• Je vous ai dit il y a peu tout le bien que j'avais pensé du roman Vernon Subutex - Tome 1 de Virginie Despentes ! Et Vernon Subutex - Tome 2 - Virginie Despentesbien, ai fini la lecture des 400 pages du tome 2 en une journée - ce qui est un signe qui ne trompe pas  ! - et en pense tout autant du bien !

    On retrouve Vernon, devenu SDF, là où nous l'avons laissé à la fin du Tome 1. Notre "héros" squatte aux Buttes-Chaumont, avec Olga, la colosse au coeur tendre, Laurent le rebelle et Charles, le vieux qui a gagné au Loto.

    Ce Vernon est vraiment un personnage atypique. On a confirmation dans ce Tome 2 qu'il est touché par la grâce, arrive à apaiser les gens et à les faire fraterniser. Ancien disquaire et DJ, il a un goût certain pour la musique qu'il veut fédératrice. Les anciens amis et clients de la boutique de Vernon le retrouvent au Rosa Bonheur, en bas des Buttes-Chaumont, un bar où travaille la jeune Céleste.

    Là, Vernon sert de point de ralliement à Emilie, une ancienne bassiste, à Xavier Fardin, le "scénariste frustré" tout juste sorti du coma, à Lydia Bazooka, la critique de rock, Pamela Kant et Daniel, les ex-stars du porno, Patrice, le mari violent. Même Sylvie, la "virago" est apaisée ! Un petit index au début du Tome 2 nous réintroduit tous ces personnages ! La Hyène rejoint ce petit groupe et tout le monde visionne finalement les cassettes VHS testaments du chanteur Alexandre Bleach.

    Et ces cassettes dévoile un secret que Laurent Dopalet, le producteur,  ne voulait pas voir révéler et qui concerne Vodka Satana, également ex-star du porno, morte d'une overdose comme Bleach ! Mais quelle est la part de vérité et de manipulation dans ces révélations ? Ceci va conduire la jeune Aïcha - qui s'est réfugiée dans la religion - fille de Vodka Satana, à des extrémités regrettables ! Au désespoir de son père Sélim ! Un acte politique ? La lutte des classes ?

    Le livre reprends la formule du tome 1 - à savoir des "tranches de vie" et des "récits croisés". Virginie Despentes sait amener ses effets et construire son suspens ! Ses personnages désabusés, qui vivent dans une société désespéré et aliénante - la nôtre ! - sont très attachants ! Il y a un peu du style de Houellebecq chez Despentes mais en plus "lumineux" ! Est-ce parce que l'auteure est une femme qu'elle est plus "indulgente" ?

    Je me saurais donc que vous conseiller la lecture de cette trilogie ! Vais pour ma part me rendre chez mon libraire acheter le Tome 3 ! 

    A bientôt !

    PS : Le Tome 1 de Vernon Subutex a obtenu de nombreux prix : Prix Anaïs Nin 2015, Prix Landerneau 2015, Meilleur roman français du magazine Lire 2015, Prix de la Coupole 2015, Prix Roman du Palmarès du Point 2015 ! Amplement mérités tout ça !


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  • Virginie Despentes traîne derrière elle une réputation sulfureuse !Vernon Subutex - Tome 1 - Virginie Despentes

    Dès son premier roman, Baise-moi, en 1993 au titre particulier et qui a donné lieu à un film dérangeant éponyme en 2000 avec l'actrice porno Coralie Trinh Thi à la réalisation et l'autre actrice porno Karen Lancaume et qui s'est suicidée depuis, en 2005, on constate que son écriture à une patte particulière et cette première oeuvre porte déjà sa "marque de fabrique".

    Par la suite, il y eut Les jolies choses, en 1998, adapté là encore au cinéma avec Marion Cotillard et Stomy Bugsy dans les rôles principaux ou encore Apocalypse Bébé en 2010.

    Les univers de Virginie Despentes sont déjantés, comme des trips à l'acide et rock'n'roll underground, où on croise punks, porn-stars, SDF et toute une foule hétéroclite.

    Vernon Subutex est une trilogie, débutée en 2015 - dont le tome 3 vient de sortir en 2017. Il est question ici du tome 1 que je classe en "coups de coeur". Vernon Subutex est un ancien disquaire à Révolver, sa boutique, fermée depuis, un "passeur", cinquantenaire et toujours "beau gosse", qui tombe dans la galère, "crèche" à droite à gauche et finit SDF à la fin du tome 1.

    Ce livre, ce sont des "tranches de vies". Par un "jeu de dominos", on passe d'un personnage à l'autre. La construction de ce roman est remarquable, faite de chassés-croisés et le ton est incisif !

    L'intrigue tourne autour d'une star du TOP 50, Alex Bleach, séducteur black, qui décède d'une overdose. Vernon va acquérir des enregistrements vidéos de ce chanteur, qu'il connaissait bien, et qui font office de testament ! Vernon s'en "vante", un producteur en a vent, Laurent Dopalet, et charge une vieille lesbienne, la Hyène, de mettre la main sur Vernon et sur les cassettes vidéos !

    On croise de nombreux personnages dans ce roman : Vernon, Alex, Sylvie, une bourgeoise "trahie" et en colère, Xavier, un scénariste dépité, Pamela Kant, une star du porno, Daniel, une transsexuelle, Marion, un autre transsexuel, brésilien, Olga, une SDF bourru, Laurent, un SDF militant, Sophie, la mère en deuil de Xavier, Gaëlle et Émilie, des bonnes copines, Céleste, la fille d'un ancien client du disquaire, Patrice, un mari violent, Loïc, Julien et Noël, trois petites frappes racistes, ou encore Aïcha, une jeune fille voilée et quantités d'autres.

    Il vaut mieux lire ce roman d'une traite pour ne pas s'y perdre !

    Le roman, enfin, aborde avec une crudité de légiste des thèmes cruciaux de notre temps, des tendances de la société. On a aussi une sorte de satire du monde du porno un poil cynique, la lutte des classes, les bobos, une analyse fine du pourquoi des hommes violents et des femmes battues, la vie des SDF au quotidien, une critique subtile du racisme ordinaire (distinguez propos des personnages et opinion de l'auteur !).

    Pour prendre le cas du voile islamique dont on a tant parlé, la jeune fille voilée du roman porte ce vêtement en réaction à l'attitude outrée sexuellement de sa génitrice, ex-star du porno et aussi parce que son père n'a jamais été accepté par la société française ! Ne nous leurrons pas le voile n'est pas qu'une simple mode vestimentaire et ici, il est une revendication politique ! Une analyse inédite et profonde ?

    Je ne vais pas m'attarder davantage sur ce livre car vous parlerais bientôt des tomes 2 et 3 et donc aurait l'occasion d'y revenir et de développer/compléter mon propos.

    Mais c'est du tout bon ! Un roman de qualité à lire d'urgence, toutes affaire cessante ! Mon amie Ophélie, prof de lettres, partage mon avis !

    Je dédicace ce billet à mon oncle René qui vivait en quelque sorte une "vie de bohème" et qui est décédé cette semaine et dont les obsèques ont eut lieu ce matin !

    A bientôt !


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  • Nous nous retrouvons, moi avec Damien, Chrystelle, Luc et Sylvie, encadrés par Marie pour le deuxième Atelier Cuisine de cette Saison - en réalité, c'est le troisième mais comme je n'ai pas pu venir au précédent, en octobre 2016 à cause d'une rhino-pharyngite !

    Un fois encore, nous nous sommes tous affairés aux fourneaux, dans la bonne humeur, pour préparer un bon et copieux repas pour un coût de reviens de seulement 5 euros par personne !

    Le menu, cette fois, tournait autour de classiques spaghettis bolognaises ! Je n'en donne pas la recette ici et vais plutôt vous parler de l'entrée : potage aux carottes - et du dessert : tiramisu aux fruits !

    Tout de suite, les recettes, tirées du site Marmiton et surtout, testées et approuvées !

    Potage aux carottesAtelier Cuisine - Saison 2 - Séance 2

    Temps de préparation : 20 minutes
    Temps de cuisson : 30 minutes


    Ingrédients (pour 6 personnes) : - 5 oignons
    - 1 kg de carottes
    - 1 bouillon KUB
    - 1 bouillon de volaille
    - 1 grosse poignée de riz
    - poivre
    - crème fraîche : 1 pot de 20 cl

    Préparation de la recette :

    Faire revenir les oignons en rondelles et également les carottes en rondelles.
    Couvrir de 2 litres d'eau.
    Ajouter le bouillon Kub et le bouillon de volaille, le riz.
    Poivrer.
    Cuire 30 min.
    Passer au mixeur.
    Ajouter de la crème au moment de servir.

    Et ensuite, le dessert !

    Tiramisu aux fruits

    Temps de préparation : 15 minutes
    Temps de cuisson : 0 minutes

    Ingrédients (pour 6 personnes) : - 15 biscuits à la cuiller
    - deux jaunes d'oeuf
    - trois blancs d'oeuf
    - 4 cuillères à soupe de sucre fin
    - un mascarpone
    - 1/2 boite de fruits au sirop
    - 1 cuillère à soupe de rhum
    - du cacao amer (Van Houten par ex)

    Préparation de la recette :

    Récupérer le jus de la boîte au sirop de fruits, y verser un peu de rhum.
    Imbiber légèrement les biscuits de cette préparation et les disposer dans un plat. Verser les fruits au sirop égouttés.
    Battre les jaunes d'oeufs, avec un peu de sucre environ 4 cuillères à soupe. Ajouter le mascarpone et battre mais cette fois-ci légèrement.
    Ensuite monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation que vous verserez sur les biscuits et fruits. Avec un tamis (style passoire pour les tisanes) saupoudrez de cacao sur toute la surface du plat.
    Mettre au frais quelques heures avant de servir.

    Voilà ! En vous souhaitant un très bon appétit !

    Sortez vos couverts !

    A bientôt !

    PS : J'ai repris trois fois du potage aux carottes !


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  • Voici un roman court mais néanmoins formidable, Le liseur du 6 h 27, de Jean-Paul Didierlaurent dont la thématique est le pouvoir d'évasion de la littérature et sa capacité à rapprocher les êtres !

