• La Belle Epoque - 2ème partie

    Pour ce second billet, sur la Belle Époque, je commencerais à vous entretenir sur les arts : d'abord de littérature, puis dans d'autres billets de peinture, sculpture, musique, photographie, cinéma, chanson populaire et mode.  Je ne vise pas l'exhaustivité. Je ne donne que des pistes visant à orienter votre curiosité.

    Dans le billet précédent, je montrais que la fin du XIXème siècle était marquée par une foi absolue dans le progrès scientifique. La Belle Époque voit en effet le développement des techniques, et aussi des sciences sociales. C'est de ces sciences sociales que s'inspire Zola et le courant naturaliste (qui suit le courant réaliste de Flaubert) pour composer sa saga des Rougon-Macquart.  Avant chaque roman, l'auteur se livre en effet à un énorme travail de documentation, allant même jusqu'à tracer des généalogies et dresser des cartes. Cela se ressent particulièrement dans des romans tel Germinal qui décrit le fonctionnement d'un puit de mine.

    Zola fut aussi connu pour sa prise de position en faveur de Dreyfus dans son célèbre édito J'accuse.

    Toujours du coté de cet essor de la pensée scientifique, il ne faut pas oublier Jules Verne et ses Voyages extraordinaires. Considéré à tort comme un auteur pour les enfants, Jules Verne est une sorte de visionnaire. Tout le monde a à l'esprit le Nautilus, les steppes de Sibérie de Michel Strogoff, les voyages en ballon, en obus lunaire et autour du monde!

    Un autre monument de la Belle Époque et qui a laissé une énorme marque sur toute la littérature occidentale est certainement l’œuvre de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, constitué de sept tomes, écrits entre 1908-1909 et 1922 et publiés entre 1913 et 1927. Très liée à la Belle Époque, on retrouve dans l’œuvre la philosophie de Bergson, l'impressionnisme, la musique de Debussy ou encore des éléments de l'affaire Dreyfus. Cette somme, c'est en quelque sorte l'histoire d'un individu qui devient écrivain. Une part très importante est faite à la réminiscence mais il serait faux de réduire les sept tomes à la petite madeleine. Pour en commencer la lecture, je vous conseille de débuter par un amour de Swann.

    La fin de la décennie 1910 voit la naissance de la Nouvelle Revue Française. Si André Gide n'en est pas le directeur, il en est toutefois le chef de file. En 1911, le groupe s'associe à Gaston Gallimard pour fonder la maison d'édition que l'on sait. Concernant André Gide, il faut citer son roman d'avant -guerre : L'Immoraliste (1902), D'ailleurs Gide eut entre les mains le manuscrit de Proust et lui réserva un accueil défavorable, ce qu'il regretta par la suite. 

    En poésie, on ne peut pas passer à coté de Guillaume Apollinaire (voir photo ci-contre). Alcools, recueil de poèmes composés entre 1898 et 1913 parait cette dernière année. Citons aussi Mallarmé et les poètes symbolistes...

    En théâtre, je ne mentionnerais que Ubu roi, pièce décapante, mise en scène en 1896, d'Alfred Jarry.

    Citons en guise de conclusion provisoire les courants artistiques de cette époque, littéraires et picturaux.

    Il y a le futurisme de l'italien Marinetti et aussi l'unanimisme de Jules Romain. Je consacrerais des billets propres à ses mouvements ultérieurement.

    Le prochain billet Belle Époque, toujours dans ce volet des arts, sera consacré à la peinture et à la sculpture.

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