• On reste dans la psychiatrie avec aujourd'hui un film qui tourne autour d'un groupe de personnages féminins, des Une vie volée - James Mangoldjeunes filles internées dans une "maison de repos" dans les années 1960. Il s'agit de Une vie volée - Girl, interrupted  en VO, film de James Mangold, sorti en 2000.

    Il faut rappeler que ces années 1960 furent, aux USA, comme en Europe (en France) un moment d'émancipation de la jeunesse née du Baby-Boom. Garçons et filles, jeunes gens tentèrent alors de changer la société, de s'émanciper de l'autorité des parents et des maîtres? Ceci donna lieu au mouvement Hippie aux Etats-Unis et à Mai 68 par chez nous ! Constat quelques décennies plus tard ?

    Le récit se déroule en 1967, aux USA, à l'Institut psychiatrique Claymore. Susanna Kaysen, 18 ans, vient de faire une surdose d'aspirine, une tentative de suicide et est donc forcée d'accepter, car elle est majeure, l'hospitalisation volontaire ! Dans le rôle de cette jeune femme, on retrouve une star d'alors, Winona Ryder - elle-même connue pour des problèmes d'anorexie dans le civil !

    Susanna fait vite la rencontre de Lisa Rowe, une autre jeune fille perturbée, et une sorte de meneuse d'un groupe de jeune patiente, forte tête par ailleurs ! C'est cette fois, Angelina Jolie qui endosse le rôle ! Les pensionnaires font alors des virées nocturnes dans l'hôpital, défie la vigilance des surveillants et donc testent les/leurs limites !

    Susanna et Lisa font vite la paire et projettent de s'enfuir au Canada et finissent effectivement par prendre la clé des champs !

    On découvre alors les failles de nos deux héroïnes ! Lisa notamment prétends avoir été abusée sexuellement par un père incestueux ! Dans leur entourage, une jeune fille va même jusqu'à se suicider ! Le film n'est jamais dans le spectaculaire et tout est traité avec subtilité !

    Susanna décide de prévenir la police et de retourner à l'Institut puis d'accepter son traitement - contre son mal-être, traitement qui finit par fonctionner ! Lisa, toujours en fuite, revient dans ces murs après une surdose de médicaments ! La complicité est "rompue" entre les deux jeunes femmes et Lisa éprouve même de la jalousie en voyant que Susanna se remets et n'est plus ainsi sous son influence !

    Lisa décide alors de se venger et lors d'une nouvelle sortie nocturne, elle lis à ses camarades le journal intime de Susanna qu'elle a subtilisé ! C'est alors l'heure de soldes de comptes et Lisa assène une vérité : toutes ces filles sont des bombes en sursis et il n'y a qu'à allumer la mèche, montrant son goût pour la manipulation ! Mais Susanna la mets devant une autre vérité "non moins vraie" à savoir que Lisa est "déjà morte" - "froide dans son cœur" ! Devant cette révélation, Lisa finit par s'effondrer !

    Le film se conclut sur la sortie de Susanna de l'institution et un texte nous indique que toutes ces jeunes patientes "sortiront dans la décennie" !

    Un film assez intéressant et largement sous-estimé ! C'est au spectateur - un peu versé en psychologie et psychanalyse - d'interpréter les comportements des personnages dans ce jeu de miroir ! Rien n'est explicite en effet et tout est sujet à herméneutique ! C'est le but de la cure freudienne en même temps ! Bref, ce film est en quelque sorte une collection de cas cliniques !

    Les filles de la Claymore Institute sont-elles les descendantes des hystériques de Charcot ? Il est vrai aussi que la société nord-américaine est assez victorienne et paternaliste - emprise des hommes sur les femmes à l'image du père incestueux !

    Au casting, on retrouve aussi la regrettée Brittany Murphy (vue dans Sin City), disparue fin 2009, dans le rôle d'une autre pensionnaire !

    A bientôt !


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  • Avec L’Étudiante, film de 1988, les producteurs ont tenté de retrouver la formule qui avait si bien marché avec La L'Etudiante - Claude PinoteauBoum et La Boum 2, en reprenant le réalisateur Claude Pinoteau et son équipe et en bâtissant le film autour de la figure charismatique de l'actrice Sophie Marceau révélée dans ces films ! Pourtant, même si le film L’Étudiante connut une belle carrière, il n'obtint pas l'ampleur du film de 1980 !

    Exit Vic et place à Valentine, une jeune étudiante, prof de français à ses heures et qui prépare très sérieusement l'agrégation de Lettres classiques ! Pas le temps d'une amourette dans ce cadre très studieux ! Et pourtant...

    Alors qu'il est aux sports d'hiver à Méribel, Édouard, joué par Vincent Lindon, se retrouve face à face avec Valentine dans une télécabine et tombe aussitôt sous le charme de la jeune femme !

    Édouard a la chance de retrouver Valentine à la Gare de Lyon quelques jours plus tard et tente sa chance en l'invitant à dîner ! Valentine, certes sous le charme, et Edouard se rendent vite compte qu'ils ont des modes de vie opposés ! Valentine est -on l'a vu - studieuse -tandis que l'homme qui la courtise est musicien et compositeur dans un groupe branché et vit la nuit !

    Néanmoins, l'alchimie se fait et les deux deviennent amants - mais à mesure que l'échéance du concours approche, Valentine prends ses distances ce qui déplaît à Edouard qui le lui fait savoir - ce qu'elle prends mal ! Rupture en vue ?

    Mais l'amour entre les deux jeunes gens est réciproque et profond et, cerise sur le gâteau, Valentine profite de son grand oral à la fois pour arracher son concours et faire une déclaration à Edouard ! "Vous êtes hors-sujet mademoiselle !". "Pas du tout !" s'exclame Valentine qui disserte brillamment sur "amour et amour-propre" !

    En fait, on n'a pas les résultats du concours mais ce n'est pas le plus important !

    Et la chanson phare du film : " You Call It Love" de Karoline Kruger ! Inoubliable et romantique !

    Bref au final, un petit film assez anecdotique mais néanmoins sympathique et charmant tout comme Sophie Marceau ! Une comédie sentimentale !

    Et perso la vie d'étudiant et les études de Lettres, je connais bien !

     

    A bientôt !

    PS : Dédicace à Didier A., grand fan de Sophie Marceau !


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  • Camille Claudel est une sculptrice de la fin du XIXème - début du XXème siècle. Elle resta longtemps méconnue car dans l'ombre du grand artiste qu'était Auguste Rodin ! Elle voua un amour éperdu à cette grande figure des arts et connu un destin tragique en sombrant dans la folie paranoïaque et en étant internée durant plusieurs décennies jusqu'à la fin de ses jours !

    Bref, c'est une figure féminine hors norme - dont on pourrait penser qu'elle a payé le prix fort à vouloir s'émanciper d'une société qui n'était pas tendre avec les femmes, celle de la Belle Epoque ! Qui de mieux pour l'incarner que cette autre grande figure de féministe parmi les arts qu'est Isabelle Adjani ! Et pour tenir le rôle de Rodin qui de mieux que Gérard Depardieu qui en impose par sa seule corpulence !

    Pour être complet sur Camille Claudel, il faut dire qu'elle est bien évidemment la sœur de Paul Claudel, le célèbre écrivain, dramaturge et diplomate.

    En 1988, sort donc sur les écrans le film éponyme, Camille Claudel,  de Bruno Nuytten ! Avec donc Adjani et Depardieu dans une rencontre au sommet ! Claudel contre Rodin, la rebelle contre l'homme bien installé !

    Camille n'a qu'une passion dans la vie, la sculpture ! Elle s'y engage corps et âme ! Un peu seule contre tous, elle peut néanmoins compter sur l'appui de son frère Paul. L'objectif de la jeune femme est alors d'entrer dans l'atelier d'Auguste Rodin et pour cela elle va devoir lui démontrer son talent et sa détermination sans faille !

    Camille parvient enfin à être engagée comme apprentie ! Très vite, elle va tomber amoureuse du maitre et lui en fera sa maitresse et son égérie.

    Mais le maitre va-t'il prendre ombrage du talent de sa protégée ! C'est ce que pense Camille qui sombre vite dans la paranoïa ! Avait-elle trop de talent et son génie l'a t'elle étouffée ? Ce film pose une fois de plus les rapports entre génie et folie ! Pour ma part, je pense qu'il faut dissocier les deux et que la folie entrave le génie mais que le commun des mortels montre la même incompréhension vis-à-vis du génie ou de la folie !

    Le film de Nuytten est une belle œuvre et fut multi-récompensé ! Une avalanche de Césars en 1989 dont Meilleur Film et Meilleure Actrice pour Isabelle Adjani ! Des nominations aux Oscars figurent même à son palmarès !

    Le récit se fonde sur le livre écrit par Reine-Marie Paris, petite-fille de Paul Claudel et donc petite-nièce de Camille !

    Voilà, un film à ne pas manquer !

    A bientôt !


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  • Paparazzi - Alain BerbérianPaparazzi  est une comédie française au vitriol, réalisée en 1998 par Alain Berbérian - à qui on devait déjà le film déjanté des Nuls, La Cité de la Peur !

    C'est une satire acide du monde d'une certaine presse avide de scandales ! Franck Bordoni, un gardien de nuit va faire les frais de ce style d'"informations", la presse people. Il se retrouve en couverture de Devinez quoi ? alors qu'il assiste à un match de foot au lieu d'être sur son lieu de travail ! Problème, son patron voit la photo et il est viré sur le champ

    Vous l'aurez compris, il est question ici des paparazzis, ces photographes au rabais qui volent la vie des stars - quand ils ne passent pas des accords avec elles ! On peut déplorer ce genre de pratique mais en même temps, dans notre société de l'apparence, société désorientée en perte de repères, si ces types là existent, c'est qu'il y a une demande !

    On retrouve en effet dans ce film le tandem de La Crise !

    Mais revenons au film ! Franck - joué par le débonnaire mais ici très énervé Patrick Timsit - se mets donc sur la piste de son "bourreau", le paparazzi Michel, un cynique pur et dur et donc paparazzi - interprété par Vincent Lindon ! Comme on peut s'y attendre, la victime s'attache à celui qui l'a fait tomber et il est fier d'annoncer à sa compagne Evelyne Bordoni - jouée par Catherine Frot - qu'il a un nouveau job, il sera à son tour paparazzi !

    La critique de Télérama parle au sujet de Paparazzi d'un film à deux étages ! Il y a d'abord la satire d'une certaine presse aux pratiques sordides, mélangeant l'"humour Canal" et un comique plus traditionnel où on sent la patte de Danièle Thompson. Il y a enfin la classique "figure de style" de la comédie à la française, à savoir l'improbable duo, l'association de deux personnages dissemblables qui finissent ici par se ressembler !

