• En SF, on peut considérer que le XXème siècle a connu trois maitres : Asimov, Herbert et P.K. Dick ! C'est de ce dernier dont je vais vous parler, sans doute le plus mystique des trois !

    On connait les adaptations cinématogtaphiques de ses oeuvres marquantes : Blade Runner, Total Recall ou encore Minority Report...

    Le propos métaphysique est récurrent dans les oeuvres de K. Dick. L'auteur ne cesse d'interroger : "qu'est-ce que le réel ?" à travers rêves, états post-mortem, folie hallucinatoire, réalité informatique virtuelle, drogues, pouvoirs psioniques...

    Philip K. Dick entretenait lui-même un rapport problématique avec la réalité : utilisateur de drogue, diagnostiqué un moment comme schizophrène, il n'en reste pas moins que ses écrits sont largement en avance sur l'époque où ils ont été écrits : les années 1960 - 1970, faut -il rappeler alors période de la vague psychédélique (Beat Generation, Hippies...)

    Je vais donc vous parler plus précisément de Ubik, roman bluffant du début à la fin. Mais je ne voudrais pas vous dévoiler les surprises et les retournements de situations magistraux de l'intirgue, je me contenterais donc de vous parler de deux éléments majeurs sur lesquels repose la trame de l'histoire : les pouvoirs psy et le concept de semi-vie.

    Le roman met en jeu la lutte entre deux sociétés dans un monde où les gens disposant de pouvoirs de précognition et de télépathie sont apparus, individus qui mettent en danger les libertés individuelles et l'intimité des citoyens de la Confédération Nord-Américaine.

    On a d'une part les précog et les psy de Hollis, sorte de meurtrier sociopathe et terroriste en puissance et de l'autre les Neutralisateurs de Glen Runciter, managés par Joe Chip, le "héros" de ce récit. Vous l'aurez compris tous ces différents pouvoirs -dont les plus puissants permettent même de remonter le temps et de créer autant d'univers parallèles - ouvrent beaucoup de possibilités scénaristiques. Il sera question aussi de précogs dans Minority Report. Cependant l'action ne repose pas que là dessus !

    Car l'idée, le concept, qui est véritablement au coeur du récit - sans même que le lecteur lambda le comprenne tout de suite - est celui de semi-vie, une sorte d'état de conscience entre la vie et la mort en stase cryogénique. Le point fort d'Ubik est que tout au long du roman le lecteur s'interroge sur quelle est la vraie réalité ! On revient à la métaphysique mentionnée plus haut !

    Je ne veux rien vous dire de plus pour ne pas vous gacher vos révélations à la lecture de Dick. Seulement, si vous êtes amateur éclairé de SF, il est inimaginable de ne pas lire ce roman ou cet auteur !

    Bienvenue dans l'autre réalité et à bientôt !


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  • L'Arbre des possibles - Bernard WerberIl est assez étrange que jusqu'à présent je ne vous ai jamais parlé de Bernard Werber. Je l'ai en effet lu abondamment et très tôt. De lui, j'ai lu la trilogie des fourmis, le cycle des anges et des dieux, le cycle de la science, le Papillon des Etoiles, Nos amis les terriens, le miroir de Cassandre et ses recueils de nouvelles.

    c'est d'un de ses recueils de nouvelles, l'Arbre des possibles et autres histoires, ouvrage de 2002, dont je vais vous entretenir aujourd'hui !

    En parallèle à ses cycles et à ses romans, Werber a l'habitude de s'adonner à l'art de la nouvelle. De même, il tient une Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Ces nouvelles et cette encyclopédie sont l'occasion pour lui de tester des idées qui pourront peut-être être transformées en roman plus amples.

    On voit ainsi que dans L'Arbre des possibles la première nouvelle des vingt que compte le recueil, qui s'intitule "Apprenons à les aimer" donnera lieu à un petit roman et à une pièce de théâtre : Nos amis les humains/ Nos amis les Terriens.

    Bernard Werber, auteur à succés, a été très attaqué par une critique élitiste qui lui reproche un style trop facile. Je souscrit à cette observation. Werber n'est pas Flaubert ! Cependant là n'est pas son point fort. A contrario, son mérite repose dans sa capacité à mettre en scène -peu importe comment - des histoires originales et inventives, des univers qui donneront aux lecteurs occasionnels l'envie d'ouvrir un livre !

    De quoi est-il question dans l'Arbre des possibles ? D'autant de nouvelles originales et distrayantes ! Par exemple, un homme se découvre la capacité de voir les noms des choses à la place des choses (jusqu'au jour où il se regarde dans un miroir !). Des touristes du futur font un voyage dans le temps au Moyen-âge, touché par la Peste. Des extraterrestres déposent une gigantesque météorite au coeur de Paris... mais dans quel but, sinon cosmétique !? Découvrez aussi la petite annonce que dépose la déesse Nout, d'une beauté inégalable !

    Ce sont donc au total vingt nouvelles diverses et variées que vous trouverez dans ce recueil ! Il existe une édition illustrée par Moebius.

    Pour terminer, je signale que "l'Arbre des possibles" est aussi un site internet de l'auteur où il tente d'imaginer et de recenser tous les futurs possibles de l'humanité !

    Je vous souhaite une bonne lecture et vous dis...

    ... A bientôt !


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  • L'univers de Star Wars est propice à la rêverie et au développement de l'imagination . L'Ordre Jedi en est un élément essentiel à tel point qu'un des amis proches de Lucas a un jour dit au réalisateur que si il l'avait voulu, il aurait pu "créer une religion."

    1258704141.jpgDaniel Wallace est un expert de cet univers. il a déja collaboré à de multiples ouvrages sur le sujet qui font référence. On lui doit notamment "The Star Wars Essential Chronology" (chez Del Rey, en VO) et plus récemment une collaboration à un luxueux ouvrage sur trois décennies du mythe ! En vérité, ses informations sont toujours très pertinentes car il travaille en étroite relation avec les gens de Lucasfilm et notamment Leland Chee, Gardien des Holocrons et responsable de la continuité de l'Univers Étendu.

    Star Wars : Le Manuel du Jedi se veut un guide rédigé par un Jedi, 1000 ans avant la Bataille de Yavin, à destination des Novices de l'Ordre. Le gros plus est que l'ouvrage est annoté dans les marges par Maitre Tholme, Yoda, Dooku, Qui-Gon Jinn, Kenobi, Anakin, Ahsoka, Luke et Dark Sidious. Ces notes sont des petits bijoux d'humour ! Le document fait donc partie intégrante de l'Univers Étendu et a été récupéré par Luke Skywalker auprès de récupérateurs Squibs.

    Le passionné de Star Wars, comme moi,y découvrira en plus quantités phénoménales d'allusions à des romans, des comics, des jeux vidéos, les jeux de rôles, les séries télé de la franchise.

    L'ouvrage se découpe en quatre parties :  introduction, Initié, Padawan et Chevalier. Il détaille donc l'histoire de l'Ordre, entrecoupée par quatre Grands Schismes, le recrutement (à partir de tests sanguins), les sept formes de combat au sabre-laser, les pouvoirs de la Force ( pouvoirs de Contrôle, Sens, Altération), l'entrainement des Padawans, les missions des Jedi, l'organisation du Temple, les créatures sensibles -ou résistantes - à la Force, les Corps assujettis, les épreuves de passage etc... Bref , ce livre est une vraie mine d'or sur ce sujet bien précis !

    La traduction et la mise en forme en VF sont impeccables. La VO - et c'est une différence de taille - était vendue dans une boite électronique. On ne se plaindra pas du choix de Larousse car le prix diminue d'autant.

    Enfin, pour terminer, je signale qu'il existe également un Star Wars : Path of the Sith, le pendant indispensable du côté obscur mais pas encore traduit !


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  • H. P. Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence, Rhodes Island, Nouvelle-Angleterre, Etats-Unis. Il est le fils de Winthrop Scott Lovecraft et de Sarah Susan (Phillips), tous deux d'origine anglaise.

    Son père est voyageur de commerce, s'absente régulièrement et néglige l'enfant. Trois ans après sa naissance, le père de Lovecraft entre en hopital psychiatrique et y meurt en 1898 atteint d'une forme de syphilis. La mère du futur écrivain se montre également névrosée et trop choyée par sa famille. Elle décide de mettre le jeune Howard à l'abri des tracas de la vie quotidienne.

    C'est donc dans un cadre restreint que le jeune Howard passe son enfance à Providence. Il se rend également à Auburndale, Massachusetts, chez la poétesse Louise Imogen Guiney, une proche amie de sa mère. Il découvre alors la nature qui éveille son sens fantastique.

    A deux ans, il apprend l'alphabet, à quatre ans, il lis couramment et à six ans il étudie les mythologies de l'antiquité et Lovecraft3.jpgse proclame agnostique et paien ! Il fait ses études à Hope High School mais se montre autodidacte. Il se montre très vite différent et se réfugie dans la bibliothèque de son grand -père et y découvre l'astronomie, la géographie et la chimie.

    Dès l'age de sept ans, Howard Phillips Lovecraft entreprends d'écrire des poèmes et quelques textes scientifiques. Ses héros se nomment Sherlock Holmes et Nick Carter. A treize ans, il fonde 'The Providence private eye agency", l'agence des détectives de Providence et écrit, à la même époque ses premières histoires fantastiques : "The beast in the Cave" qui seront éditées en 1918.

    Lovecraft s'occupe ensuite d'un fanzine "The Rhode Island Journal of Astronomy". A seize ans, il publie tous les mois dans le "Tribune" un article sur les phénomènes astronomiques. Sa santé fragile ne lui permet pas d'entrer à l'Université.

    En 1914, il adhère à l'"United Amateur Press Association" et y rencontre amis et correspondants. En 1916, "The United Amateur" publie son histoire "The Alchimist", écrite huit ans plus tôt. La même année, "The beast" parait dans "The Vaggrant" le magazine de W.P. Cook. A ce moment, Lovecraft se met vraiment à écrire des contes fantastiques.

    En 1919, sa mère intègre le "Butler Hospital" pour de graves troubles psychiatriques aussi liés à la syphilis. Elle meurt en mai 1921.

    L'oeuvre continue. "Dagon" parait dans le numéro d'octobre 1923 du magazine "Weird Tales" dont il devient à partir de 1924 un collaborateur régulier tout en travaillant pour "Astounding Stories" et "Amazing Stories". Parallèlement, il révise les textes d'autres personnes tel le prestidigitateur Houdini.

    En 1923, il entreprend son premier voyage à New-York où se tiennent les réunions du Kalem Club, un des premiers cercles de fans du fantastique. Howard rencontre ensuite Sonia Greene une femme d'affaire de l'United Amateur Press Association et "corrige" deux de ses écrits. Il l'épouse en mars 1924 mais ils divorcent deux ans plus tard à cause de tempéraments trop opposés.

    Suite à cet échec sentimental et à son aversion pour New-York, Lovecraft regagne Providence dont il ne sortira plus et se consacre exclusivement à ses écrits. il travaille la nuit et dors le jour. Sa santé s'aggrave peu à peu. il décède le 15 mars 1937 d'un cancer de l'intestin compliqué d'une maladie de Bright.

    J'aurais l'occasion de faire des billets sur les continuateurs de Lovecraft, sur ses écrits et sur le jeu de rôles "L'Appel de Cthulhu".

    A bientôt !

    Sources :

    Graal - Le mensuel des Jeux de l'Imaginaire -Hors-série N°2 -Lovecraft (Premier semestre 1989)

    L'Appel de Cthulhu - Le jeu de rôles - Edition commémorative du 30ème anniversaire -Editions Sans-Détour

    Howard Phillips Lovecraft -Oeuvres Tome I - coll. "Bouquins"  - Robert Laffont


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  • Le but de ce blog n'est pas de raconter ma vie. Néanmoins pour introduire La nuit des temps, je vais revenir sur une anecdote vécue.

    Lorsque j'étais en classe de Seconde, au lycée, j'avais une prof de français exceptionnelle qui nous avait fixé un programme de lectures riche et éclectique. Jugez plutôt : du Balzac, du Vallès, du Stendhal, Erich Maria Remarque, du Orwell, Alain-Fournier, du Zola et d'autres que j'oublie ! Dans la liste, figurait aussi René Barjavel avec son roman La nuit des temps.

    A 15 ans, ce livre allait constituer un choc pour moi !

