• L'ouvrage très dense de Bernard Stiegler, De la misère symbolique, regroupe en fait deux volumes datant de 2004 De la misère symbolique - Volume 1 : L'Epoque Hyperindustrielle - Bernard Stiegleret 2005 ! Nous allons nous intéresser ici au Volume 1 : "L'Epoque Hyperindustrielle".

    La pensée de Stiegler est très complexe et très développée. Ce philosophe réputé creuse les même sillons depuis des décennies, de livre en livre et approfondit à chaque fois son analyse et ouvre de nouvelles pistes. Il a la profondeur que n'a pas un Michel Onfray qui n'est après tout qu'un Historien de la Philosophie et un vulgarisateur ! Pour ceux  qui seraient intéressés à découvrir la pensée de Stiegler, je vous renvoie à son site Pharmakon.fr où il expose largement ses travaux/

    Stiegler puise chez Platon, chez Simondon, chez Derrida, chez Freud, chez Jean-Pierre Vernant et bien d'autres.

    Pour notre penseur, nous vivons une époque de grande misère - symbolique - qui exige de raisonner dans les champs de la politique et de l'esthétique. Le neuromarketing et le capitalisme ont "canalisé la libido", tué le désir pour le remplacer par la pulsion dans le même temps où producteurs et consommateurs étaient prolétarisés - perdant ainsi leur savoirs-faire et savoirs-vivre.

    Stiegler emprunte à Deleuze lorsqu'il pense le marketing comme "élément de contrôle social" ou les "sociétés de contrôle". C'est en effet notre perception, notre sensibilité, qui en nous permettant de nous individuer, permet aussi aux êtres humains de faire société.

    L'homme est un animal noétique qui a une tendance à s'élever mais aussi à régresser ! De Simondon, Stiegler reprends largement les concepts d'individuation psychique et collective, puissant aussi chez Husserl pour les notions de Protention et Rétention.

    Notre philosophe, dans ce premier volume de ce qui constitue l'essai De la misère symbolique, volume 1 trois à quatre fois plus bref que le volume 2 sur lequel je reviendrais une autre fois, se livre à une brillante analyse du film d'Alain Resnais, On connait la chanson, pour montrer en quelque sorte que c'est bien la culture, les rétentions tertiaires collectives, qui tissent du lien entre nous ! Chacun des spectateurs de ce film constitué de dialogues qui sont en réalité des play-backs de chansons célèbres, connaît les morceaux que l'on entends durant la séance, preuve si il en est d'un patrimoine commun !

    Le cinéma constitue ainsi un moyen de compréhension de la misère symbolique. Incapable de s'individuer, parce que le désir est parti, l'homme régresse vers la barbarie.  On est entré dans l'ère des médias de masse qui mettent tous les esprits en synchronisation. Paradoxalement, le collectif n'est possible parce qu'il y a du singulier. La pensée uniforme détruit le lien.

    Les relations humaines sont hantées par des rituels, des règlements, des lois, des routines, des mélodies... La perte des savoirs-vivre tends à détruire tout cela et donc à nous désunir. On ne s'individue jamais qu'à partir du patrimoine commun et quand celui-ci est riche et diversifié !

    Stiegler a donc un projet philosophique vaste et ambition : changer les relations humaines et la production des oeuvres de l'homme en particulier dans le domaine de l'art, porteur de sens. Il s'agit de penser de nouveaux symboles pour éviter toute misère "symbolique".

    Le Contemporain n'est pas Post-Moderne (avec la French Theory) mais "hypermoderne" en ce sens qu'il est industrialisé - la prolétarisation ! Le numérique constitue à cet égard un défi et Stiegler a dirigé l'Institut Nationale de l'Audiovisuel -  l'I.N.A. (il s'intéresse aussi à l'analogique : cinéma, radio, télé...) et a contribué à l'Institut de Recherche et d'Innovation - l'I.R.I.

    Parce que l'omniprésence de la technique prise l'individu de son propre savoir-faire, celui-ci ne peut plus s'individuer de manière autonome ! Il devient esclave de la machine, n'a plus la vision d'ensemble de la tâche !

    L'enjeu est de se réapproprier soi-même dans une époque qui nous déshumanise !

    J'y reviendrais et j'en dirais davantage à l'occasion du Volume 2 : "La Catastrophé  du Sensible" !

    A bientôt !


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  • En presque 60 ans de carrière, le background de la plupart des super-héros de la Maison des Idées, Marvel, a largement eut le temps de s'étoffer ! Mais ces dernières année, le très controversé scénariste Dan Slott a apporté par mal de concepts ébouriffants à la mythologie du Tisseur de Toiles ! Spider-Man a ainsi vécu les événements de Spider-Island, de Superior Spider-Man ou encore de Spider-Verse !

    Plus étonnant encore, notre héros s'est vu décliné en de multiples incarnations ! Si on comptait déjà deux clones de Spidey et une Spider-Woman, on eut le Spider-Man 2099, le jeune afro-américain/latino Miles Morales, Spider-Man Noir, Spider-Man India, Silk, Spider-Gwen, May Parker et tant d'autres ! Il faut rappeler qu'en fait d'Univers Marvel, on est davantage devant un Multivers qui permet de raconter autant de récits alternatifs !

    Au cinéma, le Tisseur reste sous la propriété de Sony Pictures et en 2015, les responsables de la firme décident de rajeunir Spider-Man ! Le projet et le film Spider-Man : Into the Spider-Verse - qui deviendra en France Spider-Man : New Generation est lancé !

    Je viens de regarder ce film d'animation, sorti à Noêl 2018, cet après-midi et je dois dire que je n'en reviens pas ! Ce film est une pure merveille ! On est pas loin de la perfecfion ! L'équipe du film comprends Phil Lord et Rodney Rothman au scénario à qui viennent s'ajouter Peter Ramsey et Bob Persichetti.

    Visuellement, on se prends une grosse claque avec ce film ! C'est extrêmement bien réalisé, animé, découpé, monté, avec des tonnes et des tonnes d'inventions et des styles graphiques mélangés ! La bande sonore, composée du meilleur du rap américain actuel "tue sa race" !

    Au niveau de l'intrigue, le film a aussi tout pour lui et atteint des sommets aussi bien dans l'humour que dans l'émotion et la tragédie ! C'est extrêmement dense aussi mais jamais confus. Avec plein de références à l'Univers du Tisseur !

    Stan Lee et Steve Ditko auraient été fiers du résultat si ils avaient été encore de ce monde au moment de la sortie de ce Spider-Man : New Generation ! Un hommage leur est d'ailleurs rendu !

    On suit le jeune Miles Morales qui acquiert, comme jadis Peter Parker, les pouvoirs d'une araignée radioactive ! Il rencontre d'ailleurs l'original mais très brièvement car le héros vétéran succombe aux machinations du Caïd qui a conçu un appareillage pour voyager entre les dimensions pour poursuivre un but personnel !

    D'autres versions de Spider-Man vont donc traverser vers la dimension de Miles ! On a Peter B. Parker, une espèce de "vieux" Spider-Man qui a pris pas mal de coups du sort, Spider-Gwen, Spider-Man Noir (une version des années 1930 façon polar et roman noir !), Spider-Ham (une version Toon !) et Peni Parket (une fillette dans un Meca façon animation japonaise !). Ces cinq-là et Morales vont donc s'allier pour contrer Wilson Fisk et ses hommes de main et renvoyer tout le monde chez soi !

    Voilà, je n'en dirais pas plus car je ne veux pas vous déflorer la surprise de ce métrage ! La critique ne s'y est pas trompée qui lui a décerné l'Oscar 2019 du Meilleur Film d'Animation.

    Du même coup, puisqu'on est dans un Multivers, on peut imaginer que les versions du Tisseur de Tobey McGuire, Richard Garfield et Tom Holland existent quelque part dans un recoin de ce film ! C'était en projet mais cela n'a pas été retenu dans la version finale ! Avengers : Endgame pourrait fort bien nous ramener encore dans ce Multivers !

    Dans les scènes post-génériques, on a aussi droit au Spider-Man 2099 et au Spidey/l'Homme-Araignée du dessin animé de 1967 !

    On attends avec impatience la suite - en l'occurrence un second film d'animation ! - qui sera apporté à ce film !

    Courez voir ce film dès qu'il sera sorti en DVD ! Sinon, il y évidemment le streaming...

    A bientôt !


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  • Quelquefois, les destinées musicales nous révèlent quelques belles pépites et quelquefois la "sauce" ne prends pas ! C'est le cas pour le groupe The Blessing, un quintet de rockers qui n'a guère survécu aux années 1990 ! Deux petits albums, un best-of et puis s'en vont !

    Cette formation avait pourtant vu le jour dans le pays du rock à savoir l'Angleterre et semblait donc partie sous de bonnes augures ! Leur premier album se nomme "Prince of the Deep Water" ("Le Prince de l'Eau Profonde") et est sorti en 1991 ! Ca semblait bien démarrer car le titre "Highway 5" se classa très vite parmi les Hits du TOP 40 UK !

    "The Blessing" s'est formé à Londres en 1987. La voix grave du chanteur William Topley est aisément reconnaissable ! Les autres membres sont Luke Brighty à la guitare, Kevin Hime-Knowles à la basse, Mike Westergaard aux claviers et enfin Simon Hanson aux percussions/batterie. Le son de ce groupe rassemble des éléments  de blues, de gospel, de soul mais reste principalement rock.

    Nos cinq artistes avaient signé avec le label RCA Records mais la boite jugea la formation pas assez rentable commercialement et les lâcha ! Par la suite, Topley devait mener une carrière solo - qui resta très confidentielle  ! - durant quelques années.

    L'album "Prince of the Deep Water" - avec ses 11 titres - offre par ailleurs, en outre, son lot de musiciens invités, preuve que "The Blessing" avait ses entrées dans le "milieu" ! On retrouve ainsi Nicky Hopkins, Richard Tee, Jeff Porcaro, Rickie Lee Jones et Bruce Hornsby ! Pour être tout à fait honnête avec vous, ces noms ne m'évoquent rien du tout et ne parlerons qu'aux spécialistes du rock britannique, auxquels ce billet ne servira pas à grand chose d'ailleurs ! Je suis davantage câlé sur la littérature que sur la musique, j'ai du déjà vous dire par le passé !

    Parmi les 11 titres de l'album, outre le succès mentionné plus haut : "Flames", "Baby", "Let's Make Love", "Back From Managua", "Delta Rain", "Birdhouse" ou "Prince of the Deep Water" qui donne son titre à l'opus !

    J'adorais écouter cet album lorsqu'il est sorti en 1991 ! Evidemment, c'était "Highway 5" avec son son qui "dépote" qui m'avait attiré mais les autres morceaux de la galette s'écoutent aussi avec plaisir ! Pour les thématiques, on est dans le registre habituel du rock, je ne détaille pas plus, l'Amour en tête bien évidemment !

    Pour une fois, je vous chronique un album qui vient de mon stock personnel et pas de la collection de mon voisin Rico !

    A bientôt !


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  • Fin avril 2019, sort le film très attendu Avengers : Endgame mais je vais vous parler ici d'une autre "Fin de Partie", pas celle de Beckett mais de la franchise Highlander, à savoir le long-métrage Highlander : Endgame, de Douglas Aamiokoski, sorti sur les écrans en 2000 (et je vous reparlerais du MCU en temps voulu !).

    La gestion de la franchise et de l'Univers partagé Highlander est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire en terme artistique et de marketing ! Déjà, en 1991, le catastrophique Highlander 2 : Le retour avait bien plombé l'univers des Immortels ainsi que la carrière de Christophe Lambert ! Le troisième opus tentait lui de renouer avec la formule du premier - avec un scénario très similaire ! Puis, il y eu la série-télé, coproduction des deux côtés de l'Atlantique, et même un dessin-animé !

    Highlander : Endgame tente d'une certaine façon de transmettre le flambeau ! Lambert n'étant plus très fan de la Saga et Adrian Paul récoltant des scores d'audiences honorables avec sa série-télé dérivée, il est décidé que nos deux Immortels vont se rencontrer sur grand écran ! Après tout, ce sont tous les deux des membres du Clan MacLeod !

    Pourtant la licence avait du potentiel avec ses possibilités de situer ses récits tout du long de l'Histoire humaine. Un problème te taille cependant : comment incarner des Immortels avec des acteurs qui comme tout un chacun vieillissent? En transmettant directement le flambeau !

    Mais à vrai dire, la Saga Highlander connaît, avec ce quatrième opus, son chant du cygne ! Il y aura bien un cinquième opus, Highlander : Le Gardien de l'Immortalité (mais sorti directement en DVD et après un gouffre de 7 ans !) puis plus rien depuis !

    Le méchant de ce film est l'Immortel Jacob Kell - joué par Bruce Payne ! C'est une histoire de vengeance familiale. En effet, en 1555, Kell fait exécuter la mère de Connor MacLeod pour sorcellerie puis Connor se venge en tuant Kell et son père adoptif, le Père Rainey. Kell renait alors en temps qu'Immortel et va assassiner tous les êtres chers à Connor au cours des siècles suivants ! En même temps, c'est Kell qui a commencé les hostilités !

    Connor n'aura pas trop de l'aide de son cousin Duncan ! En effet, au fil du temps, Kell a tué plus de six cent Immortels et a donc accumulé un grand pouvoir !

    Kelle s'entoure de plus d'une petite armée d'autres Immortels alors que nos héros ne peuvent compter que sur le soutien de Mathos - joué par Peter Wingfield, comme dans la série-télé où on nous a introduit cet individu comme l'un des plus vieux Immortels !

    La passage de flambeau se fait effectivement en ce sens que c'est Duncan qui donnera le coup de grâce au méchant ! Mais pour cela - ATTENTION SPOILER ! - Connor offrira volontairement sa propre tête à son cousin afin que ce dernier ait suffisamment de puissance devant Kell ! Exit Connor MacLeod donc !

    Un film besogneux, tourné à la manière d'un clip et très prévisible ! Les deux acteurs, Lambert et Paul, s'étaient déjà croisés à l'occasion du pilote de la série-télé spin-off !

    Dans les anecdotes, Juliet Landau (Drusilla dans Buffy contre les Vampires) et Lucy Lawless (Xena la Guerrière) ont été un temps envisagé pour le rôle de Rachel Ellenstein et Billy Idol, David Bowie et Jean-Claude Van Damme dans celui de Jacob Kell !

    L'essentiel de l'action a été tournée en Roumanie, près de Bucarest, locations connues pour brader leurs tarifs en matière de productions cinéma - avec leur main d'œuvre pas chère !

