• Cataclysme - Episode 2

    Voilà, je continue à publier sur mes blogs mes anciennes nouvelles - surtout orientées SF et Fantastique ! Mais à vrai dire, il y a eut un "changement de plan" car dans les mois à venir, je mettrais ici moins de textes de ces productions qu'initialement prévu !

    En effet, je suis sur le point de signer un "contrat de publication" avec l'éditeur en ligne EdiLivres et donc un recueil Territoires de l'Imaginaire (Volume 1) va paraître prochainement et sera disponible sur leur site et sur Amazon et qui contiendra une douzaine de nouvelles ! Ils ont donc l'exclusivité de mes nouvelles - que je retire du coup au fur et à mesure d'Inlibroveritas ! Cependant, comme "Cataclysme" ne fait pas partie du contrat...

    Cataclysme - Episode 2

    Résumé de l’Épisode précédent : Dans les cieux de Sol III, l'armada de vaisseaux de l'Imperium Draconis se mets en place pour le combat. Les Greys s'apprêtent à répliquer. L'amiral Tss'enk ne cache pas sa nervosité... Pendant ce temps, l'érudit Tiss'harl scrute l'avenir !

    Le vieil érudit avait travaillé toute la nuit précédente à l’élaboration d’une théorie magique de transmutation des métaux. Son scribe attitré, épuisé par le labeur, s’était endormi sur son pupitre, renversant la bouteille d’encre, dans la salle d’étude. Tiss’harl lui commençait à s’impatienter de ne pas être mis en liaison instantanément avec le responsable de la flotte. Son temps était précieux et il aurait souhaité ne pas avoir a traité avec la guerre. Les érudits de Sol III n’approuvaient pas toujours la politique de l’Empereur. D’un certain point de vue, selon ne dérangerait pas l’Empire si ils venaient à disparaître. Cependant, l’Empereur Rex tenait à profiter le plus longtemps des savoirs magiques.

     

    Sur le pont du Seshenna, le navire amiral de commandement de l’amiral Tss’enk, les opérateurs s’agitaient. Il en était toujours ainsi particulièrement en période de conflit. Une opératrice massive à la crête d’os et aux trois cornes frontale pianotait sur son terminal informatique. Des diagrammes de données stratégiques et tactiques, des rapports d’avaries et de pertes –des escadrons avancés avaient engagé le combat contre des éclaireurs Gris près de Mars et au voisinage de Pluton - s’affichaient en continue sous forme d’hologrammes dans la langue des Sauriens. Une corvette des Gris avait même été abattue au dessus de Pluton et s’était crashée à sa surface. L’amiral Tss’enk jeta un coup d’œil furtif sur les diagrammes et les rapports, tandis que des commis raptors échangeaient des consignes sous ses pieds. Tss’enk se dit que la flotte des Gris semblait s’être dispersée, peut-être le commandant Gris tentait-il une manœuvre de tenaille - ça ne présageait rien de bon- mais peut-être était-ce un leurre. L’amiral détestait la logique pointue des Gris.

     

    Enfin, la communication s’établit. Tss’enk appuya sur un bouton de son gros doigt massif sur l’accoudoir de son trône de commandement qui dominait le pont en hauteur. Aussitôt un hologramme de son interlocuteur apparut.

     

    « Consul Tiss’harl, je me réjoui de vous voir en bonne santé. » dit l’amiral « L’empereur s’inquiète vivement du sort des votres. »

    « Epargnez moi vos condoléances ! » répondit Tiss’harl qui n’aimait pas les militaires et les politiciens et à qui on ne la faisait pas. « Quelle est la situation ? Avons-nous des raisons de nous inquiéter ? »

    « La menace est réel, j’en ai peur » émit Tss’enk d’une voix tendue. « Autrement nous nous ne permettrions pas de gêner votre étude ! »

    Cette remarque fit se plisser les lèvres au coins du bec de Tiss’harl, faciès qui exprimait l’ironie que ressentait le Consul. Toutefois, l’amiral ne le remarqua pas car cette expression fut furtive et déformée par la mauvaise liaison holographique.

    Tss’enk poursuivit. « Nos sondes ont repéré 37 vaisseaux lourds des Gris, des destroyers semble t’il, ainsi que des vaisseaux d’escorte plus léger plus un grand nombre de navettes rapide- sans doute des éclaireurs. »

    « Il n’ y a pas de barges de débarquements ? » demanda Tiss’harl.

    « Il semble que non, hormis celles qui pourraient se trouver dans les soutes des destroyers. Il en faudrait toutefois plus pour lancer une invasion. J’en déduis que ce n’est pas dans leurs intentions. » Répondit Tss’enk, confiant ainsi son analyse sur la question.

    « Si il ne veulent pas débarquer, quel est leur plan d’action alors ? » questionna à nouveau le consul.

    « A mon avis, ils veulent monter un blocus et obtenir un moyen de pression comme ils ont fait sur Gorell IV » dit Tss’enk qui se remémora que l’action sur Gorell IV s’était terminé par un génocide.