    On suit  donc les "aventures" de ces deux anti-héros, un peu Pieds-Nickelés sur les bords qui ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes ! Timsit et Lindon sont excellents comme souvent ! Les rôles féminins sont moins convaincants et plus effacés !

    Etonnamment, on découvre que derrière le salaud, le paparazzi cache aussi un être humain !

    Mais au final, Paparazzi parvient à nous faire rire et, pour une comédie, c'est bien le principal !

    A bientôt !  


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  • Frank Miller est une légende du monde des comics ! On lui doit, entre autre Batman : Dark Knight, considéré comme une des aventures les plus marquantes de ce héros ! Même constat pour son Daredevil  ! On lui doit aussi 300, l'histoire de la Bataille des Thermopyles et Sin City, un polar urbain bien crasseux dont il va être question ici de l'adaptation cinématographique ! Mais bon, je ne vais pas m'étaler sur le parcours de ce génie du 9ème art !

    Miller a longtemps été réticent vis-à-vis du cinéma, pensant que ses BD étaient inadaptables ! Il passe à la réalisation - épaulé par Roberto Rodriguez - en 2005 avec Sin City !

    Le récit a plusieurs traits caractéristiques ! D'une part, il a une charte graphique très particulière avec des plans découpés façon "cases de BD" pour coller au plus près à l’œuvre originale ! On est à mis chemin entre le film et l'animation et le tout plonge dans les teintes de noir et blanc, de gris, de jaune et de rouge ! Une autre caractéristique est que c'est un film à sketch - comme l'avait été Pulp Fiction de Tarantino, polar aussi, mais dans un style différents, plus "lumineux" - un comble ! On suit les mésaventures de Marv et de John Hartigan. Le premier est un colosse tout juste sorti de prison et le second, un des rares policiers intègre de cette "ville du pêché", Sin City, personnage à part entière du film !

    Un casting prestigieux pour ce film ! Marv est incarné par un Mickey Rourke sur le retour, retour très convaincant, et étonnamment grimé pour l'occasion ! Hartigan, c'est la star Bruce Willis ! On retrouve aussi la pulpeuse Jessica Alba - en Nancy Callahan, une danseuse de peep-show, Rosario Dawson, en prostituée vengeresse et Brittany Murphy - trop tôt disparue ! - en brave fille (serveuse si j'ai bonne mémoire !?). Voilà pour les filles, pour les acteurs, on a une apparition fugace d'Elijah Wood - en tueur en série - bien loin de sa composition du Seigneur des Anneaux ! Et on retrouve aussi Josh Hartnett, Clive Owen et Benicio Del Toro - qui a fait bien du chemin depuis la petite frappe de Permis de tuer !

    Marv va se retrouver impliquer dans une sombre affaire mêlant un Cardinal et un tueur ! Son amie Goldie va en faire les frais ! On constate au passage que le colosse est dôtée d'une grande force ! Toutefois, il se "brisera" sur la corruption du système !

    Autre histoire remarquable, celle de l'officier Hartigan, Il est sur la piste d'un pédophile, fils d'un sénateur et va protéger le jeune Nancy Callahan ! Plus tard, lui et Nancy devenue une jeune femme qui se cache et toujours traumatisé, vont affronter leur destin !

    Enfin, il y a une histoire de guerre des gangs à Sin City qui mets en scène des prostituées-tueuses à gages ou mercenaires ! Les différentes histoires se font échos et on voit bien que la frontière entre la rue, la pègre et les autorités est ténue à Sin City !

    Le film donnera lieu à une suite ! Mais nous n'en sommes pas là ! La B.O. est aussi intéressante, notamment ce thème sur lequel Nancy se déhanche dans la Bande-annonce ! Sin City a connu un bon succès au box-office de même que d'assez bonnes critiques dans l'ensemble !

    Pour ma part, j'ai adoré ce film au style si particulier et unique !

    Pour en savoir plus sur Miller au cinéma, je vous renvoie à mon billet sur 300 !

    A bientôt !

     


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  • La Crise - Coline SerreauLa réalisatrice Coline Serreau jouit d'une belle aura dans le domaine de la comédie avec le célèbre Trois hommes et un couffin - qui fut un véritable phénomène de société à l'époque ! Elle récidive en 1992 avec La Crise, une autre comédie de moeurs désopilante sur "la crise" dont on nous dit qu'elle est là depuis le Krach pétrolier de 1973 jusqu'à 2008 !

    Mais la crise, ce n'est pas que la crise d'une société, c'est aussi celle d'un homme, Victor Barelle - joué par Vincent Lindon - qui découvre un beau matin l'absence de sa femme, événement qu'il n'avait pas anticipé !

    Comme la femme est l'avenir de l'homme, notre brillant juriste se retrouve déboussolé et va plaider sa cause auprès de son entourage, histoire de bien se faire plaindre ! Mais sa famille s'en fout en particulier sa mère, jouée par la délicieuse et très surprenante Maria Pacome qui endosse ici le rôle d'une sexagénaire qui envoie tout balader pour retrouver une seconde jeunesse avec son jeune amant ! La scène en question et les visages ahuris du mari - Yves Robert- , de la fille - Zabou Breitman - et du fils - Vincent Lindon valent le détour !

    Victor cherche donc toujours une épaule sur laquelle s'épancher et il va la trouver en la personne inattendue de Michou, le premier venu, délicieusement incarné par Patrick Timsit au sommet de sa carrière dans le rôle d'un chômeur un peu nigaud, un peu crétin, un peu raciste et au franc-parler décapant !

    Contre toute attente, Michou va apprendre à Victor à lâcher prise tout en lui soutirant bière sur bière ! Victor en retirera une leçon de vie et comprendra qu'il a été aveugle jusque là, en particulier au sort des autres dans une époque en crise du fait de l'individualisme de notre civilisation ! Le film se veut aussi moral par cet aspect !

    Une bonne comédie satirique, qui décape et tire à boulets rouges sur la bien-pensance ! La scène du racisme de Michou est un autre grand moment du film lorsqu'il choque une famille de bourgeois par ses propos ! Coline Serreau montre ici des personnages bien ciselés et dénonce les égoïsmes, les hypocrisies et les snobismes que nous essayons de cacher ! Entre fustigation de la gauche caviar et le discours du "gentil raciste" présenté il y a quelques instants, il y a notamment une lecture du film qui pourrait prêter à un populisme douteux - surtout avec la tendance à l'intolérance que prends notre société à l'aulne des années 2010 ! On évitera alors le piège d'une interprétation au premier degré !

    Pour ma part, ai vu ce film fin 1992 alors que je traversais moi-même un moment de crise personnelle - ce qui me gâcha un peu mon plaisir ! Il y a des œuvres dans la vie qui reste associées à des épisodes personnels et La Crise et la chanson Sleeping Satellite de Tasmin Archer me replongent dans le souvenir de moments difficiles !

    Vincent Lindon retrouvera Patrick Timsit plus tard, dans une autre comédie, Paparazzi !

    A bientôt !


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  • L'Ufologie a toujours fait couler beaucoup d'encre et alimenté bien des fantasmes dans ces petits hommes verts venus d'astres trèsAbyss - James Cameron lointains ! Mais il y a une autre théorie qui voudraient que les aliens soient en fait originaires des fonds marins, des abysses en réalité !

    Il faut savoir que la Fosse des Mariannes fait 11000 mètres de profondeur et on ne sait pas quelles espèces peuvent se propager à ces niveaux ! De là d'autres fantasmes ! Le filon a notamment été exploité dans les années 2000 avec la série télé Surface - annulée au bout d'une Saison !

    Mais avant, il y eut le film de James Cameron, le très aqueux Abyss - où les acteurs sont trempés jusqu'au eaux ! Un film à dominantes de bleus au niveau de la photographie - avant un certain film de Luc Besson, dans un tout autre genre ! Le scénario de ce film de 1989 est sans grande surprise mais c'est surtout au niveau des effets spéciaux -numériques - , fruit du travail d'ILM que cette œuvre innove !

    Un sous-marin américain a coulé et les Etats-Unis vont faire la course avec les Soviétiques pour récupérer des éléments de l'épave ! Vont être forcés de coopérer les SEALs et l'équipage d'une plate-forme pétrolière ! On a donc un mélange de militaires et de civils comme dans Aliens, le retour - mais dans Abyss, les rapports entre les deux groupes seront conflictuels car les intérêts vont vite diverger et en effet,  les SEALs poursuivent un agenda secret !

    Au niveau du casting, on retrouve Ed Harris - un acteur que j'apprécie beaucoup ! - et Mary Elizabeth Mastrantonio ! Des acteurs poussés au bout de leurs limites dans des conditions de tournage très éprouvantes, immergés jusqu'au cou dans une piscine, au fond d'une centrale nucléaire, en apnée etc... Le métier d'acteur requiert des qualités aussi bien mentales que physiques !

    Au fond des océans, nos héros vont découvrir une nouvelle espèce - intelligente - et évidemment les militaires la perçoivent comme une menace et veulent l'anéantir à coup de bombe H, là où les techniciens/scientifiques veulent établir le contact ! Un film antimilitariste ? On retrouve un peu avant l'heure des thèmes communs à Avatar ! Poétique par moments !

    Venons en aux effets spéciaux maintenant! Ils innovent car ce sont des effets qui jouent avec les liquides ! Un séquence est resté célèbre, c'est la scène de morphing, le premier du genre avant Terminator II ou les clips de Michael Jackson ! Le film remporta d'ailleurs l'Oscar des Meilleurs Effets Visuels cette année là. Cameron a toujours été à la pointe dans ce domaine - dans le sillage de Lucas et Spielberg ! Les Magiciens d'Hollywood !

    A noter aussi la bande originale d'Alan Silvestri !

    Préparez vos tubas ! A bientôt !


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  • Et au milieu coule une rivière, apparu sur les écrans en 1992, est le troisième film d'un Robert Redford passé à la réalisation ! C'est une adaptation de La Rivière du Sixième Jour, roman de Norman Maclean.

    Il se dégage de ce film une intense sensation de sérénité ! L'histoire nous emmène au Et au milieu coule une rivière - Robert Redfordcoeur de la nature, propice à la méditation... La nature, celle des forêts et des rivières mais aussi la nature humaine à travers la relation de deux frères, dans le Montana, au début du XXème siècle, réunis par leur père, un pasteur rigoriste qui leur transmet son amour de la pêche à la mouche !

    Les deux frères sont Norman Maclean, l'auteur du roman adapté donc autobiographique, joué par Graig Sheffer, et Paul Maclean, incarné par Brad Pitt - ici dans un rôle beaucoup plus serein que par la suite dans Seven par exemple ! Le pasteur rigoriste écossais, John Maclean, est interprété par Tom Skerritt. A vrai dire, dans ce film, Brad Pitt vole quasiment la vedette à Graig Sheffer !

