• Dans les années 1990, j'avais 20 ans et j'écoutais bien plus de musique qu'à l'heure actuelle ! Ces années 1990 avaient commencé de bien sombre manière avec la Guerre du Golfe contre Saddam Hussein et pour moi sur le plan personnel, ce fut une période de Burn-Out suivi de dépression nerveuse sévère (dont je vous parlerais un jour dans un article/billet "Trajectoires éclectiques" !). La musique d'Etienne Daho est à l'opposée de cette ambiance dépréciative, car elle est enjouée, gaie, rythmée, joyeuse et optimiste !

    Daho reste marqué comme un artiste des années 80 et du TOP 50, avec son célèbre "Epaule Tattoo ! Sous ces allures de jeune premier, on a un artiste espiègle, qui aime chanter l'amour !

    Paris Ailleurs est le cinquième album de l'artiste, enregistré à New York en 1991 et qui contient onze titres ! On a surtout retenu "Des Attractions Désastre" et "Saudade" ! Comme à chaque fois, le soleil accompagne Etienne Daho et notre chanteur aime jouer avec les mots et les notes ! Dans sa carrière, Paris Ailleurs, vendu à 500.000 exemplaires est l'album qui l'a vraiment porté au fait de sa gloire !

    Cinq singles ont été extraits de cet album, outre les deux déjà mentionnés, il fallut compter aussi avec "Comme un Igloo", "Les Voyages Immobiles" et "Un Homme à la Mer" !

    On retrouve aussi dans cette production des ambiances latinos - avec de belles envolées de piano ! Ambiance soul aussi avec une guitare pas en reste  et des cuivres irrésistibles! L'ensemble servi par des clips magnifiques et travaillés !

    On a bien entendu droit aux "Oh-Wooh" typiques du chanteur. L'album s'organise en deux temps autour de l'"Interlude à la Desirade" au milieu. Il faut compter aussi avec "La Berlue" une reprise de Françoise Hardy, chanson originale de 1972.

    "Double Zéro et l'Infini" touche lui au Sublime !

    Le titre de l'album Paris Ailleurs est mentionné dans les chansons "Rue des Petits Hôtels" et évidemment "Paris Ailleurs", qui termine l'album ! C'est du tout bon, avec une touche d'humour et beaucoup d'a-propos ! Je réécoute avec plaisir ce CD presque 30 ans après sa sortie même si Daho se fait discret dans cette décennie !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'une figure biblique, celle du prophète Moïse à travers le roman de Gilles Rozier, Moïse fiction, qui doit dater de 2002 et est son second roman il me semble.

    J'ai pu lire ce livre grâce aux bonnes intentions de mon voisin de l'immeuble d'en face, François O., grand lecteur mais qui jette systématiquement ses livres une fois lus ou me les donnait pendant  un temps ! J'ai lu aussi cet ouvrage en gros caractères dans la collection "A vue d'oeil" pour mal-voyants même si je n'ai pas encore de problèmes de ce côté là - mais peut-être sur mes vieux jours... A force de trop de lectures !

    Moïse arrive au dernier jour de sa vie, à 120 ans et il décide de faire le récit de son existence. Il repasse en revue ses 40 années à la cour de Pharaon, ses 40 années dans le désert et enfin, ses 40 années à guider les Hébreux vers le Pays de Canaan.

    Le mérite de Moïse fiction est d'apporter un nouvel éclairage, du point de vue romanesque plus qu'"historique" que la vie de Moïse. On notera que le mot "Dieu" n'est jamais mentionné dans ce livre ! Néanmoins, les dix Plaies d'Egypte et la conception de la Torah sur le Mont Moïse dans le Sinaï figurent bien dans le récit.

    Parmi les moments narrés, on a l'épisode fondateur où Moïse est jeté dans un panier dans le fleuve Nil, récupéré par la fille de Pharaon. On a aussi l'inceste de Pharaon vis-à-vis de cette fille, autant d'actes tabous et cachés. Moïse finira par découvrir qu'il n'est pas Egyptien auprès du paysan Jethro et sa fille. Avant cela, il aura pris la fuite après avoir tué un contremaitre et dès lors libérer les Hébreux, esclaves de Pharaon deviendra sa mission voire son obsession.

    La narration ne se fait pas dans un ordre chronologique. Parfois Moïse revient sur sa fratrie, parfois sur les dix Plaies d'Egypte puis revient sur l'épisode initial du fleuve.

    Certains aspects sont déroutants comme le grand âge de certains protagonistes (la mère de Moïse est encore en vie alors que lui -même a 120 ans !) mais c'est habituel dans le Récit Biblique. Pareil, ai eu du mal à croire à cette histoire d'enfants hébreux emmurés vivants et servant comme du mortier !

    Une bonne surprise que ce roman, même si ce n'est pas non plus un chef-d'oeuvre de littérature ! Comme je déménage prochainement, je donne ce livre à un autre voisin et en garde juste la trace de ce billet !

    A bientôt !


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  • Ce soir, moi et mon voisin Yves avons regardé en commun un petit film très sympathique, première réalisation de la Je vous trouve très beau - Isabelle Mergaultcomédienne truculente, voix des Grosses Têtes, Isabelle Mergault, Je vous trouve très beau,  sorti au cinéma en 2005.

    Ce film, c'est un peu L'Amour est dans le pré, un long-métrage qui parvient à partir d'un sujet triste, ces jeunes filles des Pays de l'Est qui épousent le premier venu pour avoir une meilleure vie à l'Ouest, certaines finissant dans la prostitution, sujet transformé ici en comédie réjouissante avec des acteurs excellents !

    Finalement, on a là un film sensible, touchant et attachant ! Aymé Pigrenet - joué par Michel Blanc - est un paysan bourru de la Drôme dont la femme s'est électrocutée avec une trayeuse à vaches ! Souhaitant trouver quelqu'un pour l'aider à la ferme, notre agriculteur passe par une agence matrimoniale qui l'envoie en Roumanie d'où il ramène la jeune, fort jolie et très gentille Elena - interprété par une actrice alors dans la trentaine qui deviendra une "gloire nationale" en Roumanie, Medeea Marinescu !

    Aymé fait passer Elena pour de la famille éloignée de sa femme venue faire un stage ! Mais Elena a caché au paysan qu'elle avait une fille de 6 ans, Gaby ! Elle s'adapte progressivement à la vie en France tandis que peu à peu, Aymé tombe amoureux ! La jeune femme, à  l'image du chien sauvage de la ferme, parviendra à amadouer le veuf !

    Mais Elena a la mélancolie et la nostalgie de son pays ! C'est alors un déchirement pour ces deux là lorsqu'elle part retrouver sa fille ! Découvrant alors les sacrifices que Aymé a fait pour elle par amour, elle revient à la ferme à la fin avec sa fille !

    J'ai adoré ce film ! Ca fait un peu penser à un téléfilm mais c'est très plaisant ! Michel Blanc joue tout en finesse ces paysans désespérés par la solitude extrême ! Il est extrêmement convaincant ! On regrettera cependant qu'Isabelle Mergault n'ait pas un peu plus pimenté son film qui reste assez politiquement correct !

    Au casting, on retrouve aussi le jeune comédien Arthur Jugnot qui est le fils de Gérard Jugnot qui joue Pierre et le mime Benoit Turjman, dans le rôle d'Antoine, l'aide muet de Aymé à la ferme !

    Le film devait d'abord s'appeler La Fille de l'Est puis Le Premier venu. Je vous trouve très beau est la phrase type qu'apprennent les candidates roumaines au mariage lors de l'entretien de l'agence matrimoniale.

    A bientôt !

    PS : A une époque, à la fin des années 1990, j'avais moi aussi des correspondantes dans les Pays de l'Est et je dédie ce billet à Oskana G. , une Lituanienne, qui après m'avoir réclamé de l'argent, s'est trouvé un autre "pigeon" aux Etats-Unis ! On est en plein dans le sujet !


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  • On retrouve les Schtroumpfs dans un nouvel album de 44 gags en une seule page, Schtroumpferies 3, publié en 1997.

    Comme le dit Philippe Delzenne, collaborateur de Peyo, le gag en une page relève d'un art particulier et s'articule en trois temps ! Tout d'abord, on expose une situation. Puis il y a introduction d'un problème et enfin,  ce problème est résolu dans la conclusion avec un effet comique ! Des artistes comme Franquin étaient passés maitres dans cet exercice mais Peyo et son école tenaient aussi le haut du pavé ! Dans Schtroumpferies 3, les gags, très réussis et jamais naïfs, sont signés Alain Maury,  Pascal Garray, Jeroen De Coninck, Philippe Delzenne donc et Ludo Borecki !

    On retrouve tous nos petits amis ! L'album s'ouvre avec des problèmes de ramonages, se poursuit en mettant en avant les petits défauts de tel ou tel petit lutin bleu, la maladresse du Schtroumpf maladroit, le goût pour les mets du Schtroumpf gourmand, le sale caractère du Schtroumpf grognon, le poil dans la main du Schtroumpf paresseux...

    Parfois le Grand Schtroumpf tente de trouver des compromis avec l'un ou l'autre de ses petits protégés : tirer partie de la force du Schtroumpf bricoleur, de la créativité du Schtroumpf bricoleur ou du Schtroumpf cuisinier... mais souvent ca tourne mal et se retourne contre lui, provoquant l'hilarité du lecteur !

    Souvent aussi les éléments se dressent contre nos petits Schtroumpfs ! Guêpe guerroyante, perdrix protégeant sa couvée, grotte défiant les lois de la physique, barque qui prends l'eau, corde à linge trop courte, Puit aux souhaits mal utilisé... Autant de ressorts comiques !

    Bref, on ne s'ennuie jamais dans ces 44 petites histoires ! Je pourrais vous mentionner à tire-larigots les intrigues de beaucoup  d'entre elle mais préfère vous laisser les découvrir par vous-même ! Certaines idées et thématiques sont développées sur plusieurs gags, sur plusieurs pages mais le filon semble inépuisable !

    Pour notre plus grande joie d'adulte un peu resté enfant !

    A bientôt !


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  • Ivan Reitman avait rencontré un beau succès dans les années 1980 en jouant la carte de l'humour et du fantastique avec ses deux films Ghostbusters. On a un peu l'impression qu'il tente de nous reservir la même recette en 2001 avec Evolution, une comédie de science-fiction assez déjantée et portée sur l'exagération !

    Ici, exit les fantômes et autres spectres puisque dans le long-métrage de 2001, c'est une météorite qui est la source de tous les problèmes des héros ! La théorie de la panspermie postule que la vie viendrait de l'espace et des météores et ici notre aérolithe va provoquer des mutations à la chaîne dans la flore et la faune locales !

    Le professeur de collège Ira Kane - joué par un David Duchovny qui retrouve les menaces extraterrestres, en prenant le contre-pied de l'Agent Mulder des X-Files - et le professeur de géologie Harry Block - joué par Orlando Jones vont découvrir un étrange météore dont suinte un liquide bleu qui contient des cellules proliférant à une vitesse faramineuse ! Dans une grotte contaminée par cette pierre de l'espace des formes de vie vont se multiplier reparcourant en quelques heures des millions d'années d'évolution ! Nos deux profs de collège comprennent alors vite qu'il y a un problème !

    Par la suite, l'armée intervient et mets le site en quarantaine suite aux ordres du général Russell Woodman - joué par Ted Levine ! La maladroite Dr Allison Reed, jouée par Julianne Moore, est également de la partie tandis que la grotte est devenue une véritable forêt tropicale !

    Avec l'aide de Wayne Grey, joué par Seann William Scott, Ira Kane et Harry Block, à qui l'armée à interdit de poursuivre l'enquête sur la grotte, découvrent que les créatures engendrées par la météorites parviennent à s'échapper à la surface dans la ville de Glen Canyon, dans l'Arizona où l'intrigue se passe ! Mais les bestioles meurent car elles ne sont pas adaptées à l'oxygène ! Pourtant bien vite naît une espèce de dragon avec une mutation qui lui permet de survivre !

    Apparaissent ensuite des primates tandis qu'Allison Reed prophétise qu'en deux mois, les aliens auront envahis et engloutis l'ensemble des Etats-Unis ! L'armée décide alors de tout bombarder au napalm mais ce feu de l'enfer concentre toute la faune et la flore extraterrestres en une unique masse organique gigantesque qui menace de détruire la ville !

