• La composition des mondes est un ensemble d'entretiens que l'anthropologue Philippe Descola, un des héritiers de Claude Lévi-Strauss et qui officie notamment au Collège de France, a donné au journaliste Pierre Charbonnier en 2014.

    Cet ouvrage nous éclaire sur le parcours de cette grande pointure des sciences humaines et à travers lui nous éclaire sur ce qu'est le cheminement intellectuel d'un anthopologue dans la deuxième moitié du XXème siècle ! Il nous renseigne également sur les grandes ontologies régissant le monde - les "modes d'être" : animisme, totémisme, analogisme ou naturalisme. Enfin, le livre interroge notre moderne à travers le naturalisme qui est une façon de penser les choses dans un rapport particulier à l'espace, en lien avec la science et la conception mathématique.

    Comme pas mal de sociologues et d'anthropologues, le parcours de Philippe Descola commence avec la philosophie. Après tout, le remaniement des ontologies du monde auquel il se livre ne revient-il pas à manipuler un principe philosophique ? L'anthropologie est à la conception théorique de modèle pour penser le monde, ce que l’ethnographie de terrain - qui recueille des données - est à l'empirisme.

    Descola revient sur sa formation et ses maîtres, Maurice Godelier, Claude Lévi-Strauss, André-George Haudricourt, les écrits de Michel Foucault et bien d'autres ! Sa formation politique marxiste et trotskyste trouve sa source dans Mai 68.

    Les premiers travaux sur le terrain de notre anthropologue le mèneront d'abord en Amérique Centrale puis en Amazonie où il étudie les indiens Achuar, leur rapport à la nature, aux Non-Humains (animaux et végétaux), leur rêves et leurs chants. Il s'agit de se défaire de notre modèle européen qui a voulu s'imposer au monde par le colonialisme ! Le retour à la civilisation après des mois en Amazonie est d'autant plus bizarre ! Descola restera trois ans chez les Achuar - une ethnie Jivaros ! - en "immersion participante", mesurant les parcelles de terres, pesant les rations de nourriture des indigènes, participant à leurs activités, etc,...

    En 2005, Descola publie son maître livre Par-delà nature et culture. Ses analyses s'appuient au départ sur les méthodes structuralistes mais vont plus loin et se complètent d'autres lectures. C'est là, dans cet ouvrage de 2005 que Descola pense l'animisme, le totémisme, l'analogisme et le naturalisme.

    L’animisme envisage la continuité mentale entre humains et non-humains et leur discontinuité physique. Le naturalisme considère les discontinuités mentales et les continuités physiques. Le totémisme, au contraire, postule des continuités morales et physiques entre humains et non-humains, dont des groupes totémiques entiers se séparent. Enfin, l’analogisme suppose de considérer des discontinuités totales et permanentes entre humains et non-humains, ce qui ouvre la voie à une série de renvois entre des singularités partout saillantes.

    Mais en réalité, on ne trouve jamais ces ontologies sous leurs formes pures établies par l'analyse dans les faits !

    Descola établit que l'analogisme succède à l'animisme mais ce passage n'est pas documenté. On en sait davantage sur l'analogisme - déjà théorisé comme la pensée du Moyen Âge et de la Renaissance par Michel Foucault dans Les Mots et les Choses - qui est remplacé par le naturalisme. Le naturalisme vient avec l'avènement des Sciences avec Bacon, Galilée, Descartes puis Newton mais a déjà été préparé dans les esprits par la peinture néerlandaise du début du XVIIème siècle. Descola accorde une grande place, en effet, à l'analyse des images.

    Enfin, l'interviewé précise que la confirmation de ces quatre ontologies par les faits sera la mission des futurs jeunes chercheurs de la discipline dans une casuistique qui viendra confirmer ou démentir la théorie !

    Voilà ! Le livre expose bien d'autres points mais je me garderais de rentrer trop dans le détail !

    A bientôt !


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  • La série de comics Star Wars, Docteur Aphra, scénarisée par Kieron Gillen et dessinée par Kev Walker est la série la plus inventive du moment dans cet univers, titre qu'elle se dispute avec l'autre série, Dark Vador, Seigneur Noir des Sith de l'avis de beaucoup !

    Le Tome 2, intitulé "L’Énorme Magot", nous fait oublier le fiasco qu'avait été le crossover précédent, "La Citadelle Hurlante" et continue les aventures de l'archéologue Chelli Aphra autour du Cristal de Rur qui contient une "I.A. fonctionnelle", la conscience d'un chevalier Jedi de l'Ordu Aspectu, une branche ancestrale dissidente des Jedi !

    Aphra est énormément intéressée par l'argent, représentant de la sorte une anti-héroïne ! Elle décide de louer une station spatiale et d'y organiser une vente aux enchères du fameux cristal et réunit la pègre à cette fin !

    Ce "meeting" est l'occasion pour les auteurs de nous dresser une belle galerie de personnages hauts en couleur : l'Université de l'Ombre, le Front Cybien, les Ezarra, Thomas Toov ou Papa Toren ne sont que quelques uns des invités les plus marquants et qui poursuivent tous leur propre agenda !

    La vente se déroule sans incident jusqu'à ce que Triple-Zéro et BT, les deux droïdes psychopathes, décident de contacter Dark Vador et de le faire venir sur la station. D'autre part, ils introduisent le cristal de Rur dans le corps d'un autre droïde dont l'I.A. technopathe prends le contrôle ! Le massacre des invités peut donc commencer !

    Aphra, trahi, ne pouvant compter que sur ses propres ressources et sur le Wookiee Krrsantan le Noir - qui doit régler une vieille dette ici ! - est prise entre deux feux ! D'un côté des droïdes tueurs et de l'autre Vador et des Impériaux ! Parviendra-t'elle à s'en sortir ? En tout cas, la pègre est décimée à l'issue de cet arc et cela renforce l'Empire qui va désormais pouvoir se consacrer aux seuls Rebelles ! La situation de Triple-Zéro et BT est aussi radicalement différente à la fin du récit et appelle de futurs développements !

    Bref, j'adore cette série qui apporte un vent frais à l'univers de Star Wars dans sa partie comics ! Là où la série principale, Star Wars, peine à décoller ! On souhaite que les aventures d'Aphra dure encore longtemps - ce qui pourrait être le cas vu qu'elle n’apparaît pas dans les films et donc qu'on ne risque pas d'incohérences avec le canon de ce fait !

    A bientôt !


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  • Ce dimanche, je suis allé, avec un groupe, près de Lisieux, en Pays d'Auge et de Livarot pour visiter un château dont la construction remonte principalement aux XVIe et XVIIe siècle, le Château le Kinnor, appelé aussi Château de Fervaques ou Domaine de Fervaques.

    Notre petit groupe a été accueilli chaleureusement pas un aimable châtelain et sa femme qui nous ont offert salle pour déjeuner, cafés bien chaud - par ce temps pluvieux avec la tempête Florence - puis nous a fait la visite !

    Ce château est en réalité très élégant ! Il s'y donne de très nombreuses animations culturelles. On y reçoit aussi des enfants notamment en situation de handicap. On y donne des lectures publiques, des concerts de piano, des ballades en petit train, des vidéoconférences, des pièces de théâtres, des célébrations religieuses, messes et autres et enfin des colloques - notamment concernant le mouvement romantique - avec des professeurs de l'Université de Caen dont je connais certains des intervenants pour avoir été mes profs de Lettres !

    Le lieu est en effet un point de ralliement pour les études sur le Romantisme. En effet, François-René de Chateaubriand - auteur des Mémoires d'Outre-tombe et du Génie du Christianisme - un des plus grands génies littéraire du XIXe siècle avec Victor Hugo a fréquenté ce château car il y rencontrait alors l'hôte de de cette période Delphine de Custine, fort jolie femme - qui avait échappé à la guillotine de peu ! - et avec qui l'écrivain entretenait une liaison amoureuse.

    Le Château le Kinnor a été construit à l'initiative de Guillaume de Hautemer, gentilhomme et militaire français qui a confié l'ouvrage au soin de François Gabriel, originaire d'Argentan, maître maçon ancêtre de la prestigieuse lignée d'architecte des Gabriel, famille à qui on doit, pour ne donner que quelques exemples, le Petit Trianon à Versailles, l’École militaire du Champ-de-Mars à Paris, l'Opéra royal du Château de Versailles, une partie du Louvre, la place de la Concorde ou la place de la Bourse à Bordeaux !

    Mais il existe une bâtisse antérieure au même endroit, datant du XVe siècle et en partie conservée !

    Henry IV rendit une visite au Domaine De Fervaques, car Guillaume de Hautemer briguait le titre de Pair de France. Le roi n'aurait pas été insensible à la beauté de la seconde épouse du gentilhomme militaire, Anne d'Alègre. Notre châtelain ne fut jamais Pair de France mais fut tout de même nommé Maréchal de France et Henri IV lui accorda son amitié et avait beaucoup de confiance en lui. On raconte que Guillaume de Hautemer était assez prétentieux de nature ! C'est lors d'une visite qu'Henri IV, protestant, nourrit peut-être le projet de se convertir au catholicisme pour clore l'épisode des Guerres de Religion.

    Dans la période qui suivit la Révolution, Delphine de Custine côtoya Chateaubriand dans ce Domaine de Fervaques. Son mari et son père furent décapités par les Révolutionnaires. Elle avait un fils qui écrivit un livre sur la Russie de l'époque et elle fit redécorer les intérieurs du château du style sobre du Directoire !

    On pourra aussi admirer les douves inondées par La Touque, la rivière qui sépare par ailleurs Deauville de Trouville ainsi que deux arbres magnifiques : le plus vieux platane d'orient de France - qui est âgé de 600 ans et est énorme et majestueux - et un hêtre pourpre bicentenaire dit "de Chateaubriand" !

    Le château le Kinnor est classé monument historique depuis 1995.

    J'ai déjà visité de nombreux sites de mon département du Calvados mais il en reste beaucoup d'autres à découvrir !

    A bientôt !


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  • Lioness : Hidden Treasures - Amy WinehouseBeaucoup d'artistes ont connu un destin tragique, fauchés en pleine gloire alors qu'ils auraient pu encore nous livrer de belles oeuvres ! Amy Winehouse - dont à vrai dire je n'ai jamais suivi la carrière - me semble être une auteure-compositrice-interprête à la forte personnalité, qui vivait intensément, ressentait intensément - et c'est peut-être une forme de lucidité et de désespoir qui l'a tué !

    Née le 14 septembre 1983, Amy Winehouse est décédée à 28 ans à peine le 23 juillet 2011 ! Elle faisait partie de la scène jazz britannique et ses chansons sont bien loin de la production aseptisée actuelle. Elle est surtout portée par une voix puissante que l'on n'hésite pas à comparer à celles d'Ella Fitzgerald ou de Wanda Jackson. Enfin, elle touche aussi au blues ou à la soul, ces musiques qui montent du fond de l'âme ! On remarquera aussi sa grande beauté - un peu type pin-up des années 50 ! - qui vous ensorcelle comme sa voix ! Une vraie sirène !

    Amy Winehouse s'est faite connaître avec son premier album, Frank, en 2003, qui reçut un bon accueil critique et public ! Elle enchaîne en 2006 avec Back to Black.

    Morte à 27 ans, elle rejoint le "club des 27" qui comprends Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, ou Kurt Cobain, tous décédés à cet âge précoce !

    Lioness : Hidden Treasures - que m'a prêté mon ami Rico ! - est sorti en décembre 2011. C'est donc un album posthume ! C'est donc ce qui fait office de troisième album de la chanteuse et l'écoute en est fort agréable. Il contient des chansons qui avaient été gardées en réserve jusque là, ainsi que des démos ! Un autre album aurait du sorti mais le patron de la maison de disques, Universal U.K., trop peiné par le décès de la chanteuse, l'aurait détruit !

    En attendant, ce Lioness : Hidden Treasures contient des titres connus ou des reprises de classiques comme "The Girl From Ipanema" - réinterprétée avec la patte de Winehouse, ou encore "Valerie", une reprise de 1968.

    Deux singles en ont été tirés ! D'abord "Body and Soul", un duo avec Tony Bennett ou encore "Our Day Will Come", le dernier single de l'artiste en date !

    Pour les autres titres, on trouve "Between The Cheats", "Wake Up Alone", "Best Friends, Right ?" ou encore "Half Time" ! Ca parle du mal de vivre, de la solitude, d'amitié,... Les thèmes classiques du blues en fait !  Il y a en tout 12 chansons sur cette galette !

    La voix d'Amy Winehouse a le pouvoir de vous relaxer - mais sans vous endormir ! Une voix qui apaise chez une artiste pourtant si torturée ! Encore un paradoxe de l'existence !

    Décidément, mon voisin Rico a le chic pour me prêter des albums de qualité, dommage qu'il n'en prenne pas plus soin car il y a quelques sautes de son sur le CD qui m'ont obligé à écouter certains titres plutôt sur Youtube !

    En tout cas, un album qui nous fera regretter d'autant plus Amy Winehouse et s'inscrit dans sa légende comme le chapitre final d'une trop courte carrière !