    Ce film se fit "démonter" par la critique ! Il enregistra cependant le meilleur démarrage de la franchise mais le nombre de ses entrées chuta en réalité très rapidement par la suite ! Les fans n'ont pas manqué de noter les nombreuses incohérences scénaristique !

    Bref un beau gâchis pour un univers qui avait pourtant du potentiel !

    A bientôt !


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  • Suite aux événements des tomes précédents, Valérian et Laureline sont orphelins de Galaxity qui a été effacée de l'espace-temps lorsque nos deux héros ont modifié la temporalité en évitant le cataclysme nucléaire ! Le treizième Tome des aventures des deux agents spatio-temporels, nommé "Sur les Frontières", exprime bien cette idée d'errance à travers son titre ! Dans les faits, ça se balade beaucoup dans ce nouveau récit  : cosmos, URSS, Tunisie, Libye, Chine, Ecosse et à nouveau cosmos !

    L'entrée en matière est un peu différentes d'à l'habitude puisque l'on suit deux extra-terrestres, Jal et Kistna, qui mènent une croisière touristique interplanétaire au milieu d'une extraordinaire galerie de voyageurs du cosmos de toutes races, sur un paquebot spatial de luxe ! Mais Jal est en réalité un terrien, sous son armure, et il violente Kistna, dans ce prélude, pour lui voler ses pouvoirs ! Il mets ensuite le cap dans une chaloupe vers la Terre ! Quels sont donc ses buts ?

    Sur Terre, Valérian et Laureline mènent des missions pour de mystérieux commanditaire appartenant aux deux blocs politiques de la Guerre froide pour éviter une catastrophe nucléaire ! Des centrales atomiques sont en effet sabotées - mention est faire de Tchernobyl - l'album date en effet de 1988 ! - des ogives nucléaires ainsi que des déchets radioactifs sont détournés ! Une fois de plus, le scénariste Christin est visionnaire puisqu'il évoque le terrorisme islamiste dans cet opus !

    Derrière ces manoeuvres visant à provoquer un Hiroshima généralisé, il y a en réalité, le mystérieux Jal ! Celui-ci n'est rien d'autres qu'un agent spatio-temporel qui, comme nos deux héros, a survécu à l'"effacement" ! Il ne souhaite rien d'autre - c'est son obsession ! - que provoquer la pluie atomique car dans la précédente boucle temporel, c'est ce désastre qui a conduit à la création de Galaxity à Point Central !

    Valérien et Laureline parviennent à ramener Jal à la raison, le déposent à Point Central - où la présence terrienne a complétement disparu ! Puis, nos deux aventuriers de l'espace partent vers de nouveaux horizons, de nouvelles "frontières" !

    A chaque Tome, Pierre Christin  parvient habilement a renouveler ses récits - aucun album ne ressemble à un autre dans la série et c'est la grande force de celle-ci ! Ici, l'intrigue oscille entre la tragédie et la comédie selon les moments ! Et Jean-Claude Mézières est évidemment toujours à la hauteur de son collègue !

    Vivement le Tome 14 !

    A bientôt !


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  • On retrouve Robert Kirkman et Charlie Adlard pour le tome 31 de Walking Dead avec une action plus calme qu'à l'habitude mais qui prépare peut-être de futures tempête ! Ce tome s'intitule "Pourri jusqu'à l'os" !

    La Civilisation semble regagner du terrain avec ce "Nouvel Ordre Mondial" ! Rick Grimes et les communautés qu'il dirige avec ses partenaires - sur un pied d'égalité - ont été récemment mises en contact, par le biais du génial Eugène, avec la Communauté, dirigée par Pamela Milton ! Comme des alliances sont en jeu, Rick fait faire le tour des villages à la Gouverneuse qui visite donc Alexandria, puis dans ce tome le Sanctuaire, le Royaume et la Colline. Mais nos deux leaders ont un désaccord de fond !

    En effet, Rick pense qu'après l'Apocalypse, tous doivent être considérés sur un pied d'égalité ! Or la Communauté de Milton est loin d'être égalitaire et reproduit les iniquités et les injustices de l'Ancien Monde ! Rick aura aussi un désaccord avec Dwight. Ce dernier pense qu'il faut recourir à l'insurrection pour mettre fin à cette société de privilèges, Rick lui opte plutôt pour une solution réfléchie mais forcément plus lente ! Prise entre les deux, Michonne, toute heureuse d'avoir retrouvé sa fille, réendosse sa robe d'avocate pour défendre les intérêts de Pamela Milton !

    La situation se tends lorsqu'une rixe de rue oppose des "policiers" de la Communauté à des civils autour d'une histoire de tromperie de couple ! Un homme meurt puis d'autres sont plongés dans le coma ! Michonne doit alors faire preuve de talent oratoire pour faire baisser les tensions ! Elle fait cependant de mauvais choix !

    Mercer, le chef de la milice, un ancien marine, pourrait bien constituer un allié inattendu pour Grimes en se retournant contre sa patronne Milton !

    Le tome mènent évidemment son lot d'intrigues secondaires : reconversion du Sanctuaire, reconstruction de la Colline, histoire d'amour entre Mercer et Princesse, projet d'Eugène de remettre en état une locomotive, relation entre Michonne et sa fille Elodie, esseulement amoureux de Sophia, etc,... Il y en a pour tous les goûts !

    A la fin de ce tome 31, Rick commets un geste fatidique et fatal qui risque d'être lourd de conséquences ! Un nouveau conflit est-il inévitable ? Dans ce tome, cela semble en effet mal engagé !

    Nos héros ne risquent-ils pas de perdre gros, tout ce pour quoi ils ont bataillé dur jusqu'à présent ?

    Le succès du comics Walking Dead - en parallèle avec la série télé The Walking Dead - ne se déments pas, et - exploit pour une série indépendante (le comics toujours !) - approche des 200 numéros !

    A bientôt !


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  • De nos jours, la Science-Fiction, de même que les séries-télé, ont bonne presse ! Mais il n'en a pas toujours été ainsi ! Concernant la SF, elle fut longtemps cantonnée aux magazines pulps, ces productions sur mauvais papier, sitôt lues, sitôt jetées. Mais dans les années 1950, de Grands Noms du genre allaient apparaître et lui donner ses lettres de noblesse : Isaac Asimov, Robert A. Heinlein ou encore Arthur C. Clarke.

    Mais c'est véritablement Rod Serling qui va faire exploser le genre dans les tubes cathodiques alors abreuvés uniquement de soap opera et de fictions se déroulant dans des hôpitaux (des procedurals !). Rod Serling, au sortir de la Seconde Guerre mondiale est un homme profondément marqué par le malheur du monde ! Il a en effet doublement souffert de sa mobilisation dans l'armée contre l'ennemi nippon et par la mort de son paternel alors que le fils était  dans le Pacifique. Il se mets à l'écriture, fermement décidé à exposer les injustices du monde mais l'heure est plutôt aux fictions optimistes. De plus, montrer des thématiques comme le racisme - en dénonçant par exemple le Ku Klux Klan, c'est s'exposer aux foudres de la censure dans l"Amérique Maccarthyste !

    Mais Serling est malin et il va contourner ce problème de censure. Il va en effet traiter les questions sensibles, les faits de société brulants - tout en apportant un fond philosophique, en enrobant ses histoire d'un vernis de science-fiction. Il a alors réussi à faire produire à la télévision, deux ou trois récits, à la fin des années 1950 tels Patterns, Noon on Doomsday ou The Time Element. Se montrant très persévérant, notre  homme se voit finalement donné le feu vert par CBS pour une série télé - dont il a conçu le premier épisode "Solitude" !

    Cette série, ce sera la désormais légendaire série The Twilight Zone - lancée le 2 octobre 1959 et qui comptera  5 Saisons pour un total de 156 épisodes  - connue chez nous sous le titre La Quatrième Dimension et diffusée, toujours par chez nous, d'abord dans Temps X des Frères Bogdanov puis durant les samedis de TF1 dans le cadre des programmes "à la carte" !

    The Twilight Zone - sous un format de 25 minutes, puis 50 minutes à partir de la Saison 4 - est une série qui alterne des épisodes très différents, alliant la surprise générée par des twists efficaces, l'émerveillement et souvent l'effroi ! Rod Serling continue d'écrire pas mal de scénarios pour la série et s'improvise avec succès Showrunner de celle-ci, qui présente les histoires au début de chaque épisode ! Il recrute aussi, dès la première Saison, un auteur de SF au succès qui ne cesse d'augmenter, un certain Richard Matheson à qui on devra les romans ayant donné lieux à des films : L'Homme qui rétrécit et Je suis une Légende et plus tard le scénario de Duel qui lanca la carrière d'un certain Steven Spielberg !

    Rod Serling s'investit dans toutes les étapes du processus créatif de son show, visionne les rushs, s'attèle au montage mais laisse la réalisation à d'autres personnes. Le show a révélé nombres de talents notamment parmi les acteurs : Robert Duvall, Charles Bronson, Peter Falk, Dennis Hopper, Ron Howard, Martin Landau, Leonard Nimoy, Burt Reynolds, Elizabeth Montgomery, Dean Stockwell, George Takei, Robert Redford, William Shatner mais remettra aussi sur le devant de la scène de "vieux" acteurs comme Buster Keaton !

    Cette série, ce sont vraiment des récits marquants pour toute une vie de téléspectateur ! Je me souviens notamment de "L’œil de l'Admirateur" sur la société conformiste et la beauté - avec un renversement de point de vue intéressant ! "Souvenir d'Enfance" sur la nostalgie, "La Nuit du Jugement" sur le poids du destin ! Je me rappelle aussi d'un épisode (mais n'en ai pas recherché le titre !) où le dernier survivant de l'Apocalypse, un bibliophile averti, avait à sa disposition tous les livres de toutes les bibliothèques mais cassait sa seule paire de lunettes (VDM !) !

    La Quatrième Dimension  fut la grande œuvre de Rod Serling, qui connu par la suite des problèmes de santé et qui ne savait pas, lorsque la série se termina, en juin 1964, qu'il ne lui restait plus qu'une dizaine d'années à vivre !

    Personnellement, j'adore revoir cette série - avec son générique emblématique ! -  et les séries qui lui ont succédé ! J'en possède même l'intégrale en DVD et aurais l'occasion de vous détailler chaque Saison à l'avenir !

    A bientôt !


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  • Comme promis, je vais maintenant vous parler de l'initiative "Facile à lire" ! Comme vous vous en êtes probablement déjà rendu compte, je suis un "gros lecteur" (jusqu'à 60 romans pas an certaines années, moins maintenant avec les études et le taff !). La lecture enrichit l'individu et ce n'est pas Alberto Manguel qui me contredira ! Mais ce n'est pas le lot de tout le monde ! Lis-t'on de moins en moins ? Je n'en suis pas sur car les eBooks et autres ePub renouvellent les pratiques et de plus, on écrit beaucoup désormais grâce au Web 2.0, ses blogs et ses réseaux sociaux (même si le style SMS est à bannir !).

    Cependant, beaucoup de gens ne lisent pas et parmi ceux qui lisent, il y en a qui lisent de la grosse merde (les Lévy, les Musso, les Bussi, les Legardinier !) - vous me direz, c'est mieux que rien et vous aurez raison ! Il convient aussi d'amener les jeunes à la lecture, quitte à délaisser un peu leur PS4 ou leur XboX !

    C'est pour cela que les bibliothèques municipales - et notamment par chez moi, celle du réseau Caen-la-Mer organisées autour de la Bibliothèque Alexis de Tocqueville, ont sélectionné huit textes - très courts (entre une quarantaine et une centaine de pages en moyenne, écrits très gros !), aux thématiques abordables mais néanmoins dotés d'une certaine valeur littéraire ! On a ainsi New York Melody, Monsieur André, Les  mains dans la terre ou encore Leur séparation - voire même une adaptation de Roméo et Juliette en format court !

    Je vais vous parler présentement du texte d'un certain Dedieu intitulé Le cheval qui galopait sous la terre, titre assez intriguant ! Comme on est un peu au format nouvelle ici - le texte est l'un des plus courts car il ne fait que 40 pages, la gageure était de raconter une histoire - avec un début, un milieu et une conclusion en si peu de pages ! Le défi est réussi même si la fin est assez convenue et prévisible !

    Ce récit nous ramène dans l'univers de la mine, déjà largement dépeint dans Germinal de Zola qui reste la référence en la matière et qui a ancré en nous certains clichés que l'on s’attend à retrouver ici dans ce texte sur l'amitié entre un cheval et un enfant !

    Et on a bien les attendus ! Les enfants qui travaillent dans les puits de forage car ils peuvent se faufiler partout, les cols blancs, le noir/l'obscurité et les  wagonnets, les vêtements civils suspendus à des crochets au plafond, l'ascenseur....

    C'est donc l'histoire entre Petit-Jean, un gamin de 13 ans et le cheval Grand-Gris qu'on a privé de son herbe verte pour l'emmener dans la mine à tirer des chariots en le rebaptisant au passage Gaillard ! Par amour pour l'animal, le gosse le rejoints dans la mine (mais dans une communauté de mineurs aa-t'il le choix ?). Les deux, dans les profondeurs, essaient de s'aménager de petits moments de liberté !

    On a évidemment droit à la métaphore de l'enterrement ! Nos deux protagonistes sont enterrés vivants, surtout le cheval qui n'a pas choisi ! Mais Petit-Jean ruse et parvient à ramener la bête quelques temps dans son champ par un stratagème que je vous laisse découvrir !

    Et donc la fin est prévisible puisque le gamin monte sur l'animal qui part en galopant dans le lointain - et l'auteur de conclure : 'Ils courent toujours". Finalement, on a là un récit qui tisse sur la dichotomie entre la mine et la mort et la nature et la vie. C'est un récit sur la liberté dont on a bien besoin par les temps qui courent, la rébellion de Petit-Jean en quelque sorte !

    C'est assez plaisant mais pas transcendant ! Ca demeure un bon texte, efficace et concis, sur un format aussi court - et une bonne première expérience de lecture !

    Ce texte a été lu par des ami(e)s à moi dans le cadre d'un Atelier Lecture dans le contexte de mon boulot de manutentionnaire - séances auxquelles je ne peux plus assister pour le moment car ai des cours les vendredis matin quand ca a lieu ! Mais bon, ai eu accès au texte que mon voisin Yves m'a aimablement fourni en photocopies ! Ca s'est lu en une seule séance !

    Il me semble que le prochain texte qu'ils aborderont dans quinze jours, toujours avec "Facile à liré" sera Les mains dans la terre - sur la pratique de la poterie (ca risque d'être sensuel !).