    Nos héros découvrent bien entendu la solution en concoctant une sorte de shampoing au sélénium toxique pour les aliens ! L'Humanité est sauvée et Harry, Ira et Wayne peuvent se reconvertir dans la publicité pour Head & Shoulders  ! La marque parraine d'ailleurs le film de Reitman !

    Le film joue à fond sur l'humour - qui vole souvent bas, à base par exemple de toucher rectal ! - et le bizarre ! C'est, comme dans Ghostbusters, une équipe de bras cassés/pieds-nickelés qui sauve le monde !

    Mais ce film reste assez anecdotique ! On retiendra qu'il est l'une des tentatives de David Duchovny, alors au faite de sa carrière avec la série de Chris Carter, de percer au cinéma ! Evolution donna lieu à un dessin-animé qui prolonge le film et à un jeu vidéo sur Game Boy Advance, toujours au début des années 2000 !

    A bientôt !


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  • La chanteuse Zazie est devenue dans les années 1990 une figure incontournable de la scène musicale française ! Made in Love - ZazieSon premier album, Je, tu, ils, sorti en 1992, est passé assez inaperçu ! C'est le second opus, Zen,  disponible en  1995 qui va véritablement  la révéler avec des chansons restées célèbres telles "Larsen" ou "Un point c'est toi" !

    Dans ce contexte, le troisième album, qui est sur les ondes en 1998, intitulé Made in Love est l'album de la confirmation en même temps que l'album de la maturité, cette fois avec des chansons comme "Tous des anges" et son clip nocturne très réussi et envoûtant !

    Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes, qui a pris son nom de scène d'après l'hérone de Raymond Queneau, Zazie dans le métro, a plus d'une corde à son arc ! Elle est interprète mais aussi compositrice, la marque des grands artistes ! Dans Made in Love, elle a abandonné une précédente collaboration avec Pascal Obispo et compose elle-même toutes les musiques des 12 titres de l'album, sauf pour "Chanson d"ami" et elle écrit aussi toutes les paroles, très inspirées, très poétiques et lyriques, dans l'air de ces années 1990 et ponctuées d'humour (comme dans la chanson "Tout le monde", tacle au Front National et contre le racisme !)! Zazie sait aussi être militante et s'engagera par ailleurs pour les Restos du Coeur et le Sidaction !

    Pourtant, pour cet album, seul "Tous des anges" connut véritablement le succès ! Le clip de "Ca fait mal et ça fait rien" jugé trop violent, fut censuré lors de son passage sur les chaînes de télé !

    Parmi les titres, il faut compter aussi avec "Femmes téfales",  "La preuve par trois",  "Autant de peine que de toi" ou encore "La vie devant moi" et "Sous le voile" ! L'album connut plusieurs éditions : classique, digipack et de luxe !

    Pour ma part, il s'est produit pour moi avec Zazie la même chose qu'avec Céline Dion ! Je l'appréciais lorsqu'elle était encore assez confidentielle mais dès qu'on a commencé à la voir partout, ça a nourrit mon rejet ! D'artiste inspirée, j'ai dès lors perçu Zazie comme une artiste de variétés qui génère du cash et n'ai pas plus que ça suivit sa carrière par la suite ! Ca ne retire rien à ses qualités de chanteuse !

    A bientôt !


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  • Star Wars - Dark Vador, Seigneur Noir des Sith - Tome 3 : Mers de FeuOn découvre dans Le Retour du Jedi la race des Mon Calamaris - avec Ackbar ! - et le fait que leurs vaisseaux légendaires forment l'ossature de la Flotte Rebelle ! Depuis, dans Rogue One, on a eu une confirmation de l'engagement de ces êtres aquatiques avec les fats d'arme de l'Amiral Raddus !

    La série de Charles Soule au scénario et avec Guiseppe Camuncoli au dessin, Dark Vador, Seigneur Noir des Sith, en est déjà à son troisième Tome en français et nous propose pour l'occasion un cross-over avec la série principale Star Wars  de Kieron Gillen et Salvador Larroca, en l'occurrence avec son Tome 8 à paraitre dans l'Hexagone  (mais il y a eu une prépublication dans le "Star Wars Comics Mag" !).

    Dans le récit principal, "Mers de Feu", on va donc découvrir la guerre que l'Empire mène contre la planète Mon Cala et son roi Lee Char qui est monté sur le trône dans la série d'animation The Clone Wars ! Palpatine/Dark Sidious a la ferme intention, ne disposant pas encore de l'Etoile de la Mort, de faire un exemple à la Galaxie : nul ne doit s'opposer à l'Empire !

    L'Empereur a déjà une "arme de dissuasion et de terreur", son disciple Dark Vador ! Celui-ci débarque donc sur le monde d'océans accompagné de trois membres de l'Inquisitorius ! Car l'Empereur et Vador soupçonnent à raison que Lee-Char est conseillé par un Jedi, survivant de l'Ordre 66 et de la Purge !

    On verra dans ce Tome que l'Empire ne montre aucune pitié ! Mais le Jedi dont il est question et qui se cache - mais sera découvert ! - espère lancer une rébellion à partir de Mon Cala ! Il va périr mais parvenir à son but car quinze ans plus tard, dans la série Star Wars, Luke, Leia et Han rallieront la flotte des Mon Calamaris pour l'Alliance Rebelle !

    Voilà pour ce récit ! L'album contient une histoire plus courte où Vador demande à Wilhuff Tarkin de s'acquitter d'une dette que le plénipotentiaire de l'Empire a contracté à son égard dans "Mers de Feu" ! Il va s'agir pour Tarkin de traquer Vador avec une bande de mercenaires sur une planète isolée afin de soumettre le Sith à un défi à sa hauteur ! Vador espère sans doute aussi sonder/jauger Tarkin de cette manière ! Ca se termine par un statu-quo !

    Le dernier récit est l'Annual #2 de la série Dark Vador (le premier étant celui de la première série Dark Vador !). Des sabotages ont lieu sur les chantiers du Projet Secret de l'Empire, une certaine station de combat emblématique ! Là encore, on retrouve Tarkin mais aussi Orson Krennic ! Ces deux là, en rivalité constante et permanente, sont-ils des traîtres à l'Empire !? Il s'avérera que la trahison venait d'ailleurs et Vador résous le problème dans la violence dont il est coutumier ! L'histoire s'arrête lorsque Lyra Erso reçoit un message d'un mystérieux expéditeur lui révélant sur quoi travaille véritablement son mari Galen Erso ! La suite ? La fuite de la famille Erso rejoints le début de Rogue One  !

    L'Annual #2 est scénarisé par Chuck Wendig (auteur de la trilogie de romans Star Wars : Riposte  !) et dessiné par Leonard Kirk !

    La série Dark Vador, Seigneur Noir des Sith est, avec Docteur Aphra, sans conteste la meilleure série de comics Star Wars du moment ! Mais déjà, les meilleures choses ont une fin et le Tome 4 - qui devrait s'intituler "La Forteresse de Vador" sera le Tome ultime de cette ongoing !

    A bientôt !


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  • Le Mouvement des Gilets Jaunes a été une véritable prise de conscience de ce qui ne va pas dans ce pays depuis cinquante ans ! L'oligarchie - avec ses merdias, journalopes et sa milice politique, armée de LBD, à sa botte - voudrait minimiser mais ce n'est que le début d'une Révolution !

    Le livre de Tatiana Ventôse et Greg Tabibian, deux Youtubeurs dont la première est plutôt classée à Gauche et le second à Droite, ont mis de côté leurs divergence pour nous sortir un bouquin éloquent qui dans un premier temps dénonce l'incurie du Système et de nos élus consanguins, sortis de l'ENA et déconnectés des réalités, puis dans un deuxième temps, tente de proposer des débuts de solutions, à travers 100 propositions dont on remarquera qu'elles sont frappées du sceau du bon sens !

    Ce bouquin c'est donc Jusqu'ici tout va (très) mal  - sous-titré "Antidote au chaos politique" !

    Ca se lit comme on mate comme une vidéo Youtube du "Fil d'Actus" ! Mais une chose qui m'a gêné, c'est l'utilisation tout du long d'un style SMS, certes décomplexé mais à vouloir faire "djeun" et "branchouille", on dessert un peu le sérieux du propos ! Mais bon passons là-dessus !

    Nos deux co-auteurs montrent comment les élites autoproclamées ont joué dans leurs propres intérêts mais en se posant comme des sauveurs providentiels et en nous infantilisant ! Mais dans aucun domaine de l'action politique, de bonnes décisions n'ont été prises ! Que ce soit sur le service public (destruction des écoles, des hôpitaux,...), sur l'Europe qui nous impose son Droit et sa déréglementation néolibérale, sur l'écologie et l'environnement, sur l'immigration...

    On remarque que nos politiques jouent sur le ressentiment, le "diviser pour régner", la culpabilisation individuelle ! Mais il est temps pour le tout-un-chacun, pour le commun des mortels de surmonter ses divisions et de s'unir pour trouver lui même ses solutions, les bonnes, et pour virer tous ces politicards de carrière bons à rien et démagogues à "coups de pieds au cul" pour qu'ils "cessent de nous la mettre profond" !

    Il s'agit ni plus ni moins pour le démos de se réapproprier le pouvoir et par la même son avenir !

    Finalement, ce livre recoupe parfaitement les revendications des Gilets Jaunes et certains propos que l'on trouvait dans le livre de François Ruffin, Ce pays que tu ne connais pas (plus dirigé spécifiquement contre la personne de Macron !) !

    C'est une lecture que je vous recommande vivement !

    A bientôt !


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  • On retrouve Valérian et Laureline bloqués avec leur vaisseau qui a besoin de sérieuses réparations au début du Tome 15 de la célèbre série de science-fiction sur la planète Rubanis, vaste mégalopole ! Nos deux héros connaissent alors la galère car ils sont totalement désargentés et sans ressources depuis l'"effacement" de Galaxity ! c'est là qu'interviennent trois petits aliens malicieux et vénaux, les inénarrables Shingouz !

    Nos deux aventuriers de l'espace se retrouvent alors à devoir exécuter une mission d'enquête pour le chef de la police de Rubanis, le Colonel Tlocq, qui les charge de découvrir qui détient encore le pouvoir sur ce monde corrompu ? On a alors une description des cinq Cercles de Rubanis : l'Usine, le Monde des Affaires, le Divertissement, le Cercle de l'Aristocratie et el mystérieux Cinquième Cercle, le Cercle du Pouvoir !

    Une enquête qui s'avérera mouvementée mais nos héros bénéficieront de l'aide d'un Transmuteur Grognon de Bluxte, de différents informateurs à l'espérance de vie réduite et de la conduite sportive de S'Traks, un "pilote" de "limouzinge", véhicule qui sera à l'origine du taxi volant de Korben Dallas dans Le Cinquième Élément  de Luc Besson auquel ont collaboré Mézières et Giraud/Moebius !

    Mais il y a aussi des antagonistes dans cet album notamment Na-Zultra, une femme dont le maquillage rappelle le groupe de hard-rock Kiss et qui manie un Crétiniseur de Phoum, une sorte de fouet dont le tournoiement dans l'air hypnotise les foules !

    Comme dans tout bon album de Valérian, il y a une morale et une leçon à tirer de ce récit ! On s'aperçoit au terme de l'histoire que le pouvoir est en faite vacant et que les habitants de Rubanis sont menés par el bout du nez par ce qui ressemble à notre télévision contemporaine ! Gavés par des programmes débiles, les gens se sont dessaisis de leurs responsabilités ! Valérian et Laureline vont faire bouger le statu quo et un personnage inattendu va émerger et prendre le contrôle de ce monde !

    Mais ça, à la limite nos héros s'en fichent car ils repartent vers de nouvelles aventures riches à millions et avec un vaisseau de nouveau en parfait état de marche !

    A bientôt !

    PS : Je tiens à remercier mes lecteurs car ai dépassé désormais depuis quelques jours les 12.000 visiteurs cumulés sur mes Skyblogs ! Merci à tous !