    A bientôt !


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  • Tom Clancy est un auteur de romans, originaire des Etats-Unis, né en 1947 et décédé en 2013. Il est surtout spécialisé dans les techno-thrillers et a produit une œuvre abondante, avec de nombreux best-sellers, des séries dérivées, qui ont été adaptés au cinéma (la série des Jack Ryan  - qui commence avec A la poursuite d'Octobre rouge) - et ont aussi donné lieu à des jeux vidéo, principalement de type First-Person-Shooter (la série des Rainbow Six et celle des Splinter Cell).

    L’œuvre de Clancy est dominée par la géopolitique et la surenchère technologique.

    Mais notre romancier a aussi produit beaucoup de livres de commandes, n'hésitant pas à déléguer, à s'entourer de collaborateurs - voire de"nègres" diront les mauvaises langues ! - notamment pour la série titrée en VO Net Force Explorers - à ne pas confondre avec la série Net Force en VO et VF - particulièrement parce que cette somme de bouquins Young Adults à été traduit sous le label Net Force en VF - laissant le "Explorers" de côté ! Il y a ainsi plus d'une dizaine de tomes !

    Ces récits mettent en scène une "police du net", constituée principalement de jeunes hackers férus de la Toile ! L'action se déroulent dans les années 2020 - 2030 et l'ensemble se veut en quelque sorte une œuvre d'anticipation !

    Le Tome 1 se nomme "Un jeu très meurtrier" et mêle les thématiques des MMORPG alliés à la réalité virtuelle ! Ca parle aussi d'addiction aux jeux vidéo -  phénomène qui, si je ne me trompe pas, n'est pas considéré comme une maladie ou même une addiction en 2018 - sauf pour les jeux d'argent en ligne !

    En 2025, Sarxos est l'un des jeux les plus en vue sur le réseau. Les participants à cette expérience ludique s'immergent totalement, grâce à des implants, dans cet univers médiéval et magique pour guerroyer, à al manière d'un World of Warcraft de 2018 puissance 10 !

    Mais voilà que des joueurs se font "vider" pendant des parties ! Ca va être à la Net Force d'entrer en scène et d'enquêter en envoyant ses jeunes Explorateurs sur le réseau. En réalité, des personnes aux desseins malfaisants sont à l’œuvre, qui tentent de pirater le Réseau et d'amener la guerre virtuelle dans le champ de la réalité...

    C'est, je ne l'ai pas mentionné, Steve Pieczenik, qui écrit les séries adultes Net Force et la série pour jeunes adultes Net Force Explorers -  sous la houlette de Tom Clancy qui appose son nom - et sa marque ! - sur la couverture et empoche une partie des bénéfices !

    Je ne suis pas particulièrement fan de la littérature Young Adults - qui, à part pour des œuvres comme les Harry Potter ! - est pour moi de la Paralitérature, voire une littérature "au rabais" ! Le seul intérêt de la série ici présenté est qu'elle essaye d'anticiper sur des évolutions possible de l'internet qui se profile déjà. Ces romans Net Force  pour ados ont été écrits entre 1999 et 2003 et force est de constater que des prédictions se réalisent déjà ! A l'époque, 2025, le cadre de ce récit était encore lointain mais on s'en rapproche en 2018 désormais ! Bien vu !

    Voilà ! Pour terminer, je voulais signaler qu'en ce vendredi 21 septembre 2018, je fête les 10 ans de ce blog "La Bibliothèque-éclectique" qui a ouvert le 21 septembre 2008 d'abord sur Overblog - et s'appelait alors "Biblio-Drizzt" !- avec notamment un article sur Blaise Cendrars ! Puis en 2012 sur eklablog et en 2015 sur Skyblogs ! On en est là presque 2300 articles plus tard sur les deux premières plateformes de blogging et je signe avec cet article le 1300ème billet sur mes Skyblogs !

    Je vous dis à bientôt !


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  • Aujourd'hui, nous allons discuter du Transhumanisme - après avoir déjà abordé cette forme d'utopie du futur dans un billet sur un livre de Luc Ferry - et avant d'en reparler bientôt à propos d'un livre sur la Singularité !

    Dans Le transhumanisme, c'est quoi ?, les auteurs, Dominique Folscheid, Anne Lécu et Brice de Malherbe, se posent des questions essentielles pour notre temps et le futur ! Doit-on voir dans ce mouvement en quelque sorte philosophique une réponse aux problèmes actuels ?

    Nos spécialistes sont un médecin, un philosophe et un théologien dans cet ouvrage court et accessible ! Ils consignent ici les réflexions qui ont eut lieu lors d'un séminaire au Collège des Bernardins !

    Le transhumanisme envisage un "homme augmenté", une sorte de cyborg, interfacé avec les machines, amélioré par le génie génétique et qui a vaincu la mort ? Ce saut vers l'avenir est fortement encouragé par les sociétés des GAFA qui financent les recherches avec des individus comme Elon Musk ! Un pas vers une nouvelle Humanité mais s'agira-t'il encore d'Humains ?

    Le problème avec le Transhumanisme est multiple ! On passera sur le fait que ces "améliorations" ne toucheront qu'une petite élite - celle qui aura les moyens financiers et les réseaux d'influence - et qui domineront alors la masse des sous-hommes. Mais pire, on est là devant un déni du corps ! Or c'est le corps, support des émotions, qui fait notre Humanité !

    Les trois auteurs établissent que l'on ne peut pas vraiment considérer le Transhumanisme comme un nouvel Humanisme ! Celui-là subvertit certains auteurs qui font partis de celui-ci comme Pic de la Mirandole !

    Surtout le Transhumanisme s'inscrit davantage dans le mythe du progrès et le développement de la science moderne ! A l'âge préhistorique, l'homme se rends compte qu'il fait partie de la nature et doit lutter contre elle ! Durant l'Antiquité grecque, il découvre le logos, la foi en la Raison. Mais ce n'est qu'au XVIIème siècle, que cette Raison conduit au développement de la science - avec Francis Bacon, Galilée et René Descartes, trois contemporains. Il s'agit, pour reprendre la formule du dernier, de se rendre "comme maître et possesseur de la Nature" !

    Le Transhumanisme, c'est aussi la technique dérivée de la science et l'"arraisonnement de la Nature" pour parler comme Heidegger ! Dans un monde où Dieu a par ailleurs été révoqué et où l'Homme veut prendre la place du divin !

    Le corps est vécu comme une "prison" dont il faut s'affranchir ! En cela, les transhumanistes sont dans la détestation du corps comme les gnostiques au début de l'ère chrétienne ! Mais n'est-t'on pas alors en plein péché d'hubris - de démesure ? Certainement !

    Dans cette philosophie du XXIème siècle, on considère l'univers comme un mécanisme d'horloge, un animal-machine (ou encore un  "homme-machine" depuis La Mettrie). Devenu entièrement et uniquement matériel, le monde peut s'expliquer par la science - est pensable en termes mathématiques - pour reprendre Galilée ! On évacue la finalité ou le "pourquoi" qui est du ressort métaphysique ! La science ne chercher jamais que le "comment" et Newton ne se risquait pas en hypothèses !

    Mais le corps n'est pas qu'un corps support de la vie, le Körper, celui que le médecin examine mais aussi un Leib, une subjectivité parlante, qui s'exprime pour penser comme Husserl ! Le corps est le support de nos émotions et ce qui fait de nous des humains !

    Mais après la Shoah, il s'agira de prouver que l'Homme est encore digne d'être celui qui nous ouvre un avenir !

    Nos trois spécialistes dans leurs domaines, parce qu'ils font parties de la sphère du soin sont , vous l'aurez compris, très réticents à l'égard du Transhumanisme ! Il sera intéressant de comparer bientôt avec d'autres points de vue !

    C'est pourquoi je vous dit à bientôt !


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  • Le personnage de Vidocq, à la fois malfrat et fonctionnaire de police, a marqué les imaginaires, que ce soit avec le film de 1939 de Jacques Vidocq - PitofDaroy, ou la série télévisée de 1967 de Georges Neveux ! En 2001, il est à nouveau adapté au cinéma par Pitof qui nous livre son propre Vidocq, un film qui prétends présenter une nouvelle vision plus dynamique du personnage à base de caméras numériques et de découpage des séquences d'action à la manière d'un jeu vidéo !

    J'ai vu ce film il y a longtemps et il ne m'a pas trop convaincu ! On a trop l'impression de voir un gigantesque clip vidéo !

    Pitof est un spécialiste des effets spéciaux et en use et abuse un peu trop ! Outre ce Vidocq, on lui doit le désastreux Catwoman de 2004 avec Halle Berry. Un réalisateur qui me fait penser un peu à Luc Besson et qui nous livre des films très techniques mais dénués d'âme !

    L'action de ce film se déroule à Paris en 1830. Eugène-François Vidocq - joué par Gérard Depardieu - est sur la piste d'un individu nommé "l'Alchimiste" - qui cache son visage derrière un masque de métal - et est sur le point de l'appréhender. Mais les choses tournent mal et le détective tombe dans le puit en flamme d'une soufflerie de verre.

    Notre point d'entrée dans le film est un jeune journaliste de province, monté à la capitale, Etienne Boisset - joué par Guillaume Canet - qui tient aussi le rôle de "L'Alchimiste". Celui-ci en tant que biographe de Vidocq reprends l'enquête de son modèle à ses risques et périls ! De fait, Vidocq enquêtait sur un triple meurtre !

    Le casting est complété par Ines Sastre - qui joue Préah, une courtisane si j'ai bonne mémoire, André Dussollier en Lautrennes, vieil officier de police et encore Edith Scob, Moussa Maaskri, Jean-Pierre Gos, Isabelle Renauld, Jean-Pol Dubois, André Penvern, Gilles Arbona ou Jean-Marc Thibault...

    A l'origine, Daniel Auteuil devait endosser le rôle de Vidocq mais le timing n'allait pas ! C'est notre Gégé national, devenu depuis infréquentable, qui eut le rôle !

    Pour les mouvements de caméra, Pitof a déclaré s'être inspiré du jeu vidéo Tomb Raider - passerelles entre ses deux arts donc ! Au niveau des innovations techniques, Vidocq a fait une large publicité à l'époque sur le fait qu'il était le premier film en France et dans le monde a être entièrement tourné/filmé avec une caméra numérique haute-définition, la HDCAM24P1 de Sony, un an avec l'Épisode II de la Prélogie Star Wars ! En fait, La Vierge des tueurs de Barbet Schröder, sorti un an avant lui ravi ce titre ou encore les films du dogme 95 néanmoins tournés avec des caméras plus légères ! De même, dans La Menace fantôme, George Lucas avait déjà filmé une seule séquence - la scène nocturne du balcon entre Qui-Gon Jinn et Anakin Skywalker - avec ce type de caméra à titre d'essai !

    Le film de Pitof s'apparente au genre policier et aventures - avec un brin de fantastique ! Il est mené tambour battant mais fait trop artificiel ! Certaines cinématiques de jeux vidéo font bien mieux aujourd'hui ! Bref, ça a pas mal vieilli - et plutôt mal en fait !

    A bientôt !


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  • Nous allons maintenant parler d'un shoot them up à la réalisation soignée, sorti en 1989, le magnifique Xenon 2 : Megablast - développé par The Bitmap Brothers et The Assembly Line pour la société Image Works.

    On retrouve bien la patte des Bitmap Brothers et d'Image Works ! En effet, ce sont ces deux structures qui nous avaient livré les jeux Speedball. Ici, on a le même aspect "métallique" des textures et la musique rock'n'roll et très péchue !

    Il s'agit d'un jeu à défilement vertical qui s'inscrit dans la série des Xenon. L'histoire est un prétexte où une race alien, les Xenites, très agressifs, ont disséminé cinq bombes à travers l'espace-temps. Vous pilotez le chasseur stellaire Megablaster et devez neutraliser chacun de ces engins explosifs. Pour cela, vous traversez des décors magnifiques, devant affronter des hordes de créatures hostiles et mutantes !

    Un autre point commun avec les Speedball est la possibilité de vous améliorer ! Ici, en effet, vous pouvez upgrader votre vaisseau en récoltant des pièces dans le décor, notamment laissées par les ennemis abattus et avec vous achèterez, chez Crispin, un marchand alien qui fait penser au Predator du film, des canons supplémentaires, des vaisseaux ailiers qui augmentent d'autant votre puissance de feu mais vous rendent peut-être plus facile à détruire ! Mais si j'ai bonne mémoire, il me semble que vous gardez ces améliorations en toutes circonstances même si vous perdez une vie !

    Un jeu qui connut un immense succès ! Il faut dire qu'il est très soigné et la difficulté est bien dosée ! Avec le système d'achats d'équipements, s'ajoute une part inattendue de gestion ! Fort de son succès, ce jeu a été étendu a plus de machines et de consoles, pour au final être disponible sur Amiga, Atari ST (sur lequel j'y jouais - car si vous suivez ce blog, vous savez que j'ai possédé cet ordinateur !), Archimèdes, CDTV, Sega Master System et Mega Drive, Pc-DOS, Game Boy (une version que j'aurais bien aimé posséder si j'avais connu son existence à l'époque  !) et Jaguar !

