• Le rabaissement - Philip Roth

    Un autre roman de Philip Roth, Le rabaissement (publié en 2009) va être l'objet de ce billet, peu de temps après vous avoir parlé de Némésis.

    Cet autre roman a en commun avec celui précédemment présenté par mes soins d'être aussi le cheminement intérieur d'un homme, de 65 ans, qui se trouve du jour au lendemain au bord du gouffre, "rabaissé", ayant perdu son élan vital et sombrant dans la dépression !

    Simon Axler est un acteur de théâtre - et quelquefois de cinéma - qui a jadis brillé mais qui a perdu sa capacité - et son envie - de jouer ! Il est désormais rongé par la peur, ressent l'impression d'être un "imposteur" lui qui faisait jusqu'à présent les choses par instinct. Il songe même à mettre fin à ses jours ! Cela va lui valoir d'être hospitalisé dans une institution psychiatrique - où il va faire la connaissance de Sybil Van Buren qui dit avoir surpris son mari, chirurgien de renom, abuser de leur petite fille : affabulatrice ou victime ?

    Mais la vie de Simon va prendre un tour nouveau lorsqu'il retrouve la fille de ses amis acteurs, les Stapleford, qui se nomme Pegeen et est lesbienne. Contre toute attente Pegeen, quittée par son amie, va avoir une liaison avec cet homme, Simon, de 25 ans son aîné. Mais Simon est sur le déclin et les parents le savent qui vont mettre des bâtons dans les roues à ce couple hétérogène.

    Le roman, comme une pièce de théâtre tragique s'articule en trois parties. On a donc vu ci-dessus les parties "Dispersés dans l'air léger" puis "La transformation". La troisième et dernière partie se nomme "Le dernier acte".

    La liaison entre Simon et Pegeen va "requinquer" celui-ci, lui faire "retrouver la flamme". Les deux amants vont jusqu'à pratiquer un "théâtre érotique" invitant une femme de passage dans leur lit.

    Mais au bout du compte, Pegeen quitte Simon sans qu'on en sache vraiment les raisons. S'est-t-elle éprise d'une rencontre de passage ? Est-elle redevenue lesbienne ? A-t-elle écouter ses parents et refusent-elle en conséquence d'être une béquille.

    A un moment du récit, Simon pressentait qu'il retardait l'inévitable (la mort). Son histoire avec Pegeen va lui redonner l'envie de revenir au théâtre, hélas, à ce moment intervient la rupture !

    Simon s'empare alors de son fusil de chasse et monte au grenier dans les dernières pages. Va-t-il commettre l'irréparable ?

    Je vous dirais juste que les dernières lignes du roman de Philip Roth sont un écho aux dernières lignes de la pièce de Tchekhov, La Mouette !

    A bientôt !

    « Les amours de Louis XIVBuffy contre les vampires - Saison 8 Tome 2 : Pas d'avenir pour toi »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :