• Wild Wild West - Barry SonnenfeldAvec Wild Wild West, mélange de Western et de SF, et film de 1999, Barry Sonnenfeld tente de récidiver avec la formule à succès de Men In Black en travaillant à nouveau avec Will Smith qui interprête également la chanson phare du film !

    Pari raté ! En effet, le film récoltera des Razzie Awards, les Oscars de la médiocrité décernés par les Geeks ! Pourtant le film est amusant, particulièrement pour qui, comme moi, aime le steampunk !

    Evidemment, le film souffre la comparaison avec l'original, la série télé Les Mystères de l'Ouest, diffusée de 1965 à 1969, série passablement décalée, culte, et dont je vous parlerais en d'autres temps, avec Ross Martin et Robert Conrad ! De plus, tous les puristes - mais aussi les racistes ! - ont crié au scandale en voyant un James West noir !

    Car oui, James West est noir - incarné par Will Smith  - qui joue un agent secret de la Maison Blanche dans une Amérique post-Guerre de Secession ! Il est assisté par l'U.S. Marshal Artemus "Artie" Gordon - joué par Kevin Kline et doivent contrer le savant fou/ génie du crime  docteur Arliss Loveless - joué par Kenneth Branagh et entouré d'un bataillon de beautés de saloon vénéneuses ! Il s'agit de protéger le Président Ulysse S. Grant !

    Les inventions de Gordon et la témérité de West ne seront pas de trop pour contrer Loveless et son homme de main, un certain général McGrath, surnommé le "Boucher" qui utilise des "armes de destruction massive" !

    On a droit à des poncifs du steampunk et du roman populaire d'aventure et c'est plaisant à défaut de jouissif ! Exercice de style obligé, le méchant piège nos deux héros dans un  mécanisme infernal et leur détaille ses plans machiavéliques par le menu avant de les abandonner à "une mort certaine" ! Le film déborde alors d'effets spéciaux, de scènes d'actions, de moment de comédies. Mais cela reste très formel et sans grande surprise !

    Loveless planifie de construire  - et construit ! - une araignée mécanique avec l'aide de savants et d'experts en armement qu'il a enlevés ! Nos héros vont d'ailleurs croiser l'élément charme principal du film, la belle Rita Escobar, fille d'un des savants et jouée par Salma Hayek qui fit dans ces années là le fond de commerce des magazines pour hommes tel FHM (dont je possède d'ailleurs toute la collection de l'édition française !) ! Un peu un rôle de potiche en fait malgré quelques scènes d'action si j'ai bonne mémoire !

    Un film oubliable, à la limite pour un samedi après-midi pop-corn ! Il s'agit d'un blockbuster qui n'a pas trop marché  et qui n'ose pas assez - ou alors qui ose trop et mal par rapport à la série de la fin des années 1960 ! Mais on peut innover tout en respectant, Rogue One l'a prouvé !

    De manière générale, les films tirés de série-télé sont des exercices casse-gueule ! Oublions vite Chapeau melon et bottes de cuir au cinéma ou les films X-Files ! Pensons aussi à Charlie's Angels ! Seul Mission : Impossible, prise en mains par Tom Cruise semble tirer son épingle du jeu !

    Pour Wild Wild West, je retiens l'aspect Steampunk pas si fréquent que cela au cinéma (La Ligue des Gentlemen extraordinaires...), aspect/ genre dont vous savez que je raffole depuis mon billet sur Château Falkenstein  !

    A bientôt !


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  • Le phénomène médiatique qu'est la figure du vampire se porte bien dans les années 1990 et 2000 ! On a eu d'une Vampires - John Carpenterpart la série Buffy contre les Vampires et sa cohorte de fans - dont je fais partie; on a d'autre part, le jeu de rôles Vampires chez White Wolf qui inaugure le storytelling ou "l'Art du Conteur" ! Tout ceci s'inscrit dans un renouveau initié par Ann Rice et son Lestat - voir aussi le film Entretien avec un vampire et la mode vestimentaire gothique teintée de romantisme noir !

    John Carpenter est de son côté un réalisateur culte à qui ont doit New York 1997 ou L'Antre de la Folie ! Il est une référence dans le domaine de l'horreur et de la science-fiction !

    En 1998, Carpenter nous livre Vampires, une sorte de croisement entre Dracula et les westerns de Sergio Leone ! Vampires est un "film sale", plein de poussière, de sang et de crasse où un chasseur de vampires, Jack Crow, incarné par James Wood, et mandaté par le Vatican, traque des vampires à travers le monde, repérant les "nids" et procédant à des "nettoyages" systématiques de cette "vermine" sans aucun état d'âme !

    Les nettoyages des "nids" sont en eux-même des déchaînements de violence ! Toutefois, un puissant vampire, nommé Valek - joué par Thomas Ian Griffith - va échapper à cette purge et se venger ! Entendons-nous bien, les vampires sont ici dépeints comme des créatures sanguinaires et sans pitié - ce qu'ils sont et la tâche de Crow et de son équipe sera difficile et les chasseurs enregistreront des pertes !

    La nature "sans pitié" de Valek et des vampires est montrée à travers le sort de Katrina, une pauvre fille - une prostituée ! - jouée par Sheryl Lee, la "Laura Palmer" de Twin Peaks qui est mordue et se transforme impuissante en vampire ! Un des coéquipiers de Jack va s'enticher d'elle et vouloir la sauver mais va être "transformé" à son tour, devenant un ennemi !

    Jack parviendra-t-il à contrecarrer le puissant maître vampire ?

    Ce film est un western moderne avec des vampires ! C'est clairement l'orientation donnée par Carpenter ! L'autre précepte est que les vampires sont des créatures sauvages et non rêveuse, totalement à l'opposé d'un Twilight !

    Le tournage du film eut lieu au Nouveau-Mexique ! La bande originale est de plus composée par Carpenter qui maîtrise cette œuvre de bout en bout !

    Un bon film mais qui lorgne vers la série Z ! L'idée d'associer vampires et western est prometteuse ! Carpenter oriente le mythe du vampire dans une de ces directions possibles - celle de la sauvagerie - qu'on retrouvera en partie chez Joss Whedon (si on mets de côté la part romantique d'Angel pour privilégier Angelus !).

    Ce billet constitue par ailleurs le 700ème billet de mes Skyblogs -  toutes catégories confondues !

    Prenez vos crucifix, vos pieux et votre eau bénite ! A bientôt !


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  • Des Hommes et des Dieux - Xavier BeauvoisLors de la guerre civile algérienne, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine sont lâchement assassinés, décapités sans qu'on ne retrouve jamais les corps durant l'année 1996 ! Une affaire très trouble et pleine de manipulations, de jeux de pouvoirs entre le gouvernement algérien et le GIA (Groupe Islamique Armé).

    Le magistral film de Xavier Beauvois, Des Hommes et des Dieux, présenté en 2010, année de sa sortie au Festival de Cannes - dont il remporta le Grand Prix du Jury ! - retrace ce drame en nous montrant le quotidien de ces moines, meilleur moyen de leur rendre hommage !

    Le film nous montre huit moines, autour de Frère Christian, interprété tout en sobriété par Lambert Wilson ! Il y a donc Christian, Jean-Pierre, Paul, Célestin, Luc, Michel, Amédée et Christophe ! On voit bien dès le début du film que ces hommes de foi sont parfaitement intégrés à la population locale : ils soigne les femmes et les enfants sans distinction, vendent leur légumes au marché et prient, méditent, étudient les textes sacrés - la Bible évidemment mais aussi le Coran !

    A côté des magnifiques paysages de l'Algérie, ce pays alors déchiré entre les terroristes et un gouvernement aux méthodes pas toujours "claires", les moines ont une mission, soutenir les Algériens, en ayant fait voeux de chasteté et de pauvreté ! Est-ce parcequ'ils étaient des modèles - presque des Saints - qu'ils ont été pris pour cible par des barbares ? Quels barbares ? Le GIA ou l'armée ? Ceux qui veulent la guerre entre les religions !

    Les populations, désemparées, ne comprennent pas ce déchaînement de violence, ni la montée en puissance des intégristes. Le chef du village rappelle pourtant que dans le Coran, il est écrit : " Celui qui tue un frère va en enfer !" Pour les trappistes, "reconnaître ses faiblesses, c'est accepter celles des autres" !

    Très vite, ces intégristes finissent par se montrer ! On assiste au meurtres de Croates et d'Algériens (filles non voilées et imam "modérés"...). La menace se rapproche ! La question de la protection militaire ou celle de la possibilité de quitter le pays vont se poser !

    Nos moines ont-ils sous-estimé le danger ? Se plaçaient-ils sous la protection de Dieu ? En réalité, il y avait une part d'acceptation de ce qui ne dépends pas de nous, la volonté de ne pas abandonner les locaux !

    Enfin, nos moines vont se mettre progressivement les autorités à dos ! Dans leur discours privé, ils dénoncent un "gouvernement corrompu". Ces événements politiques questionnent les moines ! Lorsque les Intégristes font finalement irruption dans le monastère, Frère Christian leur fait face et leur cite le Coran - et semble avoir gagné un temps sinon leur respect - du moins leur "protection" ! Le chef des extrémistes allant même jusqu'à "s'excuser" ! Par la suite, le médecin parmi les moines, Frère Luc - interprété par Michael Lonsdale, au jeu très juste comme tous les acteurs de ce film ! - va soigner les combattants du GIA comme il a jadis soigné des nazis là encore sans faire de distinction !

    Évidemment, cela va déplaire fortement aux autorités tandis que la présence militaire dans la région se renforce ! Ces autorités accusent encore la France des méfaits du colonialisme et les moines représentent la France pour elles ! Un fonctionnaire va même proférer des menaces à peine voilées contre ces moines !

    Le chef intégriste qui leur avait donné sa "protection" finit par être abattu ! Dès lors...? Par ailleurs, un des moines, le plus jeune, va douter un temps mais tous décideront de na pas fuir ! La sagesse contre la barbarie et la sérénité contre la fureur !

    A l'heure où est sorti le film, en 2010, de nombreux points restaient obscurs et le reste encore en 2017 ! La thèse couramment adise veut qu'une faction du GIA ait été manipulée par les services secrets algériens pour se venger des moines qui soignaient les terroristes, pour discréditer ces terroristes et pour obtenir le soutien de la France ! Une chose est sûr, cette affaire est bien nauséabonde  et des hommes courageux en ont payé le prix fort, leurs vies !

    Le film se clôt peu après leur enlèvement ! Sept moines ont été exécutés alors qu'ils sont huit dans le film ! Ce n'est pas une erreur car le Frère Amédée - qui s'est caché sous son lit, a eut la vie sauve par ce moyen et a donc pu témoigner et préserver la mémoire de ses Frères ! Le Frère Jean-Pierre a également échappé au pire mais le Frère Bruno avait pris sa place !

    Un film magistral qui a bien mérité son Grand Prix du Jury à Cannes !

    Pour terminer, redonnons la distribution ! Les huit moines sont interprétés par Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, Philippe Laudenbach, Jacques Herlin, Loîc Pichon, Xavier Maly, Jean-Marie Frin et Olivier Perrier est Bruno le neuvième moine !

    A bientôt !


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  • On pourrait se dire qu'au bout d'une quinzaine de films l'univers partagé qu'est le "Marvel Cinematic Universe" Les Gardiens de la Galaxie - Volume 2 - James Gunnfinirait par tourner en rond ! Or, il n'en est rien et les producteurs et réalisateurs de cette entreprise qui devient pérenne maîtrisent leur sujet !

    Force est de constater que chaque film arrive à renouveler l'ensemble ! Ce sont à chaque fois de vrais chocs scénaristiques et visuels qui font des cartons au box-office ! A tel point que la formule "Univers partagé" est reprise par les autres studios (on va ainsi avoir droit à un univers partagé des Transformers, Harry Potter ou encore des films de monstres Godzilla/ King Kong) ! C'est tout le cinéma qui est révolutionné !

    James Gunn est décidément un artiste talentueux ! Sous un aspect "formaté", son film Les Gardiens de la Galaxie - Volume 2, sorti en 2017, est audacieux et encore meilleur que le premier opus - en attendant le choc d'Infinity War !

    On retrouve donc Peter Quill/Star-Lord (Chris Pratt), Gamora (Zoé Saldana), Drax (Dave Bautista), Rocket Raccoon (Bradley Cooper) et Baby Groot (Vin Diesel). Le film approfondit leurs personnalités et leurs backgrounds notamment la filiation de Peter Quill et les relations de Gamora avec sa sœur !

    Le film commence quasiment in media res sur la planète de la fière race des Souverains ! Les Gardiens doivent protéger une source d’énergie d'une créature interdimensionnelle tentaculaire ! La grande prêtresse Ayesha (Elizabeth Debicki) les remercie en leur livrant Nebula (Karen Gillan) mais se rends vite compte que les héros lui ont volé la source d’énergie ! Elle lance sa flotte de drones télécommandés à leur poursuite !

    La suite est pleine de péripéties qui amènent Peter Quill a rencontré son géniteur, Ego - la planète vivante - joué par Kurt Russell ! Star-Lord apprend donc il est à demi d'origine divine ! Il va donc se rapprocher de son père - et être très déçu lorsqu'il s'avérera que le paternel poursuit un projet tout sauf bienveillant et se révélera être un psychopathe - d'origine Céleste certes - mais d'autant plus dangereux !

    A côté de cela le film nous donne à voir les Ravagers, des "pirates de l'espace" divisés en une centaine de groupe dirigés par Stakar Vaughn/ Starhawk - connu dans les comics comme le chef des Gardiens de la Galaxie d'origine, ceux du troisième millénaire ! Stakar est joué par la star Sylvester Stallone - qui prouve après Kurt Russel et d'autres que Marvel Studios tient à attirer des stars renommées dans ses films !

    En fait, de nouveaux Gardiens de la Galaxie vont rejoindre l'équipe ! Nebula tout d'abord, d'une certaine façon, qui se réconcilie avec sa sœur Gamora ! Yondu Udonta (Michael Rooker, vu dans The Walking Dead), l'homme à la flèche volante, disgracié par Stakar et qui va commettre un acte extrêmement brave, rejoints l'équipe ! Le huitième membre est Mantis, l'empathe (Pom Klementieff, actrice française du cours Florent, au jeu remarquable !), un personnage très attachant !

    Il y a tout dans ce film, de l'action, des effets spéciaux, de l'émotion, de l'humour ! C'est un vrai petit bijoux et j'ai passé un très bon moment !

    Le MCU ne cesse donc de s'agrandir à l'image des cinq scènes post-générique qui introduisent notamment les Watchers (Gardiens) et Adam Warlock !

    Et évidemment, une bande-son qui déménage avec le "Awesome Mix volume 2" qui contient des grands classiques pop-rock des années 1970/80 !

    Hâte aussi de voir les prochains films de Marvel Studios : Spider-Man : Homecoming (avec Sony Pictures), Thor : Ragnarok, Black Panther, Captain Marvel, Avengers  opus 3 et 4 et la Phase 4 qui s'annonce encore, d'après les propos de Kevin Feige, déjà très différente !

    A bientôt !

    PS : Ceci est par ailleurs mon 1800ème billet sur eklablog et Overblog !


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  • Logan est un film de super-héros de 2017 autour du personnage de James Howlett, le redoutable Wolverine (ServalLogan - James Mangold jadis en VF) ! Ce film, réalisé par James Mangold (Une vie volée), s'inscrit dans la lignée des précédents films sur la mutant griffu mais tient compte de développements "récents" des comics apparentés !

    On a en effet des emprunts à divers arc éclatants de ces dernières années ! On retrouve le personnage de X-23 alias Laura Kinney, le clone - et donc la fille ! - de Wolverine - crée par Craig Kyle et Christ Yost dans la série d'animation X-Men : Evolution, en 2003 (avant même son apparition dans les comics).

    Le film emprunte aussi à Old Man Logan, le récit de Mark Millar et de Steve McNiven - qui se déroule dans un futur alternatif où Logan a tué tous les X-Men alors qu'il était sous l'influence des illusions mentales de Mystério !

    On retrouve donc Hugh Jackman à l'écran ainsi que Patrick Stewart en Charles Xavier et la jeune Dafne Keen en Laura Kinney - plus jeune à l'écran que dans le comics !

    Dans le futur, les "héros sont fatigués" ! Suite à un drame personnel et à la disparition des mutants - dont on verras qu'elle a été orchestrée par quelques savants fous - Logan fait le chauffeur de luxe pour touristes ! Il a renoncé à se battre et ne le fait que lorsqu'il y est obligé - comme lorsque des chicanos veulent lui piquer ses jantes ! Par ailleurs, il héberge - et sédate - un Xavier nonagénaire qui ne contrôle plus ses pouvoirs ! Enfin, dans son repaire au Mexique, il est épaulé par Caliban, un autre mutant qui craint la lumière !

    Logan lui même vieilli mal et est peu à peu empoisonné par son squelette d'adamantium ! On comprendra ensuite que c'est probablement Xavier en crise - et non Mystério ! - qui a poussé Wolverine à commettre l'irréparable !

    Mais Logan va commettre aussi un dernier geste altruiste ! Une infirmière le contacte pour qu'il aide une jeune fille qu'elle présente comme sa fille à elle, qui est en réalité sa fille à lui ! Une société malveillante "fabrique" des armes vivantes, des enfants clonés avec des gènes mutant dont la jeune X-23 que Logan va devoir protéger du cyborg Donald Pierce et ses Reavers !

    Alors certes, c'est violent ! Mais moins choquant qu'un Saw ou qu'un Destination finale, purement dans le sadisme gratuit ! De beaux moments d'émotion émaillent le film et font sa valeur ajoutée ! Logan se découvre en effet une fille et va devoir l'assumer même si il s'en défends !  Sa grande peur est que tous les êtres qui lui sont proches finissent par avoir de gros ennuis !

    La leçon finale du film est éloquente et est que l'on n'est pas ce à quoi on nous destine, nos gènes, notre milieu - il n'y a pas de déterminisme absolu ! - mais on peut devenir ce que l'on souhaite - une leçon en adéquation avec le "rêve américain" mais pas vraie dans l'absolu !

    Je ne voudrais pas vous spoiler mais on comprends à la fin qu'il n'y aura pas de films Wolverine après celui-ci - à moins d'un reboot !

    Bref, c'est un très bon film de super-héros, catégorie de films qui se bonifie d'année en année avec l'expérience que prennent les scénaristes et réalisateurs sur ce genre de productions !

    Précisons que Wolverine et les X-Men sont des personnages de la Twentieth Century Fox et non de Marvel Studios et de son MCU  (ce qu'on peut regretter  Car leur chronologie est un peu chaotique !).

    A bientôt !


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  • Voici un film que je me rappelle avoir vu lors d'un été - en 1986 sans doute, année de sortie de Crocodile Dundee,Crocodile Dundee - Peter Faiman l'histoire d'un chasseur de crocodiles du bush australien, Mike Dundee - interprété par Paul Hogan, figure très en vue sous les contrées australes ! Ce film fut réalisé par un certain Peter Faiman à la technique assez classique !

    A vrai dire, c'était la première fois qu'un film australien s'exportait aussi bien dans le monde à tel point qu'il donnera lieu à deux suites  - en 1988 et 2001- bref une trilogie !

    Le récit tourne autour d'une journaliste new-yorkaise Sue Chalton - jouée par Linda Kozlowski - qui se rends en Australie pour un reportage, précisément dans le bush australien où elle rencontre Michael J. "Crocodile" Dundee qui lui fait forte impression malgré ses manières rustiques mais pas dénué d'une forme particulière de galanterie !

    La première partie du film se déroule donc dans les grandes étendues désertiques de ce pays sauvage et immense qu'est l'Australie - où notre journaliste frôle d'ailleurs la mort avant d'être sauvée par le héros !

    Dans un second temps, elle ramène Dundee à New-York dans ce qui est un autre type de jungle, une Jungle Urbaine ! Le film joue du contraste entre les deux milieux ! Un film entre Tarzan ou King Kong - pour l'opposition nature sauvage/ grande ville - et Indiana Jones - pour le côté aventurier, l'archéologie en moins ! - en un certain sens !

    Dundee va-t'il s'adapter à la Big City qui recèle des prédateurs plus sournois que les crocodiles ? En tout cas, il ne se laissera pas impressionner par quelques loubards et leur sortira son grand couteau affûté !

    Un film aussi à mi-chemin entre le film d'aventure, le film exotique et la comédie !

    J'avais beaucoup aimé ce film à l'époque - mais les suites étaient moins convaincantes - et le film a pas mal vieilli ! Il est inspiré de Rodney Ansell, le vrai "Crocodile Dundee" qui vécut des mois dans des conditions extrêmes !

    Paul Hogan reçu par ailleurs le Golden Globe du Meilleur Acteur dans une Comédie en 1987 !

    A voir si cela repasse prochainement à la télé !

    A bientôt !


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  • Assassin's Creed - Justin KurzelA l'origine, Assassin's Creed est une franchise de jeux vidéo ! Mais tout comme Street Fighter  ou Tomb Raider avant lui, ce succès vidéoludique a été adapté au cinéma, le but avoué n'étant pas de faire un succès du Grand Écran mais de vendre davantage de jeux !

    Assassin's Creed version ciné sort dans les salles fin 2016, réalisé par Justin Kurzel ! Il reprend très fidèlement l'univers du jeu et nous transporte dans l'Andalousie de la fin du XVème siècle où les Assassins et les Templiers s'affrontent pour s'emparer d'artefacts puissants laissés par Ceux qui étaient là avant - dont la Pomme d'Eden censée contenir le germe du Libre-Arbitre !

    Si on se réfère à Saint Augustin, un penseur bien réel du IVème siècle après J.-C., la cause du mal vient en effet de ce que les hommes ont le Libre-Arbitre qui procède de la volonté de l'homme laquelle a été blessée par le Pêché Originel ! Les scénaristes de la franchise et du film ont donc bien potassé leurs Pères de l’Église !

    Le héros du film est un certain Callum Lynch, un descendant des Assassins et en particulier du Maitre-Assassin Aguilar de Nehra qui protégeait et cacha la Pomme jadis ! En effet, lors du siège de Grenade en 1492, les Templiers firent pression sur le Sultan pour s'emparer du précieux objet ! Ici, les gentils sont les Musulmans et les méchants les Chrétiens !

    Callum est condamné à mort au début du film, sa vie ayant depuis toujours été perturbée par un drame familial, le meurtre de sa mère par son père ! Mais, après l’"exécution" de la sentence, il se retrouve en Espagne, dans la place-forte de la société Abstergo où le docteur Sopha Rikkin veut libérer sa "mémoire génétique" au sein de l'Animus ! On est parfaitement raccord avec les jeux - et je vous propose de retrouver la critique du premier opus vidéoludique par ailleurs sur ce blog !

    Bon, d'accord ! Toutes ces explications pseudos-scientifiques concernant le principe de l'Animus sont assez vaseuses et peu crédibles ! En réalité, dans le jeu vidéo, la "synchronisation" avec l'Animus est censée montrer au joueur si ses décisions s'approchent ou s'éloignent du chemin que représente la solution idéale pour terminer le jeu ! C'est bien pratique et assez élégant dans ce cas  là !

    Callum est interprété par Michael Fassbender et le Docteur Rikkin par Marion Cotillard ! Dans les acteurs remarquables, on a aussi Jeremy Irons et Charlotte Rampling qui interprètent les têtes pensantes des Templiers !

    Un film qui vaut surtout pour les scènes d'action  - et, comme les jeux, pour sa mythologie, qui cousine les théories du complot ! J'ai bien aimé pour ma part même si, malgré son aspect sophistiqué, le scénario est en réalité assez mince ! Le film appelle, comme les jeux vidéo, des suites et gageons que nous en aurons dans les prochaines années, explorant, comme les jeux vidéo, d'autres époques !

    Enfin, la franchise Assassin's Creed - outre les jeux et ce film - a aussi donné lieux à des BD et des romans ! On verra cela une autre fois !

    Aiguisez votre lame ! A bientôt !


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  • En 2016, Roland Emmerich et ses équipes donnent une suite à leur succès de 1996, le très édifiant et patriotique Independance Day : Resurgence - Roland EmmerichIndependance Day avec le film Independance Day : Resurgence  !

    Que dire, sinon que c'est intéressant ! Avis à nuancer car c'est le genre de film vite consommé vite oublié ! Mais quelques bonnes idées tout de même comme cette allusion à une guerre galactique de grande ampleur !

    A vrai dire, en 1996, j'avais été emballé par le premier film ID4 puis devais revisiter mon jugement par la suite ! Comme je dis vite consommé, vite oublié !

    Que se passe-t'il dans cette suite ? On retrouve les personnages du premier film - Bill Pullman en Président Whitmore, maintenant à la retraite, Jeff Goldblum dans le rôle du savant David Levinson, Brent Spiner en déjanté Docteur Brakish Okun qui se réveille de 20 ans de coma !

    Car 20 ans se sont écoulés ! Après la terrible guerre de 1996, l'Humanité s'est unie et a connu une période de paix ! Les hommes ont exploité les épaves des aliens et ont développé leur technologie : armes lasers, vaisseaux spatiaux, base lunaire, canons orbitaux - tout pour se préparer à un éventuel retour des ennemis qui ne manquera par d'arriver ! La Reine de la Ruche des "Pillards" se pointe dans un vaisseau de 5000 kilomètres de diamètre !

    L'espoir repose sur la nouvelle génération ! Les enfants du précédent film ! Dylan Hiller, joué par Jessie Usher, le fils du personnage joué par Will Smith, le capitaine Steven Hiller, décédé entre les deux films et aussi Jake Morrison, interprété par Liam Hemsworth, le fils de l'épandeur abducté qui s'est sacrifié dans le précédent film - du moins il me semble !

    Alors évidemment, on a droit aux scènes de "destructions massives" ! C'est spectaculaire mais je trouve un peu malsain de faire du spectacle sur des scènes de massacre à grande échelle ! Et parfois, ces scènes sont un peu "fouillies" !

    Et donc cette idée d'une guerre galactique ! Car en effet, une deuxième race alien se pointe au début du film, amicale celle-ci qui représente un allié potentiel !

    Au casting enfin, signalons Charlotte Gainsbourg qui joue une espèce d'anthropologue des aliens, Maika Monroe qui est Patricia Whitmore, la fille du Président, Angelababy est la pilote chinoise Rain Lao - pour viser le marché asiatique ? -  ou encore DeObia Oparei qui est le guerrier africain Dikembe Umbutu qui trucide les aliens à coup de machette et de katana !

    Happy end comme de bien entendu ! Jusqu'à la prochaine attaque !? Une perspective est ouverte à la fin, celle d'un nouveau bond technologique pour l'Humanité avec voyages extraplanétaires à la clé pour aller "botter le cul aux aliens" !

    A bientôt !


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  • Rock - Michael BayQuand on dit le nom de Michael Bay, on pense aussitôt de manière un peu caricaturale à film à gros budget rempli d'explosions pyrotechniques ! En réalité, ce n'est pas faux ! Mais néanmoins, les films de ce réalisateur permettent de passer de bons moments si on cherche avant tout du divertissement et qu'on est pas trop regardant !

    Rock  est donc un film de Michael Bay - de 1996 - qui fait se rencontrer une star sur le chemin de la sortie, le Sean Connery post-James Bond et une valeur montante mais déjà confirmée, Nicolas Cage - propulsé par le succès de Sailor et Lula six ans plus tôt !

    Rock, c'est l'histoire d'un biochimiste qui tente d'empêcher une catastrophe biologique ! Le personnage de Nicolas Cage est ce biochimiste, nommé le Docteur Stanley Goodspeed, également agent du FBI - et pas le meilleur homme de terrain ! On va lui adjoindre Sean Connery alias le Capitaine John Patrick Mason, ancien espion du MI6, incarcéré par les autorités à Alcatraz car il détenait des secrets compromettants pour le pouvoir et l'un des seuls à s'être jamais évadé de l'île-Prison !

    Ces deux-là doivent contrer le général Hummel - joué par Ed Harris, un acteur charismatique que j'adore ! - qui fait un coup de force pour que les honneurs soient rendus à des soldats américains tombés au champ d'honneur ! Il prends la prison - site touristique - d'Alcatraz avec des otages et pointe des ogives bourrées d'agents neurochimiques sur San Francisco !

    L'Île d'Alcatraz est donc un personnage à part entière de ce film et force est de constater aussi que dans les années 1990, les histoires de virus et d'agents biologiques avaient la côte - que l'on songe aussi au film Alerte ! de Wolfgang Petersen ! Quelque part, le film d'action renoue avec le film catastrophe : Hélas, des pseudos "armes de destruction massives" mèneront à une guerre en Irak en 2003 !

    Le film de Michael Bay s'inscrit aussi dans la tradition de film comme Die Hard - Piège de Cristal ou les films de prises d'otages avec Steven Seagal à cette même période ! Toutefois en en prenant le contrepied puisqu'on n'a pas ici un super-commando mais un "rat de laboratoire" et un "espion à la retraite" !

    Nos héros sauveront-ils le Monde Libre au terme du compte à rebours - et les autorités vont -elles - accessoirement - la faire à l'envers au vieux loup Mason ? A vous de voir le film ! Goodspeed va-t'il trouver la "bonne vitesse" ?

    Enfin, signalons que Rock a été nommé pour l'Oscar du meilleur mixage de son ! Boum ! Boum !

    Comme m'a dit un crétin - pour ne pas dire un connard ! - se moquant de moi lorsque je fis ma dépression nerveuse et plantait de fait ma Licence de Biochimie : "Biochimiste, un métier à risque !". Et toi, la psychologie visiblement pas ton truc ! 

    A bientôt !


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  • Frantic - Roman PolanskiFrantic, film sorti en 1988 est une oeuvre que j'ai adoré quand l'ai vu en VHS peu de temps après ! Mais à l'époque, je n'étais pas au courant des accusations de viol sur mineure qui pesaient sur son réalisateur Roman Polanski ! Donc oui, très bon film, très bon cinéaste mais cela n'excuse pas son comportement odieux !

    C'est pourquoi je ne ferais pas ici de biographie du bonhomme mais me bornerais à l'oeuvre ! Frantic est un thriller qui se déroule à Paris ! Le docteur Walker est un cardiologue réputé qui se rends à un colloque dans la "ville-lumière". Mais il y a un imbroglio à la douane et sa valise est échangée par erreur avec celle de trafiquants ! Ceux-ci, comme mesure de rétorsion, vont enlever l'épouse du médecin qui voyage avec lui !

    Le docteur Walker est interprété ici par Harrison Ford - qui tâte du français - et se retrouve perdu à Paris, en proie à l'incompréhension et aux sarcasmes de policiers qui pensent que l'épouse est partie avec un amant ! On retrouve aussi Yves Rénier - l'inénarrable Commissaire Moulin, ici encore en inspecteur de police peu coopératif !

    Harrison Ford est ici utilisé à contre-emploi de ses rôles traditionnels d'aventuriers ! En effet, il se montre maladroit ! Son seul repère dans cette ville hostile et inconnue va être une jeune femme au charme certain, une fille perdue comme lui d'une certaine façon, la troublante Michelle - jouée par Emmanuelle Seigner - et qui devait récupérer la valise de drogue.

    Emmanuelle Seigner, alors égérie - et compagne si je ne m'abuse ! - de Polanski - porte le film sur ses épaules ! A Frantic - Roman Polanskivrai dire, à l'époque, elle avait exercé sur moi la même fascination que le personnage de Nikita - jouée par Anne Parillaud - dans la film éponyme de Luc Besson, sorti deux ou trois ans plus tard ! Bref, j'étais amoureux de Michelle et son sort à la fin du film en est d'autant plus déchirant ! Le pauvre docteur Walker ne sera sans doute jamais plus le même après cette expérience !

    Un film que j'ai beaucoup apprécié donc - et que je reverrais avec plaisir ! Sur les refrains envoûtants de Grâce Jones !

    Frantic est aussi une ode à Paris !

    A bientôt !


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  • Taxi - Luc Besson & Gérard PirèsDisons le d'entrée, le Taxi de 1998, de Gérard Pirès, est plutôt un bon film ! Très divertissant et pas prise de tête ! C'est un peu le Fast & Furious français, sous l'égide du studio de Luc Besson qui a écrit le scénario en 30 jours !

    Mais par la suite, cela se complique ! En effet, à mon humble avis, Taxi 2 est une sombre bouse - entre blagues racistes sur les asiatiques, blagues misogynes et situation invraisemblable ! Seule la bande son orientée rap et R'n'B sauve ces séquelles ! Pour ma part, ai "arrêté le massacre" à Taxi 2 - que j'ai vu dans un multiplex, prenant sur moi pour rester jusqu'à la fin et à deux doigts d'aller gueuler à la caisse pour me faire rembourser ! C'est dire !

    Taxi, le premier de la série est par contre intéressant ! L'ai vu lorsque j'habitais en région parisienne, lorsque mon oncle Dédé, qui avait Canal +, me filait des enregistrements en cassettes vidéos ! Ce film fait l'objet ici de mon 350ème billet chroniquant une œuvre cinématographique !

    Parmi la distribution, on retrouve Samy Naceri - qui depuis coule sous les ennuis judiciaires ! Il joue Daniel Morales qui quitte son emploi de livreur de pizza pour devenir chauffeur de taxi ! L'action se déroule à Marseille.