    Pourtant, cela ne commençait pas bien pour Guylain Vignolles - que le langage a affublé Le liseur du 6 h 27 - Jean-Paul Didierlaurentd'un nom qui est une contrepèterie de "vilain guignol" ! Engoncé dans une vie monotone - avec pour seuls amis, un poisson rouge, un estropié et un versificateur, le jeune homme "trouve l'évasion" dans les "peaux mortes" ainsi qu'il appelle les feuillets qu'il arrache à la Zerstor 500, l'énorme machine à broyer les livres invendus, dans l'entreprise où il travaille !

    Tous les matins de la semaine ouvrables, notre "héros" s'adonne à la lecture à haute voix de ces quelques pages isolées dans la rame de son RER sur son trajet, ce qui lui donne du courage et enchante les voyageurs ! Puis il retrouve le petit chef Kowalski et active le "monstre", la "Chose" !

    Ses relations amicales sont assez "folkloriques" ! Il y a Yvon, le "portier" ou garde-barrière de sa boite, qui connaît par cœur tous les alexandrins du théâtre classique et en invente de son cru ! Quand Guylain sera appelé par deux petites vieilles sympathiques à venir illuminer les samedis des résidents de leur maison de retraite des Glycines, il finira par y amener l'alexandrophile qui y fera un tabac ! Là encore, Pouvoir de la Littérature ! Et des moments cocasses en perspectives, notamment lorsque cette institutrice à la retraite demande à faire une lecture et ne se rends pas compte qu'elle lit un texte érotique !

    Pouvoir de la Littérature aussi, quand Guylain et son ami Guiseppe, qui a été estropié de ses deux jambes par un dysfonctionnement de la broyeuse, s'engage à mettre la main sur les plus de deux mille exemplaire d'une encyclopédie de botanique, confectionnée avec le papier recyclé obtenu le jour de l'accident !

    Mais Pouvoir aussi de rapprocher les êtres ! Le jeune lecteur tombe amoureux de Julie, une jeune femme de 28 ans, qui écrit abondement et avec talent à ses heures, et dont il a retrouvé dans le RER une clé USB contenant ses productions et dont il fera la lecture à ses divers auditoires ! Comme lui, Julie mène une existence aliénante puisqu'elle est dame-pipi et pas pour autant une idiote crasse ! Des êtres en manque de considérations et de reconnaissance !

    Là où Guylain se libère par la lecture, Julie se libère par l'écriture ! Les deux sont donc appelés à se rencontrer ! Mais se rencontreront-ils ? Ils vous faudra aller au terme de ce passionnant roman pour le savoir !

    Mon avis ! Lorsque j'ai commencé ce roman, je n'ai tout d'abord pas été séduit par le style que j'ai trouvé assez quelconque ! Mais cela s'améliore par la suite et l'histoire est vraiment bien menée et intéressante ! Un petit roman par la taille mais grand par l’intérêt et vraiment à lire ! Mon dernier coup de cœur littéraire du moment !

    A bientôt !


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  • Treize contre Un est le huitième album de la série XIII par Vance et Van Hamme ! Le titre signifie que le héros amnésique va se mettre sur la piste du numéro I de la Conspiration qui a assassiné un ancien président des USA - mais il pourrait tout aussi bien s'agir de la côte de notre héros, de ses chances de réussir !

    XIII - Tome 8 : Treize contre Un - Vance & Van HammeAu début du tome, la Mangouste, redoutable chef, très mystérieux et implacable, d'une organisation de tueurs professionnels parvient à s'échapper du pénitencier où il est détenu depuis la fin du tome 7 - La Nuit du 3 Août ! N'ayant révélé aucun secret, il va vite remobiliser ses troupes pour faire barrage à XIII notamment la redoutable tueuse de l'ex-KGB, Irina Svetlanova - qui a par ailleurs les faveurs du tome 2 de la série dérivée XIII Mystery !

    XIII est mandaté - et doté d'un laissez-passer Alpha - par le Président Wally Sheridan pour retrouver la trace du numéro I. Mais le héros soupçonne vite son commanditaire de jouer un double jeu ! Pire que cela, il s'avère que Wally Sheridan est bel et bien le numéro I ! Pour le confondre, XIII doit impérativement retrouver Kim Rowland ! Il est aidé pour cela par le Colonel Amos - grièvement blessé dans les opérations - et par le major Jones qui est toujours amoureuse de notre héros ! XIII va découvrir un secret concernant Kim tandis que les dernières pièces du puzzle se mettent en place !

    A la fin du tome, XIII a un face-à-face très tendu dans le Bureau Ovale avec le Président Sheridan ! Il va jusqu'à frapper Wally qui le menace ouvertement ! La suite s'annonce compliquée pour XIII ! Qui aura le dernier mot ? Le héros déterminé ou l'homme le plus puissant du monde ? L'enjeu est de taille !

    Côté dessin, c'est toujours aussi nickel ! Des lignes et des tracés parfaits avec un haut niveau de détails et de précision !

    A bientôt !


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  • J'adore décidément Michel Onfray et la lecture de l'un de ses derniers livres, Le miroir aux alouettes est une vraie libération ! L'auteur réponds aux attaques nauséabondes et fallacieuses qui ont été faites sur sa personne - notamment de jouer le jeu du Front National - et livre son analyse sur le système politique français ouvertement acquis au libéralisme le plus effréné !

    Que ce soit clair, Onfray ne roule pas pour le FN ! Et son livre ne saurait se réduire à un banal "Tous pourris !" populiste qui amènerait à voter pour le parti de Marine Le Pen tout aussi critiquable sinon plus ! Le philosophie dont il est question ici se revendique d'un héritage libertaire - ce n'est pas nouveau !- et d'une partie des écrits de Proudhon, un anarchiste sans crédo !

    Onfray est bel et bien un penseur libre et indépendant sur lequel une grande partie de la presse aux ordres du système s'évertue à taper afin de le rendre inaudible, ce qui est dommageable car ce sel miroir aux alouettes est des plus instructif et salutaire ! Précisons que le penseur de l'Orne ne donne nullement dans l’auto-apitoiement mais demeure acerbe et ironique !

    Dans le premier chapitre, il revient sur les termes "nazi", "résistant" , "antisémite" utilisés à tout va de nos jours et dont le sens s'en trouve dévoyé ! Petite mise au point préalable donc !

    Puis Onfray s'attarde sur le terrain de la philosophie ! Doit-elle rester pour un cercle d'élus ou être dispensée à tout un chacun, à l'instar d'un Socrate qui interpellait tout le monde sur l'agora ? Quel doit être le rôle de la télévision ? Onfray gardera à ce stade sa critique des médias subventionnés et des journalistes pour plus tard !

    Ensuite, le philosophe analyse la diabolisation du Front National, ogre crée par François Mitterrand - selon Onfray et beaucoup d'autres, thèse à laquelle je souscris ! Diaboliser les Le Pen permet à la Gauche et à la Droite de se faire (ré)élire en jouant sur la peur plutôt qu'en combattant ce parti de la Droite radicale avec des idées et une vraie politique de gauche, dit Onfray !

    Dans le chapitre suivant, Onfray fait l'éloge de De Gaulle, "homme de gauche porté par la droite" contre Mitterrand le machiavélien, "homme de droite porté par la gauche" ! Pour notre auteur, De Gaulle était un grand homme anti-libéral et personne ne lui arrive à la cheville ! Comme toujours Onfray argumente, analyse et je ne voudrais pas déflorer ici cette argumentation ! C'est amplement documenté et construit comme tous les chapitres de cet ouvrage !

    Puis, c'est au tour de l'Europe de passer sous le scalpel d'Onfray ! Cette Europe libérale dont le peuple ne veut plus et qu'on lui a pourtant imposé ! Notre écrivain démonte les manipulations des hommes d’État pour nous faire consentir à Maastricht en 1992 et les suites de cette triste affaire !

    C'est ensuite le tour de "la machine à fabriquer des abrutis", à savoir la télévision selon la formule de Patrick Le Lay ou les radios et journaux à la solde du pouvoir, formatant la pensée dominante et le politiquement correct ! Ici, Onfray démonte un certains nombre de critiques - disons plutôt d'injures ! - qui ont été lancées contre lui et dont on voit bien qu'elles ne tiennent pas la route et ressortent de la malhonnêteté intellectuelle !

    Enfin, le chapitre inévitable sur la religion et en particulier l'Islam sur lequel, selon Onfray, on ne peut rien dire sans être taxé d'islamophobe ! L'essayiste souligne qu'on peut faire dire tout et son contraire aux sourates du Coran et que l'Islam est pour certains une religion de paix et pour d'autres une religion de guerre, branche soufiste par exemple contre branches salafiste et wahabite !

    Pour finir complément, Onfray réaffirme ses affinités avec Proudhon, cite l'image du colibri et du feu de forêt - "chacun fait sa part", rappelle l'aventure de l'Université Populaire de Caen et de l'Université du Goût - et les innombrables bâtons qu'on lui a mis dans les roues - qui sont depuis 2002 des succès dont la presse évite de parler ! Il finit sur une allusion à La Boétie et la servitude volontaire !

    J'avais un peu peur en ouvrant ce livre de tomber sur un "brûlot haineux et revanchard" - certes Onfray remets les pendules à l'heure plus qu'il ne règle véritablement ses comptes - mais je ne suis pas tombé sur l'image d'un Michel Onfray qu'en donne une certaine presse partisane qui ferait bien de réviser sa déontologie et de faire un travail de "généalogie" et véritablement d'explication des faits de société !

    A lire absolument et toutes affaires cessantes !

    A bientôt !


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  • Un Pulp est un petit roman bon marché, imprimé sur du mauvais papier et vendu aux USA à partir des années 1920 ! Dans ce genre de littérature, on a vu fleurir nombre de récits d'aventures, d'horreur, de SF ou encore de gangsters !

    Le film Pulp Fiction, du maître du culte Quentin Tarantino reprends les thèmes de cette sous-culture puisque c'est surtout un film de gangsters, composé de plusieurs petites histoires - comme des nouvelles - dans un récit non- linéaire, avec des scènes cultes et aussi nombre de répliques cultes ! Ce film est sorti en 1994, récompensé de la Palme d'Or au Festival de Cannes cette même année, salué par la critique et le public. Il a posé Quentin Tarantino définitivement comme une référence et une icône du cinéma post-moderne !

    A l'affiche aussi, un panel de star : Uma Thurman et Samuel L. Jackson, deux acteursPulp Fiction - Quentin Tarantinofétiches du réalisateur - que l'on reverra pour la première dans Kill Bill et pour le second dans Django Unchained et Les Huit Salopards ! Mais aussi John Travolta - dont la carrière fut relancée par ce film et Bruce Willis alors au sommet dans les années 1990 !

