• Le Neveu de Rameau - Denis Diderot

    Le Neveu de Rameau - Denis Diderot Ce n'est pas si souvent, sur ce blog, que nous avons l'occasion de voyager au Siècle des Lumières ! C'est pourtant ce que nous allons faire ce matin avec un billet sur un roman philosophique de Diderot : Le Neveu de Rameau !

    Diderot emprunte en effet à la veine du roman pour faire passer son message de philosophe. Il adopte plus précisément le registre du dialogue (en vogue depuis Socrate et Platon) pour nous mettre en lumière certaines idées.

    Qui dit dialogue dit deux individualités ! Ici il s'agit de "Moi" que l'on peut considérer sans trop d'ambiguité comme étant Diderot et "Lui" qui est le neveu de Rameau du titre. Rameau est en effet un compositeur de l'époque, auteur de six opéras-ballets dont les Indes galantes et de pièces pour clavecins. Il a véritablement eu un neveu !

    Cette oeuvre de Diderot, le Neveu de Rameau, a longtemps été perdue, fut d'abord envoyé en Russie après la mort de son auteur puis traduite en allemand par Goethe en 1805 avant d'être repérée dans cette langue par un bibliophile averti et publiée en français - enfin - à la fin du XIXème siècle ! Hegel et Michel Foucault s'y sont intéressé, respectivement dans la phénoménologie de l'esprit et l'Histoire de la Folie à l'âge classique !

    Le dialogue s'ouvre sur un questionnement : vaut-il mieux être vertueux ou doté de génie ? L'un et l'autre s'excluent-ils ou sont-il au contraire liés entre eux ?

    En effet, le neveu apparait bien vite comme un personnage assez fort peu recommandable et tantôt génial, tantôt médiocre... Ne vit-il pas dans l'ombre de son célèbre oncle ?

    La conversation va ensuite de digression en digression avec notamment des propos successifs sur l'art, la peinture, le théâtre et - évidemment - la musique et la danse. Diderot fut en effet célèbré pour ses critiques de Salons, les premières du genre - j'entends par "Salons", les expositions de peinture de l'Académie des Beaux-arts qui allaient être ensuite popularisés par la critique de Baudelaire, Zola, Huysmans -entre autres - au siècle suivant , le XIXème siècle !

    Enfin, ce roman se termine sur une critique de la société où le neveu affirme que chacun - même le Roi - agit en fonction de l'opinion des autres. Diderot réplique alors que seul le philosophe est libre !

    Le dialogue - uniquement ponctué par les descriptions des pantomimes du Neveu, se termine lorsque ce dernier prend congés pour les Vêpres !

    J'ai aussi particulièrement apprécié les petites piques à l'égard de Voltaire qui ne manquent pas de saveurs !

    A bientôt !

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