    Il y a en tout cinq niveaux - autant que de bombes à annihiler ! Les achats chez Crispin se font à la fin de chaque section (chaque niveau comportant deux sections !) et vous avez un large choix de 25 armes et accessoires divers ! Certaines armes sont plus adaptées à certains niveaux et la revente est possible - à moitié prix ! L'argent pas dépensé à chaque phase d'achat est perdue, alors on a donc tout intérêt à acheter le plus possible ! Vous avez par exemple double tir frontal, double missile frontal, tir latéral, tir arrière, drone, laser, lance-missile latéral, etc,... Ainsi que des options comme augmentation de vitesse, tir automatique, plongeon, renseignements sur le niveau à venir, etc,...

    Il est aussi possible de revenir en arrière sur une distance limitée - mais sans vous retourner !

    Un jeu qui sut se démarquer de la concurrence bien qu'il présente des environnements organiques comme les autres shoots them up R-Type de Irem et surtout Salamander de Konami !

    La bande-son, enfin, parlons-en car elle vaut le détour avec le morceau "Megablast (Hip Hop on Precinct 13)" du groupe alors très en vogue Bomb the Bass, adapté par David Whittaker, et en thème principal une composition originale de John Carpenter pour le film Assaut de 1976. La musique est importante dans ce jeu et inspirera d'autres artistes vidéoludiques comme Tetsuya Mizuguchi.

    Un jeu auquel il fallait avoir joué à l'époque !

    A bientôt !


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  • L'ontologie est la partie de la philosophie qui traite de l'être ! Or cette problématique a été traitée depuis les origines de l'Histoire de la pensée. Déjà chez Aristote, on a les Catégories qui classent les "choses" en essence (ousia en grec) et attributs.

    Mais pour Martin Heidegger, cette question a été délaissée dans les temps modernes et en tout cas n'a pas été résolue bien qu'elle soit fondamentale ! C'est pourquoi le philosophe allemand - connu pour s'être compromis avec les nazis mais bon, ce n'est pas le sujet !- tenant de la phénoménologie en bon élève d'Husserl tente de reposer la question de l'être dans le monumental - par le nombre de pages et la teneur du propos ! - Être et Temps, publié en 1927.

    Je n'ai pas évidemment l'ambition d'expliciter ici totalement, ni même partiellement cet ouvrage capital et très ardu en quelques dizaines de lignes ! La tâche est colossale et Heidegger souvent obscur ! Un tel ouvrage doit se lire maintes et maintes fois - en prenant des notes - pour que l'on commence à en saisir le sens ! Je ferais donc un rapide et sommaire survol et ferais probablement des billets plus thématiques dans un certain avenir - ou des écrits dans d'autres cadres que ce blog - pour mes études de philo par exemple !

    Pour produire une analyse précise de cet ouvrage monumental, je prévois toute une série d'articles qui reviendrons sur chacune des parties du livre ! Ce billet a pour principale fonction de teaser/d'annoncer cette série à venir !

    Pour Heidegger, dès l'incipit, il convient de distinguer l'être et l'étant ! L'étant est de l'être porté à l'existence, de l'essence réalisée. Il y a une grande diversité d'étants - tout ce qui est en fait ! témoins d'autant d'être ! Or pour étudier l'être, en plus d'une méthode - qui sera l'analytique existentiale, il nous faut un être qui s'y prête bien. Cet être, pour Heidegger est le Da-Sein ! Explicitons !

    Dès la Deuxième Section de la Première Partie, le philosophe introduit le temps, qui est un aspect fondamental du problème ! En effet le Da-Sein est inscrit dans le temps. Mais il a bien d'autres "caractéristiques" (mais pas véritablement d'attributs !), comme la mondéité. Le Da-Sein est la grande affaire d'Heidegger et nous y reviendrons dans les prochains billets sur cet ouvrage !

    Pour terminer cette introduction très rapide sur Être et Temps, quelques infos biographiques sur ce philosophe !... On retiendra qu'il fut l'élève d'Edmund Husserl et prolongea la réflexion de celui-ci sur la phénoménologie, l'orientant plus dans une perspective ontologique.

    Le grand soucis avec Heidegger est sa compromission avec le régime nazi ! Est-ce que cela disqualifie pour autant sa pensée, je ne le pense pas !

    A bientôt !


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  • Le cinéma en perspective : une histoire - Jean-Louis LeutratJe vais maintenant vous parler de théorie(s) du cinéma à travers le livre d'un universitaire, Jean-Louis Leutrat, professeur d'esthétique et spécialisé dans le 7ème art. Dans Le cinéma en perspective : une histoire,  il ne propose pas l'Histoire du cinéma mais une Histoire de celui-ci parmi d'autres... En effet, retracer les évolutions de ce qui relève à la fois de l'art et de l'industrie est une tâche ardue qui prendrait des dizaines de volumes et nécessiterait de vastes encyclopédies !

    L'auteur montre qu'il n'y a pas un mais plusieurs cinémas, plusieurs genres d'une part, là c'est entendu, plusieurs écoles mais aussi plusieurs formes. Il établit qu'il existe un cinéma "primitif",  celui des débuts, des Frères Lumière et de Méliès - mais aussi un cinéma "moderne" et entre les deux un cinéma "classique" qui peut aussi devenir un cinéma "maniériste" quand les procédés sont trop appuyés et dans l'outrance.

    Aujourd'hui, en 2018, on a l'habitude que le cinéma nous raconte des récits. Pourtant le cinéma des débuts n'était pas forcément narratif ! Il était aussi expérimentations visuelles puis sonores - des choses qu'on ne retrouve plus guère désormais que dans le cinéma d'auteur !

    Le cinéma a subit plusieurs morts et plusieurs renaissances tel le Phénix ! Des innovations techniques ont vu le jour tout le long de son existence. Des films ont été perdus à différents moments de son histoire (on estime ainsi qu'on a perdu 90% des films d'avant 1910 - sauf peut-être en Russie puis Union Soviétique qui conservait les films plus à des fins de propagande car il n'y avait pas d'impératifs économiques à l'Est !).

    Le cinéma c'est donc la propagande mais aussi la censure ! L'auteur évoque le cinéma du temps de Hitler, de Mussolini et de Staline. Tous les principaux cinémas par pays sont évoqués : aux USA, en France, en Angleterre, au Japon, en Suède, en Italie, etc,... On croisera aussi bien D.W. Griffith que F. Fellini, R. Bresson ou I. Bergman ! Ce livre brille d'érudition en fait ! Je ne fais vraiment que survoler très rapidement son propos ici !

    Le cinéma, ce sont aussi des corps - et l'auteur évoque le rapport entre cinéma et désir, aboli dans le cinéma pornographique. Il parle aussi des stars, de la façon de les éclairer, de les photographier...

    Tout cela a profondément été modifier par l'arrivée de la télévision ! Il est indéniable que les images - qui prolifèrent désormais (voir l'article que j'ai réalisé à ce sujet !) - ont changé de statut : elles se sont banalisées ! D'où une certaine surenchère, notamment avec les effets spéciaux !

    Voila pour ce billet qui vient compléter de précédents articles ! Je vous renvoie à ma série d'écrits sur les cours concernant l'Histoire du cinéma que j'ai eu à la fac en 2007.

    A bientôt !


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  • Avec le tome 18, intitulé "Le Dernier Round", la série de BD de Vance et Van Hamme se termine ! En réalité ce n'est pas le cas car par la suite, le scénariste lui donna une suite sous le forme d'une Saison ou Cycle 2 - tout ce qui précède constituant la Saison 1 ! Mais nous y viendront en temps voulu !

    L'intrigue et le récit se terminent symboliquement là où ils avaient commencé au tome 1, soit sur la plage près de la maison du vieux couple Smith, Abe et Sally ! Mais avant d'en arriver là, il y a encore quelques rebondissements !

    XIII - quelques que soient les identités qu'on lui donne -, est toujours réfugié avec le major Jones, le général Carrington, Sean Mullway et quelques autres au Mexique chez un ancien commandant auquel le vieux général a jadis sauvé la vie ! Frank Giordino est lui aussi en cavale avec Felicity tandis qu'Irina Svetlanova fait le ménage sur ordre des plus hautes instances !

    Giordino, lié à la mafia sicilienne par sa famille, va demander de l'aide au Mexique à la pègre locale, la famille de Don Rigoberto mais se fait éconduire tandis que Felicity, toujours prête à coucher, s'attire les faveurs du parrain local. Finalement, Giordino est arrêté par Jessica Martin et extradé par la CIA pour passer devant la commission d'enquête !

    Par la suite, Jessica retrouve Irina qui lui apprends qu'il y a un contrat sur l'agent Diane, elle, Jessica... Les deux femmes se rendent alors en jeeps, avec des hommes, renseignées par Jessie, sur les lieux où se planquent nos héros - mais, ressort scénaristique improbable et assez tiré par les cheveux, se pointent au même moment où débarquent Don Rigoberto et ses hommes, guidés par Felicity qui a reconnu la côte où elle fut retenue prisonnière. Ces derniers souhaitant mettre la main sur l'or de Maximilien dont on sait qu'il a fini au fond d'un canyon inaccessible ! Ca tourne à la fusillade et nos héros en tirent profits et s'échappent, bien décidé à se rendre devant la commission pour tout tirer au clair, faisant confiance à la justice de leur pays !

    Il y a aussi une mise en abymes dans ce dernier volume puisque l'enquête "Le Mystère XIII" y fait l'objet d'un livre intra-diégétique (dans le récit) de même que le livre "La version irlandaise, d'après le témoignage de Diane, aka Jessica Martin ! Disposant de cette base d'informations solide, nos héros vont pouvoir témoigner et rétablir la vérité durant l'audience finale qui résume assez bien toute la série !

    Figure aussi, dans l'édition que j'ai - qui est celle du Monde ou du Figaro (je ne sais plus ?), dans ce tome 18, encore quelques pages de "XIII - L'enquête" qui nous raconte comment deux journalistes ont payé de leurs vies d'avoir été trop fouiner ! Ce qui donne la matière de "Le Mystère XIII" !

    Voila, les choses ont été rondement menées et ce long voyage de 18 albums s'achève - provisoirement ! - ici !

    Je vous dis à dans quelques temps pour les volumes de "XIII Mystery" et le Cycle 2 !

    A bientôt !

    PS : La collection/édition que j'ai est bien celle du Figaro !


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  • La critique cinéma n'est pas toujours tendre avec les films et Julien Magnat en a fait la douloureuse expérience ! En Bloody Mallory - Julien Magnateffet, en 2002, il signe Bloody Mallory - avec Olivia Bonamy dans le rôle titre, film qui fut désigné comme "pire film de tous les temps" par le site web Allociné ! Pourtant, ce film n'en méritait pas tant car ce n'est à la base qu'une petite série Z française sans prétentions ! Je l'ai vu, c'est vrai que ça ne casse pas trois pattes à un canard mais c'est une bonne petite comédie d'action matinée de fantastique !

    En fait, ce Bloody Mallory lorgne furieusement vers une série américaine comme Buffy contre les Vampires ! Mais réalisé avec les moyens de "bouts de ficelles" du cinéma français !

    Pas de Scooby-Gang ici mais une équipe de quatre membres hétéroclites : Bloody Mallory, la leader et meneuse,  Vera Cava - joué par Jeff Ribier, une drag-queen experte en explosifs, Talking Tina - jouée par Thylda Barès  - une mutante préadolescente muette et télépathe capable de contrôler les esprits et Durant - joué par Thierry Perkins-Lyautey, un agent gouvernemental ! On a là un commando d'élite mandaté par le gouvernement français pour combattre goules, vampires et autres créatures démoniaques ! Le film n'en manquera pas ! On est donc en plein dans le fantastique...

    Dans le film, nos héros doivent protéger un couvent et ses religieuses contre des goules mais seront attaqués par des personnages masqués et subiront des pertes et auront des blessés ! Je ne dis pas qui pour ne pas vous spoiler !

    Le véritable antagoniste du film est la secte de l'ange exterminateur Abaddon et ses sbires : Lady Valentine - jouée par Valentina Vargas - une femme-vampire décapitée sous la Révolution française et un succube ! Ceux-ci planifient de capturer le nouveau pape - joué par Laurent Spielvogel ! Mallory devra donc jouer des poings et faire parler ses revolvers et le sang va couler à flots !

    Les méchants parviendront à leurs fins et captureront le pontife ! Heureusement, Mallory aura le renfort du père Carras - joué par Adria Collado - le garde du corps du pape pour se débarrasser des derniers sectateurs !

    Tourné dans un village d'Eure-et-Loir, le film pâtit d'un petit budget ! L'héroïne fait plus penser à un archétype, son pseudonyme évoque Marie Ière d'Angleterre dite Marie la Sanglante et son look fait penser à celui de la protagoniste principale du film allemand de 1998, Cours, Lola, cours ! (cheveux rouges et vêtements moulants !). Sa biographie nous est révélé et notamment le meurtre de son ancien mari - joué par Julien Bosselier - lorsque celui-ci s'est révélé être un démon, la faisant entrer dans le monde du surnaturel et révélant déjà ses capacités à s'y confronter et à se battre !

