• Volume 2 : Les Amoureux des Bancs Publics - Georges Brassens

    Volume  2 :  Les Amoureux des Bancs Publics - Georges BrassensGeorges Brassens est quasiment une légende dans le milieu des auteurs-compositeurs-interprètes ! Il est considéré en outre comme un véritable poète français.

    Notre Brassens national est l'auteur de plus de deux cents chansons dans le registre populaire. Nombres de compilations ont été édités qui contiennent ses textes les plus emblématiques, comme Chanson pour l'Auvergnat, La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Les Copains d'abord, etc... On connaît tous ces morceaux !

    L'artiste, né en 1921 et décédé en 1981 est connu pour la force de ses textes alliés à la simplicité des mélodies. On reconnaît aisément sa voix un peu rocailleuse accompagnée du seul son de sa guitare. Brassens, c'est le chanteur idéal pour les veillées autour d'un feu de camp !

    Ce qui est remarquable, c'est l'audace de ses compositions, qui frôle toujours la transgression mais de manière fine, en utilisant la périphrase et la métaphore - ce qui produit un effet comique certain ! Une audace d'autant plus remarquable, dans les années 1950, dans la France d'avant - Mai 68 !

    Brassent chante les mauvais garçons notamment, dans cette compile, Volume 2 : Les Amoureux des Bancs Publics, avec des chansons comme "Je suis un voyou" et "La mauvaise herbe" ! Il y a de fortes tendances anarchistes chez Brassens et la figure du voyou incarne la résistance à l'autorité, à la bigoterie, à une société corsetée et psychorigide, gangrenée par la bien-pensance et qui aliène les individus !

    En face de cela, il y a les plaisirs de la vie et dans ce registre, le personnage de la jeune fille incarne une sorte de candeur naïve - les femmes qu'elles soient innocentes comme Margot ou comme la prostituée font déraisonner les hommes, brisent le conformisme et les faux-semblants, bref l'hypocrisie générale ! Lorsque "Margot dégrafait son corsage", c'est "pour donner la gougoutte à son chat" et elle ne se voit pas comme un objet sexuel !

    Beaucoup de tendresse aussi dans ces chansons et un éloge de la jeunesse avec "Les Amoureux des Bancs Publics" ou encore "Le Vent" qui se montre fripon ! Car vous l'aurez compris, il y a de la friponnerie et de la polissonnerie dans ces textes ! Brassens fut l'enfant pas sage de la chanson française ! Polisson mais jamais vulgaire !

    La position du chanteur vis-à-vis de l'amour est plus ambiguë ! Il est tantôt célébré, tantôt malheureux, comme il le rappelle dans "Il n'y a pas d'amour heureux", sublime mise en chanson d'un texte de Louis Aragon ! Parfois, il est même tarifé et devient jeu ! Bref, il est souvent dédramatisé !

    Certains textes jouent plus basiquement sur les sonorités et les allitérations comme "La cane de Jeanne", purs jeux textuels, mais là encore pas seulement ! L'emploi de l'argot est souvent présent !

    Brassens est un chanteur intemporel ! J'éviterais bien sûr de faire des parallèles avec des chanteurs actuels ! Je me suis déjà exprimé sur ce sujet, vous savez à qui je pense (sinon demandez à Madame Pavochsko ou à Bella !) et je vais passer pour un vieux con ! Mais les textes de Brassens sont  beaucoup plus engagés que la production complète de tous ces nouveaux venus - dont certains ont déclaré "être le nouveau Mozart", ne doutant de rien - ridicule !

    Brassens doit bien rire sous sa moustache là où il est désormais !

    A bientôt !

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