une revendication politique ! Une analyse inédite et profonde ?

    Je ne vais pas m'attarder davantage sur ce livre car vous parlerais bientôt des tomes 2 et 3 et donc aurait l'occasion d'y revenir et de développer/compléter mon propos.

    Mais c'est du tout bon ! Un roman de qualité à lire d'urgence, toutes affaire cessante ! Mon amie Ophélie, prof de lettres, partage mon avis !

    Je dédicace ce billet à mon oncle René qui vivait en quelque sorte une "vie de bohème" et qui est décédé cette semaine et dont les obsèques ont eut lieu ce matin !

    A bientôt !


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  • Nous nous retrouvons, moi avec Damien, Chrystelle, Luc et Sylvie, encadrés par Marie pour le deuxième Atelier Cuisine de cette Saison - en réalité, c'est le troisième mais comme je n'ai pas pu venir au précédent, en octobre 2016 à cause d'une rhino-pharyngite !

    Un fois encore, nous nous sommes tous affairés aux fourneaux, dans la bonne humeur, pour préparer un bon et copieux repas pour un coût de reviens de seulement 5 euros par personne !

    Le menu, cette fois, tournait autour de classiques spaghettis bolognaises ! Je n'en donne pas la recette ici et vais plutôt vous parler de l'entrée : potage aux carottes - et du dessert : tiramisu aux fruits !

    Tout de suite, les recettes, tirées du site Marmiton et surtout, testées et approuvées !

    Potage aux carottesAtelier Cuisine - Saison 2 - Séance 2

    Temps de préparation : 20 minutes
    Temps de cuisson : 30 minutes


    Ingrédients (pour 6 personnes) : - 5 oignons
    - 1 kg de carottes
    - 1 bouillon KUB
    - 1 bouillon de volaille
    - 1 grosse poignée de riz
    - poivre
    - crème fraîche : 1 pot de 20 cl

    Préparation de la recette :

    Faire revenir les oignons en rondelles et également les carottes en rondelles.
    Couvrir de 2 litres d'eau.
    Ajouter le bouillon Kub et le bouillon de volaille, le riz.
    Poivrer.
    Cuire 30 min.
    Passer au mixeur.
    Ajouter de la crème au moment de servir.

    Et ensuite, le dessert !

    Tiramisu aux fruits

    Temps de préparation : 15 minutes
    Temps de cuisson : 0 minutes

    Ingrédients (pour 6 personnes) : - 15 biscuits à la cuiller
    - deux jaunes d'oeuf
    - trois blancs d'oeuf
    - 4 cuillères à soupe de sucre fin
    - un mascarpone
    - 1/2 boite de fruits au sirop
    - 1 cuillère à soupe de rhum
    - du cacao amer (Van Houten par ex)

    Préparation de la recette :

    Récupérer le jus de la boîte au sirop de fruits, y verser un peu de rhum.
    Imbiber légèrement les biscuits de cette préparation et les disposer dans un plat. Verser les fruits au sirop égouttés.
    Battre les jaunes d'oeufs, avec un peu de sucre environ 4 cuillères à soupe. Ajouter le mascarpone et battre mais cette fois-ci légèrement.
    Ensuite monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation que vous verserez sur les biscuits et fruits. Avec un tamis (style passoire pour les tisanes) saupoudrez de cacao sur toute la surface du plat.
    Mettre au frais quelques heures avant de servir.

    Voilà ! En vous souhaitant un très bon appétit !

    Sortez vos couverts !

    A bientôt !

    PS : J'ai repris trois fois du potage aux carottes !


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  • Voici un roman court mais néanmoins formidable, Le liseur du 6 h 27, de Jean-Paul Didierlaurent dont la thématique est le pouvoir d'évasion de la littérature et sa capacité à rapprocher les êtres !

    Pourtant, cela ne commençait pas bien pour Guylain Vignolles - que le langage a affublé Le liseur du 6 h 27 - Jean-Paul Didierlaurentd'un nom qui est une contrepèterie de "vilain guignol" ! Engoncé dans une vie monotone - avec pour seuls amis, un poisson rouge, un estropié et un versificateur, le jeune homme "trouve l'évasion" dans les "peaux mortes" ainsi qu'il appelle les feuillets qu'il arrache à la Zerstor 500, l'énorme machine à broyer les livres invendus, dans l'entreprise où il travaille !

