• Les premiers volumes d'une série de BD sont toujours ceux où le héros se cherche tant au niveau du scénario que Les Aventures d'Alix - Tome 2 : Le Sphinx d'ordu trait et du dessin. Le personnage principale prends peu à peu son allure définitive et s'entoure progressivement de tous ses comparses !

    Alix n'échappe pas à la règle ! On retrouve le travail documenté de son papa Jacques Martin dans le tome 2 - intitulé "Le Sphinx d'or" et paru en 1956 aux Éditions du Lombard ! C'est dans ce second opus qu'est introduit le personnage d'Enak, jeune Égyptien métissé - qui sera le compagnon de route de toutes les aventures du jeune héros romain d'origine gauloise !

    Il faut rappeler que les premières aventures d'Alix date de 1948 et donc signaler que cette année en 2018, le jeune héros post-adolescent fête ses 70 ans ! Ses aventures continuent d'ailleurs aujourd'hui - avec la série classique et l'autre série plus mature, Alix Sénator par Valérie Mangin ! Enfin, notons que le magazine L'Histoire lui a tout récemment consacré un hors-série !

    Revenons au "Sphinx d'or" ! L'album et le récit peuvent se diviser en deux temps, deux moments !

    Tout d'abord, il est fait référence au siège d'Alésia (voir le billet que j'ai consacré à cet événement !). La cité gauloise est encerclée par les armées de César et la situation de Vercingétorix est désespérée. Le chef gaulois espère néanmoins que des renforts vont arriver ! Cet épisode situe donc l'album en 52 avant J.-C.

    Dans un village voisin, les divers clans et leurs leaders tergiversent quand arrive Alix, fils de l'ancien chef Astorix, qui vient en quelque sorte revendiquer sa lignée et surtout intercéder au près de César pour faire parvenir des vivres aux assiégés. Là, Alix rencontre aussi son cousin Vanic. Pendant ce temps, un émissaire de Vercingétorix qui porte un message requérant d'envoyer des combattants supplémentaires est intercepté ! La neige tombe et s'accumule, bloque tout et finalement Vercingétorix dépose les armes aux pieds de César !

    Alors que César fête sa victoire, il reçoit un petit sphinx en or accompagné d'un message qui l'avertit que de graves événements se préparent en Égypte ! Or le pays est stratégique car c'est le grenier à blé de l'Empire. Le chef de guerre et consul romain décide alors d'envoyer Alix en ces terres lointaines pour enquêter !

    On suit donc les premiers voyages d'Alix de la Gaule à l’Égypte. En Égypte, Alix va découvrir un homme qui se fait appeler "Sphinx" et qui a levé une armée. Le jeune héros se rends au temple d'Efaoud avec le chef des archers royaux Sénoris ainsi qu'avec Enak. Ce récit réintroduit aussi le personnage d'Arbacès, un Grec retors qui va devenir un des pires ennemis du héros !

    Un album parsemé de scènes épiques de combats, batailles de masses, duels, chevauchées, parsèment le récit et allègent une histoire assez bavarde !

    Voilà, un des premiers albums qui augure d'une magnifique série !

    A bientôt !


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  • Pour une philosophie de terrain - Christiane VollaireL'image du philosophe perché dans sa tour d'ivoire à la peau dure ! Il serait l'intellectuel parfait qui théorise des revendications qui ensuite vont donner lieu à des luttes "sur le terrain" !

    Christiane Vollaire, dans son essai Pour une philosophie de terrain, montre à contrario que c'est le combat sur le terrain - bref la praxis ! - qui va faire émerger de nouvelles réflexions philosophiques. Étymologiquement, le "terrain" est d'abord le terrain militaire, le lieu de la bataille - et donc de l'action ! Pour une philosophie de l'action qui agit sur le réel ?

    On retrouve là la vieille opposition entre idéalisme - les idées tombent du ciel ! - et empirisme - tout procède des sens. La philosophie de terrain va engager le corps, le mouvement, le déplacement, voir l'exil ! C'est aussi l'expérience qui va importer !

    L'auteure se base d'ailleurs sur son expérience personnelle. Diplômée de philosophie, elle a d'abord enseigné puis a été infirmière durant dix années. Elle a aussi pas mal publier dans des revues de philosophie et de médecine, réfléchissant sur sa pratique. Se pose alors, dans le recours au terrain, pour la pratique/pensée philosophique, la question de l'enquête. Quel est le statut de l'enquêté ? Victime, témoin ou expert ? Quelle attitude doit adopter l'enquêteur ? Doit-il être neutre ? Doit-il s'immerger dans le milieu étudié (investigation participante) ?

    Dans un second chapitre, Christiane Vollaire revient sur sept figures de la philosophie et leur rapport au réel ! On a Spinoza, Marx et Engels, Simone Weil, Hannah Arendt, Pierre Bourdieu et Michel Foucault.

    Avec Spinoza, nous est rappelé que l'intellectuel parle toujours depuis un point de vue inscrit dans un contexte historico-politique. Ici, c'est celui d'une société très religieuse.

    On connaît les théories de Marx et Engels sur la réification des prolétaires et la marchandisation du travail. Il est montré ici que ces schémas se reproduisent alors dans la famille avec le patriarcat.

    Simone Weil étudie et condamne la division du travail qui conduit à la séparation entre travail intellectuel et travail manuel - où ceux qui donnent les ordres sont dans un rapport de domination et ceux qui les subissent ne pensent plus pour éviter la souffrance.

    Hannah Arendt revient sur le procès Eichmann en 1961, s'interroge sur les conditions du procès, les responsabilités dans le massacre des Juifs et pose la "Banalité du Mal"  - ce qui lui valut nombres de reproches !

    Pierre Bourdieu se penche lui sur la Guerre d'Algérie et le déplacement des paysans algériens pour éviter qu'ils ne soient contaminer par les rebelles ! Une réflexion sur l'exil donc - et la désocialisation.

    Enfin, je ne m'attarderais pas sur Michel Foucault, théoricien du bio-pouvoir et très engagé sur le terrain notamment sur la question des prisons ! Il est aussi question ici de son analyse de la révolution iranienne en 1979 qui s'est retourné en déversement de violence.

    Enfin, dans le troisième temps de l'ouvrage, il est question d"études sur le terrain mené par la philosophe, auteure de cet essai !

    C'est d'abord en Égypte en 2011, depuis la place Tahrir où elle donne la parole à des protagonistes qui s'opposent à un système étatique intégralement corrompu.

    C'est ensuite au Chili, en 2012, dans un pays également corrompu, livré avec le coup d'état de Pinochet de 1973 à l'ultralibéralisme à des fins d'enrichissement personnel. On voit alors que l'Amérique du Sud est une terre déchirée la violence qui s'inscrit dans trois temporalités, courte, moyenne et longue durée et où se pose un problème mémoriel.

    Puis, c'est la Bulgarie en 2014 où, on n'en a pas beaucoup parlé, mais vingt personnes se sont immolés par le feu un peu partout dans le pays, là encore pour protester contre un État corrompu. Christiane Vollaire donne la parole à ceux qui étaient là.

    Pour finir est associée la possibilité de lier la philosophie de terrain à une pratique de la photographie documentaire, loin du pathos et du sensationnel - et qui donne encore plus de sens. En clair, procéder à une "politisation de l'Esthétique" là où on avait une "esthétisation du Politique". Il est ici mentionnée la collaboration avec le  photographe Philippe Bazin.

    Un petit ouvrage - moins de 200 pages - néanmoins très dense - avec une bibliographie assez fournie et qui ouvre de nouvelles pistes de réflexions ! A une époque où la philosophie peut apparaître comme sclérosée, il est temps de la faire renouer avec le réel à travers la pratique et de savoir "d'où l'on parle" !

    A bientôt !

    PS : J'ai emprunté ce livre à la Bibliothèque Universitaire de ma ville où j'espère par ailleurs faire un stage cet été 2018 !


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  • Soyons clair ! Ce n'est pas que je déteste le Rap ! Je ne suis pas un spécialiste même si j'écoute Skyrock depuis 1998 et ai entendu pas mal de tubes dans ce registre. Mais je trouve que la production actuelle est très médiocre. Après les vieux routards vous rabâchent toujours IAM et Suprême NTM ! C'est sûr que c'était clairement "l'Age d'Or du Rap" ! Tout est -il à jeter dans la production actuelle ?

    Abordons maintenant le cas Soprano ! Ce rappeur est l'un des rares, dans le paysage du Rap actuel, à qui j'accorde un peu de crédit. Son "flow" trouve un peu grâce à mes yeux ! Son vrai état civil est Saïd M'Roumbaba, né en 1979, à Marseille, d'origine comorienne. Précédemment, il s'est illustré avec le groupe Psy 4 de la rime, dans les années 1990, groupe qui reste une référence. Puis l'artiste, chanteur, rappeur et compositeur entame une carrière solo en 2007 avec un premier album, Puisqu'il faut vivre.

    Le label Hostile Records édite en octobre 2010 son album La Colombe - dont il va être question ici ! On retiendra surtout la chanson Crazy et plus encore le single Hiro - interprété avec la chanteuse Indila !

    Hiro est une référence à Hiro Nakamura, le personnage de la série-télé Heroes alors très à la mode et qui a la particularité de pouvoir voyager dans le temps. Soprano profite de cette caractéristique pour énumérer un certain nombre d'événements marquants de ces dernières décennies - auxquels il aurait voulu assister - comme les discours de Martin Luther King,... - ou de beaux gâchis (le 11 septembre 2001, l’assassinat du commandant Massoud, l'accident d'avion de la chanteuse Aaliyah,...) qu'il souhaiterait pouvoir éviter !

    Soprano jette un regard lucide et un peu désabusé sur le monde. Particulièrement, il passe en revue les manies de la nouvelle génération dans le single Crazy mentionné plus haut. Parmi les thèmes abordés, il y a la séparation de couples dans Châteaux de Sable, croqué de manière assez juste !

    Un album qui bouge à l'image de ses mélodies ! Il s'agit de foutre le bordel dans la chanson Darwa, troisième single exploité sur les ondes avec Crazy et Hiro - en fait le premier chronologiquement !

    Plusieurs collaborations ! Avec Indila donc, avec Constantine Windaman, RedK, Awa Imani, le duo de musiciens et chanteurs maliens Amadou et Mariam, et Psy 4 de la rime !

    Revenons sur le titre avec Amadou et Mariam qui s'intitule On a besoin de toi - ou il est question de ces migrants africain attirés par les lumières de l'Europe et ses fausses promesses et qui sont autant de bras qui ne font pas croître le progrès en Afrique même ! Plus que jamais d'actualité avec la "Crise des Migrants" !

    Signalons aussi le morceau Je rêvais qui reprends la chanson Un autre monde du groupe de rock Téléphone. Dans le titre Je serais là, l'artiste rends hommage à sa mère, sa femme et sa fille. A la Usain Bolt reprends une grande icône noire actuelle qui maîtrise son destin et son domaine ! Accroche-toi à mes ailes est assez réussi de même, avec une musique et des paroles que j'ai trouvé particulièrement belles et inspirantes !

    Un album qui dresse un portrait de notre époque, des difficultés que beaucoup affrontent et de l'espoir et des forces qui résident en eux ! Soprano s'interroge aussi sur Ce qu'on laisse à nos mômes, lui le papa d'une petite fille qu'il adore ! Au total, dans La Colombe, on a droit à 14 titres

    A noter que cet album, La Colombe, a connu une réédition en mars 2011, changeant de titre pour La Colombe et le Corbeau - et donc avec un nouvel opus intitulé Le Corbeau !

    Cet album a eu un bon succès puisqu'il a atteint la tête des ventes en France avec plus de 190.000 exemplaires plus les 20.000 ventes de l'album Le Corbeau !

    C'est distrayant et ça s'écoute ! Soprano est un artiste au profil assez sympathique contrairement à d'autres rappeurs qui se prennent pour des boss et des "Maîtres" ! Mais bon, si Rico m'a prêté ce CD, ce n'est pas le genre d'achat que je serais prêt à faire de ma poche !

    A bientôt !


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  • On connaît l'histoire de Peter Parker alias Spider-Man, personnage crée dans les années 1960. Tant d'histoire on été écrite sur ce héros que c'est encore un miracle que les auteurs de comics arrivent à se renouveler sur ce thème !

    Pourtant, dans les années 2000, la Maison des Idées - Marvel Comics ! - décide de lancer un univers alternatif rajeuni - avec des versions différentes de ses principaux héros ! C'est l'univers Ultimates - que je connais bien mal et dont je ne suis pas vraiment fan ! Les principaux artisans de cet univers sont, au scénario, Brian Michael Bendis et Mark Millar et au dessin, Bryan Hitch et Mark Bagley.

    Cet univers va connaître de multiples évolution ! Ce qui nous intéresse ici, c'est la mort du Spider-Man/Peter Parker Ultimates - mort provisoire ? - qui sera remplacé par un autre Spider-Man nommé Miles Morales - qui a la particularité d'être afro-américain. Ce nouveau héros apparaît pour la première fois en août 2011 et est le fruit du travail de Bendis et de Sara Pichelli ! Notre nouveau héros a quasiment les mêmes pouvoirs que l'original, avec quelques différences ; super-venin et camouflage !

    Se pose alors la question de "quand la Terre-616 et l'univers Ultimates vont-ils se croiser ?". La "confrontation" a lieu en 2013 dans le cross-over Spider-Men - avec Bendis au scénario et Pichelli au dessin ! Le Peter Parker "classique" croise Miles Morales, son alter-ego en quelque sorte, dans une histoire de voyage entre les dimensions ! La fin est ouverte et appelle une suite !

    En 2017, sort Spider-Men II, avec toujours Bendis et Pichelli - assistée de Mark Bagley ! Entre temps, les univers sont entrés en collision et le Multivers a été réorganisé ! L'Univers Ultimates a notamment été détruit ! Nos deux Spider-Men se retrouve sur la même Terre, la Première Terre ! C'est là que commence Spider-Men II !

    Ce comics interroge sur l'identité du Miles Morales de l'Univers "classique" originel. On sait que le Miles Morales de l'Univers Ultimates est notre nouveau Spider-Man et bien sur la Terre-616, devenue la Première Terre, il est en fait une sorte de gangster, ami de Wilson Fisk, le Caïd ! Il s'agit aussi d'une version adulte - et donc maléfique de notre héros - mais sans pouvoirs ! Après je ne connais pas assez l'Univers Ultimates pour pouvoir pousser plus loin  al comparaison.