    Lovecraft est une des inspirations du film ! Son portrait apparaît à un moment - en tant qu'adorateur d'Abbadon  - ainsi que le Necronomicon pour invoquer un démon bien connu de Mallory !

    Parmi les références, citons aussi - outre Lovecraft et Buffy - le film L'Exorciste, cité par Vena Cave et dont le nom du personnage de Carras est un clin d'oeil au prêtre qui y découvre la fillette possédée !

    Le thème musical - c'est très rock et gothique ! - est composé par le Japonais Kenji Kawaï à qui ont doit aussi les B.O. de films comme Avalon ou Ghost in the Shell, tous deux de Mamoru Oshii !

    Ca reste un film divertissant, vite regardé et vite oublié ! Parfait pour une soirée pop-corn ou une séance à minuit, "l'heure des sorcières" !

    "Fuck Evil" !

    A bientôt !


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  • B.A.T. - Ubi SoftB.A.T. est un acronyme pour "Bureau des Affaires Temporelles" et un jeu vidéo du type point & click de la société Ubi Soft qui la produit en 1989 ! Ce jeu, conçu et désigné par Hervé Lange,  Olivier Cordoléani et l'équipe de Computer's Dream, j'ai effectivement eu la possibilité et l'occasion d'y jouer à l'époque sur mon Atari 520 ST - mais B.A.T. était aussi disponible sur Amiga, C64 et PC-DOS l'année suivante, en 1990 !

    B.A.T. est un jeu d'inspiration cyberpunk qui vous plongera dans le milieu du crime et de la corruption. Vous incarnez un agent du B.A.T., une organisation ultra-secrète qui sert la Confédérations des Galaxies au XXIIème siècle ! Vos supérieurs vos confieront un large éventails de missions qui couvriront plusieurs activités d'espionnage et vous mèneront sur un bel éventail de planètes !

    Ce jeu vidéo est un mélange entre un jeu d'aventure à la première personne et un RPG. Vous passez la plupart du temps à explorer divers lieux, à parler à des personnages et à rassembler des objets ! On est finalement dans du classique mais la réalisation est assez soignée selon mes souvenirs !

    Le système de combat est assez particulier puisque qu'avant chaque combat, vous choisissez et définissez une stratégie puis on procède à l'échange de coups. Il est possible d'esquiver les coups.

    Un des gros points intéressants de B.A.T. est la présence de B.O.B. qui est une interface bio-informatique sur votre bras, et qui gère toutes vos statistiques vitales.

    Saurez-vous triompher des combats et des séquences d'arcade, résoudre les puzzles ? Il était possible de relever ces défis avec B.A.T. !

    Bref, pourrez-vous arrêter Vrangor ?

    Si ce jeu était aussi assez particulier et unique, c'est qu'il était vendu avec une sorte de périphérique qui gérait le son à la manière d'une carte son supplémentaire - avec musiques et voix digitalisées ! Le point négatif était que du coup, plus aucun son ne sortait du moniteur de l'Atari ST et il était nécessaire d'investir dans et de brancher des écouteurs ou des enceintes externes !

    Si j'ai bonne mémoire, n'ai jamais pu finir ce jeu et je ne sais plus si c'est parce que ma sauvegarde avait planté ou si c'était parce que j'avais eu un problème avec le périphérique sonore externe ! Gênant en tout cas!

    Un jeu prenant - avec un scénario complexe, des phases de jeu variées et des graphismes assez voire très réussis !

    A bientôt !


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  • Joyeux troublion, Jean Yanne était un partisan de l'humour absurde à l'image des nombreux anachronismes qu'il porte à l'écran entant que réalisateur de Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, sorte de parodie de péplum improbable, sorti sur les écrans en 1982.

    Dans cette comédie décapante et irrévérencieuse, on suit les démêlés avec l'Histoire de Ben-Hur Marcel, garagiste dans une colonie de l'Empire Romain qui va se retrouver contre son grè, impliqué dans un faux complot contre César.

    C'est Coluche, le cador de l'humour d'alors, qui incarne cet anti-héros tandis que le truculent Michel Serrault revêt la toge de César ! On retrouve au casting pas mal de personnalités d'alors. Jean Yanne s'attribue le rôle de Paulus, Michel Auclair est le consul Demetrius et Françoise Fabian, Laetitia, sa femme. Mimi Coutelier est Cléopâtre ! On a aussi Darryl Cowl, Paul Préboist (en gardien de lion), Michel Constantin,  José Artur, Yves Mourousi et Léon Zitrone (qui incarnent des présentateurs), ou Valérie Mairesse (qui joue une prostituée). Je suis bien conscient cependant que la plupart de ces noms n'évoquerons rien à la jeunesse d'aujourd'hui pourtant il s'agit de figures, dans les années 1980, du Théâtre de Boulevards ou/et de la télévision !

    Mais revenons à notre modeste carrossier de chars, Ben-Hur Marcel qui se retrouve nommé malgré lui représentant syndical contre l'armée romaine ! Heureusement qu'il peut compter sur son ami Paulus (Jean Yanne donc), coincé entre un César homosexuel et préoccupé de sa toge (clin d'oeil à La Cage aux folles) et une Cléopâtre avec l'accent des faubourgs parisiens !

    En 1981, on s'en souvient, Coluche s'était présenté à l’élection présidentielle qui porta finalement François Mitterrand au pouvoir. L'humoriste avait du faire marche arrière devant les pressions d'une certaine classe politique déjà mafieuse à l'époque ! Il prends en quelque sorte sa revanche avec le film de Jean Yanne, d'un certaine façon puisque Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ  est une satire en règle du pouvoir étatique qui est présenté - sans surprises ! - comme menteur, cynique, manipulateur, méprisant et haineux mais aussi froussard ! Le peuple, présenté comme lâche et soumis, n'est pas mieux loti de même que les révolutionnaires à la petite semaine !

    Mais tout le monde se réconcilie à la fin devant les images de la naissance d'un enfant dans une étable à Beethlem qui "ne va pas changer la face du monde" selon notre anti-héros ! Ne chercher par la vérité historique dans ce film (déjà au niveau des dates du "règne" de César !).

    J'ai déjà évoqué les anachronismes mais aussi les placements de produits, pour les stations essence Shell, pour le fromage Boursin - "panem, vinum, boursinum" (mix entre "du pain et des jeux" et du "pain, du vin, du Boursin"), le chocolat Banania, les poêles Tefal, etc,... Ca ajoute encore un peu plus de cocasse à cette grosse "déconnade" qu'est ce film !

    Le film connut un bon succès  - troisième au box-office de cette année là, derrière E.T. l'Extraterrestre de Spielberg et L'As des as  avec Belmondo, et relança la carrière de Jean Yanne des deux côtés de la caméra, après quelques échecs précédent ! Ca ne se voit pas à l'écran heureusement, mais les rapports entre Coluche et le réalisateur furent exécrables sur le tournage, Serrault servant de médiateur. tout cela étant partie d'une évocation injurieuse de l'animateur Jacques Martin, grand ami de Jean Yanne par Coluche !

    Pourtant ce n'était pas gagné car, à l'époque, la critique, ne comprenant pas les nombreux clins d'oeil à l'époque moderne, avait crié au navet ! Mais le film gagna ses lettres de noblesse par ses multiples rediffusions à la télévision !

    A bientôt !


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  • Martin Scorsese aime bien raconter l'ascension et la chute d'hommes d'exception et montrer comment ils sont en proie avec leur démons ! Ce fut le cas avec Casino ! Aviator, son film de 2004, ne déroge pas non plus à cette lubie et Scorsese y dirige à nouveau Leonardo DiCaprio, dont la carrière s'est envolée depuis des films comme Romeo + Juliette, Titanic ou La Plage. Le jeune acteur était déjà en effet passé devant la caméra du réalisateur en 2002 pour Gangs of New York !

    Le personnage d'exception ici, c'est Howard Hughes ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un homme d'affaires qui nourrit de multiples passions dont les avions  - il est aviateur et constructeur aéronautique ! - et le cinéma qui est alors encore à ses débuts et entre à peine dans son âge d'or dans ces années 1920 ! Hughes était aussi réalisateur et alliait ses deux passions notamment en tournant des films comme Les Anges de l'enfer qui narre l'histoire de trois amis qui se battront dans des camps opposés durant la Première Guerre mondiale.

    Le film de Scorsese nous narre la vie d'Howard Hughes depuis le début du tournage de son film précité, Les Anges de l'enfer donc, jusqu'au vol de son avion fétiche, le Spruce Goose !

    Pour mener à bien ses différents projets, Hughes dut faire face à de nombreuses difficultés - ce qui ne l'arrêta guère car il était obstiné voir entêté - et même nous le verrons carrément obsessionnel (les fameux "démons").

    On assiste ainsi dans ce film de 2004 à de très belles et spectaculaires séquences de voltiges aériennes, notamment les combats simulés pour le film de Hughes - et les essais de son avion.

    Au casting, on retrouve aussi, comme acteurs et actrice notables : Cate Blanchett - qui joue Katharine Hepburn - , Alec Baldwin et Kate Beckinsale - qui joue Ava Gardner. On a aussi Jude Law en Errol Flynn, et la chanteuse de No Doubt, Gwen Stefani, ici au cinéma dans le rôle de Jean Harlow.

    Le jeu de l'acteur principal est impressionnant et il campe un homme dévoré par ses lubies et ses angoisses ! Hughes souffrait ainsi de TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) et obsédé par la propreté et les microbes, pouvait se laver les mains jusqu'au sang. Tout cela est très bien retranscrit par DiCaprio !

    Le film obtint de nombreuses récompenses  : 4 BAFTA Awards 2005 - dont meilleur film et meilleure actrice pour Cate Blanchett,  5 Oscars 2005 - dont à nouveau un prix pour Mrs Blanchett - et aussi 3 Golden Globes 2005 - dont à nouveau meilleur film dramatique ! Et d'autres nombreuses nominations dans ces prix notamment pour Scorsese et DiCaprio.

    Scorsese n'était pas le seul à envisager, au début des années 2000, un biopic sur Hughes, Christopher Nolan également.

    La bande originale a été composée par Howard Shore, déjà là sur Gangs of New York, le film précédent de Scorsese. Ce ne sera par leur dernière collaboration.

    Le film présente un style graphique propre et assez particulier basé sur le Technicolor bichrome des années 1920. Avec une dominante des rouges et des verts. Puis vers la fin du film, on se rapproche du standard cinématographique des années 1830, à savoir le Technicolor trichrome.

    Aviator est un film prenant, qui se veut une fidèle retranscription de l'atmosphère de l’Entre-deux Guerres et y réussit assez bien ! On est à la fois fasciné et horrifié par Hughes, être ambivalent et complexe ! Mais visionnaire !

    A bientôt !


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  • Le Tome 8 de la série Valérian - intitulé "Les Héros de l’Équinoxe" - renoue avec les préoccupations politiques des auteurs - et du scénariste Pierre Christin - puisqu'il est une dénonciation du totalitarisme commun à certaines idéologies qui entend montrer la voie et diriger la vie des individus. Lorsque ces individus refusent de plier, cela conduit à des "épurations" !

    La population de la planète Simlane est vieillissante et sur le déclin ! Pour renouveler cette population, une sorte de concours avec des épreuves est organisé et quatre candidats se présentent, représentants de différentes planètes. Celui qui l'emportera aura la tâche de repeupler Simlane avec une nouvelle génération à son image ! C'est donc l'occasion pour ces concurrents d'imposer leurs modes de vie !

    Parmi ces quatre champions, les "Héros de l’Équinoxe", on a de vrais héros !

    Irmgaal est venu de Krahan, la planète des grands guerriers noirs, casqué et armuré et brandissant Zarkam, son épée invincible. Celui-ci est le représentant d'une forme exacerbée de capitalisme confinant à l'impérialisme expansionniste.

    Ortzog est envoyé en délégué par l'industrieuse Bourgnouf qui suit l'idéologie marxiste et figure le communisme. La production et les moindres aspects de la vie font l'objet d'une planification et l'égalitarisme est de mise !

    Il y a aussi Blimflim, de la chatoyante Malamum, qui promeut une idéologie spiritualiste, une sorte de vision "new age" un peu ridicule et désuète !

    Et pour terminer, nous avons Valérian, le représentant de Galaxity et de la Terre - et qui n'a rien de particulier mais que nous connaissons bien. Valérian est le seul être complexe et réel face à plutôt des archétypes.

    A travers les champions des trois premiers mondes, Christin et Mézières se livre aussi à une parodie et une critique du genre américain  des super-héros, que le scénariste qui a vécu aux USA déteste, le trouvant ridicule (avis qu'évidemment, je ne partage pas !).