    Dans l'introduction du film, on suit un couple de petits braqueurs minables qui effectuent un coup dans un café restaurant de Los Angeles. Il s’avérera que c'est une mauvaise idée car au même moment déjeunent deux truands, Jules Winnifield (Samuel L. Jackson) et son ami Vincent Vega (John Travolta). Ces deux-là sont chargés de récupérer auprès d'une bande d'escroc une mallette au contenu mystérieux appartenant au caïd Marsellus Wallace (Ving Rhames), ce dont ils s'acquittent dans la violence !

    Il y a en fait trois récits dans ce film ! Le premier s'intitule Vincent Vega and Marsellus Wallace's wife où Vega emmène la dite femme sur une piste de danse pour un duo endiablée. La femme qui se nomme Mia est jouée par Uma Thurman - c'est elle qu'on voit sur l'affiche du film ! Cela se termine par une piqûre d'adrénaline dans le cœur de la belle qui a fait un arrêt cardiaque suite à une overdose !

    Le second récit se nomme The Gold Watch qu'on pourrait traduire par la "montre en or" ! Butch Coolidge (Bruce Willis) est un boxeur qui gagne un match truqué par Marsellus Wallace alors qu'il devait perdre et qui s'enfuit avec l'argent des paris ! Mais il a oublié une montre en or à laquelle il tenait. Dans son appartement, il récupère la dite montre après avoir abattu Vincent Vega dans les toilettes ! En chemin, il renverse Marsellus en voiture, s'engage alors une poursuite à pied où les deux finissent capturés par un prêteur sur gages mal intentionné et son ami Zed qui viole Marsellus ! Butch finit par s'enfuir et reviens délivrer Marsellus avec un katana. Le caïd laisse alors partir Butch si celui-ci garde le silence sur cette triste affaire !

    Le troisième et dernier récit, The Bonnie Situation voit Jules avoir la foi après un certains nombre de coup de chance ! On suit le périple de Jules et Vincent pour récupérer la fameuse mallette, abattre par accident un informateur, maquiller le meurtre puis se rendre au café restaurant où tout se termine par une impasse mexicaine et où Jules aura un geste de bonté envers les deux braqueurs présentés dans l'introduction du film !

    Un film qui vaut le détour donc et qui montre la vaste culture de son réalisateur à travers de nombreuses références et clins d’œil ! La bande sonore vaut également le détour !

    A bientôt !


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  • En 2013, on retrouve Baz Luhrmann avec un nouveau film, Gatsby le Magnifique, adapté du roman publié en 1925 aux États-Unis par Francis Scott Fitzgerald. En tête d'affiche, Leonardo Di Caprio, enfin oscarisé par la suite en 2016 pour The Revenant, acteur à l'immense talent et qui ici donne la réplique à Tobey Maguire (la trilogie Spiderman de Sam Raimi) et à la jeune actrice Carey Mulligan ! Un trio de comédiens épatants !

    Je précise que je n'ai pas lu le roman de Fitzgerald mais vous renvoie toute de même à mon billet sur Les enfants du Jazz, recueil de nouvelles de ce même auteur !

    Gatsby le Magnifique - Baz LuhrmannLe film présente le style visuel caractéristique de Baz Luhrmann ! C'est une débauche de sons et d'images, un véritable kaléidoscope, très glamour avec des décors somptueux dans les milieux de la bourgeoisie new-yorkaise ! Tout y est luxe !

    Le milliardaire et énigmatique Gatsby (Leonardo Di Caprio) donne des fêtes incroyables dans sa formidable demeure ! C'est flamboyant au possible ! Mais qui est cet homme ! Il y a un mystère de Gatsby : espion ? prince ? meurtrier ? Quel est la finalité de ces soirées festives ? Le pourquoi de ces fêtes ?

    On est au coeur d'une ambiance, celle des Années Folles, l'exubérance du jazz, du fox-trot et du charleston, la prohibition, les panorama de Manhattan et les flappers ! Au milieu de tout cela, il y a le séducteur Gatsby dont le sourire fait un peu "pub Émail diamant". En réalité, tout cela n'est que facticité ! Les mondanités cachent des choses moins reluisantes et déjà dans le roman, Fitzgerald livrait une critique de la bourgeoisie qui détruit tout ce qu'elle touche !

    Peu à peu Gatsby semble se livrer à Nick Carraway (Tobey Maguire) le narrateur, le témoin meurtri de cette histoire qui va tourner à la tragédie ! C'est le récit d'un homme désabusé à la vocation d'écrivain qui finira par écrire à la fin du film un tapuscrit intitulé The Great Gasby (mise en abyme). On se trouve face au même schéma que dans Moulin rouge, autre film de Luhrmann où Christian finissait par mettre par écrit l'histoire de ses amours avec Satine !

    En fait, le secret de Gatsby repose sur un amour de jeunesse qui lui a échappé car sans-le-sou ! L'ingénue Daisy (Carey Muilligan), par ailleurs cousine du narrateur. Ils ont été séparés par la Grande Guerre où on raconte que Gastby a tué un homme ! La pauvre jeune femme est marié à un époux infidèle et raciste mais richissime (Joël Edgerton)!

    Il y a dans ce film des aspects de comédies mais cela reste un drame ! Gatsby, si influent, si assuré, est maladroit et malheureux en amour. La vérité est qu'il est un traîne-misère, un parvenu qui a sauver la vie d'un milliardaire alcoolique. Il trafique aussi avec des gangsters. Il a donc des côtés inquiétants, une face sombre ! C'est un usurpateur mais qui œuvre au seul but de se rapprocher de Daisy et de la rendre heureuse ! Il a un rêve d'absolu brisé par l’amour et voulait être Dieu et s'est incarné dans la fusion des corps ! C'est son Pêché Originel : le créateur ou la créature !

    C'est finalement le mari trompeur qui va révéler le secret et précipiter le dénouement ! Au final, Gatsby sera abandonné par tous ces "amis", les véritables "parvenus" dans l'histoire !

    voilà, j'ai bien conscience de vous avoir spoilé mais je voulais vous livrer mon analyse ! Il y aurait encore beaucoup à dire, sur la façon dont cela est mis en images, sur la délimitation des aires géographiques de New York notamment, sur les mœurs du film etc.. Mais je m’arrêterais là ! J'ai adoré ce film et le range dans mes "Coups de Cœur" ! Le réalisateur change tout ce qu'il touche en or !

    A bientôt !


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  • Le Patient anglais est un film multirécompensé, sorti en 1996, qui a en effet obtenu neuf Oscars dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur pour Anthony Minghella et Meilleur Actrice dans un Second Rôle pour Juliette Binoche.

    Ce film est l'histoire d'une passion amoureuse qui finit tragiquement sur fond de SecondeLe Patient anglais - Anthony Minghella Guerre mondiale en Afrique du Nord. Au casting, outre Juliette Binoche, on retrouve Ralph Fiennes, dans le rôle de Laszlo Almasy, le "patient anglais", Kristin Scott Thomas est l’égyptologue, Katharine Clifton, l'amour du héros. Il y a aussi Willem Dafoe et Naveen Andrews, le Sayid de Lost.

    Laszlo est un explorateur hongrois qui travaillent avec les Anglais qui cartographient le désert - en vue de la guerre - et fait des fouilles archéologiques. Au début du film, un avion transportant une femme morte et piloté par le "patient anglais" est abattu. L'homme va être pris en charge par les services soignants alliés.

    En parallèle, on découvre l'infirmière canadienne Hana, qui quitte le front à la fin de la guerre et s'installe en Toscane, dans les ruines d'un monastère et prend en charge le "patient anglais" car c'est son devoir d'infirmière.

    Le film suit en parallèle la "convalescence" de Laszlo - condamné à périr à court terme - et les flash-backs sur son existence et son amour torride pour Katharine.

    A côté de cela, il y a Caravaggio (Willem Dafoe) qui recherche un traître qui a donné des cartes géographiques aux Allemands et cherche à se venger !

    On apprend en réalité vers la fin du film que c'est Laszlo qui a trahi par amour pour Katharine !

    La guerre est très secondaire dans ce film - en ce sens qu'on n'en suit pas le déroulement précis - mais a tout de même son importance puisque c'est autour d'elle que se noue le drame !

    C'est à la fois un film d'amour et de trahison qui ne se résume pas à une histoire de mari cocu ! Les dernières péripéties et le dénouement m'ont particulièrement convaincu !

    Un film à voir si vous aimez les "histoires d'amour qui finissent mal en général" !

    A bientôt !


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  • Il est quasiment impossible de ressortir indemne du visionnage de La Liste de Schindler, drame historique américain, réalisé par Steven Spielberg et sorti sur les écrans en 1993.

    La Liste de Schindler - Steven SpielbergLe contexte est celui de la Shoah, cataclysme au sujet duquel on a dit que la littérature était incapable de restituer l'ampleur de l'horreur ! Et le cinéma ? Il y eu clairement dans l'Histoire un avant et un après. Steven Spielberg, juif lui-même, s'attaque en quelque sorte à son héritage !

    Le film raconte l'histoire d'Oskar Schindler - d'après un roman - qui sauva environ 1100 juifs promis à la morts dans les camps d'extermination. Schindler fut touché par le sort de ces hommes, ces femmes et ces enfants et usa de toutes ses relations pour les mettre à l'abri dans sa fabrique de batteries de cuisine pour l'armée allemande.

    Le film est en N&B. Seule trace de couleur, le manteau rouge d'une petite fille, petite victime, comme une tache de sang qui crève l'écran !

    Schindler est joué par Liam Neeson (Star Wars - La Menace Fantôme, Rob Roy, Non-Stop ou Taken) qui fut en quelque sorte révélé par ce film. Il est très charismatique à l'écran ! Ben Kingsley est le vieux comptable juif, bras droit de Schindler, Itzhak Stern. Ralph Fiennes, lui, incarne le diabolique nazi Amon Göth aux instincts de tueur !

    Le score (la B.-O.) de ce film est une merveille signée en grande partie par John Williams mais il y a aussi une reprise de Jean-Sébastien Bach ainsi qu'une chanson en Yiddish.

    Spielberg eut le projet de ce film après les génocides en Bosnie et le négationnisme dans les années 1990. Le réalisateur craignait une montée de l'intolérance comme dans les années 1930. On ne peut hélas que constater qu'on en prends le chemin au début du XXIème siècle !