    A bientôt !


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  • L'auteur originaire d'Argentine, Alberto Manguel, est une référence pour tout ce qui touche au monde des livres, des bibliothèques et de la bibliophilie. C'est un écrivain, traducteur et critique littéraire auquel j'aime bien me référer et revenir étant sensibilisé au monde des bibliothèques et suivant moi-même actuellement un Master Métiers du Livre. J'ai déjà eu l'occasion ici de parler de deux de ses ouvrages en forme d'essais romancés : La Bibliothèque, la nuit et Une Histoire de la Lecture.

    On comprendra que Manguel accorde une grande importance à sa propre collection de livres ! Mais, pour son malheur (?), il est aussi un grand bourlingueur, de l'Argentine au Canada, d'Israel à New York en passant pas la France. Ceci implique donc de déménager sa bibliothèque fréquemment, ce qui est pour lui un crève-coeur ! Le livre Je remballe ma bibliothèque - Une élégie & quelques digressions raconte à l'occasion de ces voyages diverses considérations en plus par rapport à l'oeuvre précédente sur le monde des livres ! Cela commence par un nouveau déménagement et se termine avec l'auteur nommé directeur de la Bibliothèque de Buenos Aires, poste qu'occupa jadis le grand Borges !

    Manguel commence par nous narrer ses expériences de constitution de ses propres bibliothèques. Aussi loin qu'il remonte dans l'enfance et ses souvenirs, il a toujours possédé et collectionné des livres ! C'est alors un véritable rapport affectif qui se noue entre lui et cet objet ! La littérature nous donne une expérience valable du monde, nous fait éprouver des sensations bien avant qu'on ne les ressentes par nous même en situation. Et encore, "on lit pour poser des questions" - selon la correspondance de Kafka !

    L'auteur intercale entre son propos principal des chapitres plus courts qu'il nomme "digressions" et qui s'insère parfaitement dans la trame principale. il y a ainsi une dizaine de ces digressions ! Par exemple, dans la première, il note que toute lecture appelle d'autres lectures. Les livres forment des réseaux et en être privé peut entrainer la dépression chez certains lecteurs passionnés !

    Se pose ensuite la question de "comment organiser sa/une bibliothèque ?". De plus, ces dépôts de savoir ne sont pas à l'abri des aléas, tels les incendies !

    Comment nait l'oeuvre, le récit, dans l'imagination de l'écrivain ? Ceci est un grand mystère que Manguel illustre par des références à Robert-Louis Stevenson qui eut, parait-il, l'idée de Docteur Jekyll & Mister Hyde suite à des terreurs nocturnes. Edgar Poe, lui, semble livrer une fable écrite pour l'occasion lorsqu'il évoque la genèse du Corbeau !

    Notre essayiste reprends évidemment des thématiques et des problématiques qu'il a déjà abordé dans de précédents ouvrages. Mais ici, il assiste sur le côté emballage/déballage/remballage des livres  - entre vie et mort des ouvrages !

    Une considération intéressante, toujours sur la création d'un roman, est celle de savoir si le poète doit véritablement être malheureux pour être prolifique. C'est en effet un lieu commun dont le critique argento-canadien s'attache ici à montrer qu'il n'est pas forcément vrai !

    Le romancier, l'écrivain, le poète sont évidemment aussi tributaires de la langue avec ses règles et ses codes. Mais ce sont des normes qu'ils se réapproprient allant parfois jusqu'à les réorienter. Evolutions de la langue. Chaque langue est spécifique et produit sa propre littérature.

    Manguel ne peut évidemment pas s'empêcher de mentionner Jorge Luis Borges, son modèle, devenu aveugle à la fin de sa vie, et qui ne conservait, contre toute attente, à peine qu'"une centaine de livres" qu'il n'avait par ailleurs aucun mal à offrir. Notre cher Alberto, dans sa jeunesse, faisait d'ailleurs la lecture au Grand Homme qui connaissait par coeur les contenus des ouvrages malgré sa cécité !

    L'ouvrage ne serait pas complet non plus sans l'évocation de la célèbre Bibliothèque d'Alexandrie dont les multiples destructions nous privèrent d'oeuvres inédites d'Homère, d'Aristote et des grands tragédiens grecs !

    Collectionner des livres est aussi un moyen d'avoir de l'emprise sur les choses, au-delà de l'aspect "Savoir égal Pouvoir". Manguel nous parle alors de sa grand-mère, Juive exilé qui perdait tout le temps ses affaires. Sacré Mamie !

    L'Homme a-t'il le droit de créer ? Ou cette attribution est-elle l'apanage exclusif de Dieu ? Selon la Genèse, Dieu laissa à Adam le soin de nommer les animaux. De les nommer ou de reconnaitre des noms préexistants. Le Décalogue impose aussi de ne pas fabriquer d'idoles. Que devient alors la peinture ? S'agit-il de ne pas concevoir d'images de faux-dieux ou d'images dans l'absolu ? C'est une vieille question qui  n'est pas résolue, divise les théologiens et que Manguel nous rapporte. Une autre illustration nous est fourni par la légende juive du Golem. Et Dieu n'est-il pas le Verbe ?

    Les livres veulent refléter le monde et le réel mais de manière imparfaite - à cause des imperfections du langage. Ce langage est défini dans les dictionnaires dont Manguel nous retrace aussi une brève histoire. La littérature, elle, ne fait jamais que répéter les mêmes motifs en outre.

    Est évoqué aussi le rapport entre littérature et rêves. Pour aller plus loin que le cas de Stevenson, la littérature est parfois transcription de rêves - on pense à La Divine Comédie de Dante ! Mais même ainsi, pointe Manguel, le rêve ne possède jamais la cohérence du récit de rêve qui est une reconstruction.

    Manguel termine enfin en évocation sa nomination à la Bibliothèque de Buenos Aires avec quelques considérations très utiles en politiques de la lecture. Il convient d'encourager les gens à lire car c'est une école de la vie - certes par procuration, j'ajouterais ! - mais une école de la vie et de l'introspection tout de même ! En lisant, on revient et on réfléchit au calme sur nos expériences, on leur trouve un sens !

    Concernant ces initiatives pour la lecture, je vous parlerais bientôt de l'initiative "Facile à lire" lancée notamment par les bibliothèques de mon réseau Caen-la-Mer, projet que je suis de loin !

    Il est possible que j'ai moi-même à effectuer un déménagement dans les prochains mois ! je ressentirais alors la tristesse de devoir emballer les contenus de mes cinq bibliothèque à mon tour ! La encore, le livre de Manguel m'aura fait vivre une expérience par anticipation - conformément au propos - le voyage de mes livres !

    A bientôt !


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  • La série de comics Star Wars,  par Marvel, accuse, pour sa publication en France 3 ou 4 arcs de retard sur la VO ! Mais ce premier trimestre 2019, vient tout de même de paraître le Tome 7 - scénarisé par Kieron Gillen et toujours dessiné par Salvador Larroca (qui quittera la série dans 2 arcs !). Ce Tome 7 a pour titre "Les Cendres de Jedha" et nous propose donc de revenir sur certains des lieux et des événements de Rogue One !

    Force est de constater que par la suite, Gillen semble dresser une certaine cohérence et établir une certaine continuité entre ses arcs, qui vont tourner autour de la constitution d'une flotte, du recrutement d'alliés par l'Alliance Rebelle et aussi autour de la Reine Trios de la planète Shu-Torun ! Ici, on revient sur Jedha car l'Empire a décidé d'envoyer le brutal commandant Kanchar, doté d'un bras cybernétique, sur ce monde que le Superlaser de l'Etoile Noire a fracassé en morceaux ! Il s'agit de récupérer les derniers Cristaux Kyber ! La Reine Trios l'accompagne pour faire bénéficier l'Empire de la compétence de sa planète en matière de minage !

    Mais le "Big Three", Luke, Leia et Han, est aussi de passage sur Jedha afin de contrer les Forces du Mal ! Luke va avoir l'occasion de se confronter à un Nexus du Côté Obscur, comprendre à l'occasion qu'il lui faut un professeur en la Force et rencontrer des adeptes de ce "Champ d'énergie qui maintient la Galaxie en un tout" à travers le Culte de l'Isoptère Central ou des fidèles et adorateurs plus isolés comme un certain Chulco qui paiera le prix fort et servira d'avertissement à l'ex-fermier de Tatooine !

    Mais nos héros sont aussi là pour rencontrer les derniers Partisans de Saw Gerrera qui ont survécu à la mort de leur chef et qui sont désormais menés par Benthic, un alien qui ne fait pas de cadeau à ses ennemis - et parfois aussi à ses alliés ! Mais les compétences diplomatiques de Leia et de Han sauront le convaincre !

    La Reine Trios fait venir sur Jedha différents engins de forages de plus en plus gros que nos Rebelles vont saboter un par un, prenant tous les risques ! On comprends bien vite que la dirigeante de Shu-Torun pratique un double jeu et a décidé de trahir ses engagements pris envers Dark Vador, comprenant que l'Alliance se renforce depuis la victoire de Yavin et que l'Empire est d'autant affaibli ! Mais on verra qu'elle multipliera par la suite les "retournements de veste" !

    Ce Tome 7 place donc des jalons pour la suite - car comme je l'ai dit au début, Gillen pense sur le long terme !  Il évoque aussi le passé et notamment la figure de Jyn Erso, reliant ainsi les films des débuts de Star Wars aux récits plus récents produits par Disney, les "Star Wars Stories" !

    C'est une bonne histoire mais qui fait partie d'un plus grand ensemble qu'il vaudra mieux avoir lu dans sa totalité pour bien l'apprécier ! Pour ma part, ai bien aimé ce Tome et commencerais presque même à m'habituer au style "décalque de photos" de Larroca !

    A bientôt !


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  • L'enjeu était de taille avec le nouveau film du MCU : porter la première Super-Héroine Marvel à l'écran ! DC Comics avait réussi cette opération avec son Wonder Woman de Patty Jenkins, plaçant de ce fait la barre très haute !

    Ce sont Ryan Fleck et Anna Boden qui sont aux commandes ! Les deux réalisateurs tentent de livrer un film féministe et y réussissent à peu près bien ! Carol Danvers veut s'émanciper des hommes qui jusque là l'ont rabaissée tel son père lorsqu'elle était enfant ou ses camarades de l'Académie militaire. On pourra toutefois trouver que sa personnalité n'est pas assez développée et que le jeu de Brie Larson manque de chaleur !

    L'autre problème est la (sur)puissance de Captain Marvel ! Thanos a clairement du soucis à se faire dans Avengers : Endgame et du coup, cela casse un peu les enjeux ! On a aussi un raccord avec la scène post-générique de Nick Fury et son pager à la fin d'Avengers : Infinity War !

    Parlons plus précisément de l'intrigue maintenant ! Vers est une jeune guerrière de l'Empire Kree - jouée donc par Brie Larson, qui a tout oublié de son passé mais à des flashs-backs ! Elle se rends avec son équipe de la Starforce - dirigée par Yon-Rogg à qui Jude Law prête ses traits et son jeu - sur diverses missions durant la Guerre Kree-Skrull ! Les Skrulls, des métamorphes qui infiltrent les sociétés, se lancent en effet à l'assaut des Territoires Kree !

    Une mission va conduire Vers sur C-53 qui est la désignation Kree de notre bonne vieille Terre ! Là, elle va devoir devancer les Skrulls pour mettre la main sur un moteur supraluminique de nouvelle génération ! Mais surtout, elle va enquêter sur son passé et apprendre qui elle était, Carol Dan-Vers/ Danvers, et découvrir qui elle était !

    Le film se déroule hors du cadre habituel du point de vue temporel ! On est en pleines années 1990 - avec ses codes vestimentaires, ses bornes d'arcades Street Fighter et surtout sa musique qui agrémente toute la bande son du film ! R.E.M., Garbage, No Doubt, Nirvana, Des'ree... On retrouve aussi un Nick Fury numériquement rajeuni - joué par Samuel L. Jackson qu'on croirait voir tout juste sorti de Pulp Fiction ! Et il y a aussi la présence de Clark Gregg en Phil Coulson en début de carrière ! On apprends au passage comment Fury a perdu son oeil gauche dans "un acte héroïque" (mais celle-là, on l'a senti venir à 10 kilomètres !).

    Puisqu'on est au casting, on a aussi la présence d'une actrice sénior, de haut renom, Annette Bening en Dr. Wendy Lawson qui devient aussi l'apparence de l'Intelligence Suprême des Kree !  Pour les personnages, on a Maria Rambeau - jouée par Lashana Lynch, une autre personnification de Miss Marvel dans les comics, Ronan l'Accusateur, où Lee Pace reprends son rôle des Gardiens de la Galaxie Volume 1 ! Même chose pour le séide Korath, toujours joué par Djimon Hounsou !

    Au rayon des choses sympathiques de ce film de 2019, le générique entier est un hommage à Stan Lee, ce créateur si inventif, décédé fin 2018 !

    Le film comporte beaucoup de scènes d'action et le tout s'enchaine bien ! Je n'ai pas vu d'incohérences scénaristiques mais à vrai dire n'ai pas passé mon temps à les chercher comme certains "pinailleurs" qui n'ont que cela à foutre ! Je pense à ces Youtubeurs qui ne savent plus prendre de plaisir à un simple visionnage et qui la plupart du temps ne paient même pas leur place de cinéma !

    A peu près au deux tiers du film, on a un revirement de situation et - ATTENTION JE VAIS SPOILER ! - on s'aperçoit que les Skrulls ne sont pas les vrais méchants ! Mais on savait, par la série Marvel's Agents du Shield et les films des Gardiens de la Galaxie que les êtres à la peau bleu (les Kree, pas les Schtroumpfs !) sont très antipathiques et belliqueux ! Jude Law/Yogg-Ron et l'Intelligence Suprême manipulait l'héroïne Carol Danvers depuis le début jouant sur son besoin de s'affirmer ! Dès que celle-ci découvre la vérité, sur elle, sur les Kree et les Skrulls, ses pouvoirs s'en voient décuplés voire centuplés !

    Carol Danvers apprends en effet - et nous avec ! - la leçon qu'elle est certes humaine et faillible mais que la grande qualité de l'homme - et en l'occurrence de la femme ! - est de toujours se relever ! Et aussi de ne pas taire ses sentiments ! Danvers devient plus forte dès qu'elle prends la défense des opprimés, laisse parler son coeur, contre les froids calculs militaires de ses supérieurs !

    Accessoirement, on en apprends un peu plus sur le trajet du Tesseract et on croise Goose, un petit "chat" bien "sympathique" qui est devenu la vraie star du film !