    Ce Miles Morales adulte a une compagne, une certaine Barbara - qui porte le même prénom de la fille que le Miles Morales jeune a en vue ! - dont il est très amoureux et qui malheureusement va disparaître trop tôt ! Le gangster Morales, inspiré par des propos de Fisk, va explorer le Multivers - ou plutôt le faire explorer par le Maître de Corvée - pour trouver une autre version de sa Barbara ! A la fin, il ira la retrouver dans ce qui est... l'Univers Ultimates ressuscité ! Ceci présage donc de futures aventures dans ce monde rajeuni où Miles Morales ne figure plus - si ce n'est la version adulte et gangster qui y émigre à la fin pour retrouvé sa bien-aimée !

    La morale de ce récit est que les méchants gagnent parfois et qu'il n'y a jamais de fin heureuse dans l'existence qui n'est qu'un flux continu et qu'y voir un dénouement à un certain moment n'est qu'une construction de l'esprit humain !

    Mon verdict sur cette BD maintenant ! Sara Pichelli est une artiste vraiment au top et ses dessins sont tout bonnement magnifique ! Bendis est habituellement un assez bon scénariste, très en vue, un des Architectes de Marvel - passé à la Distinguée Concurrence - DC Comics - récemment, auteur que j'apprécie beaucoup. Mais ici, j'ai l'impression qu'il n'a pas poussé ses idées jusqu'au bout. On reste sur sa faim ! Je me demande vraiment ce qu'apporte le personnage du jeune Miles Morales, si ce n'est un peu de diversité ethnique et éditoriale - en même temps, je connais très mal, comme je l'ai dit, ce héros ! Si je devais donner une note à ce Spider-Men II, je donnerais un 11/20 pour le scénario et un 14/20 pour le dessin ! Moyenne à 12,5/20 donc !

    J'espère dans le futur vous faire une review du premier cross-over, Spider-Men, qu'il faut que je relises et qui m'avait paru bien meilleur !

    A bientôt !


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  • La dernière Trilogie Star Wars - la Postlogie - initiée en 2015 sur les écrans (plus tôt si l'on tient compte de la préproduction et du tournage du premier des trois films ! Bref dès le rachat par Disney en 2012 !), a introduit son lot de nouveaux personnages ! Il est une tradition dans cet univers, ce sont les personnages qui portent des masques, des casques, des armures ou des costumes ! On retrouve parmi ces nouveautés la redoutable et sans pitié Capitaine Phasma, reconnaissable à son armure de Stormtrooper chromée !

    A l'écran, Phasma est incarnée par l'actrice Gwendoline Christie - aussi connue pour son rôle de Brienne de Torth dans Game of Thrones, habituée des rôles un tantinet physique donc ! L'album de BD qui nous intéresse aujourd"hui - intitulé Capitaine Phasma : La Survivante nous explique dans son introduction que le personnage éponyme a été sollicité par le public, suscitant un "véritable engouement" ! Rien n'est plus faux ! Car Phasma est largement sous-exploitée ! De plus, Christie ne montre jamais son visage ! Rôle ingrat ?

    Pour combler ces lacunes, il a été décidé - juste avant la sortie de l'Épisode VIII - Les Derniers Jedi - de développer le background de Phasma à travers la BD sus-citée et aussi à travers le roman de Delilah S. Dawson, Phasma - dont je vous livrerais dans l'avenir aussi une critique ! C'est la gamme de produits :"Voyage vers Star Wars : Les Derniers Jedi" qui reproduit une initiative similaire qui avait eu lieu à l'époque pour Le Réveil de la Force !

    La BD qui nous intéresse est scénarisée par Kelly Thompson, romancière américaine qui a étudié l'Art Séquentiel à l'Université de Georgie ! Dans le domaine des comics, elle est connue pour trois titres qui l'ont lancé en 2015 : Captain Marvel & The Carol Corps, Jem and the Holograms et Heart in a Box ! Elle écrit par la suite A-Force, Hawkeye, Rogue & Gambit  et notre Capitaine Phasma  ! Elle se spécialise donc, semble-t'il, autour de personnages féminins, à quelques exceptions rares !

    Nous connaissons déjà les travaux de l'Italien Marcho Checchetto sur Star Wars :Les Ruines de l'Empire, Obi-Wan & Anakin  et le cross-over La Citadelle Hurlante  en alternance avec d'autres dessinateur dont le très honni par nous-même Salvador Larroca ! Le style de Checchetto est très lisible, propre et net, très détaillé, dynamique et parfois servi par les talents du coloriste quand il ne dessine pas des environnements gris de planètes crépusculaire comme dans Obi-Wan & Anakin  ou encore dans la présente BD !

    Les couvertures, magnifiques, sont signées du Français Paul Renaud ! Dont on savait déjà à quel point il était talentueux (par son travail sur Uncanny Avengers notamment !).

    On avait laissé Phasma à la fin du Réveil de la Force  dans un compacteur d'ordures - clin d'oeil à une scène ultra-célèbre de l’Épisode IV - Un Nouvel Espoir  ! Plus grave pour notre capitaine du Premier Ordre, Finn et Han Solo l'avaient obligé à désactiver les boucliers de la Base Starkiller, conduisant à la destruction de celle-ci !

    Ici, on en reprends là et Phasma parvient à s'échapper à temps, accompagnée du pilote TN-3465, une jeune femme qui ne survivra pas à cette aventure ! En vérité, Phasma a essayer d'effacer les traces de son irruption dans l'ordinateur centrale pour entrer les codes de désactivation et ne pas en endosser la responsabilité - ce qui signifierait sa disgrâce voire son exécution pour "trahison" ! Mais elle découvre qu'un autre officier, Sol Rivas, a accédé aux données et découvert le rôle de la capitaine dans ce fiasco !

    Phasma va donc le traquer jusque sur la planète Luprora, un monde très hostile, lui faisant porter le chapeau de la trahison alors qu'en réalité, elle veut l'éliminer pour ne pas qu'il parle ! La planète Luprora ne va pas lui faciliter la tâches avec ses créatures mortelles, les Tsw'ells et ses indigènes tout aussi dangereux, les R'ora ! Phasma va se montrer fin stratège en s'adjoignant l'aide des Lup'ror, des colons, et les pousser contre les R'ora pour atteindre Rivas, prisonnier de ces derniers !

    Au final, tout se goupille bien pour la capitaine sans pitié et sans scrupules qui éliminera tous les témoins et abandonnera aussi les colons Lup'ror à leur triste sort : l'extinction ! Elle regagnera la flotte du Premier Ordre et fera son rapport au Général Hux alors que ses armées et ses destroyers stellaires s’apprêtent à attaquer D'Qar et la Résistance  - cela nous est raconté dans Les Derniers Jedi !

    Que dire ? Cet album m'a à moitié convaincu ! Côté dessin, c'est assez beau et peaufiné même si comme je l'ai dit l'ambiance de Luprosa ne mets pas en valeur le style de Checchetto ! Cé scénario, c'est au final un récit assez anecdotique qui ne nous en apprends pas beaucoup plus sur Phasma, rien ou presque sur son passé, surtout sur son caractère implacable voire cruel - en tout cas déterminé et on pourrait même dire fanatisé ! Ça me fait dire que le personnage ne méritait pas d'être éliminé par Finn de la façon dont elle l'a été dans l'Épisode VIII ! Peut-être à t'on tout dit sur la capitaine - objet de fantasmes car masquée (à l'instar d'un Boba Fett !) Mais est-elle vraiment morte ? Je pense que oui ! Ou alors elle aurait une capacité surhumaine d'échapper à son destin à la fin de chaque film ?

    A bientôt !


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  • Retournons en 12 avant J.-C., sous le règne d'Auguste, retrouver le noble sénateur et quinquagénaire toujours vaillant Alix, flanqué de son fils Titus et du fils d'Enak, Kephren, adolescent plus problématique !

    Cette fois-ci, Alix est en Grèce pour accomplir une mission que lui a confié son empereur et ami Auguste, à savoir remettre la main sur les livres sibyllins qui sont donc, par définition des livres de prophéties, en particulier de la Pythie de Delphes !

    Ce tome 4  - "Les Démons de Sparte" - toujours scénarisé par Valérie Mangin - qui se fonde sur de solides bases historiques - et illustré avec autant de rigueur par Thierry Démarez, poursuivant l'héritage de Jacques Martin et amenant ses personnages dans de nouvelles directions inédites, ouvre un nouveau cycle de trois tomes. Au début du récit, Alix, accompagné de ses fils et d'une compagnie de légionnaires romain, est à Athènes, sur l'Acropole, auprès de son ami Numa Sadulus - personnage de la série originale (de L'Enfant grec je crois ?) croqué d'après l'érudit contemporain Numa Sadoul.

    La tâche de ramener les livres sibyllins a d'abord été confiée à Marcus Atilius mais celui-ci et sa petite escorte ont été interceptés par des hommes se présentant comme des "Spartiates", descendant des 300 de Léonidas ! Alix doit récupérer ces livres  et il découvre que le plus précieux des ouvrages n'a pas été récupéré par les agresseurs mais serait en possession du "Boiteux" - un livre qui contient un secret très important et donc très précieux !

    Ce tome nous mets en perspective les événements qui ont conduit à la conquête de la Grèce par Rome et qui ont eut lieu pour l'essentiel au IIème siècle avant J.-C. La Ligue achéenne fut en effet battue par les légions romaines ! De nombreux personnages - au premier chef Heraklion, alors enfant et apparu pour la première fois dans le volume de la série originale, Le Dernier Spartiate (voir mon billet !) - regrettent le déclin de ce qui fut autrefois la Grande Grèce, berceau de la culture et qui n'est plus que ruines, campagnes désertes, musées et terres exploitables par les riches patriciens romains !

    Heraklion est Spartiate et se porte garant pour les siens : ils n'ont pas agressé Atilius, ni repris les livres tant convoités ! Et il affirme ceci même en détestant Euryclès, le dictateur actuel de Sparte, allié d'Auguste !

    Un important passage du récit se passe à Delphes, où les enfants d'Alix vont consulter la Pythie. La question de la filiation de Titus est posée et les réponses de l'Oracle sont évidemment mystérieuses et bien inquiétante pour le jeune garçon qui se demande qui est sa mère ! Kephren pose aussi une question qui ne sera dévoilée qu'à la fin de ce tome !

    Finalement, l'affrontement dans des gorges entre la soldatesque d'Alix et les "Spartiates" a lieu ! Ils ne sont en réalité, comme on s'en doutait, des mercenaires mais qui les a engagé ? Et où sont les livres ? Alix obtient des réponses et doit se dépêcher de rentrer à Athènes pour confronter les commanditaires ! Toutefois le dernier livre, celui qui contient le secret si important, n'est pas retrouvé !

    Kephren semble devoir poser problèmes à l'avenir ! Il entretient une rancœur secrète contre Alix, son tuteur, et Enak, son père, reparti en Égypte ! On sait depuis la fin du tome 3 qu'il est un espion de Livie. Il s'acquitte bien de ce dernier rôle ici d'ailleurs et en sait quelque peu sur le livre sibyllin manquant !

    Il reste à lire les tomes suivants pour connaître le fin mot de l'histoire !

    C'est toujours aussi excellent et prenant ! Le ton n'est certes pas le même que la série original ! Là, on est plus dans la couleur de séries actuelles comme Game of Thrones à la télévision, c'est à dire plus violent et plus cru aussi - et plus réaliste ! Le dessinateur Thierry Démarez nous livre un travail nickel tout en détails et précisions ! Bref, c'est une série que je suis - et continuerais à suivre ! - avec intérêt et qui ne m'a jamais déçu ! J'étais déjà fan de la série original de Jacques Martin que m'offrait mon grand-cousin Alain P. lorsque j'étais enfant !

    J’appréciais déjà aussi beaucoup Valérie Mangin, ancienne élève de l’École des Chartes et vivant à Bayeux, pour ses travaux antérieurs notamment sa série de BD Abymes - dont le tome 3 conclusif m'avait bluffé (voir sa critique ailleurs sur Eklablog et Overblog !)

    A bientôt !


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  • XIII - Tome 17 : La Version irlandaise -  Giraud & Van HammeCe tome 17 des aventures de XIII, intitulé La Version irlandaise, est en quelque sorte un flash-back qui fait retour sur un événement précis du passé du héros. Durant ses études universitaires, Jason Fly se lia d'amitié avec Kelly Brian, en réalité un jeune activiste de l'IRA du nom de Seamus O'Neil. Les deux hommes devaient se rencontrer une dernière fois lors d'un séjour en montagne puis un seul des deux devait en revenir et usurper l'identité de l'autre ! Fly avait-il tué Brian et assumé son rôle ? Cet album plein de surprises nous révèle en fait que cela ne s'est pas passé comme ça !

    Un excellent récit qui montre une fois de plus que Jean Van Hamme maîtrise son sujet et sait nous concocter des intrigues élaborées ! Cette fois-i, chose notable, William Vance cède la place à la légende de la BD, Jean Giraud, auteur notamment de la série Blueberry (chroniquée ailleurs !) et aussi connu sous le nom de Moebius ! On reconnaît bien son trait expert si caractéristique !

    Le début de l'album nous montre les débuts du parcours du vrai Kelly Brian ou plutôt de Seamus O'Neil en Irlande du Nord et son engagement progressif au sein de l'IRA Provisoire, la branche qui a décidé de recourir au terrorisme, là où le Sinn Fein a opté pour l'action politique ! Van Hamme nous livre d'ailleurs au début du récit un long texte qui résume le contexte politique compliqué depuis l'invasion de l'Irlande au XIIème siècle par les armées d'Henri II Plantagenet, les premiers sursauts d'indépendance à la fin du XVIIIème siècle, jusqu'à l'amnistie au début des années 2000. C'est utile pour s'y retrouver bien que très sommaire évidemment !

    Seamus O'Neil va se retrouver impliqué dans le combat de L'IRA Provisoire, et même connaître l'amour pour le perdre aussitôt ! Il sera arrêté et on organisera son évasion puis sa fuite aux USA, sous la fausse identité de Kelly Brian ! C'est là qu'il rencontrera Jason Fly et c'est là, au début du récit qu'il raconte son passé à son ami !

    On a la surprise de retrouver Franck Giordino dans cet album - qui est alors à la tête de la CIA et non de la NSA - pas encore du moins ! Plus surprenant encore est la présence de Jessica Martin, amante de Giordino et qui travaille pour lui comme agent ! Elle sera chargée d'approcher Kelly Brian et aura une liaison avec lui. Évidemment, XIII, devenu amnésique entre temps, ne se souvient plus de ces événements !

