• Vie de Zola - VI - La conquête du succès

    La période que nous allons aborder maintenant est délimitée entre 1872 et 1877. C'est le début de la publication du cycle des Rougon-Macquart.

    A cette période, Zola poursuit ses chroniques parlementaires tout en se consacrant à son oeuvre littéraire. Il quitte La Cloche à la fin de 1872 mais poursuit sa collaboration régulière au Sémaphore de Marseille jusqu'en février 1877 où il s’intéresse surtout à l'actualité parisienne. Mais, il commet dans Le Corsaire un article très polémique contre la majorité monarchique qui lui interdit la presse parisienne jusqu'en 1876.

    Côté amitiés, Zola se rapproche de Flaubert, Daudet, Tourgueniev. L'éditeur George Charpentier réedite La Curée et La Fortune des Rougon et prend le relais de Lacroix avec un versement mensuel de cinq-cents francs.fr--Arbre-genealogique-des-Rougon-Macquart--Les-Ro.jpg

    En 1873, Mac-Mahon évince Thiers tandis que parait Le Ventre de Paris. Emile Zola tente, en juillet 1873, sa chance au théâtre avec Thérèse Raquin et en 1874 avec Les Héritiers Rabourdin.  Ce sont des échecs !

    En 1874, Zola publie La Conquête de Plassans et les Nouveaux contes à Ninon. La famille Zola va habiter au 21, rue Saint-Georges tandis que l'écrivain noue de nouvelles amitiés, par le biais de Manet (Zola suit avec sympathies les expositions impressionnistes) avec Mallarmé et par le biais de Flaubert avec Maupassant. La Faute de l'abbé Mouret lui vaut la visite admirative de Huysmans, de Céard et de Hennique.

    Zola rencontre enfin le succès et les rentrées d'argent sont assurées : Charpentier lui verse désormais des droits proportionnels aux ventes ce qui permet à la famille Zola de prendre des vacances à la mer, à Saint-Aubin, en Normandie.

    Zola collabore à une revue mensuelle de Saint-Petersbourg, Le Messager de l'Europe tandis que Son Excellence Eugène Rougon parait en 1876. L'Assommoir est publié en feuilleton à partir d'avril 1876 dans Le Bien public, journal républicain, qui lui offre aussi une revue dramatique et littéraire hebdomadaire. Mais L'Assommoir provoque un scandale et sa publication s'achève dans une revue, La République des Lettres. Le roman, en 1977, fait de Zola l'auteur le plus lu et le plus discuté de Paris. Zola "théorisé" alors le naturalisme (insistant sur l'aspect observation scientifique) et éreinte les pièces de boulevard à la mode. Les Zola mènent dès lors un bon train de vie, déménagent à nouveau (en avril 1877, au 23 rue de Boulogne) et passent six mois à l'Estaque, près de Marseille.

    En octobre 1877, les républicains remportent les élections législatives après la dissolution par Mac-Mahon. La république parlementaire trouve enfin des bases solides, de même la fortune privée et littéraire de Zola. C'est aussi l’émergence d'une nouvelle bourgeoisie.

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