    Robert Redford le reconnaît lui-même, il est un amoureux de la nature et des grands espaces, passion qui transparaît aussi dans son autre film, L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux qui date de 1998. Mais dans le récit dont il est question ici, sur la pêche à la mouche, école de patience en fort contraste avec ce que sera le XXIème siècle individualiste, technocratique et hyper-speedé, on aborde une certaine philosophie anglo-saxonne du XVIIème siècle, celle de Walton qui allie aussi religiosité et écologie ! De fait, on a aussi de très beaux décors naturels dans ce film, propice à l'apaisement, magnifiés par une très belle photographie !

    Cependant, il est certain que si votre truc, ce sont plutôt les films à la Michael Bay avec explosions à la chaîne, alors vous vous ennuyer durant ce film de Redford !

    Un film toutefois - c'est son autre défaut ! - assez prévisible une fois l'intrigue et les bases posés ! Sur la relation entre frères et aussi l'amour paternel, ce deuxième sujet m'intéressant particulièrement !

    L'intrigue est simple ! On suit les longues parties de pêche, la pêche à la mouche étant une pêche en rivière, qui se pratique au lancer apparemment, tandis qu'on explore aussi ces relations entre les membres d'une famille !

    Enfin, pour l'anecdote, aucun des acteurs du film n'avait pratiqué la pêche à la mouche avant le tournage !

    A bientôt !


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  • On aime où on n'aime pas Louis de Funès ! Il est vrai qu'il possède un talent comique assez particulier, très outrancier et tout en mimiques! Pour ma part, j'ai appris à l'apprécier au fil du temps, et je connaissais des personnes comme mon éditrice, Estelle Valls de Gomis, dont les références culturelles allaient de Nosferatu à de Funès ! On peut donc tout aussi bien allier la culture la plus savante à la plus populaire - ce que prouve aussi tous les jours le blog que vous êtes en train de lire !

    Le Gendarme de Saint-Tropez est un film de 1964, le premier d'une série,  réalisé par Jean Girault, une coproduction franco-italienne.

    Dans les années 1960, la station balnéaire de Saint-Tropez, sur la côte méditerranéenne, commençait à Le Gendarme de Saint-Tropez - Jean Giraultgagner en notoriété, fréquentée par des célébrités comme Eddie Barclay ou Brigitte Bardot ! Dans ce décor,  Richard Balducci imagine une comédie opposant un gendarme zélé - Ludovic Cruchot, joué par de Funès - à une compagnie de gendarmes débonnaires, menés par l'adjudant Gerber, joué par Michel Galabru.

    Cruchot est le pivot central du film et les gags sont générés par son caractère "nerveux" et son côté très "sur le règlement" ! A côté de cela, vous l'aurez compris, les autres gendarmes pensent plus à profiter du soleil et à boire des pastis en contemplant les jolies filles ! Les meilleurs ressorts comiques naissent souvent des oppositions, pensez La Grande Vadrouille, La Cage aux Folles, Les Compères ou plus près de nous Intouchables !

    Le Gendarme de Saint-Tropez, à l'origine une petite comédie sans prétention et à petit budget, va obtenir, à la surprise générale un succès considérable - et donc inattendu - finissant par se classer en tête du box-office français pour l'année 1964 avec presque 8 millions d'entrée ! On connaît l'engouement des Français pour les grandes comédies populaires - pendez aussi au Père Noel est une ordure, Camping ou Bienvenue chez les Ch'tis ! Certes la formule ne prends pas à chaque fois mais quand elle prends sa donne des cartons comme Le diner de cons ou Les Visiteurs !

    Devant ce succès, on aura finalement six films jusqu'en 1982 !

    Retrouvez donc notre Cruchot - muté dans le Var - et faisant de cocasses chasses aux nudistes et devant surveiller sa fille, Nicole - jouée par Geneviève Grad, éblouie par la ville ! Cette coquine va s'inventer un père milliardaire et entraîner celui-ci dans son manège et sur la piste d'un Rembrandt volé !

    Qui sont les gendarmes ? Outre Cruchot et Gerber, on a Lucien Fougasse (Jean Lefebvre), Albert Merlot (Christian Marin), Gaston Tricard  (Guy  Grosso) et Jules Berlicot (Michel Modo qu'on retrouvera des années plus tard, caricaturant le Français moyen dans la série télé Highlander) ! Et aussi l'unique Sœur Clotilde et sa légendaire 2CV ! Et la "marche des Gendarmes" inspiré/ parodiant le thème du Pont de la Rivière Kwai !

    Voilà, une comédie cocasse et sans prétention mais qui fait mouche - mais certes un peu / beaucoup ? -  vieillie par une surexploitation sur nos chaines de télé publiques !

    A bientôt !


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  • Certains romanciers sont de véritables poules aux œufs d'or pour l’industrie d'Hollywood ! L'Affaire Pélican - Alan J. PakulaC'est le cas de Stephen King, de Michael Crichton et de John Grisham ! De ce dernier auteur, on a tiré les films à succès, La Firme mais aussi L'Affaire Pélican. C'est de ce dernier film, adaptation d'un roman du maître, réalisée par Alan J. Pakula et sorti sur les écrans en 1993 !

    On a là encore une histoire de conspiration ! Une étudiante en droit, Darby Shaw, va se retrouver toute seule - enfin presque toute seule ! - contre le système, un système corrompu de l'intérieur ! Parviendra-t'elle à faire triompher la loi ? Darby Shaw est interprétée par Julia Roberts, révélée plus tôt par le succès de Pretty Woman - ici dans un registre plus tragique !

    Deux magistrats de la Cour suprême sont assassinés et la jeune étudiante va réunir les pièces du dossier et découvrir la vérité ! Mais elle fait l'erreur de donner sa "thèse" à son petit ami qui le transmet à ses contacts du FBI ! Peu de temps après, le petit copain meurt dans l'explosion provoquée de sa voiture !

    Dès lors Darby Shaw est traquée, seule contre tous ! Elle doit prévenir un monde incrédule de ce qu'elle a provoqué mais évidemment on veut la faire taire - définitivement !

    Pour s'en sortir, elle n'a d'autres choix que de remonter la chaîne du pouvoir - passant au-dessus de ceux qui veulent la supprimer ! Elle contacte alors un journaliste du Washington Herald - car il est connu que la presse est le quatrième pouvoir ! Ce journaliste, Gray Grantham, est interprété par Denzel Washington !

    Derrière tout ce complot, il y a en réalité une affaire de transaction immobilière douteuse concernant une réserve de pélicans ! D'où le titre !

    Voila, au final un bon thriller mais de facture assez classique ! On eut pas mal de films de ce calibre dans les années 1990 ! Ainsi il y eut évidemment La Firme, toujours d'après Grisham mais aussi Traque sur Internet avec Sandra Bullock dans le même genre !

    A voir comme un bon divertissement plutôt que comme une critique du système !

    A bientôt !


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  • Le Convoyeur est un film français de 2004 - tourné en 2003 par Nicolas Bouhkrief. C'est un film violent et sans concession qui se déroule dans le milieu des convoyeurs de fonds et montre leurs missions difficiles et qui ne se passent pas toujours bien ! En effet, parfois ceux-ci se font braquer !

    Parmi les acteurs du film, on retrouve un Albert Dupontel ravagé, détruit et très poignant Le Convoyeur - Nicolas Bouhkriefqui s'accroche à sa vengeance ! On comprends pourquoi dans un flash-back ! Celui-ci conduisait tranquillement sa voiture sur une route en forêt avec son jeune fils à bord lorsqu'ils furent pris au milieu d'un braquage de fourgon ! Les gangsters décidèrent de ne laisser aucun témoin ! Lui en réchappa mais pas l'enfant ! Un début digne d'une tragédie grecque ou latine ! Le fatum !

    Dupontel endosse le rôle d'Alexandre Demarre et se présente un matin au centre-fort de la société Vigilante, une petite boite de transport de fond qui a subit trois braquages dans l'année qui n'ont laissé aucun survivant - dont celui qui toucha notre homme personnellement !

    Très vite, les collègues de Demarre s'interrogent sur son compte, en particulier Jacques - joué par Jean Dujardin qui trouve la un beau rôle ! Demarre, dans le contexte difficile d'une reprise de Vigilante par une société américaine avec plan social à la clé est-il une "taupe" chargée de sélectionner les employés à licencier. Jacques ne se doute pas qu'en réalité notre homme cherche des complices de braqueurs !

    Bon à vrai dire, je me rends compte que j'ai dévoilé des moments-clés de l'intrigue ! J'enfoncerais le clou en ajoutant que Dujardin tient ici un rôle à sa mesure, à contre-emploi, un rôle de salaud ! Après Un gars, une fille, personne ne voulait l'employer et il n'était pas encore oscarisé pour The Artist ! Par la suite, il va connaître ses premiers succès dans les années 2000 qui vont le mener là où on sait !

    On retrouve aussi Aure Atika dans ce film qui joue Isabelle, une belle jeune femme qui tente de percer le secret de Demarre !

    J'avais vu ce film à l'époque et cela m'avait permis de faire une sortie avec ma copine Barbara !

    Mais je répète ma mise en garde un film dur, violent qui se termine d'ailleurs dans un bain de sang ! La preuve aussi que les Français savent réaliser des thrillers efficaces !

    A bientôt !


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  • Le réalisateur néérlandais Paul Verhoeven est-il un réalisateur subversif ? On serait porté à le penser au regard de sa filmographie, de Basic Instinct - qui lança la carrière de Sharon Stone avec sa fameuse scène de croisé-décroisé de jambes, au regard aussi de Showgirls qui décrit les fastes et les excès peu ragoutants de Las Vegas ! Citons aussi Robocop, film assez violent, qui interroge à la fois sur l'idée de justice et sur la nature de notre humanité !

    Starship Troopers - Paul VerhoevenMais ce jour, il sera question de Starship Troopers, à la fois film de SF et film de guerre, sorti en 1997 - et qui malgré un succès relatif au box-office, remporta pas mal de critiques positives !

    Le film, inspiré vaguement du roman de Robert Heinlein, Étoiles, garde-à-vous !, décrit une planète Terre regroupée politiquement sous l'autorité d'une société militaire, la Fédération ! Dans cette société, pour pouvoir être reconnu citoyen, il faut en effet s'engager dans l'armée, et ainsi jouir de ses droits civiques !

    En réalité, ce film, sous des apparences de sitcoms mettant en scène de jeunes adultes et jouant avec les codes du film de propagande, c'est une véritable critique de la société contemporaine à laquelle se livre son réalisateur et en particulier de tous les impérialismes, notamment américain ! Toutefois, le métrage est assez subtil pour ne pas tomber dans l'anti-américanisme primaire !

