• La Pensée et le Mouvant - Henri Bergson

    Henri Bergson est l'un des plus grands de nos philosophes modernes qui a exercé en son temps et exerce toujours une grande affluence sur la pensée contemporaine ! J'envisage de travailler sur lui dans un proche avenir !

    La Pensée et le Mouvant est un recueil tardif de Bergson qui regroupe plusieurs de ses conférences, articles et introductions, quelques essais épars rassemblés ici qui permet de préciser les options métaphysiques et la méthode de notre philosophe. Il est question de l'idée de Néant, du Changement  et de la critique du Possible !

    L'ouvrage commence par des essais introductifs qui "occupent les deux tiers du volume" relatifs à la Philosophie de l'Histoire, et les rapports entre la métaphysique et la science. Bergson revient ici sur les concepts qui lui sont si chers d'intuition et de mysticisme !

    Bergson revient sur le concept d'intuition et réfute la même notion chez Schelling et Schopenhauer, revient sur les rapports entre l'intelligence et le temps, le concept de temps dont il montre qu'il est appréhendé par l'esprit humain de manière spatialisée ! L'intuition est une saisie ou une vision de la durée, de ce qui est spirituel et indivisible. Le concept est ce qui permet de comprendre les phénomènes du monde en les nommant donc sur le plan discursif.

    Le concept est beaucoup plus clair que l'idée et immédiatement compréhensible ! La science se sert du langage et des concepts là où la métaphysique se sert de l'intuition. Science et métaphysique peuvent "l'une comme l'autre toucher le fond de la réalité". Avec cette nuance, le relativisme qui affirme que nous ne pouvons toucher la réalité "de manière absolue" !

    Bergson analyse ensuite les concepts de possible et de réel et la question de l'indétermination.

    Par la suite, on trouve deux conférences qui abordent la question de la perception, qui est élargie chez les artistes. Pour Bergson, l'art est une voie d'accès plus directe à la réalité. Il appelle à une conversion qui consiste à se tourner vers la réalité mouvante à rebours de l'intelligence qui fixe et immobilise les choses. Dans une introduction à un livre sur le pragmatisme de William James, Bergson pose qu'il faut aussi tenir compte des sentiments dans l'appréhension de la réalité, et pas que de l'intelligence !

    J'aime beaucoup la pensée de Bergson, assez limpide à la lecture mais qui contient son lot de nuances et de difficultés, sources possibles de contresens et de malentendus !

    J'aurais l'occasion d'y revenir bientôt !

    A la prochaine !

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