    Je l'ai relu très récemment et n'ai pas retrouvé les même émois. Il faut dire que le livre représente la science-fiction des années 1950 - 1960 (l'ouvrage est de 1968) sur fond de Guerre Froide et de message écologique et New-Age. il a un petit côté désuet mais charmant. La relecture en fut plaisante !

    René Barjavel est né en 1911, fils de boulanger de la Drôme. Il exerce différents métiers avant de devenir journaliste à 18 ans pour Le Progrès de l'Allier. En 1935, l'éditeur Denoel lui propose un poste à Paris. Barjavel-La-Nuit-des-temps.gif

    Sous le pseudonyme de G.M. Loup, il signe des critiques de cinéma pour l'hebdomadaire Le Merle blanc. En 1943, sous occupation allemande, il publie son premier roman Ravage et un an plus tard, Le Voyageur imprudent qui popularise les paradoxes temporels et sera adapté au cinéma en 1972 par Pierre Tchernia (et qui a aussi inspiré l'excellent L'Armée des douze singes de Terry Gillian avec Bruce Willis et Brad Pitt).

    A la libération, Barjavel se lance un temps dans le scénario de cinéma puis part pour Montpellier où il fonde un magazine.Il continue à publier des romans dont Le Grand Secret en 1973 et avant cela La nuit des temps.

    La nuit des temps raconte la découverte par des scientifiques des vestiges d'une civilisation disparue depuis 900000 ans et enfouis sous les glaces du pole sud. La communauté internationale va s'unir pour explorer ses ruines et va réanimer une femme cryogénisée (puis plus tard un homme) qui se nomme Eléa. Ce roman est une variation de plus autour du thème des amants maudits, ici Eléa et Paikan.

    Eléa va faire le récit de la chute de la civilisation de Gondwana en guerre avec une autre nation et qui a décidé d'abriter ses populations dans des Grands Abris. Mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu.

    La narration assez classique est interrompu par des courts chapitres en italiques où s'exprime un "je", celui d'un des savants de l 'expédition qui s'est épris de la jeune femme et regrette à postériori la tournure dramatique qu'ont prise les évènements. On est donc dans une narration rétrospective.

    René Barjavel demeure un auteur clé de la science-fiction française, bien avant Bernard Werber, et de la culture populaire.

    A bientôt !


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  • Les atouts de la vengeance est le sixième tome de la saga d'Ambre et le premier volume du second cycle, celui de Merlin. Ce Merlin là n'a pas de lien avec le Merlin du Mythe Arthurien cependant !

    Le premier cycle se concentrait sur Corwin, le père de Merlin. Or Corwin a disparu après sa victoire sur Brand et c'est Random qui gouverne Ambre. On présume Corwin mort, exilé sur une ombre à lui ou dément.

    Quoi qu'il en soit, Merlin a aussi des liens avec les Cours du Chaos par Dara sa mère. Il mène une existence paisible sur Ombre-Terre, à San Francisco et s'est lié avec Luke, un autre personnage qui s'avérera bien mystérieux. Tout serait parfait si quelqu'un n'essayait d'assassiner Merlin chaque 30 avril. Quand le jeune homme retrouve un ancien amour, Julia, morte, victime d'un monstre canidé, et en possession d'un jeu d'Atouts, il décide de se mettre en quête de celui qui veut le tuer.

    Pourquoi en veut-on à sa peau? Y a-t-il un rapport avec la Roue Spectrale, une sorte d'ordinateur magique qu'il est en train de construire? L'appareil est capable de répertorier les ombres et acquiérera une conscience ce qui en fera une menace.

    Le récit est vue à travers le personnage de Merlin et se conduit comme une enquête policière. On retrouve le climat d'intrigues et de complots des tomes précédents. Il y a également de très belles descriptions lyriques de paysages fantastiques.

    A la fin du tome, certaines réponses sont apportées mais beaucoup demeurent. Je vais me précipiter dare-dare sur la suite et vous ferais un billet en temps voulu !

    A bientôt !


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  • J'aurais l'occasion de m'attarder sur la vie de George Orwell lorsque je parlerais de La Ferme des Animaux. Présentement, c'est 1984 qui m’intéressera.

    Le roman décrit une contre-utopie encore appelé dystopie. Rappelons d'abord ce qu'est une utopie. C'est un lieu idéal qui n'existe nul part. On trouve des utopies en philosophie (La République de Platon) et en littérature : citons Thomas More et son Utopia, l'abbaye de Thélème à la fin de Gargantua de Rabelais ou encore Lilliput dans Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift.

    Le décor de 1984 est une Londres sinistre d'un terrifiant monde totalitaire soumis à Big Brother, située en Océania.

    Le personnage principal est Winston qui travaille au Ministère de la Vérite où l'on falsifie à longueur de temps les documents historiques car "qui contrôle le présent contrôle le passé." On sait en effet que ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l'Histoire.

    C'est la société du tout-contrôle sous la surveillance des télécrans, préfigurant nos écrans portables modernes. Les actes de tous les individus sont donc tous notés. Mais c'est aussi une société de pénurie et de peur !

    L'Océania de Big Brother et du Parti est en guerre permanente contre l'Eurasia ou bien est-ce contre l'Estasia? Peu importe, rien n'est sûr dans ce monde hormis ce que décide et dicte le Parti. L'ennemi permet de liguer la société contre un bouc-émissaire. Orwell fait vraiment figure de visionnaire ! De même, les bas-instincts réprimés -ou encouragés tel la délation des parents par les enfants - ont une occasion de s'exprimer au cours de la Minute de la Haine, véritable débauche hystérique.

    A côté des cadres et des membres du Parti, il y a une frange d'exclus de la société, les Prolétaires, abrutis de bière, de foot et d'émissions télévisées.

    couverture-de-1984Le "héros" Winston commence à douter de la ligne directrice, à avoir des pensées subversifs, à noter des contradictions dans les discours du Parti, à avoir des réminiscences des temps d'avant. Il tient même un journal intime en cachette. il commence a s’intéresser aux écrits subversifs d'un opposant, Goldstein dont on ne sait pas si il est un mythe ou une réalité.

    De plus, Winston va s'autoriser une histoire d'amour -dissimulée - avec Julia et pensera trouver un allié en contact avec la Résistance chez O'Brien. Mais, en réalité, le Parti contrôle véritablement tout le système et l'emportera sur le "dernier représentant de l'humanité" tel que se présente Winston.

    En effet, le Parti n'a jamais cesser de surveiller Winston. O'Brien est un serviteur dévoué du Parti et Winston sera torturé longuement- et rééduqué - de sa main au sein du Ministère de l'Amour.

    Enfin, il faut signaler qu'en Océania existe une langue spécifique en cours d'élaboration : la novlangue, avec un vocabulaire réduit. Le langage autorise la pensée et donc si l'on restreint celui-ci on décourage l'hérésie. Liberté, émancipation, droits de l'homme sont résumés en novlangue par le terme "penséecrime".

    Une oeuvre sombre,assez désespérante et sans concession. Néanmoins, elle a le mérite de faire réfléchir. A rapprocher des événements historiques du XXème siècle,  nazisme et stalinisme.

    Bien que la date de 1984 soit passée,le livre demeure d'actualité et Big Brother, Novlangue sont des termes passés dans le langage commun, utilisés par ceux qui défendent les libertés.

    Restons vigilants si nous voulons éviter une dérive vers de tels modèles de sociétés !

    A bientôt !


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  • Aujourd'hui, je commence une série de billets consacrés au fantastique comme j'en ai commencé une sur la SF.

    Pour le lecteur qui souhaiterait s'informer plus précisément sur ce genre, on peut recommander les ouvrages suivants :

    - Roger Cailloix; Au coeur du fantastique; Gallimard, 1965

    - Pierre-George Castex; Le Conte fantastique en France; Corti, 1966

    - Tzvetan Todorov; Introduction à la littérature fantastique; Points Essais, 1970

    C'est sur ce dernier livre que je m'appuierais pour fournir la matière de ce billet.gargouille

    Le genre fantastique relève d'une hésitation. Dans les histoires fantastiques, surviennent des évènements que l'on pourrait qualifier d'irrationnels, qui défient la raison. Le fantastique, c'est l'hésitation éprouvé par un être qui ne connait que les lois naturelles, face à un évènement en apparence surnaturel.

    Cet être, c'est à la fois le personnage et le lecteur. Dès lors, très souvent dans ce genre, mais pas toujours, il y a identification entre le lecteur et le personnage.

    Il y a un genre qui pourrait relever du fantastique mais qui n'en relève pas : c'est la poèsie. La poésie est une envolée du "je poétique" mais elle n'est pas représentative. "Ce n'est qu'une séquence verbale, à prendre comme telle, sans essayer d'aller au dela des mots" dit Todorov.

    Le fantastique ne doit être ni "poétique", ni "allégorique".

    Signalons encore une autre conception du genre, celle théorisée par H.P. Lovecraft pour qui le fantastique se juge au fait qu'il doit susciter la peur chez le lecteur. Mais c'est là une conception dépassée du genre qui serait basée sur le degré de sang-froid du lecteur.

    Il faut retenir dans cette définition que je ne développerais pas davantage que le fantastique est une oscillation. Dès que l'on bascule dans l'explication rationnelle (rêve, manipulation, folie, hallucination) on est dans un genre voisin : l'étrange. Si en revanche, on opte pour une explication surnaturelle (le monde n'est pas comme il semble), on est dans le merveilleux.

    Dans un prochain billet, je dresserais un historique non exhaustif du genre : Cazotte, Hoffmann, Poe, Nerval, Gautier, Mérimée, Maupassant...

     

    A bientôt !


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  • Après une période où la SF n'est pas encore constituée où elle oscille encore entre le merveilleux et l'utopie, après une période où elle n'est encore tournée que vers la vulgarisation scientifique née des progrès du XIXème siècle, après le projet et la définition de Scientifiction donnée par Gernsback, la Science-fiction connait une période de productions idéales, un véritable "Age d'or" comme en connait aussi le roman policier à la même époque!

    I - L'age d'or de la Science-fiction

    On pourrait en situer le début à la Crise Economique de 1929 qui a eu des effets sur une SF proliférante mais de qualité plutôt médiocre.

    En effet , de nombreuses revues vont , pour des raisons économiques, cesser de paraitre et celles qui survivront devront hausser le niveau de leur texte pour être perennisées.

    Selon Jacques Sadoul,  cette phase de mutation se poursuit jusqu'en 1938 et produira les fruits de ce qu'il appelle "la moisson" de 1939 à 1949.

    Pour Don Wolheim, l'Age d'or de la SF débute en 1930 et se termine en aussi en 1949.

    En fait, cette période s'achève en 1949 avec une oeuvre emblèmatique, les textes de l'ensemble Fondation de Isaac Asimov et qui constituent une rupture. Il y a un avant et un après Fondation.

    II - L'Histoire des revues

    A partir de 1926, Hugo Gernsback publie les nouvelles de la jeune SF américaine dans Amazing Stories Quaterly. On y relèvera les noms de Lovecraft, du Dr Keller, de Williamson, de Merritt et de John W. Campbell

    En 1929, Gernsback quitte Amazing et crée Science Wonder Stories puis Science Wonder. A la même époque la revue Argosy donne des nouvelles et des romans en feuilleton, parmi lesquelles les textes d'Abraham Merritt et Ray Cummings.

    A la même époque, Weird Tales publie également Lovecraft, Edmund Hamilton et un certain Thomas Lanier Williams plus connu sous le nom de Tennessee Williams. C'est aussi dans Weird Tales que Robert E. Howard publie les aventures de Conan le Barbare.

    Puis entre 1934 et 1938, Amazing Stories va lentement péricliter. Les meilleurs auteurs passeront à Astounding.

    En 1935, la revue  crée par Gernsback, Wonder Stories , commence à avoir de sérieuses difficultés et s'effondre l'année suivante.

    Argosy abandonne les récits de SF pour se consacrer à la littérature générale. Weird Tales survit petitement et sans grand nom à son catalogue.

    La Crise de 1929 et des années 1930 opère une sélection. C'est dans ce cadre qu'apparait une revue destinée à devenir la meilleure pour les vingt années à venir : Astounding Stories; En 1937, John W. Campbell succède à  F. Orlin Tremaine à la tête de cette publication. Dans ses pages, on lira Donald Wandrei, Nat Schachner, Jack Williamson,Murray Leinster, Doc E.E. Smith; Don A. Stuart et Stanley Weimbaum parmi d'autres...

