• Zanaka - JainJe vais maintenant vous parler d'une chanteuse qui a le vent en poupe en ce moment, en 2018. Il s'agit de Jeanne Louise Galice plus connue sous le pseudo de Jain, jeune artiste française de 26 ans (elle est née en 1992), reconnaissable à ses tenues de scène, col Claudine ou bleu de travail !

    J'ai, une fois encore, emprunté un CD à mon pote Rico qui écoute Jain ! En fait, je pensais lui prendre l'album sur lequel figure la chanson qu'on entends partout, Alright - mais celle-ci est un titre du deuxième album de la chanteuse intitulé Souldier (mélange habile entre "soul", l'âme et "Soldier", "Soldat de l'âme"  - Jain entre en religion ?) - et en réalité, l'album que possède Rico est son premier opus, celui qui l'a lancé, Zanaka,  sorti en novembre 2015 et nommé dans la catégorie "Album révélation" aux Victoires de la musique !

    L'album Zanaka  a fait un véritable carton consacrant Jain comme artiste à surveiller ! Il a été disque de platine en mai 2016.

    Il faut dire que la musique de Jain brasse large ! Bien que Française, elle vise l'international en chantant en anglais ! Elle se considère comme une artiste cosmopolite, une "citoyenne du monde", ayant d'ailleurs elle-même des origines malgaches !

    Zanaka comporte originellement 7 titres et ce total monte à 16 avec une version augmentée/ Deluxe de  trois chansons inédites et trois remix ! Le titre emblématique en est la chanson "Come".

    En tout cas, on peut dire que Jain pense son travail dans les moindres détails, jusqu'à son image, bref se créer un univers personnel reconnaissable qui est sa marque ! Son premier album a été produit par Yodelice et enregistré dans les studios du label Spookland. "Zanaka" signifie "enfant" en malgache !

    Les références de Jain sont nombreuses tant musicales que visuelles ! Elle a beaucoup voyagé et se nourrit de musiques du monde - on sent l'influence de la musique indienne et orientale dans certains titres de Zanaka, de la musique africaine dans d'autres - le reggae aussi, le hip-hop et la pop ! Bref, la miss est éclectique !

    Au niveau visuel, on retrouve, dans le clip de "Come", réalisé par Greg & Lio, des références à René Magritte, le célèbre peintre spécialisé en pipes !

    "Come" est donc la chanson phare de ce premier album mais on peut aussi signaler "Makeba" ! Jain a composé certaines des musiques de l'album jusqu'à sept ans avant la sortie de l'opus alors qu'elle était en prépa d'Arts !

    Globalement, le son qui s'en dégage est assez joyeux et enjoué, l'artiste a un beau timbre de voix très mélodique ! Ca s'écoute avec plaisir !

    J'ai hâte de découvrir son deuxième opus - qui marque l'essai du premier ! - à savoir Souldier !

    A bientôt !


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  • La série de comics Walking Dead est une œuvre en constante évolution ! Rappelez-vous le chemin parcouru ! Au départ, Rick Grimes et un petit groupe de survivant vivaient comme des vagabonds allant de refuge improvisé en abri précaire, survivant au jour le jour contre les Rôdeurs ! Puis, nos héros ont rejoint ou bati et consolider des communautés, puis formé des réseaux de ces communautés ! Mais celles-ci restaient toujours de tailles moyennes !

    Dans le tome 30 de la série, intitulé "Nouvel Ordre Mondial !", on passe encore à l'échelle supérieure ! Pendant les événements avec les Chuchoteurs, le scénariste Robert Kirkman a tranquillement mis en place une intrigue secondaire qui est passée au premier plan ! Eugène, le petit génie d'Alexandria réparait une radio-amateur et entrait en contact avec Stéphanie qui vivait dans une communauté plus au Nord ! Par la suite, Rick Grimes dépêchait Eugène et une demi-douzaine de personnes - dont Michonne - pour aller établir le contact avec ces gens ! A la fin du tome 29, nos amis étaient mis en joue par des hommes armés et priés d'obtempérer !

    Dans ce tome 30, nous allons découvrir le Commonwealth (bien que je crois que ce terme n'est pas utilisé dans la VF !?), un réseau de petites villes comptant pas moins de 50000 habitants au total, nombre considérable, avec sa milice très organisée munie d'armures intégrales et formée par un certain Mercer très professionnel et apparemment intègre ! L'ensemble est dirigée par la Gouverneuse Pamela Milton.

    La surprise de ce tome est que Michonne retrouve une de ses deux filles, à savoir Elodie, l'autre Colette n'ayant pas survécu ! Ceci donne lieu à des scènes riches en émotion ou la guerrière noire montre son côté maternel et protecteur.

    Le Commonwealth semble avoir la situation en main et a batit une nouvelle société sur les ruines de l'ancienne civilisation. Du fait de sa taille, cette société a remis en place un système de classes sociales reposant sur le statut que les gens occupaient avant l'apocalypse ! A moyen et long termes, ceci risque de poser problème à Rick et aux gens d'Alexandria où les individus sont tous égaux! Pamela justifie son système en disant que d'une part, chacun est à sa place, vis et boulons dans une grande machine et que d'autre part, cela pousse les gens à vouloir se surpasser pour monter dans la hiérarchie !

    Mine de rien, Kirkman livre ici une réflexion fine sur et une critique acerbe et détournée de nos propres sociétés de plus en plus inégalitaires !

    Hélas, il y a Sebastian Milton, le propre fils de Pamela qui est véritablement un "petit connard" qui abuse de ses privilèges et sera à mon avis l'étincelle qui mettra le feu aux poudres !

    A la fin de ce tome 30, Pamela se rends à Alexandria, avec une escorte armée, pour rencontrer Rick Grimes ! Celui-ci lui fait bon accueil - malgré la démonstration de force de Dwight ! - mais émets des réserves sur le modèle de société - inégalitaire donc ! - mis en place par Pamela ! Celle-ci lui rétorque que c'est inévitable vu la taille de son groupe à elle - et à Rick de conclure qu'il est peut-être temps d'instaurer un "Nouvel Ordre Mondial" ! L'Apocalypse zombie serait alors l'occasion véritablement de repartir à zéro sur de meilleures bases plus solidaires !

    A bientôt !


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  • ElyraSwann a désormais largement exploré les terres du Nord de Strangleronce et décide de se diriger vers le Sud et les côtes maritimes en se rendant d'abord à la planque de Chipie Serrelavis, une gobeline aux talents de bricoleuse experte qui dirige son propre comptoir au Cap Strangleronce !

    Là Chipie va confier diverses missions à notre mage elfe de sang qui concernent principalement la récupération de matières premières. Bref des "ressources". Tout d'abord, il faudra pour commencer dérober six roseaux akiris aux explorateurs Nagas qui pullulent plus à l'est, de même que six statuettes dans leurs autels !

    Notre aventurière apprends l'existence non loin de là d'une arène de la civilisation trolle disparue des Gurubashi dans laquelle il est encore possible de mener quelques combats de gladiateurs (ce qui sera d'ailleurs l'objet de la prochaine extension HearthStone : "Les Jeux de Rasakhan" début décembre 2018 !). Elle rencontre aussi Chabal, un troll Sombrelance de Bambala qui l'informe que, les Gurubashi ayant disparu, les Zandalari étant rentrés chez eux, c'est à sa tribu qu'il importe de surveiller la vieille cité de Zul'Gurub !

    Chipie demande ensuite à ElyraSwann de récupérer sept ingrédients secrets sur des basilics flagelleurs et gueule-de-feu. Mais elle n'est pas la seule à prendre la jeune femme pour sa coursière puisque l'autre gobelin Flem Gizzix qui a besoin d'une broche de clarté pour identifier un artefact, lui demande de lui rapporter de l'eau de la Fontaine des Nagas !

    Les Nagas ne sont pas les seuls périls de la région puisque des pirates de la Voile Sanglante - qui comptent des démonistes dans leurs rangs ont établis divers campements pas loin ! Notre héroine devra voler à ces malandrins des mers diverses pierres précieuses pour permettre à Flem Gizzix d'investiger sur son artefact mystérieux. Mais il s'avérera que le gobelin a dupé notre mage et voulait seulement récupérer des richesses !

    ElyraSwann est à nouveau confrontée aux forces de Zanzil le Banni puisque dans ces jungles se trouvent divers campements de morts-vivants drogués par celui-ci ! Mais Chabal surveille Zanzil et demande à notre héroine d'invoquer la Chauve-Souris Hir'eek pour espionner Zanzil. C'est ainsi qu'elle a confirmation de l'alliance de ce dernier avec Jin'do et Mandokir ! Ils veulent faire revenir Jeklil, une prêtresse troll, première étape avant d'invoquer le dieu-maléfique Hakkar à Zul'Gurub ! ElyraSwann parviendra à détruire le corps de la prêtresse avant qu'elle ne soit réanimée !

    Notre aventurière ramène également des drogues de Zanzil à un autre gobelin nommé Jasper qui les teste sur trois prisonniers, un ogre, un murloc et un pirate humain !

    Dans ces terres se trouve aussi un campement de la célèbre Ligue des Explorateurs, du côté de l'Alliance (je vous renvoie là encore à HearthStone !).

    Zanzil et ses alliés tenteront de même de s'adjoindre les faveurs du Loa Hethiss, le dieu-serpent ! Ainsi que d'autres esprits !

    Les projets de cette compagnie de trolls maléfiques sont stoppés pour un temps mais seulement pour un temps ! En effet, ils détiennent toujours le petit Raptor Ohgan'aka comme on l'a vu par le passé !

    Mais déjà ElyraSwann entends les chants de marins en provenance de la cité portuaire repaire de pirates nommée Baie-de-Butin non loin de là ! Elle décide de s'y rendre et c'est là que nous la retrouverons la prochaine fois !

    A bientôt !


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  • Le personnage de Thrawn, Grand Amiral de son état, est une figure emblématique de l'Univers Etendu Star Wars ! Crée en 1991 par le romancier Timothy Zahn et apparu la première fois cette année là dans le récit plébiscité L'Héritier de l'Empire, premier tome de la Trilogie de "la Croisade Noire du Jedi Fou", Thrawn fait son retour par la suite dans d'autres récits du corpus "Légendes" !

    Avec le rachat par Disney et la mise à plat de cet Univers Etendu, Thrawn disparait un temps du Canon pour y revenir par l'entremise de la Saison 3 de la série d'animation Star Wars Rebels ! Son histoire est réécrite mais conserve néanmoins beaucoup d'éléments du passé notamment l'Ascendance Chiss ! Tout récemment, en 2017, Timothy Zahn se réapproprie le personnage et lui donne une nouvelle origin-story : c'est le roman Thrawn, un des plus épais du nouveau Canon !

    Jody Houser est par la suite chargée par Marvel d'adapter ce récit en comics - une série en six numéros - avec de superbes couvertures du Français Paul Renaud - et dessinés par Luke Ross ! J'avais commencé la lecture du roman et pour ce que je peux vous en dire, par comparaison, le comics semble assez fidèle à l'oeuvre originale, le roman de 2017 ! En réalité, si je me base sur les critiques de certains sites de fans comme Starwars-universe.com, c'est une adaptation assez moyenne qui passe sous silence des pans entiers du livre et est de ce fait parfois confuse (je l'ai ressenti, surtout vers la fin de la BD !). Je terminerais la lecture du roman un jour prochain et vous ferais un billet dessus aussi à ce moment là !

    Au début du récit, Thrawn est découvert par les Impériaux sur une planète éloignée ! Il est alors amené devant Palpatine - la BD en VF est sous-titrée "Le Protégé de l'Empereur" - qui s'intéresse à lui et lui donne un titre de sous-officier ! Mais Thrawn va vite grimper les échelons car il manifeste un sens aigu de la tactique et de la stratégie militaires ! Il se voit assigner un aide de camp en la personne d'Eli Vanto qui est dubitatif au début mais se lie de camaraderie pour le Chiss et le respecte !

    Thrawn, comme dans l'Univers "Légendes" et dans la série Star Wars Rebels, étudie notamment les formes d'art indigènes pour les percer à jour ! Il est un fin psychologue mais est plus faible dans les domaines de la manigance politique ! C'est pour cela qu'il va s'adjoindre les services de la femme persévérante et ambitieuse qu'est Arihnda Pryce, futur gouverneure de Lothal et personnage important de la série d'animation !

    Notre Chiss va mener des coups de maître ! Comme capturer des pirates ou mater une insurrection sur Batonn ! En arrière-plan, on voit déjà  la Rebellion s'organiser - et aussi le projet Etoile de la Mort qui ne remporte pas les suffrages de Thrawn qui préfère une flotte puissante et plus disséminée !