    Les militaires du film font penser par bien des aspects aux néo-nazis notamment, ne serait-ce qu'avec leurs uniformes - et c'est donc bien à une dénonciation des sociétés fascisantes et totalitaires à laquelle nous avons ici affaire !

    Les héros principaux sont Johnny Rico - joué par Casper Van Dien - et Dizzy Flores - jouée par Dina Meyer ! Le fantasme masculin de l'époque, à savoir Denise Richards (aperçue aussi dans un James Bond avec Pierce Brossan !) - tient le rôle du lieutenant Carmen Ibanez, une femme pilote, ce qui permet d'entretenir le côté sitcom - avec un trio amoureux ! - du film !

    La Fédération est en guerre avec le monde des Arachnides, originaires d'une planète nommée Klendathu ! Ces sales bestioles ne font pas de cadeaux et déchiquettent près de cent mille soldats humains lors d'un débarquement qui se solde par un désastre - avec pour ma part, une scène déchirante de cette jeune soldate qui lors de la scène précédente parlait d'avoir un bébé après la guerre et qui est happée dans un tunnel par un Arachnide pour connaître un sort funeste !

    Rico et Dizzy - ayant survécus aux fiascos initiaux - vont rejoindre l'unité d'élite des Francs-Tireurs et se rendre en mission sur la Planète P en aide à un avant-poste de civils ! là, ils vont faire face à une armée entière d'Arachnides dans une séquence qui ce veut un hommage à la bataille - et au film éponyme dédié - de Fort Alamo !

    Starship Troopers vaut aussi beaucoup pour ses effets spéciaux : maquettes de vaisseaux, grand nombre de personnages animés par ordinateur lors de la bataille citée à l'instant... Les sociétés impliquées sont Sony Imageworks, Industrial Light & Magic et Boss Film. Le film est d'ailleurs nominé pour l'Oscar des meilleurs effets visuels à la 70ème Cérémonie des Oscars en 1998 face à Le Monde perdu : Jurassic Park et Titanic. L'Oscar est remporté par ce dernier film.

    Par la suite, le film de Verhoeven donna lieux à des suites, nettement moins intéressantes et/car plus basées sur le seul côté action plutôt que sue l'aspect subversif et contestataire ! On eut ainsi droit, dès 1999, à une série télévisée en infographie, puis à trois vidéofilms en 2004, 2008 et 2012 !

    Starship Troopers a différents niveaux de lecture et peut se voir aussi bien comme un film pop-corn que comme un manifeste polémique ! Il prouve que les réalisateurs étrangers ont des choses à apporter à la machinerie hollywoodien, un autre point de vue, moins américano-centré !

    A bientôt !


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  • Waterworld est un film de Science-fiction post-apocalyptique, réalisé par Kevin Reynolds, sorti en 1995 et avec Kevin Costner dans le rôle principal !

    Mais au final, on a un film qui prends l'eau de toutes parts ! Waterworld est un film qui a Waterworld - Kevin Reynoldscoûté une fortune et qui n'a pas été rentabilisé ! De plus, les critiques n'ont pas été tendres avec ce simili-Mad Max sans invention, juste transposé sur une Terre où l'eau a tout recouvert !

    Kevin Costner, alors auréolé du succès de Danse avec les loups, joue ici un navigateur sans nom qui parcourt l'unique océan sur son trimaran ! Il va croiser des pirates et des racailles ! Le chef de la bande de méchants est incarné par Dennis Hopper et comme dans tout bon film post-apo, il y a un enjeu !

    Cette fois-ci, l'enjeu est une carte qui doit mener à la seule terre émergée où le chef des pirates espère s'établir ! Mais pour cela, il doit arracher cette clé à une petite fille Enola qui a la carte tatouée sur son dos et ne bénéficie que de la protection d'Helen sa gardienne !

    Dans ce monde aquatique, les hommes font preuves d'inventivité, bâtissent des cités flottant sur l'eau, des aérostats ! Le film est surtout une suite de scènes d'action, poursuites en jet-skis, bataille sur un pétrolier géant etc ! Petite précision, l'intrigue est censée se dérouler en l'an 2500 après la fonte des glaces au XXIème siècle ! Propos écologiste !

    Waterworld a tenté de distribuer des produits dérivés pour générer plus de profits, film le plus cher de l'histoire au moment de sa sortie ! On eut un roman, un jeu vidéo et des comics ! Mais ces produits restent largement méconnus et dispensables !

    Voilà, il n'y a pas beaucoup plus à dire sur ce film qui est considéré presque comme un nanar !

    A bientôt !


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  • Mel Gibson se lance dans la réalisation au cours des années 1990 et Braveheart, sorti en Braveheart - Mel Gibson1995, est sa troisième œuvre à ce poste après un documentaire et L'Homme sans visage ! Pour lui, c'est enfin la consécration sous cette casquette puisque lors de la 68ème Cérémonie des Oscars, le film en remporte cinq dont Meilleur Film et Meilleur Réalisateur !

    Braveheart est un drame historique qui raconte de manière romancée la vie de William Wallace, héros et symbole de l'indépendance écossaise, à la fin du XIIIème siècle, face au roi Edouard Ier d'Angleterre et ses troupes ! Ce héros national unifia les clans écossais mais connu un sort funeste, passant finalement quasiment pour un martyr de la cause !

    Mel Gibson, qui est d'origine irlandaise, joue le rôle phare de William Wallace ! Wallace ne désire qu'une chose, vivre tranquillement avec sa fiancée qui devient sa femme en secret afin d'échapper au droit de cuissage de l'époque décidé par les nobles anglais ! Mais les choses tournent mal et la mariée est tuée ! William se transforme alors en furie vengeresse, tue maints soldats et lieutenant anglais puis prends la tête d'une révolte qui fait boule de neige !

    Une forte ambiance celtique se dégage du film ! On assiste aussi à des batailles rangées d'envergure et très réalistes ! Face aux troupes organisées des Anglais, les Écossais ressemble davantage à une Horde ! Mais leur bravoure au combat ne fait aucun doute et les occupants essuient défaites sur défaites ! William Wallace n'est pas qu'une brute et utilise son cerveau pour concevoir maintes ruses de guerre !

    En face, Edouard Ier se montre exceptionnellement perfide ! Il va profiter des dissensions et des hésitations de la noblesse écossaise ! Wallace aimerait être faiseur de roi par la force des choses ! Hélas, Robert Bruce, le prétendant au trône d’Écosse va trahir Wallace au pire moment et ne se décidera à la lutte contre l'Anglais qu'après la mort du martyr !

    Adepte des méthodes de guérilla, Wallace va devenir un symbole, un emblème, et ne renoncera jamais à clamer haut et fort son aspiration à la liberté jusque sur l'échafaud ! La dernière scène du film est assez cruelle et pénible mais néanmoins grandiose !

    Sophie Marceau joue également dans ce film - et pas un rôle négligeable puisqu'elle est Isabelle de France, reine intelligente et diplomate, fille de Philippe le Bel ! Elle épouse le roi Edouard II d'Angleterre et Edouard Ier l'utilise pour piéger Wallace à l'insu de cette femme ! Le film suggère une liaison entre cette reine et Wallace ainsi que le fait que l'enfant à naître, Edouard III serait le fils du rebelle écossais !

    La réalisation de ce film fut un pari fou ! Les scènes de bataille précédemment évoquées allèrent jusqu'à utiliser 1600 figurants ! La bande son est du maître James Horner ! Le scénario s'inspire d'un poème épique de Harry l'Aveugle, auteur du XVème siècle ! Des libertés par rapport à la vérité historique ont néanmoins été pointées du doigt ! Au niveau des batailles, on assiste à la bataille de Stirling, à celle de Falkirk et celle de Bannockburn qui assure l'indépendance de l’Écosse !

    Bref, c'est du Grand Spectacle et cela mérite le coup d'oeil !

    A bientôt !


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  • Dans les années 1980, les préoccupations écologistes commençaient à prendre de l'importance, qu'on songe à toutes les campagnes du WWF pour sauver les espèces menacées !

    Gorilles dans la brume - Michael AptedDian Fossey est une biologiste, plus précisément une éthologue, qui a consacré son existence à l'étude et à la protection des gorilles des montagnes en Afrique centrale ! Elle connut un destin tragique en étant découpée à la machette par des braconniers !

    Le film Gorilles dans la brume est sorti sur les écrans en 1988 et est réalisé par Michael Apted ! Le rôle de Dian Fossey est tenu par une star qui a percé dans ses années là, Sigourney Weaver - qui avait déjà endossé la peau d'une femme forte dans Alien de Ridley Scott et aussi joué dans L'Année de tous les dangers et la comédie fantastique Ghostbusters !

    Dian Fossey est une étudiante du Kentucky, au début du film, qui est engagée par l'anthropologue Louis Leakey pour dénombrer la population des gorilles des montagnes ! Etudier ces animaux à la force de colosses et capable de vous charger en deux secondes n'est pas sans risques ! Néanmoins, la jeune scientifique s'investit pleinement dans sa "mission" et va même réussir à se mêler à ces formidables mastodontes ! Elle ressent alors une véritable fascination pour eux et va aller jusqu'à prendre leur défense face aux braconniers !

    A un moment, Dian va tomber amoureuse de Bob Campbell, un journaliste du National Geographic - joué par Bryan Brown - mais elle y renoncera, son attachement aux gorilles étant plus fort que tout !

    on peut donc dire que Dian Fossey, au cœur de ces jungles d'Afrique, à rencontrer le dessein de son existence ! Elle en mourra le 26 décembre 1985 !

    Pour ma part, j'ai un peu étudié l’éthologie en 1997 - lors de mon cursus initial de biologie - et je peux vous dire que c'est une discipline délicate, sujette à l'interprétation de multiples faits, basés sur l'observation et qui n'est pas exempte de biais ! Si ma mémoire est bonne, il me semble aussi avoir lu à un moment que les "méthodes" de Fossey étaient quelques peu "discutées" dans le milieu des anthropologues, la façon dont elle interagissait avec les gorilles étant soupçonnée d'introduire de nombreux biais ! Bref, on lui reprochait d’être trop impliqué ! Mais, à mon avis, il est vain de penser que le scientifique ne fait pas intervenir sa subjectivité lorsqu'il étudie un objet ! C'est aussi le Principe d'Incertitude d'Heisenberg, en Physique, qui fait que l'observateur modifie l'objet !

    La musique de Gorilles dans la brume est signée Maurice Jarre, le père de Jean-Michel, lequel obtint le Golden Globe pour cette musique en 1989 et fut aussi nommé aux Oscars ! Même configuration pour l'actrice principale, Sigourney Weaver, nommée à un Oscar et récompensée d'un Golden Globe !

