• Cinna - Pierre Corneille

    Nous allons nous intéresser aujourd'hui au célèbre dramaturge du XVIIème siècle, Pierre Corneille (dit "le Grand Corneille" ou "Corneille l'ainé" par rapport à son frère, Thomas Corneille, lui aussi écrivain de théatre).

    Pierre Corneille est né à Rouen en 1606 et décédé en 1684 à Paris. Comme bon nombre d'étudiants en Droit de son époque, Pierre Corneille se tourna vers la littérature de théatre et composa d'abord des comédies, puis des tragi-comédies avant de finalement laisser sa marque dans le domaine de la tragédie.

    Le "Grand Corneille" commença sa carrière d'écrivain de théatre durant la première moitié du XVIIème siècle puis sur la deuxième partie du siècle fut peu à peu évincer par le jeune Racine. A noter, fait important, qu'en 1660, Pierre Corneille publie une luxueuse édition in-folio (grand format donc !) de ses oeuvres complètes, chose étonnante pour un auteur de son vivant. A cette occasion, il livre des analyses de ses pièces sous la forme de trois examens. Corneille, dont les premières oeuvres conservent encore une trace de la période théatrale précédente dite baroque, veut faire rentrer ses oeuvres dans les canons du goût classique. Il avait été au coeur de la querelle littéraire avec sa pièce Le Cid en 1637, sur la question de la vraisemblance.

    En effet, avant le Grand Siècle de Louis XIV, le théatre offrait une multitude de point de vue - les spectateurs étant placés partout autour de la scène - puis avec le temps et le théatre à l'italien, le théatre adopte un point de vue unique. De plus, il ne veut plus représenter l'essence des choses, le micrcocosme/macrocosme mais un point de vue "vraisemblable", le point de vue de l'homme ou encore l'apparence.

    Cinna ou la Clémence d'Auguste est une tragédie de Corneille crée au Théatre du Marais en 1639. C'est une pièce en cinq actes qui met en jeu de nombreux retournements ou "coups de théatre" au début de chacun de ces actes.

    Cinna, un descendant de Pompée, secondé par Maxime conspire contre l'Empereur Auguste. Or celui-ci les tient en haute-estime. Mais voilà, Cinna aime Emilie et celle-ci lui réclame la mort de l'Empereur qui a tué son père. Emilie est aussi comme une fille pour Auguste.

    Celui-ci sera donc très surpris lorsqu'il aura vent du complot. Toutefois, il accorde sa clémence d'où le sous-titre de la pièce.

    La pièce repose donc sur des dilemmes moraux, ce que l'on appelle des "choix cornelliens".

    Une pièce à la lecture agréable ! Comme toujours chez Corneille, l'alexandrin est resplendissant et enchante les oreilles !

    Faites donc un détour par la Rome antique !

    A bientôt !

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