    A côté des crimes et génocides des nazi, la Liste d'Oskar Schindler représente la Vie.

    Ce film fait partie de mes préférés avec Elephant Man. C'est un cinéma très poignant et remarquablement amené ! Un film-documentaire !

    Le film reçut une pluie d'Oscars en 1994 dont Meilleur Film et Meilleur Réalisateur !

    A bientôt !


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  • Qu'il était attendu ce nouvel opus de la Saga Star Wars ! Star Wars - Épisode VII : Le Réveil de la Force marque le retour du mythe dans les salles, 10 ans après La Revanche des Sith et inaugure une troisième trilogie avec de nouveaux personnages et sans George Lucas aux commandes ! Est-ce un bien ? Un mal ? Réponse tout de suite !

    Je vais essayer autant que faire se peut de vous spoiler bien qu'il soit tentant de Star Wars -Episode VII - Le Réveil de la Forcementionner ici certaines grosses révélation du film ! Que vous dire sinon que j'ai adoré ! En effet, J. J. Abrams a réussi son pari sur le plan artistique - et sans doute au box-office !

    Le film enchaîne avec une nouvelle générations de héros : Rey la pilleuse d'épaves, Finn, le stormtrooper déserteur et Poe Dameron, l'as du pilotage. On retrouve dans ces rôles de nouvelles têtes - enfin pas entièrement nouvelles dans le cas de certains, à savoir respectivement Daisy Ridley - qui crève l'écran - John Boyega magnifique aussi et Oscar Isaac aussi très convaincant quoi que sous-utilisé ! Le nouveau méchant, Kylo Ren, interprété par Adam Driver est épatant aussi, personnage magnifique et torturé ! Bref, la direction d'acteurs est magistrale, bien au-dessus de TOUS les épisodes précédents avec pour une fois des dialogues très efficaces et bien pensés !

    Mais on retrouve aussi les anciens : Harrison Ford revient en Han Solo et porte à lui seul - avec Chewie quand même - une bonne partie du film, Carrie Fisher rendosse le costume de la Princesse Leia - cette fois Générale - et Mark Hamill est là aussi en Luke Skywalker encore que sa présence dans le film soit particulière bien que centrale. Le passage de témoin entre les générations se passe à merveille !

    J'ai ressenti quantités d'émotions dans la salle de cinéma en assistant à la projection du Réveil de la Force ! Je suis passé par la joie, le rire, la tristesse, le frisson ! Les nouveaux personnages fonctionnent à merveille. De même que le nouveau droïde BB-8 vole la vedette à R2D2 et C3PO. On retrouve de vieilles connaissances : Nien Nunb, l'Amiral Ackbar et quantités d'aliens et d'animatroniques à l'ancienne !

    Le combat entre la Résistance et le Premier Ordre fait rage !

    Les critiques que j'ai vu jusqu'à présent sont plutôt voire même très élogieuses ! J'ai pu lire quelques bémols : scénario calqué sur l’Épisode IV - à quoi je réponds que c'est inexacte ! Certes, il y a une histoire de plans et de super-arme mais il y a aussi des contrepieds ! La musique de John Williams moins marquante ? Il faut dire qu'on est tellement pris par l'intrigue ! De même pas de numéro de bravoure ? Regardez la scène dans le cimetière d'épaves de Jakku et vous me direz !

    Gros points forts de ce volet toutefois plus sombre : les répliques, l'histoire et le jeu des acteurs ! On ne s'ennuie pas une seconde ! L'humour - j'ai déjà dit - est bien calibré - les meilleurs répliques pour Han Solo, bien loin de l’humour pipi-caca d'un Jar-Jar Binks !

    Bref une totale réussite pour moi et je vais évidemment retourner le voir plusieurs fois ! L'intrigue se concentre surtout sur les personnages et le contexte politique globale est encore laissé dans le flou ! Mais Disney publiera certainement quantités de romans, BD et autres pour élucider tout cela !

    Est-ce à dire que Star Wars est mieux sans George Lucas ? La Prélogie est "enterrée" par cet Épisode VII ! Je ne dirais pas cela mais en tout cas la relève est là et nous serons éternellement reconnaissant au père de Star Wars d'avoir initier cette univers qui est reparti pour longtemps ! 5 autres films sont dans les starters ! Épisodes VIII et IX et trois spin-offs !

    Je n'ai qu'une chose à dire : LA SUITE, LA SUITE !

    A bientôt !


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  • A la poursuite de demain est un film de science-fiction de Brad Bird, sorti en 2015 basé sur le concept des parcs à thème Disney Tomorrowland !

    Ce film possède une bonne part d’inventivité ! Un scénario astucieux et plein de mystères !

    A la poursuite de demain - Brad BirdIl y a dans ce récit une opposition entre le Futur tel qu'il était envisagé dans les années 1950 - celui d'Astounding Stories, un Futur optimiste et plein de promesses, peuplé de fusées aérodynamiques, d'animatroniques, de véhicules à antigravité, de jetpacks... avec le le monde sans avenir tel que nous le concevons maintenant : désastres nucléaires, réchauffement climatique, émeutes et guerres civiles...

    Le premier Futur est celui du jeune garçon, Franck Walter, en 1964 et le second est celui de la géniale Casey Newton (interprétée par Brittany Robertson) qui n'a pas perdu espoir de changer les choses. Franck adulte est joué par George Clooney.

    A côté de cela, il existe un monde hors du temps et de l'espace, un genre d'utopie dans un univers parallèle dont Athéna (Raffey Cassidy),une sorte de robot fait office de recruteur. On y accède grâce à de fabuleux pin's !

    Ce qui est plaisant, c'est le clin d’œil au courant steampunk avec Jules Verne, Edison, Tesla et Eiffel dans une hallucinante scène dans la fameuse Tour !

    Bref, un film qui prône que fasse à la catastrophe planétaire annoncée, il faut "recruter" des "rêveurs optimistes" et que rien ne sert de se morfondre ! Ça paraîtra puéril au cyniques mais il y a là une évidence !

    Ce film est donc plein de surprises, avec de bons effets spéciaux, de l'humour, de la tendresse et de l'action. Cela s'adresse surtout aux plus jeunes et jusqu'aux jeunes adultes qui sont l'espoir du Futur !

    Un film qui pour ma part m'a bien plu ! Hugh Laurie (Dr House) figure aussi au casting dans le rôle de Nix.

    A bientôt !


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  • A l'origine, Divergente est une série de romans de Veronica Roth, débutée en 2011. Elle connu le succès et fut adaptée en 2014 par Neil Burger dans le premier film de la franchise cinématographique. Un autre film a suivi en 2015, Divergente 2, et le dernier volet en 2 parties doit suivre en 2016 et 2017 !

    Divergente, le roman comme le film, fait partie de ces œuvres qui, depuis Harry Potter, Twilight ou encore Hunger Games mettent en jeu des héros qui sont de jeunes adultes - et donc, ce sont des récits à destination des post-ado ou jeunes adultes mais cela peut intéresser un plus vaste public. Un public bien-pensant pourrait trouver ces récits trop "guimauve" mais en réalité le propos de ces fictions est souvent bien plus profond qu'il n'y parait (à part peut-être pour Twilight : "je suis un vampire éternel et ma première préoccupation est de retourner au lycée !").

    Divergente est un récit SF ou d'anticipation, dans un monde post-apocalyptique, une nouvelle société s'est construite sur le modèle d'une certaine utopie basée sur la séparation en factions : les Érudits, les Audacieux, les Fraternels, les Sincères et les Altruistes. Personnellement, cela me fait penser au modèle de cité de La République de Platon avec ses spécialisations, ses gardiens ou au modèle de société tripartite décrite par Dumézil ! A côté de cela, il y a les Sans-Factions, le pire des sorts pour un individu dans ce monde !

    Béatrice - "Tris" - Prior - interprétée par la jeune actrice Shailene Woodley - est une jeune Altruiste, fille d'un des couples de dirigeants, qui doit passer le test qui décidera de sa faction définitive. Or voilà que le test n'est pas concluant ! Pire que tout, elle est une Divergente ! Elle se classe dans plusieurs catégories : Audacieuse, Altruiste et Érudite ! Elle est une menace à éliminer et doit cacher son secret !

    Le Jour décisif, elle choisit les Audacieux, rencontre Quatre,qui deviendra son ami - joué par Théo James - et doit passer une série d'épreuves, parmi lesquelles des voyages ou incursions dans sa Psyché au plus profond de ses peurs - et ses secrets ! Mais elle découvre que les Érudits préparent un coup d'état avec les Audacieux contre les Altruistes. son statut de Divergente va lui permettre d'échapper à la suggestion mentale élaborée par la machiavélique Jeannine - jouée par Kate Winslet, seule star senior de ce film !

    La morale de ce film, assez prenant au final, reposant sur les rites de passage, est qu'il faut exploiter ses habiletés pour trouver sa place au sein de la société, société parfois injuste et qui nous bride par ses cadres rigides, ses hiérarchies et ses habitus. C'est la préoccupation et le devenir des jeunes aujourd'hui qui est donc au centre du récit. Comment échapper à un destin, un avenir tout tracé, sans devenir des marginaux et sans se plier à la conformité ! Et le Libre-Arbitre contre la catégorisation !

    Je vous disais que le propos de Divergente est bien plus profond, au delà du simple divertissement !

    A bientôt !

    PS : Merci à mon amie Laurie de m'avoir conseillé ce film !


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  • Qu'est-ce que le Bonheur ? Est-il encore possible dans notre époque troublée ? C'est à ces question et à beaucoup d'autres que Frédéric Lenoir, philosophe contemporain, tente de répondre dans un essai, petit de taille mais dense en matière. Il ne prétends pas donner de recettes mais indique quelques pistes pour le lecteur averti !

    Tout d'abord faut-il se poser la question du bonheur ? On recherchera au maximum ce qui apporte du plaisir et on évitera le plus possible ce qui est pénible. Les stoïciens, cités abondement, ont des choses à nous enseigner sur ce point. Mais ce n'est pas toujours facile et la vie apporte diverses entraves à la réalisation de notre bonheur. Il faut noter que nous n'avons pas toujours de prises sur la réalité et donc il faut changer notre représentation des choses. Et sans être dans une attitude de "passivité", il faut savoir "lâcher-prise".

    En matière de quiétude, un adage dit "il ne suffit pas d'être heureux encore faut-il que les autres soient malheureux". En vérité, il est plus sage de mettre fin à tout comparatisme dans ce domaine pour éviter de se "pourrir la vie" !