    Vous aurez compris qu'une fois de plus, j'ai adoré ce dernier Marvel en date - le vingt-et-unième si j'ai bien compté du MCU ! Mais je suis un fanatique de la Maison des Idées, déjà au niveau des comics ! J'achetais dans les années 1980 les Strange, Titans, Nova, ai arrêté dans les années 1990 - et depuis 2005, j'achète tous les mois mes comics - ce qui me coûte presque une centaine d'euros en ce moment par mois, Panini l'éditeur français ayant augmenté ses prix de manière drastique !

    Voilà, j'ai à peu près dit le principal je pense !

    A bientôt !


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  • Je ne connaissais pas trop le genre Hentaï - ce type de manga érotique et pornographique - mais me suis mis à en lire et ai commencé avec l'œuvre de Konomi Shikishiro, Filles faciles, datée de 2013 et traduite par Soleil Manga en 2013.
     
    Ce manga connut un vif succès au Japon. Le mangaka était alors un nouveau venu dans le milieu. Filles faciles mets en avant pléthores de jolies filles qui ont la particularité d'avoir des poitrines opulentes que de jeunes hommes prendront un malin plaisir à détailler ! Elles sont aussi très fleurs bleues et un peu timides - mais finissent toutes par succomber à la luxure !
     
    Filles faciles est en fait un recueil de courtes histoires . Le tome contient neuf récits. Chaque histoire commence de la même façon. Shikishiro nous présente le cadre et notamment la "fille facile" au centre du récit qu'il nous croque à chaque fois en pleine plage, encore habillée, nous détaillant sa belle plastique !
     
    Évidemment, dans les Hentai, les parties génitales, et à plus forte raison les pénétrations, sont floutées. Les récits sont assez ambiguës car cela oscille entre le romantisme (les premiers émois de jeunes gens maladroits), un côté fleur bleu qui fait que les filles lisent aussi des Hentai - et un côté un peu pervers voire franchement cru !
     
    Enfin chaque récit se termine par une courte scène "post-coïtale" où les protagonistes sont revenus à la banalité du quotidien après être montés au Septième Ciel !
     
    Dans "Portes ouvertes sur le Campus", un camarade de classe fait découvrir l'Université à son amie Mika qui finit par lui avouer ses sentiments avant de faire l'amour.
     
    "Balancement, course et sentiment" mets en scène un garçon qui déploie tous ses efforts pour être à la hauteur d'une jeune fille sportive, une joggeuse très endurante, Chinatsu (dont le prénom est celui d'un amour de jeunesse de l'auteur !). il parvient finalement  - mais difficilement  ! - à la rattraper et cela finit dans l'herbe !
     
    Dans "Une grotte en été", deux jeunes gens, dont la belle blonde Mina - qui enlèvera vite son bikini !- se retrouvent coincés dans une grotte mais trouve un moyen lubrique de passer le temps !
     
    "Le Médium" montre que le Cosplay peut avoir des conséquences gênantes pour certaines filles ! Ainsi Yuka ne peut s'empêcher d'être excité lorsqu'elle porte ce genre de déguisement ! Son camarade saura en profiter !
     
    Toutes les nanas de ce recueil ne sont pas aussi "faciles" et Kilala se montre assez farouche envers son ami mais finit par lui céder. Il y a dans certains de ces récits un petit côté malsain lorsque le gars semble forcer la fille - du viol ? - tout en clamant que celle-ci à en réalité envie de faire l'amour à certains signes d'excitation corporelle ! C'est assez dérangeant à l'époque de #MeToo !
     
    "Avec ma cousine" contient aussi sa part de perversité, où un cousin jette son dévolu sur sa cousine Naomi ! Celle-ci va bientôt devoir abandonner sa vaisselle pour des jeux plus charnels !
     
    "La mélancolie d'Erika l'Andrologue", le septième récit du recueil est en fait le premier qu'à dessiné notre mangaka ! On assiste aux consultations d'une jeune médecin qui soigne les maladies vénériennes de ces messieurs et qui traverse une phase dépressive ! Un ancien camarade de classe va vite lui remonter le moral en même temps qu'elle lui redresse autre chose !
     
    Dans "Savoir boire à 20 ans", Shikishiro nous fait la démonstration que certaines filles, sérieuses, studieuses auraient en fait l'"alcool lubrique" à l'image de Saori qui "fera des bêtises" avec deux garçons en même temps !
     
    "Le développement express" mets en scène un couple un brin exhibitionniste prêt à tenter de nouvelles expériences sexuelles - ce qui mets mademoiselle mal à l'aise ! Ils n'hésitent pas, à l'initiative de monsieur à copuler dans les transports en commun, prennent tous les risques !
     
    Voilà pour ce premier Hentai ! Je vous en présenterais d'autres à l'avenir en parallèle à mes critiques de BD érotiques franco-belge et à côté de mes billets secrets sur mon Skyblog VIP ! Les récits ici sont assez plaisant, ont un côté ludique et les filles sont bien dessinées, leurs atouts bien mis en valeur !
     
    A bientôt !

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  • La dernière révélation musicale de ce début d'année 2019 fut pour moi la chanteuse Angèle - de son vrai patronyme Angèle Joséphine Aimée Van Laeken - originaire de Belgique et née le 3 décembre 1995 - beaucoup de talents et d'inspiration du haut de ses 23 ans !

    Il est devenu très rare que je fasse l'acquisition par moi-même d'album de musique, préférant investir dans des livres depuis un peu plus d'une douzaine d'années !

    Angèle a grandit dans une famille d'artistes : son père le chanteur Marka et sa mère la comédienne Laurence Bibot - et son frère est le rappeur Roméo Elvis (qu'on retrouve avec sa sœur sur son titre "Tout oublier" qui est beaucoup passé sur les ondes !).

    Formée très jeune au piano, puis rejoignant le groupe de son propre père, Angèle vole ensuite très vite de ses propres ailes, donnant ses premiers concerts dans des cafés de Bruxelles. Elle sait tirer parti des nouveaux médias et des réseaux sociaux (dont elle parle dans plusieurs de ses morceaux, très dans l'air du temps donc !) en livrant de courtes vidéos sur son compte Instagram où elle mèle le chant avec un humeur très présent dans son premier album Brol dont il va être question ici ! Un humour léger mais qui fait mouche et croque bien le réel assénant quelques vérités cinglantes sur nos moeurs !

    Brol - Angèle

    Son premier single, sorti fin 2017, s'intitule "La Loi de Murphy"  qu'on nomme encore la "loi de l'emmerdement maximal", vous savez, la mouise qui semble vous poursuivre certains jours ! Suit rapidement, début 2018,  "Je veux tes yeux" qui pourrait se rapprocher d'une déclaration d'amour ! Ces deux titres bénéficient de clips de bonnes factures signée par la photographe belge Charlotte Abramow. La jeune chanteuse fait alors ses premiers pas vers le succès et obtient une plus large audience !

    En mai 2018, le chanteur MC Solaar, un type éminemment sympathique et cultivé que pour ma part j'ai toujours beaucoup apprécié (possédant plusieurs de ses albums dont je vous parlerais un jour !), lui mets le pieds à l'étrier dans la salle parisienne du Trianon avec la reprise du titre du rappeur, "Victime de la mode" ! Puis ce sont des Festivals d'été en Belgique, France et Suisse ! Angèle est une artiste qui chante en français et un peu en anglais sur certains passages et refrains de chansons ! On l'a croisée notamment au Festival des Vieilles Charrues!

    "La Thune" est son troisième single enchaîné dans la foulée de l'été où elle s'exprime - là encore avec humour- sur ce qui mène le monde, l'argent, et tout ce qui en découle, la recherche de la célébrité, au moment où la jeune artiste est en passe de le devenir, célèbre ! On retrouve dans le clip un gang de braqueuses, entre Thelma et Louise et Ocean's Eight !

    Angèle s'exprime aussi sur le sexisme qui a court dans nos sociétés et en particulier dans le monde de la musique où on mets en avant les duos compositeur et chanteuse égérie - à l'image d'un Michel Berger et d'une France Gall ou d'un Jean-Jacques Goldman et d'une Céline Dion (mais on pourrait multiplier les exemples !). Dans ce milieu artistique, Angèle détonne qui est une artiste complète qui écrit, compose et produit ses chansons elle-même ! Ca donne le titre "Balance ton quoi" qui fait référence bien évidemment sur le mode dédramatisant de la légéreté à #MeToo et "Balance ton porc" sur le harcèlement de rue donc !

    Fin 2018, au mois de décembre, Angèle sort enfin, après plus d'un an de préliminaires son premier album, le très intéressant Brol qui compte 12 titres qui s'écoutent et se réécoutent sans fin ! Moi, j'adore !

    Au niveau des influences musicales, notre artiste dit être fan d'Ella Fitzgerald et d'Hélène Ségara, deux chanteuses aux voix puissantes . Elle est très ouverte musicalement, puisant même dans l'électro et le rap, genre qu'elle boycottait adolescente mais auxquels l'a sensibilisé son frère rappeur, Roméo Elvis ! Pour l'humour, elle s'inspire du chanteur belge James Dean. Elle aime aussi les chanteuses de la jeune génération précédente : Sheryfa Luna, Zaho, Vitaa ou Diam' s qui ont rythmé son adolescence ! Enfin, pour ses textes à elle, sa référence dans l'écriture est l'autre artiste belge du moment, Stromae avec ses textes "simples et forts, sans trop de métaphores" !

    Carton plein fin 2018 enfin avec le single en duo avec son frère intitulé "Tout oublié" au clip décalé (avec son cadre qui rétrécit !), à la mélodie qui se retient et à l'humour là encore présent !

    Le succès public est sans surprise au rendez-vous et la reconnaissance des critiques aussi avec la Victoire de la musique 2019 pour l'album révélation de l'année pour Brol et celle de la création audiovisuelle pour le clip avec Roméo Elvis mentionné plus haut !

    On évoquera aussi les titres "Ta reine" (qui aborde de manière délicate et subtile les amours entre jeunes femmes), "Flemme", "Flou" (sur les réseaux sociaux là encore et l'image qu'on y laisse !), "Nombreux", "Victime des réseaux", "Jalousie" ou "Les matins" (sur la solitude) ! Voilà ! On a terminé ce rapide tour introductif !

    Brol signifie "Le désordre" en argot bruxellois ! Le bordel !

    Longue carrière à cette jeune artiste complète ! A la "voix qui transpire la fragilité" !

    A bientôt !


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  • On attribue l'invention de l'imprimerie à Johannes Gutenberg, aux alentours des années 1450 - 1455, juste avant la période de la Renaissance à laquelle l'invention allait contribuer ! Il s'agit en fait ici de la création du procédé d'impression à caractères en fonte mobiles. En effet, cette impression de caractères de manière mécanique et reproductible existait déjà chez les Chinois dès le VIIème siècle de notre ère mais en Extrème-Orient, il s'agissait de caractères en bois, gravés d'un seul tenant, donc en fait une technique s'apparentant plus à la xylogravure ou gravure sur bois !

    Avec l'invention de Gutenberg, les caractères sont séparés et peuvent être réutilisés, recombinés d'une infinité de façons !

    A l'approche du XVème siècle, on sort, en Europe, de la Guerre de Cent ans et des épidémies de Peste qui ont fait un lourd prélevement dans les populations. La démographie repart alors à la hausse et les Universités connaissent un nouvel essor ! Il y a une demande sur le marché du livre et la production de manuscrits par les moines copistes, dans les scriptoria, ne comble pas cette demande !

    Le père de Gutenberg était orfèvre et avait formé son fils à ce métier. Notre inventeur serait né entre 1394 et 1399 à Mayence mais lui et sa famille en sont chassés en 1428 puis s'installent à Strasbourg (dans l'Empire Germanique à cette époque).

    Très tôt, le jeune Gutenberg, devenu orfèvre, montre un très vif goût pour l'invention : système de polissage de pierres semi-précieuses, système pour fabriquer des petits miroirs...

    Puis Gutenberg prends un associé et travaille à une autre invention qui va révolutionner le monde. Ce faisant, il se brouille avec son frère qui voulait prendre la place de l'associé ! Les archives du procès qui s'ensuit mentionnent cette nouvelle invention et parlent de presse, de vis et de plomb !

    Gutenberg et l'invention de l'imprimerie

    En 1448, Gutenberg est de retour à Mayenne. C'est là qu'il va imprimer son premier livre : la Bible en Allemand à 42 lignes ! Il est aidé par un banquier et financier nommé Johann Fust. Mais bientôt, l'inventeur se brouille avec son financier et un nouveau procès a lieu ! Entre alors en scène, Peter Schöffer, un calligraphe formé à Paris qui épouse une des filles de Fust. Schöffer deviendra un des principaux ouvriers de Gutenberg.

    Il subsiste des zones d'ombre sur la parenté de Gutenberg envers l'imprimerie. Il y aurait un autre inventeurs du côté des Pays-Bas qui aurait conçu un procédé similaire et aurait produit, dès 1440, deux livres et un Donat (un incunable, un des premiers imprimés, de nature xylographique) mais ce cas est très peu documenté !

    De même, un orfèvre d'Avignon aurait œuvré dans l'"ars scribendi artificia liter" - "l'art d'écrire artificiellement" - selon un contrat retrouvé par les Historiens ! Mais on n'a retrouvé aucun livre produit par cet homme !

    Les premiers livres imprimés entre l'invention par Gutenberg et le 31 décembre 1500 se nomment des incunables. Dans ce contexte de renaissance urbaine et des universités, d'interrogations religieuses intenses, le livre imprimé va vite se répandre, promis à un bel avenir ! Mais au départ, les premiers ouvrages bénéficiant du nouveau procédé - qui sont essentiellement des livres religieux (Bibles, Psautiers, livres d'heures) - imitent toutefois la "manière" du livre manuscrit qui reste encore longtemps la référence de qualité ! L'écrit se répands et va, au siècle suivant, propager les idées des Humanistes et la Contre-Réforme ! Mais il ne faut pas croire que l'imprimerie a été inventée pour cela, elle le fut d'abord pour faire de l'argent et reste un procédé onéreux, qui mets en jeu des ouvriers hautement qualifiés (typographes, compositeurs, encreurs, presseurs, correcteurs, assembleurs, relieurs...) et nécessite beaucoup de fonds financiers !

    A l'avenir, je vous présenterais les principales figures d'imprimeurs des premiers temps et les grands lieux de production d'imprimés, dans les villes, mais lesquelles et dans quels pays !

    Restez connectés ! A bientôt !