    Mais quel est l'agenda de Thrawn ? Il roule en fait pour l'Ascendance Chiss et mentionne à plusieurs reprises de puissantes menaces dans les Territoires inconnus ! Qui ? Une réintégration future des Yuuzhan Vongs dans le Canon se prépare-t'elle ? Snoke vient-il de ces contrées lointaines ? L'avenir le dira !

    La BD n'apporte rien de plus par rapport au roman de Zahn - pas de nouvelles scènes inédites hélas ! Le dessin de Luke Ross est de bonne facture et très agréable à l'oeil et c'est ce qui sauve ce comics !

    On reparlera de Thrawn dans le futur, soyez en sûr ! Un autre roman, Thrawn : Alliances est sorti en 2018 en VO, toujours de la main de Zahn !

    A bientôt !


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  • Nous allons quitter les albums de Lucky Luke d'il y a plus de quarante ans, aux Éditions Dargaud, période faste pour notre héros, pour parler de ses aventures "contemporaines" - écrites après le décès de Morris en 2001 - notamment par divers auteurs, Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benacquista ou encore Jul !

    On peut évidemment s'interroger sur la légitimité de continuer un héros de BD iconique après la mort de son auteur ! Lucky Luke a des continuateurs, de même qu'Alix et même Astérix (bien qu'Uderzo soit encore vivant, il est à la retraite !) mais Hergé s'est toujours opposé à ce qu'on reprenne Tintin (en même temps nul n'égalera jamais Hergé !).

    En novembre 2018 sort donc chez Lucky Comics un nouvel album de Lucky Luke intitulé "Un cow-boy à Paris". Ce sont "Les Aventures de Lucky Luke d'après Morris" ! C'est bien évidemment dessiné par Achdé, fidèle au poste et scénarisé par Jul, l'auteur de la BD Silex and the City - et non pas le chanteur affligeant ! Encore qu'il n'aurait pas fait pire ! Non je plaisante !

    Que penser de cet album? J'avais déjà lu "La Belle Province" de Laurent Gerra et l'avais trouvé "plaisant" ! Ce nouveau récit autour d'une Grande Dame, la Statue de la Liberté de Bartholdi, se laisse lire, a quelques bonnes idées et quelques bons gags mais on est loin du travail de Morris !

    L’intérêt de cet album spécifique est que Lucky Luke quitte pour la première - et seule ? - fois le continent américain pour le Vieux Continent ! C'est l'occasion de rendre hommage à la culture française et notamment à sa littérature ! Évidemment, on n'évite pas les clichés car il ne faut pas attendre beaucoup de subtilité d'une BD destinée avant tout à la jeunesse et au grand public !

    Luke va croiser Bartholdi mais aussi Gustave Eiffel. Emma Bovary, croisée dans un fiacre, s'entichera même de lui ! Et Victor Hugo - la "légende des siècles" rencontrant la "légende de l'Ouest" -  Verlaine et Rimbaud sont aussi de la partie au détour des cases.

    L'intrigue ! Bartholdi veut édifier sa célèbre statue dédiée à la Liberté sur une île en face de New York mais un directeur de prison fou du système pénitentiaire se réserve cette île pour y construire un établissement de haute-sécurité (qui donnera Alcatraz à San Francisco). Il va donc tout faire pour mettre des bâtons dans les roues au Français Bartholdi et à Luke chargé de sa sécurité comme on pouvait s'y attendre.

    Niveau dessins, j'ai vraiment du  mal avec le style d'Achdé plus rond et brouillon que celui de Morris. Si son Lucky Luke est assez réussi, ça se corse pour d'autres personnages notamment le directeur de la prison que j'ai trouvé très bâclé dans son exécution ! C'est assez moche dans l'ensemble !

    Un album qui ne parvient pas vraiment à faire rire comme le faisait les meilleurs albums de Morris et Goscinny mais qui arrache quelques sourires ! Ca reste assez fastidieux dans l'exécution. Et passé l'intérêt de la visite à Paris, que reste-t'il à ce récit ? Pas grand chose à vrai dire !

    A bientôt !


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  • L'auteur prolifique et populaire qu'est Bernard Werber continue de nous narrer les aventures de son personnage Michael Pinson qui, après Nous les dieux - Bernard Werberavoir exploré le continent des morts dans Les Thanatonautes et avoir été un ange dans L'Empire des Anges, va suivre ici une formation accélérée d'apprenti- dieu au sein d'une promotion  de 144 élèves. Tel est en effet le sujet de sa trilogie du "Cycle des Dieux" !

    L'action se passe en Aeden et les professeurs sont les douze dieux de la mythologie grecque. Chaque élève se voit confier un peuple qui réfère à une sorte d'animal-totem et on ne sera pas étonné que Michael Pinson se voit confier le peuple des hommes-dauphins tandis qu'Edmond Wells est en charge des hommes-fourmis, insectes chers à l'auteur qui ont lancé son succès. Mais les espèces sont nombreuses ! On trouva aussi Raoul Razorback en charge des hommes-aigles et il y a aussi des rats, des baleines, des tigres, des guêpes, des paons, des cochons, des cerfs, des hérons, des faucons, des cerfs, des coqs, des ours, des requins, des harengs, des lions, des scarabées, des rossignols, des chevaux, des iguanes, des oursins et la liste est en réalité beaucoup plus longue !

    Il s'agira pour chaque candidat de mener la destinée d'un peuple ! Werber nous retrace ainsi tout le cheminement de l'Humanité depuis la Préhistoire jusqu'aux civilisations de l'Antiquité, Egypte, Grèce en passant par la mythique Atlantide ! Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que les hommes-dauphins sont en réalité les Juifs !

    Gare à l'échec car à chaque session de cours, le plus mauvais candidat est emporté par des centaures et on ne le revoit plus jamais ! 

    Il y a aussi quelques grands mystères dans ce livre ! Un tueur de dieu sévit et assassine les élèves ! S'agit-il de l'anarchiste Proudhon élevé ici au rang d'antagoniste ? Ce qui renseigne sur les opinions politiques de Werber ? Un autre mystère concerne ce qui se trouve au sommet de la montagne d'Olympie dont l'accès est interdit à Pinson et aux autres élèves !

    Parallèlement , Michael Pinson poursuit son rôle d'ange-gardien en guidant les destinées de trois humains, ce qui permet à l'auteur de donner dans la psychologie ! On suit en parallèle les cheminements de sociétés, de peuples à l'échelle d'un monde et de trois individualités  - couplés à des passages de "L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" qui comme dans les livres précédents s'intercalent entre les chapitres de l'action !

    Je vous le dis tout de suite, j'ai trouvé ce roman et ses deux suites passionnants mais hélas ai été déçu par la fin que l'auteur donne à son cycle - idée battue et rebattue dont je vous parlerais en temps voulu ! Werber fait monter l'attente sur le secret de la montagne et finalement la montagne accouche d'une souris !

    En attendant, on appréciera ce Nous les dieux pour ce qu'il est, de la littérature facile et abordable qui aura au moins le mérite d'attirer des gens qui ne lisent pas d'ordinaire à la lecture !

    Il était question pendant un temps d'adapter cette trilogie en jeu vidéo mais force est de constater que le projet a été abandonné ! Ca nous aurait donné un énième jeu de simulation Populous-like !

    A bientôt !

    Compte à rebours - 20


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  • Avec l'album La Diligence - qui contient la quarante-septième histoire de Lucky Luke, on entre dans une nouvelle époque de la vie éditoriale de notre cow-boy d'encre et de papier ! En effet, trouvant que les albums à couverture souple des Editions Dupuis ne rendent pas assez honneur à son héros, Morris passe chez Dargaud, l'éditeur d'Astérix avec ce premier album à couverture dure !

    La Diligence revient sur un autre mythe de l'Ouest, scénarisé par Goscinny et dessiné par Morris, la compagnie de transport Wells Fargo ! On est dans la meilleure période de Lucky Luke - nos deux auteurs sont au sommet de leur art et nous livrent des récits inoubliables - et celui-ci selon un sondage de 2009 des Éditions Lucky Comics est le préféré des lecteurs ! Je plussoie !

    Il faut dire que la personnalité du conducteur de la diligence, Hank Bully, est haute en couleur tout comme celles des passagers ! On a tout une galerie de personnages voyageurs : Scat Thumbs, joueur de poker - et tricheur ! - Jeremiah Fallings, photographe, Digger Stubble, chercheur d'or, Sinclair Rawler, révérend, le couple Annabella et Oliver Flimsy, Claude Pushpull, autre joueur de poker - et tricheur aussi ! Pour épicer le tout, l'un de ces protagonistes n'est pas ce qu'il dit être et est en fait un desperado !

    La réputation de la Wells Fargo est en jeu dans ce récit car ses diligences sont régulièrement attaqués ! Pour prouver sa compétence, une cargaison d'or va être transportée de Denver à San Francisco et c'est - devinez qui ? - Lucky Luke qui va être chargé de sa protection !

    Le trajet est bien sur émaillé de nombreuses péripéties : attaques de bandits ou d'indiens, obstacles naturels, etc,... Et l'occasion de gags fonctionnant sur le comique de répétition comme tous ces relais de la compagnie qui ne servent que du lard et des patates ! Il y a aussi un gag sur les noms des chevaux !

    Mais donc, un brigand se cache parmi les passagers et veut mettre la main sur l'or ! Évidemment, Luke va le démasquer !

    De nombreuses références dans cet album ! Hank Bully  les traits de Wallace Beery, Alfred Hitchcok apparaît sous les traits d'un barman ! Enfin, Morris et Goscinny connaissent les classiques du Western - comment pourrait-il en être autrement ? - et font des références à La Chevauchée fantastique  de John Ford - ainsi le joueur de poker ressemble à John Carradine !  Mais par rapport au célèbre film de Ford, il manque ici le personnage de la prostituée !

    Cet album a bien évidemment fait l'objet d'une prépublication dans le journal Spirou en 1967.

    C'est une histoire qu'on peut lire et relire sans se lasser tant l'exercice est maîtrisé ! Et les albums suivants sont tout aussi au sommet - on y reviendra ! Canyon Apache, Le Pied Tendre, Ma Dalton, Le Grand Duc, Jesse James; Le Cavalier Blanc, Western Circus,...

    A bientôt !


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  • Le Jeanne d'Arc de Luc Besson, sorti en 1999 (en face de Star Wars - Épisode I : La Menace Fantôme) est une énième relecture du mythe de la Pucelle d'Orléans qui entendait des voix, réalisée cette fois par Luc Besson avec un traitement plus moderne !

    On pourra regretter le côté "terre-à-terre" de ce film, ses passages "crus" - dès le début du métrage avec la sœur de Jeanne d'Arc empalée sur une épée et violée dans cette position par des routiers, des mercenaires anglais démobilisés. Il y a donc une tentative de rationaliser la légende de Jeanne d'Arc - et Besson s’engouffre dans un psychologisme assez naïf !

    En gros, Jeanne d'Arc, selon Besson, construit sa mission autour d'un traumatisme d'enfance ! Et on essaie aussi de faire passer les voix pour la manifestation d'une psychose ! L'héroïne interprétée par Milla Jovovich - confine à l'hystérique !

    Milla Jovovich est la star de ce film, la compagne de l'époque du réalisateur, me semble-t'il, qui avait déjà porté Anne Parillaud au sommet et tente de récidiver ici avec l'ex-mannequin révélée par Le 5ème Élément !

    Le récit débute donc avec le pillage du petit village de Domrémy du duché de Lorraine par un détachement de soldats anglais. De là, un dégoût viscéral de Jeanne pour ce peuple envahisseur.

    La conscience de Jeanne - jouée par Dustin Hoffman, l'imagination fertile de la jeune fille, ses discours intérieurs, son traumatisme, tout cela se mélange dans son esprit et la pousse vers une mission qu'elle veut religieuse ! Jeanne est-elle une impostrice, une "sorcière" ?

    La dernière partie du film tourne autour du procès de Jeanne à Orléans - avec l’Évêque Cauchon ! - et sa mort sur le bûcher le 30 mai 1431 ! Au passage, elle aura redonné de l'influence au Roi Charles VII. Mais bon je ne reviens pas sur le côté historique et consacrerais plus tard des billets sur ce point !

    Un film au casting assez prestigieux - outre Jovovich et Hoffman, on a Faye Dunaway en Yolande d'Aragon, John Malkovich en Charles VII de France, Tchéky Karyo ou Vincent Cassel en Gilles de Rais !

    Bilan mitigé pour ce film qui n'est pas resté dans les esprits comme la version de référence du mythe de Jeanne d'Arc ! Besson y confirme toutefois encore sa maîtrise technique - avec son équipe habituelle ! - mais c'est sur le scénario et la narration que ça pêche !

    A bientôt !


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  • Je vais vous parler ici du héros de Jacques Martin ! Il est blond, jeune, courageux, il se déplace toujours en la présence d'un jeune compagnon et voyage beaucoup ! Il s'agit de... Lefranc (vous pensiez à Alix ? Perdu !) !