    Par la suite, Campbell sera un découvreur de talents : A. E. Van Vogt, Isaac Asimov, Theodor Sturgeon, Ray Douglas Bradbury, Frederic Pohl, Fritz Leiber, Fredric Brown, Raymond F. Jones ainsi que ceux déja nommés.

    A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, on sent un regain d'intérêt pour la SF et les lecteurs se multiplient. Jack Sadoul impute cet engouement au succès du feuilleton radiophonique d'Orson Welles, La Guerre des Mondes, en 1938. C'est aussi du probablement à l'intérêt des jeunes américains pour les histoires extraordinaires qu'ils peuvent aussi lire dans les comic-books, Superman nait en 1938, Batman en 1939 et l'avènement de Flash Gordon.

    C'est aussi l'explosion d'un mouvement "fanique" avec le premier World Con en juillet 1939 à New-York. Le "fandom" est né du courrier des lecteurs des revues de SF. Ceux-ci se sont regroupés en clubs.

    C'est cette SF qui va déferler en France après la Guerre avec le Plan Marshall. En 1951 sans véritable but autre que commerciale apparait dans l'Hexagone la collection "Anticipation" du Fleuve Noir.

    Nous parlerons de l’émergence de la SF dans ces années-là en France dans la troisième partie de cette présentation.

    En attendant, je vous recommande la lecture du livre Paralittératures de Daniel Fondanèche, excellent pavé qui traite également du roman policier, du roman fantastique, du roman érotique, de la BD , du roman historique et du roman rural... aux éditions Vuibert !

    A bientôt !


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  • Timothy Zahn est un auteur de Science-fiction qui obtint un prix Hugo de la nouvelle (de Hugo Greensback, fondateur des pulps) en 1983. Il est aussi l'auteur de L'orgueil du conquérant.

    Mais ces vingt dernières années, il est surtout connu dans certains milieux comme l'un des contributeurs de ce que l'on appelle "l'Univers étendu" de Star Wars, dont il a posé les bases en 1991.

    En 1991, cela fait huit ans que Le Retour du Jedi est sorti sur les écrans, à peu près cinq ans que Marvel a stoppé les Comics Star Wars et autant de temps que Kenner a arrété la commercialisation des figurines Star Wars. La machine merchandising semble être au point mort.

    Pourtant en 1987, il y eut bien la sortie du jeu de rôle par West End Games.

    Mais c'est en 1991 que Del Rey signe avec Zahn pour la publication de la trilogie "la croisade noire du Jedi fou" dont L'Héritier de l'Empire est le premier volume. En même temps, Dark horse a repris les comics et sort "Dark Empire".

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    Nous sommes cinq ans après la bataille d'Endor. L'Empire ne contrôle plus qu'un quart de son ancien territoire et l'heure est à la Nouvelle République.

    Luke a poursuivi sa formation de Jedi dont il est le dernier représentant. Leia s'est mariée avec Yan Solo et attend des jumeaux.

    Des dissensions apparaissent entre les factions du gouvernement et une autre menace se profile.

    Le Grand Amiral Thrawn, un génie de la stratégie, veut remettre l'Empire en selle. Il découvre un maitre Jedi fou et les trésors cachés de l'Empereur sous le mont Tantiss.

    Parviendra-t'il à ses fins?

    Même si l'on est allergique à Star Wars, cette trilogie romanesque reste un bon moment de SF.

    A bientôt!


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  • Quand on se plonge à fond dans certains écrits du Maître de Providence, qu'on est pris par l'ambiance déliquescente et malsaine de ces récits, on ne peut que se dire que Lovecraft était vraiment un grand écrivain ! Il n'eut hélas pour lui de son vivant que des parutions dans des pulps et des fanzines et aucun livre en devanture de librairie, la gloire vint de manière posthume (j'ai donc encore de l'espoir pour mes Territoires de l'Imaginaire !)

    L'Affaire Charles Dexter Ward  est un de ces morceaux de bravoure littéraire trop méconnus (je ne le connaissais pas !) qui raconte pour résumer rapidement, comment un jeune homme féru d'antiquité va se prendre de passion pour un de ses ancêtres et suivre ses traces sur le chemin de l'ésotérisme et de l'occultisme !

    Charles Dexter Ward est donc le nom de ce jeune homme qui va mener des recherches qui lui seront fatales ! L'ancêtre, c'est Joseph Curwen, un puissant sorcier de la Nouvelle-Angleterre, de la région de Providence très exactement qui a sévit au XVIIIème siècle juste avant la révolution américaine et qui va, par le biais d'un portrait et de rituel, trouvé le moyen de vaincre la mort et de revenir dans l'époque du récit, celle de son descendant infortuné, les années 1920 !

    Non publié du vivant de Lovecraft et écrit au début de 1927, L'Affaire Charles Dexter Ward est un des textes majeurs de l'auteur et aussi un de ses plus longs, entre la nouvelle et le roman. Il fut finalement publié en décembre 1941 dans Weird Tales et s'inscrit dans l'univers du Mythe  Cthulhu ! J'ai été ébloui par la noirceur de ce texte (un paradoxe ?) et aussi par son brio. Tout s'agence parfaitement bien - un grand texte et ce n'est pas ma camarade Mescalinette, "grand prêtresse de Lovecraft" qui me contredira !

    Joseph Curwen manipule des rituels impies, invoque Yog-Sothoth et ranime des morts à partir de sels (en gros leurs cendres) pour obtenir des informations. Il fait partie d'un réseau de sorciers dont les buts ultimes restent mystérieux mais en tout cas très inquiétants et mortels pour l'Humanité ! Au XVIIIème siècle, un Curwen centenaire mais qui ne parait que 40 ans va, suite à l'enquête d'un rival dont il a ravi la fiancée, être chassé par une foule de notables et de marins et passer de vie à trépas ! Simple contretemps pour cet être maléfique !

    A notre époque, celle du récit, comprenez 1920, le sorcier trouve le moyen de se réincarner à travers le jeune Ward dont il vole le corps en remplaçant l'âme par la sienne ! Le brio de cette nouvelle est que beaucoup de choses nous sont suggérées (c'est la règle chez Lovecraft et dans tout bon récit d'horreur !) plutôt que montrer, en particulier dans tout ce qui concerne les rituels de magie !

    Au long des quatre parties, du récit, on assiste à la "démence" de Ward et on relie les éléments comme le font Mr. Ward père et le docteur Willet, au risque de leur santé mentale ! A la fin, une créature est invoquée dont on ne nous dévoilera pas l'identité mais qui laisse des messages en écriture saxonne du Vème au VIIème siècle !

    Le récit est entrecoupé de lettres, de correspondances, d'articles de journaux, de rapports médicaux, de formules magiques qui rendent l'ensemble plus vivant et plus réaliste !

    J'ai adoré lire cette nouvelle et n'ai jamais décroché avant de l'avoir fini ! C'est du grand Lovecraft !

    A bientôt !


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  • Dans les années 1980, la vague de la Fantasy, derrière Tolkien et aussi Donjons & Dragons, commençait à s'abattre en France ! Je me souviens avec émotion des Fêtes de Noel de l'année 1984 où le programme jeunesse  Récré A2 proposa un dessin animé découpé en quatre parties, diffusées sur deux jours et qui nous emmenait vers des mondes enchantés, c'était Le Vol des dragons, une production américano-japonaise !

    Ce dessin animé est basé sur le livre jeunesse de Peter Dickinson, The Flight of Dragons, (1979) inspiré lui-même de la Saga en sept tomes de Gordon R. Dickson, Le Dragon et le George  (1976) ! Le livre pour enfants de Dickinson apporte des explications pseudo-scientifiques au vol et au souffle des dragons et est illustré par Wayne Anderson.

    Rankin/ Bass Prod. est la société qui produisit le dessin animé et acheta les droits à Dickson et Dickinson. Le héros du téléfilm est un jeune homme des années 1980, Peter Dickenson, inventeur d'un jeu de rôles de fantasy et adepte de la logique, propulsé dans le monde féérique en péril ! Dickinson prétend n'avoir touché aucun royalties de Rankin/ Bass Prod. pour avoir vu son nom déformé et utilisé pour le héros !

    Le monde de la magie dépérit acer les humains se tournent de plus en plus vers la science et la technologie ! Les quatre plus grands sorciers veulent alors sauver ce monde mais leur projet échoue car l'un d'entre eux le sorcier rouge, rêve de conquérir toutes les terres ! Le sorcier vert fait alors appel à une équipe d'aventuriers ! Si j'ai bonne mémoire, il y a un jeune et un vieux dragon, et en plus de ces deux dragons, au moins une jolie archère et un loup ! Et pour finir notre Sir Peter Dickenson du XXème siècle, siècle où la science et la rationalité règnent au dépens de la magie, de la fantasy et de l'imagination.

    Mais hélas un accident se produit et l'esprit du jeune citadin moderne fusionne avec celui du jeune dragon ! Il va alors devoir apprendre que tout n'est pas régit par la logique pour maitriser ce nouveau corps dans la quête pleine de dangers qui s'annonce !

    On retrouve la voix de James Earl Jones (Dark Vador, Mufasa dans Le Roi Lion) dans la version originale !

    J'avais adoré ce dessin animé à une époque ou internet n'existait pas et me souvient avoir été dépité en 1984 lors de la première diffusion à Noel car j'avais loupé la seconde partie qui concluait l'histoire qui s'annoncait passionnante ! Mais le show fut rediffusé en 1985 et en 1987 et cette fois, je ne le manquais pas !

    Alors c'est vrai aujourd'hui, ce genre de téléfilm a pas mal vieilli mais il est assez représentatif de l'heroic-fantasy d'alors ! A voir ne serait-ce que par curiosité ! Je pense qu'on peut le trouver désormais sur Youtube !

    A bientôt !


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  • Guêpe - Eric Frank RussellEric Frank Russell est un auteur méconnu mais de grand talent qui a sévit dans le genre Science-Fiction. Guêpe est considéré comme probablement son meilleur roman et peut être vu comme un "petit manuel amusant de terrorisme". Une lecture post- 11 septembre a remis cette œuvre au goût du jour ! On y sent bien l'humour qui caractérise l'auteur. Guêpe  a été publié en 1957 dans un contexte de Guerre Froide.

    Dans le futur, la Terre, rebaptisée Terra, est en guerre contre les Siriens, la habitants de Sirius. Leurs flottes s'affrontent dans l'espace sur la ligne de front. Les Terriens ont l'avantage qualitatif mais les Siriens ont celui du nombre.

    Au début du roman, William Wolf, un militaire, convoque James Mowry, un futur "agent perturbateur", au bout d'une longue sélection. il lui expose alors sa "théorie de la guêpe". Ce petit animal est en effet capable de provoquer par son seul bourdonnement un grand chaos en allant jusqu'à susciter des accidents de voiture en harcelant un conducteur dans son habitacle !

    James Mowry sera débarqué derrière les lignes ennemies sur le monde périphérique de Jaimec afin d'y pratiquer la subversion. Il disposera d'une grande quantité d'équipement, stocké dans une caverne : faux-papiers, tracts, nourriture, vêtements, et même des mines antipersonnel !

    A cours du récit, notre "guêpe" va provoquer un grand désordre parmi les Siriens. Il est bien entendu grimé en habitant local, une espèce humanoïde de couleur violette et va commencer par simplement placarder des affichettes puis par envoyer des lettres ! Il va ainsi former une organisation fantôme, le DAG, Dirac Angestun Gesept,  qui va revendiquer les actions subversive !

    Par la suite, Mowry va monter de plusieurs crans dans ses actions, pratiquant lui-même l'assassinat (contre des généraux et des gens de la police secrète) puis engager des tueurs, poser des bombes, voler des papiers et documents officiel, changeant fréquemment d'hôtel et de planque, bougeant sans cesse et passant entre les mailles du filet du Kaïtempi, la dite police secrète !

    On frémit pour notre héros, va-t"il se faire choper ? Il est amusant de voir le bordel qu'il engendre  et les Siriens sont en pleine déroute ! Par moment, c'est même très chaud pour lui mais l'humour sous-jacent, avec une certaine ironie, est constamment présent !

    A la fin, suite en grande partie aux actions de Mowry, Jaimec tombe lorsque la flotte spatiale terrienne arrive ! Ironie du sort, ses compatriotes terriens le prennent d'abord pour un authentique Sirien et le mettent en cage ! Puis, il finit par réussir à s'identifier et est aussitôt envoyer sur un autre monde, où une autre "guêpe" a eu moins de chance que lui, qui est très doué visiblement, et s'est faite arrêté ! On se doute que cela finira mal pour lui !

