• Le Marginal - Jacques Deray

    Le Marginal - Jacques DerayEn ce début du mois de septembre 2021, nous apprenons avec tristesse le décès d'une des dernières légendes du cinéma français, Jean-Paul Belmondo, Bebel, est parti !

    Pour marquer le coup et faire un article, je viens de visionner sur Netflix, Le Marginal, un film de Jacques Deray, sorti en 1983 de la période baroudeur justicier de Bebel qui enchainait alors les films musclés dans lesquels il s'impliquait totalement, réalisant lui-même - à l'instar d'un Tom Cruise aujourd'hui - ses cascades sous la supervision du professionnel Remy Julienne.

    Dans Le Marginal, Belmondo est l'inflexible commissaire Jordan, flic au grand sens de la justice et au grand coeur, sorte de cow-boy et justicier solitaire, anticonformiste et aux méthodes peu orthodoxes. Mais bon comme on dit "la fin justifie les moyens". Jordan pratique aussi une "justice expéditive" évitant ainsi les longs procès de Barons de la drogue aboutissant à des non-lieux du fait d'avocats véreux. On n'évite certes pas les clichés dans ce film, c'était une certaine époque où les frontières entre le Bien et le Mal étaient encore claires mais commencaient à se brouiller !

    Belmondo est un acteur généreux qui délivre un cinéma populaire. Mais on peut aussi le trouver un peu cabot et répétitif dans les films de cette période : Le Professionnel, Peur sur la ville, L'As des As,... Des films qui reposent un peu sur l'esbrouffe et avec des scénarios plutôt minces, suites de péripéties où le héros montre son grand coeur et fait parler ses poings ou son flingue ! On discute après !

    On se laissera donc emporter dans ce film sur la musique d'Ennio Morricone avec le commissaire Jordan, mis dans un placard à Paris suite à un "excès de zèle" à Marseille pour tenter de coincer le Baron de la drogue, protégé en haut-lieux,  Sauveur Meccaci - joué par Henry Silva qui pour le coup a vraiment une gueule de truand, sur des dialogues de Michel Audiard qui sonnent très bien dans la bouche de Bebel ! Un flic hors des clous !

    Un casting trois étoiles pour ce film ! Carlos Sotto Mayor est la prostituée Livia Maria Dolores Monteblanco et un jeune Tcheky Karyo en début de carrière est Francis Pierron, ami et protégé du héros.  Claude Brosset est Antonio Baldi, un homme de main, Jean-Hughes Lime  - dit "Lime" (de la Troupe du Petit Théâtre de Bouvard) est "Speed", un drogué, Laetitia Gabrielli (vue en copine de Vic/Sophie Marceau dans les films La Boum) est Catherine, une "demoiselle en détresse", Jean-Claude Dreyfus joue un travesti de manière anecdotique mais réjouissante,  Maurice Barrier est "Tonton", Michel Robin est "Freddy le chimiste", Ysabelle Lacamp incarne une prostituée et la liste des acteurs et actrices reconnus de cette époque présents dans le film n'est pas exhaustive !

    J'ai adoré la scène dans un club gay où Bebel joue avec son image de gros dur viril !

    On passe un bon moment en regardant ce film même si ce n'est pas à la hauteur de films emblématiques comme A bout de souffle  ou Pierrot le Fou. Ici, on est en quelques sortes face à un western moderne qui se termine par un duel épique entre le héros et le méchant !

    R.I.P. Belmondo (1933 - 2021)

    A bientôt !

    « Mes nuits sont plus belles que vos jours - Raphaèle BilletdouxLa conscience de soi et la Théorie de l'Esprit - Généralités »

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