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  • Alors que sort X-Men : Dark Phoenix - avec ces acteurs en fin de contrat, cela pourrait signifier la fin d'une époque, celle des films X-Men sous le contrôle exclusif de la Twentieth Century Fox, après le rachat de celle-ci par Disney ! Une histoire qui avait commencé au début des années 2000 !

    Force est de constater que la chronologie des films X-Men, c'est un peu le gros bordel ! Mais le film X-Men : Apocalypse, sorti en 2016 et réalisé par Bryan Singer, troisième opus d'une seconde trilogie, a pour principal intérêt de retconner certains éléments et de lier les films précédents, ceux des années 2000 et ceux des années 2010 entre eux ! Entre X-Men et X-Men : Le Commencement  !

    Cette fois-ci est introduit le grand méchant des comics, Apocalypse, qui va vouloir dominer le monde et recruter ses quatre Cavaliers parmi nos héros ! Trahisons et retournements de situations à prévoir ! Le personnage est incarné à l'écran par Oscar Isaac, notre Poe Dameron par ailleurs !

    L'action se déroule dans les années 1980 - sous l'Ere Reagan ! On découvre les origines de Scott Summer aka Cyclope de Diablo et de Tornade, on retrouve Mystique - jouée par Jennifer Lawrence, Jean Grey (qui tente déjà de contenir le Phoenix en elle !) jouée par Sophie Turner (qui quitte ici Game of Thrones !).

    La caractérisation des personnages est assez excellente. Notamment Erik Lehnsherr alias le "criminel" Magneto - joué par Michael Fassbender -  qui se débat tout le long du film avec des dilemmes moraux assez intéressants !

    Quelques apparitions intéressantes aussi ! Notamment une scène avec l'Arme X qui fait un carnage dans le complexe du projet de Stryker ! Là encore et toujours le lien avec les autres films ! Et à la fin un caméo des Sentinelles dans la Salle des Dangers !

    Apocalypse est un ennemi redoutable dont l'un des pouvoirs est de manipuler la matière, transformant tout ce qu'il voit en poussière ! il est épaulé par Tornade, Archangel, Psylocke et... Magneto - ses quatre Cavaliers ! Au Caire détruit et rebati à l'image du tyran, la bataille va faire rage !

    Les X-Men bénéficient de 50 ans de continuité Comics ! Il y a de quoi forger des intrigues intéressantes sur cet héritage, en en reprenant et en en modulant des éléments ! Ce sont les héros de la Mythologie Moderne !

    Je crois savoir que le film a eu un accueil plutôt mitigé, le public étant de plus en plus exigeant mais en fait de plus en plus blasé ! J'ai regardé ce film et l'ai trouvé plutôt intéressant ! Que nous réserve l'avenir avec des Mutants revenu au sein du MCU - d'ici 4 - 5 ans nous promets Kevin Feige, l'architecte de l'ensemble, face aux Avengers ?

    A bientôt !


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  • Comment classer le nouveau roman de Marc Dugain ? J'opterais volontiers pour les termes de "fable d'anticipation" ! Dugain montre qu'il n'y a pas que du passé - et des romans historiques - que l'on peut tirers des leçons. Avec Transparence,  il nous projette dans les environs des années 2060 et surfe sur des thématiques actuelles - réchauffement climatique, transhumanisme et réseaux sociaux pour prolonger la ligne de fuite dans le futur et nous ouvrir les yeux.

    Dans  Transparence, on suit la présidente française de la société Endless qui devient un acteur de poids. En effet, la politique de cette société est de collecter des milliards d'informations via internet et les puces sur chaque individu, de (re)tracer sa vie en totale "tranparence". Ceci va permettre de reconstituer les schémas neuronaux de la personne, bref d'abolir la mort ! A partir de là, Endless change la donne et le monde et absorbe même Google !

    Des changements sociétaux s'ensuivent donc ! La narratrice est  consciente que l'humanité se dirige vers son apocalypse avec le réchauffement climatique et et la course au profit. L'accès à l'immortalité  mets fin à la quête de l'argent, à l'industrie du luxe, à l'individualisme, aux armées et aux dictatures. Une nouvelle Bible est écrite qui inclut et pose les critères attendus pour être ressuscité sous forme d'humain synthétique conservant l'âme originale.

    C'est aussi le moyen pour Marc Dugain de critiquer le système actuel. Notre égoïsme et notre inconséquence en prennent pour leur grade ! On pourra ici regretter le côté un peu démonstratif de l'ouvrage qui décline sa thèse sans retenue. Trump et sa politique sont dénoncés, le Pape est écorné aussi ! Dugain revient sur la politique, l'économie, l'écologie, la religion en bon prospectiviste !

    Mais je dois vous avouer que j'ai été très surpris par la fin du roman qui se conclut par trois retournement de situation. Disons que devant une catastrophe imminente, l'Ancien Monde va tromper notre Cassandre et l'écarter du jeu. Il s'avérera que tout son projet n'était qu'une vaste escroquerie mais à but louable ! Le transhumanisme ne nous sauvera donc pas de la catastrophe du climat !?

    Dernier twist, le récit précédent, l'ensemble du roman nous est présenté comme la production littéraire contemporaine d'une certaine Cassandre, employée de Google qui a disparu sans laisser de traces un beau matin !

    Voilà, j'aime assez ce Transparence ! C'est surprenant, ça fait réfléchir et ce n'est pas dénué d'une certaine ironie. J'observe aussi que la littérature (romans et essais) s'emparent de plus en plus des thèmes du réchauffement climatique et du transhumanisme car c'est dans l'air du temps et notre futur ! Rappelons aussi que la bonne littérature se doit peut-être d'interroger ?

    A bientôt !


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  • Creatures - MindscapeDans les années 1990, j'achetais toujours assez peu de jeux vidéo, alors que j'avais mon PC de puis le milieu de cette décennie - mais je récupérais un certain nombre de logiciels via les CD-Roms que l'on trouvait alors dans les revues de gaming, démos ou parfois/souvent jeu complet !

    C'est ainsi que je découvris Creatures, jeu développé par le studio Creature Labs et publié aux bons soins de Mindscape, sorti en 1996, premier soft d'une série d'au moins une demi-douzaine de jeux déclinés en trois séries, "Albian", "Exodus" et "Village" ! Ce premier jeu est en fait une simulation de vie - comme il y a des intelligences artificielles, il y a une vie artificielle ! 

    Vous démarrez le jeu avec plusieurs œufs pour développer des êtres entre l'humain et l'animal appelés Norns ! Vous devez leur apprendre à parler, à se nourrir seuls et à se protéger de leurs ennemis, les Grendels !

    Creatures a été considéré, à sa sortie, comme plus qu'un simple jeu, comme une révolution dans le domaine de la vie artificielle ! J'ai à l'esprit ces programmes informatiques ultra-simples qui simulent des fourmilières qu'on voyait à la même époque ! Mais le jeu de Mindscape inclut des éléments de génétique, de biochimie et aborde aussi les réseaux neuronaux !

    Pour être honnête avec vous, n'ai pratiquement pas joué à Creatures car c'est le genre de jeu très intimidant, qui demande beaucoup d'investissement et où le joueur ne sait pas trop où il va ! Je n'avais pas envie de passer des heures et des jours à développer une bestiole qui allait finir par crever ! Rappelons qu'à la même époque, au tournant des années 1990 et 2000, on a eu la vague des Tamagotchis, ces petits animaux virtuels qu'il fallait nourrir et cajoler mais qui crevaient toujours à la fin ! Perte de temps à mon humble avis et la mode a fini par passer de toute façon !

    Etant de plus alors étudiant en biologie, je n'avais pas envie de faire encore de la biologie pendant mes loisirs !

    Le jeu, dispo initialement sur PC, fut adapté sur PlayStation et Game Boy Advance !

    Voila, néanmoins, Creatures était un de ces jeux qui s'aventuraient dans une nouvelle voie, la vie artificielle donc et ses algorithmes bénéficieraient sans doute, comme l'I.A. dans le domaine des jeux vidéo du futur ! On est bien dans la simulation à tout crin là !

    A bientôt !


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  • Étienne Klein fait partie, avec Aurélien Barrau, de ces hommes de sciences (physiciens) qui voient plus loin que le bout de leur paillasse et mènent une réflexion épistémologique sur leurs pratiques ! Pour ma part, j'adore la Philosophie des Sciences et envisage peut-être de faire un doctorat dans ce domaine vaste et passionnant un jour, ce qui me changera de la science bornée qui ne se questionne jamais qu'on m'a enseigné, comme une oie qu'on engraisse, en fac de biologie dans les années 1990 !

    Dans Matière à contredire, sous-titré "Essai de philo-physique", Étienne Klein mêle les disciplines pour tenter de percer le "réel" ! Qui doit s'interroger sur le réel ? qui détient la clé ? Le philosophe, depuis Platon qui formule le monde intelligible face au monde sensible, celui-là pouvant faire penser au monde de nos théories scientifiques qui impactent les objets matériels de celui-ci ! Est-ce le physicien qui pense, depuis Galilée,  que le monde peut se traduire en équations donc qu'il y a similitude entre l'esprit humain qui formule les mathématiques et l'Univers étrangement compréhensible à travers ce langage ?

    Klein aborde différents "concepts" problématiques qui ont agité à la fois la Philosophie et la Physique ! Rappelons qu'au départ les deux disciplines étaient confondues et Aristote était ainsi largement autant physicien (et biologiste) que philosophe et métaphysicien !

    D'abord le temps ! Voilà un concept qui a fait couler beaucoup d'encre ! Saint-Augustin notamment mais plus près de nous Kant et Bergson ! Étienne Klein montre ici que le langage nous abuse avec des expressions comme "le temps passe" ! Est-ce le temps qui file ou les choses qui passent dans le temps ? Il y a maintes conception du temps tant philosophiques que dans la science est ses plus récents développements (physique quantique et relativité !) ! Là encore, Klein demande "qui est légitime à parler du temps ?".

    D'autres problèmes sont abordés dont la question du Vide -  entre Néant et Matière ! - ou le principe de causalité ! Je ne parlerais pas du Vide mais sur la Causalité, qu'on repense à Hume qui y voyait là un effet psychologique - l'habitude ! - de l'esprit humain ! sur la causalité repose le principe de l'induction : observer maintes et maintes fois deux phénomènes qui se succèdent et en tirer une loi - généraliser ! L'auteur de l'essai fait ici une remarque judicieuse sur les Big Datas, posant  qu'elles ne peuvent produire que des corrélations mais en aucun cas en faire sortir l'idée de causalité car seul l'esprit humain est encore capable de produire les théories qui révéleraient cette causalité !

    Enfin, Klein termine sur le Boson de Higgs, découvert au LHC de Genève en 2012, particule qui donne une masse aux autres particules, lesquelles interagiraient en fait avec un champ quantique, comme un skieur qui serait freiné par ses skis par la neige ! L'image vaut ce qu'elle vaut ! Un rappel est fait du "Paradoxe EPR" dont je pourrais vous résumer la teneur mais ne le ferais pas car c'est un peu compliqué !

    A l'heure où la Philosophie prétends avoir renoncé à la Métaphysique, elle bute encore sur la question métaphysique primordiale, la seule qui compte : "qu'est-ce que le réel ?". La science peut peut-être alors lui être d'un grand secours en lui permettant d'avancer par les résultats inattendus que les scientifiques obtiennent, qui repose les problèmes ! c'est pour cela qu'il ne faudrait pas dissocier selon moi enseignements de philosophie et scientifiques dans nos collèges et lycées, selon moi ! Étienne Klein approuverait sans doute !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke a exercé de nombreux métiers dans l'Ouest sauvage, au cours de ses aventures : gardien de troupeau, shérif, agent du gouvernement... Cette fois-ci, il devient saltimbanque dans "Western Circus", la cinquante-cinquième histoire de notre cow-boy solitaire, scénarisée par Goscinny et dessinée par Morris et paru en 1970.

    L'histoire commence sur les chapeaux de roues lorsque Luke et Jolly Jumper croisent un éléphant au détour d'une poursuite avec les indiens ! L'étrange pachyderme appartient à Eramus Mulligan, directeur du Western Circus et un peu trop porté sur la boisson ! Très vite, notre héros est présenté à toute la troupe et on voit là encore le talent de Goscinny pour composer de surprenantes galeries de personnages ! On a la famille de Mulligan : Vanessa, sa femme, trapéziste,  Daphné, sa fille, cavalière et lanceuse de couteaux et  Zip Kilroy son gendre, et clown de son état ! A cela s'ajoute une ménagerie ! Andy l'éléphant d'Inde,  Nelson, le vieux lion buveur de potages, une mule et deux chevaux savants, surpassés seulement par Jolly Jumper ! Lucky Luke a même droit à une réprésentation !