    Je possédais ce petit roman dans un coin de ma bibliothèque depuis une trentaine d'année mais ne l'aurais finalement lu que récemment ! Un vrai plaisir !

    A bientôt !


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  • En attendant la suite de ma série de billets  "La SF - Historique", je m'attaque aujourd'hui à une série de notes sur les écrivains de ce genre.

    J'ai déjà eu l'occasion de parler de Dan Simmons à l'occasion de son recueil de nouvelles "le Styx coule à l'envers". Il est donc possible que je me répète ici. Cependant, je vais essayer d'être un peu plus complet!

    Simmons est né en 1948 dans l'Illinois et n'a été publié que tardivement dans les années 80. Enfant, il manifestait une curiosité propre aux enfants précoces. A sept ans, il découvre une caisse de romans et de magazines de SF que lui rapporte son frère. Dès lors, il se plonge dans ce genre. Dès l'année suivante, il commence à écrire sous le pseudonyme de Christopher Starr.

    Alors qu'il est au collège, il publie dans la revue subversive The Satyre des nouvelles de SF qui rencontrent un certain succès, qui font au moins sensation.

    Son diplôme en poche, il devient professeur des écoles pendant dix-huit ans pour des classes d'enfants surdoués dans le Colorado.

    Simmons parle naturellement de SF à ses élèves. Il invente des planètes et des mondes qu'il réutilisera plus tard dans sa saga Hypérion.

    A partir de 1979, Simmons tente d'être publié... sans succès. Alors qu'il est sur le point de se décourager, il participe à un atelier d'écriture où une de ses nouvelles tombe entre les mains du romancier Harlan Ellison. Cette nouvelle, c'est "Le Styx coule à l'envers" ! Ellison l'encourage à continuer et la nouvelle est envoyée et acceptée par Twilight Zone Magazine ! C'est le début du succès qui libère notre auteur de ses inhibitions!

    En 1985, il publie Le Chant de Kali et en 1990, coup sur coup L'Echiquier du Mal et Hypérion. Dès lors le succès ne le quittera plus.

    Les récits de Simmons réinvente le genre SF en mêlant les sous-genres. A conseiller à tous les amateurs, Simmons se doit d'être lu au même titre qu'Asimov ou qu'Herbert!


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  • Le Prince des étoiles - Jack VanceLa Geste des Princes-démons est une saga de SF de Jack Vance, publié à partir du milieu des années 1960. C'est une sombre histoire de vengeance où un héros victime d'un préjudice va occire des "Princes-démons" au fil des romans ! Comme c'est une "Geste", on peut s'attendre à des exploits guerriers ! Il y a en tout cinq tomes dans ce cycle !

    Le premier tome, paru en 1964, s'intitule "Le Prince des étoiles". Kirth Gersen enfant et son grand-père sont les seuls rescapés d'un raid d'esclavagistes dirigés par cinq Princes-démons, sur la ville de Mount Pleasance, sur la planète Providence. Le jeune héros parcourt ensuite l'espace civilisé et policé de la galaxie, nommé Oecumène et s'aventure quelques-fois dans l'Au-Delà, la partie "sauvage", repaire des hors-la-loi ! Comme Star Wars avant la lettre, on a donc une vaste galaxie ! Kirth se forme se faisant à l'art de la survie, au combat, à l'assassinat notamment par empoisonnement.

    Les cinq Princes-démons (un par tome !) sont Attel Malagate, Kokor Hekkus, Viole Falushe, Lens Larque et Howard Alan Treesong. On est en l'an 1524 du nouveau calendrier, correspondant à l'an 3524 après J.-C. et le récit débute avec Gersen sur la planète Smade qui retrouve la piste d'Attel Malagate. La traque ne sera pas facile car celui-ci est en réalité une créature extra-terrestre, un Prince des étoiles (d'où le titre de ce premier volume !) !

    On a donc un héros super-entrainé, voué et déterminé à se venger. Les chapitres s'ouvrent par des petits textes séparés présentés comme des extraits techniques ou littéraires, voire des dictons populaires, qui pose le cadre, renseignent sur les mœurs, la société, la technologie ou l'histoire. Ces extraits sont tirés de l'ouvrage encyclopédique du baron Bodissey  !

    Cette histoire de vengeance est donc le prétexte à décrire tout un univers, avec sa logique ! Mais évidemment le décor ne vaut rien si il ne sert pas une bonne histoire et ici le récit est assez prenant ! On suit la vengeance de Kirth Gersen au long cours !

    Bref, de la bonne SF bien "vintage" qui n'a rien à envier à un Damasio ! Jack Vance est une valeur sûre !

    Je vous dis à une prochaine pour la suite de cette "Geste" !

    A bientôt !


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  • Edgar Allan Poe, auteur longtemps méconnu, voir méprisé, aux Etats-Unis, son pays d'origine, connu très tôt un vif succès en France. Il faut dire qu'il eut un traducteur prestigieux et renommé en la personne de Baudelaire qui sut faire revivre ses nouvelles quelques années après la mort de leur auteur.

    Nouvelliste, Poe est également un grand poète et l'auteur d'un essai sur l'art de la "short story" où il affirme que dans ce style d'écrit condensé, la nouvelle, tout doit concourir à l'effet final, et cela depuis la première phrase.

    On ne parlera jamais assez de l'influence de Poe sur les autres écrivains. Il était admiré par Baudelaire et aussi Mallarmé. Lovecraft lui doit beaucoup. Le maitre de Providence fait partie avec Jules Verne des continuateurs de Poe, en reprenant "les aventures d'Arthur Gordon Pym" dans "les montagnes hallucinées".

    Les Histoires extraordinaires constituent avec les Nouvelles Histoires extraordinaires et les Histoires absurdes et grotesques, l'un des trois principaux recueils des textes de Poe.

    Dans ce premier livre, on trouve, entre autre, "Double assassinat dans la rue Morgue" et "La lettre volée" ou Poe crée le détective Dupin, précurseur de Sherlock Holmes, inventant la nouvelle policière!

    Il y a aussi "Le scarabée d'or", "Le canard au ballon", "Hans Pfall", "Une descente dans le Maelstrom", "Manuscrit trouvée dans une bouteille". Il s'agit souvent d'énigmes ou de récits d'aventures et de voyages où l'on croise des ballons ou des navires fantômes sur fond de nature déchainée.

    "La vérité sur le cas de Monsieur Valdemar", "Révélation magnétique" et "Les souvenirs de M.A. Bedloe" ont pour toile de fond le magnétisme, très à la mode à cette époque. Ces textes explorent les limites entre la vie et la non-vie.

    Enfin,figure aussi le thème de la métempsycose, la réincarnation, dans "Morella", "Ligeia" et "Metzengerstein" qui clôturent le volume. Dans les deux premiers textes apparaissent des figures féminines toutes intellectualisées, pur esprits qui semblent dénuées de sexualité. Les femmes de Poe sont pleines d'érudition mais aussi très fragiles, en proie à la maladie et à la mort. On retrouvera ces éléments dans "La Chute de la Maison Usher".

    Poe mourut dans la misère la plus totale. Les circonstances de sa mort restent troubles et longtemps il n'eut pas de sépulture descente. Poe préfigure en quelque sorte l'écrivain maudit.

    Un auteur à découvrir ou à redécouvrir !


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  • Le Printemps d'Helliconia - Brian AldissLes auteurs de Fantasy et de Science-Fiction sont véritablement des maîtres de l'imaginaire ! Ils créent en effet des mondes complets de toutes pièces ! Il n'y a qu'à regarder Tolkien, George Lucas au cinéma ou plus récemment . G.R.R. Martin !

    Dans cette filiation, en 1982, Brian Aldiss, un écrivain britannique, lance le premier tome de sa Saga Helliconia qui est en fait une trilogie ! Ce premier tome, c'est Le Printemps d'Helliconia  ! La principale caractéristique de ce cycle est que toute l'intrigue repose sur les caractéristiques climatiques et météorologique de son monde, la planète Helliconia qui a la particularité de connaître des saisons qui s'étendent sur des siècles.

    En effet, cette planète tourne autour de deux étoiles,  Batalix et Freyr, en une courte et en une longue révolution, ce qui donne une "petite année" et une "grande année" ! On est donc dans le temps long, celui des civilisations et l'auteur va nous proposer de suivre l'évolution d'une de ces civilisations, de son apogée à son déclin !

    Bien entendu, ces considérations climatiques, avec la description détaillée d'une géographie, d'une biologie, flore et faune, résonnent avec nos préoccupations terrestres quant au réchauffement climatique ! On a en quelque sorte là un des premiers romans écologiques !

    Pendant le grand hiver, avant que le couple Batalix-Helliconia soit capturé par l'orbite de Freyr, les Phagors, des êtres humanoïdes au traits bovins, parfaitement adaptés au froid par leur fourrure, étaient l'espèce dominante sur ce monde ! Mais une guerre à l'échelle mondiale va avoir lieu entre les Phagors et les humains et ces dernières régneront sur l'été !

    Dans le tome 1, Le Printemps d'Helliconia donc, on suit Yuli et son père Alehaw, des humains chasseurs-cueilleur à la veille de leur civilisation, qui survivent dans le froid  et en butte aux Phagors qui capturent le père et le réduisent en esclavage !

    Yuli fuit alors vers le sud et la cité théocratique de Pannoval. Là, il assiste, dans cette ville souterraine, au martyr du prophète Naab dont la religion est appelée à jouer un rôle important dans les siècles suivant ! Yuli tombe amoureux, perds la foi et s'enfuit avec quelques hérétiques. Arrivés à la surface, ces personnes découvrent que le climat a changé et s'est bien radouci ! Ceux-ci vont donc créer leur civilisation !

    C'est de la bonne SF ! Assez originale dans son approche ! Le roman dont il est question ici a été nommé au Prix Nebula du Meilleur Roman en 1982 et a décroché d'autres récompenses : Prix British Science-Fiction, Prix John Wood Campbell Memorial entre autres...

    Brian Aldiss réussit donc l'exercice qui consiste a créer un univers de A à Z ! C'est  de la SF qui lorgne aussi un peu vers la Fantasy et cela se lit très bien ! J'ai beaucoup aimé !

    A bientôt !


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  • Quand on évoque La planète des singes, on a aussitôt à l'esprit le film de Franklin J. Schaffner, de 1967, avec Charlton Heston avec les remarquables prothèses et maquillages de John Chambers. Je passerais sous silence la très controversée adaptation de 2001, de Tim Burton, qui est purement commerciale en regard des autres films de ce génial cinéaste.

    Mais La planète des singes, c'est avant tout un roman de Pierre Boulle, que j'avais lu en troisième à titre personnel et que je viens juste de relire ces jours-ci.

    Pierre Boulle (1912 - 1994) est née en Avignon. En 1941, il s'engage dans les Forces Françaises Libres et combat les japonais en Chine, en Birmanie et en Indochine. Il est fait prisonnier et cette expérience lui inspirera son autre grand succès (aussi adapté au cinéma en 1957) : Le pont de la rivière Kwai

    En 1963, après son retour en France, il s'essaye avec succès à la SF et publie le roman qui nous intéresse aujourd'hui.

    La planète des singes illustre la supériorité de la puissance d'évocation de la littérature face au cinéma. Car même si à la lecture, on est hanté par les images des films, il n'en demeure pas moins que ce livre d'à peine 200 pages comporte plus d'éléments, est infiniment plus riche et inépuisable que tous les films.

    Ici, pas de Statue de la Liberté, échouée sur la plage mais la Tour Eiffel. Ulysse Mérou est un journaliste français embarqué sur la planète Soror où les singes ont imité - singé - l'humanité et l'ont remplacée.

    Le livre est aussi une réflexion sur les sociétés humaines, sur l'évolution, la déchéance, la conquête spatiale, le langage, les expériences de Pavlov, l'expérimentation animale et la science de manière générale, les dogmes...

    Bref un roman à lire même si l'on aime pas la Science-fiction!

    Voila, durant l'été, je livrerais de nombreux billets - je l'espère. Je viens en effet de terminer et d'obtenir ma deuxième année de Lettres Modernes (avec Mention Assez Bien) et dispose de congés pour lire davantage. Restez à l'écoute!


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  • Nous y sommes  ! Où ? A la fin du premier cycle des Princes d'Ambre, celui de Corwin.