    Le journaliste-reporter Guy Lefranc présentait un tout autre défi pour Martin que son héros de l'antiquité car ses aventures se déroulant dans les années 1950, contemporaines de la publication, le regard des lecteurs était plus exigeant ! De plus, les lieux sont moins intemporels et se démodent plus vite ! Tout cela, l'auteur en était conscient et se documentait toujours autant !

    J'ai pu lire le tome 2 de cette série, intitulé "L'Ouragan de feu" par l'entremise de mon camarade Yves L. - à qui je dois de nombreux commentaires sur mon eklablog - qui m'a gentiment fait cadeau de l'album en question ! J'ai hésité à investir dans cette nouvelle Collection Hachette en kiosque pour des raisons de place dans mon modeste appartement et n'ai finalement pas acheté ces BD !

    Au début du récit, Lefranc raccompagne son jeune protégé Jean-Jean à la Gare Montparnasse pour un retour chez le professeur Le Gall, l'oncle du garçon. Mais le journaliste reçoit trop tard une lettre du savant  l'avertissant d'un danger sur sa personne et ses recherches ! Pire que tout, Jean-Jean se fait enlever pour exercer un moyen de pression sur l'oncle qui a fait une découverte d'ampleur !

    Lefranc poursuit les ravisseurs jusqu'au Mont Saint-Michel. Pour avoir moi-même visiter ce haut lieu du tourisme français, je peux vous certifier que les dessins de Martin sont très fidèles à la réalité ! On est véritablement sur le Mont  (la remarque s'applique aussi à Saint-Malo que j'ai aussi visité !). Le héros parvient à délivrer le jeune garçon des griffes des hommes d'Arnold Fisher, un magnat du pétrole qui convoite la découverte de Le Gall !

    Que contient donc la formule du professeur ? Rien de moins que de changer l'eau de mer en pétrole en concentrant et en vieillissant artificiellement le plancton ! A ce niveau, Martin est visionnaire puisqu'il préfigure ici rien moins que nos actuels biocarburants et une découverte similaire à celle de Le Gall a d'ailleurs été effectuée en 2014 par les équipes du Naval Research Laboratory, une unité de la Marine Américaine !

    On s'en doute la découverte du professeur va déclencher sitôt révélée une crise diplomatique et financière ! Dans le même temps, voyant le savant lui échapper, Fisher fait appel à Axel Borg - qui est à Lefranc ce que Arbacès est à Alix, sa Némésis, introduit dès le tome 1, "La Grande Menace" !

    Mais les hommes de Fisher ne sont pas les seuls sur la trace de Le Gall et qui croiseront la  route de Lefranc ! En effet, les équipes de fonctionnaires, gendarmes et douaniers, commandés par l'inspecteur Renard, viendront épauler le héros ! C'est donc une partie à plusieurs joueurs  - au nombre de trois : Lefranc, Le Gall et leurs amis, les sbires de Fisher et le Gouvernement français !

    Ce récit se finit en "bande-dessinée catastrophe" non que sa réalisation soit catastrophique et bâclée vers la fin (bien au contraire !) mais dans le sens où il est est la BD ce que le "film catastrophe" est au cinéma ! La mer est en effet parcourue par un "Ouragan de feu" - celui du titre, dans un final apocalyptique !

    Cet album a paru d'abord dans Le Journal de Tintin - édition belge à la fin de l'année 1959 et sur la presque totalité de l'année 1960 puis en album aux Editions du Lombard en 1961 ! Pour situer les choses, la première aventure de Lefranc, "La Grande Menace" est paru en 1952 là où le premier récit sur Alix date de 1948 - aussi aux Editions du Lombard ! Par la suite, toutes ces séries passeront chez Casterman à partir de 1965! Les aventures de Lefranc étaient - du moins au départ, plus espacées dans leur rythme de parution que celles du jeune citoyen romain puisque sept ans séparent la première escapade du journaliste-reporter de sa seconde aventure !

    J'aime assez cette série Lefranc - même si je préfère Alix ! Ce sont des récits qui vous en donne pour votre argent, récits longs - plus de 60 pages pour cet album - très riches, denses et touffus en dialogues - avec encore une disposition des planches en quatre bandes somme toute assez classique pour les premiers albums !

    A partir du quatrième album, "Le repaire du loup", ces aventures de Lefranc voient le dessinateur Bob de Moor seconder Jacques Martin !

    Voilà, je verrais à emprunter d'autres albums de Lefranc à la bibliothèque municipale - si ils les ont ?! - pour vous en faire des recensions !

    A bientôt !


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  • La réputation du rock britannique n'est plus à faire ! Le groupe Muse, apparu sur la scène musicale en 1994, en est The Resistance - Museun excellent représentant ! Il s'agit en fait d'un trio composé de Matthew Bellamy (chant, guitare, piano), de Christopher Wolstenholme (basse, harmonica, choeurs) et de Dominic Howard (batterie, percussions).

    La production de Muse  - qui compte en 2018 huit albums studio depuis ses débuts - est variée et appartient aux sous-genre du rock alternatif, du rock progressif, du hard rock, du space rock, de la new prog, de l'electro rock et de l'art rock (dixit la fiche Wikipédia !). Ne me demandez pas à quoi correspondent ces catégories, je serais bien peu à même de vous expliquer toutes ces subtilités (mais je me forme progressivement grâce à mon voisin Rico/ Eric T. !).

    The Resistance est le cinquième album studio de Muse ! Sorti en septembre 2009 ! De quelle résistance s'agit-il ? Moi ça me fait penser tout de suite à l'attitude à avoir dans le contexte post-crise de 2008 mais j'imagine que le propos est plus général... Mais nous ne sommes pas là pour parler politique, parlons plutôt musique !

    Cet album a fait un véritable carton à sa sortie - même si je crois bien que ce ne fut pas le plus gros succès du groupe. Il est produit par le groupe lui-même, qui en récolte tous les lauriers et mlxé en juin 2009 par Mark Stent - connu pour avoir travaillé avec Madonna, Paul McCartney, Lady Gaga, U2, Beyoncé, Depeche Mode, les Spice Girls, Coldplay, Lily Allen, Gwen Stefani et son groupe No Doubt, Linkin Park, Keane et la liste ne s'arrête pas là puisque le type est actif depuis les années 1980 ! Une pointure, gage de qualité à priori donc ! The Resistance est sorti chez Warner Music.

    Je connais surtout "Uprising" qui débute l'album, titre qui m'avait marqué à l'époque. Mais l'autre titre "Undisclosed Desires" est aussi un morceau marquant de cet opus ! L'album est sorti conjointement à une tournée de promotion lui étant consacré. Il contient 11 titres dont la trilogie "Exogenesis" qui le conclut et se présente comme une "Symphonie" - pas moins !

    Il s'agit en effet, dans la lignée de certaines déclarations d'alors du groupe, d'un opus à large dominante symphonique ! Pour en revenir à "Exogenesis", c'est en fait un long morceau d'une quinzaine de minutes qui illustre bien cette tendance/orientation. En tout cas, dans l'exécution, c'est extrêmement maîtrisé ! Il y a même un orgue d'église !

    J'ai eu un petit coup de cœur pour "I Belong To You (mon cœur s'ouvre à toi)" !

    Au niveau des influences, on notera une inspiration venue de "Sgt. Pepper" des Beatles, une autre provenant d'un morceau glam rock du groupe T.Rex. C'est aussi par moment très rythmique et R'n'B à la manière de Timbaland. "Uprising" est le morceau idéal pour battre le rythme en foule dans un stade de foot, autre religion des Britanniques avec le rock !

    Au niveau des thèmes, ceux-ci sont plus concrets que par le passé : la résistance et le combat donc, mais aussi l'amour secret, la guerre, la dictature, les conflits politiques... On se demande aussi, à l'occasion, d'où vient la vie ? Philosophique et profond donc ?! Eros et Thanatos !

    L'ombre de George Orwell et son célèbre roman 1984 est également au rang des références, littéraire celle-ci ! La Parti, l'amour secret pour Julia et la dictature de Big Brother !

    En tout cas, je dirais en conclusion que c'est du très bel ouvrage, un album que l'on se doit d'écouter !

    A bientôt !


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  • Une Histoire de la Lecture - Alberto ManguelNous allons aborder maintenant un ouvrage épais, qui parvient à nous instruire tout en nous divertissant - comme devrait le faire toute bonne littérature (credo que je pratique dans mes propres écrits !), érudit et plaisant à savoir Une Histoire de la Lecture de l'auteur argentin, Alberto Manguel, bibliophile avéré ! C'est un livre qui m'a été donné en bibliographie dans le cadre de mon actuel Master Métiers du Livre et de l’Édition.

    Manguel aborde le monde de la lecture dans son ouvrage, parle évidemment des différentes figures du lecteur, aborde des problématiques comme pourquoi lit-on ou comment lit-on ? Ca regorge d'anecdotes et de digressions et il me sera bien difficile de vous résumer ce livre qui part un peu dans tous les sens !

    Alberto Manguel est fils de diplomate et a beaucoup voyagé dans son enfance, et adulte est devenu romancier, essayiste et traducteur réputé avant de s'établir au Canada ! Il a donc été confronté au réel et est en mesure de nous dire si les livres sont en phase avec ce réel ! Il semble bien que oui !

    Son Histoire de la Lecture est un ouvrage de référence, de la méta-lecture, un "livre sur les livres", traduit en 25 langues ! Il ne s'agit pas ici, notons le en examinant le titre de" L'Histoire de la Lecture" mais d'une Histoire possible ! La plupart des anecdotes sont éloquentes mais comme le montre le dernier chapitre, tout n'a pas été dit et de nombreux autres chapitres auraient pu être entamés ! Mission ratée donc ?

    Ce livre s'apparente en fait davantage à un recueil d'articles ! Citons quelques titres de chapitres en guise d'exemples :"Lire en silence", "Lire des images","La Forme du Livre", "Lecture Privée", tout ça dans une section "Faits de Lecture" ! Et dans une autre section "Pouvoirs du Lecteur", on aura "Commencements", "Lire en lieu clos"," Le Voleur de Livre", ou "Le Fou de Livre" ! Évidemment, on croisera dans ces pages les incontournables que sont   l'évocation de la Bibliothèque d'Alexandrie ou l'invention de l'imprimerie ! Et aussi la figure de Jorge Luis Borges, l'auteur étant comme je vous l'ai dit argentin !

    Le dernier chapitre en effet s'inspire de la "Bibliothèque de Babel" de Borges !

    Une lecture à conseiller pour tous les lecteurs frénétiques dont je suis !

    A bientôt !

    Compte à rebours -30


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  • Je me souviens, quand j'étais enfant, des innombrables mercredis après-midis à regarder quantités de dessins-animésYu-Gi-Oh ! GX - Saison 3 japonais ! Il y avait Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Ulysse 31, Candy, Cobra, et tant d'autres ! Des séries de qualités pour la jeunesse ! A cette première génération d'animes ont succédé, Dragon Ball, Naruto, Bleach, Fairy Tail et One Piece !

    Pourquoi ai-je l'impression, avec Yu-Gi-Oh ! GX, d'être en face d'une production de piètre qualité, au propos naïf, au scénario avec des facilités, à l'animation approximative ? L’intérêt de cette œuvre réside principalement dans les duels du jeu "Duel de monstres" !  A part ça quoi en dire ?

    La Saison 3 est la plus longue de la série - épisodes 105 à 156 - et s'organise en pas moins de quatre moments ou parties qui s’enchaînent les unes aux autres - même si par instant, on a l'impression que le scénario avance un peu à l'aveuglette !

    On retrouve les personnages des Saisons précédentes plus de nouveaux protagonistes ! A vrai dire, il y a par moment un peu trop de personnages - mais ça ne multiplie que d'autant les possibilités de duel ! Cette Saison c'est en outre "Jaden passe du Côté Obscur" ou "la part sombre de Jaden" !

    Que va-t-il arriver à Jaden Yuki, Chad Princeton, les frères  Zane et Syrus Truesdale, Davy Cricket, Isidore et Alexia Rhodes, Aster Phoenix, Bastien Misawa auxquels viennent s'ajouter Jesse Andersen, et son jeu de monstres de cristal, Jim Crocodile Cook, Axel Brodie et Adrien Gecko !? Ces quatre là sont les champions des autres académies !

    Au début de la Saison 3, un certain Professeur Thesalonixus vient à la Duel Academy pour lancer un tournoi avec des biomètres qui vont puiser l'énergie des élèves à leur insu ! Ce nouveau méchant a pour objectif de ramener à la vie une entité maléfique, Yubel, une ancienne carte monstre de Jaden, qui lui a promis de ressusciter son fils !

