• L'incendie du Hilton - François Bon

    L'incendie du Hilton - François BonQuel doit- être l'objet de la littérature ? A-t'elle pour but de dépeindre des événements extraordinaires ? Que l'on songe aux romans de Jules Verne. Ou bien doit-elle s'attarder sur le quotidien ?

    L'incendie du Hilton, retour de François Bon au roman, c'est un peu la survenue de l'imprévu dans le quotidien. Alors que l'auteur est à l'hôtel Hilton à Montréal pour un Salon du Livre, la sirène anti-incendie retentit en pleine nuit et les lieux sont évacués.

    De là, François Bon tire un roman de 182 pages, dont la lecture doit s'étendre sur quelques heures pour relater un événement pratiquement en temps réel.

    Ce roman est le roman de l'attente, et l'occasion de plusieurs digressions particulièrement pertinentes comme François Bon sait en produire: digressions sur la littérature, sur la technique de notation du réel, sur les écrivains, sur le monde de l'édition, sur les inquiétudes de nos contemporains. On s'attardera sur les descriptions minutieuses.

    Le texte se termine par le chapitre "Carnets" où l'on peut entrapercevoir quelques manières d'écrire de l'auteur.

    Ce sont les déambulations nocturnes à Montréal entre la patinoire, la gare centrale et le Tom Horton.

    Au final, un livre agréable, bien écrit... une ouverture sur le monde du livre.

    Voila, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler de "Prison" un autre roman de cet auteur aux Editions Verdier.

    Il est temps de présenter cet auteur. Voici un extrait de wikipédia :

    "François Bon passe son enfance et son adolescence à Saint-Michel en l'Herm, dans le Marias Poitevin, puis à Civray, dans la Vienne. Fils d'un père mécanicien et d'une mère institutrice, il se passionne très tôt pour les livres. Après des études d'ingénieur en mécanique (Conservatoire national des arts et métiers), il travaille plusieurs années dans l'industrie en France (Aciéries en Lorraine) et à l'étranger, où il se spécialise en soudure par faisceau d'électrons (Moscou, Prague, Bombay, Göteborg, etc.).

    Il publie en 1982 son premier livre, Sortie d'usine, aux Éditions de Minuit. Reçu à la Villa Médicis en 1984, François Bon se consacre depuis entièrement à la littérature.

    En 2007, il devient directeur de collection au Seuil en lançant avec Bernard Comment: Déplacements. À raison de six livres par an, il tente de constituer une collection qui échappe au roman et qui pose par certains enjeux d'écriture et un rapport à l'époque contemporaine des questions à la création littéraire."

    A bientôt !

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