    Mais je dois vous avertir si vous désirez conserver la surprise de la lecture (autrement dit si vous en l'avez pas encore lu), passez au billet suivant!

    Dans ce cinquième volume, les intrigues de cours sont un peu laissées de côté (du moins dans un premier temps car elles reviennent à la fin !).

    En fait, c'est le récit d'un voyage. Obéron, le paternel doit restaurer la Marelle, le fondement de toutes les Ombres (les réalités) tandis que son fils Corwin doit se rendre à l'autre extrémité de l'Univers, aux cours du chaos pour apporter la Pierre du Jugement lors de l'ultime bataille.

    On suit donc son périple. Il est talonné par une tempête apocalyptique et doit donc se hâter. Il fait des rencontres hétéroclites, d'étranges lutins, Ygg, l'arbre de vie (selon la mythologie nordique), un géant embourbé (curieuse métaphore!), un corbeau, un chacal, tandis que son frère dément Brand lui tend des traquenards pour lui dérober le joyau !

    Puis c'est la bataille... Titanesque!

    Enfin, le récit s'achève d'une manière que je vous laisse toutefois découvrir. Corwin fait la connaissance de Merlin,son fils (rien à voir avec le Merlin des légendes arthuriennes !) qui possède un peu du sang des cours du Chaos. Ceci marque l'ouverture vers les volumes 6 à 10 : le Cycle de Merlin.

    Voila, bienvenue en Ambre !


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  • Je vous propose dès à présent une rapide présentation historique du genre qu'est la Science-fiction (S-F) .

    La matière de ce billet provient d'un ouvrage universitaire dont voici la référence :

    Gilbert Millet - Denis Labbé; La Science-fiction; collection Sujets-Belin

    Je reprendrais le plan du chapitre deux mais vous renvoie à l'ouvrage en question si le sujet vous intéresse car ce livre est une mine d'informations que je ne fais qu'effleurer ici.

    I - Avant 1862 : les prémices

    Certains auteurs des temps passés sont considérés -peut-être à tort - comme des précurseurs du genre SF.

    Ainsi Voltaire et son Micromégas, Jonathan Swift et ses Voyages de Gulliver.

    Dans le premier cas, cela peut s'expliquer par le continuum entre la SF et le conte philosophique qui interrogent tout deux l'humain. Dans le second cas, le récit de Swift s'apparente davantage à une critique sociale.

    Certains textes très anciens et qui ne sont pas de moindre importance traitent comme la SF du futur de l'Humanité.
    Des visions de l'Apocalypse figurent dans La Bible et le Coran. Mais ce ne sont pas là des textes de SF!

    Dans la littérature antique, on citera L'Odyssée et L'Eneide, qui intègrent des éléments du merveilleux paien. Ce ne sont pas non plus des textes de SF.

    On voit bien qu'il faut donc se méfier des faux précurseurs.

    II - 1863 - 1913 : Naissance de la SF

    Dans les faits, on peut considérer que le vrai père de la SF est Jules Verne. Je vous renvoie aux billets que je lui ai consacré sur ce blog.. Cet auteur alterna les grands romans d'aventures et les œuvres de SF. Il se caractérise par un certain "conservatisme" social et une "modernité" scientifique.

    L'autre précurseur de cette fin de XIXème siècle est Herbert George Wells. En 1895, il fait paraitre la Machine à explorer le temps.

    La principale différence entre ces deux écrivains ne se situe pas vraiment dans un supposé optimisme de Verne opposé à un prétendu pessimisme de Wells mais plus dans le fait que les romans du second ont davantage un propos social, se veulent critique sociale. D'ailleurs dans la seconde partie de sa vie, après la Grande Guerre, le britannique composera des essais sur le progrès social.

    La SF est née en France et en Angleterre. La Belle Époque correspond à la foi dans le progrès (Électricité, avion, automobile...) et donc la littérature de SF, par opposition au genre fantastique, prône la gloire de la Science.

    Ceci va être remis en cause avec la Grande Guerre.

    III - 1914 - 1939 : une lente mise en place

    L'Europe ressort détruite physiquement et moralement du conflit. Cela se ressent dans la littérature.  Des œuvres dénoncent la boucherie des tranchées : Le Feu d'Henri Barbusse, Les Croix de Bois de Roland Dorgelès et A l'ouest rien de nouveau d'Erich Maria Remarque.

    Parallèlement, les avant-gardes tels les Surréalistes menés par André Breton refusent la réalité.

    Il apparait une méfiance envers la science (se souvenir des gaz de combat, des avions de combats, du développement prodigieux de l'artillerie). Avec la révolution russe et bientôt l'apparition des régimes fascistes, le pessimisme est de rigueur. Des œuvres littéraires en SF reflètent bien cette idée: ne citons que Le meilleur des mondes (1932) d'Aldous Huxley.

    La SF se déplace comme la prédominance mondiale, de l'Europe vers les États-Unis.

    C'est en Amérique du Nord qu'apparaissent des revues bon marchés - les pulps - qui publient des auteurs de SF. Le genre prédominant est la space-opéra. Parmi les revues citons Amazing Stories (1926, fondée par Hugo Gernsback), Astounding Stories, Marvel Stories, Fantastic Adventures etc.

    Parmi les auteurs citons Abraham Meritt, Edgar Rice Burrought, Ray Cummings, Jack Williamson, Robert Howard et bien entendu H.P. Lovecraft.

    Le terme science-fiction apparait à cette époque dans ces revues.

    Parallèlement la SF et le fantastique se développent au cinéma : King Kong (1933), Frankenstein (1931), L'Homme invisible (1931), Docteur Jekyll et mister Hyde (1931), Le monde perdu (1925).

    En Bande-dessinée, apparaissent dans les années 20-30, Buck Rogers (1929), Flash Gordon (1934), Superman (1938) ou encore Batman (1939).

    Mais déjà un nouveau conflit mondial se profile.


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  • Bernard Werber fut un temps un auteur que j'appréciais mais cela, c'était avant de me replonger dans les classiques de la littérature et de voir que le style de l'auteur des Fourmis ne soutenait pas la comparaison ! C'est de la littérature facile à l'image d'u Marc Lévy (lui, je n'ai jamais pu terminer un seul de ses livres tellement je m'y ennuie ou un Guillaume Musso). Ce genre d'écrits, je serais capable à la limite d'en produire de semblables - car j'ai pas aussi mal d'imagination en outre ! Mais évidemment, je n'ai pas le piston de ces auteurs !

    Bernard Werber, un imposteur ? Je ne trancherais pas ! C'est un type plutôt sympathique et dans le "camp des gentils" au demeurant !

    Bref désormais, bilan très mitigé sur Werber dont je n'achète plus les derniers romans ! J'ai en outre été très déçu par la fin de son Cycle des Dieux, très fade et pas à la,hauteur de ce qu'il nous avait fait espérer ! Eh oui ! Par contre, des amis à moi, comme mon pote Gautier B., sont de grands fans indécrottables de cet écrivain !

    Ajoutons une pièce à charge ! Un autre roman qui m'a beaucoup déçu : L'Ultime Secret - avec ses innombrables clichés sur la psychiatrie - un domaine auquel je suis très sensibilisé et très informé ! Navrant de la part d'un gars de formation scientifique !

    L'Ultime Secret est le deuxième tome de la trilogie Lucrèce et Isidore - le Cycle des Aventuriers de la Science. e premier tome étant Le Père de nos pères  - sur les origines des hominidés - et le dernier, s'intitulant Le Rire du Cyclope ! Sa thèse, dans L'Ultime Secret, repose sur une expérience mal connue de James Olds sur les sources de la motivation. Il y sera question de syndrome d'enfermement, d'Intelligence Artificielle et de chirurgie cérébrale  Une mise en garde contre les manipulations du cerveau, bref les manipulations mentales, susceptibles de faire de nous des êtres asservis !

    Tout commence avec un certain Ulysse, un honnête banquier qui se retrouve victime d'un accident de la route qui le laisse comme un prisonnier dans son corps, entièrement paralysé ! Avec son médecin, le professeur Fincher, le patient se lance dans une recherche métaphysique - thème récurrent dans les livres de Werber et très intéressant mais jamais très poussé et un peu naïf ! Ulysse va apprendre la psychologie et la neurobiologie, travailler sur les motivations des humains et pardonner à son chauffard !

    Quelques mois plus tard, Fincher remporte un tournoi d'échecs contre une redoutable intelligence artificielle, Deep Blue IV (Werber surfe sur l'actualité de son temps) puis meurt dans les bras de sa femme et top model (bonjour le cliché !) Il semble qu'il soit mort de plaisir !?

    La jeune Lucrèce Nemrod et son ami Isidore Katzenberg vont mener l'enquête qui les mènera en différents lieux : un club épicurien (libertin ?), la chambre d'un top model un couvent pour moines et un asile isolé sur une île (très crédible ça aussi la situation de l'asile !) !

    Nos héros sont poursuiviq par l'organisation Deux Irae qui semble protéger un secret et sympathise avec Umberto, ex-chirurgien viré pour  faute grave qui les conduit sur l'île où se trouve l'asile !

    Là, ils découvrent la méthode de Fincher pour soigner les "fous" ! Sans camisole de force et sans médicaments, par l'art ou le travail ! Chaque pathologie est utilisée dans un domaine professionnel particulier - par exemple, les paranoïaques mettent au point des systèmes de surveillance (très crédible là aussi !).

    Puis, nos deux enquêteurs vont avoir la révélation de l'Ultime Secret au pouvoir et à l'influence redoutable. Ce secret est basé sur l'expérience de James Olds qui découvrit la zone du plaisir dans le cerveau laquelle auto-stimulée, provoque une béatitude éternelle, bref, potentiellement la pire drogue du monde ! Olds aurait, selon la légende, détruit ses travaux !

    Dans ses productions, Werber s'essaie souvent, plus ou moins finement , à des "romans à thèse". Ici, il dresse la liste des 14 choses qui motivent l'être humain, depuis la cessation de la peur jusqu'à l'élévation de la conscience, en passant par la sexualité, les stupéfiants et la religion !

    Au final, pas convaincu par ce roman même si il y a quelques bonnes idées ! Mais c'est trop démonstratif et il y a trop d'incohérences ! Peut-être redonnerais-je sa chance un jour à cet écrivain - que je qualifie quand même d'écrivain, soit ditr-en passant ! Il faudrait que je lise ses derniers livres ! A cela s'ajoute des histoires de plagiats peu ragoutantes... En effet, Werber aurait été plagié sur Les Fourmis et aurait lui-même piqué des idées à de jeunes écrivains qui lui soumettaient des textes, notamment sur Le papillon des étoiles. Après ce ne sont que des rumeurs !...

    A bientôt !  


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  • X-Files – Aux frontières du réel

     

     

    Qu’est-ce qu’une série télévisée ?

     

    Une série télévisée est une œuvre de fiction audiovisuelle, pour la télévision, constituée de plusieurs épisodes, voir de plusieurs saisons, construits autour d'un ou plusieurs éléments communs (personnages, thèmes, ambiances…).

     

    Au fil des ans, depuis l'origine de la télévision, de nombreux genres et formes ont été développés autour de ce principe : feuilleton, anthologie, sitcom, telenovela, soap...

     

    Les origines d’X-Files

     

    X-Files est l’œuvre de Chris Carter. Dans l’histoire de la télévision américaine, il y a eu des séries pré-X-Files qui le scénariste a d’ailleurs regardé.

     

    On citera Kolchak : The Night Stalker, un journaliste qui enquêtait sur des phénomènes paranormaux. Dans Kolchak, chaque semaine voyait l’apparition d’un nouveau monstre, et l’inspiration a rapidement quitté la série. Chris Carter ne fera pas les mêmes erreurs.

     

    Le héros, à l’image d’un David Vincent, était solitaire et faisait face à un monde incrédule. Il n’était pas non plus suffisamment approfondi.

     

    Carter a crée les deux agents Mulder et Scully avec des caractères opposés, de manière à ce qu’ils puisent échanger leurs points de vue, sur des enquêtes dont la base est véridique.

     

    On peut aussi mentionner la série Colonel March of Scotland Yard, datée de 1954, une série anglaise qui reprend le concept de l’enquêteur du surnaturel. Boris Karloff (Frankenstein) interprétait un simili-Sherlock Holmes dont les déductions se situaient aux limites du champ scientifique.

     

    Chris Carter, le créateur de la série

     

    Christopher Carl Carter, né le 13 octobre 1956 à Bellflower, Californie, est un scénariste et producteur américain et le père de X-Files, sa série la plus célèbre.