    La troupe ainsi que Luke se dirigent vers Coyote City, ville tenue par Corduroy Zilch qui y possèdent tout ! Luke s'y rends pour participer au rodéo annuel organisé par le notable ! Mais évidemment, Zilchne va pas supporter la présence du Western Circus, qui lui fait concurrence, dans sa ville, malgré l'évidente sympathie - et peut-être pour ça - que la population éprouve vite pour la troupe d'Erasmus ! Il ira jusqu'à engager un tueur à gages,  Rattlesnake Joe, nouvelle version de Phil Defer et qui ratera littéralement "un éléphant dans un couloir" !

    On a toute la succession de gags habituels partant de situations rocambolesques et tirant partie du caractère des personnages ! Zilch semble avoir le mot de la fin en parvenant à faire incendier le chapiteau par les indiens ! Mais Luke a alors l'idée d'inscrire toute la troupe au rodéo et nos artistes en profitent pour transformer l'événement en la représentation qui leur attirera succès et gloire !

    Car un certain homme de spectacle français, Monsieur Framboise, est venu, invité par Zilch, assister au rodéo et est emballé par le cirque ! On a donc un "happy end" où Mulligan, Zilch et les indiens s'associent pour une prestigieuse tournée en Europe à la façon du cirque de Buffalo Bill ! Cet album se fonde sur une réalité historique, la difficulté des cirques, en vogue à l'Est des Etats-Unis à partir de 1840 à s'imposer à l'Ouest face aux spectacles traditionnels que sont les rodéos !

    C'est encore une fois un excellent album, à l'humour très fin, bien pensé et qui fait mouche ! Petit détail qui assure la continuité de la série, on retrouve Lulu Carabine, la meneuse de revue, aperçue dans "Dalton City" dont on nous dit que Joe Dalton s'est épris un jour !

    Au rang des références, Erasmus Mulligan est croqué physiquement d'après un acteur du muet qu'on a bien oublié depuis, un certain W.C Fields !

    A bientôt !


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  • Charles Soule termine sa prestation sur le comics Poe Dameron avec ce Tome 6 conclusif, intitulé "Le Réveil" et paru Star Wars : Poe Dameron - Tome 6 : le Réveiltoujours chez Panini comics ! Conclusif ? Pas certain car la fin appelle les développements du futur Épisode IX - L'Ascension de Skywalker,  sur nos écran de cinéma en décembre 2019 !

    Côté scénario, c'est toujours du très bon ! Et j'aime aussi beaucoup le trait précis d'Angel Unzueta ! Le travail de colorisation est nickel aussi ! Mais venons en à la matière de cet album !

    Les événements relatés se déroulent juste après la Bataille de Crait, vue dans l’Épisode VIII, si controversé, Les Derniers Jedi. Ce qui reste de la Résistance, une dizaine de personnes, a pris la fuite dans le Faucon Millenium ! Là, on a droit à un récit sous forme de flashs-back et du point de vue du héros de cette série Poe Dameron, sur ce qui s'est passé en parallèle de l’Épisode VII, le Réveil de la Force (d'où le titre de ce Tome 6 : "Le Réveil" !). Cet album fait donc le lien entre tous les films de la Postlogie en quelque sorte !

    On apprends ainsi comment Black Un, Poe Dameron, a rallié D'Qar depuis Jakku puis a pu intervenir à la rescousse sur Takonada ! J'ai apprécié aussi le fait qu'il semble y avoir une allusion/connexion avec la série d'animation récente Star Wars Resistance (quand Poe parle de "récupérer BB-8 au passage" !). Mais en fait ne peut le confirmer car je n'ai pas encore fini de visionner cette série (il faudrait voir si Poe revient sur le Colossus et mentionne Jakku ? Peut-être aussi est-ce là que Poe est trahi et que le Premier Ordre apprends qu'il se rends sur Jakku ? A voir ?).

    Puis le récit rejoint le "présent" comme l'Escadron Black part seul rallier des soutiens pour la Résistance en berne ! Cela mènera Snap Wexley, sa copine/épouse Karé Kun, Jessica Pava et la reporter Suralinda d'abord sur le monde insectoïde de Pastoria - où ils se feront mener en bateau par le roi Siroc, puis sur Ikkrukk, en aide à une ville assiégée et bombardée par le Premier Ordre et ses sympathisants locaux !

    Le volume se termine par une lueur d'espoir avec le groupe Black au complet contemplant les étoiles et clamant la naissance de la Résistance ! A suivre dans Episode IX ! On ne peut constater ici que la bonne cohérence entre les différentes histoires et les divers médias du nouveau Canon, orchestrée sous l'égide de Disney !

    Je passerais rapidement sur l'autre récit, plus court de cet album, qui se passe avant, alors que le pilote Duros L'Ulo est encore en vie et qui est en fait l'Annual #2 de cette série Poe Dameron ! Poe et son escadron doivent rencontrer une certaine négociante Kudon nommée Nu'Tiv qui possède une archive de grande valeur qui pourrait être les plans d'une autre super-arme ! Nos héros doivent donc recouvrer ses plans avant le Premier Ordre, aidés en secret par un certain "vaurien" qui tient à rester discret !

    Il s'avérera qu'il ne s'agit en réalité par d'une super-arme mais de quelque chose qui a plus de valeur aux yeux de Leia ! Ce récit court est scénarisé par  Jody Houser et dessiné par Andrea Broccardo !

    La série Poe Dameron  est donc terminée ! Elle ne m'avait guère enthousiasmé au départ mais je dois dire qu'elle a été rondement mené et s'est finalement avéré d'une grande qualité, suscitant mon intérêt ! Une série de transition et qui comble quelque trou du récit au cinéma ! Enrichir l'Univers de Star Wars est toujours l'objectif !

    A bientôt !


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  • En 2014 - 2015 alors que les contrats d'édition pour les comics Star Wars se renégociaient pour la France, la Maison Delcourt a perdu les droits sur les futures parution Marvel du nouveau Canon au profit de Panini Comics ! Coup dur ! Néanmoins, Delcourt conserve un beau catalogue, celui du "Légendes" et l'exploitation des bandes-dessinées jeunesse de la gamme ! Dans les faits, deux éditeurs se partagent l'exploitation des BD Star Wars pour la France !

    C'est ainsi que la Maison de Thierry Delcourt publie les versions jeunesses des trois Trilogies Star Wars, sous le dénominatif désormais de Saga Skywalker et des "Star Wars Stories" - dont deux sont sorties à l'heure actuelle, Rogue One  et Solo ! D'autres albums jeunesse sont par ailleurs publiés tels  "L'Arme du Jedi" ou "La Cavale du Contrebandier" ou encore actuellement la série Star Wars Rebels!

    ce qui frappe tout de suite dans l'album Rogue One dont il va être question ici - comme dans tous les autres albums jeunesse ! -  c'est l'aspect "manga" voire Disney des personnages ! Ceux-ci se détachent sur les décors qui sont peints par des dessinateurs différents ! C'est en effet une grosse équipe qui s'attelle à la production de ces albums, presque 30 personnes, ce qui fait perdre un peu l'aspect artisanal traditionnel du monde de la BD ! Mais le résultat vise l'efficacité, pas l'authenticité !

    Je ne reviens pas sur l'Histoire du film, elle est connue et vous renvoie à mon billet de fin 2016 sur le long-métrage lui-même ! Jyn Erso et sa petite bande de Rebelles déterminés vont  battre des coudes et jouer du blaster pour récupérer les plans de l’Étoile Noire dont on sait quel usage en fera ensuite la Rébellion  dans l’Épisode IV original de 1977 ! Cela les mènera de Jedha à Scarif en passant par Eadu !

    En début de l'album, quatre pages établissent la présentation des personnages, héros puis méchants avec de petits textes et un comparatif photo du personnage tiré du film et sa figuration imagée/dessinée ! Ca permets de les reconnaitre mais ça n'aurait pas été difficile même sans ça !

    Même si je n'ai pas toutes les répliques du film en tête (trop récent ! Et contrairement à la Trilogie Originale que je connais sur le bout des doigts !), l'album et le récit semblent assez fidèles aux dialogues ! Bien sûr, comme on doit aller vite en une cinquantaine de pages, il y a des ellipses ! Plus problématique, une forme de censure pour la jeunesse comme le fait que Cassian Andor - qui aurait bientôt droit à sa série télé sur la nouvelle plateforme de streaming Disney + -, abat froidement un collaborateur sur l'Anneau de Kafrene !

    Ce genre de BD est le support idéal pour initier la Troisième Génération de Fans de Star Wars, celle de la Postlogie et de la série Star Wars : Rebels  - comme pour ma nièce Marie et mon neveu Keagan à qui j'essaie de transmettre ma passion !

    A bientôt !


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  • Sous un titre qui reprends un "slogan" de Game of Thrones, William Blanc nous livre un petit essai fort intéressant Winter is Coming - William Blancsur les liens entre politique et fantasy dans Winter is Coming - ou "Une brève histoire politique de la fantasy" !

    J'avais déjà remarqué, dans le cadre des mes études littéraires et du fait de mes nombreuses lectures de littérature fantastique que le genre "fantastique" était un genre "rétrograde", assez conservateur et qui s'opposait à la notion de Progrès et de Modernité que l'on doit aux Lumières ! En effet, à chaque fois que la société moderne a souffert des dérives du Progrès, les récits fantastiques, de fantasy et de Science-fiction ont pullulé : début du XIXème siècle avec E.T.A. Hoffmann dans le contre-coup de la Révolution française, ou après chacune des deux Guerres mondiales !

    Le livre de William Blanc enfonce le clou et montre que la fantasy en promouvant un retour à la Nature s'oppose directement à la société industrialisée ! C'est un retour à plus d'authenticité qui est mis en avant, dans un contexte de Révolution industrielle ! Pour exemple, J. R.R. Tolkien commence à écrire en réaction à la Grande Guerre après sa mobilisation et le Mordor et ses armées d'orques ne sont que les machines et les usines du capitalisme de ce début tragique du XXème siècle ! Rappelons aussi que Tolkien est Anglais et que l'Angleterre a été la première à entamer la Révolution Industrielle !

     On retrouve de semblables motifs quelques temps plus tôt chez William Morris, écrivain londonien préraphaélite de la première moitié du XIXème siècle qui s'inspire beaucoup de l'iconographie de Moyen âge ! La Légende Arthurienne pèse ici de tout son poids sur les écrits ultérieurs de la fantasy ! Y compris chez G.R.R. Martin ! Et pour beaucoup d'auteurs, le barbare libre vaut mieux que le romain civilisé !

    Mais évidemment, il est aussi question de Game of Thrones et l'auteur de l'essai s'interroge si l'on doit y voir une métaphore du réchauffement climatique dans le fait que "l'Hiver vient" sur le monde de Westeros ! Sa réponse est que ce n'est pas une intention délibérée chez Martin mais que les faits sont venus se surajouter à la lecture et forcer l'interprétation dans ce sens ! D'une certaine façon, GoT a été récupéré par les écolos !

    L'ouvrage de William Blanc revient aussi largement sur la pop culture ! La fantasy prends véritablement son essor avec les mouvements contestataires des années 1970 aux Etats-Unis avec la Guerre du Viet-Nam ! Une large part est accordé dans l'essai aux jeux de rôles à partir de Donjons & Dragons, aux jeux vidéos,... Star Wars, Lovecraft et le Conan de R.E. Howard sont évoqués !

    C'est le genre de livre que j'adore ! L'imaginaire doit encore trouver sa place dans nos sociétés corsetées car c'est un espace de liberté ! C'est un essai érudit mais accessible ! Et je récuse le fait que la fantasy soit classée comme un "Mauvais genre" - pour reprendre le titre d'une émission des samedis soirs de France Culture !

    A bientôt !