    PS : Je tiens à remercier les enseignants de mon Master Métiers du Livre pour leurs cours d'Histoire de la Lecture et de l’Édition dont j'ai repris ici une partie des informations en complétant et reformulant le propos !


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  • J'ai découvert les albums de Léonard alors que je devais avoir 10 ans ! Le personnage de Turk et De Groot officiait par ailleurs dans les pages de Pif Gadget à cette époque, au début des années 1980. Je ne possédais alors que quatre ou cinq albums (la série n'en comptait alors en réalité pas beaucoup plus !) car la vie était chère !

    Il y a quelques années, j'achetais la série complète dans "La Collection Léonard" vendue en kiosques et Points Presse ! Chaque album - publié dans un ordre non chronologique et non numéroté - était en outre pourvu d'un petit "cahier scientifique" assez rudimentaire.

    Nous voilà déjà arrivés au Tome 8 des activités de Léonard, Tome intitulé "Coup de génie" (car chaque titre est un jeu de mots et une variation sur le mot "Génie" qui caractérise notre inventeur forcené !). On retrouve donc le savant et son disciple souffre-douleur Basile !

    On constate dans ces quelques nouveaux gags allant de une à quatre pages que les réveils du disciple sont toujours aussi mouvementés ! Il s'agit à chaque fois pour lui d'assister son maître - à ses risques et périls ! -  et de participer à l'avancée du Progrès ! De nouvelles inventions en perspective : panneaux solaires (inutiles en temps de pluie), système anti-vols, système d'ouverture automatique de porte (pour éviter quelques nouveaux bobos au pauvre Basile !). La série est toujours aussi drôle et verse volontiers dans l'humour noir et le grand-guignolesque !

    Mais quelque fois, le disciple damne le pion à Léonard que ce soit parceque c'est celui-là qui tire celui-ci du lit de manière abrupte à son tour, pour changer ou parce qu'il réalise lui-même des inventions ! Ainsi Basile invente les patins à roulettes, prenant son maitre de vitesse ou encore la planche à fabriquer des billets de banque dont Léonard ne peut contester l'utilité éminente !

    Les gags versent toujours aussi volontiers dans l'outrance ! Parfois les inventions de Léonard ne servent pas à leur but initial comme cette machine à laver le linge qui se transforme en machine à râper du fromage, ce bilboquet géant ou cette machine à faire la vaisselle tous les deux hors de contrôle !

    Parmi les gags que j'ai particulièrement aimé, il y a celui avec la machine à voyager dans le temps qui amène nos deux compères au XXème siècle et qui, par une maladresse du disciple, les piège dans une boucle temporelle ! Aussi, signalons le gag du dressage du chien du voisin, lequel animal se montre très "humain" tandis que le disciple régresse dans l'animalité !

    Pourtant, il arrive que Léonard montre quelques considérations et attentions pour son "associé" comme lorsqu'il lui prépare un gâteau d'anniversaire ! Sauf que là encore, ça tourne mal pour Basile - et ça donne le ressort comique ! On rit toujours sur les gens qui se cassent la figure comme l'avait montré le philosophe Henri Bergson dans son essai sur Le Rire  !

    A bientôt !


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  • On le voit très bien depuis le début du Mouvement des Gilets jaunes, le président Emmanuel Macron, "président des riches" n'a que mépris pour le peuple. Ami des Niels, des Bolloré, des Gattaz, des Lagardère - dont il défends les intérêts, Macron ne fréquente pas les Marie, les Angelyne, les Zoukir, tous ces individus qui ne se nourrissent plus que de biscottes dès le 9 du mois ! Bref, Macron est totalement dénué d'empathie !

    François Ruffin est l'exact contraire de Macron ! Député de la France Insoumise, il a publié en ce début 2019 un livre surprise et très édifiant, Ce pays que tu ne connais pas, un pamphlet adressé au président Macron son adversaire politique. Ruffin est un journaliste proche des gens, qui travaille à Fakir notamment, qui soutient les déclassés, ces "gens qui ne sont rien". Notre homme intègre reverse par ailleurs les droits d'auteur de son livre à une association de Picardie.

    Dans cet ouvrage remarquable et efficace, le constat contre Macron est affligeant ! Les deux hommes, Macron et Ruffin, ont fréquenté le même lycée. Mais Ruffin était plutôt effacé là où le jeune Macron était perçu comme un "élève brillant", doté d'une grande culture et à l'éloquence remarquable et qui charmait déjà tout le monde ! Mais très vite, Ruffin montre que tout cela n'était qu'esbrouffe ! Et ce sont nos échecs qui forment notre empathie !

    Car Macron ne serait en fait qu'un courtisan des riches, cette classe qui s'est enrichie encore plus ces trente dernières années et est complétement déconnectée des réalités de la base, voulant après le pouvoir économique accaparer le pouvoir politique. Ce Macron, fabriqué par les médias, détenus par les oligarques, va être leur instrument.

    Macron se targue de "s'être fait tout seul" alors qu'il est davantage un "pistonné" ! Dans ce contexte, l'explosion sociale actuelle s'explique très bien ! Les GJ sont dans leur bon droit mais le Pouvoir n'écoute pas, Macron ne voyant même pas ces "invisibles", et réplique par la répression policière. Il donne avantages à ses amis puissants (Ruffin illustre notamment avec le cas scandaleux de Sanofi avec son médicament contre l'épilepsie dont la firme savait depuis la fin des années 1960 qu'il provoquait des autismes !).

    Mais les "Gaulois réfractaires" ne se laissent plus berner et il y a une prise de conscience massive dans ce pays ! On tente de faire taire la contestation notamment au moyen des médias aux ordres.

    Voilà, je ne développerais pas plus ! Si vous êtes - comme la majorité dans ce pays -, opposés à Macron, il vous faut absolument lire ce livre et le partager autour de vous ! Ruffin a fait ici un travail remarquable ! J'adore !

    A bientôt !


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  • Je trouve la pensée de Bernard Stiegler très digne d'intérêt et je suis ce philosophe depuis presque une dizaine d'années maintenant. Son essai La télécratie contre la démocratie montre comment notre société va mal, par quel processus on est arrivé au "degré zéro de la pensée" et à la barbarie. Ce livre a été écrit dans le contexte de l'élection présidentielle de 2007, opposant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal - mais il anticipe assez bien l'explosion sociale portée par les Gilets jaunes !

    Stiegler oppose donc la télécratie - constituée des moyens de communication de masse, des médias comme la télévision - à la démocratie. Celle-là cause la perte de celle-ci. En effet, on a détruit la philia, héritée des Grecs, au profit du Marché. Ce ne sont plus les liens entre les hommes qui font la société mais le marketing qui sait très bien transformer le désir en le faisant régresser en pulsions.

    Notre philosophe revient sur une de ses marottes qu'il a développé à partir des écrits de Simondon, les notions d'individuation, et de rétentions psychiques et collectives. Les moyens modernes de communication sont en réalité des pharmaka, à la fois remèdes et poisons ! Il y a nécessité de mettre en place une organologie. Déjà, dans la Grèce antique, l'écriture était détournée par les sophistes !

    La Modernité et le capitalisme ne permettent plus aux individus de s'individuer. On a prolétarisé les êtres, les dépossédants de leur savoir-faire et de leur savoir-vivre.

    Les individus sont coincés devant leur télévision et ne peuvent plus s'élever. On donne du "temps de cerveau disponible à Coca-Cola" pour reprendre une formule de Pierre Le Lay.  L'école a un rôle à jouer !

    Les hommes politiques ne sont plus que des "produits marketing" et n'ont plus aucune vision à long terme. La télé-réalité politique détruit l'opinion et la démocratie.

    La télécratie est donc le soubassement de la Société de Marché, relève d'un populisme industriel, et détruit le lien social. Il en résulte un profond désespoir des populations qui mène à des actes barbares et régressifs.

    Le propos de Bernard Stiegler est assez complet et poussé. Cet essai est très riche et il y aurait encore beaucoup à dire. La télécratie contre la démocratie est le premier ePub que j'ai lu sur mon Smartphone et je regrette de ne pas avoir pris de notes car ce billet eut été plus complet ! Il y a redites entre les essais de Stiegler et ses cours et séminaires sur Pharmakon.fr qui se font échos !

    J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir dans d'autres billets !

    A bientôt !


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  • L'Incroyable Hulk est un des personnages les plus populaires de l'écurie Marvel - notamment par le biais de la série-télé kitsch des années 1970 avec Bill Bixby et Lou Ferrigno ! Conçu et pensé à l"origine par Stan Lee comme un compromis entre Frankenstein et Docteur Jekyll et Mister Hyde ! De nombreux scénaristes et dessinateurs se sont succédés sur ce personnage, explorant différentes facettes de sa personnalité ! Lorsque Paul Jenkins arrive sur la série The Incredible Hulk, il tire parti de tout cet héritage et confronte notamment les différents aspects du héros, en particulier dans le court story-arc "Les Chiens de Guerre" (en sept parties tout de même !).

    Les épisodes dont je vais vous parler maintenant sont les numéros #12 à #20 du Volume 2 de The Incredible Hulk , scénarisés par Paul Jenkins et dessinés par Ron Garney. Il s'agit donc de l'arc "Les Chiens de Guerre" précédé de l'arc "Les Yeux du Serpent" !

    Le contexte : Bruce Banner vient de perdre son épouse Betty Ross, la fille du Général Thaddeus Ross - celle-ci est décédé et notre héros accuse le coup ! Pire, il apprends qu'il est atteint de sclérose latérale amyotrophique ! L'issue semble inévitable mais pire que tout, ceci entraine un péril plus grand car Hulk risque de reprendre le dessus !

    Banner se rends donc chez le docteur Angela Lipscombe, une amie de fac, neurochirurgien et psychothérapeute ! Il s'agit de confirmer la SLA et plus encore d'empêcher Hulk de ressurgir ! Angela propose alors un procédé qui permet à Bruce de rentrer en son for intérieur !

    Là Bruce Banner rencontre les différentes incarnations de Hulk qui représente des morceaux de sa psyché schizophrène : le Hulk sauvage, le professeur Hulk ou encore Joe Fixit ! Tous ensemble, ils affrontent la bête immonde qui réside en Banner, la part de Diable en lui !

    Par la suite, notre héros est confronté à un militaire retors, le Général Ryker, au centre de bien des théories du complot de l'Histoire contemporaine, un être cruel qui pratique des expérimentations mortelles sur des SDF. Celui-ci veut s'accaparer les secrets de Hulk et utilise mensonges et manipulations. Tout ceci nous amène en Zone 51 ! Les aliens sont-ils derrière tout cela ? La vérité est plus prosaïque et terre-à-terre et constitue la révélation finale !

    On notera une apparition de Doc Samson et de Nick Fury en guest-stars. Le récit se conclut sur un nouveau statut-quo : le Diable est libéré !

    Un récit qui permets donc de montrer différents aspects de Hulk et son atler-ego Banner ! J'ai lu cela dans la collection Hachette : "Les super-héros Marvel" - Tome 5 ! Je vous donne rendez-vous bientôt pour le Tome 6 et une histoire d'Iron Man !

    A bientôt !


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  • Les Etats-Unis d'Amérique se targuent depuis le début du XXème siècle - et surtout à partir de 1945 - de mener le destin global du monde ! Cette position hégémonique en agace beaucoup de même que son système économique ultralibéral ! Mais la contestation s'élève de partout et pas seulement de l'extérieur. Sur le territoire national, on connaît bien sûr Michael Moore, au cinéma, mais bien avant lui, dans le domaine de la chanson américaine, Bruce Springsteen - dit "Le Boss" (comme les USA ont eu "le King" !) venait fissurer l'édifice avec sa chanson - et son album dont elle est tirée ! - "Born in the USA", pourtant présentée comme une célébration du patriotisme ! Pourtant on ne fait pas plus contestataire et polémique !

    Il faut bien comprendre d'où vient ce chanteur à la voix tonitruante ! Bruce Springsteen est né en 1949 dans le New Jersey. Il deviendra le chanteur, auteur-compositeur que l'on sait et un excellent guitariste ! Si vous regardez son année de naissance, vous voyez qu'il était mur pour le Conflit du Viet-Nam. Mais la conscription ne touchant qu'un petit nombre de Nord-Américains, il y échappa mais vit nombre de ses copains mourir ou revenir traumatisés ! Cette guerre fut le premier fiasco de la puissance américaine ! Une génération qui sacrifia sa jeunesse !

    Par la suite, la situation des Etats-Unis ne s'arrange pas ! Scandale du Watergate, Crise, Chômage de masse... En 1984, Springsteen va dénoncer cette Guerre du Viet-Nam, au moment de la sortie de son album éponyme, Born In the U.S.A. Le contexte est alors intéressant car c'est une période d'élections présidentielles qui va voir la reconfirmation de Ronald Reagan au mandat suprême ! L'ultralibéral Reagan - qui en est resté au titre et n'a visiblement pas écouté attentivement les paroles de "Born in the USA" félicite le rockeur Springsteen pour son "patriotisme" ! C'est le grand paradoxe de cette chanson qui aurait du, lors de sa composition en 1981, s'intituler "Viet-Nam" !

    Qu'importe, l'artiste livre avec cet album un opus aux chants puissants qui évoque en effet bien l'Amérique, entre folk, country et rock ! Le succès est au rendez-vous et cela donne lieu à des concerts mémorables et géants de notre homme, prestations qui soulèvent les foules ! Douze titres composent cette galette avec des titres évocateurs comme "My Hometown", une douce balade mélancolique, "I'm On Fire" où le chanteur mets donc littéralement le feu (bien avant notre Johnny National !), "Glory Days" (qui évoque la gloire de l'Amérique - ou celle du chanteur ?), "I'm Goin' Down" ou "Dancing In The Dark" (qui semblent faire allusion à des moments de difficultés ?), "Working on the Highway" (sur l'Amérique du labeur et de l'errance ?).

    Tous ces morceaux bénéficient d'excellents textes très inspirés et accompagnés par des mélodies savantes qui le sont toutes autant ! C'est vraiment un monument de la chanson et de la culture des USA, plus largement, que l'on se doit de découvrir ! En 1984, on est alors en pleine "BossMania" !

    Honte à moi, car je possédais cet album depuis les années 1990 et n'avais vraiment jamais pris le temps de l'écouter, lui préférant un autre album datant de 1992, Human Touch, qui forme un diptyque d'albums solo avec Lucky Town, sorti en même temps ! Je me rappelle que j'allais à la Patinoire de Caen avec cette musique, adorant patiner sur le titre même "Human Touch" !

