• Les insoumises - Jean Haechler (3ème partie)

    Nous reprenons notre recension des portraits de femmes du livre Les insoumises  de Jean Haechler avec trois nouvelles personnalités volontaires et hautes en couleurs et nous resterons cette fois au Grand Siècle, en France avec deux femmes rompues au métier des arbres et une mère modèle soucieuse de ses enfants !

    Mademoiselle de Maupin, de son prénom Madelaine (mais de son vrai nom Julie d'Aubigny), avait plusieurs cordes à son arc. Eduquée à la musique, au chant et à la danse aux Grandes Ecuries de Versailles, elle fut une chanteuse d'Opéra réputée, à l'Opéra de Paris  où elle joue le rôle de Pallas dans Cadmius et Hermione en 1689. Elle avait une technique de voix qui n'était peut-être pas au top mais elle compensait par un jeu de scène très étudié !

    Ensuite, elle avait reçu aussi l'éducation destinée aux garçons en matière d'équitation et surtout de maniement du fleuret ou de l'épée. Elle était remarquablement douée dans l'art de l'escrime et le livre de Jean Haechler recense une foule d'anecdotes où elle vainquit nombres d'adversaires, des hommes bien entendu ! Elle ne s'en laissait pas compter et sa vie donne véritablement matière à roman comme la fois où elle fit sortir son amante d'un couvent en se faisant passer pour un gentilhomme et en faisant croire à un incendie dans la cellule de son amie !

    Car l'amour était le troisième domaine d'excellence de Mademoiselle de Maupin. Défleurée très tôt, à même pas 14 ans, par un noble, le comte d'Armagnac, pour lequel travaillait son père Gaston d'Aubigny (on ne parlait pas encore de pédophilie car les jeunes filles étaient matures plus tôt que maintenant mais ça reste tout de même un peu révoltant, ce droit de cuissage !), Julie d'Aubignac, d'une très grande beauté, était une amante sensuelle qui eut de nombreux partenaires tant hommes que femmes. On citera outre le comte,  Serrane, un maître d'armes, Charlotte, la jeune fille enfermée au couvent, un mousquetaire, Mlle Rochois, une comédienne à la poitrine opulente, le comte d'Albert ou la comtesse de Forensac.

    Bref une personnalité qui a marqué son époque à sa façon !

    Parlons maintenant de Mary Read qui fut connue comme femme-pirate. Celle-ci fut élevée par sa mère, dont on ignore tout et qui la faisait passer pour un garçon pour tromper sa grand-mère dont la petite n'était pas le fruit des amours du père légitime et de la mère dissimulatrice, mais l’aïeule subvenant aux besoins !

    Mary Read grandit donc comme un garçon et finit en tant que tel par s'engager dans la Navy, l'infanterie et la cavalerie où elle tombera amoureuse d'un autre soldat et revêtira pour la première fois de sa vie des habits de femme lors de son mariage !

    Par la suite, elle s'engage comme corsaire puis comme pirate, près de la Martinique et c'est là qu'elle rencontre une Les insoumises - Jean Haechler (3ème partie)autre femme pirate - qui forme avec elle un duo célèbre ! - Ann Bonny, compagne du pirate John Rackam dit Calicot Jack car il s'habillait toujours de laine !

    Mary Read tombera amoureuse d'un prisonnier de Rackam, lequel prisonnier avait des talents de menuisier. Ils s'uniront en secret car durant toute cette aventure maritime, elle emprunte toujours l'identité d'un homme !

    Finalement l'équipage de John Rackam sera abordé et vaincu par un navire de la Navy, pendant que Mary, Ann et le menuisier seront les seuls à combattre sur le pont, Calicot Jack et son équipage, ivres morts, s'étant cachés dans la cale! Rackam sera exécuté mais Mary Read aura droit à la clémence car elle est enceinte ! Hélas, elle mourra de fièvre peu de temps après !

    Notre dernier "femme du jour" est une Encyclopédiste, Suzanne-Marie de Vivans, marquise de Jaucourt. C'est surtout son beau-frère Louis, chevalier de Jaucourt, érudit à la culture immense (que l'on dira donc "encyclopédique") qui était le troisième initiateur de l'entreprise de Diderot et d'Alembert car il ne quittait son cabinet d'études que pour les repas quasiment !

    Suzanne-Marie de Vivans était donc une noble qui avait plusieurs domaines et hôtels particuliers ainsi que trois enfants. Elle intercéda par écrits pour que le premier, Pierre-Antoine, décroche un guidon de gendarmerie, en faisant jouer ses relations. Elle fut amèrement déçue par son plus jeune fils, Armand-Henry, qui se comportait comme un petit marquis, dépensier et jouisseur !

    On a gardé une bonne partie de sa correspondance et ses lettres montrent, outre une maîtrise excellente de l'art d'écrire et l'art épistolaire, une très bonne psychologie des affaires humaines. C'était donc une mère aimante et dévouée et là encore une femme déterminée et de caractère.

    Voilà, je vous dis à bientôt et nous continuerons cette présentation.

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