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  • Les questions migratoires, sur lesquelles prospèrent les partis d'extrême-droites européens, sont un des grands enjeux de ce temps ! Conscient qu'on n'est pas forcément bien informé, j'ai voulu prendre connaissance des témoignages de seize migrants regroupés par Marie-Odile Lainé dans le petit recueil Rien de ce qui est humain ne m'est étranger (qui est une citation de Térence !)! Ce petit fascicule est vendu chez les libraires de ma ville de Caen, pour la modique somme de 5 euros et la totalité de l'argent est reversée à des associations d'aide aux migrants !

    Les migrants, principalement Soudanais, Maliens ou Nigérians, je les vois lorsque je monte sur la Côte de Nacre, qui prennent le bus TWISTO 61 sans ticket pour  aller à Ouistreham en espérant monter à la sauvette sur le Ferry ! Mais on croise aussi des Afghans, Croates, Kosovar, Syriens ou Marocains dans le quartier de la Gare de Caen ! Pour être honnête, je dois dire que les voir m'énerve parfois car c'est un constat d'impuissance de la France et de l'Europe ! Mais je dois éviter de leur en attribuer la faute ! J'ai déjà du dire/écrire quelque part qu'il faudrait améliorer leur situation dans leur pays d'origine, tout sauf démocratique, mais est-ce à l'Occident de le faire, sous peine de se faire taxer d'ingérence !?

    A Caen, Marie-Odile Lainé recueille les témoignages de seize personnes, entre  20 et 65 ans, hommes comme femmes, de différents pays - mais principalement d'Afrique, dans le cadre de l'ASTI (Association de Solidarité Avec Tous les Réfugiés). Le dessinateur HubbubHum (que j'ai croisé sur notre stand au Salon du Livre de Caen Epoque 2019) illustre ce recueil avec des représentations de scènes vues dans des squats !

    Certes, on peut toujours mettre en cause la parole des migrants ! Mais il faudrait vraiment être aveugle pour ne pas voir leur souffrance ! Et zut aux abrutis qui pensent qu'ils viennent en France "pour se dorer  la pilule aux frais de la CAF" ! Ces gens-là, Ahmad, Motassim, Soraya,  Mira,  Shpetim,  Gundegmaa, Abdel ou encore Adedoyin (je ne peux tous les citer !) sont venus en France, "pays des Droits de l'Homme et de la Liberté", pleins d'espoir et parceque justement ils étaient privés de liberté dans leurs pays, en danger de mort, torturés, exploités économiquement, violées et ayant subis quantités d'autres travers ! Ils nous racontent leurs parcours de vie dans cet opus et c'est assez frappant et édifiant !

    Ces migrants font de plus de vrais efforts pour s'intégrer ! Tous ceux qui ont été interrogés ici, l'ont été dans le cadre de cours de Français qu'ils prennent ! Beaucoup - la plupart en fait ! - ont un vrai amour de l'Hexagone, trouve les Français  gentils dans l'ensemble, reçoivent de l'aide et bénéficient de la solidarité car elle existe encore ! Et vous, le raciste au fond de la salle, ne venez par nous emmerder avec  "Et nos SDF ?" ! En temps normal, vous n'en avez rien à foutre des SDF !

    Ce petit livre fournit de plus d'intéressants éclairages géopolitiques ! situation en Afghanistan, en Syrie, en Libye, dans l'Ex-Yougoslavie, au Mali ! Le lecteur intéressé complétera son degré de conscience des problèmes avec les essais de spécialistes qui ne manquent pas ! Le début du XXIème siècle est une période compliquée !

    Je vous conseille fortement la lecture de Rien de ce qui est humain ne m'est étranger -particulièrement si vous êtes hostile aux phénomènes migratoires ! Mais dans  ce cas, peut-être pétri dans vos certitudes, préjugés et clichés, ne vous en donnerez même pas la peine ! Mais comme disait Socrate, "aucun homme n'est méchant par nature" et donc j'ai quelque foi en vous et vous prête le bénéfice du doute ! Et je rappelle que les flux migratoires sont le terreau de l'intolérance et des extrémismes ! D'où la nécessité de s'informer !

    A bientôt !


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  • Le Passage est un film de 1986, signé René Manzor qui peut se voir comme un conte fantastique ou une fable tragique ! C'est aussi en quelque sorte une réécriture du Mythe d'Orphée, le héros, Jean Diaz, remontant tout seul du Territoire de la Mort !

    J'avais vu ce film à l'époque au cinéma de Ouistreham Le Cabieu en compagnie de ma mère et de ma sœur !  La chanson qui accompagne le film, intitulée "On se retrouvera" est l’œuvre du si excentrique Francis Lalanne qui a encore fait parler récemment de lui en essayant de récupérer les Gilets Jaunes ! A l'époque, en 1986, il se contentait encore de chanter et si ma mémoire ne me joue pas des tours, il me semble que cette chanson avait été un tube, finissant quelques semaines durant numéro 1 du TOP 50 d'alors  ! Oui, c'était en mars 1987 ! La bande musicale, la bande originale complète, est signée du frère de Francis Lalanne, Jean-Félix Lalanne !

    Le Passage, c'est aussi une aventure familiale, René Manzor n'étant autre que l'autre frère de Francis Lalanne ! Un Alain Delon vieillissant et en fin de carrière prends part à l'épopée en incarnant créateur de dessins-animés désillusionné Jean Diaz dont la Mort personnifiée a programmé le trépas "sur son grand ordinateur" à la grande peine de son petit garçon ! Le gamin est d'abord plongé dans le coma et la Mort exerce un chantage à travers lui sur le père ! L'enfant est joué par Alain Musy qui n'est autre que le fils de René Manzor ! Aventure familiale donc !

    Le film essaie d'avoir une orientation philosophique, la Mort étant au fond la seule question philosophique qui importe et qui du coup restera à jamais sans réponse ! Le Passage est un film sombre, un peu maladroit et grandiloquent et finalement assez déprimant ! Pourtant à l'époque, j'avais  bien aimé bien que je n'apprécie pas trop Alain Delon qui connaît là un de ses derniers grands succès mais en deçà des précédénts toutefois !

    La Mort est représentée sans grande originalité en Grande Faucheuse et notre artiste qui mets le monde en dessins est emporté dans un accident de voiture, selon un procédé à la Destination finale ! Je n'aime pas trop cette représentation de la Mort étant moi-même phobique de la Mort !

    Au fond, Jean Diaz fait le procès de l'Humanité et tente de se réconcilier avec lui-même, de regagner un peu de Foi ! Une fois ce chemin moral accompli, pourra-t"il seulement regagner la lumière du jour ! Il y a toute une dimension symbolique, métaphorique et allégorique dans ce film ! Un large recours est ausi fait aux séquences animées  du fait du métier du protagoniste ! La Mort lui demande en effet de dessiner pour elle,  de traduire le désespoir du Monde en images ! N'est-ce pas ce que faisaient déjà des artistes comme Francesco Goya ou Picasso !? Qu'on songe à Saturne dévorant un de ses fils ou à Guernica, deux oeuvres portant toutes les deux sur la Guerre, en Espagne en l'occurrence, à deux époques différentes et un siècle d'écart - mais bon je m'éloigne du film ! Il y a aussi une réflexion sur le pouvoir de l'Art dans le métrage de René Manzor !

    Le dessin-animé, envisagé comme une "arme de destruction massive" par la Mort que réalise Jean Diaz est en réalité un véritable court-métrage de René Manzor, datant de 1984, qui a pour titre Le Sang ou le Testament d'un Vieux Fou  !

    A bientôt !


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  • Je vais maintenant vous entretenir d'une activité à laquelle j'ai pendant longtemps consacré beaucoup de temps et de passion et dont je me suis détourné il y a quelques années ! Il s'agit d'un incontournable de la culture Geek : la passion des jeux de rôles !

    Je ne proposerais pas ici une définition de ce qu'est un jeu de rôles - je vous renvoie à mes nombreux billets qui présentent des jeux emblématiques du genre ! Pour mon cas personnel, je suis venu à cette activité progressivement, m'y adonnant véritablement qu'à la fin de mes années de lycée !

    J'ai toujours été nourri par l'imaginaire et ai d'ailleurs une imagination débordante ! Vous savez déjà, si vous avez lu les précédentes "Trajectoires Eclectiques" que j'adore la lecture par ailleurs ! Le jeu de rôles allait me permettre de canaliser mon imagination et me donner une première expérience de l'écriture lorsque je romançais des comptes-rendus de parties sur table de façon systématique dans les années 1990 et 2000 !

    Je suis venu au jeu de rôles par les "Livres dont vous êtes le Héros" ! J'ai du faire l'acquisition de mon premier LDVELH en 1985 ou 1986 à l'occasion d'un séjour chez mes grands-parents ! Gallimard commençait alors à publier ces récits en Folio Junior ! Le premier pour moi fut "Le Marais aux Scorpions" ! Les Maîtres du genre étaient alors Steve Jackson et Ian Livingstone. Il y eut, après les "Défis fantastiques", les séries "Sorcellerie", "Loup Solitaire", "Quête du Graal" ou "Loup Ardent" !

    Mais à ce moment là, dans les années 1980 - et vivant en province et pas dans le quartier parisien du Vème Arrondissement où ouvraient alors les boutiques de jeux emblématiques telle "L'Oeuf Cube", je n'avais pas saisi le potentiel de ces jeux ! Les LDVELH étaient des aventures Solo ! Certes Gallimard avait aussi traduit L'Oeil Noir et mon camarade Patrice m'avait parlé de Donjons & Dragons. Le côté "partie sur table en équipe" m'était passé à côté justement ! Je n'avais pas de camarades pour jouer avec moi et ne pouvais que réquisitionner et embêter ma petite soeur pour lancer des parties de L'Oeil Noir ou de Star Wars ensuite ! Sophie n'était pas très enthousiaste !

    Au début des années 1980, Steven Spielberg avait popularisé une table de jeu de rôles au début de son film E.T. l'Extraterrestre que je ne devais voir que des années plus tard à la télé et pas à sa sortie au cinéma !

    Donc pendant mes années de lycée - j'avais entre temps redécouvert Star Wars via son jeu de rôles de West End Games traduit par Jeux Descartes - je rêvais en espérant trouver une tablée de joueurs, en lisant les numéros de la revue Casus Belli !

    Au lycée, j'avais enfin trouvé un MJ (Meneur ou Maître de Jeu) qui anima quelques partie d'AD&D le mercredi après-midis chômés mais l'expérience tourna court et fut un coup d'essai manqué et avec un effectif très réduit !

    Ce fut en 1988 ou 1989 que je rejoignis le Club Chimères à la MJC de Caen, qui servait de vitrine à Jean-Luc Bizien pour son jeu Hurlement ! Le type m'était profondément antipathique car, comme ces sessions de jeux se déroulaient le vendredi soir dans le chef-lieu bas-normand et que j'habitais sur la côté, le sieur Bizien n'avait pas trouvé mieux que de faire signer une décharge de responsabilité à mes parents au cas où il m'arriverais quelque chose à traîner entre 2 heures et 6 heures du matin dans les rues de Caen abandonnées en attendant le premier Bus Vert ! Alors qu'il aurait été plus simple - et plus sûr ! - d'organiser un covoiturage !  Il y avait en outre le fait que Bizien avait tenu des propos très méprisants sur les milieux populaires  - propos  qui étaient j'espère empreints d'une certaine ironie qui avait alors du m'échapper !

    Toutefois, à ces soirées, je jouais à AD&D, découvrais cet autre monument qu'est L'Appel de Cthulhu ainsi que Hurlements, jeu de Bizien dont je reconnais qu'il avait des qualités (le jeu, l'homme je ne sais pas !) et d'autres pépites d'alors : Bitume, Star Wars évidemment ! Ces soirées étaient parfois frustrantes car je ne trouvais pas forcément une tablée !

    Il y avait aussi, à chaque automne, une convention de jeux de rôles à la Salle de l’Échiquier du Château de Caen - événement qui perdure encore à la fin des années 2010 sous d'autres formes, et qui alors était organisé notamment par Chimères !

