• Vie d'Albert Camus - II - L'engagement politique

    Camus, dans les années 1930, va connaitre son éveil politique, mais selon lui, "à son corps défendant". Camus se méfie de la politique mais se refuse à se dérober à ses obligations.

    Enfant des quartiers pauvres d'Alger, il rêve de justice et de progrès social. Tout au long de sa vie, il s'engagera contre la misère en Kabylie, la Guerre en Espagne, la peine de mort ou la bombe atomique !

    Dès 1935, Camus adhère et milite au mouvement antifasciste Amsterdam-Pleyel et la même année, poussé par son ami Claude de Fréminville, il s'engage au parti communiste.

    Pourtant, il est réticent à se soumettre à une doctrine et distingue d'un côté une sorte de communisme des théories de Marx et la lutte au quotidien des communistes de la base. Camus rejoins néanmoins le Parti dans sa lutte contre le colonialisme. Il apprécie par-dessus tout la "camaraderie militante".

    Le rêve de Camus est que le politique laisse la place à une morale fondée par l'Homme et il regrette le manque de "spiritualité'" du communisme qui dès lors ne serait qu'une étape, une ascèse vers une inflexion future. Il écrit toutes ces réflexions dans ses Carnets de 1937.

    Camus va dans le même sens que le Front Populaire dans ces années là. Le jeune algérien fonde le Théâtre du Travail en 1936 et monte Révolte dans les Asturies. Dans le même temps, il se consacre à sa thèse sur Plotin et Saint Augustin et rédige son premier livre, L'Envers et l'Endroit , publié en 1937.

    Camus défend le projet de Léon Blum et Maurice Violette pour donner la citoyenneté française à une partie des musulmans d'Algérie. Mais en mai 1935, le PC retire son soutient aux nationalistes algériens. Camus proteste et est exclu du Parti dont il a refuser de démissionner. De là vient sa méfiance pour l'endoctrinement !

    Camus reste toutefois un homme engagé mais désormais comme journaliste. Sa santé lui interdit de se présenter à l'agrégation de philosophie. La tuberculose lui ferme la carrière d'enseignant. Alors en 1938, il entre à Alger républicain, "journal des travailleurs" où il travaille aux côtés de Pascal Pia. Son enquête, Misère de la Kabylie,est très remarquée.

    Lorsque la guerre éclate, en 1939, Camus est écarté, de nouveau pour raisons de santé. Alger républicain est suspendu et Camus passe au Soir républicain où il s'interroge sur le sort des Espagnols après la victoire de Franco.

    En 1940, il est au chômage et part pour Paris comme secrétaire à la rédaction de Paris-Soir dont les locaux déménagent à Clermont-Ferrand puis à Lyon après la victoire allemande. C'est à Lyon que Camus épouse Francine Fort le 3 décembre 1940.

    Mais Camus est licencié suite à une compression de personnel et retourne à Oran où il donne des cours dans des établissements privés et monte le Théâtre de l’Équipe. Pour raison de santé, il doit retourner en France se soigner !

    Avec les évolutions de la guerre, la Zone Libre est à son tour occupée et la métropole coupée de l'Algérie et Vie d'Albert Camus - II - L'engagement politiqueAlbert de Francine. Il ne reste pas inactif et en 1942 paraissent L’Étranger et Le Mythe de Sisyphe. En 1943, Camus est lecteur chez Gallimard. A la fin de l'année,à la fin de l'année, il rejoint la Résistance.

    Dans la clandestinité, Albert Camus fait paraitre Lettres à un ami allemand et on lui confie la rédaction en chef du journal clandestin Combat. Il écrira, après la Libération de Paris, le 25 août 1944 son premier éditorial paru librement.

    Camus choisit désormais d'être un homme de causes et non de clans. Il engage après guerre une polémique avec l'écrivain François Mauriac au sujet des conditions de l'épuration. Mauriac opte pour la charité et Camus pour la justice mais tout deux jugent nécessaire cette épuration. Camus signera la pétition demandant (en vain) au Général de Gaulle la grâce de l’écrivain Robert Brasillach, condamné à mort pour collaboration.

    Par la suite, Camus ne cessera d'affirmer ses principes de justice et de progrès.

    A bientôt !

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