    Ces quatre fantastiques là devront traverser une série d'épreuves sur trois jours sur Filène, l’Île des Enfants : la Matière, le Monde Animal et l'Esprit et montrer la vision que chacun propose pour l'avenir de Simlane !

    C'est finalement Valérian qui l'emportera car il propose un avenir ouvert à la prochaine génération de ce monde, où ils seront libres de leurs choix - et pas un futur imposé par une de ces idéologies. Fin de la démonstration.

    Valérian rencontre alors une sorte de déesse-mère et conçoit - hors-champ ! - la nouvelle génération de Simlane et se retrouve très "diminué" tandis que les trois autres héros sont rejetés, amnésiques, sur le rivage par les vagues !

    Notons aussi les magnifiques architectures dessinées par Mézières dans cet album ! De même qu'un hommage rendu par le dessinateur au graphisme d'Alfons Mucha (1860 - 1939) avec la Mère suprême de Filène !

    Un album intéressant - par son propos politique ! - mais pour cette raison, aussi, tout entier tourné vers sa démonstration, j'ai trouvé ce récit "un peu court" ! Un album moins bon que les précédents en fait, à mon avis...

    Qu'importe, la série continue et nous ne sommes pas encore arrivés à la fin, loin de là !

    A bientôt !


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  • ElyraSwann, durant ses pérégrinations à travers Strangleronce, se rends ensuite au camp troll de Bambala où elle rencontre divers commanditaires ! Parallèlement la quête pour sauver le jeune troll Yenniku se poursuit ! Et la jeune mage elfe de sang va aussi découvrir un vaste plan ourdi par les trolls Jin'do, Mandokir et Zanzil !

    En effet, à Bambala, notre héroïne a une conversation avec la prêtresse trollesse Hu'rala qui lui parle du redoutable Mandokir qui ourdit de sinistres projets mettant en jeu le jeune raptor qu'ElyraSwann avait découvert et qui a été capturé et emmené à Zul'Gurub, l'ancienne capitale des trolls Gurubashi ! Il y a nécessité pour la prêtresse de lancer des sorts pour rendre le lien entre la jeune mage elfe de sang et le bébé raptor plus fort, lequel se nomme désormais Ohgan'aka, fille de Ohgan, un raptor allié de Mandokir !

    ElyraSwann récupère donc des plumes de raptor pour lancer le sort de vision télépathique puis se rends dans les ruines de Zul'Mamwe pour prendre le cerveau du féticheur troll Braddock afin de lancer le sort de contrôle mental ! De là, notre aventurière établit un lien avec le jeune raptor, s'infiltre dans son esprit et prends le contrôle de son corps ! Le petit raptor est toujours prisonniers dans les ruines de Zul'Gurub et Jin'do et Mandokir ont l'attention de le faire participer à un rituel pour ressusciter un dieu maudit lié aux serpents et aux reptiles ! ElyraSwann tente de le faire s'échapper mais il est repris à la dernière seconde !

    Notre héroïne rencontre ensuite Surkhan, un troll  émissaire de Rastakhan qui lui parle de ses inquiétudes au sujet des trollsCasses-crânes qui "se battent pour de vieilles ruines" et sont en conflit avec les Scalps rouges tandis que les Sombrelances et les Zandalari prospèrent ! Selon lui, il faut à tout pris arrêter Jin'do et Mandokir mais ElyraSwann n'est pas assez puissante pour le moment et se réserve cette tâche pour plus tard dans le futur !

    Les trolls Casses-crânes ont leur base dans les ruines de Ziata'Jai et surtout Zul'Mawme. C'est là qu'ils détiennent Yenniku qu'il faut toujours sauver ! Le jeune troll est toujours esclave de Zanzil. L'elfe de sang doit tuer l'ogre-mage Mal'Zoth pour lui dérober la vue de l'esprit et la donner au troll Kin'Weelay, un Sombrelance, afin qu'il créer une gemme de l'âme. ElyraSwann peut ensuite se diriger vers Zul'Mamwe d'autant qu'un autre troll Kil'karil lui a demandé d'y éteindre huit braseros pour venger sa mère que les Casses-crânes ont brûlé !

    ElyraSwann retourne donc à Zul'Mamwe où elle a précédemment tuer Braddock pour lui dérober son cerveau et y rencontre une forte opposition mais se taille un chemin sanglant à coup de magioe du givre ! Finalement, elle éteins les brasiers et emprisonne l'âme de Yenniku dans la gemme de l'âme qu'elle apporte ensuite à Kin'Weelay ce qui a pour effet de délivrer le jeune captif que Zanzil le Paria avait confier aux Casses-cranes de Zul'Mamwe ! Il faut dire que Zanzil a bien d'autres choses à faire avec Jin'do et Mandokir comme la jeune mage le découvrirChroniques de World of Warcraft XII - Conflits avec les Casse-Crânesa par la suite plus au sud au Cap de Strangleronce !

    Le gobelin Krapouille Taphumeur, réside aussi à Bambala et confie à ElyraSwann le soin de voler le trésor des mosh'ogg, des ogres établis non loin de là dans un Tertre. Il s'agit de voler un artefact contenu dans un coffre, tache dont notre baroudeuse s'acquitte mais qui demande ensuite de se frotter à la KapitalRisk une société d'ingénieurs et de bricoleurs gobelin qui exploite et cause des dégâts à l'environnement et à la jungle, dont le campement dans le coin est près du lac Nazferiti !

    ElyraSwann doit donc affronter les géologues de la KapitalRisk et surtout leurs Déchiqueteurs, des mécas usant de lames acérées, pilotés par d'autres gobelins. Kil'karil le troll a aussi demandé à notre aventurière de tuer Gozzle, le contremaître gobelin et de récupérer diverses petites choses, les Plans du Régulateurs de Carburant, des cristaux bleus entre autre pour lui et pour le gobelin Krapouille Taphumeur !

    Ces missions effectuées, c'est d'ailleurs Krapouille qui paie le voyage, en chauve-souris géante,  de notre elfe de sang pour la planque de Chipie Serrelavis, une enclave/avant-poste gobeline d'ingénieurs et de bricoleurs, près du Cap Strangleronce plus au sud ! Là-bas, elle aura l'occasion d'avoir à nouveau maille à partir avec Zanzil le Banni, allié de Jin'do et Mandokir et d'en apprendre plus sur leur plans visant à invoquer le dieu(bête Hakkar !

    Durant toutes ces aventures et celle commanditées par Chipie Serrelavis, ElyraSwann a progressé du niveau 30 au niveau 35 !

    A bientot !


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  • En mars 1996, sort le deuxième album des Schtroumpferies qui contient 44 petites histoires des Lutins bleus de Peyo - des gags en une page qui reposent souvent sur l'ironie et la caractère absurde d'une situation et où la plupart du temps "tel est pris qui croyait prendre" !

    Les Schtroumpfs, au fil du temps, mais très rapidement, se sont individualisés ! Même si physiquement, ils se ressemblent tous, ils ont chacun leur personnalité et leur "spécialité" ! On a ainsi le Schtroumpf farceur, le Schtroumpf costaud, le Schtroumpf gourmand, le Schtroumpf paresseux, le Schtroumpf grognon ou le Schtroumpf à lunettes... On a en quelque sorte des archétypes !

    Les Schtroumpfs sont vite devenus le grand succès de Peyo - surtout à partir des années 1980 avec le dessin-animé de Hannah-Barbera - à t'elle point que leur papa, en proie à des soucis de santé, a parfois failli être dépassé par l'ampleur du phénomène ! Peyo accordait une grande importance au merchandising - et je possédais moi-même nombre des figurines Schtroumpfs - même si mon camarade d'école d'alors, Yann G. trouvait que ça faisait gamin ! Les fans des Schtroumpfs sont de tous âges et ont su conservé une âme d'enfant !

    Dans le Schtroumpferies 2, certains Schtroumpfs sont particulièrement mis à l'honneur ! Parmi eux le Schtroumpf Béta - que ce soit quand il se trompe dans la proportion de levure pour un gâteau de la Schtroumpfette, résolve les mots croisés du Schtroumpf à lunettes, enquête sur un vol de gâteau ou prête sa grenouille !

    On a aussi droit aux sermons du Schtroumpf à lunettes ou aux inventions du Schtroumpf bricoleur. La Schtroumpfette est toujours aussi coquette et le Grand Schtroumpf mène le village !

    Voilà, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ces Schtroumpferies ! D'autres albums suivront dans la série mais les gags en une page ont très tôt existé dans le monde des Schtroumpfs - par exemple avec l'album Histoires de Schtroumpfs dès 1972 !

    A bientôt !


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  • Maintenant que les gamins des années 1980 ont passé la quarantaine (dont moi !) - et ont du pouvoir d'achat, diront Pixels - Chris Columbusles cyniques, la production cinématographique, les films, les séries-télé, surfent sur la nostalgie de ces années- là ! A la télé, ça nous donne des trucs comme Stranger Things - et aussi la vague de reboots et assimilés, comme Ghostbusters, nouvelle version, les nouveaux Star Wars, etc,...

    Pixels  est un film réalisé par Chris Columbus et sorti en 2015 (à qui on doit des Harry Potter et Percy Jackson !). Le réalisateur nous livre un petit film sympatoche et sans prétention autre que celle de divertir ! On est dans l'évocation du début des années 1980 et du monde des jeux vidéo d'alors essentiellement les jeux d'arcades - car les consoles commençaient à peine à se démocratiser !

    L'Humanité décide en 1982 d'envoyer une sonde dans l'espace avec des messages enregistrés notamment des parties de jeux vidéo ! Des extra-terrestres reçoivent le message mais l’interprètent mal et le prennent pour une déclaration de guerre ! Trente ans plus tard, ces aliens attaquent la Terre en utilisant des personnages de jeux vidéo d'antan.  Un défi est lancé que l'Humanité devra relever !

    Dans ce film sur les jeux vidéo, on retrouve bien sûr son lot de nerds, à savoir Sam Brenner, le héros - joué par Adam Sandlers - qui a perdu à une partie de Donkey Kong trente ans plus tôt face à Eddie Plant - joué par Peter Dinklage. On découvrira à la fin du film qu'Eddie avait en réalité triché et que Sam est le véritable champion du monde !

    Pour compléter la fine équipe, on a aussi Ludlow Lamonsoff, dit le "surdoué" - joué par Josh Gad -  qui voit des théories du complot partout et fantasme sur Lady Lisa, un personnage de jeu vidéo qui s'incarnera sous les traits de la belle blonde Ashley Benson. On a aussi Michelle Monaghan dans le rôle du lieutenant-colonel Violet Van Patten, récemment divorcée, qui deviendra la copine du héros !

    Ces nerds là vont sauver le monde car ils ont assimilés les "patrons", les schémas et les cycles de jeux tels que Pac-Man, Centipede, Galaga, Asteroids, Space Invaders, Frogger,  et tant d'autres comme Paper Boy, Stampede, Burger Time, Tetris, etc... Le spectateur qui a connu ces années-là s'amusera à reconnaître tous les clins d'oeil ! Et aussi si Sam, Ludlow et Eddie sauvent le monde, c'est parce qu'ils sont introduits dans les petits papiers de Will Cooper, président des Etats-Unis et ami d'enfance de Sam - et joué par Kevin James !

    Les aliens pixelisés vont-ils l'emporter ? Chaque camp dispose de trois vies et les ennemis l'emportent sur Galaga et Breakout mais perdent à Centipede et Pac-Man ! Tout ce jouera sur Donkey Kong avec comme trophées le fils de la lieutenant-colonel ou Q-Bert !

    Ce film est très divertissant mais sera vite oublié ! Il n'a pas très bien marché de par le monde et a même été qualifié de flop aux Etats-Unis où il a d'ailleurs été nommé pour des Razzie Awards, les prix qui "récompensent" les "pires films" - ce qui me fait dire qu'une partie des geeks sont devenus des gros cons aigris qui crachent dans la soupe !

    Ce film s'est donné pour mission d'évoquer une certaine époque et il y réussit très bien ! J'ai su apprécier ce visionnage pour ma part et redemande de ce genre de films pop-corn à l'ancienne ! Un film qui mélange aussi les genres : science-fiction, action, comédie,... Avec une nostalgie qui s'exprime aussi dans des extraits d'émissions-télé - que les aliens utilisent pour communiquer - ou dans la B.O. !

    A bientôt !


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  • J'ai, durant ce mois d'août 2018, retrouvé mes personnages de World of Warcraft, ElyraSwann ma mage elfe de sang, adepte de la magie du givre et Tarlab mon chasseur humain ! Mais je n'ai joué pour l'instant qu'avec la première avec le nouvel abonnement que j'ai repris !

    J'avais lâché le jeu contraint et forcé fin 2015 (trois ans déjà ! Le temps file !) car mon Windows 10 avait planté et j'ai du réinstaller Linux Ubuntu qui ne prends pas Wow  ! Ai résolu le problème d'accès au jeu en le pratiquant sur l'ordi de ma Maman chez mes parents ! Ai d'ailleurs essayé d'initier ma génitrice à de jeu mais elle, elle est plus fan de jeux Facebook comme les Criminal Cases, Diggy's Adventure ou un jeu avec des poissons ! La prise en main de Wow est trop compliquée pour elle mais elle aime bien me regarder jouer !