    Mais là, tout récemment, ai fait l'acquisition de mon premier Smartphone ! Mieux vaut tard que jamais ! Et mon camarade Damien L. (avec qui j'ai fait un Atelier Cuisine avec Pricilia récemment !) m'a offert une puce SD avec 153 classiques que la musique anglo-saxonne, soit une quinzaine d'albums complets ! Dont l'album de ce billet ! Damien a des goûts musicaux très sûrs en plus d'être un puit d'érudition sur la Seconde Guerre mondiale (il a aussi bien sûr ses défauts qui n'en a pas !?). Il n'y a donc plus seulement Rico qui me prête des disques et je compte par ailleurs exhumer ma collection de CD des années 1990 et en acheter de nouveaux sur Google Play en masse mais en fonction des mes finances pas infinies pour étoffer cette rubrique !

    Cette rubrique "Musique" va s'étendre en quantité de disques analysées/présentées mais aussi par la qualité des oeuvres ! Jugez plutôt ! Sur la puce SD de Damien, il y avait aussi du David Bowie, du Michael Jackson, du John Lennon, des Beatles, Nirvana, The Cure, Radiohead, Beach Boys, Bob Dylan, Pink Floyd et d'autres ! A chaque fois l'album le plus emblématique du chanteur ou du groupe ! On aura donc un jour prochain sur ce blog Heroes, Thriller ou Abbey Road !

    A bientôt !


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  • Vous le savez, je n'achète pas de musique et me fais prêter des CD par mon voisin Rico ou écoute des titres sur Youtube (par contre, dans les années 1990, j'en étais un grand consommateur !). Mais là, il y a deux chanteuses que je trouve absolument formidables, ce sont la Française Angèle et la Germano-Britannique Alice Merton !

    Pour la première de ces deux artistes, on verra plus tard la teneur de son album, mais pour Alice Merton, je n'ai pas résisté longtemps et ai profité d'avoir en février 2019, mon premier Smartphone (et oui !) pour acheter son album Mint via Google Play !

    Il s'agit ici du premier opus de cette artiste, véritable révélation à qui je prédis une grande carrière ! J'aime/j'adore toutes ses chansons à commencer par "No Roots" où elle affirme donc qu'elle n'a pas de racines - pour peut-être mieux se nourrir de toutes les influences, être plus mobile ! Ce titre est sorti il y a plus de deux ans, le 3 février 2017 et est le premier extrait de l'album ! D'une voix énergique, Alice Merton livre ici une chanson assez réjouissante !

    En 2018, la chanteuse délivre sur les ondes deux autres titres, c'est à dire "Lash Out" - très rythmé ! - et "Why So Serious", chanson non dénuée d'humour à l'image de son clip avec autant de personnages improbables !

    Le quatrième titre qui me l'a fait remarquée est "Funny Business" - au ton léger qui exprime une certaine joie de vivre ! Vous aurez compris qu'on est dans un registre franchement pop !

    La miss est encore assez confidentielle en France, du moins auprès du grand public - mais elle a une bonne visibilité sur le net ! On trouve notamment plusieurs vidéos de la chanteuse interprétant ses titres en live, notamment "No Roots" et "Lash Out" !

    L'album Mint, sorti en janvier 2019, comporte onze titres - outre les quatre cités plus haut, on trouve aussi : "Lear To Live", "2 Kids", "Homesick", "Speak Your Mind", "I Don't Hold A Grudge", Honeymoon Heartbreak" et "Trouble In Paradise" ! Un album de bonne tenue ! Enfin ce n'est que mon avis très subjectif !

    Alice Merton est une artiste dans l'âme et elle le prouve ! Elle a commencé le piano a 5 ans et a beaucoup voyagé, de New York à l'Angleterre en passant par le Canada - d'où le titre "No Roots" et les diverses influences qu'elle a du rencontrer ! Elle compose elle-même ses textes et ses musiques depuis l'âge de 16 ans ! Elle est de plus très jolie !

     

    En fait, avant cet album, Alice Merton a produit ce qu'on appelle un EP, une sorte de mini-album ne contenant que quatre titres dont le "No Roots" - mais rassurez-vous, on retrouve ce Hit sur Mint !

    Je suis très fan et à n'en pas douter, je vais suivre la carrière de cette jeune artiste née en 1993 à Francfort ! Elle a donc 26 ans ! Mais le talent n'attends pas le nombre des années !

    A bientôt !


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  • L'ouverture d'esprit doit faire partie des attributs de l'homme cultivé et on ne doit jamais s'interdire de s'ouvrir à d'autres cultures ! Nous mènerons nos pas aujourd'hui en les contrées lointaines et exotiques du Moyen-Orient et visiteront l'Arabie Saoudite dans le livre de souvenirs d'enfance d'Ahmed Abodehman, La Ceinture, roman autobiographique !

    L'auteur aborde ici tout un patrimoine culturel, fait de mythes et de légendes, de rêves et de récits sur les ancêtres, tradition orale ainsi mise par écrit ! C'est aussi un retour à la nature qui est présente à chaque page de l'ouvrage, le désert bien sûr !

    Ahmed Abodehman a grandi dans un petit village peu pénétré par la modernité... N'allez pas pour autant croire qu'on a affaire à des gens arriérés, plutôt des individus proches des choses - de la nature donc - et qui connaissent les "vraies valeurs"  - avec leurs coutumes et leurs traditions ! On n'est évidemment pas ici non plus dans un rigorisme religieux !

    Vous l'aurez compris, on est à mille lieux des représentations habituelles de l'Arabie Saoudite entre Pétrodollars et Wahhabisme ! Il est bon d'avoir ainsi à une autre image, plus humaniste et qui n'alimente pas le ressentiment et le "Choc des Civilisations" !

    De plus, c'est écrit avec une certaine poésie ! Notre écrivain veut retranscrire une ambiance "magique"  - un peu "Mille Et Une Nuits" peut-être ? Ici, les autochtones chantent et expriment des sentiments profonds !

    Ce livre fut une bonne surprise ! Une plongée dans l'authentique qui est une des choses que l'on demande au fond à la littérature ! La sincérité de l'auteur aussi !

    Ahmed Abodehman vit depuis 1982 à Paris avec sa femme et sa fille ! C'est pour cette dernière qu'il a écrit La Ceinture ! Il ne s'agit pas d'une traduction ! Publié en 2000, ce roman le fut directement en Français puis fut seulement ensuite traduit en plusieurs autres langues et c'est l'auteur lui -même qui assura la traduction en arabe ! De ce fait, Abodehman est le premier écrivain originaire de la Péninsule arabique a écrire directement en Français ! Ajoutons que journaliste, il est le correspondant du quotidien saoudien Al Riyadh à Paris.

    A bientôt !


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  • XIII Mystery - Tome 1 : La Mangouste - Meyer & DorisonIl est fréquent désormais, dans le monde de la BD,  qu'une série iconique se voit attribuer des séries dérivées - un peu comme pour la mode des spin-offs avec les séries-télé ! On pourrait multiplier les exemples ! On a ainsi les nombreuses séries dans le monde de Troy, Blueberry, Spirou ou Lucky Luke dont on nous raconte la jeunesse, ou au contraire Alix dont on nous relate les vieux jours...

    Jean Van Hamme est un habitué de ces procédés ! En effet, sa série Thorgal a donné lieu à toute une série de récits sur Kriss de Valnor ou sur Louve. Sa série emblématique XIII  n'y échappe pas ! Le premier cycle des aventures de l'Amnésique le plus célèbre de la BD s'étant terminé, Van Hamme et son acolyte Vance se sont accordés un répit. Mais en réalité, le second cycle était déjà en chemin et entre les deux moments, nos artistes ont décidé de produire des épisodes de "transition", qui exploreraient les chemins de traverses et dont les rênes seraient confiés à des scénaristes et des dessinateurs choisis et n'ayant pas l'habitude de travailler ensemble. Le résultat n'était pas garanti !

    La série principale XIII  compte environ une centaine de personnages dont certains ne font que des apparitions fugitives. Il s'agit de développer ces individus dans des récits annexes qui viendraient apporter un nouvel éclairage à la trame principale. Parmi ces personnages, il y a en a un particulièrement fascinant qui ouvre cette série dérivée qui s’appellera XIII Mystery. Le Tome 1 est en effet consacré à la Mangouste, assassin sous contrat particulièrement aguerri et professionnel, qui ne rate - presque ! - jamais sa cible !

    A première vue, ce personnage nous semble froid et dépourvu de sentiments, et dans cet album qui ouvre la série, le scénariste Xavier Dorison (connu notamment pour Le Troisième Testament) nous livre un récit brillant ou notre méchant fait même preuve de sentiments moraux ! On se surprendra même à prendre son parti quand on découvrira les motivations qui ont fait de lui un tueur et aussi le fait que dans l'affaire Sheridan, on a voulu le doubler ! Au dessin, on retrouve Ralph Meyer - dont le style me rappelle par moments un peu celui du grand Jean Giraud/Moebius  -  toutes proportions gardées !

    Tout commence après-guerre, en 1947, dans une Allemagne ravagée où un menuisier, Herr Weber, emploie un apprenti, le jeune Schreiner, 13 ans, et recours aux services de Hans, dit "La Mangouste", un tueur sous contrat formé dans les commandos d'élite de la Wehrmarcht et qui le débarrasse de soldats russes un peu trop autoritaires. Suite à cela, le jeune garçon part pour l'Amérique afin d'être mis à l'abri mais peu après Herr Weber est arrêté par la Stasi et son crime contre l'Armée Rouge est découvert !

    Schreiner va devoir graisser la patte de la Stasi et pour cela va se mettre sous la tutelle de Hans, lui aussi aux Etats-Unis qui va lui apprendre tous les trucs du métier de tueur et notamment l'origine de son sobriquet de "Mangouste" !

    Devenu un jeune homme puis un adulte, l'ex-apprenti menuisier devient un tueur à gages accompli et on suit son évolution. Puis, vers la fin du récit, Kim Rowland croise sa route et lui propose d'assassiner le président William Sheridan. Cet assassinat qui s'inspire fortement de celui de J.F.K. mets en jeu un second tireur comme pour Kennedy. Et notre protagoniste principal a été doublé ! Son entourage le paiera cher !

    En réalité, tout ceci nous est raconté en flashs-backs, sauf la fin qui nous ramène au début du tome 1 de la série XIIII lorsque l'Amnésique échoue sur une plage.  Celui qui va reprendre le pseudonyme de Mangouste raconte son existence à Kim Rowland au large des côtes sur un navire dont il a tué tout l'équipage de gens peu fréquentables. Puis, la Mangouste se voit proposé un contrat sur XIII à la fin !

    Ce premier tome de XIII Mystery est très surprenant ! C'est son attachement à deux figures paternelles et de mentors qui ont fait de la Mangouste ce qu'il est et cela apporte beaucoup de nuances au personnage. C'est de plus très finement exécuté et on ne peut qu'être ému à la fin de cette lecture comme Van Hamme dit qu'il le fut dans une introduction au volume en lisant/découvrant la travail des deux artistes qu'il avait désigné, Dorison et Meyer ! Le passage de flambeau le temps de cet album est donc parfaitement  réussi et cette série dérivée démarre de la meilleure des façons ! Toutefois, il est utile de bien se rappeler l'intrigue et le contexte de la série mère pour apprécier certains moments clés de ce récit hors flashs-backs !

    Bref, j'ai beaucoup apprécié cette lecture de grande qualité et il me tarde de découvrir les albums suivants ! Le Tome 2 est sur "Irina" et la série XIII Mystery  compte à ce jour - février 2019 ! - déjà 13 tomes, le dernier paru fin 2018 étant consacré à Judith Warner !

    Par la suite, Xavier Dorison et Ralph Meyer ont continué leur collaboration sur la série Undertaker !

    A bientôt !


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  • J'ai déjà eu l'occasion sur mes blogs, par le passé de chroniquer plusieurs des romans d'Eliette Abécassis, que ceClandestin - Eliette Abécassis soient ceux qui exposent ses origines sépharades ou un roman plus commercial comme Le Palimpseste d'Archimède. Ca se lit facilement, c'est élégamment écrit mais je trouve qu'il y manque le souffle d'un grand auteur !

    Clandestin est un autre de ses romans - assez court ! Il a été publié en 2003 - donc ca date un peu ! Et pour ma part, l'ai lu vers la fin des années 2000 - entre 2007 et 2009, je ne sais plus très bien !?

    C'est l'histoire d'une jeune femme - alter-égo de l'auteure ? - dont la route croise un jour celle d'un clandestin, lors d'un voyage en train ! On nous dresse alors le portrait de l'un de ces êtres déracinés - pour des raisons politiques ou/et économiques, toujours en errance et jamais en sécurité !

    Mais, on a en réalité trois voix dans ce roman : le migrant, la jeune femme et la narratrice qui est distincte de la femme ! Cette femme n'est donc pas vraiment  l'incarnation de l'auteure et l'on retrouverait plus cette dernière dans la voix de la narratrice

    La narratrice ne peut alors s'empêcher de ressentir de l'empathie pour ce jeune homme et nous donne en cela une leçon d'humanité ! Ce "problème" est d'autant plus prégnant en 2019 alors que l'on assiste à de nouvelles vagues de migrations sans précédents en Europe depuis 2 ou 3 ans - voire un peu plus et que la xénophobie ne semble pas diminuer ! Les réponses à ces défis et difficultés sont bien évidemment politiques et on ne peut que constater la grande lâcheté de nos dirigeants à l'heure actuelle !

    Mais la part de la géopolitique est très peu présente voire totalement absente dans le récit d'Eliette Abécassis ! C'est surtout le rapport entre deux êtres de passages qui se croisent brièvement ici ! Cela pourrait-il évoluer vers une romance (on a un homme et une femme dans l'équation !) ? Ce n'est pas vraiment le sujet !

    La narratrice explore la psyché et les motivations des deux protagonistes ! La femme semble moins crédible car elle est en réalité un rouage de l'administration qui "donne la chasse" aux clandestins, ceux-ci, sans papier, devant fuir constamment la police !

    Un roman édifiant, à la fois un peu psychologique et politique et qui n'évite pas les clichés ! Le "gentil migrant" et l'odieuse administration qui broie les individus...

    Ce roman ne m'a pas laissé un souvenir impérissable notamment par son parti-pris ! On peut, comme l'auteure, comme la narratrice montrer de la compassion envers les migrants, vouloir les aider, il n'empêche que ce n'est pas la solution ! Il vaudrait mieux se demander pourquoi ces pauvres gens s'exilent volontairement de leurs pays et faire en sorte d'améliorer la situation chez eux ! Ne plus piller les ressources de ces pays, voire arrêter de carrément les bombarder ou encore ne plus entretenir des républiques bananières avec des petits dictateurs ! Plutôt que de les faire bosser en Europe pour enrichir là- encore de gros capitalistes !