    Telle est la première partie de la Saison ! Dans une seconde partie, Yubel transporte la Duel Academy dans une autre dimension, emplie de monstres et où les règles de Duel sont différentes et plus mortelles ! L'ennemie de Yugi transforme une partie des étudiants en zombies ! Mais avec l'aide de Jessie, Jaden parvient à ramener l'école dans son monde d'origine !

    Ce faisant, Jesse reste prisonnier dans l'autre dimension avec Adrien et Yubel ! Jaden et tous ses amis repassent alors dans l'autre dimension et vont affronter une armée des ténèbres constituée de démons ! Tout perdant d'un duel se désintègre et est "envoyé dans les étoiles" ! C'est le sort qu'il advient à Chad, Alexia, Cricket et Isidore qui ne sont que les premiers d'une longue liste d'ami de Jaden à disparaître ! Pour toujours ? J'avoue que ça confère un aspect assez sinistre à cette Saison ! Désappointé, Jaden tombe du Côté Obscure et se change en sa face sombre, l'Ultime Souverain !

    L'Ultime Souverain sera vaincu et Jaden devra ensuite affronter Adrien et Yubel ! A l'issue du duel final, parviendra-t'il a ramener les âmes de ses amis, à éviter la collision des 12 dimensions, à surmonter son côté sombre et à revenir dans notre dimension ! Ca fait beaucoup de tâches à accomplir !

    Parmi les points tout de même positifs de cette Saison, il y a la réutilisation d'éléments des Saisons précédentes (comme les Bêtes Sacrées ou l'addiction de Zane aux duels clandestins...) voir de la série originale avec Yugi Muto (la présence d'Exodia le Maudit !) !

    Je regrette le côté simpliste du scénario et trop d'incohérences ! Quelques unes par exemple sont : si les biomètres aspirent l'énergie, pourquoi les duellistes ne le retirent-t-ils pas ? Ou ce gars, Jim, qui e balade avec Shirley, une femelle crocodile attachée sur son dos, ou encore cette histoire débile de zombies !

    La Saison 3 vire en son milieu dans un registre (heroic-) fantasy, ce qui est assez dépaysant et pour le moins étonnant et inattendu !

    Voilà, finalement, ça reste assez médiocre mais il y a quelques bonnes idées  - et beaucoup de longueurs ! Ca se regarde toutefois, pour les duels comme j'ai dit ! Duels assez téléphonés par ailleurs !

    A bientôt !

    PS : Je vous disais il y a peu que j'avais atteint les 500 commentaires sur mes Skyblogs ! Par contre, je n'ai que 163 commentaires à ce jour sur mon eklablog pourtant plus fourni en articles (1000 articles de plus quasiment, soit le double !) ! Je ne peux que vous encourager à me laisser des commentaires aussi sur eklablog !


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  • Alix Senator - Tome 5 : Le Hurlement de CybèleOn retrouve Valérie Mangin au scénario du tome 5 d'Alix Senator, intitulé "Le Hurlement de Cybèle" qui nous montre les manœuvres politiques du culte d'une déesse de l'Empire afin de gagner plus de pouvoir ! C'est toujours Thierry Demarez qui est au dessin et qui fournit toujours un travail très précis dans le détail !

    Le récit commence sans Alix mais en suivant Titus et Kephren, ses deux fils. Kephren qui est en réalité le fils d'Enak et le fils adoptif d'Alix est comme souvent proprement insupportable, dévoré par l'ambition et odieux (il mérite bien le sort qui l'attends à la fin de ce tome !).  Nos deux jeunes gens arrivent à  Pessinonte, une ville de l'Asie mineure - on est en 12 avant J.-C., à l'été. Si Titus se contente de faire du tourisme, Kephren a lui la ferme intention de pénétrer dans le temple de Cybèle, accès réservé aux seuls galles, des prêtres eunuques, afin de se faire confirmer la prophétie du livre sibyllin en sa possession : pouvoir et immortalité !

    Évidemment, ces deux là - surtout Kephren ! - vont encore se fourrer dans un guêpier pas possible ! La manifestation de la déesse Cybèle, une pierre d'Orichalque, n'est plus dans le temple, est supposée avoir été emmenée à Rome ! En réalité, elle a été dérobée par Alexandre le Grand ! Mais les prêtres pratiquent un mensonge et font croire que la déesse est toujours dans le temple en kidnappant de jeunes prostituées, en leur coupant la langue et en les enfermant dans une espèce de grand cube-prison de métal !

    C'est ainsi qu'a disparu Ancyra, la sœur de la jeune Camma, une voleuse des rues dont Titus va s'éprendre ! Les trois jeunes gens vont pénétrer dans le temple et se faire surprendre par les prêtres qui les traqueront dans toute la région et raconteront à Alix venu sur place que ses enfants sont morts !

    Mais Alix n'est pas né de la dernière pluie comme on sait et il découvrira le pot au roses ! Il trouvera un accord avec les galles afin que les fidèles ne se soulèvent pas, pour garantir la paix dans cette région de l'Empire !

    Finalement, ce récit est une tragédie en son genre ! On ne peut qu'être attristé par le sort de ces jeunes femmes - essentiellement des putains ! - que les prêtres de Cybèle n'hésitent pas à sacrifier - en les faisant dévorer par des lions par exemple ! Alors que les sacrifices humains sont interdits par la législation de Rome !

    Mangin conserve donc la tonalité plus crue de ces nouveaux récits par rapport à la série originale de Jacques Martin. La narration à la Game of Thrones est passée par là ! Ces BD s'adressent en effet à un public plus âgé et plus mûr !

    Pour ma part, j'aime beaucoup ces nouvelles aventures d'Alix, un Alix vieillissant mais qui n'a rien perdu de son mordant !

    A bientôt !


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  • Idriss Aberkane est un personnage controversé mais brillant ! On raconte qu'il a gonflé son CV et ne possède pas réellement ses trois doctorats du haut de ses 32 ans (il est né en 1986 !). Il fait néanmoins parti des intellectuels de notre époque que je suit !

    Avant de parler de son ouvrage très intéressant et instructif - puits d'érudition ! - L'âge de la connaissance, je  voulais faire une digression sur les penseurs contemporains qui ont mes faveurs. Parmi mes auteurs favoris, il y a en effet les philosophes Bernard Stiegler et Michel Onfray, les physiciens Étienne Klein et Aurélien Barrau (aussi philosophes des sciences) et Edgar Morin, le touche à tout du haut de ses 95 ans ! Et encore Alexandre Jollien, Cédric Villani, Hubert Reeves, les Bogdanoff, Yuval Noah Harari ou Trinh Xuan Huan ! Voilà pour les précisions

    L'âge de la connaissance - Traité d'écologie positive est un ouvrage qui se dévore ! Idriss Aberkane affirme d'entrée que la vraie ressource du futur ne seront pas les hydrocarbures, les métaux rares ou que sais-je encore, ressources matériels limitées - mais la connaissance - qui est illimité, susceptible de résoudre tous les problèmes - y compris le réchauffement climatique, gratuite et la plus ancienne ressources de l'Humanité depuis l'art de tailler des silex ! Sur le fond, je suis assez d'accord !

    Le livre d'Aberkane multiplie dès les premières pages les références philosophiques, historiques, scientifiques et techniques. Au début, ai eu un peu l'impression que l'auteur faisait preuve de pédantisme - mais en réalité cela donne du fond à son livre qui est donc bien documenté ! Les procès fait à ce conférencier à plus de 400 interventions sont le fait de jaloux à mon avis ! Et à moins qu'il ait eu recours à des "nègres", Aberkane prouve là sa grande culture - pour appuyer et illustrer son propos et pas pour en faire étalage !

    Dans la suite du livre, l'auteur procède en deux temps et démonte deux mensonges contemporains qui voudraient que l'Humanité soit forcée de faire des choix ! Les mensonges "Poé" et "Noé" ! "Produire ou s'épanouir" - il faut choisir ! - ou encore "Nature ou emploi" ! La Révolution industrielle est passée par là !

    A chaque mensonge, Aberkane utilise plusieurs arguments pour le démonter ! Il en utilise quatre pour démolir "Poé" mais je ne retiendrais que le dernier - le plus fort ! - qui consiste à dire que l'innovation est basée sur l'amour et qu'il faut favoriser les amoureux ! En effet, les grandes inventions sont le fait de passionnés et pas seulement penser pour se remplir les poches !

    Aberkane souhaite que l'on soutienne davantage l'innovation - en particulier en France ! On apprends de ses échecs et il faut associer encore plus la recherche fondamentale et la recherche appliquée ! Les grandes innovations paraissent d'abord ridicules puis font peur avant d'être adoptées (la Loi de Schopenhauer). L'exemple qui illustre ces chapitres est celui d'Apple et de Steve Jobs. La "mignonnitude"  et le caractère inoffensif sont aussi des moyens de faire adopter des inventions !

    La connaissance est aussi une résultante entre du temps et de l'attention, le facteur At comme le nomme Aberkane ! Et on n'en concentre jamais autant que lorsqu'on est motivé !

    Dans un second temps - après une petite BD façon manga dans le milieu du livre qui en résume le propos ! - l'essayiste s'attaque au mensonge "Noé" et nous parle du biomimétisme. Dans un grand nombre de domaines, la nature fait mieux que la technologie humaine et il faut donc s'en inspirer. Là les exemples viennent de l'aéronautique (les oiseaux), les capacités mimétiques des seiches aussi et que sais-je encore !

    On est dans l'âge noétique - et notre penseur souhaite que l'on passe dans le Noétique supérieur qui correspond à la sagesse ! La Nature qu'il faut préserver est une bonne alternative au Transhumanisme et pourrait être la seule vraie voie du futur !

    Connaissance et "Blue Economy"/biomimétisme, des clés pour l'avenir !

    A bientôt !

    PS : Ca y est, j'ai atteint et dépassé les 500 commentaires sur mes Skyblogs (certes 95% de ces commentaires sont sur le blog secret interdit aux moins de 18 ans ! Le sexe fait vendre !).


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  • léonard : Y a-t-il un Génie dans la salle ? - Turk & De GrootAvec "Y a-t-il un Génie dans la salle ?", nous abordons le septième tome des péripéties de Léonard et de son disciple Basile ! Notre génie va mettre au point tout une panoplie de nouvelles invention - comme il fait à chaque tome : le canon-anti-aérien, le plongeoir, le réfrigérateur, la planche à voile ! notre homme brasse large !

    Et c'est évidemment le pauvre Basile qui en fait les frais ! Disciples de tous les pays unissez-vous ! Le maître doit par ailleurs déployer mille ruses pour tirer le fainéant du lit et de nouveau l'envoyer à l'hôpital ! Les mésaventures qui arrivent au disciple sont l'un des principaux ressorts comiques de la série et du même coup Léonard passe pour un employeur sadique !

    Mais souvent les inventions de Léonard se retournent contre toute la maisonnée - comme ce capteur solaire ou ce super-engrais qui mettent carrément tous les protagonistes à la rue !

    Des gags qui font entre une et cinq pages servis par un dessin façon cartoon de Turk ! Peut-être une quinzaine de gags dans ce tome 7 ! Ca reste plaisant à lire même si on s'enfonce un peu dans une certaine routine que les récits sur tout un album viennent rompre comme "Léonard Génie en balade" ou "La guerre des Génies" !

    Particulièrement drôle aussi la rencontre avec des soucoupes volantes !

    Voilà ! Je fais court pour ce billet car le mieux est encore de lire l'album qui joue sur le cocasse et le pittoresque - et la surprise ! C'est un album de 1982.

    A bientôt !


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  • Nous allons parler aujourd'hui d'un des plus beaux fiascos de l'Histoire du jeu vidéo ! En 1987 et 1988, Infogrames acquiert la licence Bob Morane. Il s'agit à la base d'un personnage de roman, imaginé par Henri Vernes, par la suite adapté en bandes-dessinées.

    Infogrames va donc produire une série de jeux vidéo sur ce héros des années 1950 que le groupe Indochine a mis à l'honneur dans sa chanson "L'Aventurier" ! Il y aura en tout quatre jeux : Bob Morane Chevalerie 1, Science-Fiction 1, Jungle 1, en 1987 et Océans 1 en 1988. Ces jeux font l'objet d'une campagne de publicité agressive et sont vendus dans des coffrets avec un roman et une BD ! Les "Bob Morane Magazines" !

    Ce sera un retentissant échec commercial, malgré la somme importante que Bruno Bonnell, le cofondateur et président d'Infogrames a investit dans cette licence !

    Les trois premiers jeux n'ont en effet rien de transcendant ! Bob Morane - Science-Fiction 1 n'est qu'un vulgaire copié-collé de l'autre jeu de cette société qu'est Infogrames, Prohibition !

