• Pensées philosophiques - Denis Diderot

    Le Siècle des Lumières voit se dérouler une critique en règne de la religion. Les querelles sont vives entre chrétiens, déistes, athées, sceptiques, entre dévots et libertins ! Les philosophes de cette époque n'ont évidemment pas tous les mêmes positions ! Ainsi, si Voltaire défend la religion comme garante de l'ordre social, si Rousseau met en avant le culte de l'Être Suprême, d'autres comme La Mettrie, Helvetius et le Baron d'Holbach sont des matérialistes assumés et revendiqués qui attaquent en règle la religion.

    Denis Diderot (1713 - 1784) est un athée convaincu et un auteur de génie qui a brillé dans de nombreux genres (roman, théâtre, pamphlet, essai, poésie,...). Les Pensées philosophiques est son véritable premier ouvrage de sa main, lui qui n'avait commis jusque là qu'une traduction de Shaftesbury, l'Essai sur le mérite et la vertu.

    Diderot était bien conscient qu'il délivrait là un ouvrage évidemment polémique et qui susciterait l'hostilité des autorités de l’Église ! Le livre se présente sous la forme d'un recueil d'aphorismes où l'auteur attaque de manière très virulente la religion, tous les monothéismes ! Première œuvre personnelle de Diderot, elle fut néanmoins publiée anonymement et clandestinement en 1746. Elle fut condamnée par le Parlement de Paris.

    L'auteur condamne le caractère mortifère de la religion, commence par réhabiliter les passions et s'oppose à ce Dieu Vengeur qui promet la damnation éternelle. Il remet en question les motivations des dévots et les Écritures, montre son scepticisme à l'égard des miracles.

    Le problème pour Diderot tient au domaine de la preuve, des éléments qu'apportent les Écritures pour justifier la Foi. Diderot n'est vraiment point tendre et montre diverses contradictions et absurdités du dogme - d'un Dieu "qui préfère ses pommes à ses enfants" !  Les textes ne prouvent pas que la religion repose sur du vrai et suscitent le doute chez le sceptique. Peut-on baser sa Foi sur des absurdités et des mensonges ?

    J'ai été étonné par l’extrême virulence de Diderot à une époque où l’Église dominait encore sur le Temporel ! Il risquait gros et sera par la suite emprisonné à Vincennes pour d'autres écrits ! On ne peut que lui reconnaitre un certain courage !

    Dans l'édition de l'ouvrage que je possède, le texte des Pensées philosophiques qui fait moins d'une soixantaine de pages, est accompagné d'un autre texte avec d'autres aphorismes qui vont dans le même sens : Addition aux Pensées philosophiques.

    J'aurais l'occasion de revenir sur l'athéisme et le matérialisme de Diderot !

    A bientôt !

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