    On retrouve ElyraSwann à Strangleronce donc !

    - Parties de chasse en Strangleronce !

    Au nord du camp orc Grom'gol, la mage elfe de sang tombe sur le campement de Nesingwary ou elle rencontre la bande de chasseurs de bêtes sauvages menée par Hemet Nesingwary Jr., un nain passé maître dans cet "art" ! Elle rencontre le maître chasseur mais aussi ses "adjoints", dont Barnil Potepierre  qui a égaré les pages des "Vertes Collines de Strangleronce", le livre qui doit contenir les mémoires du chasseur nain légendaire !

    Hemet et ses hommes confient plusieurs missions de chasse à ElyraSwann ! Celle-ci va alors partir en différents endroits de Strangleronce - qui regorge de ruines trolls ! - sur la piste de Raptors, de tigres de différents âges et de panthères ombregueules aux capacités furtives. Notre héroïne parvient à abattre ses fauves puis doit rapporter patte, croc et griffe de diverses bêtes de plus grandes envergures !

    Sin'Dall est ainsi une tigresse légendaire qui arpente ses jungles ! ElyraSwann en viendra à bout avec l'aide d'un autre joueur pandaren ! Au sud-est, elle devra rapporter une griffe de Téthis, une redoutable raptor comme preuve qu'elle l'a bien terrassé ! Enfin, Bhag'thera demandera de bien maîtriser l'art de la chasse mais usant d'une combinaison de sorts de givres tels cône de froid, barrière de glace, ou javelot de glace, ElyraSwann triomphera !

    Entre temps, le fabricant de bottes Drizzlik, un gobelin, demandera à note mage elfe de sang de lui rapporter des peaux de différentes espèces de crocilisques - en particulier ceux du lac Nazfériti, pas loin de la base de la KapitalRisk - pour confectionner des bottes Exclesior et remplir une commande !

    Puis le summum de ces parties de chasse sera la traque du Roi Bangalash, un redoutable tigre blanc - qui appellera deux panthères à la rescousse ! Mais là encore, ElyraSwann rapportera sa tête ! Ce qui satisfait pleinement Hemet Nesingwary qui était sur la piste de la bête depuis des mois !

    Ainsi en termine ElyraSwann avec le camp de Nesingwary en Strangleronce du Nord et il est temps pour elle de se diriger vers un autre campement, celui de Bambala, avant-poste troll où de nouvelles aventures l'attendent mettant en jeu des ogres Mo'gosh et des trolls retors !

    A bientôt !


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  • Céline Dion n'est pas une chanteuse que j'apprécie particulièrement ! Son côté Diva m'exaspère et je la vois surtout comme une idole pour ménagère de plus de 50 ans avec ses tubes tous plus sirupeux les uns que les autres et le côté trop "lisse" de cette artiste !

    Néanmoins, je l'appréciais assez à ses débuts, aussi bien en français qu'en anglais, lors de ses collaborations avec Luc Plamondon ou Jean-Jacques Goldman ! J'ai décroché en fait avec le succès de "My Heart will go on" chanson phare du film de James Cameron Titanic qui a fait explosé la chanteuse à l'échelle internationale ! Et puis, c'est une artiste incontournable, ne serait-ce que du côté de la presse people !

    Il va être ici question d'un album en anglais de 1996 intitulé Falling Into You alors que Céline Dion gravit déjà la pente du succès. C'est un album assez généreux puisqu'il contient pas moins de 16 titres !

    Les titres des chansons sont assez évocateurs voire explicites et mentionnent l'amour ! "Falling Into You" n'est-ce pas se "perdre dans l'autre" à l'image de la relation entre la chanteuse et son cher René Angelil qui l"a découverte et lancé à l'adolescence ! On a des titres encore plus clairs comme" I Love You", "Seduces Me" ou "Declaration of Love"... Des chansons calibrées pour faire rêver toutes les jeunes filles mais qui touchent en réalité des tranches d'âges plus matures !

    On ne peut pas nier que Céline Dion a une voix puissante, c'est ce qui a fait sa renommé et donné le statut de Diva à l'instar d'une Whitney Houston ou d'une Mariah Carey.

    Signalons quelques titres comme "Because You Loved Me" qui est la chanson titre du film Up Close & Personal (en VF : Personnel et confidentiel), film de la même année 1996 avec Robert Redford et Michelle Pfeiffer à l'affiche - qui marquait donc les premiers pas de la chanteuse dans le monde des B.O. de film avant le succès de Titanic !

    Sorti après l'album D'eux en 1995 signé Goldman, Falling Into You reprends deux de ses titres (pour ce que j'ai pu repéré !) à savoir "Pour que tu m'aimes encore" qui devient ici "If That"s What It Takes" et "Je sais pas" qui donne logiquement en anglais "I Don't Know" ! Le passage à l'anglais fait perdre un peu de la force de ces deux textes à mon avis...

    Céline Dion oscille entre le ton pêchu d'un "River Deep, Mountain High" (reprise de Tina Turner) et le ton intimiste et infiniment doux d'un "Fly" qui clôt l'album sur une note ultra-légère !

    Cet album rencontra un immense succès et devint même un des albums les plus vendus de l'histoire ce qui n'est pas rien ! Le "97ème album le plus influent et populaire de l"histoire" selon la National Association of Recording Merchandisers.

    Tout ceci m'amène à revoir mon jugement du début sur l'artiste tandis que j'écoute l'album en question en rédigeant cet article ! C'est assez "enchanteur" au final et ça vous emporte dans sa magie et ses douces mélopées ! Et on a bien besoin d'un peu de douceur à l'époque à laquelle on vit actuellement ! On saura aussi apprécier ces ambiances soft rock !

    En fait, c'est à partir de ce moment, 1996, que la stature de Céline Dion s'est renforcée avec cet album et du fait qu'on lui ai demandé d'interpréter The Power of Dream  lors de la cérémonie des Jeux olympiques d'été à Atlanta cet même année !

    La Diva en devenir a aussi effectué parallèle une grande tournée mondiale, le Falling Into You Tour qui la conduira en Australie, au Canada, aux Etats-Unis et dans de nombreux pays d'Europe et d'Asie ! Le succès était bien là !

    Voilà un album qui finalement pourrait bien être un incontournable !

    A bientôt avec Céline !


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  • On retrouve Lilly Caul dans le cinquième tome de ses aventures en lien avec la communauté de Woodbury. Ce tome c'est The Walking Dead : L’Ère du Prédicateur, écrit par Jay Bonansinga, seul aux commandes mais avec la bénédiction de Robert Kirkman.

    Les événements immédiatement antérieurs à cet opus sont ceux des comics, l'attaque de la Prison et la mort de Philip Blake. Du coup, Liilly se retrouve à la tête des survivants de Woodbury et ces responsabilités lui pèsent ! Mais aidé par Bob Stookey, un ancien médecin de l'armée, la jeune femme ne se débrouille pas si mal et la communauté renaît.

    La communauté compte alors une trentaine de membres. Parmi eux, David et Barbara Stern, Gloria, Ben, Matthew, Speed et d'autres... Mais très vite, une nouvelle menace se profile en la "personne" d'une super-horde, qui s'est constituée suite au raffut à la Prison et elle se dirige vers la petite ville !

    Ce roman est raccord avec ce qui précède et construit dessus, reprends des éléments. Ainsi, la famille Dupree, Calvin, Meredith et leurs trois enfants, arrivés plus morts que vifs à la fin du tome 4, ne sont pas zappés et joue un rôle - important ! - dans l'histoire. Bipolaire, Meredith va se sacrifier pour sauver sa famille et les gens de Woodbury et Lilly va connaître une passion avec Calvin.

    Mais le nouveau personnage de ce roman est le révérend Jeremiah Garlitz, un homme d'église à la tête d'une communauté évangéliste d'une douzaine de personnes . Lilly et son groupe sont contactés par Reese, un éclaireur des évangélistes et suite à ça, les habitants de Woodbury vont monter une expédition pour secourir les ouailles de Garlitz coincées dans une ville voisine envahie de zombies !

    Un autre élément introduit ici est le réseau de tunnels clandestins, creusés par les anciens esclaves noirs, et qui va avoir son importance par la suite. Ce labyrinthe permettra aux rescapés de se déplacer dans tout le comté sans prendre trop de risques.

    Jeremiah et ses suivants semblent bien s'intégrer à Woodbury mais Bob Stookey ne partage pas l'enthousiasme de Lilly et enquête sur le passé du religieux. Finalement, il va découvrir un secret et les plans sinistres du révérend !

    Un affrontement va avoir lieu entre les protagonistes et Woodbury sera de nouveau envahie de morts-vivants, d'où l'importance des tunnels !

    La fin de ce tome 5 appelle de nouveaux développements et on est sera aussi amené à revoir le révérend Jeremiah Garlitz, l'homme d'église psychopathe !

    Un livre qui se lit bien, qui est fort divertissant - mais ça reste de la paralittérature ! Les romans développent une histoire parallèle aux comics et sans lien avec la série-télé. A noter qu'il y a aussi un personnage nommé Bob Stookey dans le show TV mais qui est un Afro-américain fort éloigné du personnage des romans - hormis qu'il est aussi médecin militaire et alcoolique !

    A bientôt !


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  • Lucky Luke : Calamity Jane - Morris & GoscinnyL'Ouest américain a ses légendes et parmi celles-ci, il y a celle de la femme la plus célèbre du Far-West, la bien nommée Calamity Jane, un vrai "garçon manqué" !

    Pour ceux qui désireraient en savoir plus sur ce personnage haut en couleurs, je renvoie à la série Deadwood de HBO qui nous raconte la vie de cette femme aventurière auprès du joueur professionnel Wild Bill Hickok dans la ville de pionniers qui a donné son nom à la série ! Sinon, il y a aussi ce trentième album aux Éditions Dupuis, "Calamity Jane", récit paru en 1967, qui aborde le personnage sous l'angle de l'humour cher aux productions de Morris et Goscinny !

    Luke, en partance pour El Plomo pour enquêter sur un trafic d'armes avec les indiens croise la route de Martha Jane Cannary alias Calamity Jane. Celle-ci le tire d'un mauvais pas alors qu'il se baigne dans un lac et est surpris, désarmé par les indiens, habile façon des auteurs de nous montrer du même coup que ceux-ci sont sur le sentier de la guerre !

    Le duo qui a sympathisé débarque dans la ville et s'établit au saloon. Très vite, Calamity s'attire l’hostilité d'August Oyster alias "beau gilet", le patron du lieu qui compte sur Baby Sam, un colosse un peu simplet, pour chasser l'aventurière à l'issue de paris autour d'un bras de fer que la nouvelle venue ne manque pas de gagner !

    Dès lors, Oyster perds son casino - ce qui l'embête beaucoup car l'établissement lui servait de façade, directement relié par des souterrains à une mine d'argent, pour le trafic d'armes dont il est l'instigateur ! Gomino, le chef des sioux, ne tarde pas à faire connaître son mécontentement et Oyster doit se démener pour récupérer son saloon !

    L'album tourne autour de ça : les tentatives pour chasser la nouvelle propriétaire ! La force ne donnant rien, Oyster se replie sur la "Société des Dames de El Plomo" espérant les pousser à chasser la "débauchée" au vocabulaire de charretier qu'est Calamity ! Contre toute attente, ces Dames décident de laisser une chance à la nouvelle amie de Lucky Luke ! Mais le cow-boy solitaire ayant besoin que Calamity conserve le casino le temps de son enquête, il va tout faire pour  que  la pétroleuse réussisse l'examen d'entrée dans la Bonne Société !

    Pour cela, Luke va faire venir un professeur de maintien et de bonnes manières de Houston auquel Morris a donné les traits de l'acteur britannique britannique David Niven - ce professeur aura bien du mal avec son élève qui semble à priori déteindre sur lui plus que lui sur elle !

    Lucky Luke mettra à jour le trafic d'Oyster et mettra celui-ci sous es verrous avec son complice et home de main Baby Sam. Calamity Jane se verra métamorphoser en "femme de bonne compagnie" et dotée d'une grande classe (comme quoi ça "dormait" au fond d'elle ?!). Le lecteur ne peut qu'être ébahi par la transformation de cette femme une fois qu'elle a revêtu une robe de marque ! Mais Calamity reste une baroudeuse et c'est elle  -accompagnée de Luke - qui mets en déroute les indiens lorsqu'ils finissent par attaquer El Plomo !

    Finalement, Calamity pourrait s'établir dans cette bourgade où elle est très bien vue mais comme Luke, elle préfère l'appel de l'aventure ! On ne se refait pas !

    Signalons aussi parmi les gags récurrent du récit, le personnage du journaliste, imprimeur patron du journal local L'Indépendant  qui est employée dans quelques situations assez savoureuse !

    C'est encore une fois un très bon Lucky Luke et j'ai déjà du vous dire qu'on entrait dans l'"âge d'or" de la série !

    A bientôt !