    C'est vous l'aurez compris un travail sur soi qu'il faut exercer dans ce domaine. Il ne s'agit pas d'oblitérer une certaine forme de lucidité mais au contraire d'être en contact étroit avec les choses qui importent vraiment !

    Frédéric Lenoir illustre son propos de références aux stoïciens - je l'ai déjà dit ! - mais aussi aux épicuriens, à Baruch Spinoza, à Aristote, Montaigne, aux sagesses orientales : Tao, Bouddhisme, Hindouisme, aux paroles de Jésus etc...

    Mais notre époque est assez déboussolée et l'homme a perdu ses racines, son contact avec la nature depuis au moins la révolution industrielle !

    Voilà, je n'en dis pas plus et vous recommande vivement la lecture de ce petit livre !

    A bientôt ! Portez-vous bien !


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  • Clint Eastwood a encore réalisé un grand film, en 1988, avec son Bird, biographie assez complète sur le saxophoniste et jazzman Charlie Parker, une légende de ce genre musical avec Duke Ellington, Dizzie Gillespie ou Miles Davies, genre auquel je confesse ne pas connaître grand chose !

    Néanmoins, j'en ai appris un peu sur la carrière de ce grand artiste noir, au talent énorme et à la vie mouvementée. Parker était un virtuose dans son art mais hélas il était alcoolique et aussi junkie ! Il souffrait d'ulcères et de problèmes au foie et succomba, précocement, à 34 ans, d'un arrêt cardiaque, le 12 mars 1955.

    Charlie Parker a marqué la musique des années 1950, a formé des quintets, s'est produit en Californie et à Hollywood, a parcouru le Sud profond, a fait danser bien des gens, à fait vibrer des cœurs. Il partageait sa vie avec sa femme, Chan Richardson, avec qui il eu trois enfants, dont une fille, malade, qui mourut en bas âge !

    Les frasques de cet artiste nuirent quelque peu à sa carrière. L'arrivée du rock'n roll, au milieu des années 50, marqua un déclin du jazz.

    Ce film est une prouesse musicale ! Des enregistrements de Charlie Parker - dont certains conservés par son épouse dans un coffre fort - ont été numérisés et réarrangés ! Ceci laissa cependant perplexes les vrais amateurs de jazz. Néanmoins, Bird obtint l'Oscar de la Meilleure Musique.

    Entre autres récompenses, le film décrocha aussi le César du Meilleur film étranger en 1989, un Golden Globe de Meilleur Réalisateur pour Clint Eastwood et un autre pour Forest Whitaker qui livre une interprétation magistral de Charlie Parker. Enfin, mentionnons Diane Verona qui reçu aussi une récompense à New York pour son rôle de la femme de l'artiste.

    C'est un moment d'anthologie de l'Histoire de la musique moderne que nous livre Clint Eastwood qui n'a pas son pareil pour croquer des tranches de vie pleines de sens !

    A bientôt !


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  • La Reine des Neiges - Frozen en VO - est un film d'animation musical des Studios Disney qui a fait un véritable "carton" en 2013 ! Vous n'avez pas pu échapper à la chanson "Libérée, délivrée" !

    C'est un conte d'hiver, l'histoire de deux soeurs Elsa et Anna très complices jusqu'au jour où Elsa, qui a unLa Reine des Neiges - Disney pouvoir sur la glace, blesse accidentellement sa soeur au cours de jeux !

    Elsa est une princesse, la fille du roi d'Arendelle, et elle est contrainte de s'isoler. Un jour, ses parents périssent dans une tempête en mer ! Trois ans pus tard, elle monte sur le trône !

    Mais voilà, ses pouvoirs, Elsa ne va pas avoir la possibilité de les cacher plus longtemps et la moindre émotion les déclenche. Ainsi, ils se manifestent lorsqu'Anna annonce à sa soeur son intention d'épouser le beau prince Hans des Iles du Sud.

    Elsa choisit l'exil mais plonge le royaume dans les glaces éternelles ! Anna part à sa recherche pour la raisonner et peut compter sur le collecteur de glace Kristoff, son renne Sven et le bonhomme de neige Olaf... et quelques trolls !

    Un film épatant, plein de charmes et de surprises ! La voix d'Elsa et sa partie musicale est assurée dans la version française par la jeune chanteuse, Anais Delva - vue dans la comédie musicale Dracula ! Je comprends mieux maintenant pourquoi mon neveu Keagan est enchanté par ce conte !

    Le film a eu une tripotée de récompenses dont pas la moindre l'Oscar du Meilleur Film d'Animation 2014 !

    Je ne vais pas appesantir sur ce film, le mieux est encore de la visionner ! Si, ai-je dit qu'il était tiré du conte de Christian Hans Andersen du même titre, daté de 1844 !?

    Plus que jamais, Disney est une valeur sûre !

    A bientôt !


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  • Les Nouveaux Héros - Big Hero 6 en VO - est un film d'animation américain des Studios Disney, sorti en 2014... Et c'est un petit bijou aussi bien sur le plan de l'animation que des émotions que le film vous fait ressentir !

    L'action se passe à San Fransokyo, mélange de villes américaine et japonaise. Hiro Hamada, du haut de sesLes Nouveaux Héros - Walt Disney Pictures 13 ans, est un petit génie de la robotique. Pour intégrer l'école prestigieuse du professeur Callaghan, il conçoit des micro-robots. Il a de qui tenir car son grand-frère Tadashi est lui aussi un génie, et élève du célèbre professeur. L'ainé a d'ailleurs conçu un projet de robot médecin, Baymax à la personnalité empathique !

    Mais voilà, l'expo de robotique prend feu et Callagher et Tadashi sont présumés morts ! Peu de temps après, un mystérieux super-vilain, au masque de kabuki, apparait tenant le contrôle des micro-robots. Hiro décide alors de venger son frère en interpelant le voleur de son invention et le responsable de la mort de son frère !

    Il va pouvoir compter sur les amis de son frère, des ingénieurs en robotique aux personnalités bien trempées : Fred, Wasabi, GoGo et Honey Lemon. Avec Baymax, les cinq jeunes gens vont devenir une équipe de super-héros et affronter le vilain !

    A l'origine, les Big Hero 6 sont des super-héros Marvel un peu à la marge, la branche asiatique du Monde Marvel. Disney rachète Marvel en 2009 et transfert ses personnages à sa maison-mère. Désormais les Nouveaux Héros n'évolueront plus dans l'Univers partagé Marvel - aucune chance de les croiser dans le MCU donc ! - mais seront des icones Disney au même titre que Blanche-Neige ou Cendrillon !

    Ce film est enthousiasmant ! Les expressions faciales, les mouvements corporels des personnages, les environnements physiques et les lois de la nature sont retranscris à merveille. Le scénario est bien construit et propose son lot de rebondissements !

    J'espère vivement qu'on aura droit à un deuxième opus de la même qualité ! Le film sort en blu-ray et DVD fin juin 2015 et je devrais me ruer dessus !

    A bientôt !


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  •  Voici un nouvel "ouvrage" luxueux de l'éditeur Huginn & Muninn, pas du tout un livre mais un simili-coffret contenant 12 grandes cartes autour du monde imaginaire de Game of Thrones !

    J'ai lu quelques part que dans les premières années où il concevait sa saga d'inspiration historique, George R.R. Martin ne s'intéressait que très peu à la géographie des terres sorties de son esprit prolifique, sinon dans les grands traits ! Les choses se sont peaufinées et on peut désormais parcourir d'un seul regard les continents de Westeros et d'Essos et d'autres contrées lointaines !

    Le coffret comporte une douzaine de cartes... Détails !

    Tout d'abord une carte générale du monde avec Westeros, Essos, et une petite partie de Sothoryos, la MerGame of Thrones - les Cartes du Monde Connu d'été, la Mer grelotte et la Mer du Crépuscule.

    Puis on zoome sur l'Ouest autour du Détroit : Westeros et les Cités Libres : Braavos, Pentos et Myr...

    Ensuite, l'Orient, la Baie des Serfs, le désert Dothrak, la cité de Quarth.

    Après cela une carte inévitable sur les Sept Royaumes et Westeros : Le Nord, le Val d'Arryn, le Conflans, le Bief, Dorne, les Iles de Fer, Peyredragon, Winterfell, Port-Réal, Castral-Roc, les Eyrié, Vivesaigue, le Mur, Château Noir, Fort-Terreur, Moat Cailin, les Jumeaux, Lancehélion, Hautjardin, Accalmie, Harrenhal... Autant de noms familiers aux fidèles des romans ou de la série-télé !

    La carte "Au-delà du Mur" s’intéresse au domaine des Sauvageons ! Domaine assez inexploré !

    Nous voici déjà parvenus à la moitié des cartes ! Il reste ensuite à voir les Cités Libres mentionnées plus haut auxquelles on ajoutera parmi les plus connues, Volantis - et les alentours de la Rhoyne ! Tout ceci gravitait autrefois autour de l'Empire de Valyria qui est une zone désolée sur la carte, ayant subis un cataclysme jadis.

    On poursuit vers l'Est avec la Baie des Serfs ! C'est là que Daenarys se débat dans ses péripéties : Astapor, Yunkaï et surtout Meereen, cités esclavagistes ! Puis vient ensuite la Mer Dothrak qui est en réalité une étendue de sable !

    Deux cartes ensuite qui sont des plans de villes ! Port-Réal et Braavos !

    Enfin, on reviens pour terminer sur une carte "générale" qui regroupe tous les parcours les voyages, des principaux héros de la saga ! Jusqu'au dernier volume paru à ce jour - soit l'Intégrale 5 en français et la Saison 5 de la série de HBO !

    C'est joli et instructif mais assez sommaire et rapidement parcouru !

    C'est plus un outil pour fan ou pour ceux qui pratiquent le "jeu de rôles du Trône de Fer". En effet, ces cartes sont de la main de Jonathan Roberts qui dessine des cartes de mondes réels et imaginaires, notamment les nombreuses cartes de Donjons & Dragons !

    A bientôt !


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  • Les Wachowski, Lana et Andy, sont de retour en 2015 avec une grosse production 3D Jupiter Ascending ou Jupiter : Le Destin de l'Univers, sorte de Space Opéra à grand spectacle !