    Kelly Brian est alors contacté à nouveau par son oncle, un des chefs de l'IRA, qui décide de l'envoyer à Cuba contacter Fidel Castro pour récupérer des armes mais avant cela le jeune activiste - par ailleurs de plus en plus dégoûté de la violence et tenté par la négociation politique - doit éliminer son ami Jason Fly qui en sait trop sur lui  - au cours d'une randonnée !

    Mais Seamus ne peut s'y résoudre et raconte tout à Jason ! Finalement, celui qui est connu sous le faux nom de Kelly Brian est abattu mais pas par Jason Fly ! Jessica fait aussi son apparition au moment cruciale et finalement, celui qui aura maintes identités avant de devenir XIII, l'amnésique le plus célèbre du Neuvième Art, se voit proposer de reprendre l'alias de Kelly Brian et sa mission à Cuba ! On ne lui laisse guère le choix !

    Et où on découvre que Giordino sait des choses sur le passé de notre héros que celui-ci même ignore ! Confondant !

    Comme toujours une excellente histoire pour une série d'exception ! On attends maintenant la confrontation finale entre XIII et le directeur de la NSA dans le présent !

    A bientôt !


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  • Depuis presque une dizaine d'années, je consigne des réflexions - qui me viennent de mes lectures et deDes Réflexions à foison - VII mes expériences du monde - dans des carnets numériques ! C'était déjà bien avant que je fasse des études de Philosophie ! Peut-être un jour établirais-je un système et des synthèses thématiques ?

    Voici les quelques discussions du jour !

    Le langage permet de maîtriser le temps ! Il permet de ramener les choses au présent et nait avec l’écriture de l’Histoire.

    Pourtant, le langage est incapable de dire ce qu’est « le Temps ». Pour se faire il utilise des approximations telles que « le temps s’écoule » confondant temps et phénomènes temporels !

    (03/11/2013)

                                                                       ***

    Ouverts d’esprit, racistes ? Antisémites ?

    On l’est tous potentiellement car on ne choisit pas dans quel milieu on naît !

    Tous se joue dans l’éducation or on ne choisit pas – nos aînés – notre milieu – nous l’impose.

    L’intolérance n’est pas génétique !

    Claude Lévi-Strauss : Nature et culture !

    (04/11/2013)

                                                                    ***

    1 univers avant le Big Bang ---- 1« tour de manège » de plus

    n univers --- n « tours de manège »

    Mais tout de même un univers initial

    Donc 2 théories interféreraient

                              Univers cyclique

                              Et naissance du premier univers

    A combien de « tours de manège » en sommes –nous ?

    (Et le multivers dans tout cela ?)

    (04/11/2013)

                                                                       ***

    La métempsycose ? La réincarnation des âmes ? Quelle « foi » y accorder ?

    Moi, je me rappelle que lorsque j’avais 5 ans et que me venait mes premières pensées –pas encore quoi que des réflexions – sur la mort, j’avais, à 5 ans, l’impression d’avoir vécu bien plus longtemps que 5 ans ! Il est vrai que quand on est enfant, on n’a pas la même notion du temps ! Et la légende du « baiser de l’ange » qui nous effacerait nos souvenirs de nos vies antérieures ?

    L’oubli est nécessaire à la construction de la mémoire et de l’identité – à l’échelle d’une seule existence – et de plusieurs ?

    Deux potes à moi, des intellos des bacs à sable, ont eu une conversation dans le bus, dont je me souviens, à la fin des années 1980, du temps du lycée ; Ils expliquaient qu’ils avaient l’impression de connaître déjà des lieux où ils ne sont jamais allés.

    Mais il faut remarquer que de par la culture qu’il acquiert, par ses lectures, l’individu curieux de nature possède une mémoire antérieure à sa naissance. Par exemple, je n’ai pas vécu la Seconde Guerre mondiale mais j’en ai des images par les documents historiques que j’ai lu ! C’est par l’écrit que l’homme entre dans l’histoire. D’où aussi mon journal comme témoignage et fil rouge pour ma famille !

    (18/11/2013)

                                                                       ***

    La bêtise, ce n’est pas tant le manque de culture mais plutôt d’avoir des certitudes !

    « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien ».

    Attention toutefois à ne pas tomber dans la fausse modestie. Pourquoi se cacher que l’on a une grande culture lorsque c’est effectivement le cas ! Moi et mes nombreuses lectures : entre 2 et 5 romans/essais par semaine !

    (18/11/2013)

                                                                     ***

    Le but de la quête de la connaissance n’est pas d’acquérir une érudition absolue, ni même d’approcher la Vérité mais plutôt de combattre ses propres certitudes.

    Je me rends compte que cela peut être déstabilisant !

    Le sage est plus « perdu » que l’ignorant !

    (19/11/2013)

                                                                     ***

    La Vie a-t-elle un sens ? En tout cas, elle est complexité !

    (20/11/2013)

                                                                     ***

    Dans les temps antiques, le cosmos, les dieux et les passions humaines étaient reliés. Puis, il y a eu compartimentation – et désenchantement ? – dans leur étude.

    Avec les plus récentes découverte de la Physique – Le Big Bang, le multivers, la science se mêle de nouveau au religieux – est-ce un bien ? Un mal ?- au philosophique et au métaphysique ! Un retour de la transdisciplinarité que j’appelle de tous mes vœux – pour mieux approcher la complexité du réel !

    (25/11/2013)

                                                                     ***

    J’imagine – ou plutôt, j’en ai rêvé – que l’avenir du cinéma et du jeu vidéo se situe dans une sorte de « 3D Max Interactive », au croisement entre technologie Wii, holographie en couleur et possibilité de déplacer des objets sur des interfaces en « solide » à la manière de Minority Reports ou des films Marvel Iron Man ou Agents of Shield !

    On visionnerait un film de manière nouvelle, on se déplacerait dans le décor, on pourrait même bouger les objets mais, dans le cas d’un film – et pas d’un jeu vidéo ! – on aurait un message d’erreur si on déplace un objet dont le héros a besoin !

    Visionnaire !

    (29/11/2013)

                                                                        ***

    Être lucide sur le monde rend-t-il plus heureux ?

    (01/12/2013)

     

    C'est tout pour cette fois ! A bientôt !

    (Libre à vous de creuser ces pistes de réflexions en commentaires ! J'y répondrais volontiers !)


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  • Volume  2 :  Les Amoureux des Bancs Publics - Georges BrassensGeorges Brassens est quasiment une légende dans le milieu des auteurs-compositeurs-interprètes ! Il est considéré en outre comme un véritable poète français.

    Notre Brassens national est l'auteur de plus de deux cents chansons dans le registre populaire. Nombres de compilations ont été édités qui contiennent ses textes les plus emblématiques, comme Chanson pour l'Auvergnat, La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Les Copains d'abord, etc... On connaît tous ces morceaux !

    L'artiste, né en 1921 et décédé en 1981 est connu pour la force de ses textes alliés à la simplicité des mélodies. On reconnaît aisément sa voix un peu rocailleuse accompagnée du seul son de sa guitare. Brassens, c'est le chanteur idéal pour les veillées autour d'un feu de camp !

    Ce qui est remarquable, c'est l'audace de ses compositions, qui frôle toujours la transgression mais de manière fine, en utilisant la périphrase et la métaphore - ce qui produit un effet comique certain ! Une audace d'autant plus remarquable, dans les années 1950, dans la France d'avant - Mai 68 !

    Brassent chante les mauvais garçons notamment, dans cette compile, Volume 2 : Les Amoureux des Bancs Publics, avec des chansons comme "Je suis un voyou" et "La mauvaise herbe" ! Il y a de fortes tendances anarchistes chez Brassens et la figure du voyou incarne la résistance à l'autorité, à la bigoterie, à une société corsetée et psychorigide, gangrenée par la bien-pensance et qui aliène les individus !

    En face de cela, il y a les plaisirs de la vie et dans ce registre, le personnage de la jeune fille incarne une sorte de candeur naïve - les femmes qu'elles soient innocentes comme Margot ou comme la prostituée font déraisonner les hommes, brisent le conformisme et les faux-semblants, bref l'hypocrisie générale ! Lorsque "Margot dégrafait son corsage", c'est "pour donner la gougoutte à son chat" et elle ne se voit pas comme un objet sexuel !

    Beaucoup de tendresse aussi dans ces chansons et un éloge de la jeunesse avec "Les Amoureux des Bancs Publics" ou encore "Le Vent" qui se montre fripon ! Car vous l'aurez compris, il y a de la friponnerie et de la polissonnerie dans ces textes ! Brassens fut l'enfant pas sage de la chanson française ! Polisson mais jamais vulgaire !

    La position du chanteur vis-à-vis de l'amour est plus ambiguë ! Il est tantôt célébré, tantôt malheureux, comme il le rappelle dans "Il n'y a pas d'amour heureux", sublime mise en chanson d'un texte de Louis Aragon ! Parfois, il est même tarifé et devient jeu ! Bref, il est souvent dédramatisé !

    Certains textes jouent plus basiquement sur les sonorités et les allitérations comme "La cane de Jeanne", purs jeux textuels, mais là encore pas seulement ! L'emploi de l'argot est souvent présent !

    Brassens est un chanteur intemporel ! J'éviterais bien sûr de faire des parallèles avec des chanteurs actuels ! Je me suis déjà exprimé sur ce sujet, vous savez à qui je pense (sinon demandez à Madame Pavochsko ou à Bella !) et je vais passer pour un vieux con ! Mais les textes de Brassens sont  beaucoup plus engagés que la production complète de tous ces nouveaux venus - dont certains ont déclaré "être le nouveau Mozart", ne doutant de rien - ridicule !

    Brassens doit bien rire sous sa moustache là où il est désormais !

    A bientôt !


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  • Nous retrouvons la série épique The Savage Sword of Conan  - avec le tome 4 intitulé "Le Conquérant" et toujours édité en kiosques par Hachette-Collection ! Force est de constater tout d'abord, que, scénarisés toujours par Roy Thomas, d'après Howard, les récits de Conan ne se limitent pas à des combats à l'épée - même si le héros règle souvent ses problèmes par le fer !  - mais mettent aussi en jeu des intrigues politiques compliquées et des complots à multiples niveaux ! La magie est aussi très présente !

    Ce tome 4 contient les issues 8 à 11 du comics original des années 1970, avec six récits datés de fin 1975 - début 1976.

    "Le Flacon d’Éternité" est dessiné par Tim Conrad. C'est un récit très court qui nous est narré par l'entremise d'un sorcier immortel. Celui-ci raconte comment un certain barbare qui nous est bien connu, Conan donc, déjoue tous ses pièges et parvient jusqu'à lui pour lui asséner un coup de hache mortel ! Notre sorcier aspirait en fait à la mort, qui le délivre des Dieux Anciens, et voit à l'ultime moment le Cimmérien comme son libérateur ! Court, simple, mais efficace !

    "Chant de mort de Conan le Cimmérien" est encore plus court puisqu'il s'agit d’un poème écrit par Lin Carter, un des plus célèbre adepte de Howard et illustré par Jess M. Jodloman, un dessinateur philippin qui a notamment aussi illustré Ivanhoé et L’Odyssée  pour Marvel dans les années 1970.

    "Corsaires contre Stygiens", dessiné par Gil Kane et Yong Montano et "Conan le Conquérant", illustré par John Buscema "et sa Tribu", font partie d'un même très long récit où Conan est Roi d'Aquilonie mais a été provisoirement destitué par un conglomérat de traîtres. Pour retrouver son trône, le Roi Barbare doit remettre la main sur un puissant talisman, le Cœur d'Ahriman, que l'on a transporté jusqu'en Stygie, pays maudit où règnent le maléfique Seth et ses prêtres !

    La route est longue jusqu'en Stygie et Conan doit d'abord se défaire du capitaine Démétrio, qui commande le condotierre,  et de son équipage de corsaires ! Notre héros vainc le chef en combat singulier puis délivre les esclaves noirs que lui-même a jadis dirigé en tant que Amra. Il peut ensuite débarqué dans une petite barque dans le pays maudit des Stygiens !

    Là Conan devra éviter d'autres dangers dont des serpents sacrés ou encore la reine vampire immortelle Akivasha qui tentera de l'étreindre. Il assiste ensuite à une cérémonie impie entreprise par les Stygiens pour ressusciter un très ancien sorcier, mort il y a des millénaires, avec le talisman tant convoité par Conan ! La cérémonie échoue partiellement car surviennent des Khitians venus aussi récupérer le Cœur d'Ahriman ! C'est finalement Conan qui parvient à son but !

    Dans la suite du récit, Conan fait face à la conjuration qui l'a destitué ! Il y a Amalric, Baron de Tor, Tarascus, roi de la Némédie voisine et Valerius pantin et chancelier d'Aquilonie. Oraste le quatrième conspirateur vient les mettre en garde contre Xaltotun de l'ancien Empire maléfique et puissant d'Achéron, empire disparu il y a des millénaires - 3000 ans ! , et dont le dernier représentant, Xaltotun, ressuscité par nos quatre types et le Coeur d'Ahriman, veut libérer les démons ! Très prévisiblement, Xaltotun tue Oraste devant le reste de l'assemblée pour montrer son pouvoir !

    Conan aura fort à faire pour défaire tous ces vilains ! Il s'appuiera sur les révoltes intérieures au pays et ses propres armées restées fidèles ! Finalement, tous les conspirateurs seront vaincus de même que Xaltotun avec l'aide d'un prêtre d'Asura !

    On retrouve les pillards zuagirs dans le récit suivant ! Conan est toujours à leur tête et a quelques difficultés à tenir Fazal un de ses lieutenant qui attaque un convoi de prêtre ! Les Zuagirs récupèrent une statuette en forme de femme à tête de chatte qui murmure son influence à l'oreille de Conan et le fiat déraisonner, le poussant à des raides de plus en plus audacieux qui mèneront à la fin des Zuagirs ! Par la suite, Conan se libère de son emprise tandis qu'elle s'empare de l'esprit de Fazal.  Notre héros finira par jeter l'effigie au loin qui sera recouverte par les sables ! C'est illustré par Pablo Marcos

    Le dernier récit se nomme "Le Repaire des Damnés', dessiné par John Buscema et Yong Montano à nouveau ! Conan, qui a perdu ses Zuagirs, prends l'identité de Shrikuh natif de Zamora et tente d'infiltrer les Tigres Noirs, un groupe de voleurs qui vivent dans la cité appelée le Repaire des Damnées et dirigés par Abdel Khafir leur prince. Or Khafir est en fait un espion turanien, nommé Nikolav Yvonn que Yesdigerd le dirigeant turanien a chargé de prendre le contrôle des Tigres Noirs pour mieux mes conduire à leur perte ! Mais voila, le nouvel émir, Khafi alias Yvonn suit son propre agenda, a trahi son chef, et veut se tailler son propre royaume avec la petite nation de voleurs !