    A bientôt !


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  • Secret Warriors (2017) - Matthew RosenbergSecret Warriors est une série de comics publiée par Marvel qui a connu plusieurs incarnations. A l'origine, il s'agissait de Surhumains réunis par Nick Fury dans le contexte de l'event "Secret Invasion" et de la Guerre contre l'HYDRA. Déjà, dans cette première "team", on retrouvait la jeune Daisy Johnson alias Quake que les fans de la série-télé Marvel's Agents du SHIELD connaissent bien ! En 2017, la série est relancée mais ne durera que 12 numéros, faute de succès au rendez-vous, scénarisée par Matthew Rosenberg et mis en images par une brochette de dessinateurs secondaires (à ce sujet, j'aime beaucoup le style graphique de l'artiste Javier Garron !). On est cette fois dans le contexte de "Secret Empire" !

    Le dénominateur commun des deux séries est donc Daisy Johnson ! On a cette fois une équipe d'Inhumains. Lors du déroulement de "Secret Empire", l'HYDRA, menée par un Captain America maléfique, a pris le contrôle des Etats-Unis et mets les sujets de Flèche Noire et Médusa dans des camps ! De jeunes Inhumains se rassemblent et on a donc Quake, Miss Marvel (notre chère Kamala Khan !), Dante aka Enfer, Moon Girl et son Devil Dinosaur et aussi Karnak, dernier membre présent de la Famille Royale Inhumaine !

    On a trois arcs dans cette courte série : "Rebâtir le Monde", "Quand les ennuis commencent" et "Sinistre Machination". Notre équipe de héros est sur la défensive, obligée de prendre la fuite, pourchassée par les troupes de l'HYDRA menées par Mister Hyde, le père de Daisy, puis décide de contre-attaquer en délivrant les prisonniers dans les camps. Ils se lancent aussi à la recherche d'un jeune garçon, appelé Leer, qui est en fait le fils de Karnak et qui est un "Survolteur de pouvoirs" !

    Quake et ses compagnons vont croiser la route du Fauve Noir, ce McCoy d'une autre dimension ainsi que des X-Men, retranchés dans la nouvelle cité de New Tian ! Magik/Illyana Raspoutine va se joindre au groupe.

    On explore les motivations des héros et tous ne sont pas d'accord sur le moyen de parvenir à leur fin. Daisy voit-elle uniquement ses alliés comme des pions sacrifiables ? L'empathie de Miss Marvel va-t'elle lui jouer des tours ? Dante est-il trop naïf et manipulable, Karnak trop calculateur et froid ? Moon Girl saura-t'elle utiliser son intelligence phénoménale pour  surmonter les problèmes ?

    L'intrigue tourne autour des tentatives de Karnak, de Moon Girl et de Mister Sinistre de régénérer/reconstituer les Brumes Terrigènes ! Enlèvements d'enfants Inhumains, manipulations génétiques remplissent le récit qui se poursuit après la résolution de "Secret Empire" !

    Une série qui a quelques bonnes idées mais n'a pas rempli ses promesses ! On sent un potentiel bridé ! Ce qui explique sans doute que ce comics n'a pas rencontré son public. Il est intéressant pour les nouveaux personnages qu'il développe davantage dans le cadre des efforts de Marvel de ces dernières années pour renouveler le cheptel de ses super-héros !

    A bientôt !


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  • Marseille est un haut-lieu de la scène rap et un vivier de talents dans les traces du groupe IAM ! C'est ainsi qu'en 2004, Akhenaton découvre le jeune Samir Djoghial, à peine âgé de plus de 20 ans qui allait entamer une carrière sous le nom de L'Algérino !

    Ce jeune artiste - qui a désormais pas loin de la quarantaine ! - est, comme l'indique son nom de scène, d'origine algérienne ! Il est né le 2 mai 1981 et est un ami d'enfance des deux autres rappeurs forts attachants, Soprano et Alonzo. Une carrière musicale s'ouvre donc à lui au cours des années 2000, pourtant à l'origine, après un baccalauréat scientifique, notre homme se detine à des études d'ingénieur à forte dominante mathématiques. L'Algérino va donc à l'encontre de tous les clichés qui voudraient que les jeunes des banlieues où les jeunes issus de l'immigration du Maghreb soient tous en échec scolaire bien que sans doute victimes de "délits de faciès" et de préjugés ! Mais qui n'est pas victimes de préjugés dans notre "belle société française" qui se rassure en classant les gens dans des cases, les immigrés, les femmes, les handicapés, les gros,etc...  Mais bon, je digresse !

    Revenons à la musique ! Les débuts de notre artiste sont donc liés à la scène marseillaise, notamment aussi les Psy 4 de la rime ! En 2018, il en est déjà à son huitième album ! Mais le CD qui nous intéresse aujourd'hui (que j'ai emprunté à Rico mais ai finalement écouté sur Youtube car mon voisin ne prenant pas soin de ses disques, son album grésille !) est le second album, Mentalité Pirate !

    Mentalité Pirate sort en 2007 et se place sous les signe des écumeurs des mers ! L'Algérino se pose-t'il en pirate barbaresque, entre Alger et Marseille ? Il faut bien évidemment y voir aussi une allusion au hacker, à celui qui copie de la musique ou livre des morceaux sur la scène "Underground" ! Jack Sparrow aussi n'est pas loin !

    Le morceau emblématique de cet opus qui en constitue aussi l'ouverture et en donne le ton - et le single extrait qui a eu le plus d'écho ! - est "L'Envie de Vaincre" ! Une volonté de partir à l'abordage de la scène rap !?

    Au niveau des thématiques, rien de nouveau sous le soleil ! L'Algérino chante la rage d'une certaine jeunesse mise à l'écart, dans une "société pourrie", qui ne jure que par l'argent, néglige l'humain, et le chanteur retrace aussi des "parcours de vie" - à titre d'illustrations - avec des titres comme "Fleur Fanée"  ou "Entre 2 Flammes" ! "Le Chant des Pirates", lui, sonne comme un hymne et un cri de ralliement !

    Au niveau des sons, c'est assez mélodieux, on sent le travail ! L'inspiration est là ! Au total , 15 titres sur le CD plus une reprise live de "Entre 2 Flammes" ! C'est péchu, ça dénonce, bref, ça fait le taff ! Et c'est très ancré autour de Marseille ! Avec des titres comme "L'Enfant de Marseille" ou "Impact 13" !

    Quelques featurings à signaler sur cet album, l'un avec Alonzo et l'autre avec SINIK !

    Parmi les titres, on a aussi "Petit Bateau" (toujours la thématique pirate !), "Le Chant des Braves"  (qui fait écho au "Chant des Pirates"), "Game Over", "L’Étendard" (encore un ralliement ?), "Johnny Hama", "Venga Venga", "Liberté Conditionnée" ou encore "L'Autoroute de la Vie" !

    Est aussi abordé à plusieurs reprise la question de savoir ce que l'on va léguer comme héritage, aussi bien collectivement aux générations futures qu'individuellement à nos propres enfants !

    A bientôt !


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  • Lorsqu'il lanca le personnage de Wolverine - Serval en VF ! - dans les pages de The Incredible Hulk #180 et 181, en 1973, Roy Thomas ne se doutait pas qu'il créait là un des personnages qui seraient parmi les plus populaires de Marvel et du comics-book ! En effet, depuis, le héros griffu a intégré l'équipe des X-Men (dès l'année suivante, 1974) puis a commencé à avoir ses aventures solo au début des années 1980 ! Il fait de plus parti de quasiment tous les films X-Men et a eu plusieurs longs-métrages à son nom !

    Logan est un être complexe ! Mutant de son état, il possède un pouvoir auto-guérisseur, des griffes et le Programme Arme X lui a greffé un squelette en Adamantium ! Très vieux car né à la fin du XIXème siècle, ce personnage bourru a une longue expérience de la Nature Humaine et se montrer en réalité très empathique ! Il est de fait, comme la plupart des héros Marvel, un individu parcouru par ses contradictions et exposé à ses faiblesses, la sienne étant de devoir lutter contre une sorte de seconde nature animale !

    En 2009,  Wolverine se confronte à son ancienne alliée devenue ennemie, la célèbre Raven Darkholme plus connue sous le nom de Mystique, une Métamorphe qui ne cesse de trahir tout le monde ! Dans ce récit scénarisé par Jason Aaron (un des Architectes de la Maison des Idées - qui officiera aussi sur Thor, Hulk, plus récemment sur les Avengers et sur Star Wars !) et dessiné par Ron Garney, Logan traque la vilaine fille entre l'Iran et l'Aghanistan car celle-ci a encore trahi les X-Men lors des événements liés au "Complexe du Messie" !

    La traque ne s'avère pas aisée car Mystique utilise tous les subterfuges, s'abrite derrière d'innocents civils, n'hésitant pas à tuer une jeune femme afghane et à faire porter le chapeau à celui qui la chasse ! Elle instrumente aussi les Marines américains ! Cette histoire a la guerre contre le terrorisme islamique en toile de fond et on comprendra ainsi aisément le climat de violence qui s'en dégage ! Le dessin nerveux de Garney sert aussi bien l'intrigue !

    Le scénariste nous emmène, de nos jours, à Téhéran, aux Montagnes de Safed Koh et donc en Iran, en Afghanistan et à la frontière syrienne mais aussi, au cours d'un flash-back (le passé riche de notre héros s'y prête !) à Kansas City en 1921 ! A cette période du passé, Logan avait déjà un contentieux avec Raven car celle-ci dirigeait un groupe de voleurs et autres vides-goussets mais a fini par trahir tout le monde ! Ca c'est terminé dans un bain de sang pour la fine équipe ! Cette super-vilaine a la trahison dans la peau !

    Pour être complet, ce récit qui a pour titre "Cible Mystique" - et a été publié en 2009 donc - couvre les issues 62 à 65 de Wolverine (vol.3) et a été republié il n'y a pas si longtemps en tant que Tome 3 de la Collection Hachette "Le Meilleur des super-héros Marvel" ! Je vous laisse le lire pour découvrir ce qu'il adviendra à la retorse et fourbe Mystique !

    A bientôt !


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  • Même si je me suis tourné à 30 ans vers la littérature, puis les sciences humaines, ma formation initiale est scientifique (Baccalauréat D) ! J'éprouve un vif intérêt pour l'épistémologie en général et il est possible que je travaille dans ce domaine lorsque je commencerais ma période "doctorats" ! Nous allons maintenant nous intéresser à Pierre Duhem qui est un physicien, chimiste, historien et philosophe des sciences à cheval sur le XIXème et le XXème siècle ! Je l'avais étudié en seconde année de Licence de Philo !

    Quelle est la tâche de la science ? A-t'elle pour but d'expliquer le monde ? De chercher les causes des phénomènes ou simplement de les décrire ? Quelle est la part de la théorie par rapport à l'expérimentation dans tout cela ? Dans son essai, La théorie physique, son objet, sa structure, Pierre Duhem apporte des éléments de réponse !

    C'est Francis Bacon, le chancelier britannique, qui a posé, avant Descartes, les fondements de la science moderne, basée sur l'induction et l'expérience reproductible ! Plus tard, d'autres ont lié théorie et expérience, comme travaillant de concert  !
     
    Duhem arrive à une époque où la Physique dont on pensait qu'elle avait déjà tout découvert est sur le point d'accomplir sa double révolution quantique et relativiste ! La science pour lui ne doit pas rechercher les causes profondes qui se cachent sous ce qu'on observe ! La théorie n'est jamais qu'un moyen de classer les lois mises à jour par l'expérimentation. La théorie est appelée à avancer et à refouler comme les vagues mais globalement, la marée monte !

    Chercher à expliquer le monde revient à considérer des entités invisibles et à recourir à la métaphysique. On sait que dans la philosophie, les racines de l'arbre de la connaissance sont la métaphysique, son tronc la Physique et ses branches la morale ou l'éthique. Si la Science veut réellement être universelle, elle doit renoncer à la métaphysique qui comporte nombre de chapelles !
     
    L'"erreur" de Galilée, qui fit qu'il fut condamné par l'Église est d'avoir présenté sa théorie héliocentrique comme une "Explication" du monde, contredisant les Écritures qui faisaient alors encore la loi. Si l'imprudent savant avait présenté son œuvre comme un simple moyen "technique" de représentation, un "outil" permettant de s'affranchir des épicycles, il aurait éviter bien des désagréments !
     
    La science progresse-t'elle en accumulant des données empiriques ou en commencant par rechercher des explications, des théories ? Duhem cite les théories de la lumière de Descartes comme franchissant instantanément les distances, très vite invalidées par la suite alors que ses lois de la dioptrique, sur la réfraction, donc expérimentales, elle sont toujours valables !
     
    Puis, dans l'Histoire des Sciences, on eut Newton et ses Principes mathématiques de la philosophie naturelle où le grand scientifique dessine les lois de la gravité mais déclare ne pas en chercher les causes ni se risquer en hypothèses !
     
    Au chapitre suivant, Duhem exhume une distinction du philosophe Pascal qui classe les esprits en deux catégories : d'une part les esprits forts et étroits - qui ont une grande puissance d'abstraction mais ne sont pas capables d'englober la totalité du réel - et d'autre part, les esprits faibles et de grande amplitude qui brasse quantités de faits et de donner mais ne pensent pas la théorie et les concepts abstraits ! De là découleraient deux types de savants : d'abord les Français qui conçoivent des systèmes et des théories, s'appuient sur la raison et ensuite les Anglais qui procèdent de manière empirique, se basent sur l'imagination et fabriquent des modèles mécaniques ou mathématiques. La vieille dichotomie entre Francis Bacon et René Descartes, je dirais ! C'est aussi pour cela que la Révolution industrielle s'est développée plus tôt au Royaume-Uni car les ingénieurs sont davantage dans les faits bruts et les données  que les théoriciens du Continent, Français ou Allemands ! Ce chapitre est très intéressant et c'est un aspect qui se vérifie auquel je n'avais jamais pensé !
     
    Une théorie physique est donc un ensemble de propositions logiquement enchaînées, qui ne proposent pas une explication du monde, ne plongent pas dans la métaphysique et permettent de classer un ensemble de lois ! Dans une seconde partie, Duhem s'attarde sur la structure de la théorie physique.
     
    Notre savant-philosophe commence par expliciter les notions de qualité et quantité. En effet, la science physique mesure à priori des quantités et transforment aussi des qualités en quantités. Elle utilise les mathématiques mais pas à la façon d'un géomètre car la Physique est en effet mal assurée et ses données tirées des expériences ne se suivent pas avec la même netteté que les théorèmes et leurs corollaires. La Physique est donc purement quantitative et a les mathématiques comme instrument, avec la logique.
     