    Jupiter Jones est une émigrée russe qui gagne sa vie en nettoyant des toilettes ! Mais un jour sa vie bascule. Un ancien chasseur militaire interplanétaire, croisement entre humain et loup, lui sauve la vie alors qu'elle se retrouve menacée par des aliens improbables ! Jupiter bascule alors dans un "autre univers", découvre qu'elle est la réincarnation d'une Reine, dirigeante de la Corporation Galactique Abrasax qui a ensemencé la Terre il y a 100000 ans !

    Eh oui ! Les Wachowski renouent ici avec leurs thèmes phares déjà abordés dans Matrix ! Tout d'abord, il y a la thématique de l"Élu - ici une Élue en l’occurrence - que rien ne prédisposait - et qui doit sauver l'Humanité ! Ensuite l'idée de cycles ou réincarnations dans Jupiter Ascending comme il y eut plusieurs Matrices dans l'autre œuvre des Wachowski ! Puis l'idée de "Moisson" où les humains utilisés comme Matière Première ! Enfin, le concept d'une autre réalité derrière la réalité, d'un niveau "supérieur" d'où l'"Ascension" de Jupiter - au propre - dans les Étoiles - comme au figuré - son statut social !

    Jupiter Ascending - Les Wachowski

    Les méchants du film sont les Abrasax : deux frères et une soeur ! Il y a Balem (Eddie Redmayne), Kalique (Tuppence Middleton) et Titus (Douglas Booth). Ils sont quasi tous malveillants et se régénèrent grâce aux "Moissons" ! La Corporation gère les planètes - dont la Terre - comme des ressources en "Nectar" et Balem résume sa politique par "vivre pour consommer" et "générer du profit" ! L'ultralibéralisme galactique en quelque sorte !

    Il faut évidement compléter cette mention du casting en citant les acteurs principaux ! Mila Kunis (Le Livre d'Eli, Black Swan - Elle est décidément magnifique de beauté cette fille !) est Jupiter Jones. Channing Tatum est Caine Wise, le soldat lupus... Il y a aussi James D'Arcy qui joue le père de Mila et que l'on peut voir en ce moment dans la série Agent Carter et l'acteur de Game of Thrones, Sean Bean, qui interprète un policier galactique.

    Un film spectaculaire, fastueux et éblouissant ! Qui a pourtant reçu de nombreuses critiques négatives !? Le problème est que le public est de plus en plus blasé des effets spéciaux numériques ou autres - ce qui est soupçonné désormais de cacher une absence de scénario - et la surabondance d'explosions peut vite devenir fatigante ! Moi, en tout cas, j'ai apprécié ce spectacle, une bonne après-midi dans le cinéma de ma commune, et je le classe en "Coup de Cœur" !

    Le film possède sa propre mythologie, sa propre signature esthétique et visuelle - c'est indéniable ! Haute technologie façon cyberpunk, sauriens belliqueux, vaisseaux antiques, villes et planètes qui font passer Coruscant de Star Wars pour un petit hameau, et plein d'autres choses !

    A voir pour tous les férus de SF qui trouveront là un bon divertissement à défaut du film SF de l'année !

    A bientôt !


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  • L'Iliade est avec L'Odyssée le récit fondateur de la culture grecque antique ! A notre époque contemporaine, Troie - Wolgang Petersenla machine à rêves s'appelle Hollywood et elle s'est donné pour tâche de recycler tous les Mythes à sa sauce ! C'est pourquoi, en 2004, Wofgang Petersen nous livre sa version du conflit antique le plus célèbre avec son Troie !

    Un récit hautement épique - avec des batailles spectaculaires et sanglantes - avec un casting de premier choix ! Jugez plutôt ! Brad Pitt est Achille, Orlando Bloom est Paris tandis qu'Eric Bana interprète Hector. On retrouve aussi Ulysse, joué par le Sean Bean du Seigneur des Anneaux et de Game of Thrones !

    L'histoire est bien connue. Lors d'une visite à Sparte pour négocier une paix, le jeune et impétueux Paris s'éprend de la femme de Ménélas, la plus belle femme du monde, Hélène (Diane Kruger) et la kidnappe. Dès lors le roi de Sparte demande de l'aide à son frère Agamemnon, ambitieux politique qui mobilise le ban et l'arrière- ban de la Grèce contre Troie. Les héros sont aussi convoqués : Achille et ses Myrmidons, Patrocle, les deux Ajax, Ulysse. La guerre est imminente, elle va durer dix ans et le malheur va s'abattre sur Troie !

    Achille, la légende, est au coeur du récit. Il a le choix entre une vie longue et morne ou un destin voué à la gloire mais impliquant une existence courte. Achille choisit la gloire au combat même si il se défie d'Agamemnon. Leur désaccord va culminer lorsque le roi de la Grèce va s'accaparer Briséis (Rose Byrne), la captive d'Achille ! C'est par cet épisode que débute par ailleurs le récit d'Homère (je vous renvoie au billet que j'ai déja fait sur le récit fondateur, L'Iliade).

    Certes, on n'évite pas la surenchère propre à Hollywood mais le réalisateur, Wolfgang Petersen, livre un film soigné - dans la reconstitution "historique"  - malgré des divergences dans le récit ! Troie est un film à grand spectacle, durant plus de trois heures, dans un genre tombé en désuétude, le péplum !

    Lisez donc le poème d"Homère et visionnez ce film de concert !

    A bientôt !


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  • A une certaine période, un questionnaire avait cours sur internet, concernant les goûts littéraires des blogueurs culturels ! Il n'est jamais trop tard pour se proposer d'y répondre !

    - Que contient ta bibliothèque (BD, romans, essais, documentaires, jeunesse, policiers, guide de voyages, livres d’art etc.) ?

    Ma bibliothèque est vraiment éclectique - ce n'est pas un vain mot ! Il y a des classiques de la littérature - études de Lettres obligent : Rabelais, Montaigne, Molière, Corneille, Racine, Montesquieu, Balzac, Stendhal, Zola, Proust, Aragon, Camus, Sartre... aussi bien des romans, que du théâtre mais aussi de la poésie - en moindre quantité : Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, Ponge, Desnos...

    Aussi des romans de littérature contemporaine : Houellebecq, Carrère, Beigbeder... De la littérature étrangère : James, Poe, Lovecraft, Borges et pour rester dans les contemporains étrangers : Clancy, Follet, Roth, Auster...

    Beaucoup de livres de poche mais pas seulement...

    Pas mal de Philosophie et d'Histoire... Un bon nombre d'encyclopédies que l'on achète en kiosque : recueils par thématique du CNRS (la poésie, la science, l'amour, la guerre...), les Musées d'Europe, l'Histoire de l’Égypte, des Rois de France, du Monde occidental, Les Mathématiques, le Cinéma du Monde, les textes des "Rebelles", la Philosophie par Luc Ferry etc... Il convient d'ajouter des magazines culturels : Le Magazine Littéraire, L'Histoire, L'éléphant, Les Papiers de France Culture, Philosophie Magazine, Lire, Sciences humaines, Books...

    J'ai aussi une belle et grande collection de comics Marvel, Star Wars et Buffy. Et diverses collections de BD franco-belges: Lucky Luke, Rahan, Alix, Thorgal, XIII, Lanfeust, Blueberry... Plus diverses collections de DVD : "Cours de dessin et de peinture", Stargate, Heroes, Lost, Charmed, Buffy/ Angel, Quatrième Dimension, Les Envahisseurs, Sherlock Holmes, les Brigades du Tigre, X-Files, Game of Thrones...

    - Tous les livres de ta bibliothèque t’appartiennent-ils ?

    Oui, tous ces livres m'appartiennent mais j'en emprunte aussi de grandes quantités dans la demi-douzaine de bibliothèques où je suis inscrit ! Il m'arrive par la suite de faire l'acquisition en librairie d'un livre que j'ai emprunté en bibliothèque - mais j'attends la parution de la version poche ! Je profite aussi des "désherbages" des bibliothèques municipales !

    - Tes livres sont-ils classés d’une façon particulière ?

    Mes livres sont classés dans deux grandes bibliothèques en chêne mais il y en a aussi pas mal en piles contre les murs ou sur/sous des tables basses. J'ai calculé que je pouvais avoir la place pour sept bibliothèques dans mon salon et trois de plus dans ma chambre ! La place est une de mes grandes préoccupations et je revends des livres et les rachète contre des éditions plus compactes ou des Pléiades ! Mes livres sont classés - par exemple pour les comics et les magazines - par ordre de parution ou par collection. Mais tout les "tas" ne sont pas forcément au même endroit !

    - As-tu lu tous les livres qui sont dans ta bibliothèque ?

    Depuis 10 ans et 2005 - (re) naissance de mon intérêt pour la lecture, j'ai du lire près d'un millier de livres hors comics et BD (où là cela se compte en plusieurs milliers de lectures) et pourtant je n'ai même pas lu le sixième de ma collection ! J'ai pas mal de "lectures en cours" ! Ayant la chance d'avoir une bonne mémoire, j'ai un fichier sous Word où je note les "références" (auteur, titre, collection) de mes lectures et la page où je me suis arrêté pour reprendre parfois des mois plus tard - voire plus !

    - As-tu des auteurs préférés ?

    Oui et non ! Je suis très bon public comme vous pouvez le voir dans mes billets ! Sinon, j'aime bien Lovecraft, Emmanuel Carrère, Paul Auster, George R.R. Martin, Louis Aragon et Paul Valéry - ayant fait mes mémoires respectivement de Master I et II sur ces deux derniers écrivains ! Je me nourris aussi de mes lectures comme une éponge pour écrire à mon tour (nouvelles, billets, journal intime, carnets de réflexions et de citations...)

    - As-tu un livre préféré ?

    Je rêve du Livre Ultime comme Mallarmé !

    J'espère que ces quelques "confidences" vous auront éclairé !

    A bientôt !


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  • Après vous avoir entretenu sur les 4 saisons déjà existantes de la série Game of Thrones, je vais maintenant vous parler des romans du maitre lui-même, George R.R. Martin, auteur pointilleux et de grand talents, romans fondateur de la nouvelle fantasy !

    Il existe à ce jour 15 tomes du Trône de Fer, regroupés en 5 Intégrales chez Pygmalion. Je me suis lancé dans la lecture de ces copieux volumes aux alentours de 1000 pages à chaque fois - même si ma Maman grand fan de la saga a, elle, quasiment tout lu !

    Arrêtons nous sur l'Intégrale 1 qui regroupe :" Le Trône de Fer" et "Le Donjon rouge". Ce premier billet sera consacré au volume 1 : "Le Trône de Fer" !