    Le tournage du film eut lieu au Rwanda et au Kenya pendant l'été 1987 ! Des libertés par rapport à la réalité, à la biographie de Fossey ont été prises par le film ! Ainsi Dian n'a jamais tenté de convaincre Leakey de l'envoyer en Afrique, c'est plutôt le contraire et en raison de son manque d'expérience, elle fut d'abord réticente !

    Pour le tournage avec les gorilles, on utilisa des acteurs avec des costumes d'animaux pour les scènes les plus dangereuses ! En 2006, Sigourney Weaver est revenue sur les lieux du tournage dans le cadre du documentaire Gorillas Revisited et beaucoup de gorilles aperçus dans le film était encore en vie !

    Voilà un film qui retrace la vie d'une femme passionnée mais qui se termine dramatiquement ! Sigourney Weaver y confirme son talent !

    A bientôt !


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  • L'Eté meurtrier est à l'origine un roman de Sébastien Japrisot qui a donné lieu à une adaptation par Jean Becker, dans le registre dramatique, et sorti en 1983 ! Ce film a révélé la grande Isabelle Adjani et constitue une des premières et rares incursions du talentueux chanteur populaire Alain Souchon, aussi convaincant sur grand écran que lorsqu'il compose ses œuvres musicales !

    L'Eté meurtrier se déroule donc... l'été - et c'est un été particulièrement torride à tous L'Eté meurtrier - Jean Beckerpoint de vue tant du point de vue de l'exposition des corps - et la belle et sulfureuse Éliane dite "Elle", interprétée par Adjani ! - n'est pas en reste ! - que par rapport aux esprits qui s'échauffent ! C'est l'histoire d'une vengeance familiale, d'une femme violée par trois inconnus, et du mari qui poursuit de sa vindicte les trois criminels puis de sa fille qui poursuit la vendetta ! Il s'avère qu’Éliane est le fruit de ce viol et qu'elle est aussi responsable de la paralysie motrice du père qui a eu un geste déplacé envers elle alors qu'elle était gamine ! La paternel est interprété par Michel Galabru, subtil et magistral, à mille lieu ici des innombrables "nanars commerciaux" qu'il a pu tourner !

    "Elle" est un personnage rongé par la culpabilité, fruit du "pêché" - celui des hommes ! - et qui semble détruire tout ce qu'elle touche en particulier les hommes - comme pour leur faire payer ! - , son père et le pauvre Florimond, surnommé "Pin-Pon" pompier volontaire et garagiste, joué par Alain Souchon, mené par le bout du nez par cette nouvelle Eve et ses charmes vénéneux !

    "Elle" va être à l'origine d'une méprise dramatique, croyant avoir retrouvé les violeurs de sa mère ! Elle épouse Florimond et va se servir de lui pour assouvir sa vengeance ! Mais il s'avère que les hommes qu'elle soupçonne sont innocents et elle apprends de la bouche de son père qu'il a "liquidé" les trois pervers il y a des années ! Sous le choc, Eliane sombre dans la folie tandis que "Pin-Pon" par l'intermédiaire d'une copine d’Éliane, croit à la culpabilité des individus qu'"Elle" soupçonnait à tord, et commets l'irréparable en les assassinant à tort ruinant sa vie à son tour tout comme la vie d’Éliane est brisée !

    Un film très sombre donc avec maints et maints ressorts psychologiques ! On s'aventure ici dans les tréfonds de l'âme humaine et c'est profondément déprimant ! Il n'en reste pas moins que c'est un film remarquable, certes cruel envers les innocents, mais très marquant ! Le public et les critiques ne s'y sont pas trompés ! Ce fut un des grands succès de l'année 1983 qui lança Isabelle Adjani dans un rôle où elle donne beaucoup d'elle même, pas seulement en dévoilant sa plastique remarquable mais surtout en manipulant des émotions dangereuse ! L’Été meurtrier a révélé le talent de tous ses acteurs ! Ce film de Becker a remporté quatre Césars dont "Meilleur Scénario" et "Meilleure Actrice" !

    Il comporte néanmoins des différences avec le roman ! Dans le roman, pas de meurtres d'innocents à la fin et "Elle" n'apprends pas la vérité sur le sort des violeurs de la bouche de son père mais en recoupant des articles de vieux journaux - et le reste n'est que supposition !

    A bientôt !


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  • Le Pont de la rivière Kwai est un film britanno-américain, sorti en 1957 et réalisé par David Lean qui disposa de moyens conséquents sur cette super-production ! C'est un des monuments du 7ème Art, qui s'inspire du roman éponyme de Pierre Boulle, publié lui en 1952 !

    Ce film a remporté un vif succès critique et s'est vu attribué de nombreuses récompense dont je ne mentionnerais ici que les Sept Oscars lors de la 30ème Cérémonie de l'Académie dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur pour Alec Guinness ! La musique du film composée par Malcom Arnold - et restée célèbre ! est également consacrée par un Oscar !

    A ces récompenses déjà prestigieuses, il faut ajouter des Golden Globes et des BAFTA Awards, les récompenses britanniques ! Ce film fait indubitablement partie du patrimoine mondial ! Ce fut aussi un carton au box-office dès sa sortie !

    Alec Guinness livre ici une interprétation impeccable, en officier flegmatique, ne désirant d'abord pas collaborer avec les Japonais mais finissant par vouloir protéger son œuvre, son Pont, fusse contre les Alliés et donc son propre camp - par delà les camps ! Alec Guinness est connu des plus jeunes pour son rôle d'Obi-Wan Kenobi dans La Guerre des Étoiles ! C'est vite oublier l'éblouissante carrière très éclectique qu'il eut avant le film de Lucas !

    L'intrigue se passe dans un camp japonais de prisonniers de guerre en Birmanie lors de l'expansion de l'Empire japonais en Asie durant la Seconde Guerre mondiale. Un nouveau groupe de prisonniers britanniques,sous les ordres du colonel Nicholson (Guinness) arrive et est chargé par Saïto de construire un pont sur la célèbre "voie ferrée de la mort", au dessus de la rivière Kwai pour y faire passer un train d'importance stratégique !

    Saito a alors des exigences - comme faire travailler les officiers ! - auxquelles s'oppose Nicholson car le colonel les juge contraire à la Convention de Genève ! Le Japonais fera tout pour briser physiquement le citoyen de sa Majesté, qui en dépit de tout résiste et gagne ainsi l'admiration de ses hommes.

    Mais Nicholson voit aussi l'effet de la captivité et des travaux forcés sur ses hommes qui par ailleurs font tout pour saboter l'ouvrage ! Il décide alors d'un compromis avec Saito : ce sera lui et non les Japonais qui dirigeront la construction du pont ! Ce but commun va avoir un effet très positifs sur les prisonniers britanniques qui se soudent davantage ! Un sentiment de fierté les envahit même devant l’œuvre accomplie !

    En parallèle, un détenu américain, le commandant Shears, est parvenu à s'enfuir et fait part aux Alliés de la construction de ce pont. Cela les inquiète et ils décident de renvoyer cet ancien prisonnier avec un commando pour plastiquer le pont dont il faut à tout prix empêcher la réalisation. Le commando arrive sur place la nuit précédant le passage du train et met en place les explosifs sur le pont achevé la veille. Ils attendent alors l'aube, le but étant de faire sauter le train avec le pont. En attendant le passage du convoi, les deux colonels vivent des moments opposés : le colonel Saïto se prépare à se donner le Seppuku plutôt que devoir le pont aux prisonniers britanniques, tandis que le colonel Nicholson aperçoit le dispositif de destruction, le niveau de la rivière ayant baissé durant la nuit. Perdant tout à fait de vue que la construction du pont sert l'ennemi dans une guerre qui dépasse les enjeux locaux, il prévient le colonel Saïto et provoque la mort du commando, sauf celle de son chef, le major Warden couvrant ses hommes. Nicholson est mortellement blessé dans la fusillade, mais retrouve sa lucidité dans ses derniers instants, et dans son dernier souffle déclenche lui-même l'explosion en tombant sur la boîte de commande au moment où le train franchit le cours d'eau.

    Le colonel Saito est joué par l'acteur/ réalisateur/producteur japonais renommé Sessue Hayakawa à la filmographie longue comme trois fois mon bras !

    Le tournage - de grande ampleur - connut quelques moments chaotiques ! Il eut lieu à Ceylan, actuelle Birmanie.

    Le film repose sur des faits historiques établis mais prend tout de même de grandes liberté avec la réalité telle qu'elle fût - de même qu'avec le roman de Boulle ! Ainsi, le colonel Philip Toosey qui inspira le personnage de Nicholson ne collabora jamais avec le Japonais et l’intéressé aurait très bien pu intenter un procès ce qu'il ne fit pas !

    Un classique à voir absolument !

    A bientôt !


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  • Disons le tout de suite, le film Tremors - de Ron Underwood, sorti en 1990 - est un nanar qui ne se prends pas au sérieux ! Cet ovni a donné naissance à une franchise par la suite allant jusqu'à Tremors 5 : Bloodlines ! Ces suites toutes aussi improbables n'ont, à ma connaissance jamais été à l'affiche d'un quelconque cinéma sous nos contrées hexagonales -peut-être aux USA par contre ? - en tout cas ils sont sorti directement en vidéos ! Pour ma part, je n 'ai vu que le film d'origine - au cinéma toutefois !

    Tremors - Ron UnderwoodTremors est un hybride - à l'image des monstres qu'il met en scène, croisement entre un lombric, un requin et un éléphant - et plus tard un poulets dans les opus suivants avec les mémorables rejetons des Graboids ! Tremors est donc aussi un mix, entre le film de monstres donc, le film à suspens - façon Jaws - le film d'horreur et surtout le western ! Ce film plaira aux fanas du lobby des armes et du Deuxième Amendement aux États-Unis ! En effet, les protagonistes font un large usage des flingues et en particulier le couple de survivalistes Burt et Heather Gummer !

    L'histoire se passe dans un petit patelin paumé, ironiquement nommé Perfection, situé au milieu du désert à l'est des montagnes de la Sierra Nevada ! La monotonie règne et risque d'avaler Valentine "Val" McKee et Earl Basset, deux hommes à tout faire du coin, joués respectivement par Kevin Bacon et Fred Ward ! Mais des gens commencent à disparaître car quelque chose s'est réveillée dans les profondeurs ! Au final , c'est l'escalade dans l'horreur, le bled est attaqué par les Graboïds et ce n'est pas que l'ennui qui risque d'avaler Val et Earl mais bien des "saloperies" de plusieurs tonnes qui fouissent sous terre !