    Peu de temps après, des camarades à moi, qui venaient aussi au Club Chimères et se réunissaient dans la cave de l'un d'entre eux ou le grenier de l'autre - pour jouer à Stormbringer, Paranoïa ou Multimondes, décidèrent, parce qu'il était aussi compliqué pour eux de venir les nuits de vendredi à dimanche à Caen, surtout à l'approche du Baccalauréat, de créer leur propre club ! C'est ainsi que le Club Sortilèges vit le jour, à Bénouville, et dura dans sa version initiale de 1990 à 1999 - soit quasiment 10 ans !

    Entre 1990 et 1997, je me rendais aussi, chaque fois que je montais en région parisienne pour les vacances, à "L'Oeuf Cube" acheter des suppléments du jeu de rôles Star Wars, accompagné par mon Pépé !

    Ce fut une bonne expériences même si il y avait des frictions de personnes durant cette période ! Je jouais avec Cyril, David, Hervé, Xavier, Pierre-Antoire, Pierre, Guillaume, François et tant d'autres ! Les jeux étaient innombrables ! Ceux précédemment cités et quantités d'autres !Il y eut en plus Miles Christi, Château Falkenstein, Vampires la Mascarades, Changelin le Songe, Ji-Herp, Cyberpunk, Shadowrun ARES (un jeu maison !), Nephilim et je masterisais mes premières parties d'AD&D, de Star Wars  et d'INS/MV !

    Mais au bout de quelques années seulement, dès 1992 - 1995, les choses périclitèrent, notamment avec la déferlante du jeu de cartes Magic : L'Assemblée ! Par la suite, je m'éloignais car j'eut des problèmes de santés et m'investissais plus dans mes études (ceci étant la cause de cela !) !

    Pendant quelques années, au tournant du deuxième millénaire, je suivais les jeux de rôles de loin, suivais des formations professionnelles, cherchais vainement un boulot ! Puis, entre 2001 et 2004, j'allais rejoindre une autre association ludique qui s'était formée à l'initiative de joueurs de Ouistreham - dont certains avaient cotôyé le Club Chimères et d'autres le Club Sortilèges ! Comme ces jeunes là étaient des "rebelles de bonnes familles"  - dont certains se vantaient de fumer du cannabis pourvu que cela ne viennent pas à l'oreille de leurs parents qui finançaient leurs joints -  ils fondèrent le Club Pentacle ! Le jeu principal auquel on jouait à Pentacle était D&D3, la troisième version de Donjons & Dragons, racheté par Wizards of the Coast -- qui avait engrangé un trésor de guerre avec Magic ! C'était aussi l'époque des phénomènes vidéoludiques Baldur's Gate, Morrowind et surtout World of Warcraft !

    Là encore le Club périclita faute de combattants ! Je me constituais alors un petit groupe de joueurs, de plus de dix ans plus jeunes que moi initié à la fantasy par World of Warcraft et les films du Seigneurs des Anneaux de Peter Jackson ! Ce groupe jouait chez les uns et les autres à Ouistreham, à D&D3  surtout et aussi à L'Appel de Cthulhu ! Il y avait Florian, Cécile, les Frères B., Patrick et Christopher et quelques pièces rapportées ! C'était moi qui masterisais car j'avais pris de la bouteille dans ce domaine ! Cette ultime expérience dura principalement entre 2005 et 2007, entre mon retour de l'AFPA et mon entrée dans mon travail de manutentionnaire sous-payé et ma reprise d'études de Lettres !

    Depuis, je ne joue plus aux jeux de rôles ! Toutefois, ai fait l'acquisition de toute la gamme de suppléments "classieux" de L'Appel de Cthulhu chez Sans-Détour (voir aussi mes chroniques dessus ici !) et quelques autres objets rolistiques comme Z-Corps !

    Je ne pense pas reprendre cette activité à l'avenir préférant réserver mes capacités imaginatives à écrire des nouvelles et des romans plutôt que de donner vie à des mondes virtuels autour d'une table ! Evidemment, pendant les diverses expériences ludiques mentionnées au-dessus, je couchais par écrits les récits des différentes parties effectuées autour des diverses tables, ce qui constituait déjà au fond une expérience d'écriture même si elle n'était pas très aboutie !

    A bientôt !


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  • Sylvain Tesson est l'écrivain des grands espaces et des contrées éloignées où l'on recherche la solitude et la paix de l'âme ! Ses récits - autobiographiques - sont particulièrement apaisants pour nous autres victimes de la vie moderne et de ses élans effrénés ! Sur les chemins noirs est le quatrième récit que je lis de lui, l'ayant découvert avec Dans les forêts de Sibérie où il vantait déjà la vie d'ermite dans l'Est lointain de sa Sainte Mère Russie ! Coup de coeur aussi pour Bérézina où il nous relatait la fuite de la Grande Armée Napoléonienne en 1812 !

    Dans Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson mets une nouvelle fois en avant les vertus de la fuite ! J'ignorais qu'il avait eu un grave accident, tombant d'un toit, échappant de peu au trépas puis rabiboché, vissé de partout ! En guise de méthode de rétablissement, notre écrivain de la Nature choisit de s'éloigner de la civilisation ! Mais cette fois-ci, il n'opte pas pour une destination lointaine ! Il décide de retrouver et visiter les "chemins noirs", ces pistes oubliées qui traversent la France de "l'hyper-ruralité", communion avec la nature, fuite, ressourcement sont les ingrédients de cette escapade !

    Le récit que nous fait notre littérateur est celui d'une sorte de pélerinage païen, de retour aux sources, une "géopsychique" ! On assiste à son rétablissement progressif à ses états d'âmes, mais aussi à de superbes et nombreuses descriptions de paysages, de chemins, de bosquets, à travers plein de petits détails anodins mais pourtant si riches de sens !

    On sait depuis Aristote et les Péripatéticiens que la marche est propice à la réflexion philosophique et Tesson en ponctue abondement son texte sans être jamais édifiant ! Un propos politique émerge aussi à travers l'évocation du recul de ces zones préservés de la main de l'Homme, les transformations de ce monde rural notamment sous l'effet des politiques nationales, européennes ou de la mondialisation ! Ce sont enfin de véritables leçons de choses ! Et c'est lyrique et bucolique à souhait !

    Notre déambulateur, à l'opposé de la tendance actuelle de beaucoup à placer leur foi en l'avenir dans l'émergence et la progression du numérique et de l'internet, et autres réseaux sociaux, croit davantage au besoin de renouer avec l'observation direct de la Nature, en contact étroit avec les choses authentiques et le vivant, plutôt que d'"intercaler des écrans entre nous et le monde" ! Et aussi le contact humain avec le paysan, la lavandière ou l'ermite plutôt qu'une vision biaisée de la réalité à travers les statistiques ministérielles mauvaises conseillères !

    Bref, c'est une remise en cause de nos certitudes de citadin, de notre mode de vie qui consiste à accumuler des objets inutiles pour combler un vide intérieur ! Privilégier la contemplation, le retrait, la solitude et la passivité !

    L'itinéraire de Sylvain Tesson coupe la France en son centre ! Il part de Nice, traverse la Provence, bifurque par le Massif Central, remonte à travers Gévaudan, montagne limousine et Touraine jusqu'au Cotentin, après le pays mayennais, et arrive enfin à la Hague à l'extrémité nord ! Un "périple" fait de découverts et de surprise s'étendant du 25 août au 8 novembre, soit environ deux mois et demi à raison d'entre 10 et 40 kilomètres par jour ! Loin de la Modernité donc !

    Par moments, des amis l'accompagnent dans sa marche, comme Cédric Gras ou Thomas Goisque, déjà de la partie dans Berezina ! Et d'autres !

    Finalement, on a là un superbe éloge de la Fuite à travers les Ombres, à l'opposé de ceux qui choisissent les "chemins de Lumière" en voulant changer le monde !

    Vous aurez évidemment compris que j'ai beaucoup aimé ce récit d'une rare authenticité et revigorant, pour son auteur comme pour ses lecteurs ! Sylvain Tesson ne m'a une nouvelle fois pas déçu !

    A bientôt !


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  • Pendant huit années, Game of Thrones, la série de Weiss et Benioff aura suscité l'engouement de nombreux fans, attachés aux intrigues politiques entre grandes familles dans le monde violent de Westeros ! L'oeuvre de G.R.R. Martin est en effet un tel monument, un objet d'une telle complexité qui dépeint des peuples, des lieux et des moeurs par le détails dans une langue très poétique ! Jusqu'à présent, les showrunners avaient réussi la transposition sur petit écran, pour la chaine HBO - même si on notait quelques différences avec les bouquins !

    Mais voilà, Papy Martin traîne beaucoup à nous livrer les deux derniers tomes de sa saga et la série télé avait fini par rattraper et dépassé les livres ! Avec cette Saison 8 - et une attente de deux ans depuis la fin de la Saison 7, Game of Thrones touche à sa fin ! Les espérances étaient grandes et beaucoup de théories sur la fin avaient été émises : Daenarys montera-t'elle sur le Trône de Fer ? Les Marcheurs Blancs déferleront-ils sur le Sud ? Les réponses arrivent mais en fait après le générique final du tout dernier épisode, de nombreux points restent inéclaircis !

    Il semblerait que le duo à la tête de la production, scénaristes par ailleurs, Weiss et Benioff, se soient un peu fatigués de leur bébé ! Ils sont déjà passés à la préparation de leur série de films Star Wars, annoncés pour 2022, 2024 et 2026 (du moins on est sur que c'est un de leurs films qui est prévu pour 2022 ! Ensuite ?). La Saison 8 est écourtée comme l'a été la Saison 7 et ne comporte que 6 épisodes mais de durées rallongées !

    La Saison 8 était donc très attendue, il n'y a qu'à voir le nombre de hors-séries de magazines qui sont sortis à l'occasion en kiosque !

    Premier aperçu ! Attention, je vais SPOILER ! Si c'est très beau visuellement, scénaristiquement ça pêche un peu voire beaucoup ! Les critiques à la limite de la campagne de dénigrement fussent sur le net ! On accuse même les showwrunner de s'être "râtés" sur ces ultimes chapitres à tel point qu'une partie d'Hollywood les surnoms même "Dumb & Dumber", ces deux crétins du cinéma ! Alors certes, les choses vont trop vite dans cette Saison 8 et auraient du être amenées plus progressivement et plus subtilement mais  les deux hommes à l'origine du show ne méritent pas une telle cheatstorm ! Le format "série-télé" a ses propres contraintes !

    Cette Saison, trop rushée, nous donne de bons moments et culmine avec deux batailles, celle de Winterfell à l'épisode 3 et celle de Port-Réal à l'épisode 5 qu'il est plus juste d'appeler le "Massacre de Port-Réal" avec des visuels qui évoquent Hiroshima post-bombardement atomique (il faut rappeler que Martin est un antimilitariste convaincu !) ! Ces deux points culminants du récit sont réalisés par Miguel Sapochnik - qui avait déjà filmé la Bataille des Bâtards en Saison 6 ! C'est très impressionnant et on nous avait d'ailleurs vendu la bataille contre l'Armée des Morts-Vivants comme la plus grande bataille jamais filmée à la télé voire au cinéma !

    Dès la fin de l'épisode 3, le sort des Marcheurs Blancs est réglé et on n'en saura pas plus sur leurs motivations ! Déjà, on note de nombreuses incohérences ! Des héros meurent mais aucun personnage majeur ! Les deux batailles de la Saison 8 sont assez angoissantes par ailleurs, ai-je trouvé !

    Il y a quelqu'un qui a fait l'unanimité sur cette Saison, c'est Ramin Djawadi qui a composé la superbe musique et qui mérite un Emmy Award au minimum pour ces pistes très inspirées !

    Exit les Marcheurs Blancs dès l'épisode 3 car on veut bien nous faire comprendre que l'essence de la série, ce sont les intrigues politiques et la lutte âpre pour le pouvoir, symbolisé par le Trône de Fer !

    La série n'a pas le temps de développer les évolution des personnages comme pourrait le faire G.R.R. Martin dans ses romans qui tardent encore à venir ! Martin a du communiquer les grandes lignes de l'intrigue aux showrunners, à charge à eux de broder ensuite !