    Le film est l'occasion d'admirer le meilleur de l'industrie automobile française et est une vitrine pour la Peugeot 406 - ici blanche et modifiée - tunée ! - par Daniel ! Sur les chemins de la Canebière, notre héros se rêve pilote de courses automobiles !

    Le jeune premier Frédéric Diefenthal est l'autre "star" du film - qui joue Emilien Coutant-Kerbalec, inspecteur de police et qui n'a pas le permis ! Emilien choppe Daniel qui se livre à ses rodéos alors qu'il trimballe le policier comme client ! Daniel se retrouve alors au commissariat !

    Mais le jeune flic voit tout de suite l'opportunité que procurent les talents de pilote du chauffeur de taxi impétueux... Un deal va lui être proposé : on passera l'éponge sur ses exploits routiers si il aide la police à arrêter un gang de braqueur allemands, as de la conduite, qui sévissent sur la côte ! Daniel accepte et les courses-poursuites s'engagent !

    Un film qui, vous l'aurez compris, va à 100 à l'heure ! Pour compléter la distribution, on a Marion Cotillard, débutant alors, qui joue Lilly Bertineau, la petite copine de service, le mannequin Emma Sjoberg qui joue Petra la collègue pulpeuse d'Emilien et Bernard Farcy en très franchouillard commissaire Gérard Gibert !

    Le film remporta le César du meilleur montage et celui du meilleur son en 1999 ! C'est Akhenaton du groupe IAM qui compose la bande originale du film avec notamment Tu me plais, composé par DJ Kheops. Ce Taxi connut enfin un grand succès public avec plus de 6,5 millions d'entrées ciné !

    Le tournage s'est déroulé en seulement 27 jours utilisant six exemplaires du taxi, une Peugeot 206 et cinq Peugeot 405 MI16 modifiées ! Ça parlera aux spécialistes mais moi ça ne m'évoque rien !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant aborder un monument du film de guerre qui est à ce genre ce que Les sept Mercenaires sont Les Douze Salopards - Robert Aldrichau Western, à savoir Les Douze Salopards, film de 1967 du réalisateur américain Robert Aldrich !

    Le film raconte comment, pour gagner la Seconde Guerre mondiale, les USA vont devoir mener des missions suicides derrière les lignes ennemies, contre les Allemands ! Evidemment, pour de telles missions suicide, il est difficile de sacrifier des soldats de valeur ! On décide alors de mobiliser des repris de la justice militaire ! Des actes héroïques en échange d'une remise de peine ! Tel est le deal !

    Pour obtenir l'amnistie, douze criminels, condamnés à mort, aux travaux forcés ou à une longue peine, doivent donc attaquer un château en France, à Rennes, peu de temps avant le Débarquement en Normandie ! Il s'agit de tuer le plus de hauts dignitaires nazis !

    Un casting de choix pour ce film ! Comme les personnages y sont centraux, il aurait été dommage de choisir des inconnus ! On retrouve donc des "gueules" charismatiques : Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, John Cassavetes, Telly Savalas, Jim Brown, Richard Jaeckel, George Kennedy, Trini Lopez, Robert Ryan entre autres !

    Attention, ce film ne retrace aucun événement véritable de la Seconde Guerre mondiale ! C'est une fiction du romancier E.M. Nathanson, tiré de son livre éponyme de 1965 ! Le film diffère aussi sensiblement du roman. Par ailleurs, le romancier affirme que de tels hommes ont existé mais n'en n'a jamais apporté la preuve !

    L'attaque du château va être planifiée en 16 points ! Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu, bien évidemment car un des personnages, un violeur patenté, joué par Telly Savalas, va s'en prendre à la femme d'un officier allemand !

    Un film antimilitariste qui fut l'objet d'un malentendu à sa sortie ! En effet, à contrario, il fut qualifié de fasciste. Le personnage de Bronson est très proche de celui de Jack Palance dans Attack du même Aldrich ! Dans Les Douze Salopards, on ne montre pas de pitié ! On exécute les prisonniers allemands, on mets le feu à des ennemis militaires et civils réfugiés dans une cave ! Bref, les Douze sont des machines à tuer ! La cohésion du groupe est aussi assurée par la logique du bouc-émissaire ! Le personnage d'Ernest Borgnine - un général américain ! - est également ignoble !

    Le film est également considéré comme un remake de L'invasion secrète de Roger Corman, sorti en 1964  et fit l'objet de trois piètres remake dans les années 1980, trois téléfilms vite oubliables ainsi que d'une série-télé ! Son influence se ressent également dans les décors d'une des missions du jeu vidéo Call of Duty !

    Pour être complet, ajoutons qu'il obtint l'Oscar des Meilleurs effets sonores en 1968 ! Aldrich, lui, n'obtint jamais l'Oscar du Meilleur Réalisateur !

    A bientôt !


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  • Creed - L'Héritage de Rocky Balboa - Ryan CooglerLe risque avec les suites, comme la série des Rocky, c'est de faire le film de trop ! Le Rocky 5 était très décevant et l'histoire a tendance à se répéter : un Rocky Balboa à la retraite entraine de jeunes champions qui tentent de marcher dans ses traces !

    Dans Creed - L'Héritage de Rocky Balboa - qui est un film de boxe de 2015 de Ryan Coogler,  donc un film de genre d'une certaine façon et qui s'inscrit dans le registre dramatique, la nouveauté est que le jeune poulain est le fils biologique d'un adversaire et néanmoins très bon ami du héros interprété par Sylvester - "Sly" - Stallone, à savoir Adonis Johnson - interprété lui par Michael B. Jordan, et né après la mort de son père, Apollo Creed, décédé au cours d'un match amical contre Ivan Drago dans Rocky 4.

    Le film joue à fond sur la nostalgie et est en quelque sorte un remake du tout premier film dont il essaie de retrouver la formule et d'apporter du nouveau ! Il y réussit assez bien en introduisant une réflexion sur la notion d'héritage ! Difficile pour le jeune Johnson de se faire un nom avec un paternel au prestige aussi immense ! Redite du premier film en effet car l'issue du combat, qui oppose notre jeune héros au champion du monde qui est originaire de Liverpool, connaitra le même dénouement que le premier match de Rocky contre Apollo !

    Rocky va donc entraîner Adonis - et celui-ci pourra renouer avec son père et ses origines, faire la paix ! Les relations père-fils peuvent parfois être compliqués... J'en sais moi-même quelque chose !

    Les scènes de combat sont comme toujours assez impressionnantes ! Les boxeurs encaissent des coups qui décorneraient un bœuf et poussent leurs limites à fond !

    Ce film est d'une certaine façon un spin-off de la saga Rocky et la porte est ouverte à toute une nouvelle série de films !

    Bien entendu, on n'évite pas les clichés et les bons sentiments ! J'apprécie particulièrement la présence de Sylvester Stallone qui est un type très intelligent comme le personnage qu'il joue ici ! Un acteur au fort charisme qui a su gérer intelligemment sa carrière et donc qui est loin d'être bête ! Ici, Rocky a son propre combat à mener, en l'occurrence contre le cancer - d'où les "bons sentiments". Au casting aussi, la présence remarquée de Tessa Thompson qu'on retrouve depuis dans la nouvelle série de HBO : Westworld et aussi cette année - 2017 - dans Thor : Ragnarok (Valkyrie) !

    Ça reste globalement un bon film et une bonne surprise avec deux écueils/reproches possibles : les "bons sentiments" et le "sentiment de déjà-vu/redite" !

    A bientôt !


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  • En 2008, lorsque Marvel lançait son MCU - son univers partagé sur grand écran - avec en l'occurrence le film Iron The Avengers - Jos WhedonMan, la firme leader du comics prenait un risque à la hauteur du prêt de plus de 500 millions qu'une banque lui avait consenti pour cette mise en chantier !

    Quatre ans plus tard, en 2012, le pari est gagné et un autre film, The Avengers est un énorme succès, plus qu'un aboutissement, une apothéose !

    Mais entre 2008 et 2012, différents réalisateurs et scénaristes, sous la houlette de Kevin Feige, mettaient les briques en place, introduisaient les personnages de super-héros : Iron Man, Hulk, Thor et Captain America notamment ! Je vous renvoie aux différents articles que j'ai fait sur les films concernés !

    Les Avengers sont une équipe de super-héros lancés en comics par Stan Lee en septembre 1963. Ils constituent en réalité, bien plus que les 4 Fantastiques, la réponse de Marvel à la Justice League du concurrent DC Comics : Iron Man, Thor, Hulk remplacé par Captain America dès le N°4, Ant-Man et la Guêpe ! Les membres ne cesseront de changer et quasiment tous les héros Marvel emblématiques feront parties des Avengers !

    Mais sur le grand écran, tout reste à faire ! C'est Joss Whedon, le papa de Buffy contre les Vampires - et accessoirement de Firefly - qui est aux manettes et il va négocier très intelligemment son film ! En effet, à part Hawkeye, chacun des six héros a le même temps de présence à l'écran !

    Le temps, le film le prend ! Le temps de représenter à nouveau les héros, de montrer les relations qui s'établissent entre eux  et de poser les enjeux ! Comme c'est la tradition dans le monde des comics, les héros commencent par se tabasser et discutent ensuite ! Dans le comics de 1963, c'est Loki, le dieu du Mensonge qui semait la zizanie dans leur rang ! C'est également le cas ici même si Thanos tire les ficelles en coulisses et sera appelé à revenir dans Avengers : Infinity War  - partie I et II en 2018 et 2019 !

    En fait, l’événement qui va pousser les Avengers à se rassembler ( "Vengeurs, Rassemblement !") est la mort de Phil Coulson ! En fait, cette mort sera "effacée" par la suite dans la série télé Marvel's Agents of Shield ! Nos héros - Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye luttent ensemble contre la menace alien présentée par les Chitauri - on ne pouvait utiliser les Skrulls pour des raisons de droits avec le 20th Century Fox !

    Whedon nous livre un final épique et dantesque avec d'impressionnant effets spéciaux - certes "dépassés" en 2017 et par les films suivants ! - et montre un New York en proie à la destruction, parcouru par d'immenses léviathan volants comme pour exorciser le 11 septembre 2001 ! La dynamique entre les héros fonctionne à merveille !

    Le film, qui a coûté 220 millions de dollars, a passé au final la barre des 1,5 milliards, ne battant certes pas Avatar - et étant depuis dépassé par Le Réveil de la Force - mais cela reste une affaire juteuse pour Disney qui vient, en 2012, de racheter Marvel !

    On reverra Joss Whedon sur la série précédemment citée sur le Shield puis en 2015 sur Avengers : L'Ere d'Ultron  qui fera moins l'unanimité aux niveaux des critiques et des fans que ce premier volet de la célèbre équipe de la Maison des Idées !

    A bientôt !


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  • Nell est un film américain de Michael Apted, tourné en 1994 et sorti en 1995. C'est un drame psychologique qui reprends la thématiqueNell - Michael Apted de l'enfant sauvage !

    "L'homme est un animal politique" disait Aristote ! Les sociologues et les psychologues reconnaissent que nous nous construisons en interaction avec autrui ! Cependant, il existe des cas d'enfants retournés à "l'état de Nature" cher à Rousseau, élevé par exemple par des loups ou d'autres animaux ! Dans la littérature, on a Mowgli et Tarzan, mais dans la "vraie vie", il y a le cas mondialement célèbre de Victor de l'Aveyron - histoire dépeinte dans  L'Enfant sauvage, film de François Truffaut de 1970. Ces enfants partagent tous la caractéristique d'être touchants à leur manière !