     

    Il a suivi des études de journalisme au collège, diplômé de l’Université Long Beach de l’Etat de Californie. Son frère W. Craig Carter est professeur de Sciences des Matériaux et d’Ingénierie au MIT (Massachusetts Institute of Technology).

     

    A la sortie du collège, Carter commença à écrire pour le magazine Surfing. Dans les cinq années qui suivirent, il voyagea dans le monde comme écrivain freelance et éditeur associé du magazine.

     

    En 1985, Jeffrey Katzenberg des Studios Disney lit un de ses scripts et l’engage aussitôt comme collaborateur. En parallèle à ce travail, Carter écrit et produit des téléfilms pour la télévision et des pilotes tels Cameo by night et The Nanny (sans aucun lien avec Une nounou d’enfer). Il coproduit la seconde saison de la série Rags to Riches et en 1989, il est le créateur et le producteur exécutif d’une série de comédie intitulée Brand New Life pour les dimanches soirs de la chaîne Disney.

     

    En 1993, il crée et produit la série X-Files ainsi que sa propre compagnie Ten Thirteen Production. 

    A coté de X-Files, il écrira et produira des épisodes de Millenium, Harsh Realm, The Lone Gunmen, le spin-off d’X-Files ainsi que le film X-Files : Fight the future en 1999.

     

    X-Files, un OVNI télévisuel

     

    Autrefois, les épisodes d’une série télévisée étaient indépendants les uns des autres. Hormis que l’on y retrouvait parfois les même protagonistes, chaque épisode pouvait être regardé indépendamment des autres et il n’y avait pas de continuité, ni même de chronologie entre les épisodes.

     

    Dans les années 1980 apparaît la série-feuilleton, de nombreux épisodes racontent une histoire complète, mais une trame longue et lente qui se joue sur toute la série s'y rajoute.

     

    On parle alors de story-arc. Dans certaines séries, un arc couvre une saison (soit une année), on citera Buffy contre les vampires, voir toute la durée de la série comme dans X-Files.

     

    Cette trame longue permet de fidéliser le téléspectateur. Dans ce nouveau style de série, l’univers de fond évolue et il faut regarder tous les épisodes dans l’ordre de tournage pour bien apprécier ce phénomène.

     

    Dans le cas de X-Files, la plupart des épisodes est une enquête indépendante sur un phénomène paranormal (quelquefois l’intrigue se joue sur deux épisodes tel Tunguska ou Le commencement). Mais sur le long cours de la série, on découvre le story-arc (appelé aussi mytharc ou « mythologie de la série ») de la Conspiration gouvernementale. On peut voir aussi évoluer la relation sentimentale entre les deux protagonistes principaux, Mulder et Scully.

     

    Des personnages récurrents sont également créés tel l’agent russe Krycek qui revient dans plusieurs épisodes à intervalle de temps.

     

    Si le téléspectateur manque quelques épisodes, il ne perd pas complètement le fil, puisque la trame longue se développe lentement et sur plusieurs épisodes.

     

    Ce nouveau genre de série télévisée, la série feuilleton, va connaître un succés foudroyant et se propager sur toutes les télévisions du monde.

     

    Mais les séries tels X-Files ont généré d’autres innovations que l’intrigue développée sur plusieurs épisodes, le story-arc et les personnages récurrents.

     

    On peut aussi citer le phénomène des séries spin-off.

     

    Ce sont des séries qui reprennent des personnages de la série principale et les déplace dans un autre cadre.

    Le spin-off  a été fréquemment employé dans le genre soap-opéra (Dallas et son dérivé Cote Ouest, Beverly Hills, Melrose Place et Model Inc.) et encore davantage dans le genre sci-fi – fantastique (Star Trek  et ses quatre spin-off, Buffy et Angel, Stargate SG-1 et Stargate Atlantis, Hercule et Xena…la liste est loin d’être exhaustive...). Mais aussi dans le genre policier avec les trois séries des Experts et celles des New-York Police Judiciaire.

     

    Le spin-off d’X-Files s’intitule Les Lone Gunmen – Au coeur du complot. Il n’a guère rencontré de succès et fut annulé au bout de 13 épisodes.

     

    Les cross-overs

     

    Le phénomène – et la technique narrative que l’on nomme cross-over – viennent de la culture comics. En effet, lorsqu’une série de comics voit ses ventes baisser, les auteurs s’arrangent pour faire venir des personnages d’une autre série ou d’envoyer les personnages de la série qui périclite vivrent d’autres aventures dans un autre titre. Souvent, il arrive qu’une histoire commence dans un titre et se termine dans un autre, obligeant à suivre plusieurs séries.

     

    Ce phénomène fut ensuite appliqué aux série télés, entre des séries spin-off souvent mais pas toujours. On pense ainsi à une histoire qui commença dans la série Le Caméléon et se conclua dans la série Profiler. On peut aussi mentionner des cross-over plus récent entre Les Experts et FBI : portés disparus ou entre Les Experts Manhattan et Cold Case (toutes des séries de Jerry Bruckheimer).

     

    Outre les apparitions des Lone Gunmen, il y a un cross-over qui fit couler beaucoup d’encre dans l’une des dernières saisons de X-Files, l’investigateur Frank Blake de Millénium vint prêter main forte aux agents du FBI dans un épisode qui s’intitule précisément Millénium, une sombre histoire de zombies.

     

    Si les séries sont dérivées en multiples variations, c’est en raison du succès qu’elles rencontrent. C’est dans cette même logique que rentre le phénomène du merchandising.


    Ainsi, pour s’en tenir à X-Files, la série de Chris Carter a été déclinée en romans, en cartes à collectionner, en jeux vidéos (avec les acteurs originaux et qui s’insèrent dans la trame de la série), en statuettes, en mugs, et, consécration suprême, a même été adaptée au cinéma X-Files - Fight the future en 1998.


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  • Aujourd'hui, je vous présente un extrait d'un dossier que j'ai réalisé l'année dernière pour ma licence de Lettres. Le sujet en est le tome 1 des chroniques d'Alvin le Faiseur.

    Alvin le Faiseur – Tome 1 : Le septième fils

     
    Présentation de l’auteur : Orson Scott Card

     

     en 1951 dans l'État de Washington, aux États-Unis, Orson Scott Card a grandi en Californie, en Arizona, et dans l’Utah. Il a été missionnaire au Brésil au début des années 70. Il est membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (mormons) et enseigne actuellement à Salt Lake City.

     

    En 1977, il publie une première nouvelle, pour laquelle il obtient le prix John Campbell (meilleur nouvel auteur en science-fiction). En 1979, il publie son premier roman, Une planète nommée trahison.

     

    En 1985, il publie la Stratégie Ender, récompensé à la fois par le prix Hugo et par le prix Nebula. La suite de ce roman, la Voix des morts, reçoit à nouveau le prix Hugo et le prix Nebula, une première dans l'histoire de la science-fiction.

     

    Au cours des années 1990, il participe à la réalisation de plusieurs jeux vidéo chez LucasArts comme Loom, The Dig ou The Secret of Monkey Island.

     

    Malgré le succès du cycle d'Ender, cet auteur est plutôt orienté vers la fantasy (Magic Street, Enchantement, Lost Boys…).

    Card écrit également de la fantasy biblique (Stone Tables, Rachel et Leah). On lui doit  les Chroniques d’Alvin le Faiseur (six tomes à ce jour, le septième en préparation), et de la poésie (An Open Book).

     

    En 2005, il scénarise deux mini-séries de comics Ultimate Iron Man pour Marvel Comics dessinées par Adam Kubert et Pasqual Ferry.

     

    Il a récemment assumé une position de professeur d’Écriture et de Littérature à l’Université de Virginie du Sud.

     

    Il vit actuellement à Greensboro, Caroline du Nord, avec sa femme, Kristine Allen Card, et leur plus jeune enfant, Zina Margaret.

     

     

    Thématique du roman :

      

    Les Chroniques d'Alvin le Faiseur - Orson Scott CardL’histoire se déroule aux alentours de 1800. Le thème de la colonisation des territoires américains est au cœur du récit. Dans le tome I, les premiers colons s’installent à l’ouest des Appalaches. A cette époque, historiquement, il y avait environs 100000 colons au-delà de ces montagnes (ils seront des millions à la moitié du XIXème siècle). Cependant, les noms de certaines villes dans le roman de Card ne correspondent pas à la réalité historique – l’auteur a pris quelques libertés !

     

    Dans le tome II, la menace des Peaux-Rouges (qui sont en filigrane dans le premier volume) va se préciser et des guerres indiens/colons vont avoir lieu.

     

    Enfin, l’un des grands thèmes de la série est la superstition religieuse, que l’on peut rapprocher de l’épisode des Sorcières de Salem.

     

    La famille Miller représente un certain paganisme. Cette famille qui pratique la sorcellerie –pour de vrai mais de manière discrète – est un peu en porte à faux avec la famille puritaine et sur ce point n’est pas typique. Cependant, souvent dans les grandes religions, on retrouve des éléments assimilés de mythes paiens – ce n’est donc pas au fond si contradictoire qu’il n’y parait. Le révérend Thrower représente la position de l’Église (protestante ici). Reste à déterminer comment la mythologie du Faiseur/ Défaiseur va s’intégrer) à la thématique Dieu/ Diable dans les tomes suivants. 

     

    Le Fantastique et la SF aux Etats-Unis

     


    Les genres fantastiques et de Science-fiction ont connu un large développement aux États-Unis depuis la fin du XIXème siècle. Peut-être, les auteurs américains ont-ils voulu s’approprier un genre naissant et largement délaissé en Europe ?

     

    En Europe, le genre se développe également à la fin du XIXème siècle. On peut citer entre autres La Horla de Maupassant, le Dracula de Bram Stocker et Frankenstein de Mary Shelley pour les plus connus.

     

    Mais parmi les plus grands auteurs de Fantastique et surtout par la suite de SF, on compte beaucoup d’Américains.

     

    Tout d’abord Edgar Poe, qui excella dans les genres policiers (Les histoires du chevalier Dupin) et fantastique (Les aventures d’Arthur Gordon Pym), mêlant souvent les deux.

     

    Plus tard, dans les années 1920, Howard P. Lovecraft, écrivain du Massachusetts, développe toute une mythologie fantastique autour de divinités extraterrestres hostiles à l’humanité que ses nombreux continuateurs nommeront mythe de Cthulhu.

     

    A partir de la Guerre Froide, la Science-fiction se développe : l’invasion extraterrestre se substituant à la menace communiste. La SF se subdivise en différents genres et sous genres : la hard-SF (SF a fondement technologique), le space opéra, l’héroic-fantasy, la dark fantasy, le steampunk, l’uchronie, le cyberpunk…

    La liste des auteurs est longue : Isaac Asimov (Fondation, les robots), Ray Bradbury (Chroniques martiennes) Frank Herbert (Dune), P.K Dick (Total Recall), P.J Farmer (Riverworld), A.C. Clarck (2001), B. Aldiss (Helliconia), D. Simmons (Hypérion), Gibbons et Card. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

     

    De nos jours, la SF interroge encore davantage l’Homme sur son avenir. L’inquiétude augmente avec le développement du clonage, la montée des intégrismes. Il a été dit que la SF et le Fantastique étaient des genres qui connaissaient leur apogée lors des grandes crises de civilisation. Alors la SF a encore de beaux jours devant elle !


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  • Autrefois, quand j'avais un peu plus de temps (en 2006!), je rédigeais des fiches de lecture. Je vais vous en proposer quelques unes sur ce blog car j'ai remis la main dessus.
    Attention, ces fiches contiennent des résumés complets! Ainsi, qu'une brève analyse!