    Avec les mathématiques, la Physique établit des relations entre des symboles algébriques. Et à ce stade, notre science est dépendante de la précision des appareils de mesure ! Ainsi, une loi de la Physique sera opérative avec telle précision de mesure mais pas avec des précisions plus fines.
     
    Ceci nous amène, avec Duhem, à établir qu'une théorie et ses lois ne sont jamais définitives ! Elles sont affinées au cours du temps en les comparant avec les données des expériences ! Ces protocoles expérimentaux ne sont jamais neutre et pour les comprendre, il faut avoir assimiler les prérequis apportés déjà par des théories en amont ! La théorie est indispensable pour interpréter les phénomènes ! Ainsi, le fait scientifique et expérimental se distingue du fait de sens commun en ce sens qu'il est plus précis et chargé de données ! Une théorie/une loi n'est ni vrai ni fausse mais elle correspond, est validée ou pas par les faits empiriques.
     
    Ainsi, on affinera l'énoncé d'une loi en englobant de plus en plus d'exceptions et de cas particuliers expérimentaux dans cet énoncé. Duhem donne l'exemple de la loi sur les gaz parfaits qui a tenu ensuite compte de l'influence de l'électricité et du magnétisme.
     
    Une loi de la Physique ne repose jamais entièrement sur l'induction et la théorie et l'intuition jouent leurs rôles. Duhem prends l'exemple de la gravitation pour montrer qu'une théorie ne surgit jamais du seul génie d'un homme fut-il Newton ! C'est un long processus de maturation d'idées qui s'affinent au cours du temps et qui planent dans l'air d'une époque.
     
    Voilà ! Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre mais reviendrais assurément sur ce domaine qu'est l'Épistémologie à l'avenir car je veux en faire un de mes sujets de recherche ! Le livre se conclut sur deux annexes où Duhem parle de sa biographie personnelle et de son rapport à la foi qu'il veut bien distinct de son rapport à la science. Et aussi sur la "valeur de la théorie physique" !
     
    Personnellement, j'ai trouvé cette lecture très enrichissante et ça reste accessible à un lecteur un peu initié à ces problématiques !
     
    A bientôt !

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  • Comme vous ne le savez peut-être pas, j'habite dans un Foyer/Résidence où nous organisons chaque mois un Atelier Cuisine avec nos encadrants ! Mais récemment, nous avons reçu la visite d'une jeune stagiaire qui prépare un BTS de Conseillère en Éducation Familiale, dénommée Pricilia !
     
    Dans le cadre de son stage, Pricilia a mené une action "Information à l'équilibre alimentaire" - en gros, il faut manger varié, dans les 7 groupes d'aliments, en limitant les graisses et les sucres ! Dans la prolongation de cette séance, la jeune femme nous a proposé deux Ateliers Cuisine supplémentaires, cette fois à nos domiciles ! Ai participé à ces deux soirées où on devait inviter nos voisins et néanmoins amis, selon nos affinités et partager autour de bons repas équilibrés ! Ces deux soirées eurent lieu fin janvier et début février 2019, à une semaine d'écart !
     
    Le premier repas avait lieu chez Nathalie P. et étaient invités moi et mon autre voisin, Eric.T (dit Rico, vous savez le gars qui me prête des CD musicaux !). Rico étant indisposé, il ne fit ni les courses, ni la cuisine avec nous et nous rejoignit seulement pour manger (malin le Rico !). Nous étions bien évidemment encadrés par Pricilia, aussi présente à ces deux soirées !
     
    Pour ce premier repas, nous avions en entrée, une simple salade composée d'une laitue mélangée à du bon fromage de chèvre ! En dessert, une toute aussi simple salade de fruits ! Pourquoi faire compliqué ! Pour le plat principal, ce furent de délicieuses farfalles à la carbonara ! Pricilia, Nathalie et moi, nous nous activions donc aux fourneaux !
     
    Je crois avoir déjà donné la recette des pâtes à la carbonara dans le cadre de ces billets "Ateliers Cuisine" mais la redonne ici !
     
    Pâtes à la carbonara
     
    Ingrédients
    500 g de pâtes
    50 cl de crème fraîche
    3 jaunes d'oeuf
    1 pincée de sel
    Poivre
    250 g de lardons "selon préférence"
    1 oignon
     
    Temps total : 20 minutes
    Préparation : 10 minutes
    Cuisson  : 10 minutes
     
    Étape 1
        Cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante salée.
    Étape 2
        Émincer les oignons et les faire revenir à la poêle. Dès qu'ils ont bien dorés, y ajouter les lardons.
    Étape 3
        Préparer dans un saladier la crème fraîche, les œufs, le sel, le poivre et mélanger.
    Étape 4
        Retirer les lardons du feu dès qu'ils sont dorés et les ajouter à la crème.
    Étape 5
        Une fois les pâtes cuite al dente, les égoutter et y incorporer la crème. Remettre sur le feu si le plat a refroidi.
    Étape 6
        Servir et bon appétit !
        Vous pouvez également agrémenter votre plat avec des champignons.
     
    Nous passâmes une excellente soirée, contents et repus !
     
    Le repas suivant réunissait votre "serviteur", avec Damien L. chez Jean-Marie L. Cette fois, c'était moi qui avait une bonne excuse pour ne pas faire la cuisine ! En effet, ces soirées - les deux ! - se déroulaient dans la tranche horaire 17 heures - 20 heures et cette seconde fois, il se trouva que j'avais cours à la fac jusqu'à 18 heures et il me fallait une heure pour rentrer dans les transports en commun ! J'arrivais donc à 19 heures, le repas déjà prêt et servi !
     
    En entrée, ce fut rillettes et saucisson sec et en dessert des yaourts aux fruits (fraise-framboise) d'une célèbre marque ! Le plat de résistance après avoir renoncé au pot-au-feu que voulais faire Jean-Marie (mais aurait pris à l'évidence trop de temps à cuire - compter 3 heures, moins à la cocotte-minute !), on opta pour une salade niçoise bien fraîche ! En voici la recette !
     
    Salade niçoise au thon
     
    Ingrédients
    1 salade type Scarole ou frisée
    250 g de tomate cerise
    1 grosse boîte de thon en tranches
    3 oeufs durs
    100 g d'olives noires
    8 pommes de terre Grenailles
    Poivre
    Sel
    Huile d'olive
    Jus de citron
    Vinaigre balsamique
    1 cuillère à soupe de persil et ciboulette haché
    10 feuilles de basilic frais
     
    Temps de préparation : 10 minutes
     

     
    Étape 1
        Faites cuire les pommes de terre à la vapeur environ 10 minutes.
    Étape 2
        Laissez-les refroidir.
    Étape 3
        Lavez les tomates et la salade.
    Étape 4
        Effeuillez la salade et disposez-la dans un saladier.
    Étape 5
        Coupez les tomates cerises et ajoutez-les, ainsi que le thon égoutté et séparé en tranches.
    Étape 6
        Rajoutez les pommes de terres coupées en rondelles.
    Étape 7
        Écalez les œufs et coupez-les en 4, ajoutez-les à la salade avec les olives noires.
    Étape 8
        Préparez la sauce avec 3 cuillères à soupe d'huile, 1 cuillère à soupe de jus de citron et 1 de vinaigre, sel, poivre et les herbes hachées.
    Étape 9
        Mélangez la salade avec la vinaigrette et décorez de feuilles de basilic entières.
     
    Là encore ce fut très bon !
     
    Pricilia doit d'ailleurs nous concocter un petit livret avec pleins de recettes !
     
    En conclusion, excellentes initiatives de Pricilia ! Je vous conseille ces recettes car c'est toujours mieux que des plats cuisinés du commerce tout prêt ! En plus, cela ne coûte pas cher ! Jugez plutôt :  3 euros par personne pour le premier repas et 5 euros toujours par personne pour le second ! C'est assez économique, et pas compliqué ni long à préparer !
     
    Après, je dis cela mais fait moi-même rarement la cuisine quand je suis tout seul chez moi ! Le parfait vieux célibataire !
     
    A bientôt ! Au 28 février 2019 pour le prochain Atelier Cuisine avec le groupe habituel complet où il y aura un plat à base de fromage, du Chaource, spécialité dont je raffole !
     

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  • Le personnage de Lando Calrissian est apparu dans la Saga Star Wars en 1980 avec L'Empire contre-attaque, endossant d'emblée le rôle ingrat de traite ! Mais Lando est bien plus que cela, il est une "Légende", qu'il soit incarné par Billy Dee Williams ou plus récemment Donald Glover, dans sa version plus jeune, dans le film Solo - A Star Wars Story  !

    Le récit qui nous intéresse présentement est une BD de 2018, scénarisée par Rodney Barnes (passé du monde des séries-télé à celui des comics !) et dessinée par Paolo Villanelli (antérieurement oeuvrant  chez Marvel et IDW Publishing et sur des titres de comics tels Hellraiser, G.I. Joe, ROM and the Micronauts, Deadpool et sur l'adaptation BD de Rogue One - A Star Wars Story ! Cette BD se nomme "Lando - Quitte ou Double", se déroule juste avant les événements du film sur la jeunesse de Han Solo, se terminant d'ailleurs sur Vandor, où la Faucon Millenium a été mis à la fourrière, au moment ou Lando va disputer sa partie de Sabacc pipée avec le Corellien !

    On apprendra ici pourquoi le "vaisseau le plus rapide de la Galaxie" a été mis sous scellées ! Lando a en effet accepté une mission de contrebande - ce qui est normal pour un contrebandier ! Il s'agit pour lui d'acheminer des armes à un groupe d'esclaves pétrusiens sur l'avant-poste impérial de Kullgroon ! Notre héros n'est pas insensible au charme de la jolie Pétrusienne, Kristiss mais se garde bien de le montrer ! Néanmoins, dans cet album, il endosse déjà la cause de Rebelles avant les événements de l'Episode V !

    Bien évidemment, Lando est accompagné de son acolyte L3-37, qui a pour le moins une personnalité affirmée ! Tous les deux vont donc mener la révolte des Pétrusiens, forcés jusqu'alors de réparer des droïdes pour l'Empire ! Et on aura aussi droit à une insurrection de ces êtres mécaniques, en renfort des insurgés, sous la menée de la partenaire de Lando !

    C'est une bonne BD - avec un dessin très correct ! - mais une intrigue assez convenue ! Le duo Lando/L3-37 offre de bonnes possibilités pour d'autres histoires et je ne doute pas que Disney exploitera ce filon juteux ! La BD et le personnage de Lando profite de la bonne prestation de Donald Glover dans le film Solo, une des bonnes surprises du métrage !

    Pour ma part, j'ai bien aimé ce récit ! Je n'ai pas remarqué d'incohérences et tout est raccord ! Des liens sont tissés avec le reste de la Saga - par exemple une mention de Canto Bight ! On nous mentionne et nous présente des groupes en lien avec la Pègre et l'"Underground" comme L'Aube Ecarlate ou le Cartel de la Pluie de Zakku, ce qui étends d'autant un Univers déjà très riche et en expansion permanente - malgré sa remise à plat en 2014 !

    C'est sorti chez Panini Comics, l'éditeur officiel de Star Wars, pour le Canon, avec Delcourt pour le "Légendes" !

    Je vous recommande donc ce comics, si vous êtes fan de la Sage de Lucas, et vous dis une fois de plus à bientôt !


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  • Dragon Ball Super - Tome 6 : Le Rassemblement des Super Combattants - Toriyama & ToyotaroDéjà le Tome 6 du manga Dragon Ball  Super - intitulé "Le Rassemblement des Super Combattants" - sous les crayons du jeune Toyotaro, dirigé par Maître Toriyama ! On entame un nouvel arc dit du "Tournoi du Pouvoir" - appelé aussi ici "Tournoi du plus fort" ! La qualité est encore au rendez-vous et la légende s'agrandit ! On a aussi droit à une bonne dose de fan-service avec des allusions à l'héritage des récits passés !

    L'intrigue repart pile là où elle s'était arrêtée au Tome 5 ! Les Zen-O ont organisé une Battle Royale entre les douze Dieux de la Destruction des douze Univers ! Mais très vite, nos Êtres Omnipotents lassent et changent d'idée ! On mettra en place une autre compétition, où cette fois huit des douze Univers devront réunir chacun leurs dix meilleurs combattants ! L'enjeu est de taille car les Univers perdants seront éliminés !

    L'intrigue du manga propose à ce stade des similitudes avec celle de l'anime - qui a déboulé sur les écrans avant la parution des épisodes correspondants sur support papier ! Les enjeux sont les mêmes, le recrutement des combattants de la Terre de l'Univers 6 est similaire mais il y a toutefois des ellipses ! Ainsi, l'arc de la "Ressurection de F(reezer)" est jute évoqué en trois-quatre cases. On n'assiste pas de même à l'entrainement  de Gohan, ni au combat de Goku et Freezer contre les sbires d'un Dieu de la Destruction d'un autre Univers chez Mamie Voyante ! Il y a d'autres cas mais ils ne me viennent plus à l'esprit sur le moment !

    Nos héros vont donc devoir agir en équipe - ce qui n'est pas dans la nature des Saiyans ! Déjà, Son Goku a été battu par Toppo de l'Univers 11 et celui-ci laisse entendre qu'il existe un être plus fort que lui chez les Pride Troopers ! On est alors introduit au personnage de Jiren, décrit comme un Champion de la Justice. Et à ce stade, ses motivations sont plus détaillées - mais pas beaucoup plus ! - que dans l'anime puisqu'on apprends que ce super champions tient à réaliser un voeu bien mystérieux !

    On assiste au recrutement de nos héros et l'équipe de l'Univers 7 comprendra Goku, Vegeta, Gohan, Piccolo, C-17 et C-18, Krilin, Ten-Shin-Han, Kamé Sennin et... Freezer,  à nouveau et tout juste ressuscité - dont on apprends qu'il a une nouvelle transformation : Golden Freezer !

    On nous introduit à des nouveaux personnages, comme ces femmes Saiyans de l'Univers 6 : Caulifla et Kale, aux forts potentiels !

    Au niveau du fan-service, on remarquera surtout une brève apparition du jeune Oob, qui fait le lien avec la fin de Dragon Ball !

    A la fin de ce tome, nos héros partent pour la dimension vide qu'à choisi le Grand Prêtre pour le Tournoi et les hostilités vont pouvoir commencer au Tome 7 !

    A bientôt !


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