    Conan arrive dans l'idée de semer la zizanie et de renverser Khafir en nommant un nouvel émir à sa place ! Il peut pour cela compter sur Mellanie, une ancienne courtisane dont le frère Darami a été assassiné après avoir volé les Tigres Noirs. La jeune femme connaît le secret de Khafir et pour cette raison l'émir veut l'éliminer après l’avoir réduite en esclavage tandis qu'elle recherchait vengeance !

    A cela s'ajoute une histoire d'étrange amulette qui est en fait un être vivant  fait de brumes qui va finir par s'étendre en dévorant tout : humains, pierres et joyaux - et pouvant possiblement s'étendre au monde si il n'était arrêté par trois être étranges à l'aspect identiques, maîtres du contrôle mental et de forces obscures ! Le récit s'arrête avec la cité des voleurs réduite en cendres qui lui vaut bien alors son titre de "Repaire des Damnés" !

    Des récits au final très élaborés et bien construits pour une collection vraiment épatante ! Nous ne sommes pas près d'en voir le bout puisqu'elle compte 55 tomes ! Je vous donne donc rendez-vous au tome 5 ! Bientôt !

    A très bientôt !


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  • Durant mes années de lycée, je me suis pas mal éclaté sur mon Amstrad CPC puis sur mon Atari ST ! Acheter desVixen - Martech jeux vidéo n'était pourtant pas forcément à la portée de ma bourse et je récupérais des jeux piratés/ crackés en nombres ! J'ai déjà du aussi vous dire que j'étais inscrit à la Logithèque de la Bibliothèque de Caen ! J'y dénichais quelques petites perles mais aussi des softs improbables ! Vixen fait partie de ces jeux !

    Vixen  est jeu édité par la société Martech et Intelligent Design, sorti en 1988,  qui mets en avant une belle amazone ! La jaquette de la boite est à cet égard assez affriolante - surtout pour moi qui ressentait alors mes "premiers émois" - avec une jeune top-model blonde qui n'aurait pas dépareillée en photo dans The Sun ou Das Bild !

    C'est un jeu d'action/aventure - sur Atari ST, Amiga, PC, ZX Spectrum, Commodore 64, et Amstrad CPC - où vous incarnez Vixen qui est le dernier être humain de la planète Granath, qui est maintenant sous le contrôle d'une race de dinosaures. Élevée par des renards, elle a juré auprès des anciens d'éradiquer les dinosaures et de rendre la planète aux humains. Elle dispose pour ce faire d'un fouet améliorable au cours de l'aventure. La seule originalité de ce jeu est que vous pouvez vous transformer en renard - en renarde donc plutôt !

    Pour vous situez le jeu, disons qu'il ressemble un peu dans le style du jeu Thundercats (Cosmocats) d'Elite Systems, paru à la même époque ! Vous vous déplacez dans un environnement 2D avec scrolling horizontal. Vous vous débarrassez des ennemis avec votre fouet en évitant tout contact mortel ! Vous avez de plus un temps limité !

    En soi, le jeu n'est pas mauvais - mais n'est pas exceptionnel non plus ! Rien de transcendant ! On notera la musique langoureuse - et vaguement préhistorique ! - qui accompagne le jeu qui n'aurait pas dépareillé dans un film érotique !

    Vixen - Martech

    Mais ce qui pique les yeux et fâche, c'est la notice du jeu ! C'est traduit en français de manière complètement incompréhensible - à croire que ça a été traduit du chinois au français par un Bulgare qui ne parle aucune des deux langues ! Pas une seule phrase sujet/verbe/complément - et un parlé "petit nègre" pour notre héroïne ! Travail bâclé donc ! A quoi bon soigner la jaquette si c'est pour se foirer sur la notice !? Dans le genre de traduction qui tâche, on avait aussi Ultima IV de Lord British avec son "Board" ("Embarquer") traduit par "Tableau" ce qui rendait le jeu injouable ! Là on frôlait l'escroquerie et vous en parlerais sans doute une prochaine fois !

    Vixen, donc, un jeu vite joué, vite oublié ! C'est assez répétitif ! En même temps, il sortait déjà tellement de jeux dans les années 1980 qu'ils ne pouvaient pas tous être réussis !

    A bientôt !


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  • Yuval Noah Harari est un professeur d'Histoire israélien à qui on doit le best-seller paru en 2015 en français, Sapiens, une brève histoire de l'humanité. Le livre retrace en effet l'Histoire de l'Humanité, de ce fait est assez épais (près de 500 pages !) et se lit comme un roman !

    On s’attend évidemment à un monument d'érudition et c'est effectivement le cas ! Mais je trouve, alors que j'arrive à la fin du bouquin, que le propos reste bien général. Il est question de biologie, de cadres mentaux, d'innovations techniques, de faits sociaux avec des mises en garde sur les menaces qui pèsent sur l'Humanité !

    L'Humanité a de fait traverser trois grandes Révolutions ! On connaît la révolution agricole vers 9000 avant notre ère et la révolution scientifique du temps de la Renaissance (avec Francis Bacon, ou Galilée) mais il y eut, il y a 70000 ans, la révolution cognitive. L'homme changeant son régime alimentaire, y incluant de la viande, vit son cerveau se développer, et se mit à fabriquer arcs et flèches, bateaux, lampes à huiles, s'initia à l'art rupestre, développa des embryons de sociétés et enterra ses morts !

    Des chasseurs-cueilleurs, parce qu'on développa des capacités à coopérer pour survivre, on passa à l'agriculture et l'élevage. Dans le même temps, pour fédérer tout cela, on conçut des fictions, évidemment d'abord orales, des mythes - au début souvent agricoles ! - et ensuite des religions ! Dans le même temps, se produisit, en même temps que s'assemblaient des tribus de plus en plus vastes, un désastre écologique dont la disparition des mammouths et des aurochs ne sont que les exemples les plus connus ! L'Homme devenait un "serial-killer" !

    La révolution agricole permit à la démographie de faire un premier bond. Mais si il y avait plus de gens, ceux-ci vivaient moins bien qu les chasseurs-cueilleurs qui paradoxalement, parce qu'ils étaient moins nombreux, avaient plus de ressources ! Avec ces nouvelles sociétés, on était constamment sur le fil du rasoir !

    Puis, l'agriculture prenant de l'ampleur, il a fallu une autorité centrale pour gérer les stocks et ce fut la naissance des premiers États - on pense à Babylone ! Avec aussi l'apparition des nombres, de l'écriture et des impôts, les premières guerres de masse aussi ! Je vous renvoie à mon billet sur l'invention de l’Écriture !

    Par la suite, trois grands principes vont unifier le monde que Yuval Noah Harari explicite dans autant de chapitres : la monnaie, les empires et les religions !

    La monnaie va peu à peu remplacer le troc et rendre les échanges universels en les simplifiant ! Les grands Empire, on pense à la Chine, l'Empire d'Alexandre, l'Empire romain, l'Hégire musulman, les Empires Incas, Mayas et Aztèques, ou plus près de nous les Empires russe et ottoman.

    Au départ, la seule religion était l'animisme ! Puis on vit les polythéismes. Le  monothéisme apparut en Égypte en 1300 avant  notre ère avec Akhénaton, un culte du soleil dont s'inspirèrent les Juifs. Le Christianisme et l'Islam sont dans la filiation du Judaïsme !

    Grâce à la révolution scientifique, l'Europe va peu à peu dominer le monde. Le monde est mathématisable et l'Homme doit dominer la nature. Cette révolution scientifique est insérée dans la société et associé à l'impérialisme et au capitalisme chez les Européens.

    De par la notion de progrès, l'ensemble des richesses disponibles et créés va croître  - la taille du gâteau augmentant, le recours au crédit connaît un nouvel élan. En retour, ce crédit - et la confiance dans le futur - entraînent de nouvelles découvertes dans un cercle vertueux !

    La révolution industrielle se produit lorsque l'Homme comprends comment transformer une source d'énergie en une autre avec la machine à vapeur (à partir de la combustion du charbon, on créé du mouvement !). Cette révolution industrielle entraîne une seconde révolution agricole qui ne prends pas en compte la souffrance des animaux dans des élevages industriels (on a là un propos sous-jacent que ne désavouerait pas les Vegans !).

    A la fin de l'ouvrage, on retrouve la situation contemporaine : consumérisme, Etat-Providence... Mais et le Bonheur dans tout cela !? L'Humanité est-elle plus satisfaite aujourd'hui ? Certes on vit mieux mais on détruit la planète -  ce qui risque de détériorer dans pas longtemps nos conditions de vie !

    Est-ce le Transhumanisme qui apportera des réponses ? Je vous donne rendez-vous pour aborder ces aspects dans un prochain comte-rendu de lecture de l'autre livre de Yuval Noah Harari : Homo deus, une brève histoire de l'avenir !

    On peut retrouver un aperçu du livre Sapiens - Une brève histoire de l'humanité dans une série de vidéos/conférences de l'auteur sur sa page Youtube !

    A bientôt !


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  • Je continue d'emprunter des albums divers et variés à mon voisin et camarade Rico afin d'étoffer la rubrique Spirit - Depeche Mode"musique" de mes blogs ! Je rajouterais de temps en temps un album de ma discothèque personnelle même si j'ai arrêter d'acheter des disques à ma moitié des années 2000 passant plutôt à la lecture !

    Depeche Mode est un groupe qui ne m'a jamais vraiment emballé ! Je suis très réticent à écouter de la musique faisant un peu trop synthétiseur ! Dans les années 1990, mes amis François-Olivier T. Et Yann G. étaient des fans inconditionnels de ce groupe - pourtant ils n'ont jamais réussi à me faire partager leur passion !

    L'album que je viens d'écouter est leur double album de 2017 - le dernier donc je pense ! - et là encore n'ai pas accroché sans avoir pour autant détester cet opus ! Ça s'écoute mais sans susciter d'émotions chez moi !

    Petite présentation du groupe ! Wikipédia est ton ami ! Depeche Mode est un groupe de new wave britannique formé dans le comté d'Essex ! Parmi les genres brassés par cette formation, on a la synthpop, le rock électronique et le pop rock ! Cette montée de la musique électronique, qu'accompagne Depeche Mode, dans les années 1980 n'est guère étonnante si on prends en considération la mise sur le marché - la commercialisation - des synthétiseurs ! Dès lors des petits génies vont tirer le meilleur - ou le pire ! - de ces machines capables de simuler à elle seules un orchestre dans leur garage !

    Formé en 1979, Depeche Mode a été repéré par l'agent de Soft Cell, autre groupe new wave et synthpop et signe sur le label Mute Records en 1981 ! Le groupe s'envole dès ce début des années 1980 avec le single ultra-connu "Just Can't Get Enough" - qui pour ma part m'a bien "cassé les oreilles" ! (Je plaisante !) Autre tube en 1984 - 1985 avec "People Are People" !

    C'est une musique très industrielle - qui culmine avec l'album de 1990, Violator,  avec des tubes comme "Personal Jesus", "Policy of Truth" ou "Enjoy The Silence" ! Une musique qui parle au jeune prolo anglais ainsi qu'à la classe moyenne !

    Le groupe est composé actuellement de trois membres : Dave Gahan, le chanteur et Martin L. Gore et Andrew Fletcher.

    Depeche Mode est en perte de vitesse aux milieu des années 1990 puis connaît un renouveau au passage de l'an 2000 et un nouvel élan dans la décennie qui suit !

    Dans l’épisode 68 de The Robcast, un show télévisé, Martin L. Gore annoncé le 25 janvier 2016 le début de l'enregistrement, en avril de la même année, d'un nouvel album dont le titre Spirit est dévoilé le 11 octobre 2016 pour une sortie le 3 février 2017 ! Une tournée internationale accompagne cette sortie et l'album est favorablement accueilli par la critique !

    Entendons-nous bien ! Formellement,cet album est abouti - encore que mes compétences musicales soient limitées ! - du moins n'ai pas entendu de son dissonants à l'écoute ! Simplement son âme ne m'a pas touché ! C'est un double album CD ! Le CD 1 contient douze titres et le CD 2 seulement cinq qui sont des reprises instrumentales de cinq titres du CD 1 - et qui montre la maîtrise technique en matière de musique électronique de Depeche Mode ! Ils étaient là bien avant David Guetta ou Daft Punk et restent une référence !

    Citons quelques titres ! On a donc "The Worst Crime", "Scum", "You Move", "Cover Me", "Eternal", "Poison Heart" , "So Much Love" ou encore "Fail" ! Des titres évocateurs et assez politique ! Même si là encore, ne me suis pas arrêté aux textes et n'y ai pas prêté plus attention que ça ! Pas sérieux de ma part me direz-vous et vous aurez raison !

    Voilà ! J'espère toutefois mettre plus tard la main sur un album emblématique du groupe - par exemple Violator - et réviser mon jugement à la hausse ! Là, il est vrai qu'on est fasse à une formation qui a fait son temps et dont l'heure de gloire est dans le passé ! La barre a été placée haute - me disaient François-Olivier et Yann - et difficile de faire mieux pour eux !

    L'album annonce une révolution qui ne vient pas ! "Where's the Revolution ?". A défaut de révolution , l'"esprit" est -il encore là ? Sans doute oui mais amoindri !

    A bientôt !

    PS : Ceci constitue mon 1000ème billet sur mon Skyblog public ! Eh oui, déjà ! Ça file !


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  • Star Wars : Poe Dameron - Tome 4 - Soules & UnzuetaParlons peu mais parlons bien du tome 4 de la série Poe Dameron, une des nouvelles séries régulières Star Wars, produite par Marvel depuis le rachat de la franchise par Disney et censé mettre peu à peu en place le nouveau canon ! Ce tome 4 n'a pas de titre car il regroupe plusieurs petites histoires - ou missions ! - de l'Escadron Black commandé par le héros éponyme, au service de la Résistance ! La lutte contre le Premier Ordre continue !

    Disons le tout de suite, je n'ai jamais été emballé par Poe Dameron, un personnage de pilote de haut vol de plus, on avait déjà Anakin, Luke et Han Solo ! Mais bon, je dois concéder qu'ici le scénario de Charles Soule se mets bien en place, pose bien les choses progressivement et ménage son suspens  - même si les enjeux sont limités ! Le conflit ouvert entre les factions opposées n'a pas encore débuté et ce ne sera le cas que dans les films de la Postlogie, Épisode VII et Épisode VIII surtout !

    Le tome 4 regroupe en fait trois récits "courts". On a d'une part "Disparition d'une légende" qui recouvre les comics US issues #14 à #16, l'histoire  "Prise de conscience" qui est en fait l'Annual #1 et enfin le dernier récit, "Histoires de guerre" qui couvre les issues #17 à #19 ! Ça fait déjà pas mal de matériel pour un seul album !