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  • Transformers : The Last Knight - Michael BayLe souhait des producteurs était de créer avec les Transformers une franchise cinématographique, un univers partagé aussi juteux que le Marvel Cinematic Universe ! Avec ce cinquième opus des aventures des robots, intitulé Transformers : The Last Knight, toujours réalisé par Michael Bay et sorti en 2017, ce bon projet sur la comète s'est un peu cassé la figure à l'image du film qui a été un flop artistique et commercial !

    Comme l'opus précédent, on a ici un film un peu brouillon, hyper speed où les explosions ne font pas tout ! Il y a cependant quelques bonnes idées comme celle selon laquelle les Transformers sont là de toute éternité et ont accompagné l'Histoire de la Terre, avec une société secrète, les Witwiccans, qui protègent l'"Histoire secrète des Transformers" !

    En effet, dès l'époque du Roi Arthur, des Transformers se sont alliés aux humains autour de la Table Ronde ! Ils confièrent à Merlin, alors un ivrogne, un "Bâton" qui conférait de grands pouvoirs ! L'Ordre des Witwiccans - dont faisait partie Sam Witwicky, le précédent héros - sont les descendants de Merlin !

    Ce Bâton est évidemment très convoité ! Non seulement par Megatron mais aussi par Quintessa, qui se dit la "Créatrice des Transfomers", maintient Optimus Prime sous son emprise et dirige la planète Cybertron vers la Terre pour anéantir le monde des humains dans une gigantesque collision !

    On retrouve Mark Wahlberg dans le rôle de Cade Yeager, qui protège ses amis Autobots traqués par la TRF (Transformers Reaction Force). De nouveaux personnages vont se joindre à lui comme la jeune Izabella - jouée par Isabela Moner  - et par la suite, quand il sera temps de chercher le Bâton de Merlin, Cade sera aidé par Vivian Wembley, une professeur à Oxford - interprétée par Laura Haddock - et Sir Edmund Burton, rôle tenu par la légende Anthony Hopkins dont on se demande ce qu'il vient faire dans cette galère !?

    Voilà, le film se résume à une quête pour retrouver le Bâton puis empêcher un cataclysme planétaire ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler !

    De nombreux robots sont présents tout au long de ce Transfomers 5  - et contrairement au dessin(-animé d'origine, il y a des morts parmi ces robots ! Les humains ont aussi une large part dans le film  - car difficile d'avoir de l'empathie pour une machine !

    Le film s'appuie sur les précédents opus même si personnellement, j'ai perdu le fil de l'intrigue générale de la série !

    Reverra-t'on les Transformers au cinéma ? Rien n'est certain à ce sujet !

    A bientôt !


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  • On retrouve les héros d'Arleston, toujours dessinés par Tarquin, dans la deuxième série de l'épopée de Lanfeust, à savoir Lanfeust des Étoiles,  avec le tome 4 "Les Buveurs de Mondes" (sous-titré "Sale temps pour les mouches" sans qu'on sache trop pourquoi !?) ! On a droit au lot habituel d'aventures épiques et de touches comiques, références à la pop-culture qui abondent dans ces albums - même si je trouve que les allusions sont souvent un peu trop appuyées !

    A la fin du tome 3, Lanfeust et ses amis étaient coincés par les armées du Prince Dheluu sur le monde désertique d'Abraxar. Notre héros réussit un tour de force en déplaçant la planète entière à travers une Porte Spatiale mais se retrouve séparé de ses compagnons avec  l'orgnobi Swiip, dans le passé d'Abraxar !

    Dans le présent, Cixi, Hébus et la Rébellion doivent faire face aux troupes ennemies dirigées par Glace et Thanos ! Ce dernier joue un mauvais tour à la petite compagnie de rebelles en enchantant Hébus le troll et en le retournant contre eux ! 

    Lanfeust et Swiip se retrouvent plusieurs millénaires dans le passé sur une planète Abraxar luxuriante de végétation et dotée d'océans immenses. Là ils tombent sur un culte de prêtresses - qui ne tolèrent pas les hommes !  - et vouent un culte aux Ghomos, des créatures marines empathiques qui communiquent par télépathie. Lanfeust se lie contre toute attente avec l'un des Ghomos, un certain M'otha et lui transfère ses pouvoirs qu'il tient lui-même du Magohamoth.

    Lanfeust goûte alors une trêve bien méritée sur la luxuriante Abraxar, finalement accepté par les femmes et les Ghomos et doit gérer la belle Qâm, une des jeunes prêtresse qui a jeté son dévolu sur lui et souhaiterait qu'il lui fasse un enfant ! Elle va l'accompagner un temps dans ses aventures.

    Mais un désastre écologique menace la planète et les Ghomos et en fera un désert dans le futur. L'eau des océans est aspirée à travers un Portail et les Ghomos doivent tous fusionner leurs esprits dans le corps de M'otha pour survivre. Il s'avère que M'otha deviendra plus tard le Magohamoth et la boucle est bouclée ! Arleston livre ici une genesis story ou origin story façon comics et revisite sa propre mythologie !

    Avec l'aide de l'agent secret Oho-Seth - hommage à James Bond, celui de Sean Connery - de Qâm et d'une chèvre et d'une poule, toujours secondé par Swiip, Lanfeust découvre que les pathacelses sont responsables du cataclysme qui touche ce monde. Nos héros vont alors faire sauter le Portail et se retrouver sur ce qui semble être la planète de leurs ennemis. Une occasion de mettre la main sur la bactérie Gawlax, point faible des méchants dont descendent le Prince Dheluu et sa compagne.

    Un tome 4 dans la lignée des précédents mais qui se permets quelques audaces scénaristiques qui apportent un éclairage nouveau (l'origine du Magohamoth !) et donnent envie de lire la suite !

    Parmi les références, James Bond donc mais aussi Pokémon, Casimir de l'île aux enfants, le Marsupilami, Tahiti Douche ou encore Jules Verne et Edgar Poe, Arleston puisant aussi bien dans les classiques littéraires que la pop-culture voire la pub ! Ces allusions sont devenues sa marque de fabrique !

    A bientôt !


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  • On le sait, Martin Scorsese est fan des films de gangsters ! Il avait déjà signé Les Affranchis en 1990. Il récidive en Casino - Martin Scorsese1995 avec Casino, film dont la matière narrative est tirée d'un ouvrage de Nicholas Pileggi qui cosigne le scénario du film avec notre réalisateur !

    Un casting trois étoiles pour ce film avec Robert De Niro et Joe Pesci (qui étaient déjà tous les deux ensemble devant la caméra de Scorsese dès le film Raging Bull !) et aussi la star montante du moment depuis Basic Instinct, à savoir Sharon Stone dans son registre habituel de "femme fatale" ! La star féminine du film obtint d'ailleurs avec cette oeuvre le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique en 1996.

    Scorsese a pas mal travaillé avec De Niro puisque ce Casino  - qui est le seizième film du réalisateur est sa huitième collaboration avec l'acteur iconique et emblématique ! Il ne devait recollaborer ensemble que 22 ans plus tard, en 2018 avec le long-métrage The Irishman. Je vous renvoie aussi à mon article sur Les Nerfs à vif.

    Dans Casino, on suit un homme de main, un exécutant, Sam "Ace" Rothstein - joué par De Niro - , commandité par la mafia, dans les années 1970, pour diriger un de ses casinos à Las Vegas, l'hôtel-casino Tangiers, qui sert de façade à l'organisation criminelle et est financé en sous-main par le puissant syndicat des camionneurs.

    La gestion menée par Sam Rothstein se révèle efficace, l'homme ne plaisantant pas et se montrant ferme et inflexible, l'argent coule alors à flots. Sam devient le "grand manitou" de Las Vegas, secondé par son ami d'enfance, Nicky Santoro - interprêté par Joe Pesci -  dont on appréciera au passage la façon dont il "manie le stylo" !

    Mais les relations de Rothstein vont lui compliquer la vie car Santoro va s'engager dans une voie "plus sombre" ! De plus, notre gestionnaire, qui veut tout contrôler va voir un paramètre lui échapper, la prostituée Ginger McKenna, rôle tenu par Sharon Stone, à la beauté insolente et monteuse d'arnaques de hautes-volées dont il va s'éprendre.

    Sam va épouser Ginger et lui faire un enfant mais ceci est comme la ville perdue au milieu du désert du Nevada, brillante en façade mais pourri à l'intérieur car l'ancienne prostituée reste sous la dépendance de son souteneur, un certain Lester Diamond - joué par James Wood, acteur que j'adore !

    Un film qui se veut un drame implacable ! L'étau va se resserrer autour de Sam Rothstein et Nicky Santoro  - avec excursion dans le désert et coups de pelles derrière la tête puis atterrissage au fond d'une tombe qu'on a soit-même creusé conformément à la tradition des gangsters !

    Pour ce film, Scorsese retrouve Robert De Niro, Joe Pesci et le scénariste Nicholas Pileggi, ayant déjà travaillé avec les trois sur Les Affranchis. Un film qui nous fait rentrer dans les rouages de la mafia et nous rappelle que c'est toujours le casino qui gagne et rafle la mise ! C'est aussi l'histoire de l'ascension et de la chute d'un héros - avec un brin de misogynie car "évidemment" c'est une femme qui cause sa perte !

    Il y a donc pas mal de similitudes avec Les Affranchis au dire de pas mal de critiques mais ne confirmerais, ni n'infirmerais cette théorie car n'ai pas vu cet autre film de 1990.

    Casino s'appuie sur l'histoire réelle de Frank Rosenthal qui dirigeaient plusieurs casinos à Las Vegas dans les années dépeintes par le film, les années 1970, pour le compte de la mafia de Chicago ainsi que le parcours d'Anthony Spilotro dit " Tony la fourmi" qui avait pour mission de le protéger et qui finira comme le personnage de Joe Pesci, massacré à coups de batte de baseball et enterré vivant avec son frère.

    Les prises de vues n"eurent pas lieux en studios mais dans le casino Riviera, à Las Vegas donc, Scorsese cherchant le réalisme avant tout. Au niveau de la garde-robe, De Niro porte 70 costumes différents durant le film et Sharon Stone dispose de 40 robes différentes et n'est donc pas en rester à ce niveau là ! Tout cela doit suinter le luxe et l'opulence !

    Nicole Kidman, Kim Basinger, Melanie Griffith, Traci Lords (l'ex-pornstar) et Madonna furent envisagées un temps pour le rôle de Ginger McKenna mais ce fut finalement Shaorn Stone qui l'emporta et obtint son Golden Globe pour ce film.

    A bientôt !


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  • La sortie de Star Wars Épisode I : La Menace Fantôme en mai 1999 aux USA et en octobre de la même année en France fut un événement très attendu - trop peut-être car il suscita des déceptions par la suite encore que je ne sois pas sûr que les articles qui présentent la Prélogie comme une catastrophe artistique soient tous de bonne foi !

    On eut quantité de produits dérivés : novélisation, comics-books, bande originale, figurines Hasbro, sucettes et boites de corn-flakes estampillées Star Wars et aussi jeux vidéo ! Dans ce dernier domaine, on vit apparaître un jeu d'aventure, une encyclopédie interactive sur CD-Rom et enfin un jeu de courses futuristes, ces derniers produits livrés par les bons soins du studio LucasArts !

    Un des moments les plus épiques du film est la course de modules sur Tatooïne que remporte contre toute attente le jeune Anakin Skywalker, faisant avancer l'intrigue ! Ces modules - ou podracers en VO ! - sont des engins bricolés qui peuvent atteindre des vitesses de plus de 900 km/h. Seules des races aliens à la physiologie particulière sont capable de conduire ces engins et le jeune héros aura fort à faire contre Sebulba, son adversaire retors !

    Star Wars Episode I : Racer - LucasArtsLe jeu qui est tiré de ce moment du film s'intitule Star Wars Episode I : Racer et est sorti, en 1999 donc, dans la foulée du film - ou un peu avant ? - sur PC Windows, Nintendo 64, Dreamcast et Game Boy Color ! Ai joué pour ma part à la version PC ! Il ne faut toutefois pas  confondre ce jeu avec Star Wars : Racer Arcade, la même course mais sur une impressionnante borne d'arcade de Sega, sorti à l'été 2000 ! Ce sont deux jeux complément différents !

    Une suite au jeu pour machines domestiques est sorti en 2002 intitulé Racer Revenge où un Anakin adulte pilote des pods !

    Star Wars Episode I : Racer vous propose tout un ensemble de courses et pas seulement Tatooïne ! On a aussi par exemple Malastare mentionnée dans le film mais aussi Ando Prime, Baroonda, Mon Gazza, Oovo 4, Ord Ibanna et Aquilaris ! Soit huit planètes !

    Il y a aussi plusieurs modes de jeu. Il y  ale mode "Tournament" ou "Tournoi" qui vous fait enchaîner tout le championnat ! En fonction de vos résultats, vous gagner des crédits - de l'argent ! - et pouvez alors améliorer votre engin. Si vous terminez dans les trois premiers d'une course, vous passez à la course suivante.