    Et il y a eu des cas aux Etats-Unis, notamment la jeune Genie, découverte à Los Angeles en 1970, victime de maltraitances, négligence et isolement social sévère ! L'histoire du film Nell  s'inspire de ce cas ! Dans le rôle de la jeune femme, on retrouve Jodie Foster !

    Le film commence lorsque le Docteur Lowell - joué par Liam Neeson - vient constater le décès d'une vieille femme qui vit en recluse dans une forêt de Caroline du Nord ! Il découvre alors qu'elle ne vivait pas seule mais avec une jeune femme qui de ce fait a eu peu ce contact avec le monde et n'est en tout cas pas scolarisée ! Nell manque de socialisation, ne parle pas et a été élevée dans la crainte des hommes ! Lowell va alors prendre la jeune femme sous son aile avec l'aide d'une psychologue qui elle préconise l'internement !

    Le bon docteur est évidemment contre l'idée de mettre Nell dans un asile et peu à peu il va réussir à l'amadouer ! Nell est donc l'histoire d'un parcours de vie atypique! Peut-être vue comme un documentaire - un peu ! - mais surtout comme un rapprochement entre deux êtres dissemblables !

    Un film qui se regarde ! Mais pas un chef-d'oeuvre non plus ! On préfèrera le film de Truffaut ! Foster (Le Silence des Agneaux) et Neeson (La Liste de Schindler) étaient alors au sommet de leurs carrières !

    Aussi de beaux paysages forestiers de Caroline du Nord !

    A bientôt !


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  • En 2001, on a vu débouler à la télévision française, la (pseudo-) "révolution" Loft Story qui a fait couler beaucoup d'encre avec son concept à la Big Brother ! Pour moi, c'est la marque du déclin de la petite lucarne vouée désormais à trouver du "temps de cerveau disponible" pour Coca-Cola et pour ma part, ne regarde plus la télé - hormis quelques séries-télé - et encore je les mate sur le net !

    The Truman Show - Peter WeirThe Truman Show est un film de Peter Weir, sorti en 1998, une sorte de comédie dramatique et décalée, empreinte de critique sociale. Il s'agit en réalité de l'histoire de Truman Burbank qui vit tranquillement sa routine quotidienne dans une petite ville des Etats-Unis sans se douter que tout son entourage sont des comédiens, qu'il s'agit d'un décor de carton-pâte et que toute son existence est scénarisée car il est à son insu le cobaye dans une gigantesque émission de télé-réalité !

    Au casting, dans le rôle de Truman, on retrouve notre "poil-à-gratter" Jim Carrey, accompagné de Laura Linney, Noah Emmerich, Natascha McElhone et Ed Harris. Carrey pointe l'absurdité de certaines situations en jouant un peu les crétins dupés mais il va finir par se rebeller et chercher la faille dans le dispositif !

    Car en effet, certains éléments du show vont se dérégler, par exemple des comédiens vont s'opposer à la manipulation de Truman et chercher à l'avertir ! Le "héros malgré lui" va alors faire tout son possible pour s'extirper du piège ! The Truman Show,  métaphore d'une société qui nous aliène ?

    Mais les réalisateurs vont tout faire pour le garder dans la ville !

    Dans le monde "réel", cette idée que le monde est un décor en carton-pâte, idée qui relève du solipsisme, peut s'apparenter à une forme de folie et se retrouve dans les récits délirants de certains schizophrènes en crise. Ainsi, l'auteur Philip K. Dick - diagnostiqué schizo un temps ! - avait écrit quelque part que l'Australie n'existait pas mais que des aliens étaient susceptibles de la "construire" si lui-même décidait de s'y rendre, le réel devenant une sorte de décor qu'on escamotait au fur et à mesure qu'on s'y déplaçait ! Dick avait par ailleurs coutume d'interroger le réel comme par exemple dans le film Total Recall tiré de son œuvre !

    The Truman Show est un film politiquement incorrect - qui dénonce le spectacle placé avant l'humain !

    A bientôt !


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  • Le Cercle des Poètes disparus est un film étendard de la génération qui a eu 20 ans en 1990 - ma génération donc ! C'est une œuvre qui a marqué, tout comme Le Grand Bleu au même moment et pour les mêmes raisons, la jeunesse de cette époque en mettant en valeur ses aspirations à la liberté !

    Ce film est une réalisation de Peter Weir, est sorti en 1989 et tourne autour de l'acteur fort sympathique Robin Williams - décédé des Le Cercle des Poètes disparus - Peter Weirsuites d'une dépression à l'été 2014 ! Il incarne à l'écran le charismatique professeur de Lettres anglaises, Mr Keating, excentrique de bon ton et aux méthodes atypiques qui va éveiller ses jeunes élèves aux bonheurs de l'existence tel que le reflète la sentence "Carpe diem" du poète latin Horace !

    Le héros du film - à travers les yeux duquel nous découvrons Keating, ses enseignements, et le "Cercle des Poètes disparus" - est l'élève Todd Anderson, garçon d'une nature plutôt timide que le professeur va révéler à lui-même ! il s'agit pour ces jeunes de refuser l'ordre établi, de découvrir la beauté du monde - à travers notamment la littérature !

    Pour ma part, je suis intéressé par ce film même si je trouve le propos un peu idéaliste voire naïf ! La réalité des choses à vite fait de nous désenchanter ! Peut-être parce que je suis un "vieux" et ai un peu perdu mes "illusions" !? Néanmoins, aurais aimé avoir un guide comme ce Mr Keating - sans que ce soit une sorte de gourou - ce que le personnage de Robin Williams n'est certainement pas dans ce film !

    Apprendre à devenir soi-même, refuser les conformismes tels sont les propos de ce film marquant ! Là ou Welton, le collège de Keating représente le poids - écrasant ! - des traditions ! Il s'agit d'un établissement austère des Etats-Unis où l'action se déroule à la fin des années 1950 - juste au moment de la Beat Generation et avant les mouvements hippies !

    Ce film est plus que jamais d'actualité même si le cadre a évidemment changé !

    Récompensé par l'Oscar du Meilleur Scénario 1989 !

    Et pour retrouver Robin Williams, accoutumé aux rôles de "gentils" - ce qu'il était dans la vie !

    A bientôt !

     


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  • En 1987, naissait une nouvelle franchise autour du concept de cyborg qui allait être déclinée en trois films - de 1987 à 1992, des Robocop - Paul Verhoeventéléfilms, une série télé, un remake en 2014, des comics, des romans, des jeux vidéo ! Un nouveau héros qui interroge ce que c'est qu'"être un homme" - tant du point de vue biologique mais surtout éthique ! - ce héros c'est le cyber-flic Robocop !

    Durant les années 1980, nous sommes en pleine vague "cyberpunk" ! Paul Verhoeven, ce grand critique de la société contemporaine, surfe sur ce courant contestataire SF et livre un film à la fois divertissant et profond ! Robocop sort donc sur les écrans en 1987, sur un scénario d"Edward Neumeier et Michael Miner ! Le film fera les beaux jours du Festival d'Avoriaz dans une de ses dernières occurrences !

    A la distribution, nous avons Peter Weller - qui joue Alex Murphy, un jeune officier de police intégre et idéaliste opérant à Détroit dans le Michigan, dans une ville et un monde rongés par la violence et la corruption ! Dans ce monde l'Omni-Cartel des Produits, l'OCP, cherche à maximiser ses bénéfices et profits et propose un modèle d'unité  de répression sécuritaire, l'ED-209 ! Mais le "robot"" a encore des bugs et ne peux être encore lancé sur le marché !

    Pendant ce temps, Murphy et sa collègue Anne Lewis - jouée par Nancy Allen - patrouillent dans les rues ! Murphy est victime d'un "accident" et laissé pour mort ! C'est alors qu'un "savant fou" récupère son corps et son cerveau - ce qui en reste du moins ! - pour l'interfacer avec des composants électroniques et faire naître le premier cyber-flic, concurrent du ED-209 ! Robocop est né !

    Robocop a la classe et très vite se montre efficace dans sa mission de faire respecter l'ordre ! Mais les souvenirs de la conscience de Murphy affleurent par intermittence à la surface de son esprit ! Alors Homme ou Machine ? Nul n'imagine !

    Et pendant ce temps, le programme ED-209 se remets sur les rails ! La compétition pour les crédits de recherche est déclarée !

    Un bon film qui nous fait nous poser des questions ! Violent par moments ! La société corrompue qui est décrite est assez désespérante !

    La question principale est donc "qu'est-ce qui fait de nous des hommes ?". Et c'est quand il semble perdre son humanité que Murphy se montre le plus humain ! Aujourd'hui, Robocop peut être aussi considéré en regard des projets - fous ? - du transhumanisme qui n'était pas d'actualité dans les années 1980 !

    On retrouve avec plaisir au casting un certain Ray Wise - qu'on connaît mieux en papa de Laura Palmer dans la série Twin Peaks de David Lynch par la suite !

    Autres anecdotes: Robocop a fait l'objet d'un comic crossover avec la série Terminator où il affronte Skynet ! Et pour ma part, au début des années 1990, ai longuement joué au jeu vidéo Robocop sur ma Game Boy, lequel était assez bien réalisé !

    Enfin, le film de 1987 a remporté l'Oscar du Meilleur Montage sonore ! Et personnellement, j'ai toujours la BO de ce film en tête - le thème principal du moins !

    Je vous dis à bientôt dans les rues crasseuses de Détroit !

     


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  • Dans les années 1990, il y avait deux formations de comiques emblématiques ! D'une part, on avait les Nuls - qui ont fait les belles Les Trois Frères - Les Inconnusheures de Canal +, et de l'autre on avait les Inconnus - qui nous ont donné quelques belles soirées de rire sur le service public - avec des sketchs comme "Tournez Ménages" ou "Bioman" !

    En 1995, le trio des Inconnus, Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus, décident de passer sur Grand Ecran  avec une comédie décapante et irrévérencieuse, Les Trois Frères, réalisée par Bourdon et Campan !

    Ce film, c'est l'histoire de trois frangins qui ne se connaissent pas et qui sont amenés devant un notaire pour toucher un héritage ! La somme est rondelette : "100 patates" !

    Nos trois frères ont des parcours divergeant et cela va générer des situations comiques ! Le film critique, comme toute bonne comédie  - tradition qui remonte au moins à Molière ! - les travers de nos sociétés de consommation ! Donc Didier est vigile dans un supermarché, amateur du philosophe Montagne, planque des caméras dans les cabines d'essayage et espère un mariage avec une fille coincée et dont les parents ont une bonne situation, Bernard est un comédien sans envergure et Pascal est un jeune cadre "branché" - et un peu ridicule ! - dans une agence de communication et qui ne fait pas de vagues !

    Mais le magot risque de leur passer sous le nez et la situation se complique avec l'arrivée du fils de Didier, né d'une passade avec une de ses anciennes conquêtes ! Nos trois frères, véritables Pied-Nickelés, ont le chic pour se fourrer eux-mêmes dans des situations impossibles dont ils ont ensuite du mal à se dépêtrer ! Sans compter les "dommages collatéraux" !

