Par Syric
Quand j’étais enfant dans les années 70, je regardais Barbapapa à la télévision avec émerveillement. Ce dessin animé à la fois tendre, coloré et fantaisiste a marqué toute une génération d’enfants français. Diffusée pour la première fois en France en 1974, la série passait notamment dans des émissions pour la jeunesse comme Les Visiteurs du mercredi, et elle faisait partie de ces petits moments d’enfance suspendus dans le temps.
La chanson du générique, avec son célèbre « Hulahup Barbatruc » (bien ancrée dans nos mémoires), est encore aujourd’hui reconnaissable entre mille. Les Barbapapa, c’était avant tout une drôle de famille composée de créatures aux formes arrondies et molles, capables de se transformer à volonté. Il y avait Barbapapa, le papa rose tout en rondeur, et Barbamama, la maman noire et malicieuse. Ensemble, ils avaient sept enfants, chacun avec une personnalité bien distincte : Barbibul (le scientifique bleu), Barbouille (l’artiste noir et hirsute), Barbidou (le passionné de nature en jaune), Barbabelle (la coquette violette), Barbalala (la musicienne verte), Barbotine (l’intellectuelle orange) et Barbidur (le costaud rouge). Chacun apportait sa touche à cette joyeuse troupe qui aidait les animaux, réparait la nature ou résolvait des petits conflits avec ingéniosité.
Le dessin animé se voulait éducatif et bienveillant, sans jamais être moralisateur, et il prônait déjà des valeurs très modernes comme l’écologie, la tolérance et la solidarité. Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que Barbapapa vient à l’origine de livres pour enfants, créés par Annette Tison et Talus Taylor en 1970. Le tout premier album a rencontré un succès immédiat, et la transition vers l’animation s’est faite naturellement quelques années plus tard, en conservant l’esprit naïf et doux des dessins originaux.
Les amis des Barbapapa étaient souvent des animaux ou des enfants comme Claudine et François et chacun apportait un petit défi à résoudre avec humour et imagination. En repensant à ces épisodes vus sur la vieille télé familiale, il me revient une tendresse particulière, comme une bulle d’innocence. Barbapapa, c’est une madeleine visuelle et sonore, un souvenir sucré de cette enfance bercée par des créatures qui pouvaient tout faire, mais choisissaient toujours de faire le bien.
A bientôt !
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