    Collection Bob Morane - Infogrames

    Dans Bob Morane - Chevalerie 1, vous devez contrer Ming et l'Ombre Jaune qui voyagent dans le temps et veulent mettre la main sur la Saint Suaire ! Vous affrontez en combats singuliers des soldats, des ours, etc,... Hélas, la zone de jeu ne représente qu'un quart de l'écran de l'ordinateur ! Très frustrant !

    Collection Bob Morane - Infogrames

    Dans Bob Morane - Jungle 1, on retrouve le même problème de fenêtre de jeu trop petite ! Au pied de la Cordillère des Andes, vous devez retrouver le Trésor des Chibchas !

    On a donc trois premiers jeux sans grande imagination et à la réalisation défaillante !

    Bob Morane - Océans 1 est beaucoup plus intéressant ! Vous devez neutraliser le réseau de mines sous-marine de l'Ombre Jaune en mettant votre tenue de plongée et en affrontant les plongeurs adverses et les requins ! Et dans le même temps en contrant les attaques de votre ennemi sur vos base ! A vrai dire, c'est le seul jeu vidéo de la série que je possédais ! J'avais emprunté les autres softs à la logithèque de Caen !

    Collection Bob Morane - Infogrames

     

    Ces jeux sont sortis sur Atari ST (ma machine !), Thomson TO5 et TO7, Amiga, Commodore 64, Amstrad CPC et PC !

    Le problème fut que Bob Morane ne représentait plus rien pour les jeunes des années 1980 - ce qui explique l'échec de cette gamme !

    A bientôt !

    Compte à rebours -40


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  • Pierre Christin, le scénariste de la série de BD Valérian le confesse lui-même, plus de trois décennies après sa parution en 1980, il aime beaucoup l'album "Métro Châtelet - Direction Cassiopée", qui constitue un récit très élaboré et en même temps lisible par un enfant de douze ans !

    En réalité, ce tome 9 de la série - qui est contemporain dans son action de la date de publication de l'album, les années 1980 et se déroule en France, près de Paris - fait partie du premier diptyque des aventures de Valérian et Laureline avec le tome suivant, le tome 10, " Brooklyn Station -  Terminus Cosmos" !

    Valérian y voyage - vous l'aurez compris ! - dans le temps, avant le grand cataclysme nucléaire survenu en 1986 dans la série et se retrouve au début du récit dans un café de Nation à siroter des blanc-cassis en attendant Monsieur Albert, le contact de Galaxity dans cette époque ! Personnage de vieux monsieur érudit bon vivant et haut en couleur, dont le style vestimentaire s'inspire, du fait de Mézières le dessinateur, de celui du Président Chilien renversé en 1973, Salvador Allende !

    Valérian - Tome 9 - Métro Châtelet - Direction Cassiopée - Christin & MézièresMais Valérian a aussi une sorte de liaison télépathique à travers le temps et l'espace avec sa comparse Laureline qui elle enquête sur la même affaire - nous allons voir de quoi il s'agit, de planète en planète, d'une planète spongieux où les bâtiments s'enfoncent dans le sol et où des Immortels conservent la mémoire du Cosmos à une planète décharge, immense dépotoir où les autochtones vouent un culte aux éléments !

    Nos deux héros enquêtent sur l'apparition de créatures étranges, des géants, des dragons, des baleines, etc... dans l'est de la France, dans le RER et dans le marais Poitevin respectivement ! Valérian, aidé d'Albert cherche la clé du mystère sur les lieux des manifestations même ! Mais, loin de l'espace, de son époque - le futur - et de sa partenaire, il en vient à douter, à se sentir inutile ! Il en viendra même à tromper Laureline avec une autre femme, une intriguante blonde entraperçue à la fin de ce tome 9 !

    Mais d'autres semblent sur le coup, particulièrement deux multinationales concurrentes que nos héros croisent de loin sur les lieux des phénomènes étranges ! Que cela cache-t'il ? Christin ménage ses effets et il est encore trop tôt pour répondre à cette question !

    On  portera une attention spéciale au travail de Mézières ici, qui, à la façon d'un Tardi, s'efforce de représenter au mieux le Paris contemporain et y réussit assez bien ! Cette station Châtelet-Les Halles, c'est en outre le quartier où j'ai grandi, dans ces années là entre 1972 et 1983 ! Et ça fleure bon la nostalgie pour moi ! Ca a quelque chose de fascinant quelque part !

    Le cadre familier du récit ne fait que d'autant ressortir l'intrusion du fantastique !

    Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite de cette duologie !

    A très bientôt !


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  • La série Alix de Jacques Martin est un monument de la BD qui réussit à être à la fois fort divertissante et éducative ! Chaque planche est très documentée, dans les costumes, l'architecture, etc, s'appuyant sur la grande documentation sur l'Antiquité dont disposait l'auteur Jacques Martin !

    L'Île maudit est le troisième album des Aventures d'Alix, publié en 1957 aux Éditions du Lombard.

    Le spectre de Carthage, l'ennemi de Rome dans les trois Guerres Puniques, plane sur cet album et Alix - qui se reposait à Alexandrie après les événements du Sphinx d'or - se rends sur les lieux, en Afrique du Nord pour enquêter sur des événements ayant mené au massacre de plusieurs carthaginois. Par ailleurs, un mage, Lydas, estimé de tous, est enlevé !

    Un nouvel adversaire se fait jour pour notre jeune héros en la personne de Galo, un notable puissant, et son homme de main Ségabal ! Mais Arbacès le grec, l'ennemi récurrent et attitré d'Alix est également présent !

    Par la bouche de Ségabal, Alix apprends l'existence d'une île à l'ouest des Colonnes d'Hercule, dirigée par Sardon, et disposant d'une bonne puissance maritime ! Doit-on y voir là un reliquat de l'Atlantide ? On peut le penser d'autant que l'Île maudite va finir dans un cataclysme ! Évidemment Sardon veut dominer le monde et Alix va défendre les intérêts de Rome, une nouvelle fois !

    Les choses se compliquent lorsqu'Arbacès devient le principal conseiller de Sardon ! Alix, Enak et une petite troupe d'hommes armés se rendent sur l'île ! L'explosion de son volcan va les tirer d'affaire à la fin ! Il était temps car Arbacès tentait de soutirer le secret du feu grégeois au savant Lydas pour le mettre au service de Sardon et de ses adorateurs de Moloch !

    A noter que l'auteur a rajouté le personnage d'Enak comme compagnon d'Alix au milieu du récit car ce personnage introduit précédemment plaisait aux lecteurs qui l'ont sollicité !

    On peut remarquer que le style graphique de la série commence à évoluer avec cet album, est moins scolaire et "bon enfant" ! Jacques Martin tente des trucs un peu plus originaux !

    Finalement, on a là une histoire bien ficelée qui mêle intrigues politiques, intérêts commerciaux, vengeance et alliances ! Il y a évidemment tout un arrière-plan historique même si Martin prends quelques liberté avec l'Histoire et brode dans ses marges !

    Bref, un classique de la BD qu'il faut avoir lu !

    A bientôt !


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  • Faisons un peu de sociologie ce soir avec un des ouvrages les plus fameux de Pierre Bourdieu, coécrit avec Jean-Claude Passeron et qui porte sur le milieu étudiant des années 1960 - qui connaissait alors déjà une forte expansion avec la génération du baby-boom arrivant en âge d'étudier à la fac ! Il s'agit de l'ouvrage Les Héritiers - sous-titré Les étudiants et la culture. Les constatations de nos deux spécialistes restent on-ne-peux-plus valables aujourd'hui, en 2018, où on a dépassé le million d'étudiants !

    Bourdieu et Passeron constate une inégalité des jeunes gens confronté au milieu scolaire et universitaire. Les classes les plus défavorisées économiquement le sont aussi scolairement et l'école reproduit ces inégalités tout en se masquant réalité !

    En effet, on présente la réussite scolaire sous la forme du don ! Il y a des étudiants qui ont des capacités naturelles à apprendre ! C'est vrai mais on est là dans une étude sociologique et on ne doit pas se reposer sur la nature ! De fait, assez logiquement, les différents dons devraient être également répartis dans les différentes classes sociales. Or ce n'est pas le cas ! L'"École du Mérite" du discours officiel est disqualifiée :

    Ceux qui accèdent le plus à l’université sont les fils de cadres et de professions libérales - les enfants d'ouvriers et de paysans se voit mis sur la touche et minoritaires ! Comment expliquer cela ? Par des difficultés économiques (payer les études !) mais pas seulement ! Tout cela tient à une différence culturelle !

    Les enfants des classes aisées ont plus facilement, par leur milieu, accès à la culture savante telle qu'elle se pratique hors du cadre scolaire. Les élèves des classes populaires vont se limiter aux lectures du programme là où les fils et filles de bourgeois vont fréquenter le théâtre et le musée. D'où une certaine aisance de ceux-ci ! L'école ne vient donc que valider des inégalités !

    On dira aussi que les enfants des classes populaires sont plus "scolaires" dans l’exécution de leur devoirs à l'école, plus laborieux.

    Nos deux sociologues notent que les classes populaires envoient leur progénitures plus facilement vers les facs de Sciences et que les jeunes femmes se destinent surtout à la fac de Lettres (et en Pharmacie très féminisée) - tandis que la Médecine et le Droit restent très bourgeois.

    Dans un deuxième temps, Bourdieu et Passeron essaient de voir si on peut parler de corps étudiant, si il existe un ensemble homogène d'étudiants comme une sorte de "classe sociale" et en conclut que non. L'étudiant étudie... Point ! Et ne socialise pas !

    Les études sont vues par les étudiants les plus aisées comme un jeu - avec un caractère d'irréalité - déconnectée des préoccupations professionnelles donc de sa finalité ! Là où les étudiants des classes les plus modestes  -qui auraient pu ne pas accéder aux études - voient plus ces finalités en rapport à un métier - qui ne leur est pas assuré : - et peuvent moins se permettre le dilettantisme.

    Le rapport et les différences entre facs de provinces et facs parisiennes est également abordé , la Capitale permettant d'approcher au plus près la vie intellectuelle là où elle se déroule !

    Bon, nos deux auteurs dressent in constat... Mais proposent-ils des solutions ? Il semble que oui ! Il est recommandé de passer d'un mode d'éducation "traditionnel" à un mode plus "rationnel" où le professeur explicitera ses attentes et les finalités des exercices, travaillera en petits groupes plus encadrés et tiendra compte des spécificités de chacun - pour ce que j'en ai compris !

    Bourdieu et Passeron livrent là une vision particulièrement lucide et critique de notre système d'enseignement supérieur - ce qui ne plu pas à tout le monde et Bourdieu se vit déverser un paquet d'injures lors de son décès ! A notre époque de médiocrité, où l'ascenseur social est plus que jamais bloqué, on lira avec profit Les Héritiers qu'on mettra en parallèle avec l'autre livre des mêmes auteurs, La Reproduction !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke : Tortillas pour les Dalton - Morris & GoscinnyTortillas pour les Dalton  est la quarante-cinquième histoire de Lucky Luke et marque la fin d'une époque puisque c'est aussi le trente-et-unième album paru et le dernier chez l'éditeur Dupuis, publié en 1967 ! Par la  suite, c'est Dargaud qui éditera le héros de Morris et Goscinny à partir de La Diligence ! Chez Dupuis, on cherchera une nouvelle série proche pour remplacer les aventures du cow-boy solitaire dans l'Ouest américain : ce seront Les Tuniques Bleues de Cauvin et Salverius ! On passera aussi d'albums à couvertures souples à des réalisations avec des couvertures cartonnées rigides !

    Mais revenons à Tortillas pour les Dalton ! Du temps de l'Ouest Sauvage, la surpopulation carcérale était déjà un problème et il est décidé de transférer les Dalton dans une prison près du Rio Grande et de la frontière mexicaine ! Seulement voilà, des bandits mexicains attaquent le fourgon de nuit sur le trajet, pensant y trouver de l'argent et délivrent donc les Dalton !

    Le fait que ces quatre bandits soient libres au Mexique ne plaît pas à l'ambassadeur de ce pays ! C'est donc une fois de plus Lucky Luke qui doit ramener les gredins en prison !

    Goscinny s'amuse à jouer avec les clichés touristiques sur le Mexique ! La cuisine bien sûr, les combats de coqs, les sombreros, les Mexicains qui font la sieste toute la journée, la musique, etc,... Il en tire des situations cocasses et souvent absurdes !

    Les Dalton sont "entre les mains" d'un bandit local, un certain Emilio Espuelas, qui pratique avec sa bande les enlèvements contre rançons. Il se demande quel avantage il va pouvoir tirer des Dalton et ceux-ci vont tenter de s'attirer ses bonnes grâces et surtout lui cacher que Lucky Luke serait prêt à payer pour les récupérer !