    Pour commencer, voici :

    L’appel de Cthulhu -  H.P. Lovecraft

     et        

    Légendes du Mythe de Cthulhu Tome 1 -  A. Derleth                  

     

    Édition poche ; Presses Pocket 5347

     

    Préface par A. Derleth

     

    L’appel de Cthulhu par H.P. Lovecraft ; The Call of Cthulhu, 1928

    Talion  par C.A. Smith; The retrun of the sorcerer, 1933

    Ubbo-Sathla par C.A. Smith; Ubbo-Sathla, 1933

    La Pierre noire par R.E. Howard ; The Black Stone, 1931

    Les Chiens de Tindalos par F.B. Long ; The Hounds of Tindalos, 1929

    Les Mangeuses d’espace par F.B. Long ; The Space Eaters, 1928

    L’Habitant de l’ombre par A. Derleth ; The Dweller in Darkness

    Au-delà du seuil par A. Derleth ; Beyond the Threshold, 1941

    Le Tueur stellaire par R. Bloch ; The Shambler from the Stars

     

    Résumés

     

    L’appel de Cthulhu

    L’héritier et exécuteur testamentaire du professeur George Gammel Angell, décédé dans d’étranges circonstances prend connaissance de documents laissés par son grand-oncle. Il découvre ainsi les témoignages d’artistes, Henry Anthony Wilcox en tête, concernant des rêves montrant une cité engloutie aux dimensions cyclopéennes. Ces rêves ont tous été faits durant la même période de 1925. Le professeur Angell a également consigné l’enquête de l’inspecteur Legrasse sur un odieux culte démantelé dans les marécages reculés de la Louisiane en 1907. Tout ceci semble se recouper et témoigner d’une adoration aux quatre coins du globe et depuis la nuit des temps pour une entité démoniaque répondant au nom de Cthulhu qui attend dans la cité de R’lyeh, le jour de son réveil. Enfin, le jeune héritier du professeur Angell découvre le témoignage du dernier marin survivant du navire l’Emma. Johansen, un norvégien, décédé récemment à Oslo aurait abordé sur une ile qui semble correspondre à R’lyeh. Cthulhu aurait tué tous les autres membres de l’équipage. La cité engloutie aurait momentanément émergée puis Cthulhu aurait replongé dans son sommeil, laissant un répit à l’Humanité.

     

    Talion

    John Carnby, un savant retiré du monde, engage un jeune homme pour l’assister dans ses recherches. Il étudie la sorcellerie et la démonologie. Le jeune homme, pour mieux le seconder sera logé chez Carnby. Il demande à son assistant de lui traduire un passage du Nécronomicon. En réalité, John Carnby a tué et dépecé à la scie son frère jumeau qui était meilleur sorcier que lui. Mais le frère avait passé des pactes occultes et revient de la mort pour dépecer à son tour son jumeau. L’assistant quitte la maison horrifié.

     

    Ubbo-Sathla

    Paul Tregardis découvre un cristal laiteux qui a jadis appartenu à Zon Mezzamalech, un sorcier d’Hyperborée. Tregardis et Mezzamalech ont tous les deux plongés leurs regards dans l’objet, à des époques différentes et ont remontrer le temps jusqu’à la soupe primitive avant de disparaître.

     

    La Pierre noire

    Près de Stregoicavar, en Hongrie, se dresse un mystérieux Monolithe Noir. Le narrateur a étudié le folklore de la région. Le poète Justin Geoffrey a dépeint l’endroit dans Le Peuple du Monolithe avant de devenir fou. Finalement, le narrateur se rend en Hongrie, sur place et sur le lieu même où se dresse la pierre, assiste halluciné au cours d’une nuit obscure à une cérémonie sacrificielle impie, dédié à une monstruosité baveuse, surgie du fond des ages telle une vision démoniaque. La Pierre est en réalité la flèche d’une citadelle enfouie qui domina cette terre il y a des éons.

    Les Chiens de Tindalos

    L’écrivain occulte Halpin Chalmers a découvert une nouvelle drogue qu’il expérimente et qui lui permet de remonter la dimension du temps. Mais il remonte trop loin et attire sur lui l’attention de créatures redoutables qui vivent dans les angles du Temps. Il est retrouvé mort chez lui quelques jours plus tard.

      

    Les Mangeuses d’espace

    Howard, un écrivain d’horreur, explique à Frank, un ami, qu’il cherche à décrire une nouvelle forme de terreur. C’est alors qu’Henry Wells vient leur annoncer qu’il a été agressé dans le bois de Mulligan par une chose filamenteuse qui a creusé un trou vers son cerveau. Puis Wells s’enfuit en hurlant. Howard et Frank le suivent dans le bois et sont confronté à la « chose ». Réfugiés avec Wells dans une grange, ils font venir un médecin pour qu’il extrait la chose qu’il a dans le cerveau. Le chirurgien repart terrifié et Wells, revenu à l’état animal, décède. Howard et Frank fuient le bois Mulligan par bateau tandis que les arbres brûlent. La « chose » disparaît. Howard s’efforce de retranscrire dans un récit l’horreur indescriptible de cette nuit malgré les avertissements de Frank. Howard deviendra le prêtre de la « chose » et sera tué par le « Maitre ».

     

    L’Habitant de l’ombre

    Le lac de Rick, dans le Wisconsin, est un lieu sinistre au milieu d’une forêt sur lequel courent des légendes sinistres. On dit qu’une créature mi-homme mi-bête rôde dans les environs. Le professeur Upton Gardner se rend sur place pour enquêter et disparaît. Son assistant Laird demande à Jack de venir avec lui dans la cabane près du lac pour découvrir ce qui se passe. Sur place, les deux hommes passent plusieurs nuits au cours desquels ils observent et entendent des phénomènes bizarres et inquiétants : bruit du vent, arbres immobiles, sons de flûtes, hurlements inhumains. Ils obtiennent sur un dictaphone des recommandations semblant venir de Gardner qui leur demande d’invoquer Cthugha pour détruire ce bois maudit. Les deux hommes interrogent le professeur Partier qui en connaît long sur les Grands Anciens ainsi qu’un métis qui vit à l’orée du bois. Ils consultent aussi les notes de Gardner et trouvent une pierre gravée de dessins immondes dans la forêt. La nuit, ils sont confronté à l’Etre-Sans-Visage, Nyarlathotep qui prend même l’apparence de Gardner pour récupérer les documents et notes du véritable Gardner. Finalement, Cthugha est invoqué et détruit le bois.

     

    Au-delà du seuil

    Frolin Alwyn appelle son cousin Tony car il s’inquiète de l’état de son grand-père Josiah Alwyn qui s’est lancé dans des recherches occultes sur les traces du grand-oncle Léandre dans la demeure familiale. Il recherche un « seuil » qu’il ne faut pas franchir. La nuit, des phénomènes étranges et inquiétants se produisent et s’arrêtent aussi secs suite à l’intervention des deux cousins : bruits du vent, sons de flûte, cris inhumains. Finalement, le grand-père ira au bout de ses investigations et sera emporté dans l’espace par Ithaqua le marcheur du vent. La toile peinte par Léandre qui trônait  dans la maison cachait en réalité un passage secret vers une grotte par laquelle a surgit le Wendigo

     

    Le Tueur stellaire

    Un écrivain oisif en manque d’inspiration met la main sur un exemplaire du De Vermis Mysteriis. Il se rend chez un ami et lui met ce livre entre les mains. L’ami imprudent récite alors une formule en latin et attire sur lui la fureur d’un vampire stellaire qui le vide de son sang. L’écrivain qui a acheté le livre repart en brûlant la maison.

     

    Analyse

     
    On retrouve dans ces quelques nouvelles l’idée d’entités démoniaques très anciennes, à la malfaisance et à la  puissance incommensurable contre lesquels on ne peut lutter. Les Grands Anciens correspondent à des esprits élémentaires. Cthulhu est l’esprit de l’eau, Nyarlathotep l’esprit de la terre et Cthugha celui du feu. Nyarlathotep est aussi très clairement le messager des autres dieux. Il est capable de prendre apparence humaine.

    On retrouve également ici plusieurs ouvrages occulte, le Livre d’Eibon, le De Vermis Mysteriis parmis tant d’autres et en tête le plus fameux, le Nécronomicon.

    Les écrivains inspirés et correspondants de Lovecraft apportent ici quelques contributions au Mythe de Cthulhu, créatures et ouvrages : les Chiens de Tindalos par Frank Belknap Long, Ithaqua et Cthugha d’Auguste Derleth, le Livre d’Eibon de Clark Ashton Smith, l’Unaussprechtlichen Kulten de Von Juntz de Robert E. Howard, le  De vermis Mysteriis de Ludvig Prinn de Robert Bloch.

    L’appel de Cthulhu est le troisième récit du Mythe de Cthulhu écrit par Lovecraft, en 1926. Le terme du Mythe commençait alors à émerger dans son esprit.


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  • La main d'Obéron est le quatrième tome de la saga des princes d'Ambre qui en compte dix. J'ai déjà eu l'occasion sur ce blog de commenter Le signe de la licorne.

    Je ne m’appesantirais pas sur l'intrigue pour ne rien dévoiler. Si ce n'est que les complots semblent sur le point, dans ce volume, d'arriver à leur terme. Corwin, le héros, interroge les différents protagonistes et met progressivement, avec le lecteur, en place les éléments du puzzle.
    Cette histoire s’achèvera dans le tome cinq et dans les cinq derniers tome, c'est une nouvelle saga qui se met en place autour d'un autre personnage, Merlin, me semble-t'il.

    Mais je n'en suis pas encore là dans ma lecture. Pour ce billet, je me propose de revenir sur la biographie de l'auteur Roger Zelazny.

    Roger Zelazny (1937 - 1995) publie ses premières nouvelles dans la revue Amazing stories en 1962. Il a remporté tout au long de sa carrière de nombreux prix dont le prix Hugo en 1968 pour Seigneurs de Lumière.
    Il publie également des romans qui reprennent des grandes figures mythologiques.
    Ainsi l'hindouisme est évoqué dans Seigneurs de lumière. L'auteur joue avec les mythes égyptiens dans Royaume d'ombre et de lumière ou indiens dans L’œil de chat et bien sûr para-celtique dans la série des Princes d'Ambre.

    Les princes d'Ambre a connu récemment une réédition en Folio SF mais il est a noter que l'ancienne édition poche  chez Présence du Futur bénéficie d'admirables illustrations de couverture par Florence Magnin, qui sont restées célèbres chez les connaisseurs.

    Ai-je eu l'occasion de dire dans mon précédent post sur Zelazny que dans les années 90, la saga d'Ambre a bénéficié d'une adaptation en jeu de rôle. Ambre ayant la particularité d'être un jeu de rôle sans dés basé sur un système d'enchères et privilégiant ce que les anglosaxons appellent le storytelling par rapport à l'aspect technique de ces jeux.

     Voila, j'aurais sans doute l'occasion de revenir sur Zelazny dans le futur.

     En attendant, si vous aimez la fantasy, qu'attendez vous pour vous plonger dans les Princes d'Ambre ?


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  • Isaac Asimov était un écrivain visionnaire et donc, pour cette raison, versé dans la Science-Fiction ! Il possédait de Fondation - Isaac Asimovvastes connaissances scientifiques et était un vulgarisateur dans ce domaine ! On lui doit essentiellement deux œuvres maîtresses, d'une part le Cycle des Robots - où il pose les fameuses "Lois de la Robotique" -  et le Cycle de Fondation - où l'Humanité se lance à la conquête des étoiles grâce à sa somme de connaissances ! C'est au premier roman de ce Cycle de Fondation, intitulé sobrement Fondation auquel nous allons nous intéresser dans ce billet !

    La SF d'Asimov est assez "technique"  mais pas autant que celle d'un Arthur C. Clarke et sa "hard-SF" car la SF du premier conserve certains aspects "Space-opéra" !

    Fondation est un "roman" composé en fait de cinq nouvelles écrites entre 1942 et 1944 et regroupées en 1951 pour former ce livre. Des préquelles furent écrites par la suite, qui se situent donc avant ! Mais dans ce premier livre, qui se déroule 22000 ans environ dans le futur, on couvre une période de 500 ans d'un interrègne qui voit la chute de l'Empire des humains !

    En effet, nous sommes 13 à 15 millénaires après la perte de la Terre, devenue inhabitable ! L'Humanité s'est déplacée vers les étoiles et a formé un Empire qui englobe toute la Voie lactée et 25 millions de mondes habités - rien que ça ! Sa capitale est le monde de Trantor, entièrement recouverte de dômes en métal !

    Au cours de ce 13ème millénaire, un homme, Hari Seldon, invente une science statistique, la psychohistoire et prédit la chute de cet Empire, suivi de 30000 ans de barbarie précédant la naissance d'un autre Empire. Comptant réduire cette période trouble à 1000 ans, Seldon va créer la Fondation qui aura pour tâche de rassembler tout le savoir humain dans une Encyclopédie. La planète Terminus accueillera cette Fondation ! Mais Seldon crée en secret une Seconde Fondation, pour épauler la première, située à l'autre bout de la galaxie, à Star's End !