    Le film raconte comment Val, Earl, le couple Gummer et une poignée d'autres vont devoir lutter pour survivre ! C'est la vieille lutte pour la vie, face à l'adversité et à l'inconnu dans l'ouest américain le colt civilisateur à la main !

    Les effets spéciaux valent la peine toutefois d'être signalés ! Les bestioles sont le fruit des travaux de la société Amalgamated Dynamics ! Je ne connais pas la nature des effets utilisés mais on peut supposer qu'à cette époque, pré-Jurassic Park, ce sont encore des techniques à l'ancienne et pas des modèles numériques ! Bref c'est plus organique pour un film "viscéral" !

    Le décor a été construit à Lone Pine, en Californie, l'année précédent la sortie du film, avec en fond lointain, effectivement les montagnes de la Sierra Nevada ! L'endroit fut complètement dévasté suite aux événements du tournage !

    Voilà ! Pas un bon film - il ne restera pas dans les mémoires (quoi que ?) - mais à la limite un téléfilm distrayant !

    A bientôt !


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  • Superman inaugure le genre super-héroïque dans les comics lorsqu'il apparaît dans le numéro 1 d'Action Comics le 18 avril 1938. Il a été crée par Jerry Siegel et Joe Schuster ! Aujourd'hui, c'est un glorieux septuagénaire !

    Superman - Richard DonnerEn France, DC Comics n'a jamais réussi à s'imposer face à Marvel, restant toujours en deçà en termes de popularité et de ventes ! Ceci est du au fait que ce fut la maison lyonnaise Lug qui introduisit les héros de Stan Lee au début des années 1970 ! Il faudra attendre les années 1990 pour que DC Comics voit ses personnages publiés dans l'Hexagone par Semic !

    Mais au cinéma, les choses sont légèrement différentes et DC Comics tire son épingle du jeu dès 1978, année de la sortie du film événement Superman par Richard Donner avec Christopher Reeve dans le rôle titre ! C'est déjà l’avènement des types encapés bien avant les Batman de Burton et Nolan, les X-Men de Snyder ou le Spider-Man de Raimi jusqu'au plus récent "Marvel Cinematic Universe" ! !

    Auparavant, Superman avait déjà exploré d'autres média que le support papier : un feuilleton radio dans les années 1940, une série télévisée dans les années 1950 mais passer sur le grand écran était un pari risqué dont s'est très bien acquitté le réalisateur Richard Donner ! Christopher Reeve, qui a connu par la suite un destin tragique, reste pour beaucoup associé au fils de Krypton et son alter-égo journaliste et pour beaucoup il en est la meilleure incarnation !

    Le Superman de 1978 reste une classique "Origin Story" ! C'est aussi le film le plus cher de l'histoire du cinéma à sa sortie avec un budget de 55 millions de dollars !

    On nous relate donc la destruction de la planète Krypton du fait de son soleil agonisant ! La légende Marlon Brando fait une brève apparition au début du film dans le rôle de Jor-El le père qui envoie son fils Kal-El vers la Terre pour échapper au cataclysme ! Sur Terre, les Kent assiste à la chute du vaisseau spatial dans le Kansas et recueille l'enfant qu'il contient ! C'est ainsi que Jonathan et Martha Kent élèvent le petit Clark qui doit cacher sa superforce et sa supervitesse ! Plus tard, il quitte Smallville pour devenir journaliste à Metropolis au Daily Planet !

    Par la suite, Superman/ Clark Kent affronte le génie sociopathe Lex Luthor qui devient sa Némésis et veut faire sauter les arsenaux nucléaires - on est encore en pleine Guerre Froide ! Luthor est incarné par Gene Hackman ! Le héros peut compter sur l'aide de Lois Lane - jouée par Margot Kidder et Jimmy Olsen - joué par Marc McClure !

    Le film fut un succès critique et financier ! Il inaugure donc l'ère des super-héros au cinéma et verra trois suites de moins en moins convaincantes ! Dans le second opus, Superman II, en 1980, on verra le Général Zod qui est rapidement introduit au cours du film de 1978. Ce film lance aussi la mode des films pop-corns et à effets spéciaux, type blockbusters dans le même mouvement que La Guerre des Étoiles ! Autre point commun avec Star Wars, le compositeur de la B.O., John Williams qui livre des morceaux et un thème principal épique resté dans les mémoires !

    Les effets spéciaux de l'époque - plan horizontal filmé à la vertical, incrustations d'images, acteur "volant" attaché à des câbles - paraissent bien archaïques de nos jour, à l'ère du numérique - pourtant à l'époque, ils constituaient le summum et une grosse partie du budget !

    Certains ont voulu voir en Superman, dans ce film, une figure de Jésus ! Il n'en reste pas moins qu'il est un héros très positif !

    A bientôt !


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  • Jusque là, on ne connaissait Russell Mulcahy, cinéaste australien, que pour son film façon Dents de la Mer, Razorback où le requin est remplacé par un phacochère préhistorique !

    Il passe à la vitesse supérieure et se fait davantage apprécier en 1986 avec son film Highlander qui va par la suite lancer une franchise fait de séquelles et de séries spin-off !

    Highlander - Russell MulcahyHighlander lance, avec Greystoke, la carrière d'un nouvel acteur français, le plus profond qu'il n'y parait Christophe Lambert ! Lambert y incarne Connor Mac Leod/Russell Nash, un homme des Hautes-Terres d’Écosse, en réalité un Immortel !

    Durant le Moyen-âge, Connor découvre son héritage et s’entraîne au maniement de l'épée avec Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez incarné lui par Sean Connery qui effectue ici un vrai passage de flambeau dans tous les sens du terme ! En effet, le monde des Immortels n'est pas de tout repos et si ils ne vieillissent pas et son insensibles aux blessures, les Immortels peuvent "mourir" si on leur coupe la tête ! C'est ainsi que depuis la nuit des temps, ils s'affrontent au cours de duels où le vainqueur absorbe la puissance du perdant ! A la fin, il ne doit en rester qu'un qui dominera le monde !

    On voit plusieurs Immortels dans ce film mais leur nombre diminue ! A la fin, il n'en reste plus que trois : Mac Leod, son ami Kastagir et le Kurgan, un Immortel féroce qui est la Némésis de Mac Leod ! La suite est assez prévisible, Connor affronte le Kurgan et évidemment le bat ! si on connaît le dénouement reste la manière !

    Cette mythologie "Highlander" connaîtra de nombreux coups de canifs et on ne peux pas dire que la franchise brille par sa cohérence ! Le deuxième film - qui est le seul que je n'ai pas vu nous mènera dans le futur ! - et le troisième rebattra les cartes en réveillant un Immortel malfaisant resté sur la réserve ! Connor et le Kurgan ne sont donc pas les deux derniers Immortels ! Sans compter toutes les incohérences apportées par les séries-télé ! L'exemple d'une franchise à la continuité mal gérée !

    Sur la manière, enfin, c'est très rock’n’roll ! Pas seulement pour la musique de Queen et le tube "It's à Kind of Magic" ou encore "Who wants to live forever" plus nostalgique ! Mais surtout parce que la fin des combats est un véritable déferlement pyrotechniques avec explosions, éclairs, pertes et fracas à l'appui ! Le tout dans des décors urbains et des usines désaffectées !

    Ce film est néanmoins devenu un classique - à mi chemin entre aventure, fantastique et SF !

    A bientôt !


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  • Les Sept Mercenaires est un film emblématique de la grande période du Western, sorti en Les Sept Mercenaires - John Sturges1960 et réalisé par John Sturges ! Sa source d'inspiration est un film asiatique d'Akira Kurosawa, Les Sept Samourais !

    Ce film est le récit d'un petit village de paysans du nord du Mexique, au XIXème siècle, harcelé par une bande de hors-la-loi et qui fait appel à un groupe de mercenaires pour le défendre ! Calveras et ses quarante bandidos sont en effet impitoyables ! Mais les sept hommes qui vont être recrutés par les villageois sont tous de fines gâchettes ! Une fois de plus les colts vont régler les problèmes, telle est la loi de l'Ouest !

    Les Sept Mercenaires est remarquable aussi et surtout par son casting ! Jugez plutôt ! Les Sept sont incarnés à l'écran par Yul Brynner (Chris Adams, le chef des sept mercenaires), Steve McQueen (Vin Tanner, le bras droit de Chris), Charles Bronson (Bernardo O'Reilly, le mercenaire irlando-mexicain), Robert Vaughn (Lee, le mercenaire traqué par les forces de l'ordre), Horst Buchholz (Chico, le plus jeune des spet mercenaires), James Coburn (Britt, le mercenaire lanceur de couteaux) et enfin Brad Dexter (Harry Luck, le mercenaire cupide) !

    On le voit chacun de ces hommes est caractérisé et possède sa propre histoire ! Mais ne sommes nous pas encore là dans le domaine des archétypes ? Ce film est en effet une mythologie ! Le Western est la mythologie des États-Unis, jeune nation qui se cherche une Histoire et un Passé !

    Les mercenaires vont donc se préparer pour l'affrontement inévitable et le film culmine avec la bataille finale ! Tous nos héros survivront-ils ?

    Il faut aussi signaler la musique légendaire de ce film, signée Elmer Bernstein qui a été nommé pour l'Oscar de la meilleure musique de film !

    Du côté du Japon, il parait qu'Akira Kurosawa fut si satisfait du remake de son film qu'il offrit un sabre à John Sturges !

    Ce film fut important pour ses acteurs aussi ! Yul Brynner y épousa sa femme Doris et ce fut le métrage qui lance véritablement la carrière de Steve McQueen qui simula un accident de voiture pour se défaire du contrat qui le liait à la série Au nom de la loi !

    Les autorités mexicaines furent réticentes à accueillir le tournage de ce film car un précédent avait eut lieu avec le film Vera Cruz qui avait donné une mauvaise image des Mexicains ! Elles finirent par accepter à condition que des huissiers soient présent sur le plateau pour vérifier à l'image du pays !

    Enfin, devant le succès du film, on eu droit à une avalanche de suites ! Elles furent au nombre de trois, entre 1966 et 1972 ! Et aussi une série télévisée éponyme en 1998 ! Enfin, un remake en 2016 avec Chris Pratt et Denzel Washington !

    Ce film ne passe plus trop à la télévision mais fut une époque pas si lointaine où on y avait trois à chaque jours férié tout comme des films comme La Grande Vadrouille ou La Septième Compagnie, œuvres françaises celles-là !

    Qui mordra la poussière ? A vous de voir !

    A bientôt !


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  • En 1995, année de sa sortie, le film de Terry Gilliam, L'Armée des 12 singes, obtint un très bon succès critique et un grand nombre d'entrées en salles aux États-Unis et en Europe ! Il faut dire que c'est un récit bien mené, plein de surprise et qui plus est bien mis en scène et bénéficiant d'excellents acteurs à l'interprétation impeccable, les stars Bruce Willis et Brad Pitt !