    En réalité, il n'en est rien car Luke, avec l'aide de Don Doroteo Prieto, le "plus riche ranchero de la région", va aussi tout faire pour coffrer Espuelas et pas seulement les Dalton - et donc ne négociera pas avec le bandit mexicain une éventuelle rançon pour ces quatre là !

    Il faut aussi compter dans ce tome avec la présence du "chien le plus bête de l'Ouest", "le chien plus bête que son ombre" (là où Lucky Luke "tire plus vite que son ombre" !). Ce cabot complétement stupide ne sert vraiment a rien en termes d'efficacité policière mais est un très bon ressort comique ! Heureusement, il sera secondé par un brave chihuahua qui lui, pour le coup, a du flair !

    Un bon album qui termine brillamment une époque ! Par la suite, on entre vraiment dans la période des albums les plus légendaires de Lucky Luke - mais cela je vous en ai déjà parlé ! - et on verra effectivement cela bientôt !

    A la prochaine donc !


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  • J'apprécie particulièrement Michel Onfray, philosophe français actuellement le plus vendu dans le monde, très controversé et qui a beaucoup d'ennemis - notamment à la fac de Caen où les profs ne l'aiment guère ! On aurait de vives raisons de les critiquer ces profs qui feraient mieux de balayer devant leur porte !

    Onfray est un travailleur infatigable qui, lorsqu'il aborde un sujet, lis toute la littérature existante sur ce sujet - telle est sa méthode ! - du haut de sa bibliothèque personnelle de 20000 ouvrages ! Onfray est aussi connu pour être un graphomane !

    Il a sorti récemment, à la rentrée littéraire 2018, son centième livre - qui revient de manière plus intime sur sa vie. Onfray est un éternel rebelle et il y a beaucoup de malentendus sur lui. Il a été récemment au cœur d'une polémique à propos d'un texte sur le doigt d'honneur du voyou braqueur qui a posé avec notre si pitoyable président - le "Méprisant de la République", Macron Ier ! Je soutiens entièrement notre philosophe normand dans cette affaire d'autant qu'il s'est vu privé de France Culture et de France 5, ses chaînes payées  par l'argent des contribuables, chaînes qui boycottent ainsi un philosophe près du peuple ! De plus, Onfray a mis un terme à sa participation à l'Université Populaire de Caen qui continuera sans lui !

    Il faut dire que si Onfray est si amer, c'est parce qu'il a pu goûter à la bassesse humaine, notamment à celle de la petite bourgeoisie mesquine de province, celle de l'intelligentsia snob de Paris qui fait la pluie et le beau temps ou encore les élus de Gauche qui ont renié les idées de Gauche au nom du libéralisme. Onfray ne s'est jamais soumis et on le lui fait payer !

    Revenons donc au livre du jour qui s'intitule Le deuil de la mélancolie. Sans vouloir faire de la psychologie de bazar, on peut dire que ce livre est comme une thérapie pour son auteur. Il s'agit de se relever et d'en finir avec la peine. Onfray revient sur l'AVC qu'il a éprouvé en janvier 2018 et qui aurait pu lui coûter très cher du fait que 4 ou 5 médecins sont passés totalement à côté ! Par chance pour lui, Onfray a tout de même du "réseau" et a finit par être diagnostiqué correctement et envoyé en soins à l'hôpital Foch. Mais il se demande quid du quidam qui n'a pas de relations dans le corps médical ? L'exercice de la médecine semble truffé de bourdes et de ratages d'autant plus graves que, comme le montre l'auteur, les médecins qui se sont plantés ne reconnaissent que rarement leurs erreurs !

    Onfray livre donc le déroulé de la survenue de son AVC, puis les différents messages pris à l'hôpital sur son i-phone, dénonce l'impéritie de certains praticiens.

    Ensuite, il revient sur le décès de sa compagne Marie Claude Ruel, qui a souffert le chemin de croix du cancer pendant dix-sept ans et est décédée en aôut 2013. Onfray nous dévoile donc son intimité, tout en restant mesuré et pudique. Il n'a tenu le coup ensuite que grâce à l'amour de Dorothée, l'autre femme de sa vie. Notre penseur, comme Sartre et Beauvoir avant lui est donc un pratiquant du polyamour - chacun des trois membres de l'affaire étant au fait de la réalité !

    De là, Onfray dresse un constat, relie les points entre le décès de Marie-Claude, la mélancolie et le mal-être dont il a souffert par la suite et la survenue de son AVC comme le bout d'un processus. A partir de là, il décide de se relever, pour Dorothée et les gens qu'il aime, son frère, sa mère, ses rares véritables amis, notamment en se réfugiant dans le travail.

    Onfray nous raconte, vous l'aurez compris, dans ce livre son rapport à la mort - relate aussi un accident de voiture de sa mère des années plus tôt, la mort de son père, ses relations amicales et tant de choses intimes.

    C'est un livre plaisant et instructif, qui explore et interroge sur la nature humaine, sru "que faire de notre vie le temps qu'il nous reste ?". Le philosophe d'Argentan sait qu'il ne lui reste plus que quelques années à vivre - menacé et en sursis depuis son infarctus alors qu'il n'avait pas encore 30 ans ! Mais ne sommes-nous pas tous en sursis sur cette Terre ?

    Un livre qui permets de mieux comprendre - et d'apprécier ! - Michel Onfray, un livre que j'ai lu en 1 heure et demie de temps, tellement c'est passionnant ! Je vous en recommande la lecture fortement !

    A bientôt !


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  • Linkin Park est un groupe que je ne connaissais pas sinon de nom ! Mes connaissances musicales sont très limitées contrairement à mes connaissances littéraires... Mais mon pote et voisin Rico m'a encore une fois de plus permis de combler un peu mes lacunes en me prêtant un album de ce groupe, A Thousand Suns, opus de 2010.

    A vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de Linkin Park !? La "magie" n'a pas opéré sur moi  et ai trouvé leur album un peu froid ! En même temps, c'est un album concept et un album à message qui explore le concept de "Guerre nucléaire" - avec la chaleur d'un millier de soleils dégagée par l'explosion atomique !

    On surfe donc sur le concept de peur, dans un monde déshumanisé, dominé par la technique - avec la Nature mise au pas (je vous renvoie à la philosophie de Heidegger et son "Arraisonnement" !). C'est un monde où règne les machines ! D'ailleurs cet album fait la part belle aux sons synthétiques. Dans les faits, la forme et le fond coïncident donc dans A Thousand Suns  !

    Alors je peux apprécier cet opus sur le plan purement intellectuel mais sur le plan de l'émotion pure, suis assez détaché ! Peut-être parce qu'il est question ici de sentiments négatifs, la peur, etc,...

    Il s'agit là du quatrième album de ce groupe de rock industriel /rock alternatif /rap rock, réalisé avec le chanteur Mike Shinoda et Nick Rubin. La voix humaine lutte contre la machine et exprime la peur de l'avenir ! Le single "The Catalysta été tiré de l'album qui contient 15 plages/titres dont des morceaux très courts qui font office d'introduction ou de transitions.

    Parmi les titres, on a "The Requiem", "The Radiance", "Burning in the Skies", "When They Come for Me", "Robot Boy", "Waiting for the End", "Blackout", "Wretches and Kings", "Wisdom, Justice and Love", "Fallout" et "The Messenger".

    Les membres du groupe se qualifient eux-même comme "perfectionnistes". C'est certainement un bon groupe car mon pote Rico a des goûts sûr en matière de musique et selon son pote Mourad, il s'agit là d'un très prometteur opus de Linkibn Park qui s'est jeté par la suite dans des "trucs plus commerciaux". J'en jugerais pas moi-même plus tard ! En même temps, je en peux pas adhérer à toute la discographie de mon cher voisin !

    La version de l'album que j'ai est celle avec un DVD (version +) que je ne regarderais peut-être et dont de toute manière je ne vous parlerais pas ici !

    A bientôt !


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  • Nous allons nous intéresser présentement à un petit opuscule d'Edgar Morin qu'il a rédigé à l'été-automne 2016, intitulé Connaissance Ignorance Mystère, et qui est une bonne synthèse de bien des problématiques en 8 chapitres éloquents ! Il est agréable de constater que le sociologue-philosophe, théoricien de la Pensée complexe et auteur de La Méthode, a gardé une belle vivacité d'esprit et une grande lucidité à 97 ans !

    Je commencerais par une citation de Paul Valéry - un de mes penseurs fétiches sur qui j'ai travaillé par le passé  - phrase tirée du bouquin de Morin :

    "Jamais l'humanité n'a réuni tant de puissance à tant de désarroi, tant de soucis et tant de jouets, tant de connaissances et tant d'incertitudes. L'inquiétude et la futilité se partagent nos jours."

    Le premier chapitre se nomme "La connaissance ignorante" et Morin y fait le constat juste que si d'une part, la science humaine a élargi son champ d'action, fait d'innombrables découvertes - en cosmologie, en physique, en biologie, sur la psyché humaine,... - a maîtrisé la vapeur et l'atome, en réalité, ces progrès n'ont fait que soulevé encore plus de questions la plupart encore plus abyssales ! Il semble qu'on doive renoncer à atteindre la connaissance absolue devant un Univers d'une telle complexité ! Dans les chapitres suivants, Morin va dépeindre ses différents niveaux de la réalité - depuis le niveau cosmologique - du Big Bang à la structure des galaxies jusqu'à la dimension de l'esprit humain et la conscience en passant par la vie, l'évolution créatrice et l'homme. A chaque fois, c'est l'occasion de détailler les nouvelles problématiques sous-jacentes qui se font jour !

    Le chapitre 2 s'intéresse à l"La réalité" et Morin y fait le constat d'une ambivalence - tantôt cette réalité - qui est donc aussi et parce qu'elle nous es subjective ! - nous semble "ferme et affermie" ou "flottante et imaginaire, illusoire". En laissant de côté tout ce qui relève de l'hallucination ou de l'illusion, la réalité - qui repose sur l'espace et le temps - parait perdre beaucoup de sa consistance à certaines échelles ! En effet, au niveau subatomique - quantique - espace et temps sont des notions qui s'effacent et l'univers est constitué de vide ! Il y a en réalité un dialogisme et la réalité humaine est à la fois réel et irréelle !

    Dans le chapitre 3, "Notre univers", nous abordons des considérations cosmologiques, domaine qui s'est considérablement développé au XXème siècle, notamment avec les travaux d'Albert Einstein ! A ce stade, Morin revient sur un de ses dadas à savoir que, là où la réalité était réel et irréel, l'Univers est organisation et désorganisation  - on reste ainsi dans le cadre d'une pensée complexe qui se veut en grande partie dialogisme,alliance des contraires ! De même que la vie sera jeu entre la vie et la mort - Eros/Thanatos !

    Ceci est d'ailleurs posé dans le chapitre 4, "La vie, révolution dans l'évolution", avec une nouvelle opposition, un nouveau paradoxe ! en effet, la vie est continuation ! Continuation de l'espèce à travers la reproduction mais, conformément à la pensée de Darwin, elle est aussi évolution, transformation, adaptation, mutation ! Et là encore la mort travaille et "obsède" le vivant !

    Il y a donc une "créativité vivante" - c''est ce que nous démontre le chapitre 5. En fonction du principe complexe que le tout dépasse les parties, des propriétés nouvelles, émergentes, vont apparaître ! Je n'en donnerais que deux exemples ! D'abord, des molécules - dites pour cette raison organiques mais qui à leur niveau, ne sont pas "vivantes" va émerger la Vie ! Ensuite, du cerveau va émerger la conscience et l'esprit ! Autres preuves que la réalité est fort complexe et qu'il faut lier les savoirs pour l'aborder sans jamais parvenir à totalement l'élucider évidemment vous l'aurez compris !

    Les chapitres 6 -"L'humain inconnu à lui-même" et 7 - "Le cerveau et l'esprit" s'intéressent donc à l'homme et à sa capacité de création cognitive. On pointe encore là l'incapacité de l'homme (à la fois individu, être biologique et être social) à se connaître complétement à cause de son inconscient  - et pas seulement en terme freudiens - notamment tous les phénomènes physiologiques (respiration, digestion, battements cardiaques) qui opèrent sans que nous y pensions (fort heureusement d'ailleurs !), tel est l'objet du chapitre 6 ! Le chapitre 7 est aussi fort intéressant puisque Morin s'y intéresse aux productions de notre esprit, les inventions, les rêves, les mythes, les religions, les idéologies, de la pensée magique par analogie à la raison raisonnante ! Notre esprit associe ne fait constamment analogie et raison, pensée magique et rationnelle. Morin consacre aussi quelques pages au chamanisme - dont les romanciers, les peintres, les musiciens, bref les artistes sont des héritiers et des descendant ("la transe poétique) et l'auteur parle aussi de la Mimésis, de l'état poétique et de l'Extase !