    Tous les matins de la semaine ouvrables, notre "héros" s'adonne à la lecture à haute voix de ces quelques pages isolées dans la rame de son RER sur son trajet, ce qui lui donne du courage et enchante les voyageurs ! Puis il retrouve le petit chef Kowalski et active le "monstre", la "Chose" !

    Ses relations amicales sont assez "folkloriques" ! Il y a Yvon, le "portier" ou garde-barrière de sa boite, qui connaît par cœur tous les alexandrins du théâtre classique et en invente de son cru ! Quand Guylain sera appelé par deux petites vieilles sympathiques à venir illuminer les samedis des résidents de leur maison de retraite des Glycines, il finira par y amener l'alexandrophile qui y fera un tabac ! Là encore, Pouvoir de la Littérature ! Et des moments cocasses en perspectives, notamment lorsque cette institutrice à la retraite demande à faire une lecture et ne se rends pas compte qu'elle lit un texte érotique !

    Pouvoir de la Littérature aussi, quand Guylain et son ami Guiseppe, qui a été estropié de ses deux jambes par un dysfonctionnement de la broyeuse, s'engage à mettre la main sur les plus de deux mille exemplaires d'une encyclopédie de botanique, confectionnée avec le papier recyclé obtenu le jour de l'accident !

    Mais Pouvoir aussi de rapprocher les êtres ! Le jeune lecteur tombe amoureux de Julie, une jeune femme de 28 ans, qui écrit abondement et avec talent à ses heures, et dont il a retrouvé dans le RER une clé USB contenant ses productions et dont il fera la lecture à ses divers auditoires ! Comme lui, Julie mène une existence aliénante puisqu'elle est dame-pipi et pas pour autant une idiote crasse ! Des êtres en manque de considérations et de reconnaissance !

    Là où Guylain se libère par la lecture, Julie se libère par l'écriture ! Les deux sont donc appelés à se rencontrer ! Mais se rencontreront-ils ? Ils vous faudra aller au terme de ce passionnant roman pour le savoir !

    Mon avis ! Lorsque j'ai commencé ce roman, je n'ai tout d'abord pas été séduit par le style que j'ai trouvé assez quelconque ! Mais cela s'améliore par la suite et l'histoire est vraiment bien menée et intéressante ! Un petit roman par la taille mais grand par l’intérêt et vraiment à lire ! Mon dernier coup de cœur littéraire du moment !

    A bientôt !


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  • Treize contre Un est le huitième album de la série XIII par Vance et Van Hamme ! Le titre signifie que le héros amnésique va se mettre sur la piste du numéro I de la Conspiration qui a assassiné un ancien président des USA - mais il pourrait tout aussi bien s'agir de la côte de notre héros, de ses chances de réussir !

    XIII - Tome 8 : Treize contre Un - Vance & Van HammeAu début du tome, la Mangouste, redoutable chef, très mystérieux et implacable, d'une organisation de tueurs professionnels parvient à s'échapper du pénitencier où il est détenu depuis la fin du tome 7 - La Nuit du 3 Août ! N'ayant révélé aucun secret, il va vite remobiliser ses troupes pour faire barrage à XIII notamment la redoutable tueuse de l'ex-KGB, Irina Svetlanova - qui a par ailleurs les faveurs du tome 2 de la série dérivée XIII Mystery !

    XIII est mandaté - et doté d'un laissez-passer Alpha - par le Président Wally Sheridan pour retrouver la trace du numéro I. Mais le héros soupçonne vite son commanditaire de jouer un double jeu ! Pire que cela, il s'avère que Wally Sheridan est bel et bien le numéro I ! Pour le confondre, XIII doit impérativement retrouver Kim Rowland ! Il est aidé pour cela par le Colonel Amos - grièvement blessé dans les opérations - et par le major Jones qui est toujours amoureuse de notre héros ! XIII va découvrir un secret concernant Kim tandis que les dernières pièces du puzzle se mettent en place !

    A la fin du tome, XIII a un face-à-face très tendu dans le Bureau Ovale avec le Président Sheridan ! Il va jusqu'à frapper Wally qui le menace ouvertement ! La suite s'annonce compliquée pour XIII ! Qui aura le dernier mot ? Le héros déterminé ou l'homme le plus puissant du monde ? L'enjeu est de taille !

    Côté dessin, c'est toujours aussi nickel ! Des lignes et des tracés parfaits avec un haut niveau de détails et de précision !

    A bientôt !


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