    Le mode "Free Play" vous permets de jouer avec n'importe quel podracer que vous avez débloqué en mode "Tournoi" sur les courses que vous avez terminé sur ce même mode en changeant les paramètres (nombre de tours ou/et de concurrents...).

    Le mode "Time Attack" est similaire au mode "Free Play" sauf que vous êtes le seul concurrent et jouez contre le chrono !

    L'impression de vitesse est bien rendu - ce qui est essentiel pour ce genre de jeu. Toutefois, ce Racer reste un jeu moyen tant pour un jeu de courses que pour un jeu Star Wars !

    Confrontez-vous à Aldar Beedo, Ben Quadinaros, Boles Roor, Clegg Holdfast, Dud bolt, Ebe Endocott, Elan Mak, Gasgano, Mars Guo, Mawhonic, Neva Kee, Ody Mandrell, Ratts Tyerell, Temto Pagalies ou encore Wan Sandage parmi d'autres concurrents ! Parviendrez-vous comme Anakin a remporter la "Boonta Eve Classic".

    Voilà pour ce jeu anecdotique au final !

    A bientôt !


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  • La série principale de comics Star Wars de Marvel a actuellement une dizaine de numéros de retard sur la Star Wars - Tome 6 : Des Rebelles naufragéspublication US mais néanmoins Panini continue de faire sortir régulièrement des tomes même si ils sont assez espacés dans le temps !

    C'est ainsi que sort en août 2018 Star Wars - Tome 6 : "Des Rebelles naufragés" qui marquent la fin du travail du scénariste Jason Aaron sur la série ! c'est toujours illustré par Salvador Larroca au style si ... "particulier" !

    Cette fois-ci, on a une sorte de série de récits one-shots - ce qui est assez antinomiques ! Les héros rebelles se sont dispersés et on les suit dans autant de récits qu'il y a de protagonistes !

    Dans "Des Rebelles naufragés" - premier récit qui donne son titre à l'album, Luke Skywalker et la princesse Leia sont en perdition sur une planète aquatique. On voit alors que les rebelles ne manquent pas de ressources et font fonctionner le système D dans un remake de Koh-Lanta. Ces deux-là parviennent même à mettre en déroute une escouade de Shore Troopers (vus dans Rogue One !) et finissent par redécoller !

    La série de comics a introduit ses propres personnages dont la contrebandière Sana Starros fait partie ! Dans le second récit, "Les treize caisses", celle-ci monte une arnaque à plusieurs niveaux, avec Lando Calrissian comme associé et témoin et qui lui est un peu dépassé ! Sana double à la fois des pirates, les Impériaux et Jabba le Hutt et récolte de l'argent pour un hôpital !

    Le récit suivant s'appelle "Passeur de Hutt" et mets en scène Han Solo et Chewbacca qui doivent escorter Grakkus le Hutt (qu'on a découvert dans le tome 2 de cet même série - et qu'on reverra dans le tome 2 de la série Poe Dameron !) jusqu'à une prison rebelle pour lui faire révéler l'emplacement d'une cache d'armes ! Mais le voyage se déroule mal ! En réalité, là encore, les Rebelles font preuve de ruse et ont mis au point un stratagème pour faire parler le Hutt, tablant sur son arrogance !

    Le quatrième récit, "La Revanche de l'Astromecano" est assez improbable ! Précédemment, C-3PO a été capturé par l'Escadron SCAR (Section Commando Autonome de Reconnaissance), des Stormtroopers d'élite menés par le sergent Kreel (c'était dans le tome 4, Le Dernier Vol du Harbinger). Dans ce récit, R2-D2, dont "l"armement a été amélioré par Chewbacca" se lance à la rescousse de son compagnon droïde et "terrasse" à lui tout seul des escouades entières de Stormtrooper ! Finalement, "Bouton d'Or" retrouve a liberté !

    Le cinquième et dernier récit, "Fierté impériale" mets précisément en avant l'Escadron SCAR - dont on développe ici les motivations - en particulier de Kreel ! Ces soldats dévoués à l'Empire, implacables, exterminent tout un camp de Rebelles sur la planète Horox ! Luke, Leia, Han, Chewie, Sana et les droïdes ne peuvent que constater la cruauté du commando après-coup et incinérer les corps ! La guerre est déclarée ! Le sort des SCAR semblera être réglé dans le récit one-shot "LesTempêtes de Crait" que j'ai déjà chroniqué ici ! On parie que non et qu'on les reverra, le dit comics étant assez vague sur le destin de ces tueurs !

    Voilà, ce qui clos les effort de Jason Aaron sur Star Wars ! C'est Kieron Gillen, déjà scénariste de la première série Dark Vador qui prends le relais à partir de l'issue US #38 avec un récit se déroulant sur Jedha et faisant le lien avec les aventures de Jyn Erso !

    Cet album contient deux autres récits, sur lesquels je ne m'attarderais pas car ils sont assez anecdotiques ! Le premier, qui ouvre le volume en fait, est l'Annual III où on retrouve Han et Leia qui cherchent une base pour l'Alliance sur un monde éloigné et sont pris à parti par trois chasseurs de primes menés par l'un d'entre eux qui a un contentieux avec la pilote du Faucon Millenium ! C'est un récit de Jason Latour, illustré par Michael Walsh.

    Le dernier récit est "extrait du journal de Ben Kenobi" et s'intitule "La sable pourvoira" qui nous montre les antagonistes auxquels font face les Tusken Raiders ou Hommes des Sables ! Ceux-ci n'ont pas la vie facile entre les malandrins de Jabba qui tuent leur bétail, les fermiers d'humidité revanchards et les Impériaux ! Mais il peuvent compter sur l'aide d'un vieux Jedi bien connu reclus sur Tatooïne !

    Voilà pour ce Tome 6 !

    A bientôt !


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  • Le Château de Fontaine -HenryNous allons nous intéresser aujourd'hui au Patrimoine de la Normandie, en l’occurrence à travers le Château de Fontaine-Henry, une petite commune du Calvados. Il s'agit d'une bâtisse qui date du XIIème siècle, un ancien château fort, qui est passé de familles en familles au fil du temps, dans une même lignée, et qui a connu des aménagements de style : gothique, gothique flamboyant, style Renaissance,...

    Sur l'emplacement d'une première forteresse du XIème siècle, la famille de Tilly, du nom d'Henry de Tilly, fils d'un grand sénéchal de Normandie, apparenté aux Plantagenêts, et qui a pris part à la huitième croisade, cette famille donc fait édifier entre 1200 et 1220 un nouvel édifice. De cette époque subsistent la chapelle et les salles basses - lesquelles salles basses servaient d'abris aux villageois et que l'on peut visiter pour seulement 3 euros ! Dans la chapelle, est diffusé un film d'une dizaine de minutes qu'il est utile de voir avant de faire la visite en elle-même car ça fixe bien les choses !

    La branche aînée des Tilly transmit ses terres à la famille d'Harcourt, descendants de Bernard le Danois (voir mon article sur le "Château d'Harcourt et son Arboretum" !). Jeanne de Tilly épouse en effet, en 1374, Philippe d'Harcourt.

    Durant la Guerre de Cent ans, les Harcourt de Fontaine-Henry jurent fidélité à Charles VIII, Roi de France, et se voient confisquer la plupart de leurs terres par les Anglais qui tiennent la Normandie !

    Après la Guerre de Cent Ans, la famille Harcourt entreprends de reconstruire le Château entre la fin du XVème siècle et les années 1560 ! Une partie des travaux est toutefois achevée en 1537, comme en atteste un fronton de pierre sur la façade !

    A la Révolution française, les villageois protègent les deux châtelaines qui occupent les lieux et qui ont d'ailleurs un lien de parenté avec Charlotte de Corday.

    Le domaine se transmets ensuite à la branche Cornulier, une famille de veneurs. En effet, au XIXème siècle passe entre les mains d'Henri de Carbonnel, marquis de Canisy.

    Henri de Carbonnel  - qui a fait tracer un parc à l'anglaise - transmets ensuite l'ensemble à sa fille adoptive, la marquise de Cornulier, dont la petite fille épouse le Comte Pierre d'Oilliamson, descendants des Williamson, des Écossais qui soutenaient les Stuarts et avaient un accord avec le Roi de France.

    L'actuel châtelain se nomme Pierre-Apollinaire d'Oilliamson et est aussi/toujours marquis. Il a largement ouvert son domaine au tourisme afin de pouvoir procéder à des travaux de rénovation du Château ! L'été, il donne un programme d'animations baptisé "Les enchantées" !

    J'ai visité ce domaine le temps d'un samedi après-midi ensoleillé : la chapelle, les basses salles et même le "labyrinthe" ! Et aussi les jeux en bois dans une aire de détente ! Une bonne petite sortie à faire en famille, pour un prix modique !

    Par contre, je ne garantit pas l'exactitude des infos historiques que je donne ici et suis bien conscient qu'elles mériteraient d'être davantage détaillées ! Ferais peut-être une série sur l'Histoire de la Normandie  - dans le cadre de mes études d'Histoire - et aussi du point de vue littéraire (Malherbe, Corneille, Flaubert,..;) dans l'avenir ! Je vous renvoie aussi à mon article sur "Robert le Diable" et sur tous les musées locaux que j'ai visité ces dernières années avec les gens de mon Foyer !

    A bientôt !


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  • Vernon Subutex - Tome 3 - Virginie DespentesDurant cet été 2018, je m'étais - outre lire Platon, Aristote et Balzac - fixer l'objectif de terminer la Trilogie Vernon Subutex de Virginie Despentes ! Engagement tenu et tome 3 lu en moins de 24 heures tellement c'est prenant !

    On retrouve l'écriture acide de Virginie Despentes - et sa galerie de personnages si originaux autour du principal protagoniste, Vernon Subutex, un DJ un peu clodo mais génial qui a dépassé la quarantaine ! Ils sont tous là : Xavier, Céleste, Aicha, Kiko, Olga, Lydia Bazooka, Sylvie, Daniel, Pamela et d'autres !

    Au début du tome 3 - dont l'intrigue se déroule en 2016 et est fortement ancrée dans la réalité et l'actualité, toute cette bande d'"altermondialistes" en goguette, organise ce qu'ils appellent des convergences, des sortes de rave-party à pas plus de cent personnes où l'on "plane" sans drogue grâce à la musique sélectionnée par le héros principal !

    Cette musique crée des sortes de "liens" entre les individus, parvient à les hypnotiser et ceci sans les effets de descente des drogues !

    Mais les choses ne vont pas durer car Charles, le vieil homme ami du groupe, pacsé à La Véro et qui a secrètement gagné un million au Loto, meurt d'un AVC et donne la moitié de sa fortune à sa bande d'amis ! Dès lors, l'argent pourrissant tout, le doute s'installe et Vernon prends le large !

    Les intrigues des deux tomes précédents ne sont pas laissées en suspend, notamment celle concernant Céleste et Aîcha qui ont tatoué "Violeur" dans le dos du producteur de films Dopalet ! Celui-ci va chercher à se venger et grâce à Max l'ancien manager d'Alex Bleach il va mettre le grappin sur une des deux petites et lui faire passer un sale moment à base de tortures et de viols ! Ses amis parviendront-ils à la secourir avant qu'on ne la fasse passer pour une junkie qui a fait une overdose létale ? Un moment très pénible du roman car la fille en question est un personnage qui m'était énormément sympathique !

    Un roman ancré dans l'actualité ! En effet, il est longuement fait mention des Attentats du Bataclan du 13 novembre 2015, de la mort  de David Bowie et de Prince, de "Nuit Debout",... Ca donne une "touche de vérité" à ce livre ! Et c'est une technique littéraire très utilisée dans les romans d'aujourd'hui !

    J'ai beaucoup ri avec les mentions à la série The Walking Dead où Virginie Despentes explique, à travers le personnage de Dopalet, pourquoi c'est une série qui marche "car il faut tuer avant d'être tué", toujours être en action, prêt à écraser les autres !

    Il y a du revendicatif dans ce texte ! Sur les migrants, sur les ouvriers exploités, sur les arabes et juifs victimes de racisme - toujours à travers le regard des personnages ! Critique sociale acerbe de la punk de la littérature !

    Mais la fin est assez brutale ! Tout cela se termine mal, dans une "ambiance Bataclan" ! Ca fait un peu de la peine de voir disparaître ainsi des personnages auxquels on s'était attachés - et si on ressent cela pour des "créatures de papier", on n'ose imaginer ce que ressentent les survivants et les proches d'attaques terroristes !

    L'épilogue de la Trilogie est assez surprenant aussi ! On se propulse en 2080, en 2100 puis à la fin du IIIème Millénaire où Vernon Subutex est devenu une sorte de prophète ! Ca vire carrément, à ce stade, à la SF avec des "voyages temporels" et l"ouverture de portails" ! Ce qui explique les "liens" visibles dans les convergences ! Ce sont des esprits venus du Futur !

    Voilà qui clôt cette Trilogie ! Essayerais d'autres romans de Despentes ? Peut-être ? A voir ! Je ne sais pas ?

    A bientôt !


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