    Le livre se conclut par le chapitre 8 (avant véritablement une conclusion dans les quelques pages intitulées "Finale") avec la "Post-Humanité ! Morin aborde avec lucidité l'état du monde actuel avec ses évolutions possibles. Le monde présent est mu par la "Fusée a trois moteurs Sciences/Techniques/Économie". Le problème est qu'il manque à ce monde une éthique. ! En effet, la mondialisation entraîne son lot de "catastrophes". Il n'est pas sur qu'on ailles vers un "bien-vivre". En réaction à cette mondialisation, les peuples se replient notamment dans les nationalismes et le fondamentalisme religieux. Les différences de richesse s'accroissent, les gens tombent dans la misère et le réchauffement climatique est aussi un problème d'envergure qu'on ne peut plus occulter désormais à mesure que les prédictions les plus catastrophiques se confirme quand on avance dans le temps !

    Il est évidemment question du Transhumanisme où là encore une éthique manque ! Les Transhumanistes s'illusionnent si ils pensent éliminer totalement la mort car un jour l'Univers lui-même disparaîtra ! Et verrons-nous apparaître des post-humains davantage in-humains traitant dans le mépris le reste de l'Humanité non-"augmentée". Je ne développe pas sur le Transhumanisme car j'ai eu l'occasion d'en parler récemment à propos de deux ouvrages sur le sujet ! Vous aurez compris que ce sont des perspectives vivement critiquées !

    Au final, il restera toujours de l'impensable et c'est bien cela qui fait le versant poétique de l'existence, telle est la conclusion de Connaissance Ignorance Mystère !

    Encore une fois, merci Monsieur Edgar Morin ! Vous êtes un Phare pour nous !

    A bientôt !


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  • Après un peu plus d'un an d'interruption, les Ateliers Cuisine sont de retour, en ce mois d'octobre 2018 - pour une Saison 3 ! Cette fois, moi et quatre de mes connaissances et voisins, Damien, François, Sylvie et Chrystelle sont encadrés par Claire, une éducatrice, qui elle mets la main à la pâte - ce qui ne fut pas le cas de tous les encadrants par le passé ! C'est très agréable quand on rencontre un "problème " technique !

    Au menu ce soir : carottes râpées et concombre, tagliatelles à la bolognaise et salade de fruits ! Mais tout ne se passa pas exactement comme prévu !

    En fait, les soucis vinrent de l'entrée ! D'abord on ne trouva pas de concombre au supermarché où François se chargea des courses. Rupture de stock ! Mais plus embêtant, des appareils électriques pour râper les carottes du local cuisine où nous officions ce jeudi soir, pas un seul ne fonctionnait ! Et pas une seule râpe manuelle ! Nous dûmes alors, Damien et moi, couper les carottes en petits cubes. C'est sûr du coup, ça croquait sous la dent !

    Pour les tagliatelles à la bolognaise, recette que nous avons déjà du faire, je ne m'étendrais pas ! Les tagliatelles sont une sorte de pâtes du centre et du nord de l'Italie. Selon la légende, elles ont été inventées en 1487 par un cuisinier talentueux de Bologne, au mariage de Lucrèce, d'après la coiffure blonde de la jeune femme. En réalité, c'est une histoire inventée par l'humoriste Augusto Majani, en 1931 !

    Il est donc naturel de les associer traditionnellement à la sauce bolognaise (culturel plus que naturel en fait !). Celle-ci se cuisine à partir de viande de bœuf, de coulis de tomates et d'oignons.

    En fait, je crois bien que ce sont des spaghettis bolognaises que nous avons cuisinés lors d'une précédente séance de nos Ateliers Cuisine ! Mais en réalité, c'est là un plat plutôt populaire en dehors de l'Italie car à Bologne, on préfère cuisiner notre fameuse sauce davantage avec des tagliatelles ou des lasagnes !

    Ce plat fut l'apogée de cette soirée bien mal engagée avec nos carottes "ratées" et pas râpées !

    On termina par une salade de fruits de saison en ces temps radieux, en mélangeant pommes, oranges, poires, bananes et kiwis jaunes ! Une salade de fruits "jolie, jolie" comme la chanta Bourvil !

    J'emportais du rab de tagliatelles à la bolognaise dans un tupperware pour chez moi - et j'ai oublié de préciser que nous avions eu aussi une laitue en entrée et pour accompagner le plat principal du gruyère râpé (pré-râpé !), du parmesan et des tomates cerises !

    Bonne soirée aussi pour s’enquérir des nouvelles  des uns et des autres ! Expérience qui sera renouvelée chaque mois en 2018 - 2019 !

    A bientôt !


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  • Je vais faire un peu d'autopromotion ! Un an après la parution - chez Edilivre ! - de Territoires de l'imaginaire - Volume 1, sort en cette rentrée littéraire, le Volume 2 de mes productions fictionnelles !

    Sur le premier Tome, j'avais, sur 6 mois, et sans la moindre publicité, enregistré une trentaine de ventes !  C'est très peu mais au niveau des droits d'auteurs, ce représente une quarantaine d'euros - certains universitaires touchent à peine quelques centaines d'euros sur des ouvrages collectifs ! Je garde espoir d'avoir un jour une opportunité de faire un peu plus de pub !

    Je reprendrais ici, pour commencer, le quatrième de couverture, que j'ai rédigé moi-même !

    En route pour un nouveau voyage dans les territoires de l'imagination !

    L'auteur vous livre ici un nouveau panel de récits écrits au tournant des années 2010 ! Ces histoires allient le mystère et le fantastique et le fantastique et vous entraîneront sur les chemins de l'aventure !

    Découvrez quel pacte occulte fut lié au destin d'un célèbre navire, exhumez avec nous quelque légende indienne, ou explorez les catacombes hantés par une funeste princesse !

    A moins que vous ne préfériez vous plonger dans l'Histoire, celle de la Grande Guerre, ou la période de la Belle Époque ! Ou plus près de nous, les secrets de fabrication de l'usine à rêves, Hollywood !

    C'est à nouveau plus d'une dizaine de textes - 180 pages de nouvelles (un peu plus que le Volume 1) - que recèlent les pages de ce second recueil qui une fois de plus mettra à l'épreuve le pouvoir de votre imagination.

    Sylvain Richard vous offre ici une nouvelle série de récits abreuvés de diverses influences, dérivants de ses nombreuses lectures ! L'auteur raffole des mondes imaginaires, que ce soit en romans, au cinéma, dans les séries télé ou les jeux de rôles ! Réussirez-vous à découvrir où il a puisé son inspiration ?

    Créateur d'univers de fiction, celui qui vous livre ce second Territoires de l'imaginaire, ne rechigne pas, comme pour le premier recueil,  à glisser quelques morales ou enseignements dans ses histoires, étant par ailleurs diplômé en sciences, lettres, Histoire et philosophie - ce qui lui permets de brasser de larges domaines !

    Érudits mais jamais ennuyeux, ces nouveaux récits bous enchanteront !

    Voilà ! Je ne vous en dit pas plus sur les histoires de ce recueil  pour vous donner envie de le découvrir par vous même ! Il est aussi temps que je me remettes à l'écriture de nouvelles en plus de ce blog ! Mais là, j'ai encore et déjà assez de récits pour fournir un Volume 3  et peut-être un Volume 4 - sans baisse de qualité ! J'étais déjà un graphomane très actif il y a dix ans !

    Merci à mes lectrices et lecteurs proches que je ne peux tous citer : Anthony, Fanny, Eric, Cyrille, Christine, Guy, Chantal, Claudine, Mathilde, Guillaume ou Nicolas !

    Je sais que ce Tome 2 était très attendu par certains et certaines et j'espère que vous me renouvellerez votre confiance !

    Le lien pour le commander :

    https://www.edilivre.com/librairie/territoires-de-l-imaginaire-volume-ii-sylvain-richard.html/

    A bientôt !


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  • Quelle est la définition d'un fantasme ? Il n'y a rien de plus naturel qu'un fantasme à condition qu'il reste dansFantasmes - Tome 1 - Stefano Mazzotti l'inconscient. Cette construction mentale sert en effet de point de mire à la sexualité et n'a pas forcément vocation à être réalisé - sous peine de rentrer dans la surenchère ! Il s'agit d'une "représentation imaginaire traduisant des désirs plus ou moins conscients.". Freud et sa psychanalyse ont écrit des bibliothèques sur le sujet !

    Mais Fantasmes, c'est aussi le nom d'une série d'albums - qui comprends 2 tomes à ma connaissance - du scénariste et dessinateur italien Stefano Mazzotti.

    Stefani Mazzotti est né en 1968, en Italie donc et ne se lança dans la carrière de dessinateur de BD qu'après de longues hésitation, ses parents ne voyant pas ce choix professionnel d'un très bon œil ! Le jeune homme s'orienta d'abord vers des études artistiques aux beaux-arts de Ravenne mais abandonna en raison de trop longs trajets pour se rendre à l'école. Il suivit ensuite des études de géologie mais ne décrocha pas le diplôme puis fut dessinateur de studio dans un cabinet d'architecture.  Sa passion pour la BD éclata suite à sa fréquentation du prestigieux salon dans le genre, de Lucques (où l'on pouvait voir Hugo Prat, Milo Manara, Georges Wolinski ou Umberto Eco !) et son goût particulier pour la BD érotique à la lecture enfant des petits formats érotiques qui inondent l'Italie dans les années 1960 et 70 : Jacula, Biancaneva, Lando ou Zora.

    Le Tome 1 de Fantasmes - dont il est question ici - est paru en version française à l'initiative des Éditions Delcourt, dans sa collection "Erotix", en 2013. C'est un recueil de 15 histoires courtes qui ne font à chaque fois pas plus d'une demie-douzaine de pages. A l'origine, Mazzotti publia ses premiers récits érotiques dans le magazine Selen, consacré à ce genre et dont le titre est un hommage à l'actrice pornographique des années 1990 éponyme, de son vrai nom Luce Caponegro - une blonde volcanique dans mon souvenir ! La revue racontait notamment la supposée vie libertine de l'actrice et fut publié de 1994 à 2002. Selen,  éditée dans le Delta du Pô, était moins "intellectuelle" que sa rivale, la revue Blue, éditée elle à Rome.

    Fantasmes - Tome 1 - Stefano MazzottiLes 15 récits de ce Tome 1 - dont je ne vous dresserais pas la liste des titres - partent de situations à priori "innocentes " et banales : une secrétaire médicale s'apprête à pratiquer une anesthésie locale, des tueurs à gages se pourchassent (déjà moins banal !), une étudiante en jupe plissée révise ses cours sur ma reproduction dans le train, une femme a le fantasme de se faire prendre par un inconnu les yeux bandés sur le lit, des camarades de classe posent pour une photo, une femme au foyer fait du téléphone rose, des jeunes gens se dépucellent mutuellement, un auteur de romans photos pornos trouve des clichés explicites sur son bureau,  un homme se fait sauter dessus pas deux nymphomanes dans un ascenseur, une secrétaire se fait envoyer des fleurs, une voisine reçoit par erreur au courrier des sex-toys qui ne lui sont pas destinés, des cambrioleurs entrent par effraction dans un magasin de costumes de théâtre, des couples en vacances s'échangent, un homme dont ce n'est pas l'anniversaire se le fait souhaiter par tout son entourage, une jeune fille donne des "cours de langue" tandis que son frère se lance dans le cinéma et que ses parents ne sont pas en reste !

    Puis par le jeu de l'imagination qui va trop loin, ces situations sur le terrain sexuel ! C'est souvent drôle, la plupart du temps inattendu et toujours très salace ! Des récits courts mais efficace - et le dessin de Mazzotti par contre est très explicite et laisse peu de place à l'imagination !

    Ce Tome 1 s'intitulait "Les Copines de Classe" chez Delcourt mais l'ai lu dans sa version Hachette-Collection, "Les Grands Classiques de la BD érotique" !

    A bientôt !


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  • On continue la série de BD Thorgal - toujours scénarisée par Jean Van Hamme et dessinée par Grzegorz Rosinski - avec la suite du Cycle qui se déroule en Pays Qâ - l'Amérique du Sud! - dans le tome 12, "La Cité du Dieu Perdu" - après "Le Pays Qâ" et "Les Yeux de Tanatloc".

    Cette fois, Van Hamme ne multiplie pas ses intrigues et, à ce moment culminant du récit, se concentre sur le groupe dirigé par Thorgal et Kriss-de-Valnor ! Ceux-ci sont en effet arrivés à  Mayaxatl, la Cité d'Ogotaï, un naufragé des étoiles qui se prends pour un dieu et est sur le point de lancer ses armées à la conquête du monde ! On délaisse, pour ce tome, les Xinjins et leur nouveau "dieu" Jolan !