    "Disparition d'une légende" s'ouvre par les obsèques du pilote L'Ulo L'Ampar, un ami de nos héros et un vétéran de la guerre (sa première apparition est dans le comics one-shot "Les Ruines de l'Empire" - durant la Bataille d'Endor). Il faut rappeler qu'il s'est précédemment sacrifié pour sauver l'Escadron Black ! Poe lui rends donc un hommage émouvant et sait trouver les mots qui réconforte son équipe, ceux qui restent !

    Par la suite, Poe Dameron, Snap Wexley, sa copine Karé Kun et Jessica Pava, bref l'Escadron au complet, se voit confier la mission d'aller récupérer du carburant pour la Résistance ! Ils se retrouvent sur un vaisseau-cargo transformé en bombe à retardement - à la manière du film Speed avec Keanu Reeves (impossible de décélérer !) mais ils parviendront à damner le pion à la commandante Malarus, une blonde cruelle et vindicative ! Par ailleurs, celle-ci a fait de l'Agent Terex, le méchant précédent, son esclave par le biais des implants cybernétiques que Phasma a apposé à celui-ci !

    L'Annual est assez peu intéressant en lui-même ! C'est le format qui veut ça ! Difficile de développer un récit intéressant en une seule issue fut-elle de 40 pages ! Ici, Poe se retrouve naufragé dans l'espace, avec BB-8, au milieu d'un champ d'antiques mines impériales et doit empêcher le soldats du Premier Ordre de fait passer des armes sur une planète ! Ses collègues de l’Escadron Black sauveront la mise à notre héros !

    Le combat de Leia Organa, pour prouver l caractère maléfique du Premier Ordre, s'avère difficile et elle est en train de perdre la bataille de l'opinion ! Heureusement, elle peut compter sur les compétences et le dévouement de Suralinda Javos, une alien reptilienne à la peau bleue,introduite précédemment et qui est précisément journaliste ! Celle-ci se rends alors sur la planète Spalex, sur la Bordure Extérieure, pour recueillir des preuves des exactions du Premier Ordres en filmant leur oppression contre les indigènes du coin pour s'approprier des gisements de thorilide ! Jess et Karé accompagnent Suralinda pour cette mission mais les choses tournent mal ! Heureusement, la journaliste a plus d'un tour dans son sac !

    Pendant ce temps, Poe et Snap doivent retrouver le "traître" Oddy Muva, un Abednedo, ancien mécanicien de l'Escadron Black qui a vendu des informations au Premier Ordre ! Il s'avérera que le traître agissait sous la contrainte, sa femme étant en péril ! Poe et Snap se font capturer car la commande Malarus et Terex ont capturé Muva avant eux ! Finalement, toute notre équipe de héros se retrouve sur Spalex, et Oddy Muva revient du bon côté en même temps qu'un héros fait le sacrifice de sa vie !

    Au final, de bonnes histoires - peut-être au déroulement un peu lent !? - qui nous éclairent sur des événements hors-films, le propre des romans et comics en fait ! On attends le Tome 5 qui verra - enfin ! -  l'arrivée de Lor San Tekka et nous rapprochera des péripéties du Réveil de la Force !

    Le dessin - très réussi et très fin - est d'Angel Unzueta - qui succède donc à Phil Noto - hormis pour le court Annual, dessiné lui par Nik Virella !

    A bientôt !

    PS : Je tiens à remercier les lecteurs qui me suivent sur Overblog car je viens sur cette plateforme spécifique de dépasser les 10.000 pages vues (ce qui est peu en comparaison des 232.000 pages vues sur eklablog !).


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  • On arrive au tome 10 de la série Thorgal, avec un récit assez dépaysant puisque dans Le Pays Qâ, les auteurs, Van Hamme et Rosinski nous emmènent par delà l'Océan Atlantique, dans un Yucatan fantasmé !

    Tandis que Thorgal et sa petite famille, Aaricia et Jolan, rejoints par Pied-d'Arbre et Tjall-le-Fougueux coulent des jours paisibles sur une petite île, réparant la maison des héros ou s’entraînant au tir à l'arc, surgissent des brigands qui enlève Jolan et Pied-Arbre ! C'est alors qu'une certaine Kriss-de Valnor, apparue pour la première fois dans l'album Les Archers, fait son retour, cette fois-ci en "maîtresse-chanteuse" !

    Le "deal" est le suivant : Thorgal et son épouse ne reverront leur fils et leur ami que si le héros accompagne la garce dans une aventure par-delà l'océan ! Thorgal n'a donc pas le choix et se plie aux volontés de la traîtresse - mais Aaricia et Tjall l'accompagnent !

    La série prends alors un tour résolument fantastique quand surgit des airs un aérostat, un navire volant mu par des ballons gonflés à bloc ! Une fois monté sur cet étrange bateau, Thorgal et ses compagnons sont contactés par l"émissaire du peuple Xinjins, au service du "dieu" Tanatloc, un vieillard aux immenses pouvoirs mais mourant !

    Les Xinjins sont l'une des seules tribus du Pays Qâ qui s'oppose et résiste encore au peuple des Chaams. Ceux-ci,depuis leur cité de Mayaxatl, se sont lancé dans une politique de conquêtes, sous le commandement de leur propre dieu, Ogotaï, surgit un jour nu des eaux et doté d'un seul casque en or ! Les Chaams pratiquent les sacrifices humains de masse et font régner la terreur !

    Il va s'agir pour nos héros de renverser Ogotaï en s'emparant de son casque, la source de son pouvoir ! Kriss-de-Valnor est motivé par l'attrait de l'or qu'on lui a promis et nos héros, Thorgal, Aaricia et Tjall, espèrent eux revoir Jolan et Pied-d'Arbre qui sont - ils l'ignorent encore - à l'abri dans la cité des Xinjins !

    Mais surtout Thorgal va être confronté à son passé dans ce cycle intitulé "Entre les faux dieux". Car Ogotaï n'est autre que Varth, cet être des étoiles qui s'était rebellé contre Xargos, lui aussi originaire des étoiles et père de Thorgal sur leur vaisseau spatial ! En apprendra-t'on bientôt plus sur les origines de Thorgal ? Probablement ! Le récit va en effet se poursuivre dans le tome 11 - Les Yeux de Tanatloc !

    En attendant, on assiste, dans ce tome, à une épique scène de bataille rangée entre navires aériens avec son lot de perte ! A la fin, nos héros sont livrés à eux-mêmes dans la jungle ! En territoire hostile, leur mission ne s'annonce pas simple mais c'est de tels ingrédients que sont faites les grandes aventures !

    A bientôt !


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  • L'Aigle d'Or - LoricielsL'Aigle d'Or est un jeu d'aventure, destiné à l'origine au micro-ordinateur Oric-1 et sorti en 1984 ! Ce jeu vidéo fit à l'époque beaucoup parler de lui en raflant le "Tilt d'Or 1984" du Meilleur Jeu d'Aventure - ce qui donna une petite notoriété à la société Loriciels qui l'éditait et qui venait d'ouvrir ses portes. Il faut rappeler qu'à cette époque la plupart des jeux d'aventure étaient encore en mode texte !

    Le jeu fut adapté l'année suivante, en 1985 donc, par Louis-Marie Rocques sur les micro-ordinateurs Thomson ! Si vous avez connu cette époque, vous devez vous rappeler que l’Éducation nationale avait alors équipé les établissements scolaires avec des machines Thomson. Je me rappelle avec émotion des TO7 - avec leur stylo optique ! - et des MO5 de mon collège ! Il existe enfin une version Amstrad CPC qui est peut-être la plus aboutie de toutes !

    Dans L'Aigle d'Or, vous êtes un jeune aventurier, émule d'Indiana Jones, qui pénétrez dans un ancien château médiéval au cœur de la Westphalie - en Allemagne ! Votre but est d'acquérir richesse et puissance en vous emparant de trois reliques sacrées : un manuscrit, un joyau et surtout le mythique Aigle d'Or !

    Avant de vous lancer dans l'aventure, il vous faudra vous équiper chez le marchand - vos finances sont cependant limitées et des choix s'imposent : potion de guérison, torche, pied de biche, ou corde...

    Le jeu est en perspective 3D  - avec ses décors en fil de fer ! - et vous dirigez votre héros à travers un dédale de salles, résolvez des énigmes, fouillez les lieux, trouvez des passages secrets et évitez les oubliettes ! Votre jauge de Force mesure votre vie !

    L'Aigle d'Or - Loriciels

    Vous croiserez aussi à l'occasion des chauves-souris suceuses de sang et des fantômes (pensez à vous munir d'un crucifix !).

    Ce jeu ne paie pas de mine mais c'est mine de rien un classique du Thomson qui n'avait pas tant de jeux que cela !

    A bientôt !


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  • Qu'il était attendu ce Avengers : Infinity War qui arrive finalement en avril 2018 pour les 10 ans de Marvel Studios et Avengers : Infinity War - Russo Brothersdu MCU ! Pour vous donner une idée de l'attente, le film a fait autant de préreservations aux USA que pour les sept plus gros Marvel ! En fait, ce film nous est teasé depuis le premier film de la franchise, Iron Man en 2008 - et surtout le premier Avengers de 2012 qui introduisait le personnage de Thanos. Thanos, c'est la grande réussite du film et le personnage central de l'intrigue !

    Patiemment, pendant 10 ans, les pontes de Marvel derrière Kevin Feige, nous ont bâtit un univers partagé sans équivalent au cinéma (à part Star Wars mais Star Wars, c'est aussi des romans et des comics !). Contrairement à DC Comics et la Warner qui se sont  plantés avec leur Justice League, Marvel Studios mène sa barque à bon port ! A la réalisation de ce Avengers : Infinity War de 2 heures 30, on retrouve les Frères Russo, Joe et Anthony, de Captain America : Civil War.

    Ce film est donc une réussite et on ne s'ennuie pas des 2 heures 30 qu'il dure ! C'est un subtil mélange de scènes d'action et d'émotion et les Russo savent très bien filmer les moments épiques - on n'est jamais perdu !

    Dans un premier temps, je livrerais une critique sans spoilers puis je spoilerais en mettant une balise car il est difficile d'entrer dans le vif du sujet sans spoiler !

    Avengers : Infinity War  est le film qui réunit tous les héros des films précédents - hormis Ant-Man et Hawkeye !  On retrouve donc les Avengers : Captain America, Thor, Iron Man, Black Widow, Hulk, Falcon, War Machine, mais aussi Spider-Man, Docteur Strange, Black Panther, le Soldat de l'Hiver, les Gardiens de la Galaxie et tous les personnages secondaires qui leur sont liés : Pepper Potts, Wong, le Collectionneur, Loki, Heimdall, Shuri, Nebula etc,... C'est un casting étoffé et pléthorique et je vous renvoie à mes billets sur les films précédents pour les noms des interprètes !

    Thanos est à la recherche des six Pierres d'Infinité : l'Espace, la Réalité, l'Esprit, le Pouvoir, le Temps et l'Âme ! Une fois ces gemmes rassemblées sur son Gant de l'Infini, il compte effacer la moitié des habitants de l'Humanité d'un simple claquement de doigts ! La menace est donc extrême ! Pour le seconder, il peut compter sur les membres de son Ordre Noir : Proxima Midnight, Ebony Maw, Corvus Glaive et Black Dwarf !

    Nos héros vont devoir faire front d'un seul bloc ! Enfin pas tout à fait car on suit plusieurs groupes en différents lieux  - les bandes-annonces révélaient déjà en fait pas mal de choses sur ce film et notamment les lieux visités ! On pouvait ainsi déduire qu'une partie se passe à New York, une autre en Écosse. On va aussi au Wakanda et sur Titan, le monde natal désormais désolé de Thanos ! Le risque était, avec autant de personnages, de se disperser dans les intrigues secondaires et de ne pas leur donner le traitement approprié ! En fait, on évite cet écueil !

    Thanos, personnage très réussi - encore plus que Killmonger dans Black Panther, c'est dire ! - porte le film sur ses épaules ! Ce n'est pas juste un vilain pas beau qui veut faire régner le mal de plus mais un antagoniste fouillé à la fois humain et monstrueux ! Ce n'est pas vous spoiler que de vous dire que son but est d'éradiquer la moitié des êtres pensants de l'Univers avec les Pierres afin de ne pas épuiser les réserves limitées en ressources dont ils disposent ! C'est donc un but "noble" mais le moyen pour y parvenir est tout simplement affreux ! Mais Thanos assume ses choix et poursuit son entreprise funeste ! Y parvient-il ? Voir la partie spoilers !

    Mention spéciale à Josh Brolin dans le rôle de Thanos !

    Ce concept des Pierres d'Infinité nous vient de Jim Starlin, l'architecte du "délire cosmique" de Marvel ! Chez Marvel, dans les comics, on mélange allégrement SF, magie, mythologies et espionnage ! On tends vers cela aussi désormais avec les films Marvel Studios ! Ce film, c'est un "rêve de fan devenu réalité" !

    Passons maintenant à la partie SPOILERS !

    Les scènes de combat tout d'abord sont épiques ! Le premier combat avec Iron Man, Docteur Strange et Spider-Man contre deux membres de l'Ordre Noir dans les rues de New York montre d'entrée que "Ça ne rigole pas !" ! A la fin, ces trois là sont emmenés dans l'espace !

    En Écosse, deux autres membres de l'Ordre Noir affrontent Vision et Wanda Maximoff ! Nos deux héros ont le dessous ! Heureusement Steve Rogers, Black Widow et Falcon débarquent ! L'entrée de Captain America est très réussie à ce propos, quand il sort de l'ombre, avec sa belle barbe !

    Sur la fin du film, la bataille au Wakanda qui réunit une douzaine de super-héros contre les troupes de Thanos, est un moment d'anthologie ! Dans le même temps, nos trois héros embarqués dans l'espace, alliés aux Gardiens de la Galaxie, tentent de contrecarrer Thanos qui a déjà quatre gemmes ! Contre toute attente, Docteur Strange - qui a vu les futurs possibles - , lui donne la Pierre du Temps ! Le Titan est presque au summum de sa puissance en faisant tomber une lune sur la planète !

    L'émotion maintenant ! Il y en a ! La relation entre Wanda et Vision en fait partie et celle entre Thanos et Gamora, sa fille adoptive ! Si on mets les deux relations en parallèle, on comprends que le méchant du film prends des décisions graves tandis que la Sorcière Rouge n'a pas le courage d'assumer ses choix ! La défaite des héros s'ensuivra !