    L'écriture de George R. R. Martin est très pointue, poétique et l'auteur est méticuleux ! Son style dévoile chaque détail de l'intrigue et de l'action, les descriptions sont évocatrices et mettent tout de suite dans l'ambiance ! Ce premier volume court sur les six ou sept premiers épisodes de la Saison 1 de la série télé mais toutes les intrigues n'avancent pas au même rythme que dans la série télé !

    Ainsi dans les romans, Robb n'est pas encore parti en guerre contre le Sud, la tentative d'assassinat contre Daenarys n'a pas encore eut lieu. Cependant, les romans sont "on ne peut plus" complet et fouillé que la série télé - une scène à titre d'exemple qui me vient à l'esprit est celle de l'ascension des Eyrié par lady Catelyn absente chez HBO.

    Rappelons brièvement les intrigues ! Lord Arryn, la Main du roi Robert Baratheon vient de mourir. Le roi des Sept Royaumes vient trouver Eddard - Ned - Stark dans le Nord pour le nommer en tant que nouvelle Main. Mais les Lannister et le parti de la Reine ont un secret : un amour incestueux ! Un jeune fils de Ned, Bran, le découvre et a un "accident".

    Ned part pour la capitale Port-Réal et découvre que Lord Arryn a été assassiné et qu'il enquêtait sur les bâtards du roi Robert. Pendant ce temps, la femme de Ned déjoue une tentative d'assassinat sur Bran et découvrira plus tard que l'arme du larcin appartient à Tyrion Lannister, le gnome. Sur la route du retour, Lady Catelyn Stark capture le nain et le mène aux Eyrié pour qu'il soit jugé !

    Sur le continent d'Essos, à l'est, les héritiers des rois précédents, les Targaryens, sont en exil et rallie une armée de cavaliers nomades, les Dothrakis. Daenerys, la jeune Targaryenne se marie à Khal Drogo et tombe enceinte. Le roi Robert en a vent et veut l'assassiner ce qui conduit Ned a renoncé à son titre de Main du Roi. Le tome se termine alors que Catelyn arrive aux Eyrié et que Ned est agressé par Jaimie le frère de Tyrion et ses hommes !

    La particularité des romans est que chaque chapitre est écrit suivant le point de vue d'un personnage : Eddard, Catelyn, Jon, Arya, Daenerys, Sansa, Tyrion...

    Ce premier tome et "Le Donjon rouge" font partie d'un premier opus en anglais intitulé "Game of Thrones" et paru en hardcover en août 1996 pour l'édition américaine. Le succès de cette œuvre est relativement tardif et venu avec la série télé même si avant les livres réunissaient déjà un bon panel de fidèles lecteurs assidus !

    Une polémique a eu court concernant la traduction française privilégiant les tournures médiévales au style "simple" de Martin.

    Je vous dis à bientôt dans le "Donjon rouge" à l'occasion duquel je vous parlerais plus de l'auteur lui-même !

    A bientôt !


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  • Dans les années 1980, du temps des revues Strange, Titans, Nova, je n'étais pas trop fan du CaptainCaptain America  : Le Soldat de l'Hiver - Anthony & Joe Russo America ! Un héros en bleu-blanc-rouge, que je percevais comme un emblème du nationalisme américain... A vrai dire le Captain représente les valeurs de liberté, de démocratie et de fraternité qui vont bien au delà des USA ! Pour preuve, dans l'histoire du comics, il s'est déjà opposé à son propre gouvernement - à l'occasion de Civil War par exemple !

    Et puis, le Captain est devenu un de mes héros favoris - principalement au cinéma avec Marvel Studios, son MCU et deux films : Captain America : First Avenger et Captain America : Le Soldat de l'Hiver !

    Ce second film, réalisé par les frères Russo, est une "pure tuerie",et peut-être l'un des meilleurs films de super-héros de tous les temps !

    C'est un mix d'espionnage et d'action ! Steve Rogers, toujours interprété par le charismatique Chris Evans - qui plus est un homme charmant à la ville ! - a du mal à s'adapter au monde des années 2000 - 2010 où tout est plus gris, les frontières entre le bien et le mal moins nettes, entremêlées et donc moins manichéen !

    Ce film parle de la modernité, du contrôle des allées et venues des individus, du fichage à l'époque de Wikileaks. Il se trouve que le SHIELD a été infiltré et les héros doivent entrer dans la clandestinité (voir aussi à ce sujet la série Agents of SHIELD qui se fait l'écho des évènements de ce film). L'ennemi avance masqué !

    Le Captain America est épaulé par Natacha Romanov (la Black Widow) jouée par Scarlett Johansson, peut-être la moins convaincante du casting, un brin top monolithique (on a l'impression qu'elle s'ennuie !). Il y a aussi Anthony Mackie qui endosse le costume du Faucon, le héros afro-américain volant ami et allié indéflectible du Captain. Et aussi l'équipe du SHIELD : Nick Fury, Maria Hill, l'Agent 13, Sharon Carter, et Alexander Pierce (tenu par Robert Redford !).

    Et puis, il y a le Soldat de l'Hiver, une création récente d'Ed Brubaker dans le comics - vilain qui partage un lien fort avec le Captain - mais je ne vous spoilerais pas

    Bref, un film très convaincant, à l'action débridée - qui a pourtant reçu , à côté de bonnes critiques, des critiques mitigées et voire négatives ! Mais il existe encore quelques pseudos intellectuels onanistes aux préjugés fortement ancrés dans leurs cervelles étriquées qui assassinent d'avance sous prétexte qu'il s'agit de cinéma populaire et de divertissement !

    A bientôt !


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  • Voici un roman qui nous raconte la vie d'une cellule familiale, Paul le père, Lane la mère, Joseph le grandLa singulière tristesse du gâteau au citron - Aimee Bender frère et Rose la narratrice. Le récit de La singulière tristesse du gâteau au citron se focalise sur différents âges de la vie de Rose : 9 ans, 12 ans, 17 ans et 22 ans.

    C'est un roman particulièrement attachant avec des personnages superbement travaillés dans leurs psychologies. Un récit captivant, tout en finesse, vivant et authentique. On se croirait vraiment au coeur de l'intimité de ces êtres, très bien croquée.

    Qu'est-ce qui fait la particularité de cette famille ? Précisément le fait que Rose la narratrice possède la capacité quasi-médiumnique de déceler l'état d'esprit de ceux qui l'entourent en goûtant les plats qu'ils ont préparés. Chance ou malédiction ? D'abord fardeau avant de devenir un atout à la conclusion du roman !

    Il semble que les autres membres Edelstein aient aussi leurs petites particularités : La mère est adroite de ses mains mais ressent un grand vide intérieur - la fameuse "tristesse " du gâteau au citron qui sera le déclencheur ! Le père parait être un type tranquille mais il a un rapport bizarre aux hôpitaux. Le frère Joseph est peut-être le plus étrange, véritable génie précoce, il va peu à peu s'effacer et connaitra un sort étrange qui peut se prêter à une explication psychologique ou fantastique.

    Vous l'aurez compris, ce livre, c'est aussi le récit d'un passage à l'âge adulte au sein d'une famille somme toute ordinaire au premier abord à l'intérieur de laquelle le regard et la plume de l'écrivain Aimee Bender nous invitent à pénétrer !

    Mon dernier coup de coeur en date !

    A bientôt !


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  • Le Discours d'un roi  - Tom HooperLe Discours d'un roi est un film britannique de Tom Hooper, drame historique de 2010 qui raconte le calvaire dans les années 1930 d'Albert, duc d'York et fils cadet du roi George V, accablé par un fort bégaiement persistant qui le handicape chaque fois qu'il doit faire un discours !

    C'est d'autant plus ennuyeux que la famille royale britannique est présente dans une ère des médias qui s'annonce avec le développement de la TSF.

    Albert -"Bertie" -  est sobrement et efficacement interprété par Colin Firth dans un jeu d'acteur tout en nuance. Son épouse, Elisabeth Bowes-Lyon (interprétée par Helena Bonham-Carter) le conduit devant un "docteur" orthophoniste un peu spécial - aux méthodes atypiques - qui a soigné des combattants traumatisés après la Grande Guerre et qui va parvenir au bout du compte à "libérer la parole" du roi notamment en révélant ses traumatismes et ses peurs par rapport à sa famille. Ces séances vont se transformer en amitié durable entre "Bertie" et Lionel Logue (interprété par Geoffrey Rush), l'orthophoniste féru de Shakespeare et acteur manqué !

    Tout ceci est indissociable du contexte historique : décès de George V, abdication d’Édouard VIII pour raisons sentimentales, arrivée au pouvoir d'Albert - en 1936 - sous le nom de George V, déclaration de Guerre !

    Ce film, c'est l'histoire de la figure diminuée d'un homme handicapé qui se réalise et devient un Grand Homme !

    Il est inévitable de mettre le discours de George V - affublé d'un bégaiement - en parallèle avec les discours d'Adolf Hitler. Le Führer était un orateur redoutable qui rassembla l'Allemagne derrière sa verve mais dont la parole n'était que porteuse de haine ! Qui se dressera face à cette parole de mort ? De manière inattendue, ce sera le bon George V pour le Royaume-Uni et ses dominions !

    Car le discours d'entrée en guerre - et de fin de film - du nouveau roi sera un modèle de diction qui va rassembler les Britanniques derrière lui, leur donner l'élan pour résister et finalement sauver le monde libre de l'abime !

    Enfin, plus anecdotique, on aperçoit dans ce film de très jeunes filles qui ne sont autres que la future Reine Elizabeth II - qui prendra la succession en 1952 - et sa soeur Margaret.

    Un superbe film - j'ai beaucoup aimé - et d'ailleurs le film a remporté de nombreux prix dont 4 Oscars en 2011 : meilleur acteur pour Colin Firth, meilleur scénario original, meilleur réalisateur, et meilleur film !

    A bientôt !


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  • Anne Wiazemsky est une écrivain, actrice et réalisatrice française dont j'ai déjà eu l'occasion de vous entretenir. C'était pour son roman autobiographique qui retraçait le parcours de sa mère, Claire Mauriac, fille de l'écrivain, au service de la Croix Rouge dans Mon enfant de Berlin qui se termine par la naissance d'Anne.

    Cet autre roman, une année studieuse, est aussi autobiographique puisqu'ici, l'auteure relate sa rencontre,Une année studieuse - Anne Wiazemsky ses amours et son mariage avec Jean-Luc Godard sur une période entre juillet 1966 et juillet 1967 - donc au passage dans une ambiance pré-mai 68 !