    Thorgal découvre bien vite - par l'intermédiaire de  Hog, le chef de l'escadre volante de Mayaxatl  - qu'il doit en réalité tuer  Ogotaï et pas seulement lui voler son casque ! Or il se trouve qu'Ogotaï est en réalité Varth, le père de Thorgal, désireux de se venger de la Terre qui lui a pris tous ses compagnons ! Vous l'aurez compris, le Dieu Perdu est fou !

    Mais Thorgal, Aaricia et Tjall sont capturés, trahis par Kriss-de-Valnor après que le héros, refusant de commettre un assassinat, se soit retirer de la mission ! Ceux-ci sont alors sur le point d'être sacrifiés dans un bain de sang ! Ils parviennent in-extremis à s'échapper mais l'un des quatre membres du groupe trouve la mort !

    Perdu dans un labyrinthe, le sort de Kriss-de-Valnor ne sera guère enviable ! Les pouvoirs de l'esprit de Varth sont grands mais ceux de Thorgal aussi, le fils de Varth, qui réussit à lui tenir tête, lui révélant la vérité sur le fait qu'il est son fils ! Hélas, Varth ne le croit pas et la rencontre s'achève tragiquement !

    Le tome s'achève sur le départ de Thorgal et d'Aaricia pour rejoindre les Xinjins et leur fils Jolan, une fois leur mission accomplie !

    Une bonne histoire même si j'espérais plus de la confrontation Thorgal/Varth ! je l'ai trouvé un peu vite expédiée ! On en apprends aussi un peu plus sur  Haynée, la mère du héros !

    Et ces histoires de sacrifices font de "La Cité du Dieu Perdu" un Tome particulièrement sombre !

    Je vous donne rendez-vous pour le Tome 13 !

    A bientôt !


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  • Le mythe de la Singularité - Jean-Gabriel GanasciaNous allons à nouveau parler de hautes technologies, de Transhumanisme et d'Intelligence Artificielle avec le livre de Jean-Gabriel Ganascia intitulé Le mythe de la Singularité et sous titré "Faut-il craindre l'intelligence artificielle ?".

    En effet, le 1er mai 2014, des personnalités renommées comme feu Stephen Hawking - le cosmologiste pourtant si dépendant des machines en raison de sa santé défaillante ! - publia une tribune dans le journal The Independant - pour mettre en garde contre l'évolution de l'I.A. qui pourrait très bientôt atteindre une étape irréversible et nous supplanter, créant une disruption dans la société !

    En parallèle, nous avons le mouvement Transhumaniste chapeauté par les géants des technologies du web - comme Bill Gates ou Elon Musk pour ne citer que les plus connus - qui investissent des milliards dans la recherche pour hybrider notamment l'Homme et la Machine et repousser la Mort ! Se créent ainsi des institutions comme l'Université de la Singularité qui annonce clairement la couleur !

    En fait, une Singularité est un point de non-retour mais c'est à la base une notion de mathématiques qui s'applique notamment en Physique à l'horizon des Trous Noirs dont rien ne s'échappe ! Un point de non-retour donc !

    Le Transhumanisme va bien plus loin d'un simple prolongement de l'Humanisme naturaliste ! En effet, si la Renaissance introduit notamment une révolution des sciences et institue notre Modernité, elle pose une notion de Progrès indéfini qui mène à une amélioration constante de l'Humanité ! Avec le Transhumanisme et la Singularité, l'Humanité ne s'améliore pas indéfiniment ! Certes elle progresse mais jusqu'à un point de basculement où elle bascule dans la "Non-Humanité" ! L'Homme devenu machine puis pur esprit dans les circuits d'un ordinateur !

    L'auteur Jean-Gabriel Ganascia note aussi la similitude entre la Gnose du Ier siècle après J.-C. et le Transhumanisme ! En effet, les Gnostiques postulent et croient en un dieu mauvais qui a créer le monde matériel qui n'est que mal ! Pour s'en affranchir, il faut donc s'élever vers le pur esprit ! N'est-ce pas la visée du Transhumanisme ? On est aussi dans un Idéalisme platonicien radical !

    Il est intéressant aussi de noter l'amalgame entre mythos et logos dans le discours Transhumanisme. Peut-on vraiment fournir une preuve rationnel que ce futur où l'Homme se mêle à la machine surviendra ? N'est-ce pas une manière de nous éloigner des vrais problèmes à venir comme le réchauffement climatique ? Le Transhumanisme s'apparente plus à un discours de Science-Fiction (donc du mythe ! D'où le titre de l'ouvrage !) qu'à un discours véritablement scientifique ! Désormais, les chercheurs en sciences et technologies s'inspirent des canons de la SF et non plus l'inverse ! Car en effet, il faut produire une recherche attractive pour attirer les financements !

    En réalité, après avoir montré à ce stade que la Singularité était un mythe, l'auteur de l'essai s'interroge sur les motivations des géants dits des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft)  dont les objectifs sont en réalités plus politiques qu'économiques ! Dans une économie du web où règne l'incertitude quotidienne, le Transhumanisme n'est-il pas une manière de combattre ses doutes quand à l'avenir ? C'est envisageable sauf qu'on voit mal ces jeunes patrons milliardaires exprimer de tels doutes en public !

    Le Transhumanisme serait plutôt une "diversion" qui vise à nous distraire de l'emprise croissante que ces géants de l'informatique exercent sur nos vies tant au niveau de la biométrie, de la collecte des données personnelles à travers les Big Datas, de l'établissement de cadastre, de l'influence dans le domaine de la culture etc...

    Une Humanité "augmentée" ne serait plus vraiment une Humanité, outre que tout le monde n'aurait pas accès à ces "améliorations" et/ou à la "Vie Éternelle" mais surtout ces géants du web prennent de plus en plus la place que prenaient jadis les États ! Il convient donc de ne pas se faire leurrer par des mythes et d'analyser avec du recul l'évolution des choses !

    A bientôt !


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  • La composition des mondes est un ensemble d'entretiens que l'anthropologue Philippe Descola, un des héritiers de Claude Lévi-Strauss et qui officie notamment au Collège de France, a donné au journaliste Pierre Charbonnier en 2014.

    Cet ouvrage nous éclaire sur le parcours de cette grande pointure des sciences humaines et à travers lui nous éclaire sur ce qu'est le cheminement intellectuel d'un anthopologue dans la deuxième moitié du XXème siècle ! Il nous renseigne également sur les grandes ontologies régissant le monde - les "modes d'être" : animisme, totémisme, analogisme ou naturalisme. Enfin, le livre interroge notre modernité à travers le naturalisme qui est une façon de penser les choses dans un rapport particulier à l'espace, en lien avec la science et la conception mathématique.

    Comme pas mal de sociologues et d'anthropologues, le parcours de Philippe Descola commence avec la philosophie. Après tout, le remaniement des ontologies du monde auquel il se livre ne revient-il pas à manipuler un principe philosophique ? L'anthropologie est à la conception théorique de modèle pour penser le monde, ce que l’ethnographie de terrain - qui recueille des données - est à l'empirisme.

    Descola revient sur sa formation et ses maîtres, Maurice Godelier, Claude Lévi-Strauss, André-George Haudricourt, les écrits de Michel Foucault et bien d'autres ! Sa formation politique marxiste et trotskyste trouve sa source dans Mai 68.

    Les premiers travaux sur le terrain de notre anthropologue le mèneront d'abord en Amérique Centrale puis en Amazonie où il étudie les indiens Achuar, leur rapport à la nature, aux Non-Humains (animaux et végétaux), leur rêves et leurs chants. Il s'agit de se défaire de notre modèle européen qui a voulu s'imposer au monde par le colonialisme ! Le retour à la civilisation après des mois en Amazonie est d'autant plus bizarre ! Descola restera trois ans chez les Achuar - une ethnie Jivaros ! - en "immersion participante", mesurant les parcelles de terres, pesant les rations de nourriture des indigènes, participant à leurs activités, etc,...

    En 2005, Descola publie son maître livre Par-delà nature et culture. Ses analyses s'appuient au départ sur les méthodes structuralistes mais vont plus loin et se complètent d'autres lectures. C'est là, dans cet ouvrage de 2005 que Descola pense l'animisme, le totémisme, l'analogisme et le naturalisme.

    L’animisme envisage la continuité mentale entre humains et non-humains et leur discontinuité physique. Le naturalisme considère les discontinuités mentales et les continuités physiques. Le totémisme, au contraire, postule des continuités morales et physiques entre humains et non-humains, dont des groupes totémiques entiers se séparent. Enfin, l’analogisme suppose de considérer des discontinuités totales et permanentes entre humains et non-humains, ce qui ouvre la voie à une série de renvois entre des singularités partout saillantes.

    Mais en réalité, on ne trouve jamais ces ontologies sous leurs formes pures établies par l'analyse dans les faits !

    Descola établit que l'analogisme succède à l'animisme mais ce passage n'est pas documenté. On en sait davantage sur l'analogisme - déjà théorisé comme la pensée du Moyen Âge et de la Renaissance par Michel Foucault dans Les Mots et les Choses - qui est remplacé par le naturalisme. Le naturalisme vient avec l'avènement des Sciences avec Bacon, Galilée, Descartes puis Newton mais a déjà été préparé dans les esprits par la peinture néerlandaise du début du XVIIème siècle. Descola accorde une grande place, en effet, à l'analyse des images.

    Enfin, l'interviewé précise que la confirmation de ces quatre ontologies par les faits sera la mission des futurs jeunes chercheurs de la discipline dans une casuistique qui viendra confirmer ou démentir la théorie !

    Voilà ! Le livre expose bien d'autres points mais je me garderais de rentrer trop dans le détail !

    A bientôt !


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  • La série de comics Star Wars, Docteur Aphra, scénarisée par Kieron Gillen et dessinée par Kev Walker est la série la plus inventive du moment dans cet univers, titre qu'elle se dispute avec l'autre série, Dark Vador, Seigneur Noir des Sith de l'avis de beaucoup !

    Le Tome 2, intitulé "L’Énorme Magot", nous fait oublier le fiasco qu'avait été le crossover précédent, "La Citadelle Hurlante" et continue les aventures de l'archéologue Chelli Aphra autour du Cristal de Rur qui contient une "I.A. fonctionnelle", la conscience d'un chevalier Jedi de l'Ordu Aspectu, une branche ancestrale dissidente des Jedi !

    Aphra est énormément intéressée par l'argent, représentant de la sorte une anti-héroïne ! Elle décide de louer une station spatiale et d'y organiser une vente aux enchères du fameux cristal et réunit la pègre à cette fin !

    Ce "meeting" est l'occasion pour les auteurs de nous dresser une belle galerie de personnages hauts en couleur : l'Université de l'Ombre, le Front Cybien, les Ezarra, Thomas Toov ou Papa Toren ne sont que quelques uns des invités les plus marquants et qui poursuivent tous leur propre agenda !

    La vente se déroule sans incident jusqu'à ce que Triple-Zéro et BT, les deux droïdes psychopathes, décident de contacter Dark Vador et de le faire venir sur la station. D'autre part, ils introduisent le cristal de Rur dans le corps d'un autre droïde dont l'I.A. technopathe prends le contrôle ! Le massacre des invités peut donc commencer !

    Aphra, trahi, ne pouvant compter que sur ses propres ressources et sur le Wookiee Krrsantan le Noir - qui doit régler une vieille dette ici ! - est prise entre deux feux ! D'un côté des droïdes tueurs et de l'autre Vador et des Impériaux ! Parviendra-t'elle à s'en sortir ? En tout cas, la pègre est décimée à l'issue de cet arc et cela renforce l'Empire qui va désormais pouvoir se consacrer aux seuls Rebelles ! La situation de Triple-Zéro et BT est aussi radicalement différente à la fin du récit et appelle de futurs développements !

    Bref, j'adore cette série qui apporte un vent frais à l'univers de Star Wars dans sa partie comics ! Là où la série principale, Star Wars, peine à décoller ! On souhaite que les aventures d'Aphra dure encore longtemps - ce qui pourrait être le cas vu qu'elle n’apparaît pas dans les films et donc qu'on ne risque pas d'incohérences avec le canon de ce fait !

    En réalité, ce Tome 2 s'ouvre avec l'Annual 1 de la série de l'archéologue galactique. Ce court récit introductif tourne autour du compagnon Wookiee d'Aphra, là encore il s'agit de Krrsantan le Noir qui rencontre deux journalistes indépendants et non-affiliés et leur raconte sa carrière de gladiateur amélioré cybernétiquement pour les Frères Xonti !

    Ceci n'est qu'une diversion pour permettre à Aphra de laisser une annonce sur la chaîne Undervine annonçant la vente aux enchères du Cristal de Rur qui occupe le reste de l'album ! Un bon récit de transition et qui apporte en plus du background sur un personnage crée pour les comics !

    A bientôt !


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