    Car c'est la grande surprise de ce film, Thanos gagne à la fin et éradique la moitié des habitants de l'Univers ! Beaucoup de super-héros disparaissent ! Si les fans de comics s'y attendaient un peu, le grand public risque d'être choqué ! Et même le fan sera secoué ! D'autant plus étonnant pour un film Disney !

    FIN DES SPOILERS !

    Des tas de bonnes scènes donc dans ce film qui est un petit "miracle" ! Il faut absolument le voir car c'est peut-être le meilleur film Marvel de tous les temps ! Avengers 4  est supposé résoudre les questions posées à la fin de cet opus 3 !

    Dans le film adapté de comics, il y aura un avant et un après Avengers : Infinity War !

    A bientôt !


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  • Heaven Upside Down - Marilyn MansonBrian Hugh Warner est plus connu sous le nom de scène de Marilyn Manson - qui est aussi le nom de son groupe - , mix entre l'actrice Marilyn Monroe et le tueur en série Charles Manson. Le type est multitalents, à la fois, musicien, chanteur rock, peintre, poète, acteur et plasticien américain.

    C'est aussi et surtout un artiste controversé - qui utilise abondement la provocation et le blasphème imprégné de philosophie et de symbolique mystique. Parmi les légendes/rumeurs que j'ai entendu à son propos, on lui prête l'acte d'avoir écrasé des hamsters sur scène !(?) Il fut donc beaucoup critiqué, notamment par les mouvements religieux et politiques, l'accusant de pousser la jeunesse à la violence et à la perversion - on lui mis même sur le dos le massacre de Columbine.

    Je ne m'étendrais pas ici sur la biographie et la discographie de Marilyn Manson mais m'attarderais plus sur son dernier album en date, de 2017, emprunté à mon pote et voisin Rico, l'opus Heaven Upside Down.

    Je ne me suis pas vraiment attardé à écouter le sens des paroles en anglais - même si je suis plutôt doué dans cette langue ! Ce n'était pas mon but ! Je voulais une écoute "détendue" ! A vrai dire, une certaine ambiance de cauchemar ressors de ce disque ! Malsain ? Probablement mais intéressant aussi ! La voix de Manson est caractéristique et les amplis sont vite saturés !

    Heaven Upside Down est le dernier album studio de Marilyn Manson, sorti le 6 octobre 2017, produit par lui-même et Tyler Bates. "Marilyn Manson" est donc - on l'a dit ! -  tout autant le pseudonyme de Brian Hugh Warner que le nom de son groupe. Et de ce groupe, on retrouve sur ce dixième opus, Gil Sharone, membre de ce "Marilyn Manson", le groupe donc, en tant que batteur.

    Dix titres sur ce CD qui s'inscrit d'entrée dans le blasphème avec le morceau "SAY10" qui se prononce en anglais "Satan". Manson renoue avec ses première productions car il a déclaré, dans une interview au magazine Dazed, s'être rapproché de l'ambiance de Antichrist Superstar, son deuxième album, sorti en 1996 ainsi que de Mechanical Animals, troisième album du groupe/ de l'artiste. Il se défends pourtant d'avoir voulu faire un retour en arrière ! Mais bon, je reprends ces points de Wikipédia et cela ne parlera qu'aux familiers de Marilyn Manson.

    Trois clips ont été réalisés pour les chansons "SAY10", "I KNOW WHERE YOU FUCKING LIVE" et "KILL4ME" - j'adore particulièrement ce dernier morceau ! Même si il fait un peu "musique de films de boules" ! Johnny Deep est dans ce dernier clip !

    Fin 2017, une tournée accompagne la sortie de cette galette ! Notre chanteur à polémiques pourra encore faire des outrances sur scène !

    Citons d'autres titres du disques : "Revelation #12", "Tattooed In Reverse", "Saturnalia" ou" JE$U$ CRI$I$"... On est aussi à fond dans l'ambiance gothique et punk avec cet artiste !

    Je ne m'étends pas ! Ça s'écoute mais ce n'est pas non plus la révélation pour moi ! Si l'artiste ne me choque pas, je ne suis pas vraiment entré dans son "univers" ! Peut-être faudrait-il que je fasses une écoute plus attentive ? Je trouve que ce gars tourne un peu en rond ! Ça a le mérite de s'opposer à l'Amérique Puritaine et "bien pensante" !

    A bientôt !


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  • J'adore particulièrement l'écrivain japonais contemporain, Haruki Murakami dont j'avais dévoré la trilogie 1Q84 - chroniquée sur ce blog ! Il est né en 1949 et a été plusieurs fois pressenti pour le Prix Nobel de Littérature. Murakami revendique des influences allant de Raymond Chandler à Kurt Vonnegut en passant par Richard Brautigan et Franz Kafka. son écriture s'inscrit résolument dans le style post-moderne et il ne dédaigne pas non plus flirter avec la science-fiction et le fantastique, s'essayant avec brio au réalisme magique, à la quête picaresque teintée de romantisme et de surréalisme ou à l'enquête policière.

    Des hommes sans femmes - Haruki Murakami

    Ma dernière lecture de cet auteur est son recueil de sept nouvelles de 2017, Des hommes et des femmes, écrites en 2014 où il nous dresse avec un certain talent une galerie de personnages à la psychologie et aux motivations fouillées. Passons en revue ces différentes nouvelles !

    Dans  "Drive My Car", on rencontre le personnage de Kafuku, un acteur de théâtre d'un certain âge qui, suite à un retraite de permis, doit engager Misaki, une jeune femme de 24 ans qui pourrait être sa fille et qui conduira donc sa Saab jaune pour l'accompagner sur ses lieux de travail. On nous dresse le portrait d'une relation toute particulière faite de respect et de retenue où chacun cache ses sentiments. Néanmoins, Kafuku finira par se confier sur sa femme, décédée d'un cancer de l'utérus, et sur le fait que celle-ci ait ressenti le besoin d'avoir des amants. Kafuku deviendra même "ami" avec un de ces hommes, assez insipide, pour comprendre les motivations de sa femme, secret qu'elle a emporté dans la tombe. Misaki, elle, se confiera sur sa famille, son père qui les a abandonné, elle et sa mère, et ladite mère qui dévalorisait sa fille.

    Le seconde nouvelle se nomme "Yesterday" en référence à la chanson des Beatles, écrites par Paul McCartney. Le narrateur raconte son amitié avec un certain Kitaru, un type assez excentrique capable d'apprendre à la perfection le dialecte du Kansai. Tous les deux sont jeunes et travaillent dans un restaurant. Une jeune fille entre dans l'histoire, la copine de Kitaru, que celui-ci a décidé de ne pas toucher tant qu'il n'aura pas réussi son examen d'entrée à l'Université. Kitaru souhaite qu'Erika Kuritani sorte avec son ami, le narrateur et finira par prendre la clé des champs sans donner de nouvelles. Murakami élabore donc des personnages complexes dont il ne donne pas toutes les clés du comportement. Au lecteur, d'extrapoler !

    "Un organe indépendant" raconte l'histoire à la fois pathétique, poignante et exemplaire du Docteur Kotai, un célibataire endurci mais ayant des aventures sans lendemain. Il s'agit d'un homme dont le comportement ne dévie pas d'une ligne droite, attitude pas très adaptée, selon le narrateur, à un monde où tout est courbe. Le brave Docteur finira par tomber amoureux et à se laisser mourir d'anorexie par dépit amoureux. Un récit tragique au fond !

    "Shéhérazade" reprends le principe de la conteuse des Mille et une nuits ! Habara - qui semble souffrir d'une forme grave d'agoraphobie  - ne peut pas sortir de chez lui et se voit assigné une infirmière à domicile qui lui fait ses courses et son ménage. Très vite, ils font l'amour et celle que Habara ne connaît que sous le pseudonyme de la princesse orientale, lui narre quelques récits, réels ou fictifs, après l'acte : sa vie antérieure de lamproie, ses effractions dans le domicile d'un garçon dont elle était amoureuse alors qu'elle était encore à l'école. La nouvelle se termine sans que l'on connaisse la fin du récit de Shéhérazade - pourtant ce n'est pas frustrant !

    La nouvelle suivante se nomme "Le Bar de Kino". En instance de divorce, car sa femme l'a trompé avec un collègue de travail, le brave Kino reprends un bar et voit se succéder les clients les plus bizarres comme ce monsieur Kamita - capable d'éconduire deux brutes, on ne sait comment - ou cette femme aux brûlures de cigarettes sur le corps avec qui Kino fera l'amour comme des bêtes ! La nouvelle prends sur la fin une tournure nettement fantastique et étrange avec l'apparition de serpent , la disparition d'un chat et ce monsieur Kamita qui serait finalement un "dieu des rizières" veillant sur Kino ! Murakami retrouve ici le style de 1Q84, une écriture énigmatique et très peu de réponses !

    La sixième nouvelle, "Samsa amoureux" est un hommage à Franz Kafka, une des influences de l'écrivain japonais ! Ici, il semble que là où l'auteur praguois nous avait laissé avec un protagoniste transformé en cafard, celui-ci, Gregor Samsa donc, redevienne un beau matin humain. Mais il a perdu la mémoire et se réveille nu et désorienté. Il rencontre très vite une petite bossue venue changer la serrure cassée de sa chambre - où ses parents l'avaient enfermé ! Il est question d'une invasion de la ville de Prague par des soldats et des tanks. S'agit-il des nazis ou des Soviétiques ? Le message à retenir - comme Gregor tombe amoureux de la petite bossue - est que seul un homme peut tomber amoureux (et pas un cafard en l'occurrence !). Il est aussi question de "monde à déchiffrer". En fait donc, on pourrait dire que pour Samsa c'est une nouvelle naissance dans un monde inconnu !

    La dernière nouvelle "Des hommes sans femmes" donne son titre à l'ouvrage/ au recueil et aligne les métaphores : les marins, vérifier la pression des pneus, les licornes. Un mari appelle le narrateur au téléphone à 1 heure du matin pour lui apprendre que sa femme s'est suicidée ! Jadis, ce narrateur a eu une histoire sentimentale avec cette femme mais n'était pas tombé amoureux lors de leur rencontre au collège à 14 ans ! Il ne découvrira la profondeur de ses sentiments que des années plus tard, celle -ci ayant été emmenée par quelque marin ! Un peu comme moi avec mon amie Barbara C. qui est finalement partie avec un type plus vieux qu'elle l'ingrate et n'a jamais soupçonné mes sentiments pour elle (Barbara si tu me lis !?). Une nouvelle qui parle des "hommes sans femmes" et suscite là encore interrogations et questionnements chez le lecteur !

    Murakami est vraiment un auteur exceptionnel ! Toutefois, on pourra regretter l'aspect "inachevé" de certaines de ses nouvelles ! C'est un faux-semblant car en fait, à chaque fois, l'écrivain a fait passer son message, à charge au lecteur de faire fonctionner ses neurones et de le comprendre - ou de mettre à contribution ses sentiments et son empathie pour les personnages de Murakami !

    A bientôt !

    PS : Ça y est ! Je remercie les lecteurs de mes blogs car ai atteint les 1000 "kiffs" sur mes Skyblogs - mais cela concerne surtout les articles érotique de mon Skyblog secret (eh oui, le cul ça fait vendre !).


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  • Peut-il y avoir encore une littérature - et plus largement une humanité ? - après la Shoah ? Le génocide des Juifs a définitivement souillé le XXème siècle. Olivier Guez s'intéresse, avec La Disparition de Josef Mengele au sort des tortionnaires des camps d'extermination - dont pas mal ont en réalité échappé à la justice des hommes. On est dans la même veine que le récent Prix Goncourt d'Eric Vuillard pour son roman L'ordre du jour. Le roman d'Olivier Guez a lui obtenu le Prix Renaudot.

    Après leur défaite en 1945, beaucoup d'anciens nazis se sont réfugiés et terrés - "comme des rats" ou au contraire menant la grande vie ! - en Amérique du Sud avec la complicité des régimes de ces pays comme le régime de Peron. Josef Mengele, le médecin sadique d'Auschwitz trouve lui d'abord refuge en Argentine, puis au Paraguay et enfin au Brésil. Il ne sera jamais rattrapé de son vivant et meurt de sa belle mort sur une plage en 1979.

    Ce roman édifiant nous permets d'illustrer ce qu'est la notion de "point de vue" en littérature. On a ainsi le point de vue du docteur maléfique - qui s'autojustifie - et celui de ses victimes. Si on prends Mengele à la lettre, il est un médecin compétent et de haut niveau - ce qui est possible ! - et qui œuvre à un "grand projet scientifique". En réalité, cet homme est un bourreau sadique, endoctriné, niant la déontologie la plus élémentaire, envoyant des bébés à la chambre à gaz.

    Même confronté à son fils naturel Rolf, à la fin de sa vie, le docteur refusera de reconnaître la vraie nature de ses crimes, travaillant à "la pureté de la race nordique", verrouillé dans ses convictions et totalement dénoué d'empathie ! Bref la figure du Mal !

    Il y a un aspect dérangeant dans ce roman - déconseillé aux âmes sensibles ! - c'est que devant la décrépitude de Mengele, devenu un vieillard, cherchant l'amour et l'affection de sa femme de ménage, le lecteur compatissant pourrait être pris de pitié pour ce sale bonhomme. Mais la fin est sans ambiguïté : Mengele est un salaud !

    On croise évidemment d'autres nazis exilés dans ce roman assez intéressant. Il y a bien sur Eichmann et son procès retentissant, ou encore Klaus Barbie, le "Boucher de Lyon".

    Parmi les complicités dont a bénéficié Mengele pour se planquer, il y a celles de sa famille restée en Allemagne, détentrice d'une firme de machines agricoles dans la ville de Günzburg. Le secret fut bien gardé car apprendre que le clan protégeait le criminel de guerre aurait coûté plus de 2000 emplois à la commune ! La firme mets définitivement la clé sous la porte en 2011. Il y a aussi les complices "sur le terrain" : Gerhard, Sedlemeir, la famille Stammer qui l'hébergea dans leur ferme pendant plus d'une décennie, Bossert...

    Josef Mengele multiplia les identités : Gregor, Peter Hochbichler, Gerhard ou don Pedro... Le Mossad se lança bien évidemment sur sa trace mais il leur échappa et bientôt les services secrets israéliennes durent se consacrer aux antagonistes arabes.

    On est là devant un bon roman, un récit qui questionne. Notamment, pourquoi les anciens nazis occupèrent-ils des postes dans l'administration de la République fédérale allemande (RFA) ? - ce n'est que dans les années 1980, une fois ceux-ci partis à la retraite que la nouvelle génération d'Allemands fit son devoir de mémoire. On songe à des séries comme Holocauste et Shoah d'ailleurs mentionnées dans le roman.