    On a droit à des situations cocasses : la boite de nuit et la consommation d'ecstasy qui fait voir à certains de nos protagonistes des personnages de Disney, la soirée chez les cadres qui tourne au désastre, la fuite sur les routes avec le gamin, les entrevues chez le notaire, le passage télé au Millionnaire... A chaque fois, ils sèment le désordre !

    Certaines des scènes sont des hommages directs aux sketchs télévisuels des Inconnus ! Ceux-ci "approfondissent" en effet leurs gimmicks favoris ! Et nous, on adore !

    Ce film est sorti sur les écrans à la même époque que La Cité de la Peur des Nuls et soutient la comparaison. Dans des styles légèrement différents, touchant à l'absurde, les deux films se valent ! On n'est pas obligé de faire un choix !

    Une suite du film, Les Trois Frères : Le retour est sortie en 2014 mais n'a pas obtenu le même succès ! Une époque s'est clôturée !

    A bientôt !  


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  • Je me suis fait un ciné avec des connaissances et nous sommes allés voir le dernier film avec Omar Sy, Demain tout commence, comédie dramatique de Hugo Gélin, sorti fin 2016.

    Demain tout commence - Hugo GélinOmar Sy déploie à nouveau tout son talent d'acteur, en particulier sa gouaille, sa tchatche, sa bonhomie et sa bonne humeur ! Je craignais qu'il ne fasse que du Omar Sy et "tue" un peu le personnage qui deviendrait transparent ! Mais en réalité, il est aussi à l'aise dans les scènes plus dramatiques et sert bien Samuel Abelli.

    Samuel Abelli est une espèce d'adulte resté en enfance qui mène une vie insouciante sur les plages du sud. Ceci va être bouleversé le jour où Kristin Stuart, une Anglaise - jouée par Clémence Poésy - débarque avec un bébé de 3 mois fruit d'un "coup d'un soir dans une calanque" et repart seule sans demander son reste ! Paumée, la mère confie à Samuel, le père supposé, le soin d'élever la petite Gloria !

    Sam décide alors de retrouver la génitrice, part pour Londres mais se rends vite à l'évidence qu'elle a disparu ! Pendant 8 années, il va donc élever, seul, Gloria et se montrera un père modèle voire presque un "pote" ! Il va même jusqu'à inventer un passé d'espionne internationale à Kristin ! Dès lors, la gamine idéalise sa maman !

    Enfin Sam a fait la rencontre d'un Français expatrié à Londres, homosexuel assumé et producteur de films, le truculent Bernie - joué par Antoine Bertrand qui devient un second père pour Gloria (mais sans se mettre en couple avec Samuel !) et un ami pour Samuel a qui il a offert un poste de cascadeur sur une série du style 24 heures chrono !

    Mais finalement, la mère revient et la suite est assez prévisible ! Les retrouvailles se passent bien mais rapidement, Kristin veut rattraper le temps perdu et récupérer sa fille ! Procès ! Et tout ce qui s'ensuit !

    Des clichés donc  certes mais aussi deux gros rebondissements sur la fin que je n'avais pas vu venir ! Demain tout commence n'est pas Trois hommes et un couffin, ni Kramer contre Kramer et c'est au final un film drôle et touchant à la fois !

    J'ai donc, pour ma part, passé une excellente après-midi devant ce film et vous le recommande si vous aimez les comédies à la française pas trop lourdingues !

    La petite actrice, Gloria Colston, est épatante aussi !

    A bientôt !


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  • Le Dernier Samouraï - Edward ZwickLe Dernier Samourai est un film de guerre, réalisé par Edward Zwick et sorti en 2003. Il s'agit du récit de la fin d'un monde, au Japon, celui de la tradition des Samouraïs !

    En effet, entre 1868 et 1912, le Japon connaît ce que l'on a appelé l'Ere Meiji - qui est une sorte de modernisation du pays - qui sort alors de son isolement ! Le film retrace cette période et s'inspire librement de la révolte du Samouraï Takamori Saïgo, appelée Rébellion de Satsuma, en 1877. Saïgo, qui pourtant une dizaine d'années auparavant, avait été l'un des instigateurs de la rénovation Meiji, se bats ici pour protéger les anciennes traditions !

    Mais, comme un film avec uniquement des asiatiques ne serait pas "vendeur" en Occident, on a le point de vue d'un Américain, le capitaine Nathan Algren, inspiré de l'histoire de l'officier français Jules Brunet et incarné par Tom Cruise.

    Nathan Algren a pour mission, en tant que vétéran des guerres indiennes, de former les recrues de l'armée japonaise aux techniques et équipement de guerre modernes. Il est engagé par Omura, un conseiller de l'Empereur Meiji. L'Empereur souhaite se débarrasser d'un ancien officier, le Samouraï Katsumoto. Celui-ci est interprété par Ken Watanabe !

    Mais le Samouraï prends l'initiative, attaque le camp où se trouve Algren et le capture. Nathan va alors découvrir le mode de vie ancestral des Samouraï et s'y attacher. Finalement, il va changer de camp et combattra aux côtés de Katsumoto.

    C'est donc évidemment, puisqu'il est question de Samouraï, un film sur l'honneur et l'engagement. Les choses vont mal tournées pour les tenants des anciennes traditions car on  n'empêche par la marche de l'Histoire ! Est-ce un progrès ? Je vous laisse relire Hegel !

    Mais Algren va survivre et remettre le sabre de Katsumoto, tombé au combat, à l'Empereur qui va alors réviser son jugement et désavoué Omura !

    De très belles batailles dans ce film, bien chorégraphiées ! Le choc des civilisations ! Le tout accompagné par la musique de Hans Zimmer.

    Le film a obtenu de bonnes critiques et a connu un vif succès commercial !

    Si vous aimez les films qui s'inspirent de l'Histoire et /ou le monde du Japon...

    A bientôt !


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  • Deadpool est un personnage de super-héros de l'Univers Marvel, un mercenaire au pouvoir autoguérisseur ! A l'origine, c'est une création de Rob Liefeld et de Fabian Nicieza, en 1997 ! C'est donc un ajout récent à cet Univers Marvel !

    Deadpool - Tim MillerEn 2016, Tim Miller donne une incarnation cinéma à ce super-héros avec le film Deadpool ! Un anti-héros !

    Le film est assez fidèle au comic en ce sens qu'il est déjanté, irrévérencieux et très violent ! Mais côté violence, on est dans l'outrancier et le Grand Guignol qui désamorce un peu le côté gore ! C'est encore une origin story !

    Deadpool, c'est Wade Wilson, un mercenaire qui loue ses services et tombe un jour amoureux de Vanessa Carlysle - jouée par la belle Lorena Baccarin. Ah oui, Wade Wilson, c'est Ryan Reynolds dans un rôle culotté ! Au summum du bonheur, il découvre qu'il a un cancer incurable ! Il se fait alors recruter par le programme Arme X qui propose de le guérir mais qui veut en fait, en lui donnant un super-pouvoir, en faire un esclave, un tueur à sa solde !

    Le méchant du film, c'est Francis alias Ajax - un savant fou aux super-réflexes ! Il est interprété par Ed Skrein. Wade parvient à lui échapper et va se mettre ensuite à sa poursuite car le traitement qu'il lui a administré, si il lui a donné l'invulnérabilité, l'a défiguré !

    Ce film ne fait pas partie du MCU de Marvel Studios mais est une sous-franchise de la franchise X-Men qui appartient - encore ! - à la Twentieth Century Fox ! Toutefois, on notera un clin d'oeil vers le MCU avec l'apparition d'un héliporteur du Shield - certes en piteuse état ! - pour la baston finale !

    Des X-Men, il y en a deux dans ce film - à savoir Colossus et la jeune élève Negasonic Teenage Warhead !

    Ce film a la particularité d'avoir un héros qui brise le "quatrième mur" - en interpellant directement le spectateur - et qui pratique de nombreuses mises en abyme !

    La bande musicale est aussi intéressante avec Salt-N-Pepa, DMX et le regretté George Michael !

    Ralentis, gags visuels, le film est également prenant sur le plan visuel justement et la réalisation est assez pêchue même si elle est le fait d'un "con trop payé" précise le générique de début dans le même ton que le reste du film !

    Et évidemment, on a l'inévitable caméo de Stan Lee ! Et la scène post-générique habituelle ! Cela joue avec les codes du film de super-héros !

    On attends le tome 2 !

    A bientôt !


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  • Always - Steven SpielbergFut une période, dans les années 1980/1990 où les incendies de forêts dans le Sud de la France faisaient les gros titres tous les étés ! On a eu de semblables catastrophes dans bien d'autres pays - particulièrement en Californie ! Le film de Steven Spielberg, Always,  datant de 1989, raconte la vie au quotidien de soldats du feu, les pilotes de Canadair - ce qui nous gratifie de spectaculaires séquences d'incendie au passage !

    Mais résumer ce film à la lutte contre les incendies serait bien réducteur, car c'est en réalité une comédie romantique - une histoire sur la destinée et le deuil ! C'est aussi un peu Ghost avant l'heure !

    A l'origine, il y a le film de 1943, Un nommé Joe dont Always est un remake ! Le film de Spielberg est aussi le dernier film d'Audrey Hepburn - décédée quelques années plus tard d'un cancer - et qui joue ici une sorte de messager du Ciel, un ange ! Richard Dreyfus, acteur fétiche du réalisateur joue Pete Sandich, un pompier de l'air !

    Mais voilà, Pete est un pompier un peu risque-tout, et qui un jour va trop forcer sa chance et décédé dans un accident d'avion ! Il n'a pas su vivre l'amour qu'il partageait avec Dorinda Durston - jouée par Holly Hunter ni n'a suivi les conseils de son ami Al Yackey - joué par John Goodman ! Une fois mort, il est bien tant d'avoir des regrets - et comme dans un épisode de Ghost Whisperer, notre pompier décédé erre dans l'au-delà car il a une dernière tâche à effectuer sur Terre : consoler sa chère Dorinda par delà la mort - femme à laquelle il n'a pas pu faire ses adieux !

    Se pointe alors Ted Baker - joué par Brad Johnson, une jeune recrue. Celui-ci va alors tomber amoureux de Dorinda qui finit par lui laisser entrevoir un espoir ! C'est là que Pete intervient et il va aider sa bien-aimée à se défaire de son deuil en conseillant - de manière subtile comme une sorte d'influence diffuse dans l'air/ange gardien et pas à la manière de Jiminy Cricket si je me souviens bien - le jeune Ted en matière de coeur et dans son métier de pompier volant !

    Le film se clôt sur les adieux de Pete et Dorinda après une ultime séquence de feux de forêt !

    Un film un peu en dessous du niveau habituel des oeuvres de Spielberg ! Vous aimerez...si vous aimez les comédies romantiques ! Moi, j'avoue qu'à l'époque j'avais été un peu déçu - un film un peu plat voire ennuyeux et même un peu niais ! Je vous en parle tout de même car il y a sûrement des gens dont c'est la "tasse de thé" !

    Sinon, n'ai pas grand chose à en dire de plus ! Si, des séquences d'incendie impressionnantes comme j'ai déjà mentionné !

    A bientôt !


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  • Gravity - Alfonso CuaronGravity est sans conteste un des films phénomène de l'année 2013, réalisé par Alfonso Cuaron - qui est aussi à l'écriture et à la production. Cette oeuvre atypique s'est vue récompensée de 7 Oscars dont celui du Meilleur Réalisateur ! Mais de quoi s'agit-il ?