    L'Armée des 12 singes - Terry GilliamJe n'ai pas précisé l'essentiel ! Il s'agit d'un film de science-fiction qui joue sur deux poncifs du genre, le monde post-apocalyptique et le voyage dans le temps ! Vous me direz la franchise Terminator entre aussi dans cette définition - mais bien que les aventures du T-800 ne soient pas dépourvu de subtilité, le film de l'ex-Monty Python l'est encore plus - subtil ! Un film pour spectateurs intelligent !

    Sans vouloir vous dévoiler le dénouement, disons que la narration décrit une boucle, un cercle, revient à son point de départ ! Un peu normal lorsqu'on revient dans le passé pour empêcher la fin de l'Humanité !

    En effet, en 1996, une épidémie a détruit presque toute l'Humanité ! En 2035, les survivants sont contraints de vivre sous Terre ! Mais les hommes ont découvert les secrets du voyage temporel et envoient des cobayes dans le passé pour découvrir les secrets du virus non muté ! Une thématique qui fait aussi écho à nos préoccupations contemporaines concernant des tueurs redoutables comme Ebola ou la Grippe Aviaire H1N1 (survivront-nous ?).

    James Cole - interprété par Bruce Willis - est l'un de ses cobayes et est envoyé en 1996 pour enquêter sur une organisation de défense des animaux - les fameux singes du titre !? - groupe dont on pense qu'il a relâché le virus et dont fait partie Jeffrey Goines, le personnage joué par Brad Pitt, fils d'un savant militant pour l'anticonsommation et travaillant sur le virus !

    Après un voyage par erreur durant la Première Guerre mondiale, Cole se retrouve ensuite en 1990, est pris pour un fou et interné dans le même hôpital que Goines et c'est là qu'il fait sa connaissance et fait le rapprochement entre les faits ! Il parvient aussi à s'échapper en étant ramené dans le futur à la grande surprise de la psychiatre Kathryn Railly - jouée par Madeleine Stowe ! Il revient ensuite en 1996 et tente de retrouver Goines en utilisant Railly qui est persuadée que l'histoire d'épidémie que lui raconte Cole est due à une pathologie mentale !

    Mais par la suite, la brave toubib, kidnappée certes mais compréhensive, constatant que certains dires de Cole se vérifient, va l'aider et comme ils ne trouvent pas le virus, ils décident de fuir leurs responsabilités, le voyageur en s'arrachant sa puce de localisation temporelle, et de partir prendre du bon temps en Floride !

    En route, Cole et Railly apprennent l'existence de l'organisation des 12 singes, défendant le droits des animaux, dirigée par Goines père et fils ! Il semble cependant que les informations dont disposait le héros ait été inexactes, que des erreurs ont été commises et que la menace ne venait pas d'où l'on pensait !

    Par ailleurs, durant le film, Cole est victime d'hallucinations, se revoie enfant... S'agit-il d'un stress post-traumatique du à sa brève expérience des Tranchées ?

    En fait, le dénouement apporte toutes les réponses ! Qui transporte le virus ? A quoi L'Armée des 12 singes - Terry Gilliamcorrespondent les visions de Cole ? Comment finira sa mission ? Et aussi dans une certaine mesure, quels sont les buts de ceux qui envoient les prisonniers dans le passé ? C'est assez sophistiqué et terriblement bien pensé et efficace ! Et ce film prouve qu'on peut avoir de la bonne SF au cinéma a l'égale du support romanesque ! Cependant, comme je l'ai dit ne compter pas sur moi pour vous révéler la fin ! Il vous faudra visionner ce film devenu un classique si ce n'est déjà fait !

    En fait, ce long-métrage de Gilliam trouve son origine dans un court-métrage français de 1962 de Chris Marker ! L'histoire d'un homme qui vit sa propre mort, allongé et développé par les scénaristes Janet et David Peoples. C'est toutefois une adaptation libre.

    Parmi les thèmes donc : le temps et la mort mais aussi la folie, la perception du monde et la renaissance !

    Le tournage a eut lieu à Baltimore et à Philadelphie. Le design du film est aussi très typique du style de Gilliam ! On a un futur froid et austère !

    Nominé aux Oscars dans deux catégories (Meilleur acteur dans un second rôle et Meilleurs costumes), le film ne reçoit aucune statuette mais se console avec un Golden Globe -pour Brad Pitt donc dans un second rôle ! - trois Saturn Awards - dont encore un pour Brad Pitt décidément très remarqué dans ce film et en 1997, L'Armée des 12 singes rapporte à son réalisateur un Empire Award pour son travail sur la mise en boite du film !

    Voilà, je pourrais encore vous parler sur des lignes et des lignes des influences et inspirations nombreuses de ce film -mais cet article est déjà conséquent alors je vous renvoie à l'article Wikipédia correspondant !

    A bientôt !


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  • Mars Attacks ! est une comédie de Science-fiction de Tim Burton, une improbable guerre des mondes sortie sur les écrans en 1996.

    A l'origine, le film qui se veut une parodie des films de soucoupes volantes des années 50, se base sur un jeu de cartes à collectionner de 1962. Les Martiens ont un faciès qui les fait ressembler à des squelettes qui auraient un crâne hypertrophié - preuve d'une intelligence supérieure !?

    C'est gentiment irrévérencieux sur le fond ! Sur la forme, Tim Burton donne dans une Mars Attack ! - Tim Burtonesthétique avec des couleurs très flashy !

    Les Martiens arrivent sur Terre et les hommes leur déploient le tapis rouge ! Mais horreur, lors de la cérémonie d'"accueil", le chef des Martiens désintègre la colombe symbole de paix qui est lâchée depuis la foule ! Par la suite, les insupportables petites créatures atomisent quantités de gens, surtout les individus stupides et méchants mais pas seulement !

    Un casting très fourni pour ce film avec notamment de nombreuses stars dont beaucoup finissent sous les lasers ou les scalpels des Martiens : Jack Nicholson dans un rôle de cabochard, Glenn Close, Annette Bening, Pierce Brosnan, Danny DeVito, Martin Short, Sarah Jessica Parker, Michael J. Fox; Rod Steiger, Tom Jones le chanteur dans son propre rôle, et la jeune Nathalie Portman dans une SF bien différente de ce que sera la Prélogie Star Wars !

    Les Martiens dégomment tout, de Washington à Las Vegas !

    Comme dans Independance Day, sorti peu de temps avant, le film exhibe un patriotisme exacerbé - mais ici pour s'en moquer !

    De nombreuses références : Les soucoupes volantes attaquent, Les Survivants de l'infini, Soleil vert, les films d'Ed Wood tel Plan 9 from Outer Space... Burton nous montre ici son immense culture du 7ème Art !

    Un film qui fut un succès au box-office et qui décrocha quelques belles récompenses comme un Prix Hugo en 1997 ! La bande originale de Danny Elfman, très psychédélique, mérite également d'être mentionnée !

    Voilà ! Un film acerbe et caustique qui montre toute la palette de talents de Tim Burton ! Il s'éloignait ici de son habituel registre gothique pour son autre registre, celui du psychédélique (tel qu'on peut le voir dans Charlie et la chocolaterie ou les adaptations de Lewis Carroll !).

    A bientôt !


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  • Psychose est un métrage majeur dans la filmographie d'Alfred Hitchcock, le "Maître du Suspens" et est considéré à juste titre comme un chef-d'oeuvre ! Une certaine scène de douche devait rester dans les mémoires !

    Psychose - Alfred HitchcockC'est un thriller horrifique de 1960, qui allie suspens et effroi, inspiré du roman de Robert Bloch ! Ce film fit aussi d'Anthony Perkins - qui interprète le très perturbé Norman Bates - une star !

    Norman Bates est propriétaire d'une vieille demeure qui surplombe un motel dont il est aussi propriétaire ! Au début du film, Marion Crane, jouée par Janet Leigh, est en fuite car elle a dérobé une importante somme d'argent à son employeur. Elle s'arrête à l’hôtel Bates et est assassinée dans la fameuse scène passée à la postérité !

    Par la suite, un détective privé (Martin Balsam) puis l'amant et la soeur de Marion (Vera Miles) se lancent à sa recherche ! A la fin du film le meurtrier est démaqué et Norman Bates livre tous ses secrets !

    Le film a fait l'objet de trois suites avec Anthony Perkins, en 1983, 1986 et 1990 puis un remake en 1998 de Gus Van Sant avec Vince Vaughn et Julianne Moore. Il faut signaler aussi la série Bates Motel qui évoque l'enfance de Norman Bates.

    La figure emblématique de la vieille demeure restera une icône de ce film ! Les décors sont importants certes mais les effets sonores et les bruitages le sont tout autant !

    Pour la petite histoire, la séquence de la douche a pris 7 jours de tournage à elle seule ! Le réalisateur devait par ailleurs suggérer la nudité sans la montrer à cause de la censure !

    Ce film fait la joie de la critique et du public aujourd'hui mais à l'époque de sa sortie, les journalistes américains n'avaient pas été tendres ! En France, la Nouvelle Vague voyait en Hitchcock un maître et un exemple à suivre ! D'autres trouvaient son cinéma trop populaire voire vulgaire et commercial !

    Film à petit budget, Psychose n'en est pas moins riche en idées et thématiques ! Les oiseaux apparaissent à plusieurs reprises. il y a de plus une opposition marquée entre blanc et noir pour signifier le Bien et le Mal !

    Et comme toujours, Hitchcock fait des caméos dans ses films, ici à la 7ème minute devant une agence immobilière !

    Le film fut nominé 4 fois aux Oscars mais ne reçut aucune statuette ! Janet Leigh obtint pourtant le Golden Globe en 1961 de la meilleure actrice dans un second rôle !

    Voilà, un film légendaire qu'il faut avoir vu dans sa vie ! De nombreuses références à ce film figurent en effet dans la culture pop !

    A bientôt !


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  • Charlie Chaplin est, historiquement, un des premiers monstres sacrés du cinéma ! Rendu légendaire par son personnage de clochard, Charlot, il est aussi réalisateur avec des chefs d'oeuvres comme Le Dictateur, Les Feux de la Rampe ou Les Temps modernes.

    Les Temps modernes - Charlie ChaplinLes Temps modernes est un film de 1936, comédie dramatique et fable qui dénonce les travers du monde moderne, notamment l'OST - Organisation Scientifique du Travail - le machinisme et l'urbanisation à outrance !