    Le traitement de Daenarys qui passe de leader aimée de tous à "Mad Queen" a beaucoup surpris voire choqué ! Là encore, la transition est trop brutale, en l'espace de deux épisodes là où il aurait fallu, selon Martin, trois ou quatre Saisons de plus ! Mais on pourra noter que la jeune Targaryenne - qui croit dur comme fer en sa destinée de reine ! - montrait déjà des signes de cruauté dans les Saisons précédentes (comme lorsqu'elle enterre sa suivante ou incinère les Tarly !). L'héritage de son père fou aura finalement eu le dessus ! Il faut dire aussi qu'elle perds énormément de choses dans cette ultime Saison, n'est pas aimé du peuple de Westeros et est sur le point d'être trahie de toutes parts !

    Daenarys vire donc foldingue et carbonise hommes, femmes et enfants de la Capitale, alors que Port-Réal a capitulé ! Ca nous donne 45 minutes de torture porn, belles visuellement mais assez pénibles ! Heureusement, on a un superbe jeu de l'actrice Emilia Clarke !

    Les fans n'auront donc pas le "happy end" qu'ils espéraient tant ! J'avoue j'ai versé ma petite larme au dernière épisode et on a bien la fin douce amère promise !

    Game of Thrones c'est fini ? Pas tout à fait car on nous annonce déjà des spin-off dont un sur la Longue Nuit et le légendaire Bran le Batisseur est déjà en bonne voie !

    Dans la conclusion, j'ai bien aimé aussi cette réflexion métatextuelle de Tyrion - pas forcément originale mais tombant à point et bien amenée sur le pouvoir des histoires pour unifier les peuples !

    On a donc une fin élégante pour une série qui restera comme emblématique et une référence dans l'histoire des séries télé et qui nous a donné huit ans de bonheur ! Merci à ses instigateurs !

    Quelle série prendra la relève du Phénomène !?

    A bientôt !


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  • A la librairie où j'effectue actuellement un stage de trois semaines, dans le cadre de mes études, j'ai décidé de renouer à temps plein avec la littérature ! Car en effet, depuis 2015 et mes études de Philosophie, je lis surtout des essais et délaisse pas mal les romans ! Ne suis donc plus à jour sur mes auteurs préférés : Sylvain Tesson, Maylis de Kerangal et autres Marc Dugain ! Mais ce samedi, avec l'argent de mon anniversaire, ai fait le plein de fictions !

    Parmi ces livres, il y a Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel dont j'avais apprécié autant le Jan Karski que Les Renards pâles ! Cette fois-ci l'auteur nous emmène dans le quotidien de Jean, un écrivain désoeuvré qui passe son temps entre le frigo et le lecteur DVD à mater des films, principalement Apocalypse Now ! Je vous renvoie à ma critique de ce formidable film de Francis Ford Coppola !

    Notre écrivain est légèrement obsessionnel, et quand il ne descends pas des litres de vodka, il déploie tous ses efforts pour essayer de rencontrer Michael Cimino, le réalisateur de La Porte du Paradis et Voyage au bout de l'enfer, artiste maudit et reclus depuis lors  ! Jean pense en effet que Cimino est le seul qui puisse adapter son scénario de The Great Melville  sur l'auteur de Moby Dick ! Contre toute attente, il va le rencontrer et le cinéaste se montrera interessé !

    Ce livre, à travers son narrateur désabusé, nous apporte une réflexion sur un monde absurde que le "feu a quitté" ! Jean vit seul dans son appartement dont il est sur le point d'être expulsé et n'en sort que pour promener Sabbat, le dalmatien de son voisin Tot ou pour aller manger au Mac Do Porte de Bagnolet ! Bref, sa vie est bien triste à l'image du monde qui l'entoure ! Un roman bien dans l'air du temps ! Un peu déprimant !

    En fait, Yannick Haenel apporte un humour subtil à cet autoportrait et on sourira des mésaventures de son protagoniste, sorte de pied-nickelés qui se mets lui même dans l'embarras par négligence ! Négligence à l'image de celles des décideurs de notre société sans doute ! Bref, si ce récit a parfois des allures de farce, il est en réalité très profond !

    Et au fond, Jean nourrit un bel appétit de vivre et recherche son épiphanie/ son Graal qui pour lui s'incarne dans le daim ou le cerf que le chasseur épargne dans Voyage au bout de la nuit !

    En quelques mots, j'ai beaucoup aimé ce roman et d'ailleurs Yannick Haenel ne m'a jamais déçu jusqu'à présent ! Tiens ferme ta couronne  a d'ailleurs obtenu le Prix Médicis 2017 !

    A bientôt !


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  • La Trilogie de la "Massacrologie" de Deadpool se termine avec l'ultime volet intitulé "Deadpool massacre Deadpool" toujours scénarisé par Cullen Bunn !

    Précédemment, le mercenaire déjanté d'un univers parallèle avait encore plus pété les plombs et s'était rendu compte que l'Univers Marvel était un univers de fiction ! Notre héros est en effet connu pour briser le Quatrième Mur et pour proférer des vérités méta-textuelles ! Après avoir assassiné tous les super-héros classiques puis la archétypes de l'Idéavers, ce "méchant" Deadpool en vient à la conclusion que c'est lui-même qui est à l'origine de tout et il décide de tuer toutes ses propres versions alternatives ! C'est donc encore l'occasion d'un "méga-délire" pour Cullen Bunn !

    Ce Deadpool alternatif va donc réunir tous ses homologues démoniaques et se lancer dans une guerre contre le Deadpool Corps et le Deadpool "principal", celui de la Terre-616 ! Deux camps vont s'affronter et on aura tout un panel de Deadpool tous plus improbables les uns que les autres, issus de l'esprit d'un "scénariste malade" !

    On aura ainsi Lady Deadpool, Kidpool, Dogpool, Pandapool, Deadpool Duck, D.E.A.D.P.O.O.L., Deadpool Dinosaure, Motorpool ou encore Galactuspool ! Tous ce beau monde s'affronte dans un déluge de violence et de tripailles dont l'humour et l'ironie ne sont pas absente - pour désamorcer la violence au premier degré ! Finalement, notre Deadpool "officiel" résous le problème et le méchant" Deadpool que l'on suivait depuis "Deadpool massacre Marvel" est éliminé ! Mais le Deadpool Corps est aussi éradiqué au passage et une autre Storyline se clot avec lui !

    Le dessin est de Salva Espin !

    J'ai bien aimé ce récit - et la "massacrologie" dans son ensemble ! En fait, j'adore le concept de Multivers et la façon dont Marvel l'utilise ! Ca permets aux artistes et aux scénaristes de se "lâcher la bride" ! Un triptyque s'achève et la boucle est maintenant bouclée !

    Voilà ! Je ne manquerais pas de vous présenter bientôt d'autres récits de Deadpool - et de l'Univers Marvel de façon générale ! - car je prends toujours les collections qui vont bien chez Hachette ! Ma passion pour la Maison des Idées s'est ranimée en 2005 - après m'avoir accompagné durant toute mon enfance-  et ne m'a jamais quitté depuis !

    Je dédie ce billet à Benjamin R. alias KGBen, le gars traducteur de comics de son état que j'ai croisé à l'AFPA en 2004 et qui m'a redonné goût à ces BD américaines de qualité !

    A bientôt !


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  • Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j'adore m'adonner à l'écriture, que ce soit ce blog ou mon journal intime ! Je tiens en effet l'un et l'autre depuis respectivement 2008 et encore avant 2007 - et j'écris des nouvelles depuis 2003 - 2005 !

    Un ouvrage comme celui de Colum MCann, Lettres à un jeune auteur ne pouvait donc qu'attiser ma curiosité et susciter mon intérêt ! L'auteur irlandais, qui donne des cours d'écriture créative, y prodigue une vaste panoplie de conseils dont je vais essayer de vous offrir un échantillon ici !

    Le jeune auteur qui voudrait se lancer ne doit pas rechigner à la tâche ! L'écriture est exigeante et il faut travailler d'arrache-pied ses phrases tant la manière de le dire compte à la limite plus que l'intrigue ! L'écriture peut être une source de plaisir mais aussi de souffrance et de frustration et elle demande des efforts ! Il convient de ne jamais se décourager durablement, de persévérer, quitte à se ménager des périodes de pause sans écrire !

    Il convient aussi de lire beaucoup pour s'imprégner des bonnes pratiques, ne pas jalouser les écrivains qui ont du succès car ce n'est pas une compétition ! Accepter la critique, l'entendre ! Être prêt à recommencer son roman en cours ou à jeter son manuscrit - tout en conservant les bons passages ! Avoir un carnet pour noter le réel en permanence sur soi, ne pas retranscrire tel quel le réel - comme faire figurer sur la page les névroses de ses proches, ce qui risquerait de blesser des gens mais adapter, transformer le réel, bref, créer de la vie à partir de la vie ! Travailler ses personnages, leur donner des défauts, bosser le plan de son récit et ciseler ses dialogues - mais pas trop !

    Colum McCann donne quantités d'autres conseils, comme lire ses phrases à haute voix, laisser reposer ses écrits ou écrire dans des lieux où l'on se sente bien !

    Précisons que le jeune auteur peut avoir tout aussi bien 20 ans que 60 ans ! il conviendra aussi que celui-ci soit engagé éthiquement en notre époque troublée !

    C'est un ouvrage très éclairant qui m'a donné envie de me replonger dans l'écriture de nouvelles voire de mon premier roman ! Et cela dès ce week-end ! Même si avec ce blog et ce journal intime à mon seul usage, n'ai jamais cessé d'écrire ! Déjà lorsque je rédigeais des compte-rendus de Travaux Pratiques et d'Expériences ou des comptes-rendus de parties de jeux de rôles, je faisais déjà acte d'écriture dans les années 1990 ou bien avant cela au début des années 1980, lorsque j'écrivais une longue composition française à épisodes - inspirée de "Yvain et la Quête du Chaudron d'or" qui paraissait dans Pif Gadget - à l’École Primaire avec mon prof Monsieur Desplats !

    Lisez Colum McCann !

    A bientôt !


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  • La société Taïto reste célèbre comme une pionnière dans le domaine des jeux vidéo. Ses bornes d'arcades furent souvent des hits et ont laissé leur marque dans l'histoire de ce nouveau média ! On se souvient notamment de Bubble Bobble ou Arkanoid !

    Mais dès 1978, Taïto frappe un grand coup dès 1978 avec son jeu d'arcades, Space Invaders - et ses hordes d'aliens pixelisés qui sont rentrés dans la culture populaire ! Ces petits personnages apparaissent dans de nombreux médias, que ce soit des séries-télé, dessins animés, des films comme Pixels ou les travaux du street artiste français Invader qui les peints sur les murs !

    Space Invaders - Taïto

    Comme pour les premiers jeux de l'Histoire du jeu vidéo, les principes de Space Invaders sont très simples ! Des hordes d'aliens sont alignés sur l'écran et ces lignes d'envahisseurs descendent petit à petit vers le bas dudit écran pour vous détruire ! Vous dirigez un vaisseau spatial (ou un canon ?) - en bas de l'écran aussi ! - et vous tirez sur les invaders, protégé par des blockhaus provisoires en évitant leurs tirs !

    Space Invaders préfigurait des jeux comme Galaga ou Phoenix et lance le genre shoot them up ! Mais alors l'écran était alors fixe et pas de scrolling  - qui arrivera avec le jeu Defender, autre légende du genre !

    C'est donc un classique du jeu vidéo au même titre que Pac-Man adopté dès cette époque sur consoles de salon : Atari 2600, Atari 5200, MSX, NES... Je jouais moi-même à un clone de ce hit sur la console Vidéopac de Philips !

    Ce jeu est l’œuvre de Tomohiro Nishikado qui frappa ainsi un grand coup ! Il adapta en réalité les mécanismes de Space Monsters, un jeu réalisé par Taïto en 1972 et mit plus d'un an à concevoir son propre projet ! il avait choisi au départ des motifs de cuirassés et autres chars d'assaut pour ses "monstres" mais le succès de Star Wars en 1977 le fit changer pour des aliens venus de l'espace en forme de crabes et de poulpes !

    Space Invaders peut être considéré comme le second succès des bornes d'arcades après Pong ! Il nous semble désuet à notre époque mais en 1978, il poussait la technologie dans ses derniers retranchements,  preuve qu'on a fait bien du chemin depuis !

    A bientôt !