    « … Ou peut-être veulent-il nous détruire ! » Songea Tiss’harl.

    Comme si il pouvait lire les pensées de son interlocuteur, l’amiral proclama « La flotte de l’Empereur ne permettra pas que l’on détruise une autre de ses colonies. Je peux vous l’assurer »

     

    Cataclysme - Episode 2

     

                                                                             ***

     

    Quelques révolutions de Sol III plus tard, un message diplomatique parvint sur les persocoms du vaisseau amiral de Tss’enk.

    La délégation des Gris réclamait un sommet pour discuter d’une trêve. Ceci déclencha une vague de transmissions et de pourparler entre les dirigeants et les responsables militaires Sauriens. Comme la situation dégénérait sur de nombreux autres fronts, l’empereur apposa son accord sur un document officiel.

    On allait engager une conférence sur Sol III. Elle devait avoir lieu dans trois cycles.

     

    La conférence qui devait avoir lieu fut bientôt baptisée le Sommet. On espérait y régler bien des problèmes. Du moins les Gris l’espéraient, mais les Sauriens également. Toutefois ces derniers souhaitaient gagner du temps pour sortir de nouveaux vaisseaux et armements de leurs usines.

     

    Les Ptéridraconis allaient être aux premières loges. Il fallait prendre des mesures pour le bon déroulement des négociations. On organisa les dates des réunions, le lieu, quels seraient les intervenants, avec quelle force militaire seraient-ils autorisés à venir.

     

    En parallèle au Sommet, des agitateurs Sauriens ne cessaient de provoquer des troubles. Ils prophétisaient la fin du monde prochaine, clamant partout que le dieu Yig ferait bientôt payer un lourd tribut à l’Imperium qui des millions d’années de cela avait exterminé ses rejetons, le jadis puissant Peuple-Serpent.

     

    Les services de sécurité draconides avaient pris toutes les mesures. Non pas que l’on craignisse un coup fourré de la part des Gris. Mais on redoutait plutôt que les semeurs de troubles et autres prophètes ne soient instrumentés par les Enfants de Yig.

     

    On n’avait plus eu de nouvelles du Peuple-Serpent depuis environs 20000 ans. Ceux-ci avaient fui il y a des éons de cela quand Valusia était tombée sous les effets des bombardements orbitaux et du débarquement des troupes de choc Rex. Les ruines de la Grande Cité de l’Empire Valusia avaient été rasée et les Serpents s’étaient réfugiés sous très profondément sous Terre. Il y avait bien eut au cours des millions d’années qui suivirent des tentatives de leur part de reprendre la planète et de reconstruire Valusia mais ses initiatives avaient toutes échouées. C’était généralement des conflits très localisés et qui duraient sur des millénaires. Les combattants des deux camps, d’une part les Serpents, d’autres part les Sauriens, étant des individus à sang froid, ceci expliquait la durée des conflits car leur métabolisme se ralentissait chaque fois que revenait l’hiver.

     

    Le Peuple-Serpent bâti des cités souterraines quasi inaccessibles depuis la surface et se situant très profondément enfouies près de sources chaudes.

    Ils changèrent alors de tactique.

    Une nouvelle espèce venait de faire son apparition au sein des Sauriens et ce fut cette espèce qui se fit confier la gestion de la troisième planète du système de Sol III. Les Pteridraconis devinrent de bons administrateurs.

    Puis, alors que 30 millions d’années se furent écoulées, que des espèces de dinosaures avaient disparu, d’autres évolué sur Sol III, une nouvelle variété de végétale fit son apparition : la Fleur à Nectar. Les Pteridraconis ne tardèrent pas – au bout de 15000 ans – à en découvrir les propriétés analgésiques et planantes. Ce qu’ils ignoraient alors, c’est que cette plante fut crée dans les profondeurs de leur cavernes par le Peuple-Serpent qui espérait bien que leur ennemis Saurien en deviendrait dépendants.

     

    Ce fut ce qui se produisit, la production de Fleur à Nectar fut organisée dans de vastes champs de récolte. Elle connu un bond phénoménale et sa consommation également. Des navettes vinrent même en exporter vers d’autres planète de l’Imperium, d’abord légalement puis en contrebande quand on s’aperçut que la Fleur à Nectar avait des effets plus pernicieux sur les autres espèces de Sauriens notamment les Rex qu’elle n’en avait sur les Pteridraconis, chez qui elle stimulait la créativité. Après une longue ivresse, les Rex qui en avaient absorbés, connaissaient des crises de violences. C’est ainsi qu’un cousin de l’empereur de l’époque, massacra toute sa famille et ses héritiers et qu’un neveu du même empereur déclencha un conflit local contre les Essaims Tl’ikannis dans la Nébuleuse de Korok.

     

    Certains murmurent même que la lignée des empereurs fut corrompue par la Fleur de Nectar de Sol III et ceci eut pour conséquence, des millions d’années plus tard, de déclencher le conflit à grande échelle contre les Nations des Gris et leurs alliés.

     

    A bientôt pour la suite et fin de ce triptyque !

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