    Nous avons là en réalité un film d'aventures spatiales - mais dépourvu des poncifs de la SF car nulle présence d'aliens ici ! Par contre, la conquête de l'espace est au coeur de l'histoire puisque l'on suit deux astronautes, le Dr Ryan Stone et le vétéran dans ce domaine, Matt Kowalski. Ces deux là sont joués respectivement par Sandra Bullock - qui effectue ici une très belle deuxième carrière - et George Clooney - qui délaisse ici Nespresso ! Ces deux là enfin vont faire face aux coups du sort ! En effet, alors qu'ils font une sortie dans le vide spatial depuis la navette Explorer pour réparer le télescope Hubble, une pluie de débris les submerge et détruit le véhicule tuant tout l'équipage, faisant d'eux les seuls survivants ! Comment vont-ils s'en sortir ?

    Un film très impressionnant du point de vue technique ! Cuaron a bien mérité son Oscar tant son métrage est bluffant ! Pourtant tout a été tourné en studio ! Néanmoins, le récit est un peu ennuyeux par moments et il y a des longueurs ! Sandra Bullock va de péril en péril et même la Station Spatiale Internationale - ISS - et la Station Chinoise vont prendre de plein fouet la pluie de débris !

    Au niveau des thèmes du film, se pose la question du "milieu naturel" de l'Homme ! Celui-ci n'est pas fait pour l'Espace - et le vide spatial est assimilé à un milieu liquide qui pourrait pourtant faire penser au liquide amniotique - pour une seconde naissance ? Une scène un peu trop appuyée à mon avis, au moment ou Bullock reprends ses esprits dans l'ISS appuie ce propos !

    Stephen Hawking, le grand astrophysicien, a déclaré, fin 2016, que la conquête de l'Espace était une priorité car il estimait que l'Homme n'avait plus que 1000 ans supportables sur Terre ! On voit ici que ce n'est pas gagné d'avance ! Il faudra sans doute transformer l'Humain - par le transhumanisme ? La Terre - et la Gravité comme le montre les dernières images du film - sont le berceau et le "milieu naturel" de l'Homme ! Ici une femme opiniâtre en l'occurrence !

    Un film aussi certainement à voir en 3D et pas sur TF1 un dimanche soir comme je l'ai fait ! La musique de Steven Price vaut aussi le détour ! Seulement deux acteurs au casting donc - et qui pour le coup enregistre avec ce film le plus gros succès de leur carrière  - mais on a aussi droit à la voix de Ed Harris -  au contrôle de Houston - dans la V.O.

    Le film fit un carton, devenant un des plus gros succès de SF de tous les temps ! Ca virevolte dans tous les sens ! Bien foutu, des thèmes intéressants, de splendides vues de la Terre mais des longueurs !

    A bientôt !


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  • Si on dit "Robin des Bois", on pense d'abord au dessin-animé de de Walt Disney mais aussi Robin des Bois, prince des voleurs - Kevin Reynoldsà Errol Flynn pour les plus anciens ! Le justicier de la Forêt de Sherwood - dont on en sait plus vraiment si il a existé ou pas - demeure un figure du folklore populaire associé à un Moyen-âge fantasmé ! Il est aussi "celui qui vole aux riches pour donner aux pauvres" !

    Mais une de ses incarnations les plus récentes est tenue en 1991 par Kevin Costner, dans  Robin des Bois, prince des voleurs, de Kevin Reynolds dont on a surtout retenu la chanson phare du film (Everything I Do) I Do It for You  du rocker Bryan Adams ! Costner surfait alors sur la vague du succès en enchaînant des films comme Danse avec les loups ou Bodyguard avant de se fourvoyer dans Waterworld ! Revenons sur le héros de Sherwood !

    L'action se déroule en 1194 alors que le roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion est emprisonné suite à la troisième croisade. Un de ses compagnons, Robin de Locksley, parvient à s'échapper et va défendre les intérêts du roi, une fois Robin de retour dans son pays !

    En effet, le shérif de Nottingham, en absence de Richard, a fait main basse sur l'Angletette et règne en tyran ! L'histoire est bien connue ! Avec une bande de "brigands" menés à l'origine par Petit Jean, Robin va s'opposer au shérif ! Ils vont former les Joyeux Compagnons avec notamment Frère Tuck. On retrouve également Marianne avec qui Robin entretient une relation amoureuse !

    Je ne détaillerais pas toutes les péripéties du film pour vous en laisser la surprise ! Signalons toutefois quelques "nouveautés" par rapport au récit de base !

    Tout d'abord, il y a la présence du Maure Azeem - incarné par Morgan Freeman - compagnon de captivité de Robin qui le suit en Angleterre et apporte une touche d'exotisme !

    Du côté des méchants, on a la sorcière Mortianna ainsi qui bande de mercenaires celtes ! Une bonne touche d'originalité donc !

    Au casting signalons aussi Mary Elizabeth Mastrantonio - qui joue Marianne - et surtout le grand Alan Rickman, énorme acteur décédé en janvier 2016 aussi connu pour ses rôles de méchant dans Piège de cristal et du professeur Rogue dans la saga  Harry Potter  - certes dans le film commenté ici, ce n'est pas son meilleur rôle !

    Je vous ai parlé de la musique, signée Michael Kamen et surtout de la chanson de Bryan Adams, Oscar de la meilleure chanson originale en 1992 !

    Le film connu un bon succès commercial mais un succès critique plus mitigé ! Une oeuvre anecdotique au final !

    A bientôt !


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  • Le réalisateur Scott Derrickson - jusque là connu pour des films d'horreur ! - est aux commandes du très psychédélique - dont dans l'esprit de la BD originale ! -  Doctor Strange, sorti sur les écrans en octobre 2016 ! Avec ce film commence véritablement la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe - et les possibilités narratives s'en trouvent multipliées d'autant !

    Doctor Strange - Scott DerricksonLe Docteur Strange est un personnage crée en 1963 dans les pages de Strange Tales par Stan Lee et Steve Ditko, les mêmes qui venaient de lancer Spider-Man avec le succès que l'on sait ! Dès les premières pages de ce Docteur Strange, on constate qu'on nage effectivement dans la mouvance psychédélique chère aux hippies des années 1960 avec des pages qui semblent tout droit sorties d'un trip au LSD !

    Stepĥen Strange est un neurochirurgien d'exception - qui voit sa carrière brisée en pleine gloire suite à un accident de la route ! Il se replie alors vers les arts mystiques espérant trouver un remède pour soigner ses mains meurtries ! Dès lors, il va faire la rencontre de l'Ancien et découvrir que la réalité va bien plus loin que ce que nous révèlent nos sens et notre raison !

    Voilà l'Origin-Story du bon Docteur, appelé à devenir le Sorcier Suprême, gardien de notre dimension contre les périls du Multivers ! C'est cette histoire qui figure dans le comics original et qui est adaptée dans le film,d ans les grandes lignes mais avec quelques différences !

    Différence notable, dans le film, l'Ancien n'est pas un vieillard barbu mais une femme dans la quarantaine, crâne rasé, incarnée par Tilda Swinton ! Mordo lui n'est pas  - encore ? - un vilain !

    Tilda Swinton est au casting mais elle n'est pas la seule figure prestigieuse d'une distribution de rêve ! Strange est incarné par Benedict Cumberbatch et le rôle du méchant du film, Kaecilius, est tenu par Mads Mikkelsen - dont j'attends par ailleurs avec impatience de voir l'autre prestation, dans Rogue One, à la fin de l'année 2016 ! Cumberbatch est très convaincant dans sa prestation, de même que la plupart des acteurs hormis peut-être Rachel McAdams un peu sous-employée !

    Docteur Strange n'a donc aucun superpouvoir ! Du moins rien qui n'ait été causé par des radiations ou de la technologie ! Ses pouvoirs, il les doit à la magie qu'il parvient à maîtriser grâce à sa grande intelligence - "par l'étude et la pratique", sa mémoire photographique et sa détermination !

    Le film étends les possibilités du MCU principalement parce qu'il introduit le Multivers et une infinité de dimensions dont on a pas fin de parler !

    On retrouve évidemment la cape de lévitation, le Sceptre de Wattomb et l'Oeil d'Agamotto qui est en réalité une Pierre de l'Infini - donc la cinquième dans le MCU - celle qui contrôle le temps - moi qui vous parlait récemment des "boucles temporelles", il y en a une belle dans ce film !  La problématique du Temps est centrale dans ce film et Kaecilius poursuit une quête de l'Immortalité, un motif au cœur de maints récits depuis L’Épopée de Gilgamesh ! Le vilain commets ainsi le pêché d'Hubris ou démesure !

    Strange, Mordo et l'Ancien vont tout faire au cours du film pour défendre les Sanctum Sanctorum, des lieux sacrés qui forment un réseau de défense contre Dormammu, le grand méchant dans l'ombre à qui Kaecilius a voué allégeance ! On nous gratifie aussi de splendide effets spéciaux - qui font aussi penser à ceux d'Inception avec ses perspectives délirantes !

    C'est au fond un film surprenant que pour ma part j'ai beaucoup aimé ! Je n'ai qu'une hâte, revoir le Docteur dans de prochains films du MCU - au côté des Avengers par exemple !

    A bientôt !


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  • "C'est le Jour de la Marmotte !"

    Un Jour sans fin - Harold RamisEt la marmotte, Phil Connors, présentateur météo sur une chaine de télévision régionale, prétentieux, aigri et imbu de lui-même, n'est pas près de ne plus la voir ! Le bougre est interprété par Bill Murray, dans Un Jour sans fin, ce film de Harold Ramis de 1993 ! C'est en réalité une histoire de "boucle temporelle" !

    Quezako ? Le principe de la "boucle temporelle" a été maintes et maintes fois exploité, surtout dans les séries télé américaines, par exemple dans Star Trek : The Next Generation, Stargate SG-1, Buffy contre les Vampires,  Charmed ou encore X-Files, donc surtout dans le registre SF et fantastique ! Notre film du jour est une comédie où le héros se retrouve obligé de vivre sans fin la même journée !

    Cauchemar en perspective ? Connors passe par différentes phases ! D'abord, il est stupéfait de constater le phénomène, puis tente de s'en extirper ! Succède ensuite une phase d'euphorie où il se laisse aller à toutes les transgressions puis un moment de désespoir où il va commettre suicide et procrastination ! Il ira même jusqu'à dézinguer cette saleté de Marmotte !

    Mais je ne vous ai pas dit ce qu'était cette Marmotte ! Phil, sa productrice Rita (Andie MacDowell) et le caméraman Larry partent, au début du film, en Pennsylvanie pour couvrir les festivités annuelles du "jour de la marmotte" ! Cela n'enchante guère Phil ! Puis le climat se mets de la partie et un blizzard bloque l'équipe dans la petite ville  - le lendemain matin, le "Jour sans fin" commence !

    Enfin, Phil va tirer avantage de cette situation  et apprendre à connaître tous les secrets des gens de la ville - et toute sorte d'actions sans se soucier des conséquences. Il tente enfin de séduire Rita mais n'a de fait qu'une journée pour cela ! A chaque nouvelle tentative, il doit repartir de zéro mais s'arrange quand même pour progresser !