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  • En 2018, tous les dimanches matins, j'avais l'habitude de regarder sur Youtube la retransmission de l'épisode de Dragon Ball Super diffusé durant la nuit au Japon (avec le décalage horaire). Je découvre maintenant, en 2019, ces histoires dans le manga dont est tiré l'anime !

    Les épisodes en question sont ceux qui ont traits au Tournoi du Pouvoir, une sorte de Battle Royale impliquant huit des douze univers du Multivers de Dragon Ball Super ! Les différents Dieux de la Destruction ont chacun réunis leurs dix meilleurs combattants pour qu'ils s'affrontent dans le Monde du Vide ! Pour le manga, cet arc commence réellement au Tome 7 intitulé "Début du Tournoi pour la Survie de l'Univers" ! En effet, tout univers qui verra ses dix combattants jetés hors du ring sera éliminé ! Tout simplement effacé de l'Existence, dieux compris ! Les Zen-O ne rigolent pas !

    Ce Tome 7 est donc un Tome uniquement de combats, du début à la fin ! Le déroulé est différent du déroulé de l'anime ! Les combats ne sont pas les mêmes, l'ordre des éliminations et la façon dont les gens sont éliminés varient aussi ! Mais il y a des constantes, comme la toute puissance de Jiren ou la trahison de Freezer envers Frost, son équivalent de l'Univers 6 !

    Ca va castagner dur ! Des Youtubeurs comme le Chef Otaku ont trouvé cet arc très médiocre eà l'époque de sa sortie en VO - pointant notamment de gros défauts dans le dessin de Toyotaro, notamment concernant les perspectives ou des personnages au premier plan plus petits que des personnages dans le fond ! Ces critiques sont sans doute justifiées mais je dois dire que pris par l'intrigue haletante, n'ai même pas remarqué ces défauts, ne les ai pas vus !

    L'équipe de notre Univers 7 se compose donc de Son Goku, Vegeta, Son Gohan, Piccolo, C-17 et C-18, Krilin, Muten Roshi (Tortue Géniale en VF !), Ten-Shin-Han et Freezer, pièce rapportée très problématique de la dernière minute !

    Assez vite, l'Univers 9 - avec son Trio de Dangers fait de loups est effacé ! On retrouve aussi les passages avec Hit contre Jiren, C-18 contre Ribriand et ses consoeurs, ou les êtres invisibles de l'Univers 4 à la fin du Tome ! J'ai apprécié ce récit et son déroulé car m'attendais à pire en vérité !

    Comment Son Goku parviendra-t'il à vaincre Jiren qui, comme dans l'anime, semble surpuissant et invincible ? A quel moment verra-t'on apparaïtre l'Ultra Instinct, la dernière transformation de Goku ?

    La série Dragon Ball Super continue à accumuler les pages, les tomes et les histoires, prolongeant la légende et le plaisir de l'oeuvre originale de Toriyama même si le Maître a en partie passer le flambeau !

    A bientôt !


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  • Toute bonne Trilogie cinématographique doit trouver une fin satisfaisante ! Matrix Revolutions conclut la Trilogie Matrix et sort la même année que l'opus 2, Matrix Reloaded, en 2003! Le bilan est mitigé car beaucoup de spectateurs n'ont pas retrouvé la "magie" du premier film sorti en 1999, "magie" peut-être du aussi à l'effet de surprise tant les Wachowski avaient réalisé là un film novateur - tant sur le fond que sur la forme !

    On se serait attendu à un moment que Matrix devienne une franchise juteuse à la Star Wars, déclinable sur plein de supports, mais en fait le soufflé est vite retombé !

    Dans Matrix Revolutions - qui reprends là ou le précédent film s'était arrêté, Néo et ses amis, Morphéus, Trinity, Niobé, Kid et consorts, doivent sauver la dernière cité des humains, Scion, d'un assaut imminent de la part d'une armée de machine ! L'affrontement aura lieu à la fois dans le monde réel et dans la Matrice ! Un compte à rebours est lancé !

    Les événements dans le monde réel sont l'occasion de montrer une espèce de bataille de Méchas à grande renforts d'armures cybernétiques et de robots ! Ca flingue dans tous les sens ! Dans ce dernier film de la Saga, on a d'ailleurs beaucoup plus de scènes dans le monde réel ! C'est une bonne chose et ça permets de varier un peu les plaisirs d'autant que les derniers développement dans a Matrice - avec l'Agent Smith qui essaie de prendre le contrôle de l'ensemble des logiciels - ne m'a guère convaincu !

    On retrouve le casting des films précédents sans vraiment qu'il y ait de nouveaux protagonistes ! On a donc encore Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving et Jada Pinkett Smith pour les rôles principaux !

    On retrouve l'Oracle, le Mérovingien, le Maitre des Clés et l'Architecte, ces archétypes de la Matrice tous assez énigmatiques !

    Et toujours une photographie dans les tons de verts !

    Et ce film laisse une arrière-faim à l'estomac ! On n'est pas vraiment satisfait ni repu car la conclusion de la Saga laisse entendre que Néo n'était qu'une péripétie, un élément destiné à "rebooter" la Matrice qui l'a déjà été de nombreuses fois ! Néanmoins, une ère de paix semble s'ouvrir entre les humains et les machines ! L'Humanité a échappé à l'éradication totale grâce à Néo !

    Evidemment, ce film vaut beaucoup pour ses effets spéciaux, essentiellement, pour une bonne partie, numériques - mais aussi des maquettes à l'ancienne ! Le tournage a eut lieu pour une bonne partie en Australie. Don Davis signe la musique du film ! Une sortie simultanée dans le monde eut aussi lieu, une première pour un film, dans l'Histoire du cinéma, à la minute près !

    L'accueil fut mitigé car même si Matrix Revolutions a engrangé presqu'un demi milliard de dollars dans le monde (somme qui parait dérisoire à l'heure actuelle face aux succès de films comme Avengers : Endgame !), il fut nommé à la fois, en 2004, pour un Saturn Award comme "meilleur film de SF" et pour un Razzie Award pour les Wachowski comme "pires réalisateurs" ! Chez certains fans, la déception fut grande !

    A bientôt !


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  • Voilà, ça fait des années que je ne vous avais plus parlé de la série de BD La Geste des Chevaliers dragons car mon ami et voisin Gautier qui me les prêtait a déménagé il y a longtemps ! La série de Ange doit compter environ 25 tomes en 2019 - sauf erreur de ma part ! - et nous reprenons où nous en étions restés, c'est à dire au Tome 14 intitulé "La Première" et réalisé toujours par le duo Ange avec un collectif de dessinateurs et d'auteurs répondant aux noms de Palma, Cossu et Sentenac car les artistes continuent de se succéder sur cette oeuvre donnant des tons différents - à l'image de ce qui se fait avec les arcs des comics US ! - sous un fil rouge et une trame générale constituée de dragons et de guerrières !

    Cette fois-ci une vieille conteuse de l'Ordre des Chevaliers dragons - toujours constitué uniquement de vierges - narre une vieille légende à trois novices ! Il s'agit pas moins de l'Histoire de "la Première", la Première Vierge qui s'est dressée contre le Premier Dragon porteur du Veill !

    On remonte donc à des temps préhistoriques avec des hommes des cavernes ! Sous la Terre, une femme, vierge et désarmée, déploie tous ses efforts pour empêcher un dragon de sortir à la surface en bouchant toutes les sorties ! Mais dehors, une tribu, guidée par un chef et un sorcier, s'établit sur ces terres, inconscientes du danger en-dessous ! Le chef possède en outre une épée de métal, détail très anachronique comme le fait remarquer une des novices !

    Dans la tribu, N'Dala, la fille du sorcier, attire l'attention du lecteur car on devine vite que ce sera elle la "Première" - techniquement la Seconde en fait ! Elle est toujours accompagnée de deux jumeaux, un "qui-parle" et l'autre "qui-ne-parle-pas" et se destine à s'unir au premier des deux !

    Mais le Veill va toucher la tribu et contaminer les corps et pire les esprits ! La femme sous la terre décide alors de forcer le destin et de conduire N'Dala vers le sien de Destin ! Une transmission de pouvoir aura alors lieu et la jeune vierge de la tribu décimée se tourne vers le dragon pour l'affronter !

    Ca reste toujours aussi efficace et "carré" dans la conduite du scénario mais un peu prévisible aussi ! Et cette série continue à accentuer son côté tragique en malmenant son Humanité ! C'est, comme en concluent la conteuse et les novices, le combat de la femme contre la bête, soit le dragon, les créatures transformées par la malédiction du Veill mais surtout pour cette femme, contre la bête en elle-même !

    A bientôt pour le Tome 15 !


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  • Nous allons nous intéresser maintenant à deux héros de l'écurie Marvel, crée dans les années 1990 par Rob Liefeld, à savoir Cable, le fils de Scott Summer et Madelyne Pryor - et Deadpool  - le premier en collaboration avec Louise Simonson et le second avec l'aide de Fabian Nicieza !

    Mais les séries solo de ces deux super-héros atypiques voient progressivement leur succès décliner au fil du temps ! L'idée vient alors de les réunir dans une série en duo en 2004, la bien-nommée "Cable & Deadpool" - pensée en arc de 6 numéros et qui comportera 50 occurences au total ! C'est Fabian Nicieza qui est à la tâche !

    A priori, associer ces deux personnages semblait assez incongru car d'une part, même si elle est assez violente, la série sur Deadpool va largement du côté de l'humour - noir ! - et mets en charpie le Quatrième Mur - la limite entre récit et lecteur ! D'autre part, les aventures de Cable s'inscrivent plus dans un ton tragique ! Néanmoins la "sauce" prends et la série rencontre le succès !

    Le premier récit - des issues #1 à 6 - s'intitule "Le  Culte de la Personnalité" et nous conduit en France et en Allemagne ! Wade Wilson/Deadpool est recruté par l'Eglise de l'Unité - qui veut unir toute l'Humanité, abolir les différences pour mettre fin aux guerres (mais le Mal procède souvent de bonnes intentions !) et charge notre mercenaire en rouge et noir (comme chantait Jeanne Mas !) de dérober le Virus Façade aux laboratoires Sunic Pharmacopoeia, basés en Allemagne et à Singapour !

    Ce virus est en réalité une arme ! Il remodèle les visages et l’Église de l'Unité veut s'en servir pour donner des faces bleues à toute l'Humanité (pas pour en faire des Schtroumpfs ou des Na'vi mais pour gommer les "races", blancs, noirs, jaunes,...). Malheureusement, le virus n'est pas finalisé et fait fondre littéralement ceux qui se l'injectent ! Des anarchistes allemands vont le dérober mais Deadpool le récupère à la barbe de Cable et le livre à l'Eglise qu'il finit par rejoindre !

    On a une mise en parallèle dans ce récit entre les intentions de ces fanatiques religieux de l’Église de l'Unité et celles possibles de Cable ! Ces deux parties souhaitent en effet changer le monde mais le Professeur Xavier mets en garde Nathan Summer quant à ses projets !

    Cable tient ensuite un discours édifiant à Deadpool quant à l’Église de l'Unité ! Certes l'Humanité sera unie mais ce sera au prix des opinions individuelles qui font le sel de l'humain ! Il y a toujours une morale dans ces comics ! Puis Wade et Nathan, tous les deux infectés par le Virus Façade, mettent en commun le Facteur auto-guérisseur de l'un et le virus technoorganique de l'autre pour se tirer d'affaire !

    La fin du récit est assez confuse et n'en ai pas saisi toutes les applications ! Cable affronte le super-vilain Lansky, fait de lumière, à Singapour et déploie le Virus de Sunic à son propre compte sur la planète, contrôle cette souche puis l'annihile pour se poser en Sauveur face à l'Humanité ! Ne s'agit-il pas là d'une manipulation de sa part !? Je me demande bien dans quelle direction va partir la série par la suite et vous en parlerais en temps voulu lorsque j'aurais lu les issues suivantes !

    C'est Mark Brooks et Patrick Zircher qui se succèdent aux dessins !

    Un récit qui se lit bien mais reste assez moyen dans l'ensemble et ne m'a pas convaincu mais je ne suis pas un grand fan de Cable et surtout pas de Deadpool !

    A bientôt !

    PS : L'ai lu dans la Collection Hachette Deadpool mais l'avais déjà en album Panini Comics et l'avais "zappé" à l'époque !


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