• Roland Barthes et la passion du langage

    Vous avez peut-être déja eu l'occasion de lire mes billets sur Le degré zéro de l'écriture et sur Mythologies.

    Roland Barthes et la passion du langageCette fois-ci, je vais tenter de dresser une rapide biographie de ce théoricien brillant et marquant pour les études littéraires et la pensée en général que fut Roland Barthes, l'"Enragé du langage". Je m'appuierais pour se faire sur un article  du hors-série du Point de septembre-octobre 2011 "Nos derniers maitres" !

    Roland Barthes se fait connaitre au public et au monde académique en 1957 lorsqu'il publie Mythologies qui comme son titre l'indique dépeint des mythologies mais des mythologies modernes, des années 1950, la DS, l'Abbé Pierre, le Tour de France. Barthes a alors 42 ans.

    Il est en effet né à Cherbourg en 1915, dans une famille bourgeoise, ayant perdu très tôt son père. Toute son existence, Barthes ne craindra rien de plus que l'ennui. Il passe une partie de sa jeunesse dans des sanatoriums pour soigner une tuberculose. Durant ces années, il dévore Sartre, Michelet ou Marx

    Alors jeune homme, il est certifié en philologie (l'étude qui consiste à retracer la généalogie des textes) et en grammaire puis fait la rencontre de Maurice Nadeau, l'éditeur du journal Combat. C'est suite à cette rencontre - et à la commande d'articles - que sortira le degré zéro de l'écriture, la vitrine d'une nouvelle critique en 1953.

    On est alors dans la période structuraliste à laquelle Barthes va adhérer un temps, se faisant sémiologue (étude des signes) et c'est aussi l'avénement du Nouveau Roman avec Les Gommes d'Alain Robbe-Grillet.

    En 1960, Barthes noue l'une des amitiés décisives de sa vie avec Phillippe Sollers (Tel quel) et est célébré à la foi par François Mauriac et Louis Aragon, faiseurs de rois.

    En 1960, Barthes devient chef de travaux à l’École pratique des hautes études avant d'y devenir directeur d'études deux ans plus tard. La même année, il entre au comité de rédaction de la revue Critique avec Michel Foucault et Michel Deguy. Il est alors victime d'attaques l'accusant d'utiliser un langage jargonneux et en ressort blessé lui qui accordait tant d'importance à son style. Indifférent aux évènement de Mai 68, il est à nouveau chahuté.Il est de plus sceptique face à l'engagement Maoiste de ses amis de Tel quel. Dans les années 1970, il fait un voyage en Chine avec Phillippe Sollers et Julia Kristeva où il s'ennuie, lui grand amoureux du Japon.

    Il publie beaucoup dans les années 1970 : L'Empire des signes, Sade, Fourier, Loyola, Nouveaux essais critiques, Roland Barthes par Roland Barthes et ses Fragment d'un discours amoureux son plus gros tirage. Malgré des polémiques, son aura ne cessse de croitre.Des revues lui consacrent des numéros spéciaux, un colloque à Cerisy-La-Salle lui est dédié.

    En 1977, il commence son cours à la chaire de sémiologie au Collège de France devant des salles combles. Cette même année, il est endeuillé par le décès de sa mère qu'il aimait tant. Il rédige à cette occasion Journal de deuil et La Chambre claire. Il ressort très abattu.

    Il est renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. Il est hospitalisé et malgré l'optimisme des médecins meurt le 26 mars. De chagrin ?

    Roland Barthes est une figure marquante de la pesée de la deuxième moitié du XXème siècle et ses œuvres intégrales sont disponibles en cinq volumes épais au Seuil. On peut aussi écouter ses cours au Collège de France sur ubuweb.

    A bientôt !

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