    S'agit-il ici d'un récit très documenté ou d'une biographie romancée ? Quoi qu'il en soit, c'est une plongée dans  une idéologie néfaste et mensongère. Mengele refuse de voir la vérité de ses actes et pourtant ne les assume pas car il fuit la justice, vit dans la crainte permanente. Paradoxe ultime !

    Voilà une lecture que je ne saurais que vous conseiller ! A moins que vous n'en ayez assez d'entendre parler de génocides ? Il me parait nécessaire de s'informer pour que cela ne recommence jamais !

    A bientôt !


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  • Valérian est une série de BD qui a vu le jour juste après mai 68 ! Il n'est donc pas étonnant de trouver dans les premiers albums - dès les premiers albums dirons nous ? - à voir si ça se confirme dans cette voie par la suite, un propos politique !

    C'est ainsi que le Tome 5 - paru en 1973 (et prépublié dans Pilote) parle de tyrannie, de domination et de résignation. On y retrouve l'ombre de Karl Marc - pourtant Christin n'a jamais été communiste, adhérant plutôt au Parti Socialiste Unifié de Michel Rocard ! On a donc un album " à message", ce qui pourrait être lourd et rasoir si le scénario n'était pas mâtiné d'humour et allégé par le dessin de Mézières !

    Au début du récit, nos deux agents spatio-temporels, Valérian et Laureline, se sont échoués sur un astéroïde géant ou encore une petite planète, manquent de se noyer et sont recueillis par des pêcheurs d'algues ! Ceux-ci - et toute la planète en fait ! - travaillent au service du Maître que personne n'a jamais vu et craignent ses Oiseaux-Folie (dont le morsure rends fou précisément) !

    Nos deux héros sont mis à la tâche malgré eux et enquêtent sur ce Maître ! Ils rencontrent Sûl, un jeune homme énervé, en butte à la dictature, tandis que tout le monde prépare un repas pour le Maître ! Une cérémonie ne tarde pas à avoir lieux et certains - dont Sül ! - sont victimes des Oiseaux-Folie (dont le lecteur observateur aura remarqué qu'ils forment par deux fois une croix gammée dans le ciel !) et jetés dans une fosse !

    Valérian et Laureline se portent au secours des malheureux fous - dont on peux se demander si ils sont vraiment fous - pas plus que le reste des habitants qui triment ? - et c'est l'occasion d'avoir une belle galerie de personnages : l'homme-oiseau, le philosophe, le marxiste, le prospecteur, etc...

    La troupe s'échappe et suit le Klaar, le conduit à nourriture, sur les terres interdites du Maître - pour découvrir la vraie nature de celui-ci ! Le Maître tire partie des peurs et du désespoir des gens et le seul moyen de le vaincre est de s'unir ! Finalement, il est vaincu - mais peut-être pas définitivement comme le laisse penser la dernière case ?

    C'est un album de BD du niveau habituel de cette série, c'est à dire très bon à excellent ! On a hâte de lire la suite mais pour moi cela devra attendre un peu car ai tant à faire, surtout en ce moment avec mes examens de fac !

    A bientôt !


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  • La Saison 8 de The Walking Dead était très attendue pour ma part - même si la série a un peu perdu en audiences ! The Walking Dead - Saison 8C'est en effet dans cette saison qu'à lieu l'affrontement entre le clan de Rick Grimes et le clan de Negan, les insupportables Sauveurs !

    C'est donc l'heure de "All Out War" et on peut dire que la guerre verra de multiples rebondissements ! Alexandria, la Colline et le Royaume, menés respectivement par Rick, Maggie "la Veuve" et le Roi Ezékiel s'allient et portent dès le départ un coup violent et décisif contre les avants-postes du Sanctuaire et en bloquant les sorties du repaire de Negan ! Attention, ça va SPOILER sévère !

    Il faut dire que Rick a un indicateur dans la place, il s'agit de Dwight qui renseigne nos amis sur les positions des troupes et les plans de Negan ! Il va y avoir de nombreux morts dans cette Saison et les Rôdeurs - bien que toujours présents dans le décor ! - sont passés au second plan ! Les Sauveurs prennent cher puis reprennent du poil de la bête... ils sont presque en nombre infini !? En tout cas, ils sont nombreux !

    La mi-saison voit les hommes et femmes du Royaume se faire décimés par les tirs d'une mitrailleuse lourde et même le tigre Shiva y passe dans une scène pas crédible du tout ou une bête/ un fauve de 350 kilos se fait bouffer par une demie-douzaine de zombies ! Alexandria, de même, est incendié et pire que tout un personnage emblématique de la série, présent depuis le début, passe de vie à trépas après s'être fait mordre par un Rôdeur ! C'est encore une des différences avec le comics !

    Rick est très affecté par toutes ces pertes et son fils Carl le supplie de faire la paix avec Negan mais il est trop tard ! Negan est déterminé d'autant qu'il a du mal à tenir ses troupes et que Simon, son bras droit, lorgne sur sa place de chef ! Les Garbage Kids en feront les frais !

    Il y a de plus en plus de personnages dans The Walking Dead - et il devient de plus en plus difficile, en conséquence, pour les scénaristes de leur donner un traitement satisfaisant à chacun ! On retrouve la panoplie d'acteurs habituels : Andrew Lincoln, Norman Reedus, Lauren Cohan, Chandler Riggs, Danai Gurira, Melissa McBride, Lennie James, Alanna Masterson, Josh McDermitt, Christian Serratos, Seth Gilliam, Ross Marquand, Austin Amelio, Tom Payne, Wander Berkeley, Katelyn Nacon, Steven Ogg, Khary Payton et Pollyanna McIntosh, rien que pour les personnages principaux ! J'ai oublié à dessein de mentionner Jeffrey Dean Morgan qui est épatant dans le rôle de Negan !

    La série tente des audaces - mais sont-ce réellement des audaces payantes sur le long terme ou des facilités scénaristiques ? L'avenir le dire ! La guerre touche à sa fin dans le seizième et dernier épisode de cette Saison 8 et il faut reconstruire ! Negan connaît-il le même sort dans la série-télé que dans le comics ? Je vous laisse le découvrir !

    On attends dans la Saison 9 la venue des Chuchoteurs ! Et quelle est cette mystérieuse communauté qui accumule des connaissances lors de leurs escapades sur les routes ? Est-ce la même que ce groupe entraperçu qui dispose d'un hélicoptère ? Là encore des pistes ouvertes et des indices semés !...

    Une Saison pas si mal - avec quelques longueurs au milieu mais qui se ressaisit bien sur la fin !

    A bientôt !


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  • La Guerre des mondes - Steven SpielergMinority Report ayant été une franche réussite, Steven Spielberg décide, de nouveau, en 2005, de collaborer avec l'acteur bankable Tom Cruise, une fois de plus dans l'adaptation d'une pointure de la SF - après Philip K. Dick, ce sera H.G. Wells et sa Guerre des mondes - dont l'action sera transposée en ce début de XXIème siècle !

    La Guerre des mondes est un savant mélange de SF et d'action avec ses scènes de massacres collectifs de foules anonymes - réduites à l'état de cendres ! - que j'affectionne tant (j'ai déjà eu l'occasion de vous mentionner mon aversion pour les massacres de masse au cinéma !).

    Lorsque les Martiens débarquent - à l'allure de poulpes munis de becs et réalisés en images de synthèse, c'est la panique et Ray Ferrier, un père divorcé - interprété par Tom Cruise, vivant dans le New Jersey, doit se démener pour protéger ses deux enfants des horribles envahisseurs ! On a d'une part Robbie Ferrier  - joué par Justin Chatwin - et la très jeune Rachel Ferrier - jouée par Dakota Fanning  que Spielberg avait déjà fait tourné dans la sérié-télé Taken, une autre histoire d'extraterrestres et d'abductions !

    Notre trio va devoir se rendre à Boston au milieu du chaos ! L'armée est impuissante à contenir les Martiens et leurs tripodes projetant des lasers destructeurs et de la brume mortelle ! Il ne vous échappera pas que ce film est sorti peu de temps après le 11-septembre 2001 - quelques années après du moins - dans le contexte aussi des guerres de représailles en Afghanistan et en Irak ! C'est donc une façon de critiquer l'arrogance des Etats-Unis et du monde occidental qui sont ici mis à mal par l'ennemi ! Pas de terroristes salafistes mais des Martiens !

    Dans la même optique, H.G. Wells était un ferme opposant au colonialisme et avec son roman, il mettait les colonisateurs dans une position inverse de colonisés. Post-11- septembre, juste après les événements, aborder les attentats était encore délicat et ne pouvait se faire que par le biais de la fiction !

    Tom Cruise est aussi pris à contre-emploi ! Le film montre la terreur et notre "héros", le surhomme de Top Gun et de Mission : Impossible, perds ici son assurance et montre sa vulnérabilité comme une Amérique déstabilisée, un géant aux pieds d'argile !

    Tim Robbins fait également partie du casting dans une scène de huit-clôs culte et oppressante !

    Bien évidemment, la musique est de John Williams, le compositeur attitré de Spielberg et Lucas !

    On pourra regretter cependant le happy end où toute la famille se retrouve à Boston ! On est à Hollywood, il ne faut pas l'oublier ! Ce film va néanmoins lancer toute une vogue d’œuvres autour du tête des invasions - on pense en premier lieu aux invasions de zombies !

    Ça reste un excellent film, mais pas le meilleur de Spielberg à mon avis - et comme j'apprécie moyennement Tom Cruise en raison de ses liens avec la Scientologie !...

    A bientôt !


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  • Jacques Higelin, auteur-compositeur-interprête et comédien français a été une figure majeure de la scène musicaleCoup de foudre - Jacques Higelin française des années 1970 et 1980 et même après ! Il est décédé récemment, le 6 avril 2018, à l'âge de 77 ans ! Il est le père d'une famille de "saltimbanques" à savoir Arthur H, chanteur, Ken Higelin, comédien ou encore Izia Higelin, chanteuse. Ma camarade Sophie T. l'adulait et sa disparition va créer un grand vide !

    Je connais en réalité pour ma part très mal cet artiste talentueux et emblématique ! Continuant à emprunter des CD à mon pote et voisin Rico, je lui ai pris récemment Coup de foudre, son album de 2010 - qui contient 12 titres assez réussis.

    Cet album a été enregistré au studio de Rodolphe Burger avec celui-ci à la réalisation - et Dominique Mahut - dans des conditions live ! Il en ressort une touche "authentique". Il forme un diptyque avec l'album précédent - de 2006 : Amor Doloroso, enregistré dans les mêmes conditions et avec les mêmes personnes !

    Ces deux albums marquent la renaissance de notre artiste tourmenté, dans un registre rock. C'est léger et inspiré !

    L'album débute avec "Coup de foudre". Et l'on se demande si l'auditeur aura une histoire d'amour avec cet opus ? En tout cas, Higelin y est généreux et clame son envie de chanter et de déclamer des textes ciselés et poétiques.

    On retrouve aussi les influences de la musique noire nord-américaine notamment avec le titre "New Orleans" et ses sonorités gospel et jazz ! Higelin ne se prends pourtant pas au sérieux comme le prouve le titre "Kyrie Eleison" qui est une marche "bastringue et déglinguée" selon Télérama.

    Le chanteur dénonce et vitupère sur ce qui l'agace : la crise dans "aujourd'hui la crise" (reprise de 1976), les embouteillages du 15 août dans "Août Put". C'est volontiers noir et, vous l'aurez compris, décalé !

    Voilà ma première prise de contact - tardive ! - avec Higelin ! Jusqu'à présent, aucun des disques empruntés à Rico ne m'a déçu ! Les mauvais disques et les chanteurs médiocres - pas mal de gens aujourd'hui  en fait ! - je ne les écoute tout simplement pas car mon temps est précieux et je préfère éviter toute pollution sonore, déjà que j'ai un autre voisin relou dans l'immeuble d'en face qui sonorise tout le quartier avec sa musique de beauf, fenêtre ouverte et volume à fond, du Johnny de 7 heures du matin à 22 heures sans arrêt depuis qu'il est décédé lui aussi !

    Je constate par ailleurs qu'au bout de presque dix ans de mon Overblog/eklablog et plus de 2130 articles, cela fait quasiment 210 articles par an ! Avec une nette hausse du nombre de publications ces quatre dernières années ! J'ajoute de plus des billets antidatés les premières années - 2008 - 2012, les jours où je n'avais pas fait de Post !

    Si vous appréciez mes blogs et mon travail, je vous suggère de me dire en commentaire quelle(s) œuvre(s) (romans, essais, BD, disques, films, jeux vidéo, etc,..), vous souhaiteriez me voir chroniquer - et par là dont vous me conseilleriez de me pencher dessus ! Le nom de ces blogs n'est-il pas "la bibliothèque-éclectique" !?

    A bientôt !


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  • Attention, voilà un album de Lucky Luke "historique" ! Du moins pour moi car c'est l'un des premiers de la série que j'ai lu étant enfant entre 5 et 8 ans  - et qui paraissait aussi dans le magazine féminin Nous Deux !  que me gardait ma Tata Georgine !

    En réalité, Le 20ème de cavalerie - puisque que c'est de cette histoire qu'il s'agit ! - est le quarante-et-unième récit des aventures du cow-boy solitaire et de sa monture Jolly Jumper - toujours écrit par Goscinny et dessiné par Morris et paru en 1965 en album aux éditions Dupuis (après l'habituelle prépublication dans le journal Spirou !). Il nous relate les grandes heures de la cavalerie !

    Le Wyoming est une terre pacifiée - au terme de traités avec les indiens Cheyennes ! Malheureusement, un certain Derek Flood, un sale type, un renégat de la cavalerie va semer le désordre et abattre des bisons, faisant porter le chapeau aux migrants blancs, pour lancer une guerre ! Le 20ème de cavalerie, stationné à Fort Cheyenne, et dirigé par l'inflexible et droit colonel McStraggle est aux premières loges.

    Le gouvernement des Etats-Unis décide de mandater Lucky Luke comme éclaireur auprès de McStraggle - en fait notre héros est investit des pleins pouvoirs pour négocier avec les indiens, lui qui a ouvert la région, le Wyoming, à la colonisation dans l'album précédent, Les collines noires  ! Il retrouve Chien Jaune !

    Mais les tribus indiennes se liguent et partent en guerre ! A cause des manigances du perfide et retors Flood ! Le fort est assiégé ! On découvre au passage des personnages atypiques : le colonel mais aussi son fils, Grover, qui a droit à un "régime spécial" fait de brimades ! , le blanchisseur chinois Ming Li Foo, Jeremiah Bowler, un chapelier, rien que pour le 20ème de cavalerie ! Il y a aussi une galerie d'indiens hauts en couleurs !