    Le film est resté célèbre pour ses images d'un Charlot rendu fou par la chaîne de montage, qui finit perdu dans les engrenages de la machinerie et névrosé au point de vouloir "visser" les boutons de chemise de son contremaître ! Bref, ce film pointe les méfaits d'une certaine modernité - et s'inscrit dans le contexte d'après-crise de 1929 !

    Il est aussi question du chômage prégnant durant la Grande Dépression ! Au casting, on retrouve évidemment Charlie Chaplin ainsi que son égérie Paulette Goddard, qui fut pendant quelques années la compagne du réalisateur/acteur la suite du tournage !

    Après avoir été victime des expériences hasardeuses du Taylorisme, Charlot craque et se retrouve à la rue où il fait la connaissance d'une jeune clocharde orpheline jouée par Paulette Goddard. Les deux vivent quelques péripéties ensemble où la police est mêlée - toujours tournée en dérision - et trouvent finalement une "maison" - en fait une cabane - à la campagne et elle, un emploi de danseuse dans un grand restaurant et lui un emploi de serveur ! Charlot peut alors se livrer à un numéro de pantomime et de chant, domaines dans lesquels il excelle ! L'art et le divertissement ont le dernier mot et sauvent l'individu dans ce monde déshumanisé !

    Par ailleurs, Les Temps modernes est le premier film où on peut entendre la voix de Chaplin ! C'est un film quasi-muet alors que le cinéma parlant était déjà installé (Le Chanteur de Jazz, 1927), ce qui suscita des critiques !

    Cette œuvre demeure un grand succès populaire et est le premier film ouvertement politique de Chaplin ! Il y critique la société industrielle ! C'est un classique et un chef d’œuvre qu'il faut avoir vu absolument dans sa vie pour pouvoir se déclarer "cinéphile averti" !

    A bientôt !


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  • Bodyguard est un film américain de 1992 de Mick Jackson. Au casting, on retrouve Kevin Costner alors au sommet de sa gloire ainsi que la chanteuse Whitney Houston qui s'essayait ici - avec succès ! - au cinéma et qui interpréta la chanson phare du film I Will Always Love You - qui fut un succès planétaire !

    Frank Farmer (Kevin Costner) exerce la profession de garde du corps et dans ce métier il Bodyguard - Mick Jacksonfait figure d'homme élite. C'est en effet un homme intransigeant qui s'est fixé une règle : ne jamais mêler les sentiments à sa pratique. Or voila que son destin va changer et qu'il va transgresser cette règle lorsqu'il est chargé de le protection de la chanteuse Rachel Marron (Whitney Houston) laquelle a reçu des lettres de fan menaçantes ! La belle saura-t'elle fendre l'armure ?

    Le scénario de ce film est signé par Lawrence Kasdan, une pointure dans ce domaine, à qui l'on doit aussi les scénarios de L'Empire contre-attaque, du Retour du Jedi , des Aventuriers de l'Arche perdue et, en 2015, du Réveil de la Force !

    Un film qui vaut surtout pour la performance des acteurs mais une romance somme toute assez classique !

    Kevin Costner choisit de s'investir dans ce scénario à l'origine écrit pour Steve McQueen. Par ailleurs, la société de production de Whitney Houston, Arista Records, décida de lancer la star de la musique au cinéma ! Tous les éléments étaient réunis et le projet allait se concrétiser !

    Bodyguard obtint un énorme succès public mais le succès critique fut plus mitigé !

    Un film qui reste au final daté dans les années 1990 ! A voir par curiosité !

    A bientôt !


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  • Ken Loach est un réalisateur britannique engagé qui s'est toujours tenu à dépeindre des grandes causes sociales dans ses films ! ​Family Life ​est un de ses films, daté de 1971, qui entre dans ce grands mouvements puisque, à l'instar d'un ​Vol au dessus d'un nid de coucou -​ mais peut-être encore plus noir et pessimiste, ce film s'attaque au système psychiatrique et dénonce son dogmatisme et ses abus !

    Family Life - Ken LoachUn film donc qui, si comme moi, vous avez été confronté à la psychiatrie, vous laissera pas indifférent et risque même de vous choquer !

    De fait, ce film s'inscrit aussi dans le courant des années 1970 de l'antipsychiatrie, promu en France, en Italie et en Grande-Bretagne et dont l'hôpital de la Borde est une des réalisations.

    Le récit que nous livre ici Ken Loach tourne autour du ​conflit entre Janice Baildon et ses parents. La psychiatrie "classique" et c'est particulièrement vrai de nos jours cherche une explication biologique aux conflits psychiques. On a hasardé la théorie génétique, la théorie neurologique, rechercher des causes virales pendant la grossesse de la mère etc.. L'antipsychiatre cherche à contrario des causes en lien avec le rapport du patient avec la société, sa famille etc... C'est tellement plus facile pour la psychiatrie institutionnelle de faire porter le chapeau au malade ! La vérité est sans doute entre ces deux extrêmes ! C'est ce que tend à penser l'institution à l'heure actuelle même si elle fait encore - trop- confiance aux médicaments plutôt qu'à la parole !

    Ken Loach montre dans ce film le traumatisme au quotidien que subit la jeune Janice auprès de parents psychorigides ! Elle est contrainte d'avorter, est déçue par son ami, se retrouve de plus en plus souvent à l'hôpital où son état empire à chaque fois ! Les médecins, incapables de comprendre l'origine relationnelle de ses troubles, lui font subir des électrochocs qui la transforment en être sans réactions !

    Le film promeut l'antipsychiatrie, en ce sens, que Janice bénéficie un temps d'une aide appropriée du docteur Donaldson inspiré du véritable programme spécial de réinsertion de malades mentaux du docteur Franco Basaglia. La pauvre Janice est au final diagnostiquée schizophrène, le grand fourre-tout de la psychiatrie, terme régulièrement dévoyé par les médias et assimilé à tort à la dangerosité! Elle finit comme une attraction de foire, inerte et sans réaction devant des internes en médecine cynique et qui n'en ont rien à faire de son cas ! Cette séquence finale - à la "Charcot" - est d'ailleurs particulièrement cruelle et poignante !

    Ce film, c'est donc la destruction d'une jeune femme par le système et les adultes ! C'est un véritable "effort pour rendre l'autre fou" et déclencher chez lui une psychose expérimentale !

    Janice Baildon est jouée remarquablement par Sandy Ratcliff !

    Voilà, à voir donc pour ne pas mourir idiot !

    A bientôt !

     


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  • Les Visiteurs, film de Jean-Marie Poiré de 1993 est un des grands succès populaire du cinéma français de ces 30 dernières années ! J'ai vu ce film à l'époque avec une amie, sur conseil d'autres amis et celle-là m'a demandé à la fin de la séance si ceux-ci ne m'en voulait pas personnellement pour m'avoir recommandé ce film. Au delà de la remarque désobligeante de cette idiote, ce film ne casse pas des briques pour moi et l'ai trouvé très moyen !

    Si j'ai des réserves sur ce film, c'est peut-être aussi en raison de son casting ! Je Les Visiteurs - Jean-Marie Poirén'apprécie pas beaucoup Christian Clavier à vrai dire ! Un peu plus Jean Reno, Marie-Anne Chazel et Valérie Lemercier !

    Le film a fait, à l'époque, 14 millions d'entrées ! Il fut aussi nominé huit fois aux Césars et seule Valérie Lemercier reçu une statuette (Second Rôle) !

    De quoi est -il question dans ce film ? Des aventures de Godefroy de Montmirail (Reno) et de son valet Jacquouille (Clavier) transporté du XIIème siècle et la cour de Louis VI dit "Le Gros" au XXème siècle ! Godefroy, en proie à une potion concoctée par une sorcière va occire son beau-pềre ! Pour réparer - et pas à un paradoxe temporel prêt : - il demande au mage Eusaebius de le renvoyer dans le passé ! Mais le mage se trompe dans sa formule et l'envoie au XXème siècle !

    L'humour du film repose sur le décalage entre les mœurs du Moyen-Âge et les nôtres ! Deux individus se retrouvent dans un milieu qui leur est complètement étranger ! Godefroy va ainsi rencontrer sa descendante, Béatrice de Montmirail (Lemercier) et celui de Jacquouille, alias Jacquard le roturier ! On croise aussi la SDF Ginette (Chazel).

    Voilà pour le pitch et le ressort comique ! C'est drôle certes mais pas toujours très fin ! Mais fort du succès du film, on eut droit à des suites et remakes !

    Voila, est-ce que c'est "Oookkkaaayyyy" pour vous ?


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  • Nous remontons aujourd’hui aux débuts du cinéma, en septembre 1902, avec un film de Georges Méliès qui est aussi un des premiers films de Science-Fiction, Le Voyage dans la Lune !

    A cette époque, le cinéma n'est pas encore le 7ème Art et oscille entre expérience Le Voyage dans la Lune - Georges Mélièsscientifique (Les Frères Lumière) et attraction de foire (Méliès).

    Le Voyage dans la Lune dure un peu plus de 12 minutes et s'inspire des écrits de Jules Verne, De la Terre à la Lune et de H.G. Wells, Les Premiers hommes dans la Lune !

    Le film est une succession de scénettes en plan fixe où des "acteurs" gesticulent devant des toiles peintes ! On ne peut qu'être émerveillé par l'astuce de Méliès pour concevoir les premiers effets spéciaux !

    L'intrigue commence dans un observatoire astronomique où on devine - on est bien avant le cinéma parlant ! - que des scientifiques vont vouloir aller dans la Lune qui fait rêver depuis Cyrano de Bergerac et bien avant !

    Nos six "héros" - dans une des scènes suivantes - sont catapultés par un canon dans un obus vers la Lune ! L'image de l'astre lunaire avec son "œil" percé par l'obus est resté célèbre ! Sur la Lune, les explorateurs découvrent des cavernes avec des champignons géants et des Sélénites, les habitants locaux, qui les amènent devant leur roi !

    Mais en bons descendants de la Révolution française, nos compagnons font triompher la République du Progrès, échappent aux Sélénites à coups de parapluies et redescendent sur Terre en emmenant d'ailleurs un des indigènes qui sera ensuite exposé comme jadis les indiens d'Amérique devant la Monarchie française !

    Bref un film amusant, ludique ! On retrouve la poésie des débuts du cinéma : le lever de Terre, les étoiles féminisées etc...

    A bientôt !

    PS : Afin d'inciter mes lecteurs à revenir sur les premiers articles de ce blog - publiés fin 2008 et après - j'intercale des articles supplémentaires aux dates où il n'y a pas eu de publication à l'époque ! Ceci afin de rendre ce blog encore plus riche et plus dense ! Évidemment, j'éviterais par exemple de chroniquer un roman paru en 2016 en 2008 pour ne pas faire dans l'anachronisme et me contenterais surtout de classiques (BD, Romans, Films...) !


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