    Ensuite, il décide d'aider les gens ! Rita lui conseille alors de profiter de ce "jour sans fin" pour se perfectionner ! Phil apprends alors l'italien, la sculpture sur glace et une langue étrangère. Finalement, il connaît tout sur tout le monde, sauve des vies et se rapproche de Rita.

    Au bout du compte, il va vivre la journée parfaite !  Il prononce un discours remarquable d'éloquence le jour de la célébration de la marmotte, joue du piano comme un virtuose, est courtisé par maints jeunes femmes et finalement séduit Rita sous le charme ! La boucle temporelle est alors brisée et Phil se réveille le jour suivant, Rita allongée dans le lit à ses côtés !

    Combien de journées à vécu Phil en réalité !? Je ne sais pas, ce n'est pas dit dans le film mais cela doit se compter en milliers voire dizaines de milliers ! Tout le temps pour devenir un homme idéal et changer sa nature irascible ! Comme si le ciel et le destin lui donnaient un coup de pouce !

    Un film qui a obtenu un beau succès au moment de sa sortie et est devenu peu à peu une référence culturelle ! Pourtant cette œuvre ne paie pas de mine au premier abord mais possède un vrai potentiel ! Récit très ingénieux, très fouillé et un Bill Murray impeccable comme toujours et qui crève l'écran !

    Il est question ici de temps qui passe et d'épanouissement personnel selon les circonstances - l'influence du milieu et du social ! Les thèmes de l'altruisme et de la renaissance sont également présents ! Références au bouddhisme mais aussi à l'"Eternel Retour" de Nietzsche !

    Dans les histoires au cinéma sur le même principe - mais dans un autre registre, vous avez également Edge of  Tomorrow -film de 2014 avec Tom Cruise - chroniqué ailleurs sur ce blog !

    Nul doute que Phil aura longtemps le tube de Cher, I Got You Babe, dans la tête !

    A voir séance tenante !

    A bientôt !

    PS : Enfin, je signale que ce billet est le 500ème billet - en comptant toutes les catégories d'articles ! - sur mon Skyblog !


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  • Le Alien de Ridley Scott a fait date dans l'Histoire de la Science-Fiction sur grand écran au même titre que Star Wars, en ouvrant de nouveaux horizons ! Donc, à priori, il n'était pas facile de succéder à Scott et parvenir à apporter quelque chose de nouveau !

    Et pourtant, pari réussi pour James Cameron - lui-même une "pointure" - avec son Aliens, Aliens, le retour - James Cameronle retour qui prends une direction différente et est aussi devenu, à ce jour, un classique !

    Le film est sorti en 1986 et s'inscrit aussi dans le genre horrifique ! Pour ma part, étant gamin, les xenomorphes m'ont toujours terrifié ! Ce sont véritablement des créatures de cauchemar ! Des machines à tuer sans pitié !

    On retrouve Ellen Ripley, seule survivante du précédent film qui cette fois accompagne un détachement de marines coloniaux sur la petite planète LV-426 où une infestation par les aliens est suspectée ! En réalité, c'est la Compagnie qui orchestre tout !

    Donc, ce film a aussi un côté action ! Les marines ne font pas dans la dentelle et sortent les gros flingues ! Et pourtant, c'est un carnage et ils se font tous massacrés ! A la fin, il ne reste que Ripley, la petite colon Newt, le caporal Hicks et l'androïde Bishop ! Au casting donc, Sigourney Weaver qui obtiendra un Saturn Awards cette année là pour sa prestation récompensant ainsi pour la première fois une actrice dans un film de genre ! On retrouve aussi l'acteur Lance Henriksen qui joue Bishop !

    James Cameron confirmait ici tout son talent après son premier succès de Terminator ! Il reste dans une tonalité très guerrière avec une imagerie concernant les soldats clairement inspirée du Viet-Nam !

    Le film a reçu un accueil critique extrêmement positif et fut un succès commercial et obtint deux Oscars - pour le Meilleur Montage Son et les Meilleurs Effets Visuels ! La scène du nid où la Reine Alien ponds ses oeufs fut particulièrement difficile à réaliser ! A cette époque, on n'utilisait pas encore les effets numériques pas développés comme maintenant mais encore des maquettes et diverses astuces ! Un peu de l'artisanat !

    Aliens, le retour ajoute un côté émotionnel au personnage de Ripley - sa relation avec l'orpheline Newt - ainsi que de nouveaux éléments sur les xenomorphes concernant leur cycle biologique ! Ces sales bestioles sont, vous l'aurez compris, légions dans ce film !

    A voir séance tenante !  Ou à revoir ! Le film existe en version "salles" et en version "longue" !

    A bientôt !


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  • Chute libre est un film américain de Joël Schumacher, sorti sur les écrans en 1993 avec Michael Douglas dans le rôle titre, un employé de la défense américaine au chômage qui pète littéralement les plombs un jour de grande chaleur !

    J'avoue ne pas trop savoir quoi penser de ce film ! Est-ce une comédie ? Est-ce un drame ? En fait, Chute libre  est référencé comme comédie dramatique ! Certes, il cultive l'humour mais c'est un humour noir, cynique et cruel ! Et la fin, dramatique, ôte définitivement tout envie de rire !

    Mais ce film de Schumacher est aussi une critique de la société contemporaine, mercantile, où chacun tente de tromper son prochain pour se faire un maximum d'argent ! Vendeurs qui volent les clients, chefs d'entreprise magouillant des faux devis etc...William Chute libre - Joel SchumacherFoster - "D-Fens" - joué par Douglas, va donner un bon coup de pied là-dedans, à coup de batte de base-ball et même de lance -roquettes !

    Car le film n'est pas exempt de violence !

    William Foster se trouve pris dans un embouteillage, à Los Angeles, au début du film ! Il fait très chaud ! Le type quitte alors son véhicule et l'abandonne. Il se rends à l'anniversaire de sa très jeune fille confiée à la garde de sa mère et que Foster n'a pas le droit d'approcher suite à une séparation houleuse. En chemin, Foster passe ses nerfs sur vendeurs de Coca, employées de fast-food, petites frappes et vieillards joueurs de golf !

    Le Sergent Prendergast - joué par Robert Duvall - et qui a traversé jadis un drame personnel concernant un enfant en bas âge - est à un jour de la retraite du LAPD ! Il entends parler des frasques de "D-Fens" et va se mettre en tête de le stopper pour éviter un drame familial!

    Pendant ce temps, Foster exerce sa rage sur la société actuelle et son mercantilisme ainsi que sa pauvreté !

    Ce film pourrait être l'histoire d'un simple fait divers si il n'y avait pas un propos social derrière ! Il faut aussi être conscient qu'on peut tous "péter les plombs" même si je suis d'accord pour dire qu'on ne devient pas fou "en un jour". L'antihéros de ce film a connu divorce et licenciement économique, choses sommes toutes banales depuis les années 1990 !

    Je citerais pour terminer un petit fait amusant ! Ce film a inspiré la culture populaire et il y est fait référence chez des comiques, dans des séries télé et dans des chansons, notamment dans le "tube" de 2000 du rappeur Disiz la Peste intitulé J'pète les plombs qui en reprends le scénario !

    1993, c'était aussi la période où Michael Douglas était au fait de sa carrière (Basic Instinct) !

    Le film fut aussi en compétition à Cannes cette année là !

    A bientôt !


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  • La Seconde Guerre mondiale fut un moment tragique de notre Histoire ! Pour ma part, j'ai eu droit aux témoignages de ma grand-mère Ginette qui me racontait les privations par les soldats allemands qui confisquaient la nourriture après la terrible épreuve de l'Exode ! Et je ne parle même pas de la Shoah !...

    Mais où est donc passée la septième compagnie ? - Robert LamoureuxMais en 1973, l'heure est venu de dédramatiser et on se permet des comédies sur le sujet ! C'est le cas de Robert Lamoureux, cette année-là avec le premier film d'une trilogie, film portant un titre cocasse et à rallonge : Mais où est donc passée la septième compagnie ? - pour se moquer de la "Drôle de Guerre" en 1940 et de la Débâcle qui a suivi ! Peut-on rire de tout ? Oui dira plus tard Desproges, encore qu'aujourd'hui, en 2016, cette maxime serve souvent d'alibi et de justification à des gros connards pour diffuser des blagues antisémites ou racistes !

    Lors de la Débâcle de juin 1940 donc, la septième compagnie de transmission est entièrement capturée par les Allemands hormis trois hommes qui sont partis en éclaireurs ! Il y a les soldats Pithivier (Jean Lefebvre) et Tassin (Aldo Maccione), encadrés par le sergent-chef Chaudard (Pierre Mondy). Il va leur advenir maintes mésaventures cocasses au milieu des bois, dans une grande partie de cache-cache improbable avec l'ennemi !

    On retrouve dans ce film trois valeurs sûres de la comédie de l'époque, Lefebvre, Maccione (remplacé dans le même rôle par Henry Guybet dans le deuxième opus !) et Mondy. Ces trois-là sont des soldats bien maladroits qui cumulent les gaffes mais vont aussi avoir une chance insolente qui va les sortir de toutes les situations un tantinet dangereuses !

    Enfin, nos trois "guerriers" aimeraient bien faire profil bas mais c'est sans compter sur la rencontre  avec le lieutenant Duvauchel - joué par Erik Colin - dont l'avion de chasse a été abattu et qui a la fibre plus héroïque. Ce dernier recrute et embarque nos trois "héros" dans quelques missions de sauvetage et de harcèlement périlleuses ! Pithivier, Tassin et Chaudard vont bien devoir obéir du moins donner le change !

    Finalement, le groupe d'éclaireurs mets la main sur une dépanneuse allemande et par un jeu de circonstance permet aux hommes de le Septième de se faire la belle !

    Le film se termine sur une scène en 1944 où nos héros sont parachutés sur la France !

    Ce film se classe 3ème au box-office pour l'année 1973 et engagea donc deux suites, toujours de Robert Lamoureux, dont il sera question en temps et en heure ici !

    Au chapitre des petits faits divers au sujet de ce film, Robert Lamoureux fait une apparition dans le rôle du colonel Blanchet et s'est par ailleurs inspiré de son expérience personnelle durant la Débâcle pour écrire son scénario ! Les scènes ont été tournées dans le sud de la région parisienne, dans les Yvelines et en Essonne. La collection d'avions anciens de Jean Salis a été également utilisée car il n'existait à cette époque plus aucun avion de guerre français de 1940 ! Ce sont donc aussi les "passionnés" qui transmettent cette mémoire !

    Un film savoureux et cocasse, diffusé, rediffusé, bref archi-multi-diffusé sur nos chaînes nationales depuis 40 ans ! Mais bon, c'est un classique de nos comédies à la française ! Encore que dans le même genre et se situant à la même époque, pour être exacte, on avait eu des précédents comme La Grande Vadrouille !

    A bientôt !

    PS : Ce billet me fait passer - en comptant les quelques 48 billets coquins de mon blog secret - à plus de 1700 articles écrits dans ma "carrière" de blogueur ! Cela fait aussi le 450ème article sur mes Skyblog ! Encore faut-il signaler que ce décompte et cette numérotation n'ont rien de fiable vu que j'intercale, déplace, reposte des billets ! L'idéal et mon "rêve" à terme est d'avoir un jour un site web à moi où je regrouperais mes nouvelles, travaux pour la fac et tous mes billets ! Plus tard !...


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