    Le tout est ponctué de son lot de gags habituels et toujours aussi bien pensés ! Finalement, Luke et Grover iront quérir l'aide du général Swanson, à Frontier Gulch au quartier général de la cavalerie, ce qui sauvera la mise de tout le monde !

    C'est un bon album - le 27ème chez Dupuis - et bientôt nous allons aborder d'excellents récits comme La Diligence, Canyon Apache, Le Pied Tendre, Western Circus ou encore Le Cavalier blanc ! La grande époque et un Goscinny et un Morris à leurs apogées !

    A bientôt !


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  • Nous allons une nouvelle fois parler de musique - mais pas de chanson anglo-saxonne, ni même hexagonale Clandestino - Manu Chao(francophone) mais de tubes dans la langue de Cervantes, l'espagnol ! Il existe en effet tout un marché sud-américain qui est très actif dans ce domaine, que l'on songe à Shakira !

    Au départ, il y avait le groupe Mano Negra puis, l'un de ses membres éminents, l'auteur-compositeur-interprête Manu Chao, décida de se lancer dans une carrière solo à la fin des années 1990 ! A l'origine pourtant ce n'était pas le but recherché et son premier album solo, Clandestino, sorti en avril 1998, devait clôturer, à contrario, la carrière de l'artiste français d'origine espagnole ! Seulement voilà, Clandestino  fut un grand succès !

    Petit à petit, en effet, Manu Chao a pris ses distances avec la Mano Negra et ses entouré de nouveaux amis à travers ses voyages, les villes et les pays visités. Il expérimente alors, mélange de nouveaux sons, s'essaie à de nouveaux style, très ouvert d'esprit est en effet cet artiste cosmopolite. Il se tourne même vers la "techno hardcore" - c'est dire !

    Au début de l'enregistrement de la maquette de Clandestino, Manu Chao - contre l'avis de ses amis qui lui disent que cela ne correspond pas à son style - s'entête à mettre une large part de son techno dans son disque d'adieux à la carrière musicale ! Mais un bug informatique décide du destin du futur album en effaçant toutes les pistes techno, révélant une composition moins chargé, plus limpide et donc plus adaptée !

    Pour Manu Chao, Clandestino ne devait être qu'une "thérapie" ! Le disque lancera en vérité sa carrière solo ! Renaud Letang, ingénieur du son d'Alain Souchon par le passé peaufine cet opus pseudo-conclusif.

    Cette œuvre marque l'ère d'une musique fusion et métissé ! Je l'ai écouté et ne parlant pas un traître mot d'espagnol, n'en ai pas compris le sens mais ça demeure très prenant et équilibré. Clandestino est plus du côté des ballades reggae que du rock de la Mano Negra même si la transition était déjà perceptible dans les dernières années du groupe. C'est un mélange de reggae, rock, musique latine traditionnelle, rumbas, rythmes brésiliens entrecoupés par des petits textes radiophoniques dont une courte allocution du sous-commandant Marcos.

    L’album est un fort succès en France, en Espagne, en Italie, au Québec et en Amérique du Sud ! Les titres les plus emblématiques - sur les 16 plages de cette galette ensoleillée - sont  le titre éponyme, "Clandestino" mais aussi "Je ne t'aime plus" (l'une des deux chansons en français avec "La vie à 2") ou "Bongo Bong" et "Desparecido". Un succès donc malgré le refus initial de radio comme NRJ, RTL2 et Europe2 de diffuser ces chansons jugeant quelles ne rentraient pas dans leur format !

    Ça s'écoute tranquillement ! Certains vous diraient en fumant un joint mais comme je ne cautionne pas cela !

    A bientôt !


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  • Autant le premier film de la série Taxi pouvait être amusant, autant ce Taxi 2 - réalisé par le tâcheron Gérard Taxi 2 - Gérard KrawczykKrawczyk, produit et écrit par Luc Besson et sorti en 2000 - est pour moi sans conteste la pire expérience de cinéma qu'il m'ait été donné de connaître ! C'est une immonde bouse ! Pire encore que Les Visiteurs ou La Captive du désert avec Sandrine Bonnaire (pour d'autres raisons) !

    On retrouve Daniel Morales - joué par Samy Naceri (qui a fait de la prison par la suite mais aurait déjà du être envoyé en taule suite à ce film !) - qui pousse toujours à fond les pédales au volant de sa Peugeot 406, son taxi  ainsi que Émilien Coutant-Kerbalec, le jeune inspecteur incarné par Frédéric Diefenthal ! Ce dernier obtient enfin de guerre lasse son permis de conduire.

    La police de Marseille - car cela se passe toujours à Marseille, la cité phocéenne ! - et le commissaire Gibert - joué par le lourdingue Bernard Farcy !  - s'apprête à recevoir le ministre de la Défense japonais pour voir la protection anti-gang de la ville ! Cela donne à l'occasion un certain nombre de "bonnes" blagues racistes bien grasses contre les Asiatiques qui ne m'ont pas du tout fait rire pour le coup ! On est déjà dans la Beaufitude dès le début du film !

    Les Yakusas sont bien décidés à faire échouer la collaboration France-Japon en matière de sécurité ! Bonjour les clichés et les facilités scénaristiques ! On voit donc débarquer des ninjas dans les rues de Marseille ! Ceci donne l'occasion de faire travailler les Yamakasis !

    Le ministre japonais ainsi que la bombasse de service, la dénommée Petra - jouée par le mannequin Emma Sjoberg - sont kidnappés par les Yakusas !

    L'action se déplace ensuite à Paris  - car c'est bien connu hormis Paris et Marseille, il n'y a pas de villes en France ! Les Yakusas préparent un attentat durant le 14 juillet pour jeter un froid avec le Japon. On a alors droit à une scène qui a provoqué chez moi un gros malaise, le parachutage du taxi - littéralement  ! - sur la capitale ! C'est con, débile et tout ce que vous voulez ! Bref totalement ridicule et surtout pas drôle ! A tel point que j'avais envie de me lever, de quitter la salle et de demander à être rembourser de ma place !

    Côté racolage, on a aussi droit à une scène ou une Petra qui a enlevé sa culotte exécute des prises de karaté où par ses grands jeux de jambes, on peut voir par arrêt sur image qu'elle n'a en effet pas de culotte ! Là encore pitoyable !

    Besson n'a jamais été un grand scénariste - il est juste un technicien un peu doué et encore ! Un producteur certes ! - mais là c'est le summum de la médiocrité ! Si des films comme Nikita ou Le Cinquième Eléments avait encore des qualités - mais déjà le côté racoleur ! - ici, on touche le fond !

    Il est inutile de dire qu'après ce fiasco, n'ai plus jamais remis les pieds dans une salle pour voir les films suivants de la série Taxi,  j'ai été vacciné !

    Si le seul intérêt de ce film, c'est à la limite sa bande originale où pour cet opus le collectif One Shot - avec Disiz, Faf Larage, Nuttea et Jalane - succède à Akhénaton !

    Signalons enfin la présence de Marion Cotillard, alors jeune et innocente, en Lilly Bertineau, la petite amie de Daniel, bref un rôle de potiche !

    A oublier très vite !

    A bientôt !


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  • A la moitié des années 1990, un nouveau type de jeux vidéo est apparu sur nos machines : les RTS ou "Real-Time Strategy", jeux de Stratégie-Temps-Réel ! On eu évidemment la série des Warcraft I à III - dans un univers d'héroic-fantasy, Command & Conquer, dans un cadre futuriste !

    Le cadre plus simplement historique ne fut pas délaissé avec Age of Empires (AoE), développé par Ensemble Studio et publié le 15 octobre 1997 ! Le cadre du jeu est l'expansion de l'Humanité de 5000 avant J.-C. à l'an 800 de notre ère (des extensions ultérieures étendront le cadre chronologique !).

    Vous commencez avec des hommes à l'âge de pierre qui doivent chasser des bêtes, pêcher et se livrer à la cueillette ! Au fur et à mesure du jeu, vous développez des bâtiments et des technologies et construisez votre civilisation parmi un choix de douze (Égypte antique, Mésopotamie, Grèce antique, Japon de la période Yamato..). Quatre styles et pour chaque style trois civilisations !

    La spécificité d'AoE est donc son cadre historique qui lui permit de se démarquer de la concurrence et de recevoir de bonnes critiques - ajouté à une réalisation soignée - notamment au niveau des graphismes et de l'aspect gestion.

    En 1998, sorti une première extension nommée "The Rise of Rome" ! Un Age of Empires II suivra fin 1999 et une édition définitive en 2017. C'est principalement un jeu pour PC et Macintosh - et pas pour les consoles !

    Des campagnes vous permettront de reproduire d'authentiques événements historiques ! Un jeu qui possède une part éducative donc ! Construisez des pyramides, menez votre cité-Etat grecque, vivez la lutte entre Athènes et Sparte, la chute de Troie ou les conquêtes d’Alexandre le Grand ! Je vos renvoie à mes billets historiques ! Vous irez du néolithique à l'âge de fer !

    Ce jeu vidéo à des aspects du jeu de plateau - adapté aussi en jeu vidéo ! - Civilization !

    Y ai très peu joué et encore chez un commerçant qui faisait cyber-café à l'époque ! Ou encore dans une version démo chez moi !

    A bientôt !


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  • Le Fugitif - Andrew DavisIl est rare que les adaptations de séries-télé sur le grand écran soient des réussites ! Qu'on se souvienne du désastreux Chapeau Melon et Bottes de Cuir ou de X-Files : Fight the Future ! Bilan mitigé aussi pour la franchise Mission : Impossible !

    Par contre, Le Fugitif, la série de Roy Huggins, développée et produite par Quinn Martin, diffusée de 1963 à 1967 aux USA, sur ABC, fut l'objet d'un film Le Fugitif - en 1993 - réalisé par Andrew Davis et qui connut plus de succès ! C'est une adaptation de qualité pour un récit assez prenant !

    Peut-être ce film de 1993 doit-il aussi son succès à son casting !? En effet, Harrison Ford reprends le rôle du Docteur Richard Kimble, l'homme traqué du titre, tandis que Tommy Lee Jones - dont la carrière allait bientôt décoller (Men In Black, Volcano,...) est le marshall Samuel Gerard qui le traque !

    On notera qu'Andrew Davis retrouve ici Tommy Lee Jones qu'il avait déjà dirigé dans Piège en haute mer !

    Le Fugitif, c'est l'histoire d'un notable qui est accusé à tort d'un meurtre qu'il n'a pas commis, celui de son épouse ! Un mystérieux manchot en serait l'auteur ! Kimble est condamné à la peine de mort ! Pas cool ! Un film qui pointe ainsi les erreurs d'un système judiciaire implacable que les hommes essaient de corriger !

    Car cela va être au bon docteur parfaitement innocent de corriger le tir - et de prouver son innocence en retrouvant le vrai coupable ! Il va en avoir l'occasion car lors du transfert en bus vers son lieu d'incarcération le véhicule se renverse suite à une bagarre et Kimble s'échappe ! Il va devoir traquer le manchot et être lui même traqué !

    Un film donc avec une bonne dose de suspens et d'action ! Dans ces années-là, l’interprète d'Indiana Jones se spécialisait dans les films d'action - certes pas dans le même registre que ceux d'un Van Damme mais avec pas mal de courses-poursuites et de bagarres quand même ! Que l'on songe aussi à Air Force One !

    Un film dans la lignée des productions hitchcockiennes ! Le film obtint un beau succès en salles et Tommy Lee Jones - en marshall avec des principes mais juste ! - décrocha notamment l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1994 ainsi que le Golden Globe dans la même catégorie la même année !

    Un spin-off fut produit par la suite, U.S. Marshals,  toujours avec Tommy Lee Jones, traquant cette fois Wesley Snipes, sorti en 1998 ! Le film comique Le Détonateur est une parodie du Fugitif !

    A bientôt !


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  • Osez Joséphine - Alain BashungOsez Joséphine est le huitième album d'Alain Bashung, sorti en 1991. C'est avec cet opus que j'ai découvert cet éminent représentant de la chanson française, des textes inspirés, des musiques sophistiquées, la recette du succès était là et le succès fut effectivement présent !

    En effet, Bashung renoue avec les sommets des charts avec ce disque ! Écoulé à plus de 300.000 exemplaires vendus soit un beau disque de platine, bien mérité, en 1993 !

    Le titre Osez Joséphine vient d'une histoire familiale entre Joséphine Draï et Alain Bashung qui lui disait pour vaincre sa timidité de jeune fille : « Ah si j'osais Joséphine. ».

    La précieuse galette contient 11 titres,  - dont 4 chansons en anglais avec notamment une reprise de Bob Dylan : "She belongs to me" et le célèbre "Night in white satin" de Justin Hayward. Bashung est autant à l'aise dans les titres en français comme en anglais avec sa voix si particulière, qui laisse transpirer aussi une certaine forme d'humour acerbe, d'ironie à jouer avec les mots pour leur trouver de nouvelles connotations !

    Parlons de la poétique de Bashung ! Sur cet album, il signe des perles comme "Osez Joséphine" ou "Madame rêve" où il multiplie les figures de style ! Notez ici l'allitération, "Osez Joséphine" ! Des images très poétiques et parlantes comme "je cloue des clous sur des nuages "dans le titre "Volutes" ! Avec Bashung, on est vraiment dans un univers spécifique et particulier - et très riche ! Alors je vais résister à l'envie de vous faire des comparaisons avec les artistes actuels, Black M ou Maître Gims (sérieux, le type ose se faire appeler "Maître" !?) dont la pauvreté des productions est manifeste ! J'éviterais de tirer sur des ambulances !

    Bashung, c'est un univers musical mais c'est aussi un univers visuel ! Pour cet Osez Joséphine, il a été mis en images par Jean-Baptiste Mondino, célèbre clippeur des années 1990 - célébré notamment par Canal + dont il est un peu dans l'esprit graphique ! Il n'y a guère que ma copine Barbara C. pour ne pas connaître Mondino ! On se souviendra du clip d'"Osez Joséphine" qui mets en avant le rythme façon "cavalcade" de ce titre !

    Le magazine Rolling Stone n'a pas hésité à classer Osez Joséphine comme le meilleur album de rock français ! C'est sur qu'on est à mille lieux d'un Johnny Hallyday qui en plus n'écrit même pas ses textes !

    C'est en vérité là un très chouette album que nous avons ! Dommage que Bashung nous ait quitté trop tôt !

    A bientôt !


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