    On peut dire qu'ils se sont aimés ces deux là, la fille du prince Wiazemsky et le cinéaste en vue. J'ai particulièrement aimé dans ce roman le parcours d'une jeune fille de la bourgeoisie sous Pompidou et la petite histoire qui croise la grande Histoire !

    Car en effet, on croise nombres de personnages éminents dans ce roman, au moment de la construction de leurs légendes. Il y a évidemment le grand-père Mauriac et Godard, mais aussi Francis Jeanson, Daniel Cohn-Bendit, Jeanne Moreau, Maurice Béjard, Jean Vilar, Jean-Claude Brialy, Omar Diop, Robert Bresson, François Truffaut, Bertolucci, Jean-Pierre Léaud ou Juliet Berto.

    Anne Wiazemsky se marie avec Jean-Luc Godard en juillet 1967. Elle se prend d'une passion totale pour lui et le cinéma et participe durant cette "année studieuse" au tournage de La Chinoise, le trajet de jeunes maoïstes, tourné dans l'appartement de Godard.

    Bref un livre autobiographique, intéressant ne serait-ce que comme témoignage sur le monde du cinéma mais aussi très vivant et relique d'une époque !

    Anne Wiazemsky continue à creuser le passé ! Pour notre plus grand bonheur !

    A bientôt !


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  • Slumdog Millionaire - Danny BoyleAu programme cette fois-ci la comédie dramatique britannique de 2008 de Danny Boyle, Slumdog Millionaire -qui est mon dernier coup de coeur !

    Un film qui débute au coeur des bidonvilles d'Inde et se termine sur le quai d'une gare où les héros partent vers de meilleurs lendemains ! Un film plein d'exotisme et plein d'espoir donc, qui plus est à la progression dramatique bien dosée et efficace.

    Jamal Malik est sur le plateau de l'équivalent indien de "Qui veut gagner des Millions ?", lui le petit porteur de thé aux amours malheureuses. Contre toutes attentes, il va jusqu'au stade des dernières questions mais est vite soupçonné de tricherie par le présentateur -interprété par la star Anil Kapoor -et il se retrouve au commissariat.

    Là, devant un inspecteur qui lui sera de plus en plus acquis, il raconte son parcours et comment à chaque question du jeu surgissait la réminiscence d'un évènement de sa vie. On peut certes s'étonner que les questions suivent le fil chronologique de son destin mais bon "c'était écrit".

    On découvre donc ce magnifique pays/continent qu'est l'Inde. La présence d'une coréalisatrice indienne, Loveleen Tandan, et d'une grande partie du casting d'origine indienne devrait nous garantir de l'authenticité et éviter les images d’Épinal et les clichés.

    On aperçoit durant le film une grande partie de l'inépuisable culture indienne : cuisine, mode, musique, arts, architecture, poésie, danse. Dès les premières minutes, le film est placé sous l'égide du cinéma Bollywood - l'un des plus importants du monde si méconnu chez nous !

    On y voit aussi la face sombre du pays : les rivalités de castes, les enfants livrés à eux dans les bidonvilles, les maffieux qui les instrumentalisent, les pièges à touristes, les centres d'appels délocalisés, les conflits religieux - entre Sikhs et Musulmans...

    Le tenace Jamal est interprété par le lumineux Dev Patel et c'est Freida Pinto - qui incarne à elle-seule toute la beauté des femmes indiennes qui fournit une interprétation sobre et efficace de Latika, l'amie et amour d'enfance de Jamal pour qui il tente cette aventure télévisuelle.

    Et comme dans tout bon film de Bollywood, tout s'achève sur des rires, des chorégraphies sur la musique des Pussycat Dolls.

    Pour être vraiment complet, il faut ajouter que Slumdog Millionaire a eu de nombreuses récompenses dont plusieurs Oscar dont l'Oscar 2009 du meilleur film !

    A voir absolument si ce n'est déjà fait ! Vous passeriez à côté de quelque chose !

    A bientôt !


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  • Le quatrième mur est l'histoire d'une tentative vouée à l'échec d'une promesse à un "frère" déjouée par la guerre. Le quatrième mur, c'est aussi cette cloison virtuelle que les acteurs imaginent pour occulter la présence des spectateurs. c'est donc la frontière entre le théâtre et la réalité !

    Georges est étudiant en Histoire, metteur en scène et militant d’extrême-gauche durant les années 1970. Il fait la connaissance de Samuel Akounis, un autre metteur en scène, son ainé, juif et grec, ayant fui la dictature des colonels avant qu'elle ne s’effondre en juillet 1974. Les deux hommes deviennent vite des "frères". Samuel est un pacifiste et un médiateur tandis que Georges cache, depuis l’enfance, une violence en lui.

    Par ailleurs, Georges épouse Aurore, une militante MLF, et le couple a une fille, Louise.

    Mais Sam tombe malade et fait promettre à son ami de monter pour lui et pour la paix, l'Antigone d'Anouilh en plein Beyrouth en guerre en prenant des acteurs de chaque communauté de belligérants - une sorte de trêve.

    L'Antigone, non celle de Sophocle, mais celle de Jean Anouilh, est la pièce que choisit Sam. Antigone, fille d'Oedipe, s'oppose jusqu'à la mort à son oncle pour rendre les honneurs funéraires à son frère. La pièce fut jouée en 1944, à Paris sous l'occupation nazi, comme signe de résistance. C'est donc une pièce emblématique !

    Georges s'envole pour le Liban et réunit sa petite troupe au bout de maintes péripéties et négociations. Il y a Ismane la Palestinienne, Charbel le maronite, Nakad le Druze, des Chiites, une Arménienne, bref un groupe disparate, avec des tensions internes, qui se retrouve uni par le théâtre !

    Mais cette épiphanie avorte lors de l'entrée en scène d’Israël en juin 1982 puis c'est le massacre de Sabra et Chatila. Le beau projet capote et Georges expérimente un stress post-traumatique de retour en France.

    Il retournera finalement au Liban en octobre 1983 pour honorer une autre promesse !

    Un très bon roman - que je classe dans mes coups de coeur - avec un regret toutefois, que le beau projet de pièce de théâtre en commun n'ait pas aboutit et que l'on sorte aux deux tiers du roman du propos théâtrale pour entrer dans le réquisitoire politique ! Certaines choses doivent êtres dites mais du coup, on retombe dans des problématiques insolubles qui dépassent un peu les lecteurs et sur lesquelles on n'a pas prise : le destin individuel et les petites initiatives face à la marche implacable de l'Histoire !

    Des dix derniers romans que j'ai lus, je vous recommande celui-ci en priorité !

    A bientôt !


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  • Le dos crawlé d'Eric Fottorino est un roman qui revient sur le monde de l'enfance, avec Marin, 13 ans et son Le dos crawlé - Eric Fottorinoamie Lisa, 10 ans, qui passent l'été 1976 (l'été de Duteurtre par ailleurs, été caniculaire !) à Pontaillac dans le Sud-Ouest.

    Le narrateur est Marin, donc un enfant de 13 ans et l’auteur, Eric Fottorino, s'est attaché à retranscrire l'écriture d'un gamin, ce qui nous vaut des jeux de mots savoureux et des expressions imagées.

    C'est donc le temps des promenades sur la plage, des moments gourmands, de la découverte de la faune du littoral, de l'amitié, des leçons de choses des adultes.

    Présentons les personnages qui entourent Marin et Lisa. Il y a l'oncle Abel, veuf depuis que la Tante Louise a fait une "rupture" (d'anévrisme) et qui est brocanteur. Il y a Madame Contini, mère de Lisa et qui délaisse sa fille et, ancienne Miss Pontaillac, va éveiller les sens du narrateur. Il y a aussi le docteur Malik, un Français d'"Adjérie" qui lit Camus, Monsieur Maxence, Gladys, Cyrille et son père etc... Sans oublier le chien Plouff et Grizzli et Dina les deux chats !

    C'est donc un roman plaisant, nostalgique mais qui annonce déjà la fin de l'enfance et le désarroi d'une petite fille mal-aimée que notre jeune Marin n'a de cesse de réconforter... en lui apprenant le dos crawlé notamment !

    Je classe cette lecture parmi mes coups de coeurs tant sur le fond que sur la forme !

    A bientôt !


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  • Attention chef d’œuvre ! Je ne vous le cacherais pas plus longtemps, j'ai adoré ce livre du Japonais Haruki Murakami : 1Q84 - Livre 1 en l’occurrence (sur trois livres). Une oeuvre ambitieuse à la construction élaborée et complexe avec un riche intertexte : 1984, Dickens, Tchekhov...

    Le récit suit en parallèle deux personnages. Tout d'abord, il y a Aomamé que l'on prend d'abord pour une femme d'affaire alors qu'elle est en réalité prof de gym et tueuse à gage à ses heures perdues. Aomamé est sous la protection du vieille femme qui dirige un safe-house pour femmes battues. La jeune trentenaire va donc venger ces pauvres victimes. Le livre retrace par fragments son parcours personnel depuis son enfance au sein de la secte des Témoins jusqu'à son présent.

    L'autre personnage est Tengo, un prof de mathématiques dans une institution et écrivain qui cherche à percer. Or son éditeur a mis la main sur un chef d’œuvre potentiel, La chrysalide de l'air, de la jeune Fukaéri, 17 ans, histoire prometteuse mais nécessitant une réécriture. C'est Tengo qui va se charger de cette imposture !

    Quel est donc le point commun entre ces deux destins ? Les choses se précisent au bout de 300 pages - il faut être patient ! - avec l'entrée en scène de la secte des Précurseurs et des parents de Fukaéri. Cette secte mystérieuse et inquiétante fait aussi irruption dans la vie d'Aomamé car son leader aurait commis des sévices sur des enfants.

    Et puis, je ne peux passer sous silence les éléments fantastiques : les deux Lunes, les Little People... Pour le moment, à la fin du Livre I, on n'en sait pas plus ! Et cela donne envie de lire la suite !

    Mon hypothèse : l'histoire d'Aomamé ne se situe pas sur le même plan et est en fait une mise en abyme, une histoire écrite par Tengo. On verra si la suite me donne raison !?

    Bref, j'ai adoré ce roman de Murakami, un auteur que je ne connaissais pas et qui est aussi connu pour Kafka sur le rivage.

    A bientôt !


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