• La place - Annie Ernaux

    La place est un roman biographique d'Annie Ernaux où l'écrivain revient sur la vie de son père. Ce livre a obtenu le prix Renaudot en 1984. Annie Ernaux se défend d'avoir voulu écrire un roman. Sa propre écriture est qualifiée par elle d'écriture plate car c'est l'absence de style et d'effet qui permet de mieux accroché la mémoire.

    De quoi est-il donc question dans La place? Tout d'abord le titre s'explique ainsi : la place c'est la place que les gens occupent dans la société. Les parents d'Annie Ernaux sont des ouvriers natifs d'Yvetot devenus épiciers-cafetiers. Ce sont donc communément ce que l'on appelle des gens modestes.

    Annie Ernaux va en quelque sorte s'arracher à ce milieu en devenant institutrice donc en poursuivant des études alors que les filles d'ouvriers traditionnellement travaillent dès 16 ans. Il se crée donc un décalage, particulièrement visible entre le père et le gendre. Pour les parents, c'est la peur d'être déplacé tandis que pour les bourgeois seule compte les conversations spirituels. Or chez les Ernaux, on se contente de choses simples, plus terres à terres.

    Ce livre commence par la mort du père et c'est pour la narratrice l'occasion de ressaisir le passé.

    On avait déjà trouvé un éloge des milieux modestes, une description pleine d'affection de la pauvreté dans Le premier homme, le roman inachevé et posthume de Camus.

    Voilà, je fais un billet court pour un roman court lui aussi (114 pages) mais fort charmant : sans effet de style, répétons-le, Ernaux trouve les mots justes.

    Encore deux articles avant le 150ème billet !

    A bientôt !

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