    Le livre contient donc cinq parties qui reflètent cinq étapes historiques du processus et de la Fondation !

    Tout d'abord, on a "les Psychohistoriens" qui montre l'exil d'Hari Seldon sur Terminus avec son équipe, après son jugement. Il commence alors à rédiger l'Encyclopédia Galactica pour conserver le savoir de l'Humanité pendant la période de barbarie à venir ! Seldon est alors vu comme un agitateur politique dont l'Empire souhaite se débarrasser !

    La deuxième partie se nomme "les Encyclopédistes" et se déroule 50 ans plus tard. Les provinces impériales autour de Terminus se proclament à tour de rôle royaumes indépendants et les prophéties/ prédictions de Seldon s'accomplissent ! Salvor Hardin,  le maître de Terminus entre alors en action pour préserver sa planète. Lors de l'anniversaire de la Fondation, Seldon apparaît en hologramme pour révéler que l'Encyclopédie n'était qu'un prétexte pour créer la Première Fondation. Ayant tout prévu pour les siècles à venir, il apparaîtra sous cette forme à chaque crise !

    On se retrouve en l'an 80 du calendrier de la Fondation avec "Les Maires" où Salvor Hardin a renversé le conseil de l'Encyclopédie et pris le pouvoir juste après la première apparition de Seldon dans le caveau. Hardin fournit alors l'énergie nucléaire, seul atout de la Fondation, aux royaumes voisins en échange de leur non-ingérence et bâtit une religion autour de cette énergie avant de s'en servir comme arme notamment contre le royaume d'Anacréon !

    Viennent ensuite "les Marchands" qui se situent en 135 après la naissance de la Fondation. Les Marchands de la Fondation font commerce d'appareils miniatures fonctionnant à l'énergie atomique. L'un d'eux se retrouve emprisonné sur Sakone, une planète où cette énergie est tabou, et il est en passe d'être exécuté ! Un autre Marchand vient à sa rescousse car l'énergie nucléaire doit toujours permettre à la Fondation de développer une religion pour contrôler les mondes voisins et étendre l'influence de la Fondation !

    "Les Princes Marchands" - en l'an 155 - conclut ce premier livre. Des astronefs de la Fondation sont portés disparus dans le secteur de Korell, détruits à l'aide d'armes atomiques. Hober Mallow, un marchand de la Fondation mène l'enquête sur la planète Korell. Sur ce monde, une civilisation basée sur des objets technologiques gigantesques s'est développée. Marlow parvient à se faire élire comme maire sur Korell et abandonne la religion comme outil d'expansion car elle n'inspire plus que rejet sur les mondes du secteur !

    Un récit bien construit - avec une évolution vers un but suivant un dessin - au long de ces cinq nouvelles ! C'est assez passionnant et, même si cela a été écrit dans les années 1940/50, ces récits restent dans les canons actuels de la SF et du Space-opéra si on mets de côté les mentions à l'énergie atomique - on est bien sûr après Hiroshima et Nagasaki et en pleine Guerre Froide avec la menace nucléaire latente !

    Ce concept de psychohistoire est également assez passionnant ! Une histoire de l'Humanité que Seldon espère prédire et contrôler au moyen de ce nouveau savoir bien que le déroulé des événements semble plusieurs fois dans les nouvelles prendre des directions nouvelles ! Mais on vous dit que Seldon a tout prévu !

    Et quelle est donc cette Seconde Fondation ? Il n'en est pas encore trop question à ce stade, dans ce premier volume !

    A bientôt !


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  • On continue la description du cycle d'Elric avec un recueil de nouvelles paru en 1976, sous la plume de son auteur,Le Navigateur sur les mers du Destin - Michael Moorcock le Britannique un peu hippie, Michael Moorcock et qui s'intitule Le Navigateur sur les mers du destin !

    Elric le Melnibonéen a décidé de quitter - fuir ? - sa patrie pour quelques temps histoire de découvrir les Jeunes Royaumes ! Mais son périple va l'entrainer bien plus loin, à travers d'autres dimensions puisqu'il va explorer le Multivers !

    La notion de Multivers est fascinante ! Elle a été exploitée par les comics (Marvel et DC Comics) et aussi dans les séries-télé (Buffy, Stargate, Sliders, Fringe, etc,...). Je prévois toujours d'écrire un court essais sur ce sujet qui inclurait des éléments de philosophie, de la mécanique quantique et de la culture ! On retrouve cette idée de Multivers dès la SF des années 1950/60/70 !

    Elric va donc croiser la route d'un étrange navire au capitaine aveugle ! Ce navire a la particularité de naviguer entre les dimensions et sur celui-ci le Melnibonéen va rencontrer d'autres incarnations du Champion Eternel dont il est lui-même un avatar : Corum, Hawkmoon et Erekosé ! Je vous parlerais peut-être de ces Champions un autre jour mais pas cette fois ! Ce sont les héros d'autres cycles de Michael Moorcock !

    Le but de cette expédition est d'éliminer deux puissants magiciens, deux étranges sorciers !

    Le recueil contient d'autres récits ! Elric va ainsi faire la rencontre d'un ancêtre melnibonéen hanté comme lui par une histoire d'amour dramatique !

    Enfin, de retour dans les Jeunes Royaumes, Elric va explorer un continent perdu qui recèle peut-être les origines de l'Empire Melnibonéen !

    Un recueil épique, dépaysant voire bizarre ! Pour ma part, c'est peut-être le tome du cycle d'Elric que je préfère !

    A bientôt !


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  • Terry Pratchett est un auteur britannique, né en 1948, qui écrit de la fantasy. Il est principalement connu pour ses Annales du disque-Monde.

    Une de mes connaissances me vantait depuis quelque temps les qualités de cet auteur. J'ai donc décidé de franchir le pas mais pas en m'attaquant à son œuvre principale mais plutôt par un de ses écrits mineurs histoire de m'acclimater peu à peu.

    Je trouvais donc dans une bibliothèque le tome 1 - les camionneurs du Grand Livre des Gnomes (qui doit compter trois tomes si je ne me trompe).

    Les Gnomes sont des créatures d'à peine quelques centimètres. Ils vivent en multitudes dans le Grand Magasin d'Arnold Frères (fond. 1905). Masklinn, un gnome de la campagne, avec Grimma, Torrit et Mémé Morkie vont découvrir le Grand Magasin. C'est d'abord le regard des gnomes sur les pratiques des humains, un regard décalé et plein d'humour.

    L'humour est en effet omniprésent dans ce livre et l'on sourit à chaque page. Quelques exemples : les camions qui sentent les sens d'Ysiel, les prises d'otaries pour forcer les humains à vous obéir et tant d'autres perles.

    Finalement le Grand Magasin va être démoli et les gnomes vont voler un camion. Mais difficile de conduire cette mécanique lorsque l'on mesure à peine 10 centimètres!

    Voila de la bonne lecture qui plaira aux plus jeunes... et aux autres!


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  • Séquence nostalgie aujourd'hui avec un jeu de plateau de la fin des années 1980 de la défunte société d'édition dans ce domaine, Jeux Descartes ! Parlons d'un jeu fun et simple - mais pourtant si riche en possibilités : Rencontre Cosmique ou Cosmic Encounter en VO !

    Dans ce jeu, vous êtes le leader d'une race extraterrestre exotique et pacifique et devez à la fois faire preuve de stratégie et de diplomatie ! Vous partez à la conquête du cosmos et vous trouvez en butte face à d'autres races !

    Rencontre Cosmique - Jeux DescartesConcrètement, vous avez un plateau modulaire où vous disposez un certain nombre de jetons - qui représentent vos forces - sur des "bases", au départ celles de vos colonies d'origine ! Pour gagner, vous devez établir cinq bases hors de votre système solaire d'origine, c'est à dire hors de votre morceau du plateau de jeu ! La particularité de votre race - et le gros point fort du jeu ! - est que vous possédez un "pouvoir spéciale" spécifique à votre race ! Et vous devez faire aussi une bonne utilisation du "Zap cosmique" !

    Quels sont les Pouvoirs Extraterrestres qui vous permettront ou pas de remporter des Duels ? On a différentes races : le Chercheur (qui peut poser des questions à ses adversaires auxquelles ils sont forcé de répondre par oui ou par non en disant la vérité), la Machine (qui peut jouer plus de deux Duels par tour), l'Amibe (qui peut augmenter ou diminuer le nombre de ses pions), le Chronos (qui peut voyager dans le temps et rejouer les Duels), le Clone (qui peut conserver ses cartes de Duel), le Laser (qui oblige son adversaire à jouer à l'aveuglette), le Macron (chacun de ses pions en vaut quatre), le Mutant (qui peut toujours avoir sept cartes en main) ou encore le Philanthrope (qui peut faire don d'une carte).

    Les Duels, vous l'aurez compris se déroule en comparant nos nombres de pions en jeu et Rencontre Cosmique - Jeux Descartesen ajoutant des valeurs de cartes ! Mais la liste de pouvoir ne s'arrête pas là ! Il y a  encore le Sorcier (qui peut permuter les cartes jouer), le Vide (qui élimine définitivement les pions de ses adversaires) ou le Virus (qui se multiplie au cours des Duels).

    Et pourrez-vous vous défaire du Vulch, du Zombie, de l’Échangeur, de l'Empathe, l'Oracle, l'Esprit, l'Insecte ou le Voleur !? Tant de peuples exotiques dans cette galaxie !

    Et je n'ai pas mentionné que les alliances sont possibles aussi bien en attaque qu'en défense !

    Le jeu a connu des extensions ! Dans les années 2010, il est repris par Edge - en VO - qui publie toute une série d'extensions ! Citons les rapidement ! Il y a, outre la boite de base : "Incursion cosmique", "Conflit cosmique" (permet de jouer jusqu'à 7 joueurs au lieu des 4 joueurs de la boite de base), "Alliance cosmique" (8 joueurs ! Possibilité de jouer en équipe de deux !), "Orage cosmique" (introduit des stations spatiales), et enfin "Domination cosmique" (une extension désignée par les fans) !

    Bref un jeu très riche ! J'y avais joué à la grande époque avec mes potes Cyril, Hervé ou David ! Et j'avoue que la rédaction de ce billet m'a redonné envie d'y jouer !

    Un jeu qui remporte un succès phénoménal aux Etats-Unis ! Mais bizarrement plus discret en France !

    A bientôt !


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  • La Brèche - Christophe LambertVous ne saviez sans doute pas que Christophe Lambert écrivait des romans de SF ! Mais ne vous y trompez pas ! Il ne s'agit pas de l'acteur de Greystoke ou d'Highlander mais bel et bien d'un homonyme ! Ce Christophe Lambert là est né en 1969 et a passé un diplôme de réalisation audiovisuelle - ce qui explique sans doute pourquoi son écriture est si épurée et cinématographique ! Après avoir travaillé pour la télévision et la vidéo, il s'est tourné ver le roman jeunesse ! Auteur prolifique, chez Mango, il alterne les genres (polar, fantastique, historique) mais préfère la SF ! La Brèche - dont il va être question maintenant - ressort de ce dernier genre puisque c'est une histoire de voyage dans le temps !

    Nous sommes en 2060 et le concept de télé-réalité a été relancé par un grand Network des médias tandis qu'on a percé le voyage dans le temps ! Vous l'aurez deviné, il s'agit d'envoyer des reporters dans le passé filmer des événements historiques !

    Mais le show est en perte de vitesse et pour relancer l'émission, on décide d’envoyer un historien et un journaliste le 5 juin 1944, la veille du Débarquement en Normandie ! Seulement voilà, le duo constate rapidement des anomalies temporelles ! Des gens mal intentionnées tentent de changer l'Histoire et de faire gagner les nazis ! Bientôt des Méchas viennent épauler les troupes du Reich sur les plages ! Une "brèche" temporelle ! C'est le risque à jouer les apprentis-sorciers !

    Un roman adulte - façon thriller ! - avec un journaliste suicidaire et un historien excentrique - qui joue une fois de plus sur les "boucles temporelles" et les paradoxes du voyage dans le temps et qui mélange références historiques, horreurs de la guerre et SF ! Un récit rapide, spectaculaire et mali ! Avec un beau twist à la fin ! Un livre de divertissement mais qui pose aussi des questions sociétales notamment sur la responsabilité et l'engagement, le sacrifice, des hommes !

    A lire pour voir le passage de Lambert du rayon jeunesse au rayon adulte ! J'ai bien aimé pour ma part !

    A bientôt !


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